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Etude de l’effet anti-tumoral d’un inhibiteur de kinases dans un modèle de tumeurs coliques spontanées chez la souris
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- Cancers
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- Oncologie
46 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Génétiquement modifiées pour développer des tumeurs coliques spontanées, elles reçoivent du tamoxifène puis un inhibiteur de kinases par gavage deux fois par semaine pendant un mois, avant mise à mort et prélèvement des intestins. Le porteur indique que les adénomes peuvent provoquer perte de poids, diarrhées, prolapsus et saignements rectaux, et vise à tester cet inhibiteur en prévention chez des familles à risque. Il affirme que la carcinogenèse spontanée reste le modèle le plus adapté et ne peut être reproduite in vitro.
Objectifs
La survenue d'un cancer est, en partie, le résultat d’un défaut du système immunitaire, due en particulier au potentiel des cellules cancéreuses à inhiber ces cellules. La caractérisation de ces mécanismes a permis le développement de différentes stratégies thérapeutiques anti-cancéreuses telle l’immunothérapie. Le blocage des points de contrôle immunitaire est, de nos jours, l'immunothérapie la plus développée et la plus utilisée. Cependant, malgré des résultats concluants, cette immunothérapie n’est pas efficace chez tous les patients et ne peut être utilisée en prévention de l’apparition de la tumeur. Ainsi, la mise au point de nouvelles stratégies d'immunothérapies utilisant de petites molécules au moins aussi efficaces et utilisables de manière préventive, reste une nécessité. Il est maintenant bien documenté que les protéines kinases jouent un rôle dans le développement de la tumeur, d’où leur ciblage comme stratégie dans les traitements des cancers. Parmi ces inhibiteurs de kinase, le H89 induit une régression tumorale dans un modèle de cancer colique chez la souris. Cet effet antitumoral nécessite la présence d’un système immunitaire efficace. De manière très intéressante, nous avons pu montrer que l’injection préalable de H89 à la greffe des cellules tumorales chez la souris, inhibait la prise tumorale. Ce projet a pour but de mettre en évidence la capacité du H89 à prévenir le développement de tumeurs en utilisant cette fois-ci un modèle de souris génétiquement modifiées dans lesquelles se développe des tumeurs coliques spontanées.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus dans ce projet sont un retard dans le développement des tumeurs coliques, voir une inhibition totale de l’apparition de ces tumeurs. Ce projet a pour but de montrer l’intérêt d’utiliser en prévention cet inhibiteur de kinases dans les familles porteuses de mutations les rendant susceptibles au développement de tumeurs coliques.
Procédures
Les animaux recevront des injections intrapéritonéales ou des gavages de tamoxifène pendant 5 jours puis recevront ou non le H89 par gavage 2 fois par semaine, pendant 1 mois.
Impact sur les animaux
Dans la première procédure permettant de déterminer la dose et voie d’administration du tamoxifène, nous ne nous attendons pas à avoir d’effets indésirables. La voie ip à 1 mg est décrite dans la littérature comme n’induisant pas d’effets indésirables. L’administration par gavage est également largement décrite dans la littérature et connue elle aussi pour n’induire aucune toxicité sur cette courte durée. Dans la deuxième procédure, les souris vont développer une carcinogenèse colique sous 135 jours selon le modèle décrit dans la littérature. Pendant cette période, la formation des adénomes au niveau intestinal peut générer dans de rares cas de la perte de poids, des diarrhées, des prolapsus et saignements rectaux.
Devenir
A l’issu de ces procédures, tous les animaux seront mis à mort par dislocation cervicales sous anesthésie à l’isoflurane et les intestins seront alors collectés pour vérifier l’apparition de la mutation (Procédure 1) et des adénomes coliques (Procédure 2).
Remplacement
L’utilisation d’un modèle animal est nécessaire pour évaluer l’efficacité d’une molécule à inhiber le développement spontané d’une tumeur. La carcinogenèse est un processus lent et complexe nécessitant un dialogue entre la cellule cancéreuse porteuse de la mutation et le microenvironnement tumoral. Les modèles de tumeurs greffées chez la souris ne permettent pas d’avoir à faire à une carcinogenèse similaire à celle retrouvée chez l’Homme. Le modèle de carcinogenèse spontanée chez la souris reste le modèle le plus adapté pour répondre à cette question.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés dans ce projet, nous réalisons une première procédure nous permettant de mettre au point l’utilisation du tamoxifène pour induire la mutation dans les cellules épithéliales coliques. Cette procédure sera réalisée sur 2 groupes de 3 souris. Après avoir validé l’un ou l’autre des modes d’administration du tamoxifène, nous pourront réduire les groupes d’animaux (traités ou non-traités) à 20 animaux et utiliser le test statistique de Kruskal-Wallis pour déterminer la significativité des résultats.
Raffinement
L’hébergement se fera en groupe pour éviter le stress. Du matériel d’enrichissement permettant la construction de nid sera fourni et le calme sera maintenu tant que possible dans la salle d’hébergement. Le développement des adénomes au niveau intestinal peut générer dans de rares cas la perte de poids, des diarrhées, des prolapsus et saignements rectaux. Nous calculerons deux fois par semaine le score clinique des souris grâce à une échelle de score prenant en compte les critères suivants : perte de poids, saignement rectal, prolapsus rectal, diarrhée, comportement et apparence. L’addition du score de chaque critère donnera une note sur 18. Le suivi des souris passera à 3 fois par semaine lorsque le score atteindre les 2/18, un score de 6 entraînera la mise à mort des souris par dislocation cervicales après anesthésie à l’isoflurane.
Choix des espèces
Ce modèle de souris C57Bl6 mutée (Apclox/+Vil creERT2) représente le modèle idéal permettant de reproduire le développement de tumeurs coliques spontanées. L’injection de tamoxifène doit être réalisée lorsque les souris ont entre 6 et 8 semaines selon les données de la littérature.
Investigation de l’efficacité antitumorale d’une immunothérapie à base d’ARNm vectorisé
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- Cancers
480 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal recoit une greffe de tumeur sous la peau puis des injections repetees de traitements, avant d'etre tue pour analyser la tumeur. Le porteur affirme que les souris vivent sans contrainte majeure jusqu'a la fin et suit quotidiennement la taille des tumeurs pour ne pas depasser un point limite. Les rubriques objectifs et benefices reprennent mot pour mot la meme liste d'objectifs, sans decrire le benefice attendu pour les patients.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont: - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la prévention et le ralentissement de la croissance tumorale. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la survenue de métastases pulmonaires. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm en combinaison avec une immunothérapie ou une chimiothérapie sur la croissance tumorale. - D'évaluer l'implication des lymphocytes T CD8 dans la réponse anti-tumorale induite par la stratégie vaccinale.
Bénéfices attendus
Les objectifs de ce projet sont: - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la prévention et le ralentissement de la croissance tumorale. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm vectorisé sur la survenue de métastases pulmonaires. - D'évaluer l'efficacité d'une stratégie vaccinale à base d'ARNm en combinaison avec une immunothérapie ou une chimiothérapie sur la croissance tumorale. - D'évaluer l'implication des lymphocytes T CD8 dans la réponse anti-tumorale induite par la stratégie vaccinale.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection sous-cutané lors de la greffe des tumeurs (1 fois, 20 secondes) et à des injections intrapéritonéales pour l'admisnitration des traitements (entre 3 et 6 sur toute la durée du protocole; 15 sec par injection)
Impact sur les animaux
La greffe des tumeur sous-cutané est un geste rapide et peu douloureux pour l'animal. Nous ne nous attendons pas à des effets indésirables particuliers en réponse aux traitements. Les immunothérapies, la stratégie vaccinale et la chimiothérapie ont déjà été validées dans des protocoles précédents et ces traitemetns n'ont pas engendré d'effets indésirables notoires. Le niveau de nuisance dûe à la croissance tumorale peut augmenter avec la taille de la tumeur, cependant, les souris vivent sans contrainte majeure jusqu'à la fin du protocole.
Devenir
A l'issue de chaque procédure le sacrifice des animaux sera effectué afin de procéder aux analyses des tumeurs.
Remplacement
Le cancer est une maladie complexe impliquant des mécanismes de contrôle et des interactions possibles seulement dans un organisme vivant. En effet, la recherche a permis de comprendre l’importance de l’environnement dans lequel le cancer se développe et les multiples interactions avec le système immunitaire, le stroma tumoral, le système vasculaire et le métabolisme. En conséquence, pour être prédictifs, les évaluations de nouveaux agents thérapeutiques en oncologie doivent être réalisées sur les organismes vivants.
Réduction
Le nombre d’animaux minimum requis est calculé afin d’assurer une fiabilité statistique. Aussi, afin de réduire l’utilisation de souris, nous évaluerons sur le même animal la fonction des lymphocytes et la croissance tumorale lors d’expérience nécessitant l’utilisation de traitements sur des temps longs.
Raffinement
Le raffinement du protocole prendra en compte le suivi quotidien de la taille des tumeurs à l’aide d’un pied à coulisse afin de s'assurer qu'elles restent inférieures à la taille classiquement utilisée comme point limite en cancérologie chez la souris. Ce suivi individuel permettra la surveillance du bien-être des animaux qui seront hébergés par groupe de cinq à dix dans un établissement agréé.
Choix des espèces
La souris, outre l’avantage lié à ses caractéristiques physiologiques, est la seule espèce animale pour laquelle des anticorps bloquants variés sont commercialisés (aPD-1 ; aCD8β) facilitant les investigations expérimentales et l’utilisation de combinaisons thérapeutiques. Ces modèles murins sont commercialisés, donc accessibles facilement, et permettent de standardiser au maximum nos expériences. D’autres part le modèle OVA n’existe que chez la souris et nous possédons les lignées tumorales murines exprimant l’OVA. Enfin les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique chez l’humain. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 10 et 20 semaines d’âge) pour la mise en œuvre de modèles expérimentaux stables et reproductibles avec des animaux possédant un système immunitaire mature.
Caractérisation des mécanismes induisant l’inhibition de la réponse aux immunothérapies par les acides gras à chaines courtes.
- Recherche appliquée
- Cancers
1848 souris vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal recoit une greffe de tumeur sous la peau puis des traitements, avant d'etre tue pour des prelevements, le resume restant tres bref sur le deroule des procedures. Le porteur prevoit une mise a mort par dislocation des qu'un point limite est atteint et administre le butyrate dans l'eau de boisson pour limiter les manipulations. Il qualifie le recours a l'animal d'"incontournable", jugeant impossible de reproduire le systeme immunitaire et ses interactions hors d'un organisme vivant.
Objectifs
Les acides gras sont naturellement présents dans la circulation sanguine et sont utilisés comme source d’énergie par le corps humain. Lorsque ces acides gras possèdent 6 atomes de carbones ou moins, ils sont qualifiés d’acides gras à chaines courtes (AGCC). Lors d’une précédente étude, nous avons démontré que des souris recevant une boisson enrichie en butyrate (AGCC possédant 4 atomes de carbones) et traitées avec un anticorps monoclonal (médicament fabriqué en laboratoire qui est capable de se fixer spécifiquement sur une cible désignée) présentaient une réponse anti-tumorale significativement réduite par rapport aux souris également traitées mais buvant de l’eau normale. Une observation similaire a été faite dans une étude clinique chez l’homme : des concentrations plus élevées en AGCC (butyrate ou propionate, respectivement 4 et 3 carbones) ont été mises en évidence dans le sang des patients n’ayant pas répondu à un traitement par anticorps monoclonal. Ce projet a pour but de déterminer si l’efficacité d’un traitement par un type d’anticorps monoclonal (anticorps actuellement le plus fréquemment utilisée chez l’homme pour combattre le cancer) pouvait également être altérée par le butyrate. Si c’est le cas, le butyrate pourrait alors devenir une molécule prédictive de la réponse au traitement anti-cancéreux. Evaluer les effets des acides gras à chaine courte (AGCC) sur la réponse anti-tumorale et mettre en évidence les mécanismes immunosuppresseurs induits par les AGCC (butyrate et propionate) induisant une résistance aux médicaments ciblant et bloquant les checkpoints immunitaires.
Bénéfices attendus
Le butyrate (et dans une moindre mesure le propionate) sont décrits comme pouvant réduire l’activité du système immunitaire : en grandes quantités, ils vont faire pencher la balance immunitaire en faveur d’une tolérance (pouvant expliquer la tolérance vis-à-vis de la tumeur). La compréhension des mécanismes d’actions permettrait de proposer des molécules bloquant l’action des AGCC qui pourraient, à terme, être utilisées chez l’homme en combinaison des traitements actuels pour augmenter les chances de réponses.
Procédures
Greffes de tumeurs par voie sous-cutanée.
Impact sur les animaux
Nuisances dues à la présence de tumeurs greffées en sous-cutané, et d'administrations de médicaments.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour prélèvements post-mortem et analyses.
Remplacement
Ce projet nécessite de travailler sur des souris vivantes car il est actuellement impossible de reproduire les mécanismes du système immunitaires ex-vivo du fait de sa complexité . Les modèles in-silico et in-vitro sont importants et permettent de tester les hypothèses développées dans une certaine mesure. Cependant ces modèles présentent rapidement leurs limites : ce projet s’intéresse à la modulation du système immunitaire en fonction de la concentration en AGCC. Les expérimentations font donc appel aux interactions s’établissant entre plusieurs systèmes complexes (système digestif, système immunitaire …) qui ne peuvent être reproduit in-vitro. Le caractère incontournable du recours à l’animal est de nous permettre d’étudier, dans sa globalité, la modulation du système immunitaire (et ses interactions avec les autres systèmes complexes). Pour l’heure, il reste impossible de reproduire le système immunitaire et ses interactions avec les autres systèmes ex-vivo.
Réduction
Pour ce projet, nous avons déterminé le nombre de souris nécessaire grâce au logiciel G*Power et d’après le critère le plus pertinent : le volume tumoral. Le nombre d’animaux a été calculé à l’aide d’un test Wilcoxon-Mann-Whitney et d’après les moyennes et les écarts types obtenus après 23 jours de croissance tumorale (plus grande différence de surface entre les groupes de souris). Les variables obtenues et utilisées dans le calcul sont les suivantes : « effect size d » = 0.954, α=0.05 et « Power » =0.85.
Raffinement
Les injections seront faites sous anesthésie locale (lidocaïne) ou générale (isoflurane). Les prélèvements de sang se feront au niveau la veine submandibulaire pour réduire la douleur au long terme induite par ce genre de procédure. De plus, au moment du prélèvement, les souris seront maintenues sous anesthésie par isoflurane (1 à 1.5L/min d’air à une concentration de 1.5 à 2% d’isoflurane) et nous vérifierons que les souris sont bien endormies avant de procéder à la piqûre. Les souris seront également surveillées jusqu’à leur réveil pour contrôler le bon rétablissement après anesthésie. Les cages seront enrichies avec du sizzle nest et des tubes en carton permettant de réduire le stress induit à chaque fois qu’elles seront manipulées. De plus lors de leur arrivée dans l’animalerie, les souris seront placées en quarantaine pendant 1 semaine pour leur permettre de s’acclimater à leur nouvel environnement. Les acides gras administrés aux souris seront directement présents dans l’eau de boisson. Cela réduit fortement l’angoisse et la douleur engendrées chez les souris car cela évite des administrations de produit quotidiennement par gavage ou par injection intrapéritonéale. Enfin les souris ayant reçues des cellules tumorales seront surveillées quotidiennement et la détection de points limites entrainera un sacrifice par dislocation.
Choix des espèces
Le butyrate a montré qu’il était capable d’inhiber de la réponse anti-tumorale aux immunothérapies chez la souris. Il est donc cohérent de poursuivre la caractérisation des mécanismes d’actions dans ce modèle animal. Les anticorps bloquant les checkpoints immunologiques CTLA-4 et PD-1 que nous souhaitons étudier ont été développés et optimisés chez la souris et ont fait leurs preuves. Nous utiliserons deux modèles syngéniques : BALB/c et C57Bl/6. Ces modèles sont capables de porter des tumeurs décrites comme sensibles aux immunothérapies (CT26 et MC38 et B16K1). Les souris BALB/c et C57Bl/6 possédant des fonds génétiques différents, les mécanismes impliqués dans la réponse anti-tumorale varient également. Un parallèle peut être fait avec l’homme dont la diversité génétique explique les variabilités de réponse face aux traitements. Nous intéresserons également à un modèle tumorale capable de faire de la dissémination métastatique (4T1) qui ne peut être greffé que sur le modèle BALB/c. Les souris qui seront utilisées auront au minimum 8 semaines. Elles auront d’une part atteint la maturité sexuelle et d’autres part, elles auront fini de développer leur système immunitaire. Travailler sur le système immunitaire mature des souris permettra, en partie, de faire le parallèle avec celui de l’homme.
Xénotransplantation de glioblastomes humains dans des souris et évaluation de l’efficacité de traitements avec de petites molécules en association à la radiothérapie.
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- Cancers
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578 souris immunodeprimees vont etre utilisees, toutes tuees a l'issue, dans des procedures impliquant un niveau de souffrance modere. Chaque animal recoit une greffe de cellules de glioblastome humain dans le cerveau par ouverture du crane, puis des seances hebdomadaires d'imagerie sous anesthesie et des instillations nasales de candidats-medicaments, une moitie etant en plus irradiee, avant d'etre tuee pour analyser la progression tumorale. Le porteur decrit surtout le stress lie aux anesthesies repetees et prevoit une mise a mort des qu'un point limite de degradation est atteint. Il affirme qu'aucune alternative n'existe, les organoides cerebraux ne reproduisant pas selon lui la complexite du microenvironnement tumoral.
Objectifs
Avec plus de 3000 nouveaux cas par an en France, les récidives de gliomes de bas grade ainsi que les glioblastomes sont des tumeurs cérébrales avec un mauvais pronostic et pour lesquelles les traitements sont lourds mais peu efficaces. Néanmoins, la chirurgie en association à la radiothérapie et la chimiothérapie permet de prolonger de quelques mois la survie. En effet, la survie des patients après diagnostic n’excède pas 2 ans y compris après un traitement. Dans des études in vitro, nous avons sélectionné de nouvelles molécules qui en association avec la radiothérapie réduisent la croissance des cellules tumorales. Nous proposons de tester ces nouvelles molécules dans un modèle préclinique. La transplantation intracérébrale de cellules issues de gliomes humains chez des souris est le modèle de choix pour tester l’efficacité d’approches pharmacologiques en combinaison avec la radiothérapie.
Bénéfices attendus
Cette étude préclinique permettra d’évaluer l’efficacité in vivo de molécules pour réduire la croissance de cellules de gliomes. Ce travail pourra servir de référence pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques du cancer du cerveau le plus fréquent chez l’Humain adulte.
Procédures
L’opération de xénogreffe comporte 4 étapes : injection d’un antalgique, une anesthésie, ouverture minime de la boîte crânienne et injection de cellules issues de gliomes humains dans le cerveau de l’animal, pour une durée totale de l’opération de moins de 20 min par souris. L’imagerie par bioluminescence sera réalisée de façon hebdomadaire durant 5-9 semaines. Cette mesure nécessite une anesthésie gazeuse de l’animal pour 15-20 min et l’administration intrapéritonéale d’un composé. Deux mois après la greffe, les candidats-médicaments seront administrés par instillation nasale sous anesthésie légère à raison de 5 fois par semaine et pour 1 ou 3 semaines selon la procédure. L’administration est réalisée sous anesthésie gazeuse et dure moins de 5 min. Les jours de mesure de bioluminescence, l’administration sera réalisée au cours de la même anesthésie. La moitié des animaux sera exposée à une radiothérapie sous anesthésie gazeuse pour une durée de 20-30 min.
Impact sur les animaux
La nuisance majeure attendue de cette expérimentation concerne le stress provoqué par les anesthésies gazeuses répétées (opération de transplantation, instillations nasales). L’opération de transplantation est un acte chirurgical qui représente des effets indésirables mais celui-ci est bien maîtrisé et les animaux se rétablissent rapidement après l’opération. L’instillation nasale d’un petit volume d’une solution saline est une méthode non-invasive permettant l’administration de petites molécules qui vont diffuser dans le cerveau. Le stress lié à cette approche réside dans les anesthésies répétées, la contention et l’obstruction momentanée d’une narine. La radiothérapie requiert une anesthésie générale afin d’immobiliser l’animal mais l’exposition à l’irradiation ne génère pas de souffrance et la dose utilisée n’engendre pas d’effets néfastes.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélever le cerveau afin de réaliser des analyses histologiques et d’évaluer l’effets des composés pharmacologiques sur la progression tumorale.
Remplacement
Il n’existe actuellement aucune alternative à l’utilisation d’animaux pour l’étude du glioblastome, particulièrement en raison du microenvironnement tumoral qui joue un rôle défavorable et ne peut être reproduit dans un système in vitro. Des cultures d’organoïdes cérébraux sont en cours de développement mais ce modèle expérimental, dépourvu de certains types cellulaires impliqués dans la croissance tumorale, ne représente pas à ce jour toute la complexité du modèle in vivo.
Réduction
Dans ce projet, deux candidats-médicament seront évalués dont l’un d’entre eux est connu pour ne pas présenter d’effet indésirable in vivo. Des essais de non-toxicité pour la deuxième molécule seront réalisés au préalable et en cas d’effets cliniques néfastes, son utilisation sera interrompue ; l’étude sera limitée à la première molécule. Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été défini en fonction de la littérature et notre expérience sur la variabilité des expériences de transplantation. Plusieurs types de cellules de glioblastomes représentant différentes caractéristiques des glioblastomes sont inclues dans cette étude. Les expérimentations seront réalisées indépendamment pour chacun des types de cellules de glioblastome et de façon séquentielle si bien qu’en cas d’évolution tumorale défavorable le protocole pourra être interrompu plus précocement et éviter l’utilisation de tous les groupes d’animaux.
Raffinement
Afin de protéger d’une éventuelle contamination par l’environnement, ces animaux immuno-déficients seront hébergés dans des conditions sanitaires strictes dans des cages avec un système de ventilation contrôlée. Mise en place d’un protocole d’anesthésie/analgésie. Mise en place d’un suivi clinique régulier avec l’aide d’une grille de score et l’utilisation de points limites adaptés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance. Des critères de point limite ont été établis et leur expression justifiera l’interruption de l’expérience et la mise à mort de l’animal pour lui éviter toute souffrance.
Choix des espèces
La greffe de cellules humaines sera réalisée sur des animaux immunodéprimés pour éviter tout rejet. Dans ce projet, nous utiliserons un modèle de souris présentant un thymus rudimentaire, connu pour supporter la transplantation et la croissance de cellules de gliomes humains dans leur cerveau. Par ailleurs, ce modèle de souris présente une faible radiosensibilité et permet l’étude de la radiothérapie contrairement à d’autres modèles de souris immunodéficientes. Le gliome est une tumeur cérébrale fréquente chez l’adulte qui affecte sans distinction les mâles et les femelles. Nous utiliserons donc des animaux adultes mâles et femelles.
Mise au point d’un modele murin de carcinogenèse hepatique sur cirrhose metabolique en vue d’évaluer le rôle de l’inhibition de TREM-1 sur la prévention et le traitement du carcinome hépatocellulaire. (2/3 EUs)
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
63 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance jusqu'à sévère. Dès le deuxième jour de vie, les souriceaux reçoivent une injection de streptozotocine puis un régime gras destiné à faire évoluer une stéatohépatite vers la cirrhose et le cancer du foie, avec suivi par scanner et IRM sous anesthésie. Le porteur indique une mortalité prévisible d'environ 40 % en fin de protocole liée au régime et à la maladie, et classe la procédure sévère sur ce motif, tout en envisageant un reclassement en modéré selon les données. Il affirme qu'aucune approche in vitro n'existe pour ce type de pathologie et juge le recours à un organisme vivant "indispensable".
Objectifs
Le carcinome hépatocellulaire (CHC) est classe comme le sixième cancer le plus fréquent et la troisième cause de décès par cancer. Le développement du carcinome hépatocellulaire est étroitement lié à la présence de la maladie du foie gras non alcoolique appelée « steato-hepatite non alcoolique » ou NASH en anglais. Cette maladie est caractérisée par une inflammation chronique du foie conduisant à une mauvaise cicatrisation appelée fibrose dont le stade ultime est la cirrhose. Or, la réponse inflammatoire des cellules immunitaires est amplifiée par triggering receptor expressed on myeloid cells1 (TREM-1). L’inhibition de TREM-1 dans un modèle murin de NASH diminue l’inflammation du foie et restaure les capacités de «recyclage » cellulaire. Ces résultats sont confirmés chez les souris génétiquement invalidées pour le gène TREM-1. Néanmoins, les limites de ces modèles animaux de NASH sont l’absence d’évolution vers la cirrhose et le CHC. Afin d’évaluer à terme l’inhibition de TREM-1 dans le CHC, il nous faut d’abord développer un modèle de NASH évoluant jusqu’au stade CHC. Le modèle de souris C57BL/6 traitées par streptozotocine et soumises a un régime riche en graisse a l’avantage d’induire une véritable NASH avec toutes les composantes évolutives : excès de graisse semaine 6 (S6) ; NASH avec fibrose sévère a S8-10 et CHC entre S16-S20. Ces CHC sont constants et sont très proches des CHC humains sur le plan moléculaire. Dans ce projet, l’objectif est de mettre au point ce modèle, d’en caractériser les évolutions par imagerie IRM et Scanner et d’en adapter la résolution de façon à disposer des outils de suivi dans les futurs projets
Bénéfices attendus
Le développement du carcinome hépatocellulaire est étroitement lie à la présence d'une maladie chronique du foie conduisant à une cirrhose. Une des causes la plus fréquente est la steato-hepatite non alcoolique liée au syndrome métabolique. TREM-1 pourrait être un déterminant essentiel du développement, de la progression et du mauvais pronostic du CHC comme suggéré dans un modèle murin de steatohepatite non alcoolique mais cela reste à confirmer. L’inhibition de TREM-1 dans un modèle murin de NASH précoce diminue les lésions histologiques hépatiques (steatose, inflammation, ballonnisation, fibrose) via une diminution de l’inflammation et la restauration des capacités d’autophagie cellulaire. Ces résultats sont confirmés chez les souris génétiquement invalidées pour le gène TREM-1. Néanmoins, les limites de ce modèle animal de NASH sont l’absence d’évolution vers la cirrhose et le CHC.
Procédures
- Induction de la stéato-hépatite par une injection de streptozotocine de 10 secondes à J+2 de vie sur 58 souris avec un régime riche en graisse. - Imagerie par paliers du cancer du foie sous anesthésie générale à l’isoflurane : 1) Réalisation d’une imagerie par scanner avec et sans injection : réalisé par des personnes compétentes et avec le matériel adapté à la souris (plaque chauffante, monitoring des paramètres vitaux) avec une durée totale de 15 minutes par animal sous anesthésie par isoflurane. L’injection d’un produit de contraste aura une durée de 2 minutes par souris. Les séquences seront obtenues à 0,5 min, 4,5 minutes et 8 minutes de l’injection de produit de contraste iodé. 2) Réalisation d’une IRM (imagerie par résonnance magnétique) : la durée totale de l’acte sera de 30 minutes par animal réalisé par des personnes compétentes et avec le matériel adapté à la souris (plaque chauffante, monitoring des paramètres vitaux). - Injection de bromodeoxyuridine 2 heures avant la mise à mort des souris concernées (marquage cellulaire non toxique) d’une durée de 3 secondes par animal.
Impact sur les animaux
Dans la littérature, il existe une mortalité induite par le régime et par la maladie du foie à partir de la semaine 11 d’environ 5% par semaine soit 40% de mortalité en fin de protocole. Cliniquement, certaines souris vont perdre du poids en raison du manque d’appétit et de la fatigue. Néanmoins, ce régime n’induit pas de douleurs pour l’animal. Nous ne savons pas encore si notre procédure de raffinement permettra d’endiguer suffisamment la perte de poids et permettre une survie prolongée des souris. Par conséquent, la procédure a été jugée sévère en raison du taux de mortalité prévisible mais pourrait être effectivement reclassifiée en modérée en fonction des données du protocole. Le protocole ne sera pas réalisé d’une traite sur les 58 souris mais plutôt par étape ce qui permettra d’adapter la suite du protocole et de reclassifier la procédure si besoin. Des nuisances (stress) provoquées par les anesthésies nécessaires pour l’imagerie, ainsi que des douleurs légères lors des injections de bromodeoxyuridine, un marquage cellulaire, sont également à mentionner.
Devenir
Tous les animaux de l’étude seront mis à mort à différentes semaines selon les groupes d'étude et les procédures. Les mises à mort sont réalisées pour récupérer les organes afin d’analyser les tissus et en particulier hépatiques (présence de cancer, degré de fibrose, d’inflammation et de graisse).
Remplacement
Il n’existe aucune approche in vitro pour étudier l’évolution d’une pathologie inflammatoire multifactorielle comme la stéato-hépatite non alcoolique vers la fibrose sévère et le carcinome hépatocellulaire. Une étude chez un organisme vivant est indispensable.
Réduction
Le nombre total d’animaux est de 63, il a été calculé à l'aide d'analyses statistiques intégrant, la mortalité potentielle (basée sur notre expérience des modèles de fibrose), la variabilité entre chaque souris et leur sexe. Nous suivrons dans le temps le développement de la pathologie à l'aide de l'imagerie, nous obtiendrons donc un volume important de données sans avoir besoin de mettre à mort les animaux à différents temps. L'utilisation de l'imagerie offre donc l’opportunité d’utiliser un nombre plus restreint d’animaux.
Raffinement
Dès leur réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une semaine pour s’adapter à leur nouvel environnement. Ils seront hébergés dans une animalerie dotée de tous les paramètres nécessaires (température, hygrométrie, filtration de l’air, ...) à leur bien-être. Le cancer du foie se développera de manière insidieuse et indolore. Il sera induit par une injection sous-cutanée unique d’un antibiotique associé à un régime riche en graisse. Les stades de la maladie seront évalués de manière non invasive par imagerie : scanner avec injection de produits de contrastes et IRM. Les examens d’imageries prévus dans ce protocole (IRM et Scanner) ne produisent aucune forme de douleur, ils sont non-invasifs et réalisés sous anesthésie générale. Cette dernière peut tout de même être source de stress pour l’animal. Les animaux sont surveillés durant l'examen : si l'animal présente une détresse respiratoire (dont le stade le plus sévère est la capacité à compter à l’œil nu le rythme respiratoire de l’animal), il sera immédiatement retiré de l'appareil, soigné et surveillé jusqu’au réveil. Une injection sera effectuée à la fin du protocole 2h avant la mise à mort. Celle-ci ne génère pas de souffrance chez l’animal car ce n’est ni un produit toxique ni corrosif, ni nauséeux. La piqure, qui peut être légèrement douloureuse, est effectuée par un zootechnicien entrainé, ce qui limite grandement le risque d'erreur et la douleur qui pourrait être infligée aux animaux. D’autre part cette injection protocolaire est prévue juste à l’issue des examens d’imagerie chez un animal encore endormi et qui sera mis à mort quelques heures plus tard limitant encore le risque de souffrance inutile. Les animaux seront surveillés plusieurs fois dans la journée jusqu'au moment de la mise à mort, et si un animal montrait des signes de ralentissement net de sa motricité, de sa respiration, ou tout autre signe évoquant un stress, il serait mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
Les principaux modèles de stéato-hépatites non alcoolique ont été validés internationalement sur des souris ou des rats. Nous avons une bonne connaissance des modèles murins et de plus, le choix de l’espèce « souris » se justifie par l’existence du modèle transgénique (KO TREM-1) permettant d’étudier le(s) rôle(s) spécifique(s) du récepteur TREM-1 dans la pathogenèse de la NASH et du CHC sur projets futurs en cas de mise au point réussie de ce modèle. Les souriceaux débuteront le protocole à J+2 de vie et seront issues de souris gestantes. Comme mentionné dans la description du projet, le pancréas des jeunes souriceaux possède des capacités régénératives de ses îlots pancréatiques. Cette propriété nous permet d’utiliser la streptozotocine et son action toxique sur les îlots sans induire un vrai diabète mais plutôt un état d’insulinorésistance qui caractérise la NASH.
Caractérisation préclinique de composés innovants anticancéreux dans des modèles murins
- Recherche appliquée
- Cancers
2 220 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, puis des injections intraveineuses de candidats médicaments et des prélèvements sanguins répétés à la veine submandibulaire, réalisés sous simple contention sans anesthésie, avant une mise à mort par dislocation cervicale pour analyse des organes. Le porteur reconnaît que la toxicité inconnue des molécules testées peut provoquer des douleurs non prévues et que les manipulations génèrent inconfort et angoisse. Il indique avoir limité la phase in vivo grâce à des modèles cellulaires et des organoïdes, tout en la jugeant nécessaire pour évaluer toxicité et efficacité des cinq candidats anticancéreux.
Objectifs
Le développement de traitements anti-cancéreux demeure un sujet d’actualité. Ce développement comporte différentes phases qui vont de l’identification de la cible thérapeutique jusqu’aux dernières phases d’essais cliniques. Entre la phase de l’identification de la cible thérapeutique impliquée dans l’agressivité de cette maladie et l’entrée en phases d’essais cliniques, il est nécessaire de sélectionner le candidat médicament le plus efficace et le moins toxique (phase de recherche et de développement préclinique). Cette phase préclinique a pour but de bien caractériser le mécanisme d’action du candidat médicament, de valider son efficacité et sa bonne innocuité. Différentes études in vitro sur des modèles de cellules tumorales et des modèles plus « sophistiqués » comme des « avatars » de tumeurs (structures 3D et organoïdes) ont été mises en place afin de bien caractériser les candidats médicaments sur des modèles relevant, et limiter ainsi la nécessité de recours à plusieurs expérimentations sur des modèles animaux in vivo. Ceci a permis de limiter cette phase in vivo au stricte nécessaire pour la réalisation des études de toxicité (identifier la dose maximale tolérée du candidat médicament), des études pharmacocinétiques (caractériser le profil d’absorption du candidat médicament et sa distribution dans l’organisme vivant) et des études pour valider l’efficacité anti-tumorale du candidat médicament. Durant ces différentes études expérimentales, des administrations, des suivis tumoraux et des prélèvements divers sont réalisés sur les animaux. L'objectif principal est de valider le mécanisme d'action de 5 nouveaux candidats médicament (à raison de un candidat/an), de s'assurer de leur bonne innocuité, de bien caractériser leurs paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques afin d’avoir une efficacité antitumorale optimale. Cette caractérisation préclinique est primordiale afin d’identifier les meilleurs schémas de traitement et de préparer au mieux les futurs essais cliniques avec ces nouveaux candidats médicament anti-cancer. Les études se porteront sur les cancers suivants : les cancers du pancréas, du sein, des ovaires et du poumon.
Bénéfices attendus
Ces études représentent une phase essentielle dans l’estimation du bénéfice/risque des nouveaux candidats médicaments développés pour le traitement du cancer.
Procédures
Dans le présent projet, les études sont réalisées sur des souris immuno-déficientes et immunocompétentes. Pour la majeure partie de ces gestes techniques, l’animal vigile est maintenu sous contention. Différents protocoles expérimentaux sont réalisés. Des greffes de cellules tumorales par injection en sous cutanée sur souris vigile (1 injection de 5 secondes). Des administrations en intraveineuses (1 fois par semaine) des candidats médicaments sur souris non anesthésiées (5 à 10 secondes par injection), en utilisant différents schémas de traitement pendant la durée de l’expérimentation. A la suite de l’administration, des prélèvements sanguins (2 prélèvements par souris, 10 secondes par acte) sont effectués à la veine submandibulaire sur souris non anesthésiées à différents temps (9 temps). Le sang est recueilli dans un tube de prélèvement adapté et est par la suite analysé selon les besoins de l’étude. Les organes ainsi que les tumeurs seront récupérés pour les analyses ex-vivo. Une contention manuelle est réalisée pour l’injection de cellules tumorales en sous-cutanée, le puçage des souris en sous-cutanée (10 secondes par manipulation) pour effectuer l’identification et le suivi tumoral, de l’injection des cellules tumorales jusqu’au prélèvement sanguin à la veine submandibulaire. Une contention mécanique est réalisée pour les injections intraveineuses des candidats médicaments (boites à contention).
Impact sur les animaux
Un des protocoles peut induire des douleurs non prévues, inhérentes au fait de la toxicité des candidats médicaments n'est pas connue. Un autre protocole peut induire un inconfort et une angoisse liés à la manipulation de la souris et aux prises de sang effectuées. Les deux derniers peuvent induire un inconfort, une angoisse liée à la manipulation des souris, des douleurs liées à l'administration des cellules tumorales et aux injections en intraveineuses.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale pour analyses des organes principaux.
Remplacement
Différentes études in vitro sur des modèles de cellules tumorales et des modèles plus « sophistiqués » comme des « avatars » de tumeurs (structures 3D et organoïdes) ont été mises en place pour permettre de bien caractériser les candidats médicaments sur des modèles relevant, et limiter ainsi la nécessité de recours à plusieurs expérimentations sur des modèles animaux in vivo. Ceci a permis de limiter cette phase in vivo au stricte nécessaire qui sont les études de toxicité (pour identifier la dose maximale tolérée du candidat médicament), les études pharmacocinétiques (pour caractériser le profil d’absorption du candidat médicament et sa distribution dans l’organisme vivant), et les études pour valider l’efficacité anti-tumorale du candidat médicament. Toutefois, l’évaluation du rapport entre la dose toxique et la dose efficace sur des tumeurs nécessite le recours à des organismes modèles de l’Homme. En effet, l’efficacité antitumorale est liée à la disponibilité de la molécule dans la tumeur. L’essai de nouveaux traitements sur des patients nécessite une évaluation préalable de l’efficacité et de la tolérance sur des animaux conformément à la directive 2001/20/CE.
Réduction
Les études visant à déterminer la DMT (dose maximale tolérée) sont menées sur 6 souris par groupe. Ce nombre est lié à la variabilité intrinsèque des signes cliniques observées chez des souris d’une même cage. Ces études ainsi que les études de pharmacocinétiques et d'efficacité antitumorale sont menées avec des analyses statistiques afin de s'assurer de la significativité statistique des résultats obtenus en fonction du nombre de souris par groupe et du nombre de groupes. Par conséquent, pour les études d'efficacité, le nombre d’animaux sera fixé de 15 animaux par groupe. Ce nombre est issu d’un compromis entre la variabilité du succès de l’induction tumorale et du volume tumoral nécessaire pour la détection d’un effet.
Raffinement
Une phase d’observation et un suivi quotidien des animaux est réalisé pour évaluer leur état général. Ce suivi régulier de l’état clinique des souris est nécessaire pour tous les protocoles. L’utilisation d’une grille unique de scoring est mise en place et est décrite dans tous les protocoles. Pour les souris porteuses de tumeurs, la taille de la tumeur sera mesurée 3 fois/semaine afin de surveiller l’aspect et la croissance tumorale. Toutes les observations liées à l’aspect et au volume tumoral sont décrites dans la grille de scoring. Les critères concernant l'apparence, la mobilité et le comportement des animaux sont détaillés. Le changement de poids de l'animal est analysé. Les animaux bénéficient de raffinement tel que : maisonnette, carrés de coton, bâtonnets à ronger. La détermination des points limites et l’utilisation d’une grille de score permettent de réduire, supprimer ou soulager au maximum l'inconfort, la douleur et l'angoisse subis par les animaux. Dès l’atteinte d’un point limite, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale après anesthésie à l’isolflurane.
Choix des espèces
Dans le présent projet, nous utiliserons comme petit modèle de rongeur la souris, car les études règlementaires de toxicité et de pharmacocinétique requièrent un modèle rongeur et un modèle non rongeur. Pour les études d’efficacité antitumorale (procédure 3), la souris est un modèle de choix car la majorité des modèles tumoraux sont développés sur des souches de souris. De plus, la souris est un modèle de mammifère dont le profil pharmacologique permet une utilisation préclinique. Jeunes adultes de 6 semaines. Les animaux plus âgés ne sont pas souhaités dans la mesure où la présence de graisse peut entrainer une modification de la biodisponibilité de la molécule. Ces souris (jeunes adultes de 6 semaines) peuvent finir leur croissance ; les animaux à cet âge supportent mieux le transport de l’élevage jusqu’à l’animalerie ainsi que l’anesthésie.
Evaluation de la distribution tissulaire des radiotraceurs par une méthode d’imagerie médicale, la tomographie par émission de positons.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles nerveux
Macaques rhésus : 10
20 primates non-humains, dix macaques à longue queue et dix macaques rhésus, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sans mise à mort à l'issue. Chaque animal subit neuf examens d'imagerie sous anesthésie générale pouvant durer jusqu'à cinq heures, avec pose d'une voie artérielle et prélèvements sanguins, pour suivre la distribution de radiotraceurs et de candidats médicaments. Le porteur reconnaît que ces anesthésies répétées et longues peuvent être fatigantes et prévoit la réutilisation des animaux sur décision du vétérinaire. Il retient le primate non-humain pour la proximité de sa physiologie avec celle de l'humain, afin d'extrapoler les résultats.
Objectifs
L’objectif de cette étude est l’évaluation préclinique de la distribution tissulaire de candidats médicaments pour traiter des maladies telles que le diabète, certains cancers et des pathologies neuropsychiatriques comme l’addiction. Pour y parvenir, nous synthétiserons des composés radiomarqués que nous injecterons à des primates non humains. La distribution tissulaire sera suivie grâce à une technique d’imagerie non invasive. Cette technique d’imagerie non invasive (tomographie par émission de positons ou monophotonique) consiste à injecter un analogue de composé radiomarqué par différents isotopes à demi-vie courte utilisés en médecine humaine. La distribution tissulaire des composés radiomarqués peut ainsi être mesurée par des approches d’imagerie non-invasive correspondant à chacun des isotopes utilisés. Cette étude permettrait d’évaluer l’exposition tissulaire par le composé radiomarqué, en présence d’un candidat médicament. Les candidats médicaments étudiés ciblent le diabète, le cancer, les pathologies neuropsychiatriques comme l’addiction. Il peut s’agir également de candidats médicaments neuroprotecteurs. Trois séances d’imagerie seront nécessaires. La première imagerie permet d’établir les paramètres pharmacocinétiques initiaux des composés radiomarqués. La seconde imagerie permet d’étudier la spécificité de la fixation tissulaire des composés radiomarqués dans des modèles d’une pathologie. La troisième imagerie permet d’étudier la spécificité de la fixation tissulaire des composés radiomarqué en présence d’un candidat médicament. Les doses de médicament seront choisies en fonction de la littérature et du recul de l’utilisation de cette molécule chez l’homme ou chez le primate non-humain.
Bénéfices attendus
Les retombées de ce projet sont majeures puisqu’elles permettront d’apporter des informations indispensables sur l’exposition tissulaire aux doses de radiotraceurs et sur les spécificités de la distribution tissulaire et de l’élimination des candidats médicaments étudiés. Ces résultats peuvent être extrapolés chez l’Homme.
Procédures
Les animaux auront une séance d’imagerie anatomique (IRM) puis trois séances d’imagerie dynamique (TEP) par radiotraceur. Toutes les imageries (IRM et TEP) se dérouleront sous anesthésie générale (durée 300 minutes maximum) pour une acquisition d’une durée de 240 minutes maximum. Il n’y aura pas de prélèvements sanguins pendant l’imagerie IRM, par contre il y aura des prélèvements sanguins à chaque imagerie TEP qui seront séparés de 15 jours au minimum. Une voie artérielle sera positionnée en début d’anesthésie (durée de la pose inférieure à 5 minutes) afin de faire les prélèvements sanguins (durée inférieure à 5 secondes) durant l’examen. Cette voie artérielle sera retirée à la fin de l’examen. Pour 1 des 3 imageries TEP, les animaux recevront une dose pharmacologique du candidat médicament par injection intraveineuse sur 1 minute.
Impact sur les animaux
L’effet indésirable prévu est un stress associé à la contention physique (durée inférieure à 2 minutes) qui précède l’injection de l’anesthésique par voie intra-musculaire ainsi qu’un stress pendant la phase de réveil (durée inférieure à 1 heure). La réalisation d’anesthésies répétées et relativement longues avec injections des médicaments et prélèvements sanguins, peut être fatigante pour l’animal. La mise à jeun la veille au soir pour le lendemain matin et le contrôle hydrique 2 heures avant l’induction de l’anesthésie, peuvent constituer des stress modérés.
Devenir
Le protocole expérimental ne nécessite pas d’euthanasier les animaux. Les animaux pourront être réutilisés sur décision du vétérinaire à la fin de l’étude.
Remplacement
Compte-tenu de la complexité des phénomènes étudiés, il n’existe aucune méthode alternative permettant d’étudier les effets d’un candidat médicament sur un organisme entier et permettre ainsi d’extrapoler les résultats à l’Homme. Afin d’obtenir des données convaincantes d’un point de vue clinique, il est nécessaire de travailler sur un organisme entier dont l’anatomie et la physiologie se rapprochent au maximum de celles de l’Homme. Cette étude ne peut être envisagée qu’in-vivo chez des primates non-humains dont les déterminants pharmacocinétiques et la physiologie sont plus proches de ceux de l’Homme que ceux des rongeurs.
Réduction
L’approche statistique envisagée permet la comparaison des trois conditions expérimentales entre elles avec suffisamment de puissance pour mettre en évidence un phénomène pharmacocinétique notable, global ou régional. Cette estimation prend en compte la variabilité des mesures observées lors d’études précédentes réalisées chez les primates non-humains. Dans une perspective de réduction du nombre d’animaux nécessaires à l’étude, seulement 20 primates non-humain seront inclus. Chaque animal participera à 9 examens afin d’obtenir des données répétables et représentatives des phénomènes étudiés.
Raffinement
Pendant toute la durée de cette étude, il y aura la mise en place d’un renforcement positif avec un remplacement hebdomadaire (physique) et journalier (alimentaire, sensoriel) des enrichissements de l’environnement. Les primates non-humains seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens et les expérimentateurs. Toutes les procédures expérimentales se réalisent sous anesthésie générale. Juste avant le début de la procédure, un examen clinique de l’animal sera systématiquement réalisé. Durant les examens d’imagerie, la température corporelle est monitorée et maintenue à l'aide d'une couverture chauffante à air, suppléée par une perfusion de liquide à 37°C. Les paramètres physiologiques et de ventilation sont suivis et sont utilisés comme indicateurs pour adapter la profondeur d’anesthésie et comme témoins de la gestion de l’analgésie. Durant ces examens la surveillance des animaux est renforcée jusqu’au réveil complet de l’animal (animal debout). Certains animaux possèdent une sensibilité accrue aux agents anesthésiants. Des protocoles ont été mis en place afin d’identifier et de prévenir cette susceptibilité.
Choix des espèces
La physiologie des barrières biologiques des primates non-humains est plus proche de celle des primates humains que de celle des rongeurs. Les niveaux d’expression de nombreux transporteurs de radiotraceurs sont très différents entre les Hommes et les rongeurs. Il a été montré que les primates non-humains constituent un modèle plus prédictif de l’activité de ces transporteurs lors des études de pharmacocinétique. Aussi, afin d’étudier les effets de ces transporteurs sur la pharmacocinétique des médicaments et extrapoler les résultats chez l’Homme, l’utilisation de primates non-humains est particulièrement pertinente. Le projet sera conduit sur des individus adultes, car nous avons besoin que l’ensemble des tissus d’intérêts soit pleinement développés (mature).
Etude du long ARN non codant LENOX comme cible thérapeutique dans le traitement des mélanomes
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
180 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur injecte des cellules de mélanome humain sous la peau ou dans le sang, puis on les traite par des oligonucléotides et un gavage quotidien jusqu'à une tumeur de deux centimètres cubes. Le porteur prévoit la mise à mort dès ce point limite ou à la fin, puis des analyses moléculaires. Il présente le projet comme une preuve de concept ouvrant une collaboration avec l'industrie pharmaceutique et écarte les cultures cellulaires, jugées insuffisantes pour reproduire la tumorigenèse.
Objectifs
Ce projet vise à démontrer que l'inhibition de longs ARNs non codants in vivo altère la formation de mélanome et la progression des métastases, en association avec les traitements déjà existants. Ce projet est destiné à prouver que certains longs ARNs non codants sont de potentielles cibles thérapeutiques Ces preuves ouvriront la possibilité de collaborer avec l'industrie pharmaceutique pour développer des inhibiteurs spécifiques pouvant être testés dans des essais précliniques
Bénéfices attendus
Cette expérimentation doit permettre de caractériser les changements dans la formation et la croissance tumorales suite à l'inhibition d'un ARN longs non codant associée ou non à un traitement complémentaire déjà utilisé et ceci dans un contexte physiologique que ne permettent pas les cultures cellulaires in vitro. Ce projet devrait permettre la validation d'une nouvelle cible thérapeutique pour le mélanome cutané. Ces preuves ouvriront la possibilité de collaborer avec l'industrie pharmaceutique afin d’étudier l’effet de notre approche d'inhibition des ARNs longs non codants, dans l'objectif final d'identifier de nouveaux traitements pour le mélanome cutané.
Procédures
Toutes les souris seront injectées une fois avec des cellules tumorales humaines (200 microlitres). Les injections de cellules par voie sous-cutanée ou intraveineuse rétroorbitale sont réalisées sous anesthésie gazeuse et durent une dizaine de secondes. Les injections sous-cutanée d'ASO (ASO : "Anti-Sense Oligonucleotides" : petites molécules d'ADN simple brin) (tous les deux jours, 100 microlitres) ou intrapéritonéales de luciférine (une fois par semaine, 100 microlitres) sont faites sur animal vigile et durent quelques secondes. Le gavage oral sera quotidien à raison de 100 microlitres, est réalisé sur animaux vigiles et dure une dizaine de secondes. Les traitements durent au maximum trois semaines.
Impact sur les animaux
L'injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée va provoquer la croissance d'une tumeur primaire à l'endroit de l'injection et/ou la formation de métastases distantes, notamment dans les poumons. La tumeur primaire pourra générer un inconfort physique lors des déplacements des souris. Cette tumeur primaire devrait apparaitre à partir de 5 jours suivant l'injection et croitre assez rapidement. La durée totale de l'expérimentation sera de trois semaines. Les souris seront sacrifiées en cas d'atteinte du point limite du volume tumoral de 2cm3. Les métastases ne seront pas visibles mais pourront entraîner une perte de poids, d'appétit et d'autres effets biologiques liés à la perturbation des organes vitaux touchés. Lors des expériences précédentes d'injection de cellules tumorales dans le laboratoire, les souris ont dû être sacrifiées du fait de la taille de la tumeur primaire et non d'effets dus aux métastases. Les cellules tumorales injectées par voie intraveineuse devraient se fixer sur les organes de préférence métastatique, à savoir les poumons en premier. Les métastases ne seront pas visibles mais pourront entraîner une perte de poids, d'appétit et d'autres effets biologiques liés à la perturbation des organes vitaux touchés. Le suivi des cellules du fait de leur luminescence permettra de suivre la croissance tumorale pour les deux voies d'injection. Les traitements subséquents devraient réduire la formation et la croissance des tumeurs.
Devenir
Il est prévu de mettre à mort tous les animaux pendant ou à la fin du projet : l'injection de cellules tumorales devant conduire à la formation de tumeurs voire de métastases chez les souris, les animaux seront mis à mort pendant le projet si la taille de(s) tumeur(s) atteint les points limites, en cas de signes de souffrance ou à la fin du projet. Après euthanasie, des prélèvements seront effectués pour des analyses moléculaires.
Remplacement
Les procédures expérimentales proposées visent à étudier l’effet du traitement par des oligonucléotides antisens (ASO) sur la croissance tumorale in vivo. Nous estimons que ces approches sont très importantes et ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation des souris. Les expériences in vitro nous ont permis de valider nos techniques d’expérimentation et d’apporter de premiers résultats encourageants. Cependant, ces méthodes de substitution in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes caractéristiques de la tumorigenèse in vivo et donc ne pourront pas apporter le niveau d'information requis.
Réduction
Le nombre total de souris expérimentales sera de 180 réparti comme suit : 1 cohorte de 30 animaux injectés par voie intraveineuse (IV) rétroorbitale avec 1 lignée de cellules tumorales puis traités ou non avec les ASOs, 1 cohorte de 30 animaux injectés par voie sous-cutanée (SC) avec 1 lignée de cellules tumorales puis traités ou non avec les ASOs, 2 cohortes de 60 animaux injectés par voie sous-cutanée (SC) avec 2 lignées cellulaires différentes, puis traités ou non avec les ASOs en présence ou en absence d'une thérapie ciblée complémentaire. Cet effectif correspond au nombre d’animaux nécessaires afin que les résultats obtenus soient exploitables et reproductibles (statistiquement valides). Le paramètre étudié sera la taille de la tumeur (mesurée avec un pied à coulisse) ainsi que sa vitesse de croissance pour les souris injectées par SC et le développement des métastases pulmonaires pour les souris injectées par IV. Les mélanomes humains sont des tumeurs hétérogènes et leur étude n'a pas permis d'isoler une lignée cellulaire modèle unique, il est donc nécessaire de tester plusieurs lignées cellulaires dans les deux voies d'injection. Pour l'analyse statistique, nous utiliserons le logiciel GraphPad Prism. Pour comparer deux groupes, un test t de Fisher à deux intervalles sera appliqué. Pour plus de deux groupes, une analyse de la variance à sens unique (ANOVA) sera suivie d'une analyse post hoc de Tukey pour comparer les moyennes entre deux groupes.
Raffinement
Des souris femelles seront utilisées : moins agressives entre congénères que les mâles, elles pourront être hébergées en cohorte afin de conserver l’interaction sociale, ce qui confortera le résultat des expériences. Les femelles et les mâles répondent de la même manière aux traitements, il ne devrait donc pas y avoir de biais expérimental du au sexe. Les expérimentateurs établiront le contact avec les cohortes au moins 8 jours avant le début de l’expérimentation pour habituation à la manipulation et réduction de l’angoisse des animaux. Les cages seront agrémentées de coton type « nestlet ». Nous mesurerons la taille de la tumeur primaire trois fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi) à l'aide d'un pied à coulisse tout au long de la croissance tumorale jusqu’à l'atteinte de la taille limite de la tumeur de 2 cm3 par souris. La vitesse de croissance des tumeurs n’est pas connue, nous adapterons donc la période de mesure pour chacune des lignées cellulaires utilisées. Nous surveillerons également quotidiennement l'état des souris après injection des lignées tumorales afin de détecter tout effet dommageable. La migration des cellules métastatiques sera suivie par l'utilisation du système d'imagerie in vivo (IVIS) une fois par semaine. En plus du suivi de la taille de la tumeur primaire, la "painscore sheet" servira à l'évaluation de la douleur des animaux. Ce suivi permettra la mise en place d'une éventuelle analgésie (niveau 2) qui pourra être suivie de l'euthanasie si le score de douleur augmente encore (niveau 3).
Choix des espèces
In vitro, nous avons validé nos techniques expérimentales et obtenu des premiers résultats encourageants. Cependant, ces méthodes in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes caractéristiques environnementales de la tumorigenèse in vivo et ne peuvent donc fournir le niveau d'information requis. L'utilisation du modèle de xénogreffe chez la souris ne peut être remplacée par d'autres méthodes expérimentales, il est fiable et facile à manipuler et déjà largement utilisé. De plus, les données que nous produirons à partir de nos tumeurs (cinétique tumorale, séquençage d'ARN, quantifications de protéines) seront comparées à celles collectées par notre laboratoire et nos collaborateurs dans des modèles similaires pour d'autres études. Nous utiliserons des souris ayant atteint le stade adulte (6 semaines) qui seront injectées avec les cellules tumorales par voie sous-cutanée dans le flanc ou intraveineuse rétroorbitale.
L’utilisation rituelle des sécrétions de la grenouille Phyllomedusa bicolor (kambo) a-t-elle un effet antileucémique dans un modèle murin ?
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 198 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une partie subit des brûlures superficielles au bois incandescent, des greffes de cellules leucémiques et des administrations des sécrétions de la grenouille kambo, pour tester un effet antileucémique. Le projet part de l'observation d'un seul patient guéri d'une leucémie après un rituel chamanique, que le porteur veut étayer expérimentalement. Il affirme que le kambo ne se dissout pas en culture et qu'un modèle immunocompétent est "indispensable", puis retient trois modèles murins de leucémie.
Objectifs
Ce projet fait suite à l’observation clinique d’un patient porteur d’une leucémie aiguë myéloïde (LAM), un cancer agressif des cellules hématopoïétiques dont le pronostic est extrêmement sombre. Ce patient a refusé le traitement conventionnel par chimiothérapie, mais a été guéri par un rituel chamanique amazonien appelé kambo, qui consiste à appliquer sur une brûlure superficielle de la peau des sécrétions cutanées de la grenouille Phyllomedusa bicolor. Le kambo est pratiqué en Amazonie mais depuis une vingtaine d'années, l’usage s’est répandu dans le monde entier, pour une variété de conditions médicales dans lesquelles les effets du kambo n’ont jamais été rigoureusement évalués. On estime qu’ environ 100 000 personnes reçoivent du kambo chaque année. En pratique, les patients sont brûlés au deuxième degré avec une baguette de bout de bois incandescente sur 5- à 10 points de 5-10 mm de diamètre. Les sécrétions de kambo forment une pâte qui est appliquée sur les brûlures. Après 1 heure, les effets s’estompent et les patients décrivent une sensation de bien-être intense. Les séances sont habituellement répétées plusieurs fois (5-10) tous les 3-7 jours. Les sécrétions contiennent de nombreux peptides bio-actifs, certains ayant des actions antitumorales. Il est donc possible que le kambo ait un intérêt thérapeutique dans la LAM. Sur les conseils de l'Agence nationale de sécurité du médicament, ce projet vise à trois conditions pour initier un essai clinique : 1/ apporter des arguments expérimentaux renforçant l'observation clinique; 2/ démontrer la bonne tolérance du traitement (étude anthropologique) ; et 3/ mettre au point un approvisionnement en kambo. La principale hypothèse pour expliquer les effets antileucémiques du kambo est que cette procédure permettrait au système immunitaire de reconnaître et éradiquer les cellules cancéreuses par l'induction d'une mort immunogène. De ce fait, un modèle murin immunocompétent est indispensable pour tester cette hypothèse. Trois modèles de LAM seront évalués compte tenu de l'hétérogénéité moléculaire des LAM, de l'agressivité différentielle des modèles et de la compétences des cellules immunitaires. Il est possible que l'administration transdermique après brûlure (méthode traditionnelle) contribue aux effets car il a été décrit que les brûlures activent les cellules de l'immunité. Une comparaison avec d'autres voies d'administration moins invasives sera évaluée afin de limiter au maximum la souffrance animale.
Bénéfices attendus
Trois bénéfices majeurs sont attendus : 1/ L’observation d’une guérison de leucémie aiguë myéloïde, pathologie agressive pour laquelle il n’y a jamais de guérison spontanée, chez un patient après réalisation de quelques séances de kambo suggère qu’il pourrait s’agir d’une nouvelle approche thérapeutique pour les patients atteints de LAM. Il s’agit là d’un enjeu clinique majeur, dans une maladie au pronostic particulièrement sombre (survie globale
Procédures
1) Des prélèvements sanguins hebdomadaires sur souris vigiles seront réalisés dans l’ensemble des procédures (288 animaux). Les prélèvements sanguins seront réalisés par ponction veineuse en submandibulaire à l’aide d’une lancette. Un volume maximal de 50µL sera récolté à chaque prélèvement. Ce volume n'excédera pas 280µL sur 15 jours, volume maximal recommandé pour une souris de 20 grammes. Ces prélèvements débuteront chez des souris âgées de 8 semaines et chaque procédure n'excèdera pas une durée supérieure à 6 mois (24 semaines). 2) Injections par voie sous cutanée de l’analgésique. Pour les interventions de brûlures superficielles, il sera administrée 30 minutes avant la procédure puis 8 heures et 24 heures après la procédure (72 animaux). Lors des transplantations, il sera administrée 30 minutes avant la procédure (222 animaux). En terme de durée, son administration est rapide (moins de 10 secondes). 3) Induction de point de brûlure superficielle au niveau cutané : Les animaux de la procédure 2 (condition brûlure et brûlure + kambo : 72 animaux). La brûlure superficielle sera pratiquée niveau dorsal (très faible superficie 0,0016 cm2,
Impact sur les animaux
1. Nuisances modérées liées aux injections intra-péritonéales de l’agent myélo-ablatif. Le temps requis pour effectuer les injections est de l’ordre de quelques secondes. La greffe de cellules 24 heures après l’administration de busulfan permet d’éviter un état d’aplasie médullaire. 2. Nuisances modérées liées aux prélèvements sanguins hebdomadaires. Un volume faible de 50µL de sang sera ponctionné par prélèvement submandibulaire avec lancette, technique recommandée pour générer le moins de souffrance chez l’animal. Le temps requis pour effectuer cette procédure est de l’ordre de quelques secondes. Le volume sanguin ponctionné n'excédera pas 280µL sur 2 semaines comme recommandé. 3. Nuisances sévères liées à la réalisation de points de brûlure superficielle. Elles vont être réduites par l’administration répétée en 4 fois sur 48h d’analgésique (buprénorphine). Cet acte sera réalisé sous anesthésie générale. Les points seront suivis 5 jours par semaine afin de surveiller tout risque d’infection (jusqu’à cicatrisation de la plaie). A noter que chez l’humain, la surinfection des points d’application n’a jamais été rapportée, peut-être du fait de la présence de nombreux peptides antibactériens dans les sécrétions de Phyllomedusa bicolor. Nos essais préliminaires chez la souris montrent une cicatrisation complète à 5 jours, sans surinfection. 4. Nuisances modérées liées à la greffe intra-fémorale. Cette procédure permet de se substituer à l’injection de cellules leucémiques en intra-orbitaire et éviter le risque de développement de tumeur orbitaire. Ces nuisances seront limitées au maximum grâce à une procédure stricte couplant un analgésique (buprénorphine) et un anesthésiant (isoflurane). 5. Effets indésirables liés à l’infiltration leucémique et indiquant une souffrance modérée (réduction de l’activité, prostration, poil hérissé, yeux plissés ou bridés). Ces effets vont être prévenus par une analyse du taux d’infiltration leucémique (
Devenir
L'ensemble des procédures requiert une mise à mort des animaux du fait que les analyses seront réalisées sur différents tissus (moelle osseuse, rate, ganglions).
Remplacement
Dans ce projet, il est difficile de s’orienter vers des alternatives in vitro car le kambo n’est pas soluble dans du milieu aqueux (formation d’une pâte non dissoute ni dans du milieu de culture ni dans d’autres solvants). De plus, l’activité pharmacodynamique et la pharmacocinétique des peptides contenus dans les sécrétions de grenouille peut agir de manière indirecte sur les cellules leucémiques (activation des cellules de l’immunité innée et adaptative, cellules stromales) : il est donc nécessaire de préserver le micro-environnement médullaire ce qui ne peut être fait in vitro avec des lignées cellulaires. Au total, comme pour toutes les immunothérapies testées en oncologie, il est indispensable d’avoir recours à des modèles animaux immunocompétents.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à l’expérimentation nous allons: - mutualiser au sein de l’équipe les ressources cellulaires post-mortem afin qu’un même échantillon puisse être exploité pour différents projets et ainsi éviter l'utilisation itérative de souris (tri des cellules GMP). - effectuer une étude statistique descriptive qui déterminera les différences qualitatives et quantitatives entre les groupes des souris. Cela permettra d’éviter la répétition de l’expérience et de réduire au minimum l’utilisation des animaux - optimiser le matériel issu pour production multiple (cellules en DMSO, acides nucléiques (ADN,ARN), lysats protéiques pour analyses rétrospectives et éviter la répétition de l’expérience). Nous utiliserons dans chaque expérience un nombre minimal mais suffisant d’animaux pour permettre une étude statistique exploitable.
Raffinement
Les souris auront un temps d’acclimatation de 7 jours minimum avant d’être incluses dans une procédure. Pour réduire au maximum la douleur associée au développement de la leucémie, des points limites prédictifs seront mis en place pour limiter les souffrances et le stress. La mise à mort sera pratiquée lorsque le taux de cellules leucémiques dans le sang sera de 80%, taux d’infiltration qui peut commencer à impacter le bien-être animal (BEA). Si des signes cliniques se déclarent avant (prostration, poil hérissé, perte d’activité, ataxie), l’animal sera mis à mort. Ces signes seront surveillés par un suivi régulier (5 jours par semaine du lundi au vendredi). Nous veillerons à optimiser et enrichir l’hébergement (blocs de cotons pour les besoins ludiques, maintien des groupes sociaux pour éviter le stress et l’isolement, portoirs ventilés adaptées, séparation des mâles et des femelles). Pour réduire la souffrance liée à la réalisation de gestes pouvant induire une douleur, les souris bénéficieront d’une anesthésie générale et de la mise en place d’un protocole analgésique puissant. Concernant les points de brûlure superficielle, ils seront suivis 5 jours après le geste pour mettre en évidence des signes d’infection cutanée (temps nécessaire pour la cicatrisation complète selon nos premiers résultats). Si nous mettons en évidence une infection cutanée, la plaie sera désinfectée 2 fois par jour jusqu’à disparition des signes d’infection. Si l’infection cutanée ne se résout pas par traitement au bout de 5 jours, les souris seront mises à mort. Le suivi des animaux permettra de visualiser la présence de signes de stress et de souffrance. A noter que nos résultats préliminaires n’ont pas mis en évidence ce type d’incident.
Choix des espèces
Ce projet s'intéresse aux leucémies aiguës myéloïdes (LAM). Au cours des dernières années, la communauté scientifique a généré des lignées murines génétiquement modifiées qui développent soit spontanément soit de manière inductible des LAM. Ces animaux sont donc des modèles de choix pour évaluer l’efficacité d’un traitement visant à éradiquer les cellules leucémiques. De plus, les mécanismes de leucémogenèse impliquent non seulement les cellules leucémiques mais aussi les cellules du microenvironnement (cellules stromales, cellules immunitaires). Les cellules immunitaires ayant un rôle déterminant dans l’effet antileucémique des traitements, il est indispensable d’avoir recours à des animaux immunocompétents pour tester des stratégies faisant intervenir le système immunitaire, comme c’est très probablement le cas avec le kambo. C’est pour cela que les modèles murins sont pertinents dans ce contexte d’étude.
Étude de la distribution intrapéritonéale, de la concentration tissulaire et de la profondeur de pénétration des médicaments administrés sous forme de chimiothérapie par aérosol intrapéritonéal sous pression (PIPAC) dans un modèle porcin
- Recherche appliquée
- Cancers
32 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Après un jeûne de douze heures, chaque animal subit sous anesthésie une laparotomie et une chimiothérapie diffusée en aérosol pressurisé dans l'abdomen, puis huit prélèvements sanguins par cathéter avant la mise à mort, pour comparer des pompes et des buses de nébulisation. Le porteur décrit surtout un stress lié au transport et à la contention, jugeant les procédures peu douloureuses car pratiquées sous anesthésie générale. Il justifie le choix du porc par un péritoine et une cavité abdominale proches de ceux de l'humain, permettant d'employer directement le matériel chirurgical destiné aux patients.
Objectifs
La chimiothérapie à aérosol intra-péritonéale pressurisée (PIPAC) est une nouvelle technologie pour administrer une chimiothérapie intrapéritonéale et traiter les patients souffrant de carcinose péritonéale avancée. Le médicament de chimiothérapie liquide est délivré au moyen d'un injecteur haute pression grâce à une pompe brevetée et une buse adaptée. Cette approche thérapeutique de la carcinose péritonéale est supposée avoir le potentiel de surmonter les deux limitations majeures de la chimiothérapie intrapéritonéale liquide classique : une meilleure diffusion du produit dans la cavité péritonéale et la pénétration limitée du médicament dans le tissu tumoral. Cette technique est maintenant admise et est réalisée dans des cas bien sélectionnés de patients ayant une carcinose péritonéale avancée. Bien que prometteuse, elle soulève encore de nombreuses interrogations : les différentes variations de pénétrations en fonction de la pression, de la position de la pompe délivrant la chimiothérapie, et des différents systèmes de nébulisations qui arrivent sur le marché. Jusqu’à présent un seul système de buse était disponible dans le commerce, mais une nouvelle génération de technologie de buse est maintenant disponible. Alors que les buses de PIPAC conventionnelles pulvérisent l'aérosol dans la cavité abdominale dans le prolongement de l'axe de la buse, la nouvelle génération de buses dispose de trois têtes de pulvérisation supplémentaires. Elles pulvérisent horizontalement et radiairement dans la cavité abdominale, visant à optimiser la répartition spatiale de la chimiothérapie dans l’abdomen. L'amélioration de la distribution des médicaments devrait optimiser l'efficacité de ce nouveau traitement PIPAC par rapport à la technologie conventionnelle des buses mono-spray. Néanmoins aucune étude expérimentale animale n’a prouvé cette amélioration. Plusieurs paramètres de performance pour évaluer l'effet antitumoral de la PIPAC ont été définis par des groupes d’expert et permettent d’avoir maintenant des valeurs contrôle de comparaison. L'objectif de ce travail est de comparer cette nouvelle technologie de tête multi-spray avec les buses de tête mono-spray conventionnelles dans un modèle animal in vivo en termes de distribution spatiale, de profondeur de pénétration et de concentration de chimiothérapie dans les tissus.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra d’avoir des données très précises des niveaux de pénétration tissulaire et sanguin des différentes drogues dans le tissu péritonéale et le sang. Elle permettra de voir si les modalités d’administration sont identiques ou différentes entre les pompes. Ces résultats permettront de mettre en exergue l’absence ou non d’homogénéité de la répartition des drogues dans les tissus en fonction des différentes pompes. Ces résultats seront ainsi tout de suite applicables à l’humain en modifiant le type de pompe, les dosages des drogues, et en évaluant également le risque de surdosage par le passage systémique des drogues.
Procédures
Il s’agit d’une procédure à la fin de laquelle les animaux seront euthanasiés, sous anesthésie générale profonde. Ils ne seront soumis avant l’intervention qu’à une privation de nourriture pendant 12h avec accès libre à l’eau, et aux manipulations nécessaires avant anesthésie. Ensuite les interventions se dérouleront sous anesthésie générale et analgésie adaptée et la mise à mort sera effectuée à la fin de la procédure, sans réveil. Durant l'anesthésie, ils subiront une procédure PIPAC d'une durée de 30 à 40 minutes, 8 prélèvements de sang via un cathéter veinaux posé sous anesthésie; puis après une pause de 30 minutes, soit un passage au scanner de 20 minutes, soit une laparotomie médiane immédiatement après euthanasie pour prélèvements de tissus.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis avant l’intervention à une mise à jeun pendant 12h avec accès libre à l’eau. Ils pourront également subir un stress durant le transport entre l’UE et la plateforme, ainsi que pendant la manipulation au moment de l’anesthésie. Ils subiront une contention en cage puis une injection intramusculaire pour l'induction de l'anesthésie. Toutes les autres interventions se feront sous anesthésie : intubation orotrachéale, contention en décubitus dorsal sur la table d'opération, laparotomie pour la procédure de PIPAC.
Devenir
Une fois la procédure d’imagerie et de chirurgie pour prélèvement effectuée, les animaux seront euthanasiés. En effet aucun replacement ni adoption n’est possible après des injections d’agents de contraste, et la chirurgie peut avoir des effets délétères sur les animaux. De plus, le retour à l'élevage d'origine est impossible pour des raisons sanitaires.
Remplacement
Nous ne pouvons pas comparer les mesures de concentration tissulaire et sanguine des drogues dans un modèle ex vivo ; l’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour reproduire la cavité péritonéale humide et respecter les caractéristiques de la ventilation mécanique et le milieu chaud et humide fermé. Le volume de la cavité péritonéale chez le petit animal ne permet pas de réaliser ce type d’intervention. Les instruments et les insufflateurs de chirurgie laparoscopique ne sont pas adaptés pour un si petit volume et les trocarts d’accès ne peuvent pas être utilisés chez le petit animal. Nous avons choisi le modèle porcin du fait de sa disponibilité et de ses nombreuses similitudes anatomiques avec l’homme, notamment son système digestif.
Réduction
Nous avons limité le nombre d’animaux au plus juste pour avoir des résultats statistiquement exploitables. Nous utiliserons 27 animaux, et prévoyons 5 animaux supplémentaires en cas de problème. Nous nous sommes basés sur les études précédentes que nous avons réalisées et en utilisant les différences observées dans cette étude, nous utiliserons des tests conçus pour les petits effectifs. En nous basant sur les données de mesure de particules induite par la fumée chirurgicale in vitro, nous avons ainsi calculé la taille minimale d’un groupe de 3 animaux afin de respecter un niveau de signification de 95% et une puissance de 80%.
Raffinement
Les animaux seront logés dans des cases spacieuses contiguës avec des parois ajourées permettant le contact visuel entre les animaux et ils ne seront gardés en box de préanesthésie que la veille de l’intervention. Ils seront maintenus en groupe le plus longtemps possible, et manipulés dans le calme. Des mesures seront prises dès la prise en charge de l’animal jusqu’à la réalisation de la procédure en imagerie in vivo : Pré-examen imagerie/Anesthésie: les animaux arriveront la veille, et seront mis à jeun 12h avant l’intervention, avec abreuvement à volonté - Anesthésie (induction par voie intramusculaire), puis intubation, ventilation et maintien de l'anesthésie par voie gazeuse. La fréquence cardiaque sera enregistrée tout le long des interventions. En cas d’accélération du rythme cardiaque, sans perte sanguine associée, nous renforcerons le traitement antalgique par administration intramusculaire d'analgésique. En cas de tachycardie supérieure à 170 battements par minute, persistante au-delà de 5 minutes malgré l’administration d’analgésiques, nous procèderons à l’euthanasie (point limite). Mais nos procédures ne devraient pas être particulièrement douloureuses, elles reproduisent des interventions courantes chez l’homme sous anesthésie générale.
Choix des espèces
L’utilisation du modèle porcin pour l’étude pharmacocinétique est indispensable, car cela reste le seul modèle animal possible pour étudier les modalités de diffusion de la chimiothérapie dans le péritoine. Le porc est une espèce animale classiquement utilisée pour les études de pharmacocinétique de la chimiothérapie intrapéritonéale. L’anatomie digestive et les dimensions de la cavité péritonéale, similaires à l’homme, permettent de tester au mieux les modalités de diffusion péritonéale de la chimiothérapie. Le volume d’insufflation est similaire à l’homme et les instruments chirurgicaux et les dispositifs d’aspiration de la fumée disponibles sur le marché humain peuvent être utilisés tels quels. Le porcelet de 40 kg est le modèle le plus usité car la texture du péritoine et le volume de la cavité péritonéale sont similaires à l’homme et nous permettent d’appréhender au mieux les contraintes de volume en fonction de différents types de chirurgie.
ONCO-HEPA : Evaluation de composés diagnostiques ou thérapeutiques sur des animaux porteurs de tumeurs hépatiques localisées
- Recherche appliquée
- Cancers
Rats : 1000
2 000 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Menées par un prestataire de services en recherche préclinique, elles associent greffe de tumeur dans la rate, ablation de la rate et hépatectomie partielle, le porteur reconnaissant que la douleur liée à cet acte est sévère, surtout du fait de l'hépatectomie. Les animaux reçoivent ensuite des composés à tester par de multiples voies, avec irradiation et imagerie, pour cribler des candidats médicaments contre le cancer colorectal. Le porteur prévoit jusqu'à 30 % d'animaux excédentaires, affirme qu'aucune méthode ne remplace l'essai in vivo, et met à mort tous les animaux devenus porteurs de tumeurs.
Objectifs
Au niveau mondial, il a été constaté une forte augmentation de l’incidence du cancer du fait du vieillissement de la population et de facteurs environnementaux qui se dégradent. En 2020, quelque 19,3 millions de nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués et 10 millions de décès sont à déplorer des suites de cette maladie, selon des données publiées par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Parmi les cancers, le cancer colorectal est le deuxième plus mortels (plus de 900 000 décès en 2020 pour environ 1,93 million nouveaux cas). Le cancer se caractérise par une dégradation pathologique des processus contrôlant la prolifération cellulaire, la différenciation et la mort programmée de certaines cellules. Tous les tissus ou organes peuvent être atteints. Bien que possédant des caractéristiques communes, différents types de cancers ont des causes très éloignées et répondent de façon extrêmement différente à un traitement. L’objectif de ce projet est d’utiliser des modèles de cancer coliques déjà mis en place dans notre établissement ou bien d’en développer de nouveaux chez les rongeurs (rats ou souris), les plus prédictifs possible afin de refléter la pathologie cancéreuse humaine et de pouvoir évaluer des nouveaux médicaments pour traiter ces tumeurs viscérales coliques chez l’homme. Pour cela, nous étudierons ces nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison, dans un contexte pathologique le plus proche possible de l’homme et d’arriver, avant les essais cliniques chez l’homme, à établir une évaluation de l’efficacité des molécules destinées à traiter les cancers chez l’homme. Grace à ces modèles de cancer, une évaluation de la pharmacocinétique et de la biodistribution des traitements pourra aussi être réalisée en plus de l’évaluation de l’efficacité antitumorale.
Bénéfices attendus
Notre société, prestataire de services en recherche préclinique propose un large panel de modèles in vivo nécessaires à l’évaluation de nouveau composés thérapeutiques pour la recherche contre le cancer. Ce projet a pour finalité de sélectionner des molécules thérapeutiques grâce à des modèles précliniques les plus prédictifs possibles afin de pouvoir transposer l’utilisation de ces molécules chez l’homme lors d’essais dans différentes phases cliniques. Pour cela, les expériences chez l’animal, qui représente un système d’essai physiologiquement proche de l’homme, permettent d’évaluer l’efficacité, la toxicité, la pharmacocinétique et la pharmacodynamique de nouveaux composés afin d’éviter ces essais directement chez l’homme. Au cours des expériences réalisées, il sera possible d’étudier les mécanismes de croissance d’une tumeur dans un environnement mimant la pathologie chez l’homme, d’étudier les mécanismes de résistance après des traitements avec de nouvelles molécules ou des molécules déjà utilisées en clinique, et les mécanismes de progression tels que la formation de métastases. Grâce à ces études dans un environnement adapté, il sera aussi par exemple possible de suivre la réaction du système immunitaire de l’hôte face à la progression de la maladie, de moduler et/ou orienter le système immunitaire afin de donner à l’organisme les moyens de se défendre contre le cancer.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Ils seront identifiés par implantation d’un transpondeur ou clips aux oreilles ou tatouage, sous anesthésie (moins de 1 minute). Les animaux seront irradiés après un court transport (durée totale moins de 30 minutes, les animaux restant dans leur cage de stabulation). La greffe tumorale sera une procédure chirurgicale d’une trentaine de minutes environ et sera réalisée sous anesthésie et analgésie pré- et post-opératoire.. Les animaux pourront recevoir des traitements par voie intramusculaire (IM) ou intradermique (ID) sous anesthésie et analgesie (1 minute). Les animaux vigiles et sous contention pourront recevoir des traitements par voies intra-péritonéale (IP), intra-veineuse (IV), sous-cutanée (SC), intra-nasale (IN), intra-trachéale (IT) ou orale (1 minute) Des prélèvements sanguins pourront être réalisés (1 minute) sur animaux vigiles sous contention si nécessaire ou si possible sous anesthésie. Si un suivi par une technique d’imagerie est envisagé, il sera réalisé sous anesthésie générale pour une durée maximale d’1 heure.
Impact sur les animaux
Pour ces modèles, la greffe (injection de suspension de cellules) de la tumeur est réalisée dans la rate, suivie d’une splénectomie. Une hépatectomie partielle est également réalisée afin de favoriser la prise tumorale hépatique (modèle orthotopique). La douleur liée à cet acte est sévère en particulier du fait de l’hépatectomie. Le comportement des animaux sera observé quotidiennement afin de détecter tout signe de mal être. Les animaux recevront des traitements par voie IM, ID, IN, IT, SC, IP, orale. Ces actes entraineront un stress léger. Dans le cas des administrations par injection, la douleur sera limitée à celle de la piqure d’une aiguille (pour IM et ID cela sera permis par l’administration préalable d’un antalgique opiacé). Le jour du démarrage de l’étude, les animaux seront randomisés (sur la base du poids et/ou du volume tumoral) et donc potentiellement mis en présence de nouveaux congénères. Cette nouvelle organisation sociale pourra engendrer un stress pendant 1 à 2 jours. Au cours d’une étude, les animaux seront manipulés. Les mesures de poids entraînent un stress que l’on peut considérer comme faible, et qui diminue avec l’habituation. Les procédures d’imagerie seront réalisées sous anesthésie générale. Dans certain cas, l’imagerie impliquera un transport, de même que l’irradiation ce qui pourrait engendrer un léger stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure (la méthode utilisée étant l’une de celles autorisées par la Directive 2010/63). Les animaux étant porteurs de tumeur et ayant fait l’objet de gestes techniques et reçu des traitements, aucune autre utilisation ne peut être envisagée.
Remplacement
Les méthodes alternatives ne permettent pas, à ce jour, de prévoir l’efficacité in vivo de potentiels candidats-médicaments, car les étapes nécessaires au développement d’un médicament pour lesquelles il est nécessaire d’étudier les interactions du médicament dans un contexte globale ne peuvent pas être étudiées dans un système alternatif (in vitro par exemple). Des méthodes alternatives de reconstruction d’organes ou de tumeurs en 3D sont utilisées mais reste toutefois marginales et les résultats obtenus restent à ce jour difficilement transposable à l’homme.
Réduction
Dans chaque étude, les animaux seront répartis en groupes expérimentaux selon le(s) critère(s) défini(s). Le nombre de groupes contrôles sera ajusté à la question scientifique posée et des paramètres étudiés. Les variations de ces paramètres et de la mortalité entre les groupes contrôles et traités seront comparées pour évaluer les composés testés. La validité scientifique nécessite d’utiliser un nombre minimum d’animaux par groupe pour que les tests statistiques soient valides et représentatifs d’éventuelles variations inter-individus. Une étude peut être composée de 2 à 10 groupes. Le nombre d’animaux par groupe variera généralement entre 3 (biodistribution) à 15 (dans le cas de multiples paramètres d’efficacité à évaluer) par dose de produit. Jusqu’à 30% d’animaux excédentaires pourront être inclus initialement (avant randomisation) afin de plus facilement constituer des groupes homogènes au moment de la randomisation. Si de la mortalité est constatée au moment de la chirurgie de greffe lors de la première étude, le nombre d’animaux excédentaires pourra augmenter du pourcentage de décès à la chirurgie. Pour réduire le nombre d’animaux utilisés dans ces procédures, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives d’imagerie chez le petit animal.
Raffinement
La greffe de tumeur sera réalisée en condition aseptique sous anesthésie et analgésie pour limiter la douleur induite par cette chirurgie. Les animaux bénéficieront d’un suivi et de soins post-opératoires pour limiter la douleur et le stress (réveil sous tapis chauffant pour limiter l’hypothermie, poursuite de l’analgésie tant que nécessaire). La réorganisation liée à la randomisation induira un stress léger, limité par l’enrichissement de l’environnement des animaux. Le suivi des poids des animaux induira un stress léger. Les injections IM et ID, entrainant une douleur modérée, seront réalisées avec analgésie préalable. Les actes moins stressants (autres administrations/ et prélèvements) seront réalisés sous anesthésie sauf si la contention génère moins de stress (administrations IV, prélèvement d’urine) ou si l’anesthésie n’est pas possible (administration orale). Pour évaluer d’une façon sensible spécifiquement l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. L’euthanasie des animaux est programmée à un jour fixe, identifié spécifiquement pour chaque modèle. Pour le raffinement, il sera toujours proposé d’utiliser des biomarqueurs et des techniques faiblement invasives (imagerie) chez le petit animal permettant d’atteindre l’objectif de l’étude plus tôt et de sortir l’animal de la procédure. De l’enrichissement est utilisé dans toutes les cages.
Choix des espèces
Les petits rongeurs, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques, sont les seules espèces animales disponibles pour l’expérimentation présentant un statut immunodéprimé (avec des mutations spontanées ou génétiquement modifiées) indispensable à l’implantation de cellules tumorales humaines dans le cadre de la recherche en oncologie. De plus, diverses souches de souris et rats immunocompétents sont également disponibles pour l’établissement de modèles tumoraux syngéniques. De plus, les rats et les souris autorisent une variété de techniques d’administration, de prélèvement et de chirurgie présentant des analogies avec ce qui peut être réalisé en recherche clinique sur l’homme. Les animaux seront utilisés après sevrage à l’âge de jeunes adultes (7 semaines minimum).
Etude de l’impact d’une infection de type sepsis sur le développement tumoral d’un lymphome induit chez la souris.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
895 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de lymphome, par voie intraveineuse ou par chirurgie de la rate, puis une injection de bactéries provoquant un sepsis, avec un suivi tumoral hebdomadaire par imagerie, pour étudier comment une infection grave modifie la croissance d'un cancer du sang. Le porteur indique que le lymphome et l'infection abdominale peuvent affaiblir les animaux, avec perte de poids, léthargie et dos voûté. Il affirme que ce modèle n'est pas reproductible in vitro et que le recours aux souris est "indispensable", puis euthanasie tous les animaux pour prélever la rate, le foie, les reins, les poumons, les ganglions et la moelle osseuse.
Objectifs
Les patients hospitalisés en réanimation pour choc septique sont caractérisés par une immunosuppression se traduisant par l’acquisition d’infections ainsi que la persistance d’une dysfonction d’organes à l’origine d’une augmentation de la durée de séjour et de la mortalité. Les modifications immunologiques acquises au cours du choc septique vont exposer les patients à ces complications via des modifications profondes de l’immunité. Parmi les patients hospitalisés pour choc septique, de nombreux patients sont déjà porteurs d’une dysfonction immunitaire qui les expose ainsi aux infections graves. En effet, les patients hospitalisés pour un lymphome B sont particulièrement à risque. Le traitement actuel du lymphome B repose sur une chimiothérapie très immunosuppressive, exposant les patients à des complications infectieuses, dont la sévérité nécessite une prise en charge en soins intensifs. L’arrêt du traitement anti-tumoral pendant le séjour en réanimation doit probablement impacter le pronostic de ces patients. Aussi, la fragilité associée à une dénutrition induite par la réanimation est probablement à l’origine de la non reprise du traitement dans les semaines suivantes. De plus, les effets de l’infection sur le système immunitaire pourraient avoir une influence sur la masse tumorale car celle-ci dépend en partie de son microenvironnement cellulaire. C’est pourquoi ce projet de recherche représente l’étape indispensable avant de pouvoir rapidement développer une étude clinique. En effet, ce projet a pour objectif d’étudier l’impact d’un évènement fréquent (infection) au cours de la prise en charge d’une pathologie fréquente (lymphome B). L’aspect innovant de ce projet est l’étude de la combinaison de deux phénomènes (tumoral et infectieux) ayant des bases immunologiques communes. Cette étude pourrait ainsi permettre le développement de thérapeutiques adjuvantes.
Bénéfices attendus
Nos travaux devraient déboucher sur une meilleure compréhension des liens entre infection et cancer dans le cadre des lymphomes B.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à une injection de cellules tumorales en intraveineuse via la veine caudale durant environ 1 minute pour induire le développement tumoral. L’injection en intrasplénique des cellules tumorales nécessitera une intervention chirurgicale sous anesthésie gazeuse d’environ 10min. Les animaux recevront au préalable une injection d’analgésique en sous cutané, cette injection durera moins d’une minute. Une fois par semaine, les animaux vigiles seront soumis à une injection en intrapéritonéale d’une solution de luciférine suivie d’une anesthésie gazeuse d'environ 5 minutes afin de suivre le développement tumoral. Un prélèvement sanguin sur animaux vigiles aura lieu une fois toutes les deux semaines afin d'évaluer leur état de santé général, ce geste durera moins d'une minute. Les animaux vigiles recevront une injection unique d’une suspension bactérienne en intrapéritonéale qui induira un sepsis, geste réalisé en moins d'une minute. L’immunonutrition sera réalisée sur animal vigile à l’aide d’une canule pour gavage, ce geste est réalisé en moins d’une minute. Afin de traiter le lymphome les animaux vigiles recevront une injection en intrapéritonéale d’un anticorps anti-mCD20, ce geste sera réalisé en moins d’une minute.
Impact sur les animaux
Le développement tumoral ainsi que l’infection abdominale peuvent engendrer un affaiblissement de l'animal, c'est pourquoi les souris expérimentées seront observées très régulièrement pour détecter l'apparition de signes de lymphome (perte de poids, léthargie, dos courbé...).
Devenir
Le développement d'un lymphome suivi d'une infection intra-abdominale ne permet pas la réutilisation, le replacement ou l'adoption des animaux. De plus la nécessité d'accéder aux organes d'intérêts (rate, foie, reins, poumons, ganglions lymphatiques et moelle osseuse) ne nous permet pas de garder les animaux en vie, ils seront donc euthanasiés à l'issue de chaque procédure.
Remplacement
L'évaluation de l'impact du sepsis sur la croissance tumorale du lymphome nécessite l’accès aux organes d’intérêt pour évaluer les conséquences de cette infection sur l’organisme dans sa globalité. Ceci n’est absolument pas reproductible in vitro car le développement d’un lymphome et/ou l’induction d’un sepsis engendre des modifications cellulaires dans différents organes tels que le foie, la rate, les poumons, mais également le sang périphérique. C’est pourquoi le recours à des animaux est indispensable pour le développement de ce type de modèle.
Réduction
Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n'utiliser que le nombre d'animaux strictement nécessaire afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus, le laboratoire possède déjà une expertise à la fois sur le développement d'infections abdominales et sur le développement de modèle murin de lymphome, ce qui nous permettra d'utiliser moins d'animaux pour la mise en place de cette étude.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions adaptées : locaux confinés, portoirs ventilés, eau et nourriture ad libitum, maximum 5 animaux/cage et aucun animal ne sera maintenu seul dans sa cage. L'utilisation d’analgésiques permettra d’éviter toute souffrance aux animaux. De plus, l’évaluation régulière du score de grimace des animaux et le suivi de leur poids et de leur comportement permettra d’avoir un contrôle continu sur leur état de santé. Enfin, la technique de suivi non-invasif par imagerie bioluminescente nous permettra de réaliser une caractérisation en cinétique de notre modèle de façon non douloureuse tout en réduisant le nombre d'animaux nécessaire à cette caractérisation.
Choix des espèces
Ce modèle murin permettra de développer un lymphome suivi d'une dysfonction immunitaire induite par un sepsis. Ce modèle nous permettra ainsi de caractériser et de traiter cette dysfonction immunitaire. Le développement d'un lymphome suivi d’une immunodépression post-infectieuse n'est pas reproductible in vitro car il touche le système immunitaire dans son ensemble. L’étude de mesures thérapeutiques afin de diminuer cette immunodépression et ses conséquences infectieuses explique pourquoi le recours à des animaux est indispensable pour le développement de ce type de projet de recherche. De plus, le modèle murin de lymphome par injection de cellules tumorales murines A20 est un modèle animal connu et bien caractérisé et le développement d'infections abdominales est actuellement en cours de caractérisation au sein de notre laboratoire. La très grande majorité des travaux scientifiques réalisés utilise des souris de 7-9 semaines.