Maladies infectieuses
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Etude de l’évolution des concentrations d’un nouvel antibiotique dans le liquide cérébrospinal, le cerveau et le plasma chez le rat sain
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
46 rats vont être utilisés, tous tués pour prélever et analyser leur cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit une injection d'antibiotique dans la veine de la queue, puis subit sous anesthésie une ponction de liquide cérébrospinal et un prélèvement de sang, après quatre séances d'habituation au tube de contention. Le porteur signale que l'injection provoque une perte d'équilibre et une attitude prostrée. Tout tient à une mesure de concentration, et les résultats attendus "constitueront une base scientifique pour envisager, de manière raisonnée, la poursuite du développement" de l'antibiotique, formule qui tient le bénéfice pour les patients à bonne distance.
Objectifs
Les infections neuroméningées sont difficiles à traiter de par la présence de barrières physiologiques dans l'organisme protégeant le cerveau. De plus, l'émergence de résistance aux antibiotiques actuels accentuent cette problématique. La recherche de nouveaux antibiotiques pouvant traiter ces infections devient donc un enjeu majeur. L'objectif de ce projet est d'évaluer la capacité d'un nouvel antibiotique à passer la barrière qui protège le cerveau et à pénétrer dans le liquide cérébrospinal et dans le cerveau. L'antibiotique choisit a fait ses preuves dans des infections rénales ou pulmonaires compliquées.
Bénéfices attendus
Les résultats issus de cette étude chez l'animal constitueront une base scientifique pour envisager, de manière raisonnée, la poursuite du développement de cet antibiotique dans l’indication des infections neuro-méningées chez l'homme.
Procédures
Tous les animaux recevront au cours du projet une injection d'antibiotique de 30 secondes environ, et 2 prélévements (liquide cérébrospinal et sang) seront réalisés sous anesthésie. La durée de l'anesthésie sera de 5 minutes maximum.
Impact sur les animaux
Injection caudale :légère douleur, brève et transitoire. Injection antibiotique : Perte d'équilibre et attitude prostrée
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement et analyse de cerveaux
Remplacement
Dans les premières phases de développement d'un médicament à visée cérébrale, il est possible d'utiliser des cultures de cellules. Cependant ces cultures ne reproduisent pas la complexité des barrières protégeant le cerveau et elles ne prennent pas en compte l'existence d'autres organes dans lequel le médicament se distribue via la circulation sanguine. Les modèles animaux restent donc nécessaires avant de tester le médicament chez l'Homme.
Réduction
L'étude sera faite en deux étapes ; la première permettra de trouver les conditions optimales d'administration sur un rat par condition. Les résultats seront confirmés dans la seconde étape sur des lots de plusieurs d'animaux. En se basant sur des données de la littérature, nous avons calculé le nombre minimal d'animaux par lot permettant d'obtenir des résultats robustes.
Raffinement
Les rats seront acclimatés pendant 10 jours. Une habituation au tube de contention qui permettra l'injection est prévue : 4 séances de 5 min sur 4 jours différents précédents l’administration . Les prélèvements seront faits sur des animaux anesthésiés sous couverture antalgique. Des points limites gradés ont été établis de façon à obtenir un arbre décisionnel en fonction des observations ce qui permettra d'agir sans délai.
Choix des espèces
Nous utiliserons des rats agés de 8 semaines ayant atteint la maturité physiologique, modèle couramment utilisé en pharmacologie. Il s’agit d'une lignée consanguine qui présente une certaine variabilité génétique entre les individus ce qui permet de mieux refléter la diversité génétique observée dans les concentrations d'antibiotiques dans la population humaine. De plus, leurs paramètres physiologiques, métaboliques et anatomiques sont bien connus, cela permet une interprétation fiable des données chez le rat et donc une extrapolation des résultats à l'homme plus robuste.
Modélisation préclinique de l’infection par le virus de la fièvre jaune et évaluation de composés de recherche à visée prophylactique ou thérapeutique
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Injectées de plasmides par voie hydrodynamique, soumises à des prélèvements sanguins répétés puis infectées par le virus de la fièvre jaune, 1 000 souris, dont des lignées immunodéficientes et des lignées humanisées, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que l'injection de plasmides provoque des hématomes, des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l'état général, et que l'infection peut entraîner perte de poids, hypothermie, paralysie des membres postérieurs et mort. L'effectif ne repose sur aucun calcul statistique : il est estimé à partir du nombre d'études des années précédentes et d'une croissance anticipée, "en accord avec le plan commercial". Deux cents souris pourront être transférées vers un protocole de formation interne aux gestes techniques, à condition de n'avoir pas été infectées, les autres étant tuées en atteignant les points limites ou sur décision du vétérinaire.
Objectifs
La fièvre jaune est une maladie virale transmise par les moustiques, principalement dans les régions tropicales. Elle peut causer de la fièvre, des douleurs musculaires et des nausées. Dans 15% des cas, la maladie évolue vers une forme grave, caractérisée par une jaunisse et des hémorragies pouvant entraîner le décès du patient. Il n’existe pas de traitement antiviral pour soigner cette maladie, mais la vaccination est efficace pour la prévenir. Le vaccin est préparé à partir d’un virus vivant atténué. Les objectifs de ce projet sont multiples : - Modéliser et caractériser l’infection par le virus de la fièvre jaune dans des souris - Evaluer l’innocuité de composés de recherche à visée prophylactique ou thérapeutique (traitements ou vaccins) - Caractériser les réponses immunitaires induites par ces composés de recherche - Evaluer l’efficacité antivirale de ces composés de recherche chez des souris infectées par le virus de la fièvre jaune Pour répondre à ces objectifs, nous utiliserons des souris conventionnelles non-humanisées (immunocompétentes ou immunodéficientes), ou des souris dites humanisées (système immunitaire ou foie), ou doublement humanisées (système immunitaire + foie).
Bénéfices attendus
Grâce à ce projet, nous mettons à disposition des chercheurs un modèle préclinique prédictif permettant d'étudier le virus de la fièvre jaune ainsi que l’efficacité de composés de recherche innovants.
Procédures
Des administrations de composés à visées thérapeutiques seront réalisées avec une fréquence définie par le protocole d’étude. Leurs durées seront de 10 à 15 secondes chacune. Des prélèvements sanguins seront réalisés sur souris avec ou sans anesthésie. Les volumes maximaux de prélèvements seront proportionnels au poids et à l’âge de l’animal avec une limite fixée sur une période glissante de 14 jours. Une réhydratation avec du sérum physiologique sera réalisée si nécessaire. La répartition des prélèvements figurera dans le protocole de l’étude et sera contrôlé par un vétérinaire. Chaque prélèvement durera quelques secondes. Pour les analyses nécessitant un volume plus important, un prélèvement terminal sous anesthésie gazeuse sera réalisé. Les animaux recevront des injections de solution saline isotonique contenant des plasmides, une ou deux fois selon la durée de l’étude. Ces injections, administrées uniquement aux souris de plus de 18 g, dureront entre 10 et 15 secondes. Les injections pourront être répétées selon le protocole et dureront quelques secondes. À l’issue des études, les animaux seront euthanasiés selon les méthodes réglementaires. Toutes les interventions seront réalisées sous un suivi clinique rigoureux afin de minimiser douleur et stress des animaux.
Impact sur les animaux
-Injection de plasmides : les nuisances attendues sont des hématomes et des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. -Administration de traitements ou de virus : il n’y a pas de nuisances attendues, mais il existe un risque d’observer des effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques, hématome, douleur, lésion au site d’administration (notamment si administrations répétées). L’infection par le virus de la fièvre jaune peut entraîner une perte de poids, une hypo-activité, une diminution de la température corporelle, une paralysie des membres postérieurs traduisant une atteinte neurologique, et la mort. - Prélèvements sanguins : il n’y a pas de nuisance attendue mais un risque d’hématome, douleur, lésion au site de prélèvement (notamment si prélèvement répétés). La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés soit parce qu’ils atteignent les points limites, soit par décision du vétérinaire. Certains animaux pourront être réutilisées dans le projet « Formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris », sous réserve que les souris n’aient pas subit de geste plus sévère qu'une injection hydrodynamique et qu’elles n’aient pas été infectées avec le virus. Cette réutilisation permet de ne pas commander des souris spécifiquement pour la Formation mais d’utiliser nos souris déjà présentes.
Remplacement
Il n’est à l’heure actuelle pas possible de recréer in vitro un modèle étudiant les interactions complexes qui peuvent exister entre le système immunitaire et le virus de la fièvre jaune, permettant de reproduire l’infection du virus tout en objectivant les effets thérapeutiques et toxicologiques de composés de recherche destinés à son traitement ou sa prévention. Les modèles murins constituent donc une approche scientifiquement valide, robuste et indispensable au développement et à la mise à disposition de thérapies innovantes pour les patients.
Réduction
Un total de 1000 souris seront utilisées, couvrant une période de 5 ans et permettant de réaliser environ 20 études précliniques de 50 souris. Aucune approche statistique n'a été réalisée pour le nombre total d’études, ou pour le nombre total d’animaux dans le projet, l’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial.
Raffinement
En début d'étude, les souris seront hébergées préférentiellement par groupes sociaux stables de 5 individus maximum. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux (ex : Diet Gel). La cage contiendra à minima une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse, une échelle de scores cliniques (pelage, mobilité, état général, activité, comportement, etc…) sera appliquée dès le premier geste invasif ou dès qu’un signe d’altération sera observé lors de la surveillance quotidienne. Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur. Concernant les prélèvements sanguins, le volume maximal est défini, au-delà il s’agira d’un prélèvement terminal sous anesthésie. Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue. Des mesures pour éviter tout stress au moment de l’euthanasie sont prévues. Les points limites conduisant à une euthanasie seront fonction des scores cliniques et de la perte de poids.
Choix des espèces
90 % des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Lorsque les gènes produisent des effets différents entre souris et humain, le remplacement du gène de la souris par son équivalent humain ou de manière fonctionnelle par greffe de cellules humaines dans une lignée immunodéficiente permet la création de lignées humanisées. Le modèle murin a été choisi en raison de sa capacité à reproduire des aspects clés de la pathogénie de l’infection par le virus de la fièvre jaune, notamment en conditions d’immunodéficience ou après adaptation virale. Certaines souches ou lignées modifiées permettent de mimer la susceptibilité humaine (atteinte hépatique, réponse inflammatoire), ce qui en fait un modèle pertinent pour l’évaluation de composés antiviraux ou prophylactiques. Pour les souris non humanisées et humanisées avec des cellules sanguines provenant du sang périphérique, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 4 semaines, ces souris pouvant être utilisées dès leur sevrage. Pour les souris humanisées avec des cellules souches issues de cordons ombilicaux humains, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines, première apparition des cellules humaines dans le sang. Pour les souris humanisées au niveau du foie ou double-humanisées (foie + système immunitaire), les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 13 semaines, première apparition des hépatocytes dans le foie.
Etude de l’immunogénicité et de l’efficacité de vaccins sous-unitaires protéiques contre le virus cowpox dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Infectées par le virus cowpox après sédation et anesthésie, 68 des 194 souris de ce projet subissent des procédures d'un niveau de souffrance sévère, les 126 autres un niveau léger, et toutes sont tuées pour qu'on prélève leurs organes. Le porteur décrit chez les animaux infectés une perte de poids, de la prostration, un affaissement de la paupière, des difficultés respiratoires, des lésions cutanées, et une mort qui survient en général entre le septième et le neuvième jour. Une partie du protocole consiste à établir la dose létale 50, soit la quantité de virus qui tue la moitié de l'effectif, afin de calibrer l'épreuve infectieuse des futurs candidats vaccins contre la variole et le Mpox. Le même document qualifie les interventions de "légères".
Objectifs
La variole, l’un des plus gros fléaux qu’ait connu l’humanité, est causée par le virus de la variole (VARV), un virus du genre Orthopoxvirus (OPXV). Déclarée éradiquée par l’OMS en 1980 après des campagnes de vaccination massives, on craint sa résurgence, naturelle (fonte du permafrost) ou d’origine intentionnelle. Un autre OPXV, le Monkeypox virus (MPXV), constitue également une menace. Depuis 2022, des épidémies de MPXV ont sévit en Europe et dans les Amériques, avec une mortalité entre 0,03 et 6 % selon les souches. Les vaccins antivarioliques dits de 1re génération protègent également contre le MPXV (à 85%), mais leurs effets secondaires importants les rendent inadaptés aux patients fragiles. Ceux de 3e génération sont plus sûrs et confèrent une immunité protectrice certaine contre le Mpox mais la durée de l’efficacité reste inconnue. L’objectif est de concevoir des vaccins innovants basées sur des fragments du virus (antigènes). Ces antigènes peuvent être présentés sous forme de protéine, d’ARN messager ou intégrés dans un vecteur viral inoffensif, comme le vaccin contre la rougeole. Des essais préliminaires sont nécessaires pour identifier les antigènes à incorporer dans ces différents vaccins pour conférer une immunité protectrice contre une infection par un OPXV. Pour identifier la meilleure combinaison d’antigènes qui protège contre les OPXV, nous aurons recours à un modèle murin infecté par le virus Cowpox (CPXV), comme modèle d’infection expérimental des OPXV. Ce dernier peut induire une pathologie chez la souris similaire à celle observé chez un patient ayant contracté la variole, ce qui en fait un bon modèle pour tester l’efficacité des vaccins. L’objectif est d’identifier la combinaison d’antigènes la plus efficace contre le CPXV. Pour cela, trois étapes sont prévues : 1) Sélectionner les antigènes OPXV induisant une réponse immunitaire plus élevée par rapport au vaccin de référence utilisé depuis 2022. 2) Valider la dose létale pour 50 % de l’effectif infecté (DL 50) du CPXV chez des rongeurs 3) D’identifier la meilleure association d’antigènes conférant une protection contre une épreuve infectieuse par le CPXV.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra : 1) De valider les antigènes qui seront inclus dans ces différentes technologies vaccinales. 2) D’optimiser les méthodes nécessaires pour l’analyse des réponses immunitaires spécifiques contre les OPXV au sein du laboratoire. 3) De valider un modèle murin pouvant être utilisé dans le cadre d’essai vaccinal préclinique pour les candidats vaccins contre l’infection par le MPXV et le VARV. 4) D’acquérir de nouvelles données faisant le lien entre la mortalité induite par l’infection de la souche de CPXV et la dissémination et la quantification du virus dans les organes. Les retombées de ce projet permettront à terme d’évaluer l’efficacité de candidats vaccins de 4e génération contre les OPXV dans un modèle préclinique.
Procédures
Pour les immunisations et les prélèvements sanguins, les interventions sont légères : -Les animaux seront sédatés puis immunisés avec une ou deux injections espacés de trois semaines. L’ensemble des interventions dureront maximum 5 minutes par animal. Les animaux seront suivis pendant trois semaines après une immunisation ou six semaines après deux immunisations. -Un ou deux prélèvements de sang espacés de trois semaines seront réalisés sur animaux sédatés dans les veines. L’ensemble des interventions dureront maximum 5 minutes par animal. Pour les infections par le CPXV, les animaux seront hébergés dans des cages adaptées. Ils seront sédatés puis anesthésiés avant l’inoculation d’une solution contenant une souche de CPXV. L’ensemble des interventions dureront maximum 10 minutes par animal. En fin de procédure, ils seront mis à mort.
Impact sur les animaux
Le modèle d’infection CPXV dans le modèle murin a été établi précédemment dans la littérature et a permis l’évaluation de candidats vaccins antivarioliques. L’inoculation d’une solution (milieu de culture ou suspension virale) entraîne une gêne des voies aériennes non douloureuse et très passagère (quelques secondes). Les animaux infectés par le CPXV peuvent présenter une perte de poids, une baisse de l’activité, de la prostration ainsi qu’un affaissement de la paupière (ptosis). On peut également observer des difficultés respiratoires et des lésions cutanées. L’infection par cette souche virale peut également entraîner la mort de l’animal (généralement entre le 7e et 9e jour post-infection).
Devenir
Les procédures comprennent des prélèvements post mortem de plusieurs organes pour conduire des analyses des réponses cellulaires et de titre viral. À l’issue des procédures, les animaux seront mis à mort en fin d’étude pour réaliser ces prélèvements.
Remplacement
L’évaluation de l’immunogénicité et de l’efficacité d’un vaccin dans un modèle préclinique est une étape incontournable dans le processus de développement d’un vaccin. A ce jour, il n’existe pas de modèle de cultures cellulaires in vitro permettant de récapituler à l’échelle d’un organisme entier les réponses immunitaires et la protection face à une infection virale. Concernant l’épreuve infectieuse, le bon déroulé de cette étape repose notamment sur la connaissance de la dose létale causant la mort de 50 % de l’effectif (DL50) de l’agent utilisé pour évaluer l’efficacité d’un vaccin. La DL50 doit faire l’objet d’un contrôle si l’utilisation d’un nouveau lot de virus est envisagée. Afin de prendre en compte cette spécificité, un lot conséquent de CPXV est en cours de production afin de limiter au maximum le renouvellement de cette étude.
Réduction
Avec l’appui des données dans la littérature utilisant un vaccin à base d’antigènes sous la forme de protéine, le nombre d’animaux nécessaires par groupe est calculé pour avoir un effectif minimum suffisant permettant une analyse statistique significative entre deux traitements différents. Pour les tests d’immunogénicité et d’efficacité face à une épreuve infectieuse, il nous faudrait disposer d’au moins 6 animaux par groupe. Déterminer la dose létale et la dose létale 50 d’une souche de CPXV sur modèle murin demande de pouvoir observer une différence statistique significative entre deux groupes. Il nous faudrait disposer d’au moins 7 animaux par groupe pour que les résultats soient valorisables. Compte tenu du risque de mortalité lié à des aléas extérieurs, nous estimons nécessaire d’augmenter les effectifs de chaque groupe infecté 1 individu.
Raffinement
À leur arrivée, les souris passeront par une phase d’acclimatation d’une semaine. Elles seront identifiées par des dispositifs d’identification (boucles auriculaires ou puces électroniques) . Les animaux identifiés par puces seront observés pendant une semaine supplémentaire. Tous les animaux d’une même cage seront traités de la même manière au même moment. Avant chaque intervention, une sédation sera appliquée. Une anesthésie locale sera appliquée en complément pour certaines procédures. La pommade sera appliquée au niveau de la zone concernée pour la pose de boucles auriculaires et les prélèvements veineux. Une injection d’analgésique sera réalisée à l’endroit de l’implantation de la puce. Une injection d’anesthésique sera réalisée avant l’inoculation du CPXV. Après anesthésie, le réveil des animaux sera contrôlé et ils seront replacés dans les cages uniquement lorsqu’ils seront parfaitement réveillés et mobiles. Des grilles d’évaluation permettront d’évaluer cliniquement l’état de l’animal tout au long des protocoles expérimentaux et de définir la démarche à suivre pour circonscrire toutes éventuelles altérations de celui-ci. Une évaluation éthique rétrospective de ce travail sera réalisée à l’issue du projet.
Choix des espèces
L’évaluation d’un nouveau vaccin antivariolique ne peut pas être prouvée chez l’homme par des études cliniques en raison de l’éradication de la variole. Pour évaluer l’efficacité d’un vaccin antivariolique à spectre large contre les OPXV, l’infection expérimentale par un virus de la famille du genre Orthopoxvirus dans un modèle mammifère est le seul moyen permettant d’évaluer la protection conférée par un vaccin à l’échelle d’un organisme entier. La souris est un modèle pertinent pour évaluer les réponses immunitaires et l’efficacité conférées des vaccins antivarioliques. En effet, celle-ci est sensible à l’infection par le virus cowpox, un orthopoxvirus, et récapitule certains signes cliniques et symptômes observés chez des patients infectés par le virus de la variole. De plus, les réponses immunes spécifiques suite à l’infection par le virus cowpox par voie intranasal ont été caractérisées. Ainsi, le même modèle murin sera employé pour réaliser les essais dans ce projet. Les procédures de vaccination avec deux doses espacées de trois semaines sont longues, ce qui justifie de démarrer à un âge jeune, le vieillissement étant connu pour impacter la réponse immunitaire. Cependant, il est important d’attendre 6 semaines d’âge minimum pour avoir un système immunitaire mature chez la souris.
Étude sur l’utilisation du traitement oral de α-gal pour prévenir la maladie de Lyme.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélever leur sang et leurs organes, chacune portant sur le dos une capsule où se nourrissent jusqu'à trente tiques. Elles reçoivent neuf gavages, puis trois à quatre prélèvements sanguins dont certains par ponction du sinus de l'œil, et passent cinq jours isolées en cage individuelle pour que leurs congénères ne mangent pas les tiques. Une partie d'entre elles est génétiquement modifiée pour ne pas produire le sucre alpha-Gal, molécule sur laquelle repose la piste vaccinale testée contre la maladie de Lyme. Le porteur explique qu'il faut cinq souris par groupe parce que la plupart des tiques se détachent ou meurent avant d'avoir fini leur repas, cinq à dix seulement arrivant gorgées par animal.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est de tester une stratégie visant à protéger contre la maladie de Lyme, causée par la bactérie Borrelia, transmise par les tiques. Cette approche consiste à administrer des bactéries non pathogènes (comme E. coli) modifiées pour exprimer une molécule appelée α-gal (un type de sucre). L'objectif est d'induire la production d'anticorps spécifiques contre α-gal, qui pourraient aider à prévenir l'infection par Borrelia. Les étapes spécifiques du projet sont les suivantes : Induction d'anticorps anti-α-gal : En administrant oralement ces bactéries aux animaux, nous espérons stimuler la production d'anticorps spécifiques (IgM et IgG) contre α-gal. Évaluation de la réponse immunitaire et de la protection contre l'infection : Nous mesurerons si la réponse immunitaire induite permet de réduire la charge de Borrelia dans les tiques parasitant les animaux immunisés. Analyse de la charge bactérienne de Borrelia : Après infestation par des tiques infectées, nous analyserons la présence de Borrelia dans les tiques et dans divers tissus des animaux immunisés. Étude de la mortalité et du comportement des tiques : Nous observerons le comportement alimentaire des tiques et leur taux de mortalité afin d'évaluer si l'immunisation a un impact sur leur cycle de vie. Ce projet vise à déterminer si cette méthode peut non seulement protéger contre l'infection, mais également avoir un effet sur les tiques elles-mêmes
Bénéfices attendus
Les tiques sont les principaux transmetteurs de pathogènes provoquant des maladies graves chez les humains et les animaux, comme la maladie de Lyme causée par Borrelia spp. et transmise par les tiques Ixodes. Borrelia burgdorferi est la principale espèce responsable de la maladie de Lyme en Amérique du Nord, transmise par Ixodes scapularis, tandis que Borrelia afzelii est plus courante en Europe, où elle est transmise par l'espèce homologue I. ricinus. Actuellement, il n'existe pas de vaccin efficace contre Borrelia spp., et la lutte contre les tiques repose principalement sur l'utilisation d'acaricides, qui contaminent l'environnement ainsi que les produits animaux destinés à la consommation humaine. De plus, l’utilisation d’acaricides peut entraîner la sélection de populations de tiques résistantes. Étant donné la gravité des maladies transmises par les tiques et l'absence de mesures préventives efficaces, hormis l'évitement des piqûres de tiques, ce projet vise à développer des stratégies de vaccination plus sûres et plus efficaces. En particulier, il cherche à développer des vaccins basés sur le sucre α-Gal, offrant une protection à la fois contre les tiques et contre la maladie de Lyme
Procédures
Les souris seront immunisées par voie orale. Elles recevront 9 administrations et subiront un maximum de 3 prélèvements sanguins. Aux jours 0, 14, 30 et 51, des prélèvements sanguins seront effectués par ponction du sinus, en alternant les côtés à chaque fois, sous anesthésie locale et générale. Une ponction dure 8 minutes, anesthésie comprise. L'administration des probiotiques se fera par gavage. Cette méthode sera appliquée pendant 3 jours consécutifs, avec une pause de 5 jours entre chaque session, sur une période de 3 semaines, soit un total de 3 cycles (une fois par semaine). Chaque gavage durera entre 3 et 5 minutes, anesthésie comprise. Les jours 0,14 et 30 après l’administration orale, un prélèvement sanguin sera effectué dans la veine auriculaire ; ce prélèvement durera environ 8 minutes, anesthésie comprise. Le prélèvement du jour 14 permettra de suivre la production normale des anticorps induits par l’immunisation. Le jour 51, après la dernière administration orale, un dernier prélèvement sanguin sera réalisé sous anesthésie générale. Après la fixation des capsules, les souris seront hébergées en cages individuelles pendant une durée de 5 jours. Elles bénéficieront des mêmes conditions d’enrichissement que dans les cages collectives. Et afin d’atténuer les effets de l’isolement, des enrichissements supplémentaires seront ajoutés pour favoriser leur bien-être
Impact sur les animaux
Les tiques sont placées sur le dos des souris au sein d'une capsule. Les souris peuvent se sentir mal à l'aise lorsque la capsule est placée sur leur dos. Cependant, le placement des capsules sur le dos de l'animal a été optimisé pour minimiser l'inconfort chez l'animal et maximiser les résultats expérimentaux. les rongeurs sont un réservoir naturel de Borrelia spp, ce qui signifie qu'ils peuvent porter l'infection sans montrer de symptômes graves ou évidents, contribuant ainsi à la transmission de la bactérie par les tiques. D'autre part, l'immunisation peut causer une inflammation et une douleur au site d'injection, ou des réactions allergiques. Le prélèvement sanguin peut provoquer du stress lié à la manipulation ou de la douleur. Pour minimiser ces effets, les procédures sont effectuées sous anesthésie et un suivi constant est assuré afin de détecter tout symptôme indésirable.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour récupération du sang total et des organes.
Remplacement
Ce projet vise à étudier l’effet protecteur des anticorps anti-α-gal contre Borrelia, en nourrissant des tiques sur des souris immunisées oralement avec différentes souches non pathogènes d'E. coli exprimant α-gal sur leur membrane. Les objectifs incluent l’évaluation de la survie des tiques et de la transmission de Borrelia, par ces dernières. Actuellement, il n’existe pas de modèle in vitro capable de reproduire avec précision la réponse immunitaire induite par voie orale chez les souris en réponse à une infection bactérienne. Par conséquent, l’utilisation d’un modèle animal est essentiel pour analyser l’effet protecteur des anticorps et la colonisation des tiques par Borrelia.
Réduction
Chaque souris peut nourrir jusqu'à 30 tiques, mais entre 20 et 25 tiques se détachent sans avoir terminé leur repas ou meurent. En moyenne, nous pouvons obtenir 5 à 10 tiques gorgées par souris. Par conséquent, il est nécessaire d'utiliser 5 souris par groupe pour obtenir entre 25 et 50 tiques gorgées, ce qui est le nombre requis pour nos analyses. Le nombre total d'animaux a été calculé afin de minimiser leur utilisation tout en garantissant le nombre de tiques gorgées nécessaire à la réalisation des analyses.
Raffinement
Les souris seront logées par groupes de 5 dans des conditions standards, avec l'enrichissement nécessaire à leur bien-être, notamment des carrés de coton et des maisons en plastique. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter d’éventuels signes cliniques. Lorsque les souris porteront des capsules sur le dos pour nourrir les tiques, elles seront placées en cages individuelles, car elles pourraient retirer les capsules des autres souris ou manger les tiques. Malgré leur isolement, elles bénéficieront des mêmes conditions d'hébergement, avec les enrichissements nécessaires pour leur bien-être. Pour les souris hébergées en cages individuelles des mesures seront prises le temps de leur hébergement individuel afin de garder un contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Les souris seront surveillées quotidiennement afin de détecter l'apparition d'éventuels signes cliniques. Des points limites ont été défini pour décider de la mise à mort des animaux en cas d'atteinte sévère de leur état de santé. Par ailleurs afin de limiter la douleur et l'anxiété des souris des protocoles d'anesthésie sont prévus pour certains actes pouvant engendrer une anxiété ou une souffrance.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris génétiquement modifiées qui ne produisent pas le sucre α-Gal ; elles peuvent toutefois produire des anticorps spécifiques contre celui-ci. Ces lignées sont importantes pour étudier comment le corps réagit à cette molécule. Nous utiliserons également des souris non modifiées génétiquement. Elles seront utilisées comme groupe contrôle pour comparer les résultats avec ceux des souris génétiquement modifiées et obtenir des résultats plus proches des animaux sauvages. Les souris auront entre 7 et 8 semaines d'âge. Ce stade de développement (7 à 8 semaines) correspond à une maturité immunologique optimale chez la souris, ce qui est essentiel pour évaluer efficacement la réponse immunitaire induite par l’immunisation avec l’α-Gal. Il s’agit également d’un âge standard dans les modèles d’infection par Borrelia, permettant la comparaison avec des études antérieures et garantissant la reproductibilité des résultats. Par ailleurs les souris âgées de 7 à 8 semaines sont des souris adultes ce qui facilite les actes de prélèvements sanguins car elles sont plus grosses.
VaccinoLIV : Étude de l’immunogénicité et de l’efficacité chez la souris de candidats vaccins recombinants
- Recherche appliquée
- Cancers
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Toxicologie et autres tests de sécurité
Certaines souris sont infectées par des virus humains pathogènes ou par le parasite du paludisme murin, une infection qui peut provoquer fièvre, prostration, perte de poids et paralysie. 4 622 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 312 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. D'autres sont greffées de cellules tumorales, avec des tumeurs qui peuvent s'infecter ou s'ulcérer, et reçoivent des injections de virus de la rougeole modifiés une à deux fois par semaine pendant dix semaines. Le porteur écrit que la souffrance liée à l'infection "précédera la mort de l'animal" et, quelques lignes plus loin, que la mort comme point limite est strictement évitée.
Objectifs
L’objectif du projet est l’évaluation préclinique chez la souris de l’immunogénicité et de l’efficacité des différents candidats vaccins développés au laboratoire. Les capacités anticancéreuses de virus de la rougeole modifiés seront aussi évaluées dans des modèles de greffes de tumeurs syngéniques. Ces objectifs sont justifiés du point de vue scientifique car ils permettent de démontrer la fonctionnalité des candidats vaccins ou thérapeutiques. Le but ultime de ce projet est la mise à disposition de vaccins préventifs contre plusieurs pathologies infectieuses graves, ainsi qu’un possible traitement contre certains cancers, deux domaines d’impact majeur en santé publique.
Bénéfices attendus
Les candidats vaccins développés dans le laboratoire sont destinés à être évalués par la suite dans des essais cliniques. Leur évaluation préalable dans un modèle murin permet de démontrer leur efficacité et leur sûreté préclinique et de définir les doses et schémas vaccinaux. Le but ultime de ce projet est la mise à disposition de vaccins préventifs contre plusieurs pathologies infectieuses graves pour lesquelles le besoin médical est immense, ainsi qu’un traitement viro-thérapeutique contre certains cancers pour lesquels le besoin médical et le marché sont également immenses.
Procédures
Les animaux sont immunisés par voie intrapéritonéale, intramusculaire, intradermique, intraveineuse ou orale selon l'agent pathogène ciblé (quelques secondes par animal). Les prélèvements sanguins à la veine rétro-mandibulaire sont effectués à J0 - J7 - J28 - J60 après la vaccination (quelques secondes par animal). Pour évaluer l'efficacité des vaccins, certaines souris seront confrontées à des épreuves infectieuses (quelques secondes par animal) par des virus humains pathogènes ou non-pathogènes chez les souris contrôles ou par le parasite du paludisme Plasmodium berghei, pathogène. Le suivi du challenge est effectué sur une goutte de sang récupérée à la queue de chaque animal à J1, J2, J3, J5, J7, J10 (quelques secondes par animal). Pour évaluer les propriétés immuno-oncolytiques des vaccins, les souris seront greffées avec des cellules tumorales (quelques minutes par animal). Le traitement des tumeurs est effectué par des injections intratumorales, intrapéritonéales, intramusculaires, intradermiques ou intraveineuses de vaccins recombinants contre la rougeole (quelques secondes par animal). Les vaccins candidats sont inoculés (quelques secondes par animal) une ou deux fois par semaine pendant un maximum de 10 semaines.
Impact sur les animaux
Pour évaluer l'efficacité des vaccins recombinants, certaines souris seront confrontées à des épreuves infectieuses par des virus humains pathogènes ou non chez les souris contrôles, ainsi que par le parasite du paludisme murin Plasmodium berghei, également pathogène. Selon l'agent testé, l'infection peut entraîner une souffrance (fièvre, prostration, perte de poids, paralysie) qui précédera la mort de l'animal. Pour évaluer les propriétés anticancéreuses des candidats vaccins, les souris seront greffées avec des cellules tumorales syngéniques qui peuvent entrainer des effets indésirables. En effet, la croissance des tumeurs chez la souris peut provoquer une gêne ou affecter le comportement ou la locomotion. La tumeur peut s'infecter ou s'ulcérer.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.
Remplacement
Il n'existe pas d'alternatives non-animales dans le domaine de la recherche préclinique sur les vaccins recombinants. En absence de telles alternatives, l'utilisation d'animaux vivants dans les procédures expérimentales est prévue pour atteindre les objectifs du projet. L'étude des réponses immunitaires des candidats vaccins nécessite l'utilisation d'un organisme vivant entier avec un système immunitaire développé. Le virus de la rougeole (sauvage ou vaccinal) n’infecte que les primates, dont l’homme. Dans ce contexte et en premier choix, nous avons opté pour un modèle non-primate, mais présentant une organisation tissulaire et du système immunitaire proche de l’homme. Ainsi, un modèle de souris IFNAR ou hCD46/IFNAR permissif pour la rougeole est utilisé pour étudier les réponses immunitaires aux candidats vaccins.
Réduction
Pour appliquer le principe de réduction du nombre d’animaux utilisés, nous composons les groupes d’animaux « contrôles » de 4 souris et les groupes « test » de 6 souris. Ainsi deux souris sont épargnées à chaque test. Par la suite nous pourrons diminuer le nombre d’animaux à 4 dans les groupes « contrôle négatif » car, d’une expérience à l’autre, ces animaux contrôles reçoivent systématiquement le vaccin rougeole standard Schwarz et que la réponse des souris à l’immunisation est relativement homogène d’un animal à l’autre. Les groupes « test » sont composés de 6 souris, le nombre minimal d’animaux pour que les résultats soient statistiquement significatifs, comme validés par un bioinformaticien en interne. Le nombre de souris utilisées par groupe représente la moitié des normes utilisées dans l’industrie du vaccin. Nous pouvons appliquer cette réduction car nous observons des effets forts : réponses immunitaires présentes ou absentes ; protection d’épreuves infectieuses efficace ou non. Ces observations sont basées sur notre longue expérience (67 publications dans ce domaine).
Raffinement
Les animaux soumis à des procédures qui produisent une douleur ou une détresse minimale/transitoire seront suivis par une observation quotidienne. Lorsque les animaux subiront des épreuves infectieuses, ils seront également contrôlés quotidiennement. En effet, selon le pathogène utilisé, l’infection pourra entraîner une souffrance (fièvre, prostration, perte de poids, paralysie) qui précèdera la mort de l’animal. La mort des animaux comme point limite est strictement évitée. Les animaux seront surveillés quotidiennement et une grille évaluation douleur stress inconfort sera utilisée pour noter la douleur et la détresse qui peuvent survenir chez les animaux exposés à des agents pathogènes connus pour provoquer des effets graves. Nous suivrons : 1) L'apparence générale (poil luisant/terne, hérissé, état d'embonpoint, perte de poids, rétrécissement des orbites oculaires, renflement du nez, changement de position des vibrisses. 2) Signes cliniques : respiration, posture, activité, fèces, pli cutané. 3) Comportement : comportement normal/agitation, mobilité, mâchonnement des barres, déplacement en cercle, saut arrière. Pour éviter au maximum la douleur et la détresse nous suivrons les recommandations suivantes : mise à mort en cas de score 2 et observation quotidienne si score >0. Un aliment enrichi sera ajouté et l'enrichissement de l’environnement sera amélioré dès le début des procédures des épreuves infectieuses.
Choix des espèces
Le virus de la rougeole (sauvage ou vaccinal) n’infecte que les primates, dont l’homme. Dans ce contexte et en premier choix, nous avons opté pour un modèle non-primate, mais présentant une organisation tissulaire et du système immunitaire proche de l’homme. Ainsi, un modèle de souris permissif pour la rougeole est utilisé pour étudier les réponses immunitaires aux candidats vaccins. Nous utilisons ces souris depuis de nombreuses années et avons publié un grand nombre d’articles décrivant leurs propriétés et leurs qualités dans ce contexte. Pour étudier les propriétés immuno-oncolytiques du virus de la rougeole, des modèles de greffe de tumeurs sont utilisés. Age moyen des animaux : 11 semaines +/- 4 semaines. Les animaux doivent être matures au plan immunologique. Par ailleurs les jeunes individus répondent mieux que les plus vieux. Enfin, il est inutile de laisser vieillir les animaux avant utilisation.
Mise en place d’un modèle PNH de fièvre jaune induite par la piqure de moustique infecté et test d’immunogénicité et d’efficacité de vaccins anti-flavivirus
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Les macaques infectés seront tués pour mesurer la charge virale dans leurs organes, les six non infectés étant réutilisés dans d'autres études. 66 macaques à longue queue vont être utilisés, 12 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 54 dans des procédures de niveau sévère. Ils sont exposés au virus de la fièvre jaune par piqûre de moustiques infectés sous anesthésie, subissent jusqu'à 39 prélèvements de sang, jusqu'à dix séances d'imagerie, l'implantation d'une sonde de température et des biopsies de peau, de moelle osseuse et de ganglions, avec trois semaines d'hébergement individuel au maximum. Le porteur annonce une fièvre de six à huit jours et une mortalité possible entre le quatrième et le dixième jour après l'infection, et justifie le choix du macaque par le fait que les rongeurs ne développent la maladie qu'après inoculation intracrânienne ou immunodépression artificielle.
Objectifs
Les flavivirus sont des virus transmis par des insectes se nourrissant de sang. Ils regroupent plusieurs familles de virus engendrant des maladies variées, allant des fièvres bénignes aux encéphalites et fièvres hémorragiques graves. Le virus de la fièvre jaune, de la dengue, du Zika ou encore du Nil occidental (WN) font partie plus spécifiquement de la famille des Flavivirus. Ils seraient responsables de 500 000 infections et 250 000 décès chaque année dans le monde. Déjà à l’origine de plusieurs épidémies dans les pays tropicaux, plusieurs cas endémiques, c’est-à-dire très localisés et pas importés, se sont développés en Europe ces dernières années. De nouvelles implantations de moustiques porteurs de ces virus apparaissent avec les changements climatiques en cours, ce qui entraine un risque d’épidémies en Europe de plus en plus important. Il n’existe actuellement pas de traitement contre ces maladies infectieuses. Concernant les vaccins, seul celui contre la fièvre jaune est très efficace mais soumis à plusieurs difficultés de production, responsable de pénuries fréquentes. Il est donc urgent de développer de nouveaux vaccins contre les flavivirus, ce qui constitue l’objectif de notre projet. Celui-ci est structuré en deux sous-objectifs : le premier consiste à mettre au point un modèle animal primate dont l’infection est faite par piqure de moustiques porteurs du virus de la fièvre jaune, pour se rapprocher des cas de contamination humaine, éventuellement transposable par la suite pour d’autres flavivirus. Le deuxième objectif du projet est de tester sur ce modèle, une nouvelle stratégie de vaccin luttant contre tous les flavivirus ciblant et neutralisant des composés de la salive du moustique. Cette stratégie originale permettrait à l’organisme hôte, primate ou humain, de contrôler l’infection dès ses étapes les plus précoces . En effet, il est établi que des protéines de la salive du moustique favorisent l’entrée et la multiplication du virus chez l’hôte et inhibent sa réponse anti-virale .
Bénéfices attendus
Les bénéfices à court terme sont : i) la mise en place d’un modèle animal dont l’infection par piqure de moustique est plus physiologique qu’une injection, utilisable pour tester des futures stratégies préventives et thérapeutiques, ii) l’évaluation d’une part, de la réponse immunitaire induite par un candidat vaccin contre tous les flavivirus, et d’autre part, de son efficacité de protection contre le virus de la fièvre jaune, iii) la compréhension de l’effet de l’immunisation contre des protéines de la salive de moustique sur la transmission de virus de la fièvre jaune, et la comparaison avec les mécanismes du vaccin commercial qui cible le pathogène. À long terme, les résultats permettront le développement d’un vaccin à large spectre contre plusieurs flavivirus à fort potentiel épidémique mondial et européen. Ce vaccin pourrait sauver la vie de centaines de milliers de personnes et atténuer le fardeau sanitaire, social et économique des infections liées à ces virus. Même si cette stratégie vaccinale ne s’avérait pas complètement efficace, elle pourrait être complémentaires de vaccins peu efficaces contre d’autres infections flavivirales comme la dengue. Maitriser la mise au point de modèles de transmission d’infections de macaques par piqures de moustiques nous prépare également à répondre à une émergence ou re-émergence d’un flavivirus, en le transposant aux autres virus transmis par des moustiques.
Procédures
A chaque anesthésie, les animaux sont suivis avec une pesée, le contrôle des paramètres de santé de l’animal (respiration, aspect de la fourrure,, ect..), jusqu’à 5 fois par semaine. Ce nombre de suivi pourra être adapté si l’animal montre des signes de mauvaise santé. Le suivi prend environ 10 minutes. Les animaux seront tous soumis à des prélèvements de sang, maximum 5 fois par semaine lors des phases d’infections et maximum deux fois par semaine le reste du temps (au total maximum 39). Un prélèvement de sang prend environ 5 minutes par animal. Certains animaux seront soumis à de l’imagerie (technique non invasive), sous anesthésie, durant environ 10 min. Lors de la mise en place de l’étude sur un nombre restreint d’animaux, le suivi est fréquent (jusqu’à 5 fois le premier jour) puis une fois par jour la première semaine. Une fois en place, les animaux seront soumis à de l’imagerie maximum 3 fois par semaine. Les animaux auront au maximum 10 séances d’imagerie. Les animaux seront infectés, sous anesthésie, par des moustiques porteurs du virus. Cette étape durera entre 10 et 20min. Les animaux subiront des procédures chirurgicales, sous anesthésie, telle que l’implantation d’une sonde de température ou des biopsies de peau, moelle osseuse et/ou ganglions au maximum 6 fois par semaine après la piqure de moustique regroupée au maximum (3 anesthésies maximum). Ils en auront également 3 supplémentaires maximum (au début de l’étude, après immunisation et en fin d’étude). Les chirurgies durent entre 15 et 30min. Les animaux seront en hébergement individuel après la pose de sonde de température et après l’infection, au total 3 semaines maximum.
Impact sur les animaux
- Les nuisances possibles pour les animaux lors de l’infection par le virus de la fièvre jaune sont, comme chez un organisme humain infecté naturellement par des moustiques : o fièvre pendant 6 à 8 jours o perte d’appetit +/- perte de poids pendant 8 à 10 jours o nausées, vomissements rares et ponctuels, possibles entre le jour 2 et le jour 10 après inoculation o diminution de l’activité pendant 6 à 8 jours o mortalité entre le 4ème et le 10ème jour post infection. - Les nuisances possibles chez les animaux après les vaccinations sont : o réaction locale: rougeur (très rare), gonflement (très rare), durée de 1 à 3 jours Les nuisances possibles chez les animaux après les anesthésies répétées sont : o perturbation de l’appétit +/- perte de poids mineure Les nuisances possibles chez les animaux après une piqure de moustique sont : o réaction locale sur le site de piqure et démangeaison, durée de 1 à 3 jours. Ces effets n’ont cependant pas été constaté dans la littérature chez le modèle NHP. Les animaux seront également hébergés en individuel après la pose de la sonde de température (5 jours) et après l’infection (environ 14 jours). Les nuisances chez ces animaux sont du stress et une activité réduite. Les nuisances possibles chez les animaux après les prélèvements hématologiques répétés sont : o anémie transitoire (légère à modérée) Les nuisances possibles chez les animaux après les chirurgies sont : réaction locale au site d’incision : gonflement, suintement de la plaie rare, durée de 1 à 5 jours
Devenir
Les animaux non infectés pourront être réutilisés pour d’autres études. Les animaux infectés seront euthanasiés pour réaliser des études histologiques et des mesures de virémies dans les organes pour valider l’efficacité des vaccins candidats
Remplacement
L’étude et la caractérisation des réponses immunitaires induites chez l’hôte lors de l’infection par un moustique nécessitent l’exploration des réponses à l’échelle de l’organisme entier. Á ce jour, il n’existe pas d’alternative à l’utilisation d’animaux.
Réduction
Nous avons inclus un nombre réduit d’animaux pour mettre en place les paramètres de l’étude et le modèle sur des groupes de 2 à 6 animaux. En effet, il s’agit d’étapes de mise au point nécessitant de petits nombres d’animaux pour faire des comparaisons qualitatives, et chaque condition sera testée une par une afin d’ajuster les expériences suivantes en fonction des résultats obtenus. Pour l’évaluation de l’efficacité du vaccin, le nombre d’animaux par groupe est le minimum permettant une analyse statistique des résultats (n=6).
Raffinement
Des protocoles d’analgésie ont été définis et validés par notre équipe vétérinaire afin de minimiser la douleur à chaque intervention. Toutes les interventions sur les animaux sont réalisées sous anesthésie : vaccinations, exposition au virus, prélèvements de sang, procédures chirurgicales. Dans la mesure du possible, différents prélèvements seront groupés lors d’une seule anesthésie (en fonction de la question scientifique posée et de la compatibilité des procédures techniques). Afin de prévenir le risque de vomissements lors de l’induction de l’anesthésie, les animaux seront préalablement mis à jeun (8 heures minimum avant l’anesthésie). Les interventions chirurgicales privilégieront des méthodes mini-invasives, avec des tailles d’incisions limitées afin de réduire la douleur postopératoire et une analgésie systématique sera mise en place lors des biopsies de peau et de ganglions axillaires. Les volumes de sang et de moelle osseuse prélevés seront réduits au minimum nécessaire. En cas d’apparition de réaction locale suite aux prélèvements, un traitement symptomatique pourra être instauré après examen par le vétérinaire. En cas de problèmes d’appétit suite aux anesthésies répétées, une diversification/complémentation alimentaire sera instaurée avec les conseils du vétérinaire. L’état des animaux sera surveillé quotidiennement et tout signe clinique anormal sera signalé aux responsables du projet et au vétérinaire. Si un animal montre des signes de douleur, un traitement symptomatique pourra être mis en place par le vétérinaire. Des points limites et des critères d’arrêt sont prévus pour limiter la souffrance des animaux, ainsi qu’une grille de score propre à l’infection par le virus de la fièvre jaune déjà en place. Les animaux seront hébergés individuellement pendant la phase d’exposition virale pour permettre le suivi clinique individuel (prise de repas et de boisson). Une attention particulière sera apportée sur le programme d’enrichissement: dispositif alimentaire supplémentaire, jouet, renforcement du contact positif avec distribution de fruits secs/graines.
Choix des espèces
Les macaques cynomolgus sont sensibles au virus de la fièvre jaune qui induit dans cette espèce une maladie similaire à celle décrite chez l’humain. De plus, le système immunitaire des macaques est très proche de celui des humains et les réponses vaccinales dans cette espèce sont semblables à celles observées chez l’humain. Par ailleurs, les rongeurs ne sont sensibles à ce virus qu’après inoculation intracrânienne et/ou lorsqu’ils sont rendus artificiellement déficients au niveau de leurs défenses immunitaires. Ces conditions sont très éloignées de la transmission naturelle du virus chez l’homme (transmission par piqûre de moustique) et sont incompatibles avec l’étude du système immunitaire. Le suivi immunologique et la réponse à l’infection sont des paramètres majeurs dans ce projet, nous avons donc besoin d’animaux avec un système immunitaire pleinement mature, ce qui correspond à des animaux entre 2.5 et 8Kg, environ 3 ans.
Mise au point d’un modèle de colonisation gastro-intestinale à Enterococcus faecalis chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
36 souris Swiss femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent trois injections sous-cutanées d'antibiotique en trois jours consécutifs, puis un gavage oral unique d'une suspension d'Enterococcus faecalis, avant que leur tube digestif soit prélevé pour dénombrement bactérien. Le porteur affirme qu'aucune alternative in vitro ou ex vivo ne reproduit la complexité d'une infection gastro-intestinale, et attend du modèle qu'il éclaire la persistance de la bactérie après une endocardite. L'âge et le sexe des souris sont fixés "à la demande du client", ce qui situe le projet du côté de la prestation.
Objectifs
Les entérocoques sont des bactéries ubiquitaires, naturellement présents dans le microbiote intestinal humain. Parmi eux, Enterococcus faecalis est l'espèce majoritairement responsable des infections humaines. Historiquement considérés comme des bactéries opportunistes, les entérocoques suscitent aujourd’hui une inquiétude croissante en raison de leur capacité à développer une résistance aux antibiotiques et à persister dans des environnements hospitaliers hostiles. E. faecalis est impliqué dans diverses pathologies, telles que les endocardites (infections du cœur), les infections urinaires, les bactériémies, et plus rarement les infections gastro-intestinales. La rechute fréquente de certaines infections laisse supposer une tolérance ou une persistance bactérienne qui échappe aux traitements classiques. Dans ce contexte, le projet vise à développer un modèle d’infection gastro-intestinale permettant d’évaluer le comportement infectieux de deux souches mutées en comparaison d’une souche non mutée. L’objectif est de déterminer si ces mutations influencent la capacité de la bactérie à établir ou maintenir une infection différente de la souche parentale.
Bénéfices attendus
La mise en place d’un modèle murin standardisé permet de reproduire les conditions d'une colonisation intestinale par Enterococcus faecalis et d'étudier son comportement in vivo, dans un environnement contrôlé et reproductible. En comparant la souche parentale à deux mutants identifiés chez des patients ayant rechuté d’endocardite, le projet permet d’explorer les déterminants bactériens responsables de la persistance, de la tolérance aux antibiotiques, et potentiellement de la rechute infectieuse.
Procédures
- 3 injections sous cutanée (de 10 secondes (aiguille 26G) à raison d’une injection quotidienne 3j consécutifs - 1 administration unique par gavage oral de 10 secondes (0,9 x 25 mm)
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire un stress ou une douleur : - La première phase consistera à administrer par voie sous cutanée un antibiotique. La nuisance principale sera liée ici au geste de l’injection sous cutanée. Des expériences de décontamination digestive menées par le passé et utilisant un cocktail de plusieurs antibiotiques n’ont pas montré d’effets secondaires de type intolérance digestive/diarrhée. - Dans la phase 2, les nuisances attendues seront liées à l’administration de l’antibiotique (comme dans l’étape 1) et de la suspension bactérienne par gavage oral. De la même façon, des effets digestifs à type de diarrhée ne sont pas attendus suite l’administration orale de cette bactérie (un protocole similaire a déjà été testé par l’équipe de recherche avec laquelle nous menons ce projet).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de collecter les organes du tube digestif pour dénombrement bactérien
Remplacement
Le recours à un modèle animal, en l’occurrence la souris, se justifie par l’absence d’alternative in vitro ou ex vivo permettant de reproduire de manière réaliste la complexité d’une infection gastro-intestinale impliquant l’interaction dynamique entre le microbiote, la barrière intestinale, le système immunitaire et la bactérie.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été soigneusement calculé pour permettre une analyse statistique robuste (ANOVA) tout en limitant au maximum le nombre de souris par groupe : 6 souris par groupe et 3 pour le groupe véhicule. De plus, une phase de validation est effectuée sur un très petit nombre de souris (n=3), ce qui permet d’optimiser les conditions expérimentales avant le test à plus grande échelle, évitant ainsi des utilisations inutiles d’animaux.
Raffinement
Les animaux seront hébergés à 3 ou 6 par cage dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Tous les animaux sont suivis quotidiennement pour détecter tout signe de souffrance ou de détresse. Les antibiotiques sont administrés par voie sous-cutanée ou dans l’eau de boisson pour éviter des manipulations trop invasives et le gavage oral est réalisé avec précaution, par du personnel formé, pour limiter le stress et les complications.
Choix des espèces
La souris Swiss est un modèle de choix répandue dans la greffe d’infection gastro intestinale à Enterococcus faecalis. Des souris femelles âgées de 8 semaines seront utilisées dans cette étude à la demande du client et selon les données de la littérature.
Evaluation de la tolérance locale d’un implant de titane recouvert de différents polymères à activité antibactérienne chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Deux injections, une incision de la peau sous anesthésie, la pose d'un implant de titane recouvert d'un polymère, deux points de suture, puis une plaie inspectée chaque jour pendant trois jours et deux fois par semaine jusqu'à la mise à mort. 27 souris femelles de huit semaines suivent ce parcours, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour un prélèvement de tissu. Le porteur attend surtout des effets locaux, retard de cicatrisation, nécrose, infection, œdème ou hématome, et indique avoir réduit les groupes de cinq à trois animaux au vu de l'homogénéité des résultats antérieurs. Le choix de l'espèce vient d'une commande, le RNT précisant que "la demande de l'industriel a porté sur l'utilisation de la souris femelle âgée de 8 semaines".
Objectifs
Les infections bactériennes associées à la présence d’un biofilm représentent l'une des complications les plus graves suite à l'implantation de dispositifs médicaux. En particulier, les infections sur prothèse orthopédique sont particulièrement redoutées en clinique car elles sont associées à des échecs thérapeutiques et une morbi-mortalité importante. En effet, le biofilm qui recouvre ces prothèses est une matrice composée d’exopolysaccharides et de bactéries en dormance, présentant une sensibilité réduite aux antibiotiques et une faible accessibilité mécanique, ce qui donne lieu à des infections chroniques, extrêmement difficiles à combattre. Ainsi, l’inhibition de la formation de biofilm est un élément clé de la prévention des infections ostéoarticulaires sur matériel. Dans ce cadre, différents matériaux constituant les prothèses et présentant des caractéristiques antibactériennes sont actuellement à l’étude. Plusieurs polymères ont déjà montré des résultats intéressants in vitro. Toutefois, des essais doivent maintenant être conduits chez l’animal pour en vérifier la tolérance locale (et par la suite l’activité antibactérienne, en fonction des résultats obtenus). L’objectif du présent projet vise donc à évaluer la tolérance locale d’implants en titane, recouverts de différents polymères antibactériens, chez la souris, après implantation sous-cutanée.
Bénéfices attendus
A long terme, le bénéfice attendu de ce projet est de pouvoir développer un matériel innovant, permettant de d’inhiber l’apparition d’un biofilm bactérien sur un matériel étranger chez l’homme (ex : dispositifs médicaux ou prothèses). Avant cela, il est nécessaire d’en vérifier l’innocuité. Aussi, à court terme, le bénéfice attendu est de pouvoir sélectionner un ou plusieurs polymères antibactériens n’ayant pas de toxicité chez la souris parmi plusieurs candidats.
Procédures
Les animaux seront soumis à : - Deux injections (durant 2 secondes chacune) avant le geste chirurgical - Incision cutanée et suture sous anesthésie fixe
Impact sur les animaux
S’agissant d’un matériel étranger implanté en sous-cutané, les effets indésirables attendus pourraient principalement être de nature tissulaire (retard de cicatrisation, nécrose ou infection au site d’implantation, œdème, hématome, altération de la morphologie tissulaire). Les implants en titane sont déjà largement utilisés en pratique clinique et sont parfaitement tolérés. L’atteinte tissulaire chez les animaux serait davantage due au polymère recouvrant le titane mais les essais in vitro ne montrent pas de toxicité particulière de ces différents polymères. Par ailleurs, des essais similaires ont déjà été réalisés (implant titane recouverts d’autres polymères) et aucun effet indésirable n’a été enregistré.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux (27). Un prélèvement tissulaire sera réalisé post-mortem.
Remplacement
L’évaluation de la toxicité des différents polymères de cette étude a déjà fait l’objet d’investigations menées in vitro sur des modèles cellulaires. Également, l’environnement complexe (tissu sous-cutané, cellules immunitaires …) est difficilement modélisable dans un autre système que le modèle animal. Aussi, l’utilisation du modèle animal est requise.
Réduction
Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé pour établir la preuve de concept et discriminer rapidement un échantillon relevant de polymères. Les travaux précédents sur un modèle similaire avait requis l’utilisation de 5 animaux par groupe ; les résultats de l’analyse histopathologique ont montré une très bonne homogénéité et de ce fait, il a été décidé de n’utiliser que 3 animaux par groupe dans cette nouvelle étude.
Raffinement
Les animaux seront hébergés à 3 par cage dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Lors de la mise en place de l’implant, les souris recevront une analgésie de palier 2 et une anesthésie fixe. Après l’incision, deux points de suture seront appliqués à l’issue. Les animaux seront placés sur un tapis chauffant du début de la chirurgie jusqu’à leur réveil. La plaie sera observée quotidiennement et désinfectée sur les 3j suivant la chirurgie puis 2 fois par semaine jusqu’à la mise à mort. Nos expériences précédentes nous informent que les souris reprennent une activité normale dès leur réveil et ne présentent pas de signes de souffrance particuliers. Toutefois, une grille de score nous permet de suivre individuellement chaque animal et d’établir un point limite défini par un score égal ou supérieur à 8.
Choix des espèces
Les modèles de biofilm sur implant utilisent le plus souvent le cochon d’Inde ou la souris. Dans notre cas, la demande de l’industriel a porté sur l’utilisation de la souris femelle âgée de 8 semaines de façon à avoir un poids corporel de 22g (+/- 2g) et un système immunitaire mature. Également, dans un souci de comparaison avec les résultats antérieurs d’une autre étude, la souris sera choisie comme modèle dans cette étude.
Évaluer les effets de traitements innovants dans un modèle de sepsis pulmonaire chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Rats : 98
980 souris et rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, 70 d'entre eux étant gardés vivants pour être réutilisés dans d'autres expériences et tous les autres tués pour prélever leurs organes. Les expérimentateurs leur inoculent un pneumocoque, parfois associé à un virus grippal, pour déclencher un sepsis pulmonaire. S'ensuivent jusqu'à deux injections par jour pendant 72 heures et des prises de sang allant jusqu'à 7,5 % du volume sanguin, 64 animaux subissant en plus une chirurgie sous anesthésie générale. Les atteintes attendues tiennent en trois lignes, isolement, démarche affaiblie, écoulements, perte de poids et chute de température corporelle, quand le bénéfice espéré tient dans une phrase au conditionnel sur un traitement qui "pourrait avoir un impact significatif".
Objectifs
Le sepsis est une maladie grave, causée par une réponse incontrôlée du système immunitaire à une infection. Elle fait 11 millions de victimes par an dans le monde, en particulier chez les jeunes enfants et les personnes âgées, dont le système immunitaire est plus fragile. Aujourd’hui, les traitements actuels visent à réduire l’inflammation et combattre l’infection. En collaboration avec une autre équipe de recherche, nous avons testé une nouvelle molécule prometteuse. Cette molécule réduit l’activation des macrophages, un type de cellule immunitaire, et améliore la survie de souris atteintes de sepsis. Cependant, les modèles précliniques utilisés ont leurs limites, en manquant de représentativité avec le sepsis humain, ou en étant invasif et difficiles à reproduire. Bien que cette molécule semble efficace, nous avons encore beaucoup à apprendre sur son fonctionnement global. Nous pensons qu’elle influence plusieurs aspects du système immunitaire et qu’il est essentiel de confirmer son efficacité dans un modèle plus proche du sepsis humain. Objectifs de l’étude: 1. Développer un modèle de sepsis pulmonaire: Comme la majorité des cas de sepsis pulmonaires sont causés par une bactérie (Streptococcus pneumoniae), souvent associée à des infections virales comme la grippe, nous infecterons des rongeurs avec ces agents. Cela nous permettra de vérifier si ces modèles reproduisent les symptômes des patients humains atteints de sepsis. 2. Tester la molécule dans ces conditions : Nous administrerons différentes doses pour identifier la dose optimale et étudier comment elle se distribue dans le corps par des techniques d’imagerie. Nous analyserons aussi la réponse immunitaire, notamment l’activité des cellules et des molécules responsables de l’inflammation. 3. Explorer en combinaison avec des corticoïdes : Les corticoïdes, souvent utilisés pour réduire l’inflammation, peuvent avoir des effets secondaires importants. En combinant ces deux traitements, nous espérons réduire ces inconvénients tout en améliorant l’efficacité du traitement. Nous mesurerons les mêmes paramètres pour évaluer les bénéfices de cette combinaison. En conclusion, cette recherche nous permettra de mieux comprendre les effets de la nouvelle molécule dans un modèle plus proche du sepsis humain. Ces avancées ouvriront potentiellement la voie à des essais cliniques et, à terme, à une utilisation thérapeutique, seule ou associée à d’autres traitements comme les corticoïdes.
Bénéfices attendus
Le sepsis provoque la majorité des admissions dans les unités de soins intensifs. Il se manifeste par une réponse inflammatoire généralisée due à une infection incontrôlée. Malgré les avancées médicales et l’application des directives internationales, les traitements actuels restent principalement symptomatiques, sans solution curative véritable. Dans le cadre de notre projet, nous souhaitons évaluer l’efficacité d’un traitement curatif prometteur nouvellement synthétisé. Si nos résultats sont concluants, ce traitement pourrait avoir un impact significatif non seulement sur la santé humaine et vétérinaire.
Procédures
La plupart des animaux (plus de 90 %) seront soumis à des injections et des prélèvements de sang pratiqués sous anesthésie générale. Un animal subira un maximum de 2 injections par jours sur une durée de 72h, et les prélèvements ne dépasseront pas 7,5 % du volume sanguin de l’animal. Nous estimons à 64 le nombre d’animaux qui subiront une procédure chirurgicale sous anesthésie générale. Celle-ci sera précédée d’une injection d’anti- douleur, et suivie par une ou plusieurs injections de traitement. Les animaux pourront subir également des prélèvements de sang dans les 72h qui suivent la chirurgie, dans la limite de 7,5 % du volume sanguin de l’animal.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés pour reproduire le sepsis présentent des changements de comportement. Ils ont tendance à s’isoler, montrent une faiblesse physique qui affecte leur démarche, et peuvent avoir des écoulements, comme un nez qui coule. On observe également une perte de poids et une baisse de leur température corporelle.
Devenir
La majorité des animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure, afin de collecter les échantillons et mesurer les changements aux niveaux tissulaires, cellulaires ou moléculaires. Certains animaux pourront être gardés en vie, s’ils ont subi une procédure modérée ou légère et ne démontrent pas de signes pathologiques. Ils seront alors réutilisés.
Remplacement
Dans cette étude, l’utilisation d’animaux est nécessaire en raison de la complexité du sepsis, qui affecte plusieurs organes en même temps. Pour bien comprendre cette maladie, il est indispensable d’étudier ses effets sur un organisme entier. Par ailleurs, les résultats obtenus chez les rongeurs, lorsqu’ils sont cohérents entre différents modèles, reflètent généralement bien ce qui se passe chez l’Homme. Dans le cas où notre projet révèle certains mécanismes qui peuvent être étudiés sur cellules, nous remplacerons l’utilisation de modèles animaux par les cultures cellulaires.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, nous nous sommes basés sur les travaux précédents menés dans notre laboratoire, ainsi que sur une analyse approfondie de la littérature scientifique sur cette maladie. Nous avons aussi optimisé les prélèvements sanguins et les échantillons de tissus (cœur, foie, reins, poumons, glandes surrénales, muscles, moelle épinière, et omentum) prélevés après l’euthanasie de chaque animal. De plus, nous avons effectué un test statistique appelé "test de supériorité" (avec une puissance de 90 % et un seuil d’erreur de 5 %) pour déterminer précisément le nombre d’animaux nécessaires par groupe. Enfin, les variations des données collectées seront analysées à l’aide d’une méthode statistique spécifique (analyse de variance à deux facteurs) pour évaluer les effets du modèle et du traitement.
Raffinement
Une attention particulière sera portée au bien-être des animaux tout au long de l’étude. Nous surveillerons régulièrement les rongeurs pour détecter toute douleur excessive, car cela pourrait fausser nos résultats. Pour évaluer leur bien-être, nous utiliserons cinq critères standardisés, chacun noté sur 4 points, permettant d’obtenir un score global sur 20 : • L’état physique, le comportement, et les sécrétions seront vérifiés visuellement. • Le poids sera suivi à l’aide d’une balance. • La température corporelle sera mesurée avec un thermomètre rectal adapté aux rongeurs. Les rongeurs seront placés dans des armoires ventilées, où la température et la pression seront contrôlées. Ils auront un accès permanent à l’eau, à la nourriture, ainsi qu’à du papier et du coton pour construire leur nid. Nous ajouterons également des éléments d’enrichissement pour encourager le jeu et l’activité. Étant des animaux sociaux, aucun rongeur ne sera isolé dans sa cage, sauf en cas d’agressivité ou si des soins particuliers sont nécessaires.
Choix des espèces
Depuis 40 ans, plus de 10 000 études ont été publiées sur le sepsis en utilisant des rongeurs comme modèle animal. Leur utilisation nous permet de mieux situer nos résultats dans un contexte scientifique global. Ces modèles de rongeurs ont été largement étudiés, et l’on connaît bien leur cycle de vie ainsi que leurs éventuels impacts sur les expérimentations. Les rongeurs sont compatibles avec un large éventail de techniques pour analyser différents paramètres et mécanismes, y compris ceux que nous utiliserons dans cette étude. Une étude future pourrait se concentrer sur les mécanismes physiopathologiques liés à l’administration de la supformine. L’utilisation de souris est donc recommandée, notamment pour faciliter de futures comparaisons avec des souris transgéniques. Enfin, le rat présente l’avantage de fournir un volume de sang suffisant pour réaliser plusieurs analyses, ce qui réduit le nombre d’animaux nécessaires tout en limitant les différences entre individus Les souris seront âgées de quelques jours à 24 mois. Cette grande amplitude permettra de moduler le système immunitaire dès le plus jeune âge et d’évaluer les effets de nos traitements sur des souris âgées plus représentatives des patients touchés par le sepsis. Les rats mâles auront un poids compris entre 200 et 400 g et agés de 5 à 10 semaines lors de leur utilisation soit l’âge de leur maturité sexuelle pour cette espèce. La grande majorité des animaux (80-90%) seront des souris. Les rats (10-20%) ne seront employés que pour les études nécessitant un grand volume de sang, et ce afin de réduire le nombre d'animaux employés.
Evaluation de l’efficacité prophylactique de candidats vaccins dans un modèle de sepsis à Klebsiella pneumoniae chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Surveillées toutes les quatre heures pour repérer le moment où le sepsis les fait basculer, 86 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent six administrations de vaccins candidats dans les cuisses, deux prises de sang sous anesthésie volatile, puis une injection de Klebsiella pneumoniae destinée à provoquer une septicémie. L'étude mesure la mortalité, ce qui peut laisser une souris seule dans sa cage jusqu'à quinze jours. Le porteur reconnaît ne pas connaître la tolérance des six vaccins produits et s'appuie sur une grille de score de douleur pour décider de l'arrêt.
Objectifs
S’appuyant sur les données communiquées par 87 pays en 2020, un nouveau rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en évidence des niveaux élevés de résistance des bactéries aux antibiotiques (supérieurs à 50 %), en particulier chez des bactéries fréquemment retrouvées en milieu hospitalier, comme Klebsiella pneumoniae, responsable de septicémie. Le traitement de ces infections requiert obligatoirement l’utilisation d’antibiotiques de dernière ligne, tels que les carbapénèmes. Cependant, 8% (jusqu’à 50% dans certains pays) des souches de Klebsiella pneumoniae responsables de septicémie sont résistantes à ces mêmes carbapénèmes, ce qui augmente notoirement le risque de décès imputables à ces infections. D’autres alternatives, en particulier vaccinales, sont actuellement à l’étude. Plusieurs candidats vaccins ont déjà montré des résultats intéressants in vitro et in vivo. L’objectif du projet est d’affiner les résultats précédemment obtenus et qui ont permis de sélectionner un candidat. Ce vaccin a été optimisé et a servi de base dans la préparation de 5 autres vaccins afin d’induire une production d’anticorps permettant la prévention d’une infection septicémique à Klebsiella pneumoniae. A cette fin, un protocole d’immunisation sera testé chez la souris afin d’évaluer l’efficacité potentielle de ces 6 candidats vaccins sur la prévention du sepsis à K. pneumoniae ; Le développement de vaccins prophylactiques contre K. pneumoniae constitue une nouvelle stratégie thérapeutique à fort potentiel d'applications cliniques.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer l’efficacité d’un ou plusieurs candidats vaccin contre une infection à K. pneumoniae. L’efficacité de cette vaccination permettra d’en apprendre davantage sur les mécanismes immunitaires déclenchés par l’administration de ces différentes solutions. A terme, l’idée est de pouvoir favoriser la vaccination de populations à risque, en l’absence de traitement antibiotiques efficaces.
Procédures
Les animaux seront soumis à : - Une injection de bactéries de 3 secondes - 6 administrations de vaccins de 5 secondes - 2 prélèvements de sang de 15 secondes sous anesthésie volatile
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire un stress ou une douleur : - Injection des bactéries : la nuisance principale sera liée ici au geste technique et à l’apparition du sepsis. - Pré-immunisation : les nuisances attendues seront liées à l’administration des différents vaccins dans la cuisse droite et gauche et au prélèvement sanguin. Ces souris seront ensuite infectées par les bactéries. Ici une phase de sepsis est également attendue chez certains animaux S’agissant d’une étude de suivi de mortalité, il se peut qu’un animal se retrouve seul dans sa cage (2 jours maximum dans la phase pilote et 15 jours au maximum dans la phase d’efficacité).
Devenir
Mise à mort de tous les animaux (86). Les animaux seront tous infectés et ne pourront donc pas être réutilisés.
Remplacement
L’évaluation de l’efficacité d’un candidat vaccin ne peut être réalisée sans le concours complexe d’un modèle animal. La reproduction des différentes étapes menant au sepsis ne peut être réalisée in vitro. Également, la production d’anticorps polyclonaux est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. Aussi, il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour la production d’anticorps.
Réduction
Cette étude a été construite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisé. 8 à 10 animaux par groupe seront afin d’obtenir une analyse statistique robuste pour évaluer l’efficacité ou non de ces différents traitements.
Raffinement
Les animaux seront hébergés à 8-10 par cage dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Des phases d’habituation ont été prévues. Ils seront suivis étroitement (toutes les 4h) durant les différentes phases de l’étude. Ce genre d’étude a déjà été réalisé au sein du laboratoire et nous permet d’avoir une bonne compréhension de l’infection et ainsi de prédire à quel moment l’animal est susceptible de montrer des signes de souffrance et donc d’augmenter la fréquence de surveillance en cas d’observation de signes cliniques anormaux. Même si aucun effet toxique n’a été rapporté dans une étude précédente sur d’autres composés, la tolérance des nouveaux candidats vaccins produits n’est pas connue a priori et des critères d’interruption de l’étude supportés par une grille de score de douleur ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance. L’administration des vaccins et le prélèvement se feront sous anesthésie volatile. Au cours de l’étude de suivi de mortalité, il se peut qu’un animal se retrouve seul dans sa cage. Dans ce cas, un enrichissement supplémentaire sera alors ajouté (igloo, jouet …). De plus, les animaux seront hébergés dans des cages transparentes afin que le contact visuel et auditif soit toujours maintenu pour limiter au maximum le stress de l’animal qui pourrait se retrouver seul dans sa cage.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. D’autre part, il s’agit de l’espèce utilisée pour la mise au point d’un modèle de sepsis à Klebsiella pneumoniae dans d’autres projets. Des souris mâles et femelles seront utilisés dans cette étude pour évaluer l’impact du paramètre genre sur la réponse vaccinale. Des souris de 5 semaines (+ 1 semaine de stabulation) seront nécessaires pour la phase de pré-immunisation afin que l’infection se fasse à l’âge de 11 semaines avec une système immunitaire mature. La phase pilote (sans pré-immunisation) demandera donc des souris de 10 semaines (+ 1 semaine de stabulation).
Etude d’un nouveau protocole de vaccination avec un candidat vaccin anti-Klebsiella pneumoniae chez le lapin
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Tués au bout de quatre-vingt-quatre jours pour prélever une grande quantité de sang et en extraire des anticorps, 36 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit une puce sous-cutanée, quatre injections d'un candidat vaccin contre Klebsiella pneumoniae dans la cuisse, puis quatre prises de sang à l'oreille, cinq minutes de contention par prélèvement, sur animal vigile et sans anesthésie. Le porteur attend une inflammation au site d'injection, une hausse de la température corporelle et des hématomes. Ce protocole est mené pour un commanditaire qui réalise lui-même les dosages d'anticorps de manière confidentielle, si bien que le porteur écrit ne pas connaître les tests statistiques qui fondent les douze animaux par groupe.
Objectifs
S’appuyant sur les données communiquées par 87 pays en 2020, un nouveau rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en évidence des niveaux élevés de résistance des bactéries aux antibiotiques (supérieurs à 50 %), en particulier chez des bactéries fréquemment retrouvées en milieu hospitalier, comme Klebsiella pneumoniae et Acinetobacter baumannii, responsables de septicémie (infection généralisée). Le traitement de ces infections requiert obligatoirement l’utilisation d’antibiotiques de dernière ligne, tels que les carbapénèmes. Cependant, 8% (jusqu’à 50% dans certains pays) des souches de Klebsiella pneumoniae responsables d’infections sanguines sont résistantes à ces mêmes carbapénèmes, ce qui augmente notoirement le risque de décès imputables à ces infections. D’autres alternatives, en particulier vaccinales, sont actuellement à l’étude. Un candidat vaccin à usage humain, basé sur des cellules d’Acinetobacter baumannii inactivées (bactéries inoffensives dont tous les facteurs de virulence ont été retirés) et génétiquement modifiées pour exprimer des protéines de surface de Klebsiella pneumoniae, a déjà montré une protection significative dans un modèle de septicémie à Klebsiella pneumoniae chez la souris. Des études préliminaires ont déjà été menées chez le lapin. L’objectif est de poursuivre l’étude de ce vaccin chez le lapin en testant un nouveau protocole de vaccination (plus d’immunisation, sur une durée plus longue avec des volumes injectés plus importants) dans le but de déterminer quel schéma vaccinal est capable d’entrainer la plus grande production d’anticorps spécifiques.
Bénéfices attendus
Le nouveau schéma vaccinal devrait entrainer une meilleure réponse immunitaire. A terme, l’idée est de pouvoir favoriser la vaccination de populations à risque, en l’absence de traitement antibiotiques efficaces.
Procédures
Les animaux vont être soumis à différentes interventions : - Pose d’un puce de relevé de température 3 secondes - 4 injections sur animal vigile 3 secondes par injection - 4 prélèvements sanguins sur animal vigile 5 minutes de maintien en cage de contention par prélèvement - 1 anesthésie générale suivie d’un prélèvement sanguin terminal (2 minutes) qui se terminera par une injection d’un euthanasiant (3 secondes) pour assurer la mise à mort.
Impact sur les animaux
Les animaux vont être soumis à différents actes pouvant induire individuellement un stress ou une douleur légère : - Mise en place d’une puce de température - 4 injections de vaccin dans la cuisse : peuvent induire une légère inflammation et une gêne au site d’injection ainsi qu’une augmentation de la température corporelle. - 4 prélèvements sanguins à l’oreille sur animal vigile en cage de contention : le prélèvement peut entrainer la formation d’un hématome. - 1 anesthésie générale directement suivi d’un prélèvement sanguin terminal.
Devenir
Les 36 animaux de l’étude seront mis à mort à l’issue des 84 jours d’expérience ou plus précocement s’ils montrent des signes de souffrance. Leur mise à mort est justifiée par la nécessité de récupérer suffisamment d’anticorps pour les analyses complémentaires ce qui implique le prélèvement d’une grande quantité de sang.
Remplacement
La production d’anticorps est un mécanisme complexe basé sur l’interaction entre plusieurs types de cellules immunitaires. La première étape indispensable à cette production est l’immunisation chez l’animal. Il n’est pas encore possible aujourd’hui de se passer du modèle animal pour l’étude de la production d’anticorps suite à une vaccination.
Réduction
Le nombre de 12 animaux par groupe a été défini en fonction de la variabilité de la quantité d’anticorps déjà observée lors de précédentes études par le commanditaire de l’étude. Ce dernier réalisant ses propres dosages d’anticorps et ses propres analyses de manière confidentielle, nous n’avons pas d’information sur les tests statistiques utilisés.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi (jouets). Ils seront suivis 2 fois par semaine pendant toute la phase d’immunisation. Un suivi accru sera réalisé durant les 6h suivant les administrations des traitements et la fréquence de surveillance sera augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux. Le suivi de la température sera effectué grâce à une puce placée en sous cutané ce qui évitera l’utilisation d’un thermomètre rectal souvent stressante pour l’animal. L’administration des traitements n’est pas censée entrainer d’effet indésirable. Cependant des critères d’interruption de l’étude, supportés par une grille de score de douleur, ont été mis en place dans le cas où un animal montrerait des signes de souffrance. Grace à des séances d’habituation à la contention et à la manipulation, les injections et prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles et ne nécessiteront pas d’anesthésie ou d’analgésie particulière dans la plus part des cas (comme chez l’homme). Si malgré tout, un animal est particulièrement stressé ou agité lors du prélèvement sanguin, un tranquillisant pourra lui être administré.
Choix des espèces
Le lapin est un modèle de choix pour la production d’anticorps polyclonaux. En effet sa taille moyenne implique un volume sanguin important et donc un plus grand potentiel de récupération d’anticorps que pour la souris par exemple. Également, l’efficacité du candidat vaccin sera ultérieurement testé dans un modèle d’infection chez le lapin. Des lapins mâles et femelles de 3-4 mois seront utilisés de façon à avoir une maturité immunitaire suffisante.
Développement d’un modèle de plaie infectée chez la souris et identification de stratégies thérapeutiques.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
12 744 souris vont être utilisées, chacune portant une plaie chirurgicale ouverte dans le dos puis contaminée par des bactéries, 12 720 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré et 24 sous anesthésie sans jamais être réveillées. Une partie reçoit d'abord deux injections destinées à effondrer leurs défenses immunitaires, puis les plaies infectées sont suivies par imagerie sous anesthésie à six reprises en quinze jours, avec jusqu'à deux prises de sang. Toutes sont tuées à la fin, le porteur indiquant qu'elles ne peuvent être ni réutilisées ni adoptées parce qu'elles risquent d'être devenues porteuses asymptomatiques d'une bactérie pathogène. Les bénéfices annoncés pour les patients, une phagothérapie utilisable plus largement en clinique, restent à venir, quand la perte de plus de 20 % du poids corporel fixe déjà le seuil au-delà duquel une souris est tuée.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de développer un modèle préclinique d’infection liée à la formation de biofilm par plusieurs bactéries pathogènes et mimant les conditions d’infection chez l’homme. Il a aussi pour but de faire avancer les connaissances sur l’utilisation des bactériophages pour traiter ce type d’infection. Les bactériophages s’attaquent uniquement aux bactéries. Ils peuvent être envisagés pour tuer les bactéries résistantes aux antibiotiques notamment lorsqu’elles se développent sous forme de biofilms. Les connaissances qui seront acquises au cours de ce projet permettront de mieux appréhender le potentiel thérapeutique des bactériophages dans le but de permettre leur utilisation plus large en clinique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d’abord la mise au point d’un modèle pertinent de plaies infectées chez la souris. De plus, le projet permettra d’étendre la compréhension des mécanismes mis en jeu lors de traitements par des bactériophages d’infections de plaies dues à différentes bactéries. Ces mécanismes comprennent à la fois les interactions entre les bactériophages et les bactéries mais aussi celles avec l’hôte et notamment son système immunitaire. Les résultats de cette étude pourraient être ainsi prédictifs de l’approche thérapeutique à déployer chez les patients. Ainsi, une meilleure compréhension de l’utilisation thérapeutique des bactériophages dans le cas de plaies infectées permettra d’envisager à terme une utilisation étendue de ce type de thérapeutiques dans des conditions optimales d’efficacité. Ceci pourrait permettre de réduire les échecs thérapeutiques de ce type d’infections lorsque les antibiotiques ont perdu leur efficacité, et ainsi augmenterait les conditions de vie des patients tout en réduisant le coût des frais hospitaliers.
Procédures
Les seules interventions sur animaux vigiles seront deux injections rapides à deux jours d’intervalles (20-30 secondes/souris) pour les souris traitées pour neutropénie. De plus, dans le cas où les souris seraient inclues dans le score 1 en termes de points limites, les souris recevront une injection (20-30 secondes/souris) d’analgésiques toutes les 8-12h jusqu’à disparition des symptômes de douleurs. Pour mimer les plaies aiguës chez l’homme, une plaie sera induite dans le cadre d’une procédure chirurgicale sous anesthésie. Elle est induite au niveau dorsal de la souris (Ensemble de la procédure 7-10min/souris). Au préalable de l’inoculation bactérienne, les souris seront traitées au niveau de la plaie par des dépôts directs au niveau plaie du produit candidat (20-30 secondes/souris). Dans les procédures 2 et 4, les souris seront suivies à J1, J2, J4, J7, J9 et J15 en imagerie sous anesthésie gazeuse (3-5min/souris). Pour suivre la réponse immunitaire, des prises de sang seront réalisées (1-2min/souris). Ainsi, au cours des expériences qui dureront au maximum 15 jours pour l’ensemble des procédures, les souris seront prélevées de leur sang au maximum deux fois (une fois par semaine).
Impact sur les animaux
Lors de nos expériences nous veillerons à impacter a minima le bien-être des souris. Les expériences consistent essentiellement à : - des injections pour l’analgésie sous anesthésie gazeuse, des prélèvements sanguins. La piqûre d'aiguille pour effectuer ces injections entraine une douleur légère de courte durée. Les prélèvements sanguins se feront en respectant le fait de faire au maximum un prélèvement sanguin par semaine et par animal en alternant les animaux prélevés. - une chirurgie pour la création de la plaie cutanée qui pourrait entraîner un stress et de la douleur. Ces gestes chirurgicaux se feront sous anesthésie gazeuse avec installation d’analgésie locale et systémique en amont et en post-chirurgie. - des protocoles infectieux qui entraîneront un inconfort et une douleur de sévérité modérée, et qui seront limités par l’utilisation d’un antalgique par voie sous-cutanée et le respect des points limites établis.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront mis à mort pour analyser des organes vitaux. De plus, la plupart auront été infectés par une bactérie pathogène. Cela implique que 1) leur défense immunitaire sera différente d’autres animaux non exposés à ce même pathogène et 2) ils sont potentiellement devenus porteurs asymptomatiques de cette bactérie pathogène et seraient donc susceptible de la transmettre s’ils étaient réutilisés.
Remplacement
Les modèles in vitro actuels sont malheureusement inappropriés pour reproduire la complexité d’un organisme entier et sa réponse à l’infection (système immunitaire). Il est donc primordial d’obtenir des résultats dans un modèle qui reproduit l’ensemble de la complexité d’un organisme entier. Concernant les bactériophages, l’utilisation de modèles mathématiques ne permet pas de refléter les éléments pharmacocinétiques.
Réduction
Des expériences in vitro seront réalisées en amont des expériences conduites chez l’animal afin de limiter le nombre d’animaux nécessaires. D’autre part, autant que possible, le nombre maximal de paramètres sera collecté pour chaque animal de façon à limiter le nombre total d’animaux utilisés. Un maximum de 6 souris par groupe sera utilisé afin d’assurer une représentativité statistique minimale. Au maximum 3 répétitions seront réalisées de façon indépendante pour valider les résultats expérimentaux et augmenter la puissance des analyses statistiques. Pour les données quantitatives, la distribution normale et la variance des variables seront vérifiées et les tests statistiques appropriés seront alors choisis. Pour les variables qualitatives d’autres tests seront effectués. Les éventuels effets confondants (sexe et cage par exemple) seront pris en compte au moment de l’analyse. L’outil de bioluminescence sera utilisé pour évaluer l’évolution longitudinale de l’infection in situ, pour suivre le même animal au cours du temps, limiter les variations inter-individuelles et ainsi diminuer le nombre d’animaux requis.
Raffinement
Les animaux seront élevés en communauté selon les normes d’hébergement dans des cages ventilées avec enrichissement et au minimum du coton, avec maximum 6 souris par cage pour un meilleur confort et moins de stress. Ces conditions ne risquent pas d'augmenter les difficultés de cicatrisation ni les comportements agressifs. Une visite sera faite quotidiennement pendant l'acclimatation et après la chirurgie et l'infection. La surveillance des critères de douleur inclut l'état physique externe, les comportements (hyperactivité, isolement, indifférence), les réponses aux stimuli, et des pesées/journées de températures spécifiques. Une variation de poids supérieure à 20% sera un point limite. Une grille d’évaluation permettra de suivre l'état de santé des animaux. Sur le plan pharmacologique, des anesthésiant locaux et anti-douleur seront administrés avant et après la chirurgie, renouvelés tous les 8-12h pendant trois jours. Un anti-douleur sera aussi utilisé, le cas échéant après infection. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie gazeuse pour un réveil rapide et moins traumatisant. De plus, les animaux recevront du gel hydrique après la chirurgie. Ils seront accueillis dans des cages avec de la litière douce. Un bandage sera apposé sur les plaies. Nous appliquerons aussi un chauffage des cages par chaufferettes après chirurgie. L’ensemble de ces éléments nous permettront d’éviter l’hébergement individuel.
Choix des espèces
Dans la recherche préclinique, les modèles murins permettent d’intégrer un grand nombre des caractéristiques de la pathologie humaine. Le modèle murin est notamment considéré comme un bon modèle pré-clinique pour l’évaluation de stratégies visant à améliorer la guérison de plaies infectées. De plus, à ce stade expérimental du développement de la phagothérapie, la souris représente l’espèce la plus pertinente pour l’évaluation des paramètres pharmacocinétiques et l’innocuité du traitement. Il s’agit d’un mammifère dont le système immunitaire est bien connu et comporte de très grandes analogies avec celui de l’homme. L’utilisation d’autres animaux plus proches de l’homme (primates) ou de références en pharmacocinétique (porc) ne peuvent représenter des animaux de première intention à ce stade de nos travaux. Dans tous les cas, seuls des animaux adultes seront utilisés (>= à 7 semaines) car leur système immunitaire est arrivé à maturité au contraire d’animaux plus jeunes.