Bien-être animal
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Croissance-bar
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
102 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures classées en gravité légère. Maintenus cinq mois à demi-ration, ils subissent une biométrie tous les quinze jours sous sédation puis anesthésie, avant mise à mort pour analyse de tissus, afin de mesurer l'effet de la température et de l'acidification sur leur croissance. Le porteur présente le rationnement à 50 % et les manipulations comme un stress "léger", et justifie la densité de trente-quatre poissons par bac par le caractère grégaire de l'espèce. Il affirme qu'une étude à l'échelle de l'organisme ne permet "pas" de recourir à la culture cellulaire.
Objectifs
L'objectif est d'acquérir expérimentalement des données de croissance chez un poisson d'intéret halieutique, le bar Européen, élevé dans deux conditions environnementales différentes : une condition de température (température de l'eau pompée en rade de Brest) et de pH actuels (pH 8) et une condition prédite par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat à l'horizon 2100 qui correspond à la température de l'eau pompée en rade de Brest plus 3 degrés et à un pH 7.6 (pH actuel -0.4 unités de pH). Les effets potentiels de ce scenario "horizon 2100" seront testés sur des poissons au stade juvénile alimentés à 50 % de satiété (par rapport aux tables d'alimentation utilisées en pisciculture) afin de se rapprocher des conditions pouvant être rencontrées par le poisson dans le milieu naturel. L'effet du rationnement sur la croissance des poissons pourra être étudié en interaction avec les conditions de pH et de température.
Bénéfices attendus
Les données (prise de poids, longueur) acquises alimenteront des modèles de croissances chez cette espèce et permettront ainsi de mieux prédire l'impact des facteurs environnementaux étudiés (température, acidification) sur la croissance du bar Européen. Ces données seront utiles afin de mieux évaluer l'impact du changement global sur la dynamique et les stocks de poissons.
Procédures
Afin de limiter le stress lié à la manipulation, les poissons seront, lors de chaque biométrie, sédatés dans leur bac dorigine (environ 5 minutes) puis anesthésiés (environ 5 à 10 minutes dépendant de chaque poisson) pour être pesés (sur balance) et mesurés. La pesée est effectuée sur un poisson lorsqu'il n'est plus réactif au touché. La durée de la pesée et de la prise de longueur n'excede pas 30 secondes (30s/poisson x 10 biométries = 5 min/poisson pendant toute l’expérience). Ils sont ensuite disposés dans un bac de réveil (environ 10 minutes) puis transférés à l'aide d'un seau dans leur bac d'origine. Pour chaque poisson, l'ensemble des interventions pour une biométrie, de la sedation à la remise dans le bassin d'origine, dure environ 20 minutes. L'ensemble de ces intreventions se fait sous anesthésie et tous les poissons d'un même bassin sont anesthésiés en même temps. La nuisance légère générée durant la biométrie permettra d'en réaliser une tous les 15 jours (pratique réalisée communément à cette fréquence dans la structure expérimentale).
Impact sur les animaux
Le rationnement à 50% (avec un aliment aquacole commercial) représente un léger stress pour les poissons sur la durée de 5 mois. La croissance sera moindre par rapport aux conditions standards. La nuisance est donc considérée comme légère sur l'ensemble de la procédure. La manipulation pour les biométries entraine un stress très léger. 30s/poisson x 10 biométries = 5 min/poisson pendant toute l’expérience.
Devenir
Les poissons seront mis à mort à l'issue de la procédure. Des paramètres physiologiques seront analysés sur des tissus prélevés post mortem.
Remplacement
Cette étude vise à étudier l'impact de facteurs environnementaux sur les performances de croissance du bar. Dans le cadre d’une étude destinée à caractériser l'impact de différents facteurs à l'échelle de l'organisme, il n’est pas possible de recourir à des méthodes de substitution telles que la culture cellulaire par exemple.
Réduction
Le bar juvénile est un animal grégaire et le nombre d'animaux par bac (34) répond tout d'abord à cette contrainte. Le nombre de poissons tient donc compte de la densité minimale d’animaux requise pour permettre aux animaux d’exprimer les meilleurs répertoires physiologiques et comportementaux possibles. De plus, le nombre de poissons a été réduit à son minimum et défini en fonction du seuil de la pertinence scientifique et statistique. Les analyses statistiques reposeront sur des modèles mixtes non linéaires de type logistique (effets aléatoires des individus et des bacs), modèles appropriés pour comparer les croissances individuelles de 102 poissons répartis dans chacune des 2 conditions par biométrie bi mensuelle pendant 5 mois.
Raffinement
Afin de limiter le stress lié à la manipulation, les poissons seront, lors de chaque biométrie, légèrement sédatés (poissons restent vigiles mais calmes) dans leur bac afin de limiter le stress de la pêche, puis anesthésié. Pêchés avec une épuisette, les animaux seront ensuite placés sur un linge humide pour être pesés (sur balance) et mesurés. La durée de la pesée et de la prise de longueur sont réduites au minimum (moins de 30 secondes). Ils sont ensuite disposés dans un bac de réveil permettant un réveil progressif sans stress. Une fois que les mouvements respiratoires ainsi que l'équilibre sont retrouvés par les poissons, c'est à dire le début de la phase de réveil, ceux-ci seront délicatement transférés à l'aide d'un seau dans leur bac d'origine. L'anesthésie réalisée pour les biométries nécéssite une mise à jeun des animaux 24 heures avant. Cette mise à jeun est necessaire pour prévenir les régurgitations et une dégradation de la qualité de l’eau du seau d’anesthésiant.
Choix des espèces
Le bar est une espèce de poisson marin d'intérêts halieutique, aquacole et écologique. La communauté scientifique s'intéresse à mieux prédire l'impact du changement global sur cette espèce sur laquelle des outils de modélisation de croissance et de dynamique des populations sont en développement. L'expérimentation sera réalisée sur des poissons issus de géniteurs exposés depuis plusieurs années à des pH 8 et 7.6. Les poissons sont des juvéniles (non matures sexuellement) âgés de 15 mois pèsent en moyenne 150 grammes. Ce stade de développement est particulièrement pertinent pour notre étude puisque c'est à ce stade de vie que la croissance des animaux est la plus importante (doublement du poids en 4-5mois), ce qui devrait nous permettre de détecter plus facilement des différences statistiquement significatives entre les deux conditions.
Conséquences d’une déficience en donneurs de groupements méthyles sur le développement d’une stéatose hépatique spontanée chez l’oie grise du Sud Ouest
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
450 oies vont être utilisées, toutes abattues à l'issue pour analyser leur foie, dans des procédures classées en niveau de souffrance léger. Elles subissent six semaines de restriction alimentaire, dont un aliment carencé en donneurs de méthyle, puis du maïs à volonté, pour mettre au point un foie gras obtenu sans gavage et destiné à la commercialisation. Le porteur affirme que le régime carencé n'entraîne pas d'effets délétères et prévoit une observation biquotidienne. Il présente ce foie gras spontané comme une solution "éthiquement acceptable" tout en visant la production d'un nouveau produit commercial.
Objectifs
La production du foie gras, et notamment l’acte de gavage (alimentation forcée), est de plus en plus remis en question. Afin de trouver une alternative, plusieurs recherches se sont inspirées du comportement d’hyperphagie (prise d’aliment importante dans un court laps de temps) et d’engraissement spontané observé à l’état naturel chez les oiseaux durant la période pré-migratoire. Il a été démontré qu’en combinant une restriction alimentaire suivie d’une distribution à volonté du maïs et une réduction de la durée du jour, il était possible d’induire un comportement d’hyperphagie chez le jars et un engraissement du foie. Malgré ces résultats prometteurs, les foies étaient nettement moins lourds que ceux obtenus par gavage (445g contre 1100g) et la variabilité individuelle était 2,5 fois plus élevée. Le caractère aléatoire de l’engraissement du foie est aujourd’hui un frein au développement de ce type d’élevage. Ce projet a pour but d’étudier l’établissement des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement des foies engraissés et de définir des pratiques d’élevage induisant efficacement, l’engraissement du foie sans acte de gavage, chez l’ensemble des oies d’une bande. Dans cet essai, l’accent sera mis tout d’abord sur les aliments distribués au cours de la phase de restriction alimentaire. Chez les mammifères, les aliments déficients en donneurs de groupements méthyles (molécules capables de céder à d’autres molécules leur groupement méthyle composé d’un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogène) tels que la méthionine, choline et vitamines B12 et B9 entraînent une accumulation des lipides dans le foie. Dans cet essai, nous proposons de donner, au cours de la phase de restriction, deux aliments avec différents taux de donneurs de groupements méthyles afin d’initier un début d’engraissement du foie avant la phase de libération au maïs. Puis, nous testerons l’effet du mode de conservation du maïs grain humide ou sec sur la consommation des oies et leur capacité à développer un foie engraissé. En effet, les études qui ont obtenu les meilleurs résultats sur la consommation des oies et sur l’engraissement du foie, ont utilisé du maïs. Nous avons émis l’hypothèse que le maïs inerté pouvait être plus appétant et donc jouer un rôle sur l’engraissement du foie. En étudiant ces deux hypothèses, nous espérons réduire la variabilité du poids de foie et ainsi identifier des pratiques d’élevage qui pourraient remplacer l’acte de gavage.
Bénéfices attendus
Ce projet contribuera à enrichir les connaissances scientifiques sur l’engraissement spontanée du foie d’oie et à trouver des solutions pratiques et éthiquement acceptables pour produire et commercialiser un nouveau produit de type foie d’oie engraissé spontanément.
Procédures
Les animaux seront soumis, pour une durée de six semaines à compter de leur quatorzième semaine d'âge, à une phase de restriction alimentaire qui permet de maintenir les individus dans un état physiologique stable tout en empêchant un engraissement excessif. Au cours de cette restriction, certains individus recevront un aliment carencé en donneurs de groupements méthyles (méthionine, choline, vitamine B12 et B9). Cet aliment n’est pas connu pour entrainer d’effets délétères sur les individus (perte de poids, anorexie, sélection liée à des mortalités ou retards de croissance).
Impact sur les animaux
Les précédents essais réalisés avec des régimes carencés en donneurs de groupements méthyles n’ont pas entrainé d’effets délétères sur les individus (perte de poids, anorexie, sélection liée à des mortalités ou retards de croissance). Toutefois, une observation biquotidienne des animaux sera réalisée (comportement, consommation, mortalité) tout au long de l’élevage et au cours de la restriction afin de s’assurer du bon état de chaque animal. De plus, la taille des trémies sera suffisante pour que tous les animaux puissent y accéder simultanément, afin d’éviter la compétition à la mangeoire.
Devenir
Les animaux seront abattus afin d’effectuer post mortem des analyses biochimiques, histologiques et moléculaires sur le foie, le sang et le tissu adipeux. La mise à mort sera effectuée en abattoir agréé selon les modalités conventionnelles d’abattage utilisées en abattoir (règlement CE N°1099/2009).
Remplacement
Les effets physiologiques escomptés (engraissement spontané du foie) ne peuvent être observés que sur les animaux vivants. Les lignées cellulaires ou des simulations informatiques ne peuvent en aucun cas remplacer l’animal vivant.
Réduction
450 oies mâles seront requis, ce qui constitue un nombre minimal pour tester statistiquement les hypothèses compte tenu de la variabilité individuelle observée dans les analyses antérieurs et des aléas experimentaux. En effet, des études antérieures sur l’engraissement spontané du foie chez le jars nous ont permis d’évaluer le nombre d’animaux nécessaires pour ce projet. La consommation des animaux, et donc l’engraissement du foie, est sujet à une très forte variabilité. C’est pour cette raison que si nous voulons observés des différences entre les paramètres physiologiques, biochimiques et moléculaires nous avons besoin d’au moins 30 individus par prélèvement.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des conditions optimales durant l’expérimentation. Plus précisément, 450 individus seront répartis dans 18 loges avec une surface au sol de 12m2 soit une densité de 2 oies/m2, conformément aux densités effectuées en élevage conventionnel. Avant l’arrivée des animaux, de la litière de bouchon de paille sera placée au sol. Les bâtiments seront préparés au moins 48h à l’avance. Des consignes d’ambiance conventionnelles seront appliquées. La température, hygrométrie et ventilation seront gérées par un boitier automatique selon les paramètres définis préalablement en prenant en compte les besoins physiologiques des animaux (âge, poids, nombre d'animaux dans le bâtiment) et au jugé de l’opérateur. L’éclairement et la température seront contrôlés quotidiennement via un système de suivi automatisé. L’alimentation se fera manuellement dans des trémies métalliques (1 par loge) et chaque loge disposera de deux lignes de pipette et d’un seau d’eau pour abreuver les animaux. Enfin, aucun prélèvement ne se fera sur les animaux vivants.
Choix des espèces
Au-delà de son importance agronomique et commerciale, l’oie Grise du Sud Ouest (Maxipalm) est proche de son ancêtre, l’oie cendrée sauvage et migratrice et présente une forte capacité d’ingestion et une propension naturelle à un engraissement spontané. Les animaux utilisés pour l’essai seront âgés de 98 à 210 jours. Lors de leur arrivée, à 14 semaines d’âge, ils seront soumis à une phase de restriction alimentaire pendant 6 semaines afin d’induire une prise alimentaire importante dans une courte période de temps, durant la distribution à volonté du maïs. La distribution à volonté du maïs durera 10 semaines, temps nécessaire pour observer un engraissement du foie. Dans le but d’étudier l’impact d’une déficience en donneurs de groupements méthyles à court terme, au cours des semaines 14 et 19 d’âge, deux prélèvements de sang, foie et tissu adipeux seront réalisés post-mortem sur certains individus. Dans un second temps, 3 prélèvements (semaine 24, 27 et 30) seront effectués post-mortem (prélèvement du foie, sang et tissu adipeux) afin d’étudier la mise en place des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement des foies engraissés ainsi que pour étudier l’impact du maïs humide dans l’engraissement spontané du foie.
Etude des effets d’un anticorps monoclonal, le Glunomab sur la signalisation des récepteurs N-Methyl-D-Aspartate dans un contexte hémorragique.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
695 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune subit une chirurgie de trente minutes, une IRM et deux séances de tests comportementaux non précisés, pour provoquer et étudier un accident vasculaire cérébral hémorragique et tester un anticorps, le Glunomab. Le porteur indique que les animaux sont mis à mort dès des signes de douleur mesurés sur une grille faciale ou une perte de poids supérieure à 15 %. Il présente le développement de nouvelles stratégies contre l'AVC comme "indispensable", la maladie étant une cause majeure de handicap.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) est une pathologie neurologique survenant suite à l’occlusion d’une artère irriguant le cerveau. Cette pathologie est la 3ème cause de mortalité et la 1ère cause de handicap acquis chez l’adulte dans le monde. L’AVC pose donc un problème majeur tant dans le domaine de la santé publique que sur le plan humain. Les AVC de type hémorragique sont causés par un saignement intracrânien dû à la rupture de la barrière hémato-encéphalique provoquant des lésions cérébrales, de l’inflammation et de graves dommages neurologiques. Bien que le volume de l’hématome résultant du saignement soit un facteur prédictif du devenir neurologique des patients, il n’existe aucun traitement permettant de stopper le saignement ou d’améliorer le devenir neurologique des patients. Actuellement, la prise en charge en phase tardive des patients dont le saignement est stoppé s’effectue par l’administration cérébrale de tPA. Le tPA, ou tissue type plasminogen, est une sérine protéase impliquée dans la dégradation des caillots sanguins. Il s’agit d’une enzyme qui va catalyser la conversion du plasminogène en plasmine, la principale enzyme responsable de la dégradation des caillots. La forme recombinante du tPA (rtPA) ou altéplase est, à ce jour, le seul traitement pharmacologique utilisé pour traiter les accidents vasculaires cérébraux ischémiques. Il s’agit d’une intervention chirurgicale lourde entraînant bon nombre de séquelles neurologiques chez les patients. Ainsi, il parait indispensable de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes visant à traiter efficacement cette pathologie.
Bénéfices attendus
A travers ce projet de recherche, le bénéfice principal attendu est de tester l’innocuité de Glunomab/Lys19 et Chimeric comme traitement potentiel des AVC hémorragiques et sa capacité à améliorer le devenir fonctionnel des patients. L’AVC étant la 1ère cause de handicap physique acquis chez l’adulte nécessite une rapide amélioration de l’accessibilité aux traitements de référence afin de prévenir d’effets délétères éventuels.
Procédures
Procédure 1 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 2 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 ou 2 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 3 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 4 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 5 (par animal) : 1 chirurgie (30 minutes) + 1 IRM (10 minutes) + 2 Sessions de test comportemental (3 minutes) Procédure 6 (par animal) : 1 mise à mort (5 minutes)
Impact sur les animaux
Les animaux seront euthanasiés si l'une des situations suivantes se présente : - Signes de douleur extérieure indexés sur le Mouse Grimace Scale (Score >5), - Absence de réaction, - Animal inactif dans sa cage ou montrant d’autres signes de détresse, - Arrêt de la prise alimentaire et de boisson, - Perte de poids >15% du poids initial. L’état sanitaire des animaux sera contrôlé 7 jours sur 7 par l’expérimentateur et/ou l’animalier. Par ailleurs, une pesée des animaux concernés par cette procédure d’injection sera réalisée régulièrement sur toute la durée de l’expérience.
Devenir
Tous les animaux (soit 695) seront concernés par la mise à mort en vue de prélévements d'organes et de liquides corporels post-mortem.Tous les échantillons seront répertoriés et stockés à -80C pour une conservation à long terme afin d’optimiser l’utiliser des échantillons prélevés.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'informations. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est avec le rat l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine des mécanismes d’action du tPA au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude.
Réduction
Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, nos travaux précédemment publiés et la littérature.
Raffinement
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les weekends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal. En effet, dès lors que l'animal présentera des plaies externes, de l'Aluspray, un agent cicatrisant, sera appliqué une à deux fois par jour. Egalement, de la Lidocaïne, un agent analgésiant sera appliquée de manière locale dès lors que des signes de douleur physique apparaîtront. Lors des procédures chirurgicales, de la vitamine A sera appliquée sur le globe oculaire de l'animal afin de prévenir de tout asséchement. Si des signes de détresse physique apparaissent, des massages quotidiens seront effectués. Tous les animaux utilisés pour les expériences de cette demande de projet seront âgés de 8 semaines, et ce, quelle que soit la souche de rongeur employée. A l'âge de 8 semaines, les animaux sont considérés comme « jeunes adultes ». En effet, il s'agit d'un âge où la dominance et la maturité sexuelle sont établies. Il s'agit aussi de l’âge le plus couramment utilisé dans la littérature. Contrairement aux souris âgées, les souris jeunes adultes sont plus résistantes aux anesthésies répétées et aux chirurgies et induisent moins de mortalité dans les groupes expérimentaux.
Effets à court et long-terme de la supplémentation en hydroxyvitamine D3 chez la poulette et la poule pondeuse sur la qualité de l’œuf et le statut minéral osseux
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Maladies animales
288 poules vont être utilisées, dont 176 tuées pour prélever leurs organes et 112 renvoyées en élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie est isolée en cage individuelle jusqu'à six semaines, puis subit une prise de sang à l'état vigile suivie d'une mise à mort immédiate, pour mesurer l'effet d'une supplémentation en vitamine D3 sur la coquille et le squelette. Le porteur présente l'amélioration de la qualité des œufs et la réduction des fractures comme un gain pour le "bien-être" des poules et la "durabilité" des élevages, la France étant le premier producteur d'œufs en Europe. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne rend compte des interactions entre les organes du métabolisme calcique.
Objectifs
La poule pondeuse présente des besoins très élevés en calcium pour assurer la minéralisation de la coquille de ses œufs. Ce calcium provient de son alimentation, mais il doit faire l’objet d’un stockage intermédiaire dans l’os afin d’être mis à disposition de l’utérus pendant la phase nocturne de calcification de la coquille, quand la poule ne se nourrit pas. Ceci implique un cycle quotidien de remodelage osseux et peut conduire à des défauts de qualité de coquille et à une fragilisation progressive de l’os (ostéoporose). La vitamine D3 et ses métabolites sont des régulateurs majeurs du métabolisme calcique, dont l’apport est indispensable en alimentation des poules pondeuses. L’hydroxyvitamine D3 est une forme naturelle de la vitamine D3, issue de son hydroxylation hépatique. Elle est assimilable par voie alimentaire et à ce titre distribuée comme un additif bénéfique pour le statut minéral osseux, la qualité de la coquille et le statut immunitaire de la poule pondeuse. L’objet de la présente étude est de déterminer si une supplémentation précoce chez la poulette peut avoir un effet bénéfique sur son développement squelettique de la poulette, mesuré avant l’entrée en ponte (17 semaines), et aux étapes ultérieures sur la qualité osseuse chez la pondeuse et qualité de la coquille pendant toute sa période productive (20 à 100 semaines). Il s’agira d’autre part d’en expliciter les mécanismes sous-jacents, ce qui pourrait déboucher sur la proposition d’autres stratégies nutritionnelles et permettre d’identifier de nouveaux marqueurs du statut minéral osseux, utilisables en élevage.
Bénéfices attendus
Un meilleur ajustement des apports en vitamine D3 (forme et période d'administration) doit permettre d'améliorer simultanément la qualité sanitaire des œufs en améliorant la qualité des coquilles, la santé osseuse des poules et leur bien-être par la réduction de la fréquence des déformations ou fractures. Tout cela va concourir à l'amélioration de la durabilité des systèmes de production. La mise en évidence des mécanismes sous-jacents, outre son intérêt dans le domaine de la physiologie comparée, peut permettre d'envisager de nouvelles voies d’intervention ou d'identifier des marqueurs moléculaires utilisables pour évaluer des stratégies d'élevage ou d'alimentation variées.
Procédures
La première modalité s’applique à 24 animaux élevés en groupe qui seront soumis uniquement à un prélèvement sanguin à l'âge de 17 semaines, à l'état vigile pour éviter toute interférence avec les paramètres mesurés. La seconde modalité s’applique à 264 animaux qui seront soumis à une phase d'élevage en cage individuelle d’une durée maximale de 6 semaines. Parmi ces animaux certains seront soumis à un prélèvement sanguin, à l'état vigile pour éviter toute interférence avec les paramètres mesurés. Tous les animaux soumis à une prise de sang sont immédiatement euthanasiés pour permettre la collecte d’organes.
Impact sur les animaux
La capture, la contention et la prise de sang sont des stress pour l’animal, qui n’auront lieu qu’une seule fois dans cette procédure. Les animaux sont euthanasiés immédiatement après pour collecte d’organes. L’isolement en cage individuelle constitue un autre stress. Il ne sera imposé qu’une seule fois à un même animal pour une durée maximale de 6 semaines. Les animaux bénéficieront de la proximité de leurs congénères dans une même salle et de la mise à disposition d’un objet à picorer dans leur cage. Le retour dans le groupe après l’isolement pourrait constituer une autre source de stress avec un risque d’agressivité du groupe. L’expérience montre que ce risque est faible.
Devenir
Tous les animaux soumis à une prise de sang sont destinés à l'euthanasie pour prélèvement de tissus. Les animaux qui ne sont pas soumis à une prise de sang retournent en élevage.
Remplacement
La régulation du métabolisme calcique dépend d’effecteurs et de régulations hormonales intervenant à différents niveaux de l'organisme (utérus, os, reins, intestin et la glande parathyroïde) excluant le recours à un modèle in vitro ne considérant pas les interactions entre ces organes.
Réduction
Les données seront analysées par analyse de variance selon un modèle statistique incluant les effets du régime, de l’âge et du stade physiologique (dans le cycle ovarien quotidien). L’identification du stade dans le cycle ovarien est cruciale en raison de la forte variation des paramètres sanguins (calcémie, phosphatémie) et des régulations hormonales. Les études antérieures de l’équipe montrent que ces effets peuvent être détectés avec 8 poules par lot pour une puissance statistique de 90%. Nous faisons l’hypothèse de pouvoir ainsi identifier de nouvelles protéines impliquées dans la régulation du métabolisme calcique. Pour arriver à ce nombre à chaque stade du cycle ovulatoire, nous disposerons de 88 poules matures en cage individuelle à chaque âge. Les animaux n’étant pas au bon stade physiologique ne seront pas prélevés et seront remis en élevage de production d’œufs.
Raffinement
Les poules hébergées en groupe au sol bénéficient d’un milieu enrichi, notamment par des perchoirs. Les poules hébergées en cages individuelles pendant 6 semaines au maximum bénéficient d'un milieu enrichi par un jouet à picorer et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Les animaux seront l’objet de surveillance classique et toute manifestation de détresse ou de maladie prise en considération pour envisager le retrait des animaux (retour en élevage en groupe au sol) ou leur euthanasie si besoin.
Choix des espèces
L'élevage de poule est une activité économique d'importance pour la France, qui est le premier producteur d'œufs en Europe. Il n'y a aucune raison d'utiliser une espèce modèle différente. Les animaux sont des femelles jeunes et adultes. La production d’œufs se produit chez la poule pondeuse adulte, cependant l'intérêt de cette expérimentation est de tester l'effet d'un régime appliqué dès les stades précoces du poussin.
Evaluation de l’efficacité des produits immunologiques dans le cadre de développements de produits destinés à protéger des espèces domestiques contre un agent pathogène – Avenant à l’autorisation de projet #23290
- Formation professionnelle
- Production de routine
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
- Contrôles de qualité
Cochons d'Inde : 600
Hamsters dorés : 7000
Chats : 150
Chiens : 1200
Furets : 50
13 000 animaux non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Chiens (1 200), chats, furets, souris, cobayes et 7 000 hamsters dorés reçoivent un agent pathogène, virus ou bactérie, puis sont suivis pour la maladie qu'il déclenche, afin d'évaluer l'efficacité de produits immunologiques vétérinaires destinés au marché. Le porteur indique que certains animaux développeront des signes cliniques sévères et douloureux pouvant conduire à la mort et seront mis à mort aux points limites. Il affirme qu'aucune méthode in vitro n'est reconnue par la pharmacopée et que l'évaluation sur l'espèce de destination est "requise par la loi".
Objectifs
Dans le cadre du développement de produits immunologiques à destination vétérinaire tels que les vaccins, la démonstration des propriétés protectrices du produit contre la maladie cible est requise par la loi, et réalisée selon des réglementations précises. L’évaluation de l’efficacité du produit vis-à-vis d’une épreuve virulente est également nécessaire pour définir et caractériser le produit candidat (choix de la dose, de la voie d’administration, des adjuvants/excipients…). Toutes ces informations participent au développement et à la constitution finale du dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Ce projet vise ainsi à présenter 2 procédures expérimentales répétitives ayant pour but d’évaluer l’efficacité de produits immunologiques chez les carnivores domestiques. Ces deux procédures concernent : 1/ la mise au point d’épreuve nécessaire pour cette évaluation, 2/ l’évaluation de l’efficacité en elle-même. A noter que par la suite, pour des raisons de simplification, on parlera par défaut d’animaux vaccinés à la place d’animaux ayant reçu le produit immunologique d’intérêt. Ces deux procédures seront réalisées sur l’animal de destination (chiens, chats, furets) ou lors d’essais préalables sur un modèle rongeur (souris, hamsters essentiellement). Les essais consisteront à administrer le pathogène (type virus ou bactéries), selon une ou plusieurs voie(s) d’administration, à une ou plusieurs dose(s), à des animaux sains préalablement vaccinés ou non et sensibles à ce pathogène. L’efficacité des produits immunologiques sera évaluée par comparaison des données obtenues chez les animaux vaccinés par rapport aux animaux non vaccinés. Il s’agira du suivi des signes cliniques spécifiques de la maladie, associé ou non à un suivi de paramètres biologiques (taux d’anticorps, excrétion virale ou bactérienne…).
Bénéfices attendus
Ce projet contribue au développement et à la mise à disposition de produits immunologiques sûrs et efficaces auprès des vétérinaires et des propriétaires d’animaux de compagnie en accord avec les requis pour la mise sur le marché de ces produits. Ce projet s’inscrit dans la prévention de maladies pouvant être graves et causer de la souffrance animale et des zoonoses. Les produits immunologiques ainsi développés permettent de protéger les espèces domestiques par la réduction des signes cliniques de maladie voire la mortalité ainsi que par la réduction de sa propagation auprès de ses congénères et de l’Homme (dans le cas de zoonoses). Dans le cadre du développement de nouveaux produits ou amélioration de produits existants sur le marché, les bénéfices envisagés de cette procédure seront la meilleure connaissance et compréhension du fonctionnement de ces produits (dose, voie d’administration, adjuvants/excipients, innocuité, efficacité, mécanisme d’action) et la réalisation des études nécessaires à la constitution du dossier d'autorisation de mise sur le marché (AMM).
Procédures
En fonction du produit immunologique testé et donc du type d’agent pathogène inoculé, les animaux seront soumis à différentes interventions nécessaires à la bonne évaluation de son efficacité, selon les réglementations en vigueur. L’ensemble des interventions possibles, et variables selon le produit évalué, sont les suivantes : -Injection(s) de l’agent pathogène (ex, virus ou bactéries) à une ou plusieurs reprises (administrations répétées jusqu’à 4 fois) -Suivi clinique régulier des signes typiques de la maladie inoculée, associé ou non à une prise de température rectale (carnivores) et une pesée, permettant de surveiller et d’évaluer l’état de santé des animaux et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité clinique du produit étudié -Prélèvements d’échantillons variés permettant des mesures répétées de marqueurs biologiques et nécessaires à l’appréciation de l’efficacité biologique du produit étudié. Ces prélèvements sont réalisés à des volumes et intervalles réguliers dans la limite des recommandations par espèce. -Euthanasie en fin d’épreuve par une méthode adaptée. La durée de l’épreuve pourra varier de 1 semaine à 2 ans (cas d’une infection lente).
Impact sur les animaux
Les animaux pourront ressentir une légère douleur transitoire aux sites d’injection lors de l’administration du pathogène, d’anesthésique ou de médication liée à l’introduction d’une aiguille. En revanche pour d’autres voies telles que intraoculaire ou intranasale, une anesthésie sera mise en place afin de prévenir tout stress ou douleur. Le suivi de la température par voie rectale pourra causer de l’inconfort temporaire et/ou de la douleur transitoire. Des signes cliniques plus ou moins sévères, spécifiques de la maladie et connus (retour terrain ou bibliographie relative aux modèles expérimentaux) pourront être observés, tels que des atteintes de l’état général (hypo/hyperthermies, pertes de poids, déshydratation, dépression…), et/ou plus spécifiques à certains organes type atteintes digestives (diarrhées, vomissements…), respiratoires (toux, éternuements, dyspnée, …), oculaires (conjonctivites…), rénales, neurologiques, dermiques et autres. Dans de rares cas, en fonction de la maladie, les animaux présentant des atteintes cliniques sévères et douloureuses, pouvant conduire à leur mort, seront euthanasiés dès l’atteinte des points limites définis et ceci afin d’éviter ou limiter dans le temps ces altérations graves. Tous ces signes peuvent induire des gênes ou inconforts, voire des souffrances, allant de quelques heures à quelques jours. A chaque fois que cela sera possible, des mesures visant à minimiser les effets indésirables sur le bien-être des animaux, en termes de sévérité et de durée, seront mises en place.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode adaptée en conformité avec la loi et ceci pour chacune des deux procédures.
Remplacement
L’efficacité du produit immunologique doit être évaluée sur chacune des espèces de destination conformément aux monographies de la Pharmacopée Européenne. A ce jour, aucune méthode alternative in vitro n’est reconnue par la pharmacopée permettant de répondre à la demande. La réalisation d’essais préliminaires sur modèle rongeur sera privilégiée lorsque cela est possible.
Réduction
Ces procédures s’appuient sur le nombre d’animaux stipulé dans les monographies ou autres textes réglementaires relatifs au produit testé et/ou sur une analyse statistique et/ou des données préliminaires obtenues sur des essais passés ou de la littérature. A chaque fois, le nombre minimum d’animaux est utilisé afin de répondre à l’objectif de l’étude. Chaque fois que cela est possible, deux ou plusieurs produits, pourront être testés simultanément afin d’utiliser des témoins communs (surtout dans le cadre de sélection de produits dans les modèles rongeurs).
Raffinement
Des mesures seront prises afin de limiter le stress et la douleur lors de l’expérimentation : -Observation d’une période d’acclimatation et mise en place de séances d’habituation et socialisation des animaux (standard à renforcée), -Hébergement en groupe, et enrichissement adapté, afin de respecter le comportement inné des animaux et les interactions entre individus nécessaires au maintien du bien-être -Observation quotidienne et suivi clinique régulier, effectué aussi souvent que cela sera jugé nécessaire, pour surveiller l’apparition de tous signes cliniques d’atteintes de l’état de santé des animaux -Réalisation de certains actes (administrations ou prélèvements) avec anesthésie/analgésie si nécessaire afin de garantir le bien-être animal. Une surveillance sera mise en place jusqu'au réveil complet de l’animal. -Médication pour le traitement de tous symptômes, tant que le traitement reste compatible avec l’objectif de l’étude -Mise en place de mesures compensatoires telles qu’un régime spécial (pâté en cas de perte d’appétence), enrichissement supplémentaire, nettoyages supplémentaires, surveillance accrue et renforcée,… De plus, pour chaque étude, l’état général de l’animal est suivi et l'utilisation de critères d’arrêt de souffrance sera systématiquement mise en œuvre pour réduire douleur, souffrance et angoisse.
Choix des espèces
De par la réglementation, l’efficacité d’un produit doit être établie sur l’espèce de destination (chien, chat ou furet) afin de garantir la fiabilité des résultats. Des essais préalables peuvent être réalisés sur des modèles rongeurs afin de limiter le nombre de carnivores à utiliser. Les études seront réalisées sur des animaux sevrés juvéniles ou adultes conformément à la réglementation.
Evaluation des effets de composants alimentaires destinés aux animaux de compagnie seuls ou en mélange sur l’anxiété mesurée dans l’open-field et le labyrinthe en croix surélevée
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Maladies animales
122 rats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, puis réutilisés dans d'autres projets. Ils reçoivent par gavage des composants alimentaires destinés aux animaux de compagnie, puis passent des tests d'anxiété en open-field et en labyrinthe en croix surélevée, pour mesurer un éventuel effet apaisant en vue d'un brevet. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance générale ni toxique, le seul risque identifié étant une fausse route lors du gavage. Il indique que l'anxiété est une émotion que "seuls expriment les êtres vivants" et qu'aucun système alternatif ne reproduit la complexité de "l'organisme entier".
Objectifs
Malgré la volonté des propriétaires de garantir le bien-être de leurs animaux de compagnie , certaines situations peuvent se révéler source de stress, d’anxiété et de mal-être pour ces animaux. Les stratégies éducatives de l’animal et de son propriétaire ou le recours à des produits pharmacologiques (souvent source d’effets secondaires et mal adaptés à la prise en charge de ces animaux) ne sont pas toujours adaptés. Utiliser des aliments contenant des produits ayant des vertus contre l’anxiété et le stress pourrait faciliter la prise en charge du mal-être de l’animal. Un premier travail autorisé et réalisé a montré que l'administration quotidienne pendant 14 jours de deux produits servant de base à la production de compléments alimentaires destinés aux animaux de compagnie ainsi que du mélange des deux a diminué le niveau d'anxiété chez le rat dans un test visant à étudier les interactions sociales entre plusieurs animaux uniquement pour l'un des 2 produits et le mélange des deux, l'autre produit restant sans effet. Cette seconde étude a pour but de tester l'activité de ces deux produits seuls ainsi que du mélange des deux sur le niveau d'anxiété et d'activité de rats dans des tests comportementaux individuels de manière à conforter les résultats obtenus dans le test social. Les deux labyrinthes utilisés ont comme caractéristiques de permettre à l'animal d'explorer librement différentes zones dans les labyrinthes dont certaines sont plus génétrices d'anxiété que d'autres. Une expérimentation préalable sera réalisée visant à valider les conditions d'utilisation des 2 labyrinthes dans les conditions d'environnement de l'EU sous l'effet de l'administration par voie orale et à dose croissante d'un produit anxiolytique de référence couramment utilisé.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont d'une part la validation des conditions optimales d’utilisation des deux labyrinthes pour détecter les variations du niveau d'anxiété chez le rat dans le nouvel EU, et d'autre part la mise en évidence des effets sur le niveau d'anxiété de composés alimentaires visant à assurer la qualité du bien-être des animaux de compagnie et de la relation animal- homme. Les résultats ainsi obtenus compléteront ceux obtenus dans une précédente étude ayant mise en oeuvre un test d'anxiété sociale, et permettront de pouvoir breveter ces différents produits.
Procédures
Aucune contrainte de type prélèvements ou actes chirurgicaux n'est prévue dans cette étude. La seule intervention qu'auront à subir les animaux sera l'administration par gavage des produits objets de l'étude, de façon aiguë (3 administrations dans le cadre de la 1ère procédure expérimentale) ou répétée (14 administrations à raison d'une par jour dans le cadre de la 2ème procédure expérimentale). La durée du gavage de chaque animal est de quelques dizaines de secondes et sera réalisée par un opérateur entrainé.
Impact sur les animaux
Aucune nuisance d’ordre général ni toxicologique n'est attendue sous l'effet des produits à tester compte-tenu de leur innocuité sur le plan toxicologique. Cette absence de nuisance a été confirmée lors de la 1ère étude réalisée avec le test d'anxiété sociale durant laquelle aucun rat n'a montré de signes de mal-être sous l'effet de ces produits. Les seules nuisances identifiées sont celles liées à la technique d'administration des produits par gavage sur des animaux vigiles : risque de fausse route, minime car réalisée par des personnels expérimentés et qualifiés.
Devenir
L'ensemble des animaux inclus dans cette étude pourront être proposés pour être utilisés dans le cadre d'autres projets au sein de l'EU après une période d'une semaine minimum permettant l'élimination complète du produit reçu ou d'actions de formation.
Remplacement
L'objectif du projet étant d'étudier les propriétés de produits en développement sur l'anxiété, il n'est pas possible de procéder au remplacement des animaux par un système alternatif, l'anxiété étant une émotion que seuls expriment les êtres vivants. Aucun système alternatif ne permet de simuler le niveau de complexité de l'organisme entier nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.
Réduction
Le nombre total d'animaux est le nombre estimé juste et nécessaire pour pouvoir atteindre les objectifs du projet dans des conditions de réalisation acceptables garantissant ainsi le bon déroulement de l'expérimentation, la prise en charge adaptée des animaux de façon à garantir au mieux leur bien-être et une exploitation statistique satisfaisante des résultats déterminé pour un calcul de puissance statistique de 80%, avec des effectifs égaux dans les différents groupes expérimentaux (n=10/groupe dans le travail préalable de validation des tests individuels d’anxiété dans les conditions d'environnement de l'EU, et n=12/groupe dans le travail visant à étudier les propriétés des deux produits à tester et du mélange) et la variation estimée la plus sensible dans l'ensemble des mesures effectuées.
Raffinement
Les mesures de raffinement sont celles relatives à l'hébergement des animaux. Ceux-ci seront ainsi maintenus et élevés selon les conditions d’élevage habituelles en accord avec les contraintes fixées par la réglementation en vigueur. Les animaux seront placés à 2 par cage selon les dispositions réglementaires en terme de surface avec une feuille de papier absorbant et des buchettes comme dispositifs d'enrichissement du milieu. Leur comportement sera surveillé afin de s'assurer de l'absence de mal-être ou de comportement agressif entre les animaux. De même, l'ensemble des points limites définis pour ce projet sera relevé quotidiennement et annoté selon une grille de score de manière à évaluer au plus juste le bien-être des animaux. La croissance des animaux sera également surveillée quotidiennement à l'occasion de l'administration des différents traitements.
Choix des espèces
Le rat est largement utilisé dans le cadre des études comportementales du fait de ses propriétés physiologiques et comportementales bien connues. Sa taille et son coût peu élevés facilitent son élevage et son utilisation. cette espèce animale présente donc toutes les qualités requises par rapport aux exigences qui sont imposées par ce type d'étude. Les animaux seront utilisés au stade de jeune adulte âgées de 10 à 12 semaines à un âge où l'ensemble des registres comportementaux est établi et stable et les systèmes physiologiques matures.
Un enrichissement environnemental innovant pour la santé et le bien-être de la truite en élevage
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
288 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont isolées de leurs congénères dans un test de réactivité émotionnelle conçu comme une situation anxiogène, reçoivent une injection d'immunostimulant, subissent des prises de sang répétées et une mise à jeun de 24 à 48 heures, avant d'être tuées par surdose d'anesthésiant pour prélever leurs organes. Le projet teste un rideau de bulles censé améliorer le bien-être des truites en élevage. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" à l'expérimentation, une étude sur le bien-être des poissons qui se solde par la mise à mort des 288 individus.
Objectifs
La recherche de méthodes préventives et durables conciliant le contrôle de pathogènes et le bien-être des poissons devient une priorité pour la filière piscicole. L’enrichissement du milieu vise à améliorer les besoins psychologiques et physiologiques d’un animal captif par la complexification de son environnement. Si cette pratique existe déjà chez les espèces de rente terrestres, la filière piscicole ne l'a pas encore adoptée, sans doute par manque de connaissances scientifiques et de réglementations spécifiques au bien-être des poissons. Par ailleurs, l’enrichissement consistant à ajouter des dispositifs physiques dans le bassin rend difficile son entretien et peut constituer un réservoir bactérien altérant la santé des poissons, ce qui expliquerait aussi la réticence de la filière pour la mise en place de ces pratiques. Dans ce projet, nous étudierons les effets d’un enrichissement innovant consistant à introduire dans le bassin dès les premiers stades de vie un dispositif de bullage constitué d’un tuyau générant un rideau de bulles, puisque des observations préliminaires ont montré l’attrait des poissons dans des zones où sont diffusées des bulles. Nous évaluerons l’impact à court et à long terme de ces rideaux de bulles sur la croissance, la cinétique de la réponse immunitaire, le parasitisme, ainsi que sur les comportements et la réponse au stress des poissons. Nous allons pour cela réaliser des enregistrements vidéo du comportement des poissons pendant deux périodes d’élevage (2,5 mois et 4.5 mois d’élevage), à l’issue desquelles des tests de comportements pour la mesure des réponses émotionnelles seront réalisées, ainsi que des injections de différents immunostimulants pour mesurer les capacités de réponse immunitaire innée des poissons. L’accent sera mis sur l’observation des comportements agressifs que nous pensons ainsi pouvoir limiter car ils peuvent être sources de lésions et de stress impactant le système immunitaire. Ce type d’enrichissement permettrait d’intégrer la notion de « positive welfare » en élevage en favorisant l’expression de comportements de jeu, tout en garantissant un entretien facile et un bon état de santé des poissons.
Bénéfices attendus
Le projet a pour but d'évaluer l'impact d'un nouvel enrichissement du milieu de vie des poissons sur leur bien-être et leur santé. La stratégie d'enrichissement que nous proposons de développer serait facile à mettre en place en élevage et les contraintes liées à l'entretien seraient limitées contrairement aux structures complexes habituellement testées et proposées pour enrichir les bacs d'élevage.
Procédures
Test de réactivité émotionnelle : le test consiste à introduire un individu dans un nouvel environnement séparé de ses congénères, ce qui représente une situation anxiogène pour l'animal, et vise à analyser la perception que l'animal se fait de cet environnement par analyse comportementale sur vidéo. Les poissons seront filmés pendant les 20 premières minutes, puis laissés 20 min supplémentaires avant d’être immédiatement mis à mort par surdose d'anesthésiant. Evaluation de la réponse immunitaire innée : Un immunostimulant est une substance qui stimule les défenses immunitaires (vaccin par exemple). Pour comparer la capacité des animaux à induire une réponse immunitaire, il est nécessaire de les stimuler de manière contrôlée en injectant des immunostimulants (bactériens ou viraux) puis en mesurant par qPCR les gènes de l’immunité exprimés dans le sang ou les organes du système immunitaire (rein antérieur et rate). Les animaux subiront une unique injection (50µl) d'immunostimulant (ou du PBS, lot contrôle), puis des prises de sang répétées seront réalisées à J+1 puis à J+5. Chacune de ces interventions sera réalisée sous anesthésie par du personnel expérimenté et dure 10 secondes au maximum. La dernière prise de sang ets les prélèvements d'organes seront réalisés sur l’animal mort.
Impact sur les animaux
Lors du test comportemental de Réactivité Emotionnelle (procédure 2), les nuisances attendues sont le stress induit par la pêche des poissons, et l'isolement social en environnement nouveau que nous cherchons précisément à mettre en évidence à travers les réponses émotionnelles des poissons. Ces tests dureront 40 minutes (20 min d’observation vidéo et 20 min avant la pêche). Par expérience, nous savons que ces tests d'isolement de seulement 40 min créent un stress mais le pic de cortisol reste bien en-deçà des niveaux atteints lors des procédures classiques induisant un stress aigu (confinement prolongé). La cortisolémie revient à un niveau basal après 2h; Cette nuisance attendue est classée légère. Pour l’évaluation de la réponse immunitaire innée (procédure 1). Les nuisances attendues sont une douleur induite par les injections d’immunostimulants et qui seront surveillées de près, ainsi qu’une une émersion des animaux qui sera réalisé après anesthésie et ne durera pas plus de 10 secondes pour réaliser les injections d’immunostimulants. Il en sera de même pour les deux prises de sang, qui seront répétées sur les mêmes individus en l’espace de 4 jours à l’issue de la deuxième période uniquement. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée. Enfin, les animaux seront également mis à jeun entre 24 et 48 heures avant toute manipulation pour éviter des problèmes de régurgitations des poissons pouvant survenir lorsque l'estomac est plein.
Devenir
Il y aura des prélèvements d’organe sur une partie des animaux ayant subi une injection d'immunostimulants. Ces prélèvements nécessitent une mise à mort. Aucun poisson ne sera ré-utilisé à l'issue de ce projet. Ils seront donc tous mis à mort.
Remplacement
Il n’existe pas d’alternative à cette expérimentation animale puisque le but de cette étude est principalement d’observer le comportement des poissons en réponse à la présence ou à l’absence d’un enrichissement de l'environnement dans l’optique d’une application future en élevage. Les réponses émotionnelles et immunitaires des poissons à cet enrichissement nécessitent également de manipuler des animaux vivants.
Réduction
Le nombre d’animaux prélevés ainsi que le nombre de bacs d'élevage par traitement (lorsque le bac devient l'unité statistique pour l'observation du groupe à la vidéo) ont été réfléchis pour permettre des analyses statistiques fiables. Le nombre d'animaux par bac a aussi été ajusté au mieux pour se rapprocher des conditions réelles en élevage mais également pour assurer une densité optimisant la stabilité hiérarchique des poissons au sein des bacs (
Raffinement
Lors des tests comportementaux de Réactivité Emotionnelle, les manipulations sont réalisées le plus rapidement possible pour limiter le stress. Un rideau opaque sera disposé autour de l’ensemble des bacs d’élevage et des bacs utilisés pour réaliser les tests comportementaux de Réactivité Emotionnelle afin de les isoler du reste de la zone d’alevinage, et limiter le stress des poissons. L’ensemble de ces dispositifs sont situés à proximité afin de limiter au minimum le stress du transfert pour réaliser les tests de comportement. Le marquage, les injections ou les prises de sang seront réalisées sous anesthésie avec de la tricaïne MS-222 et du bicarbonate de soude pour tamponner le milieu et éviter un stress d’acidité. Lors des injections, les poissons seront pêches et anesthésiés par groupe de 5, puis ils seront déposés sur une serpillère humide pour éviter la déperdition de mucus. Le corps et les yeux des poissons seront recouvert de cette serpillière pour les isoler de l’environnement ambiant. Après manipulation (injection ou prélèvement de sang), ils seront mis dans un bac de réveil, avant de rejoindre leurs congénères non manipulés dans leur bac d’élevage.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. La question du bien-être de cet animal de rente est donc primordiale Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusée dans la communauté scientifique (environ 50 000 références).
Test d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin selon la Pharmacopée Chinoise
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Tests réglementaires
- Contrôles de qualité
100 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque lapin est sédaté puis reçoit une injection de fer dans un muscle de la cuisse, avant d'être mis à mort une semaine plus tard pour prélever et analyser ce muscle, afin de contrôler des produits vétérinaires destinés au marché chinois. Le porteur indique que ce test in vivo est exigé par la Pharmacopée Chinoise, tout en visant à démontrer que les contrôles physico-chimiques déjà réalisés en France suffiraient à s'en passer. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour cette exigence réglementaire.
Objectifs
Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc 2 objectifs : 1) la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une demande d’AMM. 2) démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Bénéfices attendus
1) Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages. 2) Prouver que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapin lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.
Procédures
Les interventions prévues sur les animaux sont : 1) Injection pour la sédation des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 2) Les animaux sédatés recevront une injection unique dans le muscle vaste médial de l’un des membres postérieurs, l’autre servant de contrôle non injecté : durée inférieure à 30 secondes. La sédation permet de diminuer le stress de l’animal et facilite sa contention. Elle facilitera également l’injection qui doit être réalisée précisément dans le muscle vaste médial. 3) Une semaine plus tard, pour l’euthanasie des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 4) Sur les animaux euthanasiés, dissection et analyse du muscle vaste médial de l’un des membres : couleur du muscle au point d’injection et prélèvement du muscle pour doser la quantité de fer restant au niveau du point d’injection. Les résultats obtenus avec le muscle traité sont comparés avec ceux obtenus avec le muscle témoin qui n’a pas reçu d’injection.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont rattachés aux procédures et interventions prévues par le projet sur les animaux : 1) Stress et inconfort potentiellement induits par le port et la contention des animaux avant la sédation : durée inférieure à 5 minutes. 2) Stress et inconfort potentiellement induits lors de la pesée des animaux : durée inférieure à 1 minute. 3) Douleur induite par l’aiguille (piqure) lors de l’anesthésie des animaux : durée d’environ 10 secondes. 4) Stress potentiel dans la phase où l’animal redevient complètement vigile au fur et à mesure de la disparition de la sédation.
Devenir
Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté étudié. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.
Remplacement
Remplacement : le remplacement n’est pas envisageable car le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo demandée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. L’absorption de fer est un processus dynamique nécessitant le passage de la molécule étudiée du site d’absorption vers le sang pour pénétrer dans la circulation systémique. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer que les contrôles qualité réalisés en France sont suffisants pour permettre à terme de s’affranchir de l’utilisation d’animaux pour chaque nouvelle libération de lot. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). De plus l’un des objectifs du projet est de démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois. Il a été estimé que 10 lots seraient testés par an, soit 100 lapins au total sur la durée du projet qui est de 5 ans.
Raffinement
Raffinement : 1) Les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. 2) La surveillance, les soins des animaux et l’administration du traitement prescrit sont assurés par du personnel formé, qualifié, compétent et sensibilisé à appliquer des points limites spécifiques au protocole 3) La surveillance des lapins sera accrue à des moments sensibles du projet tels que pour gérer/désamorcer les risques de bagarres entre lapins après la constitution des binômes dans les cages, durant la sédation et l’injection, après sédation et injection, jusqu’à ce que l’animal redeviennent complètement vigile. 4) Une grille décisionnelle/scores est appliquée pour atténuer ou abréger la douleur. 5) Une sédation du lapin sera pratiquée avant l’injection du produit à tester (anesthésie générale légère) pour diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention pour l’injection. La douleur, souffrance et angoisse de l’animal sont d’abord réduites puis supprimées pour que la manipulation puisse être réalisée dans les meilleures conditions. Il est primordial que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial, pour cela l’animal ne doit pas bouger. 6) Les lapins sont hébergés dans des conditions optimales en zones confinées, conçues pour protéger leur statut sanitaire Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifique et les préserver des infections. 7) Les paramètres critiques d’ambiance tels que la température et la ventilation sont maintenus stables, régulés en permanence et sous alarmes. 8) Les lapins sont rassurés par le personnel qui leur parle continuellement et les manipule de façon apaisante. 9) Les animaux sont hébergés en groupe harmonieux et ont accès à un enrichissement varié pour exprimer un large répertoire de comportements normaux, d’interactions sociales entre congénères. 10) Les animaux ne subissent ni stress de transport, ni de changement d’environnement (personnel, mode opératoire, aliment…) car ils sont nés sur place et maintenus dans les mêmes conditions, qu’ils soient expérimentation qu’en élevage. 11) Le respects de critères d’inclusion des lapins (age, bonne santé et poids) permettant de n’utiliser que des lapins les plus optimum.12) L’aliment et l’eau de boisson sont à volonté, leur disponibilité est vérifiée quotidiennement.
Choix des espèces
Le lapin est l’espèce utilisée pour ce projet car c’est l’animal demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.
Analyse comportementale et physiologique de l’âne en situation de travail pour l’étude du matériel de traction asine.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
10 ânes maraîchers vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans mise à mort, puisqu'ils reprennent leur travail habituel le lendemain. Chaque âne effectue sept tractions de trois minutes, dont quatre avec une corde placée sous le collier contre la peau, pouvant provoquer une perte de poils ou un œdème localisé. Le porteur surveille la zone de contact et interrompt l'essai dès les premiers signes, pour comparer des colliers de traction et produire des recommandations aux fabricants. Il affirme que l'usage des ânes est "indispensable" pour analyser leur comportement et leur physiologie au travail.
Objectifs
Le projet a pour but d’étudier le matériel de traction asine, en considérant l’efficacité de traction et le confort de travail de l’âne. En effet, il existe très peu de références sur ce sujet et les arguments commerciaux des différents fabricants sont anciens et/ou non vérifiés. L’objectif de cette expérimenation est d’obtenir des références physiologiques et comportementales pour tester dans un second temps le matériel utilisé et produire des recommandations à l’usage des équipementiers et des utilisateurs, pouvant aller jusqu'au développement d'un matériel innovant correspondant à ces recommandations et utilisant des technologies modernes.
Bénéfices attendus
L'expérimentation permettra la validation finale des indicateurs utiles dans l’étude du confort de l’âne maraîcher au travail, permettant dans un second temps la comparaison de différents types de collier de traction. A terme, ces résultats permettront: de fiabiliser l’utilisation de l’âne dans un objectif d'efficacité, d'orienter et d'aider les utilisateurs dans le choix et l'utilisation d'un matériel le plus adapté à leur projet et à leur animal dans le respect de son confort de travail, et de conforter les utilisateurs dans des pratiques conformes au bien-être de leur partenaire de travail.
Procédures
Chaque âne effectuera 7 passages randomisés de 3 min. Il est attendu une période d'inconfort de 12 min. maximum, car 4 des 7 passages (F10 + corde 6mm, F10 + corde 12 mm, F20 + corde 6mm, F20 + corde 12 mm) sont susceptibles de générer de l'inconfort lorsque le morceau de corde est placé sous le collier au contact de la peau. Une dépilation et/ou un oedème local est susceptible d'apparaître. A l'issue de chaque passage, 3 min. d'arrêt feront l'objet de la récupération de l'animal et de l'inspection de la zone de contact avec l'élément d'inconfort.
Impact sur les animaux
Le contact du morceau de corde sur la peau peut provoquer une irritation avec une perte de poils voire un oedème localisé si la compression et/ou le frottement sont trop importants ou la durée trop longue. Un examen systématique à l'issue de la prise de mesures permettra de déceler les premiers signes de la compression et/ou du frottement et de stopper l'expérimentation.
Devenir
Les ânes participant au test n'effectueront aucun travail de traction supplémentaire au cours de la journée. Ils reprendront leur travail habituel le lendemain après une vérification de leur état de forme par le responsable bien-être.
Remplacement
La procédure expérimentale ne peut pas être remplacée par une autre méthode n'impliquant pas des ânes. L'utilisation des ânes est indispensable pour répondre à l'objectif du projet qui concerne l'analyse comportementale et physiologique de l'âne en situation de travail. Si le morceau de corde a provoqué sur l'un des 4 passages une dépilation et/ou un oedème, le protocole de mesure sera stoppé et les résultats partiels de l'animal ne seront pas pris en compte dans le traitement statistique. L'animal ne sera pas remplacé.
Réduction
Le nombre d'ânes testés a été limité afin de répondre aux questions de l'étude sans compromettre les analyses statistiques, à savoir une anova (comparaison des 7 passages d'un même âne) et des corrélations pour quantifier la relation entre les différents paramètres (locomoteurs, physiologiques et comportementaux). Le travail demandé lors des tests correspond au travail quotidien des animaux. Ainsi le nombre d'animaux testés est limité, sans compromettre le bien-être animal. D'autre part, il a été décidé de ne pas tester la traction sans charge avec corde (6 et 12 mm) par respect de réduction.
Raffinement
L'utilisation de l'élément d'inconfort (corde maintenue au niveau du collier) sera étroitement surveillée et notamment par rapport aux potentiels frottements et/ou compression occasionnés. Une surveillance de la zone de contact sera effectuée à chaque fin des 4 passages de 3 min avec la corde par le responsable bien-être du projet. Si la zone de contact présente un état différent de celui du début des manipulations, à savoir les premiers signes d'une dépilation ou d'un oedème localisé, l'expérimentation avec cet animal sera immédiatement stoppée. A l'issue de chaque passage, 3 min d'arrêt feront l'objet de la récupération de l'animal et de l'inspection de la zone de contact avec la corde sous le collier. Une récompense alimentaire est prévue à la fin de l'effort.
Choix des espèces
L'objectif final du projet concerne l'équipement de l'âne. Il ne peut donc être remplacé puisqu'il s'agit d'indentifier les caracteristiques comportementales et physiologiques de cette espèce. De plus, les conditions expérimentales sont des situations habituelles pour les ânes maraîchers testés. Les 10 ânes testés sont des adultes (âge>3ans), expérimentés, capables de tracter les charges. Les ânes proviennent de deux types d’élevage : Laitier : les ânons sont avec leur mère jusqu’à 1 an. Puis, de 1 à 2-3 ans, ils vivent en pâture en troupeau et sont manipulés régulièrement pour préparer les épreuves PEJET (Parcours d'Excellence du Jeune Équidé de Travail). En montagne : les ânons sont élevés de manière extensive, avec vie en troupeau au pâturage en estive. Ils sont rentrés et manipulés pour les soins, le sanitaire et les préparations au PEJET.
Effets combinés de la génétique et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale chez la poule pondeuse.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
400 poules pondeuses vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des gavages d'antibiotiques et des prises de sang sur animal vigile, pour mesurer l'effet combiné de la génétique et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale. Le porteur décrit le gavage et la contention comme des sources de stress, et les animaux sont tués à 5, 13 ou 24 semaines pour prélever leur microbiote caecal. Il annonce des retombées directes pour l'industrie avicole, les résultats devant être partagés avec ses représentants.
Objectifs
Deux lignées génétiques de poule pondeuse seront élevées durant 24 semaines pour cette expérimentation. Tous les animaux seront vaccinés suivant le plan de prophylaxie classique de poules pondeuses élevées en plein air. La moitié des animaux élevés seront soumis à un traitement antibiotique, démarrant 3 jours avant la vaccination et durant 3 jours, de façon à altérer la composition du microbiote intestinal. Nous souhaitons de cette manière étudier l’effet combiné d’une altération du microbiote intestinal et de variations génétiques sur la réponse vaccinale. Les animaux seront aussi séparés en deux lots de même taille. L’un aura accès à un parcours extérieur, et l'autre restera confiné dans le bâtiment d'élevage. Nous étudierons ainsi : - 2 lignées différentes - 2 conditions (traités ou non aux antibiotiques) - 2 modes d'élevage (avec accès ou non à l'éxtérieur) Nous suivrons sur ces animaux les variations de différents paramètres immunitaires, du microbiote caecal et de la réponse vaccinale au cours du temps, afin de mesurer l’effet d’une ingestion d’antibiotiques. En plus de la vaccination, nous effectuerons donc des prélèvements peu ou pas invasifs durant la vie des animaux (prises de sang). Enfin nous donnerons les antibiotiques aux animaux par gavage pour nous assurer que tous les animaux ingèrent la même dose.
Bénéfices attendus
La vaccination est la stratégie la plus efficace pour la prévention des maladies infectieuses des animaux d’élevage. Le rôle de la génétique sur la réponse vaccinale est connu mais reste à préciser, tandis que celui du microbiote est suspecté du fait de son rôle sur la régulation de l’immunité, mais reste à prouver. Combiner la sélection génétique pour une meilleure réponse vaccinale avec une stratégie nutritionnelle modulant favorablement le microbiote intestinal pourrait être très efficace. De plus, l’élevage à l’extérieur étant souvent considéré comme l’avenir de l’élevage animal, il est essentiel d’étudier ses effets sur les phénotypes d’intérêt. Dans ce projet nous allons étudier les effets combinés des variations génétiques de l’hôte et de la composition du microbiote caecal sur les réponses vaccinales et le comportement de poules pondeuses afin d’identifier des biomarqueurs génétiques et physiologiques associés avec la magnitude des réponses à plusieurs vaccins. Pour ce faire nous créerons une altération du microbiote soit forte via un traitement antibiotique soit plus modérée via la fourniture d’un accès extérieur aux animaux. Nous étudierons d’une part l’effet du mode d’élevage sur le microbiote, la réponse vaccinale et le comportement des animaux. Nous étudierons d’autre part les liens entre composition du microbiote intestinal et réponse vaccinale et comprotement. En bref, ce projet fournira des biomarqueurs génétiques et physiologiques associés aux réponses vaccinales et au comportement chez la poule pondeuse, et il estimera l’effet d’un accès extérieur sur ces caractères. Il sera conduit sur des lignées commerciales chez qui l’intérêt de la sélection pour tous ces caractères sera directement estimé, assurant une application directe de nos résultats. Les résultats seront partagés avec des représentants de l’industrie avicole pour assurer leur transfert efficace.
Procédures
Les animaux ne seront soumis qu’à deux types d’intervention : des gavages toutes les 24 heures pendant les 3 jours précédant la sortie, et des prises de sangs sur animaux vigiles réalisées par des personnels qualifiés.
Impact sur les animaux
Le gavage est une procédure stressante pour les animaux. Les prises de sang pourront également être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre.
Devenir
Il est prévu d’utiliser 400 animaux de 2 lignées de poules commerciales. Ils seront tous utilisés pour des prises de sang et la moitié d'entre eux seront soumis à un gavage . Ils seront tous mis à mort soit au cours de l'élevage à 5 semaines ( 72 animaux) , à 13 semaines (72 animaux) à la fin de l’expérience ( 256) afin de récupérer leurs microbiotes caecaux.
Remplacement
Pour évaluer l’effet des variations génétiques et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale il faut disposer de mesures individuelles sur les animaux. Par ailleurs le statut immunitaire et la réponse vaccinale impliquent des voies physiologiques dans l’organisme entier. Enfin le comportement ne peut être évalué que sur l’animal lui mêm. Le modèle le plus adapté pour évaluer les effets sus-mentionnés sur le poulet est donc le poulet lui-même.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire à la réalisation de cette expérience a été déterminé suite à des estimations basées sur la littérature publiée sur l’effet de l’ingestion d’antibiotiques sur la composition du microbiote et sur les résultats de nos propres expérimentations visant à étudier le microbiote intestinal. Les mesures effectuées sur des lots de 24 animaux ont confirmé l’existence d’une large variabilité pour les paramètres immunitaires et la réponse vaccinale, et donc la nécessité de continuer à étudier des lots d’au moins 24 animaux. Au cours du projet actuel, nous prévoyons 50 animaux par lot car 18 seront sacrifiés avant la fin de l’expérience, si bien que les analyses statistiques seront finalement menées sur 32 animaux. Ce nombre est nécessaire pour nous autoriser à utiliser des méthodes statistiques telles que analyses de variance (ANOVA) et pour nous donner un peu de marge pour explorer la variabilité de la réponse vaccinale à des vaccins jusqu’à présent non étudiés par notre groupe . Nous testerons le contraste de différentes variables (dosages d’anticorps, paramètres immunitaires, composition du microbiote intestinal) entre groupes d’animaux traités aux antibiotiques (8 lots de 12 animaux), et non traités (4 lots de 24 animaux), et entre lignées génétiques pour un même traitement (24 animaux sans traitement, 12 avec) par analysees de variance.
Raffinement
Les poussins sont élevés en parquets collectifs, avec des enrichissements du type ficelles, balles en plastique, bloc à piquer. Ils seront visités 2 fois par jour et toute manifestation de symptômes persistants tels que définis dans le point limite engendrera la mise à mort des animaux par le personnel qualifié. A l’extérieur les parcours seront enrichis avec des palettes, pour diminuer l’anxiété des animaux et faciliter leur sortie. Les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées, notamment pour les prises de sang et le gavage.
Choix des espèces
Notre étude vise, à terme, à réduire l’incidence de maladies chez la poule d’élevage par une approche préventive combinant vaccination et nutrition. Il est donc nécessaire d’effectuer nos expérimentations chez la poule domestique (Gallus gallus), qui a des réponses spécifiques que nous devons prendre en compte. Ces animaux seront élevés de leur éclosion à 24 semaines d’âge, temps nécessaire pour s’assurer que tous les animaux aient commencé à pondre afin de pouvoir collecter différentes données individuelles de production pour tous les animaux Par ailleurs nous souhaitons évaluer la persistence dans le temps de la réponse vaccinale et cette durée d’élevage est un bon compromis entre coût de l’expérience et réalisme des données obtenues par rapport à la durée réelle de l’élevage commercial (qui est supérieure à 24 semaines).
Validation de capteurs pour mesurer les variations de la glycémie chez le porc
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
10 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, ceux opérés étant tués à l'issue. Ils reçoivent un cathéter dans la veine jugulaire posé sous anesthésie générale, des piqûres répétées de l'oreille à la lancette et un capteur de glucose sous la peau, puis vivent seuls quatorze jours alors qu'ils vivent d'ordinaire en groupe. Le porteur teste ce capteur comme méthode moins invasive de mesure de la glycémie et présente le projet comme un gain pour le "bien-être" des porcs, alors qu'il repose sur une chirurgie et une mise à mort. Il affirme qu'étudier finement la physiologie du porc reste impossible sans utiliser des porcs vivants.
Objectifs
Pour tous les animaux, l'alimentation permet d'assurer leur développement et leur santé. Le glucose est l'un des nutriments essentiels au bon fonctionnement des cellules de l'organisme, et la mesure de la glycémie (concentration en glucose dans le sang ou le plasma) est reconnue commue un bon indicateur du métabolisme glucidique. Cette mesure nécessite le prélèvement d'un échantillon de sang, souvent de manière répétée au cours de la journée. Chez le porc, le prélèvement de sang reste un acte technique nécessitant une grande habitude. Le porc a peu de vaisseaux sanguins superficiels et visibles. Il est craintif et d'une grande force physique. Par conséquent, le prélèvement de sang requiert une contention de l'animal (acte stressant) et, dans le cas de prélèvements répétés, la pose d'un cathéter réalisée sous anesthésie générale. Le projet vise à tester un capteur intradermique comme alternative pour mesurer la concentration sanguine de glucose, en temps réel et pendant plusieurs jours, grâce à l'électrochimie miniaturisée et au numérique. Nous testerons un capteur glycémique commercialisé pour les personnes diabétiques. Le capteur est utilisable pendant 10 à 14 jours, avec une portée de transmission du signal de 6 m. Le projet vise à déterminer si le capteur fournit des données pertinentes chez le porc grâce à une étude pilote comparant les valeurs mesurées par le capteur à celles de la méthode de référence (prélèvements sériés avec un cathéter veineux) en réponse à des repas de composition contrastée. Cette étape est indispensable pour valider le capteur comme une méthode peu invasive de mesures des constantes physiologiques internes chez le porc. Cela permettrait ensuite de l'utiliser chez des porcs élevés en groupe, permettant de maintenir leur comportement alimentaire, leur statut social, et leur activité physique, ce que ne permet pas l'implantation d'un cathéter veineux. L'utilisation d'une lancette pour recueillir une goutte de sang sera également testée comme une méthode d'invasivité et surtout de fréquence intermédiaire.
Bénéfices attendus
L'utilisation de capteurs glycémiques en médecine humaine a été validée pour mesurer les taux de glucose chez le miniporc ou le porc mais dans des situations particulières taux de sucres dans le sang très élevés induits par l'administration de glucose directement dans la veine, ou bien encore état de diabète). Ce projet vise à déterminer si le capteur glycémique fournit des données exploitables pour des porcs nourris avec des régimes de composition plus en adéquation avec ses besoins physiologiques pour sa croissance et avec le maintien de sa santé. Les bénéfices immédiats attendus seront de fournir une alternative à la technique actuelle de mesure des concentrations sanguines répétées, impliquant une anesthésie générale et une chirurgie, quand on souhaite connaître les variations de taux de glucose sanguin en réponse à des changements dans ses conditions d'élevage (alimentaires, thermiques, sanitaires). Cette méthode serait donc propice à assurer un meilleur bien-être de l'animal lors de ce type de mesures indispensables à la compréhension des mécanismes physiologiques à des fins scientifiques. Si la méthode est validée dans ce cadre pilote, le projet sera poursuivi par une seconde étude visant à maintenir le porc au sein de son groupe social, lui laissant la liberté d'exprimer son comportement alimentaire et ses interactions physiques. Cela permettrait de détecter précocement, par un suivi en temps réel, d'éventuelles évolutions drastiques de la glycémie signalant une dégradation de santé ou du bien-être de l'animal avant que celle-ci ne soit visible.
Procédures
Une dizaine de porcs seront impliqués dans la phase expérimentale d'une durée de 14 jours. La mise en oeuvre de cette expérience est strictement nécessaire pour valider les mesures de concentrations sanguines de glucose issues du capteur (système de mesure en continu), par rapport à la méthode de référence invasive actuelle (cathéter veineux). Il s'agit de recueillir un grand nombre de valeurs de concentrations de glucose suite à l'ingestion de repas dont la composition est connue pour faire varier la glycémie. Trois types d'actes seront appliqués à chaque porc: 1) des repas tests soit sous forme liquide (glucose), soit sous forme granulée et de composition standard (riche en amidon) pour un animal de cet âge, soit sous forme granulée et de composition hyper-énergétique (riche en lipides). Ces repas sont distribués lors de 3 matins en quantité plus faible que le repas habituel. 2) des prélèvements de sang en cinétique après chaque repas d'épreuve. Pour réaliser ces prélèvements répétés sans stress ni contention de l'animal, ceci nécessite de poser un cathéter dans la veine jugulaire, par une intervention chirurgicale sur des porcs anesthésiés, et de le maintenir fonctionnel durant 14 jours. Quelques gouttes de sang seront également prélevées par piqure de la veine de l'oreille grâce à une petite lancette (stylet) à 4 reprises durant l'heure qui suit chaque repas test. 3) un capteur glycémique placé sous la peau, après tranquillisation de l'animal.
Impact sur les animaux
La pose du cathéter pour la méthode de référence de prélèvements sériés de sang est un acte chirurgical qui s'effectue sous anesthésie générale, générant une inflammation, et nécessite une phase de récupération. L'utilisation d'une lancette (type stylet à jet) peut générer une sensation désagréable ou de surprise pour le porc à chacune des 4 piqures. Le logement en loge individuelle durant les 14 jours de l'expérience constitue une contrainte chez un animal vivant habituellement en groupe. La présence d'une aiguille en intradermique sur le capteur et la sécurisation du dispositif par une bande adhésive peuvent entraîner une gêne, voir une inflammation. Le repas liquide de glucose (1 fois durant toute l'expérience) est peu appétant pour l'animal. Le porc ne pourra pas être réintégré dans le troupeau après une chirurgie et devra donc être euthanasié à la fin de l'expérience.
Devenir
Les porcs ayant subi une chirurgie pour insérer un cathéter dans la veine ne pourront pas être réintégrés dans le troupeau. Ils seront euthanasiés à la fin des 14 jours d'expérience.
Remplacement
Le porc est l'espèce cible du projet qui vise à trouver une méthode alternative à la méthode actuelle de référence pour étudier les mécanismes de régulation des constantes métaboliques face aux défis posés par des changements dans l'environnement (alimentaire en premier lieu, mais aussi thermique, social, sanitaire, etc.). Il n'est donc pas possible d'étudier finement la physiologie interne du porc au bénéfice de sa santé et son bien-être, sans utiliser des porcs de poids et génotypes commerciaux. L'utilisation de cellules en culture permettrait de caractériser les mécanismes moléculaires de régulation du taux de glucose intracellulaire, mais ne renseigne nullement sur les variations quotidiennes de la glycémie (concentration du glucose circulant dans le sang) en relation avec le métabolisme des nombreux tissus utilisateurs de glucose (muscles, tissus adipeux, intestins) ou du foie (production de glucose), et selon le comportement alimentaire du porc, son efficience alimentaire, son activité physique, et son état de santé. L'utilisation d'animaux vivants est donc nécessaire pour rendre compte de processus biologiques extrêmement dynamiques.
Réduction
Chaque porc est son propre témoin durant les 14 jours d’expérimentation, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux nécessaires tout en prenant en compte la variabilité interindividuelle de la consommation alimentaire et des processus d'ingestion et de digestion à l'origine de variations dans les cinétiques d'évolution du glucose sanguin. Un total de 8 porcs suivra une séquence alimentaire incluant 3 repas tests de composition différente. Ceci permettra d’obtenir au moins 6 à 8 cinétiques sanguines pour chaque type de repas test. Ce nombre a été déterminé sur la base de la bibliographie disponible quant à la validation de capteurs glycémiques développés en médecine humaine chez le miniporc ou le porc conventionnel, et notre propre connaissance des variations des concentrations interindividuelles de glucose sanguin obtenues par prélèvements sériés au cathéter. Au cas où les porcs de l'expérience ne mangeraient pas les aliments expérimentaux (notamment le repas de glucose), ils seront écartés de l'expérience et seront remplacés par un porc supplémentaire. Si toute l'expérimentation se déroule conformément aux attentes, les 2 animaux restants (10 animaux prévus pour 8 nécessaires) ne seront pas utilisés dans l'expérimentation et seront laissés dans l'élevage. Les prélèvements de sang par le tube veineux seront réalisés seulement au cours de 3 jours de repas tests sur les 14 jours d'expérimentation, et on prélèvera environ 1,5% du volume sanguin pour chaque jour de repas test, soit 4% du volume sanguin total à l'issue de l'expérimentation.
Raffinement
La pose du cathéter s'effectue sous anesthésie générale en suivant un protocole d'analgésie pour limiter la douleur pendant et après la chirurgie. Les porcs sont surveillés pendant l'anesthésie et pendant le réveil pour éviter qu'ils ne se blessent en se relevant. Une grille d'évaluation de la douleur (posture, comportement, aspect et sensibilité de la plaie) est renseignée pour chaque porc jusqu'à 4 jours après la chirurgie, en plus du contrôle de la température rectale et de l'appétit. Les règles de propreté seront strictement suivies : seringues à usage unique, port de gants et/ou lavage fréquent des mains, et désinfection de l'extrémité du cathéter avec de l'alcool entre les prélèvements. Un sérum physiologique stérile sera injecté après chaque prélèvement pour rincer le cathéter et remplacer le volume de sang prélevé. Si un porc développe une fièvre, du paracétamol sera injecté via le cathéter. Par précaution, lors du premier et dernier prélèvement, un antibiotique sera administré via le cathéter. La pose du capteur glycémique est réalisée en tranquillisant le porc avec des anesthésiques injectables à faible dose et en intramusculaire. Le capteur est placé sur la face externe de la cuisse en utilisant l'applicateur fourni dans le kit qui permet l'insertion d'une microaiguille en intradermique et la pose d'un patch. Le capteur permet ensuite des mesures des taux de glucose sans douleur, sans contention ni stress. Le porc sera familiarisé avec les humains grâce aux soins quotidiens, permettant l'utilisation de la lancette (stylet) sans stress particulier anticipé, d'autant plus qu'un gel anesthésiant sera appliqué en préventif en massant l'oreille. L'aliment est distribué à volonté durant toute la durée de l'étude, à l'exception des jours de repas test (3 jours). Une paire de porcs sera considérée à chaque séquence pour permettre un contact visuel, olfactif, et tactile entre les deux porcs durant toute la durée de l'expérimentation. Toutes les cages sont équipées de dispositifs d'enrichissement renouvelés régulièrement et au gré des comportements individuels: matériels manipulables (chaînes métalliques et balles en plastique dur) qui ne peuvent pas être rongés, évitant ainsi la présence de résidus dans les fèces. Les animaux sont suivis quotidiennement par du personnel expérimenté afin de détecter l'atteinte d'un point limite.
Choix des espèces
Le projet a pour objectif de trouver une méthode pour renseigner sur l'évolution des taux de glucose sanguin face aux défis posés par les changements de matières premières dans l'alimentation du porc (pour une moindre concurrence avec l'alimentation de l'Homme) et les modifications de son environnement (réchauffement climatique ou évolutions des pratiques d'élevage), et ceci sans actes contraignants et invasifs pour l'animal. Il n'est pas possible d'étudier les évolutions dynamiques du glucose, au bénéfice de la santé et du bien-être, sans utiliser des porcs de poids et génotype commerciaux. L'utilisation de cellules en culture permettrait de caractériser les mécanismes moléculaires de la régulation des taux de glucose intracellulaires, mais pas les variations quotidiennes de la glycémie. L'utilisation d'animaux vivants est nécessaire car les effets mesurés résultent de processus biologiques extrêmement dynamiques, impliquant des étapes de digestion et d'assimilation des aliments lors des repas, et qui ne peuvent pas être reproduits dans des systèmes de culture cellulaire. Les porcs pèseront environ 50 kg (autour de 3-4 mois d'âge). Cela permet d'étudier les variations de la glycémie chez un animal en croissance, et idéal en terme technique (manipulations et volume de sang).
Chirurgies d’implantation de dispositifs permettant la diffusion de substances ou le suivi de paramètres biologiques chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Rats : 2500
5 500 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils subissent une chirurgie d'implantation, sous la peau ou dans l'abdomen, d'un dispositif diffusant des substances ou mesurant des paramètres biologiques, avec jusqu'à quatre prélèvements sanguins par jour, puis sont expédiés vivants aux chercheurs ou tués en cas d'atteinte d'un point limite ou pour contrôle qualité. Le porteur produit ces modèles implantés pour la communauté scientifique et revendique qu'ils réduisent le stress lié aux manipulations répétées. Il prévoit des animaux surnuméraires liés au taux d'échec des chirurgies et admet un "phénotype dommageable" possible selon les besoins du projet.
Objectifs
L’objectif du projet est de permettre la production et la mise à disposition pour la communauté scientifique des modèles de rongeurs équipés de manière permanente (par technique chirurgicale) d’implants sous la peau ou dans l’abdomen permettant soit la libération de substances (comme des médicaments ou des hormones) de manière répétée ou continue, soit la mesure de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension).
Bénéfices attendus
L’utilisation de modèles implantés permet l’administration répétée ou continue de substances d’intérêts (comme des médicaments ou des hormones) ou la mesure et le suivi de paramètres biologiques (comme l’activité cérébrale, musculaire ou cardiaque ou la mesure de la tension) chez l’animal sans la moindre manipulation de la part du chercheur et sans anesthésie. Cela permet donc la réduction très importante du stress provoqué chez l’animal par des manipulations répétées. Ces administrations et mesures pourront permettre à la communauté scientifique d’augmenter leurs connaissances et leurs compréhensions sur différents domaines de recherche (maladies cardiaques, maladies du cerveau, hypertension, cancer, infertilité, …) tout en réduisant les nuisances posssibles sur l’animal.
Procédures
Tous les animaux dans le cadre de ce projet seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée d’une demi-heure à une heure sous anesthésie générale et à la mise en place d’un matériel implanté. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins (maximum 4 prélèvements sanguins par jour). Les actes de prélèvements et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur les animaux font suite à la mise en place de l’implant suite à la chirurgie : douleur, stress et perte de poids possible chez tous les animaux dus aux contentions, aux procédures chirurgicales, à la présence du matériel implanté. Hébergement individuel possible jusqu’à une semaine.
Devenir
Les animaux sont expédiés chez les scientifiques ou sont mis à mort dans le cas d’atteinte d’un point limite ou pour contrôle qualité du modèle.
Remplacement
La production de modèles implantés a pour objectif de mettre à disposition des modèles rongeurs implantés prêts à l’emploi pour les scientifiques. Les animaux opérés sont intégrés dans des programmes de recherche ou d’études précliniques. Ces programmes visent à étudier les réactions des organes ou du comportement des individus face à une substance ou un stimulus. Cela entraîne de nombreux mécanismes différents et implique de nombreux organes. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels programmes sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires est défini par le scientifique. Il est possible que des animaux surnuméraires doivent être utilisés de par les contraintes du modèle, ce nombre étant basé sur les taux de réussite connus et attendus des modèles. La réduction de ces animaux surnuméraires repose sur : l'expertise de l’équipe chirurgie et la maitrise des procédures, les locaux adaptés, les données historiques, l’observation de l’état clinique de l’animal en péri-opératoire afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle. Le nombre d’animaux surnuméraires utilisés dans chaque procédure est déterminé au cas par cas, en fonction du degré de difficulté du modèle, du taux de succès de la chirurgie, du nombre d’animaux à opérer, de la souche, du sexe et de la provenance.
Raffinement
Les implantations permettent le suivi de paramètres biologiques ou l’administration de substances en continu sans intervention humaine ce qui permet une réduction très importante pour l’animal du stress provoqué par des manipulations répétées. Le contrôle de la douleur est réalisé par une administration appropriée d’analgésique et/ou d’anesthésie locale, sous le contrôle d’un vétérinaire. Une réhydratation est pratiquée pour tous les animaux au réveil. Une habituation par la manipulation positive des animaux peut être effectuée dès la phase d’acclimatation. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score et document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes. Sont concernés ici que les animaux sevrés à partir de 3 semaines, dont la taille et le poids sont compatibles avec la pose du matériel implanté, selon les recommandations éthiques en vigueur et les recommandations du fournisseur.