Alimentation animale

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Poules : 305
Souffrances
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305 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger, pour tester deux probiotiques ajoutés à leur alimentation. Le porteur nourrit volontairement les animaux avec une formule "peu sécurisante" enrichie en seigle pour dégrader les conditions digestives et mesurer l'effet préventif des additifs. 94 animaux sont tués pour prélèvements d'organes digestifs, une mortalité d'environ 17 individus est anticipée, et les 194 restants doivent être proposés à l'adoption ou tués faute de famille d'accueil. L'objectif affiché relève de la performance zootechnique et de la rentabilité des élevages intensifs, le porteur présentant ces additifs déjà commercialisés comme une voie "prometteuse".

Objectifs

L’apparition de troubles digestifs est une problématique récurrente des élevages de poulets de chair dits intensifs, en lien avec les fortes capacités d’ingestion des souches d’animaux utilisées, augmentant la sollicitation du système digestif (Ducatelle, 2023). Des facteurs de stress variés (ambiance d’élevage inadaptée, aliment de moindre qualité, manipulations…) et l’apparition de pathogènes contribuent également à l’apparition de ces troubles dits multifactoriels. Ces affections digestives réduisent les performances zootechniques des élevages (mortalité, morbidité, réduction de l’efficience alimentaire…) avec des conséquences économiques élevées. Les effets délétères de ces troubles sur l’environnement (rejets azotés dans les effluents) et sur le bien-être animal (inconfort digestif, litières humides…) sont également montrés. Des approches préventives globales sont essentielles pour lutter contre ces affections digestives. Les plans d’action mobilisés par les professionnels du milieu consistent ainsi à travailler à la fois sur la gestion des environnements d’élevage et des protocoles de nettoyage/désinfection, le contrôle de la qualité des matières premières alimentaires et des transitions nutritionnelles ou encore l’utilisation de solutions nutritionnelles. Dans un contexte où l’amélioration de la durabilité des élevages est un enjeu majeur (limitation des intrants médicamenteux, amélioration du bien-être des animaux de rente, maintien de la rentabilité économique des systèmes d’élevage…), l’utilisation d’additifs alimentaires à visée d'amélioration de la santé des animaux représente donc une voie prometteuse. L’utilisation de probiotiques, additif contenant des micro-organismes à visée santé (généralement bactéries ou levures), est largement répandue dans le secteur de la nutrition animale. L’apport exogène de spores bactériennes est particulièrement intéressant puisque les spores représentent une forme de résistance des bactéries aux conditions défavorables. Cet essai vise donc à valider l’intérêt de deux types de probiotiques (respectivement constitués de spores ou de levures vivantes) intégrés séparément à l’alimentation de poulets de souches standards tout au long de leur vie. Les formules alimentaires utilisées seront dites peu sécurisantes (Matières premières entraînant de potentiels déséquilibres digestifs), de façon à se placer dans des conditions d’élevage légèrement dégradées et à tester l’intérêt préventif des additifs.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à renforcer l’arsenal de lutte préventif pour une meilleure santé intestinale, élément clé de la production (performances technico-économiques) et du bien-être animal (importance de l’intestin pour les activités métaboliques et le système immunitaire). La filière avicole est en effet en recherche constante de plans d’action pour lutter contre ces affections digestives dans le cadre d’une approche globale de préservation de la santé (Filières avicoles, 2020, numéro 839). Des modèles de digesteur in vitro suivis de mise en culture ont permis de pré-valider les capacités d’implantation de ces probiotiques dans le tractus digestif. Les bénéfices santé de ces produits candidats (additifs autorisés sur le marché en alimentation animale) ont également pu être précédemment validés sur d’autres espèces (en ruminants notamment avec des premières méta-analyses publiées), ce qui suggère de potentiels bénéfices zootechniques. L’apport de supplémentations efficaces pour lutter contre les possibles facteurs antinutritionnels de matières premières variées pourrait permettre d’utiliser des ingrédients dits moins digestibles, mais plus durables (ressources locales, co-produits…), tout en maintenant l’efficience alimentaire des animaux et en limitant les rejets azotés. D’un point de vue scientifique, ce projet permettra de mieux définir les modes d’action de probiotiques, à savoir leur rôle sur les communautés microbiennes ou la fonction barrière intestinale (inflammation, jonction serrée…). Les capacités de germination et d’implantation des spores bactériennes seront particulièrement analysées au regard de la physiologie digestive particulière du poulet de chair.

Procédures

Hormis des pesées régulières des animaux (pesées individuelles réalisées dans le calme), aucune intervention n'est prévue sur ces derniers animaux vivants. Seuls des abattages ciblés sont prévus pour la collecte d'échantillons biologiques digestifs.

Impact sur les animaux

L’utilisation de formules enrichies en blé et seigle peut induire une réduction des performances de croissance et des perturbations digestives comparativement à un régime formulé de façon optimale comprenant un mélange de blé et de maïs supplémentés en enzymes exogènes. L’incorporation de seigle sera toutefois limitée à 5% dans nos formules pour ne générer que des perturbations physiologiques légères. A titre de comparaison, en conditions commerciales, les apports sont généralement limités à 2,5%. De précédents essais testant l’incorporation d’enzymes exogènes ont testés des niveaux d’incorporation de seigle allant jusqu’à 25% tout en maintenant un statut sanitaire satisfaisant.

Devenir

94 animaux seront euthanasiés pour les prélèvements Nous faisons l'hypothèse que 6% des animaux (soit 17 animaux) seront morts au bout de 35 jours d'élevage conformément aux résultats observés en élevage (en moyenne 5% avec des aliments commerciaux) Ainsi, en faisant l'hypothèse de ce taux de mortalité atteint,194 poulets de chair seront restants à la fin de l'essai (305 - 94 - 17) et seront conservés pour suivi zootechnique jusqu'à 35 jours puis seront proposés à l'adoption pour des familles de particuliers bénéficiant de basse-cour, ou, dans l'impossibilité de les placer, seront euthanasiés et les carcasses éliminées par équarrissage.

Remplacement

Pour cet essai, l'objectif est d'évaluer l'impact de l'ajout de ces additifs autorisés sur le marché de l'alimentation animale sur les performances et la physiologie digestive des poulets de chair en situations d’élevage légèrement dégradées. L’utilisation d’animaux est nécessairement requise pour la mesure de ces paramètres (prélèvement de contenus et tissus digestifs). Des essais in vitro avec digesteurs statiques ont été préalablement menés pour tester la résistance des probiotiques aux conditions gastriques et leurs viabilités en conditions intestinales. Ainsi seuls les probiotiques avec des bénéfices zootechniques et sanitaires escomptés sont testés.

Réduction

(1) Concernant notre étude mécanistique, lors de la phase de prélèvements à 28 jours d’âge, 24 animaux seront abattus pour chaque traitement expérimental (ntot=24*3 (pour les lots traités) + 22*1 (pour le lot témoin) =94). Des échantillons de contenus et tissus jejunal, iléal et cécal seront prélevés pour chaque animal. Lors de la saignée, le sang sera également récupéré pour l’obtention de sérum. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires repose ici sur les analyses de microbiote intestinal. Notre objectif est d’avoir 80% de chances de pouvoir détecter une différence d’abondance relative de genres bactériens de 0,5% entre deux traitements. Pour atteindre cet objectif, on détermine le nombre de poulets de chair nécessaires à l’aide de la fonction power.t.test de R. On obtient ainsi qu’un minimum de 24 individus par groupe est nécessaire compte tenu des objectifs mentionnées ci-dessus. (2) Concernant notre approche zootechnique avec mesure du gain de poids individuel et de la consommation d’aliments, un minimum de 45 animaux par traitement non prélevés apparaît nécessaire. Dans notre cas, 48 animaux seront dédiés au suivi zootechnqiues pour chaque groupe (animaux non prélevés). Le programme R mobilisé a été pwr.anova.test. On obtient le nombre de 44,5 poulets par groupe, soit 45 animaux. De façon à avoir le même nombre de poulets par cage, nous passons ainsi de 45 poulets à 48 poulets par groupe expérimental. Ce nombre est nécessaire et suffisant pour détecter de potentielles différences statistiques de poids vifs entre les 4 traitements.

Raffinement

Dans cette expérimentation, le principe de raffinement est assuré par plusieurs voies. Pour ce faire les animaux sont élevés à plusieurs en cages aux normes (Directive 1999/74/CE) et enrichies (Directive 2010/63/UE, Décret n°2013-118) d’un système de balles pendues ce qui permet aux animaux d’élargir leur gamme d’activité. Ils pourront profiter d’une radio qui leur apporte une ambiance sonore et les apaise. Dans un souci de réduction de l’angoisse et du stress des animaux élevés en cages, l’animalerie a été construite de telle sorte que les animaux puissent interagir entre eux au sein des cages ou entre cages adjacentes : ils se voient, s’entendent et peuvent se toucher. Pendant toute la durée de l’élevage, les animaux sont élevés dans des conditions d’ambiance optimales de température, d’humidité et de luminosité en accord avec les recommandations des sélectionneurs. Un tel dispositif d'élevage en cage sans accès à un parcours assure une bonne répétabilité des mesures (plusieurs cages utilisées par traitement, dans les mêmes conditions d'élevage ce qui limite la variabilité) et permet de mieux contrôler les conditions d’ambiance. Le dispositif en cages grillagées utilisé permet également l’élimination régulière des fientes dans des bacs de récupération. Cela permet ainsi aux animaux de ne pas être en contact avec leur déjection. Pour réduire toute nuisance liée au caractère peu digestible de l’aliment distribué, une attention particulière sera accordée à l’aspect du cloaque des poulets. Une fois par semaine, un score cloacal sera évalué pour chaque individu (lors des pesées). Si plus de 30% des poulets présentent un cloaque sale (score 3), le système d’abreuvement sera purgé et les abreuvoirs et coupelles scrupuleusement nettoyés. Si un score supérieur à 60% des individus est obtenu, nous jugeons que les diarrhées sont trop importantes et mettront un terme à l’essai en repassant (avec transitions alimentaires) sur un aliment commercial. Enfin, un contrôle du comportement social des animaux, de leurs vocalises et de leur répartition spatiale sera effectué quotidiennement. Les pesées (poids vifs et aliments) seront également confrontées aux objectifs de performances fournis par les professionnels pour sassurer du bon déroulé de l'essai. Des décrochages de performance en dehors des intervalels de confiance des données sélectionneurs observées sur plusieurs jours consécutifs pourront justifier également un arrêt de l'essai.

Choix des espèces

La filière avicole recherche de nouvelles solutions pour réduire l’utilisation d’antibiotiques en élevage tout en améliorant la santé digestive des animaux. En agissant sur l’ecosystème microbien et l’épithélium digestif, les probiotiques représentent des solutions à ce défi. L’utilisation de probiotiques à l’efficacité démontrée in vivo sur l'espèce concernée (ici le poulet de chair) apparaît donc fondamentale dans le cadre de démarches préventives de gestion de la santé animale.

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Poules : 9216
Souffrances
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9216 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré. Ils sont infectés vers deux semaines par gavage d'un inoculum de parasites de la coccidiose, pour évaluer des additifs, vaccins ou extraits végétaux contre cette maladie de l'élevage avicole. Le porteur décrit une infection subclinique entraînant une baisse de consommation et un retard de croissance d'environ 20 %, et chiffre le coût mondial de la maladie à plus de 12 milliards d'euros. Les animaux sont ensuite tués puis envoyés à l'équarrissage, et le porteur indique que seuls les poulets hébergent ces parasites hautement spécifiques.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de définir différentes stratégies permettant de lutter contre la coccidiose aviaire. Les poulets peuvent être sujets à de nombreuses pathologies de l’appareil digestif, certaines étant d’origine parasitaire, comme la coccidiose. Cette affection parasitaire, présente dans le monde entier, est considérée comme l’une des plus impactantes en aviculture, d’un point de vue sanitaire, mais également d’un point de vue économique, avec un coût mondial de plus de 12 milliards d’euros en 2020. Les parasites responsables de la maladie sont des protozoaires (organismes animaux unicellulaires) du genre Eimeria (appelés coccidies), hautement spécifiques, qui se multiplient et se reproduisent dans les cellules de l’épithélium intestinal de leur hôte, provoquant des lésions de la muqueuse digestive. Ces lésions ont pour conséquence une moindre absorption des nutriments, un défaut de perméabilité de la barrière intestinale, une modification du microbiote intestinal. Sur le plan zootechnique, une coccidiose clinique provoque des retards de croissance importants et de la mortalité. Lors d’infections subcliniques (c'est-à-dire sans symptômes cliniques), des dégradations de l’efficacité alimentaire et des défauts de pigmentation de la peau sont observés. Les animaux peuvent guérir spontanément de cette pathologie au bout de 8 jours. Cependant, en l’absence de traitement, le retard de croissance accumulé n’est pas rattrapé et représente une perte économique importante pour les éleveurs. Pour contrôler ces parasites, des additifs coccidiostatiques (qui stoppent le développement des coccidies) ont été développés. Toutefois, leur utilisation systématique a pu conduire à l’apparition de résistances. Depuis quelques années, des vaccins sont également disponibles, mais leur utilisation est coûteuse et peut parfois provoquer des retards de croissance. Dans ce contexte, il est donc nécessaire de pouvoir reproduire cette pathologie dans des conditions d’infection subclinique et en milieu contrôlé, afin de développer des solutions alternatives (additifs coccidiostatiques ou vaccins de nouvelle génération, extraits végétaux, etc), qui seront utilisables en élevage que ce soit d’un point de vue pratique ou technico-économique. Ainsi, les solutions alternatives suivantes peuvent être testées : des additifs coccidiostatiques, des vaccins de nouvelle génération, des extraits végétaux, des souches de probiotiques.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché de nouveaux moyens de lutte contre la coccidiose du poulet (recherche de nouvelles solutions ou amélioration de solutions existantes, en utilisant par exemple des additifs coccidiostatiques ou vaccins de nouvelle génération, extraits végétaux, etc).

Procédures

Entre 13 et 17 jours d’âge, les poulets sont soumis à un gavage unique par voie orale (inoculum contenant les parasites responsables de la coccidiose ou eau, d’une quantité d’1 mL) d’une durée d’environ 15 secondes.

Impact sur les animaux

Les poulets présentent une forme d’infection subclinique de la coccidiose (c'est-à-dire sans symptômes cliniques). Les nuisances attendues sont une baisse de la consommation d’aliment, un retard de croissance (d’environ 20%) et éventuellement des signes de diarrhées. Les animaux peuvent ressentir de légères irritations lors de l’inoculation, qui est faite par gavage.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés puis partiront à l’équarrissage (afin d’éviter tout risque de transfert de l’agent pathogène).

Remplacement

Avant la mise en place des études sur animaux, des revues bibliographiques sont réalisées afin de cibler les stratégies d’intérêt et en effectuer une première sélection. Pour certaines catégories de produits comme les huiles essentielles, des études in vitro sont réalisées au préalable afin de définir la dose optimale et éviter les effets indésirables. La coccidiose aviaire est une pathologie provoquée par des parasites hautement spécifiques, du genre Eimeria, ce qui nécessite le recours à des poulets puisqu’ils sont les seuls hôtes de ces parasites. Ces parasites ayant des effets à la fois sur le système digestif et le microbiote intestinal, les interactions sont complexes et ne permettent donc pas d’utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou des études in vitro. Par ailleurs, l'évaluation des paramètres d’intérêt du projet (croissance, ingéré volontaire d'aliment, état sanitaire, …) ne peut être réalisée que sur les animaux de l’espèce cible.

Réduction

Les animaux choisis sont issus du même parquet de reproducteurs, et sont tous des mâles, afin de limiter la variabilité individuelle. En effet, le sexe fait partie des variables indépendantes qui peuvent influencer la digestibilité des nutriments et donc l’efficacité alimentaire. Le logement dans des compartiments de petite taille nous permet d'augmenter le nombre de répétitions par groupe expérimental, et donc de diminuer le nombre total d’études nécessaires et le nombre d’animaux utilisés dans le projet. Le nombre minimal de répétitions (c’est-à-dire la case de 16 poulets) est estimé à 6 par groupe expérimental. Il a été déterminé par une approche statistique : ceci correspond au nombre nécessaire pour obtenir une différence significative de 5% sur l’indice de consommation des animaux, avec un coefficient de variation de 3% sur ce paramètre, en prenant en compte une valeur seuil de significativité de 5%. Ce nombre de répétitions sera privilégié dans la majorité des études, mais dans le cas où une différence significative de 3.5-4% serait requise sur l’indice de consommation (études dans le cadre de dépôt de dossier d’autorisation d’additif à l’EFSA), le nombre de répétitions passera alors à 10 par groupe expérimental, en baissant le nombre de groupes expérimentaux pour conserver le même effectif global d’animaux par étude. La distribution des données est évaluée selon des diagrammes en boîte à moustache afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, les données zootechniques sont soumises à des analyses statistiques. Le niveau de significativité est fixé à p

Raffinement

L’état de santé des animaux est vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Si un poulet présente des signes de stress, des douleurs, alors il est écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. La manipulation des animaux est restreinte afin de limiter le stress. De plus, les animaux sont logés en collectif dans le but de favoriser les interactions sociales, et disposent de litière, afin de leur assurer un confort thermique et de leur permettre d’exprimer leurs comportements exploratoires de fouissage, grattage. Un enrichissement de type chainette est suspendu dans chaque case, afin que les animaux puissent le manipuler.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le poulet car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, immunologiques) étudiés dans le cadre de ce projet lui sont spécifiques. De plus, le poulet est l’espèce cible des solutions testées. Les animaux sont utilisés entre 1 et 35 jours d’âge. Il s’agit de la période classique d’élevage des poulets de chair. Ils pèsent environ 42 g à 1 jour, et environ 2,5 kg à 35 jours.

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Poules : 617
Souffrances
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617 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit un gavage unique d'un mélange bactérien à un jour, puis est élevé jusqu'à l'âge d'abattage de 35 jours avant le prélèvement de son tube digestif, pour relier composition du microbiote et efficacité alimentaire. Le porteur décrit le gavage comme source de stress, de risque de fausse route et d'irritation de l'œsophage. Il affiche comme objectif final le développement d'un "produit probiotique commercialisable" réduisant le coût de production avicole.

Objectifs

Chez les oiseaux d’élevage, les conditions d’incubation ne permettent pas le contact entre les œufs ou les poussins et les adultes. Le transfert de flore intestinale entre les jeunes et les adultes ne se fait donc pas comme cela serait le cas dans le milieu naturel et la mise en place du microbiote est donc retardée. De précédents travaux des partenaires du projet ont montré que l’administration de mélanges bactériens aux poussins permettaient d’améliorer l’implantation du microbiote et avait des effets bénéfiques sur la santé digestive des animaux. Pour que cette technique puisse être mise en place en élevage, il est important désormais de quantifier le lien entre la composition de ce microbiote et l’efficacité alimentaire, car ce critère est l’élément essentiel du coût de production des animaux et de l’impact environnemental de l’élevage avicole. Ce lien est aujourd’hui d’autant plus important que les régimes avicoles se diversifient pour augmenter la part de matières premières n’entrant pas en concurrence avec l’alimentation humaine. L’objectif de notre projet est donc d’implanter une flore intestinale complexe chez les poussins, de suivre l’évolution de l’efficacité alimentaire des animaux sur l’ensemble du cycle de production, puis de séquencer le microbiote caecal des poulets en fin de vie afin de quantifier les corrélations entre la composition du microbiote caecal et l’efficacité alimentaire du poulet. L’objectif in fine est, en identifiant les espèces bactériennes les plus corrélées à l’efficacité alimentaire, de développer un produit probiotique commercialisable augmentant l’efficacité alimentaire chez le poulet.

Bénéfices attendus

Cette étude vise à définir quelles espèces bactériennes, parmi celles composant le mélange testé, permettent de favoriser simultanément la santé digestive et les performances des animaux d’élevage. L’identification précise des espèces bactériennes les plus corrélées à l’efficacité alimentaire pourrait permettre de raffiner la composition du mélange à administrer aux animaux. In fine cette étude vise à permettre le développement de solution bactérienne commercialisable.

Procédures

Les animaux seront uniquement soumis à une procédure de gavage (durée inférieur à 30 secondes) à leur arrivé à 1 jour avec 0.5mL d'un mélange bactérien issus de poulet sain.

Impact sur les animaux

Les nuisances sur les poussins viennent de l’acte de gavage qui comprend la contention (génératrice de stress), un risque de fausse route au moment de l’introduction de la sonde et une légère irritation de l’œsophage le lendemain.

Devenir

Les animaux seront élevés jusqu’à l’âge commercial d'abattage (35 jours) afin de permettre la collection du tube digestif des animaux et la flore microbienne associée.

Remplacement

Les relations entre la composition du microbiote et l’efficacité alimentaire des poulets sont complexes et ne peuvent être étudiées que sur des poulets vivants.

Réduction

L’effectif de 617 animaux sera utilisé pour cette expérience. Ce nombre se justifie par l’existence d’une très grande variabilité de la composition de la flore microbienne entre les individus même si ceux-ci reçoivent un mélange bactérien commun. De plus notre effectif intégre un taux de mortalité de 5%, ce qui est classique en élevage de poulets

Raffinement

Raffinement de l’hébergement : Afin de faciliter le démarrage des animaux, des abreuvoirs et des feuilles recouvertes d’aliment seront disposés au sol. Les mangeoires électroniques utilisées pour la mesure de la consommation alimentaire des animaux jouent également le rôle d’enrichissement de milieu, car elles comportent des plateaux sur lesquels les animaux aiment se percher. Les feuilles recouvertes d’aliment pourront aussi être un enrichissement pour les animaux du fait de sa possible manipulation (picorage, déchirage) par les poussins. Des boîtes cartonnées seront disposées au sol pendant l’élevage, qui permettent aux poussins de se cacher au-dessous au démarrage, puis servent de perchoirs ensuite. Raffinement des procédures: La procédure de gavage sera effectuée par des personnes expérimentées et qualifiées, et les animaux seront manipulés avec douceur et pendant une durée réduite (moins de 30 secondes pour la procédure). Afin de réduire le risque de fausse route de la solution orale le gavage sera effectué par deux personnes l’une réalisant la contention et la palpation de l’œsophage pour vérifier la bonne position de la canule de gavage. L’autre réalisant l’administration lente de la solution afin de ne pas provoquer une dilatation trop brusque des tissus. Une seule tentative de gavage sera réalisée par animal. Le gavage étant susceptible de provoquer une irritation passagère de l’œsophage, l’intensité lumineuse sera réduite dans la zone d’hébergement pour tranquilliser les animaux à la suite de cette manipulation. Les animaux seront observés quotidiennement pendant toute la période d’élevage avec une attention accrue dans les premiers jours qui suivront la procédure, afin d’identifier les animaux présentant un état de santé ou une croissance insuffisante (perte de poids supérieur à 10%). Si l’état de santé d’un animal est trop dégradé, il sera euthanasié.

Choix des espèces

L’objectif étant de déterminer les corrélations entre la composition du microbiote et la performance des poulets, nous avons choisi de travailler directement sur notre espèce cible : le poulet de chair. Les poulets sont élevés de 1 à 35 jours, ce qui correspond à la durée d’élevage moyenne constatée pour ces poulets, qui sont ceux majoritairement utilisés dans les élevages commerciaux de poulets de chair.

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Cochons : 15
Souffrances
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Devenir
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15 porcelets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par le virus de la diarrhée épidémique porcine, puis reçoivent un antiviral en instillation nasale, avec des prises de sang et des écouvillonnages nasaux, rectaux et salivaires. Le porteur indique que l'infection peut provoquer diarrhées et vomissements, avec une mise à mort possible avant la fin selon les points limites, et que les porcs sont tués pour prélever leurs tissus. Il affirme que seuls les porcs sont sensibles à ce virus, ce qui rend selon lui leur utilisation 'indispensable'.

Objectifs

Le but de ce projet d’expérimentation animale est de valider l’utilisation d’antiviraux au niveau de la cavité nasale pour bloquer la transmission de virus à transmission aérosol. Il s'agit de démontrer la pertinence ou non d’un nouveau type de traitement antiviral, non invasif, pouvant être utilisé chez les porcelets pour prévenir la transmission des souches hautement pathogènes à transmission aeroportée du PEDV. Cette approche a été validée sur petits animaux (modèle rongeur avec le SARS-CoV-2). Le présent projet vise à valider cette approche sur de gros animaux (porcelets) en utilisant un virus porcin, le virus de la diarrhée épidémique porcine (PEDV), connu pour être transmis par voie respiratoire. Comme son action exacte dans la cavité nasale n’est pas décrite, le projet se déroulera en deux étapes. La première consistera à étudier les troubles provoqués par ce virus dans les fosses nasales. La seconde étape visera à valider un traitement antiviral en instillation nasale pour prévenir la contamination d’animaux par aérosol.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus à partir de l’expérimentation animale serviront preuve de concept et permettront de développer de nouvelles méthodes pour lutter contre les virus hautement pathogènes transmissibles par aérosol.

Procédures

Les prises de sang et les écouvillonnages (nasal, rectal et salivaire) à J0, J1 et J2 (et éventuellement à J3) seront réalisés par du personnel expérimenté. Administration d'un antiviral en intranasal.

Impact sur les animaux

L’infection pourrait engendrer dès le premier jour des symptômes de diarrhées et vomissement. Les animaux pourront être mis à mort avant la fin de l'expérimentation en fonction de la grille de points limtes définie.

Devenir

Les porcs seront mis à morts afin de prélever les tissus.

Remplacement

Le projet est basé sur la démonstration d’une faisabilité de traitement antiviral de la cavité nasal par antiviral pour bloquer une transmission aérosol d’un virus sur un animal de rente de grande taille. Seule une expérience sur animal permet de répondre à ces approches novatrices qui ont déjà été validées sur petit animal (Hamster). Les antiviraux développés contre le PEDV sont tout d’abord validés en systèmes in vitro (alternative qui est habituellement utilisées pour les infections virales de type lignées cellulaires et organoïdes) pour leur capacité à bloquer l’entrée du virus dans ses cellules cibles. Cette validation est un prérecquis pour envisager un blocage de la transmission par aérosol qui est au centre du présent projet. Cependant, il n’existe à l’heure actuelle aucun développement de ces alternatives in vitro, permettant d’étudier la transmission virale par aérosol qui doit donc être validée sur animal. Etant donné que seuls les porcs sont sensibles à l’infection par les virus de la PEDV et que nous voulons démontrer la pertinence d’un traitement d’antiviral sur des porcelets, l’utilisation de ces animaux est indispensable.

Réduction

La première procédure est exploratoire et nos expériences antérieures montrent que 3 porcelets est le minimum nécessaire pour étudier la présence ou non du virus dans les voies respiratoires. Pour la deuxième procédure le nombre d’animaux impliqué dans chaque groupe (n=4) constitue un minimum nécessaire pour des analyses statistiques compte tenu de la variabilité individuelle attendue sur les paramètres mesurés. De plus, l'équilibre des groupes en nombre permet d'offrir aux animaux des conditions de vie identiques en matière de surface et d’accès à l’auge par animal, évitant des soucis de concurrence, qui pourraient interférer avec les résultats de l'expérimentation.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes stables avec enrichissement du milieu. Les animaux seront alimentés à volonté et auront accès à discrétion à de l’eau. Des objets manipulables seront mis à leur disposition. Des lampes chauffantes et une plaque de couchage leur offriront un confort optimum.

Choix des espèces

Ici, seuls les porcs sont sensibles à l’infection par les virus de la PEDV et comme nous voulons démontrer la pertinence d’un traitement d’antiviral sur gros animaux, l’utilisation des porcs est indispensable. Utilisation de porcelets de 4 à 6 semaines d’âge maximum pour que les porcelets soient sevrés et pour diminuer le risque d’apparition de symptômes comme les vomissements et diarrhées tout en favorisant l’infection.

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Poules : 24
Souffrances
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24 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent par voie orale des oocystes du parasite Eimeria pour reproduire une coccidiose, une partie subissant aussi un prélèvement sanguin, avec pour signes attendus perte de poids, apathie et plumes ébouriffées. L'objet n'est pas de soigner ces animaux mais de produire du parasite pour des études in vitro, faute de pouvoir le cultiver au laboratoire. Le porteur met en avant l'ampleur économique de la coccidiose en filière avicole et conclut que l'usage d'animaux vivants comme réservoir est nécessaire.

Objectifs

Les coccidioses sont les affections parasitaires les plus dommageables en filière avicole, du point de vue économique et du bien-être et de la santé des animaux (coût mondial annuel estimé à plus de 12 millards d’euros selon ANSES, août 2022). Cette pathologie est causée par Eimeria, un parasite qui infecte l’intestin et y crée des lésions. Les conséquences de la coccidiose sont importantes : diminution de l’ingestion, inflammations, diarrhées hémorragiques, développement d’autres maladies intestinales, et dans le cas de certaines espèces du parasite, peut même causer une mortalité. Les Eimeria forment des oocystes selon un cycle de vie défini en « utilisant » les cellules épithéliales de l’intestin. Ces oocystes sont ensuite excrétés via les fientes qui sont le principal moyen de transmission entre les animaux. Il existe différentes formes de coccidiose, la forme chronique et la forme aigüe qui se caractérisent par des signes cliniques spécifiques des espèces Eimeria. Actuellement, les méthodes destinées à contrer la coccidiose reposent principalement sur l’utilisation de produits chimiques anticoccidiens et sur le développement d’une immunité contrôlée par addition d’antibiotiques ionophores dans l’aliments. Mais des résistances peuvent survenir très rapidement avec l’apparition de coccidioses subcliniques voire cliniques. Ces stratégies sont restées efficaces tant que de nouveaux médicaments étaient régulièrement introduits. Mais aucun nouveau produit n’ayant été proposé depuis l’an 2000, la sensibilité à tous les médicaments existants a diminué, favorisant l’apparition de souches plus virulentes du parasite. De plus, la demande de la société en faveur d’animaux élevés sans antimicrobiens, d’aliments exempts de résidus et l’utilisation prophylactique de produits chimiques anticoccidiens étant en croissance constante, il est nécessaire d’identifier de nouvelles molécules anticoccidiennes. Ce projet a pour but d’évaluer l’efficacité d’additifs alimentaires montrant des propriétés anticoccidiennes potentielles et agissant sur de nouvelles cibles moléculaires. Ces nouvelles approches de lutte contre la coccidiose devront être aussi efficace que les médicaments ou les combinaisons de médicaments actuellement utilisés et aboutir au développement d'un additif alimentaire anticoccidien. L’identification de nouvelles molécules anticoccidiennes repose sur des tests de criblage in vitro permettant de mesurer l’activité anticoccidienne avec différentes approches.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’identifier, à partir de test in vitro objectifs, des nouvelles molécules d’anticoccidien à destination des volailles pour faire face aux résistances des solutions actuellement disponibles, et répondre à une attente sociétale en développant une solution pouvant être classée en tant qu’additif alimentaire. L’impossibilité technique de cultiver in vitro Eimeria tenella nécessite d’utiliser des animaux comme réservoir naturel du parasite. Le nombre d’animaux est réduit à la stricte nécessité numérique du nombre de parasite nécessaire à la réalisation des tests in vitro et non à la recherche d’une production en masse du parasite, [[Modification du 15/11/2023: à la constitution d’ une banque de cellules d’animaux infestés par Eimeria sp. et à la détection de cytokines pro-inflammatoires dans les fèces pour valider une méthode d’analyse de la réponse immunitaire non invasive chez le poulet]]. Sur la base de résultats in vitro probants, un autre projet pourra être menée afin de valider in vivo l’efficacité des molécules candidates.

Procédures

Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leur besoins nutritionels pendant 26 jours. A 21 jours d'age, une seule administration par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille de 1 ml de substance sera réalisée sur chaque animal de la cage. Pour chaque administration, le temps de contrainte pour maintenir chaque animal ne dépassera pas 30 secondes et se fera progessivement en fonction de la déglutition de l'animal. [[Modification du 15/11/2023: Une partie des animaux (8 sur 24) sera soumise à un prélèvement sanguin, un volume de sang de 4 ml necessaire et suffisant à l'analyse des différents paramètres sanguins sera prélevé sur chaque animal. Pour chaque prise de sang, le temps de contention ne dépassera pas 1 min]].

Impact sur les animaux

Signes cliniques pouvant apparaitre dès 4 jours après l'administration d’oocystes infectieux sporulés : baisse de consommation d’aliments, perte de poids, frilosité, apathie, plumes ébouriffées, position en boule. [[Modification du 15/11/2023: Inconfrot et stress dû aux prises de sang]].

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux infestés seront mis à mort , ils ne peuvent pas être réutilisés.

Remplacement

L’étude in vitro des parasites unicellulaires est un challenge scientifique et Eimeria n’y fait pas exception. Si des tests in vitro mimant le comportement infectieux existent comme l’invasion cellulaire avec des lignées de rein, il est n’est pas possible d’aboutir à un cycle complet du parasite et par conséquence à sa multiplication in vitro. La culture in vitro d’Eimeria tenella reste encore à l’heure actuelle impossible. Cette impossibilité technique de cultiver in vitro Eimeria tenella nécessite d’utiliser des animaux vivants comme réservoir naturel du parasite. Lorsqu’une méthode in vitro de multiplication du parasite sera disponible l’utilisation des animaux vivants ne sera plus nécessaire.

Réduction

Dans ce projet, la procédure expérimentale mise en œuvre peut être considérée comme une étude exploratoire où l’on cherche uniquement à produire des oocystes. Seize animaux au total seront nécessaires lors des deux campagnes de production d’oocystes. Le nombre d’animaux est réduit à la stricte nécessité numérique du nombre de parasite nécessaire à la réalisation des tests in vitro dans un laps de temps évitant le développement de manifestations intestinales sévères chez l’animal (diarrhées sanglantes). Le but de ce projet n’est pas de rechercher une production en masse du parasite étant délétère pour l’animal. Le nombre de huit animaux par campagne de production d'oocystes permettra également d’améliorer les conditions d’élevage. En effet, le poulet de chair est une espèce qui a besoin d’un nombre minimum d’individu pour pouvoir mettre en place une hiérarchie sociale participant à son bien-être. Le nombre de huit animaux vivants par campagne de production d’oocystes ne semble pas pouvoir être encore réduit

Raffinement

L’inconfort, le stress de la contrainte lors du maintien des animaux dû au gavage, sont réduits par une manipulation empathique des animaux par les applicateurs de la procédure, une administration unitaire de la substance par voie orale à l’aide d’une seringue sans aiguille à un volume approprié à la taille de l’animal soit 1 mL et par une surveillance minutieuse quotidienne des animaux à l’aide de la grille d’observation. [[Modification du 15/11/2023: L’inconfort et le stress dus à la contention de courte durée et la douleur légère liée à l’introduction de l’aiguille lors des prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux maintenus en décubitus latérale, un prélèvement de faibles volumes de sang en fonction de la volémie, en piquant le plus haut possible dans la veine jugulaire (proche de la tête pour réduire la formation des hématomes) et par l’application d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans le procédure interne « Geste technique sur animaux vivants : prises de sang » qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires Pas d'utilisation d'anesthésique local en vue du prélèvement de sang car cela nécessiterait de capturer deux fois les animaux (application du produit et réalisation du geste) entrainant un stress et un inconfort supplémentaire]]. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux ne se coincent pas les pattes dans les mailles de la grille tout au long de l’étude et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture surtout en période de démarrage (J0-J8). L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que les ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux.

Choix des espèces

Les anticoccidiens recherchés constituent une solution contre la coccidiose aviaire des poulets de chairs (Gallus gallus domesticus) en élevage et sont destinés à être incorporés dans les aliments distribués aux volailles (poulet de chair). Notre modèle d’étude sera donc le poulet de chair (Gallus gallus domesticus) Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 28 jours

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Bovins : 4
Souffrances
▲ -
▲ 4
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 4
 -

4 vaches vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées vivantes tant qu'elles sont en bonne santé et réutilisées d'un essai à l'autre. Munies d'une canule permanente ouverte sur le rumen, elles subissent jusqu'à cent cinquante ouvertures de cette canule par an pour poser et retirer des sachets, afin de mesurer la dégradation d'aliments du bétail dans l'estomac. Le porteur ne décrit guère d'effet indésirable au-delà du stress de contention. Il indique lui-même que des méthodes de laboratoire sans animaux sont attendues à l'horizon 2025-2026 pour remplacer les vaches canulées.

Objectifs

L’objectif du projet est de mesurer la valeur nutritive des aliments (fourrages et concentrés) utilisés dans l’alimentation des ruminants. Ces mesures servent à fournir des valeurs nutritionnelles de référence pour de nouveaux aliments ou des aliments produits avec de nouvelles techniques (récolte/conservation pour les fourrages, traitements technologiques pour les concentrés) et ainsi bâtir des équations de prévision de la valeur nutritive à partir de paramètres dosés en laboratoire. La connaissance fine des valeurs nutritives des aliments (fourrages et concentrés) permet d’ajuster les rations des ruminants au plus près de leurs besoins. Bien caractériser les aliments et leur dynamique de dégradation dans le rumen permet de limiter les risques pour la santé des animaux en contrôlant les fermentations ruminales et les excès potentiels en éléments nutritifs qui peuvent entrainer des pertes per les fèces (azote notamment) ou des disfonctionnements digestifs (acidose). La connaissance des valeurs nutritives est également utilisée à des fins de sélection et d’évaluation variétale afin de proposer aux éleveurs des variétés d’espèces fourragères performantes sur le critère de la valeur nutritive.

Bénéfices attendus

La connaissance des valeurs nutritives des aliments (fourrages et concentrés) est utile pour les domaines de la nutrition animale et de la sélection variétale. Ce projet va permettre d’acquérir des références nutritionnelles sur de nouveaux fourrages utilisés récemment dans les élevages de ruminants, notamment pour adapter la production fourragère au changement climatique ou améliorer l’autonomie et la valorisation des protéines produites sur les exploitations. D’autres travaux vont permettrent de mieux caractériser la cinétique de dégradation d’aliments déjà utilisés en élevage de ruminants. Ces travaux permettent de limiter les risques pour la santé des animaux en contrôlant les fermentations ruminales et les excès potentiels en éléments nutritifs qui peuvent entrainer des pertes per les fèces (azote notamment) ou des disfonctionnements métaboliques. La connaissance des valeurs nutritives est également utilisée à des fins de sélection et d’évaluation variétale afin de proposer aux éleveurs des variétés d’espèces fourragères performantes sur le critère de la valeur nutritive.

Procédures

Ouverture et fermeture de la canule ruminale pour la pose et le retrait de sachets nylon. Cette intervention est réalisée 30 fois par essai au maximum, et chaque intervention dure 3 à 5 minutes (temps d’ouverture et de fermeture de la canule plus le temps de pose et retrait des sachets nylons). A raison de 5 essais par an, cela donne un total de 150 interventions maximum par vache et par an.

Impact sur les animaux

Peu d'effets indésirables sont attendus sur les animaux. L'éventuel stress lié à la contention et à la manipulation des animaux est la principale nuisance attendue. La manipulation (pose et retrait de sachets) a lieu 30 fois au cours d'un essai, pour une durée de 3 à 5 minutes par manipulation, soit environ 2h30 par essai (12h30 maximum par an si réalisation de 5 essais).

Devenir

Les anmaux sont conservés tant qu'ils sont en bonne santé.

Remplacement

L’évaluation des nouveaux aliments (non référencés) uniquement à partir d’analyses chimiques reste problématique et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques ne permettent pas encore une caractérisation approfondie de la dégradabilité des différents nutriments dans le rumen. Néanmoins, des acteurs publics et privés de la recherche en nutrition animale sont fortement mobilisés depuis 2021 dans le cadre d’un projet commun afin de développer des méthodes alternatives à l’utilisation des animaux canulés. Les résultats acquis dans ce projet serviront notamment à bâtir des méthodes de laboratoire subsituant le modèle animal. Des méthodes alternatives robustes sont espérées à horizon 2025-2026.

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum nécessaire pour assurer la conduite d’essais in situ permettant de capter la variabilité animale des conditions du rumen : 4 vaches par essai. A la fin d’un essai, chaque vache peut directement être affectée sur un autre essai car la méthode n’est pas invasive pour les animaux. Une nouvelle vache ne rentre dans le protocole que lorsqu’une des 4 vaches meurt. Aucun test statistique n'a té utilisé.

Raffinement

Les 4 animaux sont logés ensemble dans une stabulation avec une aire d’exercice commune raclée (2 fois par jour) du même type qu’une installation laitière en ferme commerciale. Les vaches disposent d’une logette individuelle pour le couchage (tapis en caoutchouc nettoyé chaque jour et ajout de sciure, protection lisse sur le côté gauche pour éviter le risque d’arrachement de la canule) et pour s’alimenter de manière individuelle sans compétition à l’auge. Les animaux sont alimentés quotidiennement 2 fois par jour avec une ration d’entretien permettant d’assurer leur longévité sans engraissement excessif. A chaque repas et chaque jour de l’année, le technicien effectue un contrôle visuel des animaux (appétit, locomotion, bonne tenue de la canule). En dehors des périodes d’essai (3 mois/an minimum sur la période estivale), les animaux sont placés au pâturage dans une parcelle spécifique pour permettre un bon suivi au quotidien des animaux. Ils sont pesés chaque année à la sortie au pâturage et à l’entrée en bâtiment, et une note d’état corporelle est réalisée ponctuellement. Afin d’asurer une longévité maximum, au moins un parage et une séance d’ostéopathie sont réalisés chaque année sur chacune des 4 vaches. Des applications anti-parasitaires sont appliquées pour limiter la gêne occasionnée par les mouches. Quelques enrichissements sont proposés aux animaux : une brosse dorsale a été installée pour permettre aux animaux de se gratter, et des pierres de sel à lécher sont à disposition. La mise en place de points limites a été réalisée.

Choix des espèces

Vaches de réforme issues du troupeau de la station. Les femelles laitières sont taries pour permettre une bonne longévité de l’animal en limitant les besoins de production et les risques sanitaires. Il s’agit du modèle animal de référence pour l’étude de la valeur nutritive des aliments. Les vaches utilisées sont des vaches taries nourries avec une ration correspondant à leurs besoins d’entretien. L’utilisation de vaches taries permet d’évaluer la dégradabilité ruminale des aliments sans biais liés aux effets de la lactation. Des modèles mathématiques sont ensuite appliqués aux données pour calculer la dégradabilité des aliments en prenant en compte le taux de transit des animaux en production.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 465
Chèvres : 80
Souffrances
▲ -
▲ 545
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Devenir
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 545
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465 cochons et 80 chèvres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, réintégrés à l'élevage à l'issue. Les truies, les chèvres et leurs petits subissent des prélèvements répétés de sang et de salive au fil de la gestation, de la lactation et du sevrage, pour comparer un élevage en plein air à un élevage conventionnel. Le porteur signale un stress lié aux fortes températures et au contact avec la clôture électrifiée. Le projet vise des "itinéraires techniques" agricoles jugés viables, avec un bénéfice attendu à cinq ans.

Objectifs

L'objectif est de caractériser les performances zootechniques (reproduction, bien être et santé) ainsi que les services (fertilité du sol et tassement) rendus soit par i) une association originale de femelles reproductrices caprine et porcine au sein d’un système de pâture (0,5 ha) en rotation (essai 1) ; ii) soit par une rotation de 2 truies sur une parcelle de 2 800 m² (essai 2) ; iii) pour les truies, une comparaison avec les performances de 4 truies en système conventionnel, en bâtiment. L’objectif final (à terme dans 5 ans) est d’intégrer cette expérimentation dans un contexte plus large de systèmes d’élevage fournissant à la fois de l’alimentation (humaine et animale) et de l’énergie à partir des ressources renouvelables disponibles à la ferme ou à proximité. Cela passe entre autre par la minimisation (voire l’élimination) de l’utilisation d’intrants au fur et à mesure de l’expérimentation, dans l’alimentation des animaux et la production d’énergie.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’acquérir des nouvelles connaissances scientifiques et techniques sur les services et dis-services écosymétiques d’un système pâturé de rotation entre chèvres et truies, notamment sur : - Le comportement maternel des animaux en plein air - Le niveau de bien-être des animaux comparés aux systèmes conventionnels - Les performances zootechniques des animaux en patûrage tournant, combinant deux espèces différentes - Les effets de l’interaction caprine-porcine sur l’infestation parasitaire des chèvres, sur l’apport des déjections caprine-porcine dans l’enrichissement du sol, le niveau optimal de rotation pour éviter le tassement du sol et la gestion de l’enherbement. A long terme, le projet permettra de consolider les informations permettant d’identifier des itinéraires techniques viables sur le plan économique et environnementale.

Procédures

Les chèvres seront soumis à des prélèvements sanguins: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 3 (avant la mise-bas, à la mise-bas et au sevrage); des prélèvements de salive: volume : 2 x 6 ml / fréquence : 3 (avant la mise-bas, à la mise-bas et au sevrage). Les truies seront soumis à des prélèvements sanguins: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 9 (avant la mise-bas, en milieu de lactation et au sevrage, matin, midi et soir); des prélèvements de salive: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 9 (avant la mise-bas, en milieu de lactation et au sevrage, matin, midi et soir). Les porcelets seront soumis à des prélèvements sanguins: volume :de 2 x 6 ml / fréquence: 1 au sevrage et des prélèvements de salive: volume de 2 x 6 ml / fréquence : 6 (en milieu de lactation et au sevrage, matin, midi et soir).

Impact sur les animaux

Effets prévus sur les animaux : - Stress lié à l’élevage en plein air : les truies peuvent être stressées par une température ambiante élevée en milieu extérieur : les abris permettront de limiter le stress lié à la température ambiante et les bains de boue, naturellement mises en place par les truies, seront favorisés en augmentant artitificiellement (par arrosage) la surface liée au bain de boue. - Stress lié à l’élevage en plein air : contact avec la clôture électrifiée. La durée des effets est courte (quelques secondes) en lien avec la durée du contact. Les animaux non nés ou nés en plein air, s’habituent en quelques minutes à la clôture. La surface de pâture est suffisante et au-delà des normes pour éviter des contacts fréquents avec la clotûre. Nuisances en lien avec les prélèvements sanguins et salivaires: les prélèvements sont réalisés par des techniciens expérimentés en moins de 2 minutes.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont replacés dans les conditions d'élevage (plein air ou conventionnel).

Remplacement

L'utilisation de l'animal est nécessaire pour documenter sur les performances d’élevage en plein air en comparaison avec l'élevage conventionnel en bâtiment.

Réduction

Le nombre d'animaux a été déterminé en fonction des surfaces de pâture disponibles et en minimisant le chargement des truies pour éviter les pollutions par les rejets azotés (à titre indicatif, la surface disponible par truie est supérieure à 1150 m²/an alors que la norme est de 670 m²/an). Par ailleurs, des collectes non invasives de salive pourraient remplacer à terme les dosages sanguins, en fonction de la corrélation entre les dosages salivaire et sanguin).

Raffinement

Les conditions d'hébergement sont raffinées par le fait même que les animaux soient en plein air (hormis pour les phases hors-sols qui respecte les normes d’élevage en vigueur), ce qui permet aux animaux d’exprimer leur comportement naturel de brouteur (chèvres et chevreaux) ou de fouineur-fouisseur (truies et porcelets) . Les manipulations seront réalisées par du personnel de l'Etablissement Utilisateur agréé, et ayant les compétences nécessaires pour l'expérimentation animale.

Choix des espèces

L'objectif est de caractériser les services écosystémiques et dis-services de l’élevage en plein air, en vue de proposer aux agriculteurs-éleveurs des itinéraires techniques économiquement et environnementallement viables pour valoriser les races caprine et porcine Créole et fournir des denrées alimentaires d’origine animale saines et favorisant le bien-être des animaux. Les espèces incluses dans l'expérimentation constituent la cible de l'étude. Les chèvres et les truies sont des animaux en stade de se reproduire. L’âge est supérieur à 6 mois pour les chèvres et de 8 mois pour les truies. Les chevreaux sont sevrés à 3 mois d’âge et les porcelets à 7 semaines d’âge.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
Poules : 1140
Souffrances
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▲ -
▲ 1140
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Devenir
 1140
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1 140 poules pondeuses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis données à des familles pour poursuivre leur vie en basse-cour. L'expérimentation consiste à les peser, à peser leurs aliments et à récupérer leurs fientes pour mesurer la digestibilité des rations, le porteur jugeant "peu probable" tout effet indésirable au-delà d'une moindre consommation ou d'une baisse de ponte. L'objectif affiché sert la filière de production d'œufs, cadré autour des "performances technico-économiques". Le porteur indique tester d'abord les aliments par simulation informatique et in vitro, ne retenant in vivo que les formulations jugées intéressantes.

Objectifs

La production mondiale œuf dans le monde est en constante augmentation. La France en est le 1er pays producteur d’œufs, avec 15,7 milliards (Md) d’œufs produits en 2020, soit +4,9% par rapport à 2019. Ainsi, la filière est toujours à la recherche d’une amélioration des performances technico-économiques en élevage de production. Ceci va principalement passer par l’alimentation des poules. En effet, pour leur métabolisme, les cellules de l’organisme utilisent des nutriments apportés par l’alimentation et des métabolites issus de la mobilisation des réserves corporelles. La digestion des aliments et l’absorption des produits de la digestion sont indispensables pour transformer les aliments ingérés en nutriments assimilables par les volailles. Dans ce contexte, il est indispensable de connaitre de façon précise la digestibilité de chaque aliment apporté à la poule. Celle-ci se caractérise par la formule suivante : (Quantité ingérée – Quantité excrétée dans les fécès) / Quantité ingérée. Elle permet de calculer le coefficient d’utilisation digestive (exprimé en pourcentage de la digestibilité apparente). Pour obtenir ses valeurs il faut donc 1) peser les quantités mangées par l’animal et 2) récupérer les fientes des animaux. Le but de ce projet est de mesurer à une échelle imitant les conditions et la durée d’élevage la digestibilité des aliments donnés aux poules afin d’optimiser les recommandations alimentaires, de chercher de nouvelles matières premières et vérifier l’impact de ces aliments sur la qualité physique et organoleptique de l’œuf. En pratique 1 140 poules de race Dekalb White seront utilisées pour ce projet (1 essai par an pendant les 5 années du projet).

Bénéfices attendus

A l’issue de ce projet, nous souhaitons mettre à jour les valeurs nutritionnelles des aliments pour poules pondeuses (en terme de valeurs énergétiques, protéiques, lipidiques, cellulosiques, vitaminiques et minérales principalement) pour améliorer leur bien-être (digestif notamment), et leurs performances.

Procédures

Les mesures prévues sont les suivantes : 1/ Pesée des animaux par case (n=19 animaux) le jour de leur arrivée, puis tous les 15 jours, jusqu’à la fin de l'essai. 2/ Pesée des aliments consommés chaque semaine par case (n=12). 3/ Ces données permettront d’établir pour chaque case le poids moyen des poules, le gain moyen quotidien et l’indice de consommation. Les éventuelles mortes seront ramassées chaque jour et pesées individuellement. Elles seront prises en compte dans le calcul des indices. 4/ Les fécès seront récupérés chaque semaine par parc (plaque sous les grillages) et analysés en laboratoire pour composition chimique.

Impact sur les animaux

Compte-tenu des aliments testés (le but étant d’optimiser les performances et maximiser le bien-être), il est peu probable que des nuisances ou effets indésirables soient observés. Les seuls critères imaginés pourraient être une moindre consommation d’aliment, une moindre prise de poids et un moindre taux de ponte. Il faut souligner que la surveillance des animaux se déroulera de manière très rapprochée puisque des prélèvements sont prévus toutes les semaines et une surveillance quotidienne sera faite par l’animalier.

Devenir

Tous les animaux seront adoptés par des familles pour continuer leur vie de poule pondeuse de basse cour à la fin de chaque procédure.

Remplacement

Avant de tester un aliment sur poule, des simulations informatiques seront testées afin de mettre en place seulement celles intéressantes nutritivement. De plus, avant de mettre en place des études sur poules nous travaillons avec des modèles in vitro (analyses en laboratoire) permettant de vérifier l’efficacité de nouvelles plantes, additifs ou matières premières. Seuls ceux efficaces après ces premiers tests seront testés in vivo, afin d’observer leur appétence et leur effet sur les performances et l’immunité des animaux.

Réduction

Nous utilisons au total 1140 poules pour ce projet (1 essai par an pendant les 5 années du projet). L'utilisation d'animaux homogènes sur les plans biologiques et sanitaire, nous permet de réduire la variabilité d'un individu à l'autre et donc d’obtenir un nombre minimum d’individus par lot. Le nombre d’animaux a été validé par un test de puissance statistique (réalisé sur le logiciel R) et permettra une interprétation statistique des résultats.

Raffinement

Chaque parc dispose d’enrichissements pour les poules (perchoirs, jouets, miroirs) afin de répondre à leurs besoins naturels et de les stimuler. De plus, les poules ne sont pas isolées dans les parcs et sont plusieurs par parc afin de combler leur instinct grégaire.

Choix des espèces

La poule pondeuse (Gallus gallus) est l’espèce utilisée pour produire des œufs de consommation alimentaire. Les poules utilisées auront de 18 à 70 semaines d’âge, soit la durée classique d’élevage d’une poule pondeuse standard.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Poules : 320
Souffrances
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▲ 320
▲ -
▲ -
Devenir
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 232
 -
 88

320 poulets de chair vont être utilisé·es dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 88 tués pour prélèvements d'organes et 232 relâchés avec leurs congénères. Les poulets subissent des prises de sang à la veine de l'aile à vingt et un puis trente-cinq jours, pour évaluer l'effet d'un probiotique et d'un postbiotique sur leur croissance et leur microbiote en élevage conventionnel. Le porteur relie ces travaux à une réduction des intrants pharmaceutiques et à une amélioration du bien-être des animaux non-humains, bénéfices renvoyés au court et au long terme. Il affirme que l'espèce aviaire ne peut être remplacée par un modèle in vitro ou in silico pour rester représentatif des conditions d'élevage.

Objectifs

En élevage de poulet de chair, la santé intestinale est un élément clé du bien-être et des performances des animaux, et notamment de leur capacité à valoriser au mieux les nutriments. Les produits issus de fermentation comme les probiotiques (bactéries bénéfiques vivantes) et les postbiotiques (bactéries bénéfiques non viables et/ou leurs métabolites) ont montré des potentiels intéressants afin d’améliorer la santé intestinale et la valorisation alimentaire. Leurs modes d’action reposent beaucoup en théorie sur leurs interactions avec le microbiote et l’épithélium intestinal, mais ils restent en réalité mal documentés. Par ailleurs, l’évaluation en condition terrain est très peu documentée, or il a été montré une forte différence entre les microbiotes intestinaux de volailles élevées en fermes de celles élevées en station expérimentales. L’objectif du projet est d’évaluer les effets et d’investiguer les modes d’actions de probiotiques et de postbiotiques issus de lactobacilles chez le poulet de chair en condition d’élevage conventionnel. L’utilisation de ces derniers ayant montré la capacité à promouvoir la croissance de poulets de chair.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour enjeu l’amélioration de la santé des poulets en élevage par l’utilisations de solutions naturelles (probiotiques, postbiotiques), avec à la clé une réduction des intrants pharmaceutiques et une amélioration du bien-être des animaux. A l’issue du projet et à relativement court terme, l’identification des modes d’action des pro- et postbiotiques permettra de les utiliser de façon optimisée. D’un point de vue théorique, nous comprendrons mieux comment interagissent les probiotiques et postbiotiques avec le microbiote et le métabolisme de l’hôte dans l’élaboration des phénotypes exprimés par l’hôte (santé intestinale, croissance, immunocompétence). Après le projet, à plus long terme, l’identification de liens entre utilisation de probiotiques/postbiotiques, nutrition, santé, microbiote et immunocompétence permettra d’élaborer des stratégies d’études visant à promouvoir la santé, le bien-être et la croissance des poulets de chair.

Procédures

Une prise de sang à la veine alaire sera effectuée sur animaux vigiles, à raison de 32 animaux par groupe à 2 stades de croissance (J21 et j35). Les animaux prélevés ne seront pas les mêmes à chaque date. Un total de 320 poulets subira la procédure au cours de l’essai. Chaque prise de sang dure 10 secondes.

Impact sur les animaux

Les prises de sang alaires pourront être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre. Les prises de sang peuvent éventuellement engendrer des hématomes.

Devenir

A j35, 3 des 4 poulets par case des groupes T1, T2 et T3 échantillonnés pour les prises de sang seront euthanasiés afin de prélever des échantillons divers, les animaux non prélevés au cours de l’essai seront relâchés avec leurs congénères.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif du projet qui doit être représentatif des conditions d’élevage de poulets de chair standard, l’espèce aviaire ne peut être substituée par un modèle d’étude in vitro ou in silico.

Réduction

Concernant les mesures sanguines, l’unité statistique sera l’animal. Un nombre de 32 animaux par traitement doit permettre de mettre en évidence des différences. Ce nombre est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives et biologiquement pertinentes en tenant compte d’expériences précédentes dans un contexte similaire (essais terrain induisant une plus grande variabilité) et de la variabilité inter-individuelle attendue pour ces observations.

Raffinement

Les poussins sont élevés en groupe suivant les caractéristiques réglementaires d’un élevage conventionnel. En-sus, le bâtiment est équipé de fenêtres transparentes permettant l’entrée d’une luminosité naturelle. Les animaux auront la possibilité d’explorer et de gratter la litière (sol en terre battue). Ils auront également à disposition des perchoirs en carton qui seront disposés dans les parquets (1 module par parquet). Ils permettront aux animaux de se percher et de picorer le carton du module. De plus, les animaux soumis à la procédure prise de sang seront surveillés le jour même et le lendemain. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite (animal prostré pendant plus de 24h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal. Les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées, notamment pour les prises de sang et euthanasies.

Choix des espèces

Notre étude vise, à terme, à promouvoir l’utilisation de solutions naturelles préventives non chimiques telles que pro- et postbiotiques chez le poulet d’élevage pour prévenir des désordres digestifs causés par les constituants des matières premières utilisées pour leur alimentation. Il est donc nécessaire d’effectuer nos expérimentations chez le poulet domestique , qui a des réponses spécifiques que nous devons prendre en compte. Les animaux seront élevés de 1 à 37j, âge classique d’abattage des poulets standards.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 360
Souffrances
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▲ 360
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Devenir
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 360

360 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent un stress d'entassement provoqué par la baisse du niveau d'eau une heure par jour pendant dix jours, pouvant entraîner des blessures aux nageoires, une perte de poids et un refus de s'alimenter, puis un prélèvement de sang avant la mise à mort. L'objet réel est de tester des taux de vitamines plus élevés dans l'aliment pour améliorer la résistance des poissons en élevage intensif. Les bénéfices annoncés visent les producteurs et une "pisciculture plus raisonnée", le porteur affirmant qu'aucun modèle in vitro ne peut mettre en évidence ces effets.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’évaluer des taux d’incorporation optimum de vitamines dans les rations alimentaires des poissons face à un stress. L’amélioration des conditions d’élevage participe au développement d’une aquaculture plus raisonnée. La nutrition vitaminique joue un rôle clé dans l'optimisation des performances de production et la résistance au stress. Cependant, les conditions d'élevage actuelles ont révélé que les niveaux de vitamines recommandés ne permettent plus d’optimiser la croissance et la résistance au stress et ainsi de promouvoir la santé des salmonidés. En effet, la réduction de la part de farine de poisson au profit d’une part de plus en plus importante d’ingrédients d’origine végétale dans les rations alimentaires et la pression pour réduire l'utilisation d'antibiotiques nécessite de revoir régulièrement les niveaux de vitamines dans l’alimentation, de les adaptés aux différents stades de vie des poissons et aux facteurs de stress que subissent les poissons. Malgré l’importance des fonctions des vitamines, peu d’études ont été réalisées pour déterminer les besoins vitaminiques chez les salmonidés. De plus, ces études, réalisées dans des conditions de laboratoire contrôlées et optimales, se basaient uniquement sur la modification d’une seule vitamine dans la ration alimentaire négligeant de ce fait les interactions de fonctions entre les vitamines et les autres nutriments. Ainsi, les recommandations précédemment établies pour les niveaux d'inclusion de vitamines alimentaires étaient probablement biaisées et sous-optimales pour des applications pratiques avec des formulations alimentaires modernes. De nombreux travaux ont montré les effets bénéfiques de l’incorporation de taux élevés de vitamines par rapports aux besoins recommandés sur la croissance et la santé des poissons, notamment en conditions d’élevage sous-optimales. Le concept de vitamine optimale s’avère une stratégie nutritionnelle bénéfique afin d’optimiser la physiologie du poisson et les fonctions du système immunitaire en réponse à des conditions de stress.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront à court terme de mieux comprendre les effets bénéfiques de taux élevés de prémélange de vitamines sur la capacité des poissons à faire face à des conditions de stress. La mise à disposition des résultats et leur interprétation permettra aux producteurs de poisson d’améliorer leurs conditions d’élevage et de participer à une pisciculture plus raisonnée.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 17 jours, dont 10 jours de stress d'entassement et 7 jours de récupération. Au cours du stress, le volume de l'eau dans le bassin sera diminué une heure par jour pendant 10 jours pouvant entrainer des blessures au niveau de la nageoire pectorale et caudale. Ces blessures ne pourraient apparaitre qu'à la fin de la période de stress. Les animaux risquent déprouver une douleur transitoire à l'endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal. Le temps de prélèvement ne dépassera pas une minute.

Impact sur les animaux

Perte de poids, diminution du facteur K (facteur de condition de Fulton), refus de s’alimenter, dégradation de l’état corporel

Devenir

Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements biologiques. Ces prélèvements permettront de mieux appréhender l'effet de concentrations élevées en vitamines sur la résistance des poissons au stress d'élevage et d'optimiser de ce fait les rations alimentaires pour leur bien être.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. En effet, la protection vitaminique sera investiguée au niveau des organes et dans la circulation sanguine. Or, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico intégrés capables de mettre en évidence ce type d’effet sur la stimulation du système immunitaire pour faire face aux stress d’élevage subis par les poissons. Enfin les paramètres zootechniques sont également d’importance pour cette évaluation car étroitement liés à la physiologie du poisson et nécessitent des animaux vivants.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats significatifs obtenus dans d'autres études sur les paramètres du stress (réponse immune, expression de gènes…) chez la truite arc en ciel ayant subis un stress d'élevage. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie social essentiel au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.

Raffinement

Avant toute manipulation, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins, les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’un mousse humide pour poser l’animal sur le support de contention et d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans la procédure qui définit le volume limite de sang et les périodes de récupération nécessaires. Pour protéger le bien-être des animaux, ils seront suivis au moyen de grilles d'évaluation du bien-être animal, et des points limites adaptés seront appliqués immédiatement si un animal semble éprouver des effets indésirables imprévus. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux (température…) ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et restent supérieurs ou égaux à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les concentrations de vitamines évaluées chez la truite arc en ciel sont destinées à être incorporées dans les aliments comme additif alimentaire pour les salmonidés. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon et les résultats pourront être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée. Truites adultes pesant 210± 15grammes seront utilisées pour pouvoir effectuer les échantillonnages d’organes et les prélèvements de sang demandés par la procédure.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 1250
Souffrances
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▲ 1250
Devenir
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 1250
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1250 cochons vont être utilisés dans des procédures classées à un niveau de souffrance sévère, puis renvoyés dans une structure d'élevage. Les procédures décrites se limitent à un hébergement individuel de vingt et un jours et à une limitation des mouvements de dix jours pour collecter les fèces, afin de mesurer la valeur énergétique d'aliments. Le porteur indique que cet isolement partiel peut provoquer un stress et une néophobie alimentaire. Il conclut qu'aucun modèle in vitro ou mathématique n'est assez précis et qu'il "a besoin" d'essais sur animaux.

Objectifs

Les aliments des porcs sont constituées de matières premières qui sont combinées dans une recette permettant de satisfaire au mieux les besoins nutritionnels des animaux, tout en limitant les excédents nutritionnels préjudiciables au bien-être animal (développement de maladies métaboliques, surpoids entraînant des troubles locomoteurs, inadaptation digestive à l'origine de diarrhée). Les matières premières utilisées dans les aliments doivent donc systématiquement faire l'objet d'études de caractérisation. L'un des principaux critères permettant la combinaison des matières premières dans une recette est leur teneur en énergie. Celle-ci est déterminée sur la base de l'utilisation digestive de l'énergie, qui est mesurée par différence entre les quantités d'énergie ingérée et excrétée dans les fèces. L'objectif du projet est de déterminer l'utilisation digestive de l'énergie des aliments chez le porc.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre de disposer de connaissances concernant la valeur nutritionnelle des aliments. Celles-ci sont bénéfiques pour les animaux, l'environnement, les éleveurs et l'ensemble de la société car elles permettent une meilleure utilisation des ressources alimentaires, diminuant ainsi les risques métaboliques pour les animaux, les risques liés aux impacts environnementaux des élevages et la compétition entre les animaux et l'homme pour l'utilisation des ressources alimentaires.

Procédures

Les animaux seront soumis à des conditions d'hébergement particulières (hébergement individuel pendant 21 jours et limitation des mouvements pendant 10 jours).

Impact sur les animaux

La principale nuisance est liée aux modalités d'hébergement. D'une part, les animaux sont placés en cages individuelles. D'autre part, les mouvements des animaux sont limités pendant la deuxième phase du projet pour la collecte des fèces non contaminées par de l'urine. Ces pratiques pourront induire un stress pour les animaux, qui seront partiellement isolés de leurs congénères. Les aliments qui seront utilisés pendant les études seront également variables et différents des aliments consommés préalablement par les animaux. Une néophobie alimentaire est donc possible.

Devenir

Les animaux réintègrent une structure d'élevage pour poursuivre leur croissance.

Remplacement

Nous souhaitons mesurer l'utilisation digestive des aliments chez le porc. Pour cela, nous ne disposons pas de modèles (in vitro ou mathématiques) suffisamment précis pour permettre la représentation de la complexité biologique des phénomènes digestifs et nous avons besoin d'avoir recours à des essais sur animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux est calculé comme étant le nombre d'animaux strictement nécessaire pour mesurer l'utilisation digestive de l'énergie des aliments avec une précision suffisante (nous considérons qu'un écart-type de 1% est nécessaire pour que les mesures réalisées soient bénéfiques pour la connaissances des valeurs nutritionnelles des aliments). Sur la base de nos essais antérieurs, cette précision est atteinte avec un effectif de 5 animaux par aliment. Les comparaisons entre aliments seront réalisées sur la base d'analyses de variance dans les conditions d'application des modèles statistiques linéaires généralisés.

Raffinement

Les animaux sont toujours placés à proximité de leurs congénères pendant le projet, soit en contact direct (phase d'adaptation), soit en contact visuel et auditif (phase de collecte). Toutes les cages sont équipées de dispositifs d'enrichissement qui sont renouvelés régulièrement et au gré des comportements individuels. Nous utiliserons des matériels manipulables (chaînes métalliques et balles en plastique dur) qui ne peuvent pas être rongés par les porcs, car cela aboutirait à la présence de résidus dans les fèces, pénalisant les mesures. Les animaux sont suivis quotidiennement par du personnel expérimenté afin de détecter l'atteinte d'un point limite.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce-cible des études. Les animaux seront en croissance, d'un poids moyen de 50 kg. Ce poids correspond au poids vif moyen des animaux présents dans les élevages commerciaux et qui sont la cible des résultats du projet.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Poules : 480
Souffrances
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▲ 480
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Devenir
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 180
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 300

480 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 300 tués et 180 vendus à des éleveurs. Ils passent 24 heures en boîtes de transport, subissent des prises de sang et, pour une partie, deux montées de température de huit heures par jour, pour tester des stratégies alimentaires précoces censées renforcer leur robustesse. Le porteur indique que la chaleur peut provoquer un halètement et une baisse de consommation, et que les prises de sang peuvent entraîner un état de choc transitoire. Il justifie l'expérimentation sur l'espèce cible par l'absence de modèle mathématique ou in vitro validé.

Objectifs

Chez le poussin, le passage à une alimentation solide exogène après l’éclosion stimule le développement du système gastro-intestinal et l’installation du microbiote. La capacité du poulet à maintenir son homéostasie et sa santé digestive sur le long terme se construit donc dès le jeune âge. Aussi, l'objectif est de développer des stratégies alimentaires précoces contribuant à renforcer la santé et le bien-être des oiseaux en s'appuyant sur un maximum de matières premières locales (alternatives au soja importé). Il s’agit aussi d’évaluer dans ce contexte alimentaire les effets à long-terme d’additifs naturels présentant des effets anti-oxydants et anti-inflammatoires sur la réponse des poulets à une perturbation de l’environnement d’élevage. Des températures élevées, rencontrées fréquemment sur le terrain en période estivale, sont reconnues pour induire des désordres métaboliques (ex : pH sanguin, stress oxydatif) mais aussi digestifs (ex : stress oxydatif, inflammation) que l’alimentation précoce pourraient contribuer à contre-carrer. Sur la base des courbes d’évolution quotidienne de la consommation et du poids vif des animaux, les paramètres de résistance et résilience (composantes de la robustesse) pourront être déterminés en fonction des stratégies alimentaires proposées. Ces paramètres seront finalement mis en relation avec les réponses biologiques des animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra notamment de compléter les connaissances sur les conditions d’utilisation de matières premières locales européennes alternatives au soja importé dans l’alimentation du poulet de chair. De plus, il s’agit d’évaluer le bénéfice de composés naturels sur la santé et la robustesse des oiseaux afin de mieux comprendre les mécanismes régissant leurs effets potentiels à long terme. Il fournira également des données permettant de développer un modèle de la robustesse des oiseaux (résistance et résilience) utilisable à terme pour détecter précocément des problèmes potentiels en élevage.

Procédures

480 poussins seront mis dans des boîtes de transport pendant 24h. 180 poulets subiront 1 seule prise de sang. 210 poulets seront soumis à 2 élévations séquentielles de la température ambiante sur une durée de 8h/jour (3h pour monter à la température choisie, stable pendant 5h puis 2h pour redescendre) sur 2 jours.

Impact sur les animaux

Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut engendrer du stress lié à la contention de l’animal et un hématome. L’animal peut également présenter un état de choc transitoire. Pour la moitié des animaux, l’augmentation de la température peut engendrer un halètement, une baisse de la consommation alimentaire et une augmentation de la consommation d’eau de façon transitoire.

Devenir

Sur les 480 animaux totaux, 180 seront replacés (vente à des éleveurs) et 300 seront euthanasiés afin de récupérer et d’étudier les différentes parties du tube digestif et organes annexes.

Remplacement

Les connaissances sur les effets sur le moyen/long terme de stratégies alimentaires précoces chez le poussin sont éparses. De plus, il n’existe pas de modèle mathématique validé permettant d’évaluer la répoinse des poulets aux stratégies alimentaires. L’utilisation de l’animal ne peut donc pas être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico.

Réduction

Les animaux seront nourris à volonté à l’aide de mangeoires électroniques permettant la mesure individuelle automatique du poids et de la consommation alimentaire des animaux. Contrairement à un dispositif classique « en parquets », cet outil permet de réduire le nombre total d’animaux utilisés dans ce projet d’un facteur 4 environ. Le nombre d’animaux mis en place au début et soumis à la 1ère procédure comprend à la fois les animaux sur lesquels des prélèvements sont réalisés (à J9, J23 et J42) et les animaux suivis jusqu’à la fin de l’expérimentation pour modéliser la robustesse et mettre en évidence un effet des traitements. On estime une perte de gain de poids de 50 g au moment de l’élévation de la température. Pour mettre en évidence cette différence, un effectif minimum de 45 animaux est requis . Pour les prises de sang, un effectif de 15 animaux a été retenu s’appuyant sur des résultats antérieurs.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupe et au sol dans un bâtiment d’élevage standard. Le milieu sera enrichi avec des perchoirs permettant aux animaux de grimper et de se cacher . La mangeoire représente elle-même un enrichissement pour les oiseaux (perchoirs). Le comportement des animaux sera suivi en continue (caméra) pour les études de comportements et afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation.

Choix des espèces

Le projet est un programme de recherche finalisée visant à améliorer précocement la robustesse du poulet de chair par la nutrition afin d'améliorer sa santé et son bien-être sur le long terme. Il n’existe pas de modèle mathématique ni de test in vitro permettant d’atteindre cet objectif. Cette étude permettra donc de tester directement sur l’espèce cible, le poulet, de nouvelles stratégies alimentaires précoces qui n’ont jamais été évalués jusqu’à présent en élevage avicole sur le long terme. L’objectif de ce projet est d’étudier les effets à long terme (toute la durée d’élevage) sur des poulets de différentes stratégies alimentaires de prévention. Ainsi, nous utiliserons des animaux de 1 jour et les élèverons jusqu’à l’âge de 42 jours.