Alimentation animale

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Lapins : 125
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Devenir
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125 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réutilisés comme reproducteurs ou proposés à l'adoption à l'issue. 50 jeunes sont logés seuls en cages métaboliques quinze jours pour mesurer la digestibilité, et 75 femelles sont maintenues en cage individuelle pendant un an de reproduction, pour tester une alimentation enrichie en dérivés du lin. Le porteur reconnaît que ce logement individuel limite fortement les comportements naturels de l'espèce et peut provoquer des stéréotypies. Sur le remplacement, il affirme seulement que les objectifs du projet ne peuvent être atteints sans lapins.

Objectifs

Le projet a pour objectifs d'étudier : 1. Des aliments spécifiques pour la reproduction et la croissance des lapins basés sur la supplémentation en sous-produits riches en acides gras du type omega-3 dérivés de la production du lin. 2. La fertilité, la prolificité et la survie des lapines pour rendre plus efficaces les systèmes d'élevage cunicole.

Bénéfices attendus

Une meilleure connaissance des valeurs nutritives des sous-produits du lin, riches en omega-3, pour l’alimentation du lapin contribuera à : (1) la constitution des régimes alimentaires plus adaptés aux besoins des lapins et (2) à la valorisation de ces sous-produits. La réalisation d’essais avec des lapines adultes en reproduction alimentées avec des aliments contenant des sous-produits du lin riches en omega-3, apportera des informations quantifiables sur le bénéfice de ses sous-produits pour la fertilité, la prolificité (nombre de lapereaux nées) et la longévité des lapines.

Procédures

Le logement individuel des animaux dans des cages métaboliques (500 mm longueur x 400 mm largeur x 310 mm hauteur) pendant 15 jours (de 35 à 50 jours de vie). Cette condition de logement est nécessaire pour la récupération des crottes et de l’urine pour la quantification de la digestibilité des aliments testés. Le logement des femelles en cages individuelles pendant la durée de leur de reproduction projet (1 an dans le cadre de ce projet) pour éviter des bagarres et des blessures.

Impact sur les animaux

Le logement individuel des jeunes lapins dans des cages de digestibilité limite considérablement l’expression des comportements naturels de l’espèce, ce qui pourra entrainer l’apparition de stéréotypies. Les femelles seront également logées en cage individuelle, mais de grandes dimensions. Leur isolement est partiel car chaque femelle partage son milieu de vie avec sa portée (pendant 35 jours entre la naissance et le sevrage des lapereaux). Elles peuvent également avoir un contact physique limité, si elles le souhaitent, avec leurs voisines à travers les grilles. Elles peuvent également se voir et se sentir.

Devenir

Les 75 femelles reproductrices seront réutilisées comme reproductricespour d'autres projets. Parmi les 50 lapereaux de 50 jours (procédure 2) : les 25 femelles seront réutilisées comme femelles reproductrices, les 25 mâles seront mis à l'adoption à la fin de l'essai de digestibilité.

Remplacement

Les objectifs du projet Omega-Rabbit ne pourront pas être atteints sans l’utilisation de lapins.

Réduction

L’ensemble du projet prévoit l’utilisation de 75 lapines reproductrices. Le nombre de femelle a été calculé pour avoir 25 femelles par aliments (3 aliments). Le recours à 50 lapereaux pour l’essai de digestibilité a été calculé à partir des données de la littérature, où sont décrit la nécessité de 10 lapins par régime alimentaire dans l’obtention des résultats scientifiques tangibles. Ici nous testerons 5 aliments différents avec des teneurs de sous-produits de lin différentes.

Raffinement

L’essai de digestibilité constitue le point de départ du projet. Le temps d’isolement social et les conditions d’hébergement des 50 lapins pour l’essai de digestibilité sera de 15 jours, réduisant ainsi cette contrainte. Par ailleurs les animaux peuvent se voir et se sentir à travers les grilles. Chacune des 75 femelles reproductrices disposera d’un enrichissement de son milieu de vie : plateforme, repose pattes et bloc à ronger. Les dimensions des cages respectent les normes expérimentation animales. Tous les animaux seront manipulés par du personnel entrainé à la manipulation sécure des lapins. Des gestes doux et précis seront déployés. Chaque animal disposera d’un suivi quotidien de son état de santé.

Choix des espèces

O-Rabbit vise l’obtention d’un produit très spécifique : la viande de lapin riche en omega-3. Il été conçu également pour favoriser la compétitivité de la cuniculture (circuits courts et longs) dans les pays de la zone méditerranéenne. Vu les objectifs et enjeux du projet, O-Rabbit ne pourra pas se dérouler avec une autre espèce que le lapin. 75 femelles reproductrices pour évaluer l'impact d'une alimentation enrichie en lin sur la santé et la reproduction des femelles, 50 lapereaux de 35 jours pour réaliser un essai de digestibilité sur des lapereaux en croissance.

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Cochons : 40
Souffrances
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Devenir
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40 porcs mâles en croissance vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue car leur modification chirurgicale interdit toute adoption ou retour en élevage. Munis d'une canule posée par chirurgie abdominale, ils sont hébergés en cage individuelle et placés trois jours par semaine en espace restreint pour collecter les jus intestinaux, afin de mesurer la valeur nutritionnelle d'aliments d'élevage. Le porteur présente ce travail comme un moyen de mieux formuler les aliments et de réduire les rejets azotés dans l'environnement. Il affirme que la mesure ne peut être obtenue que sur des animaux ainsi préparés chirurgicalement.

Objectifs

Les essais de digestibilité iléale sur porcs en croissance sont réalisés partout dans le monde, par des équipes de recherche spécialisées dans ces méthodes, afin d’évaluer de la manière la plus précise possible la valeur nutritionnelle des matières premières, coproduits ou aliments destinés aux porcs, particulièrement celle des protéines et des acides aminés. En effet, les matières premières et coproduits ne cessent d’évoluer, par les changements des itinéraires techniques plus respectueux de l’environnement, l’apparition de nouvelles sources de protéines locales particulièrement et l’optimisation des procédés. Les résultats obtenus permettent aux producteurs d’aliments et aux éleveurs d’adapter au mieux la formulation aux besoins des animaux, contribuant au maintien d’une flore digestive équilibrée et d’une bonne santé des animaux mais aussi à réduire les rejets azotés dans l’environnement, , à améliorer leur santé digestive (moins de fermentations indésirables) et à appuyer la recherche sur les procédés appliqués en vue d’améliorer la qualité des matières premières ou leur empreinte environnementale (ex. procédé de trituration). En effet, la présence d’éléments nutritifs non digérés et en particulier les protéines, augmente les fermentations des déjections et dégrade les conditions sanitaires de l’élevage. In fine, tous ces rejets se retrouvent en tant que polluants dans l’environnement (sol, air, eau). Ce projet est la continuité dans l’acquisition des données d’un projet précédent avec les mêmes objectifs. Il contribue à la validation d’une méthode alternative ayant pour but de réduire ou remplacer à terme les essais in vivo en utilisant une méthode in vitro qui est à raffiner avec des avancées méthodologiques du procédé et en agrégeant les résultats dans des modèles mathématiques avec d’autres informations sur les propriétés physicochimiques des aliments et matières premières ou leurs spectres proche infrarouge. Des données de digestibilité iléale issues d’essais in vivo réalisés sur plusieurs années ont été mises en commun servant de base au projet. Dès l’obtention des modèles, des essais de validation seront nécessaires et probablement aussi certains essais pour ajouter de la variabilité au modèle. Deux parties permettent de mener à bien ce protocole : 1- modification chirurgicale nécessaire aux mesures (projet 1/2) et 2- préparation, transport des animaux avant / après préparation chirurgicale et hébergement en cage individuelle (projet 2/2).

Bénéfices attendus

Ce projet (2/2) permettra de continuer l’acquisition de données de digestibilité iléale chez le porc nécessaires afin de formuler au mieux les aliments d’élevage pour limiter les désordres digestifs liées à un déséquilibre protéique mais aussi les rejets dans l’environnement tout en développant les connaissances sur des matières premières notamment locales. Les essais de digestibilité permettent d’évaluer des hypothèses de manière fine et donner des valeurs de référence de la valeur nutritionnelle d’une matière première ou d’un aliment avec un nombre d’animaux très réduit. Ces matières premières ne cessent d’évoluer d’où le maintien de ce type d’essai, mais le développement en parallèle des méthodes in vitro pourra à terme réduire ou remplacer la méthode in vivo. Ces résultats sont importants pour les filières animales et de plus en plus avec le développement d’une alimentation locale. Aucune autre méthode ne permet de faire la mesure avec un meilleur rapport bénéfice / risque. La seule autre technique est avec utilisation d’un marqueur et abattage de l’animal pour prélèvement du contenu. Non seulement elle est moins précise, mais avec un nombre identique de répétitions (n=6), il faut abattre 6 porcs pour une seule matière première, alors qu’avec 6 porcs nous pouvons évaluer 10-12 matières premières.

Procédures

Les porcs sont hébergés en individuel. Chaque semaine, ils sont placés 3 jours en cage avec une surface au sol restreinte pour permettre de collecter les jus iléaux sans contamination par les urines. Le reste du temps, ils sont dans un module loge + cage leur permettant une liberté de mouvement.

Impact sur les animaux

Peu de nuisances ou d’effets indésirables sont attendus pour les animaux, autres que ceux de la période post-opératoire (cicatrisation, gène voire douleur maitrisée par l’analgésie). Une période de soin est nécessaire afin de faciliter la cicatrisation de la suture abdominale ainsi que de la zone de sortie de canule. Les animaux commencent à manger habituellement 24 heures après l’opération. L’aliment est réintroduit à des quantités augmentant au fur et à mesure des jours qui passent. Les jus iléaux étant plus acides que des fèces, un film protecteur (très efficace) est sprayé sur l’arrière-train des porcs afin de protéger la peau dès la fin de l’opération. La manipulation peut être renouvelée si la peau est propre et sèche. Si des rougeurs commencent à apparaître, de la crème apaisante et cicatrisante est utilisée en local également. La canule est retirée (sans intervention) après 3 à 4 semaines post-opération, lorsqu’elle ne tombe pas toute seule. Les périodes de collecte, avec un hébergement en cage, contraignent les animaux à un espace réduit. Ces périodes sont limitées au maximum en permettant aux animaux pendant les périodes d'adaptation aux aliments d'être dans un module les laissant libres de leurs mouvements : cage ouverte vers la loge en caillebotis plastique.

Devenir

A la fin des mesures, les porcs sont euthanasiés car ils ne peuvent pas être adoptés ni envoyés vers d’autres élevages à cause de leur modification chirurgicale.

Remplacement

La mesure de la digestibilité iléale des acides aminés chez le porc ne peut aujourd’hui être réalisée que par des essais sur des animaux de l’espèce cible ayant suivi la procédure de préparation chirurgicale décrite dans ce projet. Ce type d’essai a déjà contribué à établir des valeurs de référence largement utilisées dans le monde, mais la production de nouvelles matières premières et coproduits, d’additifs améliorants ou de process, nécessite d’établir de nouvelles références, qui ne peuvent être évaluées que par les études in vivo. Néanmoins, ce programme sert également à alimenter les bases pour le développement d’une méthode in vitro qui pourrait à terme, réduire ou remplacer les essais sur animaux.

Réduction

Ce projet utilise des animaux préparés chirurgicalement dans un autre projet (1/2). Les 6 animaux serviront à évaluer environ 10 matières premières différentes, sans recourir à d’autres interventions. Un dispositif en carré latin permet de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés par année (6 répétitions + 1 de remplacement) utilisés dans un essai. Ce dispositif a été validé par un service d’études méthodologiques et statistiques. 6 répétitions par aliment nous permettent d'obtenir une puissance suffisante pour mettre en évidence des différences significatives ayant un sens biologiquement sur les différents critères d'intérêt mesurés. Le traitement des données est réalisé en deux temps : un test permettant d’écarter un arrière-effet pour toutes les variables (semaine, animal, poids des animaux), et ensuite une analyse de variance et un test a posteriori (Tukey, méthode des contrastes, ...).

Raffinement

Le raffinement a été réfléchi sur les deux projets le constituant, d’abord sur les conditions pré-opératoires (EU A), puis sur l’intervention chirurgicale du projet 1/2 (EU B) et enfin sur les phases post-opératoires et d’essai de ce projet 2/2 (EU A). Les mesures de raffinement décrites ci-dessous sont celle concernant uniquement l’EU A. Le choix de replacer l’animal dans l’EU A pour la phase post-opératoire a été fait en considérant le peu de km de distance (36 km, environ 30 minutes) entre les deux sites et les bénéfices pour l’animal. Les animaux transportés par le personnel de l’EU A, dans un véhicule spécialement équipé pour le confort des animaux. Ils arrivent à l’EU B le jour même de l’intervention. Les animaux sont habitués à leur lieu d’hébergement avant l’opération et le retrouvent rapidement après, évitant un stress supplémentaire. Le lieu d’hébergement (EU A) a été spécifiquement construit pour ce type d’essai (loges et cages sécurisées sans éléments blessants, facilité d’accès pour les soins, enrichissement adapté, contrôle automatisé de la ventilation et de la température, …). Son personnel est spécifiquement formé aux soins post-opératoires de ce type d’intervention et est présent 7j/7j, …). Les hébergements sont disposés en deux files de manière à procurer aux porcs une perception visuelle, auditive et olfactive entre congénères. L’animalier surveille les porcs plusieurs fois par jour et il y a des périodes de présence le week-end. Par expérience, les animaux s’habituent bien aux cages (pas de nervosité ni de comportements agressifs, comportement alimentaire normal, absence de problèmes d’aplombs). Des objets d'enrichissement sont placés dans chaque module (loge + cage) : chaine avec triangle métallique, brosse dure. Lors de la période post-opératoire, les animaux sont en cage uniquement, ils ont accès au triangle, aux rondelles et à la chaine métallique (utilisation régulière). Lors de la 2ème semaine, si les observations sont satisfaisantes pendant les soins et que les animaux sont calmes, l’accès à la loge est ouvert pour leur laisser un temps de promenade, sous surveillance. Des traitements médicamenteux sont prévus pour fournir une antibiothérapie et une gestion de la douleur appropriées en suivi post-opératoire.

Choix des espèces

Ces essais concernent la mesure de la digestibilité iléale des acides aminés chez le porc. Ce type d’essai a déjà contribué à établir des valeurs de référence largement utilisées, mais la production de nouvelles matières premières et coproduits, d’additifs améliorants ou de process, nécessite d’établir de nouvelles références, qui ne peuvent être évaluées que par les études in vivo sur des animaux ayant suivi la procédure détaillée dans le projet 1/2. La technique nécessite des mâles pour éviter les mélanges entre urine et jus iléaux lors de la collecte, mais les résultats sont valides pour les mâles et les femelles (pas de différences avérées de digestibilité). La formulation des aliments ne se fait pas par sexe. Les animaux sont en phase de croissance. Cela permet de refléter au mieux les animaux ciblés en élevage par ce modèle

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Poules : 1000
Souffrances
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1 000 poulets de chair mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont placés en cages individuelles et soumis à deux périodes de mise à jeun de dix-sept heures, pour mesurer la digestibilité de différents aliments. Tous sont tués en fin d'essai afin de prélever le contenu de leur intestin. Le porteur reconnaît que le stress de l'isolement demeure une contrainte et affirme qu'aucun modèle in vitro fiable ne remplace aujourd'hui la mesure sur animal.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de pouvoir mesurer la digestibilité iléale et fécale de différents aliments et/ou matières premières chez le poulet de chair mâle. Cela permet de déterminer la valeur nutritionnelle des aliments et matières premières et ainsi de pouvoir constituer des références ou de pouvoir utiliser ces données dans de futurs projets, notamment pour formuler des aliments au plus près des besoins des animaux.

Bénéfices attendus

Les mesures de digestibilités permettent de déterminer la valeur nutritionnelle d'un aliment ou d'une matière première, c'est à dire quelle est la part de nutriments ingérés qui est absorbée au cours de la digestion pour ensuite être métabolisée. Ces critères permettent de caractériser des matières premières en donnant des valeurs de référence qui sont ensuite utiliser pour formuler des aliments dans de nombreux projets.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux périodes de mises à jeun de 17h chacune. Ces mises à jeun marquent le début et la fin de la période de collecte totale de fientes pour déterminer la digestibilité fécale.

Impact sur les animaux

Ce protocole de digestibilité est habituel et bien maîtrisé même si le stress de l'isolement demeure une contrainte . L’utilisation du dioxyde de titane n’a jamais entraîné d’effets indésirables sur le comportement, la santé et la croissance des animaux dans le cadre des essais de digestibilité.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés en fin de projet afin de collecter les contenus digestifs nécessaires à la mesure de la digestibilité iléale.

Remplacement

A l'heure actuelle, aucun modèle autre que le modèle animal ne permet de déterminer les valeurs de digestibilité. Des travaux sont en cours pour le développement d'un modèle in vitro mais dans la mesure où ces mesures servent ensuite de référence nutritionnelles, elles doivent être précises et fiables ce qui n'est pour l'instant pas le cas avec des approches in vitro.

Réduction

Dans les études de digestibilité, on utilise généralement 12 animaux par traitement expérimentaux. Cela permet de réduire au maximum le nombre d'animaux, tout en conservant de la variabilité et une marge sécurité (mortalité ventuelle pendant la période d'élevage).

Raffinement

Les animaux sont élevés au sol avant une phase en cages individuelles, indispensable pour pouvoir enregistrer leur consommation d'aliment et réaliser une collecte totale de fientes. Les cages individuelles sont équipées de grilles permettant un contact visuel et olfactif avec les congénères, le sol des cages est adapté à la taille et au poids des animaux et les cages sont équipées de jouets suspendus à picorer. Les animaux sont visités au moins 2 fois par jour. Le calendrier des pesées et les mises à jeun nécessaires au bilan (collecte totale de fientes) et aux prélèvements terminaux sont pensés de manière à éviter les mises à jeun répétées.

Choix des espèces

L'espèce choisie correspond à l'espèce cible.

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Cochons : 2076
Souffrances
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Devenir
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 2076
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2076 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart envoyés ensuite à l'abattoir et une partie mise à mort pour des prélèvements de tissus. Le projet laisse les queues entières et expose les animaux à la caudophagie, les morsures de queue entre congénères, pour tester des additifs et des formulations alimentaires censés en réduire la fréquence. Le porteur décrit un bénéfice attendu de mise sur le marché d'une ou plusieurs solutions, et affirme que la complexité des régulations physiologiques ne permet pas de recourir à des modèles in vitro. Les prises de sang sont réalisées sur animal vigile, avec un maximum de trois tentatives par prélèvement.

Objectifs

Mordiller et mordre sont des comportements naturels chez le porc, qui passe une partie de son temps à explorer son environnement, en reniflant, manipulant et mordillant tout ce qui est à disposition (objets, paille, différents éléments de sa case). Ces comportements s’expriment également vis-à-vis des autres animaux présents et font partie des comportements sociaux. Par ailleurs, la mise en place de la hiérarchie lors de la constitution du groupe s’accompagne d’agressions plus ou moins marquées et de morsures chez certains animaux. Ces comportements peuvent aussi survenir quand les porcs cherchent à accéder à des ressources convoitées, comme l’auge, l’abreuvoir, ou la zone de confort. Dans certaines situations, la fréquence des morsures augmente et provoque des lésions graves sur un ou plusieurs porcs. Ces morsures s’exercent majoritairement sur la queue des animaux et on parle dans ce cas de caudophagie. L’importance de la caudophagie en France est mal connue. Des observations menées en 2016 en abattoir dans l’ouest de la France sur des animaux issus de 263 élevages différents indiquent que plus de 40 % des élevages avaient au moins un porc avec une lésion sévère. L’évolution de la réglementation va dans le sens de l’arrêt de la coupe des queues chez le porcelet, fait de manière routinière aujourd’hui pour empêcher la caudophagie. L’arrêt de cette pratique risque d’augmenter la prévalence de la caudophagie si des solutions ne sont pas trouvées. Il est donc nécessaire de travailler sur cette problématique. L’objectif du projet est de tester différentes stratégies permettant de lutter contre la caudophagie dans les élevages de porc. Différentes solutions pourront être mises en œuvre selon les essais : ajouts d’additifs, modulation du niveau des nutriments, etc. Le projet étudiera la caudophagie chez les porcs depuis le sevrage à 21 jours d’âge, jusqu’à l’abattage, à environ 180 jours d’âge ; car tous ces stades sont concernés.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché d'une ou plusieurs solutions ou additifs permettant d’empêcher totalement ou a minima de diminuer la prévalence et l’importance des cas de caudophagie chez le porc.

Procédures

Tous les animaux du projet auront les queues entières (le projet utilise des animaux de 21 à 180 jours d'âge environ) et pourraient souffrir de caudophagie, de la même façon que les porcs engraissés en élevage classique. Des points limites stricts seront appliqués afin de limiter la souffrance des animaux. Les prises de sang pourront être réalisées sur animal vigile. Au maximum 15 animaux par traitement expérimental pourront être prélevés avec au moins 7 jours de récupération entre 2 prélèvements et un maximum de 3.85% de la volémie totale de l’animal par prélèvement. Pour chaque prise de sang, le nombre de tentatives sera limité à 3 pour réduire le temps de prélèvement (estimé à environ 5 minutes par prise de sang) et la douleur engendrée. Les prélèvements de salive et de fèces seront réalisés sur animaux vigiles. Ces prélèvements n’étant pas invasifs, ils pourront être réalisés sur l’ensemble des animaux de la procédure. Le nombre de tentative par prélèvement de fèces est fixé à 3 maximum (au maximum 3 stimulations de 30 sec). Des prélèvements de tissus pourront être réalisés après euthanasie des animaux. Le temps de prélèvement de salive est estimé à environ 10 minute par animal.

Impact sur les animaux

s porcs pourront être atteints de caudophagie dans des proportions limitées, puisque le respect des points limites permettra d’éviter que des stades de caudophagie trop importants soient atteints.

Devenir

A la fin de chaque essai, les animaux entreront dans le circuit de consommation pour la plupart, sauf ceux ayant reçu un additif non autorisé dans l’Union européenne et ceux sur lesquels des prélèvements de tissus seront réalisés. Ces derniers seront mis à mort puis partiront à l’équarrissage.

Remplacement

L’objectif du projet est de développer des solutions permettant de lutter contre la caudophagie dans les élevages de porc : ajouts d’additifs, modulation du niveau des nutriments, etc. L'effet d'une solution nutritionnelle ou d'un changement de teneur en nutriments dans l’aliment sur les performances de croissance des porcs est la résultante d'une série de mécanismes et régulations physiologiques (digestives, métaboliques, endocrinologiques) interagissant entre elles. La complexité de ces interactions ne permet donc pas d'utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou la mise en place d'études in vitro. Par ailleurs, l'évaluation des paramètres d’intérêt du projet (prévalence de la caudophagie, et croissance en particulier) ne peut être réalisée que sur des animaux vivants.

Réduction

Dans ce projet, il s’agit d’étudier la prévalence de l’apparition de la caudophagie ainsi que la sévérité des lésions observées, il faut donc utiliser le test du Chi². Une différence de 20% de prévalence entre 2 traitements expérimentaux permet d’établir que le traitement a un effet significatif sur la caudophagie. Le minimum de cas à observer pour que cette observation ait un sens, est fixée à 7 individus. Avec ces éléments, le nombre minimal d’animaux par traitement expérimental doit être de 35 individus en période de post sevrage. En engraissement, le nombre d’animaux par traitement est augmenté à 72 porcs par traitement, car il y a moins d’animaux par case, ce qui diminue la probabilité d’observer de la caudophagie.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Si un porc présente des signes de stress, des douleurs (caudophagie, boiteries, blessures…), alors il sera écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. De plus, le nombre de tentatives de collecte d'échantillons biologiques sera limité et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Par ailleurs, ce projet sera réalisé en condition « élevage » pour que les réponses observées soient directement transposables sur le terrain. Les cases seront enrichies avec des jouets sous optimaux et minimes en nombre suffisant pour respecter la règlementation. Des interactions sociales entre les animaux seront possibles car les porcs seront logés collectivement.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le porc car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) et la prévalence de la caudophagie étudiés dans le cadre de ce projet sont hautement spécifiques de l'espèce porcine. En période de post-sevrage, les animaux pèseront en moyenne entre 6 et 30-35 kg. En période d’engraissement, les animaux pèseront en moyenne entre 30-35 et 125 kg. C’est pendant ces phases que les problèmes de caudophagie sont observés.

Dentaire

(NTS-FR-930848v1 – 08/02/2022)
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Chats : 108
Chiens : 108
Souffrances
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Devenir
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216 animaux, 108 chats et 108 chiens, vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, puis réutilisés dans d'autres protocoles. Chaque animal subit trois anesthésies à un mois d'intervalle pour quantifier la plaque dentaire et évaluer l'effet d'un aliment sur le tartre, dans une démarche de recherche et développement de l'industrie de l'alimentation animale. Le porteur indique que les animaux seront réutilisés dans des protocoles d'appétence et de digestibilité. Il affirme qu'aucune autre étude ne peut servir d'alternative au protocole en place.

Objectifs

Pour évaluer l’efficacité d’un aliment sur le développement de la plaque dentaire et du tartre chez le chat et le chien, il est nécessaire de procéder à des évaluations : -Capacité du produit à induire un croquage et à brosser la surface dentaire, -Evaluation des formes, tailles et textures des aliments (secs ou humides) sur le comportement masticatoire (préhension, mastication et déglutition), -Evaluation des formes, tailles et textures des compléments alimentaires (barres à mâcher ou récompenses) sur le comportement masticatoire (préhension, mastication et déglutition). -Quantification de la plaque dentaire sur chien et chat sous anesthésie.

Bénéfices attendus

La validation des produits développés avant mise sur le marché et diffusion à grande échelle (réseau élevage, réseau clinique, magasins spécialisés), -La reformulation de ces produits pour améliorer leur efficacité sur la plaque dentaire et sur le tartre et garantir une meilleure santé bucco-dentaire aux chats et aux chiens, -La mise en place de protocoles de recherches pour trouver de nouvelles solutions nutritionnelles limitant le développement de la maladie parodontale, -La justification scientifique des claims dentaires apposés sur les packagings, -La création d’un certain nombre de documents pour l’interne et à destination des différentes filiales.

Procédures

3 anesthésies seront réalisées avec 1 mois d’intervalle.

Impact sur les animaux

Les animaux seront sous anesthésie. L'anesthésie et l'utilization de analsésiques réduiront la douleur et la souffrance de l'animal. Les animaux ne souffriront pas pendant ce protocole et pourront se réveiller de manière contrôlée et sûre. Le risque d'anesthésie sera minimisé grâce à un schéma thérapeutique adéquat ainsi qu'à une surveillance constante de la fréquence cardiaque, de la fréquence respiratoire et d'aures signes vitaux par une équipe vétérinaire expérimentée et formée.

Devenir

Les animaux seront reutilisés dans autres protocoles appetance, Digestibilité RSS.

Remplacement

Le protocole et les procédures utilisés sont conformes aux standards AAFCO et suivent le processus normal d’évaluation des projets R&D. De plus, aucune autre étude ne peut être utilisée comme alternative à celle actuellement en place.

Réduction

Le projet prévoit 8 à 10 animaux validés à la fin de l’étude avec une possibilité d’exclusion de 2 individus maximum. Aucune douleur, ni souffrance mentale ou physique n’est causée aux animaux au cours de ces tests. Et une attention permanente est portée à chaque animal durant la journée, leur lieu de vie étant à côté de celui des animaliers.

Raffinement

La douleur chez l'animal sera limitée par l'utilisation adéquate d'analgésiques pendant et aprés les tests, ainsi que d'une anesthésie volatile fournie avec de l'oxygène qui permettra de réaliser le protocole en toute sécurité et sans souffrance physique ou mentale pour l'animal. Et une attention permanente est portée à chaque animal durant la journée, leur lieu de vie étant à côté de celui des animaliers. Conditions d’hébergement des chats: Les chats vivent par groupes de 12 au maximum, dans des pièces collectives conformes à la réglementation en vigueur : propres, sécuritaires, éclairées par la lumière du jour et suffisamment grandes pour dissocier les zones d’alimentation, des zones de défécation/miction, ainsi que des zones de jeux. Une litière, changée quotidiennement, est à disposition des animaux et les pièces sont nettoyées tous les jours. Du matériel permettant aux chats de se cacher, des coussins, des perchoirs et des griffoirs sont installés dans chaque pièce. Enfin, des passages réguliers sont opérés par les animaliers en charge des animaux. De plus, chaque animal sort régulièrement de sa pièce et se promène dans les parcs extérieurs (minimum 25 minutes par jour). Conditions d’hébergement des chiens: Les petits chiens vivent par groupes de 8, dans des pièces collectives conformes à la réglementation en vigueur : propres (nettoyage quotidien), sécuritaires, éclairées par la lumière du jour et suffisamment grandes. Ces pièces comprennent une partie intérieure et extérieure. De plus, chaque animal sort régulièrement de son box et se promène au sein des animaliers ou dans les parcs extérieurs (minimum 4 heures). Les moyens et grands chiens vivent en box individuels conformes à la réglementation en vigueur : propres (nettoyage quotidien), sécuritaires, éclairés par la lumière du jour et suffisamment grands. Chaque box comprend une partie intérieure et extérieure, et communique avec un box voisin où vit également un chien, pour favoriser la sociabilisation. De plus, chaque animal sort quotidiennement dans les parcs extérieurs (minimum 4 heures).

Choix des espèces

Chaque espèce animale possède ses propres caractéristiques dentaires et dans le cas du chien, il existe de grandes variations de morphologies bucco-dentaires. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. De plus, il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse approcher la digestion, l’absorption et la métabolisation d’un aliment complet ou complément alimentaire chez ces espèces. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chats et chiens reçoivent la formulation de l’aliment à évaluer. Enfin, des études in vitro n’apporteraient aucune information pertinente. Chats et chiens femelles et mâles âgés de 2 mois à 8 ans.

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    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Moutons : 40
Souffrances
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Devenir
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40 brebis vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes rendues ensuite à la production. Le porteur soumet des brebis venant de mettre bas à deux jours de paille de faible valeur nutritive, puis leur prélève du sang huit fois en dix-neuf jours, pour étudier leur adaptation à un manque alimentaire lié au changement climatique. Il indique qu'une perte de poids et une mobilisation des réserves corporelles sont possibles, sans danger annoncé. Il affirme qu'aucun remplacement n'est possible car l'étude porte sur une race ovine précise.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme européen. Des expérimentations similaires sont en train de se dérouler dans d'autres installations expérimentales, avec d'autres races ovines et une autre espèce, les caprins, dans les pays membres du consortium (Egypte, Espagne et Tunisie). L’objectif global est d’étudier les réponses des petits ruminants face aux effets du changement climatique, plus particulièrement les effets des challenges nutritionnels en faisant varier quantité et qualité de l’offre alimentaire. L'objectif du projet est d'évaluer, d'une part, les capacités adaptatives des brebis de race Romane face à un challenge nutritionnel sévère après la mise bas. D'autre part d'étudier, pour le caractère efficacité alimentaire, les effets de la lignée génétique (une lignée de brebis efficaces et une lignée de brebis inefficaces) sur la réponse au challenge nutritionnel et de décrypter les mécanismes de l'organisme qui sont reponsables de cette réponse. Ainsi une meilleure compréhension de la réponse des animaux aux stress alimentaires nous permettra de proposer aux éleveurs des pratiques de conduites ciblées pour des catégories ou types d’animaux spécifiques et de maintenir la performance productive des brebis dans des situations extrêmes par exemple imposées par le changement climatique où l’offre de ressources est variable ou limitée et/ou la qualité (valeur nutritionnelle des fourrages) est dégradée.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d'étudier comment des brebis de race Romane qui appartiennent à une lignées génétique divergente, pour le caractère efficacité alimentaire, font face à un challenge nutritionnel pendant la période critique de la mise-bas. Il permettra également de déterminer la variabilité individuelle des brebis.

Procédures

Prélevements sanguins pour dosage des métabolites et hormones métaboliques. La prise de sang se fera au niveau des jugulaires en alternant gauche/droite. Cela 8 fois durant les 19 jours de mesures.

Impact sur les animaux

Il n’y a pas d'effets indésirables attendus avec le déroulement de ce projet. Néanmoins, un minimum d’effet est prévu concernant l’impact instantanée sur le bilan énergétique des brebis soumises à un challenge nutritionnel pendant deux jours avec de la paille de faible valeur nutritionnelle. Donc des effets « cascade » à court terme sur le métabolisme, avec une perte éventuelle de poids vifs et d'état corporel (mobilisation des réserves corporelles) seront envisageable, sans représenter un danger pour les brebis.

Devenir

Tous les animaux retourneront en production dans leur environnement naturel.

Remplacement

Il s'agit d'un projet qui cherche à développer de la connaissance fondamentale pour l'espèce ovine, plus particulièrement, pour la race Romane (ancien INRA401) et les deux lignées divergentes développées pour l'éfficacité alimentaire. Donc, pas de remplacement possible avec d'autres animaux ou méthodes alternatives.

Réduction

Le nombre d'animaux prévus a été calculé avec la formule statistique : n=(2SD/p)² avec N = nombre d’animaux, SD=écart type, P=la précision souhaitée pour l’analyse. Au final, nous avons 10 brebis par lignée, par parité, il s'agit du minimum d'observations possibles pour arriver à une puissance statistique minimale pour les interprétations à prévoir dans ce projet.

Raffinement

Les animaux sont en groupe sur aire paillée. Pendant toute la durée de l'expérimentation, le personnel qualifié observera quotidiennement les brebis et leurs agneaux lors des 2 distributions de l'alimentation ainsi que lors de son passage dans la matinée et l'après-midi. Les brebis seront dressées au fonctionnement des portillons électroniques pendant quelques jours au milieu de la gestation, pour éviter la phase critique de la fin de gestation. Le milieu sera enrichi, pour les brebis, par des objets (chaine ou disque) accrochés qui seront alternés au cours de la semaine . Lors du paillage la paille sera mise en tas et ce sont les brebis qui l'étaleront. Pour les agneaux une table, de petite taille dont les pieds ont été ajustés à leur hauteur, sera mise à disposition. Le matériel de contention pour les prélèvements est adapté aux ovins et les animaux y sont habitués.

Choix des espèces

Il s'agit d'un projet destiné à la filière des petits ruminants, notamment les ovins. Les brebis seront utilisées après la mise bas et au début de la lactation. A ce stade physiologique la brebis démarre sa lactation qui permettra d'assurer la croissance des agneaux. En élevage selon les périodes d'agnelage des déficits nutritionnels (quantité et/ou qualité) peuvent avoir lieu pendant cette période. L'objectif est d'évaluer les capacités adaptatives des petits brebis.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Équidés : 24
Souffrances
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▲ 24
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Devenir
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 24
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24 chevaux vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés à leurs activités au centre équestre. Ils reçoivent pendant trente jours un complément alimentaire probiotique déjà commercialisé, avec pesées hebdomadaires, prélèvements de crottins et deux prises de sang, pour vérifier sa tolérance à la dose recommandée et à une dose plus forte. Le porteur indique que l'effet indésirable le plus probable est un refus du produit et qu'aucun dommage n'est attendu. Il justifie le recours aux chevaux par les "contraintes réglementaires" des études de tolérance, qui doivent porter sur l'espèce cible.

Objectifs

L'objectif du projet est d'étudier la tolérance de FlorEquilibre CVX lors d'une administration conjointe à l'aliment chez le cheval. Cet objectif se découpe en deux sous-objectifs: 1. L'étude des effets de FlorEquilibre CVX sur la performance des chevaux (évolution du poids, mesure de la prise alimentaire, paramètres biochimiques et hématologiques) et la tolérance du complément alimentaire à la dose recommandée, 2. La vérification de l'absence d'effet indésirable quand la dose est augmentée et l'établissement d'une marge de sécurité si le complément alimentaire est consommé à des doses plus hautes que recommandées.

Bénéfices attendus

Les chevaux sont particulièrement fragiles sur le plan digestif et de nombreux facteurs (changement de lieu de vie, d'activité, de régime alimentaire, le stress, l'utilisation de médicaments) peuvent entrainer de lourdes pathologies comme les fourbures par exemple. La gestion de la flore digestive chez le cheval est alors un enjeu majeur. L'ajout de probiotiques à la ration alimentaire peut apporter de grands bénéfices pour le rééquilibrage du microbiote intestinal du cheval avec une mise en oeuvre très simple pour les propriétaires.

Procédures

1. Traitement avec un complément alimentaire pour les deux groupes traités, 1 fois par jour pendant 30 jours avec l'alimentation (environ 15 minutes), 2. Examen clinique quotidien efffectué par un vétérinaire, 1 fois par jour pendant 30 jours (environ 15 minutes), 3. Pesée une fois par semaine (environ 10 minutes), 4. Prélèvement de crottins tous les 15 jours soit 3 prélèvements, le temps dépend de la disponibilité de l'échantillon, 5. Prélèvements de sang en début et fin d'expérimentation (environ 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les animaux ne recevant pas de traitement ne subiront que deux prises de sang et des prélèvements de crottins, il n'y a donc aucune nuisance particulière infligée à ces animaux. Le probiotique étant déjà disponible sur le marché, il est également très peu probable qu'il y ait des effets indésirables à la "faible dose". Enfin, l'effet indésirable le plus probable pour le groupe "forte dose" est un problème de non appétence du traitement. S'il s'avérait également que le traitement à la forte dose était mal toléré, le traitement sera immédiatement interrompu.

Devenir

Les animaux auront subi une procédure légère tout en conservant leur activité au sein de Centre Equestre de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. Sauf avis contraire du vétérinaire en charge des examens cliniques quotidiens et/ou du vétérinaire référent de l'Etablissement Utilisateur et/ou d'un des vétérinaires de la clinique équine de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, les animaux continueront leurs activités classiques au sein du Centre Equestre après cette étude.

Remplacement

Il est nécessaire pour déterminer l'efficacité d'un probiotique de déterminer son effet sur le microbiote intestinal, un mélange complexe de micro-organismes qui peut difficilement être reproduit en totalité in vitro. De plus, les interactions avec l'organisme, la matrice alimentaire lors de l'administration conjointe à l'aliment, la variabilité interindividuelle, ne pourraient pas être prises en compte. Enfin, les études de tolérance de l'animal au traitement doivent nécessairement être menées sur l'animal ne serait-ce que pour des contraintes réglementaires. Il n'est donc pas possible de se passer d'animaux pour ce projet. En revanche, vu que le probiotique est déjà mis sur le marché et qu'il y a peu de risques d'effets indésirables avec un tel traitement, les chevaux utilisés seront des chevaux d'un Centre Equestre et non des animaux dédiés spécifiquement à l'expérimentation animale.

Réduction

Pour déterminer le nombre d'animaux par groupe, un calcul de puissance a été effectué à partir de données de la littérature sur l'effet d'une supplémentation en levures sur la digestibilité et le microbiote intestinal chez le cheval. Le nombre de groupe (un groupe contrôle, un groupe traité avec la dose recommandée, et un groupe traité avec une plus forte dose) est défini par la réglementation pour les études de tolérance des compléments alimentaires chez l'animal.

Raffinement

Les chevaux utilisés pour ce projet seront des chevaux d'un Centre Equestre. Ils vivent en groupe et continueront leur activité sportive tout au long de l'étude. Ils seront suivis quotidiennement pas un vétérinaire. En cas d'intolérance au complément alimentaire, l'expérimentation sera arrêtée pour l'animal concerné et des soins appropriés seront effectués.

Choix des espèces

L'espèce choisie est l'espèce cible pour laquelle le probiotique est mis sur le marché. Les animaux seront des animaux adultes. Les poulains et les animaux âgés seront exclus de l'étude car, même si le probiotique peut également être utilisé pour ces animaux, il est préférable de mener des études de tolérance sur des animaux qui se remettront plus rapidement d'éventuels effets secondaires même s'ils sont peu probables.

Lactobacillus for health

(NTS-FR-574083v1 – 08/02/2022)
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système musculosquelettique
Rats : 323
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 323
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Devenir
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 -
 -
 323

323 rats âgés vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit un régime de sous-nutrition provoquant une perte de masse musculaire, testé contre un probiotique, avec prises de sang sur animal vigile. Il indique que la mise à mort se fera par prélèvement d'une grande quantité de sang sous anesthésie jusqu'à l'arrêt cardiaque, une dérogation ayant été demandée pour éviter que l'anesthésique ne fausse les mesures. Sur le remplacement, il affirme que la fonte musculaire liée à l'âge est impossible à reproduire en culture cellulaire et que le rat est "la seule option possible".

Objectifs

La proportion des personnes âgées (60 ans et plus) est amenée à représenter un tiers de la population française à l’horizon 2050. Cette population est très hétérogène et se caractérise, pour les extrêmes, par des individus en bonne santé, actifs, en bon état nutritionnel, peu sarcopéniques (perte de masse et de fonction musculaire liée à l’âge) et vivant en général chez eux. A l’inverse, il existe (au même âge) une population âgée fortement sarcopénique, généralement dépendante et vivant en institution et en état de sous nutrition chronique. C’est à cette dernière population spécifique que le présent projet s’adresse avec l’objectif de limiter, par une stratégie nutritionnelle (développement d’un aliment fonctionnel), la survenue de la fonte musculaire liée à l’âge généralement associée à l’état de dépendance. Il a été observé, par un des partenaires du projet que certains lactobacilles étaient sur-représentées chez des individus ayant subi une résection de l’intestin. Un transfert de ces bactéries à des rats axéniques a montré une augmentation de l’efficacité d’utilisation de l’énergie et de l’absorption des nutriments alimentaires chez ces animaux, associées à une stimulation de la synthèse des peptides digestifs, une augmentation du trophisme intestinal et une augmentation de l’insulino sensibilité et de l’état nutritionnel des animaux en général. En parallèle, il a également été montré par un des partenaires du projet qu’une amélioration de la santé intestinale pouvait favoriser la redistribution des nutriments énergético-azotés de l’aire splanchnique (intestin/foie) vers les tissus périphériques dont le muscle.

Bénéfices attendus

Nous voulons donc faire la preuve de concept qu’il est possible, par une sélection de bactéries avec des modèles in vitro efficaces et complémentaires (cellules intestinales en culture et C Elegans), de maximiser l’utilisation de l’énergie alimentaire (par une stimulation de l’appétit et de l’efficacité énergétique) afin d’améliorer le statut nutritionnel et l’anabolisme musculaire chez des individus en situation de sous nutrition, en particulier des populations de personnes âgées dépendantes présentant souvent un statut nutritionnel altéré et une fonte musculaire importante. Nous réalisons donc une étude sur une période de 60 jours pour étudier l'impact de notre probiotique sur la masse musculaire (effet long terme) et, sur rats Wistar âgés, une étude plus mécanistique à plus court terme (30 jours) pour évaluer l'impact du probiotique sur la synthèse protéique musculaire (élément explicatif de la fonte musculaire et fortement régulé dans les premières semaines d'altération du statut nutritionnel).

Procédures

- prélèvements de sang sur animaux vigiles pour les tests de tolérance orale au glucose (une fois au début et à la fin de l'expérience pour les animaux de la procédure 2)- Une demande de dérogation a été faite concerant la mise à mort des animaux (tous les animaux de l'étude) car la surdose d'anesthésique modofoe les paramètres biologiques que nous mesurons (notamment le métabolisme énergétique). Par ailleurs, une mise à part par inhalation de CO2, commotion cérébrale ou décapitation ne permettrait pas de réplever le sang nécessaire aux analyses. Nous prélevons donc une grade quantité de sang sous anesthésie gazeuse et la mort survient suite à un arrêt cardiaque lié à l'hypovolémie. La mort de l'animal est vérifiée par absence de battement cardiaque et de respiration. En cas de signes de vie, l'animal subit une dislocation cervicale.

Impact sur les animaux

L'effet de la sous-nutrition des animaux va induire nécessairement une perte de masse globale, de masse maigre et de masse grasse des animaux. Ces composantes, mesurables au cours de l'étude, permettront d'éviter une perte de masse des animaux trop importantes sur une durée courte. les quantités ingérées seront adaptées en cas de perte trop importante de poids des animaux (voir points limites). Les probiotiques utilisés sont des bactéries de familles que l'on retrouve dans des produits laitiers fermentés, il n'y a pas de base scientifique avarée permettant d'imqginer que ces bactéries puissent générer de réponse physiologique ou métabolique délétère chez les rongeurs.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux sont mis à mort car dans tous les cas des prélèvements de tissus ou de sang sont envisagés pour pesées et mesures ultérieures

Remplacement

Cette étude vise à déterminer comment, par une stratégie nutritionnelle, il est possible de limiter la fonte musculaire liée à l'âge. Cette sarcopénie est une condition physiologique impossible à reproduire sur des modèles expérimentaux plus simples comme la culture de tissus ou de cellules. De plus, les suppléments nutritionnels (probiotiques) apportés sont connus pour avoir des effets directs sur l'intestin mais également un effet indirect sur le métabolisme musculaire. La dimension intégrant la complexité des interactions entre micobiote, tissus et organes est donc importante, ce qui ne se retrouve que chez les animaux vivants. L'utilisation d'animaux (ici rats) est la seule option possible.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupes a été optimisé pour à la fois permettre d'obtenir des données potentiellement significatives mais sans utiliser plus d'animaux que nécessaire (test de chi2 pour estimer le nombre d'individus selon le nombre de ainsi que le nombre de groupes a été limité

Raffinement

Les méthodologies employées lors des mesures réalisées ont été employées afin de pouvoir utiliser les mêmes animaux pour des mesures répétées (analyses de la composition corporelles par Echo-MRI par exemple). Cette mesure, non invasive, permet de voir un effet de traitement sur une composante que l'on peut mesurer plusieurs fois sur le même animal. Par ce biais, on gagne fortement en puissance statistique en limitant la mise à mort des animaux pour des mesures intermédiaires. Elle permet également de préciser le moment le plus pertinent pour réaliser la mise à mort relativement à l'objectif visé (ici un effet sur la masse maigre). Par ailleurs, sur ces analyses en Echo-MRI, nous avons limité le temps de séjour des animaux dans l'appareil afin de limiter le stress des animaux au cours de la mesure. Par ailleurs, les animaux bénéficient d'un environnement enrichi (jouets en Inox). Enfin, les points limites ont été clairement définis : En cas d’apparition d’un point limite (absence toilettage, pilo-érection, posture anormale, porphyrine, hypo-activité, agressivité, trychophaghie, maigreur, vocalises, hypo-réactivité, comportement de fuite, automutilation, tumeur ou perte de poids>20%) l’animalier alertera les responsables de l’étude. Nous effectuerons une observation plus poussée de l’animal. Si 3 points limites notables ou 1 point limite grave sont observés, il pourra être apporté à l'animal des soins (nettoyage de plaie, prise d’antalgique, d’anti-inflammatoires) ou, si les soins sont inefficaces ou que les soins ne peuvent pas être apportés, les animaux sont euthanasiés par inhalation de CO2. Ci dessous la liste des points limites notables : apparence sans manipulation (manque de toilettage, piloérection, posture anormale, porphyrine), comportement sans manipulation (hypoactivité, agressivité, trychophagie, maigreur, baisse d'ingestion), apprence lors de la manipulation (diarrhées, sang dans les urines ou féces, deshydratation), comportement lors de la manipulation (agressivité, vocalisation, hypo-réactivité, fuite anormale). La liste des points limites graves : mutilation, absence d'ingestion (supérieure à 2j), tumeur, perte de poids supérieure à 20%.

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont des rats Wistar âgés de 6-8 ou 18-20 mois. Afin d'étudier le métabolisme musculaire et l'effet potentiellement bénéfique de probiotiques chez le sujet adulte ou âgé, nous avons besoin d'un modèle animal dont le métabolisme soit proche de l'homme, dont la durée de vie est limitée afin d'avoir rapidement des animaux âgés et de taille raisonnable. Le rat est l'animal le plus approprié. De plus nous avons déjà fait des études du métabolisme musculaire en situations cataboliques chez le rat Wistar au laboratoire (Mercier et al, 2002; Magne et al, 2012). L'utilisation du rat Wistar adulte et âgé dans cette étude nous permettra de comparer les données par rapport à des études précédentes. Animaux adultes ayant fini leur croissance : adultes jeunes (6-8 mois) et animaux âgés (18-20 mois) couramment utilisés dans l'ensemble des études sur le vieillissement dans le laboratoire (Dardevet et al, 2012).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Moutons : 72
Souffrances
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▲ 72
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Devenir
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 72
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72 brebis laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrées à la production laitière. Le porteur décrit quatre séries de prélèvements sur deux mois, associant une prise de sang à la jugulaire et un prélèvement de jus de rumen par sonde gastro-œsophagienne. Il indique que la répétition de ces prélèvements peut générer un stress, atténué par une habituation à la cage de contention. Sur le remplacement, il affirme qu'étudier le statut énergétique d'un ruminant en début de lactation rend le recours à l'animal inévitable.

Objectifs

L’objectif du projet est de proposer aux éleveurs de brebis laitières des outils de précisions pour améliorer la gestion des moments d’élevage clés du troupeau, et ainsi améliorer la santé des brebis et des agneaux, mieux valoriser l’alimentation et avoir un lait de meilleure qualité pour le consommateur. L’approche innovante est de s’intéresser au début de lactation, moment critique jusque-là peu étudié, et d’identifier grâce à des indicateurs non invasifs, les animaux en situation nutritionnelle difficile. En effet, durant le premier mois après la mise-bas, les brebis laitières sont à la fois allaitantes et traites, puis elles passent en traite exclusive : c’est dans cette période que certaines d’entre elles se retrouvent en déficit énergétique, lorsque leurs besoins énergétiques ne peuvent pas être totalement couverts par les apports alimentaires. Le spectre en Moyen Infra-Rouge (MIR) du lait est un phénotype simple et peu couteux à obtenir : nous proposons de le valoriser durant la phase d’allaitement-traite pour identifier les animaux en déficit énergétique afin que l’éleveur puisse moduler l’alimentation de ceux-ci. Nous nous appuierons sur des brebis divergentes pour le comptage des cellules somatiques (CCS) dans le lait, car il a été montré que ces 2 groupes se différenciaient en termes de bilan énergétiques en début de lactation, et afin de définir le moment le plus propice à la détection des animaux en déficit énergétiques, les analyses du lait via le MIR seront effectuées de façon longitudinale durant les 2 premiers mois de lactation des brebis. Enfin, d’autres biomarqueurs seront recherchés dans le lait, le plasma et le rumen (métabolome) et une étude du microbiote ruminal des brebis sera réalisée.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’obtenir, en situation d’élevage classique et sur un nombre conséquent d’animaux, des profils d’évolution individuel de l’état énergétique des brebis laitières durant la phase clés d’allaitement-traite. L’utilisation synchrone de dosages de références et de mesures non invasives va permettre l’identification de prédicteurs de l’état énergétique dégradé de certaines brebis, utilisables en élevage classique. De plus, le programme de recherche dont fait partie ce projet fait intervenir un second site expérimental où les phénotypages simplifiés seront aussi effectués de façon longitudinale durant cette période d’allaitement-traite ; il est aussi adossé à un programme européen où 8 fermes privées réaliseront un « suivi » type pour valider la faisabilité de cette détection en ferme classique.

Procédures

Les brebis seront soumises à 2 types de prélèvement : - Une prise de sang à la veine jugulaire, - Un prélèvement de jus de rumen par sonde gastro-oesophagienne ; Cela 4 fois durant les 2 mois de l’essai, au maximum à une semaine d’intervalle.

Impact sur les animaux

La répétition à 1 semaine d’intervalle du prélèvement de jus de rumen et de sang pourrait générer un stress sur les brebis : des actions de renforcement positif seront mis en place pour palier à ce possible effet indésirable, notamment en habituant les brebis à la cage de contention. Celle-ci, ainsi que la compétence du personnel réalisant depuis de nombreuses années ce type de prélèvements, assurera un prélèvement efficace, sans lésion et sur un laps de temps très court.

Devenir

Poursuite de la vie productive classique de la brebis laitière en lactation

Remplacement

Il s’agit ici d’étudier le statut énergétique d’un animal. Celui-ci est la résultante de l’alimentation et du fonctionnement global de l’organisme. Le recourt à l’animal ne peut être éviter.

Réduction

Nous avons calculé le nombre optimal d’animaux à utiliser avec une formule statistique : n = (2SD/p)² où n est le nombre d'animaux, SD l'écart-type et p la précision souhaitée pour notre analyse.

Raffinement

Tous les animaux seront hébergés sur une aire paillée en groupe, de manière à exprimer leurs comportements sociaux. Afin de stimuler les brebis, au cours d'une semaine des objets d'enrichissement seront suspendus dans les parcs et alternés (disques, chaines). Au quotidien, lors du paillage, la paille seront mise en tas et ce sont les brebis qui l'étaleront. Afin de limiter le stress de contention, les prélèvements seront réalisés par du personnel qualifié à l’aide de matériel de contention adapté aux ovins et à laquelle les animaux sont habitués. Les prélèvements de lait se feront lors du contrôle laitier, sans manipulation supplémentaire de la brebis. Les prélèvements de sang et de contenu ruminal se feront successivement lors de la même contention, afin de réduire au maximum le temps de contention de chaque animal. Les animaux font l’objet d’une surveillance toute particulière au moment des prélèvements et après ceux-ci. Au moindre problème l’animal est retiré du projet et soigné.

Choix des espèces

Le déficit énergétique que l’on vise à monitorer apparait spécifiquement chez les ruminants, quand la capacité digestive post-mise bas n’est pas suffisante pour ingérer l’énergie permettant de faire face aux besoins de la femelle en début de lactation. Il est donc indispensable de réaliser ce travail sur un ruminant. Par ailleurs, chez les bovins et les caprins laitiers, le petit est très rapidement séparé de sa mère : cette concomitance de l’allaitement du petit et du passage à la traite pour extraire le surplus de lait, n’existe que chez la brebis laitière. Notre étude porte sur le déficit énergétique en début de lactation, donc nos animaux seront à ce stade.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Lapins : 6300
Souffrances
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▲ 6300
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Devenir
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 6300
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6 300 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour tester des solutions nutritionnelles et des additifs sur leur croissance en engraissement. Le porteur indique qu'ils seront exposés cinq semaines à des températures atteignant 35 degrés et soumis à des prises de sang sur animal vigile, une partie subissant des prélèvements de tissus. À la fin des essais, la plupart partiront à l'abattoir pour la consommation, ceux ayant reçu un additif non autorisé ou ayant servi aux prélèvements partant à l'équarrissage. Sur le remplacement, il affirme que la croissance ne peut pas être reproduite in vitro et conclut qu'il est "essentiel" de travailler sur l'espèce elle-même.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’effet de solutions nutritionnelles et additifs sur les performances zootechniques et la santé des lapins en engraissement, en conditions de challenge (température / niveaux de Matières premières) ou non.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché d'une ou plusieurs solutions nutritionnelles ou additifs afin d'améliorer la croissance des lapins en engraissement lorsqu'ils sont soumis à des conditions de challenge.

Procédures

Tous les animaux de la procédure seront exposés à des températures élevées (maximum 35 degrés) la durée d’exposition sera de 5 semaines, avec une période d’adaptation d’une durée de 1 semaine (avec une montée progressive en température). Les prises de sang pourront être réalisées sur animal vigile. Entre 20 et 40% des animaux d’une procédure pourront être prélevés avec au moins 7 jours de récupération entre 2 prélèvements et un maximum de 6,5% de la volémie de l’animal.

Impact sur les animaux

Les lapins sont susceptibles de souffrir de la chaleur comme lors de périodes estivales, dans le cas de challenge de température. Dans le cas de challenge via des additifs / ingrédients, les effets pourraient être une baisse de la consommation alimentaire avec une répercussion sur la courbe de croissance.

Devenir

A la fin de chaque essai, les animaux entreront dans le circuit de consommation pour la plupart, sauf ceux ayant reçu un additif non autorisé dans l’Union européenne et ceux sur lesquels des prélèvements de tissus seront réalisés. Ces derniers partiront à l’équarrissage.

Remplacement

L’ensemble des mécanismes et régulations physiologiques qui interviennent au cours de la croissance des animaux est extrêmement complexe et ne peut pas être modélisé ou reproduit in vitro.

Réduction

Le nombre minimal de répétitions (c’est-à-dire la cage) est estimé à 15 par traitement expérimental avec un maximum de 6 traitements expérimentaux par essai. Ceci correspond au nombre nécessaire pour obtenir une différence significative de 5% sur l’ingéré alimentaire. Dans le cas de paramètres hématologiques, les prélèvements ne seront réalisés que sur une partie des effectifs jugés nécessaires et suffisants au regard des éléments disponibles (bibliographie et expérience interne) ; le nombre d’animaux sera ainsi ajusté, en essayant de le diminuer au maximum. La distribution des données sera évaluée selon des graphiques en box plots afin d’identifier les données aberrantes. Après élimination des données aberrantes, les données zootechniques seront soumises à des analyses de variance (ANOVA) avec le traitement expérimental en effet fixe. La mortalité sera évaluée selon le test Chi-2. Le niveau de significativité est fixé à p

Raffinement

Les animaux sont placés en logement collectif ou individuel selon l’objectif de l’essai. En effet, un animal par cage permet une mesure très fine et très précise de la consommation alimentaire ; ce dispositif est utilisé surtout lorsque nous souhaitons étudier finement les effets de nouveaux additifs sur la consommation alimentaire et la croissance associée. Ces essais en logement individuel représenteront 2 essais maximum dans le projet. Mettre plusieurs animaux dans une cage permet de mieux représenter l’élevage cunicole standard en mimant les conditions d’élevage observées sur le terrain. Des chainettes seront disposées dans chaque logement, et peu importe le nombre de lapins, afin que les animaux puissent jouer avec quand ils le souhaitent. Les prises de sang décrites dans la procédure ci-après seront réalisées par un vétérinaire ou un personnel compétent et formé à l’acte ainsi qu’à la contention. L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens. Des chaînettes sont placées dans chaque cage pour que les lapins puissent jouer avec. Les interactions sociales sont possibles car les cages (y compris individuelles) ont toutes au moins 2 parois communes grillagées avec d'autres ; les lapins peuvent se voir, se sentir et se toucher.

Choix des espèces

L’objectif de ce projet étant de développer des stratégies permettant de lutter contre diverses affections digestives chez le lapin de chair, il est essentiel de travailler sur cette même espèce animale. Les animaux seront utilisés entre 35 et 70 jours d’âge. Il s’agit de la période d’engraissement durant laquelle les lapins sont engraissés, correspondant à l’élevage classique des lapins de chair. Il convient donc d’étudier les animaux lors de cette période.

  • Enseignement supérieur
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 1282
Souffrances
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▲ 978
▲ 304
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Devenir
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 80
 -
 1202

1 282 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Les mères sont soumises à une alimentation grasse hypercalorique pendant la gestation et la lactation, puis mères et descendance subissent des gavages, des prélèvements sanguins répétés et des tests de tolérance au glucose sur animal vigile, pour étudier l'effet d'une supplémentation en une vitamine. La plupart sont tuées pour prélèvements, seules 80 souris adultes du groupe témoin pouvant être conservées pour l'élevage selon les besoins de l'unité. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthodes de substitution" pour étudier ces paramètres métaboliques et conclut à un usage "indispensable" de la souris.

Objectifs

Rechercher par quels mécanismes biologiques la supplémentation orale en molécule M chez la mère pendant la grossesse et la lactation améliore la santé métabolique de la descendance.

Bénéfices attendus

Identification du mode d’action de la molécule M lors de la supplémentation orale pendant la gestation et la lactation, en vue de la mise en place d'un protocole de supplémentation systématique chez la femme enceinte et réduire ainsi les facteurs de risque d'obésité chez l'enfant.

Procédures

Ce projet nécessite l’exploration fonctionnelle du contrôle glycémique chez la souris. Les animaux seront ainsi soumis à des tests de performance métabolique, comparables à ceux utilisés chez l’Homme, permettant d’apprécier le rôle physiologique de l’insuline et de détecter des états pré-diabétiques et diabétiques, caractérisés par une intolérance au glucose, une résistance à l’insuline, voir une hyperglycémie à jeun. Ces tests nécessitent des administrations pharmacologiques et des prélèvements sanguins. Les animaux recevront une charge soit de glucose (2g/kg) soit d’insuline (0,75u/kg) par voie intrapéritonéale et un relevé des excursions glycémiques sera réalisé après administration. Pour cela, des prélèvements sanguins (10 microlitres) seront réalisés afin de mesurer la glycémie et l’insulinémie des animaux. En pratique, 7 prélèvements seront réalisés sur une durée de 135 minutes. Comme chez l’Homme, ces tests de performance métabolique sont réalisés impérativement sur sujet vigile car les anesthésiques sont hyperglycémiants et sont incompatibles avec les paramètres physiologiques mesurés. Les procédures de ces tests sont parfaitement maitrisées et le mode opératoire est parfaitement cadré et partagé par la communauté scientifique.

Impact sur les animaux

Le modèle expérimental de mise sous régime HFD maternel pendant la gestation et la lactation provoque un stress métabolique qui se traduit par une adiposité supérieure voir une intolérance au glucose (cette dernière est recherchée dans ce projet). Il n'y a pas de dystocie, et la taille des portées et le sex-ratio à la naissance est conservé dans ce modèle. D'autre part la consommation en molécule M exogène n’a pas d’effet indésirable connu. La supplémentation orale en molécule M, qui est une vitamine, vise au contraire à contrer une carence induite expérimentalement par une alimentation maternelle appauvrie (modèle conventionnel HFD semi-synthétique). La supplémentation orale en molécule M dans ce contexte a donc un effet bénéfique attendu. Les tests de tolérance au glucose pourront provoquer soit une hypoglycémie (injection d'insuline) ou une hyperglycémie (injection de glucose). Enfin les tests de prélevements sanguins au bout de la queue sont succeptibles de générer un inconfort.

Devenir

Tous les animaux soumis au régime hypercalorique et/ou à la molécule M sont soit mis à mort au cours de la procédure (pour prélèvements post-mortem) ou en fin de procédure (par inhalation de CO2) car ils ne peuvent être conservés pour d'autres études de l'unité, du fait de cette programmation nutritionnelle obésogène. En revanche les 80 souris adulte (mâles et femelles) soumis au régime standard et qui participent au projet uniquement pour produire une descendance F1 controle (qui sera quant à elle étudiée), seront soit mises à mort (par inhalation de CO2) soit éventuellement conservées à des fins d'élevage, en fonction des besoin de l'équipe ou de l'unité. Le choix sera donc fait par la responsable de l'animalerie.

Remplacement

Les animaux de laboratoire nous permettent de modéliser l’obésité nutritionnelle et ses complications. Leur utilisation est indispensable pour décrire les processus qui se déroulent pendant l’installation de cette maladie, souvent asymptomatique dans sa phase précoce, et qui ne sont pas encore totalement élucidés à ce jour. Il n’existe pas de méthodes de substitution permettant d’étudier les paramètres physiologiques complexes recherchés dans nos études (prise alimentaire, dépense énergétique, thermogenèse, glycémie, adiposité, etc). Ces paramètres mettent en jeu des arc-réflexes, des rétrocontrôles, et des dialogues entre les organes qui ne peuvent être modélisés complètement. De plus, ces paramètres sont l’expression d’une perception et intégration cérébrale de signaux nutritionnels et métaboliques qui ne peut être étudiée que dans un organisme vivant.

Réduction

Les procédures décrites dans ce projet, ainsi que la stratégie expérimentale, ont été optimisées, standardisées et validées lors d'une précédente étude. L’optimisation des procédures réduisent la variabilité interindividuelle et évitent des études pilotes supplémentaires, ce qui finalement réduit les effectifs nécessaires au projet. Cela permet également de déterminer le nombre d’animaux nécessaires et suffisants pour mener à bien les analyses statistiques et donc là encore d’optimiser le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les procédures concernant l’installation du modèle expérimental et les prises de mesures ont été optimisées et standardisées. Le personnel a été formé et maitrise tous les actes à réaliser. Le travail avec les animaux s’effectue en conditions calmes et maitrisées. Les aliments et l’eau de boisson sont fournis ad libitum. Les animaux sont surveillés quotidiennement et des soins vétérinaires peuvent être donnés au besoin selon l’avis d’un vétérinaire. Les conditions d’hébergements sont enrichies (maison et matériaux de nidation) et apportent des conditions optimales permettant l’expression de comportements innés (vie sociale, gestation, enfouissement, nidation, protection, lactation).

Choix des espèces

La souris représente l’espèce la plus adaptée au type de recherche que nous menons. Sa taille est compatible avec la dissection de tissus et organes d’intérêt permettant des analyses biochimiques, cellulaires, moléculaires, et histologiques. Cet animal permet d’obtenir des analyses pertinentes du comportement alimentaire. La réalisation de différents tests fonctionnels explorant les performances métaboliques est aussi possible chez cet animal, comme la recherche de la tolérance au glucose et la sensibilité à l’insuline, du fait de nombreuses similarités qui existent avec le métabolisme de l’espèce humaine. Les stades de développement étudiés sont les suivants : Stade postnatal P5, P8, P12 (descendance) : ce stade permet d’étudier le rôle neurotrophique de l’insuline (cf procédure 3) Stade postnatal P2 (descendance) : ce stade permet d’étudier le développement sensoriel des animaux (cf procédure 4) Stade postnatal P17 (descendance) : ce stade permet d’étudier la maturation du système neuronal à mélanocortine (cf procédure 5) Stade postnatal P60 (descendance) : ce stade permet d’étudier le contrôle glycémique des animaux (cf procédure 6) Stade adulte (mère) : ce stade permet de caractériser le modèle expérimental et d’évaluer le contrôle glycémique (cf procédure 2)