Alimentation animale

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Saumons : 400
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Soumises à dix jours de stress d'entassement, avec réduction du volume d'eau une heure par jour, des jeûnes de 36 puis 45 heures et sept sorties hors de l'eau, 400 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées pour prélèvements. Le porteur présente le projet comme visant la santé et le bien-être des poissons d'élevage. Il précise pourtant que la pigmentation du filet est un "critère économique majeur" et que l'acide lipoïque testé pourrait réduire les dévalorisations commerciales liées à une couleur insuffisante. La truite sert ici de modèle pour le saumon atlantique.

Objectifs

En pisciculture, les poissons sont souvent exposés à différentes formes de stress, dont le stress oxydatif. Celui ci apparaît lorsque l’organisme produit trop de dérivés réactifs de l’oxygène par rapport à ses capacités de défense. Ces substances sont générées naturellement, notamment lors de la respiration ou de la transformation des nutriments en énergie. En conditions normales, le poisson contrôle ces composés grâce à ses systèmes de défense et à des éléments de l’alimentation, comme les vitamines C et E ou certains pigments antioxydants tels que l’astaxanthine. En élevage, cet équilibre peut être rompu par des facteurs environnementaux défavorables : forte densité, qualité de l’eau variable, variations de température, faible oxygénation, polluants ou manipulations fréquentes. La qualité de l’alimentation joue également un rôle, notamment lorsque les matières premières sont oxydées. Une production excessive de substances oxydantes peut alors nuire à la santé des poissons : altération des cellules, baisse des performances de croissance et de l’efficacité alimentaire, et sensibilité accrue aux maladies. Chez les salmonidés, le stress oxydatif peut aussi affecter la pigmentation, favoriser certaines pathologies, provoquer des troubles branchiaux ou la formation de cataractes. Pour limiter ces effets, les éleveurs agissent sur la qualité de l’eau, réduisent les manipulations et enrichissent l’alimentation en antioxydants. Malgré ces mesures, le stress oxydatif peut persister dans certaines conditions d’élevage. L’acide lipoïque est un antioxydant naturel capable d’agir à la fois dans les milieux aqueux et lipidiques. Il neutralise les composés oxydants en excès et renforce l’action d’autres antioxydants, comme les vitamines C et E. Des études internes suggèrent qu’il aide les poissons à mieux faire face au stress et à maintenir un meilleur état de santé. L’objectif du projet est d’évaluer l’effet de l’acide lipoïque sur la coloration de la truite arc en ciel à l’aide d’un modèle de stress représentatif des conditions d’élevage

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des avancées concrètes en matière de santé, de bien être et de résilience des salmonidés d’élevage. Dans les pratiques aquacoles actuelles, certaines interventions techniques – telles que les manipulations mécaniques ou les opérations en bateau puits – peuvent constituer des sources de stress pour les poissons. En Norvège, les données de 2023 indiquent qu’environ 58 millions de saumons sont morts en mer, soit près de 16,7 % de la production annuelle, une partie de cette mortalité étant associée aux manipulations liées notamment aux traitements antiparasitaires. Par ailleurs, l’évolution observée entre 2012 et 2022 met en lumière une augmentation de la fréquence et de l’ampleur des épisodes de mortalité, suggérant une sensibilité accrue des poissons lors de certaines interventions techniques. Dans ce contexte, l’étude d’antioxydants nutritionnels tels que l’acide lipoïque pourrait contribuer à soutenir la robustesse des animaux et à atténuer les effets physiologiques liés à ces procédures indispensables. L’objectif ce de projet apportera des bénéfices qualitatifs importants en limitant les pertes de pigmentations associées aux conséquences du stress mécanique auquel les animaux sont soumis à travers les conditions d’élevage. Une étude récente a en effet démontré que les manipulations répétées, notamment les traitements de déparasitage, peuvent entraîner une dégradation marquée de la coloration du filet, touchant entre 2 % et 40 % des poissons selon les sites et l’intensité des traitements. Or, la pigmentation du filet est un critère économique majeur en salmoniculture. En améliorant le statut oxydatif et la stabilité pigmentaire, l’acide lipoïque pourrait réduire la fréquence des dévalorisations commerciales liées à une coloration insuffisante des filets. Enfin, l’utilisation de l’acide lipoïque et de l’astaxanthine lipoate permettra d’évaluer et de soutenir des stratégies nutritionnelles innovantes, potentiellement plus stables et plus efficaces pour aider la physiologie des poissons dans des conditions d’élevage exigeantes. En renforçant la résilience biologique et la qualité du produit final, ce projet contribuera à une aquaculture plus durable, en réduisant les pertes, en optimisant l’utilisation des ressources et en améliorant le bien être des animaux dans un cadre expérimental contrôlé.

Procédures

Une mise à jeun de 36 h, correspondant aux pratiques standards de gestion en aquaculture des salmonidés, est appliqué afin de diminuer le stress métabolique avant la mise en place des animaux. Les animaux seront soumis à la procédure (stress d’entassement) pour une durée effective de 10 jours. Une mise à jeun de 45 heures sera appliquée avant la période de stress. Au cours du stress, le volume d'eau dans le bassin sera diminué une heure par jour pendant 10 jours. Les animaux seront sortis hors de l’eau pour les pesées et le prélèvement (7 fois pendant 30 secondes ). Un prélèvement de sang sera réalisé une fois par animal avec un temps de prélèvement qui ne dépassera pas une minute.

Impact sur les animaux

Pendant la période de stress : Perte de poids, diminution du facteur corporel, diminution de l'appétit, détérioration de l'état corporel. Stress chronique avec une densité plus élevée (densité de 100 kg/m³) dû à la diminution du volume d'eau pour simuler un entassement des poissons. Douleur transitoire à l’endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal

Devenir

Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements biologiques. Ces prélèvements permettront de mieux appréhender l'effet de l’inclusion d’un antioxydant pour palier à la dégradation de la pigmentation des poissons soumis à des conditions d’élevage exigeantes.

Remplacement

Au moment de la réalisation de la procédure expérimentale il n'existe aucun modèle in vitro ou in silico capable de reproduire tous les facteurs cellulaires et acellulaires impliqués dans la complexité du stress physiologique, et les effets sur le stress oxydatif systémique et la modulation de ces réponses physiologiques par la nutrition. De ce fait, la procédure est nécessaire et ne peut être remplacée par une autre stratégie qui n'implique pas l'utilisation d'animaux vivants.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats obtenus dans d'autres études sur la réponse au stress d’élevage lors de l’utilisation du complément alimentaire chez d’autres espèces aquatiques. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux sont définies de manière à ce que la densité d'animaux par bassin, les paramètres environnementaux (température, luminosité), l'enrichissement des bassins (bâche semi-opaque simulant un refuge, aérateur stimulant les poissons) et la qualité de l'eau offrent un confort maximal aux animaux et restent conforme à la législation en vigueur. Aucun animal ne sera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, afin de minimiser l'anxiété et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou échantillonnage) au cours de cette étude, les truites arc-en-ciel sont anesthésiées. La capture et le stress liés à la sortie des bassins (moins de 30 secondes avant l'anesthésie ; procédure légère) pour la pesée par groupe des animaux et le prélèvement sanguin (approche ventrale ; durée : 30 secondes ; procédure légère) sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l'utilisation de mousse humide pour placer l'animal sur le support de contention et un point de pression sur le site de prélèvement, comme décrit dans la procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires. Pendant la période de stress (60 minutes, procédure modérée), le poisson reste dans l'eau en permanence ; seule la nageoire dorsale sort de l'eau. Les concentrations en oxygène sont mesurées toutes les 12 minutes dans tous les bassins, ainsi que la température. Ce contrôle est assuré par des sondes placées à l'intérieur de chaque bassin et dotées d'alarmes si l'une des valeurs est atteinte.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est utilisée dans cette étude comme modèle animal représentatif pour les salmonidés. La truite est une excellente espèce modèle car elle est elle-même un salmonidé largement élevé et est taxonomiquement proche du saumon, ce qui permet une extrapolation significative des résultats au saumon atlantique. De plus, la truite arc-en-ciel est bien établie comme un animal de laboratoire fiable et robuste. Ils présentent une forte résilience aux conditions de reproduction contrôlées, des taux de croissance relativement plus élevés et une plus grande résistance aux maladies courantes. Ces caractéristiques les rendent particulièrement adaptés à l'évaluation des effets antioxydants nutritionnels de l'acide lipoïque et des impacts sur la pigmentation chez les animaux stressés dans des conditions expérimentales contrôlées. Les truites utilisées dans cette étude auront 125 g au début du nourrissage, environ 220 g au début de la période de stress, 260 g après 10 jours, puis 300 g après récupération. Ces stades correspondent précisément à la phase juvénile tardive / sub adulte, reconnue comme optimale pour l’étude de la pigmentation musculaire chez les salmonidés. En effet, plusieurs travaux scientifiques montrent que la capacité d’absorption, de transport et de dépôt des caroténoïdes dans le muscle — en particulier l’astaxanthine — augmente fortement chez les truites entre 50 g et 300 g, avec une efficacité de dépôt maximale dans cette fourchette de poids.

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Poules : 260
Souffrances
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260 poulets de chair d'une lignée à croissance lente vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Une partie subit à 24 jours la pose chirurgicale de deux capteurs de température, l'un dans l'abdomen, l'autre sous la peau, avant une exposition en fin d'élevage à cinq jours de vagues de chaleur artificielles oscillant entre 32°C le jour et 25°C la nuit. Le porteur décrit les risques de la chirurgie, le stress des prises de sang et de l'exposition à la chaleur, jusqu'aux comportements de picage aggravés par la chaleur. Les carcasses seront valorisées commercialement, sauf celles des dix animaux ayant porté les capteurs.

Objectifs

Le projet vise à évaluer, l’impact de la « programmation thermique embryonnaire » appliquée sur des œufs embryonnés de futures reproductrices, sur leur descendance, des poulets de chair produits terminaux, exposés à des vagues de chaleur. Cette étude sera conduite sur une race à croissance lente adaptée aux conditions d'élevage en plein air, qui devrait être plus sensible aux vagues de chaleur potentielles. La capacité de la progéniture de ces femelles reproductrices soumises ou non à un traitement thermique à résister aux défis de la chaleur sera évaluée à l'aide d'indicateurs physiologiques et comportementaux qui ont été validés comme mesures de la robustesse ou de la résilience dans des environnements fluctuants et sous-optimaux. LE PROJET SE DEROULERA DANS L'EU 1, SAUF LA POSE DES CAPTEURS DE TEMPERATURE PAR VOIE CHIRURGICALE QUI SE DEROULERA DANS L'EU 2.

Bénéfices attendus

L’objectif général du projet est de proposer des stratégies de programmation thermique afin de renforcer la robustesse des animaux et leur capacité d’adaptation à des vagues de chaleur. L’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale réalisée sur les œufs de futures reproductrices qui est relativement peu étudiée. La connaissance de l’impact d’une programmation thermique d’œufs de futures reproductrices et la transmission potentielle à sa descendance d’une meilleure capacité à s’adapter à des vagues de chaleur n’a jamais été étudié, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être de la progéniture.

Procédures

Une prise de sang sera réalisée à l’éclosion sur 30 femelles futures reproductrices et 32 descendants. Ces animaux sont ensuite mis à mort pour des prélèvements de tissus. Une prise de sang sera également réalisées sur les femelles avant leur entrée en ponte (1 seule prise de sang) et sur les descendants avant, pendant et après le coup de chaleur (3 prises de sang sur les mêmes individus pour suivre leur réponse aux vagues de chaleur et leur capacité d’adaptation / récupération). La pose de capteurs internes de suivi de température sera réalisée par voie chirurgicale sur des poulets à l’âge de 24 jours (2 capteurs/poulet, l’un en intrapéritonéale et l’autre en sous cutané). Les animaux seront sous anesthésie générale dont de délai prévisionnel est de 30 min, le délai de chirurgie est estimé entre 15 et 20 min par poulet. L’application de vagues de chaleur sur tous les descendants débutera 10 jours avant la mise à mort pour une durée de 5 jours. Les fluctuations oscilleront entre 32°C pendant 6h en journée et 25°C durant 6h la nuit. Ces deux plages de température sont séparées de 6h durant lesquelles la température augmente ou diminue graduellement. DANS L'EU1 SERONT EFFECTUEES TOUTES LES EXPERIMENTATIONS SAUF L'ANESTHESIE GENERALE ET LA POSE DES CAPTEURS DE TEMPERATURE QUI SERONT REALISES DANS L'EU2. LES ANIMAUX SERONT TRANSPORTES DEUX FOIS ENTRE LES DEUX EU (5 MIN PAR TRAJET).

Impact sur les animaux

La chirurgie peut provoquer de la douleur et de l’inconfort en cas d’insuffisance d’action de l’anesthésie. Cette dernière peut provoquer une dépression respiratoire, même si le risque est limité avec une anesthésie gazeuse. Dans nos conditions, l’apparition de complications post-opératoires est peu probable mais reste possible (risques d’infection, de rejet du capteur, ou de réponse inflammatoire excessive). La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. L’exposition aux vagues de chaleur peut engendrer des conséquences physiologiques potentielles (augmentation de la température corporelle, déséquilibre hydro-électrolytique, réduction de l’appétit, etc.) ainsi que des conséquences comportementales (agitation, apathie, ou comportements visant à éviter la chaleur comme regroupement en zones fraîches ou tentatives d’échappement). L’élevage des animaux au sol en groupe peut entraîner des comportements agressifs, voire de picage, qui peuvent être exacerbés lors d’épisodes de chaleur. LE TRANSPORT ENTRE LES DEUX EU PEUT ENGENDRER UN LEGER STRESS.

Devenir

Suite aux prélèvements de sang à l’éclosion, les animaux seront mis à mort pour des prélèvements de tissus d’intérêt métabolique. A la fin de la procédure de chirurgie, les animaux seront replacés dans leur parquet d'origine avec leurs congénères jusqu'à la fin de l'élevage du lot. Tous les autres animaux inclus dans le protocole seront mis à mort en fin d’élevage de la bande. Les carcasses de ces animaux pourront être valorisées commercialement à l’exception de celles des 10 animaux qui auront porté les capteurs de température.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire ou in vitro n'est capable de reproduire l'effet de la programmation thermique chez l'espère cible, le poulet de chair, et son impact durant toute la durée de vie de l'animal (physiologie, comportement, performances, etc..).

Réduction

Au niveau du volet des reproductrices, 15 femelles par traitement (N=30) seront prélevés (sang + tissus) à l’éclosion pour évaluer l’impact de la programmation thermique sur la physiologie de l’animal à l’état initial. De nouveaux prélèvements de sang seront réalisés avant l’entrée en ponte des femelles (N=15 par groupe) pour évaluer le statut physiologique et métabolique des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux choisi est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes en intégrant la variabilité interindividuelle attendue en termes de poids, composition corporelle, statut métabolique et robustesse. Nous avons volontairement choisi une puissance statistique, car en absence de challenge type conditions d'élevage dégradées ou coup de chaleur plus tard dans la vie, nous nous attendons à avoir des effets de faible amplitude mais variés. Sur la base des travaux antérieurs réalisés, les marqueurs sanguins de stress oxydatifs sont les plus variables. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal.

Raffinement

Dès l’éclosion, les descendants seront élevés au sol sur copeaux, avec accès à l’eau et à l’aliment ad libitum, dans un bâtiment à environnement contrôlé (température, ventilation, lumière). Ce mode d’élevage favorise les interactions sociales. Les animaux seront visités au moins deux fois par jour (week-ends et jours fériés inclus). En cas de signes de détresse ou de maladie (cf grille d’atteinte des points limites), un isolement en infirmerie ou une euthanasie pourra être envisagé. L’environnement sera enrichi avec des rubans colorés à picorer et un perchoir. Lors du coup de chaleur, les pipettes seront vidangées trois fois par jour pour garantir une eau fraîche. En période de forte chaleur, une attention particulière sera portée à la baisse effective des températures pour assurer des phases de récupération. Raffinement des prises de sang : elles seront réalisées par deux opérateurs expérimentés, avec une contention calme et précise. Une garde sur l’aiguille limitera les risques de pénétration excessive et de lésions cérébrales. Raffinement de la chirurgie : une prémédication sera administrée 15 min avant l’anesthésie gazeuse (bréchet). Chaque animal sera endormi individuellement. Une antibioprophylaxie débutera la veille de l’intervention et se poursuivra pendant 3 jours post-opératoires. En cas de signes de douleur (prostration, anorexie…), une dose d'antalgique pourra être donnée. Les animaux seront isolés durant 5 jours post-opératoires en infirmerie, avec suivi individuel selon une grille dédiée à l’évaluation post-chirurgicale. Cette procédure a été testée avec succès dans un essai précédent chez des poulets à croissance lente : aucune mortalité, réintégration au parquet d’origine après traitement, et croissance équivalente aux témoins. LE TRANSPORT DES ANIMAUX DE L'EU 1 VERS L'EU 2 AVANT L'OPERATION ET LEUR RETOUR DE L'EU 2 VERS L'EU 1 SERA REALISE PAR UN TECHNICIEN FORME DANS UN VEHICULE AGREE POUR LE TRANSPORT D'ANIMAUX VIVANTS. LE TRAJET EST TRES COURT (MOINS DE 5 MIN).

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur. Après éclosion, les animaux seront mis en place dans le bâtiment d’élevage et élevés jusqu’à 30 semaines pour la partie « reproducteurs », et jusqu’à environ 75 jours pour la descendance. L’évaluation de l’intérêt d’une programmation thermique embryonnaire lors de l’incubation se fera tout au long de la durée d’élevage des animaux sur les 2 générations (reproductrices et descendants). La mise en place de capteurs de température interne sera faite sur les descendants. L’opération se fera sur des animaux de 24 jours afin qu’il puisse supporter l’acte de chirurgie et permettre de suivre les paramètres du capteur tout au long de la vie de l’animal. Par ailleurs, l’épisode artificiel de forte chaleur sera appliqué en fin d’élevage, 10 jours avant mise à mort, âge où les animaux sont les plus sensibles aux variations/pics température. Il convient donc de suivre les critères zootechniques, comportementaux et sanitaires pendant toute la durée de l’élevage. Les poulets seront élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique de mise à mort pour un élevage d’animaux labels (75 jours max).

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Saignés et mis à mort dès l'éclosion pour une partie, opérés à 24 jours pour l'implantation de deux capteurs de température pour d'autres, 260 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La pose des capteurs se fait sous anesthésie, l'un dans l'abdomen, l'autre sous la peau. Tous sont ensuite exposés à des vagues de chaleur artificielles, jusqu'à 32°C six heures par jour pendant cinq jours, pour mesurer une résistance à la chaleur transmise par la mère. Les carcasses seront valorisées commercialement, sauf celles des dix animaux ayant porté les capteurs.

Objectifs

Le projet vise à évaluer, l’impact de la « programmation thermique embryonnaire » appliquée sur des œufs embryonnés de futures reproductrices, sur leur descendance, des poulets de chair produits terminaux, exposés à des vagues de chaleur. Cette étude sera conduite sur une race à croissance lente adaptée aux conditions d'élevage en plein air, qui devrait être plus sensible aux vagues de chaleur potentielles. La capacité de la progéniture de ces femelles reproductrices soumises ou non à un traitement thermique à résister aux défis de la chaleur sera évaluée à l'aide d'indicateurs physiologiques et comportementaux qui ont été validés comme mesures de la robustesse ou de la résilience dans des environnements fluctuants et sous-optimaux. LE PROJET SE DEROULERA DANS L'EU 1, SAUF LA POSE DES CAPTEURS DE TEMPERATURE PAR VOIE CHIRURGICALE QUI SE DEROULERA DANS L'EU 2.

Bénéfices attendus

L’objectif général du projet est de proposer des stratégies de programmation thermique afin de renforcer la robustesse des animaux et leur capacité d’adaptation à des vagues de chaleur. L’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale réalisée sur les œufs de futures reproductrices qui est relativement peu étudiée. La connaissance de l’impact d’une programmation thermique d’œufs de futures reproductrices et la transmission potentielle à sa descendance d’une meilleure capacité à s’adapter à des vagues de chaleur n’a jamais été étudié, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être de la progéniture.

Procédures

Une prise de sang sera réalisée à l’éclosion sur 30 femelles futures reproductrices et 32 descendants. Ces animaux sont ensuite mis à mort pour des prélèvements de tissus. Une prise de sang sera également réalisées sur les femelles avant leur entrée en ponte (1 seule prise de sang) et sur les descendants avant, pendant et après le coup de chaleur (3 prises de sang sur les mêmes individus pour suivre leur réponse aux vagues de chaleur et leur capacité d’adaptation / récupération). La pose de capteurs internes de suivi de température sera réalisée par voie chirurgicale sur des poulets à l’âge de 24 jours (2 capteurs/poulet, l’un en intrapéritonéale et l’autre en sous cutané). Les animaux seront sous anesthésie générale dont de délai prévisionnel est de 30 min, le délai de chirurgie est estimé entre 15 et 20 min par poulet. L’application de vagues de chaleur sur tous les descendants débutera 10 jours avant la mise à mort pour une durée de 5 jours. Les fluctuations oscilleront entre 32°C pendant 6h en journée et 25°C durant 6h la nuit. Ces deux plages de température sont séparées de 6h durant lesquelles la température augmente ou diminue graduellement. DANS L'EU1 SERONT EFFECTUEES TOUTES LES EXPERIMENTATIONS SAUF L'ANESTHESIE GENERALE ET LA POSE DES CAPTEURS DE TEMPERATURE QUI SERONT REALISES DANS L'EU2. LES ANIMAUX SERONT TRANSPORTES DEUX FOIS ENTRE LES DEUX EU (5 MIN PAR TRAJET).

Impact sur les animaux

La chirurgie peut provoquer de la douleur et de l’inconfort en cas d’insuffisance d’action de l’anesthésie. Cette dernière peut provoquer une dépression respiratoire, même si le risque est limité avec une anesthésie gazeuse. Dans nos conditions, l’apparition de complications post-opératoires est peu probable mais reste possible (risques d’infection, de rejet du capteur, ou de réponse inflammatoire excessive). La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. L’exposition aux vagues de chaleur peut engendrer des conséquences physiologiques potentielles (augmentation de la température corporelle, déséquilibre hydro-électrolytique, réduction de l’appétit, etc.) ainsi que des conséquences comportementales (agitation, apathie, ou comportements visant à éviter la chaleur comme regroupement en zones fraîches ou tentatives d’échappement). L’élevage des animaux au sol en groupe peut entraîner des comportements agressifs, voire de picage, qui peuvent être exacerbés lors d’épisodes de chaleur. LE TRANSPORT ENTRE LES DEUX EU PEUT ENGENDRER UN LEGER STRESS.

Devenir

Suite aux prélèvements de sang à l’éclosion, les animaux seront mis à mort pour des prélèvements de tissus d’intérêt métabolique. A la fin de la procédure de chirurgie, les animaux seront replacés dans leur parquet d'origine avec leurs congénères jusqu'à la fin de l'élevage du lot. Tous les autres animaux inclus dans le protocole seront mis à mort en fin d’élevage de la bande. Les carcasses de ces animaux pourront être valorisées commercialement à l’exception de celles des 10 animaux qui auront porté les capteurs de température.

Remplacement

Aucun modèle cellulaire ou in vitro n'est capable de reproduire l'effet de la programmation thermique chez l'espère cible, le poulet de chair, et son impact durant toute la durée de vie de l'animal (physiologie, comportement, performances, etc..).

Réduction

Au niveau du volet des reproductrices, 15 femelles par traitement (N=30) seront prélevés (sang + tissus) à l’éclosion pour évaluer l’impact de la programmation thermique sur la physiologie de l’animal à l’état initial. De nouveaux prélèvements de sang seront réalisés avant l’entrée en ponte des femelles (N=15 par groupe) pour évaluer le statut physiologique et métabolique des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux choisi est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes en intégrant la variabilité interindividuelle attendue en termes de poids, composition corporelle, statut métabolique et robustesse. Nous avons volontairement choisi une puissance statistique, car en absence de challenge type conditions d'élevage dégradées ou coup de chaleur plus tard dans la vie, nous nous attendons à avoir des effets de faible amplitude mais variés. Sur la base des travaux antérieurs réalisés, les marqueurs sanguins de stress oxydatifs sont les plus variables. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal.

Raffinement

Dès l’éclosion, les descendants seront élevés au sol sur copeaux, avec accès à l’eau et à l’aliment ad libitum, dans un bâtiment à environnement contrôlé (température, ventilation, lumière). Ce mode d’élevage favorise les interactions sociales. Les animaux seront visités au moins deux fois par jour (week-ends et jours fériés inclus). En cas de signes de détresse ou de maladie (cf grille d’atteinte des points limites), un isolement en infirmerie ou une euthanasie pourra être envisagé. L’environnement sera enrichi avec des rubans colorés à picorer et un perchoir. Lors du coup de chaleur, les pipettes seront vidangées trois fois par jour pour garantir une eau fraîche. En période de forte chaleur, une attention particulière sera portée à la baisse effective des températures pour assurer des phases de récupération. Raffinement des prises de sang : elles seront réalisées par deux opérateurs expérimentés, avec une contention calme et précise. Une garde sur l’aiguille limitera les risques de pénétration excessive et de lésions cérébrales. Raffinement de la chirurgie : une prémédication sera administrée 15 min avant l’anesthésie gazeuse (bréchet). Chaque animal sera endormi individuellement. Une antibioprophylaxie débutera la veille de l’intervention et se poursuivra pendant 3 jours post-opératoires. En cas de signes de douleur (prostration, anorexie…), une dose d'antalgique pourra être donnée. Les animaux seront isolés durant 5 jours post-opératoires en infirmerie, avec suivi individuel selon une grille dédiée à l’évaluation post-chirurgicale. Cette procédure a été testée avec succès dans un essai précédent chez des poulets à croissance lente : aucune mortalité, réintégration au parquet d’origine après traitement, et croissance équivalente aux témoins. LE TRANSPORT DES ANIMAUX DE L'EU 1 VERS L'EU 2 AVANT L'OPERATION ET LEUR RETOUR DE L'EU 2 VERS L'EU 1 SERA REALISE PAR UN TECHNICIEN FORME DANS UN VEHICULE AGREE POUR LE TRANSPORT D'ANIMAUX VIVANTS. LE TRAJET EST TRES COURT (MOINS DE 5 MIN).

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur. Après éclosion, les animaux seront mis en place dans le bâtiment d’élevage et élevés jusqu’à 30 semaines pour la partie « reproducteurs », et jusqu’à environ 75 jours pour la descendance. L’évaluation de l’intérêt d’une programmation thermique embryonnaire lors de l’incubation se fera tout au long de la durée d’élevage des animaux sur les 2 générations (reproductrices et descendants). La mise en place de capteurs de température interne sera faite sur les descendants. L’opération se fera sur des animaux de 24 jours afin qu’il puisse supporter l’acte de chirurgie et permettre de suivre les paramètres du capteur tout au long de la vie de l’animal. Par ailleurs, l’épisode artificiel de forte chaleur sera appliqué en fin d’élevage, 10 jours avant mise à mort, âge où les animaux sont les plus sensibles aux variations/pics température. Il convient donc de suivre les critères zootechniques, comportementaux et sanitaires pendant toute la durée de l’élevage. Les poulets seront élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique de mise à mort pour un élevage d’animaux labels (75 jours max).

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Pour évaluer un complément alimentaire à base d'extraits d'insectes destiné à la filière avicole, 120 poules vont être infectées par le parasite Eimeria, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les poussins sont infectés par voie orale dès leurs premiers jours, équipés de puces télémétriques sous anesthésie, puis tués à vingt et un jours pour prélever leurs tissus. Le porteur situe d'emblée l'enjeu du côté des pertes économiques de l'aviculture, chiffrées à plus de douze milliards d'euros par an dans le monde. Le bénéfice visé est de pouvoir recommander la supplémentation aux éleveurs.

Objectifs

Les coccidioses représentent le premier fléau parasitaire de l’aviculture conduisant à d'importantes pertes économiques de plus de 12 milliards d’euros dans le monde et par an. Ces maladies infectieuses sont provoquées par la multiplication de parasites protozoaires. Une fois ingérés, ces parasites envahissent les cellules intestinales et se multiplient massivement avant d’être excrétés. Les pertes de production observées dans les élevages avicoles sont principalement dues à une morbidité chez le poulet de chair. En outre, l’infection par ce parasite prédispose les oiseaux à l'entérite nécrotique, ainsi qu'à la colonisation par d’autres bactéries pathogènes. La dégradation de la litière causée par cette infection peut également entraîner de la boiterie de la volaille. Le traitement repose principalement sur l’administration d’anticoccidiens dans l’aliment des oiseaux pendant toute la durée de l’élevage. Cependant, l’apparition de résistances souligne l’urgence de trouver des moyens de lutte alternatifs : nouvelles formulations vaccinales ou nouvelles approches thérapeutiques. Ce projet vise à évaluer les propriétés anticoccidiennes d’extraits naturels d’insectes, en conditions contrôlées. Un projet antérieur a permis de caractériser in vitro les propriétés anticoccidiennes d’extraits naturels d’insectes (extrait lipidique et extrait protéique). La poursuite du projet nécessite désormais d’objectiver l’effet des extraits d’insectes in vivo. L’objectif est de quantifier l’effet de la supplémentation sur des paramètres parasitaires, la physiologie et la réponse immunitaire des oiseaux, comme la poule.

Bénéfices attendus

Les bénéfices à court terme, dans le cadre de ce projet, seraient que les lots supplémentés présentent un meilleur contrôle de l’infection parasitaire (effet anticoccidien : moins de lésions, moins d’excrétion de parasite) et une amélioration de la physiologie (moins d’inflammation et tissu à l’homéostasie). Les oiseaux non infectés et supplémentés pourraient également bénéficier d’une meilleure croissance. Le bénéfice à moyen terme serait de pouvoir recommander la supplémentation en extrait d’insecte sur le terrain, auprès des éleveurs (des produits commerciaux existent mais n’ont pas encore été recommandés pour la volaille).

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration par voie orale du parasite Eimeria à une dose qui ne cause pas de morbidité et qui n’induit pas de signes cliniques proches du point limite. L’objectif est de reproduire une infection expérimentale par voie orale (0.5 mL à l’aide d’une seringue munie d’un embout en silicone (4mm de diamètre ; 2cm de long) ou pipette avec cône de 0.5 mL) pour étudier l’effet de la supplémentation en extrait d’insecte chez des oiseaux infectés ou non par Eimeria. Les contrôles recevront 0.5 mL d’eau. L’inoculation est réalisée au fond de la cavité buccale de l’animal et n’est pas invasive comme le serait un gavage dans lequel l’embout serait inséré jusqu’à l’oesophage. L’inoculation est de courte durée (20s maximum). Aucune douleur n'est attendue suite au gavage. L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée. Elle est effectuée par du personnel expérimenté. Tous les animaux seront régulièrement pesés au cours de l’expérimentation (1, 14, 21 jours d’âge) et les animaux seront soumis à un prélèvement de sang juste avant leur mise à mort. 3 mL de sang seront prélevés. L’angoisse liée à la contention est estimée comme légère et de très courte durée. Après une anesthésie gazeuse flash (quelques minutes), les puces télémétriques sont injectés en intrmusculaire (moins de 1 minute) et la récupération très rapide des animaux (moins de 5 min sous lampe chauffante) et puis remis en lot dans la foulée.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à une administration orale du parasite Eimeria à une dose qui ne cause pas de morbidité et qui n’induit pas de signes cliniques proches du point limite. Cependant, une perte de poids pourra être observée chez les animaux infectés non supplémentés sans atteindre le point limite ni des signes cliniques sévères. L’effet attendu de la supplémentation est d’améliorer l’état des animaux comme par exemple de limiter la perte de poids causée par l’infection et les conséquences négatives de l’infection (lésions, inflammation), diminuer l’excrétion parasitaire. Dans le cas peu probable que l’état des animaux supplémentés et infectés soit pire que les animaux contrôles, l’observation des animaux (2 fois par jour) permettra de déterminer si ceux-ci atteignent le point limite (plumes ébouriffée, prostration, yeux mi-clos, …). Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés avant la fin de l’expérimentation. Les puces télémétriques seront placées chez 10 animaux par lot, sous anesthésie générale, pouvent engendrer un stress et une douleur légère au point d'implantation.

Devenir

Pour l’unique procédure de ce projet, tous les animaux seront euthanasiés afin de pouvoir prélever différents tissus (caeca) et de pouvoir analyser la charge parasitaire contenue, le scoring des lésions et la réponse immunitaire induite.

Remplacement

L’objectif est d’évaluer les propriétés anticoccidiennes in vivo or, l’agent pathogène Eimeria tenella responsable de la coccidiose a un spectre d’hôte restreint : il infecte exclusivement le poulet Gallus gallus.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est choisi en fonction de la dispersion des paramètres mesurés. Nos effectifs sont basés sur les études du laboratoire portant sur les scores lésionnels lors de supplémentation et pour lesquelles il faut en moyenne 20 animaux / groupe entre deux groupes pour avoir une différence significative avec une puissance de 93% avec un seuil alpha de 0.05 pour un test non paramétrique défini par le plan expérimental.

Raffinement

Les poulets seront hébergés dans des conditions environnementales contrôlées, ils disposeront d’un enrichissement social et comportemental. Ils seront hébergés en groupe de 20 poussins, au sol, dont la température est régulée (ajout le lampe chauffante) avec aliment et eau ad libitum ainsi qu’un éclairage 12h/24h. Ils bénéficieront également d’un enrichissement environnemental et matériel : l'espace de vie sera enrichi par la suspension de rubans, de perchoirs et de la litière favorisant le grattage (litière de miscanthus pour éviter les poussières). La prise de sang est réalisée avant l’euthanasie par du personnel formé et qualifié, ce qui permet d’effectuer une prise de sang en douceur et rapidement pour éviter toute souffrance. Dans ces conditions, l’animal est détendu et ne présente pas de signes d’angoisse et de stress. L'anesthésie gazeuse flash dure quelques minutes et récupération très rapide des animaux (moins de 5 min sous lampe chauffante), qui sont remis en lot dans la foulée. Pas de gène visible, ni de modification d’interactions entre les poussins. .

Choix des espèces

Le poulet Gallus gallus est l’espèce hôte chez laquelle se multiplient les parasites Eimeria. Des poulets de statut sanitaire protégé sont utilisés. L’étroitesse du spectre d’hôtes des parasites du genre Eimeria empêche toute tentative de manipulation d’une espèce parasitaire aviaire sur un modèle animal autre que la poule. Des poussins de 1 jour sont utilisés afin d’apporter la supplémentation alimentaire contenant les extraits lipidique ou protéique de larves d’insecte le plus tôt possible dans la vie des oiseaux, cela pouvant agir sur la composition du microbiote digestif, et contribuer la lutter contre l’infection parasitaire. Les oiseaux seront utilisés dès l’éclosion et seront ou non supplémentés dès leur début de vie pour évaluer l’effet de la supplémentation alimentaire en extraits d’insecte sur le contrôle de l’infection parasitaire, la croissance ds oiseaux et l’inflammation. Une coccidiose expérimentale sera ensuite induite à 14 jours d’âge afin de reproduire expérimentalement la fenêtre d’infection de la coccidiose aviaire. Les animaux sont mis à mort à 21 jours d’âge.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Autres oiseaux : 140
Souffrances
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Devenir
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Autour d'un projet de production de foie gras, 140 oies et canes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées en abattoir. La seule intervention déclarée est un unique prélèvement de sang au sinus occipital, le protocole reposant surtout sur l'exposition à la lumière et la maturité sexuelle pour induire un engraissement spontané du foie. L'étude cherche une alternative au gavage conventionnel, qu'elle relie à une demande sociétale croissante. À l'abattage, le sang, le foie, les magrets et l'appareil reproducteur sont prélevés.

Objectifs

Ce projet vise à évaluer si une exposition à une photopériode de type jours courts et/ou le niveau de maturité sexuelle des palmipèdes, peuvent induire une hyperphagie chez les canards Barbarie et les oies grises des Landes, conduisant à un engraissement spontané du foie. Cette démarche pourrait permettre d’établir un protocole alternatif et physiologique au gavage conventionnel. Ce projet explore plus particulièrement la capacité des femelles à l'engraissement spontané, ce qui n'a jamais été étudié auparavant.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre d’établir si, chez les oies la maturité sexuelle et, chez les canes Barbarie souche à père Mulard, la maturité sexuelle ainsi que la durée du jour, peuvent constituer des leviers pour induire une hyperphagie conduisant à un engraissement spontané du foie. Si les expériences sont concluantes, elles pourraient amener à identifier des marqueurs centraux de la capacité à l’hyperphagie, qui pourraient en outre être utilisés dans le cadre de la sélection génétique. Par ailleurs, ces premières expériences pourraient servir de base à l'étude de nouvelles pratiques en élevage et répondre ainsi aux attentes sociétales actuelles. En effet, une part croissante de la société remet en question la pratique du gavage destinée à la production de foie gras et de canards gras, en raison des contraintes qu'elle impose aux animaux et de la perception de souffrance qui lui est associée. Les citoyens et les consommateurs expriment ainsi des attentes accrues concernant les conditions d'élevage, notamment en matière de réduction du stress, d'amélioration des conditions de logement et de renforcement du contrôle des pratiques. Par ailleurs, un nombre grandissant de citoyens encourage le développement d'alternatives au gavage ou de méthodes permettant d'obtenir du foie gras sans recours à l'alimentation forcée.

Procédures

Un seul prélèvement de sang sera réalisé par animal au niveau du sinus occipital. Il se fera avant la période d’engraissement sur animal vigile par des soigneurs très expérimentés et possédant la maitrise des gestes techniques sur les espèces aviaires (canes et oies). Le geste maitrisé ne dure qu’une minute environ.

Impact sur les animaux

Tout stress majeur sera évité, en particulier lors de la prise de sang qui sera réalisée avant la période d’engraissement. Celle-ci sera réalisée au niveau du sinus occipital par des soigneurs experts, avec une connaisance approfondie de ces espèces aviaires et maitrisant parfaitement les gestes de prélèvement. De plus, ce prélèvement de sang au sinus occipital évite l'apparition d'hématome.

Devenir

A la fin du protocole, les animaux seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur (abattage dans un abattoir agréé). Le sang sera prélevé suite à l’exsanguination, des tissus et des organes seront collectés : le foie, les magrets, l’appareil reproducteur, le tissu adipeux sous-cutané et abdominal et le cerveau pour étudier les marqueurs liés au contrôle central de la prise alimentaire.

Remplacement

L’objectif de ce projet étant de définir des leviers capables d’induire une hyperphagie conduisant à une stéatose spontanée chez les palmipèdes à foie gras, aucune alternative in vitro ou in silico n’est envisageable.

Réduction

En tenant compte de la variabilité individuelle et de la perte possible de quelques individus, le minimum d'animaux recommandé pour que l'étude soit interprétable et exploitable est de 35 individus par groupe.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un environnement adapté et propice à leur croissance (sur litière de copeaux de bois puis sur caillebotis). Toute situation stressante sera réduite au minimum (un seul prélèvement de sang pour chaque animal). Les animaux seront élevés en groupes sociaux stables, ce qui est permis par l’utilisation des seules femelles. Ils seront regroupés par lot de 35 individus dans des loges de 32.44m² (soit 1.08 m² par animal). L’environnement sera enrichi par la présence de chainettes métalliques de jeu, de tas de copeaux de bois, afin de stimuler leur curiosité et le jeu. Au fur et à mesure de l'élevage, d'autres enrichissements seront rajoutés, tels que plusieurs points d'eau, un bac à grit et différents objets suspendus : jouets en plastiques durs et résistants. Par ailleurs, une surveillance quotidienne sera assurée pour détecter toute détérioration éventuelle et retirer immédiatement les éléments concernés, afin d'éviter tout risque d'ingestion. Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Une grille d'évaluation du bien-être (indicateurs physiologiques, comportementaux et d'état corporel) sera mise en place afin d'assurer un suivi quotidien et de détecter précocement toute altération du bien-être des animaux.

Choix des espèces

L’oie grise des Landes possède une forte capacité d’ingestion et une prédisposition marquée à la stéatose. C’est l’une des espèces domestiques la mieux adaptée à la stéatose spontanée en raison de sa proximité génétique avec son ancêtre, l’oie cendrée sauvage migratrice. Pour cette espèce, un protocole d’induction d’une hyperphagie a déjà été validé. Ce protocole consiste à appliquer un régime alimentaire contrôlé à la fin de la période de croissance suivi d’une distribution à volonté de maïs pendant plusieurs semaines de façon concomitante avec une réduction de la durée du jour en bâtiment obscur (de 10 à 7 h/j d’éclairement). Le canard de Barbarie souche père à Mulard, est l’un des deux fonds génétiques de canards adaptés à la production du foie gras. De plus, ce fond génétique est resté photosensible puisqu’une exposition à des jours longs est capable d’accélérer sa maturation sexuelle. Tous les animaux seront accueillis sur le site d’hébergement dès l’âge de 1 jour.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Bovins : 48
Souffrances
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Maintenues en vie et rendues à leur troupeau à l'issue, 48 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures classées d'un niveau de souffrance léger. Pendant sept mois, elles subissent cinq séries de prélèvements de sang, de fèces et de jus de rumen, ce dernier par une sonde passée dans l'œsophage, sous contention. L'objectif déclaré est de mesurer l'effet de compléments alimentaires sur le méthane émis par les vaches, la production de lait et le microbiote du rumen. Jusqu'à 57 millilitres de sang sont prélevés en une fois, l'essai s'inscrivant dans les objectifs de décarbonation de l'élevage bovin.

Objectifs

L'objectif de cette expérimentation, menée chez la vache laitière avec des régimes à base d’ensilage d’herbe, est de mesurer les changements induits par la supplémentation de la ration avec des suppléments alimentaires anti-méthanogènes utilisés seuls ou en combinaison sur les émissions de méthane entérique, l'ingestion, la production laitière, la structure du microbiote ruminal. Un objectif secondaire consistera à confirmer ou identifier des prédicteurs biologiques plasmatiques, fécaux et ruminaux permettant de prédire les émissions de méthane.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de confirmer l'effet anti-méthanogène des 2 ingrédients utilisés seuls et tester l'additivité de leurs effets lorsqu'ils sont utilisés en combinaison sur les émissions de méthane entérique et les performances zootechniques de la vache laitière. Les mécanismes d'action des ingrédients utilisés seuls ou en combinaison sur le microbiote ruminal seront identifiés. Enfin, cet essai permettra d'implémenter des bases de données incluant - des phénotypes (tels que les émissions de méthane entérique) de bovins laitiers difficiles à mesurer sur le terrain avec des méthodes de référence et leurs prédicteurs (microbiens, fécaux, sanguins) issus de différentes matrices biologiques faciles d'accès sur le terrain et prélevées en simultané sur le même animal. Cet essai permettra la mesure simultanée de prédicteurs du méthane entérique sur 3 matrices biologiques disponibles en exploitation.

Procédures

Durant les 7 mois de l'expérimentation, 5 prélèvements de fécès, sang et de jus de rumen auront lieu en semaine 8, 12, 16, 21 et 25. Le volume de sang prélevé sera de 39 mL (semaines 8, 12 et 24) et de 57mL (semaine 16) , celui de fécès de 200 g et celui de jus de rumen de 400 mL.

Impact sur les animaux

Différents prélèvements relevant de procédures légéres (fécès, sang et jus de rumen) sont prévus tout au long de l'essai pour caractériser la réponse physiologique, métabolique et digestive des vaches laitières. Le prélèvement de jus de rumen sera réalisé par prélèvement gastro-oesophagien (PGO) et pourrait engendrer une légère iritation de l'oesophage. La prise de sang sera effectuée à la veine caudale et les prélèvements de fèces par défécation naturelle ou fouille rectale si besoin. Ces prélèvements seront réalisés en cage de contention et sont susceptibles d'induire de l'inconfort léger pendant la manipulation. La fréquence des prélèvements des 3 matrices (fécès, sang et jus de rumen) sera limitée au minimum nécessaire pour mesurer une cinétique d'action des ingrédients testés ainsi que leur effet de rémanence après arrêt de la distribution. Au total, les animaux seront prélevés 4 fois pendant l'essai qui durera 6 mois. La contention de l'animal pour les 4 prélèvements des 3 matrices durera 10 minutes maximum. "AJOUT : la version "MODIFICATION 2" la prolongation de l'expérimentation de 7 semaines implique une journée de prélèvement supplémentaire pour l'ensemble des animaux soit 2 contentions supplémentaires. Les animaux seront ainsi prélevés 5 fois au lieu de 4 durant l'essai."

Devenir

A l'issue de cette expérimentation, les 48 vaches laitières seront maintenues en vie et regagneront le troupeau de production, en vue d'être réutilisés dans d'autres projets si besoin.

Remplacement

La réponse concomittante de l'hôte et du microbiote ruminal aux ingrédients ne peut à ce jour être remplacée par aucune stratégie in vitro ou in sillico. L'un des objectifs du projet est d'identifier et de valider des indicateurs capables de prédire les émissions de méthane entérique. En conséquence, nous avons besoin d'une méthode de référence in-vivo (GreenFeed) pour construire des modèles de prédiction des émissions de méthane à partir de ces prédicteurs. À terme, ces prédicteurs pourront être proposés comme alternative aux méthodes de référence nécessaires en recherche et difficiles à utiliser sur le terrain. L'utilisation des techniques in-vitro pour étudier l'effet de l'additif sur la fermentation ruminale a été déjà réalisé et par conséquent nous avons besoin d'animaux expérimentaux pour confirmer les effets in-vivo.

Réduction

Pour cette expérimentation, 48 vaches laitières seront mobilisées et réparties en 4 lots soit 12 animaux par modalité. Ce chiffre est basé sur les résultats obtenus au préalable par notre équipe chez la vache laitière avec des régimes comparables . En effet, en considérant la variabilité entre animaux des émissions de méthane mesurées au GreenFeed, il faut entre 8 et 14 animaux dans chaque lot.

Raffinement

Les conditions de logement des animaux en stabulation répondent aux exigences réglementaires et les bâtiments sont dotés d'équipements pemettant un enrichissement du confort des bovins (brosses) et un suivi fin de leur santé et de leur bien-être (suivi de la température et de l'hygrométrie). Les procédures sont mises en oeuvre par du personnel formé et habilité à effectuer ces prélèvements ce qui assure que ceux-ci se feront dans les conditions mises en places pour le bien-être de l'animal. De plus, les fouilles rectales pour les prélèvements de fecès ne sont réalisées que si les animaux ne défèquent pas naturellement au moment de la collecte des fécès.

Choix des espèces

En France, l’agriculture représente 19% des émissions de gaz à effets de serre, dont près de la moitié provient des élevages bovins lait et viande. Les émissions de méthane entérique, coproduit de la digestion des polysaccharides par les ruminants, représentent environ 50% des émissions de gaz à effets de serre d’une exploitation bovine. Les élevages bovins lait et viande sont ainsi confrontés aux objectifs de décarbonation des activités. Le recours aux bovins laitiers dans cette expérimentation est directement justifié par les objectifs scientifiques du projet : l’étude des effets des inhibiteurs de méthane sur les performances laitières, les émissions entériques de méthane, ainsi que les caractéristiques du microbiote ruminal. Par conséquent, l’utilisation d’une autre espèce animale de ruminant introduirait des biais majeurs et réduirait considérablement la transposabilité et la pertinence des résultats. Les vaches laitières entreront en expérimentation après le pic de lactation (par lot de 8 vaches dès que la dernière d'entre elles aura atteint sa 8ème semaine après vêlage), c'est à dire au moment où les vaches retrouvent une stabilité métabolique après les fortes contraintes du début de lactation. Ceci permet des mesures moins variables des émissions de méthane et du microbiote ruminal, des performances zootechniques et éfficacité alimentaire. Les vaches en post-pic présentent une ingestion plus stable, un bilan énergétique plus équilibré et une production laitière toujours significative, rendant ce stade pertinent pour évaluer les effets de différents ingérdients anti-méthanogènes. De plus, cela permet de limiter les risques pour la santé et le bien-être des animaux, en évitant les périodes de forte mobilisation corporelle. Ce stade est donc scientifiquement pertinent et éthiquement justifié.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Chiens : 54
Souffrances
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Devenir
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Pour valider des aliments amaigrissants avant leur commercialisation, 54 chiens sont utilisés dans une étude de comportement alimentaire d'un niveau de souffrance léger. Ils reçoivent pendant deux à trois semaines des produits dont certaines formulations peuvent provoquer diarrhées, vomissements ou inconfort digestif. Chaque chien peut être utilisé jusqu'à dix fois sur cinq ans, avant d'être adopté à l'âge de la retraite fixé à huit ans. Le porteur indique que ces essais servent aussi à justifier les allégations de bénéfices apposées sur les emballages des produits.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de valider de nouveaux aliments dont le but est de rassasier (effet de satiété) des chiens qui sont en surpoids ou obèses. Ces nouveaux aliments seront prescrits pour entrainer une perte de poids, afin que le chien retourne à son poids de forme. Pour développer ces aliments, nous avons besoin d’identifier les critères de satiété afin d'assurer la validation des produits développés avant leur mise sur le marché ainsi que la formulation de ces produits pour répondre au plus près aux préférences alimentaires des chiens. Ce projet permet donc la mise en place de protocoles de recherches pour trouver de nouveaux facteurs de satiété mais aussi pour justifier scientifiquement les bénéfices produits qui sont apposés sur les emballages.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra (i) d'augmenter nos connaissances sur les besoins nutritionnels et le comportement alimentaire des chiens, (ii) de formuler des produits au plus près des besoins des chiens et (iii) d'identifier de nouvelles solutions nutritionnelles à effet rassasiant pour aider à lutter contre l'obésité, ceci via l'évaluation de nouvelles formules, de nouveaux ingrédients ou la validation de nouveaux fournisseurs. Ce projet nous permettra également de générer des données nécessaires à l'enregistrement de ces produits dans certains pays.

Procédures

Ce projet concerne uniquement des mesures de consommation et l'étude du comportement alimentaire. Selon le nombre de produits alimentaires testé (2 ou 3), la participation des chiens sera de 2 semaines pour 2 produits testés ou 3 semaines pour 3 produits testés. Un animal pourra être utilisé au maximum 2 fois la même année. Donc sur une durée de 5 ans, le nombre d'interventions sur un même animal ne pourra pas dépasser le nombre de 10. 

Impact sur les animaux

Les aliments à évaluer sont formulés pour ne pas être mauvais pour la santé des animaux, mais il est possible que certaines formulations entraînent des symptômes digestifs modérés (diarrhée, vomissements, inconfort digestif) ainsi qu'une prise de poids rapide. Il s'agit soit de produits commerciaux conformes à la réglementation sur la sécurité alimentaire, soit de prototypes dont les matières premières et les doses sont évaluées par des formulateurs, des nutritionnistes et des toxicologues pour s'assurer que les doses utilisées ne sont pas toxiques. Avant d'être donnés aux animaux, des analyses complètes nutritionnelles et bactériologiques sont effectuées sur les aliments après chaque fabrication.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie et recevront un suivi vétérinaire et des soins adaptés à leur état de santé. Les animaux ne sont pas adoptés directement à la fin de ce projet et comme décrit plus haut, sont utilisés dans d’autres projets, ou pour des observations de comportement alimentaire n’entrant pas dans le cadre de saisine. Ils sont par contre tous adoptés une fois l’âge de la retraite atteint, soit 8 ans.

Remplacement

Chaque espèce animale possède son propre métabolisme, il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. A ce jour il n'existe pas de modèle qui puisse tester le fait qu'un aliment permette de rassasier le chien. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chiens reçoivent l’aliment à évaluer. Une connaissance approfondie de nos formules et de nos matières premières nous permet d'anticiper la performance de certaines formules ce qui permet de limiter le nombre d'essais animaux à effectuer.

Réduction

Le nombre minimum de chiens requis pour évaluer de façon fiable l'effet rassasiant d'un aliment est de 10 animaux par aliment à tester. Ce nombre, qui est issu de nos données internes, correspond également au minimum imposé par les autorités de certains pays pour valider l’enregistrement de produits. En dessous de ce nombre (n=10 par groupe), les résultats peuvent être incertains et ne permettraient pas de conclure avec certitude sur les résultats obtenus.

Raffinement

Ce protocole pourrait entrainer de légers inconforts sur le plan digestif mais les animaux bénéficient d'un plan de suivi vétérinaire optimal (examens réguliers, vétérinaire sur site), sont examinés quotidiennement par les techniciens animaliers, et ont des sorties quotidiennes d'exercice et de socialisation. Selon leur taille, les chiens vivent soit dans leur pièce collective (petits chiens) soit dans leur box individuel (moyens et grands chiens). Ces pièces comprennent une partie intérieure et extérieure. De plus, les animaux reçoivent une formation qui comporte une partie centrée sur l’habituation au système de nourrissage (blocs-balances) afin de minimiser le stress. Un suivi comportemental est également effectué par des observations quotidiennes et une évaluation semestrielle. Tout ceci permet de minimiser toute douleur ou souffrance qui pourrait être liées au protocole. Pour s'assurer que les aliments évalués ne sont pas mauvais pour la santé des animaux, nous leur distribuons soit des aliments commerciaux conformes aux normes de sécurité alimentaire, soit des prototypes validés par des formulateurs, nutritionnistes et toxicologues. Des analyses nutritionnelles et bactériologiques sont réalisées après chaque fabrication pour s'assurer de la conformité des aliments distribués. Dans le cas où certaines formulations entraînent des symptômes digestifs modérés (diarrhée, vomissements), l'intensité de ces symptômes pourra entraîner une exclusion des animaux concernés (qui recevront des soins vétérinaires) voire un arrêt de la procédure si les points limites sont atteints. De même, dans le cas où un animal prendrait du poids suite à ce protocole, un régime adapté serait mis en place dès sa sortie du protocole pour qu'il puisse retrouver son poids de forme.

Choix des espèces

Chaque espèce animale possède son propre métabolisme, ses propres performances digestives, ainsi que ses propres préférences alimentaires pour un aliment donné. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. A ce jour il n'existe pas de modèle qui puisse tester le fait qu'un aliment permette de rassasier le chien ou même d'en prédire sa bonne consommation. Il faut donc passer par des essais in vivo au cours desquels les chiens reçoivent la formulation à évaluer. Pour ce projet, nous sélectionnons des animaux au stade adulte car les aliments formulés pour un effet rassasiant et à visée de perte de poids ne sont pas adaptés à des animaux en croissance.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Saumons : 567
Souffrances
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Devenir
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Nourries douze semaines avec des aliments biologiques à teneur réduite en protéines, 567 truites arc-en-ciel subissent des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, une partie étant ensuite exposée à un stress thermique. Soixante-trois sont anesthésiées puis tuées dès la première phase pour des prélèvements de tissus, et cent quatre-vingts sont transférées vers le dispositif de stress thermique. Le porteur indique que la baisse de croissance et de prise alimentaire est un effet recherché du protocole. Au total 171 truites sont tuées pour prélèvements et les autres maintenues en élevage.

Objectifs

Dans un contexte de changement climatique, l’aquaculture biologique est confrontée à un double enjeu : réduire sa forte dépendance aux ressources marines, tout en développant des formulations alimentaires capables de soutenir la robustesse des poissons face à l’augmentation des épisodes de stress thermique. Ce projet a donc pour objectif d’identifier et d’évaluer des formulations alimentaires innovantes pour l’aquaculture biologique, à la fois durables et adaptées aux contraintes environnementales induites par le changement climatique.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter des connaissances scientifiques nouvelles sur la nutrition protéique en aquaculture biologique et sur les mécanismes reliant formulation alimentaire et capacité de résistance des poissons aux contraintes environnementales. Les bénéfices attendus sont les suivants : •La définition plus précise des besoins protéiques de la truite arc-en-ciel en alimentation biologique, dans un contexte de réduction des ressources marines et en l’absence d’acides aminés de synthèse (interdit en aquaculture bio). •L’évaluation du remplacement partiel de la farine de poisson par une matière première alternative, l’extrait de levure, en termes de digestibilité, d’utilisation des nutriments et de métabolisme protéique. •Une meilleure compréhension du coût énergétique associé à la digestion et au métabolisme des protéines, en particulier dans des régimes à forte teneur protéique, et de l’impact d’une réduction du taux protéique sur l’allocation énergétique chez le poisson, notamment en lien avec sa capacité à mobiliser cette énergie pour les mécanismes de réponse et d’adaptation au stress. •L’étude du rôle potentiel des extraits de levure, reconnus pour leurs propriétés immunomodulatrices et anti-inflammatoires, dans le soutien des réponses physiologiques des poissons face au stress. Ces résultats contribueront à mieux relier formulation alimentaire, métabolisme énergétique et capacité de réponse au stress, et fourniront des bases scientifiques solides pour le développement d’aliments biologiques plus durables et fonctionnels.

Procédures

Les animaux seront soumis à une alimentation expérimentale pendant 12 semaines, consistant en des formulations alimentaires différant par leur teneur en protéines et leur composition, distribuées manuellement à satiété visuelle, sans aucune procédure chirurgicale ni prélèvement sur animaux vigiles. Pour une partie des poissons, cette phase sera suivie d’une exposition à un stress thermique contrôlé ; des anesthésies suivies d’euthanasies seront réalisées à des temps définis de l’expérimentation afin de permettre des prélèvements tissulaires. Tous les prélèvements se feront post-mortem.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles du projet sont liées à l’exposition des poissons à un stress thermique modéré et à l’adaptation à des régimes alimentaires à teneur protéique réduite. La diminution du taux protéique de certains aliments expérimentaux constitue une source potentielle de contrainte pour les animaux. Elle peut entraîner une adaptation métabolique et, dans certains cas, une réduction transitoire de la croissance ou de la prise alimentaire. Ces effets sont recherchés dans le cadre du projet afin de caractériser les limites physiologiques et nutritionnelles des poissons, et feront l’objet d’un suivi attentif. Les températures appliquées dans cette étude correspondent à celles naturellement observées lors d’épisodes de canicule en conditions d’élevage. Les températures expérimentales (21 °C et 23 °C) resteront inférieures à la température critique maximale de la truite arc-en-ciel, estimée à environ 26 °C, seuil au-delà duquel les poissons ne parviennent plus à maintenir leur équilibre lors d’une élévation rapide de la température. Ces conditions thermiques, supérieures à la zone physiologique optimale mais inférieures aux seuils critiques, induiront un stress thermique modéré. Celui-ci pourra se traduire par : •une phase transitoire de léthargie en début d’exposition, liée à l’adaptation des poissons aux nouvelles conditions, •une diminution modérée de la prise alimentaire. Ces effets sont attendus comme temporaires et réversibles. L’impact global sur les animaux est considéré comme limité, les températures appliquées restant proches de la limite physiologique supérieure de l’espèce et correspondant à des conditions réalistes rencontrées en élevage estival. La mortalité ne constitue pas un résultat attendu de l’étude. Néanmoins, elle ne peut être totalement exclue compte tenu des conditions thermiques imposées, bien qu’elles correspondent à des températures observées lors de pics estivaux. Un suivi quotidien des poissons permettra de détecter rapidement tout signe de souffrance excessive ou de dégradation de l’état général.

Devenir

Au total, 567 poissons sont engagés dans le projet. Dans une première phase de l’étude, 63 poissons sont euthanasiés afin de réaliser des prélèvements tissulaires nécessaires à l’étude du métabolisme des protéines. Pour la suite de l’étude portant sur le stress thermique, seul un sous-groupe de 180 poissons est transféré vers un dispositif expérimental spécifique. Par ailleurs, les poissons non transférés dans ce dispositif ne font l’objet d’aucun prélèvement et sont replacés dans un circuit hors expérimentation, afin d’éviter toute mise à mort inutile. Les 180 poissons transférés sont ensuite soumis au protocole de stress thermique. À l’issue de cette phase, 108 poissons sont euthanasiés afin d’analyser les réponses physiologiques au stress thermique et la résilience des poissons. Les 72 poissons restants ne font l’objet d’aucun prélèvement supplémentaire et sont replacés dans un circuit hors expérimentation dédié.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact de formulations alimentaires biologiques innovantes sur la digestion, l’utilisation des nutriments et le métabolisme protéique chez la truite arc-en-ciel, dans un contexte de contraintes environnementales liées au changement climatique. Ces processus physiologiques reposent sur des interactions complexes et intégrées entre plusieurs tissus et fonctions (appareil digestif, métabolisme énergétique, réponses physiologiques au stress), qui ne peuvent pas être reproduites de manière fiable par des approches in vitro (cultures cellulaires) ou in silico (modélisation). En particulier, l’évaluation de la digestibilité des aliments, de l’allocation énergétique, ainsi que des réponses métaboliques et physiologiques associées à des variations du taux protéique et à l’utilisation d’ingrédients alternatifs certifiés BIO, nécessite l’étude d’animaux entiers dans des conditions expérimentales contrôlées.

Réduction

Le plan experimental et les effectifs ont été définis à partir de tests de puissance statistique, réalisés sur la base de données issues d'expérimentations antérieures menées sur la truite arc-en-ciel, ainsi que la variabilité biologique connue des paramètres de croissance, de digestibilité et de métabolismes étudiés. Ces analyses ont permis de déterminer le nombre minimal de poissons nécessaire pour obtenir des résultats scientifiquement robustes, tout en limitant l’utilisation d’animaux. Lors de la phase de croissance, un effectif de 27 poissons par bassin a été retenu. Cet effectif permet à la fois d’assurer la robustesse des données de croissance, compte tenu de la variabilité interindividuelle, et de maintenir une densité compatible avec le comportement grégaire de la truite arc-en-ciel. Une biomasse insuffisante pourrait en effet renforcer les interactions de dominance–subordination, induire un stress social et accroître l’hétérogénéité des performances individuelles. Afin de réduire le nombre total d’animaux utilisés, les phases de croissance et de stress thermique sont réalisées sur les mêmes poissons, évitant ainsi la constitution de lots distincts pour chaque étape expérimentale. Pour le stress thermique, 10 poissons par bassin, d’un poids compris entre 100 et 150 g, seront maintenus dans des bassins de 100 L. Cet effectif et cette gamme de poids ont été définis en tenant compte des contraintes techniques du dispositif expérimental permettant de réaliser le stress thermique, qui impose un nombre minimal et maximal de poissons, et du respect d’une biomasse adaptée au bien-être des poissons. La taille initiale des poissons (20-30g) a été choisie de manière à permettre la réalisation de l’ensemble de l’essai sur les mêmes individus, sans introduction de nouveaux poissons en cours d’étude. Enfin, chaque poisson sera valorisé au maximum, les mêmes individus fournissant des données de croissance, de digestibilité, ainsi que des prélèvements tissulaires destinés à des analyses biochimiques et moléculaires.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, plusieurs mesures de raffinement sont mises en œuvre afin de minimiser la douleur, la souffrance et le stress des animaux, tout en garantissant la validité scientifique de l’étude. Les poissons seront élevés dans des conditions optimisées en termes de bien-être : température de l’eau contrôlée et stable à 17 °C en dehors des phases de stress thermique, qualité de l’eau maintenue à un niveau optimal (oxygène dissous, renouvellement de l’eau adapté), biomasses ajustées à la taille des poissons et au comportement grégaire de la truite arc-en-ciel, photopériode naturelle. Les bassins utilisés seront de taille et de type adaptés à la biomasse hébergée, permettant l’expression d’un comportement normal et limitant les interactions de dominance. Le stress thermique appliqué correspond à des conditions réalistes de vagues de chaleur estivales, avec des températures comprises entre 21 °C et 23 °C, inférieures aux seuils critiques pour l’espèce. Les variations de température seront progressives, afin de limiter les chocs thermiques et favoriser l’adaptation des poissons. Les poissons seront nourris manuellement à satiété, deux fois par jour, avec une attention particulière portée à la prise alimentaire. Les manipulations seront limitées au strict nécessaire et réalisées par du personnel formé et expérimenté. Les transferts de poissons seront réalisés sous anesthésie afin de réduire le stress et les risques de blessures associés aux manipulations. Le bien-être animal sera évalué quotidiennement à l’aide d’une grille de scoring basée sur des points limites prédéfinis. Les critères pris en compte incluront : comportementaux : prostration ou isolement prolongé, anomalies de nage, diminution marquée de la prise alimentaire, positions inhabituelles dans la colonne d’eau ; physiques : altérations de l’état corporel, lésions cutanées, signes de pathologies ou dégradation de l’aspect général. En cas d’atteinte d’un seuil critique, l’animal concerné sera euthanasié sans délai, conformément aux procédures réglementaires en vigueur, afin de prévenir toute souffrance inutile.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est l’espèce piscicole la plus produite en France et représente un enjeu agronomique, économique et sociétal majeur. Elle constitue également un modèle de référence en aquaculture biologique, fortement contrainte sur le plan nutritionnel. Les animaux utilisés dans ce projet seront de jeunes truites en phase de croissance (stade juvénile), d’un poids d’environ 20 à 30 g au début de l’expérimentation. Ce stade de développement est particulièrement adapté pour étudier l’effet de l’alimentation sur la croissance, la digestion et le métabolisme des poissons. Dans un contexte de changement climatique, la truite arc-en-ciel est de plus en plus exposée à une augmentation de la fréquence et de l’intensité des vagues de chaleur, susceptibles d’altérer sa physiologie, sa croissance, son efficacité alimentaire et, à terme, sa survie. Ces contraintes sont particulièrement critiques en aquaculture biologique, où les possibilités d’adaptation des formulations alimentaires sont limitées par un cadre réglementaire strict. La filière truiticole biologique est aujourd’hui confrontée à un double défi : réduire sa dépendance aux ressources marines tout en maintenant la robustesse et la santé des poissons face à des conditions environnementales de plus en plus contraignantes. L’identification de stratégies nutritionnelles adaptées constitue ainsi un levier majeur pour renforcer la résilience de cette filière, tout en respectant les principes de durabilité et de bien-être animal. Dans ce contexte, la truite arc-en-ciel apparaît comme une espèce particulièrement pertinente pour étudier l’impact de nouvelles formulations alimentaires biologiques sur le métabolisme digestif et protéique, ainsi que sur la capacité des poissons à faire face aux contraintes thermiques. Les connaissances générées dans ce projet contribueront directement à l’amélioration des pratiques en aquaculture biologique et pourront être transposées à d’autres espèces salmonicoles.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Poules : 144
Souffrances
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Devenir
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Issues de la réforme d'un sélectionneur ou achetées jeunes, 144 poules pondeuses vont être utilisées, toutes mises à mort à l'issue, dans des procédures classées de souffrance légère. Chaque animal subit entre une et six prises de sang au sinus occipital, réparties de la vingtième à la cent-trentième semaine d'âge. Le porteur décrit une "montre biologique" épigénétique censée mesurer l'âge réel des poules à partir de leur ADN. La finalité affichée relève de la sélection en filière œuf, relier l'âge biologique à la ponte et à la solidité de la coquille, les poules étant tuées pour le prélèvement du foie.

Objectifs

Le présent projet entre dans un projet plus large visant à mieux comprendre comment les poules pondeuses vieillissent mais pas juste en comptant les semaines de vie mais en regardant l’ADN des tissus. Pour ça, on utilise une sorte de "montre biologique" appelée horloge épigénétique. La 1ère étape consiste à identifier les marques chimiques dans l’ADN permettant de prédire/estimer l’âge biologique des poules, ceci en utilisant une cohorte de poules d’âges variés dont la mise en place fait l’objet de ce présent projet. En effet ces marques appelées méthylations sont connues pour s’accumuler avec l’âge. La 2nde étape consiste à analyser ces marques sur des poules d’un âge donnée et de comparer leur âge biologique avec leur âge réel. On peut alors identifier des poules qui vieillissent "plus vite" que prévu ou "plus lentement". Enfin, la 3ème étape est d’évaluer si ces écarts entre âge biologique et âge réel peuvent prédire des écarts de performances pour des caractères d’intérêt tels que le taux de ponte, poids ou qualité des œufs, présence d’ascites, …. De telles prédictions ont été déjà obtenues chez l’humain pour différentes maladies. Concernant l’étape 1, différentes horloges épigénétiques ont été développées chez des espèces variées comme le poulet de chair mais jamais encore chez la poule pondeuse. Aussi ce projet a pour objectif de créer 2 horloges pour ce type de poules : une qui regarde l’ADN des cellules du sang (collecte non invasive), et l’autre qui regarde l’ADN des cellules d’un tissu métabolique, le foie, fortement impliqué dans la production d’œufs et maladies métaboliques. Par ailleurs, on souhaite qu’elles fonctionnent que les poules vivent en cage ou au sol. Aussi on prendra des poules issues des 2 systèmes avant leur entrée où elles seront toutes mises au sol.

Bénéfices attendus

Comme indiqué plus haut, grâce aux 2 horloges épigénétiques ‘sang’ et ‘foie’ développées dans le présent projet (étape 1), nous pourrons alors analyser les différences entre âge réel et âge biologique de centaines de poules (étape 2) pour lesquelles nous avons déjà les données de méthylation sang et foie. nous pourrons alors évaluer le pouvoir prédicteur de ces différences pour des phénotypes d’intérêt majeur en filière œuf comme le taux de ponte et la solidité de la coquille qui diminuent avec l’âge (étape 3). Autrement dit, y-a-t-il des poules à 70 ou 90 semaines qui ont vieilli moins vite que d’autres et si oui ont-elles tendance à avoir des performances meilleures ? ». De tels travaux pourraient alors déboucher sur de nouveaux marqueurs à prendre en compte dans la sélection des animaux.

Procédures

Les prélèvements sanguins seront effectués au sinus occipital entre 1 et 6 fois aux âges indiqués ci-dessous: 1) 12 poules seront prélevées 6 fois entre 70 et 130 semaines d'âge avec un délai minimum de 5 semaines entre prélèvements. 2) 24 poules seront prélevées 2 fois entre 70 et 112 semaines d’âge 3) 7x12 poules soit 84 poules seront prélevées 1 fois entre 20 et 112 semaines d'âge en fonction des lots 4) 12 poules seront prélevées 5 fois entre 20 et 71 semaines d'âge avec un délai minimum de 11 semaines entre prélèvements. 5) 12 poules seront prélevées 4 fois entre 20 et 57 semaines d'âge avec un délai minimum de 10 semaines entre prélèvements. Le prélèvement sera réalisé en quelques secondes.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.

Devenir

Suite à la procédure des prises de sang ultimes, les 144 animaux seront mis à mort pour réaliser les prélèvements des foies.

Remplacement

Les deux horloges épigénétiques seront ainsi utilisées dans le cadre de l’étude de la longévité fonctionnelle. Il est inenvisageable d'utiliser un autre modèle pour analyser les différences entre âge chronologique et âge épigénétique et évaluer leur pouvoir prédicteur pour différents phénotypes d’intérêt chez la poule pondeuse à un âge avancé.

Réduction

Ainsi, trois lots de poules vont entrer à la station expérimentale : 1) un premier lot de 48 poules dites « vieilles » arrivera à l’âge de 68 semaines en mai 2025. Nous profitons ainsi de la réforme des poules d’un sélectionneur. Ces poules seront alors prélévées aux âges de 70 , 90, 107, 114, 119 et 130 semaines d’âge 2) un second lot de 48 poules dites « jeunes » arrivera en septembre 2025, sera alors etudié aux âges de 20, 36, 49, 60 et 70 semaines d’âge. 3) un troisième lot de 48 poules dites « jeunes » arrivera en janvier 2026, sera alors etudié aux âges de 20, 35, 45 et 57 semaines d’âge

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante (3 m²) pour permettre aux poules pondeuses de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire, abreuvement et nid. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entraînera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

La poule pondeuse a été choisie comme modèle, car il s’agit de l’espèce agronomique cible du projet. Concernant les différents âges retenus (20, 30, 50, 70, 90, 110 et 130 semaines), ils ont été choisis de manière à inclure les âges de 70 et 90 semaines, pour lesquels des données sont déjà disponibles par ailleurs et seront ici re-analysées sous l’angle de l’horloge épigénétique. Autour de ces deux âges clés, nous avons intégré au moins deux autres classes d’âge espacées d’environ 20 semaines en amont et en aval, pour la raison suivante : ces differents ages permettent, par exemple, de détecter d’éventuelles poules âgées de 70 semaines qui seraient plus jeunes biologiquement avec un âge biologique non pas de 70 sem. mais de 50 voire 30 semaines ; Ou encore des poules de 90 semaines qui seraient, au contraire, biologiquement plus âgée jusqu’à 20 à 40 semaines de plus par rapport à leur âge réel. Grâce à cet étalement progressif de 20 à 130 semaines, l’horloge épigénétique que nous développons pourra ainsi capter finement les écarts entre âge biologique et âge réel.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Moutons : 100
Souffrances
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Devenir
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Pour repérer les individus les plus 'résilients' en vue de la sélection, 100 agnelles vont être soumises à des restrictions alimentaires de 30 à 50 % pendant plusieurs jours, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Quatre prises de sang, neuf échographies et une tonte dorsale s'y ajoutent, la faim et la perte d'état corporel étant décrites comme intrinsèques au protocole. Aucune n'est tuée dans ce projet, toutes poursuivant leur élevage et étant déjà prévues pour une autre étude quelques mois plus tard. Le porteur présente cette privation contrôlée comme un moyen d'améliorer à terme le bien-être des animaux non-humains d'élevage.

Objectifs

Le projet vise à caractériser chez des ovins en croissance la résilience à des challenges alimentaires contrôlés et relativement courts. L’objectif est d’explorer différentes modalités de restriction alimentaire, en variant leur intensité et leur durée, afin de déterminer dans quelle mesure ces perturbations permettent de révéler des différences de dynamique de réserves corporelles au cours de la croissance. Cette approche permettra d’établir la faisabilité d’un protocole de phénotypage précoce et non-invasif de la résilience. La validité de cette mesure de résilience chez le jeune reposera sur deux critères complémentaires : (1) la mise en évidence d’une variabilité intra‑ et inter‑individuelle dans les réponses aux challenges alimentaires évaluées à l’aide d’un indicateur non-invasif des réserves corporelles (épaisseur de gras dorsal mesuré par échograhie), et (2) la cohérence entre la dynamique des réserves corporelles évaluée via cet indicateur non-invasif et les indicateurs métaboliques du déficit énergétique qui nécessitent des prises de sang. L’objectif est de vérifier que les réponses physiologiques observées reflètent l’état énergétique réel de l'animal en croissance avant d’envisager un phénotypage à plus grande échelle uniquement sur l’indicateur non-invasif des réserves corporelles. Si la mesure de résilience est validée à ce stade précoce, une seconde phase du programme sera envisagée, afin d' appliquer un protocole similaire aux mêmes individus une fois adultes et en période reproductive. Cette étape (qui ne fait pas partie du projet présenté ici) permettra de confirmer la pertinence de la mesure chez la brebis adulte, de comparer les modalités de challenge les plus discriminantes entre les deux stades de vie, et d’étudier la relation entre résilience précoce et résilience adulte. In fine, le projet permettra d’explorer les liens entre résilience énergétique et d’autres caractères d’intérêt zootechnique ou adaptatif.En utilisant des challenges en milieux contrôlés et à partir d’un indicateur non-invasif des réserves corporelles, il sera possible d’identifier les individus les plus résilients et de les séléctionner visant à renforcer l’adaptation et la performance des troupeaux face à des conditions d’élevage contrastées.

Bénéfices attendus

Le projet apportera des avancées majeures dans la compréhension de la résilience énergétique chez les petits ruminants. La dynamique des réserves corporelles constitue un indicateur prometteur, mais elle est aujourd’hui principalement mesurée en milieu extensif, sans possibilité de caractériser précisément les challenges auxquels les animaux sont exposés. De plus, cet indicateur est le plus souvent évalué tardivement, chez la brebis reproductrice. Enfin les indicateurs les plus communs des réserves corporelles sont souvent soit peu précis (ex : note d’état corporel), soit nécessitant une méthode invasive (ex : métabolites sanguins), ce qui limite les possibilités de phénotypage de la résilience. Le protocole proposé permettra de tester la validité d’un phénotypage précoce de la résilience à l’aide d’un indicateur quantitatif et non invasif : l’épaisseur de gras dorsale mesurée par échographie. Si la résilience mesurée chez le jeune s’avère cohérente avec celle observée à l’âge adulte et dans des environnements variés, cela ouvrira la voie à des travaux de génétique visant à sélectionner des animaux plus robustes. Une telle amélioration de la résilience contribuerait également à renforcer le bien‑être animal, en réduisant la sensibilité aux variations alimentaires et aux situations de déficit énergétique

Procédures

Sur l’ensemble de la période expérimentale de 8 semaines, chaque animal aura 4 prélèvements de sang (temps de prélèvement : moins d’une minute). Chaque animal aura 9 échographies (8 minutes chacune) . Les 25 animaux suivant la procédure 2 auront une restriction de 50% de leur alimentation relativement à leur niveau non restreint pendant 4 jours et une restriction intermédiaire pendant 3 jours, les 25 animaux de la procédure 3 auront une restriction de 30% relativement à leur niveau non restreint pendant 4 jours et une restriction intermédiaire pendant 3 jours, les animaux de la procédure 4 auront une restriction de 50% de l’alimentation relativement à leur niveau non restreint pendant 8 jours et une restriction intermédiaire pendant 3 jours.

Impact sur les animaux

es potentielles nuisances dans ce projet sont principalement liées aux restrictions alimentaires temporaires et aux manipulations nécessaires au suivi des animaux. Les périodes de rationnement peuvent entraîner une sensation de faim transitoire, une légère perte d’état corporel, un ralentissement temporaire de la croissance et un stress métabolique modéré. Cependant les modifications de l’état corporel attendues lors des phases de restriction ne constituent pas une nuisance imprévue : elles sont intrinsèques au protocole, contrôlées et nécessaires pour mesurer la résilience énergétique. Ces variations sont limitées dans le temps, réversibles et correspondent à la réponse physiologique recherchée pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Les manipulations associées aux mesures d’échographie dorsale et aux prélèvements sanguins peuvent provoquer un stress ponctuel ou un inconfort bref lié à la contention. Une perturbation comportementale peut également survenir lors de l’adaptation initiale aux dispositifs automatisés ou lors des interventions humaines. La réalisation de la tonte dorsale et de l’échographie dorsale nécessite le passage des animaux dans un couloir de contention et l’immobilisation des animaux pendant 8 minutes maximum, pouvant provoquer un stress ponctuel ou un inconfort bref. Outre ce stress de contention, la tonte et l’échographie ne provoquent pas de douleur particulière. Ce stress, dû à la contention, diminue rapidement à mesure que les agnelles s’habituent à cette contention. Une poignée de concentrée distribuée en sortie de contention permet d’accélérer cette habituation et à réduire le stress des animaux. La prise de sang, nécessite le passage des animaux dans un couloir de contention pendant 1 minute maximum, pouvant provoquer un stress ponctuel ou un inconfort bref. La prise de sang génère une douleur brève et modérée en raison de la piqure de l’aiguille et peut potentiellement générer un hématome. Un baume (vétébiol) sera appliqué en cas d’apparition.

Devenir

A l’issue de la procédure, tous les agnelles poursuivront leur phase d’élevage.

Remplacement

Il n’est pas possible d’appliquer le principe de remplacement dans ce projet. À notre connaissance, aucun modèle in vitro, ex vivo ou in silico ne permet de reproduire l’ensemble des processus physiologiques impliqués dans la dynamique des réserves corporelles face à une challenge nutritionnel. L’utilisation d’animaux vivants est indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques du projet, et aucune alternative ne permettrait d’obtenir des données équivalentes.

Réduction

Notre projet repose sur le phénotypage de 100 agnelles. À notre connaissance, il s’agit du premier essai visant à caractériser un caractère de résilience face à un challenge alimentaire contrôlé chez des petits ruminants en croissance. Sur la base de la littérature disponible et de nos données préliminaires, nous estimons qu’un minimum de 20 animaux par traitement est nécessaire pour détecter des différences de trajectoires des réserves corporelles avec une puissance statistique suffisante. Toutefois, compte tenu de l’incertitude sur la sensibilité de l’indicateur non-invasif utilisé pour les réserves corporelles (épaisseur de gras dorsal), et des aléas possibles en cours d’expérimentation, nous prévoyons une marge de sécurité de 25 %. Cette augmentation vise à garantir la robustesse des analyses tout en évitant d’avoir à mobiliser ultérieurement des animaux supplémentaires. Le nombre de prélèvements sanguins est limité au minimum nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques, en l’occurrence la description de la dynamique des indicateurs métaboliques du déficit énergétique induit par la restriction alimentaire. Par ailleurs, les 100 agnelles utilisées dans cette expérimentation sont déjà prévues d’être utilisées quelques mois plus tard dans un autre projet. Pour ce projet, ces agnelles devaient au préalable être adaptées au dispostif automatiques en vue d’un passage au cours de l’été 2026. Elles le seront donc grâce à la phase d’adaptation prévue dans ce projet. Par ailleurs, la phase expérimentale prévue ici ne devrait pas interférer avec le projet suivant car les challenges alimentaires sont relativement courts et suivies d’une phase d’alimentation à volonté qui permettra de récupérer rapidement les trajectoires normales de croissance. Par ailleurs, le projet suivant se focalise sur le suivi des animaux pendant une phase d’alimentation à base de fourrage, il n’inclue pas de traitement expérimental et contient procédures légères. Ainsi la mutualisation d’animaux déjà engagés dans une autre étude permet de limiter le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

Avant leur entrée dans la halle, les agnelles seront pré-habituées directement dans leurs lots d’élevage. En effet, une porte mimant celle des distributeurs automatiques de concentré a été reproduite dans les lots d’élevage, avec mise à disposition de foin ou de concentré pour inciter les animaux à passer la tête afin de s’habituer à ce dispositif pour accéder au concentré. En amont de l’expérience, des claies sont placées de part et d’autre des abreuvoirs dans les lots d’élevage des animaux, de façon à habituer les animaux à accéder aux couloirs d’accès aux distributeurs (eau et concentré) de la halle. Les agnelles sont hébergées sur une litière paillée et en lots de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Elles sont habituées à être manipulées. Les prises de sang seront réalisées à la veine jugulaire alternativement gauche et droite. La prise de sang peut potentiellement engendrer un hématome. Un baume (vétébiol) sera appliqué en cas d’apparition. Différents enrichisssements seront proposés en alternance au cours de l’expérimentation : bascule (planche fixée à un cylindre), cône de signalisation, et brosse. Une surveillance visuelle est effectuée au quotidien par les agents formés. En cas de signes de maladie (fièvre > 40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé) ou d’impact sur l’état général des animaux (prostration, cachexie, alopécie…), l’animal est immédiatement sorti de l’expérimentation.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce cible du projet. Les ovins sont directement concernés par les variations d’apport alimentaire rencontrées en élevage, notamment en systèmes extensifs où les animaux sont fréquemment exposés à des périodes de sous‑alimentation. Les mécanismes de mobilisation des réserves corporelles et de résilience énergétique étudiés sont donc particulièrement pertinents chez l’ovin. L’utilisation d’agnelles permet en outre d’envisager un protocole de phénotypage précoce transférable aux programmes de sélection ovine. Les animaux sont âgés de 100 jours environ. A cet âge les animaux sont sevrés et en pleine croissance. Ainsi lors des phases d’alimentation au concentré à volonté on observe généralement une augmentation rapide du poids et de l’état corporel. Nous prévoyons à l’entrée dans la halle en moyenne un poids d’environ 30 kg, une épaisseur de gras dorsal (EGD) de 2,8 mm. A partir des données historiques dans les mêmes conditions, on peut s’attendre après 6 semaines à un poids moyen de 38 kg et une EGD de 3,9 mm chez les animaux alimentés à volonté avec du concentrés. L’âge auquel les animaux seront utilisés permettra donc d’étudier l’effet d’une restriction alimentaire sur la résilience par rapport à une trajectoire de référence chez des animaux en croissance.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Équidés : 10
Souffrances
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Devenir
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Pour tester un produit commercial à base d'orge germée fermentée, 10 chevaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, sans mise à mort. Un premier groupe est tranquillisé puis sondé par le nez jusqu'à l'estomac pour prélever le contenu gastrique, un second subit deux séries de huit prélèvements de sang capillaire à une semaine d'intervalle. Le porteur revendique des effets bénéfiques déjà observés sur le terrain, amélioration des fèces et des ulcères, mais reconnaît qu'aucune donnée scientifique n'existe encore. Les chevaux sont réutilisés ensuite, aucun dommage durable n'étant attendu de ces interventions.

Objectifs

L’orge germée fermentée combine les bénéfices de la germination du grain d’orge et de sa fermentation par des microorganismes, entrainant des modifications importantes de sa composition nutritionnelle et la production de nombreux composés bioactifs. La germination entraine une réduction notable des teneurs en amidon, protéines et lipides, tout en augmentant les concentrations en sucres simples, acides aminés et fibres solubles. Parallèlement, la germination favorise l’enrichissement en divers composés fonctionnels. La fermentation de l’orge germée permet de diminuer la teneur en sucres simple, de générer des composés bioactifs supplémentaires issus de la fermentation, et de stabiliser le produit, améliorant ainsi sa conservation. La combinaison de ces deux processus biologiques confère à l’orge des effets bénéfiques pour la santé, notamment des propriétés probiotiques et prébiotiques, des effets antioxydants et anti-inflammatoires, ainsi qu’une capacité à modérer la glycémie et l’insulinémie postprandiales. Chez le cheval, bien que des observations sur le terrain aient été faites (amélioration de l’état général, amélioration de la consistance des fèces lors d’une dysbiose, amélioration des scores d’ulcères chez les chevaux sujets aux ulcères, etc.), aucune donnée scientifique n’existe actuellement concernant les effets bénéfiques potentiels liés à la distribution d’orge germée fermentée. Ce projet vise donc à initier une série de travaux de recherche visant à comprendre les effets d’un produit à base d’orge germée fermentée sur la digestion et la santé du cheval. Il répondra à deux objectifs : - Etudier in vitro les effets du produit à base d’orge germée fermentée sur la digestion gastrique du cheval ; - Evaluer l’effet de ce produit sur la glycémie des chevaux.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'obtenir de premières données scientifiques sur les effets de l'orge germée fermentée chez le cheval afin d'adapter son utilisation au mieux pour améliorer la santé et le bien-être des chevaux.

Procédures

Les chevaux inclus dans la première procédure recevront une tranquillisation par injection intra-veineuse (moins d'une minute) avant d'être intubé (intubation naso-gastrique) pour une durée maximum de 20 minutes une unique fois. Dans la seconde procédure, les chevaux vigiles seront soumis à deux séries de prélèvements de sang capillaire (maximum 5 min par prélèvement) séparée d'une semaine chacune. Lors de chaque série de prélèvement, huit prélèvements sanguins seront réalisées aux temps suivants 0, 30, 60, 90, 120, 180, 240 et 300 min.

Impact sur les animaux

Dans la première procédure, le contenu gastrique sera prélevé par intubation naso-gastrique des chevaux. Ce geste fréquemment pratiqué sur le terrain peut entrainer une gêne légère au moment de l'introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu'elle cesse une fois la sonde introduite dans l'oesophage. Afin d'effectuer ce geste sans stress les chevaux recevront un tranquillisant par injection intraveineuse. Les chevaux inclus dans la seconde procédure pourront éprouver une gène légère au moment des prélèvements de sang capillaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif.

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer le cheval pour évaluer l'effet d'un produit à base d'orge fermentée sur la digestion gastrique du cheval, car pour pouvoir réaliser les tests de fermentation in vitro, du contenu gastrique de cheval est nécessaire. En effet, il n'est pas possible de reproduire la complexité de l'écosystème gastrique sans partir d'un échantillon prélevé sur des animaux vivants. De plus, la réponse glycémique étant propre a chaque espèce et sachant qu'il n'existe pour l'instant pas de données permettant des prédictions, il est nécessaire de travailler avec des chevaux.

Réduction

La première procédure consistant en un test in vitro, elle permet d'utiliser un nombre réduit d'animaux en comparaison d'un essai in vivo qui nécessiterait une cohorte bien plus importante. Par sécurité, un individu supplémentaire sera nourri avec la même ration la semaine précédant les prélèvements, au cas où l’un des chevaux ne pourrait pas être prélevé. Cependant si les trois premiers chevaux peuvent être prélevés, le quatrième ne sera pas utilisé. Dans recherche dans la littérature ont permis de choisir le nombre d'animaux à inclure dans la seconde procédure. Les animaux seront conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l’environnement.

Raffinement

Les prélèvements ont lieu dans un travail (semblable à une barre d'échographie/insémination) adaptée à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. Dans la procédure 1, afin de réduire le stress et la gêne occasionnés par l'intubation, un tranquilisant est administré aux chevaux. En outre, la sonde utilisée pour le prélèvement de contenu gastrique est adaptée au diamètre de l’œsophage du cheval et sa longueur permet d’atteindre l’estomac tout en laissant une partie assez longue à l’extérieur pour suivre les mouvements éventuels de la tête du cheval sans le contraindre. Avant intubation, son extrémité est recouverte d’huile de paraffine pour lfaciliter son passage. Enfin, elle est en PVC et est placée dans de l’eau chaude 10 min avant intubation pour l’assouplir et également éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Afin que le prélèvement soit rapide et efficace, un gastroscope est utilisé pour vérifier la quantité de contenu et le localiser dans l’estomac. Le gastroscope est spécialement destiné à une utilisation en équine. Le prélèvement de contenu gastrique ne prend que quelques minutes et est stoppé au bout de 20 minutes même si la quantité prélevée n’est pas suffisante. Les chevaux inclus dans la procédure 2 ont reçu une habituation de type medical training afin de diminuer le stress lors des prélèvements de sang capillaire. En outre, le fait de prélever du sang capillaire permet d’obtenir du sang de manière moins invasive que lors d’une prise de sang dans la veine jugulaire et présente aussi moins de risque de complications comme l’apparition d’hématome consécutif à une ponction dans la veine jugulaire. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ils sont hébergés dans des boxes séparées par des bareaux leur permettant de se voir et de se sentir, avec une litière de paille qui leur apporte confrot et permet de diminuer l'ennuie, car les chevaux peuvent fouiller dans celle-ci. Dans la procédure 2, les deux nuits où la litière est retirée, elle est remplacée par des tapis afin que les chevaux ne glisssent pas sur le sol bétonné et pour une meilleur isolation thermique.

Choix des espèces

L'essai doit nécessairement être conduit sur cheval car c'est l'espèce cible du produit. Les chevaux utilisés sernt adultes (entre 5 et 12 ans) car c'est le stade physiologique ciblé par l'étude.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies des plantes
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Autres mammifères : 375
Souffrances
▲ -
▲ 375
▲ -
▲ -
Devenir
 175
 200
 -
 -

Jusqu'à huit épisodes d'injections d'antigènes et d'adjuvant, une prise de sang finale de cinq à dix minutes dans un couloir de contention avec licol et sangles sous-ventrières, et pour les meilleurs répondeurs jusqu'à trois campagnes supplémentaires espacées de six mois. 375 lamas vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous gardés vivants, 200 restant à l'élevage comme reproductrices et 175 placés chez des détenteurs qualifiés. Les anticorps polyclonaux obtenus sont produits à la demande de clients, un anticorps monoclonal étant ensuite sélectionné pour son potentiel thérapeutique. Le porteur affirme qu'il est "indispensable", "du moins pour le moment", de passer par le système immunitaire d'animaux, les banques d'anticorps synthétiques demandant selon lui encore une dizaine d'années de recherche.

Objectifs

MODIFICATION : L’objectif de ce projet est de produire des anticorps polyclonaux à usage thérapeutique. Les anticorps polyclonaux ont plusieurs cibles sur l'antigène, tandis que les anticorps monoclonaux n'en ciblent qu'une seule. Après plusieurs étapes de sélection, un anticorps monoclonal sera sélectionné parmi la masse d’anticorps polyclonaux sur la base de son potentiel thérapeutique, par example le traitement de maladies inflammatoires comme la myasthénie grave. Les anticorps polyclonaux sont obtenus par immunisations de lamas, car les anticorps du lama ont une structure très proches des anticorps humains, ce qui pourrait de fait limiter les risques de rejet thérapeutique chez l’homme et accélérer le développement pré-clinique. En outre le système immunitaire exceptionnellement robuste des lamas réagit en créant une palette très riche d’anticorps lors d’une stimulation spécifique. Le lama ne sera pas utilisé pour la production en masse du produit thérapeutique, mais celle-ci se fera en laboratoire. L’objectif de ce projet est donc de produire des anticorps à la demande de clients (prestation de services) à but thérapeutique dans le cadre des recherches translationnelles ou appliquées réalisées par ceux-ci. La recherche translationnelle (ou recherche de transfert) se situe entre la recherche fondamentale, dont le travail consiste à comprendre les mécanismes à l’origine du développement d’un cancer par example, et la recherche clinique (ou appliquée) qui vise à évaluer l’efficacité et thérapeutique dans des champs d’application aussi variés que: La prévention, la prophylaxie, le diagnostic ou le traitement de maladies, de mauvais états de santé ou d’autres anomalies, ou de leurs effets chez l’homme, les animaux ou les plantes. L’évaluation, la détection, le contrôle ou les modifications des conditions physiologiques chez l’homme, les animaux ou les plantes. Le bien-être des animaux et l’amélioration des conditions de production des animaux élevés à des fins agronomiques. La protection de l’environnement naturel dans l’intérêt de la santé ou du bien-être de l’homme ou de l’animal. MODIFICATION : L’objectif additionnel améliore l’affinité et augmente la réactivité croisée des anticorps candidats grâce à la réutilisation des animaux les plus réactifs pour entre une à trois immunisations supplémentaires (rappel utilisant un déterminant antigénique éprouvé ou un changement d’antigène) après un délai minimal de six mois entre chaque procédure.

Bénéfices attendus

MODIFICATION: Les lamas produisent 2 types d'anticorps : les anticorps à chaînes lourdes et les anticorps conventionnels. Les anticorps conventionnels sont très similaires aux anticorps humains. Ceci est très important car les anticorps seront utilisés comme médicament chez des patients. Plus les anticorps ressemblent à l'humain, moins il y a de réactions contre ces anticorps et donc moins d’effets secondaires indésirables apparaissent. Les anticorps à chaîne lourde ne se trouvent que dans les camélidés (lamas, alpagas) et possèdent des propriétés uniques. Ils sont particulièrement petits, ce qui leur permet de pénétrer des tissus autrement impénétrables (barrière sang/cerveau) et de plus elles résistent à des environnements hautement acides ou des températures élevées. Leurs qualités se sont avérées très utiles pour diverses applications biotechnologiques. A terme, cela conduira à la mise au point de médicaments contre de nombreuses maladies graves, telles que des cancers et les maladies auto-immunes. Chaque immunisation a pour but d’augmenter la réponse immunitaire et d’accroitre l’affinité des anticorps générés par le lama pour obtenir une grande variété de candidats anticorps à portée thérapeutique. Plus le nombre de candidats est élevé, plus la chance d’avoir un anticorps efficace en clinique dans une maladie donnée est élevée. MODIFICATION : Les immunisations supplémentaires (au maximum 3) accroissent la probabilité d’obtenir des anticorps de plus forte affinité et/ou à réactivité croisée vers des gènes communs à différents espèces et réagissant spécifiquement entre eux. Ceci permet des programmes non cliniques plus efficaces tout en épargnant des espèces supérieures. Les comparaisons intra-individuelles réduisent la variabilité et diminuent le nombre d’animaux requis.

Procédures

MODIFICATION - Au jour 0, un prélèvement de sang non-encore immunisé est prélevé du lama (durée du geste 1 à 2 minutes), après quoi l'animal reçoit immédiatement la ou les injections d’immunisation qui prennent quelques secondes. La quantité totale injectée ne dépassera pas les 4ml. L'injection du cocktail d'antigènes et de l'adjuvant est effectuée 1x/semaine ou à des intervalles de temps plus longs (2 semaines, ou jusqu’à 4 semaines dans de rares projets pour lesquels le nombre d’injections sera alors réduit à 3), répétée généralement 6 fois, rarement jusqu’à un maximum de 8 épisodes d’injections. Un prélèvement sanguin unique (1 à 2 minutes) ou à intervalles réguliers (2-4 semaines) pendant les séquences de « vaccination » pourra permettre d’évaluer la réponse immunitaire avant la fin de la procédure. Dans un délai de 4 à 14 jours après la dernière injection d'antigène, un prélèvement de sang sera réalisé en bas du cou. La prise de sang finale dure 5 à 10 minutes pendant lesquelles l'animal sera immobilisé dans un couloir de contention à l'aide d'un licol et de sangles sous-ventrières. Tous les gestes sont réalisés sur animal vigile. MODIFICATION - Les lamas ayant produit les meilleures réactions à la première immunisation pourront être utilisés pour 1 à 3 campagnes supplémentaires maximum (après un délai de repos d’au moins six mois entre chacune d'elles), suivant un protocole similaire à la première immunisation (prélèvements décrits ci-dessus). Ceci pour créer premièrement des réactions croisées améliorant les anticorps identifiés pendant la première campagne, en se concentrant sur les parties de la protéine qui importent le plus, afin d’augmenter leur efficacité. Le deuxième but est de trouver des anticorps capables de réagir avec différentes espèces afin de développer des traitements tout en réduisant l’utilisation d’espèces supérieures, conformément au principe du bien-être animal.

Impact sur les animaux

L’utilisation d'un adjuvant lors des immunisations peut provoquer une réponse inflammatoire locale classique, accompagnée d'un gonflement. Comme pour toute vaccination, un épisode de fièvre peut survenir accompagnant cette inflammation. Les injections peuvent provoquer des douleurs aiguës transitoires (selon le produit injecté), ainsi qu’un inconfort dû à la contention légère nécessaire à la réalisation des gestes, un bras autour du cou pour quelques secondes. Même s’il peut y avoir un risque théorique de choc anaphylactique par l’utilisation d’un cocktail antigénique, il est finalement quasi nul, car les antigènes utilisés (protéines ou séquences ADN humaines) n'ont rien en commun avec le lama. Les prises de sang finales nécessitent une immobilisation plus longue, source d’un inconfort, voire d’un stress de 10 à 15 minutes, d’intensité et de durée variable selon les individus.

Devenir

Les femelles resteront en grande partie à l'élevage en tant que reproductrices, les mâles et les autres femelles seront placés chez des détenteurs qualifiés. Ceci après inspection par notre vétérinaire sanitaire en vue de leur état de santé et de leur socialisation.

Remplacement

Il est indispensable, du moins pour le moment, d’obtenir les anticorps polyclonaux en utilisant le système immunitaire d’animaux (in vivo). En effet, les techniques pour produire des anticorps à partir de librairies d’anticorps synthétisées (in vitro) ne sont pas encore au point et leur utilité est limitée à un nombre de domaines restreint (certains experts estiment qu’il faudrait au moins encore une dizaine d’années de recherches pour améliorer leurs capacités même dans ceux-ci). Elles génèrent des anticorps de moins bonne qualité car nous sommes encore loin de la complexité et de l’efficacité des anticorps obtenus via le système immunitaire des mammifères (ou même des humains dans le cas du covid), qui a évolué sur des millions d’années. De produire des anticorps à l’aide d’animaux fait usage d’une série de processus naturels améliorant, entre autres, leur capacité de se lier aux molécules de la maladie. Ceci car l’organisme animal est capable de sélectionner l’anticorps le mieux à même de se lier à une cible spécifique parmi mille milliards d’anticorps à l’aide un processus hautement complex, impossible à réaliser in vitro. Ce processus est déclenché par le démarrage de la réponse immunitaire de l’animal. La plus efficace des techniques in vitro arrive à gérer dix milliards. Étant donné que les anticorps des camélidés sont structurellement très proches des anticorps humains, il n'y aura que des modifications minimes qui seront nécessaires pour convertir les anticorps de lamas en anticorps pleinement tolérés par le système immunitaire humain. Ces qualités rendent les petits camélidés uniques. Les anticorps polyclonaux obtenus par immunisations de lamas sont la base pour les anticorps thérapeutiques sélectionnés (monoclonaux) qui seront séquencés et produits en masse en laboratoire (in vitro) sans utilisation d'animaux. Les anticorps prennent une place de plus en plus importante dans la recherche et les thérapeutiques humaines et vétérinaires, voir même agricoles. Nous avons donc besoin d’anticorps de la plus haute qualité. Naturellement les conditions dans lesquelles ces immunisations sont réalisés doivent obligatoirement se faire sous les meilleures conditions, afin d’éviter toutes souffrances inutiles aux animaux.

Réduction

MODIFICATION: En utilisant des cocktails de différents antigènes cibles, sous forme de protéine purifiée par exemple, le nombre d'animaux dans les essais est fortement réduit, tout en préservant le rendement expérimental. Nous visons une compatibilité suffisante des différentes protéines pour maximiser le nombre de cibles dans le cocktail. En outre le système immunitaire exceptionnellement robuste des lamas réagit en créant une palette très riche d’anticorps lors de chaque stimulation spécifique. Pour chaque expérience d’immunisation ciblée, 2 à 4 animaux maximum seront utilisés, car un individu seul pourrait produire des réactions atypiques ou non-concluantes. Le nombre d'animaux est basé sur les résultats des expériences précédentes. Des lamas non consanguins sont utilisés; donc des lamas qui sont génétiquement éloignés les uns des autres, ce qui rend leurs systèmes immunitaires plus efficaces. MODIFICATION : L’utilisation continue d’animaux présentant une forte réponse immunitaire réduit la nécessité de constituer de nouveaux groupes d'animaux naïfs pour des objectifs similaires, diminuant ainsi le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

MODIFICATION: Toutes nos installations sont conçues pour permettre aux lamas de vivre de sorte que soient respectés le mieux possible leurs besoins physiologiques et comportementaux. Les animaux sont logés en groupes sociaux stables, formés d’individus compatibles. Nous élevons des animaux de pâturage et les hébergeons sur nos 30 hectares de prairies permanentes et de bois. Dans le cours des soins de routine, nos lamas sont régulièrement manipulés. Traitements vermifuges par injections sous-cutanées et par solutions administrées oralement, tous les trois mois (Moxidectine, Praziquantel, Fenbendazol). Prises de sang pour les analyses de santé, tonte, coupe des ongles etc. La tonte annuelle étant l’intervention la plus stressante dans ce cadre, mais entièrement réalisée pour le confort des lamas, nous ne commercialisons pas la laine. Ces interventions ont comme effet collatéral d’habituer les animaux aux interventions humaines, ce qui nous permet de limiter le stress ou l’inconfort liés aux gestes d’injection ou de prélèvements sanguins répétés. Comme nos lamas sont destinés à une utilisation en tant qu’animaux de loisirs et de bât, voir de médiation animale, ils suivent également un entrainement à la longe. Nous sélectionnons nos lignées depuis plus de 30 ans selon des critères d’anatomie, de laine, de couleur, mais avant tout de caractère. Même dans ces conditions il y a toujours des individus plus sensibles que d’autres, qui auront droit à des séances d’éducation complémentaires. Nos interventions durant les procédures expérimentales prévues ne dépassent pas le cadre de ce qu’ils sont habitués à subir pour leurs soins courants et sont réalisés sur des animaux vigiles. L’impact léger de ces procédures ne donne pas lieu à prévoir des points limites, ni de traitements antalgiques. Naturellement les animaux peuvent avoir un problème de santé sans relation avec la procédure durant celle-ci, en quel cas la vétérinaire les traitera selon leurs symptômes et décidera, en consultation avec le donneur d’ordre, s’ils doivent être retirés de la procédure. Les gestes réalisés sont de nature à ne provoquer qu’un inconfort voire du stress sur les animaux les plus sensibles au contact, malgré les séances d’habituation lors des soins quotidiens. MODIFICATION : Un intervalle minimal de six mois entre deux nouvelles campagnes d’immunisation est systématiquement respecté.

Choix des espèces

Les lamas produisent 2 types d'anticorps : les anticorps à chaînes lourdes et les anticorps conventionnels. Les anticorps conventionnels sont très similaires aux anticorps humains. Ceci est très important car les anticorps seront utilisés comme médicament chez les patients. Plus les anticorps ressemblent à l'humain, moins il y a de réactions contre ces anticorps et donc moins d’effets secondaires indésirables apparaissent. Les anticorps à chaîne lourde ne se trouvent que dans les camélidés (lamas, alpagas) et possèdent des propriétés uniques telles que leur taille et leur stabilité. Leur spécificité et leur sélectivité se sont avérés très utiles pour diverses applications biotechnologiques. A terme, cela conduira à la mise au point de médicaments contre diverses maladies graves, telles que des cancers et les maladies auto-immunes. Les lamas âgés de plus de 9 mois, mâles ou femelles, sont utilisés parce qu'ils ont un système immunitaire mature et que leur poids permet des prélèvements de sang adaptés à leur volume sanguin. Les lamas âgés de plus de 9 mois, mâles ou femelles, sont utilisés parce qu'ils ont un système immunitaire mature et que leur poids permet des prélèvements de sang adaptés à leur volume sanguin, c’est à dire 250ml pour les lamas de moins de 100kg et entre 250 et 400ml pour les individus plus lourds. Nos clients potentiels nous indiquent que 250ml pourraient désormais être la norme et que le maximum de 400ml sera normalement abandonné, ce qui constituerait un raffinement de la procédure.