Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Gestion de lignées de rongeurs génétiquement altérés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
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- Cancers
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- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
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- Oncologie
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- Système cardiaque
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- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Rats : 30000
Créées sur place ou reçues d'autres établissements, des lignées de souris et de rats génétiquement modifiés sont élevées, tatouées et biopsiées pour vérifier qu'elles portent bien la mutation commandée. 320 000 souris et 30 000 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré, ceux qui ne partent pas vers un autre projet d'expérimentation étant tués, sans placement possible puisqu'ils appartiennent au scientifique commanditaire. Chaque animal peut subir jusqu'à quatre biopsies de l'oreille ou de la queue et quatre prélèvements sanguins par jour, et exprimer du seul fait de sa mutation un phénotype douloureux tel qu'une arthrite. Le porteur ajoute que la mise à mort peut être programmée à un âge précis pour éviter que l'animal n'exprime ce phénotype, et que les scientifiques "s'engagent par écrit" à ce qu'il n'existe pas de solution de remplacement à leur lignée.
Objectifs
Ce projet a pour premier objectif le maintien de lignée de rongeurs génétiquement modifiées qui développent des modifications/symptômes physiques ou cliniques (appelés phénotypes) dû à la mutation des gènes, et l’évaluation de l’impact de ces caractéristiques sur leur bien être ; comme deuxième objectif la réalisation d'une biopsie (prélévement d’un morceau d’oreille le plus souvent) en plus d’une identification par tatouage des animaux. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique, par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées génétiquement modifiées, si nous ne connaissons pas l’impact de la mutation génétique sur l’animal, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre sa gestion optimale, sa prévention ou son traitement adéquat. Si l’impact de cette mutation est avéré et connu, la gestion de cette lignée y sera adaptée par la définition / surveillance des possibles signes cliniques ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée génétiquement modifiées, il est important de savoir si l’animal est porteur ou non de la mutation génétique, pour cela, une biopsie peut être réalisée qui permettra d’extraire l’ADN de l’animal et ensuite de vérifier si l’animal à la mutation dans son ADN. Ce test est important car dans l’élevage de lignée génétiquement modifiées, tous les animaux nés ne sont pas porteurs de la mutation, il est donc primordiale de le vérifier pour pouvoir utiliser les animaux d’interet uniquement et donner des résultats fiables. Enfin, certaines mutations génétiques ne font effet qu’après l’injection d’une hormone ou d’un antibiotique. Pour induire cette mutation d’interet et que l’animal exprime physiologiquement cette mutation, une injection de l’hormone pourra ainsi également être réalisée. Pour ce projet, nous comptons 350 000 animaux (ajout de 15% dû à l’augmentation de l’utilisation de ces modèles) répartis entre 500 et 600 projets différents. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes parfois pathologiques de leur mutation.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement modifiés (avec une analyse de la présence de la mutation validée) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. L’altération génétique de ces animaux permet de les rendre plus spécifique à une question scientifique posée, et ainsi réduire le nombre d’animaux qui aurait du être utilisé si on avait utilisé des lignées moins adaptée à la maladie étudiée. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement modifiées et une standardisation et un raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la cartographie génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production, de l’élevage et de la qualité des animaux qui doivent être sains, sans agent pouvant induire des biais dans les études et porteur de la mutation génétique voulue afin de fournir aux scientifiques le bon modèle pour leurs expérimentations.
Procédures
Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : - A maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute - A des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront exprimer un phénotype ayant un impact négatif sur eux (ex : mutation induisant de l’arthrite). Dans de rare cas, l’administration de ligands peuvent être fait via des injections en intrapéritonéale ou en gavage (durée : moins de 5 minutes, fréquence peut varier d’une expérimentation à une autre, mais n’excédant pas une fois par jour pendant 7 jours, en cas de protocole nécessitant de dépasser ces limites, cela devra au préalable être valider par la SBEA) (durée et fréquences décrites dans la procédure 4, et recommandées par la littérature).
Impact sur les animaux
EExpression d’un phénotype ayant un impact négatif sur les animaux et des signes cliniques associés. Douleur, signes cliniques, mortalité inatendue ou stress exprimé pendant l’évaluation bien etre animal d’une nouvelle lignée. Douleur et stress léger de courte durée associés à une biopsie par méthode invasive (4 biopsies maximum) en plus d’une identification. Douleur et stress léger de courte durée associés à un prélèvement sanguin. Douleur, stress léger de courte durée dûs aux contentions. Douleur, stress léger de courte durée dûs à l'injection d’un produit.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont soit en utilisation continue dans des projets d’expérimentation, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).
Remplacement
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro. Les scientifiques s’engagent par écrit à ce qu’il n’y ait pas de solution de remplacement à cette lignée.
Réduction
Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet. Par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction) ; éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels ; fécondation in-vitro pour ne produire qu’une génération d’animaux d’intérêt et éviter le vieillissement ; cryoconservation des lignées non utilisée et arrêt des colonies respirantes si pas de besoin. Nous encourageons les scientifiques à utiliser les petits au génotype sauvage (non d’intérêt) en tant que contrôles. Pour l’évaluation du bien-être d’une nouvelle lignée, ne sont utilisé que le nombre d’animaux minimum requis. Nous ne faisons pas naître d’animaux spécifiquement pour cette évaluation. Pour le génotypage, nous encourageons les scientifiques à choisir des méthodes de prélèvement qui associent identification et génotypag. Nous les encourageons à choisir des schémas d’accouplement ne nécessitant pas de génotypage (homozygotes x homozygotes par exemple). Nous avons aussi réduit le nombre d’animaux utilisés pour l’évaluation du bien-être des nouvelles lignées en adaptant les anciens requis Suisses et Allemands (100 animaux sur 3 générations) aux recommandations européenes (au moins 7 animaux de chaque sexes et génotypes, sur 2 générations).
Raffinement
En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place par des techniciens qualifiés et compétents au suivi vétérinaire des animaux. Dans le cas de lignées pouvant présenter un phénotype dommageable, si le phénotype le requiére, des observations cliniques plus fréquentes et plus spécifiques avec des points limites et des raffinements précis seront mise en place. Afin de limiter la douleur pour l’animal, une euthanasie pourrait être demandé en automatique à un point limite ou âge précis afin d’éviter que l’animal n’exprime le phénotype. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite terminal, l’animal est mis à mort.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont développées, maitrisées et avec de nombreuses données scientifiques. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables et permettent ainsi de mener de manière plus fiable des études en recherche et développement. Pour ce projet, nous devons caractériser et élever des animaux génétiquement modifiés qui peuvent développer des caractéristiques cliniques spécifiques à tout âge. Pour vérifier la présence de la modification génétique, une biopsie est réalisée le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une nouvelle biopsie à l’âge adulte peut être demandé pour vérification. Une analyse du sang peut également permettre de vérifier que l’animal présente les caractéristiques attendues, cette dernière se fait après 4 semaines d’âge minimum (adulte) Pour finir, la modification génétique peut être induite par l’injection d’une hormone, cette injection peut se faire à partir de 8.5jours après la fécondation.
Potentialisation des immunoglobulines colostrales chez le veau : effet d’un prébiotique et de la micro-encapsulation sur le transfert immunitaire et l’immunité locale intestinale
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
32 veaux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis rendus à l'élevage laitier dont ils renouvelleront le troupeau. Chacun subit un gavage de colostrum dans l'heure suivant sa naissance, quatre prises de sang jusqu'à 28 jours et un prélèvement de fèces, pour mesurer l'absorption d'immunoglobulines issues d'un colostrum déshydraté additionné d'un prébiotique. Le bénéfice avancé, un meilleur transfert d'immunité passive, vise des veaux de production laitière auxquels le colostrum maternel est retiré au profit d'un substitut. Le porteur affirme qu'aucun modèle in vitro robuste n'existe pour ce transfert chez le veau et conclut qu'il est "nécessaire" d'expérimenter sur eux.
Objectifs
Le projet vise à vérifier l’absorption des immunoglobulines issues de colostrum déshydraté en remplacement du colostrum naturel et d’augmenter cette absorption dans le but d’améliorer le transfert d’immunité passive (TIP). D’un point de vue scientifique, il s’agit de déterminer dans quelle proportion les immunoglobulines issues de colostrum apportées par voie orale dans la première heure de vie sont transférées dans la circulation sanguine et si l’ajout d’un prébiotique permet d’augmenter leur taux d’absorption. Le deuxième objectif est de confirmer qu’un apport continu et en faible quantité d’IgG colostrales par voie orale durant les 20 jours suivants la naissance permet de préserver le stock d'anticorps existants. Pour démontrer cet effet d’accumulation, la teneur en IgG circulantes sera mesurée à 24h, à 15 jours et à 21 jours d’âge.
Bénéfices attendus
L’échec de transfert d’immunité passive est fréquent chez les veaux laitiers. Les bénéfices attendus du projet sont d'augmenter l'absorption des immunoglobulines et de favoriser ainsi la mise en place du système imunitaire chez le veau pendant les 21 permiers jours de vie.
Procédures
4 prises de sang sur chaque animal (à la naissance, à 24h, à 21j, à 28j). Les prises de sang sont réalisées par du personnel entrainé, leur durée est inférieure à 15 secondes. 1 prélèvement de fèces par animal à 21 jours. La durée de prélèvement est d'environ 10 secondes.
Impact sur les animaux
La contention et le gavage permettant l'apport du colostrum juste après la naissance des animaux représente un stress et un inconfort pour les veaux malgré sa réalisation par des animaliers expérimentés. Les prises de sang peuvent aussi générer du stress chez les animaux malgré toutes les précautions prises pour en limiter les effets indésirables (habituation des animaux à la présence humaine, contention limitée et de très courte durée, utilisation, durée de la prise de sang inférieure à 15 secondes, massage de la zone piquée juste après le retrait de l'aiguille). En cas d’hématome (cela est arrivé deux fois sur plus de 2000 prises de sang lors du projet précédent sur 70 animaux pendant 3 ans), un baume décongestionnant sera appliqué au niveau du sillon jugulaire. On prélève alors de d'autre côté, sur l'autre jugulaire.
Devenir
Pas de mise à mort, les animaux sont remis dans l'élevage et participeront au renouveau du troupeau laitier.
Remplacement
Il n’existe pas de modèle in vitro robuste pour l’étude du transfert d’immunité passive chez le veau. Contrairement aux autres espèces, les bovins sont totalement dépourvus d’anticorps à la naissance en raison de l’absence de transfert d’anticorps transplacentaire. Les immunoglobulines G (IgG) présentes dans le colostrum permettent de transmettre l’expérience immunologique de la mère au nouveau-né (immunité passive) en attendant que celui-ci développe sa propre immunité (immunité active). Il est donc nécessaire de réaliser l’expérimentation sur les veaux.
Réduction
Sur la base des tests statistiques de puissance, nous avons défini qu'un nombre minimum de 32 animaux au total était suffisant pour tester les deux hypothèses : 1- l’effet positif éventuel d’un prébiotique sur l’amélioration de la perméabilité intestinale permettant l’optimisation de l’apport d’IgG via la prise initiale de colostrum par voie orale ; 2- une meilleure préservation de l’intégrité des IgG .
Raffinement
La contention des veaux et les prélèvements sanguins sont des éléments capitaux à la maîtrise de la douleur. Ces opérations sont toujours effectuées par les mêmes personnes formées et habituées à ces manipulations. Compte tenu de l'expérience et de l'efficacité des personnels chargés des prélèvements, la durée de ceux-ci est réduite au minimum (la contention dure deux minutes et la prise de sang moins de quinze secondes) ce qui permet de limiter le stress des animaux. Ces prélèvements sont espacés dans le temps (à 24 heures, 15 jours et 21 jours après la naissance). Les équipements de distribution des aliments (distributeurs automatiques de lait et de concentré) permettent de détecter toute anomalie au niveau de la prise alimentaire. Les animaux qui présenteraient des problèmes (diarrhée, sous-alimentation...) seront examinés et traités par le vétérinaire référent de l’élevage. Tous les animaux reçoivent une quantité d’IgG minimale d’IgG supérieure aux recommandations. Nous utiliserons un matériel moderne , développé par des vétérinaires, qui permet de réduire le stress et l’inconfort du veau au moment de l'adminisatration des IgG. Le tube est flexible et doux ce qui permet une ingestion facile par le veau. Le choix de cette méthode ici est uniquement à but expérimental car on a besoin de s’assurer que l’animal prenne bien l’entièreté de la ration de colostrum dès la première prise car la primo administration induit une réduction de la perméabilité de l’intestin pour les prises ultérieures . L’apport d’IgG durant les 20 jours suivants la naissance pour les lots expérimentaux des 2 essais s’ajoute à une quantité initiale d’IgG reçue à travers le colostro-remplaceur. De la naissance au jour 3, les veaux sont dans des cases individuelles, paillées avec une lampe chauffante et font l'objet de visites pluri-journalière des animaliers. Les animaux sont caressés à chaque visite. Les animaux peuvent se voir, s’entendre, se sentir et même se toucher s’ils se mettent debout. Au jour 4, les animaux retrouvent leur congénères dans la même aire paillée.
Choix des espèces
Les espèces bovine et caprine sont les plus susceptibles de recevoir des immunoglobulines de lactosérum en complément des immunoglobines colostrales. L’espèce bovine a été choisie car la taille des animaux nouveau-nés autorise des prélèvements sanguins dès la naissance sans nuire à l’animal. Veaux de la naissance à 21 jours. Les veaux ne doivent pas consommer le colostrum maternel car le transfert d’immunité passive est effectué à partir de colostro-remplaceur.
Effet d’une nouvelle solution nutritionnelle sur les performances et le statut immunitaire de la truie, et sur la prévalence néonatale du syndrome inflammatoire et nécrotique chez les porcelets
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
60 truies vont être utilisées, chacune soumise à cinq prises de sang au maximum, dont quatre par ponction jugulaire prélevant jusqu'à 40 mL, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque ponction demande une contention de deux à quatre minutes, et le porteur limite à deux le nombre de tentatives par veine pour raccourcir ce temps. Les prises de sang à la jugulaire se font hors de la salle d'élevage, afin que les autres truies n'entendent pas les cris. Aucune n'est tuée à l'issue, elles poursuivent leurs cycles de reproduction dans l'établissement et pourront repasser dans une autre procédure, l'objet du projet étant de tester une solution nutritionnelle destinée aux élevages porcins.
Objectifs
Le syndrome inflammatoire et nécrotique porcin se caractérise par des lésions inflammatoires et des nécroses au niveau des extrémités de l’animal : queue, pieds, tétines, oreilles, face. Récemment mis en lumière par le vétérinaire et chercheur allemand Gerald Reiner, ce syndrome s’observe dès les premières heures de vie du porcelet, montrant qu’il se développe in utero et que sa maîtrise implique de travailler sur la gestion alimentaire des truies. L’objectif de ce projet est de tester une nouvelle stratégie nutritionnelle pour améliorer le statut immunitaire de la truie, puis évaluer si des effets sont observés sur la prévalence de lésions de type inflammatoire aux extrémités des porcelets, et ce dès leur naissance.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont l’élaboration d’une stratégie alimentaire pour la truie permettant notamment de soutenir son immunité et d’optimiser la santé des porcelets à la naissance.
Procédures
Au total, 60 truies seront soumises à une cinétique d’au maximum 5 prélèvements sanguins espacés de 72 h au minimum. A l’exception de la prise de sang prévue au pic de lactation, tous les autres prélèvements seront réalisés par ponction à la jugulaire (40 mL maximum par prélèvement). Pour ces prélèvements sanguins, le nombre de tentatives de ponction sera limité à 2 par veine jugulaire (gauche et droite) par animal afin de réduire le temps de collecte (et donc de contention). Concernant le prélèvement au pic de lactation, il sera réalisé par ponction au niveau de la zone caudale. Le nombre de tentatives de ponction sera limité à 2 par animal, et le volume prélevé sera limité à 10 mL maximum. Les prises de sang nécessitent une contention des animaux, sur une durée pouvant varier de 2 à 4 minutes.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins peuvent induire un stress lors de la manipulation et la contention des animaux, ainsi qu’une douleur transitoire au moment de l’introduction de l’aiguille.
Devenir
Les truies seront gardées en vie à l’issue de cette procédure expérimentale. Elles continueront leurs cycles reproductifs dans l’établissement utilisateur et pourront éventuellement retourner dans une procédure expérimentale.
Remplacement
Les fonctions de la solution nutritionnelle (mélange de plusieurs ingrédients naturels ayant des propriétés antimicrobiennes et anti-inflammatoires) dans l’organisme étant multiples, ses effets sur la santé et les performances des truies découlent de diverses régulations métaboliques complexes, qui ne peuvent pas être modélisées ou étudiées in vitro.
Réduction
Sur les 60 truies prévues au début de l’étude (30 par groupe), on estime que 48 d’entre elles seront gestantes (en se basant sur une réussite à l’IA de 80%). On aura donc en théorie 24 truies par groupe en fin de lactation (sans considérer de potentiels avortements). Le test de puissance statistique a permis de déterminer un nombre minimal de 22 truies par traitement. L’excédent de 2 truies par groupe, permettra d’assurer les effectifs minimaux jusqu’à la fin du cycle de reproduction, même en cas d’avortements ou d’atteinte de certains points limites. En outre, l’étude sera réalisée sur des animaux homogènes et en bonne santé afin de réduire la variabilité individuelle en début d’essai. Les deux groupes expérimentaux seront comparés par une analyse de la variance (ANOVA).
Raffinement
L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Des points limites stricts et définis à l’avance seront appliqués tout au long du projet. Les prises de sang à la jugulaire s’effectueront en dehors de la salle d’élevage afin que les autres animaux n’entendent pas les éventuels cris, ce qui pourrait engendrer du stress. Le nombre de tentatives de ponction sera limité à 2 par veine jugulaire (gauche et droite) par animal afin de réduire le temps de collecte (et donc de contention). Une quantité de 40 mL maximum sera collectée par prélèvement, soit 0,3% environ du volume sanguin des animaux. La manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Pour les prises de sang au niveau de la zone caudale, elles seront réalisées directement dans la salle d’élevage. Le nombre de tentatives de ponction sera limité à 2, et le volume prélevé sera de 10 mL maximum. Du matériel d’enrichissement sera à disposition de toutes les truies, quel que soit le stade physiologique, pour améliorer leur bien-être : - En verraterie, chaque truie dispose d’un jouet cylindrique en bois compressé consommable ; - En gestante, les truies ont à disposition, une chaine, une chaine avec une corde en toile de jute (jouet consommable), une brosse, des étoiles en plastique (jouet non consommable) ; - En maternité, chaque truie dispose d’un jouet cylindrique en bois compressé consommable ainsi qu’un sac en toile de jute pour favoriser les comportements de nidification.
Choix des espèces
L'espèce choisie pour la réalisation du projet est uniquement le porc puisqu’il s’agit de l’espèce cible du projet. La finalité du projet est de mettre en place une solution applicable sur le terrain pour les élevages porcins afin d'améliorer la santé des truies et des porcelets. Les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) mis en jeu et étudiés dans le cadre du projet sont spécifiques de l'espèce porcine ce qui implique qu'il n'est pas possible de remplacer cette espèce par une autre. Les animaux utilisés seront des truies reproductrices à différents stades physiologiques de reproduction (attente de saillie, gestation, lactation). La réponse des truies face à des modifications nutritionnelles dépend de leur statut métabolique et hormonal. Ces deux statuts sont fortement affectés par le stade physiologique de la truie (gestante vs. allaitante, début vs. fin de gestation, etc…).
Promouvoir la santé, l’autonomie alimentaire et le bien-être animal grâce à l’utilisation de plantes fourragères dans les systèmes de production de lapins nourris à l’herbe
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Maladies animales
Port d'un harnais en continu pendant trente-cinq jours, isolement d'une heure par semaine six fois dans leur vie, tonte pour le prélèvement de poils et prise de sang à l'oreille : 924 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Une partie est tuée à 86 jours pour prélever le contenu cæcal et mesurer le rendement de carcasse et la qualité de la viande, les autres rejoignent un abattoir commercial à 90 jours. L'objectif déclaré est de concevoir une prairie fleurie de seize espèces fourragères adaptée à l'engraissement des lapins au pâturage, et le porteur qualifie d'"indispensable" l'angoisse provoquée par l'isolement social répété. Il annonce quarante sessions d'apprentissage de trois minutes, quatre mises en arène et des tests de perception, sans préciser en quoi ces derniers consistent.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de contribuer à l’émergence de systèmes d’élevage respectueux de l’environnement et des animaux. Il porte sur la conception d’un élevage de jeunes lapins à l’herbe. Les lapins peuvent ainsi exprimer des comportements naturels (bondir, se dresser, se cacher, brouter, etc.). Toutefois, l’élevage à l’extérieur n’est pas sans risque, car les animaux sont exposés à des maladies causées par des parasites, comme la coccidiose. En revanche, certaines plantes fourragères produisent des composés chimiques (tels que les saponines et les tanins) qui perturbent le cycle de vie des coccidies. D’autres plantes fourragères sont riches en protéines, minéraux et vitamines, et permettent de nourrir les lapins avec un moindre recours à des aliments complets fabriqués à partir d’ingrédients importés, comme le soja ; culture qui entraîne une forte émission de gaz à effet de serre. Ainsi, l’utilisation de plantes fourragères dans l’alimentation de lapins élevés exclusivement à l’herbe s'avère prometteuse d’un point de vue sanitaire et environnemental. Néanmoins, les connaissances concernant l’alimentation, la santé et le comportement de lapins élevés exclusivement à l’herbe sont limitées. De plus, les éleveurs de lapins à l’herbe ne disposent pas d’informations scientifiques sur les prairies (ni sur les assemblages de plantes fourragères) conçues pour cette espèce. Ils élèvent et nourrissent leurs lapins dans des prés destinés aux vaches et aux moutons, ce qui semble peu adapté à la physiologie digestive du lapin. Face à ce constat, cette étude vise à concevoir et évaluer une prairie fleurie multi-espèces à haut potentiel productif, adaptée aux besoins nutritionnels et digestifs des lapins élevés au pâturage.
Bénéfices attendus
Ce projet vise l’obtention de connaissances scientifiques sur le potentiel productif d’une prairie fleurie composée de 16 espèces fourragères sélectionnées pour répondre aux besoins nutritionnels de jeunes lapins en croissance et élevées en parc plein air avec pâturage. Cet assemblage de plantes fourragères a été conçu de façon à optimiser les propriétés fonctionnelles de la prairie dans le but de réduire les risques de maladies parasitaires, comme les coccidies. L’élevage des lapins en plein air, dans une prairie spécialement conçue pour cette espèce, présente un intérêt pour la santé et le bien-être des animaux. Ce projet pourra également contribuer à l’émergence de modes d’élevage alternatifs à faible utilisation d’intrants (moins de granulés), et ainsi participer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en garantissant un niveau de productivité satisfaisant.
Procédures
En fonction des procédures expérimentales, les interventions contraignantes sont les suivantes : A. 180 lapins (6 essais de 30 lapins) exposés à : 1. Isolement partiel (1h par semaine) six fois dans la vie de l’animal pour le prélèvement de crottes dures (déjections). B. 168 lapins (6 essais de 28 lapins) exposés à : 1. Isolement partiel temporaire (1h par semaine) six fois dans la vie de l’animal pour le prélèvement de crottes dures (déjections). 2. Contention pour le prélèvement de poils (coupe à l’aide d’une tondeuse vétérinaire) une fois dans la vie de l’animal. 3. Prise de sang (≤ 5ml) à effectuer une fois dans la vie de l’animal lapin (durée ≤ 5 minutes). C. 192 lapins (6 essais de 32 lapins) exposés à : 1. Isolement partiel (1 h par semaine) six fois dans la vie de l’animal pour le prélèvement decrottes dures (déjections). 2. Contention pour le prélèvement de poils (coupe à l’aide d’une tondeuse vétérinaire) une fois dans la vie de l’animal. 3. Prise de sang (≤ 5ml) à effectuer une fois dans la vie de l’animal (durée ≤ 5 minutes). 4. Marquage à la bombe colorée trois fois dans la vie du lapin. 5. Port d’un harnais maximum en continu pendant 35 jours. 6. Session d’apprentissage (40 sessions de 3 minutes dans la vie de l’animal). 7. Mise en groupe dans une arène de tests (4 tests dans la vie du lapin). D. 384 lapins (6 essais de 64 lapins) exposés à : 1. Marquage à la bombe colorée trois fois dans la vie du lapin. 2. Port d’un harnais maximum en continu pendant 35 jours. 3. Session d’apprentissage (40 sessions de 3 minutes dans la vie de l’animal). 4. Mise en groupe dans une arène de tests (4 tests dans la vie du lapin). 5. Tests de perception (4 tests maximum de 10 min dans la vie du lapin).
Impact sur les animaux
Certaines actions sont stressantes pour les animaux : (1) l’isolement partiel ponctuel, (2) la contention pour les prélèvements de poils et la prise de sang (3) la douleur liée à l’introduction d’une aiguille pour la prise de sang, (4) l'élevage au plein air avec un accès libre à une pâture herbagée expose les lapins aux conditions extérieures et peut engendrer un stress thermique et un risque de prédation. Les risques de stress thermique seront limités par un suivi quotidien des conditions météorologiques. En cas d'événements extrêmes, les lapins seront mis à l'abri dans une structure légère, dans des parcs, pendant le temps nécessaire. Les risques de prédation seront limités par l’utilisation d’une double clôture (filet électrifié sur la zone d’essai). La vaccination des animaux limitera le risque de contamination par les maladies des lapins sauvages.
Devenir
Procédure N°1 : La mise à mort n’est pas nécessaire. Après les prélèvements de crottes, les lapins poursuivront leur élevage puis intégreront la chaîne alimentaire à 90 jours d’âge (vente à un abattoir commercial). Procédure N°2 : A 86 jours d’âge les animaux seront euthanasiés pour le prélèvement de leur contenu caecal (microbiote caecal des lapins) et pour les analyses de rendement de carcasse et qualité de viande. Procédure N°3 : A 86 jours d’âge, les animaux seront euthanasiés pour le prélèvement de leur contenu caecal (microbiote caecal des lapins) et pour les analyses de rendement de carcasse et qualité de viande. Procédure N°4 : La mise à mort n’est pas nécessaire, les lapins poursuivront leur élevage puis intégreront la chaîne alimentaire à 90 jours d’âge (vente à un abattoir commercial).
Remplacement
Le projet s’inscrit dans le cadre des recherches appliquées menées pour améliorer la santé, le bien-être et les conditions de vie des lapins élevés à des fins agronomiques. A ce titre, le recours à des méthodes alternatives (comme la simulation informatique) ne remplace pas l’utilisation des animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est le minimum nécessaire pour mettre en évidence des différences significatives d’un point de vue sanitaire (sens biologique du terme), comportemental et économique entre les groupes expérimentaux. Le nombre total d’animaux exposés aux procédures expérimentales a été calculé après révision de la littérature scientifique et simulations informatiques. Le tout dans le souci d’avoir l’information nécessaire au vu des objectifs du projet, avec la moindre utilisation d’animaux possible.
Raffinement
Lorsque les animaux sont exposés à des procédures potentiellement nuisibles à leur bien-être physique et mental, des mesures visant à atténuer la nuisance ont été mises en place, à savoir : (1) Prélèvements de poils (à l’aide d’une tondeuse vétérinaire) et les prises de sang nécessaires pour évaluer le stress (corticostérone accumulée dans les poils) et l’état de santé (formule sanguine) des lapins sont effectués avec une contention douce et ferme (rassurante pour l’animal). (2) Pour les prises de sang, des aiguilles d’un diamètre adapté à la taille de l’artère de l’oreille des lapins sont utilisées afin de prélever un volume de sang ne dépassant pas 6% de leur poids vif. (3) L’isolement social ponctuel des lapins pour le prélèvement des crottes dures nécessaires à la quantification du niveau d’infestation parasitaire des lapins est limité à une heure par semaine maximum dans un enclos permettant la liberté totale de mouvement et le contact visuel et olfactif avec les autres lapins de son groupe (4) Les méthodes de marquage pour l’individualisation des lapins nécessaires aux tests de comportement et de cognition peuvent être contraignantes (puces RFID sous-cutanée ou dans des boucles). L’utilisation d’une partie des animaux de ce projet pour le raffinement des méthodes d’identification non invasives (harnais en nylon colorés pour le port de puces RFID) permettra d’affiner les méthodes d’identification et, à terme, d’éviter le recours aux méthodes invasives. (5) Le conditionnement « négatif » (attraper les lapins et les placer dans leur cabane, par exemple) est susceptible de générer du stress et ne peut être remplacé car il permet de quantifier l'expression des émotions négatives à comparer avec les émotions positives. Cela dit, un délai entre le début du signal (son) et le début de l'événement « négatif » donnera la possibilité à l'animal d'éviter cet événement (délai de 10 à 5 secondes entre le début de l'apprentissage et la fin). Dans le cas où l'animal n'apprendrait pas, les événements « négatifs testés » en apprentissage ne dépasseront de toute façon pas le seuil du stress généré par une piqûre d'aiguille et auront une durée maximale équivalente à celle du test (soit 3 minutes avec un maximum de 20 sessions sur la période de croissance). (6) Test de perception : L’angoisse temporaire générée par l’isolement social de courte durée est indispensable, mais elle ne devra pas excéder 5 minutes. (7) Application stricte des point limites du projet.
Choix des espèces
Il s'agit de jeunes lapins (femelles et mâles) en période de croissance, âgés de 42 à 90 jours. Le projet vise à caractériser les bénéfices en termes de santé et de bien-être d’une prairie multi-fleurie et multi-espèces (assemblage de plantes fourragères) conçue pour répondre aux besoins nutritionnels des lapins. Le recours à d’autres espèces n’est pas pertinent pour atteindre ces objectifs. L’utilisation de jeunes lapins présente l'avantage d'éviter les potentiels effets négatifs sur les interactions sociales (bagarres) observés chez les groupes de lapins plus âgés. Ce qui permet l’expérimentation en groupes, étant donné le caractère social de l’espèce.
Détermination de la digestibilité iléale des protéines et acides aminés sur des matières premières utilisées pour l’alimentation de poussins en croissance
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Des cages de 0,84 m² pour quatre poussins, quand la directive européenne en préconise 2 : 480 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger, tous tués à 27 jours pour récupérer le contenu de leur intestin. Un groupe témoin reçoit un aliment totalement privé de protéines, avec des carences et un retard de croissance attendus. Le projet, mené sur cinq ans pour le compte de trois sociétés concurrentes du secteur, vise à fixer une méthode de référence pour mesurer la digestibilité des matières premières d'alimentation animale. Le porteur retient le poulet de chair parce qu'il s'agit de "l'espèce cible", et reconnaît qu'une cage réduite limite l'exploration et les déplacements.
Objectifs
La digestibilité des acides aminés des aliments/matières premières destinés à l’alimentation des volailles est un sujet d’intérêt depuis quelques années. Il est désormais reconnu que la digestibilité déterminée au niveau de l’iléon (partie de l'intestin grêle) permet d’avoir une meilleure mesure de l’absorption des acides aminés par la volaille. Il existe de plus en plus de publications sur des valeurs de digestibilité iléale des acides aminés pour certaines matières premières mais avec une grande variabilité entre les publications et entre les stations de recherche où sont réalisés les projets. Ce phénomène de variabilité étant principalement dû à des différences de méthodologies utilisées. Ce projet a donc pour objectif de déterminer une méthode de référence afin de mesurer la valeur de la digestibilité iléale apparente des matières premières utilisées pour l’alimentation des volailles.
Bénéfices attendus
Ce projet est indispensable pour développer une méthode standardisée de mesure de digestibilité iléale apparente des protéines et des acides aminés des matières premières utilisées dans l’alimentation des volailles. Cela permettra ensuite de compléter des tables de valeurs nutritionnelles qui permettent de formuler les aliments des volailles d’élevage (aliments qui correspondront mieux aux besoins physiologiques de l’animal).
Procédures
Les poussins sont peu sollicités, il n'y a pas de prélèvements sur animaux vivants ou de procédures chirurgicales de réalisées. Les poussins sont d'abord placés dans les cages pendant une période de 3 jours d'adaptation (pendant laquelle aucune mesure n'est réalisée), afin que les poussins s'adaptent à leur environnement. Les animaliers passent plusieurs fois par jour pendant les périodes de mesures pour collecter les fientes sur des plateaux sous les cages ou mesurer la consommation d'aliment dans les mangeoires, ce qui ne nécessite pas de contact direct avec les animaux. Les seuls contacts ont lieu lors de la pesée des animaux à J17, J21 et J24 (5 min maximum par cage collective de 4 poussins) ainsi que lors de l'euthanasie à J27.
Impact sur les animaux
Le calcul de la valeur de digestibilité iléale apparente des protéines/acides aminés pour les matières premières testées nécessite une comparaison à un groupe témoin privé d’apport en protéines (régime protéiprive), ce qui veut dire que l’aliment distribué pour ce groupe ne contient pas de matières premières sources de protéines/acides aminés. Pour ce groupe, on peut s’attendre à des phénomènes de carence en protéines et/ou acides aminés. Ces carences peuvent entraîner notamment des retards de croissance (principalement musculaire). Pour l’ensemble des groupes, les animaux sont logés dans des cages de dimensions suivantes : 100cm x 84cm = 0.84m² x 1m de hauteur. La taille de ce module est inférieure au 2m² qui est préconisée par la réglementation (tableau 8.1 de la directive européenne) mais supérieure à la surface minimale de 0.75 m² si la durée de confinement est limitée. Cela est nécessaire pour la manipulation des animaux et pour pouvoir récolter la totalité des fientes de manière fiable. Une taille de cage réduite peut avoir des effets sur l’expression des comportements naturels des animaux (exploration, déplacements moins importants…).
Devenir
A l'issue des procédures, les animaux sont euthanasiés afin de collecter les contenus digestifs.
Remplacement
Les évaluations de ces matières premières à partir d’analyses chimiques restent problématiques et les techniques in vitro utilisant des préparations enzymatiques sont encore délicates à mettre en œuvre. De plus, elles demeurent imprécises quand on cumule l’incertitude des modèles de prédiction à celle associée à la variabilité analytique. L'objectif de ce projet est d'évaluer des matières premières pour les utiliser dans l'alimentation animale (notamment en volailles), c'est pourquoi il est nécessaire de faire appel à des oiseaux. Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 27 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus répresentatif des animaux présents dans les élevages.
Réduction
Ce projet est divisé en cinq essais (un essai par an). Dans chaque essai, 3 matières premières et un témoin sont analysés (soit 15 matières premières au total sur 5 ans). Compte-tenu de la variabilité animale et environnementale, et de la précision que nous recherchons pour le calcul des valeurs nutritionnelles, 96 animaux sont nécessaires dans chaque essai (4 groupes de 6 répétitions par groupe, avec 4 animaux par répétition). Ce nombre a été déterminé par un test statistique de puissance de notre dispositif expérimental et afin que l’on puisse observer des différences significatives entre les groupes. Le dispositif utilisé permet de maîtriser les consommations par groupe de 4 poussins par module et de réaliser également une collecte totale des fientes (pour les calculs de digestibilité de l’énergie). Les mêmes animaux peuvent donc être utilisés à la fois pour déterminer la digestibilité des protéines / acides aminés ainsi que la digestibilité de l’énergie d’une matière première (réduction du nombre d’animaux). Ces travaux sont réalisés et valorisés par trois sociétés différentes et concurrentes sur le marché, ce qui permet de mutualiser certains savoirs (et de ne pas démultiplier les essais). Les poussins sont renouvelés à chaque essai, car ces mesures doivent être faites sur des animaux au même âge et en croissance, dont les besoins évoluent jusqu’à 27 jours. De plus, les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure afin de récupérer le contenu de l’iléon.
Raffinement
Au minimum deux fois par jour le comportement (Position, déplacement, attitude, boiterie) est observé. Tout au long de l’essai, la mortalité est contrôlée quotidiennement. De plus, le poids des poussins à J17, J21 et J24 est mesuré. En fonction de ces critères, un poussin ou le groupe d’animaux destiné à une matière première peut être mis hors essai. Une grille de notation des points limites est utilisée (notation de plusieurs indicateurs).
Choix des espèces
Il s’agit de l’espèce cible. Un essai dure 27 jours : du premier jour de vie du poussin à 27 jours d’âge. Les 14 premiers jours, les poussins sont élevés au sol dans des conditions d’élevage classiques. Ensuite, les poussins sont élevés pendant 13 jours en cages collectives : période d’adaptation à la cage pendant 3 jours puis réalisation de mesures sur les 10 derniers jours (distribution des aliments expérimentaux pendant 10 jours, récolte des fientes et euthanasie pour récolte des contenus digestifs le dernier jour). Nous utilisons des poulets de chair de 0 à 27 jours afin de réaliser les mesures sur des animaux en croissance, ce qui est le plus représentatif des animaux présents dans les élevages.
Optimisation et validation des avantages des stratégies de programmation thermique embryonnaire chez les poulets de chair.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Élevés au sol par groupes de quarante dès l'éclosion, opérés à quinze jours sous anesthésie pour recevoir un capteur de température dans le corps, saignés au sinus occipital à trois reprises, 1 440 poulets de chair sont ensuite exposés cinq jours durant à 32 °C six heures par jour. Ces procédures relèvent d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur attend de l'exposition à la chaleur de l'agitation, de l'apathie et des comportements d'évitement, et signale que le picage entre animaux peut s'aggraver pendant ces épisodes. Tous sont tués à 77 jours dans un abattoir commercial et leurs carcasses "valorisées dans le circuit agroalimentaire classique", l'objet du projet étant de fournir aux couvoirs des recommandations sur le conditionnement thermique des embryons.
Objectifs
Le projet vise à évaluer dans une approche multicritère, l’impact de la « programmation thermique embryonnaire » appliquée dans différentes situations (durée de stockage des œufs, sexe), sur des poulets exposés à de fortes chaleurs. Il permettra i) d’éclairer la compréhension des mécanismes physiologiques ouvrant de nouvelles perspectives de recherche, ii) d’émettre des recommandations concrètes de mise en œuvre pour les couvoirs.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de déterminer l'intérêt d'une programmation thermique embryonnaire sur le poulet de chair et son interaction avec le sexe des animaux et la durée de stockage des oeufs. Par ailleurs, un modèle thermodynamique sera développé, qui se concentrera sur la simulation des températures corporelle, sous-cutanée et de surface des plumes en fonction de la température ambiante, de l'humidité relative ambiante, du contenu énergétique théorique de l'aliment et de la dynamique de l'ingestion. Une fois validé, ce modèle pourrait servir de substitut non invasif pour le suivi de la température corporelle (et par conséquent les niveaux de stress thermique) sous diverses conditions environnementales.
Procédures
La pose de capteurs interne de suivi de température sera réalisée sous anesthésie pour 10 poulets par chirurgie à 15 jours. Trois prises de sang seront réalisés sur 15 poulets par lot, tous les 5 jours durant 15 jours, avant, pendant et après le coup de chaleur réalisé 10 jours avant abattage. Le délai d'anesthésie prévisionnel est de 30 min, le délai de chirurgie est estimé entre 15 et 20 min par poulet. Concernant les prises de sang, elles durent quelques secondes. Application d’un coup de chaleur qui débutera 10 jours avant abattage pour une durée de 5 jours. Les fluctuations oscilleront entre jour et nuit tel que en journée la température atteindra 32°C durant 6 h et la nuit la température descendra à 25°C durant 6 h. Les augmentations et diminutions seront graduelles.
Impact sur les animaux
Les prises de sang au sinus occipital réalisées sur les poulets sont considérées comme une source de stress, notamment due à la contention nécessaire, et peuvent engendrer des hématomes. L’exposition aux fortes chaleurs peut engendrer des conséquences physiologiques potentielles, des conséquences comportementales (agitation, apathie, ou des comportements visant à éviter la chaleur (par exemple, regroupement en zones fraîches ou tentatives d’échappement) durant cette période. La chirurgie peut provoquer de la douleur et de l’inconfort en cas d’insuffisance d’action de l’anesthésie. Cette dernière peut provoquer une dépression respiratoire, même si le risque est limité avec une anesthésie gazeuse. Dans nos conditions, l’apparition de complications post-opératoires est peu probable mais reste possible. L’élevage des animaux au sol en groupe peut entraîner des comportements agressifs, voire de picage, qui peuvent être exacerbés lors d’épisodes de chaleur.
Devenir
Tous les animaux élevés durant le projet seront mis à mort à 77 jours dans un abattoir commercial et leurs carcasses valorisées dans le circuit agroalimentaire classique. Les animaux auront atteint l’âge classique d’abatage en conditions commerciales. ce qui permet la valorisation des carcasses.
Remplacement
Aucun modèle cellulaire ou in vitro n'est capable de reproduire l'effet de la programmation thermique chez l'espère cible, le poulet de chair, et son impact durant toute la durée de vie de l'animal (physiologie, comportement, etc..).
Réduction
Les travaux antérieurs et la variabilité interindividuelle attendue pour nos critères d’intérêt montrent que pour mettre en évidence des effets significatifs pour les indicateurs sanitaires, comportementaux et zootechniques. nous devons disposer de 240 animaux/lot. Parmi les différents paramètres mesurés, les marqueurs sanguins de stress oxydatifs sont les plus variables. L’estimation du nombre d’animaux nécessaires pour mettre en évidence une différence significative entre les groupes est de 15 poulets/lot. Pour le suivi de la température corporelle des poulets et compte tenu de la faible variabilité interindividuelle de ce critère, le nombre de 5 animaux par lot est nécessaire et suffisant pour mettre en évidence des effets significatifs entre les groupes.
Raffinement
Les poulets seront élevés dans des conditions standards dès l’éclosion dans des parquets de 6m² à raison de 40 animaux par loge dans un bâtiment d‘élevage avec un contrôle automatique de la température, ventilation et lumière. Les animaux seront élevés au sol, sur copeaux, par lot de 40, et auront accès à l’aliment et à l’eau ad libitum. Cet élevage en groupe permet la proximité entre congénères et renforce les échanges auditifs, olfactifs et visuels entre les animaux, ainsi que les interactions positives. Ils seront visités deux fois par jour minimum, y compris pendant les week-ends et jours fériés et les manifestations de détresse ou de maladie seront prises en considération pour envisager le retrait des animaux (case infirmerie) ou leur euthanasie en cas d’atteinte des points limites. Le milieu de vie des poulets sera enrichi avec des chaînettes de couleur à picorer, et un perchoir sera mis à disposition des animaux dans chacune des cases dès leur arrivée dans le bâtiment à 1 jour.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car il s'agit de l'espèce agronomique cible du projet. L’évaluation de l’intérêt d’une programmation thermique embryonnaire lors de l’incubation se fera tout au long de la durée d’élevage des animaux. L’opération se fera sur des animaux de 15 jours afin qu’il puisse supporter l’acte de chirurgie et permettre de suivre les paramètres du capteur tout au long de la vie de l’animal. Par ailleurs, l’épisode artificiel de forte chaleur sera appliqué en fin d’élevage, 10 jours avant abattage (à l’âge où les animaux sont les plus sensibles au pic de température) de J67 à J72. Il convient donc de suivre les critères zootechniques, comportementaux et sanitaires pendant toute la durée de l’élevage. Les poulets seront élevés de leur jour d’éclosion jusqu’à l’âge classique d’abattage pour un élevage type fermier à savoir 10 semaines (77 jours).
Réduire l’incidence des défauts musculaires chez le poulet de chair par l’alimentation.
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Pour évaluer un extrait végétal enrichi en vitamine D censé réduire les défauts musculaires des poulets de chair, 48 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevés jusqu'à six semaines sur litière, ils subissent une seule prise de sang au sinus occipital, sur animal vigile, de quelques secondes. Le porteur décrit le stress de la contention, une légère douleur au point de prélèvement et un hématome possible. Tous sont tués ensuite pour analyser leurs muscles, l'intérêt annoncé étant à la fois la qualité de la viande pectorale et, pour le partenaire privé du projet, l'extension de l'usage commercial de cette forme de vitamine dans l'alimentation des poulets.
Objectifs
Les solutions nutritionnelles pour limiter l’apparition des défauts musculaires chez le poulet de chair sont dèveloppées depuis plusieurs années mais les gains obtenus sont généralement faibles. La vitamine D est connue chez les mammifères comme activant des gènes impliqués dans le dèveloppement musculaire et dans la santé musculaire chez des patients présentant un déficit musculaire lié à l'âge ou une atrophie musculaire. Chez le poulet de chair, des résultats précédents montrent que l’enrichissement en vitamine D dans l’aimentation permet d’améliorer la santé osseurse, l’immunité et la qualité des muscles pectoraux. L’objectif de ce projet est de proposer une stratégie alimentaire basée sur un extrait végétal naturel enrichi en vitamine D fourni sur toute la durée de l’èlevage afin d’évaluer les améliorations sur la qualité et la santé musculaire.
Bénéfices attendus
En raison de l'action de la forme de vitamine utilisée sur le métabolisme, l'utilisation d'une forme facilement assimilable devrait avoir une action plus rapide et pouvoir induire une réduction de la fréquence d'apparition des défauts musculaires chez les poulets. Pour l'unité , ce sera la première fois qu'il sera possible d'évaluer précisément l'impact de l'alimentation sur la qualité et la santé musculaire et de comprendre le mode d'action de la forme de vitamine étudiée. Pour le partenaire privé, l'amélioration du métabolisme musculaire et la réduction de la fréquence d'apparition des défauts musculaires permettraient d'étendre l'utilisation de cette forme de vitamine dans l'alimentation des poulets de chair.
Procédures
Une prise de sang au sinus occipital sera effectuée, sera réalisée une seule fois à six semaines sur des animaux vigiles et ne durera que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.
Devenir
Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour analysrs les prélèvements de muscle .
Remplacement
L’étude de l’impact de la forme de vitamine étudiée chez le poulet pour limiter l’apparition des défauts musculaires ne peut se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible c'est à dire la poule domestique.
Réduction
L’effectif de 48 animaux (12 animaux par groupe, 4 groupes) a été défini pour permettre de détecter statistiquement un effet de l’aliment sur la qualite et la sante du muscle, sur la base de données d’études précédentes réalisées dans des conditions comparables.
Raffinement
Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des parquets où ils resteront en groupe. La taille du parquet est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.
Choix des espèces
Le poulet de chair a été choisi comme modèle car il s’agit de l’espèce agronomique cible du projet. Les poussins éclos au couvoir commercial seront mis en place dans le bâtiment d’élevage et élevés jusqu’à l’âge de six semaines.
Détermination du dosage optimum en nucléotides libres des rations alimentaires pour la santé des truites arc en ciel soumises à un stress chronique
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Le taux de nucléotides à incorporer dans les aliments industriels pour poissons est l'objet réel de ce projet, motivé par le remplacement de la farine de poisson par de la farine de soja dans les rations d'élevage. 315 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvements. Pendant dix jours, le volume d'eau du bassin est réduit une heure par jour pour provoquer un entassement, avec pour effets attendus une perte de poids, une baisse d'appétit et des blessures aux nageoires pectorales et caudales. Le porteur annonce que les résultats permettront aux producteurs d'améliorer les conditions d'élevage, un objectif qui revient à ajuster les rations d'animaux non-humains dont l'entassement a été reproduit ici délibérément.
Objectifs
Les nucléotides participent aux fonctions physiologiques et biochimiques essentielles et sont considérés comme des nutriments semi-essentiels du fait qu’ils soient synthétisés par l’organisme. Cependant face aux conditions d’élevage actuelles plus stressantes, avec des densités élevées et des manipulations plus fréquentes, les besoins en nucléotides sont accrus et ne peuvent plus être uniquement satisfaits par la synthèse endogène et doivent être apportés par l’alimentation. La nutrition nucléotidique joue ainsi un rôle clé dans l'optimisation des performances de production et la résistance au stress chez les poissons. En effet, il a été démontré que la supplémentation alimentaire en nucléotides améliore la croissance, la résistance aux maladies et les réponses immunitaires. Cependant, le remplacement progressif de la part de la farine de poissons par d’autres sources de protéines végétales telle que la farine de soja s’est intensifié dans l'alimentation aquacole. Cela a entrainé une réduction de la part de nucléotides dans la ration alimentaire. En effet, la concentration en nucléotides dans la farine de soja ne représentant qu'environ la moitié de celle de la farine de poisson. La supplémentation avec des nucléotides libres directement disponibles pour l’animal s’avère une stratégie nutritionnelle bénéfique afin d’optimiser la physiologie du poisson et les fonctions du système immunitaire en réponse à des conditions de stress. Malgré l’importance des nucléotides dans le maintien des fonctions physiologiques, peu d’études ont été réalisées pour déterminer les modalités de supplémentation en nucléotides exogènes chez les salmonidés. Les recommandations précédemment établies pour les niveaux d'inclusion de nucléotides sont probablement sous-optimales pour des formulations alimentaires modernes et des conditions d’élevage intensifiées. L’objectif de ce projet est de déterminer les taux optimaux d’incorporation de nucléotides libres dans la ration alimentaire des truites arc en ciel pour palier à la diminution de nucléotides dans les régimes commerciaux actuels bas en farine de poisson. Il vise également à étayer les données sur leurs effets bénéfiques sur les fonctions du système immunitaire en réponse à des conditions de stress.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet permettront à court terme de mieux comprendre les effets bénéfiques observés avec des taux d’incorporation alimentaires élevés en nucléotides libres sur la capacité des poissons à faire face à des conditions de stress. La mise à disposition des résultats et leur interprétation permettra aux producteurs de poisson d’améliorer les conditions d’élevage et de participer à une pisciculture plus raisonnée et plus accessible.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 16 jours, dont 10 jours de stress d'entassement et 6 jours de récupération. Au cours du stress, le volume de l'eau dans le bassin sera diminué une heure par jour pendant 10 jours. Les sorties hors de l’eau pour la pesée des poissons par groupe (7 fois en trois mois, moins de 30 secondes) ne seront pas dommageables pour les poissons. Stress chronique avec une densité plus élevée due à la diminution du volume d’eau pour simuler un entassement des poissons (10 fois en deux semaines ; 60 minutes). Prélèvements sanguins avant l’application du stress (J0), 10 jours post stress (J10) et après 6 jours de récupération (J16). A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant sera prélevé sur chaque poisson anesthésié pour l'analyse de la concentration plasmatique en lactate, glucose et cortisol. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute.
Impact sur les animaux
Durant la période de stress: Perte de poids, diminution du facteur de condition, baisse de l’appétence, dégradation de l’état corporel. [[Blessures au niveau de la nageoire pectorale et caudale en fin de période de stress en raison de la diminution du volume d'eau dans le bassin. Douleur transitoire à l'endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal]].
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements biologiques. Ces prélèvements permettront de mieux appréhender l'effet des différentes concentrations en nucléotides sur la résistance des poissons au stress d'élevage et d'optimiser de ce fait les rations alimentaires pour leur bien être.
Remplacement
Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la stimulation du système immunitaire pour faire face au stress d’élevage subis par les poissons. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats significatifs obtenus dans d'autres études sur les paramètres du stress (réponse immune, expression de gènes…) chez la truite arc en ciel ayant subi un stress d'élevage. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin , les paramètres environnementaux,l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et rcorrespondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins pour la pesée par groupe des animaux et les prises de sang sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’un mousse humide pour poser l’animal sur le support de contention et d’un point de pression sur le site de prélèvement . Pendant la période de stress, le poisson reste dans l'eau en permanence, seule la nageoire dorsale sort de l’eau. Les concentrations d'oxygène sont mesurées toutes les 10 minutes dans tous les bassins, ainsi que la température au moyen ds sondes placées à l'intérieur de chaque bassin avec des remontées d'alarmes si l'une des valeurs est atteinte.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon [[et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes, les deux poissons étant carnivores, les besoins nutritionnels sont les mêmes. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon]]. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée. Au début de l’étude les truites pèseront 250 ± 10 grammes après avoir été élevées pendant 9 semaines, puis, à 280 g les poissons seront soumis à un stress chronique pendant 10 jours. Finalement un période de récupération de 6 jours sera considérée pour arriver à une taille finale de 350 g.
Etude de l’influence du zinc sur les calcifications rénales et aortiques chez la souris .
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
180 souris femelles reçoivent dès le sevrage, à trois semaines, un régime pauvre, modéré ou riche en zinc, et le suivent pendant un an. Chacune passe seize heures en cage métabolique individuelle à trois, six, neuf et douze mois pour le recueil des urines, puis est tuée sous anesthésie pour le prélèvement des reins et du cœur. Le groupe soumis à la ration pauvre en zinc risque de développer des calcifications et une insuffisance rénale, ce que le porteur présente comme l'objet même de l'étude. Le bénéfice espéré, proposer le zinc comme traitement des calcifications pathologiques, reste une hypothèse, quand les douze mois de régime contrôlé et les quatre passages en cage métabolique sont, eux, planifiés.
Objectifs
Les calculs rénaux (lithiase urinaire) voient leur incidence augmenter, affectant près de 10 pourcent de la population mondiale. La lithiase urinaire est à l’origine de nombreuses interventions chirurgicales et hospitalisations, source d’infections parfois gravissimes. La première étape de formation des calculs rénaux est très souvent le développement de plaques de Randall : des calcifications du tissu rénal qui affectent la papille rénale. De forts taux de zinc ont été identifiés dans les plaques de Randall des souris ; ce zinc pourrait jouer un rôle d’inhibiteur de la minéralisation. L’objectif du projet est de déterminer si les apports alimentaires en zinc ont un impact sur les calcifications vasculaires et rénales au long terme. L'hypothèse est que les apports de zinc protègent contre le développement des calcifications qui surviennent avec l’âge, et ce notamment chez des sujets prédisposés (mutations génétiques) pour ces calcifications.
Bénéfices attendus
Le zinc est un oligo-élément qui a prouvé avoir des effets bénéfiques sur les calcifications des valves aortiques. De forts taux de zinc ont été identifiés dans les plaques de Randall des souris et nous supposons que ce zinc pourrait jouer un rôle d’inhibiteur de la minéralisation. L’objectif du projet est de déterminer si les apports alimentaires en zinc ont un impact sur les calcifications vasculaires et rénales. L'hypothèse est que l’administration de faibles doses de zinc aggraverait le développement attendu des calcifications rénales et vasculaires tandis que l'administration de fortes doses de zinc protègerait contre les calcifications rénales (plaques de Randall) mais également vasculaires. Cela permettrait de proposer l’administration de zinc comme traitement contre les calcifications pathologiques. En effet, la formation de calculs rénaux affectent près de 10 pourcent de la population mondiale, et est à l’origine de nombreuses interventions chirurgicales et hospitalisations. Ces calculs peuvent conduire à une insuffisance rénale chronique, voire à la mise en dialyse dans les cas les plus sévères.
Procédures
Les souris vont être à partir du sevrage (environ 3 semaines), et cela pendant 1 an, soumis à un régime spécial pouvant impacter l'évolution de la survenue de calcifications rénales et aortiques : pauvre, modéré et riche en zinc. Elles seront également mises en cage métabolique afin de doser les paramètres urinaires à 3 mois 6 mois, 9 mois et 12 mois du traitement. Cette intervention sera de 16 heures mais pourra être adaptée si un point limite de l'animal est constaté. A la fin de l'étude les animaux seront anesthésiés et analgésiés, puis soumis à un prélèvement sanguin unique et différents prélèvements de tissus / organes nécessaires aux analyses (rein, cœur, etc.).
Impact sur les animaux
Le changement de régime pourrait causer un stress (néophobie) et une baisse de la consommation de manière transitoire. Le recueil d'urine en cage métabolique individuelle peut induire un stress pour les animaux (stress social). Il y a un risque de survenue de calcifications pouvant entraîner une insuffisance rénale pour le groupe exposé à une faible concentration en zinc, ceci en fait l'objet de cette étude.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux expérimentaux par une méthode réglementaire.
Remplacement
Nous souhaitons étudier l'effet du zinc sur le développement de calcifications rénales et vasculaires. Le modèle murin est particulièrement approprié pour ce projet car nous possédons au sein de l'animalerie un modèle murin prédisposé à calcifier la papille rénale. Cette étude s'intéressant à l'évolution des calcifications au sein d'organes précis, elle ne peut donc pas être réalisée sur des cellules ou des organoïdes.
Réduction
Le nombre minimal d'animaux par expérience a été calculé à partir d'un calcul de puissance et des données déjà connues dans ce modèle. Le nombre d'animaux prévu est de 180 souris (femelles de 3 semaines).Des tests statistiques seront mise en oeuvre pour l'analyse des données afin de réduire le nombre d'animaux dans les prochains groupes .
Raffinement
Le bien-être des animaux est assuré par un enrichissement de leur environnement grâce à l'utilisation d'une litière à base de cellulose composée de plusieurs éléments, de tailles différentes (matière compacte initialement, décompactée par les animaux), d’un dôme en cellulose et de morceaux de bois à ronger. Le bien-être des animaux sera également assuré par une surveillance quotidienne afin de pouvoir détecter tout signe de douleur. Les critères d’arrêt sont la prostration, ou la perte de dix pour cent du poids initial (les animaux seront pesés 1 fois par semaine). Le recueil d'urine n'est pas invasif et les animaux seront habitués aux cages métaboliques. Les points limites seront surveillés tout au long de la procédure.
Choix des espèces
Notre modèle de souris est le reflet de la pathologie humaine sur le développement de calcifications rénale et vasculaire. Les souris seront utilisées au sevrage (environ 3 semaines) car habituellement il y a un changement d'alimentation à cette étape de développement des animaux. Nous profitons donc de ce changement pour intégrer l’alimentation spécifique en zinc.
Développement d’un nouveau modèle pour évaluer l’effet d’additifs alimentaires sur la fonction gastro-intestinale des volailles
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour mettre au point un modèle destiné à comparer une muramidase déjà commercialisée à un nouvel additif alimentaire, 36 poulets de chair sont utilisés dans des procédures déclarées de niveau léger. Livrés à un jour et 40 grammes, élevés en cages en batterie, ils reçoivent pendant les sept derniers jours un aliment enrichi en contenus caecaux lyophilisés. La finalité déclarée mêle l'efficacité alimentaire, le bien-être des animaux non-humains et le développement durable, pour un additif dont le débouché est l'élevage de volailles de chair. Le porteur attend une baisse de consommation liée à l'inappétence de cet aliment et "probablement de la diarrhée", et tous les poulets seront tués à vingt-huit jours pour prélever le contenu de leur jéjunum.
Objectifs
La fonction gastro intestinale est influencée par de nombreux facteurs comme l’alimentation, le bien-être des animaux, l’intégrité de la barrière gastro intestinale et son interaction avec les microorganismes intestinaux. Ce microbiote complexe est en renouvellement constant et entraine naturellement une libération et une accumulation de débris cellulaires, dont des peptidoglycanes, qui constituent les parois bactériennes. Or, l’accumulation de ces débris cellulaires pourrait interférer avec la capacité du tractus gastrointestinal à absorber les nutriments, réduisant la digestibilité et altérant l'efficacité alimentaire. Une solution consiste à ajouter à l’alimentation une enzyme spécifique : la muramidase. Par son action de solubilisation du peptidoglycane présent dans les débris cellulaires, elle contribue à l’amélioration de la fonctionnalité gastro-intestinale considérée comme un élément clé dans l’efficacité alimentaire, le bien-être animal et le développement durable. En effet, lorsque la fonction intestinale et la santé sont altérées, la digestion et l’absorption des nutriments sont affectées entrainant, in fine, une détérioration des performances de croissance. Actuellement, la muramidase disponible commercialement a été développée in vitro en se basant sur sa capacité à dégrader les débris cellulaires de bactéries spécifiques mais parfois peu présentes au sein du microbiote intestinal. Or, il se trouve que de nombreuses souches bactériennes synthétisent différents peptidoglycanes. Aussi, afin de représenter la forte diversité de substrats observée d’un animal à un autre, il convient de développer une muramidase plus polyvalente capable d’hydrolyser un spectre plus large de peptidoglycanes et ainsi améliorer davantage les effets sur l’absorption des nutriments et sur la solubilisation du substrat. L’objectif de ce projet est de mettre en place un modèle animal qui permette d’augmenter la concentration intestinale en PGN de manière contrôlée et de quantifier les capacités de la muramidase actuelle et de celle en cours de développement en se basant sur leurs capacités à solubiliser les PGN intestinaux.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de 1) développer le modèle d’apport intestinal en peptidoglycanes issus de contenus caecaux lyophilisés ,2) déterminer si l’apport contrôlé a permis une augmentation de la concentration en peptidoglycanes totaux 3) valider que le modèle permet une augmentation de la concentration en acide muramique soluble en présence de la muramidase commercialisée. Ce projet permettra ensuite de tester in vivo, à partir du modèle contrôlé, de nouveaux candidats qui auront été sélectionnés in vitro au moyen du même substrat.
Procédures
Les animaux seront élevés avec un aliment répondant à leurs besoins nutritionnels pendant 21 jours et ensuite pendant 7 jours avec l'aliment supplémenté. Stress et inconfort des animaux qui seront sortis de leur cage pour être pesés (< 1min) à jour 21 et à jour 28.
Impact sur les animaux
Baisse possible de la consommation alimentaire en raison de l’inappétence de l’aliment due au substrat ajouté et probablement de la diarrhée
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour le prélèvement des contenus jéjunaux
Remplacement
La procédure vise à reproduire la diversité du substrat pour être plus représentatif de la variabilité du microbiote intestinal d’un animal à un autre dans le but de développer, ultérieurement, une nouvelle muramidase qui soit active quel que soit la variabilité du substrat. Le développement du nouvel additif alimentaire implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
La procédure expérimentale mise en œuvre est une étude exploratoire. Des calculs statistiques ont été réalisés afin de déterminer le nombre d’animaux adéquat pour ce projet et a été réduit à la stricte nécessité pour aborder l’objectif du projet. Le nombre d’animaux à utiliser permettra d’apporter de bonnes conditions d’élevage en favorisant une hiérarchie sociale nécessaire au bien-être des animaux et d’obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post mortem seront réalisées sur les contenus intestinaux de chaque animal afin de générer le maximum d’informations possibles par animal.
Raffinement
La gestion du bien-être des animaux tout au long du projet inclut l’application de points limites spécifiques et précoces. L’inconfort et le stress dus à la sortie des cages pour la pesée en groupe des animaux sont réduits en réalisant les opérations de capture le plus silencieusement possible, par une manipulation délicate des animaux saisis au niveau du tarse juste au-dessus des doigts pour être transférés dans des contenants suffisamment grands pour éviter l’empilement et donc l’étouffement. Le raffinement des conditions d’hébergement consiste en la mise en place au démarrage de papier filtre à l’intérieur de la cage pour éviter que les animaux se coincent les pattes dans les mailles de la grille et en favorisant l’accès facile à l’eau et à la nourriture. L’accès à l’eau est facilité par la mise en place de coupelle d’eau en plus des pipettes et des godets récupérateurs d’eau. L’accès à la nourriture est affiné en mettant directement dans la cage sur le papier filtre un tas d’aliment. En plus, ajustement régulier de la hauteur des lignes d’eau ainsi que des ouvertures d’accès aux mangeoires en fonction de l’âge des animaux. L’état de santé des animaux est suivi quotidiennement. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que l’enrichissement des cages (grelots scintillants), la densité des animaux par cage, ou encore les paramètres environnementaux (température et hygrométrie…) procurent le maximum de confort aux animaux. Aucun animal ne reste isolé, en cage individuelle sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.
Choix des espèces
Les nouvelles muramidases qui seront ensuite testées au moyen de ce modèle sont destinés à être incorporées dans les rations alimentaires distribuées aux volailles (poulets de chair) pour faire face aux problèmes associés aux peptidoglycanes sur les processus digestifs. Les animaux livrés seront des poussins de 1 jour (poids moyen 40 g). Ils seront mis en stabulation en cages en batterie et seront élevés jusqu’à l’âge de 21 jours. Des poulets juvéniles et jusqu’à 28 jours d’âge seront utilisés dans cette étude afin d’avoir des animaux dont le microbiote intestinal, source de peptidoglycane, soit stabilisé et donc de favoriser l’enrichissement en substrat recherché.
Diversité sensorielle et conséquences sur le comportement, la cognition et la neurobiologie du rat
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
96 rats vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, chacun passant 41 jours en cage individuelle et quatre heures par jour sans accès à la nourriture. Ils sont pesés neuf fois, observés chaque jour, et soumis à des tests de dix minutes portant sur la réactivité émotionnelle en environnement nouveau, la reconnaissance d'objets et la mémoire. Le projet évalue si varier les odeurs de leur cage et de leur aliment change leur comportement, leur cognition et leur neurobiologie. Le porteur annonce des retombées pour les élevages de rongeurs puis, plus loin, pour les bovins et les ovins, alors que les rats sont isolés puis tués pour prélèvement d'organes.
Objectifs
Les rats sont des animaux qui utilisent énormément leur odorat. Pourtant, ils sont le plus souvent élevés dans des cages monotones et peu variés d'un point de vue des stimulations olfactives. Si on considère plus particulièrement leur alimentation, ils sont le plus souvent nourris avec un seul aliment complet, sous forme de granulés ou de poudre, ce qui correspond à un environnement alimentaire monotone (même aliment tous les jours) et sans variété (un seul aliment complet offert). Les rats sont pourtant des animaux omnivores opportunistes et leur comportement alimentaire naturel incorpore divers types d'aliments, variant dans le temps et l'espace. Ainsi, dans la nature, les rats passent une grande partie de leur temps à rechercher des aliments, en utilisant leur odorat. L'objectif de ce projet est de proposer une diversité sensorielle dans l'environnement des rats (sur l'aliment ou dans la cage) et d'en évaluer les conséquences comportementales (comportement alimentaire, comportement d'exploration olfactive, réactivité émotionnelle), cognitives (mémoire, reconnaissance d’objets) et neurobiologiques (notamment système de la récompense).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont une meilleure connaissance des réponses comportementales et neurobiologiques des animaux se voyant proposer une diversité sensorielle dans un milieu d'élevage classiquement monotone. Il s'agit d'acquérir des connaissances fondamentales qui pourront être appliquées dans les élevages de rongeurs, et être potentiellement transposées à des animaux d'intérêt agronomique (bovins, ovins, ...).
Procédures
Tous les animaux sont soumis à des observations comportementales quotidiennes dans leur milieu de vie. Ils sont tous soumis à des pesées hebdomadaires (9 pesées par animal au total ; durée maximale de la pesée = 1 min ; durée maximale des manipulations pour la pesée, incluant la pesée = 3 min). Tous les animaux sont soumis à des tests comportementaux individuels visant à évaluer leur réactivité émotionnelle face à un environnement nouveau (une seule fois, 10 min), leurs apprentissages pour des objets nouveaux dans un environnement familier (une seule fois, 10 min), leur mémoire dans un environnement familier (une seule fois, 10 min), ainsi qu'un aliment odorisé nouveau dans leur cage de vie (deux fois, 1h - 30 min).
Impact sur les animaux
Les animaux rencontreront des situations pouvant être perçues comme stressantes au cours de ce projet, notamment : - Ce projet implique une légère restriction alimentaire (4h/j). Avant d'être habitués à ce rythme d'alimentation, les animaux peuvent ressentir une légère faim et/ou une frustration modérée. - Le suivi des consommations alimentaires à l'échelle individuelle implique une vie en cage individuelle, impliquant un isolement social partiel (j11-j52) pouvant impacter négativement et modérément le bien-être de l'animal. - Certains tests comportementaux sont mis en place pour évaluer la réactivité émotionnelle des animaux ; ils induisent donc un stress modéré. - Les pesées hebdomadaires nécessitent une manipulation douce de l'animal et le passage dans une cage de pesée (litière propre) sur une courte durée (
Devenir
Les animaux sont tous euthanasiés pour prélèvement d’organes.
Remplacement
Le rat est le modèle d'intérêt de cette problématique scientifique, cherchant à étudier l’influence d’une diversité sensorielle sur ses comportements alimentaires, sa cognition et sa neurobiologie, il ne peut donc pas être remplacé.
Réduction
Aux vues des variabilités inter-individuelles généralement observées dans le cas de mesures comportementales et d'analyses des structures et stimulations cérébrales, un effectif de 16 individus par groupe et par sexe (soit 96 animaux au total), divisé en deux sous-groupes pour les analyses des structures et stimulations cérébrales, est recommandé pour conduire cette expérimentation et permettre une analyse statistique fiable des données récoltées.
Raffinement
Le raffinement des conditions d'élevage se traduit par la présence de bâtons de bois pouvant être grignotés, de matériel de nidification, d'objet à manipuler (boule à thé), et la présence de stimulations olfactives variées pour 2 groupes sur 3. Le raffinement des procédures expérimentales se traduit par la mise en place de phase d'acclimatation à l'environnement de vie, d'habituation aux procédures expérimentales, et de familiarisation progressive aux odeurs. La restriction alimentaire 4h/j est spécifiquement mise en place en fin de phase diurne, quand les animaux sont au repos et consomment pas (ou très peu) d'aliment pour réduire les effets négatifs potentiels. La période de vie en cage individuelle est réduite autant que possible au regard des objectifs scientifiques du projet. L'isolement social n'est pas total puisque des communications olfactives, visuelles et auditives sont possibles dans l'élevage. Une feuille de papier, type sopalin, est ajoutée en tant qu’enrichissement occupationnel, pouvant aussi servir de matériel de nidification, pendant les périodes d'isolement social partiel des animaux. De plus, lors de ces périodes, un enrichissement social est mis en place avec des animaux réunis en paires stables (toujours les mêmes animaux réunis ensemble), dans une cage d'hébergement standard dédiée, 1h/j, 6j/7. Lors du changement de litière dans les cages de vie, une partie du nid des animaux est transféré dans la nouvelle litière pour permettre une continuité olfactive et limiter le stress potentiellement induit par la modification sensorielle de leur environnement de vie.
Choix des espèces
Les rats représentent 8% des animaux utilisés à des fins scientifiques et ils sont élevés dans des conditions olfactives qui peuvent ne pas répondre à leurs besoins naturels et comportementaux. En effet, ce sont des animaux curieux, olfactifs, omnivores opportunistes qui sont pourtant élevés dans des environnements olfactifs et alimentaires plutôt monotones. La question de la diversité sensorielle et de son influence potentielle sur les comportements alimentaires, la cognition et la neurobiologie est donc tout à fait pertinente chez cette espèce. Les animaux étudiés sont âgés de 4 semaines (stade juvénile) à 11 semaines (début de la phase adulte). Cette période correspond à une période de maturation du système olfactif chez les rats, ce qui rend donc cette période pertinente pour répondre à nos questions de recherches.
Evaluation de l’impact des acides gras omega-3 sur la cicatrisation cutanée chez les salmonidés
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour mesurer si un aliment enrichi en oméga-3 accélère la cicatrisation des plaies en pisciculture, 126 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une lésion cutanée pratiquée au trépan à biopsie, puis six prises de sang réparties sur vingt et un jours, chaque fois sous anesthésie. Le porteur signale un saignement local, une réaction inflammatoire les premiers jours et, dans certains cas, une absence de guérison. Le problème vient de l'élevage industriel lui-même, où les lésions cutanées sont fréquentes et où l'huile de poisson est remplacée par des huiles végétales "plus durables et moins onéreuses" pauvres en oméga-3.
Objectifs
Les poissons interagissent directement avec leur l'environnement par leur peau. La peau des poissons est constituée d'un grand nombre de cellules produisant du mucus, et des cellules immunitaires, assurant la fonction de barrière primordiale au maintien du bon fonctionnement de l’organisme. La rupture de cette barrière peut servir de portails d’entrée aux agents pathogènes et entraîner une infection. Par conséquent, une barrière solide et une cicatrisation rapide des plaies sont très importantes pour préserver la santé des poissons. En élevage industriel, des lésions cutanées, des abrasions et des ulcères apparaissent fréquemment chez les poissons. Dès lors, les plaies cutanées doivent être traitées rapidement afin d'éviter des conséquences encore plus négatives pour les poissons entrainant un accroissement de l’utilisation d’antibiotiques. Si le processus de cicatrisation est très bien décrit chez les mammifères les travaux chez les poissons sont beaucoup plus récents. Des travaux ont montré l’effet bénéfique de solutions nutritionnelles sur le processus de cicatrisation de lésions cutanées. En effet, plusieurs études ont montré le rôle majeur des acides gras polyinsaturés dans l'intégrité de la barrière cutanée suggérant une meilleure cicatrisation des plaies. Cependant, depuis quelques années on assiste à un remplacement de l’huile de poisson dans les régimes alimentaires, par des huiles végétales plus durables et moins onéreuses. Or, ces huiles végétales sont pauvres en acides gras polyinsaturés. Ces sources alternatives de lipides réduisent les niveaux d’acide gras oméga-3 dans les aliments aquacoles, impactant ainsi la santé, le bien être des poissons et la qualité nutritionnelle des filets. L’avantage des niveaux élevés de deux acides gras en particulier dans l'alimentation a été montré sur la croissance et la santé des poissons, indiquant que les sources alternatives d’oméga-3 utilisées dans les rations alimentaires sont importantes ainsi que leur composition en acide gras. L’objectif de ce projet est d’utiliser le modèle de cicatrisation validé dans un précèdent projet pour quantifier les effets de l’apport de taux élevés d’acide gras omega-3 dans l’aliment comme alternative à l’huile de poisson et évaluer l’importance des ratios en acide gras dans le processus de cicatrisation des lésions cutanées chez la truite.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans l’amélioration des conditions d’élevage des salmonidés. Il permettra d’évaluer le bénéfice des solutions nutritionnelles sur l’amélioration de la cicatrisation cutanée chez la truite arc en ciel, en étudiant 1) l’impact des taux élevés d’omega-3 dans l’aliment et 2) l’importance du ratio EPA (acide eicosapentaénoique) :DHA (acide docosahexaénoique) dans le processus de cicatrisation des lésions cutanées chez la truite arc-en ciel.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 21 jours. Les poissons seront soumis à une lésion à l'aide d’un trépan à biopsie (durée 15 secondes). Aux jours 0, 3, 7,10,14 et 21 post-lésion des prises de sang seront réalisées. A chaque temps, un volume sanguin nécessaire et suffisant pour l'analyse des paramètres biochimiques sera prélevé sur chaque poisson anesthésié. Pour chaque prise de sang, le temps ne dépassera pas 1 minute. Temps de sortie des poissons hors de l’eau pour les pesées (3 secondes) et pour les identifications (3 secondes).
Impact sur les animaux
Changement du comportement alimentaire, saignement localisé au niveau du site de ponction du tissu. Réaction inflammatoire dans les premiers jours de la cicatrisation, [absence de guérison avec rétrécissement de la lésion].
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort à l’issu de la procédure afin de réaliser des prélèvements de tissu cicatriciel au niveau de la blessure.
Remplacement
Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de mimer l’intégralité des acteurs cellulaires et acellulaires participant à la complexité des processus de cicatrisation et à la modulation de cette réponse par la nutrition. De plus l’évaluation d’un additif alimentaire, implique de connaitre son mode d’action chez l’animal auquel il est destiné impliquant l'utilisation d'animaux vivants.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre minimum d'animaux à utiliser pour évaluer ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'obtenir une densité adéquate pour favoriser une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux. Des analyses post mortem seront réalisées sur les tissus cicatriciels de chaque animal afin de générer un maximum d'information possible par animal.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux sont définies afin que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux, l'enrichissement des bassins ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne restera isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation (pesée ou prélèvement) au cours de cette étude, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs lors des pesées, des prises de sang et des mesures. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires.Un analgésique sera utilisé par voie intramusculaire afin de réduire la douleur après l’introduction du transpondeur et lors de la réalisation des lésions et de permettre une meilleure récupération et une réduction des effets secondaires comme les frottements de l'animal contre les murs. Utilisation de pansement hydrorésistant antiseptique et antifongique après la réalisation de la lésion pour éviter l'infection de la lésion. Un minimum de deux observations quotidiennes des animaux est réalisé afin de détecter prématurément des signes cliniques de dommages corporels et pour vérifier que les poissons s’alimentent correctement. Dès l’observation d’un signe clinique, les animaux sont suivis au moyen d’une grille de score de point limites.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle animal de salmonidé. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car elle est taxonomiquement proche du saumon [[et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes, les deux poissons étant carnivores, les besoins nutritionnels sont les mêmes. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon]]. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée permettant de rester dans le cadre du développement d’un modèle de cicatrisation subclinique. Au début de l’étude les truites pèseront 100 grammes. Elles seront élevées pendant 4 semaines, puis, à 220 g les poissons seront blessés et un suivi de cicatrisation sera réalisé pendant 21 jours. Le poids final des poissons à la fin de l’étude sera de 315 g.