Les questions parlementaires
Rétablissement de l'autorisation du laboratoire LPT
Rétablissement de l’autorisation d’exploitation du laboratoire de pharmacologie et de toxicologie (LPT) en Basse-Saxe
Question écrite E-005148/2020, Parlement européen, 22 septembre 2020
Le résumé de l'OXA
Les députés demandent à la Commission si elle vérifiera la conformité du laboratoire LPT, quand elle tranchera l'infraction allemande, et comment elle renforcera les inspections.
4 demandes : réponse à 2, réponse partielle à 1, aucune réponse à 1.
Si la Commission compte s'assurer que les pratiques du LPT sont conformes à la directive 2010/63/UE, et de quelle manière.
Réponse La Commission renvoie aux autorités allemandes le soin de dire si le laboratoire remplit les conditions de la directive et si son autorisation doit être maintenue.
La date des décisions sur la procédure d'infraction contre l'Allemagne.
Aucune réponse Aucune date : la réponse cite les deux suites possibles, classer l'affaire ou saisir la Cour, selon les progrès accomplis.
Comment la Commission entend empêcher de telles infractions à l'avenir.
Réponse partielle La réponse rappelle l'obligation d'inspection régulière de l'article 34 et les contacts sur la transposition, sans mesure nouvelle.
Si la Commission prévoit une surveillance ou des exigences d'inspection supplémentaires au titre de l'article 34.
Réponse Refus explicite : "La Commission n’envisage pas d’introduire des exigences supplémentaires pour les inspections".
La fiche
Thèmes : contrôles et sanctions, droit européen
- Auteurs
- Tilly Metz (Verts/ALE)
- Sylwia Spurek (S&D)
- Francisco Guerreiro (Verts/ALE)
- Jytte Guteland (S&D)
- Anja Hazekamp (GUE/NGL)
- Manuela Ripa (Verts/ALE)
- Martin Buschmann (NI)
- Sirpa Pietikäinen (PPE)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 22 septembre 2020
- Date de la réponse
- 17 novembre 2020
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite E-005148/2020 de Tilly Metz et 7 autres députés, Parlement européen, 22 septembre 2020)
En janvier 2020, le laboratoire de pharmacologie et de toxicologie (LPT) de Basse-Saxe (Allemagne), s’est vu retirer son permis d’exploitation par les autorités en raison des activités irresponsables de ses opérateurs et des conditions intenables dans lesquelles les animaux étaient détenus. En août 2020, sur la base d’une décision du tribunal administratif supérieur de Hambourg, le laboratoire de pharmacologie et de toxicologie de Hambourg-Neugraben a vu son permis d’exploitation rétabli[1].
Lorsque les premières informations sur la situation au LPT ont commencé à filtrer, la Commission a exprimé ses préoccupations et a demandé des éclaircissements sur les mesures que les autorités allemandes comptaient prendre à ce sujet[2]. Il semble que la Commission n’ait pas encore décidé des prochaines étapes de la procédure[3].
1. Compte tenu de la procédure d’infraction en cours contre l’Allemagne pour non-conformité, la Commission compte-t-elle s’assurer que les pratiques du LPT sont conformes à la directive 2010/63/UE? Si oui, de quelle manière?
2. Quand pouvons-nous espérer des décisions sur cette procédure d’infraction?
3. Comment la Commission entend-elle empêcher que des infractions aussi flagrantes à la directive 2010/63/UE ne se produisent à l’avenir? Prévoit-elle, par exemple, d’introduire une surveillance ou des exigences supplémentaires pour les inspections, en vertu de l’article 34 de la directive?
Soutien[4]
[1] https://www.ndr.de/nachrichten/hamburg/Hamburger-Tierversuchslabor-LPT-darf-unter-Auflagen-weitermachen,tierversuche236.html
[2] Réponse à la question écrite P-004125/2019 fournie par le commissaire Sinkevičius au nom de la Commission le 12 février 2020.
[3] Réponse à la question écrite E-002597/2020 fournie par le commissaire Sinkevičius au nom de la Commission le 9 juillet 2020.
[4] Cette question est soutenue par un autre député que ses auteurs: Eleonora Evi (NI)
La réponse
(Réponse donnée par M. Sinkevičius au nom de la Commission européenne, 17 novembre 2020)
1. La directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (ci-après la «directive»)[1] régit l’agrément des établissements éleveurs, fournisseurs et utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques. Dans le cadre de la procédure d’infraction en cours à laquelle font référence les honorables parlementaires, la Commission a estimé que l’Allemagne n’avait pas correctement transposé en droit interne les dispositions de la directive, notamment dans des domaines tels que les inspections, les compétences et les procédures administratives pour l’autorisation des propositions de projets et elle a invité l’Allemagne à mettre sa législation nationale en conformité avec la directive. Il incombe aux autorités allemandes de déterminer si le laboratoire de pharmacologie et de toxicologie en question remplit toutes les conditions fixées par la directive et, par conséquent, si son autorisation doit être accordée, suspendue ou retirée.
2. Les services de la Commission sont en contact avec les autorités allemandes afin d’assurer la transposition correcte de la directive en droit allemand. En fonction des progrès accomplis, la Commission peut décider soit de classer l’affaire, soit de saisir la Cour de justice de l’Union européenne d’un recours contre l’Allemagne.
3. En vertu de l’article 34 de la directive, les États membres sont tenus de veiller à ce que les autorités compétentes procèdent à l’inspection régulière de tous les éleveurs, fournisseurs et utilisateurs, y compris de leurs établissements, afin de vérifier la conformité avec les exigences de ladite directive. Les services de la Commission sont en contact avec les autorités allemandes afin d’assurer la transposition correcte de la directive, notamment de son article 34, en droit allemand. La Commission n’envisage pas d’introduire des exigences supplémentaires pour les inspections, autres que celles prévues par la directive.
[1] Directive 2010/63/UE du Parlement européen et du Conseil du 22 septembre 2010 relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE) (JO L 276 du 20.10.2010, p. 33).
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- Dans la procédure d'infraction en cours, la Commission a estimé que l'Allemagne avait mal transposé la directive 2010/63/UE, notamment sur les inspections, les compétences et l'autorisation des projets.
- La directive 2010/63/UE régit l'agrément des établissements éleveurs, fournisseurs et utilisateurs d'animaux à des fins scientifiques.
- Il revient aux autorités allemandes de dire si le laboratoire de pharmacologie et de toxicologie remplit les conditions de la directive 2010/63/UE et si son autorisation doit être accordée, suspendue ou retirée.
- L'article 34 de la directive 2010/63/UE oblige les États membres à faire inspecter régulièrement tous les éleveurs, fournisseurs et utilisateurs, y compris leurs établissements.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 2010/63/UE du 22 septembre 2010, article 34 texte juridique
Les organismes cités
- Laboratoire de pharmacologie et de toxicologie (LPT)
- Tribunal administratif supérieur de Hambourg
- Cour de justice de l'Union européenne (CJUE)
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
La directive européenne impose d'inspecter chaque année au moins un tiers des établissements qui utilisent des animaux, choisis selon une analyse de risque, et au moins une fois par an ceux qui élèvent, fournissent ou utilisent des primates. Une partie des inspections se fait sans avertissement. Rien n'impose d'inspecter chaque année un établissement sans primates.