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Etude du rôle de la microglie dans les effets anxiolytiques et neurogéniques de la fluoxétine chez la souris MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Toutes mises à mort en fin de procédure pour prélever leur cerveau, 3 520 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, cette version révisée du projet relevant l'effectif. Privées d'abri et de matériel de nid à partir de huit semaines et pendant six à dix semaines, elles reçoivent selon les groupes une hormone de stress dans l'eau de boisson, deux gavages qui exposent à une blessure de l'œsophage, des injections et un antidépresseur, avant une chirurgie sans réveil. Une partie d'entre elles passe des tests comportementaux mesurant l'anxiété, la dépression, l'activité générale et l'anhédonie, de cinq minutes à vingt-quatre heures, jusqu'à deux par jour et parfois répétés à trois semaines d'intervalle, sans que le porteur nomme ces tests. Il écrit que le stress ainsi produit est "nécessaire pour révéler les effets anxiolytiques et antidépresseurs des composés".
Objectifs
La dépression et l’anxiété sont les troubles psychiatriques les plus fréquents. Les traitements appartiennent à la famille des inhibiteurs sélectifs de la recapture de sérotonine (ISRS), mais leur efficacité est variable et 1/3 des personnes traitées y sont insensibles pour des raisons encore inconnues. Les ISRS augmentent les concentrations de sérotonine ce qui provoque une diminution de l’anxiété et une augmentation de la neurogenèse adulte chez la souris. Cette neurogenèse adulte est diminuée dans les modèles murins de dépression et elle est nécessaire pour permettre les effets anxiolytiques des ISRS. Les cellules immunitaires du cerveau (microglie) sont impliquées dans la régulation de la neuro-inflammation. Elles peuvent adopter un phénotype pro-inflammatoire en situation de stress ou un phénotype anti-inflammatoire qui favorise la neurogenèse adulte. Toutefois, une persistance de l’état pro-inflammatoire peut se produire, qui pourrait contribuer à la pathophysiologie de la dépression. Corrélativement, il a été montré que des ISRS peuvent réduire l’activation pro-inflammatoire de la microglie, suggérant une régulation de ces cellules par la sérotonine. Ce lien entre neuro-inflammation et dépression oriente la recherche vers des traitements ciblant la microglie et l’inflammation cérébrale, en particulier pour les patients résistants aux antidépresseurs classiques. La modulation de la microglie, sans supprimer son activité essentielle dans l’immunité, pourrait représenter une stratégie pour améliorer les symptômes de la maladie. Dans ce cadre, nous nous intéresserons à des récepteurs de la sérotonine, exprimés par la microglie afin de déterminer s’ils sont nécessaires aux effets des ISRS sur l’anxiété et la neurogenèse adulte. Le cas échéant, nous étudierons les modifications à l’échelle transcriptomique, induites par le traitement antidépresseur selon que l’expression de ces récepteurs est bloquée ou non dans la microglie. MODIFICATION : Les effets chroniques des antidépresseurs ne sont observables que sur des animaux stressés. Pour générer un stress, notre projet teste déjà un protocole de retrait des enrichissements des cages. Nous sollicitons une modification de projet pour ajouter un groupe témoin à ce protocole, tester une seconde méthode de stress, valider ces protocoles dans des tests comportementaux, et évaluer d’autres antidépresseurs. Ceci va augmenter le nombre de souris dans le projet.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à comprendre le rôle de la microglie, et de sa régulation par la sérotonine, dans les effets des antidépresseurs qui modulent les niveaux de sérotonine dans le cerveau. Cette étude permettra de mieux comprendre comment la sérotonine, un neurotransmetteur clé dans la régulation de l’humeur, influence la microglie, et donc d’apporter de nouvelles connaissances sur les interactions neurones - cellules immunitaires dans le cerveau. Elle pourrait également permettre d’identifier, de nouvelles cibles thérapeutiques dans la dépression, notamment pour les patients qui présentent des résistances aux traitements pharmacologiques classiques.
Procédures
Différentes interventions sont réalisées sur des animaux adultes vigiles (conscients) : - deux gavages oraux à 48h d’intervalle d’un composé pharmacologique pour bloquer l’expression d’un gène dans un type cellulaire spécifique sur des animaux de 4 à 6 semaines L’acte dure moins de 30 secondes. - MODIFICATION : induction d’un stress modéré par le retrait de l’enrichissement des cages (absence d’abri et de matériel pour faire un nid), associé ou non à l’ajout d’une hormone de stress dans le biberon pour une durée totale de 8 à 10 semaines - MODIFICATION : un traitement chronique dans le biberon (antidépresseur, 6 à 8 semaines), ou un traitement aigu via 1 injection intrapéritonéale (antidépresseur, ou anxiolytique). MODIFICATION : Un prélèvement sanguin sur animal vigile sera également réalisé, qui dure une minute. Une partie des animaux effectuera soit un seul, soit plusieurs tests comportementaux (MODIFICATION) : des tests mesurant l’anxiété ou la dépression (entre 5 et 30 min dans des cages inconnues), l’activité générale (de 30 min dans une cage inconnue à 2h dans la cage d’hébergement), l’anhédonie (sur 24h dans la cage d’hébergement). Les tests seront réalisés à raison de 2 maximum par jour avec un intervalle minimum de 2h, et certains seront répétés 2 fois à 3 semaines d’intervalle. L’autre partie des animaux recevra soit une seule injection intrapéritonéale d’un marqueur de division cellulaire (geste durant moins de 20 secondes), soit 2 injections à 2h d’intervalle en alternant les côtés de l’animal pour limiter les douleurs répétées au même site d’injection. Enfin, une chirurgie sans réveil sous anesthésie générale et analgésie sera réalisée en fin de procédures, pendant laquelle un second prélèvement sanguin sera réalisé (MODIFICATION). Ce geste dure moins de 5 minutes.
Impact sur les animaux
L’hébergement sans enrichissement environnemental, MODIFICATION associé ou non à l’administration d’une hormone de stress dans l’eau de boisson MODIFICATION, va provoquer un stress modéré, nécessaire pour révéler les effets anxiolytiques et antidépresseurs des composés pharmacologiques, qui sont donnés en médecine humaine. MODIFICATION : Les tests comportementaux vont provoquer un stress léger à modéré. Lors de l’administration d’un composé pharmacologique par gavage, il y a un stress lié à la contention de l’animal, un risque de blessure au niveau de l’œsophage lors de l’insertion de la sonde de gavage, et un risque mineur de “fausse route”. Le traitement pharmacologique dans l’eau de boisson peut entraîner une baisse de la consommation hydrique. MODIFICATION : Le prélèvement de sang induit une douleur légère et transitoire à l’endroit de la piqûre. L’injection IP peut générer une douleur légère et transitoire au point d’injection, avec un risque de péritonite si l’acte est répété. L'anesthésie peut induire dans de rares cas une hypothermie, une détresse respiratoire voire un arrêt cardiorespiratoire.
Devenir
Nous devons euthanasier les animaux à l’issue de la procédure pour pouvoir prélever leurs organes (ici, le cerveau) et réaliser des analyses qui sont nécessaires à la compréhension des mécanismes de plasticité cérébrale et du lien entre microglie et effets des antidépresseurs et anxiolytiques.
Remplacement
Ce projet vise à étudier les modifications des cellules microgliales, induites par un traitement antidépresseur, sur la neurogenèse adulte et sur le comportement. De manière à réduire le nombre d’animaux utilisés, leur remplacement par une approche cellulaire est toujours privilégié, comme des cultures primaires de neurones lorsque la question scientifique posée le permet. Nous pourrions envisager de mettre en place des cultures in vitro composées de microglies (cellules immunitaires du cerveau), de neurones sérotoninergiques et de cellules souches neurales (cellules peuvent donner naissance à des nouveaux neurones), afin d’observer l’effet des antidépresseurs sur ces différents types cellulaires, mais cette méthode ne permettrait pas de reproduire la complexité des interactions entre cellules et des circuits impliqués dans les effets des antidépresseurs, surtout au stade adulte. Par ailleurs, l’anxiété est un état qui se mesure par le comportement d’un animal éveillé, qui doit pouvoir bouger ou rester immobile, et se servir de ses sens (odorat, toucher…). Au niveau cérébral, il s’agit d’un phénomène complexe faisant intervenir, via les hormones de stress, plusieurs types de cellules, dont neurones et microglie, mais on ne peut modéliser fidèlement les interactions ni in vitro ni in silico. Le travail sur l’animal éveillé est donc indispensable pour comprendre comment la microglie participe aux effets des antidépresseurs de type ISRS.
Réduction
La taille des groupes expérimentaux est optimisée de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés pour le projet, tout en conservant une puissance statistique suffisante pour pouvoir obtenir des résultats reproductibles. Pour l’analyse des résultats, nous utiliserons des tests statistiques adéquats afin de comparer nos différents groupes de génotypes et de traitement. Sur la base de résultats d’expériences et de publications utilisant des techniques similaires, nous pouvons déterminer la taille des groupes. Le nombre d’animaux utilisé pour ce projet est de 3520 (MODIFICATION) sur la durée totale du projet.
Raffinement
Conditions d’hébergement : Dans nos expériences, les enrichissements seront retirés à l’âge de 8 semaines (MODIFICATION) et ce pendant une durée de 6 à 10 semaines selon la procédure (MODIFICATION), pour générer un stress permettant d’obtenir un effet antidépresseur ou anxiolytique des composés pharmacologiques qui font l’objet de notre étude. Procédures : Les expérimentateurs sont sensibilisés à l’importance du bien-être animal, à la fois pour les animaux et pour la qualité des résultats. Les manipulations des animaux sont donc réalisées en limitant au maximum la douleur et/ou le stress en termes de durée et d’intensité. Avant chaque geste, l’état général de l’animal est vérifié afin de s’assurer qu’il est compatible avec la poursuite de l’expérimentation (cf points limites ci-dessous). Les administrations sont effectuées conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. (MODIFICATION) Concernant les traitements chroniques (hormone de stress, antidépresseur), nous avons pris l’initiative d’administrer notre traitement dans l’eau de boisson (prise hydrique volontaire de l’animal), au lieu de l’injecter par voie intra-péritonéale, ce qui diminue considérablement la manipulation des animaux et évite les actes douloureux. Concernant la perfusion intracardiaque, les animaux sont injectés avec l'anesthésique et l’analgésique dans une pièce séparée de la salle de perfusion, et apportés dans la salle juste pour la perfusion, après avoir vérifié leur état de sédation par pincement de la patte. Points limites : Le bien-être des animaux sera surveillé régulièrement conformément aux réglementations, et de manière rapprochée pendant le déroulement de la procédure. Des critères d'arrêt sont définis si une souffrance ne peut pas être soulagée. La détection d’une possible souffrance est basée sur un suivi quotidien (posture, aspect du pelage, poids corporel, avant/après intervention), de sorte à administrer un traitement adapté si besoin (nourriture plus appétante, injection de solution saline et/ou glucosée), et à sortir un animal de l’étude en cas d’atteinte des points limites. Notamment, en cas de douleur manifeste ou blessure, persistant 3 jours, les animaux seront euthanasiés pour être utilisés dans les mises au point.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent pour nos études car en tant que mammifère, son système nerveux présente des homologies importantes avec l’homme. En effet, l’organisation des structures cérébrales et des différentes voies qui les connectent sont similaires entre ces 2 espèces. Les voies sérotoninergiques ainsi que les récepteurs à la sérotonine, sont bien décrites chez la souris, et comparables avec ceux décrits chez l’homme. La souris adulte est le modèle standard pour l’évaluation des effets neurobiologiques des antidépresseurs de type ISRS et les paradigmes comportementaux sont validés. Utiliser la souris est essentiel pour garantir la comparabilité et la reproductibilité avec des études effectuées précédemment. De plus, il existe dans cette espèce des lignées modifiées génétiquement, qui permettent d’étudier le rôle de certains gènes et de certaines cellules de manière précise. On peut en effet invalider des gènes précis spécifiquement dans un type cellulaire donné et à un stade ou âge donné. Dans notre étude, les animaux auront un développement normal, puis nous induirons à l’âge de 4 semaines, l’invalidation d’un gène spécifiquement dans la microglie. Cela nous permet d’élever les animaux dans un état où les modifications génétiques sont silencieuses, sans effet, jusqu’au moment de l’expérience. Les animaux seront ensuite traités à partir de 10 semaines avec un antidépresseur, classiquement donné en médecine humaine pour soigner les troubles dépressifs et anxieux.
Etude de la variabilité individuelle au stress et de la réponse aux antidépresseurs dans des modèles murins de stress chronique
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Pour identifier des marqueurs de la réponse aux antidépresseurs, 7 776 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés et sévères, toutes mises à mort pour prélever le sang, le cerveau et des organes. Elles subissent un stress chronique de deux à trois heures par jour pendant huit à douze semaines, jusqu'à soixante injections quotidiennes, et pour une partie d'entre elles une chirurgie du crâne de vingt minutes à cinq heures suivie de neuf semaines d'hébergement individuel. Le porteur annonce des batteries hebdomadaires de trois tests répétés quatre fois, puis une batterie finale de quatre à dix tests, sans nommer aucun de ces tests comportementaux. Le stress infligé doit provoquer dépression, anhédonie, anxiété et retrait social, et les points limites déclenchent un renforcement des antalgiques ou la mise à mort.
Objectifs
Ce projet répond à un besoin urgent de meilleure prise en charge du trouble dépressif majeur. Il repose sur la récente découverte d'un facteur de transcription en tant que nouvelle cible thérapeutique pour le traitement de la dépression qui (i) permet de développer des stratégies innovantes d’identification de biomarqueurs précoces de la réponse, non réponse aux antidépresseurs, (ii) s'appuie sur des mécanismes biologiques robustes, plausibles et novateurs, (iii) sont transposables à la physiopathologie humaine, ainsi qu'aux phases de Recherche et Développement et aux futurs essais cliniques. Les antidépresseurs occupent une place centrale dans la prise en charge de la dépression, grâce à leur accessibilité étendue et à leur efficacité prouvée, qui s'avère similaire d'un médicament à l'autre. En utilisant des antidépresseurs classique, nous voulons vérifier si les biomarqueurs de la réponse au traitement antidépresseur , (i) dépendent des propriétés spécifiques de l'antidépresseur, comme sa capacité à bloquer la recapture d’un neurotransmetteur en particulier, (ii) peuvent être corréler à des modification les fonctions cérébrales impactés par le trouble dépressif majeur, (iii) peuvent être la cible de modification l’expression génétique permettant d’établir un lien entre vulnérabilité ou résilience au stress. Pour mieux refléter la complexité des situations cliniques, nous proposons d’évaluer ces traitements dans des modèles murin de stress chroniques bien établis, intégrant des dimensions physiques, psychologiques et sociales.
Bénéfices attendus
Nous déploierons ensuite des efforts de Recherche et Développement auprès des acteurs cliniques, institutionnels et privés. Les résultats à long terme créeraient idéalement une valeur supplémentaire par rapport aux stratégies thérapeutiques existantes avec des approches « complémentaires », un potentiel d'amélioration majeur dans la pharmacologie du trouble dépressif majeur (action rapide, meilleure efficacité). Une prise en charge pharmacologique plus abordable de la dépression signifie (i) une guérison plus précoce réduisant les souffrances et les effets secondaires inutiles, (ii) une amélioration de la qualité de vie des 300 millions de personnes souffrant de dépression dans le monde et de leurs familles, (iii) réduction du fardeau social et des coûts de santé publique.
Procédures
Une partie des souris subiront une procédure chirurgicale. Les interventions prévues incluent une procédure chirurgicale sous anesthésie générale avec réveil, d’une durée d’environ 20-40minutes ou 3-5 heures par souris, accompagnée d’analgésiques en préopératoire, ainsi que de traitements anti-inflammatoires et analgésiques en postopératoire pendant 1 à 3 jours. Les souris seront soumises à une procédure de stress chronique moyen répétés, consistant en des sessions quotidiennes de 2-3 heures pendant 8-12 semaines. Les animaux stressés recevront une injection quotidienne de l’antidépresseur ou de composés ayant des effets antidépresseurs allant de 1 injection à 60 injections (animal vigile à raison de quelques secondes par animal). Leur état émotionnel d’anxiété/dépression, de nociception et de cognition sera suivi avec tâches comportementales sur animaux vigiles. Ce suivi se fera avec une batterie hebdomadaire de 3 tests répétés 4 fois. La dernière batterie comportementale sera plus complète, elle comportera de 4 à 10 tests et s’étalera sur 1 à deux semaines. Les animaux ayant subis une intervention chirurgicale pour y implanter des électrodes seront suivis avec une batterie comportementale de 5-7 tests répétés en 3 temporalités (avant stress, après stress, après traitement). Leur activité cérébrale sera mesurée en vigile pendant les taches comportementales. La durée d’un test sera de 10 minutes à 1 heure et l’animal effectuera jusqu’à deux tests par jour. Jusqu’à cinq prélèvements sanguins seront effectués sur animal vigile, avec une intervention de moins d’une minute. Chaque prélèvement sanguin sera espacé d’au moins 10-15 jours.
Impact sur les animaux
Dans le protocole de stress chronique moyen imprédictible, en plus du stress physique les souris seront soumises de façon répétée à un stress psychologique moyen susceptible de causer des symptômes de dépression, d’anhédonie, d’anxiété, un retrait social chez un sous-groupe d’individus ainsi qu'une perte de qualité de pelage. Ces dimensions seront surveillées. Le prélèvement sanguin peut entrainer une douleur légère et transitoire au moment du prélèvement ainsi qu’un hématome et un saignement incontrôlé. Les injections intrapéritonéales chroniques peuvent provoquer des effets secondaires mineurs, ou inconfort comme une douleur légère et transitoire, voir une irritation locale autour du site d’injection. La chirurgie stéréotaxique peut engendrer dans certains cas une hypothermie ou un arrêt cardio-respiratoire pendant l’anesthésie. Des douleurs post-opératoires ainsi que des risques infectieux sont possibles. Les souris qui seront hébergées individuellement pendant le stress chronique moyen imprédictible pourront montrer une perte du poids (5-10 pourcent), une diminution du toilettage ou une diminution de la locomotion ainsi qu’éventuellement une augmentation de l’anxiété. Cependant, dans nos conditions expérimentales, l’hébergement individuel n’induit ni stéréotypies ni modifications du comportement émotionnel basal. Les tests de comportement ne montrent pas de changements notables mais nous pouvons considérer une certaine fatigue dans le cadre de batteries de plusieurs tests qui seront répétées au cours du protocole de stress et du traitement antidépresseur.
Devenir
L'euthanasie de l'ensemble des animaux est requise. Pour une grande partie des animaux du sang, leurs cerveaux et des organes périphériques seront récoltés en vue de procéder à des analyses de biologie moléculaire ou d'anatomie/imagerie et, où chaque animal représente un individu unique.
Remplacement
Même si nous nous efforçons au maximum de travailler in vitro avec des modèles cellulaires, les effets de la dépression, du stress, et des antidépresseurs se produisent à l’échelle de l’organisme. Les procédures d’expérimentations animales décrites ici sont donc essentielles pour mieux comprendre la signification des évènements moléculaires causés par le stress ou les drogues sur des circuits neuronaux intacts. De plus, il n’existe pas encore de modèle computationnel des comportements complexes animaux. Nous essayons continuellement d’évaluer nos approches et adapter nos expériences pour des modèles in vitro ou computationnels autant que possible. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux pour pouvoir effectuer des études invasives qui ne sont pas faisables chez les sujets humains. Avec l’approche translationelle que nous avons adopté, les résultats obtenus au sein de notre laboratoire sont complémentaires de ceux obtenus chez l’homme.
Réduction
Les études prévues nécessiteront l’utilisation de 7776 animaux. Cet effectif représente un maximum. Le nombre d’animaux par lot a été déterminé par un calcul de puissance afin de s'assurer qu'il soit suffisant pour atteindre les objectifs scientifiques du projet, tout en réduisant au maximum le nombre d'animaux impliqués. Les effectifs sont déterminés de manière à fournir des résultats analysables par des méthodes statistiques scientifiquement adaptées. Cette approche nous permet de répondre à la question principale du projet et en optimisant l'effectif, nous garantissons non seulement des résultats fiables, mais aussi une minimisation de l'impact sur les animaux.
Raffinement
Les souris seront placées dans une animalerie aux conditions d’hébergement conformes à la réglementation pour l’espèce utilisée. Les animaux seront suivis 7 jours sur 7 durant l'ensemble de la procédure (acclimatation puis expériences). Une pesée hebdomadaire sera effectuée (voire quotidienne en post-opératoire). Des points limites spécifiques ont été établis pour permettre d’évaluer l’état de douleur de l’animal agir en conséquence afin d’éviter toute souffrance supplémentaire, soit par un renforcement du traitement antalgique/analgésique, soit par une euthanasie. Pour le suivi post opératoire, une grille de scoring sera mise en place pour garantir le bien-être des animaux. De plus, un anesthésique local sous forme de crème est appliqué au niveau des oreilles où les barres sont fixées. Les souris sont placées sur un tapis chauffant et une solution physiologique est injectée au début et à la fin de l’intervention afin d’éviter une hypothermie et une déshydratation. Afin d’éliminer tout risque d’inflammation et de douleur post opératoire, les souris recevront à la fin de la chirurgie et pendant 48 heures une injection d’antiinflammatoire non stéroïdien. Pour éviter tout risque de détérioration de l'implant des souris par leurs congénères après la chirurgie les animaux seront en hébergement individuel pendant environ 9 semaines.
Choix des espèces
L’anatomie et la physiologie de la souris sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine. Par ailleurs, il existe beaucoup d’endophénotypes de la dépression clairement établis chez la souris. En effet, l’intérêt croissant pour la souris comme modèle a alimenté le développement de techniques sophistiquées pour l’étude des gènes dans le cerveau permettant l’identification de biomarqueurs de la réponse au traitement. Expériences chez des animaux adultes : Les souris tests seront réceptionnés à l'âge de 6-7 semaines puis utilisés en procédure à l'âge adultes (âge entre 8 et 16 semaines). Cette partie du projet s’intéresse à la pathogenèse et la thérapeutique des troubles affectifs à l’âge adulte en prenant en compte la variabilité individuelle et le dimorphisme sexuel.
Identification des circuits cérébraux régulant l’adaptation saisonnière du sommeil et des rythmes biologiques chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
2 400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever leur cerveau. Elles reçoivent jusqu'à deux injections de vecteurs génétiques de cinquante minutes, subissent une chirurgie du crâne de quatre-vingts minutes pour l'imagerie cérébrale et l'électroencéphalographie, puis sont exposées à des températures chaudes et froides censées reproduire les saisons. Celles qui portent un dispositif crânien sont hébergées seules, ce que le porteur décrit comme inévitable et générateur de stress. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune culture cellulaire ni simulation informatique ne reproduit le fonctionnement d'un "organisme entier", et que les circuits du sommeil de la souris ressemblent à ceux de l'être humain.
Objectifs
Les saisons influencent profondément notre biologie : la durée du jour et la température affectent notre sommeil, notre humeur et notre horloge interne. Lorsque cette adaptation est perturbée, cela peut contribuer à des maladies psychiatriques telles que le trouble bipolaire, la dépression saisonnière ou la schizophrénie. Pourtant, les circuits cérébraux qui permettent au cerveau de détecter les changements saisonniers et d'y adapter notre comportement restent largement inconnus. Ce projet vise à identifier, dans le cerveau de la souris, les neurones responsables de la détection de la lumière et de la température saisonnières, et à comprendre comment ils orchestrent l'adaptation du sommeil et des rythmes biologiques. En utilisant des outils génétiques avancés permettant de visualiser et de contrôler l'activité de neurones spécifiques, ce projet testera également si ces interventions peuvent corriger les troubles du sommeil et des rythmes biologiques observés dans des modèles murins de trouble bipolaire et de schizophrénie. Ces travaux pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques ciblées pour les troubles dont les symptômes s'aggravent à certaines périodes de l'année.
Bénéfices attendus
Ce projet a le potentiel de découvrir de nouveaux mécanismes par lesquels le cerveau s'adapte aux changements de saisons, un aspect fondamental mais encore très mal compris de la biologie cérébrale. En s'appuyant sur ces découvertes, ce projet testera si la manipulation ciblée des circuits identifiés permet d'améliorer les troubles du sommeil et des rythmes biologiques associés aux transitions saisonnières, ouvrant ainsi la voie à des traitements plus précis pour des maladies comme le trouble bipolaire, la dépression saisonnière ou la schizophrénie. Cette recherche est donc essentielle à la fois pour approfondir la compréhension du cerveau et pour poser les bases de nouvelles approches thérapeutiques ciblées.
Procédures
Les souris seront soumises aux interventions suivantes : 1) Des injections pour administrer des analgésiques lors des chirurgies. 2) des injections de vecteurs génétiques (jusqu'à deux fois, durée 50 minutes). 3) des chirurgies pour imagerie cérébrale et électroencéphalographie (une fois, durée 80 minutes). Ces interventions seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie.
Impact sur les animaux
Les chirurgies pratiquées sur le crâne peuvent causer une douleur modérée et un inconfort dans les heures et jours suivant l'opération. L'hébergement individuel, bien qu'inévitable pour protéger les dispositif médicaux, peut induire un stress. L'exposition à des températures chaudes et froides, visant à modéliser les changements saisonniers de température, peut induire un stress léger et transitoire. La manipulation régulière des animaux et le port de petits dispositifs d'enregistrement peuvent également causer un stress léger.
Devenir
Les souris de chaque procédure seront mise à mort afin de prélever le cerveau pour la réalisation d'analyses moléculaires et histologiques.
Remplacement
Les objectifs de ce projet ne peuvent pas être atteints sans recourir à des animaux, car les questions posées concernent le fonctionnement intégré d'un organisme entier, ce qu'aucune culture cellulaire ou simulation informatique ne peut reproduire à ce jour. La souris est le modèle de choix car elle permet de modifier des gènes spécifiques et de contrôler l'activité de neurones précis dans un animal vivant en comportement, et ses circuits cérébraux régulant le sommeil et les rythmes biologiques sont très similaires à ceux de l'être humain.
Réduction
Afin de réduire au strict minimum nécessaire le nombre d'animaux, nous utiliserons une analyse de puissance statistique pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires afin d'obtenir un résultat scientifiquement fiable. Les données seront analysées avec des tests statistiques adaptés à chaque procédure
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe avec enrichissement environnemental dans la mesure du possible ; celles portant un dispositif médical crâniens sont hébergées individuellement mais dans des cages ouvertes leur permettant de voir, d'entendre et de sentir leurs congénères. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale avec une couverture analgésique de 72 heures, suivie de soins post-opératoires complets et d'une surveillance quotidienne pendant 4 jours. Des critères de bien-être stricts sont appliqués : au moindre signe de douleur, un analgésique supplémentaire est administré, et si nécessaire, l'animal est immédiatement mis à mort selon des méthodes éthiquement validées et réglementaires.
Choix des espèces
Les souris représentent le modèle de choix pour étudier le fonctionnement du cerveau, car leurs circuits cérébraux présentent de nombreuses similarités avec ceux de l'être humain. Elles seront utilisées à l'âge adulte (8-9 semaines), lorsque les circuits cérébraux sont pleinement développés, ce qui correspond à la période où le trouble bipolaire et la schizophrénie apparaissent typiquement chez l'être humain. Des souris des deux sexes seront incluses, car ces maladies présentent des différences entre hommes et femmes ; intégrer cette variable permet de s'assurer que les résultats obtenus sont représentatifs de l'ensemble de la population et potentiellement pertinents pour la biologie humaine.
Role des cellules gliales et immunitaires dans l’épilepsie
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
2 328 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés et sévères, chacune pouvant subir jusqu'à cinq injections dans le ventre sans anesthésie, une chirurgie du crâne de trente minutes à une heure trente, puis des sessions d'enregistrement de quatre heures, quotidiennes la première semaine et hebdomadaires ensuite. Une épilepsie du lobe temporal leur est provoquée par injection de kainate directement dans le cerveau, et une partie d'entre elles reçoit en plus des électrodes ou une lentille optique intracérébrale. Le porteur écrit que ces crises ne sont pas douloureuses mais qu'elles génèrent un stress chez la souris. Toutes sont mises à mort pour prélever le cerveau, alors que les retombées annoncées pour les patients pharmaco-résistants restent au conditionnel et à trois ou quatre ans de travaux supplémentaires.
Objectifs
L’épilepsie correspond à un ensemble de pathologies qui se caractérisent par une hyperactivité synchronisée de réseaux de neurones du cerveau et qui touche 600000 personnes en France. Il n’existe pas de médicaments permettant de soigner les causes de l’épilepsie mais seulement des anti-épileptiques qui régulent l'activité des réseaux neuronaux excitateurs ou inhibiteurs pour limiter ou empêcher les crises et qui ont de nombreux effets secondaires indésirables. Il est donc urgent d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour soulager les patients pharmaco-résistants aux anti-épileptiques et/ou véritablement soigner l’épilepsie. L'épilepsie du lobe temporal (ELT) est la forme la plus fréquente d'épilepsie focale focale (c.a.d. limitée à une région du cerveau) qui touche environ 60% des patients. Au cours des quinze dernières années, il a été montré que l’ELT s’accompagne d’une réaction inflammatoire au niveau des régions cérébrales les plus touchées, notamment l’hippocampe. Identifier les mécanismes inflammatoires et immunitaires impliqués dans l’ELT pourrait ouvrir la voie à de nouvelles solutions thérapeutiques. Nos travaux sont centrés sur des cellules de soutien des neurones, appelées cellules gliales, qui aident au bon fonctionnement des neurones, et plus récemment, sur les lymphocytes T dans la progression de l’ELT. Les cellules gliales acquièrent des caractéristiques spécifiques dans les aires du cerveau touchées par les crises. Dans un modèle murin d’ELT, nos études suggèrent que les cellules gliales sont responsables d’une modification de la transmission synaptique dans l’hippocampe épileptique. Nous voulons étudier les mécanismes par lesquels les cellules gliales impactent la progression des crises dans notre modèle d’ELT. De plus, nos résultats actuels indiquent que les lymphocytes T ont des effets protecteurs dans ce modèle murin d’ELT et nous voulons identifier les mécanismes impliqués dans cette protection, en ciblant en particulier les voies de signalisation impliquant les cellules gliales.
Bénéfices attendus
De plus en plus de données indiquent que les cellules gliales et immunitaires contribuent à la progression de l’ELT. Identifier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans les dysfonctions des cellules gliales et immunitaires permettrait d’envisager de nouvelles voies thérapeutiques qui ne cibleraient pas les neurones et pourraient avoir moins d’effets secondaires indésirables. Les premiers résultats de ce projet en continuité avec nos travaux actuels seront publiés dans des journaux à comité de lecture en « open access » d’ici deux ans. Les autres parties de ce projet nécessiteront 3 à 4 ans supplémentaires pour être finalisées. A plus long terme, nous discutons régulièrement avec des médecins pour voir comment nos résultats pourraient mener à des développements thérapeutiques pour la prise en charge des patients.
Procédures
Tous les animaux de ce projet recevront une ou plusieurs (jusqu’à 5) injections intrapéritonéales pour manipuler pharmacologiquement les cellules immunitaires ou les cellules du système nerveux central. Ces injections sont réalisées sans anesthésie lors d’une contention manuelle. Des injections intracérébrales de virus permettant d’induire l’expression d’un biosenseur fluorescent ou d’inhiber l’expression d’un gène seront réalisées sur une partie des souris. Ces injections seront réalisées sous anesthésie générale lors d’une chirurgie qui dure 30 minutes. Une injection intrapéritonéale d’un analgésique est réalisée avant la chirurgie. L’expression du virus n’entraine aucune douleur ou gène de l’animal. Des injections intracérébrales de kainate ou de solution saline (groupe contrôle) seront réalisées pour induire une épilepsie du lobe temporal chez tous les animaux de ce projet. Ces injections seront réalisées sous anesthésie générale lors d’une chirurgie qui dure 30 minutes. Une injection intrapéritonéale d’un analgésique est réalisée avant la chirurgie. Une partie de ces mêmes animaux sera également implantée, lors de la même chirurgie, avec des électrodes intracérébrales pour suivre l’activité neuronale. Dans ce cas la durée de la chirurgie est d’une heure. Enfin, certains de ces animaux seront implantés lors de la même chirurgie avec une lentille optique intracérébrale pour suivre les variations de fluorescence d’un biosenseur. Dans ce cas la chirurgie dure 1h30. Plusieurs jours après la chirurgie, les animaux équipés d’électrodes intracérébrales et d’une lentille optique seront enregistrés sans anesthésie et libre de leurs mouvements, lors de sessions d’une durée de 4h à des fréquences quotidiennes, pendant la première semaine, ou hebdomadaires, pendant la phase chronique. Pour cela les animaux sont d’abord habitués à la préhension pendant les 3 jours précédents le premier enregistrement qui nécessite de connecter les implants au système d’enregistrement. Pour cela la souris éveillée est maintenue en contention sur une grille et les implants sont connectés au système d’enregistrement via des fils souples qui laissent la souris libre de ses mouvements. L’enceinte d’enregistrement contient de la nourriture et un accès à de l’eau.
Impact sur les animaux
- Contention de l’animal suivie d’une injection intrapéritonéale, ce qui entraine en stress léger et une douleur légère et de courte durée. - Intervention chirurgicale intracérébrale sous anesthésie générale, ce qui peut entrainer une douleur modérée au réveil et pendant 1 jour ou 2. Le comportement des souris est observé pendant la semaine qui suit la chirurgie et tout comportement anormal ou signe physique anormal (perte de poids, prostration, poils ébouriffés…) entrainera une action vétérinaire appropriée (administration d’analgésiques, de serum physiologique, d’antibiotique). - Le modèle d’épilepsie utilisé dans ce projet déclenche des crises d’épilepsie dans une région particulière du cerveau (crise focale). Ces crises ne sont pas douloureuses mais génèrent un stress chez l’animal.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort. Les organes, en particulier le cerveau, seront prélevés pour réaliser des études histologiques, moléculaires, cellulaires et physiologiques.
Remplacement
Ce projet vise à étudier les relations entre différents types cellulaires du cerveau et du système immunitaire au cours des différentes phases de l'épilepsie. Ces cellules sont par nature très sensibles à leur environnement. Pour comprendre leur rôle dans l’épilepsie il est nécessaire de les étudier dans un environnement aussi proche que possible des conditions natives. Les études récentes montrent que les propriétés morphologiques, moléculaires et physiologiques des cellules gliales du cerveau placées en culture diffèrent de façon substantielle de celles des cellules gliales in vivo. L’utilisation d’animaux vivants est donc primordiale pour obtenir des résultats qui puissent à terme identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pouvant avoir un impact dans le développement de nouvelles thérapies chez l’homme.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement pertinent. Pour définir statistiquement la taille des lots d’animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés ainsi que sur une évaluation statistique du nombre d’animaux requis. Dans toutes les procédures, nous comparerons les souris « tests/KO » avec les souris « contrôles » issues des mêmes portées. Dans toutes les procédures, nous utiliserons des femelles et des mâles issus des mêmes portées.
Raffinement
Toutes les souris seront élevées dans un environnement enrichi (abri, buchette, et coton pour le nid). Nous manipulerons les animaux régulièrement pour les habituer à notre présence. Toutes les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et application d’analgésique. Tout au long de chaque procédure, les animaux seront surveillés (quotidiennement après les chirurgies puis de façon hebdomadaire). Nous utiliserons une grille de score pour évaluer la santé des animaux et apporter les réponses adaptées. Nous porterons une attention particulière aux critères de poids, de stress et d'hyper-réactivité, décrit dans les points limites. Pour aider à la prise de décision, cette grille de score contient plusieurs critères d’évaluation permettant de déterminer un score qui permet à l’expérimentateur de prendre la décision adaptée pour mettre en place rapidement des mesures visant à éviter ou réduire cette souffrance, et si nécessaire, l’arrêt des souffrances par euthanasie.
Choix des espèces
Les souris sont très couramment utilisées en recherche sur l’épilepsie. Le modèle d’épilepsie du lobe temporal que nous utilisons pour ce projet reproduit assez fidèlement la pathologie humaine avec sclérose hippocampique. Nous utiliserons des souris adultes âgées entre 2 et 3 mois en début de procédure pour nous affranchir des effets liés au développement et à la sénescence. Nous utiliserons des souris contrôles et des souris transgéniques permettant d’invalider un gène ou d’en exprimer d’autres dans des cellules spécifiques. Ces lignées transgéniques n’ont pas de phénotype dommageable.
Étude des mécanismes inflammatoires des surdités progressives et liées à l’âge : impact de l’exposition sonore 2/2
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
Exposition à un bruit fort pendant une à deux heures, tests auditifs sous anesthésie avec électrodes placées sous la peau, prélèvements de sang répétés jusqu'à six semaines : ces actes sont déclarés dans le premier des deux établissements, le résumé précisant qu'aucune intervention ne sera effectuée dans le second. 4 590 souris sont pourtant déclarées ici aussi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, ce second résumé reprenant mot pour mot le texte du premier, publié sous le même titre suivi de 2/2. Les 1 530 souris transférées dans ce second établissement y sont mises à mort pour analyser les mêmes tissus de l'oreille interne que les 3 060 autres. Le passage consacré au raffinement reprend lui aussi, mot pour mot, celui qui porte sur la réduction du nombre d'animaux non-humains, si bien que rien n'est dit des conditions faites aux souris.
Objectifs
Le projet se réalise dans deux établissements utilisateurs (EU1/2 et EU2/2). La perte auditive présente dès la naissance, touche 26 millions de personnes dans le monde, dont 60 % (environ 15 millions) sont dues à des facteurs génétiques. Cependant, plus de 440 millions de personnes souffrent d’une surdité acquise ou progressive après la naissance, qu’elle soit liée à l’âge, au bruit ou à d’autres facteurs. La perte auditive liée à l'âge (ou presbyacousie) a un impact significatif sur la qualité de vie : 1 adulte sur 3 âgé de plus de 65 ans souffre d'un certain degré de perte auditive. Bien que les mécanismes sous-jacents à ces déficiences auditives restent à élucider, il est de plus en plus reconnu que l'inflammation joue un rôle crucial dans le développement et la progression des troubles auditifs, qu’ils soient d’origine génétique, environnementale (exposition au bruit) ou lié à l’âge. En étudiant des modèles de souris présentant une surdité progressive ou liée au bruit, ciblant des gènes clés liés à l'immunité et ses voies de régulation, nos objectifs sont de : - caractériser les voies moléculaires, découvrir des marqueurs précoces, précis, et spécifiques pour la manifestation et l'évolution de la perte auditive - Étudier les liens entre l’inflammation, les marqueurs immunitaires et la perte auditive, en conditions normales et après exposition à des bruits. Ces recherches pourraient ouvrir la voie à des traitements ciblant l’inflammation dans l’oreille interne, réduisant ainsi les dommages auditifs et améliorant la fonction auditive.
Bénéfices attendus
Les données obtenues de ce projet nous permettront de mieux comprendre la relation entre la surdité progressive ou liée au bruit et la dérégulation des voies immunitaires. Nous identifierons également des biomarqueurs précoces, précis et spécifiques pour la manifestation et l'évolution de la perte auditive. Cela nous permettra de développer des thérapies ciblées pour atténuer les lésions auditives, applicables aux patients. À court terme, nous identifierons des marqueurs biologiques et des mécanismes physiopathologiques. À long terme, ces connaissances permettront de concevoir des traitements innovants pour préserver l'audition, avec des applications potentielles pour les humains et les animaux. Les résultats pourraient également contribuer à la prévention de la surdité induite par le bruit, un problème de santé publique majeur. Ce travail fondamental aura ainsi un impact significatif sur la recherche médicale et les applications cliniques futures.
Procédures
Dans l’EU1/2 : Exposition sonore : Les souris âgées de 3 semaines seront exposées pendant 1 ou 2 heures à un bruit d’un niveau sonore comparable à celui d’une discothèque ou une circulation urbaine dense. Tests auditifs : Des tests auditifs seront effectués dès l’âge de 3 semaines. Ces tests pourront être répétés à différents temps post-exposition sonore : 1 jour, 3 jours, 1 semaine, 2 semaines et 6 semaines. Les souris seront anesthésiées puis exposées à de brefs stimuli sonores d’intensité et de fréquence croissantes. Des mesures seront enregistrées à l’aide d’électrodes ou de sondes placées sous la peau ou à l’entrée du conduit auditif. L’ensemble de ces enregistrements ne durera pas plus de 30 minutes par session. Prélèvements de sang : Un petit échantillon de sang sera prélevé (quelques secondes par prélèvement) avant l’exposition sonore, puis à différents temps post-exposition sonore : 1 jour, 3 jours, 1 semaine, 2 semaines et 6 semaines. Aucune intervention ne sera effectuée dans l’EU2/2. Toutes les souris transférées dans l’EU2/2 seront mis à mort afin d’analyser des tissus.
Impact sur les animaux
Dans l’EU1/2 et l’EU2/2, certaines souris déficientes en protéine fonctionnelle de l’audition présentent des troubles de l’équilibre, qui apparaissent à partir de la 2ème semaine de vie post-natale et perdurent jusqu’à la mise à mort à l’âge de 60 jours. Les autres modèles murins, bien que sourds, ne présentent aucun autre symptôme et conservent un phénotype identique à celui des souris sauvages. Dans l’EU1/2, quelques manipulations du projet pourraient entraîner de légères nuisances : L’exposition sonore peut potentiellement induire un stress temporaire sur l’animal. Les études scientifiques sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit chez les rongeurs. Aucune dégradation durable de leur état de santé n’est anticipée, et aucun effet indésirable majeur (perte de poids, inactivité prolongée, comportement anormal) n’est attendu. Les tests auditifs nécessitent une contention de courte durée des souris, associée à une anesthésie générale légère pour les immobiliser. Bien que cette procédure puisse provoquer une angoisse passagère lors de la mise sous anesthésie, ses effets sont atténués par la courte durée du test (quelques minutes) et la réversibilité rapide de l'anesthésie. Aucun effet indésirable durable n'est attendu.
Devenir
À l'issue de cette procédure expérimentale, 3060 souris seront mises à mort dans l’EU1/2 pour récupérer des tissus de l’oreille interne afin de réaliser des analyses biologiques et histologiques. Les autres animaux (soit 1530 souris) seront transférées à un collaborateur dans l’EU2/2 où ils seront mis à mort pour une analyse complémentaire des mêmes tissus.
Remplacement
Les gènes responsables de surdité chez l’homme sont aussi responsables de déficits auditifs chez la souris, et l’architecture des systèmes auditifs, similaire à celle de l’homme, permet d’étudier chez ces animaux l’audition. Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative in vitro ou in silico pour appréhender les mécanismes complexes impliqués dans le fonctionnement de l‘oreille interne que sont : 1) la perception du stimulus mécanique par les cellules sensorielles ; 2) la transduction de ce stimulus en un signal électrique ; 3) la transmission de ce signal électrique à certains neurones de la cochlée ; 4) le transfert via ces neurones et leurs relais de l’information jusqu’au cerveau. De fait, nous utiliserons des souris dans notre projet pour étudier les effets pathologiques de l’inflammation dans les surdités progressives ou liées au bruit, afin d’identifier des marqueurs biologiques, avec des applications potentielles pour les humains.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’individus par groupe expérimental, nous avons effectué une analyse de puissance statistique à partir des données issues de nos récentes publications. Ce qui nous a permis de déterminer qu’il nous faudrait un nombre de 5 individus par groupe. Nos données quantifiées seront analysées grâce à un logiciel d’analyse statistique. Nous choisirons les tests statistiques selon la taille et la distribution des échantillons. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et appliquerons les mesures sur le même animal le cas échéant.
Raffinement
Afin de limiter le nombre d’individus par groupe expérimental, nous avons effectué une analyse de puissance statistique à partir des données issues de nos récentes publications. Ce qui nous a permis de déterminer qu’il nous faudrait un nombre de 5 individus par groupe. Nos données quantifiées seront analysées grâce à un logiciel d’analyse statistique. Nous choisirons les tests statistiques selon la taille et la distribution des échantillons. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et appliquerons les mesures sur le même animal le cas échéant.
Choix des espèces
Les cellules et les molécules impliquées dans le fonctionnement de l’oreille interne sont comparables chez l’homme et la souris. Les pathologies qui nous intéressent ont déjà des modèles murins. Grâce à la transposabilité des résultats entre la souris et l’homme, ces modèles vont nous permettre d’explorer la relation entre la dérégulation des voies immunitaires et la surdité progressive ou liée à l'âge, et fournir ainsi de nouvelles stratégies thérapeutiques chez l’homme. Le projet impliquera principalement des souris adultes âgées de 3 semaines, correspondant au stade jeune adulte, afin d'étudier l'effet du bruit sur la réponse immunitaire dans l'oreille interne. Ce stade de développement a été choisi car l'oreille interne est complètement mature à ce stade, la réponse immunitaire est pleinement fonctionnelle, et cela permet d'étudier les effets du bruit sur un système auditif développé. La mise à mort se fera à 22 jours (soit 1 jour après exposition sonore) pour évaluer les effets immédiats, et entre 1 et 2 mois post-exposition pour évaluer les effets à long terme. Ces stades permettent d'étudier les réponses immunitaires aiguës à 22 jours, les changements chroniques entre 1 et 2 mois, et la progression potentielle de la perte auditive.
Étude des mécanismes inflammatoires des surdités progressives et liées à l’âge : impact de l’exposition sonore 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
4 590 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 3 060 tuées dans le premier établissement pour prélever l'oreille interne, les 1 530 autres transférées chez un collaborateur où elles sont tuées pour les mêmes analyses. Dès l'âge de trois semaines, elles sont exposées une à deux heures à un bruit que le porteur compare à celui d'une discothèque, puis anesthésiées pour des tests auditifs avec électrodes sous la peau, répétés jusqu'à six semaines après l'exposition, et prélevées de sang à chaque échéance. Une partie d'entre elles, privées d'une protéine de l'audition, présentent des troubles de l'équilibre dès la deuxième semaine de vie, qui durent jusqu'à leur mise à mort à 60 jours. Le porteur écrit pourtant n'anticiper aucune "dégradation durable de leur état de santé".
Objectifs
Le projet se réalise dans deux établissements utilisateurs (EU1/2 et EU2/2). La perte auditive présente dès la naissance, touche 26 millions de personnes dans le monde, dont 60 % (environ 15 millions) sont dues à des facteurs génétiques. Cependant, plus de 440 millions de personnes souffrent d’une surdité acquise ou progressive après la naissance, qu’elle soit liée à l’âge, au bruit ou à d’autres facteurs. La perte auditive liée à l'âge (ou presbyacousie) a un impact significatif sur la qualité de vie : 1 adulte sur 3 âgé de plus de 65 ans souffre d'un certain degré de perte auditive. Bien que les mécanismes sous-jacents à ces déficiences auditives restent à élucider, il est de plus en plus reconnu que l'inflammation joue un rôle crucial dans le développement et la progression des troubles auditifs, qu’ils soient d’origine génétique, environnementale (exposition au bruit) ou lié à l’âge. En étudiant des modèles de souris présentant une surdité progressive ou liée au bruit, ciblant des gènes clés liés à l'immunité et ses voies de régulation, nos objectifs sont de : - caractériser les voies moléculaires, découvrir des marqueurs précoces, précis, et spécifiques pour la manifestation et l'évolution de la perte auditive - Étudier les liens entre l’inflammation, les marqueurs immunitaires et la perte auditive, en conditions normales et après exposition à des bruits. Ces recherches pourraient ouvrir la voie à des traitements ciblant l’inflammation dans l’oreille interne, réduisant ainsi les dommages auditifs et améliorant la fonction auditive.
Bénéfices attendus
Les données obtenues de ce projet nous permettront de mieux comprendre la relation entre la surdité progressive ou liée au bruit et la dérégulation des voies immunitaires. Nous identifierons également des biomarqueurs précoces, précis et spécifiques pour la manifestation et l'évolution de la perte auditive. Cela nous permettra de développer des thérapies ciblées pour atténuer les lésions auditives, applicables aux patients. À court terme, nous identifierons des marqueurs biologiques et des mécanismes physiopathologiques. À long terme, ces connaissances permettront de concevoir des traitements innovants pour préserver l'audition, avec des applications potentielles pour les humains et les animaux. Les résultats pourraient également contribuer à la prévention de la surdité induite par le bruit, un problème de santé publique majeur. Ce travail fondamental aura ainsi un impact significatif sur la recherche médicale et les applications cliniques futures.
Procédures
Dans l’EU1/2 : Exposition sonore : Les souris âgées de 3 semaines seront exposées pendant 1 ou 2 heures à un bruit d’un niveau sonore comparable à celui d’une discothèque ou une circulation urbaine dense. Tests auditifs : Des tests auditifs seront effectués dès l’âge de 3 semaines. Ces tests pourront être répétés à différents temps post-exposition sonore : 1 jour, 3 jours, 1 semaine, 2 semaines et 6 semaines. Les souris seront anesthésiées puis exposées à de brefs stimuli sonores d’intensité et de fréquence croissantes. Des mesures seront enregistrées à l’aide d’électrodes ou de sondes placées sous la peau ou à l’entrée du conduit auditif. L’ensemble de ces enregistrements ne durera pas plus de 30 minutes par session. Prélèvements de sang : Un petit échantillon de sang sera prélevé (quelques secondes par prélèvement) avant l’exposition sonore, puis à différents temps post-exposition sonore : 1 jour, 3 jours, 1 semaine, 2 semaines et 6 semaines. Aucune intervention ne sera effectuée dans l’EU2/2. Toutes les souris transférées dans l’EU2/2 seront mis à mort afin d’analyser des tissus.
Impact sur les animaux
Dans l’EU1/2 et l’EU2/2, certaines souris déficientes en protéine fonctionnelle de l’audition présentent des troubles de l’équilibre, qui apparaissent à partir de la 2ème semaine de vie post-natale et perdurent jusqu’à la mise à mort à l’âge de 60 jours. Les autres modèles murins, bien que sourds, ne présentent aucun autre symptôme et conservent un phénotype identique à celui des souris sauvages. Dans l’EU1/2, quelques manipulations du projet pourraient entraîner de légères nuisances : L’exposition sonore peut potentiellement induire un stress temporaire sur l’animal. Les études scientifiques sur des protocoles similaires n’ont pas mis en évidence de surmortalité liée au bruit chez les rongeurs. Aucune dégradation durable de leur état de santé n’est anticipée, et aucun effet indésirable majeur (perte de poids, inactivité prolongée, comportement anormal) n’est attendu. Les tests auditifs nécessitent une contention de courte durée des souris, associée à une anesthésie générale légère pour les immobiliser. Bien que cette procédure puisse provoquer une angoisse passagère lors de la mise sous anesthésie, ses effets sont atténués par la courte durée du test (quelques minutes) et la réversibilité rapide de l'anesthésie. Aucun effet indésirable durable n'est attendu.
Devenir
À l'issue de cette procédure expérimentale, 3060 souris seront mises à mort dans l’EU1/2 pour récupérer des tissus de l’oreille interne afin de réaliser des analyses biologiques et histologiques. Les autres animaux (soit 1530 souris) seront transférées à un collaborateur dans l’EU2/2 où ils seront mis à mort pour une analyse complémentaire des mêmes tissus.
Remplacement
Les gènes responsables de surdité chez l’homme sont aussi responsables de déficits auditifs chez la souris, et l’architecture des systèmes auditifs, similaire à celle de l’homme, permet d’étudier chez ces animaux l’audition. Il n’existe pas à ce jour de méthode alternative in vitro ou in silico pour appréhender les mécanismes complexes impliqués dans le fonctionnement de l‘oreille interne que sont : 1) la perception du stimulus mécanique par les cellules sensorielles ; 2) la transduction de ce stimulus en un signal électrique ; 3) la transmission de ce signal électrique à certains neurones de la cochlée ; 4) le transfert via ces neurones et leurs relais de l’information jusqu’au cerveau. De fait, nous utiliserons des souris dans notre projet pour étudier les effets pathologiques de l’inflammation dans les surdités progressives ou liées au bruit, afin d’identifier des marqueurs biologiques, avec des applications potentielles pour les humains.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’individus par groupe expérimental, nous avons effectué une analyse de puissance statistique à partir des données issues de nos récentes publications. Ce qui nous a permis de déterminer qu’il nous faudrait un nombre de 5 individus par groupe. Nos données quantifiées seront analysées grâce à un logiciel d’analyse statistique. Nous choisirons les tests statistiques selon la taille et la distribution des échantillons. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et appliquerons les mesures sur le même animal le cas échéant.
Raffinement
Afin de limiter le nombre d’individus par groupe expérimental, nous avons effectué une analyse de puissance statistique à partir des données issues de nos récentes publications. Ce qui nous a permis de déterminer qu’il nous faudrait un nombre de 5 individus par groupe. Nos données quantifiées seront analysées grâce à un logiciel d’analyse statistique. Nous choisirons les tests statistiques selon la taille et la distribution des échantillons. Afin de réduire le nombre d’animaux, nous utilisons des mâles et des femelles indifféremment, et appliquerons les mesures sur le même animal le cas échéant.
Choix des espèces
Les cellules et les molécules impliquées dans le fonctionnement de l’oreille interne sont comparables chez l’homme et la souris. Les pathologies qui nous intéressent ont déjà des modèles murins. Grâce à la transposabilité des résultats entre la souris et l’homme, ces modèles vont nous permettre d’explorer la relation entre la dérégulation des voies immunitaires et la surdité progressive ou liée à l'âge, et fournir ainsi de nouvelles stratégies thérapeutiques chez l’homme. Le projet impliquera principalement des souris adultes âgées de 3 semaines, correspondant au stade jeune adulte, afin d'étudier l'effet du bruit sur la réponse immunitaire dans l'oreille interne. Ce stade de développement a été choisi car l'oreille interne est complètement mature à ce stade, la réponse immunitaire est pleinement fonctionnelle, et cela permet d'étudier les effets du bruit sur un système auditif développé. La mise à mort se fera à 22 jours (soit 1 jour après exposition sonore) pour évaluer les effets immédiats, et entre 1 et 2 mois post-exposition pour évaluer les effets à long terme. Ces stades permettent d'étudier les réponses immunitaires aiguës à 22 jours, les changements chroniques entre 1 et 2 mois, et la progression potentielle de la perte auditive.
Etude des m?canismes augmentant l’efficacit? de la th?rapie anti-tumorale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Traitées par voie orale à trois reprises, piquées jusqu'à quatre fois et contenues à chaque mesure de leur tumeur, jusqu'à dix fois, 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes mises à mort à l'issue. La douleur attendue tient à la présence de la tumeur, les autres gestes étant décrits comme légers et rapides. Le projet cherche à comprendre pourquoi une cible identifiée au laboratoire améliore la réponse à une immunothérapie, et à savoir si le résultat vaut pour d'autres cancers. Sur les 720 souris, le porteur écrit seulement que les effectifs "sont déterminés et les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés", sans donner un chiffre par groupe ni la méthode qui y conduit.
Objectifs
Les traitements contre le cancer de type "immunoth?rapie" s'appuient sur la manipulation du syst?me immunitaire du patient pour combattre la tumeur. Cependant, ce type de traitement n'est pas efficace contre tous les cancers ou une partie seulement des patients r?pondent au traitement. Dans notre laboratoire, nous avons identifi? une cible th?rapeutique potentielle qui permet d'obtenir des r?ponses plus efficaces ? une immunoth?rapie anti-tumorale dans un mod?le pr?-clinique chez la souris. Les objectifs de ce projet sont 1- d'?lucider les m?canismes mol?culaires mis en jeu, 2- d'?valuer si nos r?sultats peuvent ?tre g?n?ralis?s ? d'autres types de cancer. Pour atteindre ces objectifs, il est n?cessaire d'utiliser un mod?le animal repr?sentant un organisme entier et autonome.
Bénéfices attendus
Gr?ce ? ce projet, nous pourrons faire avancer de mani?re cons?quente le d?veloppement de nouvelles approches th?rapeutiques afin d'am?liorer l'efficacit? des th?rapies anti-cancer, et nous pourrons r?aliser une preuve de concept qui sera la premi?re ?tape pour permettre l'utilisation de nos d?couvertes pour la clinique.
Procédures
Dans le projet, les animaux vigiles seront soumis ? un traitement par voie orale trois fois (dur?e 10 secondes). Les animaux vigiles seront soumis ?galement ? un maximum de quatre injections (dur?e 3 secondes). Les animaux vigiles seront soumis ?galement ? une contention ? chaque mesure de la tumeur (dur?e 10 secondes), maximum 10 fois.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont : stress li? ? l'administration orale (l?ger et rapide), stress li? ? la pr?hension lors des mesures de tumeur (l?ger et rapide), douleur li?e ? la piqure (l?g?re et rapide). Les autres nuisances attendues sont une douleur mod?r?e li?e ? la pr?sence de la tumeur.
Devenir
Tous les animaux seront mis ? mort.
Remplacement
Il n?existe pas de m?thode alternative pour r?aliser ce travail qui n?cessite l?analyse de tissus entiers en conditions saines ou inflammatoires. De plus, le syst?me immunitaire est un syst?me dynamique dont les acteurs ?voluent entre diff?rentes localisations au sein de l?organisme selon des flux tr?s pr?cis. Ni les mod?lisations math?matiques, ni les syst?mes de culture en laboratoire ne permettent de reproduire cela. Des exp?riences chez l'animal sont donc n?cessaires pour compl?ter les d?couvertes obtenues en culture. De plus, l?utilisation de mod?le animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d?application de nos d?couvertes en clinique.
Réduction
Les effectifs sont d?termin?s et les r?sultats seront analys?s avec des tests statistiques adapt?s.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les animaux seront pes?s et ?valu?s plusieurs fois par semaine gr?ce ? une grille de score pour ?viter la souffrance des animaux. Des aiguilles et des sondes adapt?es seront utilis?es pour minimiser la douleur.
Choix des espèces
La souris est le mod?le de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l?Homme. D?autre part les m?canismes immunitaires sont bien caract?ris?s chez la souris, ce qui en fait un mod?le particuli?rement adapt? pour ?tudier les cellules immunitaires. Les souris seront utilis?es ? l'?ge adulte (de 8 ? 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les r?sultats ne soient pas affect?s ? cause de modifications dues ? un ?ge trop avanc? des animaux.
R?le des macrophages dans la fibrose cardiaque chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Gavées jusqu'à dix-huit fois, opérées une fois sous anesthésie, puis passées trois fois à l'échocardiographie et piquées jusqu'à six fois, 1 344 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La chirurgie provoque une insuffisance cardiaque durable, dont le porteur reconnaît l'inconfort, en plus de la douleur postopératoire et de l'isolement de courte durée après chaque intervention. L'objet est d'observer le rôle des macrophages dans la rigidification du muscle du cœur, sur des souris rendues malades pour cela. Toutes sont mises à mort.
Objectifs
L'insuffisance cardiaque est une maladie qui cause plus de 24 000 d?c?s et plus de 180 000 hospitalisations chaque ann?e en France. Une des causes de cette maladie est la fibrose cardiaque : c'est un ph?nom?ne o? le muscle du c?ur devient progressivement plus rigide, ce qui l'emp?che de bien fonctionner. L'inflammation joue un r?le dans ce processus, mais les cellules inflammatoires et les m?canismes biologiques en cause sont m?connus. L'objectif de ce projet est d'?tudier le r?le de certaines cellules inflammatoires, appel?es macrophages, dans l'apparition de cette fibrose du c?ur. Pour cela, une insuffisance cardiaque avec fibrose sera induite de fa?on contr?l?e chez des souris. Le fonctionnement du c?ur des souris sera ?valu? gr?ce ? une ?chographie cardiaque, et l'?tat de la fibrose sera analys?. Ce projet pourrait permettre de mieux comprendre quels acteurs de l'inflammation favorisent la fibrose cardiaque, et ouvrir la voie ? de nouveaux traitements pour lutter contre l'insuffisance cardiaque.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre une meilleure compr?hension des m?canismes de la fibrose conduisant ? l?insuffisance cardiaque, ce qui constitute une ?tape essentielle pour le d?veloppement de nouvelles approches th?rapeutiques visant ? limiter la fibrose cardiaque et par cons?quent, limiter le d?veloppement de l?insuffisance cardiaque.
Procédures
Gavages (jusqu'? 18 fois, quelques secondes) ; Intervention chirurgicale sous anesth?sie (1 fois, 15 minutes); Echocardiographie sous anesth?sie (3 fois, 15 minutes); Injections (jusqu?? 6 fois, quelques secondes); pr?l?vement sanguin sous anesth?sie (1 fois, quelques secondes)
Impact sur les animaux
Effets ind?sirables li?s ? l?exp?rimentation : inconfort li? ? la pr?hension et contention des animaux, inconfort li? au gavage, potentielle douleur au point d'injection, stress et hypothermie li?s ? l'anesth?sie, stress li? ? l?isolement de courte dur?e dans la phase post-op?ratoire et post-?chocardiographie ; Effets de la chirurgie : douleur postop?ratoire. Inconfort li? au d?veloppement d'une insuffisance cardiaque.
Devenir
Tous les animaux sont mis ? morts
Remplacement
Bien que des ?tudes bio-informatiques et de culture cellulaire soient men?es en parall?le, l?insuffisance cardiaque implique l?interaction complexe de diff?rents types cellulaires et une interaction entre diff?rents organes qui ne peut ?tre ?tudi?e de fa?on compl?te que sur des animaux entiers, rendant le mod?le animal indispensable
Réduction
Le nombre d?animaux n?cessaires ? la r?alisation de ce projet est d?termin? par d?utilisation d'outils statistiques adapt?s. Des tests statistiques appropri?s pour l?analyse des donn?es obtenues ont ?t? pr?d?finis. Des mesures sp?cifiques sont mises en ?uvre pour ?viter les biais exp?rimentaux. L'information qui peut ?tre r?cup?r?e ? partir d'un seul animal est optimis?e.
Raffinement
Lors des exp?riences, la souffrance animale sera r?duite au maximum par l'utilisation de protocoles d?anesth?sie et anti-douleurs adapt?s et l??tablissement de points limites stricts et adapt?s aux exp?riences. Pour la chirurgie et l??chographie, les animaux sont plac?s sur une plaque chauffante ? 37?C d?s l?induction de l?anesth?sie pour maintenir la temp?rature corporelle puis plac?s dans une cage de r?veil chauff?e et enrichie, sous surveillance jusqu?au r?veil complet. Ensuite, les animaux retournent avec leurs cong?n?res, dans une cage d?h?bergement enrichie. La strat?gie anti-douleur sera syst?matiquement poursuivie en post-op?ratoire pendant 48 heures, avec administration d'anti-douleurs. Tout au long des exp?riences, les animaux feront l?objet d?une surveillance continue par les exp?rimentateurs, pour rep?rer l??ventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-?tre et des anti-douleurs pourront ?tre administr?s si n?cessaire.
Choix des espèces
La souris est le mod?le de r?f?rence pour ?tudier les m?canismes cellulaires et mol?culaires de la fibrose cardiaque li?e ? l?insuffisance cardiaque dans un organisme biologique complexe. Le mod?le d?insuffisance cardiaque utilis? dans ce projet repr?sente un mod?le commun?ment utilis? dans ce domaine de recherche, permettant une int?gration et comparaison des r?sultats obtenus ? la litt?rature scientifique existante L?insuffisance cardiaque se manifeste ? l'?ge adulte : des souris ?g?es entre 8 et 16 semaines, chez lesquelles le syst?me cardio-vasculaire est ? maturit?, seront donc utilis?es.
Evaluation de strat?gies th?rapeutiques dans des mod?les de l?sions et de d?gradation du cartilage articulaire chez les rongeurs
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
Rats : 525
Perte de poids excessive, incapacité fonctionnelle ou douleur persistante non soulagée déclenchent l'arrêt de l'expérience et la mise à mort anticipée. 1 050 rongeurs, 525 souris et 525 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue par prélèvement intracardiaque sous anesthésie profonde. Une lésion du genou leur est infligée sous anesthésie générale, par voie mécanique, par collagénase ou par arthrite infectieuse, puis viennent jusqu'à douze semaines d'administrations répétées, deux sessions d'imagerie toutes les deux semaines et des prélèvements sanguins hebdomadaires. Les traitements testés visent à protéger ou réparer le cartilage, et le porteur revendique une réduction des effectifs par le suivi d'un même rongeur dans le temps, sans donner le chiffre auquel cette réduction se compare.
Objectifs
Les l?sions du cartilage articulaire repr?sentent une probl?matique majeure en m?decine r?g?n?rative et en rhumatologie, en raison de la faible capacit? de r?paration intrins?que de ce tissu. L?alt?ration progressive ou aigu? du cartilage peut conduire ? une perte de fonction articulaire, ? la douleur chronique et, ? terme, ? l?arthrose. ? ce jour, les options th?rapeutiques disponibles restent essentiellement symptomatiques ou palliatives et ne permettent pas de restaurer de mani?re durable l?int?grit? structurelle et fonctionnelle du cartilage. Les traitements actuels soulagent les sympt?mes mais ne r?parent pas le cartilage. Ce projet teste, chez la souris et le rat, de nouveaux traitements dans trois situations : une atteinte du cartilage due ? une blessure, une atteinte due ? une infection de l'articulation ou une usure progressive du cartilage.
Bénéfices attendus
Les l?sions du cartilage articulaire repr?sentent un enjeu majeur de sant? publique en raison de leur fr?quence, de leur ?volution souvent irr?versible et de l?absence de traitements r?ellement r?parateurs. Aujourd'hui, les traitements disponibles ne font que soulager la douleur sans r?parer l'articulation. Ce projet cherche des traitements capables de prot?ger ou r?parer le cartilage. Nous testerons plusieurs m?dicaments, et diff?rentes fa?ons de les pr?parer et de les administrer, pour trouver ceux qui agissent le plus efficacement. Les r?sultats pourraient d?boucher sur de nouveaux traitements pour les maladies articulaires.
Procédures
Au cours de ce projet, les animaux seront soumis ? plusieurs types d?interventions exp?rimentales r?p?t?es et compl?mentaires, r?alis?es sur souris et rats et r?parties sur une dur?e maximale de 12 semaines. Les trois proc?dures reposent sur des interventions intra-articulaires r?alis?es au niveau d?un genou sous anesth?sie g?n?rale. Elles comprennent une unique induction de l?sion au niveau du genou (dur?e totale de 15 minutes maximum). Au cours de l??tude, les animaux recevront des administrations r?p?t?es de compos?s exp?rimentaux via diff?rentes voies. Ces administrations peuvent ?tre quotidiennes ou espac?es selon les sch?mas exp?rimentaux, sur toute la dur?e du suivi (jusqu?? 12 semaines). Une imagerie de fluorescence sera r?alis?e de mani?re r?p?t?e, ? raison de deux sessions toutes les 2 semaines, sous anesth?sie. Ces sessions permettent le suivi de la r?paration tissulaire et de l'?volution du mod?le. Chaque session implique une br?ve anesth?sie g?n?rale. Les animaux feront l?objet de pr?l?vements sanguins hebdomadaires sous anesth?sie respectant les conditions physiologiques et le bien ?tre animal. Ces pr?l?vements sont effectu?s ? intervalles r?guliers sur toute la dur?e exp?rimentale. Enfin, ? l?issue de l??tude, les animaux seront soumis ? un pr?l?vement terminal intracardiaque r?alis? sous anesth?sie profonde, imm?diatement suivi de la mise ? mort conform?ment aux proc?dures r?glementaires. L?ensemble des proc?dures est r?alis? sous anesth?sie et analg?sie appropri?es afin de limiter toute douleur, souffrance ou d?tresse.
Impact sur les animaux
Les proc?dures de ce projet peuvent induire des effets ind?sirables li?s aux mod?les de l?sions articulaires. Les animaux peuvent pr?senter une douleur post-proc?dure l?g?re ? mod?r?e, surtout en phase aigu?. Cette phase aigu? est g?n?ralement limit?e aux premiers jours. Une diminution temporaire de la mobilit? articulaire et de l?activit? spontan?e est attendue, principalement durant les premiers jours, avec une am?lioration progressive au cours de la premi?re semaine. Les animaux peuvent pr?senter un gonflement articulaire, une mobilit? r?duite et une diminution de la prise alimentaire. Une alt?ration de l??tat g?n?ral, incluant perte de poids et baisse d?activit?, peut survenir. Une surveillance rapproch?e permet de d?tecter toute aggravation. Des crit?res d?arr?t pr?d?finis sont appliqu?s afin de pr?venir toute souffrance prolong?e, notamment en cas de perte de poids excessive, d?incapacit? fonctionnelle ou de douleur persistante non soulag?e.
Devenir
L'ensemble des animaux utilis?s seront mis ? mort ? l'issue des proc?dures de ce projet.
Remplacement
La strat?gie de remplacement a ?t? int?gr?e ? la conception du projet, conform?ment au principe des 3Rs. Malgr? une analyse approfondie des alternatives, l?utilisation d?animaux reste n?cessaire en raison de la complexit? des pathologies ?tudi?es et du besoin d??valuer des r?ponses biologiques int?gr?es ? l??chelle de l?articulation, notamment les interactions entre le cartilage et les tissus peri-articulaires ainsi que les ph?nom?nes inflammatoires, immunitaires, le remodelage osseux et la r?paration tissulaire. Les m?thodes alternatives sont utilis?es en amont pour optimiser la s?lection des candidats et r?duire le recours ? l'animal : cultures de chondrocytes et d'explants cartilagineux, mod?les 3D/organo?des articulaires et tests de cytotoxicit? pour le criblage pr?liminaire des mol?cules et des doses ; exploitation des donn?es bibliographiques et in silico pour hi?rarchiser les hypoth?ses. Cependant, ces mod?les pr?sentent des limites importantes : ils ne reproduisent pas la complexit? des interactions entre cartilage, synovie et os sous-chondral, ni les contraintes m?caniques, la vascularisation ou les r?ponses immunitaires et inflammatoires syst?miques. Ils ne permettent pas non plus d??valuer de mani?re fiable la dynamique globale de d?gradation et de r?paration du cartilage. Les objectifs du projet n?cessitent l??tude de strat?gies th?rapeutiques dans des mod?les int?gr?s de l?sion m?canique, d?arthrite infectieuse et de d?gradation enzymatique. Ces situations impliquent des interactions tissulaires et immunitaires complexes ainsi que des r?ponses locales et syst?miques qui ne peuvent ?tre reproduites in vitro.
Réduction
Le nombre d?animaux a ?t? d?termin? par des analyses de puissance bas?es sur la litt?rature et des donn?es internes, en tenant compte de la variabilit? des mod?les. Plusieurs mesures sont mises en ?uvre pour limiter les effectifs. Une phase pilote permet de valider les mod?les et d?affiner les param?tres exp?rimentaux, r?duisant les r?p?titions inutiles. L?imagerie in vivo constitue un levier majeur de r?duction. Des techniques non invasives (fluorescence ciblant le cartilage ou l?inflammation, bioluminescence bact?rienne) permettent un suivi longitudinal des l?sions et des traitements chez un m?me animal. Cette approche r?duit le recours ? des sacrifices interm?diaires et transforme des comparaisons interindividuelles en comparaisons intra-individuelles, augmentant la puissance statistique tout en diminuant les effectifs. D?autres mesures incluent l?exploitation maximale des tissus pr?lev?s pour des analyses multiples. Le partage des ?chantillons permet d?optimiser l?utilisation de chaque animal. En amont, des donn?es issues de mod?les in vitro ou de mod?lisation sont utilis?es pour affiner les hypoth?ses et limiter le nombre de conditions test?es. Les analyses statistiques seront effectu?es sur la dur?e sur chaque animal. L?ensemble de ces mesures permet de r?duire significativement le nombre d?animaux tout en garantissant la robustesse et la reproductibilit? des r?sultats.
Raffinement
Conform?ment ? la r?glementation en vigueur, ce projet est con?u afin de r?duire au maximum la douleur, la souffrance, l?angoisse et toute nuisance durable inflig?es aux animaux, tout en garantissant la validit? scientifique des r?sultats. Les animaux sont h?berg?s dans des conditions r?glementaires. Toutes les proc?dures invasives (chirurgie, injections intra-articulaires) sont r?alis?es sous anesth?sie g?n?rale ? l'isoflurane (4 % induction, 2 % maintien) sur tapis chauffant, avec contr?le de l'absence de r?flexe nociceptif (retrait de la patte au pincement). Un traitement analg?sique est administr? en pre- & post-op?ratoire pour limiter la douleur aigu?, ? l'aide de bupr?norphine 0,05 mg/kg SC administr?e avant l'incision/l'injection intra-articulaire, puis toutes les 8?12 h pendant au moins 48 h, et au-del? selon l'?valuation clinique. Ce protocole s'applique aux trois proc?dures. Des grilles de score standardis?es et points limites pr?coces sont d?finis (?tat g?n?ral, poids corporel (r?f?rence = poids basal initial), mobilit?/boiterie, posture, toilettage, prise alimentaire/hydrique et aspect de l'articulation (rougeur, gonflement, ?coulement, aspect de la plaie), pouvant conduire ? une prise en charge adapt?e ou ? une mise ? mort anticip?e (cf annexe grille de scoring). Les soins post-op?ratoires incluent une surveillance rapproch?e, le maintien au chaud, la r?hydratation si n?cessaire et un suivi jusqu?? r?cup?ration fonctionnelle. L?utilisation de m?thodes non invasives, comme l?imagerie in vivo, permet de limiter les interventions.
Choix des espèces
La souris et le rat constituent les mod?les les plus pertinents pour ce projet en raison de la disponibilit? de mod?les bien caract?ris?s de l?sions cartilagineuses incluant les d?fauts m?caniques, la d?gradation enzymatique par collag?nase et l?arthrite infectieuse. Ces esp?ces pr?sentent une physiologie articulaire et des processus de r?paration du cartilage suffisamment proches des m?canismes humains pour permettre l??tude des pathologies d?g?n?ratives et inflammatoires. Elles offrent ?galement une grande richesse d?outils mol?culaires, immunologiques et g?n?tiques facilitant l?analyse des m?canismes d?action des candidats th?rapeutiques. Le recours au rat, en compl?ment de la souris, est justifi? lorsque la taille de l'articulation est un facteur limitant : la plus grande taille du genou du rat facilite la reproductibilit? de l'induction chirurgicale de la l?sion focale, les injections intra-articulaires pr?cises et le pr?l?vement de volumes sanguins suffisants pour certains dosages. Les animaux utilis?s dans ce projet seront des souris ou des rats adultes, ?g?es de 6 ? 12 semaines au moment de l?induction. Ce stade de d?veloppement correspond ? des animaux immunologiquement matures, physiologiquement stables, et adapt?s ? l??tablissement reproductible des mod?les d?atteinte du cartilage dans cette ?tude.
Impact de la m?moire inflammatoire sur l’immunit? anti-tumorale cutan?e chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Une plaie est ouverte dans la peau sous anesthésie, puis une tumeur cutanée est laissée se développer, chez 5 040 souris utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur chiffre les gestes en secondes, cinq secondes de préhension, trois secondes par injection, dix secondes par administration orale, et situe la douleur de la blessure cutanée à quatre heures environ. La douleur liée à la présence de la tumeur figure pourtant dans la même liste, sans durée ni seuil, alors qu'elle court jusqu'à la fin du suivi. Aucune souris ne sera maintenue en vie, toutes étant tuées en fin de suivi ou pour des analyses postmortem.
Objectifs
La m?moire immunologique permet au syst?me immunitaire de r?agir plus efficacement ? des pathog?nes sp?cifiques lors d'une seconde rencontre. Un autre type de m?moire existe dans certaines cellules immunitaires : la ? m?moire inflammatoire ?, qui permet une r?ponse amplifi?e lors d'une exposition ult?rieure ? un pathog?ne diff?rent du pathog?ne initial. On ignore encore si ce type de m?moire se d?veloppe ?galement suite ? une inflammation post-traumatique, par exemple dans le cas d'une blessure. Dans le cadre de ce projet, nous explorerons cette question au niveau cutan?, ? l'aide d'un mod?le de plaie de la peau. Nous nous int?resserons plus particuli?rement ? l'impact potentiel de ce ph?nom?ne sur l'efficacit? de la r?ponse immunitaire contre le d?veloppement ult?rieur d'un cancer de la peau.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche permettra de mieux comprendre l'impact de cette ? m?moire inflammatoire ? sur les cancers de la peau. ? plus long terme, les r?sultats de ce projet devraient ?galement ouvrir de nouvelles perspectives pour am?liorer la pr?vention et le traitement des cancers cutan?s.
Procédures
Les animaux subiront une chirurgie de la peau (une seule fois, sous anesth?sie), avec une douleur mod?r?e (dur?e 15 min). Les animaux sous anesth?sie subiront ?galement une injection (1 fois, 5 secondes, sous anesth?sie). Certains animaux vigiles subiront une administration orale (2 jours cons?cutifs, 10 secondes). Les animaux vigiles seront soumis ?galement ? un maximum de trois injections (dur?e 3 secondes).
Impact sur les animaux
Les effets ind?sirables pr?vus sont : stress de l'anesth?sie (l?g?re et rapide, 15 min maximum), risque d'hypothermie (l?g?re et rapide, 15 min maximum) et douleur li?e ? une blessure cutan?e (mod?r?e et de moyenne dur?e, environ 4 heures), stress li? ? la pr?hension (l?g?re et rapide, 5 secondes) et douleur l?g?re li?e ? la piqure (1 fois, 2 secondes), stress li? ? l'administration orale (l?g?re et rapide, 2 fois 10 secondes) et risque de fausse route, douleur mod?r?e li?e ? la pr?sence de la tumeur.
Devenir
Aucun animal ne sera maintenu en vie. Les animaux seront mis ? mort ? la fin du suivi ou pour des analyses postmortem.
Remplacement
Il n?existe pas de m?thode alternative pour r?aliser ce travail qui n?cessite l?analyse de tissus entiers. La peau est un tissu complexe qui comporte de nombreuses cellules qui interagissent afin de maintenir un ?quilibre. La dynamique du tissu cutan?, des cellules immunitaires qu?il abrite ainsi que les interactions et le recrutement potentiel de cellules d?autres organes sont des conditions qui ne peuvent pas ?tre ad?quatement reproduites in vitro. De plus, le syst?me immunitaire est un syst?me dynamique dont les acteurs ?voluent entre diff?rentes localisations au sein de l?organisme selon des flux tr?s pr?cis. Enfin, certaines populations cellulaires du syst?me immunitaire se sp?cialisent particuli?rement en fonction de leur localisation, en particulier dans la peau. Ni les mod?lisations math?matiques, ni les syst?mes in vitro ne permettent de reproduire cela, ceci nous oblige donc ? utiliser des animaux afin de comprendre les interactions cellulaires r?gulant les r?ponses immunitaires et inflammatoires dans la peau. Des exp?riences in vivo sont donc n?cessaires.
Réduction
Le nombre de souris ? utiliser a ?t? calcul? ? l?aide d'un logiciel statistique, pour ob?ir aux minima n?cessaires ? des analyses statistiques valides, condition n?cessaire pour une interpr?tation biologique des r?sultats. Le nombre de souris par condition est de 20 afin que les r?sultats obtenus puissent pr?senter une puissance statistique suffisante.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Dans le cadre de ce mod?le de blessure cutan?e, les animaux sont anesth?si?s par un agent anesth?siant inhalable et un analg?sique est administr? aux animaux lors de la chirurgie. Les animaux sont plac?s sur un tapis chauffant pendant la chirurgie et le r?veil afin d'?viter l'hypothermie. Des pansements adapt?s sont utilis?s (compresse st?rile, pansement semi-occlusif et bandage de contention). Les animaux sont surveill?s tous les jours pour l??tat g?n?ral, afin d?assurer leur bien-?tre et pour surveiller les ?ventuels signes de douleur, de souffrance ou de stress. Des soins post-op?ratoires sp?cifiques seront mis en place si n?cessaire, tels que l'injection de solution r?hydratante en cas de d?shydratation ou traitement par antispetiques en cas d'infection de la plaie. Les animaux seront pes?s et ?valu?s deux fois par semaine gr?ce ? une grille de score pour ?viter toute souffrance inutile des animaux.
Choix des espèces
La souris est le mod?le de choix car la physiologie de la souris est proche de celle de l?Homme. D?autre part les m?canismes immunitaires sont bien caract?ris?s chez la souris, ce qui en fait un mod?le particuli?rement adapt? pour ?tudier les cellules immunitaires et les r?ponses immunitaires anti-tumorales. Les souris seront utilis?es ? l'?ge adulte (de 8 ? 12 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les r?sultats ne soient pas affect?s ? cause de modifications dues ? un ?ge trop avanc? des animaux.
?valuation d?acide ribonucl?ique messager provoquant la r?g?n?ration des cardiomyocytes dans un mod?le d’isch?mie-reperfusion chez la souris pour traiter l?insuffisance cardiaque MODIFICATION
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Une heure quarante-cinq de chirurgie cardiaque, puis trois semaines à porter une mini-pompe osmotique sous la peau : 295 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever le cœur, les muscles, le foie, les poumons et la rate. Cette version révisée du projet allonge l'ischémie à 75 minutes et relève l'effectif en conséquence, le porteur annonçant une mortalité péri-opératoire de 30 % et des souris qui ne seront pas analysables faute de reperfusion. Les premières procédures ne porteront que sur des femelles, la mortalité des mâles pendant la chirurgie étant jugée trop forte. L'insuffisance cardiaque ainsi provoquée est décrite comme susceptible de causer une souffrance chronique, une perte de poids et un affaiblissement, quand l'objectif reste de mesurer où se distribue un traitement expérimental dans le cœur.
Objectifs
MODIFICATION: Le nombre d?animaux est ajust? afin de maintenir une puissance statistique suffisante malgr? l?augmentation des exclusions li?es au mod?le. Le passage ? un mod?le d?isch?mie de 75 minutes est susceptible d?augmenter le nombre d?animaux non analysables, notamment en raison d?une absence de reperfusion chez certaines souris, d?une mortalit? p?ri-op?ratoire accrue (30%), ainsi que d?une variabilit? interindividuelle plus importante des l?sions et des param?tres fonctionnels cardiaques. L?insuffisance cardiaque constitue un probl?me majeur, tant en termes de prise en charge des patients que de co?ts de sant?, en raison de la perte massive de cardiomyocytes fonctionnels. Le remplacement de ces cellules perdues par de nouvelles cellules contractiles repr?sente un d?fi de taille, d?autant plus que, contrairement ? certaines esp?ces non mammif?res, le c?ur humain adulte ne se r?g?n?re pas spontan?ment. Ce projet vise ? stimuler la capacit? naturelle du c?ur ? se r?parer en r?activant la division des cellules musculaires cardiaques, un m?canisme qui s'arr?te apr?s la naissance. L?objectif est de trouver des solutions pour r?g?n?rer le muscle cardiaque endommag? apr?s une crise cardiaque et restaurer sa fonction. Diff?rents modes d?administration d?un traitement exp?rimental influencent sa r?partition dans le c?ur, sa capacit? ? activer la prolif?ration des cellules cardiaques et l?impact global sur la r?cup?ration des fonctions du c?ur. Ce projet pourrait ouvrir la voie ? de nouvelles th?rapies pour traiter les maladies cardiaques.
Bénéfices attendus
Ce projet explore une th?rapie innovante pour r?parer le muscle cardiaque endommag?. Il vise ? identifier la m?thode la plus efficace pour administrer ce traitement, ? d?montrer qu?il peut stimuler la r?g?n?ration des cellules cardiaques et ? confirmer son potentiel pour am?liorer la fonction du c?ur. Ces travaux pourraient repr?senter une avanc?e majeure dans le d?veloppement de nouvelles solutions pour les maladies cardiaques
Procédures
MODIFICATION : La dur?e d?isch?mie est augment?e ? 75 minutes afin d?am?liorer la robustesse du mod?le. Les animaux mod?les d?isch?mie-reperfusion subiront une chirurgie cardiaque. Cette intervention est r?alis?e une seule fois sur chaque souris mod?le et dure 1h45. Une partie des animaux subiront un examen d'imagerie non invasive d'une dur?e de 20 minutes, deux ?chocardiographies (20 minutes), une injection guid?e par ?chocardiographie. Lors d'une seconde exp?rience, les animaux recevront une injection et subiront quatre ?chocardiographies (20 minutes). Enfin, les souris porteront une mini pompe osmotique en sous-cutan?e d?s injection du traitement et jusqu'? la fin de l'exp?rience soit, pour une dur?e de trois semaines.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent ressentir un stress li? ? leur manipulation et une douleur l?g?re et br?ve au point d'injection. Les proc?dures n?cessitant une anesth?sie g?n?rale, comme les ?chocardiographies, la chirurgie cardiaque, les injections myocardiques transcutan?es et l'imagerie, peuvent entra?ner une baisse transitoire de la temp?rature corporelle et un ass?chement des yeux. La chirurgie cardiaque, et l?implantation de mini-pompes osmotiques sous-cutan?es peuvent provoquer une douleur mod?r?e. De plus, l?insuffisance cardiaque induite par la chirurgie est susceptible de causer une souffrance chronique pour les souris, une perte de poids et un affaiblissement de l?animal.
Devenir
? la fin des proc?dures, tous les animaux seront mis ? mort afin de pr?lever le c?ur, les muscles, le foie, les poumons et la rate. Ces pr?l?vements permettront d??valuer la biodistribution ? l??chelle microscopique gr?ce ? des analyses ex vivo et de mesurer l?efficacit? de l?approche th?rapeutique.
Remplacement
Les traitements sont d'abord test?s sur des cellules cardiaques humaines pour v?rifier leur fonctionnalit? avant leur injection dans l?animal. Ce projet a pour objectif d'?tudier la distribution et l'efficacit? th?rapeutique des traitements apr?s injection dans un mod?le in vivo. L??valuation de l?effet th?rapeutique repose principalement sur les performances fonctionnelles du c?ur, ce qui n?cessite l?utilisation d?animaux vivants. Cette ?tape est essentielle avant l'application de ces approches th?rapeutiques chez l?homme.
Réduction
L??valuation des r?sultats sera r?alis?e par une statisticienne ind?pendante, et les effectifs seront d?termin?s en fonction des analyses n?cessaires pour garantir la validit? statistique des conclusions. Les donn?es ont ?t? collect?es ? partir de la litt?rature et de notre propre exp?rience, et les r?sultats seront analys?s ? l?aide de tests statistiques adapt?s. Pour r?duire le nombre de souris, les premi?res proc?dures seront effectu?es uniquement sur des souris femelles d? ? l?importante mortalit? observ?e chez les souris m?les au cours de la chirurgie, ce qui obligerait ? une augmentation significative des effectifs contrairement aux femelles prot?g?es notamment par les ?strog?nes. Le nombre d'animaux n?cessaires tient compte des analyses de biodistribution et de la mortalit? attendue, ainsi que de la variabilit? des r?sultats, afin d?assurer des conclusions statistiquement robustes sur l?efficacit? des approches th?rapeutiques.
Raffinement
Les animaux sont h?berg?s en groupes sociaux dans un environnement enrichi et sont suivis quotidiennement par le personnel de l?animalerie, avec un contr?le r?gulier par le responsable du projet. Un suivi rigoureux, accompagn? de points limites stricts et sp?cifiques au projet, permettra de d?tecter toute souffrance ou douleur. Des mesures concr?tes seront mises en place pour minimiser ces effets, telles que l?administration d?antalgiques. Si n?cessaire, une mise ? mort anticip?e sera pratiqu?e, conform?ment aux r?gulations en vigueur. Toutes les proc?dures chirurgicales seront r?alis?es sous anesth?sie g?n?rale, avec analg?sie avant et apr?s l?intervention. Les m?thodes d?imagerie utilis?es seront non invasives et non douloureuses.
Choix des espèces
L??valuation de l?effet th?rapeutique, dont le crit?re principal est l?am?lioration des performances fonctionnelles du c?ur, n?cessite l?utilisation d?animaux vivants. Le choix de l'esp?ce souris permet d?avoir acc?s ? des mod?les g?n?tiquement modifi?s, qui offrent un suivi pr?cis du cycle cellulaire. Ce projet constitue une ?tape pr?clinique cruciale avant l?application des approches th?rapeutiques chez l'homme. Des souris jeunes adultes, ?g?es de 8 ? 10 semaines, chez lesquelles le syst?me cardiovasculaire est pleinement mature seront utilis?es. ? cet ?ge, bien que la r?g?n?ration spontan?e du c?ur soit limit?e, il reste possible de stimuler une r?g?n?ration partielle, contrairement aux souris plus jeunes o? la r?g?n?ration du c?ur est plus compl?te.
Effets des hormones sexuelles sur la cicatrisation des art?res EU 1/2
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Pour savoir si des traitements à base d'oestrogènes protègent encore les artères après la ménopause, 630 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyse des tissus prélevés. Le protocole déclare 500 ovariectomies, 500 lésions électriques de la carotide, 315 lésions mécaniques de la carotide et 360 poses de comprimé à libération prolongée, chaque intervention durant de cinq à trente minutes. Les ovaires sont retirés parce que les souris n'ont pas de ménopause naturelle, et le porteur indique que ces chirurgies peuvent provoquer douleur, perte de poids et stress. Une grille d'évaluation de la douleur est annoncée après chaque chirurgie, sans que le résumé précise le seuil qui déclenche la mise à mort anticipée.
Objectifs
Les maladies du coeur et des vaisseaux sont la premi?re cause de d?c?s chez les femmes. Pourtant, on ne comprend pas encore tr?s bien comment la m?nopause joue un r?le dans ce ph?nom?ne. Apr?s la m?nopause, le taux d?oestrog?nes (les hormones f?minines) chute, ce qui pourrait augmenter le risque de probl?mes cardiovasculaires. Ce projet cherche ? savoir si certains traitements ? base d?oestrog?nes, ou de substances qui agissent comme eux, peuvent continuer ? prot?ger les vaisseaux sanguins apr?s la m?nopause. Pour cela, on utilise un mod?le de souris dont on retire les ovaires, afin de reproduire la baisse hormonale observ?e chez les femmes (car les souris n'ont pas de m?nopause naturelle). L?efficacit? des traitements est mesur?e en observant comment les art?res se r?parent apr?s une petite blessure, ce qui permet de voir si les mol?cules test?es aident ? maintenir une bonne sant? vasculaire. Le projet se d?roulera sur 2 ?tablissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre d?identifier les traitements hormonaux les plus efficaces pour prot?ger les art?res apr?s la m?nopause, une p?riode o? le risque cardiovasculaire augmente fortement chez les femmes. En comparant diff?rents types d?oestrog?nes et de mol?cules ciblant leur r?cepteur, il deviendra possible de mieux comprendre quels compos?s sont r?ellement b?n?fiques pour le syst?me cardiovasculaire. ? terme, ces connaissances pourraient aider ? am?liorer les traitements existants ou en d?velopper de nouveaux, plus s?rs et plus adapt?s aux besoins des femmes m?nopaus?es. Cela contribuerait ? r?duire la mortalit? cardiovasculaire chez les femmes, en tenant mieux compte de leurs sp?cificit?s biologiques souvent n?glig?es dans la recherche m?dicale.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : 1-Ovariectomie (10 ? 20min) 500 animaux 2-Pose de comprim? ? lib?ration prolong?e (5min) 360 animaux 3-L?sion ?letrique de la carotide (20min) 500 animaux 4- L?sion m?canique de la carotide (20-30min) 315 animaux. Les animaux subissant la l?sion ?lectrique de la carotide ne sont pas les m?mes que ceux subissant la l?sion m?canique. Les proc?dures chirurgicales seront r?alis?es dans l?EU ?.
Impact sur les animaux
Les chirurgies sur la souris telles que l?agression de la carotide (m?canique ou ?lectrique), l?ovariectomie ou la pose de capsule ? lib?ration prolong?e peuvent engendrer une douleur, une perte de poids et un stress.
Devenir
A l?issu de chaque proc?dure les animaux seront euthanasi?s afin de r?aliser des analyses sur les tissus pr?lev?s.
Remplacement
L?utilisation du mod?le murin nous permettra d?identifier et de quantifier les changements progressifs et dynamiques impactant le processus de cicatrisation des cellules de la paroi vasculaire. Ce processus implique des ph?nom?nes complexes de communication intercellulaire entre les diff?rentes populations cellulaires de la paroi vasculaire, ainsi que l?influence des contraintes h?modynamiques (flux et forces de cisaillement), de la r?ponse inflammatoire et des interactions avec les cellules circulantes. Ces param?tres sont indispensables au d?roulement de la cicatrisation et ne peuvent ?tre reproduits de mani?re fid?le dans des mod?les ex vivo ou in vitro. Aucun syst?me de culture cellulaire ne permet aujourd?hui de recr?er simultan?ment cet environnement multicellulaire, tridimensionnel et dynamique. Les cultures de cellules isol?es ne reproduisent ni les interactions entre les diff?rents types cellulaires (cellules endoth?liales, cellules musculaires lisses, fibroblastes, cellules immunitaires), ni les contraintes m?caniques exerc?es par la circulation sanguine, qui modulent fortement les r?ponses cellulaires. Par ailleurs, les mod?les cellulaires ne permettent pas de reproduire les variations hormonales physiologiques observ?es in vivo, tant en termes d?amplitude que de cyclicit? ou de m?tabolisme des hormones. Cette limitation est d?autant plus importante que les principales lign?es cellulaires vasculaires utilis?es en culture perdent rapidement l?expression du r?cepteur des ?strog?nes au cours des passages, rendant impossible l??tude des m?canismes d?pendants des ?strog?nes dans des conditions physiologiquement pertinentes. Ainsi, ? ce jour, aucun mod?le cellulaire ou ex vivo ne constitue une alternative permettant de r?pondre aux objectifs scientifiques de ce projet.
Réduction
Le nombre d?animaux utilis?s par groupe a ?t? d?fini comme le nombre minimal n?cessaire pour ?tre en mesure de mettre en ?vidence une diff?rence statistiquement significative sur les param?tres ?tudi?s. Ainsi il ressort que 5 animaux/groupe seront n?cessaires.
Raffinement
Les souris subiront des chirurgies dans une salle s?par?e de la salle d?euthanasie, elle-m?me s?par?e de leur pi?ce d?h?bergement. Pour chaque proc?dure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d?anesth?sie g?n?rale + anesth?sie locale avec analg?sique sont r?alis?es pour une meilleure prise en compte de la douleur. Des points limites suffisament pr?dictifs et sp?cifiques au projet seront appliqu?s en utilisant une grille d??valuation de la douleur apr?s chaque chirurgie.
Choix des espèces
Le choix de l?esp?ce s?est orient? vers la souris car c?est le seul mod?le permettant une modification g?n?tique aboutissant ? une d?l?tion du r?cepteur aux oestrog?nes ou de ces sous fonctions. Ces souris sont sous fond g?n?tique C57BL6 qui est un mod?le reconnu dans l??tude des maladies cardiovasculaires. Les animaux seront utilis?s apr?s la pubert?, ? partir de 7 semaines d??ge dans le cadre de l'?tude de la m?nopause.