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Souris : 2614
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Produites par l'élevage du laboratoire pour alimenter d'autres protocoles en "utilisation continue", 2 614 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. Toutes subissent, au sevrage à quatre semaines, une biopsie du bout de la queue sous anesthésie générale gazeuse pour vérifier leur génotype par PCR, avec une douleur de courte durée au réveil. 2 280 d'entre elles restent en vie, réparties entre le renouvellement des lignées et les expérimentations à venir, les 334 autres étant tuées. Ces lignées portent des gènes humains codant des anticorps pathogènes responsables de maladies de dépôt d'immunoglobulines, et le porteur justifie l'effectif par le fait qu'il couvre l'ensemble de ses lignées sur cinq ans, sans avancer de calcul.

Objectifs

Notre laboratoire développe depuis de nombreuses années des modèles murins transgéniques permettant l'étude d'un groupe de pathologies, les maladies de dépôt d'immunoglobulines monoclonales, qui viennent gravement compliquer certaines maladies hématologiques tel que le myélome multiple. Le pronostic vital des patients est souvent très péjoratif. En lien les médecins en milieu hospitalier, nous avons développé des modèles murins qui surexpriment tout ou parties des anticorps humains pathogènes responsables de ces maladies. Le but de ces modèles est d'étudier les mécanismes physiopathologiques de développement de ces maladies, d'étudier la toxicité de ces immunoglobulines pour les organes touchés et de développer et tester des thérapies innovantes lors d'essais pré-cliniques. La présence de modèles animaux permet de valider ou non le bénéfice de la molécule et de potentiellement la proposer à terme aux patients. Toutes ces études nécessitent donc l'utilisation de différents modèles murins dont le génotype doit être vérifié afin de s'assurer que les animaux présentent bien les caractéristiques attendues. La technique de génotypage décrite dans cet APAFIS consiste en la biopsie d'un bout de queue de la souris afin de contrôler le génotype de l'animal par PCR.

Bénéfices attendus

Ce projet permet de maintenir les différentes lignées de souris génétiquement modifiées permettant de mener à bien les projets de recherche sur les maladies de dépôts d'immunoglobulines monoclonales. Ces modèles murins sont génétiquement modifié afin d'intègrer une modification génétique précise au sein d'un organisme complet. La modification génétique par l'apport d'un gène humain codant pour une protéine pathogène permet d'analyser et de comprendre la physiopathologie de ces maladies de depôts.

Procédures

Le prélèvement d'un bout de queue nécessaire pour le génotypage sera effectué sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Le prélèvement de bout de queue sous anesthésie entrainent une douleur de courte durée aprés le reveil de l'animal. Aucune nuisance ou effet indésirable lié à leur génotype n'est attendu sur les animaux.

Devenir

Sur la totalité des animaux générés, nous attendons 100% de génotypes d'intérêts. Une partie de ces animaux sera maintenue dans la zone d'élevage pour le renouvellement et le maintien de nos lignées, et l'autre partie sera utilisée dans le cadre d'expérimentations (utilisation continue).

Remplacement

les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la physiopathogie des maladies de dépôts qui peut varier par le nombre et la localisation des atteintes d’organes, et ne permettent pas non plus de reproduire l’incidence d’une défaillance d’organe sur un autre organe ou l’organisme dans son entier. D’autre part, les approches thérapeutiques que nous souhaitons tester ont principalement pour objectif de cibler les dépôts d’immunoglobulines et de vérifier les réponses organes. Des modèles murins pour certaines maladies de dépôts ont déjà été développé et ont permis d’atteindre les objectifs précédemment évoqués.

Réduction

Notre laboratoire possède une grande expérience dans l’élevage des lignées murines destinées à la recherche ce qui permet d’anticiper le nombre d’animaux reproducteurs nécessaires au maintien de chaque lignée ainsi que le nombre de portées nécessaires pour obtenir un nombre suffisant d’animaux pour effectuer les diverses expériences. Ce projet comprend un grand nombre d'animaux car il décrit l'ensemble des lignées de souris élevées par notre équipe pour une durée de 5 ans. Le nombre d'animaux produits est réduit au minimum afin d'être suffisant pour maintenir la lignée et effectuer les expérimentations ultérieures tout en évitant de produire des animaux inutilement.

Raffinement

La procédure sera réalisée de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux : les prélèvements de tissus seront tous réalisés sous anesthésie générale gazeuse et par du personnel qualifié maitrisant ces gestes. Les animaux sont maintenus sous surveillance jusqu’à leur réveil. L'observation régulière des animaux et le suivi de leur comportement permettra d’avoir un contrôle sur leur état de santé et tout animal présentant des signes de souffrance sera immédiatement euthanasié.

Choix des espèces

Ce type de pathologie, avec en particulier une atteinte rénale, a déjà été reproduit de nombreuses fois avec succés chez la souris. Dans ce projet, les animaux seront mis en reproduction à partir de l’âge de 8 semaines, âge auquel mâles et femelles sont sexuellement matures et jusqu’à l’âge de 20 semaines car les animaux plus âgés (en particulier les femelles) commencent à présenter des difficultés à se reproduire. Le génotypage des animaux sera réalisé au moment du sevrage, c’est-à-dire à l’âge de 4 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1350
Souffrances
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 1350

Pour amener sur le marché une association d'un antidépresseur et d'un activateur de transporteur du chlore contre les douleurs neuropathiques, 1 350 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Un diabète de type 1 leur est provoqué par une injection de streptozotocine, avec l'hyperglycémie et ses conséquences, soif et miction excessives, faim permanente, et une mortalité de 10 % que le porteur intègre d'avance dans son calcul d'effectif. Suivent des gavages quotidiens pendant sept jours, une goutte de sang prélevée à la queue tous les trois jours, et des tests de sensibilité mécanique par filaments et de sensibilité thermique décrits comme produisant un stimulus douloureux. L'équipe indique avoir déjà validé cette combinaison chez la souris sur un autre modèle de douleur, par ligature du nerf sciatique, et attend de la nouvelle série qu'elle "pourrait apporter une vraie alternative" aux patients diabétiques.

Objectifs

Les douleurs neuropathiques sont secondaires à une atteinte du système nerveux (central ou périphérique), c’est‐à‐dire touchant le cerveau, la moelle épinière ou les nerfs. Le besoin médical est fort dans la prise en charge des douleurs neuropathiques. L’approche thérapeutique proposée se base principalement sur l’administration en première intention de certains antiépileptiques et de certains antidépresseurs. Néanmoins, ces traitements ne sont pas efficaces pour l’ensemble des patients, ainsi les patients atteints de neuropathie diabétique sont pour la plus grande majorité dans une impasse thérapeutique et voient leur qualité de vie considérablement altérée. Le projet vise donc à amener sur le marché un nouveau traitement pour soulager les douleurs neuropathiques pour lesquelles les traitements existants présentent une efficacité très modeste et occasionnent des effets secondaires importants. Cette combinaison médicamenteuse a déjà été validée par notre équipe de recherche chez le modèle neuropathique périphérique de souris qui consiste en une ligature du nerf sciatique. Il est basé sur l’association d’un antidepresseur particulier déjà utilisée chez le patient souffrant de douleur (inhibiteur sélectif permettant l'augmentation de l'effet de la sérotonine) avec une autre molécule favorisant le transport du chlore. Cette combinaison sera administrée par voie orale chez un modèle préclinique de neuropathie diabétique chez la souris.

Bénéfices attendus

Nous avons déjà montré chez la souris atteinte de douleur neuropathique périphérique que le traitement constitué de deux molécules: un antidépresseur et un activateur des transporteurs au chlore est efficace sur les symptômes de douleur évoqués ainsi que sur l’état de bien‐être général des souris. L'objectif de cette étude est que ce traitement pourrait apporter une vraie alternative aux thérapeutiques actuelles pour un effet synergique et de longue durée limitant le nombre de prise médicamenteuse sur les types de douleurs neuropathiques comme celles induites chez le patient diabétique.

Procédures

Pour l’étude aigue, les animaux recevront : -une seule injection intrapéritonéale d’un antibiotique afin d'induire un diabète (30s) sur animal vigile. -des prélèvements sanguins (petite incision au niveau de la queue) tous les 3 jours. - des tests de sensibilité mécanique et thermique avant la mise en place du modèle et 3, 6, 9, 12 et 15 jours après l'injection. Les animaux sont testés avec les différents filaments sur les 2 pattes arrières et le comportement dure environ 10 min. Une fois le seuil d’hypersensibilité (due à l’injection de STZ) atteint, les animaux sont testés 1h30, 24h et 48h après le gavage oral lors du protocole aigu. - un seul gavage afin de donner le traitement puis tests comportementaux 1h30, 24h et 48h après celui-ci. Pour l’étude chronique, les animaux recevront : - Injection intrapéritonéale de STZ : 1 seule injection, durée 30 sec, animal vigile - Comportement : tests de douleurs mecaniques et thermiques tous les 3 jours pendant 10 min par test jusqu'à obtention du modèle puis 1h30 après le gavage, tous les jours pendant 7 jours. - Gavage : 1 fois par jour pendant 7 jours consécutifs - Prélèvement sanguin : une goutte de sang prélevée au noveau de la queue de l’animal tous les 3 jours.

Impact sur les animaux

Le modèle de la souris rendue diabétique par la streptozocine reproduit un diabète de type 1 et les symptômes habituels de douleur évoquée. L'hyperglycémie sera accompagnée d’une polydipsie, d’une polyurie et d’une polyphagie. Les animaux seront gavés, il est donc important de bien surveiller les signes cliniques de l’animal suite à l’exécution du gavage (détresse respiratoire, reflux). La glycémie sera relevée quotidiennement en prélevant une goutte de sang au niveau de la queue de l'animal. Les différents tests utilisés sont des tests produisant un stilmulus douloureux, les animaux subiront donc des effets douloureux.

Devenir

Tous les animaux seront sacrifiés à la fin de l'expérimentation

Remplacement

Seuls les modèles mammaliens, et plus particulièrement la souris, répondent aux questions scientifiques posées par notre étude. Le recours donc au modèle animal « souris » est indispensable pour la réalisation de cette étude qui nécessite une évaluation comportementale et des mesures de la glycémie. De plus, si la perception de la douleur n’est plus remise en doute chez les organismes vertébrés, elle est sujet à débat chez les invertébrés, par exemple chez les insectes ou le nematode.

Réduction

Afin de ne pas utiliser plus que le nombre minimal d'animaux nécessaire, nous avons estimé, sur la base des études précédentes, le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre une signification statistique. Ainsi, un nombre d’animaux par traitement a été fixé (1) en se référant à des publications du domaine, (2) en prenant en compte la variabilité que nous retrouvons habituellement dans le comportement d’intérêt et (3) en prenant en compte une mortalité possible de 10% due à l'injection de streptozotocine. Nous évaluons donc 14 souris par traitement et par sexe. La streptozotocine pouvant induire une mortalité de 10%, nous utilserons 15 souris par traitement et par sexe.

Raffinement

Les souris seront hébergées en portoir ventilé, dans des conditions qui favorisent l’expression de leurs comportements naturels : petits groupes sociaux (3 à 5 souris par cage), cages enrichies d’éléments permettant de construire un nid (carré de coton, petites maisons en carton, frisures de papier kraft) ou de favoriser l’exploration (jouets). Les animaux seront acclimatés à leurs lieux d’hébergement/expérimentation et habitués de manière progressive aux procédures qu’ils vont rencontrer (notamment aux contentions et injections). Le bien-être de chaque animal sera évalué quotidiennement et une fiche de suivi individuel sera créée pour chaque procédure expérimentale. A partir des critères définis dans ces fiches, les expérimentateurs et techniciens animaliers seront informés des procédures à suivre pour limiter toute souffrance chez nos souris. L’utilisation de substances anesthésie et analgésique permettront de supprimer la souffrance des animaux lors des procédures qui le nécessitent.

Choix des espèces

La souris est un modèle de mammifère à sang chaud dont l'organisation structurale du réseau neuronal a de fortes ressemblances avec celui de l'homme. De plus, l'utilisation de souris permettra d'analyser nos résultats en se basant sur les données de la littérature de façon plus pertinente. Les souris utilisées seront des souris adultes de 2 à 6 mois. Cet âge constitue une période de stabilité durant laquelle on considère que le développement est achevé et les effets liés au vieillissement est minimum.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Saumons : 11520
Souffrances
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11 520 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour un effectif final de 3 072 poissons réellement analysés, l'écart s'expliquant par la mortalité aux jeunes stades et par des "écrêtages" destinés à ne pas dépasser la biomasse maximale par bassin. 7 680 alevins sont élevés à 18 °C, puis sortis de l'eau moins d'une minute pour recevoir une puce implantée dans le muscle dorsal alors qu'ils pèsent environ cinq grammes, avant qu'un morceau de nageoire leur soit prélevé. Aucun poisson ne sera réutilisé et tous seront tués, après les dix-huit à vingt mois d'élevage nécessaires pour déterminer leur sexe. L'objet du projet est de masculiniser des truites par la chaleur pour produire des stocks entièrement femelles, la maturité sexuelle précoce des mâles ralentissant leur croissance et dégradant la qualité des filets vendus.

Objectifs

La production de truites arc-en-ciel de plus de 1 kg est en croissance, la demande des consommateurs en filets de truites frais et fumés étant en pleine expansion. Cependant, l’atteinte de la maturité sexuelle, précoce chez les mâles (1-2 ans) comparée aux femelles (2-3 ans), ralentit leur croissance, augmente leur sensibilité aux pathogènes et diminue la qualité du produit. Ainsi, les stocks entièrement femelles sont privilégiés, et sont obtenus en croisant des femelles avec des néomâles (génétiquement femelles). Cette inversion sexuelle se fait par un traitement hormonal mais l'utilisation d’hormones est de plus en plus contestée tandis qu’elle est interdite en aquaculture biologique. La maturation précoce des mâles reste donc un problème majeur dans cette production. La découverte d'une alternative de contrôle du sexe au traitement hormonal basée sur une méthode sûre, respectueuse du consommateur et de l'environnement est un défi majeur pour la production de populations entièrement femelles. Des études antérieures ont souligné l'existence de plusieurs gènes mineurs déterminant le sexe. De plus, il a été démontré chez la truite arc-en-ciel qu'une température d'élevage élevée après l'éclosion induisait une masculinisation accrue. Enfin, il a été démontré que cette masculinisation en réponse à la température au cours du développement précoce est associée à des changements épigénétiques (qui ne modifient pas la structure des gènes mais leur expression) chez certaines espèces de poissons comme le bar. Dans ce contexte, les objectifs du projet sont les suivants : i) étudier, chez des lignées génétiquement femelles, l'impact d'un régime de température élevée au cours du développement précoce pour avoir plus de mâles phénotypiques ; ii) affiner la localisation des zones du génome contenant les gènes mineurs déterminant le sexe et étudier si ces zones changent selon le régime thermique ; iii) étudier l'implication de l'épigénétique dans la masculinisation dépendante de la température.

Bénéfices attendus

Ce projet se basera sur l’utilisation d’un modèle biologique tout à fait pertinent, des lignées expérimentales choisies pour augmenter les taux de masculinisation observés. Sur le plan scientifique, ce projet permettra de tester une alternative de contrôle du sexe au traitement hormonal : l’application d’un régime thermique élevé pendant le développement embryonnaire. Nous nous attendons à ce que les résultats obtenus dans ce projet, en utilisant les populations expérimentales, soient transposables aux populations commerciales. Comprendre quelles parties du génome sont responsables du changement spontané de sexe et examiner comment l’expression des gènes réagit aux variations de température permettra d’identifier les gènes potentiellement liés à ce processus de masculinisation spontanée.

Procédures

7680 poissons seront soumis à une température d’élevage de 18°C pendant un mois. Les interventions qui seront réalisées par la suite se font sur des animaux anesthésiés : 7680 seront soumis à une émersion de moins d’une minute, puis à l’insertion d’un PIT-tag puis à un prélèvement d’un morceau de nageoire pour les besoins des analyses génétiques.

Impact sur les animaux

Le régime thermique de 18°C appliqué aux poissons durant 2 mois est susceptible de générer un stress modéré. Pour le marquage individuel des poissons, la nuisance attendue est une douleur induite par l’introduction d’une aiguille pour l’insertion d’un PIT-tag en intra-musculaire dans la région dorsale sur des poissons juvéniles de 5 g environ. Ce marquage sera suivi par des prélèvements invasifs de tissus au niveau de la nageoire qui peuvent générer une douleur d’intensité légère. Pour réaliser ce marquage et ces prélèvements, les poissons subiront un stress d’intensité légère engendré par un temps d'émersion d’une durée maximale de 1 minute. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée.

Devenir

Les prélèvements de tissus ne nécessitent pas une mise à mort. Les poissons seront élevés jusqu’à la détermination du sexe en fin de projet, après 18-20 mois d’élevage. Aucun poisson ne sera réutilisé à l'issue de ce projet. Ils seront donc tous mis à mort.

Remplacement

Ce projet ne peut être réalisé qu’in vivo. Il n’y a pas d’alternative in vitro pour caractériser le déterminisme génétique du sexe des truites arc-en-ciel et, plus largement, des animaux d’élevage. De plus, l’objectif étant, in fine, de promouvoir une aquaculture durable par la réduction de l’usage des hormones, il est nécessaire de trouver d’autres leviers (tels que le régime thermique et la génétique) pour accroitre le taux de masculinisation spontanée chez des populations de truite dans des conditions proches de l’élevage commercial.

Réduction

Le nombre d’individus rentrant en procédure a été réduit au maximum pour, tout en tenant compte des contraintes zootechniques, atteindre l’effectif final nécessaire pour répondre aux objectifs du projet. Le nombre total de 11520 poissons rentrant en procédure s’explique par l’estimation de la mortalité aux jeunes stades de vie ainsi que la nécessité d'écrêtages pour ne pas dépasser une biomasse maximale par bassin. L’effectif final de 3072 poissons a été réduit au minimum nécessaire pour avoir une puissance statistique suffisante pour les analyses génétiques prévues. Pour que ces analyses soient suffisamment précises, un grand nombre de familles génétiques avec au moins 6 descendants par couple père-mère sont nécessaires. L’effectif total de 256 familles x 6 descendants/famille = 1536 poissons par traitement thermique a donc été déterminé pour avoir une bonne détection des zones du génome les plus impliquées dans la masculinisation.

Raffinement

L’implantation des PIT-tag, les prélèvements de tissus sur les nageoires ainsi que toutes les manipulations seront réalisés sous anesthésie, complétée d’oxygène diffusé par bullage si besoin. Lors de l’implantation du PIT-tag, les poissons seront pêchés et anesthésiés par groupe de 20, puis ils seront ensuite prélevés un par un du bac d’anesthésie et déposés sur un tissu humide. Le corps et les yeux des poissons seront recouverts de ce tissu pour les isoler de l’environnement ambiant. La taille du PIT-tag sera adaptée au poisson et respectera le ratio de 2% du poids du poisson. Après manipulation, ils seront mis dans un bac de réveil, avant de rejoindre leur bac d’élevage. Lors des prélèvements de nageoire, la quantité prélevée restera

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est l’espèce principalement étudiée au laboratoire. Il s’agit de l’espèce prépondérante de la pisciculture en France et l’une d’une des espèces les plus élevées en Europe. Il s’agit par ailleurs d’une espèce pour laquelle la littérature scientifique est abondante (environ 50 000 références). Les truites arc-en-ciel sont utilisées du stade alevin jusqu’à la maturation (poids moyen de 800 g environ). L’ensemble de ces stades sont à considérer dans ce projet visant à maximiser le taux de masculinisation spontané par l’application d’un traitement thermique précoce et la détermination du sexe qui ne peut être effective après 18 à 20 mois d’élevage.

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    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Autres poissons : 360
Souffrances
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Plongés cinq jours dans des cultures de cyanobactéries du genre Microcystis, 360 poissons médakas adultes ne subissent aucune autre intervention, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. Tous seront tués en fin d'exposition pour prélever leurs organes, seule voie d'accès selon le porteur aux compartiments biologiques étudiés. L'objectif porte sur l'effet des métabolites produits par ces bactéries sur le microbiote des poissons et, par ricochet, sur leur santé, un sujet que le porteur qualifie de "vierge". Il indique que les doses employées n'atteignent pas celles qui entraînent une souffrance "visible" au niveau morphologique ou du comportement, sans préciser ni les signes surveillés ni la fréquence des observations, alors qu'il attend par ailleurs un inconfort digestif et hépatique.

Objectifs

Les altérations des milieux aquatiques par les proliférations de cyanobactéries sont susceptibles de modifier le fonctionnement des écosystèmes aquatiques. Les préjudices associés à ces efflorescences comprennent : des perturbations de la chaîne trophique, une diminution de la pénétration de la lumière dans l’eau, une diminution de l’oxygène dissous disponible, mais également la production de métabolites secondaires potentiellement bio-actifs et parfois toxiques pour certains organismes qui y sont exposés. En effet, de nombreux genres de cyanobactéries sont susceptibles de produire et/ou de relarguer dans le milieu aquatique des molécules aux propriétés éminemment, ou potentiellement, bio-actives, délétères, voire toxiques. Si les effets toxicologiques (sensu stricto) de ces microorganismes et de leurs métabolites sont connus sur certaines cellules ou tissus de vertébrés, notamment chez certains poissons, on ignore leur impact sur la communauté microbienne associée et les répercussions sur la santé de l’organisme hôte. Des travaux menés ces dernières années ont montré que le microbiote, localisé à l’interface entre un organisme et le milieu extérieur, peut jouer un rôle important dans la physiologie de l’hôte, mais aussi dans de nombreux paramètres biologiques chez les Vertébrés, parmi lesquels la résistance aux pathogènes. Le présent projet propose d’étudier l’effet de l’exposition à des doses représentatives des conditions environnementales de divers efflorescences de cyanobactéries sur le poisson modèle en écotoxicologie aquatique, le médaka. A ce jour, peu d’études se sont ainsi efforcées de caractériser la réponse des poissons à différentes compositions d’efflorescences de cyanobactéries au niveau de l’holobionte (organisme hôte + microbiotes) et de tâcher ainsi de prendre en compte la réponse au niveau des différents compartiments biologiques et des différents organes.

Bénéfices attendus

Cette étude constituera un prérequis indispensable au développement de ce sujet encore vierge. La caractérisation du microbiote de poissons n’en est en effet qu’à ses débuts et dévoile déjà une large diversité microbienne inattendue. Les interactions entre hôte, son microbiote associé et l’environnement sont peu explorées, encore moins dans le cadre de stress écotoxicologiques, et pourraient s’avérer informatives de processus biologiques méconnus. A terme ces travaux permettront de mieux appréhender les conséquences (éco)toxicologiques des efflorescences de cyanobactéries et de la production de métabolites bio-actifs associés.

Procédures

Mis à part la balnéation avec les biomasses de cyanobactéries qui aura lieu pendant les 5 jours de l’expérimentation, aucune intervention ne sera réalisée sur les animaux.

Impact sur les animaux

Les poissons seront exposés 5 jours par balnéation à différentes doses environnementale de cultures de souches de cyanobactéries. Certains métabolites produits par les cyanobactéries pourraient induire des effets physiologiques occasionnant un inconfort alimentaire pour les poissons (digestif, hépatique). Les doses n’atteignent pas les doses toxicologiques entrainant de la souffrance visible au niveau morphologique ou du comportement.

Devenir

Les poissons seront euthanasiés en fin de procédures et leurs organes prélevés pour analyses. Seuls les prélèvements tissulaires post-mortem permettent d’avoir accès aux différents compartiments biologiques qui seront ici investigués.

Remplacement

Seul ce type d’analyse intégrée portant sur des organismes entiers permet de générer une compréhension fine des processus écotoxicologiques qui en oeuvre chez ces modèles biologiques complexes (organismes + microbiote associé).

Réduction

Notre expérience dans ce type de travaux nous a permis de raffiner le design expérimental au niveau du temps d’exposition qui passe ici de 28 jours à seulement 5 jours. Par ailleurs, nos travaux mettront en oeuvre une approche de comparaison de la variance des différents paramètres biologiques ici renseignés (composition bactérienne et métabolique) afin d’estimer à la fois les variabilités biologiques et expérimentales. Nos expérimentations seront réalisées à des concentrations environnementales (en teneurs en cyanobactéries) et avec des effectifs nécessaires et minimums pour être en mesure de démontrer l’occurrence d’effets moléculaires d’un nombre réduit d’organismes.

Raffinement

Nos travaux sont développés dans le contexte de la caractérisation de biomarqueurs précoces (et également plus sensibles) de stress au niveau du microbiome et du métabolome (ensemble des métabolites retrouvés dans un échantillon biologique, et sa concentration) des poissons Médaka. En en accord avec le principe de raffinement de la règle des 3R pour l’expérimentation animale, les expérimentations seront menées à des concentrations en cyanobactéries produisant des cocktails bio-actifs proches de la concentration minimale induisant les premiers effets détectables toxicologique, afin de limiter les potentiels effets toxicologiques. Durant toute l’expérimentation, les organismes seront maintenus en groupe dans des conditions d’élevages standards, correspondants aux critères de raffinement préconisés par l’Organismes de Coopération et de Développement Economique pour l’élevage et l’expérimentation sur cet organisme.

Choix des espèces

Oryzias latipes : Espèce modèle aquatique vertébrée couramment utilisée en expérimentation scientifique pour des travaux de développement, d’écologie ou d’écotoxicologie avec différents types de contaminants environnementaux Jeunes adultes (entre 3 et 5 mois), afin de pouvoir aisément les sexer et d’éviter qu’ils ne présentent les altérations cellulaires qui commencent à apparaître après l’âge de 6 mois chez cette espèce.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2195
Souffrances
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Devenir
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2 195 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 135 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 1 060 un niveau léger. Elles sont infectées par un virus inoculé par inhalation sous anesthésie profonde, trente secondes par narine, et certaines subissent un prélèvement de sang par mois pendant douze mois avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'enjeu déclaré est de comprendre quelles sources d'énergie utilisent les cellules immunitaires dites tueuses au cours d'une infection virale, avec l'espoir d'identifier des cibles thérapeutiques et d'affiner l'usage de certaines classes d'antibiotiques. Sur le remplacement, le porteur affirme que l'organisation spatiale de la réponse immunitaire rend son étude "impossible" in vitro et que la littérature montre une consommation énergétique différente en culture.

Objectifs

Le système immunitaire permet de protéger l’organisme face, entr’autres, à des infections virales. Certaines cellules du système immunitaire sont capables de reconnaitre spécifiquement les cellules infectées et de les détruire. Ces cellules appelées “cellules tueuses” ont besoin d’énergie et différentes sources d’énergie sont disponibles dans l’organisme. De manière intéressante, les “cellules tueuses” peuvent, au cours de leur vie, utiliser différentes sources d’énergie pour fonctionner, mais les mécanismes moléculaires qui les contrôlent restent peu, voire pas, connus. Ce projet vise ainsi à étudier les mécanismes moléculaires qui permettent de fournir l’énergie nécessaire au bon fonctionnement des “cellules tueuses”, afin de garantir une bonne défense de l’organisme contre les infections virales. Pour cela, nous utiliserons différents modèles de souris génétiquement modifiées. Ces souris seront infectées par un virus que nous utilisons en routine au laboratoire et les souris seront utilisées différents temps après infection. Après mise à mort des animaux, des organes seront prélevés pour des analyses de biologie moléculaire et cellulaire.

Bénéfices attendus

Les “cellules tueuses” sont très importantes pour combattre les infections et les cancers. Les résultats attendus permettront de combler le manque de connaissances concernant l’utilisation d’énergie au cours d'une infection virale, et d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour moduler leurs fonctions. De plus, beaucoup d’antibiotiques ont pour effet secondaire de moduler l’utilisation de ressources énergétiques dans l’organisme. Les résultats de cette étude pourraient aider à affiner l’utilisation de classes d’antibiotiques afin de limiter les effets délétères sur les réponses immunes.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Injection (sous brève anesthésie gazeuse) : 1 fois par animal – durée 30 secondes ; - Injection (pour anesthésie profonde) : 1 fois par animal – durée 30 secondes; - Infection par inhalation (sous anesthésie profonde) - 1 fois par animal – durée 30 secondes par narine; Prélèvements sanguins (sous brève anesthésie gazeuse) : 1 fois par mois pendant 12 mois ou 1 fois, juste avant la mise à mort – durée 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables possibles sont: i) une légère douleur et un stress généré par les prélèvements sanguins; ii) une légère douleur générée par les injections (pour l’anesthésie profonde); iii) le stress généré par la procédure d’inoculation du virus par inhalation; iv) une perte de poids transitoire générée par l'infection virale qui sera contrôlée; v) un léger délai de cicatrisation en cas de blessure qui pourrait survenir suite à une bagarre.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de pouvoir prélever les organes et effectuer des analyses cellulaires et moléculaires afin de comprendre l’origine des apports énergétiques des cellules tueuses.

Remplacement

La réponse immunitaire anti-virale est un phénomène biologique complexe faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude dans des tests in vitro. De plus, les données de la littératures indiquent que l’étude des cellules tueuses in vitro ne reproduisent pas les utilisations énergétiques observées in vivo.

Réduction

Nous avons calculé par des approches statistiques, le nombre minimum d’animaux nécessaire pour pouvoir interpréter les variations expérimentales que nous attendons. Le nombre d’animaux a été réduit au maximum sans toutefois compromettre une analyse robuste des résultats. De plus, une optimisation des protocoles a été réalisée in vitro en amont, afin de réduire au maximum le nombre d’animaux requis pour les analyses moléculaires (qui demandent beaucoup de matériel cellulaire). Enfin, les nombres estimés d’animaux requis pour chaque procédure sont des nombres maximum d’animaux. En fonction des résultats obtenus à certains points temps, ces nombres pourront être réduits, comme indiqué pour chaque lot d’animaux au sein de chaque procédure.

Raffinement

Afin de réduire la souffrance, le stress et la douleur de l’animal, i) les infections par inhalation seront réalisées sous anesthésie profonde et la température corporelle des animaux sera maintenue jusqu’au réveil de l’animal; ii) les prélèvements de sang seront réalisés sous anesthésie gazeuse après application d’un anestésique local; iii) des points limites assez prédictifs et définis pour chaque procédure ont été établis afin d'anticiper tout effet dommageable sur les animaux; iv) nous assurerons une surveillance adaptée à chacune des procédures ou étape au sein d'une procédure, comme décrit au sein de chaque procédure.

Choix des espèces

Le modèle souris a été choisi car il permet de réaliser des expériences dans des animaux génétiquement modifiés et d'étudier les conséquences d'un gène invalidé ou muté, sur les réponses des "cellules tueuses". De plus, la souris est une espèce dans laquelle un grand nombre d'outils sont disponibles, permettant des analyses précises. Adultes de 6 semaines à 12 mois : le système immunitaire de ces animaux doit être complètement mature et non vieillissant au moment de l’infection (entre 6 et 12 semaines, le système immunitaire des souris est stable, selon nos expériences antérieures) et certains animaux seront gardés jusque 1 an après infection. Pour la procédure d’élevage, des adultes à partir de 6 semaines seront utilisés et gardés jusqu’à l’âge de 8 mois maximum (changement des couples reproducteurs tous les 6 mois).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 120
Souffrances
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Devenir
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 120

Irradiées pendant trente minutes puis greffées par injection intraveineuse, 120 souris reçoivent ensuite un régime riche en cholestérol pendant seize semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées par ponction intracardiaque sous anesthésie pour prélever les plaques formées dans leurs vaisseaux. L'irradiation détruit les cellules de leur moelle osseuse et provoque une immunodépression compensée par quatre semaines d'antibiotiques dans l'eau de boisson, avec des atteintes intestinales possibles, une perte de poids, de la fatigue et un grisonnement des poils. Le porteur écrit par ailleurs que "l'irradiation est quant à elle indolore".

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires et notamment les complications aigues de l’athérosclérose restent la première cause de mortalité chez l’homme dans le monde. L'athérosclérose est une maladie où des plaques se forment dans les artères, bloquant le flux sanguin et augmentant les risques cardiaques. Dans ces conditions, une réponse inflammatoire s’établit au niveau de la paroi des vaisseaux sanguins entrainant l’activation des cellules immunitaires, qui absorbent alors de grandes quantités de lipides et de cholestérol entrainant alors la formation de la plaque. Les stratégies thérapeutiques existantes ne permettent de réduire que partiellement le risque cardiovasculaire. Il est donc urgent de trouver de nouvelles approches thérapeutiques. Certains types de lipides, notamment les oméga-3 et oméga-6 auraient un rôle important dans la réponse inflammatoire associée à la formation des plaques. Ces lipides en particulier représente alors une piste d’intervention nutritionnelle et thérapeutique prometteuse. Le but du projet est d’étudier l’influence d’une modification de la composition en lipide spécifique au système immunitaire sur développement de l’athérosclérose chez la souris, par un enrichissement plus ou moins important de lipides du type oméga-3, tout en étudiant l’impact du rapport de quantités d’oméga-3/oméga-6. Le développement de l’athérosclérose sera examiné dans un modèle de souris génétiquement modifiées prédisposées à la maladie, dont le système immunitaire sera spécifiquement soit enrichi en lipides de type oméga-3, soit fortement enrichi en lipides oméga-3 au détriment des lipides oméga-6 . Ces souris seront nourries avec un régime riche en cholestérol, nécessaire au déclenchement de la maladie. Ce modèle d’athérosclérose est similaire au développement de la maladie chez l’Homme.

Bénéfices attendus

L'athérosclérose est une maladie vasculaire résultant de l'accumulation de lipides dans les artères, formant alors des plaques dans ces vaisseaux sanguins. Les plaques empêchent la circulation sanguine et provoquent des maladies cardiovasculaires. Chez l’homme, l’athérosclérose est un facteur de risque majeur dans les maladies cardiovasculaires, qui est la première cause de mortalité. Il existe de nombreux types de lipides différents qui composent cette plaque. Certains de ces lipides auraient un rôle protecteur, notamment les lipides dit de type « oméga-3 ». La composition relative des différents types de lipides les uns par rapport aux autres auraient également un impact, notamment le rapport des quantités des lipides oméga-3 sur les lipides oméga-6. La composition en oméga-3, et plus largement une composition relative enrichie en oméga-3 sur les autres types de lipides permettraient de limiter la formation de la plaque. Cet effet serait médié par un impact sur les cellules du système immunitaire présentent dans la plaque, en limitant l’inflammation néfaste associée. Modifier la composition de ces plaques, par exemple par des approches médicamenteuses ou nutritionnelles, semble alors une piste thérapeutique prometteuse. Cependant, avant de pouvoir arriver à ces approches, il est nécessaire de comprendre si une modification de la composition des lipides est capable d’impacter réellement la formation des plaques, en modifiant positivement le comportement des cellules inflammatoires impliquées dans la formation des plaques, limitant ainsi la maladie et le risque cardiovasculaire. La mise en place d'un protocole expérimental impliquant une greffe de moelle osseuse après irradiation permettra de simuler un environnement riche en oméga-3 spécifique aux cellules immunitaires dont font partie les macrophages et d'évaluer les effets protecteurs potentiels des oméga-3 contre cette maladie. En fin de compte, une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait conduire à de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter ou prévenir les maladies cardiovasculaires associées à l'athérosclérose.

Procédures

- Prise de sang (2 prélèvements ponctuels espacés de 5 semaines) - Transport (1h, 1 aller-retour) - Irradiation (30 min) - Injection intraveineuse caudale unique et ponctuelle (greffe, 1 injection bolus) - Régime riche en cholestérol (16 semaines) - Ponction sanguine intracardiaque terminale sous anesthésie gazeuse

Impact sur les animaux

De faibles douleurs peuvent être occasionnées après les prises de sang et l’injection intra-veineuse, ainsi qu’un inconfort ponctuel pendant la contention des animaux lors de ces manipulations. Un tube de contention sera utilisé pour l’injection intra-veineuse afin d’éviter tout mouvement indésirés de l’animal, minimiser le temps de la procédure et favoriser le bon déroulement de l’injection. Cette contention entraine une gêne provisoire de quelques minutes et peut être stressant pour l’animal. Les animaux seront manipulés de manière hebdomadaire pour effectués les pesées. L’irradiation peut entrainer les effets suivants : - Immunodépression : Destruction des cellules de la moelle osseuse entrainant un risque infectieux augmenté. Cet effet sera compensé une fois la prise de la greffe effectuée. Les souris seront soumises 4 semaines à une antibiothérapie, pouvant entrainer certains effets secondaires propres à l’antibiotique (principalement des réactions allergiques, cependant rares). - Affaiblissement général se traduisant par une perte de poids et de la fatigue. - Atteintes intestinales : L'irradiation peut endommager les cellules épithéliales du tractus gastro-intestinal, pouvant entrainer des troubles digestifs et une absorption réduite des nutriments (contrôlé par une pesée régulière) - Altération de la peau et des poils : Grisonnement localisé des poils possible et ralentissement de la repousse. Le transport est stressant pour les souris, mais tout sera fait pour limiter l’inconfort des souris.

Devenir

La mise à mort des animaux est nécessaire pour la détermination des lésions. Les plaques dans les vaisseaux sanguins seront prélevées pour en déterminer la composition.

Remplacement

L’athérosclérose est une maladie complexe qui ne peut pas être mimée in vitro. Elle implique des interactions entre l’inflammation, les lipides, le cholestérol, le flux sanguin, mais également entre différents tissus comme le foie ou le tissu adipeux. Il est possible in vitro d’étudier ces différents acteurs impliqués dans cette maladie séparément, mais seule l’utilisation de modèles animaux présentant une athérosclérose proche de celle de l’Homme peut permettre de tenir compte de tous ces éléments ensembles, et ainsi permettre une meilleure compréhension globale de cette maladie. Le modèle de souris prédisposées à l’athérosclérose utilisé dans ce projet est un modèle bien décrit dans la littérature pour l’étude du développement de l’athérosclérose, et est transposable au développement de la maladie telle qu’elle est observée chez l’homme. De plus, le métabolisme des lipides entre l’homme et la souris est bien connu et fortement similaire chez les deux espèces.

Réduction

Un modèle mathématique, tenant compte de nos variables d’intérêts ainsi que les différences nécessaires afin de pouvoir conclure à de réelles différences entre nos groupes, nous a permis de réduire le nombre d’animaux à 15 par groupe, ce chiffre correspondant au nombre minimum nécessaire pour avoir des données exploitables par la suite. Les différences attendues sont des différences dans la formation des plaques dans les vaisseaux sanguins ainsi que des paramètres qui lui sont associées. Les expériences seront réalisées chez des souris mâles et femelles afin de tenir compte du dimorphisme sexuel. Enfin les expériences seront répétées une deuxième fois afin de confirmer la reproductibilité des résultats obtenus.

Raffinement

Le transport est stressant pour les souris. Tout sera fait pour limiter l’inconfort et le stress des animaux pendant cette étape (Enrichissement, gel diet, voiture climatisée). L’irradiation est quand-a-elle indolore. Les souris seront transférées dans de nouvelles cages propres à leur retour et un temps de repos de 2h minimum sera respecté pour limiter un stress trop important. Ce délai est nécessairement court puisque la greffe doit être rapidement effectuée. L’irradiation supprime le système immunitaire. 2 à 4 semaines sont nécessaire à la greffe pour fournir de nouveau un système immunitaire entièrement fonctionnel. Ceci sera pallié par 4 semaines d’antibiotiques, dilués dans l’eau de boisson et renouvelés quotidiennement, pour limiter le risque infectieux. Durant cette période, et pendant l’injection de la greffe, tout sera fait pour garder les souris dans un environnement propre et exempt de pathogènes. L’injection et les différentes prises de sang se feront après application d’un anesthésique local. Un tube de contention conçu pour restreindre le temps de confinement et le risque de mouvement indésirable de la souris pendant l’injection sera utilisé afin de réduire le temps de manipulation des souris. Le prélèvement sanguin terminal par ponction intracardiaque se fera sous anesthésie gazeuse, la souris sera maintenue à 37°C via un plateau chauffant le temps de la ponction, de la lidocaïne sera appliquée localement sur le site d’insertion de l’aiguille. L’animal sera ensuite euthanasié pour effectuer les différents prélèvements. Le milieu d’hébergement sera enrichi (objet pour se cacher, nid). Les animaux seront hébergés en groupe de 5 à 10. La mise sous régime riche en cholestérol entrainera la formation de plaque dans les vaisseaux sanguins des souris, celles-ci sont indolores et asymptomatiques.

Choix des espèces

Le modèle de souris prédisposées à l’athérosclérose utilisé dans ce projet est un modèle bien décrit dans la littérature pour l’étude du développement de l’athérosclérose, et est transposable au développement de la maladie telle qu’elle est observée chez l’homme. De plus, le métabolisme des lipides entre l’homme et la souris est bien connu et fortement similaire chez les deux espèces. Des animaux adultes (8 semaines) seront utilisés, l’athérosclérose étant une maladie s’installant sur le temps et touchant la population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 334
Souffrances
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▲ 334
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Devenir
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 334

Les souris utilisées portent un gène humain pathogène prélevé chez un patient, et la moitié seulement développe les dépôts amyloïdes recherchés après induction. 334 souris vont ainsi être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, toutes tuées à l'issue. Chacune peut recevoir jusqu'à quatre injections intraveineuses de fibrilles amyloïdes, des injections hebdomadaires pendant deux mois, cinq prélèvements sanguins, et passer tous les un à deux mois une échographie cardiaque après épilation ainsi qu'une imagerie SPECT-CT, un suivi qui peut durer vingt-quatre mois. L'effectif s'explique par ce rendement de 50 % et par l'absence d'outil validé pour détecter la maladie du vivant de l'animal, ce qui conduit à tuer les souris par séries pour vérifier après coup lesquelles étaient atteintes.

Objectifs

Nous avons développé un modèle murin transgénique d’amylose AL qui reproduit en partie la maladie humaine. Ce modèle est basé sur l'expression dans la souris d’une protéine humaine pathogène issue d'un patient. Les dépôts amyloïdes apparaissent principalement dans le coeur suite à une induction par l'injection de fibrilles amyloïdes, et dans des délais variables, allant d’une semaine à quelques mois, dans environ 50% des animaux. Nous ne maitrisons donc pas complètement l’apparition des dépôts d'amylose et nous ne disposons pas encore d’outils fiables nous permettant de les détecter de façon certaine avant la mise à mort de l'animal. Nous voulons donc mettre au point des techniques d'imagerie non-invasives pour détecter l’apparition de l’amylose dans nos souris. La première technique est par échographie cardiaque, déjà testé et qui a révélé un intérêt potentiel. La deuxième est par imagerie nucléaire in vivo (scintigraphie) en utilisant des protéines radiomarquées qui est à priori la méthode la plus sensible et qui est une méthode déjà utilisée chez l'homme et validée chez la souris. Ainsi, l’objectif de ce projet est donc d’une part d’améliorer la reproductibilité de l’induction de l’amylose AL dans notre modèle afin d’en faire un meilleur outil pour des tests pré-cliniques, et d’autre part de mettre au point des techniques de détection de l’amylose in vivo par imagerie afin de s’assurer de la présence de la maladie avant toute procédure supplémentaire (thérapeutique, exploratoire). Une fois que l’on sera en mesure de discriminer les souris positives, des tests thérapeutiques seront réalisés afin de tester leur efficacité.

Bénéfices attendus

L'amylose cardiaque est un problème clinique majeur à l'origine du décès des patients à très brève échéance. Aucun traitement éliminant les dépôts dans le myocarde n'est actuellement disponible. Bien qu’imparfait, notre modèle est le seul permettant de reproduire les phases précoces de la maladie. D'une part, il nous a déjà permis d’élucider une partie des mécanismes physiopathologiques d’apparition de l’amylose AL in vivo, et d’étudier la toxicité des fibrilles amyloïdes dans le cœur. D’autre part, nous avons aussi pu commencer à faire des tests thérapeutiques. Nos résultats ont obtenu un accueil très enthousiaste de la part de la communauté scientifique et nous avons été sollicités par de nombreuses équipes qui souhaitent travailler avec notre modèle. Ce projet vise à la fois à optimiser l’induction de l’amylose (procédure 1) et à développer des outils de détection précoce de la maladie (procédures 1 et 2) afin d'en faire un bon outil pour des tests thérapeutiques (procédure 3). Ces optimisations sont indispensables car une meilleure induction associée à un dépistage précoce de la maladie permettra de fait de diminuer la taille des cohortes nécessaires pour valider les tests thérapeutiques. Enfin, la démonstration de l'efficacité d'un traitement ciblant les dépôts amyloïdes cardiaques chez l'animal (procédure 3) pourrait permettre d'améliorer le pronostic vital des patients. Les résultats de cette étude seront publiés et accessibles à la communauté scientifique et médicale.

Procédures

Les souris de ce projet seront soumises aux procédures décrites précédemment : prises de sang par voie sous-mandibulaire, injections par voie intraveineuse, sous-cutanée ou intrapéritonéale, ainsi que des techniques non-invasives d'imagerie. Toutes ces procédures seront réalisées sous anesthésie gazeuse afin de limiter leur stress, à l'exception des injections par voie intraveineuse ou intrapéritonéale qui seront conduites sur animaux vigiles. Si plusieurs procédures sont réalisées sur un même animal, elles seront espacées dans le temps autant que possible. Chaque souris sera soumise à plusieurs interventions : le prélèvement de sang : 5 fois maximum espacé d'au moins 1 mois, les injections intra-veineuses pour induction : 4 fois maximum espacé de 2 semaines entre chaque injection ; les injections intra-péritonéale et sous-cutanées : une fois par semaine pendant 2 mois maximum ; imagerie par échocardiographie (épilation des souris avant imagerie sous anesthésie) : 1 fois tous les 1 à 2 mois ; imagerie par SPECT-CT : 1 fois tous les 1 à 2 mois.

Impact sur les animaux

Chez l’humain, les signes cliniques de la maladie sont la fatigue, l'essoufflement lors de l’effort physique et la perte de poids. Toutefois, à ce jour, nous n’avons pas constaté d’insuffisance cardiaque symptomatique et/ou de souffrance et/ou de mortalité chez nos animaux en dépit des dépôts amyloïdes, même sur des animaux suivis sur 18 mois après induction. Les dépôts amyloïdes, souvent légers, présents dans le cœur et la rate principalement, semblent asymptomatiques. Cependant, avec l'amérioration de l'induction de la maladie que nous espérons obtenir, un suivi régulier des animaux induits sera effectué (voir grille d'évaluations et points limites) et des mesures seront prises si des effets indésirables sont observés. Les injections intraveineuses et les prélèvements sanguins peuvent aussi entraîner des hématomes.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour réaliser des analyses anatomopathologiques.

Remplacement

Les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la physiopathologie des amyloses. D’autre part, les approches thérapeutiques que nous souhaitons tester ont pour objectif de cibler les dépôts amyloïdes et de stimuler la réponse immunitaire, elles nécessitent de cette façon la totalité de l’organisme dans sa complexité pour pouvoir en étudier l’efficacité.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé en tenant compte qu'en l'état actuel de nos connaissances, seulement 50% des animaux développent une amylose après induction, et d'autre part qu'il est nécessaire, en l'absence d'outil de suivi validé sur notre modèle, d'euthanasier de façon séquencielle les animaux pour réaliser des analyses anatomopathologiques. La valeur statistique de nos résultats sera analysée avec un test statistique dédié à de faibles nombre d'animaux. Ce test a été utilisé dans nos études précédentes ce qui nous a permis de valider de façon robuste nos résultats. Le meilleur protocole d'induction sera déterminé statistiquement et permettra de diminuer le nombre d'animaux utilisés par la suite. Le suivi longitudinal de nos animaux, grâce au développement de l'imagerie non-invasive, permettra aussi de maîtiser l'évolution de la maladie et de n'utiliser que des animaux réellement positifs pour les tests thérapeutiques.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être et la règlementation (contrôle de la température et de l’hygrométrie de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement, change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux (anesthésie et antalgique en cas de douleur). Les souris seront surveillées quotidiennement par du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluations et points limites) sera strictement respecté, et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie.

Choix des espèces

Certaines amyloses ont déjà été reproduite avec succès chez la souris. Les études in-vivo chez la souris permettent de mieux évaluer le potentiel thérapeutique des molécules, même si elles ne préfigurent pas des résultats qui seront obtenus chez l'humain. Les animaux seront utilisés à partir de 4 mois et jusqu'à 24 mois en fonction de la vitesse d'apparition des dépôts et des lésions associées qui sont des mécanismes relativement long.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 180
Souffrances
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▲ 180
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Devenir
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 180

Les souris qui perdent plus de 20 % de leur poids sur plusieurs pesées consécutives sont mises à mort, tout comme celles qui développent un comportement stéréotypé. Ces points limites encadrent l'utilisation de 180 souris dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue, 70 par exsanguination pour des études sur tranches de cerveau et 110 pour prélever des synaptosomes sur tissu frais. Chaque animal subit une chirurgie d'environ une heure sous anesthésie, avec un risque de douleur aiguë pendant la récupération et une perte de poids attendue. Le projet porte sur le rôle d'une protéine dans les stades précoces de la maladie de Parkinson et de la démence à corps de Lewy, et le porteur écrit qu'il "pourrait" ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques, tout en affirmant qu'il n'existe "aucune alternative" à l'utilisation d'animaux.

Objectifs

La maladie de Parkinson et la démence à corps de Lewy sont des conditions neurodégénératives connues sous le nom de syncléinopathies. Ces maladies se caractérisent par une accumulation anormale d'une protéine appelée alpha-synucléiine dans le cerveau. Ce projet vise à explorer les stades précoces de ces maladies afin de trouver de nouvelles cibles de traitement et d'améliorer la compréhension de leur progression. Les syncléinopathies se développent lentement, commençant par des stades subtils, presque sans symptômes. Pendant cette période, des changements significatifs se produisent à des niveaux cellulaire et moléculaire. L'alpha-synucléiine, principalement trouvée au niveau de la présynapse (une partie des cellules nerveuses), est suspectée de jouer un rôle dans la préparation des vésicules synaptiques pour la libération de neurotransmetteurs, bien que sa fonction exacte demeure floue. La perte de synapses (connexions entre les cellules nerveuses) et le dysfonctionnement synaptique sont des signes précoces de ces maladies. Ce projet se concentrera sur ces changements précoces, car ils sont étroitement liés aux problèmes de mémoire et au déclin cognitif.

Bénéfices attendus

Comprendre le rôle de l'eEF1A aux stades précoces des syncléinopathies a un potentiel important pour de nombreux patients souffrant de la maladie de Parkinson, entre autres. eEF1A (Facteur d'Élongation 1A des eucaryotes) est une protéine essentielle impliquée dans la synthèse des protéines (traduction) dans les cellules. Elle fait partie des mécanismes qui permettent aux ribosomes, les usines de fabrication de protéines des cellules, de transformer les informations génétiques en protéines.En 2018, on estimait à 9,1 millions le nombre de personnes de plus de 60 ans vivant avec une démence dans les États membres de l'UE, contre 5,9 millions en 2000. Environ 10 millions de personnes dans le monde (dont 1,2 million en Europe) souffrent de la maladie de Parkinson, et ce chiffre devrait atteindre 13 millions d'ici 2040. Ce projet pourrait permettre une meilleure compréhension des mécanismes précoces causant la maladie et ouvrir de nouvelles voies pour des approches thérapeutiques innovantes. Les syncléinopathies représentent un fardeau important pour les systèmes sociaux. L'identification de voies clés impliquées dans les premiers stades de la pathologie conduira indirectement au développement de soins appropriés, ce qui allégera une partie de la charge pesant sur nos systèmes sociaux.

Procédures

180 animaux vont subir ce dispositif chirurgical: il faut procéder à une chirurgie sur animal anesthésié qui dure environ 1h avec utilisation d'antalgique. 70 seront prélevés après exsanguination pour les études sur tranches et 110 seront prélevés après euthanasie pour les études des synaptosomes sur tissus frais

Impact sur les animaux

1/ un risque de douleur durant la chirurgie et douleur aiguë lié à la récupération post-chirurgie (pris en charge avec des analgésiques), 2/ un risque de perte de poids lié à la récupération post-chirurgie (pris en charge par une nourriture enrichie et gel hydrique)

Devenir

Euthanasie pour des etudes moleculaires et histologiques

Remplacement

La souris est l'espèce de choix pour étudier le système nerveux des vertébrés, ce qui fournit des informations très facilement transposables à l'homme. Ce protocole nécessite l'utilisation d'animaux. Il est nécessaire d’utiliser des approches in vivo avec des animaux de façon à observer le cerveau en fonctionnement.Il n’y a donc aucunealternative à l’utilisation d’animaux. La culture cellulaire n’est pas appropriée car les propriétés synaptiques de réseaux et leurs interactions sont modifiées dans ces préparations.

Réduction

Nous avons adopté des mesures visant à réduire le nombre d'animaux lié à leur mode production : en utilisant pour la réalisation de ce projet tous les animaux quel que soit leur sexe (i.e mâle et femelle). La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par une approche statistique.

Raffinement

A chaque étape du projet, le bien-être de nos animaux sera au coeur de nos préoccupations. Nos animaux naîtront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventilés, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures invasives (chirurgie). Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimentateur a une forte expérience pour toutes les procédures proposées. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée. Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter leurs points limites (week-ends, vacances et jours fériés inclus) : poids (pesés quotidienne), si plusieurs pertes de poids consécutives, avec une perte >20% par rapport à la pesée de référence à raison d’une pesée par jour, les animaux seront sacrifiés. Si l’animal présente un comportement stéréotypé ou à des comportements anormaux (Agressivité, cachexie, stéréotypie, prostration) il sera dans un premier temps isolé et surveillé. En premier lieu ajout d’enrichissement adapté comme une roue d’activité et des bâtons et en deuxième lieu l’animal est sacrifié si pas d’amélioration après 48h. Les animaux seront sacrifiés, dès les premiers signes neurologiques détectés (tremblements, problème de mobilité)

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez similaire à celle de l'homme, ce qui permet d'extrapoler les résultats obtenus dans cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires au niveau comportemental. Les propriétés du système nerveux central de la souris présentent de nombreuses similitudes avec d'autres mammifères, dont l'homme. Ainsi, les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris sont largement transférables à l'homme. Le projet sera réalisé sur des animaux de 8 à 12 semaines d'âge, ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d’injection.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 333
Souffrances
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▲ 333
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Devenir
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 273
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 60

Six rémiges coupées au ras de la peau, quatre prélèvements sanguins à la veine alaire, une anesthésie par injection intramusculaire pour passer au scanner : 333 poulets de chair reproducteurs, mâles et femelles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère. L'objectif déclaré est d'évaluer si la reproduction au sol, sans cage, améliore ou dégrade le bien-être et la santé des reproducteurs, sur trois lignées de vitesse de croissance différente. Les femelles destinées à la radiographie sont mises à jeun, enfermées en caisses, transportées en véhicule sur un kilomètre, pesées, puis anesthésiées, le porteur reconnaissant qu'un accident anesthésique reste possible, apnée prolongée ou arrêt cardiaque. Sur les 333 individus, 273 seront ensuite "disponibles à la vente" comme animaux vivants, les 60 autres étant tués.

Objectifs

En sélection, les lignées de volailles sont, pour une partie de leur vie, hébergées en cage. La reproduction en cage permet un suivi individuel de la ponte, mais surtout une reproduction par insémination artificielle qui limite la consanguinité en contrôlant les couples reproducteurs et de connaître le pedigree de la descendance à chaque génération. Aujourd’hui, nous cherchons à concevoir un élevage sans cage, plus en lien avec les demandes sociétales de bien-être animal. Si la reproduction au sol ouvre la possibilité d’exprimer des comportements naturels positifs (activité, bain de poussière,…), l’effet global sur le bien-être des animaux doit être mieux évalué. Des interactions sociales agressives entre adultes au sol peuvent s’accompagner d’une baisse du bien-être du troupeau, avec l’apparition de picage, de comportements violents voire de cannibalisme. D’autre part, ce mode d’élevage des reproducteurs pourrait avoir un effet sur la santé des mâles comme des femelles. Le but du projet est d’estimer les conséquences d’une reproduction au sol sur le comportement et la santé des reproducteurs, ainsi que sur la diversité génétique des descendants, en utilisant trois lignées génétiques de poulets de chair, variant sur la vitesse de croissance et les caractéristiques métaboliques. Ce projet, en collaboration avec deux unités expérimentales, évaluera comment une reproduction au sol impacte le bien-être et la santé des animaux reproducteurs, et si cet impact varie entre lignées aux caractéristiques distinctes. Le projet implique des prises de sang sur les animaux pour évaluer (i) le taux d’hormones indicatrices de comportements agressifs et du niveau de stress des animaux et (ii) la variation des paramètres immunitaires en fonction du milieu de vie ainsi que des prélèvements de plumes. Les femelles subiront également une anesthésie pour pouvoir évaluer leur santé osseuse de façon peu invasive (CT scan).

Bénéfices attendus

Ce projet est un approfondissement pour soutenir une modification de nos pratiques pour accompagner la transition vers un mode alternatif d’élevage en sélection. A court terme, il permettra l’évaluation des pratiques prenant en compte : les effets positifs ou négatifs d’un élevage au sol sur le bien-être et la santé des animaux reproducteurs. Au niveau scientifique, ce projet permettra une meilleure connaissance des interactions entre environnement d’élevage (cage vs sol) et génétique (croissance lente, intermédiaire ou rapide) sur les performances de reproduction et le comportement des animaux.

Procédures

Les animaux, d’élevage en cage ou d’expérimentation au sol, seront soumis à 4 prélèvements sanguins maximum à l’âge adulte, séparés d’au moins 3 semaines entre eux. La technique de prélèvement de sang à la veine alaire ne dure que quelques secondes. Les animaux subiront également un prélèvement de plumes par découpe des rémiges. Nous couperons les plumes une première fois, avant le début de la reproduction, pour s’assurer que les plumes prélevées ont bien poussé pendant la période d’intérêt. Nous préleverons ensuite, six semaines plus tard environ, en coupant 6 rémiges au ras de la peau. Les femelles subiront une anesthésie générale par injection musculaire à l’âge adulte (entre 35 et 41 semaines d’âge) pour une radiographie.

Impact sur les animaux

Les animaux d’élevage en cage ou d’expérimentation au sol, seront soumis à 4 prélèvements sanguins à l’âge adulte. Les prélèvements sanguins à l’âge adulte entrainent un risque de douleur légère de courte durée, un léger risque d’hématome et un potentiel stress de contention. La découpe des plumes peut également entrainer une douleur de courte durée. L’injection de l’anesthésique pour les poules peut être douloureuse (intramusculaire). Un accident anesthésique est également possible (apnée prolongée, arrêt cardiaque).

Devenir

Tous les animaux n’ayant subi qu’une procédure légère seront disponibles à la vente (animaux vivants).

Remplacement

Pour évaluer les possibilités de reproduction au sol des poulets de chair et connaître leur impact sur le bien-être, le modèle le plus adapté est le poulet de chair lui-même. Le comportement des individus ne peut être observé que sur un animal entier. Aucune méthode substitutive ne permet de reproduire la richesse des comportements reproducteurs et de leur impact sur la santé et la diversité génétique.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires pour ce projet a été évalué d'après (i) les résultats d’une première expérimentation (ii) des publications scientifiques, et (iii) des simulations de précision de l'estimation des paramètres physiologiques et génétiques, qui sont les éléments de base de la construction des schémas de sélection. Les effectifs les plus faibles sont pour les mâles. De nombreux caractères seront testés, dont plusieurs ont déjà montré des différences significatives à moins de 20 individus. D’autre part, des prélèvements multiples, permettront de renforcer la puissance des effets observés entre traitements en utilisant moins d’animaux. Les femelles seront, elles, au nombre de 20 par traitement, et des femelles non prélevées seront également présentes pour respecter un sexe ratio de 1 mâle pour 3 femelles en cages et 1 pour 4.4 femelles au sol pour garantir leur bien-être. Les animaux au sol permettront de tester trois traitements différents : au sol en sexes séparés (sans reproduction) et au sol en reproduction libre, pour réduire le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

Le calme et une contention soignée pendant la prise de sang seront mis en œuvre. Par ailleurs, les animaux voués à l’expérimentation de la reproduction au sol seront élevés sur copeaux, en groupe, et auront accès à l’aliment selon les schémas de rationnement. Un panel d’enrichissements du milieu sera disponible : plateformes de perchage, cachettes, nids, et distribution de nourriture aléatoire dans la litière. En plus des bienfaits habituels des enrichissements, ces derniers seront cruciaux pour limiter l’agressivité entre les animaux, que ce soit les comportements harceleurs des mâles envers les femelles (cachettes), l’agressivité entre mâles, ou la compétition pour la nourriture (distribution dans la litière favorisant le grattage). Le transport des animaux entre les deux plateformes, à 1km l’une de l’autre, sera organisé ainsi : - Avant le premier repas: mise en caisses des poules qui passeront au CT le matin, elles sont à jeun et sont mises dans des caisses numérotées et adaptées à leur taille et poids (maxi 3 ou 4 poules). - Elles sont transportées en véhicule agréé (transport d’animaux) puis déposées dans le local d’attente chauffé si besoin. - Elles sont pesées individuellement pour définir la dose d’anesthésiant à injecter. - Quatre heures après la mise à jeun les poules commencent à être anesthèsiées, passer au CT scan, et sont remises en caisses - Une heure après l’anesthésie, les poules sont retransportées et remises dans leur condition d’élevage habituelle. Si elles paraissent encore endormies, elles sont isolées jusqu’à réveil complet. - Si la procédure prend plusieurs jours, les poules scannées sont marquées individuellement pour être sur qu’elles ne sont pas manipulées deux jours de suite. Les animaux sont surveillés régulièrement tout au long de la journée et au retour au bâtiment afin de vérifier que tout va bien. Tous les animaux seront visités quotidiennement pendant quelques minutes. Si un animal est blessé ou malade (emplumement, picage) ou s’il est en souffrance (prostration permanente), il sera isolé en infirmerie jusqu’à récupération complète.

Choix des espèces

L’objectif étant l’étude de la reproduction au sol des poulets de chair, le modèle le plus adapté est le poulet de chair lui-même. Toutes les procédures seront réalisées sur des animaux adultes, pour phénotyper des reproducteurs.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 70
Souffrances
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▲ 70
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Devenir
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 70

Toutes tuées pour que leur tissu musculaire passe en analyse histologique, 70 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une toxine leur est injectée dans la patte arrière pour provoquer une lésion du muscle, avec jusqu'à trois injections sous-cutanées et deux injections intramusculaires, puis huit jours d'isolement en cage individuelle dont quatre-vingt-seize heures en cage à roue d'activité. Le protocole prévoit jusqu'à quatre évaluations de la sensibilité mécanique, dont la mesure sert justement à estimer la douleur que la lésion provoque. L'objet du projet est de comparer deux antalgiques pour raffiner ce modèle de blessure, et le porteur conclut que "l'expérimentation animale est indispensable" pour y parvenir.

Objectifs

Le muscle squelettique peut se réparer complètement après une blessure grâce au processus de régénération musculaire. Ce processus, habituellement efficace, peut être compromis dans certaines conditions (maladies métaboliques, vieillissement, myopathies). Le modèle standard de blessure musculaire est celui de l'injection d'une toxine dans la patte arrière de l'animal. Ce modèle est très courant et très standardisé. La lésion musculaire induit une douleur qui n'est pas quantifiable en analysant le comportement de l'animal. En vue de raffiner le protocole, l'étude vise à analyser l'effet de deux antalgiques sur l'activité motrice des animaux, indicative de la douleur, à la suite de l'induction de la lésion.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de définir le meilleur protocole pour raffiner le modèle expérimental. Il s'agit d'une part de valider l'impact de la blessure sur l'activité et la nociception des animaux, d'analyser l'impact des analgésiques sur cette activité (les analyses seront réalisées en aveugle) et d'autre part de s'assurer que la prise d'antalgique n'impacte pas le processus de régénération musculaire.

Procédures

Les souris seront installées dans des cages individuelles équipées de roues d'activité pendant 96h puis maintenues en cages individuelles jusqu’à la fin du protocole expérimental (soit une durée totale de 8 jours). Les souris subiront des injections de faible volume en sous cutané (3 au maximum) et en intramusculaire (2 au maximum). La durée de ces injections est d'environ 10-20 secondes (contention totale 30-40 secondes). Les souris seront soumises à une évaluation de la sensibilité mécanique (4 maximum, durée maximale du test: 15-20 minutes).

Impact sur les animaux

Des nuisances et effets indésirables modérés sont attendus du fait d’un cumul d’actes (injections intramusculaire, injections sous-cutanées, anesthésies, blessure musculaire), qui induisent du stress et une douleur et de l'isolement des animaux pendant 8 jours.

Devenir

Les animaux sont mis à mort en vue de récupérer le tissu musculaire pour des analyses histologiques et cellulaires

Remplacement

L'analyse de la régénération musculaire peut être en partie étudiée in vitro. Cependant, la coordination des processus biologiques qui la régule ne peut se faire qu'in vivo. L'étude de composés favorisant la régénération musculaire ne peut se faire qu'in vivo, justifiant le recours à l'expérimentation animale. En outre, cette étude ayant pour but de raffiner un protocole expérimental in vivo, l'expérimentation animale est indispensable.

Réduction

L'expérience du laboratoire permet de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés pour les analyses. Les deux pattes des animaux sont utilisées, réduisant par deux le nombre d'animaux utilisés, car des analyses différentielles peuvent être réalisées sur les deux pattes (e.g., histologie pour une patte, cytométrie pour l’autre).

Raffinement

L'étude vise à évaluer la meilleure prise en charge de la douleur à la suite d'une induction de lésion musculaire. L'évaluation de la douleur sera donc estimée par la mesure de l'activité physique des souris et en réponse à une évaluation de la sensibilité mécanique. Lors de l'induction de la lésion, des anesthésiques sont utilisés, et différents analgésiques seront comparés. Des points limites suffisamment prédictifs et précoces sont mis en place pour limiter la douleur.

Choix des espèces

Des travaux précédents ont montré que les processus mis en œuvre au cours de la régénération musculaire chez la souris sont proches de ceux observés chez l'homme. Les animaux sont utilisés entre 6-8 semaines, à l'âge adulte car nos précédents travaux et ceux de la littérature ont été majoritairement conduits à ce stade de maturation.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Souris : 2000
Souffrances
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▲ 2000
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Devenir
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 2000

Pour fournir aux kits de diagnostic vendus dans le commerce un contrôle positif standardisé qui remplace le sérum humain, 2 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, toutes tuées à l'issue. Chaque souris reçoit des injections intrapéritonéales d'antigènes puis subit des prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, avant d'être tuée pour que sa rate serve à créer une lignée cellulaire productrice d'anticorps. Le porteur prévoit 200 antigènes différents. Il affirme qu'une réponse immunitaire spécifique reste "impossible" à reconstituer en culture cellulaire, qu'une immunisation animale est donc "nécessaire", et situe l'enjeu du côté de l'approvisionnement des "demandes du marché du Diagnostic".

Objectifs

Les kits de diagnostic immunologique clinique consistent en la recherche d’un anticorps donné spécifique d’une cible donnée (bactérie, virus, moisissure, allergène alimentaire, marqueur métabolique, marqueur tumoral, marqueur d’auto-immunité…). Ces kits nécessitent la présence d’un contrôle positif représenté actuellement par un sérum humain. Il est parfois difficile d’obtenir, de façon récurrente, ou à un coût raisonnable ou prévisible, un sérum humain ayant la spécificité souhaitée et ces problèmes de reproductibilité voire d’approvisionnement constituent souvent un frein à la commercialisation.

Bénéfices attendus

Cette production permettrait une production robuste industrielle, respectueuse des contraintes règlementaires, s’appuyant sur des procédés de bioproduction en culture cellulaire, une évolution dans la production d'anticorps car la législation va dans le sens de la suppression progressive de ces produits d’origine humaine, une standardisation des contrôles positifs proposés. Ceci est une garantie de reproductibilité des tests dans un souci de participer à l’amélioration du diagnostic médical. L’offre du développement « sur mesure » de l’anticorps, d'optimisation et de validation limitent au maximum le nombre d’animaux nécessaires pour chaque développement. En parallèle, ce type de technologie permet la mise au point d’anticorps pouvant servir de médicaments contre le cancer, l’immunothérapie, ou servir aussi en diagnostic lorsqu’ils sont couplés à des radioisotopes.

Procédures

Tous les animaux vont être soumis à des prélèvements sanguins efféctués sous anesthésie gazeuse afin de réduire la douleur et le stress de l'animal ainsi qu'à des injections en intra-péritoneale.

Impact sur les animaux

L'anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant et après chaque procédure/prélèvement. Les animaux auront seulement le stress de la manipulationainsi qu'une douleur résiduelle de faible intensité et de courte durée dûe à l’introduction de l'aiguille.

Devenir

Tous les animaux immunisés sont sacrifiés afin de récupérer la rate pour la fusionner et créer une lignée cellulaire productrice d'anticorps

Remplacement

Le recours à des techniques totalement en culture cellulaire ou sur organes isolés est impossible car une réponse immunitaire spécifique pour un antigène donné doit être induite dans un environnement immunologique complet, impossible de reconstituer en culture cellulaire, car faisant appel à des mécanismes génétiques , moléculaires et cellulaires mimant une réponse immunitaire humaine. Une immunisation des animaux est nécessaire pour générer des anticorps spécifiques. La technique retenue permet de sélectionner des cellules productrices selon des critères majeurs de productivité, permettant de s'affranchir totalement de toute production en ascite chez la souris. Les animaux retenus permettent la génération de cellules productrices à hauts rendements de production. Les titres obtenus avec des modèles classiques de production en culture cellulaire permettent de répondre aux besoins et d’approvisionner largement les demandes du marché du Diagnostic.

Réduction

Le fait de ne pas avoir à modifier l’anticorps pour le tester dans l’application finale, notamment pour ces caractéristiques humaines permet de réduire le nombre de cohortes d’animaux nécessaires et de ne maintenir en expérimentation que les animaux qui répondent parfaitement aux caractéristiques attendues. Un simple test du sérum permet la validation rapide en immunoessai de ces aspects, limitant les temps d’expérimentation sur l’animal et le nombre d’animaux. L’anticorps produit pour l’utilisation finale est le même que celui sélectionné initialement chez l’animal, sans qu’aucune modification de structure n’y ait été apportée. Les candidats anticorps générés par notre approche sont directement humanisés, de sorte que seuls quelques candidats sont nécessaires initialement pour finalement choisir le meilleur candidat pour l’application visée. Cette approche permet ainsi de limiter le nombre de cohortes et d’animaux nécessaires pour le développement même dans le cas de cahiers des charges et d’exigences très complexes. Nous prévoyons d'utiliser 200 antigènes. En parallèle, tous les prélèvements sanguins ou de queues seront effectués par voie sous-mandibulaire, sous anesthésie gazeuse afin d'éviter le stress et la souffrance chez l'animal.

Raffinement

Afin de limiter le stress des animaux, une période minimale de 5 jours d'acclimation à la zone d'hébergement expérimentale sera effectuée. Ils seront également progressivement manipulés régulièrement lors du change et des surveillances afin de les habituer aux contentions et autres manipulations.

Choix des espèces

L’espèce a été choisie pour son temps de gestation court ainsi que pour un coût d’hébergement bas. Cette espèce est utilisée à des fins scientifiques internationalement reconnues et est facilement modifiable génétiquement. Sur des animaux adultes de 2 à 12 mois. A partir de 2 mois pour que les animaux aient un système immunitaire mature. Pas après 12 mois afin d'éviter des réactions auto-immunitaires.

Étude du rôle des lipides dans l’immunité

(NTS-FR-336436v1 – 10/01/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 1782
Souffrances
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▲ 1782
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Devenir
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 1782

Inflammation généralisée, prise de poids et excès de graisse dans le foie sont attendus, et les souris qui franchissent un point limite sont mises à mort. 1 782 souris vont être utilisées, toutes tuées pour des analyses après la mort, dans des procédures que le porteur classe au niveau de souffrance léger. Une partie reçoit pendant vingt-quatre semaines un régime riche en graisse à partir de l'âge de six semaines, puis toutes reçoivent des injections de dérivés du cholestérol deux jours de suite et deux prises de sang, à quatre puis douze jours. L'objet est de savoir si une protéine de l'immunité innée détecte ces dérivés comme un signal de danger, le porteur utilisant déjà des cocultures et des modèles informatiques mais affirmant avoir besoin de "l'organisme entier".

Objectifs

Des maladies chroniques telles que l’obésité ont énormément progressé depuis le début du siècle. L’obésité, définie comme l’indice de masse corporelle égal ou supérieur à 30 kg/m2 pour les adultes, est un facteur de risque pour d’autres types de maladies, tels que le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Il est bien établi, par exemple, que l’obésité est la cause la plus commune de la résistance à l’insuline, ce qui déclenche le diabète de type 2. C’est pourquoi des stratégies biologiques fondamentales ainsi que cliniques sont essentielles pour empêcher la progression de ce type de complications. Au-delà des différences individuelles et comportementales, l’obésité et des maladies associées ont en commun un défaut dans le métabolisme des lipides, ainsi qu’une inflammation exacerbée. Cette inflammation est causée notamment par les cellules du système immunitaire qui migrent aux sites où il y a un excès de lipides, où elles libèrent des molécules solubles qui assurent la communication entre elles. Par conséquent, le système immunitaire joue un rôle essentiel dans les maladies associées aux excès de lipides. Grâce aux expériences de laboratoire dans des lignées cellulaires ainsi que dans des cellules issues de souris, nous avons découvert qu’une protéine du système immunitaire joue un rôle très important dans le déclenchement de l’inflammation causée par des lipides. L’objectif du projet est alors de comprendre si cette protéine du système immunitaire innée fonctionne comme un détecteur des lipides in vivo pour déclencher une réponse immunitaire.

Bénéfices attendus

Très récemment, il a été décrit que le système immunitaire joue un rôle dans l’inflammation déclenchée par des lipides. Néanmoins, notre étude est pionnière à montrer un lien direct entre une protéine précise du système immunitaire inné et une famille de lipides. C’est pourquoi, à court terme, notre premier objectif est de démontrer que cette protéine du système immunitaire inné est essentielle pour que la souris puisse détecter une famille de lipides comme un signal de danger. Cet objectif correspond à mieux comprendre le mécanisme intervenant entre le système immunitaire inné et le métabolisme des lipides. La compréhension de ce mécanisme pourra servir de base pour l’objectif à plus long terme de développer des agents thérapeutiques contre l’inflammation observée dans l’obésité morbide et /ou le diabète de type II. Enfin, étant donné qu’il y a une forte corrélation entre un excès de lipides et la progression des tumeurs à cause de leurs effets dans plusieurs voies de signalisation, et grâce à l’expertise de l’équipe à la fois dans le développement des agents pour l’immunothérapie du cancer et dans les connaissances fondamentales sur la protéine d’intérêt, notre autre objectif à long terme est d’optimiser les agents thérapeutiques contre le cancer en ciblant notre protéine d’intérêt et ainsi réguler le métabolisme des lipides.

Procédures

Dans un premier lot d’animaux, chaque souris vigile sera injectée avec des traitements, une fois par jour pendant deux jours (durée du geste inférieure à 10 sec). Quatre jours après la première injection, les souris auront un prélèvement de sang. Huit jours plus tard, un autre prélèvement de sang sera réalisé (durée de chaque prélèvement inf à 20 sec). Dans un second lot d’animaux, des souris à l’âge de six semaines suivront un régime alimentaire normal ou un régime alimentaire riche en graisse pendant 24 semaines. Certains de ces animaux seront injectés avec des traitements une fois par jour pendant deux jours (durée du geste inférieure à 10 sec). Quatre jours après la première injection, les souris auront un prélèvement de sang. Huit jours plus tard, un autre prélèvement de sang sera réalisé (durée de chaque prélèvement inf à 20 sec).

Impact sur les animaux

À la suite des injections avec les oxystérols (produits résiduels du cholestérol) : - une douleur liée à la piqûre elle-même est attendue (gêne de courte durée) - une inflammation est attendue au niveau systémique (= inflammation généralisée) - une augmentation du poids est attendue - une augmentation du pourcentage de graisse dans le foie. Des anomalies hépatiques pourraient être détectées.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour des analyses post-mortem.

Remplacement

À la suite des expériences in vitro, nous avons constaté que seulement certains types cellulaires sont l’objet de la régulation par la protéine d’intérêt. Une alternative que nous sommes déjà en train d’évaluer est l’utilisation de cocultures, où deux types cellulaires peuvent être analysés en détail in vitro en même temps. Une autre alternative est la modélisation in silico (modèles informatiques), que nous utilisons déjà pour mieux comprendre le fonctionnement de la voie décrite ici au niveau moléculaire. Néanmoins, pour bien caractériser les propriétés des cellules immunitaires qui sécrètent des molécules solubles assurant la communication entre elles, il reste nécessaire d’utiliser un modèle préservant la complexité des interactions entre tous les types cellulaires et au niveau de l’organisme entier.

Réduction

Pour toutes nos expériences, le nombre de souris par groupe est ajusté au minimum selon que ce sont des expériences de mise au point ou des expériences de test d'efficacité de traitements afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante.

Raffinement

Les animaux seront manipulés sur plusieurs jours avant le début des expériences afin de limiter leurs stress. Les animaux seront ensuite suivis deux ou trois fois par semaine afin d’assurer leur bien-être et de surveiller les éventuels signes de souffrance ou de stress. Une grille de score a été établie afin d’évaluer fréquemment le stress des souris et des points limites ont été définis. En cas d’atteinte d’un point-limite, l’animal sera mis à mort

Choix des espèces

L’étude du métabolisme des lipides et leur relation avec l’obésité, ainsi que le rôle de l’immunité innée ont été bien décrits chez la souris. Ces mécanismes sont similaires chez la souris et l’homme. En plus, des données de notre laboratoire montrent que le mécanisme de réponse aux lipides est conservé chez les cellules de souris ainsi que chez les cellules humaines. Nous allons utiliser des souris jeunes à partir de 8 semaines d’âge, quand le système immunitaire de la souris est bien développé, jusqu’à 32 semaines selon la procédure.