Recherche fondamentale

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    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 1500
Souffrances
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Devenir
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Toutes remises au troupeau après l'intervention, dans leurs conditions normales d'élevage, 1 500 brebis Martinik de lignée Black Belly sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. L'acte se limite à une prise de sang unique à la veine jugulaire, sous contention, réalisée une seule fois dans leur vie. Il s'agit de génotyper une mutation déjà connue pour contrôler la prolificité et de la relier aux données d'élevage enregistrées, dans un objectif de gestion de la reproduction et de "durabilité des troupeaux". Sur le remplacement, le porteur se borne à affirmer que le suivi d'un effectif important est "nécessaire" en génétique et qu'il n'est "pas possible de remplacer ces effectifs".

Objectifs

La présente demande d’autorisation de projet expérimental concerne la caractérisation d’une mutation déjà connue pour contrôler la prolificité dans une race ovine brésilienne. Une étude génomique sur la séquence du gènome complet d’un bélier de race Black Belly montre la présence de cette mutation dans son ADN. L’objectif de ce projet est donc de montrer la ségrégation de cette mutation dans la population ovine Black Belly en génotypant (diagnostic génétique) des brebis dont les données d’élevage sont déjà enregistrées. Ainsi, il sera possible de faire le lien entre leur capacité prolifique et la présence de la mutation.

Bénéfices attendus

Face aux problèmes de reproduction qui existent dans les élevages, l’étude du contrôle de la fonction ovarienne reste d’actualité chez ces espèces. Pour ces études basées sur l'exploitation de la variabilité génétique, les races ovines nous procurent des modèles uniques. Ainsi, les recherches sur les mécanismes de contrôle du nombre d'ovulations s'appuyant sur ces races ovines ont déjà permis de mettre en évidence 13 mutations naturelles dans 4 gènes différents qui contrôlent ce caractère. D’une part, ces découvertes permettent de faire avancer nos connaissances scientifiques sur le fonctionnement de ces gènes et le contrôle biologique de la fonction ovarienne. D’autre part, le génotypage de ces mutations dans les populations ovines permet une gestion raisonnée de la reproduction et donc la durabilité des troupeaux.

Procédures

Les animaux seront soumis à une prise de sang, réalisée une seule fois durant leur vie, afin de permettre l'étude de marqueurs génomiques.

Impact sur les animaux

La seule nuisance attendue concerne le stress de la contention et la douleur ressentie lors de la piqure, nécessaire pour la réalisation de la prise de sang à la veine jugulaire. Mais l'impact cumulé de ces nuisances peut être considéré comme léger,les interventions étant pratiquées par du personnel expérimenté.

Devenir

Suite aux prises de sang et avec l’accord du responsable du projet, tous les animaux sont replacés dans le troupeau dans leur condition normale d’élevage.

Remplacement

Le suivi d'un effectif important d'animaux est nécessaire dans les travaux de recherche en génétique, ,et il n'est pas possible de remplacer ces effectifs.

Réduction

Afin de réduire les interventions sur les animaux, une prise de sang unique sera réalisée et stockée congelée

Raffinement

Le mouton étant un animal grégaire, les brebis, ainsi que les jeunes animaux post sevrage sont maintenus en lot d’élevage d’une cinquantaine d’animaux environ. La contention des animaux pour la procédure de prise de sang sera réalisée par les animaliers expérimentés (en binôme), dans un espace réduit (en parc de tri) en présence de congénères et dans le calme pour limiter le stress dû à l’isolement. La présence répétée des expérimentateurs en interaction positive en dehors de la procédure (alimentation, soins aux animaux) est associée à une diminution du comportement de fuite de l’animal et donc de son stress face à la contention.

Choix des espèces

L’espèce ovine est l’espèce cible de l’étude. Les animaux prélevés seront des animaux adultes ou des jeunes d'environ 1 an d'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 24
Souffrances
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Devenir
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Prévenir le surpoids des animaux de compagnie en valorisant un déchet de l'industrie oléicole : c'est la finalité annoncée pour laquelle 24 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Ils courent trente minutes par jour, cinq jours par semaine, pendant trois à cinq semaines, reçoivent vingt et une administrations orales d'extrait de feuilles d'olivier, subissent deux tests d'effort maximal que le porteur classe lui-même en gravité sévère, trois passages de quarante minutes en enceinte hermétique et une série de sept prélèvements sanguins rapprochés sous anesthésie. Le porteur note que les modèles de sédentarisation décrits dans la littérature "impactent le bien-être" des animaux non-humains, et propose le désentraînement physique comme protocole de substitution. Il décrit par ailleurs le rat comme un animal "doué et intelligent" pouvant être conditionné à l'activité physique, et retient cette espèce pour la taille de ses vaisseaux et la quantité de sang qu'elle permet de prélever.

Objectifs

En dehors d’une activité physique régulière et d’une régulation de la consommation alimentaire, l’utilisation de composés naturels à base de plantes a émergé comme une approche prometteuse pour la prévention du surpoids chez les animaux de compagnie. L’extrait de feuilles d'olivier (OE), considéré comme un déchet de l’industrie oléicole, contient une combinaison naturelle de composés très intéressante. Chaque composé pris indépendamment possèdent des propriétés bénéfiques pour la santé et limite la croissance du tissu adipeux. Ces effets bénéfiques ont été démontrés in vitro, in vivo chez l’animal et chez l’homme. Cependant les avantages de cette combinaison naturelle de composés dans l’OE n’est pas complètement explorée, en particulier au niveau vasculaire. En effet, ces composés pourraient avoir un effet bénéfique en agissant sur la vasomotricité vasculaire (capacité d’un vaisseau sanguin à se dilater et à se relâcher spontanément), dont le dysfonctionnement est fortement associé à des facteurs de risques tels que la sédentarité et le surpoids/obésité. Cercle vicieux, la sédentarisation, induite par la forte proximité avec l’humain, peut entraîner une prise de poids chez les animaux de compagnie et générer une dysfonction vasculaire. Les modèles de sédentarisation proposés dans la littérature chez les animaux impactent leur bien-être. Comme les mécanismes physiopathologiques de la sédentarisation s’apparentent aux mécanismes du désentraînement physique, nous souhaitons : 1 - valider un modèle de désentraînement physique chez le rat, permettant d’évaluer les altérations physiologiques qui apparaissent au niveau vasculaire, musculaire et inflammatoire. 2- si ce modèle est validé, évaluer la capacité de l’OE à limiter les altérations physiologiques du désentraînement en prévention primaire.

Bénéfices attendus

Tous les résultats obtenus au cours de cette procédure contribueront à une meilleure compréhension des mécanismes physiologiques au niveau vasculaire et musculaire lors d’un désentraînement physique. Ce désentraînement à un lien direct avec la sédentarité, facteur de risque du surpoids. Nous souhaitons également mieux comprendre l’impact d’une supplémentation en un extrait de feuille d’olivier riche en composés naturels sur ce modèle. À terme, l'objectif final serait de proposer une stratégie de prévention primaire reposant sur l'extrait d'olivier, suffisamment efficace pour réduire l'inflammation systémique et les altérations des vaisseaux sanguins afin de transposer cette stratégie chez d'autres animaux.

Procédures

Les 24 rats subiront : - une supplémentation orale en vigile à l’aide d’une micropipette pendant 3 semaines (21 supplémentations), durée de la supplémentation : 1 minute. -un prélèvement de sang, à jeun, trois fois, à 3 puis 2 semaines d’intervalle sous anesthésie, d’une durée de 6 minutes. -un prélèvement de sang, à jeun, une fois avant la procédure terminale sous anesthésie, d’une durée de 6 minutes. -7 prélèvements de sang espacés de 5 fois 15 minutes et deux fois 30 minutes, une seule fois à l’âge de 11 semaines, sous anesthésie. - deux anesthésies espacées de 2 semaines pour réaliser une échographie, méthode non invasive d’imagerie vasculaire, d’une durée de 1 heure. - trois mesures de dépense énergétique dans une enceinte hermétique permettant de mesurer les échanges gazeux, tous les 15 jours, d’une durée de 40 minutes. - deux mesures de leur capacité maximale aérobie (VO2 max) à 6 et 11 semaines, d’une durée de maximum 20 minutes chacune. -une course quotidienne pendant 3 ou 5 semaines (en fonction des groupes) d’une durée de 30 minutes à une intensité modérée.

Impact sur les animaux

Au cours de cette procédure, plusieurs effets indésirables peuvent être notés. - le stress lié à la manipulation quotidienne : acte de gravité légère, tous les jours, pendant 5 semaines consécutives. - l’angoisse liée directement au temps d’endormissement lors de l'anesthésie de l’échographie : durée de 2 à 4 min d’intensité légère. - le stress lié à la contention lors de l’anesthésie pour permettre la réalisation des prélèvements sanguins à jeun : acte de gravité légère, 3 fois sur l’ensemble du projet aux âges de 7, 10 et 12 semaines, durée estimée de 6 minutes. - le stress lié à la contention et aux prélèvements sanguins sous anesthésie pour réaliser le test oral d’hyperglycémie provoquée : 7 prélèvements de sang de 0.2ml maximum espacés de 15 à 30 minutes et d’une durée de 1 minute chacun. Acte de gravité légère. - le stress lié à la mesure de la dépense énergétique de repos dans un milieu confiné : acte de gravité légère, durée maximale de 40 minutes. - le stress lié au test d’évaluation des capacités maximales du rat (VO2 max) : acte de gravité sévère, durée entre 5 et 20 minutes en fonction des capacités maximales des individus. Ce test est réalisé 2 fois dans le projet avec un repos de 4 semaines entre les tests. - le stress lié à la course journalière sur le tapis de course : acte de gravité modérée, durée 30 min par jour, 5 fois par semaine, pendant 3 à 5 semaines consécutives en fonction des groupes. -le stress lié à la contention pour l’anesthésie avant la mise à mort.

Devenir

Nous devons travailler sur des prélèvements d’organes et c’est la raison pour laquelle, à l’issue de notre projet, tous les animaux sont mis à mort.

Remplacement

En amont de ce projet, nous réalisons des tests de toxicité in vitro, à la fois sur les molécules principales pures isolées contenues dans l’extrait et sur l'extrait pure d’OE, en utilisant des lignées cellulaires.Nous examinons également le potentiel effet anti-inflammatoire et anti-oxydant de cet extrait in vitro. Cette approche nous permet de prédire les effets toxiques en fonction des doses, et de déterminer l’extrait (OE) le plus efficace pour nos études intégratives.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux au maximum, le nombre de rats requis par groupe expérimental a été calculé, à l’aide d’outils statistiques dédiés. Nous arrivons à un nombre minimal de 8 rats par groupe pour détecter des différences significatives dans cette étude.

Raffinement

Nous mettrons en place plusieurs mesures visant à assurer le bien-être et à minimiser les dommages causés aux animaux. - La supplémentation orale est effectuée avec une nouvelle méthode qui ne contraint pas l’animal et sans sonde de gavage. - toutes les pertes de fluides au moment des prélèvements sanguins seront compensés. - Chaque acte réalisé sera récompensé par une friandise (solide ou liquide) afin d’associer la contrainte à une satisfaction. Cette récompense permettra également au rat de boire le glucose de manière spontanée au moment du test oral d’hyperglycémie provoquée. - Le test de capacité maximale aérobie (VO2 max) est toujours réalisé le vendredi pour que les animaux soient au repos pendant 2 jours avant de reprendre l’entraînement ou les manipulations le lundi suivant.

Choix des espèces

Le rat est un animal doué et intelligent qui peut être conditionné à l’activité physique. Les mécanismes physiologiques du désentraînement seront explorés sur ce modèle. Le rat a été préféré au modèle souris pour la taille de ses vaisseaux, des muscles squelettiques et du cœur qui sont plus gros, ainsi que pour la quantité de sang nécessaire à nos dosages. Nous travaillons sur des rats jeunes en pleine croissance, qui prennent de la masse musculaire très vite d’autant plus qu’ils sont actifs. Autour de l’âge de 12 semaines, les rats « adolescents » sont globalement minces sauf s’ils deviennent inactifs. C’est cette phase « adolescente » qui nous intéresse dans nos projets où nous ciblons les populations jeunes chez qui il est possible de mettre en place de la prévention primaire.

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    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Lapins : 24
Souffrances
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Devenir
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Pour tester la fermeture d'un tympan perforé par des feuillets de cellules cultivées, 24 lapins de deux mois sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués pour les prélèvements. Chaque animal subit d'abord une perforation totale du tympan sous anesthésie générale, puis un mois d'attente destiné à vérifier que la perforation ne se referme pas d'elle-même, puis une reconstruction chirurgicale d'une heure. Les deux oreilles sont opérées, ce qui porte à 48 le nombre d'oreilles incluses et permet au porteur d'annoncer une réduction du nombre d'animaux. Quatre de ces oreilles sont perforées puis laissées telles quelles, sans aucune tentative de reconstruction.

Objectifs

La tympanoplastie est le terme communément utilisé pour désigner la chirurgie de la perforation tympanique. Les causes sont multiples et la chirurgie vise à fermer cette perforation pour éviter les surinfections, faciliter l’appareillage auditif, améliorer l’audition lorsqu’elle est atteinte et prévenir la migration épidermique dans l’oreille moyenne à partir des berges de la perforation. C’est également le geste technique clé de reconstruction après l’exérèse d’un cholestéatome de l’oreille moyenne, afin d’éviter une récidive secondaire. Ce travail se base sur l’ingénierie tissulaire qui regroupe l’ensemble des techniques permettant la génération de substituts tissulaires ex vivo. Plus précisément, c’est ici la technique des feuillets cellulaires, issue de l’ingénierie tissulaire, qui va être utilisée dans cette étude. Celle-ci combine l’utilisation de cellules progénitrices provenant du périchondre auriculaire et l’induction de la différenciation chondrogénique par des facteurs de croissance présents dans le milieu de culture. Le projet de recherche va donc s’articuler autour de la réalisation d’une tympanoplastie, après perforation tympanique induite chez le lapin, par l’utilisation de feuillets cellulaires en superposition. On cherchera alors à évaluer la qualité de fermeture de la perforation par l’étude de son aspect macroscopique, de son intégration immunohistochimique ainsi que par sa capacité vibratoire. L’objectif principal de l’étude va donc être axé sur la réalisation d’une tympanoplastie chez le modèle animal (ici le lapin) à partir de la superposition de feuillets cellulaires en multicouche (MLCS), après perforation tympanique induite. Le but sera alors d’étudier la qualité de cette fermeture par superposition de feuillets cellulaires comparativement à une tympanoplastie standard utilisant du cartilage auriculaire et de l’aponévrose temporale. Les critères d’évaluation seront alors : la fermeture complète, partielle ou inexistante de la perforation tympanique, l’intégration immunohistochimique de la greffe avec le tympan restant, les capacités vibratoires du tympan avant et après tympanoplastie et la survenue de surinfections après le geste. Les perspectives pourront être une application in vivo chez l’homme, dans le cadre de fermetures tympaniques simples ou de reconstruction après exérèse de cholestéatome. Cette dernière constituant un enjeu important, étant donné le risque élevé de récidive de cette pathologie.

Bénéfices attendus

L’objectif principal de l’étude s’attachera à vérifier la fermeture ou non de cette perforation à l’aide de cette greffe tympanique faite à partir des feuillets cellulaires. Nous pourrons ensuite évaluer la qualité de fermeture de la perforation selon le nombre de feuillets utilisés ou le type de cellule à l’origine du feuillet. Les critères secondaires pourront être : - L’étude immunohistochimique de l’intégration du feuillet sur le tympan du lapin - La mesure de la vibration tympanique. Les perspectives de l’étude seraient une potentielle application chez l’homme pour la fermeture de perforations tympaniques. On peut imaginer qu’il serait intéressant de pouvoir refermer une perforation tympanique sur oreille saine avec une superposition de feuillets cellulaires dont l’épaisseur est la plus fine possible. Ceci visant alors à reproduire une structure la plus proche possible du tympan initial. A contrario, la reconstruction tympanique après exérèse de cholestéatome nécessite une certaine résistance afin d’éviter les récidives et donc une superposition de feuillets cellulaires avec une épaisseur plus importante. La création de ces substituts cartilagineux pourrait trouver notamment un bénéfice non négligeable pour les patients ayant subi de multiples récidives de cholestéatome et dont la réserve cartilagineuse (conque, tragus...) commencerait à s’épuiser. Par ailleurs, le degré de transparence de ces feuillets pourrait faciliter la surveillance clinique des patients opérés d’un cholestéatome. Les perspectives d’application de ces feuillets cellulaires s’étendent évidemment au-delà du domaine de l’otologie. On pourrait alors envisager également une application future en rhinologie pour la greffe cartilagineuse des rhino septoplasties. D’autres études seront alors nécessaires.

Procédures

Le but de l’étude est d’induire une perforation sur des tympans de lapins puis de procéder à une reconstruction tympanique par des feuillets cellulaires. Au total, 24 lapins seront sujet à une perforation tympanique totale (chirurgie rapide pratiquée sous anesthésie générale et durant environ 20 minutes). On attendrait alors un délai minimal de 1 mois avant de réaliser la tympanoplastie, dans le but de vérifier l’absence de cicatrisation spontanée du tympan. L'intervention se déroule également sous anesthésie générale et dure environ 1 heure. Une mesure de la vibration du tympan est effectuée par tympanométrie, qui est un test complètement indolore, durant quelques secondes et ne necessitant pas de contention ou de sédation. Il consiste en l'introduction d'une sonde au niveau du conduit auditif du lapin durant la mesure.

Impact sur les animaux

Les procédures chirurgicales sont pratiquées sous anesthésie générale afin de limiter au maximum le stress et la douleur chez les animaux. Il existe des risques d'infection liés à la chirurgie pouvant mimer une otite. Ceux-ci seront limités par la détersion des zones cibles. Une antibiothérapie locale et générale sera administrée si elle devait survenir.

Devenir

Les lapins seront mis à mort afin de pratiquer les prélèvements.

Remplacement

Les études de développement de nouvelles techniques chirurgicales pour la tympanoplastie exigent l’utilisation de modèles pour leur validation préclinique avant l’utilisation en routine clinique. Le modèle animal qui correspond le mieux avant un potentiel essai clinique dans des études sur le tympan qui soit le plus similaire possible à l’homme est le lapin. Sa taille et positionnement du tympan permet d’étudier la tympanoplastie de façon similaire à celle de l’homme. De plus, le prélèvement des cellules progénitrices provenant du périchondre auriculaire est bien connu du laboratoire et permet d’éviter les rejets cellulaires. La culture cellulaire postérieure est également maitrisée. L’utilisation de feuillets cellulaires pour cette tympanoplastie prévoit de mesurer entre autres la vibration tympanique, un modèle in-vitro est donc inenvisageable dans ce cas.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est basé sur des données antérieures, sur des données de la littérature et sur l'utilisation de tests de puissance statistique. Les mesures réalisées se font sur les deux oreilles incluant des contrôles, réduisant ainsi le biais possible et le nombre final d'animaux à utiliser. Ainsi nous prévoyons d’utiliser un premier lapin pourvoyeur de cellules progénitrices pour preparer les feuillets en amont et une expérimentation comprenant 24 lapins ( 48 oreilles, cf description plus haut). Ces derniers subiront ou pas une perforation tympanique et une reconstruction selon le schéma suivant, 1 mois plus tard : 10 oreilles (perforation + greffe d’une superposition de 4 feuillets cellulaires), 10 (perforation + greffe de 2 feuillets cellulaires), 10 (perforation et greffe d’un feuillet cellulaire constitué à partir d’un autre type cellulaire), 10 (perforation + greffe cartilagineuse et aponévrose temporale), 4 (perforation sans intervention) et 4 (groupe contrôle, pas de perforation induite. Nous avons considéré que le nombre de 10 oreilles était un minimum pour obtenir des résultas exploitables d’un point de vue statistique.

Raffinement

Le bien-être des animaux est pris en charge dès leur arrivée. Une personne habituée au travail avec les lapins est en charge de leur réception et surveillance quotidienne. Les conditions d'habituation et d'hébergement sont prévues pour assurer un maximum le bien-être des animaux. Les animaux seront hébergés ensemble au cours du projet. Une acclimatation à l'animalerie sera faite à l'arrivée des animaux depuis le site du fournisseur. Hébergement, enrichissement et alimentation seront adaptés pour limiter les comportements anormaux avec un suivi journalier des comportements individuels et alimentaires ainsi que des interactions sociales. Nous prévoyons l'installation des lapins en batteries d'hébergement avec enrichissements mais également la sortie quotidienne en parc afin de garantir une surface plus grande avec un enrichissement supplémentaire et la possibilité de réaliser de l'exercice à souhait. Ce type d'hébergement mixte batterie / sol avec de la paille permet d'avoir les lapins plus détendus. La personne en charge de leur bien-être a une grande habitude des lapins, et s'occupera de les suivre tous les jours. De plus, une période d'habituation est prévue afin de permettre aux lapins de prendre connaissance avec la cage de contention et de s'y rendre plus facilement. Des caresses et récompenses aident à cette habituation qui durera minimum une semaine. Les gestes techniques nécessaires à l'étude sont bien réfléchis et le timing prévu au plus réel afin de ne pas avoir des temps de latence qui imposeraient une contention ni une anesthésie plus longue que le strict minimum. Des récompenses sont également prévues à la fin de chaque expérience. Les manipulations des animaux seront faites par du personnel formé, expérimenté et avec du matériel adapté. L'observation des groupes sera faite et des scores de bien-être sont prévus pour chacune des procédures. Des points limites ont été définis pour chaque procédure.

Choix des espèces

Notre choix s’est porté sur le lapin pour i) c’est l’espèce gold standard utilisée pour la réalisation de tympanoplastie selon les données de la littérature iI) la question de taille du tympan pour pouvoir réaliser les chirurgies aisément, et iii) parce que nous avons l’habitude de ce modèle animal ayant déjà eu une première expérimentation sur l’otopoïèse. Aussi, l’anatomie de son oreille moyenne et la taille de la membrane tympanique et de l’oreille externe chez le lapin seraient adaptées à nos procédures expérimentales. Lapins d’environ 6-8 semaines à l'arrivée au laboratoire, donc environ 2 mois au moment des observations. Ils ont l’oreille déjà développée et sont assez légers et moins grands pour les garder en observation le temps des expériences.

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Rats : 696
Souffrances
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▲ 72
▲ 624
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Devenir
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 696

Une injection dans le cerveau au cours d'une opération pouvant durer deux heures, une canule fixée au crâne, une fibre optique branchée sur la tête pendant des séances d'une heure : 696 rats passent par là, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 624 d'entre eux, tous tués pour que leur cerveau soit prélevé. La majorité subit en plus un rationnement alimentaire pouvant durer douze semaines. Le projet cherche à cartographier les circuits cérébraux des apprentissages complexes, avec la schizophrénie et les addictions citées comme horizon translationnel. Le porteur écrit que maintenir les rats entre 90 et 95 % de leur poids "impacte très peu leur bien-être", tout en présentant cette faim comme ce qui garantit leur motivation à travailler pour la nourriture.

Objectifs

Ce projet vise à étudier les circuits cérébraux qui permettent les apprentissages de haut niveau chez le rat. Nous souhaitons dans ce projet étudier la connectivité de plusieurs régions connues pour être impliquées dans ces apprentissages mais dont le rôle précis n’est pas connu. Dans un premier temps nous réaliserons une étude descriptive de la connectivité entre les différentes régions impliquées en utilisant des produits permettant de les visualiser (traceurs). Ensuite nous inactiverons certaines structures pendant les tests d’apprentissage afin de mieux comprendre leur rôle.

Bénéfices attendus

Ce projet de Neurosciences permettra de comprendre le fonctionnement des réseaux neuronaux dans les processus d’apprentissage. Outre son intérêt en recherche fondamentale, ce projet devrait fournir des indications précieuses en recherche translationnelle dans la mesure où des dysfonctionnements dans ces circuits ont été décrits dans plusieurs maladies du cerveau (ex : Schizophrénie, addictions)

Procédures

Dans ce projet, les rats subiront une seule intervention chirurgicale pour une injection intracérébrale et certains seront implantés avec une petite canule fixée au crâne. Cette intervention durera maximum 2h. Pour certains de ces rats, une source lumineuse (fibre optique) sera attachée à leur tête pendant la tâche comportementale, ce geste durera quelques secondes et le rat restera connecté tout le long de la séance qui dure 1h. La majorité des rats recevront également un entraînement comportemental, qui nécessite une restriction alimentaire légère pour une durée maximale de 12 semaines.

Impact sur les animaux

Deux points de vigilance sont à noter. Le premier concerne la chirurgie. Les chirurgies du cerveau présentent un risque de diminution du bien-être animal dans les moments/jours qui suivent la chirurgie (inconfort, fatigue et parfois douleur). Le second concerne les procédures comportementales. Le stress de manipulation, lorsque l’on place les rats dans les cages opérantes ainsi que celui de contention pour les injections i.p. (juste avant la tâche) est faible puisqu’il est limité par l’habituation et par le côté appétitif de la tâche. Durant la tâche comportementale, les animaux seront mis en rationnement alimentaire léger pour les maintenir à 90-95% de leur poids corporel initial, ce qui impacte très peu leur bien-être (légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux à obtenir une récompense alimentaire). Cette restriction temporaire est en partie compensée par la nourriture obtenue au cours des tâches comportementales (environ 5g par jour).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever le cerveau pour les études tissulaires

Remplacement

Elucider les bases neuronales de fonctions cognitives complexes ne peuvent, par définition, s’étudier que chez les organismes entiers. L'utilisation d'animaux dans ce projet est nécessaire car nous ne pouvons pas mener ces expériences sur des sujets humains. De plus, les espèces d'invertébrés n'ont pas la capacité pour les comportements décisionnels étudiés dans ce projet et, à l'heure actuelle, ces comportements n'ont été démontrés que chez les mammifères et les corvidés. De même, l’approche neurocomputationelle faisant appel à la modélisation est utile, mais complémentaire des approches invasives in vivo permettant de vérifier la véracité des modèles prédictifs. Dans ce contexte il demeure nécessaire d’avoir recours à l’expérimentation animale

Réduction

Nous cherchons à utiliser le nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des données exploitables lors de l'utilisation des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les rats sont hébergés dans des cages collectives avec un milieu enrichi (un tunnel, matériel de nidation, et un bâton à ronger), dans des conditions optimales de température, humidité et lumière. Pour les procédures chirurgicales, des protocoles appropriés d’analgésie et d’anesthésie seront appliqués. Le suivi postopératoire sera effectué quotidiennement pour s’assurer de la récupération complète des rats. Des points limites généraux et des points limites gradés spécifiques aux procédures ont été déterminés, associés à des actions conservatoires de prise en charge de la douleur et de l’inconfort. Les animaux seront inspectés une fois par jour par l’expérimentateur durant 5 jours consécutifs à l’opération chirurgicale. Une grille de scorage a été mise en place pour adapter le suivi post opératoire et prendre en charge tout inconfort ou douleur des animaux. Tous les expérimentateurs et soigneurs sont formés et compétents dans les procédures requises pour ce projet et ont suivi les formations obligatoires.

Choix des espèces

D’une façon générale les rongeurs sont un bon modèle d’étude du système nerveux. Les principes fonctionnels à l’œuvre dans ces circuits sont transposables à l'homme. De plus de nombreuses épreuves comportementales spécifiques permettent de modéliser chez le rat des aptitudes cognitives complexes. Les animaux utilisés pour ce projet seront des jeunes adultes âgés d’environ 3 mois au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille et garantir une constance dans les coordonnées stéréotaxiques.

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Rats : 1052
Souffrances
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▲ 144
▲ 908
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Devenir
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 1052

1 052 rats vont être utilisés, tous tués pour prélèvement du cerveau, 908 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, chacun passant par une chirurgie crânienne d'environ une heure trente et jusqu'à douze semaines de restriction alimentaire. Une canule est fixée sur le crâne pour injecter dans le cerveau, et une fibre optique est attachée à la tête de certains pendant la tâche comportementale. Le rationnement les maintient à 90 ou 95 % de leur poids, ce que le porteur décrit comme une "légère sensation de faim garantissant la motivation" à obtenir la récompense. Ce que le projet promet en retour reste indirect, comprendre des réseaux de la prise de décision, avec des indications jugées précieuses pour la schizophrénie et les addictions, sans qu'aucune application soit avancée.

Objectifs

Ce projet vise à étudier les circuits cérébraux qui permettent une prise de décision adaptée chez le rat. Nous souhaitons dans ce projet étudier la connectivité de plusieurs régions connues pour être impliquées dans la prise de décision mais dont le rôle précis n’est pas connu. Dans un premier temps nous réaliserons une étude descriptive de la connectivité entre les différentes régions impliquées en utilisant des produits permettant de les visualiser (traceurs). Ensuite nous inactiverons certaines structures pendant le comportement de prise de décision afin de mieux comprendre leur rôle.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de comprendre le fonctionnement de certains réseaux neuronaux de la prise de décision. Outre son intérêt en recherche fondamentale, ce projet devrait fournir des indications précieuses en recherche translationnelle dans la mesure où ces dysfonctionnements ont été décrits dans plusieurs maladies du cerveau (ex : Schizophrénie, addictions)

Procédures

Dans ce projet, les rats subiront une intervention chirurgicale pour une injection intracérébrale et seront implantés avec une petite canule fixée au crâne. Cette chirurgie durera environ 1h30. Pour certains de ces rats, une source lumineuse (fibre optique) sera attachée à leur tête pendant la tâche comportementale. La majorité des rats recevront également un entraînement comportemental, qui nécessite une restriction alimentaire légère pour une durée maximale de 12 semaines.

Impact sur les animaux

Deux points de vigilance sont à noter. Le premier concerne la chirurgie. Les chirurgies du cerveau présentent un risque de diminution du bien-être animal dans les moments/jours qui suivent la chirurgie (inconfort, fatigue et parfois douleur). Le second concerne les procédures comportementales. Durant la tâche comportementale, les animaux seront mis en rationnement alimentaire léger pour les maintenir à 90-95% de leur poids corporel initial, ce qui impacte très peu leur bien-être (légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux à obtenir une récompense alimentaire). Cette restriction temporaire est en partie compensée par la nourriture obtenue au cours des tâches comportementales (environ 5g par jour).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever le cerveau pour les études tissulaires.

Remplacement

Elucider les bases neuronales de fonctions cognitives complexes ne peuvent, par définition, s’étudier que chez les organismes entiers. L'utilisation d'animaux dans ce projet est nécessaire car nous ne pouvons pas mener ces expériences sur des sujets humains. De plus, les espèces d'invertébrés n'ont pas la capacité pour les comportements décisionnels étudiés dans ce projet et, à l'heure actuelle, ces comportements n'ont été démontrés que chez les mammifères et les corvidés. De même, l’approche neurocomputationelle faisant appel à la modélisation est utile, mais complémentaire des approches invasives in vivo permettant de vérifier la véracité des modèles prédictifs. Dans ce contexte il demeure nécessaire d’avoir recours à l’expérimentation animale.

Réduction

Nous cherchons à utiliser le nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des données exploitables lors de l'utilisation des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les rats sont hébergés dans des cages collectives avec un milieu enrichi (un tunnel, matériel de nidation, et un bâton à ronger), dans des conditions optimales de température, humidité et lumière. Pour les procédures chirurgicales, des protocoles appropriés d’analgésie et d’anesthésie seront appliqués. Le suivi postopératoire sera effectué quotidiennement pour s’assurer de la récupération complète des rats. Des points limites généraux et des points limites gradés spécifiques aux procédures ont été déterminés, associés à des actions conservatoires de prise en charge de la douleur et de l’inconfort. Les animaux seront inspectés une fois par jour par l’expérimentateur durant 5 jours consécutifs à l’opération chirurgicale. Une grille de scorage a été mise en place pour adapter le suivi post opératoire et prendre en charge tout inconfort ou douleur des animaux. Tous les expérimentateurs et soigneurs sont formés et compétents dans les procédures requises pour ce projet et ont suivi les formations obligatoires.

Choix des espèces

D’une façon générale les rongeurs sont un bon modèle d’étude du système nerveux. Les principes fonctionnels à l’œuvre dans ces circuits sont transposables à l'homme. De plus de nombreuses épreuves comportementales spécifiques permettent de modéliser chez le rat des aptitudes cognitives complexes. Les animaux utilisés pour ce projet seront des jeunes adultes âgés d’environ 3 mois au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille et garantir une constance dans les coordonnées stéréotaxiques. Pour la procédure 5 les animaux seront plus jeunes : 45 jours

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Souris : 7110
Souffrances
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▲ 7110
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Devenir
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 7110

Un infarctus du myocarde provoqué en trente minutes chez l'adulte et en quinze chez le souriceau d'un jour, une artère fémorale ligaturée ou excisée, un muscle lésé par une anse refroidie appliquée trois fois quinze secondes : 7 110 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à la fin de chaque procédure. Certaines reçoivent en plus une injection quotidienne de toxine. Les échographies obligent à les transporter vers un second établissement, transport que le porteur compte lui-même parmi les sources de stress. Le projet vise à comprendre le rôle des cellules du microenvironnement musculaire dans la régénération, et le porteur justifie le choix de la souris par la disponibilité d'animaux génétiquement modifiés et par la consanguinité des lignées, qu'il présente comme un gage de reproductibilité et donc de réduction des effectifs.

Objectifs

Le projet se déroule dans 2 Etablissements utilisateurs. Ce projet a pour objectif de caractériser les mécanismes cellulaires impliqués dans les pathologies affectant le muscle squelettique et cardiaque, y compris les pathologies cardiovasculaires comme l’infarctus du myocarde, les myopathies et les blessures chroniques du muscle squelettique. Par ailleurs, le manque d’irrigation locale des membres inférieurs sont fréquentes dans différentes pathologies chroniques y compris le diabète. Malgré le succès de certains traitements, ces maladies chroniques restent encore aujourd’hui fréquentes et très peu soignables, elles ont donc un impact majeur sur la qualité de vie des patients. Ce projet a pour but de répondre à un sujet de santé publique et de besoins scientifiques et cliniques afin d’améliorer la compréhension de ces pathologies affectant le muscle et le traitement des patients.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes biologiques menant aux lésions musculaires. Notre étude permettra notamment de comprendre le rôle de certaines cellules dans la régénération ou les lésions chroniques des muscles. Ces avancées pourraient, à terme, permettre de développer de nouvelles thérapies pour réparer ou régnérer les muscles. Ceci pourrait concerner, par exemple, l’infarctus du myocarde, qui est la première cause de mortalité en France.

Procédures

- Infarctus du myocarde chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 30 minutes. Réalisé par EU1 - Infarctus du myocarde chez le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Échocardiographie chez la souris et le souriceau anesthésié (1x par souris) durée = 15 minutes ainsi que le stress lié au transport vers le site n°2 pour l’échocardiographie. Réalisé par EU2 - Constriction puis excision d’un segment d’artère fémorale sur souris adulte anesthésiée = 15 minutes. Réalisé par EU1. - Ligature de l’artère fémorale chez la souris adulte anesthésiée (1x par souris) durée = 15 minutes. Réalisé par EU1 - Dans certaines expériences, injection de toxine: quotidien, 10 secondes. Réalisé par EU1 - Blessure localisée du muscle par anse refroidie (1x par souris) = 3x 15 secondes. Réalisé par EU1 - Ligature de l’artère fémorale et injection de toxine chez la souris adulte anesthésiée = 15minutes. Réalisé par EU1 - Chirurgie terminale sous anesthésie pour prélèvement d’organes. Réalisé par EU1.

Impact sur les animaux

Effets indésirables liés aux procédures : inconfort lié à la préhension des animaux, douleur aux points d'injections. Effets de la chirurgie cardiaque : douleur modérée post-opératoire de quelques jours. Effets de la chirurgie des membres inférieurs : Douleur, inconfort léger de courte durée liés à la ligature de l’artère fémorale et au point d’injection. Stress lié au transport des souris vers l'EU n°2 pour les échocardiographies. L’induction de l’anesthésie gazeuse pour la réalisation de l’échocardiographie est stressant pour l’animale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyse des organes.

Remplacement

Notre projet s’intéresse à l’interaction de différents types de cellules du microenvironnement musculaire, y compris les cellules immunitaires, stromales et endothéliales. Comme l’étude de ces interactions cellulaires est multicellulaire et multi-organes (réponse immunitaire, inflammation, régimes), elle ne peut pas être effectuée sur des cellules isolées in vitro et nécessite un modèle murin in vivo, qui a un système immunitaire similaire à l’homme.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible tout en assurant des résultats significatifs, qui seront confirmés par des analyses statistiques appropriées, en fonction des questions posées. Ce nombre tient compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse et inclut pour chaque série d’expériences le nombre nécessaire de contrôles. Il tient également compte de la nécessité de reproduire les résultats, afin de pouvoir identifier et exclure des artéfacts expérimentaux et ainsi des erreurs d’interprétation. Un grand nombre de données de transcriptomiques étant déjà disponible pour la communauté scientifique, des analyses informatiques pilotes ont déjà été performées pour étayer nos hypothèses.

Raffinement

La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales et la mise en place de points limites spécifiques et précoces. Pour l’ensemble des procédures chirurgicales, une supplémentation hydrique par injection sera effectuée en pré et post opératoire. Une analgésie pré et post opératoire sera réalisée le cas échéant. Pour la procédure d’infarctus du myocarde, le maintien au chaud de la cage sera effectué sur les 48h per-opératoire. Un renforcement de l’enrichissement par de la litière douce (cellulose) et du gel hydrique sera apporté. Le transport des animaux vers le site numéro 2 pour les échocardiographies sera effectué par un transporteur agrée. Les animaux seront dans des boites de transport contenant des croquettes, de l’hydrogel et du coton (ainsi que de la litière).

Choix des espèces

La souris est un bon modèle pour étudier les pathologies musculaires, car des modèles sont bien établis et récapitulent les pathologies chez l’homme. Le choix de l'espèce murine nous permet également d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés cruciaux dans l’étude précise des cellules d’intérêt de ce projet. La consanguinité des modèles utilisés permet une reproductibilité des résultats et une réduction du nombre d’animaux utilisés. Les souris seront âgées de 1 jour à 30 semaines, car nous étudierons ces pathologies chez le souriceau et à l’âge adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Souris : 420
Souffrances
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▲ 420
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Devenir
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 420

Deux échocardiographies de vingt minutes sous anesthésie gazeuse, réparties sur un an : c'est tout ce que subissent, selon le protocole, 420 souris génétiquement modifiées, utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et toutes tuées à la fin pour analyse des tissus. Le projet porte sur la cardiomyopathie dilatée mitochondriale, première cause de transplantation cardiaque en France, et sur le rôle des mitochondries dans l'affaiblissement du muscle cardiaque. Le porteur écrit qu'aucune souffrance n'est attendue dans les modèles utilisés. Les modifications génétiques portées par ces souris ne sont décrites nulle part, pas plus que ce que 420 animaux permettraient d'établir et qu'un effectif moindre n'établirait pas, ce chiffre étant seulement rapporté à des "analyses préliminaires".

Objectifs

La cardiomyopathie dilatée est la cause la plus fréquente d'insuffisance cardiaque chez les sujets jeunes (18-45 ans) et la cause la plus fréquente pour la transplantation cardiaque en France. Il s’agit d’un affaiblissement du muscle cardiaque, résultant en une diminution de la contraction du cœur et donc en un manque d’oxygénation des organes. Malheureusement, il n'y a pas de thérapie efficace pour traiter la cardiomyopathie dilatée. Nous nous intéressons dans ce projet à l'impact des mécanismes de production d'énergie dans les cellules cardiaques par les mitochrondries et à leur impact dans la cardiopathie dilatée pouvant agraver ou améliorer la pathologie. Nous uilitserons pour ce faire des souris génétiquement modifiées.

Bénéfices attendus

Nous espérons mieux comprendre le rôle de différents mécanismes métaboliques impliqués dans la cardiomyopathie dilatée, afin à terme de proposer des thérapies pour cette maladie.

Procédures

Echocardiocardiographie non-invasive (20 minutes par souris, 2 fois maximum par souris sur un an). Anesthésie gazeuse (20 min par souris; 2 fois maximum par souris sur un an)

Impact sur les animaux

L'échocardiographie est réalisée sous anesthésie isoflurane, ce qui engendre un stress lors de l'induction de l'anesthésie et du réveil.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'étude pour analyser les tissus biologiques.

Remplacement

La caractérisation du rôle des différents gène étudiés chez la souris a d’abord été réalisée dans des modèles cellulaires, mais les modèles cellulaires ne permettent pas de représenter le fonctionnement du cœur dans son intégralité.

Réduction

Des analyses préliminaires ont permis de déterminer le nombre d'animaux par groupes suffisants pour pouvoir conclure en utilisant des tests statistiques adaptés. Un travail a été fait pour réduire les groupes contrôle.

Raffinement

Les animaux seront surveillés quotidiennement par le personnel de l'animalerie, pour détecter un éventuel état de souffrance et/ou d’angoisse. Il n'est pas attendu de souffrance dans les modèles utilisés, toutefois, nous avons établi des critères de décision pour la mise à mort des souris lorsque cela est nécessaire. Concernant l'échocardiographie, les souris seront anesthésiées, pour être capable de mesurer correctement les différents paramètres du système cardiaque et limiter le stress des animaux. Les souris seront maintenues en groupe, dans un milieu enrichi.

Choix des espèces

La conservation élevée des mécanismes physiopathologiques entre l'humain et la souris a été confirmée par de nombreuses études dans notre domaine de recherche. Les travaux sur souris sont plus largement décrits et les premiers tests que nous avons réalisés l'ont été dans cette espèce. Il apparaît donc plus pertinent de rester sur le modèle murin pour investiguer l’importance de ce processus in vivo et de pouvoir comparer nos travaux à ceux réalisés par d'autres équipes dans cette espèce. Nous étudierons les souris à l'âge adulte, pendant un an pour suivre le développement de la pathologie.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 440
Souffrances
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▲ 440
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Devenir
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 440

440 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, toutes tuées pour que leurs organes soient prélevés, et 165 d'entre elles subiront dix gavages étalés sur douze jours quand d'autres n'en subiront qu'un seul. Chaque gavage dure moins d'une minute et peut irriter l'œsophage au point de faire perdre du poids à l'animal. L'objet est de savoir où va le resvératrol une fois ingéré et comment l'organisme le transforme, le porteur affirmant devoir travailler sur un "organisme entier". Le bénéfice qu'il annonce reste méthodologique et conditionnel, la technique de marquage "pourrait être appliquée à d'autres composés".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de savoir dans quels organes se retrouve un composé dont les propriétés de neuroprotection ont déjà été démontrées une fois qu’il a été ingéré par l’animal. Ce projet nous permettra aussi de comprendre comment ce composé est dégradé, transformé par l’organisme et comment il agit ce qui, à ce jour, n’est pas complètement identifié.

Bénéfices attendus

Le développement de la nouvelle méthode de marquage associée à l’imagerie que nous proposons permettrait de déterminer la nature et la localisation du resvératrol et de ses métabolites. Cette méthode pourrait être appliqué à d’autres composés.

Procédures

Gavage sur animal vigile : 165 souris, 1 fois. Gavage sur animal vigile : 55 souris, 1 fois par jour sur 2 jours. Gavage sur animal vigile : 55 souris, 1 fois par jour sur 5 jours, pause de 2 jours, puis 1 nouveau gavage. Gavage sur animal vigile : 165 souris, 1 fois par jour sur 5 jours, pause de 2 jours, puis 1 fois par jour sur 5 jours. Un gavage dure moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Possible perte de poids liée à une irritation de l’œsophage à cause du gavage. Stress lié à la contention au moment du gavage.

Devenir

Les animaux seront mis à mort car nous souhaitons ensuite analyser les organes prélevés.

Remplacement

Les composés seront vérifiés et validés avant d’être administrés aux animaux. Cependant nous souhaitons connaitre le comportement des composés une fois ingéré par l'animal (où va-t-il ? dégradation ?), pour cela nous devons travailler sur un organisme entier.

Réduction

Seuls les composés validés in vitro seront testés. Si les résultats obtenus avec les premiers composés testés ne sont pas concluants, nous n'irons pas plus loin. Sur les échantillons prélevés nous prévoyons de faire des analyses qui nous permettront de mieux comprendre le mécanisme d’action des molécules.

Raffinement

Les souris seront suivies quotidiennement par le personnel de l’animalerie ainsi que par les expérimentateurs en suivant des critères bien définis. En cas de souffrance des mesures conservatoires seront mises en place pour soulager l'animal. Si l'état de l'animal ne s'améliore pas alors il sera euthanasié. Les souris sont hébergées en groupes sociaux avec un enrichissement du milieu (tunnel, maison, paille) sur un portoir filtrant.

Choix des espèces

Des travaux précédents ont déjà été réalisés avec ce composé. Afin d’avoir un point de comparaison et positionner la méthode que nous avons développer nous travaillerons dans les mêmes conditions que nos prédécesseurs. Pour cela nous utiliserons la souris à l’âge adulte de 8 semaines. A cet âge les souris ont une taille raisonnable qui facilite leur manipulation diminuant ainsi le stress lié à leur manipulation.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 40
Souffrances
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Devenir
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 20
 20

Toute femelle dont l'inconfort ne pourra pas être soulagé rapidement sera mise à mort, le point limite est posé d'emblée. 40 souris femelles vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger pour la moitié et modéré pour l'autre, 20 tuées à l'issue et 20 réutilisées après quinze jours de repos. Elles reçoivent deux injections hormonales à 24 heures d'intervalle pour synchroniser leur cycle, et 20 d'entre elles subissent une chirurgie de transfert d'embryons de cinq minutes sous anesthésie. Les souriceaux qui naîtront de ces transferts seront tués à dix jours, le porteur indiquant ne pas pouvoir s'en servir. La finalité est logistique : valider une méthode qui diviserait par sept ou huit le nombre de femelles gardées en stock pour les activités de service de l'animalerie.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de tester une nouvelle méthode, appelée synchronisation, afin de générer des femelles souris en pseudogestation. Nous avons besoin de femelles en pseudogestation pour effectuer des transferts d'embryons. Cette technologie de reproduction est essentielle pour la production de nouvelles souches animales et le maintien des ressources génétiques. Le transfert d'embryons est couramment utilisé dans nos laboratoires et animaleries dans diverses applications : redérivation de souches de souris, revitalisation d'embryons congelés et de spermatozoïdes congelés par fécondation in vitro (FIV). Pour générer ces futures mères-porteuses, l'accouplement des femelles est possible uniquement dans la phase d'acceptation du mâle, une phase bien précise du cycle de reproduction de la souris. Il faut donc pouvoir identifier cette période. Actuellement, la technique utilisée pour générer de futures mères-porteuses c'est le tri visuel. Elle est très connue, mais chronophage et nécessite l'utilisation de nombreux animaux. On regarde chaque souris individuellement pour déterminer la période de son cycle et ainsi déterminer les femelles prêtes à s'accoupler. Tous les centres de recherche utilisent cette technique pour obtenir des mères-porteuses. La nouvelle technique que nous souhaitons tester consiste à injecter aux souris femelles une hormone pour synchroniser leur cycle. Ainsi, quatre jours après l'injection, toutes les femelles seront en phase d'acceptation du mâle, propice à l'accouplement. Ces femelles seront accouplées avec des mâles vasectomisés pour générer des femelles en pseudogestation. On souhaite valider cette technique afin de la mettre en application en routine dans notre laboratoire, ce qui nous permettrait sans altérer la qualité de nos prestations de réduire drastiquement le nombre d'animaux en stock.

Bénéfices attendus

Nos objectifs sont d'évaluer la technique de synchronisation dans un lot de souris femelles, en déterminant l'efficacité de celle-ci dans nos procédures de routine par rapport au tri manuel et visuel des femelles dans un grand groupe de femelles. On cherche à valider cette technique dans notre laboratoire pour considérablement réduire le nombre de femelles nécessaires en stock (de l'ordre de 7-8 fois moins). De plus, le nombre de mâles vasectomisés nécessaire sera aussi,considérablement réduit car les rendements attendus seront meilleurs. La technique contribue donc aux 3R en réduisant le nombre d'animaux et en affinant la technique d'obtention de pseudo-gestantes.

Procédures

Les souris recevront 2 injections sous contention rapides de 5 secondes, à 24h d'intervalle, visant la synchronisation. Puis certaines, (maximum 20) auront une chirurgie de transfert d'embryons (5 minutes) sous anesthésie et analgésie. Ces dernières recevront 3 injections pour induire l'anesthésie/analgésie, dont 2 sous contention rapide de 5 secondes et une lorsqu'elle dormiront encore afin de limiter le stress de l'animal.

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent présenter un léger stress de courte durée lors de la contention pour pratiquer les injections. Une petite douleur peut être ressentie par l'animal lors des injections (hormone de synchronisation, antalgique et anesthésique). Les points de surveillance pour les injections sont les suivants (cas très rares) : rougeur, gonflement, traces de griffures si l’animal se gratte au site d'injection. Les animaux opérés pour le transfert d'embryons (acte chirurgical), sont anesthésiés et reçoivent un traitement antalgique efficace pour limiter au maximum les nuisances. Les points de surveillance pour ce type de chirurgie sont l'apparence de l'animal (état du poil, mimiques faciales...), son comportement (mobilité, éveil...), l'aspect du site de chirurgie (rougeur, gonflement, écoulement, automutilation...). Ce sont, là encore, des cas très rares, car nous avons une grande expérience de ce type de procédures.

Devenir

Les femelles pseudogestantes sur lesquelles sera pratiqué un transfert d'embryons par chirurgie seront mises à mort à l'issu des tests afin d'enregister les données nécessaires à l'analyse de cette étude. Les animaux nés issus des transferts d'embryons, seront mis à mort à 10 jours puisque nous ne pouvons pas nous en servir pour nos diverses activités de service. Les femelles pseudogestantes qui ne présentent pas de bouchon vaginal ou non utilisées en transfert d'embryons seront remises en stock afin de les utiliser pour d'autres activités de service après une période de repos de 15 jours.

Remplacement

Pas d’autre possibilité que le recours à l’animal vivant pour l'analyse de la synchronisation du cycle oestral sur le bon déroulement de la production de la pseudogestation, puis sur la chirurgie de transfert d'embryons, de la gestation et des naissnces de nouveaux-nés.

Réduction

La production de souris femelles pseudogestantes avec le tri manuel des femelles en proestrus et les transfert d'embryons sont des techniques bien connues. Il existe bon nombre de données témoins. Ainsi, nous avons uniquement besoin de faire des groupes expérimentaux pour la production de femelles pseudogestantes avec la synchonisation. Nous avons choisi un effectif de 40 femelles réparties en 4 lot de 10 femelles pour chaque expérience de synchronisation. Parmi ces 40 femelles, seulement 5 maximum par lot, soit 20 femelles au total seront anesthésiées et subiront un transfert d’embryons par chirurgie. Ces effectifs ont été calculés afin d'obtenir des résultats suffisamment robustes pour l'analyse de l'effet de la synchronisation.

Raffinement

Le personnel en charge de cette étude est habitué à ces gestes techniques car ils sont pratiqués en routine depuis des années dans notre laboratoire. Les femelles restent sous surveillance après leurs injections afin d’observer aucune apparence physique externe de souffrance. Lors de la chirurgie de transfert d'embryons, les animaux sont anesthésiés et reçoivent un traitement antalgique adapté à ce type de procédure. Du gel oculaire est placé systématiquement sur les yeux des animaux anesthésiés afin de prévenir tout dommage de la cornée de l’animal. De plus, les animaux anesthésiés sont placés sur une plaque chauffante pour pallier toute déperdition de chaleur liée à l’anesthésie. Une injection conjointe de sérum physiologique tiédi sera réalisée pour compenser les éventuelles pertes hydriques liées à la chirurgie et limiter la déperdition de chaleur. Cette compensation a pour objectif de permettre aux animaux une récupération idéale post chirurgie. Les animaux opérés restent en observation jusqu’à leur complet réveil en bonne forme. Des enrichissements sont mis à disposition dans la cage des futures mères lors de leur convalescence et gestation (nids et croquettes). Les femelles en stock seront hébergées en groupe pour leur permettre de garder un lien social. Comme il s'agit ici d'un test de validation d'une technique, si une douleur ou un inconfort est détecté sans pouvoir la soulager rapidement et efficacement, la femelle sera mise à mort.

Choix des espèces

Les rongeurs sont de petits mammifères à reproduction rapide qui sont très largement utilisés par la communauté scientifique. Ils sont de très bons modèles expérimentaux puisque 99% de leurs gènes présentent un gène homologue chez l'Homme. Nous voulons générer des souris pseudo-gestantes pour être mères-porteuses. Il faut donc des femelles et qu'elles soient en âge de procréer soit entre 9 semaines et 6 mois. Pour chaque lot, les femelles auront un âge variable, comme lors de nos activités de service, sans incidence sur les expériences.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
    • Troubles endocriniens
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 50
Rats : 50
Souffrances
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Devenir
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 100

Trois à quatre séances d'IRM de deux heures chacune, sous anesthésie gazeuse, avec injection d'un produit de contraste : 50 souris et 50 rats en bonne santé passent par ce protocole, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le projet ne porte sur aucune maladie, il sert à mettre au point des séquences d'imagerie, et le porteur annonce comme retombée de "faire progresser les recherches de nos partenaires et de nos clients". Il décrit cette imagerie comme non invasive, indolore et sans nuisance attendue, tout en programmant la mise à mort de chaque animal. Le seuil qui la déclenche n'a rien de médical : les rats sont tués quand ils atteignent 500 grammes et les souris 45 grammes, poids au-delà desquels ils ne rentrent plus dans l'appareil disponible en routine.

Objectifs

Un modèle animal permet d’étudier dans des conditions contrôlées de laboratoire les causes, les processus et les traitements éventuels d’une pathologie. Il doit présenter des similitudes avec la pathologie humaine correspondante en termes de symptômes et de mécanismes physiopathologiques. Une grande partie des connaissances en biochimie, physiologie ou pharmacologie ont été acquises grâce à l’étude des modèles animaux. Dans ce contexte, l’imagerie et la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) sont des techniques d’investigation non irradiantes, non invasives, n’entrainant pas de douleur ou de souffrance chez l’animal anesthésié. L’application de ces méthodes in vivo chez le petit animal permet la caractérisation et la compréhension de modèles de pathologies, tant d’un point de vue anatomique que fonctionnel. Elle permet également la validation préclinique de nouvelles molécules à visée thérapeutique et l’étude des mécanismes d’action de médicaments actuellement utilisés. Le premier avantage de l’imagerie RMN in vivo est la possibilité de suivre des phénomènes biologiques complexes chez un animal au décours de sa pathologie et donc d’utiliser moins d’animaux que lors d’approches in vivo invasives. Le second avantage de l’imagerie RMN in vivo tient au fait que les technologies utilisées (aimants RMN, produits de contraste) sont identiques à celles utilisées chez l’Homme, permettant ainsi une recherche biomédicale translationnelle. Or la mise au point de cette approche nécessite régulièrement de nouvelles séquences d’acquisition et méthodologies qui doivent être développées, évaluées et optimisées sur des animaux avant d’être applicables dans des projets de recherche. Ainsi les objectifs principaux du projet mené sur des rongeurs sont : • d’optimiser les paramètres d’acquisition de séquences existantes afin de les adapter au mieux au modèle biologique et à ses spécificités ; • de développer et mettre au point de nouvelles techniques d’imagerie et de spectroscopie RMN.

Bénéfices attendus

Le développement et la validation de nouvelles méthodes en imagerie et spectroscopie RMN contribuent à faire progresser les recherches de nos partenaires et de nos clients

Procédures

L’examen RMN est effectué sur un équipement dédié aux investigations chez le rongeurs sous anesthésie . Les animaux sont placés dans un système permettant de les réchauffer et de suivre leurs constantes physiologiques (température, fréquence respiratoire) pendant les 2h que dure l’IRM. Nous estimons que 3-4 examens RMN sous anesthésie seront réalisés sur un animal au cours du projet, avec un intervalle minimum d'une semaine entre 2 anesthésies.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont celles liées à l'injection d'un produit de contraste (réduites car l'injection est effectuée sous anesthésie). Aucune nuisance liée à l'imagerie in vivo n'est attendue.

Devenir

Les animaux seront utilisés pour plusieurs examens IRM, ils seront mis à mort lorsqu'ils auront atteint un poids de 500 G pour les rats et 45 G pour les souris (poids limite compatible avec nos équipements RMN disponibles en routine).

Remplacement

Avant d’être appliqués dans le cadre de pathologies d’intérêt, les développements méthodologiques et instrumentaux dédiés à l’imagerie in vivo du petit animal doivent être validés in vivo.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux: - dans la mesure du possible, un maximum d’étapes nécessaires au développement méthodologique et instrumental sera réalisé sur fantôme ; - les animaux ayant subi une anesthésie gazeuse seront utilisés pour plusieurs examens RMN. Chaque examen sera espacé d’au moins 1 semaine. Un animal pourra être évalué plusieurs fois jusqu’à ce qu’il ait atteint un poids de 500g pour les rats et 45g pour les souris, poids limites compatibles avec les équipements RMN disponibles en routine. Aucune analyse statistique n’est envisagée en routine pour les validations des développements méthodologiques. Cette validation sera appréciée par la capacité à répondre à la question posée et la reproductibilité de la méthode sera évaluée chez 3-5 animaux.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés pendant une période suffisante lors de leur arrivée. Ils seront hébergés en milieu enrichi (social et environnemental) afin de respecter au mieux leur confort et leur niveau de stress, dans une pièce thermorégulée ; accès à la nourriture et à l’eau ad libitum ; changement de litière 1 fois par semaine. Il faut considérer que les animaux seront habitués à être manipulés par l’expérimentateur et observés quotidiennement, ce qui permet de déceler des signaux de stress, de douleur ou d'inconfort. L’IRM est non invasive et effectuée sous anesthésie et suivi physiologique continu : installation de l'animal dans un berceau dédié avec suivi en continu de la température corporelle (utilisation d’un système de chauffage intégré dans le berceau dont la température est contrôlée et adaptée en fonction de la température de l’animal) ; monitoring de la fréquence respiratoire pendant toute la procédure (ce qui permet d'adapter la profondeur d'anesthésie). Ce monitoring permet de déceler un problème (fréquence respiratoire irrégulière et en baisse, température en baisse malgré le chauffage), ainsi l'acquisition peut être interrompue avant l'atteinte des points limites définis pour l'imagerie, l'anesthésie arrêtée et l'animal réveillé sous surveillance de l'expérimentateur.

Choix des espèces

Un modèle animal permet d’étudier dans des conditions contrôlées de laboratoire les causes, les processus et les traitements éventuels d’une pathologie. Il doit présenter des similitudes avec la pathologie humaine correspondante en termes de symptômes, de mécanismes physiopathologiques et/ou de traitements. Le rat et la souris sont très souvent utilisés comme modèle. Les modèles rongeur de pathologies sont obtenus par des méthodes physiques, chimiques et pharmacologiques ou par sélection de lignées spécifiques. De nombreux modèles génétiquement modifiés ont également été obtenus par ajout ou retrait de gènes (souris knock-in ou knock-out). Finaliser le développement et/ou la mise au point les méthodes RMN in vivo chez l’animal permettra de réaliser les expérimentations dans des conditions similaires aux futures études. Travailler chez le rat ou la souris offre la possibilité de confronter nos résultats avec une littérature abondante. Au début des expérimentations, les rats et les souris sont utilisés au stade de jeune adulte avec des poids de 200-250 g et 16-20g, respectivement. Au vu du caractère non invasif de la RMN, les animaux anesthésiés pourront être utilisés plusieurs fois et serviront à la validation de plusieurs procédures. Cependant, pour des contraintes matérielles (optimisées pour des rats d’un poids < 500 g et des souris d’un poids < 45 g) et pour nous affranchir des biais dus à des changements dans le métabolisme qui se développeraient plus tard dans la vie de l’animal, les rats seront utilisés jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids de 500g et les souris un poids de 40-45g. Avant l'atteinte de ces poids limites, nous estimons à 3-4 anesthésies à l’isoflurane par animal avec un intervalle d’au moins 1 semaine entre chaque évaluation.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 180
Souffrances
▲ -
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▲ 180
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Devenir
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 -
 180

Pour identifier les gènes dont l'inactivation freine le cancer du sein triple négatif, 180 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse post-mortem. Des cellules tumorales prélevées sur une patiente, modifiées par CRISPR, leur sont greffées dans la glande mammaire pendant une anesthésie d'une heure, puis la tumeur est mesurée au pied à coulisse au fil de sa croissance. Une partie reçoit en plus une combinaison de chimiothérapies. Le porteur annonce une douleur qui peut persister à mesure que la tumeur se développe et une perte de poids pouvant atteindre 20 % du poids normal, avec mise à mort dès l'atteinte d'un point limite fixé sur la taille de la tumeur.

Objectifs

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent et la première cause de décès par cancer chez la femme en France. Bien que la prévention et de nouvelles options thérapeutiques aient amélioré son prognostique, des phénomènes de résistance aux traitements et l’évolution métastatique de cette pathologie justifient la recherche de nouveaux traitements. Il est aujourd’hui possible de déterminer quels sont les gènes qui sont essentiels à la viabilité d’une cellule et d’en déduire ainsi quelles sont les protéines dont la manipulation par de petits composés chimiques pourrait constituer une approche thérapeutique. Cette investigation repose sur l’outil CRISPR/Cas9 (Prix Nobel de chimie 2020 à J. Doudna & E. Charpentier) qui permet d’interroger si un gène est nécessaire pour la survie d’une cellule dans le contexte d’intérêt. Notre objectif est d’appliquer cette technique aux transplantations de tumeurs humaines (PDX). Les PDXs sont actuellement parmi les modèles les plus proches des tumeurs des patients et permettent ainsi la réalisation d’études dont le potentiel prédictif clinique est très élevé. Ce projet devrait donc permettre de prédire la réponse thérapeutique des cancers du sein.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de déterminer les gènes dont le ciblage pourrait présenter un intérêt thérapeutique sur une variété de modèles de cancer du sein. Nos premiers efforts se concentreront sur le sous-type de cancer du sein pour lequel les besoins thérapeutiques sont les plus importants (tumeur triple négative) mais sera ensuite étendu à d’autres sous-types si les résultats sont prometteurs. Les gènes seront initialement identifiés par un criblage génétique, cette technique permet de questionner l’essentialité (contribution à la viabilité) de nombreux gènes en une seule expérience. Les candidats les plus intéressants seront ensuite validés un par un. Cela ouvrira potentiellement la voie à une étude clinique.

Procédures

Dans le lot d’animaux concerné par cette demande, un ensemble de cellules tumorales issues du cancer du sein d’une patiente et modifiée génétiquement pour avoir un gène unique inactivé sera injecté dans la glande mammaire d’animaux anesthésiés et sous traitement analgésique (durée de l’anesthésie estimée à 60 min ). Les animaux seront ensuite suivis et la taille de la tumeur sera mesurée grâce à un pied à coulisse . Pour un sous-ensemble des animaux inclus dans cette étude, les animaux seront traités par une combinaison d’agents chimio-thérapeutiques à des doses n’entrainant pas d’effet adverse chez la souris.

Impact sur les animaux

Les principaux gestes qui seront effectués sur les animaux impliquent la greffe de cellules humaines dans la glande mammaire. Les nuisances attendues sont la douleur liée à l’intervention chirurgicale au niveau de la glande mammaire L'ensemble de la procédure peut entraîner une douleur modérée, qui peut persister au stade suivant du développement de la tumeur et une perte de poids ne dépassant pas 20 % du poids corporel normal.

Devenir

Les souris seront mises à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Nous effectuons des criblages génétiques sur lignées cellulaires et organoïdes afin de limiter au maximum le recours aux animaux. Toutefois, en raison de l’importance des interactions avec le microenvironnement, l’étude de la progression tumorale dans un contexte aussi proche que possible de celui du patient reste une phase indispensable pour passer rapidement aux essais cliniques impliquant des patients.

Réduction

Nous avons fait des expériences pilotes avec nos collaborateurs pour déterminer le nombre minimum de souris nécessaire pour obtenir des résultats significatifs et reproductibles . En pratique, une expérience pilote a été menée pour déterminer le nombre de souris nécessaire à ce que la représentativité de la librairie soit maintenue. En d’autres termes, c’est le nombre minimum de souris pour qu’aucun gRNA soit aléatoirement perdu. Nous avons pu établir que 5 souris par réplica sont nécessaires pour la librairie que nous souhaitons utiliser. La librairie a été réduite au maximum pour ne cribler que les gènes susceptibles d’être pertinent thérapeutiquement.

Raffinement

Pour le bien-être des animaux, les procédures techniques seront limitées au strict nécessaire. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale et avec recours aux analgésiques. Dans le cas où un animal présenterait des signes d'inconfort ou de douleur au cours de l'expérience, des analgésiques seront administrés. De plus, nous avons établi des points d'arrêt très précoces pour chaque expérience, en terme de taille de tumeurs, qui nous permet néanmoins de répondre à notre question scientifique. Une grille de score permettra d’évaluer de façon objective, l’état des animaux. Dès l’atteinte d’un point-limite, l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

Un des problèmes du traitement des cancers est l’existence de cellules résistantes aux traitements et leur apparition en cours de traitement. Le projet a pour but d’identifier les gènes nécessaires au développement tumoral pouvant être des cibles thérapeutiques. Aussi, malgré le développement de méthodes alternatives auxquelles le laboratoire a eu recours (culture in vitro, organoïdes), l’utilisation du modèle souris, espèce de la classe des mammifères proche de l’Homme pour sa physiologie, reste indispensable pour récapituler pleinement l’environnement tumoral. Les lignées murines immunodéficientes permettent la transplantation de cellules d’un individu d’une espèce donnée (humaine) chez un individu hôte d’une espèce différente (souris), sans provoquer de rejet de la greffe. Ces xénogreffes de tumeurs de patients récapitulent remarquablement bien les tumeurs humaines et constituent donc un modèle idéal pour l’étude des gènes impliqués dans la progression tumorale Des souris adultes pubères de 6 à 10 semaines seront incluses dans les procédures expérimentales, après le développement du tissu épithélial mammaire. Ce choix est justifié par le fait que le cancer du sein touche principalement la femme adulte (99%).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 375
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 347
▲ 28
Devenir
 -
 -
 84
 291

Poinçonnage des phalanges puis amputation de l'extrémité de la queue, à dix jours de vie et à quelques secondes d'intervalle : 375 souris nées porteuses d'une mutation de la sclérose latérale amyotrophique passent par là, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 347 d'entre elles et sévère pour 28. Ces 28 souris deviendront paralysées d'un ou plusieurs membres vers 110 jours et vivront entre 130 et 150 jours. Il s'agit de croiser deux lignées existantes pour obtenir un modèle où certaines zones du cerveau se voient en imagerie. Le porteur écrit que tous les animaux seront gardés en vie à la fin de la procédure, puis détaille le contraire : 84 souris partent vers une autre animalerie, les 291 restantes sont exploitées pour l'élevage et tuées à 100 jours au plus tard.

Objectifs

La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA), également appelée maladie de Charcot, provoque chez les patients atteints une atrophie musculaire et/ou des contractions musculaires involontaires. A ce jour, il n'existe aucun traitement qui guérit de la SLA, ils prolongent uniquement le temps de vie du patient. L'objectif du projet est de créer une lignée de souris atteinte de la SLA avec des marqueurs du cerveau visibles au colorant en imagerie afin d’explorer les altérations observées aux stades précoces de la maladie et de découvrir de nouveaux marqueurs de cette maladie. Nous produirons donc cette nouvelle lignée de souris en croisant 2 autres lignées existantes : la lignée présentant les symptomes de la maladie et une lignée permettant de marquer des zones du cerveau au colorant. Ce croisement permettra d'étudier un modèle de la maladie avec des zones du cerveau observable en imagerie à trois stades de développement précoces.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'identifier des altérations au niveau de plusieurs zones du cerveau à un stade précoce de la SLA et de voir à quel stade de la maladie ces altérations apparaissent et à quel niveau. Ces résultats pourraient permettre de découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques prometteuses pour le traitement de la SLA.

Procédures

375 souris seront porteuses de la maladie à leur naissance mais seulement 28 développeront certainement les premiers symptômes de la maladie. Elles deviennent paralysées d'un ou plusieurs membres vers 110 jours et ont une durée de vie d'environ 130 à 150 jours. Ces animaux devront être identifiés par tatouage et prélevé à la queue à 10 jours pour vérifier la présence de la maladie. L'identification et le prélèvement sont réalisés sur l'animal vigile, composées de deux actes techniques invasifs : - Le tatouage par poinçonnage des phalanges et/ou des coussinets : réalisé une fois, durée d'une minute maximum - La biopsie de queue qui consiste en l’amputation de l’extrémité de la queue : réalisée une fois, durée de 3 secondes maximum.

Impact sur les animaux

Les souris seront porteuses de la maladie à leur naissance. Ces animaux vont présenter des altérations motrices : ils deviennent paralysés d'un ou plusieurs membres à partir de 110 jours. Les mâles atteints de la maladie sont plus agressifs que la moyenne. Une procédure de génotypage et d'identification est nécessaire pour connaitre le génotype des animaux produits. L'identification est réalisée par tatouage des phalanges, et le génotypage par biopsie de queue. Chacun de ces actes à lui seul n'induit pas de douleur, mais le cumul des 2 actes de manière très rapprochée (quelques secondes d'intervalle) peut induire un inconfort léger et transitoire pour l'animal âgé de 10 jours.

Devenir

Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de la procédure (sauf ceux présentant des points limites). 84 animaux seront transférés dans une autre animalerie pour observer les altérations dans le cerveau : 28 animaux à 40 jours, 28 à 70 jours et 28 à 110 jours. Le reste des animaux (291 animaux) seront utilisés pour l'élevage et mis à mort par la suite à 100 jours maximum.

Remplacement

Il n’existe actuellement pas de méthode alternative permettant de remplacer l’utilisation de souris car ce projet repose sur l’évolution de la maladie (SLA), à des stades pré-symptomatiques. Les mécanismes de cette maladie ne sont pas encore suffissamment connus pour permettre d'autres modelisations.

Réduction

Les plans d'élevage sont prévus au plus précis afin de ne pas surproduire d'animaux. La majorité des animaux sont utilisés soit en expérimentation soit en renouvellement de géniteur. De plus, le nombre d'animaux optimal utilisé pour chaque lot a été déterminé à l'aide de test statistiques. Ce nombre a été réduit au minimum afin de pouvoir produire suffissamment pour l'expérimentation tout en pouvant obtenir des résultats exploitables, et comparable avec des travaux antérieurs.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cages collectives. Les identifications et génotypages des animaux sont réalisés avec du matériel approprié, stérile, permettant de limiter les infections et d’effectuer un geste rapide et précis. Par ailleurs, la procédure est réalisée dans une salle calme loin des autres animaux afin de réduire autant que possible le stress des animaux. Enfin, dès que la procédure est terminée, les animaux sont remis en présence de leur mère dans des cages collectives enrichies : maison rouge, nid, baton à ronger. Le personnel effectue un contrôle visuel des animaux identifiés et génotypés dans l’heure qui suit la réalisation des gestes, le lendemain puis quotidiennement. Les mâles atteints de la maladie sont connus pour être agressifs envers leurs congénères, nous les hébergerons donc par 3 maximum au lieu de 4 avec un bâton à ronger chacun. Des critères pour évaluer la souffrance des animaux sont mis en place au sein de l'animalerie. Une grille de critères a été établie spécifiquement pour les signes cliniques de la SLA à partir de 3 mois.

Choix des espèces

La souris est un modèle dont le génome est parfaitement connu. Le choix de l'espèce est lié au fait que le modèle de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) n'existe que chez la souris, tout comme le modèle permettant le marquage de différentes zones du cerveau. Afin d'observer les caractéristiques des altérations précoces au sein de la SLA, des animaux vont être utilisés à différents stades de développement : - entre 35 et 45 jours - entre 65 et 75 jours - entre 100 et 110 jours : apparition des premiers symptômes.