Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
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- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
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- Système gastrointestinal
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- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Evaluation de l’efficacité de l’inhibition d’un gène pour le traitement du mélanome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
156 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe de cellules de mélanome sous la peau, jusqu'à dix gavages et six injections dans l'abdomen, pour tester une molécule censée resensibiliser les tumeurs aux traitements. Le porteur indique que la tumeur au flanc peut gêner les déplacements et que le gavage peut irriter la trachée. Les retombées pour les patients atteints de mélanome résistant restent formulées comme une perspective, l'objectif immédiat étant de démontrer l'effet de la molécule chez la souris.
Objectifs
Le mélanome malin cutané est la forme la plus agressive des cancers de la peau. Aujourd'hui, le seul traitement efficace reste la chirurgie pratiquée à un stade précoce car une fois disséminées, les cellules de mélanome deviennent résistantes aux chimiothérapies conventionnelles. Les espoirs apportés par l'essor des thérapies ciblées et de l’immunothérapies ont été fortement nuancés par des cas de non-réponse ou rechutes rapides. Nous avons identifié, à travers l’étude de cellules de patient, un gène fréquemment altéré et impliqué dans la résistance aux traitements. Nous avons identifié une molécule capable d'inhiber l'action de ce gène et de resensibiliser les cellules tumorales de patients, initialement résistantes, aux traitements conventionnels. Ce projet a pour but de démontrer chez la souris l’efficacité de cette molécule sur la sensibilité des cellules de mélanome, dans un organisme vivant complexe.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra potentiellement de mettre en évidence l’effet thérapeutique de notre molécule sur le mélanome et pourra ouvrir une nouvelle perspective de traitement pour les patients atteint de cette maladie. En effet, malgré l’essor récent des thérapies ciblées et de l’immunothérapie, la plupart des patients rechutent avec un mélanome résistant.
Procédures
Tous les animaux subiront une injection sous-cutanée de cellules tumorales, un gavage par jour ou tous les deux jours pendant deux semaines soit 6 ou 10 gavages et pour certains animaux. Certains subiront aussi 6 injections de traitement dans l'abdomen. Tous les animaux seront soumis à de la contention, qui durera moins d'1 minute.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux sont l'apparition de tumeur localisée sur le flanc droit qui pourra potentiellement les gèner dans leur déplacement. Le gavage peut provoquer une irritation de la trachée, entrainant des difficultés pour l'alimentation. La contention va également leur générer du stress. Aussi, les injections peuvent induire des plaies.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car les souris ne rentreront pas dans un nouveau protocole, au maximum 1 mois après injection, si aucun point limite n'est atteint avant cette date. Les tumeurs seront récupérées pour être analysées.
Remplacement
Des études préliminaires sur des modèles cellulaires ont été réalisées et ont permis de démontrer l'efficacité de notre molécule. En parallèle, des analyses complémentaires ont été et seront réalisées sur des prélèvements de patients, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Cependant, ces modèles ont des limites et ne permettent pas l'étude du système immunitaire. C’est pourquoi le recours aux animaux est nécessaire dans notre projet.
Réduction
Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet a été calculé grâce à des outils statistiques. De plus, un animal permettra d’obtenir des résultats dans plusieurs expériences (pousse tumorale, analyse histologique et moléculaire de la tumeur).
Raffinement
Des points limites précis ont été définis pour identifier le plus précocément possible toute souffrance de l'animal. Nous évaluerons l'état de bien-être ou de souffrance des animaux au minimum 2x/semaine, et tous les jours lorsque le traitement par gavage débutera. Après traitement, les souris seront suivies 3fois par semaine jusqu'à leur mise à mort. Pour le gavage, nous utiliserons l’excipient CornOil, le moins irritant et le mieux toléré pour la souris. Nous avons également choisi des lignées non métastatiques car nous n'évaluerons pas cette donnée dans nos procédure. Aussi, le phénotype dommageable des souris ne s'exprime pas dans les conditions ventilées de l'animalerie dans laquelle elles sont hébergées.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour les études du mélanome car c'est un modèle proche de la pathologie humaine reproduisant les caractéristiques histologiques. Nous disposons également d'outils, d'expériences et de compétences solides pour réaliser cette étude dans les meilleures conditions chez la souris. Nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines, âge standard pour l'étude du système immunitaire.
Evaluation préclinique de l’éfficacité thérapeutique d’une nouvelle forme galénique par voie orale des maladies inflammatoires chroniques intestinales chez le porc
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
75 mini-porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit par voie rectale un produit destiné à provoquer une inflammation du côlon, subit des coloscopies et des IRM sous anesthésie, puis l'administration orale ou rectale d'un anticorps. Le porteur indique que l'induction de l'inflammation peut entraîner saignements, douleurs, diarrhées et déshydratation, et que les animaux sont tués par injection intracardiaque en fin de protocole. Il décrit le mini-porc comme le "modèle le plus adapté" pour tester une nouvelle forme orale d'un médicament déjà commercialisé en perfusion.
Objectifs
L’inflammation chronique de l’intestin et du côlon (MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH). Selon l'Association François Aupetit (AFA), 8000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Les traitements conventionnels des MICI sont à base d’antiinflammatoires (acide 5-amino-salicylique, Pentasa®), de corticoïdes ou d’immunosuppresseurs (Azathioprine). Dans cet arsenal thérapeutique, l'utilisation des anticorps monoclonaux anti-TNF en monothérapie s’avère être efficace, notamment sur les cas compliqués. Ce sont les molécules les plus puissantes disponibles actuellement en clinique. En 2014, 3 formes de ce médicament à base d’anti-TNF ont obtenu l’autorisation de mise sur le marché (AMM) en France pour le traitement des MICI administré par perfusion. Leurs indications ciblent le traitement de la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique modérée à sévère chez les patients réfractaires aux traitements conventionnels cités ci-dessus. Cependant, les effets secondaires de ces nouveaux médicaments sont parfois importants pour les patients, notamment l’apparition des saignements liées à l’injection répétée par voie intraveineuse de ce médicament. De façon intéressante, nous avons développé une autre forme de ce médicament de manière à l’administrer par voie orale. Cette voie permettra ainsi d’éviter ces effets secondaires. Cependant, l’efficacité de ce médicament administré par voie orale reste à démontrer. Cette recherche préclinique chez le mini-porc permettra de valider d’une part la faisabilité et la tolérance de la voie orale pour l’administration de ce médicament et d’autre part, l'efficacité thérapeutique de son activité anti-inflammatoire dans un contexte pathologique. Cette étude comportera deux grands objectifs : (1) Valider un modèle animal (mini-porc) qui développe la maladie de l’inflammation chronique de l’intestin et du colon, (2) confirmer la sécurité et l’efficacité du traitement administré par voie orale par rapport à la voie parentérale (perfusion) et rectale.
Bénéfices attendus
Notre étude apportera la validation préclinique d’une formulation pharmacologique innovante permettant d’administrer un traitement anti-TNF par voie orale. De manière générale, cette étude apportera un intérêt clinique majeur chez les patients souffrant de pathologies chroniques et déjà sous traitement parentérale (perfusion). L’utilisation d’une nouvelle forme galénique innovante s’accompagnera d’une meilleure tolérance et d’une action d’installation plus rapide que les traitements actuellement mises sur le marché. Les bénéfices attendus par l’utilisation d’un bio-médicament avec une nouvelle forme galénique administrée par voie orale sont nombreux : 1. Une libération locale ciblée de la substance active au site d'action. 2. Réduction des infections à répétitions. 3. Une meilleure observance du traitement liée à un mode d’administration plus simple, sans les contraintes de stockage et de stérilisation retrouvées avec les formes injectables. 4. diminution importante de la charge hospitalière (soulagement du système économique de la santé) 5. La fabrication d'une forme galénique sèche (comprimé) est simple et moins couteuse.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection par voie intra-rectale (induction de l’inflammation par 2,4,6 trinitrobenzene sulfonic acid (TNBS) et le Dextran Sulfate Sodium (DSS) + injection du traitement en solution ou dispersion), un gavage (administration des comprimés) et deux examens d'imagerie pour l’évaluation et le suivi du traitement (coloscopie + IRM avec injection de produit de contraste sous anesthésie générale). L’administration du médicament par voie orale à travers la sonde nasogastrique et par voie rectale à l’aide d’une canule rectale (dispositif médical) après fixation d’une seringue va durer approximativement 10-15 min. Une surveillance rapprochée des animaux sera effectuée afin de s’assurer de la tolérance des interventions.
Impact sur les animaux
La plupart des animaux notamment ceux inclus dans les phases 1 (sauf lot 1.1 : contrôle négatif), 2 et 3 (modèle de MICI), seront soumis à une injection d'un produit pouvant être irritant par voie rectale, afin de déclencher une inflammation colique. Cette intervention nécessite une anesthésie générale et l'utilisation d'une procédure de coloscopie. Cette intervention peut entrainer un saignement du colon, les animaux peuvent ressentir des douleurs, rarement une modification du poids (+/- 10%), des diarrhées pouvant entrainer une déshydratation. Par ailleurs, un stress lié à l'administration du traitement orale sera remédié avec une prémédication. Le traitement peut nécessiter une courte sédation de l'animal car le comprimé de 5 mm de diamètre ne doit pas être croqué (comprimé enrobé). Les animaux seront euthanasiés par l'injection létale intracardiaque du T61 à la fin du protocole expérimental ou lorsqu’un des points limites sera atteint.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à chaque date (Mois 3 : Phase 1 et 2, Mois 12 : Phase 3), puis une autopsie (évaluation macroscopique des tissus) et des prélèvements de tissus biologiques pour une analyse moléculaire et histologique seront effectués. Les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure ou en cas d’apparition d’un point de limite.
Remplacement
Pour réaliser cette étude préclinique, nous utiliserons un modèle de maladie inflammatoire chronique intestinale (MICI) chez le mini-porc pour mimer la pathologie chez l’homme. Il s’agit d’un modèle animal le plus adapté d’une part par les ressemblances anatomiques et processus physiopathologiques du tube digestif avec l’homme, et d’autre part par sa corpulence proche de la taille humaine. Cette étude comporte la sécurité et l’efficacité de la forme galénique du traitement antiinflammatoire des MICI ciblant la partie distale de l’intestin. De ce fait, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation du modèle animal par une évaluation in vitro ou ex vivo ou un modèle d’intestin artificiel « in silico ». Une administration des comprimés à taille humaine chez la souris ou le rat n’est pas réalisable, elle ne reflèterait pas les conditions physiopathologiques observées chez l’Homme. De plus, ce mammifère est le plus couramment utilisé dans les évaluations pharmacologiques des MICI. A notre connaissance, aucune étude expérimentale n’a évalué à ce jour l’efficacité d’un bio-médicament sous une forme galénique par voie orale. L’utilisation chez le mini-porc d’un bio-médicament sous une nouvelle forme galénique (développé en collaboration avec un industriel) permettra de démontrer la preuve de concept in vivo (efficacité, tolérance et sécurité) dans le traitement des MICI avant la réalisation des premiers essais cliniques sur l'homme.
Réduction
La réalisation des procédures par un chirurgien clinicien rompu à ces manipulations garantit une bonne reproductibilité et permet de limiter le nombre d’animaux à engager dans les protocoles. De surcroît, le nombre des animaux choisis permet de réaliser une étude comparative entre les groupes d’animaux sains et avec un MICI induite. Ce qui permet de valider le modèle pathologique. Ensuite, une étude d’efficacité du traitement selon le mode d’administration « orale versus intra-rectal » sera réalisée pour comparer les groupes traités avec les non-traités « placebo ». Nous avons montré que la procédure expérimentale parfaitement maîtrisée permet une évaluation efficace de l'induction ciblée de l'inflammation au niveau du colon. Il est prévu d’évaluer l'efficacité des formes galéniques innovantes pour une période de 5 ans sur 75 mini-porcs, soit 15 mini-porcs par an en moyenne. Nous envisageons de faire des groupes de 6 à 7 mini-porcs. Ce nombre est le minimum possible, puisqu’il tient compte des analyses statistiques et des éventuelles pertes de mini-porcs pendant l'anesthésie ou des procédures liées à l’induction de l'inflammation. Nous allons réaliser des tests statistiques de comparaison entre les différents groupes de type « Mann-Whitney » non paramétrique. Les différences entre les groupes seront jugées statistiquement significatives lorsque la valeur P est inférieure à 0.05.
Raffinement
La procédure expérimentale est conçue pour garantir le bien-être de l’animal et réduire au maximum l’inconfort, le stress et la souffrance de l’animal. Les mini-porcs seront hébergés dans un environnement en accord avec la norme européenne 2010/63/UE. La douleur liée aux interventions chirurgicales est une douleur ponctuelle réversible qui fera l’objet d’une surveillance de l’animal. Les animaux seront particulièrement surveillés après l'induction de l'inflammation pour visualiser tout signe de complications post-opératoires imprévues qui nécessiteraient l’euthanasie de l’animal. Ainsi, les équipes impliquées dans le projet sont constituées de spécialistes des approches in vivo chez l'animal, ce qui assure des pratiques expérimentales maitrisées, ainsi qu'un soin et un hébergement des animaux dans des conditions optimales. Médecins, chirurgiens, vétérinaires et animaliers spécialisés associeront leurs compétences pour assurer la meilleure prise en charge des animaux (analgésiques en pré- et post-opératoire et médication spécifique pour limiter les éventuelles douleurs induites par l'inflammation). Les membres de l'équipe possèdent la formation "concevant et réalisant" et la formation de chirurgie chez l'animal (AUEC).
Choix des espèces
Le modèle d'induction de l'inflammation chronique de l'intestin (MICI) chez le mini-porc sera utilisé pour évaluer et caractériser l’efficacité in vivo de nouvelles formes galéniques. C’est l’un des meilleurs modèles d’étude des MICI puisqu’il permet de s'approcher aux conditions physiopathologiques observées chez l'homme (similitudes de l’anatomie de l'appareil digestif, de la composition de la flore intestinale et du temps de transit). De surcroît, ce modèle permettra d’utiliser des technologies perfectionnées utilisées en pratique clinique courante chez l'Homme (IRM, coloscopie) dans le diagnostic, le contrôle, le traitement et le suivi de la maladie. Cette étude préclinique permettra ainsi une meilleure compréhension de la physiopathologie des MICI et leur traitement. L’objectif est de confirmer la preuve de concept in vivo avant de passer aux études cliniques chez l'Homme. - Dans un premier temps, les mini-porcs seront utilisés pour valider l’induction de l’inflammation chronique intestinale chez le groupe non-traité et le groupe traité par voie intra-rectale avec le bio-médicament. Ce dernier est administré soit en solution ou en dispersion d’un comprimé broyé contenant la dose thérapeutique de l’anticorps monoclonal afin de montrer d’abord son efficacité locale. L’induction de la maladie et l’efficacité locale du bio-médicament seront évaluées par le calcul des scores Wallace (étude macroscopique : extension des lésions) et Ameho (étude microscopique : immuno-histologie) et par le dosage des marqueurs biologiques (réponses inflammatoires, dosage des cytokines, MPO, TNFα, numération formule sanguine, …). -Dans un deuxième temps, les mini-porcs seront utilisés dans le cadre d'efficacité de la thérapie par voie orale. - Puis, afin de se rapprocher de la clinique en termes de taille et de structure anatomique de l'appareil digestif humain, le modèle du grand mammifère mini-porcs de type Gottingen adultes (40 à 60 kg) sera utilisé pour évaluer l’efficacité, la sécurité et la répétabilité de la thérapie à long terme (6-12 mois).
Impact d’un régime gras sur les rythmes circadiens et la mémoire chez la souris jeune
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une puce sous-cutanée, est logé seul pendant deux mois et demi, soumis pour la moitié d'entre eux à un régime gras, puis à des tests comportementaux et à un prélèvement terminal de sang et de cerveau. Le porteur reconnaît que l'isolement crée un stress chez cette espèce grégaire et que les tests peuvent provoquer anxiété et douleur modérée. L'étude cherche à relier chez le mâle et la femelle les effets d'un régime gras sur les rythmes de 24 heures, le métabolisme et la mémoire.
Objectifs
Une alimentation riche en graisses et en sucres favorise la prise de masse et l’obésité. Chez les souris mâles, une telle alimentation provoque non seulement un surpoids, mais aussi des altérations des rythmes de 24 h et de la mémoire. Les souris femelles avec un régime gras grossiraient relativement moins que les souris mâles. Notre objectif est de mieux comprendre les mécanismes par lesquels un régime alimentaire riche en gras modifie la santé métabolique et la mémoire chez des souris mâles et femelles. Notre hypothèse principale est que, chez un même animal, les altérations de la mémoire seront corrélées aux altérations des rythmes de 24 h et du métabolisme. Notre hypothèse secondaire est que les altérations des rythmes de 24 h pourraient être réduites chez les souris femelles, ce qui pourrait se traduire par une résistance métabolique relative au régime gras et à moins de perturbations de la mémoire que chez les souris mâles. AVENANT: Notre hypothèse tertiaire est qu'un accès du régime gras et sucré chronomodulé (c'est-à-dire ici limité à la période habituelle d'alimentation chez la souris) pourrait, comme chez les individus mâles, réduire l'impact nutritionnel sur les fonctions cognitives des souris femelles.
Bénéfices attendus
La nature des facteurs nutritionnels qui modulent les rythmes de 24 h et les liens qui connectent la régulation des rythmes journaliers d'alimentation avec la mémoire sont encore très mal connus. L’identification des mécanismes sous-jacents pourrait permettre d’améliorer la prévention et le traitement des maladies métaboliques, comme le diabète ou l’obésité, ainsi que les altérations de la mémoire par des approches de nutrition prenant en compte les rythmes de 24 h (approches de nutrition chrono-modulée).
Procédures
Les animaux seront hébergés en cages individuelles pendant 2.5 mois. La moitié sera nourrie avec un régime alimentaire riche en gras pendant 5.5 mois. Le premier groupe sera exposé à 3 conditions particulières d'éclairement (d'une durée de 2 semaines) pour étudier les rythmes de 24 h. Chaque étape sera séparée par 2 semaines de récupération. Le second groupe sera placé en cage métabolique (5 jours) et soumis à 2 tests comportementaux (l’un de 2 jours et l’autre de 3 jours)), séparés par 2 semaines de récupération. Un prélèvement terminal de sang sera effectué sur tous les animaux, suite à une chirurgie d'environ 1 minute.
Impact sur les animaux
Les souris recevront une puce électronique sous-cutanée, ce qui pourrait provoquer une légère inflammation au site d'injection. Les souris seront gardées en cages individuelles pour enregistrer des variables rythmiques individuelles, ce qui pourra créer un stress d'isolement. Les tests comportementaux pourront induire de l'anxiété et une douleur modérée. Le régime gras devrait entraîner un surpoids progressif des souris, ce qui est l'objet même du modèle expérimental. AVENANT: Le régime chonomodulé devrait limité le surpoids des animaux.
Devenir
L’étude de la rythmicité de 24 h de l’expression des protéines dans différentes structures ainsi que celle des rythmes de 24 h des hormones et des métabolites plasmatiques impliquent la mise à mort des animaux pour prélever en même temps leur cerveau et leur sang.
Remplacement
La régulation des cycles journaliers de la prise alimentaire et du métabolisme impliquant plusieurs organes à la fois (notamment, cerveau, foie, pancréas, surrénales, muscles), l’investigation des interactions entre rythmes de 24 h et nutrition nécessite l’utilisation de modèles animaux. Ainsi est-il impossible de réaliser ces études sur des organes isolés ou des cultures cellulaires in vitro.
Réduction
Notre suivi longitudinal des animaux exposés à des tests physiolgoiques et comprtementaux succcessifs réduit le nombre d’individus utilisés. Le nombre d’animaux proposés (n=6 par point-horaire pour 4 temps par 24h) est basé sur une évaluation de la puissance statistique qui prend en compte les moyennes et la dispersion des données comportementales des études antérieures. La rythmicité à l'échelle de 24 h sera validée par une analyse statistique adaptée. L'effet d'un régime favorisant le surpoids sera évalué sur les rythmes de 24 h, le métabolisme et sur des tests de mémoire chez la souris mâle et la souris femelle par des analyses statistiques adaptées.
Raffinement
Les souris seront maintenues en cages individuelles pour enregistrer des variables rythmiques individuelles. Pour limiter ce stress d'isolement chez la souris qui est un animal grégaire, les cages seront ouvertes, de sorte que les animaux garderont des contacts olfactifs et auditifs avec leurs congénères de la même pièce. Un morceau de bois à ronger, du matériel de coton pour faire un nid constitueront un environnement enrichi pour la souris et devrait limiter le stress d’isolement. Avant les tests comportementaux, les animaux seront manipulés régulièrement afin de minimiser leur état relatif de stress. De plus, toutes les souris seront manipulées quotidiennement pendant la semaine précédant les tests comportementaux afin de les habituer à la manipulation et réduire ainsi le stress qui peut y être associé. De même, une attention particulière sera apportée lors des tests comportementaux pour qu’ils se déroulent dans les conditions les plus calmes possibles afin de ne pas perturber les souris, ce qui risquerait d’altérer leurs réponses comportementales. Entre chaque test, un délai de deux semaines sera respecté pour permettre aux animaux de récupérer. Tout au long de la procédure nous ferons un suivi de l'état général de l'animal à l'aide d'une grille de score et nous avons établi des points limites permettant de soustraire l'animal à la souffrance.
Choix des espèces
La souris est devenue un modèle animal classique en nutrition et en chronobiologie par l’existence de nombreuses lignées génétiquement modifiées. Une fois ce projet achevé qui permettra d'établir un modèle expérimental, nous pourrons chercher comprendre les mécanismes moléculaires mis en jeu, en étudiant des souris génétiquement modifiées exposées aux mêmes procédures expérimentales. Les souris traitées seront nourries dès le sevrage avec une alimentation riche en gras. Puis les souris seront phénotypées 3 mois plus tard au stade jeune adulte. Ce protocole a été validé chez la souris mâle pour ses effets sur le métabolisme et la mémoire. L'originalité du projet présent est de relier ces fonctions aux rythmes de 24 h et à leurs perturbations, à la fois chez les mâles et les femelles.
Rôle des neurones striataux D1 et D2 dans la prise compulsive d’alcool.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 644 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la plupart tués à l'issue et environ 90 réutilisés pour des formations à l'expérimentation. Chaque animal est conditionné à consommer de l'alcool au fil d'environ 80 sessions, exposé à des stimuli aversifs, puis opéré du cerveau pour y injecter des outils génétiques avant des injections pharmacologiques dans l'abdomen. Le porteur indique que 15 % des animaux, ne développant pas d'appétence pour l'alcool, seront écartés puis proposés pour de la formation. L'étude vise à comprendre le rôle de certains neurones dans la prise compulsive d'alcool, présentée comme un préalable "indispensable" à de futurs traitements.
Objectifs
Démontrer qu’en modulant spécifiquement l’activité de certaines populations de neurones sensibles à la dopamine (une substance active du cerveau) dans le cerveau antérieur - par des approches génétiques et pharmacologiques chez le rat - on peut moduler une prise compulsive d’alcool (une consommation irrépressible d’alcool en dépit des conséquences négatives que ces prises d’alcool peuvent avoir sur l’individu).
Bénéfices attendus
Comprendre une partie des mécanismes liés à la prise compulsive d’alcool en lien avec la physiologie du système dopaminergique. La prise compulsive d’alcool est à la base de nombreux troubles psychiatriques et comprendre son fonctionnement est un préalable indispensable au développement de stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces.
Procédures
La production des animaux transgéniques nécessitera un génotypage par biopsie d’oreille. La recherche envisagée s’étale sur une durée d’environ 18 semaines. Des rats adultes seront conditionnés à consommer de l’alcool de façon compulsive au cours d’un total cumulé de près de 80 sessions de 30 minutes. Après habituation à consommer de l’alcool (environ 60 sessions), 6 sessions seront associées à des des stimuli aversifs pour associer la recherche d’alcool à un signal négatif et ainsi distinguer les rats compulsifs ne pouvant pas stopper leur consommation d’alcool malgré ce signal, de ceux non compulsifs. Les animaux utilisés dans ce projet auront ensuite des injections dans le cerveau d’outils génétiques (chirurgie sous analgésie et anesthésie générale d’injections en deux à quatre sites de 1 microlitre chacune pour une durée d’opération n’excédant pas 40 minutes) qui, en s’exprimant de façon très localisée, permettront au bout de trois semaines de manipuler très spécifiquement certaines populations de neurones suspectées intervenir dans la régulation de la prise compulsive d’alcool. Ces manipulations sélectives de populations de neurones seront induites par des injections aiguës dans l’abdomen de substances pharmacologiques à 6 reprises. A l’issue des expériences les animaux seront mis à mort et leurs cerveaux prélevés pour des analyses biochimiques qui permettront de corréler comportement de la prise d’alcool au comportement de certains neurones du cerveau.
Impact sur les animaux
La production des animaux transgéniques nécessitant un génotypage par biopsie d’oreille peut induire un stress de contention et une douleur légère de courte durée. L’effet du modèle de consommation d’alcool que nous allons utiliser et l’isolement des animaux pour cette expérimentation ont un impact d’ordre modéré sur l’animal, augmentant son niveau d’anxiété mais n’induisant pas par exemple de symptômes physiques de manque. Des nuisances modérées sont attendues liées à la procédure de chirurgie d’injection d’outils génétiques et à la procédure des stimuli aversifs. Des nuisances légères sont attendues pour ce qui est des injections dans l’abdomen et/ou sous-cutanées des traitements antalgiques et anesthésiques ou du traitement visant à induire la manipulation sélective de certains neurones.
Devenir
Les animaux ayant suivi l'ensemble des expériences auxquels ils sont destinés seront tous mis à mort afin de prélever les cerveaux pour analyses histologiques. Cependant, dans notre projet, à l'issue de deux expériences similaires, nous estimons à quinze pour cent les animaux ne satisfaisant pas au critère comportemental (appétence pour l'alcool) nécessaire à la poursuite des expériences. Ceux-ci seront proposés pour être réutilisés dans le cadre de formations à l’expérimentation animale ou autre formation d’enseignement. La décision sera prise en concertation avec le vétérinaire référent et/ou un membre de la Structure chargée du Bien Etre des Animaux.
Remplacement
Il n’existe pas de méthodes alternatives n’impliquant pas d’animaux vivants qui permettront l’évaluation d’un comportement compulsif de prise d'alcool (comportement pour lequel on observe une continuation de la prise en dépit des conséquences négatives, un des critères diagnostic pivot des addictions).
Réduction
Une procédure initiale dans notre projet nous permettra de réduire considérablement le nombre d’animaux car elle nous permettra de ne pas avoir à inclure de groupes contrôles au cours des procédures suivantes. Le principe de réduction est également observé au cours d’une seconde procédure par l’optimisation du nombre de structures injectées chez un même animal. Chez les animaux dont nous étudierons le comportement compulsif à la prise d’alcool différents scores d’activité comportementale seront relevés et les analyses des cerveaux prélevés en fin d’expérimentation permettront de déterminer les pourcentages de neurones préférentiellement activés en fonction de nos conditions expérimentales. Le nombre d’animaux sera limité au nombre minimum nécessaire par groupe estimé sur la base de procédures similaires. Pour une question d’organisation et de gestion des expérimentations, l’ensemble des animaux dont nous étudierons le comportement compulsif à la prise d’alcool sera traité au cours de 4 sessions distinctes et successives pour n’avoir à suivre simultanément qu’un nombre restreint d’animaux à la fois. Ainsi, à l’issue des premières sessions, si les résultats sont suffisants pour mettre en évidence des différences significatives des différents paramètres étudiés, il ne sera pas nécessaire de faire appel à une session supplémentaire.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans les conditions répondant aux critères légaux relatifs aux soins et à l’hébergement des animaux, limitant ainsi les angoisses qui pourraient être induites par l’environnement. Nous serons cependant obligés de les isoler par rapport à la procédure expérimentale, mais en cages ouvertes, ce qui limitera toutes nuisance associée à un isolement plus strict. Ils seront stabulés pendant une semaine à leur arrivée pendant laquelle ils sont manipulés quotidiennement, avant le début des expérimentations (pendant une semaine) afin d’atténuer le stress pouvant être lié aux contentions et aux manipulations. Les chirurgies du cerveau seront réalisées sous anesthésie générale, après analgésie préalable des sites d’incision et de contention. Les yeux seront protégés de la dessication par application d’un gel ophtalmique. La température de l’animal sera maintenue constante par une couverture chauffante. En post-opératoire les animaux seront placés sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil avec contrôle de la température. Des injections d’eau glucosée seront réalisées pour faciliter le processus de récupération post-chirurgical. Les douleurs post-opératoires seront prévenues par injection d’un antalgique avec des aiguilles fines. L’intégrité du processus cicatriciel en post-opératoire sera renforcé par application d’une solution iodée après suture de la peau. A leur réveil les animaux seront retournés dans leur cage. En cas de signe d’alerte, l’alimentation sera supplémentée par une nourriture hypercalorique et hydratée fournie par l’animalerie. Le suivi quotidien et les pesées bihebdomadaires des animaux permettront de veiller à ce qu’ils ne souffrent pas et de mettre en place des stratégies de soins et des points limites adaptés.
Choix des espèces
Le rat est l’espèce adéquate car il existe un degré de similitude important avec le cerveau humain, notamment au niveau des réseaux de neurones sur lesquels portent notre étude, tant du point de vue anatomique que physiologique. Les registres comportementaux explorés sont facilement appréhendables dans cette espèce. Au début de l’étude, les rats seront de jeunes adultes (de 8 à 10 semaines, de 200 à 240 g), ce qui permettra de travailler sur un système cérébral stable, mature, qui n’évoluera pas au cours des procédures expérimentales qui pourront, pour certaines, prendre plusieurs mois.
Indicateurs morphologiques, comportementaux et physiologiques d’émotions positives chez la caille japonaise
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
32 cailles japonaises vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis confiées à une association pour placement en refuge ou famille d'accueil. Chaque oiseau est filmé quinze minutes par jour pendant cinq jours et subit deux prélèvements de sang, pour valider des mouvements de plumes de la tête comme marqueurs d'émotions positives. Le porteur indique que le transport, l'isolement et les prises de sang sont des sources de stress, et que les mâles adultes sont maintenus en cage individuelle faute de pouvoir cohabiter. Il présente ces marqueurs comme une piste pour évaluer, à terme, le bien-être des oiseaux d'élevage.
Objectifs
L’existence d’états émotionnels chez l’animal est de plus en plus acceptée dans le monde scientifique. L’idée que ces états subjectifs sont au centre du bien-être animal s’est peu à peu imposée au cours des dernières décennies. Les premières études, poussées en partie par l’intérêt grandissant du public pour le bien-être des animaux en captivité, se sont concentrées sur les émotions négatives, telles que la peur et la souffrance. Cependant, avec l’accumulation des connaissances sur le sujet, l’importance des émotions positives est devenue prépondérante. En effet, le bien-être n’est pas seulement l’absence d’états négatifs, mais aussi la possibilité pour l’animal de vivre des émotions positives. Par ailleurs, comprendre les contextes et les modalités d’expression des émotions positives a à la fois un intérêt appliqué et fondamental, car leur étude pourrait nous en apprendre davantage sur nos propres émotions en termes d’évolution, de fonction, etc. L’étude de ces états positifs est essentielle à notre compréhension de l’animal. Cela est particulièrement vrai chez les oiseaux, qui ont été considérablement moins étudiés à ce sujet que les mammifères. Notre objectif est d’étudier l’expression des émotions positives chez une espèce d’oiseau nidifuge, la caille japonaise (Coturnix c. japonica). Des travaux précédents ont mis en évidence l’existence d’un potentiel marqueur morphologique des émotions positives chez la caille. En anticipation d’une récompense, nous avons observé des mouvements de plumes sur des zones localisées de la tête de l’oiseau, ce qui pourrait être une forme d’expression faciale positive chez l’oiseau. L’objectif de cette étude est de valider ces expressions faciales comme marqueurs des émotions positives, en analysant leur expression dans différents contextes positifs et les corrélant avec des marqueurs physiologiques connus dans la littérature.
Bénéfices attendus
Nous espérons pouvoir identifier des marqueurs d’émotions positives chez la caille. Ces marqueurs sont encore peu nombreux car peu explorés chez l’oiseau. Ils permettraient d’en apprendre davantage sur leurs capacités émotionnelles. Ces marqueurs seront réutilisés pour évaluer les effets de divers facteurs, tels que l’histoire de vie ou la complexité environnementale. Enfin, de tels marqueurs pourraient trouver des applications dans l’amélioration du bien-être des oiseaux d’élevage. Nous espérons également mettre au point une méthode de mesure hormonale non invasive.
Procédures
Toutes les cailles seront testées individuellement dans un dispositif dont le sol est couvert de copeaux de bois, afin d’observer l’expression des comportements de bains de poussière. Chaque test durera 15 minutes par jour et sera filmé pour être finement analysé. Un test sera fait par jour, l’expérience se poursuivra sur cinq jours. Ensuite, deux prélèvements sanguins seront réalisés sur deux jours pour évaluer certains taux hormonaux. Des prélèvements de fèces seront également réalisés pour comparer les taux hormonaux présents dans les fèces et dans le plasma.
Impact sur les animaux
Le transport et l’isolement pendant les phases de test peuvent perturber les cailles. Cependant, les cailles sont habituées à la manipulation et la durée d’expérimentation ne va pas excéder 15 minutes par jour, ce qui permet une longue période de repos pour l’animal en dehors des tests. Les prélèvements sanguins sont également une source de stress. Les prélèvements seront réalisés par un personnel expérimenté, ce qui limitera la douleur et le temps de contention nécessaire. De plus, le prélèvement sera arrêté dès que l’animal se mettra à bouger.
Devenir
Le projet n’implique aucune atteinte à l’intégrité physique et comportementale des animaux. Ceux-ci pourront donc être confiés à une association de réhabilitation des animaux de laboratoire pour placement en refuge ou en famille d’accueil.
Remplacement
Nous étudions des signes physiologiques et morphologiques d'émotions positives chez des animaux vivants, ce qui exclut tout type de remplacement.
Réduction
Le nombre d’animaux choisi (16 mâles et 16 femelles) permet d’avoir un effectif suffisant pour les analyses physiologiques et comportementales tout en tenant compte d’un possible effet sexe dans l’expression des émotions. Il permettra ainsi d’assurer une puissance statistique suffisante pour la réalisation d’analyses statistiques non paramétriques.
Raffinement
Chez la caille japonaise, les mâles adultes ne peuvent pas être maintenus en groupe car ils expriment des comportements agressifs. Ceci impose donc de maintenir également les femelles en cage individuelle. Lors de la phase expérimentale, les oiseaux seront déplacés et manipulés par des personnes compétentes et expérimentées. Les phases de tests seront limitées à environ 15 minutes par jour et par animal pour limiter les contraintes pour l’animal. Les prélèvements sanguins seront réalisés par un personnel expérimenté et seront stoppés si l’animal commence à bouger, afin d’éviter toute blessure. Les oiseaux seront soignés et observés tous les jours par un personnel expérimenté. La détection de tout changement de comportement ou de blessure induira un isolement de l'individu pour l’administration de traitements.
Choix des espèces
Les cailles japonaises sont domestiquées depuis des siècles. En raison de leur petite taille et de leur développement rapide, elles sont rapidement devenues populaires tant dans l'industrie agricole que pour la recherche scientifique. Leurs caractéristiques comportementales peuvent être clairement identifiées par des tests validés scientifiquement. Leurs capacités émotionnelles sont néanmoins encore trop peu étudiées. Les cailles seront âgées d'un an. Elles seront donc compètement matures et développées sexuellement. A cet âge le profil comportemental est stable et nous pourrons donc observer des différences interindividuelles robustes, ainsi que de potentielles différences liées au sexe.
Evaluation de l’efficacité d’une stratégie de compression de la circulation périphérique sur l’efficacité du massage cardiaque dans un modèle de réanimation cardiopulmonaire chez le porc.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
16 porcs vont être utilisés, maintenus sous anesthésie profonde et tués sans réveil. Chaque animal subit la pose de cathéters puis un arrêt cardiaque provoqué, suivi d'un massage cardiaque et de l'essai d'une compression des membres associée à un mélange gazeux, pour comparer cette approche à la réanimation standard. Le porteur indique que des échecs de réanimation, c'est-à-dire l'absence de reprise d'activité cardiaque, sont attendus dans ce modèle. Il conclut à l'"absence de Remplacement possible" au motif que l'arrêt cardiaque met en jeu plusieurs organes à la fois.
Objectifs
L'insuffisance hémodynamique aiguë est fréquente chez les patients réanimés après un arrêt cardiaque extra-hospitalier. Le faible débit sanguin dû au massage cardiaque et l'instabilité hémodynamique survenant après la réanimation cardiopulmonaire (RCP) aggrave les séquelles neurologiques par diminution du débit sanguin cérébral et également par l’hypocapnie et l'hyperoxémie en cas d'hyperventilation. Dans ce contexte, nous proposons d'évaluer les effets bénéfiques potentiels d'un traitement s’appuyant sur la constriction des vaisseaux périphériques par compression des membres, susceptible d’améliorer le flux sanguin dans les organes vitaux, associé à une ventilation avec un mélange gazeux protecteurs contenant 65% Argon, 5% CO2 et 30% O2. L’objectif de ce mélange gazeux est d’apporter un gaz neuroprotecteur (Argon) et de limiter les conséquences potentielles d’une hyperventilation. La prévention de l’hypocapnie et de l’hyperoxie devrait accroitre l’effet bénéfique de la redistribution sanguine permise par la compression des membres. L'objectif de la présente étude est de comparer l'effet de cette thérapie combinée par rapport à la réanimation cardio-pulmonaire standard dans un modèle porcin d'arrêt cardiaque.
Bénéfices attendus
L’occlusion des membres pendant le massage cardiaque est susceptible d’améliorer le flux sanguin dans les organes vitaux, notamment le cœur et le cerveau. Le bénéfice attendu est donc l’augmentation de la perfusion de ces organes qui devrait se traduire par une augmentation de l’efficacité de la réanimation et une réduction des séquelles neurologiques. Pour potentialiser cet effet hémodynamique, nous proposons d’administrerun mélange gazeux contenant de l'Argon, du CO2 et de l'O2, qui possèdent des propriétés anti-ischémiques et devrait prévenir l’effet d’une hypocapnie et d’une hyperoxémie dont les effets délétères sont connus.
Procédures
Les animaux seront anesthésiés profondément puis soumis à une instrumentation par plusieurs cathéters. A l’état anesthésié, un arrêt cardiaque sera induit et les animaux seront soumis à un massage cardiaque afin d’en évaluer la performance. Pendant le massage cardiaque, ils seront soumis à une procédure témoin ou à l’administration concomittante d’un mélange gazeux protecteur et d’une compression des membres. En cas d’échec de réanimation, la procédure sera interrompu. En cas de reprise d’une activité cardiaque spontanée, l’anesthesie sera prolongée pendant 60 minutes pour évaluer la récupération hémodynamique et les animaux seront ensuite mis à mort. Des prélèvements sanguins seront réalisés à l'état anesthésié tout le long de la procédure (max 20 ml/porc).
Impact sur les animaux
Dans ce projet, la stratégie thérapeutique d’intérêt sera évaluée chez des animaux profondément anesthésiés au décours d’un arrêt cardiaque et concomitamment à un réanimation cardiopulmonaire. Des échecs de réanimation, c’est-à-dire l’absence de reprise d’une activité cardiaque, sont possibles et attendus compte tenu de ce modèle expérimental. Néanmoins, la stratégie expérimental d’exposera pas les animaux à d’autres effets indésirables puisqu’ils seront euthanasiés en fin de protocole sans réveil dans tous les cas. En cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera également interrompue.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole car les paramètres évalués dans ce projet nécessitent une instrumentation chirurgicale lourde. Il n'est pas envisageable de réveiller des animaux dans ces conditions.
Remplacement
L’arrêt cardiaque est une situation qui induit une dysfonction de plusieurs organes après la réanimation cardio pulmonaire. Le caractère intégratif de l’affection ne permet pas de la reproduire in vitro ou in silico (absence de Remplacement possible). L’étude de médicaments ou dispositif permettant de lutter contre ses séquelles doit se faire une vivo, en utilisant des animaux à des fins scientifiques.
Réduction
Le critère de jugement principal sera le débit carotidien moyen au cours du massage cardiaque. Afin de montrer une augmentation du débit carotidien de 50% dans le groupe traité par rapport au groupe Témoin, il nous faudra un effectif de 6 animaux par groupe (avec α=0,05 et β =0,8). Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale, avec administration d’antalgiques puissants (méthadone 1mg/kg/IM). En cas de signes de douleur pendant la procédure chirurgicale (tachycardie, élévation de la pression artérielle, etc.) une nouvelle administration de méthadone sera administrée. En cas de signe de réponse autonome à la douleur , réfractaire à l’administration d’opiacés, un arrêt prématuré de la procédure sera envisagé. En cas de d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. Une administration intra-veineuse de pentobarbital (100 mg/kg) sera réalisée.
Choix des espèces
Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques. Les porcs pèseront de 25-35 kg.
Induction d’arthrite dans un modèle murin de production d’autoanticorps
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit treize injections et sept prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse pour déclencher une arthrite des pattes, décrite par le porteur comme la nuisance sévère du protocole. L'objectif est de mettre au point un modèle combinant production d'auto-anticorps et arthrite, en vue de tester de futurs traitements de la polyarthrite rhumatoïde humaine. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas d'autre alternative" et revendique le "besoin" d'un modèle réunissant les deux caractéristiques.
Objectifs
Ce projet permettra de développer un modèle d'arthrite « auto-immune ». Ce modèle murin permettra d'analyser la production d'auto-anticorps, la genèse de l'arthrite et potentiellement d'évaluation des solutions thérapeutiques destinées à la polyarthrite rhumatoïde.
Bénéfices attendus
Avoir un modèle murin qui combine la production d’autoanticorps et l’arthrite nous permettra de tester de nouvelles thérapies chez l’homme qui visent à éliminer les cellules B productrices des autoanticorps dans la polyarthrite rhumatoïde.
Procédures
Les souris vigiles seront injectées : 3 fois en sous cutané dans le dos avec une protéine ou la solution saline. 1 fois en sous cutané dans le dos ou en intrapéritonéal avec un composant bactérien. 9 fois en sous cutané dans le dos ou en intrapéritonéal avec des anticorps Les souris seront prélevées 7 fois dans la veine mandibulaire d’un volume de 0.1 ml de sang après une anesthésie gazeuse.
Impact sur les animaux
Des nuisances modérées comme des difficultés à se déplacer pendant quelques minutes, des démangeaisons sur le dos et la joue pendant quelques secondes peuvent se produire suite aux interventions (13 injections de composés pendant 5 secondes, 7 anesthésies gazeuses de 5 minutes, 7 prélèvements de sang de 10 secondes). La nuisance sévère est l’arthrite des pattes. L’ensemble des interventions listées ci-dessus est susceptible d’induire une arthrite chez les souris pendant quelques jours.
Devenir
A la fin du protocole, les 360 souris seront mises à mort pour analyser leur réponse immunitaire.
Remplacement
Il n’existe pas d’autre alternative à l’expérimentation animale qui permettrait d’analyser globalement la production des autoanticorps et le développement de l’arthrite. Chez l’homme, il est difficile d’analyser l’apparition des autoanticorps car ils peuvent apparaitre plusieurs années avant les signes cliniques de la maladie. Nous développons des traitements susceptibles de bloquer la production des autoanticorps et le développement de l’arthrite mais pour les tester nous avons besoin d’un modèle où les souris font à la fois des autoanticorps et une arthrite.
Réduction
Nous allons suivre pendant 60 jours ou 70 jours l’effet de l’injection de molécules susceptibles d’induire une arthrite sur des souris de 2 fonds génétiques. Nous utiliserons 30 souris par groupe pour pouvoir faire une analyse statistique. Nous allons tester 6 groupes de 30 souris pour chacun des 2 fonds génétiques. Le nombre total de souris sera de 360.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans une plateforme de gestion et d'acquisition du matériel d'animalerie pour les équipes de recherche. Chaque cage sera pourvue d’un enrichissement (nids, lanières et frisure papier) pour améliorer l’habitat des souris pendant le protocole. Le bien être des souris sera évalué par le responsable du projet et les zootechniciens quotidiennement pour suivre l’apparition d’arthrite. Une mesure systématique du gonflement des pattes sera faite à l’aide d’un pied à coulisse sur la souris. Un score de gravité sera attribué en fonction de l’inflammation et/ou de la déformation de chaque doigt et paume de l’animal. Les signes de souffrance seront aussi chiffrés de manière hebdomadaire dans une grille de score. De la nourriture et de l’eau gélifiée seront mis à disposition dans la cage si les souris montrent des difficultés à atteindre la nourriture et le biberon d’eau positionnés en haut de la cage. En cas d’atteinte des points critiques, la souris sera immédiatement retirée de l’étude et euthanasiée. Une anesthésie gazeuse sera réalisée pour les prélèvements de sang dans la veine mandibulaire. Les souris seront mises à mort à la fin du protocole.
Choix des espèces
Nous allons choisir des souris qui ont des fonds génétiques à risque de développer une arthrite. Chez l’homme, les deux allèles HLA-DR qu’il exprime déterminent le risque pour un individu de développer une polyarthrite. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons développer un modèle chez des souris BL6 qui expriment HLA-DRB1*04:01, allèle de susceptibilité à la polyarthrite ou des souris C3H dont les molécules H-2 ressemblent à HLA-DRB1*04:01. Des souris adultes âgées de 7 semaines d’un poids moyen de 25g seront testées dans un modèle murin de la polyarthrite rhumatoïde. Ce modèle tente de reproduire la polyarthrite et cette maladie touche plus fréquemment les adultes.
Détection de l’oxy-myoglobine pour quantifier l’infarctus du myocarde chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
10 souris vont être utilisées, opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Chaque animal subit deux chirurgies espacées de trois heures, une ouverture du thorax avec ligature d'une artère du cœur d'environ 140 minutes puis la pose d'un cathéter, avant la mise à mort pour prélever le cœur. Le porteur indique que ces interventions peuvent provoquer des douleurs modérées à sévères pendant les quatre heures d'anesthésie. L'objectif immédiat reste de valider une méthode d'imagerie de l'infarctus, le transfert vers les patients étant renvoyé au conditionnel et au long terme.
Objectifs
L'infarctus du myocarde touche environ 80 000 personnes en France (2019) et le taux de mortalité à 1 an est encore de 15% malgré une nette amélioration du diagnostic et des soins. Parmi les pistes d'amélioration de la prise en charge, une meilleure quantification de la taille de l'infarctus lors de la phase aiguë pourrait permettre une personnalisation de la prise en charge suite à l'angioplastie (intervention permettant de rétablir la circulation sanguine dans une artère qui a été obstruée). L'objectif principal du projet général est la preuve-de-concept d'une nouvelle méthode d'imagerie permettant la détection et la quantification précoce du degré d'intensité de l'infarctus du myocarde. Il s’agit ici d’une « étude complémentaire » venant compléter et consolider ce projet afin de confirmer manière robuste notre hypothèse de travail.
Bénéfices attendus
A court terme, le bénéfice de cette étude consiste à renforcer notre démonstration (permettant sa publication et diffusion dans la communauté scientifique) de la pertinence de l’imagerie photonique dans la quantification précoce de la taille de nécrose post-infarctus. Par effet de conséquence et à plus long terme, nous pensons que notre étude ouvrira un futur champ de développement technologique afin de tenter de transposer notre méthode de quantification du niveau d'oxydation tissulaire, ex vivo, en une méthode applicable in vivo dans un modèle expérimental. In fine, nous espérons que cette stratégie conduira au transfert de notre concept vers l'application clinique pour l'Homme.
Procédures
Deux interventions chirurgicales, espacées de 3h (sans réveil de l’animal entre les deux), seront réalisées sur l’animal, sous anesthésie générale profonde et couverture analgésique adaptée : - Une chirurgie thoracique (sous assistance respiratoire) permettant d’induire la ligature transitoire d’une artère (durée estimée : 140mn) - La mise en place d’un cathéter de perfusion dans l’artère carotidienne (durée estimée : 10mn) suivi de la mise à mort de l’animal pour permettre l’analyse des tissus
Impact sur les animaux
La chirurgie thoracique et la chirurgie de pose de cathéter (l’ensemble réalisé sous anesthésie et assistance respiratoire) peuvent induire, sur toute la durée d’anesthésie (4h), des douleurs modérées à sévères localisées (thorax et cou), prises en charges par ailleurs. En dehors de la chirurgie, aucun acte pouvant engendrer de nuisances n’est pratiqué sur l’animal.
Devenir
Les animaux devront être mis à mort en fin d’expérimentation pour permettre le prélèvement du cœur pour analyse 3D de l’organe (microscopie photonique).
Remplacement
Notre démonstration initiale du rôle de la myoglobine a été initiée par une approche d’imagerie in vitro. Nous avons ensuite mise en évidence une corrélation entre la présence de la myoglobine et notre signal mesuré par imagerie dans des cardiomyocytes (cellules cardiaques) isolées de souris. L'étude de ce projet va permettre de valider définitivement le rôle majeur de la myoglobine en démontrant que son absence (chez des animaux qui en sont dépourvus) corrèle avec la perte du signal mesuré par imagerie.
Réduction
S’agissant ici d’une validation terminale de l’hypothèse de travail et compte tenu de la nature de la réponse attendue (i.e. perte majeure du signal mesuré par imagerie) nous avons pu réduire les effectifs au maximum, sans préjudice pour le résultat scientifique, mais de sorte à pouvoir réaliser un test statistique sur les données.
Raffinement
- Le modèle d’infarctus du myocarde utilisé ici fait appel à l’approche chirurgicale impliquant deux raffinements que nous avons récemment mis au point et validés au laboratoire, permettant de consolider en outre la pertinence de ces raffinements pour les futurs projets. - En accord avec l’objectif du projet, la durée entre les deux interventions (24h habituellement) a pu être réduite ici à 3h. Ceci nous a permis d’envisager un maintien de l’anesthésie tout au long de la procédure, évitant ainsi les contraintes et conséquences, pour l’animal, d’un réveil post-opératoire de quelques heures entre les deux interventions.
Choix des espèces
La souris est un modèle adapté et largement utilisé dans la littérature dans le cadre d’études mécanistiques ou précliniques portant sur les maladies cardiovasculaires : Malgré certaines différences physiologiques notables, la souris est en effet un modèle qui a fait ses preuves dans l’étude des mécanismes de la pathologie de l’infarctus du myocarde. De plus, la question posée dans ce projet nécessite le recours à des animaux génétiquement modifiées, et la lignée transgénique pour le gène d’intérêt est déjà en cours d’élevage (évitant une phase de création de lignée spécifiquement pour ce projet). Les animaux participant à ce projet devront préférentiellement être de jeunes adultes (8 à 20 semaines) afin d'homogénéiser cette dernière étude avec l'ensemble du projet.
Dialogue Foie-Tissu Adipeux dans les Maladies Métaboliques: Régulation par les Récepteurs Nucléaires
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
6 588 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie de la queue, des injections intraveineuses, des prélèvements de sang après incision au scalpel, parfois une irradiation, un régime gras jusqu'à vingt-quatre semaines et, pour certaines, un choc infectieux provoqué. L'objet est d'étudier le dialogue entre le foie et le tissu adipeux dans l'obésité et le diabète. Le porteur affirme que les modèles in vitro ne rendent pas compte des interactions entre organes.
Objectifs
L'obésité est un problème de santé publique important, car elle accroit considérablement le risque de développer de nombreuses pathologies graves telles que le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et les cancers. Face à l’épidémie d’obésité dans le monde, il est primordial de trouver les moyens thérapeutiques de lutter contre ce fléau. Lors d’une obésité, on constate des adaptations marquées de plusieurs organes, notamment les tissus adipeux et le foie. Cependant, la capacité d’adaptation de ces organes est limitée et elle peut être dépassé quand l'obésité est présente de façon chronique. Ces dernières années, nombreuses équipes de recherche ont mis en évidence un dialogue important inter-organe et inter-cellulaire au sein du même tissu. Ce dialogue a une forte impacte sur le fonctionnement de chaque tissu, mais aussi l'homéostasie métabolique de l'individu. Ce projet a pour but d'identifier les facteurs conduisant au dysfonctionnement métabolique dans le contexte de l'obésité. Dans nos études, nous nous focaliserons sur les voies métaboliques qui servent pour l’énergie de l'organisme (glucides, gras) et pour synthétiser les composants de la cellule (protéines, lipides, etc.).
Bénéfices attendus
Nous nous attendons à ce que ce projet conduit à l'indentification des mécanismes pathophysiologique de l'obésité et de ses complications ainsi que l'identification de plusieurs cibles thérapeutiques potentiellement capable de prévenir l'induction des pathologies tels que le diabète de type 2, l'athérosclérose ainsi que la stéatose hépatique. Ceux seront des bénéfices importants pour la santé humaine réalisables à long terme.
Procédures
Les animaux seront identifiés par prélèvement d’une biopsie (~4 mm) de la queue et la pose d'une bague à l'oreille, une fois. Ensuite, ils subiront une injection intraveineuse et un prélèvement de sang à la queue après incision avec un scalpel stérile. En option, certains animaux seront irradiés (2 fois, 20 minutes dans la boîte) pour détruire les cellules immunitaires afin de les reconstituer par transfert adoptif des cellules de la moelle osseuse. Ensuite, certains animaux seront soumis à un régime alimentaire pendant une durée allant jusqu'à 24 semaines pour induire une pathologie telle que l'obésité, l'athérosclérose ou la stéatose hépatique, nécessitant un prélèvement sanguin préalable pour la randomisation des souris. En alternative, les animaux subiront une procédure permettant d'induire un choc endotoxémique : injection d'un composant de la paroi cellulaire des bactéries, suivi d'un prélèvement sanguin d'environ 50 µL à la queue. Ensuite, les animaux seront soumis à une ou plusieurs analyses du métabolisme du glucose ou des lipides : gavage oral ou injection, 5 prélèvements sanguins à la queue espacés d'au moins 15 minutes, pour une durée totale de test de 2 à 4 heures. En alternative, les animaux subiront une chirurgie pour poser un cathéter, puis des prélèvements de sang et une infusion continue par le cathéter pendant au maximum 4 heures. Enfin, pendant une analyse du métabolisme en cages métaboliques, les animaux seront hébergés individuellement, puis éventuellement exposés à des températures élevées (thermoneutralité) ou basses (froid) pendant jusqu'à 4 semaines. À la fin des procédures, tous les animaux seront euthanasiés après un prélèvement sanguin sous anesthésie par inhalation pour étudier les organes cibles.
Impact sur les animaux
Certaines procédures peuvent engendrer une douleur liée à la manipulation, telles que l'incision avec un scalpel, les injections à l'aide d'une seringue, la pose d'une bague d'identification et la biopsie de la queue pour le génotypage. En ce qui concerne le choc endotoxémique, il provoque une forte induction de l'inflammation. Pendant certaines procédures, les animaux seront mis à jeun pendant jusqu'à 24 heures, mais ils auront toujours un accès ad libitum à l'eau potable. En ce qui concerne le suivi du métabolisme dans les cages métaboliques, l'hébergement des animaux à la thermoneutralité ou dans un environnement froid peut induire un stress thermique. Pour l'infusion des composés par voie intraveineuse, la chirurgie pour la pose du cathéter est une source de stress et peut entraîner une douleur supplémentaire.
Devenir
À l’issue de toutes les procédures, tous les animaux seront euthanasiés afin de récupérer des tissus en vue de réaliser des analyses histologiques et moléculaires supplémentaires, lesquelles nous fourniront des informations cruciales sur les adaptations des tissus adipeux et du foie au cours de l'obésité.
Remplacement
Il existe des modèles in vitro pour étudier les hépatocytes, les adipocytes et les cellules immunitaires. Cependant, ces modèles ne permettent pas d'étudier les interactions intercellulaires et interorganes. Pour cette raison, nous ne pouvons pas nous passer de l'utilisation de modèles animaux. En complément des modèles in vitro, nous avons mis en place plusieurs modèles, tels que les hépatocytes et les adipocytes primaires, qui permettent de remplacer certaines expériences, mais nécessitent tout de même l'utilisation d'animaux (1 à 2 par génotype par expérience au lieu de 10 à 15). De la même manière, nous avons choisi des procédures d'évaluation de la progression de la physiopathologie qui permettent d'atteindre les objectifs scientifiques sans sacrifier les animaux, afin de combiner les différentes procédures sans multiplier explicitement les lots d'animaux utilisés
Réduction
Quand il n'est pas possible de remplacer l'expérimentation animale par un autre modèle, la réduction peut se faire à travers trois moyens principaux : (1) Optimisation des élevages pour éviter la production d'animaux inutiles. (2) Utilisation d'analyses statistiques (réalisées avec des logiciels spécifiques) afin de déterminer préalablement le nombre d'animaux nécessaire pour nos expériences. (3) Formation approfondie pour ceux qui manipuleront les animaux, visant à maîtriser les gestes techniques et à minimiser le stress pour les animaux. La maîtrise technique contribue à réduire la variabilité inter-animale et permet de diminuer le nombre d'animaux nécessaire pour confirmer statistiquement un effet biologique. Enfin, nous avons mis en place plusieurs modèles in vitro, tels que les hépatocytes et les adipocytes primaires, qui nécessitent beaucoup moins d'animaux par expérience (1 à 2 par génotype par expérience au lieu de 10 à 15).
Raffinement
Les animaux seront stabulés dans un environnement non anxiogène et absent des pathogènes qui peuvent impacter la santé des animaux. Les conditions utilisées sont favorables à leur bien-être : température régulée, un nombre d'animaux par cage limité, un cycle normale de lumière/obscurité, nourriture et eau ad libitum, enrichissement de la cage avec de petites maisons. Les vérifications journalières des animaux sont faites et un registre de bien-être animale est à disposition pour coordonner les efforts autour de l'amélioration des conditions d'hébergement des animaux. NOUS SERONS VIGILANTS SUR L'ETAT DE SANTE DES ANIMAUX ET NOUS PRENDRONS EN COMPTE LES PARAMETRES SUIVANTS 1) PERTE DE POIDS SUPERIEURE A 15% (FAIM, SOIF, MALNUTRITION) 2) APPARENCE PHYSIQUE EXTERNE (POIL HIRSUTE, DOS ROND, SIGNES D'INFECTION OU BLESSURES) 3) SIGNES CLINIQUES MESURABLES (DIMINUTION DE TEMPERATURE RECTALE) 4) CHANGEMENT DE COMPORTEMENT (PROSTRATION, VOCALISATION) 5) REPONSE COMPORTEMENTALE AUX STIMULI EXTERNES LE SUIVI DES ANIMAUX SERA FAIT QUOTIDIENNEMENT PAR CAGE ET DEUX FOIS PAR SEMAINE LORS DES ETUDES DE REGIME. POUR LES PROCEDURES DURANT MOINS D'UNE JOURNEE, SEULS LES CHANGEMENTS DE COMPORTEMENT ET D'APPARENCE PHYSIQUE SERONT EVALUES CAR LA PERTE DE POIDS NE S'APPLIQUE PAS. EN REVANCHE, LA TEMPERATURE CORPORELLE PEUT TOUJOURS ETRE EVALUEE A LA MAIN. SI CES LIMITES SONT ATTEINTES, UN EFFORT SERA FAIT POUR AMELIORER LE BIEN-ETRE DE L'ANIMAL SELON LE CAS. PAR EXEMPLE, SUITE A UNE PERTE DE POIDS SUPERIEURE A 10%, UN SUIVI INDIVIDUEL PLUS FREQUENT SERA FAIT POUR VOIR SI L'ANIMAL REPREND OU MAINTIEN CE POIDS. SI LA LIMITE DE 15% DE PERTE DE POIDS EST ATTEINTE, L'ANIMAL SERA EXCLU DE L'EXPERIENCE ET IL SERA EUTHANASIE. POUR UNE TEMPERATURE CORPORELLE REDUITE (MESUREE PAR UNE SONDE RECTALE), L'ANIMAL SERA SURVEILLE PLUSIEURS FOIS DANS LA JOURNEE AFIN D’ETABLIR L’AMELIORATION OU PAS DE SON ETAT. DANS TOUS LES CAS, UNE PERIODE PROLONGEE (JUSQU'A 3 JOURS POUR LA PERTE DE POIDS OU LE CHANGEMENT DU COMPORTEMENT, OU UNE JOURNEE COMPLETE POUR UNE BAISSE DE TEMPERATURE CORPORELLE) NECESSITE L'EUTHANASIE DE L'ANIMAL.
Choix des espèces
La souris présente de nombreux avantages pour la recherche en métabolisme et physiologie. Elles ont un temps de génération relativement court et, selon la souche choisie, elles peuvent développer les pathologies comme l'obésité, l'insulino-résistance et encore la maladie du foie gras (non-alcoholic fatty liver disease) avec les caractéristiques assez proches à ces pathologies chez l'homme. Enfin, il existe un grand nombre de lignées génétiquement modifiées disponibles et ile est relativement facile d’en créer de nouvelles pour mieux investiguer les pathologies métaboliques. Les souris seront utilisées au stade adulte (âge > 8 semaines). Les pathologies métaboliques sont des pathologies de l'adulte.
CABRIOLAIT : Pratiques alternatives à l’allaitement artificiel en élevage caprin : conséquence sur le comportement, le microbiote, la santé et la qualité du lait
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
71 chèvres vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardées en vie pour le troupeau de renouvellement ou, pour deux d'entre elles, adoptées en éco-pâturage. Elles subissent des prises de sang répétées, des prélèvements de fèces et des tests comportementaux comportant un isolement social de deux minutes. L'objet est de comparer des alternatives à l'allaitement artificiel des chevrettes, dont l'allaitement maternel pratiqué en élevage bio. Le porteur affirme qu'il n'y a pas d'autre option que de travailler sur cette espèce.
Objectifs
En élevage caprin laitier, les chevrettes sont séparées de leur mère à la naissance et nourries au lait artificiel. Les raisons sont d’ordre sanitaire afin d’éviter la transmission de maladies infectieuses (arthrite encéphalite virale caprine ou CAEV, paratuberculose et mycoplasme), et d’agents pathogènes zoonotiques (Escherichia coli diarrhéiques). Les E. coli productrices de shigatoxines peuvent contaminer les produits laitiers et infecter les consommateurs. C’est le cas de la filière « lait cru » productrice de fromages AOP. Il n’en reste pas moins que les animaux élevés en allaitement artificiel présentent une certaine fragilité. C’est ce que révèlent les travaux chez les ovins alors que chez les caprins les données sont manquantes. Cependant, des changements sont observés en filière BIO où certains éleveurs font le choix de traire les mères tout en les laissant allaiter leurs petits. Pour autant, les apports de l’allaitement naturel sur le bien-être et la santé des jeunes, leur réactivité vis-à-vis de l’éleveur, ainsi que les risques sanitaires encourus, notamment la contamination du lait si leur mère est porteuse de pathogènes, restent mal connus. Réaliser des travaux sur des systèmes d’élevage alternatifs permettra d’identifier les bénéfices et les inconvénients de trois situations que nous désirons comparer : l’allaitement artificiel (sans mère), l’allaitement maternel, et l’allaitement artificiel en présence de chèvres non allaitantes (appelées « marraines »). Les bénéfices de l’enrichissement social (et du lait maternel pour certains d’entre eux) se mesureront chez les jeunes en termes de comportement général, d’adaptation aux transitions alimentaires par imitation des adultes, de construction du microbiote, de santé, et de croissance. Les risques liés à la transmission de pathogènes maternels aux jeunes seront évalués de la naissance jusqu’à l’âge de 1.5 ans et en suivant les indices de production du lait des chevrettes une fois devenues adultes. Le comportement, le microbiote, l’état de santé, et la qualité du lait des mères allaitantes sera également évalué et comparé à des mères non allaitantes (NB. Elles seront également traites quotidiennement). L’objectif de ce projet est d’atteindre un optimum dans une équation prenant en compte le respect du bien-être animal, celui des règles sanitaires incontournables, et les contraintes de travail engendrées par le choix d’un système d’élevage alternatif.
Bénéfices attendus
Ce projet aura deux retombées importantes. Sur le plan académique d’abord, il apportera des connaissances nouvelles chez les caprins sur des questions de développement du jeune en relation avec l’expérience sociale vécue en période précoce. L’approche multidisciplinaire qui fait l’originalité de notre travail, permettra d’aborder les aspects de comportement, de santé, de microbiote, de zootechnie et ainsi d’avoir une vision intégrative du bien-être animal. Sur le plan appliqué, les connaissances obtenues permettront d’apporter des conseils aux éleveurs sur le maintien de l’allaitement artificiel ou l’adoption d’un changement de pratique, tout en ayant un regard prudent
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang pour les chevrettes 15 prises de sang soit 155 mL à différentes périodes de la vie de l’animal (de la naissance à 1,5 an), pour les marraines 4 prises de sang soit 40 mL (minimum 5ml maximum 10 mL), pour les chèvres témoins (20 mL), pour les allaitantes (60 mL). Pour les fèces, les chevrettes seront soumises à 10 prélèvements sur 1,5 an, un seul pour les marraines, 3 pour les allaitantes et les chèvres témoins. La durée d'une prise de sang est inferieur à 30 secondes. La durée de prelevement par ecouvillons pour le microbiote vaginale sera également de moins de 30 secondes et le prelèvement du microbiote salivaire à l'aide de salivette est de moins de 1 minute.
Impact sur les animaux
Une douleur supportable de courte durée sera induite au moment de la prise de sang (elle sera réalisée par le personnel compétent). Toutefois, le fait que les chèvres développent une grande familiarité à l’égard des humains avec qui les contacts sont toujours positifs, et qu’elles seront familiarisées à cette procédure, la rendra aisée à réaliser. Les tests comportementaux standardisés présentent une phase d’isolement social et engendreront sans doute une détresse. Cependant l’isolement sera de courte durée (2 min), il aura lieu dans leur bâtiment d’élevage familier et toujours sous le regard vigilant d’un.e expérimentateur.rice familier.ère. Il sera toujours suivi d’un contexte social positif : réunion avec un congénère ou un humain. La collecte des fèces nécessitera la capture des animaux dans leur enclos afin de poser les sacs plastiques ou d’assurer la palpation rectale. La perturbation sera minime car la procédure est de courte durée (quelques minutes), et les animaux seront familiarisés à la présence des soigneurs. Cette étude ne modifiera pas la conduite habituelle d’élevage des animaux que ce soit pour les chevrettes ou les adultes, sauf pour ce qui est de l’enrichissement social prévu. La mixité sociale avec des marraines ou les mères ne présente aucun risque immédiat pour les chevrettes car ces pratiques s’observent dans certains élevages. Pour les adultes, les groupes seront constitués d’animaux qui se connaissent afin de ne pas déclencher une instabilité sociale. Nous devrons toutefois accorder une attention particulière aux marraines et aux mères lorsqu’elles rejoindront un troupeau d’adultes après le sevrage des chevrettes car il n’est pas exclu d’induire une perturbation sociale passagère avec quelques interactions agonistiques dues à une remise en cause de la hiérarchie. Il s’agit toutefois d’une pratique d’élevage classique tout à fait gérable. Sur le long terme, nous suivrons la transmission potentielle d’agents pathogènes de la mère à ses jeunes, comme dans toute exploitation caprine de ce genre.
Devenir
Il n'est prévu aucune mise à mort pour les deux procédures. Toutes les chevrettes constitueront le troupeau de renouvellement de l’INRAE et seront utilisées pour la production de lait. Les chèvres allaitantes continueront à être traites après sevrage jusqu’à leur mise à la reproduction ultérieure. Il s’agit de pratiques d’élevage standard. Pour les deux marraines il est prévu qu'elles soient adoptées pour un projet d'éco-pâturage.
Remplacement
L’objectif du projet porte sur l’évaluation du bien-être en élevage des chevrettes de race laitière (i) selon les méthodes conventionnelles c’est-à-dire en allaitement artificiel après séparation de leur mère à la naissance ou (ii) avec en présence de marraines, ou (iii) au contraire en remplaçant l’allaitement artificiel par l’allaitement maternel. La finalité de notre travail est d’identifier les bénéfices et les inconvénients de deux situations alternatives qui permettent aux jeunes chevrettes d’interagir avec des adultes dont l’une (l’allaitement maternel) se développe en élevage BIO. Il n’y a donc pas d’option autre que de travailler sur l’animal et sur cette espèce en particulier.
Réduction
Les chèvres sont des animaux grégaires il faut les laisser en groupe dès le plus jeune âge. Les effectifs ont été choisis en fonction des variables collectées et des contraintes liées à l’analyse statistique. Dans l’expérience 1, nous avons limité l’échantillon à N=12. Cela permet de prendre en compte la variabilité des données récoltées qui est assez importante dans le jeune âge (comportement, physiologie, santé, croissance). D’autre part, cet échantillon respecte la règlementation sur l’hébergement des animaux (au minimum 2m2 pour une chèvre de 35 à 60kg, et 1m2 pour les chevrettes) compatibles avec la taille des enclos de la nurserie. Il est évidemment inconcevable de ne mettre qu’une seule marraine ce qui s’apparenterait à un isolement social, mais inclure plus de deux adultes ne semble pas nécessaire (ce que montrent nos travaux chez les ovins). Nous choisirons deux individus qui se connaissent et ont des relations d’affinité. Pour ce qui est du lot pré-expérimental de chèvres allaitantes, nous avons estimé qu’un ensemble de 12 chèvres et de 12 chevrettes serait suffisant pour avoir une idée des contraintes de travail induite par ce changement de pratique qui sera transposé l’année suivante à une quinzaine d’individus, sans avoir besoin d’atteindre les effectifs plus importants de l’expérience 2. Ces animaux seront logés dans un enclos bien plus grand (en accord avec l’arrêté du 1er février 2013 : 2 m2 pour les chèvres, 1m2 pour les chevrettes) hors de la nurserie et adapté à accueillir un tel effectif. Dans l’expérience 2, l’effectif a été porté à N=20 chevrettes par groupe expérimental plutôt que 12 comme dans l’expérience 1 et N=20 chèvres témoins et N=20 chèvres allaitantes. Nous disposerons d’un nombre satisfaisant pour les études de comportement. Cependant, nous désirons aussi suivre la production laitière des chevrettes une fois qu’elles seront devenues adultes un an plus tard et un certain nombre d’entre elles devront être exclues de l’étude. Nous estimons que seul 60-70% des chevrettes mises en reproduction deviendront gestantes et par conséquent allaitantes. De plus, si nous prévoyons des pertes incontournables liées à la mortalité infantile (5%), quelques chevrettes partiront en réforme dès le plus jeune âge (trayons surnuméraires, pathologies, faible croissance) et d’autres seront susceptibles d’être sevrées précocement à cause d’une production laitière insuffisante chez leur mère. Réduction à N=12 pour les chèvres en lactation.
Raffinement
Les chèvres adultes vivent en groupes stables, entretiennent des relations harmonieuses avec leurs congénères, sont logées sur sol paillé, et disposent d’un enrichissement physique (objets, brosses rotatives) et humain (excellente relation avec les soigneurs). Les chevrettes disposent d’objets suspendus qu’elles peuvent mâchonner. Pour toute intervention humaine nécessitant une capture (prises de sang, collecte de fèces, tests comportementaux), un apprentissage préalable permettra de favoriser les interactions Homme-Animal, familiariser les animaux au lieu, et faciliter les manipulations qui en résultent par l’intermédiaire de récompenses. De plus dans le cas des collectes de sang, un décongestionnant sera appliqué sur le sillon jugulaire en cas d’hématome pour prévenir les phlébites.
Choix des espèces
L'objectif est d’étudier différents modes de conduite qui concernent l’élevage des chèvres de race laitière en France. L’espèce modèle (ainsi que la race Alpine) est celle des éleveurs concernés. Nos travaux présentant des alternatives à l’allaitement artificiel conventionnel, ils sont susceptibles d’être une aide à la prise de décision sur l’acceptation d’un changement de pratiques ou pas. Les chevrettes seront suivies de leur naissance jusqu’à l’âge d’1,5 an. Les deux premiers mois (alimentation lactée) permettront d’identifier les effets immédiats des traitements sur le comportement juvénile, la croissance, l’état de santé global, et la réaction des animaux (chevrettes, marraines, mères). A moyen terme (à 3-5 mois), les effets sur la santé (réponse immunitaire à la vaccination contre la fièvre Q) et la réactivité comportementale des chevrettes seront évalués. Le suivi sanitaire se fait jusqu’à 1,5 an en raison de l’expression tardive des pathologies étudiées. Le microbiote sera suivi jusqu’à 1 an.
Utilisation de modèles d’infections et d’élimination microbiennes chez les souris associées à une évaluation thérapeutique d’un candidat médicament
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées, elles sont infectées par des bactéries après mise en narcose, puis tuées 72 heures plus tard pour un prélèvement sanguin et tissulaire terminal. L'objet est d'étudier la réponse immunitaire à des bactéries responsables de sepsis et de tester une molécule candidate. Le porteur qualifie la souris de modèle "incontournable" et affirme que le recours à l'animal est "inéluctable".
Objectifs
Les infections chez les patients atteints de mucoviscidose ou de la maladie granulomatose chronique (CGD :Chronic Granulomatous Disease) et âgés sont en recrudescence en raison de l'acquisition par les bacteries de mecanismes de resistance aux antibiotiques. C’est particulièrement vrai pour les bactéries P. aeruginosa, B. cenocepacia, C. violaceum ou S. Typhimurium responsables de sepsis. Afin de comprendre et d'étudier les aspects par lesquels ces pathogènes altèrent la réponse immunitaire et la physiologie de l'hôte, nous souhaitons utiliser un modèle d'infection chez des souris sauvages et génétiquement invalidées pour des gènes de la réponse antibactérienne. L'ensemble de ces gènes est commun a l'Homme et la souris. L'utilisation de modèles génétiquement invalides pour des effecteurs de la réponse immune nous permet d'isoler les cibles essentielles quant à l'élimination des bactéries pathogènes par l'organisme mais également de pouvoir, à terme, moduler la réponse antibactérienne de manière appropriée. Compte tenu de la susceptibilité aux infections microbiennes des patients, nous avons identifié́ une molécule qui permet de limiter in vitro les effets inflammatoires induits par les pathogènes. Ce projet vise à la fois à étudier et approfondir les connaissances quant à la dérégulation de la réponse immune mais également évaluer le potentiel anti-inflammatoire et antibactérien d’une molécule prometteuse.
Bénéfices attendus
Dans ce projet nous distinguons deux types de bénéfices : - Scientifique : les connaissances générées seront utiles quant à la compréhension de notre immunité au regard des bactéries étudiées - Santé : Notre molécule pharmacologique d’intérêt pourra démontrer son efficacité quant à la réduction de l’inflammation pathologique induite par ces bactéries dans nos modèles infectieux.
Procédures
Durant cette étude, les animaux seront prétraités à la molécule d’intérêt ou avec l’excipient seul (dose unique pour laquelle l’administration nécessite une dizaine de secondes de manipulation). 3 heures post traitement, après avoir provoqué un état de narcose, les animaux seront infectés. La dose infectante sera administrée en 1 fois. La durée de l’opération est de l’ordre de 30 s. Après infection, les individus seront transférés dans leur cage et le réveil sera vérifié. 72h post infection, tous les animaux seront anesthésiés par injection afin de procéder au prélèvement sanguin terminal et tissulaire.
Impact sur les animaux
Du stress pourra être engendré lors de la préhension et la contention des animaux afin de procéder aux administrations (10 à 30s). Concernant la fréquence des nuisances, il y aura une nuisance modérée due à l’injection unique de bactéries d’une durée de 10 à 30 secondes et une nuisance due à l’injection du traitement d’une durée de 30 secondes. L’infection en tant que telle peut produire une nuisance chronique légère en lien avec la réaction inflammatoire générée durant 3 jours (temps maximal de suivi du protocole).
Devenir
Tous les animaux seront, après anesthésie, mis à mort à la fin de la procédure afin de réaliser des prélèvements sanguins et de tissus.
Remplacement
Dans ce projet, nous étudions l'activité anti-inflammatoire et anti bactérienne d’une molécule d’intérêt dans un système complexe. Les études in vitro ont déjà été réalisées sur des cellules de patients et ont montré une activité antibactérienne et anti inflammatoire prometteuse. Il n'existe, aujourd’hui, aucun modèle alternatif et le recours à l’utilisation de l’animal est inéluctable afin d’étudier l’impact des infections au niveau tissulaire et organique.
Réduction
Dans ce projet, un nombre maximum de 1680 souris sera utilisé. Nous utiliserons des cohortes d'individus réduites à la taille minimum afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs pour nos tests statistiques à l’aide de modèles murins déjà validés par plusieurs publications au sein de notre équipe, à savoir 10 individus par groupe (7 pour les analyses anti inflammatoires/antibactérienne et 3 pour les analyses histologiques). L’étude sera réalisée en tripliquât afin de reproduire et confirmer les données obtenues.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans une structure zootechnique adaptée et répondant aux normes règlementaires en matière d'utilisation d'animaux à des fins scientifiques. Ils sont hébergés selon les normes réglementaires et éthiques en vigueur et bénéficient d'un enrichissement pendant la stabulation. Une surveillance quotidienne des animaux et une inspection de leur état général (posture, pelage) seront effectuées tout au long de l'expérience par des membres du personnel formés de l'équipe zootechnique et par le personnel de l’équipe scientifique, Nous disposons d’une structure en charge du bien-être animal avec un vétérinaire, qui assiste les expérimentateurs notamment pour gérer le stress et/ou la douleur des animaux.
Choix des espèces
La mise en place d'un modèle d'infection pulmonaire est extrêmement développé chez la souris adulte car le modèle murin (de par son utilité, sa versatilité, la présence de modèles génétiques proches de l'humain et les équipements scientifiques disponibles) demeure alors incontournable. Ce modèle reproduit notamment au niveau immunologique un grand nombre des observations faites chez l’humain. De plus, de par la présence de nombreux outils génétiques développés chez la souris, la diversité des modèles utilisés ne peut être obtenue que dans l’espèce murine. Cependant les modèles cellulaires sont couramment utilisés au sein de notre laboratoire et constituent un préalable avant la mise en place de modèles animaux. Néanmoins, ces modèles cellulaires sont limités quant à l'information obtenue sur la complexité et l'intégration de la réponse immune dans son ensemble.
Rôles de Rev-erba dans la réponse métabolique de l’intestin aux nutriments : conséquences sur le développement de l’obésité, du diabètest et de leurs complications métaboliques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
1 216 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Génétiquement modifiées, elles reçoivent un régime obésogène pendant vingt-quatre semaines, des prélèvements sanguins répétés à la queue, des injections et un gavage. L'objet est d'étudier le rôle de la protéine d'horloge Rev-erba dans l'intestin au cours de l'obésité et du diabète. Le porteur s'appuie sur des travaux in vitro mais affirme devoir valider les mécanismes sur l'animal entier.
Objectifs
L’obésité et le diabète de type 2 peuvent s’expliquer par une consommation excessive de lipides mais aussi par des anomalies de leur métabolisme dans l’intestin. Ils exposent à un risque accru de maladies cardiovasculaires et hépatiques. L’intestin grêle représente à la fois la porte d’entrée des nutriments et une barrière sélective active séparant la lumière intestinale du milieu intérieur. C’est aussi un carrefour métabolique en communication permanente avec d’autres organes tels que le foie, le système nerveux, le tissu adipeux, par des communications humorales et nerveuses. En outre, les activités de l’intestin varient au cours de la journée et la protéine d’horloge Rev-erba pourrait moduler nombre de ces fonctions comme nous avons commencé à le démontrer récemment en utilisant des souris totalement déficientes en Rev-erba. Les questions de la contribution physiologique spécifique de Rev-erba intestinal à différents moments du cycle jour/nuit et des mécanismes de régulation du métabolisme lipidique intestinal par Rev-erba sont donc posées. Ce projet a donc un objectif double : 1) Évaluer la contribution effective du Rev-erba intestinal dans la réponse intestinale à un repas riche en graisse dans un contexte métabolique d’obésité ou de diabète. 2) Investiguer le fonctionnement du Rev-erba au niveau du métabolisme lipidique intestinal en identifiant les voies de signalisation intracellulaires placées sous son contrôle. Pour ce projet, nous utiliserons des souris wild-type et génétiquement altérées, n’exprimant pas Rev-erba spécifiquement au niveau intestinal, et des souris contrôles correspondantes, exprimant le Rev-erba au niveau intestinal. Nous utiliserons des molécules ciblant Rev-erb pour évaluer leur action inhibitrice (ou non) sur l’absorption des lipides alimentaires.
Bénéfices attendus
La mise en place de ce projet de recherche va permettre de mieux comprendre le rôle du Rev-erba exprimé dans l’épithélium intestinal dans le maintien de propriétés métaboliques majeures de cet organe, l’absorption des lipides alimentaires en premier lieu, dans les fonctions endocrines et de barrière active sélective. Il permettra aussi d’évaluer dans quelle mesure les propriétés de Rev-erba s’exercent en lien ou non avec le rythme horaire des repas au cours de la journée. Ce projet prévoit d’évaluer l’efficacité d’approches pharmacologiques ciblant Rev-erba. Si les hypothèses sont validées, alors la compréhension du rôle et du mécanisme d’action de Rev-erba permise par l’utilisation combinée de modèles murins, de lignées cellulaires et des organoïdes intestinaux, permettra de valider Rev-erba comme une potentielle cible thérapeutique dans le cadre de l’obésité et du diabète de type 2.
Procédures
256 souris recevront un régime alimentaire spécifique (standard ou obésogène) sous forme de bouchon pendant 24 semaines et seront soumises à un suivi de masse corporelle hebdomadaire. Des prélèvements sanguins (1 goutte) à la queue seront réalisés chaque 2 à 3 semaines après 4h de jeun, et après une légère anesthésie induite par des vapeurs d’isoflurane (durée : quelques secondes). Au bout de 18 à 22 semaines de régime, ces animaux seront évalués au regard de la dégradation de l’homéostasie glucidique. Cela implique, sur animaux vigiles, un prélèvement de sang à la queue (1 goutte), une injection dans l’abdomen (piqure) ou une administration orale (canule de gavage - contention durant environ 30 secondes et injection ou gavage durant quelques secondes) et au maximum 8 prélèvements de sang à la queue (une goutte à chaque fois) en 2 heures. Lors de ces prélèvements, chaque souris sera posée tranquillement sur la grille, sans contention et le prélèvement d’une goutte de sang sera effectué en quelques secondes. 448 souris seront employées pour des tests pharmacologiques. Les composés seront injectés (piqure dans l’abdomen ou sous la peau), à raison d’une injection par jour pendant 15 jours (contention durant environ 30sec – injection ou gavage quelques secondes). Afin d’étudier la réponse métabolique, 608 souris seront soumises à un test de tolérance à l’huile. Cela implique deux administrations (canule de gavage) d’huile d’olive par voie orale (contention durant environ 30sec – gavage quelques secondes) en 8 heures, une injection dans l’abdomen (piqure - contention durant environ 30 secondes et injection durant quelques secondes) et un prélèvement de sang à la queue 6 fois en 9 heures, réalisés sur animaux vigiles. Lors de la phase terminale, un dernier prélèvement de sang sera réalisé (voie rétro-orbitale) au cours d’une anesthésie profonde induite par des vapeurs d’isoflurane. Les animaux seront euthanasiés (dislocation cervicale) avant leur réveil puis les organes seront prélevés.
Impact sur les animaux
Les modèles murins utilisés dans ce projet comprennent la délétion de Rev-erba, codant pour une protéine de l’horloge de la classe des récepteurs nucléaires exprimée dans de nombreux organes, soit constitutive « corps entier », soit restreinte aux cellules de la muqueuse intestinale. Une lignée exprimant une forme mutante de Reverba qui ne possède pas le domaine de liaison à l’ADN nous permettra de disséquer les mécanismes mis en jeu en discriminant les effets génomiques et non génomiques. Ces invalidations/surexpression/mutation de Rev-erba n’engendrent, par elles-mêmes, aucune souffrance. Ces souris sont viables, fertiles et ne présentent pas de phénotype ou de comportement dommageables. Ainsi, peu de nuisances ou d’effets indésirables sont attendus dans les procédures qui seront mises en oeuvre pour la réalisation de ce projet de recherche. L’utilisation du régime gras (high fat) pour induire l’obésité et le diabète n’entraîne aucune douleur ni stress. Le gavage gastrique peut entraîner un certain stress, des irritations ou une gêne de courte durée. Les prélèvements sanguins à la queue nécessitent une contention légère des souris et ne dure pas plus de 30 secondes. Pour les injections en intra péritonéale (i.p.), il peut y avoir une douleur au point d'injection. Les produits injectés sont indolores (insuline, glucose, inhibiteur de lipoprotéine lipase) et de faibles volumes.
Devenir
La totalité des animaux sera euthanasiée à la fin des procédures. Le sang des animaux sera collecté et certains organes (côlon, intestin grêle, foie, tissus adipeux, cœur, muscle) seront également prélevés pour mesurer leur poids et leur taille, étudier leur histologie ou préparer des cultures d'organoïdes intestinaux. Il est alors impossible d’obtenir ces mesures sans la mise à mort des souris.
Remplacement
La demande d’utilisation des modèles murins pour étudier le rôle Rev-erba dans l’intestin lors du développement de maladies métaboliques telles que l’obésité et le diabète se base sur de nombreuses expériences in vitro réalisées sur la lignée cellulaire Caco-2/TC7 et sur des cultures d’organoïdes intestinaux. Cependant à ce stade de l’étude, il est nécessaire d’utiliser des modèles complexes (animal vivant et non cancéreux) afin de valider dans un premier temps les résultats obtenus in vitro et dans un second temps de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires de Rev-erba dans le développement de la pathologie. De plus, le diabète et l’obésité sont des pathologies complexes faisant intervenir les interactions entre différents organes (intestin, foie, tissus adipeux, cerveau) mais également entre les différents types cellulaires composant l’intestin lui-même. Ainsi le recours à des modèles in vivo reproduisant l’ensemble de ces interactions est indispensable pour mieux caractériser le rôle de Rev-erba dans le développement et la progression du diabète et de l’obésité.
Réduction
Le projet a été conçu avec un nombre minimal d’animaux nécessaires pour assurer la validité scientifique des expériences qui seront menées. Dans cette étude, animaux mâles et femelles seront utilisés afin de déterminer dans quelle mesure Rev-erba dans l’intestin est protecteur (ou non) dans les deux sexes, vis-à-vis du développement des maladies métaboliques. En se basant sur des précédentes expériences réalisées au laboratoire, il sera utilisé des groupes de 6 à 8 souris. En effet, les tests métaboliques (tolérance au glucose, tolérance à l’huile), les analyses de biochimie, protéiques et géniques nécessitent un minimum de 6 souris alors que les analyses histologiques nécessitent 8 souris par groupe de régime.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des conditions d'hébergement dépourvu de stress, et dans un statut sanitaire SPF ou SOPF. Les souris cohabiteront par groupe de 4 par cage, la nourriture et l’eau sont fournies ad libitum. Le change de la litière s’effectue une fois par semaine. Lors de la mise sous régime des souris, la fréquence de change de la litière et de la cage est de deux fois par semaine. Le bien-être de l’animal depuis sa naissance jusqu'à sa mort sera pris en compte grâce à un environnement enrichi (présence d’abris et de jeux dans les cages), une surveillance quotidienne de l’état de santé des animaux, et la prise en compte de tout signe physique de stress ainsi que de la hiérarchie sociale. L’utilisation de techniques non invasives, des produits anesthésiques et analgésiques optimaux, et la dextérité du personnel contribuent à réduire le stress des animaux durant l’expérimentation. La définition précise des points limites précoces associés à chaque procédure, ainsi qu’une surveillance pendant tout le protocole permettront de limiter l’apparition d’une souffrance ou d’une atteinte de l’état général de l’animal. En cas d’atteinte de ces points limites, les animaux seront sortis de l’étude et seront mis à mort.
Choix des espèces
Cette espèce est choisie car la souris peut être génétiquement modifiée par transgénèse. De plus, il existe beaucoup d’outils pour étudier l’intestin dans cette espèce. Il existe aussi des données sur les gènes régulés par Rev-erba au sein de certains types cellulaires de l’épithélium intestinal. Ainsi, nous pourrons diminuer le nombre d’animaux employés en croisant nos données avec celles de la littérature. De plus, cette espèce permet de réaliser des gains- ou pertes-de fonction de Rev-erba spécifique à l’intestin afin de mieux disséquer son action. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (âge>10 semaines)