Biologie du développement

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Souris : 1944
Souffrances
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Devenir
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 1944

Des souris, dont des lignées génétiquement modifiées qui permettent de marquer et de suivre leurs cellules souches musculaires, sont amaigries par une tumeur ou par une restriction alimentaire, et le projet étudie aussi les effets d'un cancer chez des femelles gestantes sur le développement de l'embryon et du fœtus. 1944 souris vont être utilisées, toutes tuées à la fin des expériences pour prélever leurs tissus, 972 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 972 un niveau modéré. Le porteur annonce qu'au moment de l'analyse le cancer induit une perte de poids, avec faiblesse générale et réduction de la locomotion, et que la tumeur peut s'ulcérer et provoquer des lésions de la peau. La restriction alimentaire n'est décrite nulle part, ni sa durée ni son ampleur, et les actes listés se limitent à des injections ou à une administration orale quotidiennes pendant cinq jours.

Objectifs

La perte de masse musculaire, appelée cachexie, peut avoir différentes origines telles que le cancer, une maladie, une infection chronique, le vieillissement ou également une sous-alimentation. L’ensemble du projet vise à apporter de nouvelles connaissances fondamentales sur la mise en place des muscles squelettiques au cours du développement, de la régénération musculaire et des pathologies. Nous proposons ici de définir les caractéristiques métaboliques des cellules souches musculaires (MuSCs) à différents stades et de comprendre comment le métabolisme peut influencer le programme de développement des muscles dans différents contextes, ici après une cachexie causée par une tumeur ou par la restriction d’apports nutritifs. Dans notre modèle d’induction d’une tumeur nous n’attendons pas de développement de métastases du fait de la localisation de la tumeur dans une localisation différente de son environnement d’origine ainsi que de la relative courte durée de nos expériences. Pour cette étude, il est essentiel de recourir à des modèles murins génétiquement modifiés qui nous permettent de marquer et suivre spécifiquement les lignages embryonnaires, dont le lignage musculaire afin de suivre leur modification et leur fonction. Le deuxième aspect que nous étudions est le développement du muscle pré- et post-natal et sa capacité à régénérer au cours d’un cancer. Nous visons à analyser, au sein de l’axe mère–fœtus, l’impact de certaines molécules tumorales sur le développement de l’embryon et du foetus, afin de mieux comprendre les potentielles répercussions cliniques d’une grossesse menée par une patiente atteinte d’un cancer. Si certaines expériences d’analyse peuvent être établies in vitro, d’autres doivent impérativement être réalisées in vivo car aucun système in vitro ne permet à ce jour de reproduire fidèlement les conditions naturelles et complexes d’un tissu. Nous apporterons une attention toute particulière à assurer le bien-être animal durant le développement des tumeurs. Notre expérience acquise au cours des 5 dernières années n’a pas révélé de métastases dans ce modèle tumorale.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à offrir une vision globale de l’hétérogénéité musculaire observée entre différents groupes musculaires, en identifiant les régulateurs intrinsèques et extrinsèques qui confèrent à chaque muscle ses caractéristiques propres. Ces résultats apporteront des connaissances inédites sur les bases moléculaires contrôlant les prédispositions variées des muscles aux pathologies, fournissant ainsi des informations cruciales pour le développement de nouvelles thérapies. Alors que la majorité des recherches se focalisent sur la réponse des fibres musculaires à la cachexie, notre approche novatrice se concentre sur les cellules souches musculaires, acteurs essentiels de la régénération musculaire. En outre, ce projet scientifique aborde un domaine encore largement inexploré : les conséquences d’un cancer chez une femelle gestante sur le développement embryonnaire. Alors que les progrès en oncologie permettent à de plus en plus de femmes d’envisager une grossesse malgré un diagnostic de cancer, les connaissances restent très limitées sur les conséquences biologiques des tumeurs — et en particulier des molécules tumorales et de l’état inflammatoire de l’animal — sur le fœtus en développement. L’étude de l’axe mère–fœtus dans ce contexte permettrait d’identifier d’éventuels impacts précoces sur le développement de l’embryon, susceptibles d’altérer la croissance, la différenciation cellulaire ou le développement de certains organes, en particulier des muscles. Ces travaux pourraient donc conduire à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels l’environnement tumoral maternel influence le fœtus, ouvrant la voie à des stratégies de surveillance, de prévention ou d’intervention ciblées pendant la grossesse.

Procédures

Des injections sous la peau (quelques secondes), une injection dans l’abdomen(quelques secondes) ou une administration orale (de l’ordre d’une minute) chaque jour, pendant 5 jours, pour des analyses spécifiques.

Impact sur les animaux

Les procédures décrites peuvent entraîner différents types de nuisances pour les animaux. L’administration des cellules tumorales par injection peut engendrer un stress physiologique léger et une douleur de courte durée au moment de la piqûre. La répétition des manipulations et des injections peut représenter une source de stress cumulatif. Au moment du point d’analyse choisi, le cancer induit une perte de poids pouvant entraîner une faiblesse générale ainsi qu’une réduction de la locomotion. La tumeur peut s’ulcérer, entraînant l’apparition de lésions cutanées.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des expériences pour collecter les tissus nécessaires à nos travaux de recherche.

Remplacement

La formation et la régénération des muscles squelettiques impliquent une multitude de réponses et d’interactions cellulaires et leur environnement au sein d’une structure tridimensionnelle complexe. L’environnement ou la niche, est composé de multiples facteurs comme une matrice tridimensionnelle et des types cellulaires interstitiels variés. Les cultures in vitro ne peuvent pas récapituler la complexité de ces interactions. Néanmoins, l’approche in vitro pour les stratégies d’analyses moléculaires sera mise en place toutes les fois où cela sera possible afin de limiter le recours à l’animal en utilisant des lignées cellulaires ou des cellules primaires amplifiées in vitro.

Réduction

Les effectifs des groupes expérimentaux ont été ajustés : - en tenant compte de notre expérience, - en fonction de la nature de l'expérience et des paramètres mesurés, - de la variabilité de ces paramètres, - de façon à produire des résultats interprétables, permettant d'atteindre une signification statistique. - de façon à pouvoir utiliser les animaux dans des tests non invasifs en amont de la mise à mort pour le prélèvement d’organes. Un nombre de 6 animaux, pour les groupes contrôles et les groupes expérimentaux, sont utilisés pour réaliser les expériences. Les résultats obtenus entre les groupes expérimentaux et les groupes contrôles sont analysés par des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Un suivi régulier des animaux selon leur état général de santé et le développement des tumeurs est prévu. Le poids des souris et la taille des tumeurs sera enregistré. En cas d’ulcération légère de la tumeur, des traitements locaux sont prévu avec administration d’analgésique si nécessaire afin de prévenir toute douleur ou détresse et de maintenir le bien-être des animaux. Si les ulcérations ne s’améliorent pas dans les jours suivants ou que l’état de santé général de l’animal montre une quelconque souffrance, une mise à mort est prévue. Du gel hydrique sera fourni aux animaux, l’hydratation sera assurée par une injection de sérum physiologique en sous-cutané.

Choix des espèces

L’utilisation de la souris est basée sur plusieurs critères : - Les souris sont des petits mammifères. Ils partagent donc de nombreuses similarités avec l’homme. - Elles constituent un modèle très maîtrisé par l’ensemble des équipes de recherche. - Leur temps de génération est court et les effectifs des portées élevés, ce qui permet d’avoir rapidement accès à un grand nombre d’animaux. - De nombreuses lignées existent (souris génétiquement modifiées) pour étudier les acteurs de la régénération qui permet d’isoler une population pure de cellules souches musculaires. - Modèles de pathologies humaines : l’accès à des souris « modèles de pathologies humaines » que nous étudions est un avantage considérable pour développer des thérapies. Le stade de développement utilisé est l’adulte de 6 à 12 semaines pour un epartie des expériences. Au-delà de 12 semaines, la composante fibreuse du muscle est plus importante et nos rendements d’extraction de cellules sont moindres. Les autres stades des animaux utilisés concernent : Les embryons

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    • Troubles respiratoires
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    • Système cardiaque
    • Système respiratoire
Rats : 806
Souffrances
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Devenir
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 806

L'automutilation, les vocalisations ou l'agression des petits par la mère déclenchent l'arrêt du protocole et la mise à mort. 806 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dès les vingt-quatre premières heures de vie, les ratons passent quatorze jours en atmosphère hyperoxique pour reproduire l'hypertension pulmonaire des grands prématurés, leurs mères échangées tous les jours pour épargner à elles seules la toxicité de l'oxygène, avant des échographies cardiaques, des mesures de pression et une pléthysmographie invasive sous anesthésie. Le porteur justifie la cotation modérée par le fait que les animaux ne seront pas soumis à l'effort, seule situation où la gêne respiratoire s'exacerbe selon lui.

Objectifs

La dysplasie broncho-pulmonaire (DBP) est la principale complication liée à la grande prématurité. La DBP peut se compliquer d’une hypertension pulmonaire (HTP-DBP) responsable d’une mortalité importante dans les 2 ans suivant le diagnostic, par défaillance cardiaque droite. Par ailleurs, les altérations pathophysiologiques présentes pendant la période néonatale persistent dans le temps chez les grands prématurés survivants, augmentant leur risque de développer des maladies respiratoires et cardiovasculaires sévères à l’adolescence et à l’âge adulte. Les mécanismes physiopathologiques à l’origine de l’HTP-DBP sont encore méconnus et il n’existe, à l’heure actuelle, aucun traitement préventif ni curatif de cette maladie. La recherche est donc très active dans l’identification de nouvelles cibles afin de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Pour cela, des modèles animaux pertinents sont indispensables. Ainsi, dans ce projet, nous utiliserons un modèle animal (rats) d’HTP-DBP expérimentale induite par hyperoxie, classiquement décrits dans la littérature et utilisés au laboratoire de façon à pouvoir s’appuyer sur de nombreuses données déjà acquises. Ces modèles animaux sont les modèles qui reproduisent le mieux la pathologie humaine. Dans ces modèles, nous étudierons de manière longitudinale, l’évolution des altérations pathophysiologiques de l’HTP-DBP à différents âges (J15 etJ60 chez les animaux, ce qui correspond chez l’humain à la période de l’enfance (

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mettre en évidence l’effet thérapeutique de deux molécules pharmacologiques ciblant cible thérapeutique. L’efficacité de traitements préventifs versus curatifs sera comparée ainsi que d’éventuels effets secondaires. Si les études sont positives, des études cliniques pourront être envisagées à plus long terme avec un rapport bénéfice- risque minimum pour les patients.

Procédures

Un groupe sera exposé à l’air ambiant (groupe contrôle) et un 2ème groupe sera maintenu en hyperoxie dans les 24h suivant la naissance, pour une durée de 14 jours (J). Un échange des mères entre les groupes sera effectué toutes les 24h, afin d’éviter l’effet toxique lié à l’oxygène chez ces mères. Des substances pharmacologiques dirigées vers la cible thérapeutique seront injectées soit en intranasal soit en intrapéritonéal pour le protocole préventif et pour le protocole curatif. Après 14 jours, une partie des ratons sera anesthésiée afin de réaliser des échographies cardiaques (10 minutes/animal), des mesures de pressions cardiaques (10-15 minutes/animal) et des mesures de la fonction respiratoire par pléthysmographie invasive (5-10 minutes/animal) pour diagnostiquer la présence d’une HTP-DBP et en évaluer la sévérité. Tous les animaux auront ces différentes mesures avant l’extraction du tissu. Les animaux seront euthanasiés pour l’extraction du tissu. Des prélèvements de sang pourront être effectués sur certains animaux juste après l’euthanasie et avant de récupérer le tissu. L’échographie, les mesures hémodynamiques et les mesures de fonction respiratoire permettront également d’évaluer l’efficacité des traitements thérapeutiques. L’autre partie des animaux sera placée en normoxie seule, en présence d’une mère allaitante jusqu’au sevrage puis en condition d’hébergement classique jusqu’à l’âge de 60 jours. Durant cette période, les animaux auront une échographie cardiaque sous anesthésie générale aux différents temps d’évaluation, y compris ceux qui poursuivent le protocole jusqu’à J60. Ainsi, les animaux explorés à J60 auront au total 2 échographies cardiaques durant le protocole. A l’issue du protocole, les animaux seront anesthésiés afin de réaliser des échographies cardiaques, des mesures de pressions cardiaques, des mesures de la fonction respiratoire et des prélèvements de sang.

Impact sur les animaux

L’HTP-DBP n’induit pas de souffrances élevées mais plutôt une gêne respiratoire exacerbée lors d’un effort. Etant donné que les animaux ne seront pas soumis à l’effort, la souffrance est considérée comme modérée dans ce type de protocole d’induction d’une maladie. Nous avons une grande expérience du suivi notamment respiratoire des animaux sous des atmosphères en oxygène variées au laboratoire et nous serons particulièrement attentifs aux points limites qui constitueront un arrêt des protocoles. Bien qu’il n’y ait pas de perte de poids, il y a une prise de poids moindre lors de la survenue de l’HTP-DBP chez les animaux. Les points d’injection des substances et/ou solvants à tester peuvent développer une inflammation locale. Ils seront donc contrôlés. Etant donné que les substances pharmacologiques sont déjà utilisées en clinique, on ne s’attend pas à l’observation d’effets secondaires importants. Globalement, les nuisances suivantes seront surveillées par les expérimentateurs ou les animaliers : Anesthésies répétées Concentrations potentiellement toxiques en oxygènes Points d’injections à répétition Prise de poids ralentie.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés de façon à récupérer les tissus pour faire diverses analyses.

Remplacement

Il est indispensable de mieux comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu dans cette maladie afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, et seules des expérimentations in vivo chez l’animal pourront permettre d’atteindre ce but. Il est très difficile d’obtenir du tissu de patient souffrant d’HTP-DBP mais des études pourront être réalisées sur des cellules de poumons humains fœtaux en culture, exposées ou non à l’hyperoxie. Ce remplacement du modèle animal par un modèle in vitro permettra d’élucider certains mécanismes intracellulaires sans utiliser d’animaux. Les cellules en culture nous apportent des informations qui doivent être vérifiées in/ex vivo ou in vitro sur des cellules ou des tissus fraichement isolés car le phénotype des cellules change avec les conditions de culture. Par ailleurs, cette pathologie implique plusieurs organes et plusieurs types cellulaires pulmonaires qui interagissent entre eux et seul l’animal entier permet les interactions entre ces différents organes et cellules.

Réduction

Pour limiter le nombre d'animaux, une partie des utilisateurs utilisera le poumon droit et l’autre partie le poumon gauche, une planification des expériences sera établie pour optimiser au mieux les techniques réalisées sur chaque animal et enfin des études seront réalisées sur des cellules d’artères pulmonaires humaines fœtales en culture exposées à l’hyperoxie in vitro pour simuler l’HTP-DBP. Quatre chercheurs/enseignant-chercheurs statutaires (et leurs étudiants) travaillent sur le modèle de ratons HTP-DBP donc l’utilisation des animaux contrôles pourra être optimisée en concertation avec tous les utilisateurs lors de nos réunions d’équipe hebdomadaires afin d’utiliser tous les tissus disponibles. Des précautions seront prises pour éviter les biais expérimentaux (travail en aveugle, partage des tissus et/ou cellules issues de ces tissus). Nous avons besoin de 6 lots différents par condition car les expériences doivent être réalisées sur différentes lots et nos expériences nécessitent de conditionner les poumons différemment, de plus étant donné la petite taille des poumons, nous avons besoin de plusieurs poumons pour réaliser toutes les expériences avec un nombre d’expériences entre 6 et 9 en fonction des expériences. L’estimation du nombre d’animaux est basée sur les analyses des études préalablement menées au laboratoire et en accord avec les données de la bibliographie. Le nombre d’animaux sera ensuite réduit si les résultats obtenus sont statistiquement significatifs (ou résolument non significatifs) avant la fin de la totalité des séries prévues.

Raffinement

Selon la condition, 12 ratons et 1 rate seront placés soit dans l’enceinte à hyperoxie soit dans une cage classique. L’enceinte à hyperoxie et la cage classique contiendront une couche de litière suffisante pour absorber l’humidité, des éléments de nidification (coton, papier kraft) et du matériel d’enrichissement (un tunnel rouge et buchettes de bois). L’accès à l’eau et la nourriture sera ad libitum. Les paramètres ambiants (hygrométrie, température) seront contrôlés quotidiennement par les expérimentateurs ou les animaliers et conservés sur un registre. Un cycle jour/nuit de 12h sera également appliqué. Les signes cliniques de souffrance seront surveillés quotidiennement. Différents paramètres physiologiques (courbe de poids, piloérection, détresse respiratoire) seront surveillés. Un arrêt de la courbe de croissance ou une baisse de poids corporel prolongé dans le temps et non réversible, un comportement anormal des animaux (vocalisation, comportement malveillant vis-à-vis des bébés, automutilation) ou des signes de détresse respiratoire conduiraient à un arrêt du protocole et à la mise à mort de l’animal. L’enceinte d’hyperoxie sera ouverte tous les jours pour l’échange des mères. A cette occasion, les animaux seront observés et seront pesés tous les deux jours. En cas de détection de signe de douleur, dans un premier temps, une administration d’antalgique sera réalisée. En cas de souffrance ou de détresse persistante une procédure d’euthanasie sera mise en œuvre. Une grille de scoring pour le suivi des animaux sera mise en place pour chaque animal. L’ensemble des expérimentations in vivo sera réalisé sous anesthésie générale. Pour les mesures hémodynamiques, un tapis chauffant sera utilisé pour préserver la température corporelle constante durant toute la procédure. Le degré d’anesthésie sera vérifié par l’absence de réflexe palpébral et/ou de retrait de la patte au pincement. Des modifications des paramètres physiologiques et notamment la fréquence cardiaque indiquant une souffrance ou une détresse de l’animal conduiraient à une procédure d’euthanasie.

Choix des espèces

Le rat est une espèce classiquement utilisée pour le développement de modèles d’HTP-DBP. De plus, le laboratoire utilise ces espèces depuis plusieurs années, et dispose donc de nombreuses données sur lesquelles s’appuie le présent projet. De plus, le rat est particulièrement adapté pour modéliser la DBP car au moment de la naissance leurs poumons sont au stade de développement pulmonaire qui correspond au stade de maturation des poumons de nouveau-nés grands prématurés humains et les expérimentations pourront être menées chez des rats nés à terme et ne nécessiteront pas d’induire une naissance prématurée de ces animaux.

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Souris : 450
Souffrances
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Devenir
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 450

Greffées de cellules humaines par injection dans la veine de la queue, ou dans le cœur pour les souriceaux de deux jours, 450 souris immunodéficientes subissent ensuite des prises de sang toutes les deux semaines, des greffes de tumeurs et parfois des traitements anti-lymphocytaires. Quatre cents d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, cinquante d'un niveau modéré, et toutes sont tuées pour prélever rate et ganglions. L'objectif est de faire fabriquer un anticorps antitumoral par des lymphocytes B humains, dans des souris dépourvues de défenses immunitaires et donc exposées à tout pathogène de leur environnement. Le porteur annonce que peu de nuisances sont à attendre, tout en listant la maladie du greffon contre l'hôte, la fièvre, les vomissements, les diarrhées et les tremblements liés aux traitements.

Objectifs

L'objectif de ce projet est la mise au point d’une stratégie permettant de faire produire aux lymphocytes B un anticorps choisi, ciblant spécifiquement une protéine exprimée par les cellules tumorales. Ce système permettra alors d’induire une réponse immunitaire spécifique contre les tumeurs. Nous allons donc modifier génétiquement les lymphocytes B humains ou leurs précurseurs puis injecter ces cellules à des souris immunodéficientes, souris qui ne pourront pas rejeter les cellules humaines. Nous quantifierons alors la production des anticorps dans les souris et implanteront les tumeurs spécifiques des anticorps induits pour évaluer la capacité antitumorale de nos anticorps.

Bénéfices attendus

L'utilisation des souris immunodéficientes est un excellent modèle pour notre projet. En effet, ces souris ne possèdent plus de lymphocytes et ne peuvent alors plus détruire les cellules étrangères injectées. Elles sont donc capables de recevoir différentes cellules humaines, comme des lymphocytes B qui produiront des anticorps ou même des cellules précurseuses des lymphocytes, qui pourront alors produire des lymphocytes B humains dans les souris. Avec ce projet, nous testerons donc la faisabilité d'une nouvelle stratégie thérapeutique consistant à faire produire par des lymphocytes B des anticorps thérapeutiques. Ce projet pourra ensuite être valorisé (essai clinique de phase I) et potentiellement ouvrir une autre voie dans les traitements d'immunothérapie.

Procédures

La greffe des cellules sera unique et se fera soit par injection intraveineuse dans la veine de la queue chez les souris adultes soit par injection intracardiaque chez les souriceaux nouveau-nés. Des prélèvements sanguins itératifs (toutes les 2 semaines) seront ensuite réalisés sur tous les animaux et dans toutes les procédures afin d'évaluer et de suivre la reconstitution immunologique au cours du temps. Ensuite, des immunisations et des greffes de cellules tumorales pourront être appliquées sur les animaux si la reconstitution immunitaire a été jugé optimale. Des Lipid NanoParticules pourront également être injectés aux souris reconstituées afin d'explorer la possibilité de modifier le génome de nos cellules d'intérêt directement in vivo. Enfin, des traitements anti-lymphocytaire pourront être administrés aux animaux en cas d'apparition de la maladie du greffon contre l'hôte.

Impact sur les animaux

Peu de nuisances ou d'effets indésirables sont à attendre à la suite d'injection intraveineuse de cellules. Pour cela, les souris seront placées dans un tube de contention afin de chauffer leur queue avant l'injection. Un léger inconfort pourra être ressenti à cause de la chaleur et une douleur pourra être ressentie lors de la piqure dans la queue au moment de l'injection. Les autres nuisances attendues viendront de l'injection intracardiaque du nouveau-né. En effet, la mère pourrait ne pas vouloir récupérer son souriceau si celui a été trop manipulé. Des efforts afin de masquer les odeurs liées à la manipulation seront réalisés pour favoriser la réadoption des souriceaux par leur mère. Des effets indésirables pourront également survenir après les greffes de tumeurs, des points limites concernant la taille des tumeurs seront mis en place afin d'éviter trop d'inconfort et de souffrance aux souris. Des nuisances pourraient aussi survenir après l'injection de LNP par voie intraveineuse (perte de poid essentiellement) mais aussi après l'administration de traitements anti-lymphocytaires (fièvre, frissons, vomissements, flush, diarrhées et tremblements).

Devenir

A l'issue de chaque expérimentation, les animaux seront euthanasiés afin de prélever les organes d'intérêts (organes de l'immunité, ganglions, rate notamment). L'exploration de ces organes est indispensable afin d'apporter des conclusions fiables sur la reconstitution du système immunitaire humain dans la souris ainsi que sur le développement de la réponse immunitaire.

Remplacement

Le projet est basé sur le pouvoir de reconstitution des cellules précurseuses du système immunitaire. Ces dernières sont en effet capables de se différencier dans la moelle osseuse de la souris après injection et de fabriquer dans ces souris diverses populations immunitaires humaines, dont les lymphocytes B. Il est actuellement possible de différencier ces précurseurs in vitro mais uniquement vers quelques voies données, et non vers la différenciation en lymphocyte. Aucun modèle in vitro ne permet une différenciation complète vers toutes les lignées du système immunitaire. Seul un environnement complet (moelle osseuse, facteurs de croissance, signaux de survie, organes du système immunitaire…) permettra d’obtenir les conditions idéales pour reconstituer un système immunitaire compétent. C’est pourquoi l’utilisation de souris immunodéficientes reste l’unique modèle utilisable aujourd’hui.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaires, les expérimentations ont été mises en place de manière à utiliser le moins de souris possible tout en extrayant le plus d’informations, notamment en utilisant plusieurs organes (moelle osseuse, rate et sang) pour réaliser les différentes analyses sur un même animal. Avant d’aborder les greffes de cellules, le maximum de validation aura été fait in vitro et optimisé en préalable à toute injection chez l’animal (notamment vérification in vitro des mutations). Lors de chaque expérimentation, des groupes de 5 souris seront formés afin de comparer les différentes conditions utilisées ou de comparer l'effet des mutations réalisées sur les CSH avant l'injection. Si une différence apparaît mais qu'elle n'est pas significative, l'expérimentation sera répétée afin d'obtenir une significativité.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adaptées à savoir des locaux confinés, des portoirs ventilés, de l'eau et de la nourriture ad libitum, ainsi qu'un maximum de 5 animaux/cage. Également, afin de raffiner les conditions de vie des souris, des soins adaptés sont mis en place afin de permettre une bonne récupération des animaux et un suivi optimal est instauré afin de soulager voire supprimer l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'ils pourraient éprouver. Le raffinement est aussi obtenu par la mise au point de procédures rigoureuses et la formation du personnel. Toutes les procédures ne seront réalisées que par des personnes ayant une excellente maîtrise des gestes. Les animaux seront suivis quotidiennement selon une surveillance de l’état général des animaux par le personnel de l’établissement ou le responsable du projet. De plus, une surveillance hebdomadaire sera réalisée par le responsable du projet selon des critères généraux permettant de quantifier le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Les souris immunodéficientes choisies pour ce projet sont complètement dépourvues de lymphocytes, ce qui permet donc d'éviter le rejet des cellules humaines. Elles sont donc parfaitement adaptées à la nature de ce projet de par leur taux élevé de prise de xénogreffes, que ce soit des lymphocytes B humains ou leurs précurseurs. Cependant, l’utilisation d’animaux immunodéprimés exposent au risque de contamination par divers pathogènes car les souris ne sont plus capables de combattre les pathogènes environnementaux. Ce risque sera parfaitement maîtrisé par la mise en place de précautions sanitaires adaptées. Dans un premier temps, l’expérimentation sera commencée chez des animaux de 4 à 6 semaines. En effet, une meilleure prise de greffe des cellules humaines a lieu chez les animaux jeunes, en particulier pour les lymphocytes. Dans un second temps, l’expérimentation sera commencée chez les souriceaux nouveau-nés de 2 jours. En effet, il est maintenant démontré que la prise de greffe des cellules humaines est meilleure quand les cellules sont injectées chez les nouveau-nés, ceci rendant nos expérimentations plus faciles à réaliser et nos résultats plus faciles à analyser (plus de cellules humaines dans la souris donc des effets plus facilement monitorables).

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Poissons zèbres : 1800
Souffrances
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▲ 900
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Devenir
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 1800

Une lignée est créée porteuse d'une mutation du collagène qui provoque une myopathie dégénérative, avec des difficultés à se déplacer ou à respirer. 1 800 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 900 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une biopsie de nageoire et un isolement de sept à dix jours le temps du génotypage, que le porteur reconnaît stressant, pour que les différences de structure du muscle soient observées de la naissance à un an. Aucun ne sortira vivant du laboratoire, le porteur indiquant que l'adoption d'animaux génétiquement modifiés est interdite par la loi.

Objectifs

Les myopathies dégénératives sont des maladies incapacitantes dont les symptômes s'aggravent avec l'âge. Diverses pathologies ont été répertoriées chez l'homme. Ces myopathies sont généralement des maladies génétiques et nombre de ces pathologies sont liées à des mutations du collagène identifiées chez les humains. Une grande partie de ces pathologies sont des maladies dites 'orphelines' pour lesquelles il n'existe aucun traitement à l'heure actuelle. Les atteintes musculaires sont généralement multiples et couvrent un champ étendu de la physiologie musculaire qui mènent à la dégénérescence musculaire. Chez les malades, la progression de la maladie reste relativement imprédictible. Une même modification génétique peut aboutir à une évolution des symptômes très différents d'un individu à l'autre. Cette diversité est due au contexte génétique et physiologique propre à chaque individu et certainement à des causes environnementales ou comportementales, lié au parcours personnel des malades. L'étude de la mécanistique de progression de ces maladies chez les humains est impossible car elle nécessiterait de réaliser des analyses invasives et incapacitantes. Aussi, afin de mieux appréhender ces pathologies, les symptômes des myopathie nécessitent d'être étudiés à l'échelle physiologique. L'objet de cette étude implique de créer deux lignées de poissons-zèbres porteuses d'un marqueur fluorescent observable in vivo. L'une de ces lignées reproduit une myopathie dégénérative due à une mutation génétique et l'autre est normale. Le but du projet est d'observer les différences structurelles du muscle apparaissant chez la lignée mutante au cours du temps (entre la naissance et un an) par des techniques d'imageries in vivo chez la larve et sur des muscles fixés chez les adultes.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre le mécanisme de dépôt du collagène dans le muscle dans un contexte normal et pathologique et améliorera la compréhension des mécanismes en jeux dans les myopathies dégénératives, ouvrant éventuellement la voie à de nouvelles pistes pour le développement de traitement.

Procédures

Une partie des animaux seront soumis à une unique biopsie de nageoire caudale réalisée sous anesthésie d'une durée d'environ 5 minutes. Il n'y a pas d'autre intervention prévue sur les animaux vivants.

Impact sur les animaux

Les animaux porteurs de la mutation du collagène sont susceptibles de développer une myopathie dégénérative qui peut entraîner des difficultés de déplacement ou respiratoires. Certains animaux subiront une biopsie de nageoire qui peut entrainer une douleur temporaire. La recherche des modifications génétiques implique de conserver les animaux testés en isolement pendant 7 à 10 jours ce qui peut entrainer du stress.

Devenir

En fin de procédure, les animaux seront mis à mort. Les animaux utilisés dans toutes les procédures sont des animaux génétiquement modifiés dont l'adoption est interdite par la loi.

Remplacement

Pour comprendre la mise en place de la pathologie étudiée, il est nécessaire d'étudier sa mise en place dans l'organisme entier et par conséquent nécessite le recours à l'animal.

Réduction

Le nombre de poissons a été réduit au minimum nécessaire afin d'assurer la pérennité de chaque lignée. Le faible taux de succès attendu lors du protocole de création de lignées génétiquement modifiées impose d'utiliser un nombre important d'animaux pour générer la modification désirée. Les étapes de sélection des animaux sont réalisées sur les stades embryo-larvaires transparents ce qui permet de réduire le nombre d'animaux mis en élevage. Le nombre d'animaux mis en élevage est calculé à partir des constantes d'élevage de l'animalerie (taux de survie à l'issue de l'alevinage, ratio mâle/femelle, ...). L'ensemble des analyses in vivo sont réalisées sur des formes embryo-larvaires afin de limiter le nombre d'animaux mis en élevage.

Raffinement

Les lignées sont maintenue en bac de 20 à 30 poissons ce qui permet de maintenir une sociabilisation adéquat. Des artémies vivantes sont utilisées de manière journalière comme nourriture afin de solliciter l'instinct de prédation des poissons. Les accouplements sont réalisés dans un environnement d'image de flore aquatique pour limiter au maximum le stress. Une minorité des poissons élevés sera génétiquement testée. Des points limites adaptés ont été définis pour permettre le suivi des animaux soumis à ces tests. Chez les animaux porteurs de la mutation, nous rechercherons avec attention l'apparition de signes annonciateurs de myopathie afin d'éviter toute souffrance inutile. Lorsqu'il sera nécessaire d'isoler des animaux, ceux-ci seront placés dans des bacs aux cloisons transparents qui permettent de maintenir un contact visuel et olfactif avec leurs congénères afin de permettre une poursuite des interactions sociales et limiter le stress. Des points limites prédictifs adaptés au modèle utilisé ont été établis et seront utilisés pour évaluer le bien-être des animaux en expérimentation.

Choix des espèces

L'utilisation du poisson-zèbre facilite l'observation des stades les plus précoces de la pathologie en permettant un accès aux embryons sans avoir recours à des protocoles invasifs. De plus, si les muscles des poissons zèbres porteurs de mutation dans le gène collagène montrent des atteintes cellulaires similaires à celles observées chez les mammifères, les conséquences en terme de comportement sont réduites, la nage étant moins impactée que la marche par les atteintes musculaires. Ainsi lorsque l'on observe la nage spontanée, les poissons porteurs de la mutation sont capables de se déplacer de façon normale. Certains animaux seront soumis à un test génétique entre 3 et 6 mois, les animaux plus jeunes étant plus fragiles. Les animaux porteurs de mutations seront suivis tout au long de la vie pour surveiller l'éventuelle apparition de symptômes.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 425
Souffrances
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Devenir
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425 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les femelles reçoivent un traitement de superovulation, subissent une anesthésie de trois minutes avec un risque d'hypothermie, puis sont tuées pour que leurs ovules soient récoltés. L'objectif déclaré est de comprendre le rôle d'un gène de la méthylation de l'ADN dans le développement embryonnaire précoce, dont l'absence réduit le réservoir ovarien et rend les femelles stériles. Le porteur affirme qu'aucun protocole ne permet d'étudier ce développement in vitro à partir d'ovules fécondés.

Objectifs

La méthylation de l'ADN est une modification chimique pouvant réguler l’expression des gènes sans modifier la séquence d’ADN. Ces modifications chimiques sont des groupements « méthyles » qui peuvent être ajoutés sur l’ADN et qui peuvent modifier la manière dont est perçu l’information génétique. Nous pourrions comparer la méthylation de l’ADN à la ponctuation d’une phrase. Prenez par exemple la phrase : « On va manger, mami ! ». Si vous enlevez la virgule et remplacer le « ! » par une « . » la phrase n’a plus du tout la même signification (On va manger mami.). Chez les mammifères, la méthylation de l’ADN peut induire une répression stable des gènes de façon réversible. En effet, il est important d’exprimer les gènes embryonnaires au bon stade du développement et pas à l’âge adulte. Ainsi, cette modification a des fonctions régulatrices importantes au cours du développement embryonnaire et gamétique et est transmise à travers les générations. Une altération de ces profils de méthylation est observée dans les cadres de cancers et autres maladies. L’objectifs de ce projet est de mieux comprendre le rôle d’un nouvel acteur de la méthylation de l'ADN sur le développement embryonnaire précoce. En effet, des résultats préliminaires démontrent que son l’absence de ce gène conduit à une hypofertilité chez les femelles avec une réduction du réservoir ovarien ainsi qu’une stérilité (pas de naissance). Les données obtenues au cours de ce projet pourront avoir des retombées pour mieux comprendre l’infertilité humaine puisque ce gène est conservé chez l’être humain.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre le rôle d'un gène dans le développement des ovocytes et de mettre en évidence de nouveaux mécanismes moléculaires qui régulent la fertilité et le développement embryonnaire chez la souris. L’objectif final de ce projet est de transposer nos résultats à l’homme dont les problèmes d'infertilité sont en constante augmentation et constituent un enjeu de santé publique majeur. En effet, ce gène étant conservé chez l’être humain, il serait envisageable d’utiliser ce dernier soit comme outils de diagnostic, soit comme nouvelle cible thérapeutique dans le cadre de la procréation médicalement assistée pour des maladies tel que l’IOP (Insuffisance ovarienne prématurée, prévalence de 1/10 000 chez les femmes de moins de 20 ans, 1/1 000 chez les femmes de moins de 30 ans et 1% chez les femmes de moins de 40 ans).

Procédures

Les animaux recevront deux injections espacées de 48h sous anesthésie. L'injection dure environ 30 secondes.

Impact sur les animaux

Il y a un risque d’hypothermie des animaux bien que l’anesthésie soit de courte durée (~3min).

Devenir

Les animaux seront mis à mort dans le but de récolter les ovules.

Remplacement

Actuellement, il n’existe pas de protocole pour étudier le développement embryonnaire in vitro à partir d’ovules fécondés. C’est pourquoi nous effectuerons nos expériences sur des échantillons primaires isolés de souris.

Réduction

Le protocole de superovulation permet de stimuler la production d'ovocytes et donc de réduire le nombre de femelles utilisées. L’utilisation du protocole de culture in vitro d’embryons à la suite du protocole de superovulation permet d'étudier tous les stades de développement embryonnaire précoce et tardif simultanément pour un nombre significatif d’embryons. Ceci limite fortement le nombre de femelles utilisées par rapport à une approche in vivo qui nécessiterait de sacrifier des femelles à chaque stade de développement embryonnaire.

Raffinement

Les souris seront élevées en groupe dans des cages aux normes européennes et enrichies (maison, tube en carton, bâton en bois, frisures en carton pour la nidification…). Les enrichissements permettront : -de réduire le stress des animaux au cours de l’élevage en répondant à leur besoin de nidification et de cachette (maison, tube, frisures en carton) -de combler leur besoin de ronger/user leur dent afin de palier à la croissance continue de leurs incisives (bâton en bois) L’environnement et le bien-être des animaux seront vérifiés quotidiennement. Nous avons également établi des points limites afin d’atténuer la souffrance ou/et le stress des animaux. Dès lors que nous observerons un point limite, en fonction du degré de sévérité et de sa durée, soit nous soignerons l’animale, soit nous le mettrons à mort.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est justifié par les éléments suivants : (i) La méthylation de l’ADN est absente chez les modèles invertébrés tels que la levure, la drosophile (mouche du vinaigre) et le nématode (ver), (ii) les fonctions biologiques sont très conservées entre la souris et l’homme. (iii) la souris offre de nombreux modèles génétiques déjà existant, ce qui justifie son utilisation comme modèle d’étude. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris femelles âgées de 4 semaines pour la récolte d’ovules car il s’agit de l’âge auquel les femelles répondent le mieux à la stimulation hormonale.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Xénopes : 200
Souffrances
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Devenir
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 200
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Réutilisées d'une ponte à l'autre pendant des années, avec au moins six mois de repos entre deux stimulations, 200 femelles xénopes reçoivent une injection sous-cutanée d'hormone gonadotrophine puis un massage abdominal de quinze à trente secondes pour libérer leurs œufs. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger et les femelles sont gardées vivantes, remises avec leurs congénères après chaque série de pontes. Les embryons obtenus sont utilisés pour étudier la formation des tissus embryonnaires. Le porteur présente le xénope comme un modèle qui "a le potentiel de remplacer avantageusement les modèles mammifères", et affirme qu'un cycle de ponte régulier est bénéfique pour la femelle, celle-ci digérant ses ovules non utilisés à défaut de stimulation.

Objectifs

Le but de ce projet est de comprendre les mécanismes impliqués dans la formation des tissus durant le développement embryonnaire. Les mêmes mécanismes sont aussi essentiels chez l’adulte durant la cicatrisation et la régénération des tissus, ainsi que lors du développement du cancer, en particulier l’apparition de métastases. Nous étudions ce processus durant le développement précoce de l’embryon de Xénope. Les découvertes faites dans ce modèle peuvent être généralisées non seulement aux autres embryons de vertébré, y compris mammifères et humains, mais aussi pour l’étude du cancer.

Bénéfices attendus

Le thème de notre recherche concerne une des grandes questions fondamentales du développement embryonnaire. Les découvertes dans le domaine des sciences biologiques fondamentales ont depuis toujours été le grand moteur des avancées de la société, en particulier en médecine. Dans le cas spécifique de notre recherche, nos résultats auront des impacts à moyen-long terme pour la médecine à plusieurs niveaux, incluant la compréhension de défauts causant la mort ou de graves anomalies du fœtus, la dérégulation des fonctions et pathologies des tissus adultes, en particulier le cancer, ainsi qu’au progrès dans le domaine de la régénération des tissus. Un autre bénéfice important de ce domaine de recherche fondamentale concerne l’impact des déréglements de l’environnement sur la biodiversité, car le développement embryonnaire est une étape extrêmement sensible, en particulier chez les amphibiens.

Procédures

Procédure standard d’induction de la ponte d'ovocytes par la femelle xénope par injection sous-cutanée. La procédure est légère. La femelle reçoit une injection sous cutanée de l’hormone gonadotropine, qui induit la ponte chez les amphibiens et autres vertébrés. Cette hormone est naturellement produite par la femelle sexuellement mature lors de la période de reproduction. L’injection est effectuée par le personnel formé et en prenant soin d'éviter douleur et stress à l'animal. La durée totale de la manipulation est de 15 à 30 secondes L'injection est réalisée dans une pièce de l'animalerie dédiée à l'injection et à la ponte. La femelle est immédiatement replacée dans son bac après injection. Une ponte de quelques centaines d’œufs est obtenue après un massage doux de l’abdomen d’env. 15 à 30 secondes. Il est possible d’obtenir 2 à 3 pontes successives en répétant le massage toutes les 1-2 heures. A la fin de la phase de ponte, qui dure quelques heures, la femelle est remise avec ces congénères pour une période de repos d’au moins six mois. Durant cette période, la femelle non seulement recupère, mais recommence un cycle naturel de maturation d’ovules, en vue d’une nouvelle phase de ponte. Les femelles peuvent ainsi être réutilisées après ce temps de repos. A noter qu’un cycle de 6 à 12 mois de ponte est bénéfique pour l’animal. En l’absence d’une nouvelle stimulation hormonale, la femelle entre dans une phase « anormale » où elle « digére » les ovules non utilisés.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables se limitent à la nécessité d’immobiliser temporairement la grenouille (en prenant la grenouille dans la main), à l’injection sous-cutanée et au massage doux pour favoriser la ponte. La douleur et le stress sont dans tous les cas légers et de courte durée (quelques secondes).

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale, les animaux sont mis au repos au minimum pendant 6 mois, et réutilisé ensuite pour la poursuite du projet.

Remplacement

Les processus impliquant la formation des tissus sont très sophistiqués, et il n’est actuellement pas possible de les reproduire avec fidélité dans des systèmes in vitro. Par contre, les embryons sont des modèles intermédiaires de choix, qui nous donnent des informations précieuses pour comprendre aussi les processus actifs chez les organismes adultes. De plus, le modèle Xénope est un excellent substitut aux modèles mammifères, tels que la souris, car les embryos sont obtenus par simple ponte externe. Les résultats obtenus sur les embryons de Xénope sont parfaitement pertinents pour la compréhension de processus essentiel dans le développement humain ainsi que pour les pathologies, en particulier le cancer. C’est donc un modèle alternatif qui a le potentiel de remplacer avantageusement les modèles mammifères. Il est un complèment essentiel aux systèmes in vitro, encore très imparfaits.

Réduction

En centrant nos projets sur le xénope, l’utilisation d’animaux est énormement réduite par rapport à la souris. Un œuf de xénope est cent fois plus gros qu’un embryon de souris. Cette grande taille permet de conduire plus d'analyses sur un nombre plus restreint d'embryons. Nous nous efforçons aussi de réduire au minimum le nombre de Xénopes utilisés. Nous organisons nos expériences autant que possible de façon à ce que la ponte d’une femelle puisse être utilisée pour deux expériences en parallèle. Ceci dépend du nombre d’œufs obtenu, qui est variable, mais souvent suffisant pour deux expériences. Nous prévoyons deux femelles par jour d’expérience, basé sur l’observation qu’en moyenne une femelle sur deux produit une ponte de bonne qualité. Dans le cas où les deux femelles produisent de bons oeufs, nous en profitons pour dupliquer l’expérience. Ainsi l’utilisation des œufs est optimisée au maximum. De plus, les femelles xénopes peuvent être réutilisées après un période de repos de six mois, et ceci durant plusieurs années, ce qui réduit encore le nombre d’animaux. Les femelles xénopes peuvent vivre en parfaite forme jusqu’à plus de dix ans d’âge (la vie d’une femelle en captivité peut aller jusqu’à 20 ans), en continuant à obtenir des pontes de qualité. Nous pouvons sans problème réutiliser les femelles durant des années en garantissant leur bien-être. Ainsi les 200 femelles xénope que nous souhaitons utliser seront suffisantes pour une durée de 5 ans afin de mener à bien ce projet.

Raffinement

Des raffinements spécifiques aux xénopes ont été implémentés, las bacs contenant des nénuphars en plastique et tuyaux PVC qui servent d’abris/cachette, ainsi qu’un complément alimentaire contenant des vers.

Choix des espèces

Le Xénope est un modèle établi pour l’étude du développement embryonnaire chez les animaux vertébrés. C’est un modèle avec de nombreux avantages sur les autres modèles animaux, notamment : a) une ponte externe, induite par injection d’hormone, qui ne nécessite pas de sacrifier l’animal pour étudier le dévelopemment. b) des pontes abondantes (plusieures centaines d’œufs) et une grande taille des œufs (1 mm), qui permet de récolter un nombre maximun de données pour un nombre minimum d’animaux utilisés. c) Tant les gènes et protéines, que les propriétés des cellules et des tissus et les mécanismes de migration cellulaires durant l’embryogénèse sont très proches de celles des mammifères et de l’homme. Les résultats fournissent donc des informations immédiatement pertinentes pour une meilleure compréhension du développement de l’homme ainsi que pour les pathologies associées. Nous utilisons des femelles sexuellement matures pour obtenit des œufs. Les expériences elles-mêmes ne nécessite pas d’animaux, elles se font sur les embryons précoces.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 599
Souffrances
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Devenir
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 599

Des souriceaux de 8 jours, séparés de leur mère, sont nourris de lait artificiel par sonde gastrique quatre fois par jour et exposés à l'hypoxie 10 minutes trois fois par jour, pendant trois jours. Les souris adultes reçoivent un traitement dans leur eau de boisson sucrée pendant trois cycles de 5 jours, ou une injection ou un gavage unique d'un composé chimique après 4 heures de jeûne. 599 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leur intestin, 328 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 271 un niveau sévère. Le but déclaré est d'étudier le renouvellement de l'intestin au cours du développement et en conditions inflammatoires, avec des applications que le porteur dit "potentielles" pour les patients. Aucun des composés administrés n'est nommé, et les effets déclarés, une "légère perte de poids", de "potentielles diarrhées" et du stress, n'expliquent pas le classement de 271 souris en souffrance sévère.

Objectifs

La régénération et le renouvellement tissulaire sont orchestrés par les cellules souches, qui se différencient et s'auto-renouvellent. L'équilibre entre l'auto-renouvellement, la prolifération et la différentiation dépend du microenvironnement des cellules souches. Ici, nous utilisons un tissu à fort renouvellement, l'intestin et ses cellules souches résidentes, comme modèle pour étudier la régénération.

Bénéfices attendus

Les découvertes issues de ce projet de recherche fera progresser significativement notre compréhension de la biologie intestinale et d'offrir des applications translationnelles potentielles pour améliorer les résultats pour les patients dans divers contextes médicaux.

Procédures

Les souris seront soumises à un traitement dans l'eau de boisson sucrée pendant 5 jours sur 3 cycles, une seule courte injection d'un composé chimique pendant 15 secondes ou un seul gavage d'une minute d'un composé chimique après un jeun de 4 heures. Une petite quantité de sang sera prélevée quelques minutes avant la fin de la procédure sous analgésie et anesthésie générale Les jeunes souris seront nourries de lait artificiel par gavage 4 fois par jour (1 minute) pendant 3 jours consécutifs et exposées à de l'hypoxie (10 min) 3 fois par jour pendant 3 jours.

Impact sur les animaux

La séparation de la mère et les épisodes d'hypoxie bien que courts peuvent être source de stress pour les souris. Le gavage par sonde adaptée à la taille de l'animal est considéré comme inconfortable mais non douloureux. Les souris seront soumises à un protocole induisant une légère perte de poids et des potentielles diarrhées. L'injection peut engendrer une douleur modérée mais locale. Le sang sera prélevé sous analgésie et anesthésie générale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour prélèvement d'intestin et analyses dans le cadre de notre étude.

Remplacement

L'intestin est un organe complexe impliquant de nombreux composants : bactéries, circulation sanguine et lymphatique, neurones, muscles et système immunitaire. Le but de ce projet est d'identifier le rôle des cellules souches dans l'homéostasie, le développement et la régénaration de l’intestin. Réduire le projet à un système in vitro pourrait nous priver de découvertes pertinentes liées à la complexité des interactions systémique présentes dans l'intestin et il est donc essentiel d'étudier les cellules dans leurs conditions physiologiques.

Réduction

Nous utilisons autant que possible des animaux de mêmes portées afin de limiter la variabilité. Chaque souris fera l'objet de multiples analyses et les tissus prélevés seront exploités pour plusieurs types d'expériences, maximisant ainsi les données obtenues par animal. Nous utilisons des modèles cellulaire qui permettent de reproduire partiellement l'intestin en culture. Enfin, des outils statistiques seront systématiquement appliqués pour déterminer le nombre minimal de souris nécessaire et assurer la signification statistique de nos résultats.

Raffinement

L'introduction par voie orale de composé chimique ou de lait est fait avec une sonde et un volume adapté à la taille de l'animal. Les injections sont faites avec une aiguille adaptée à la taille de l'animal. Le sang sera prélevé sous analgésie et anesthésie générale. Pour limiter la perte de poids, les souris ont à disposition de la nourriture humidifiées pendant toute la durée du traitement. Les jeunes souris sont gardées dans un incubateur pour maintenir leur température corporelle à 37°C. Les épisodes d'hypoxie sont courts et limités au minimum et se font en présence de poches de gel chaudes. Les animaux sont gardés en groupe dans un environnement enrichi, surveillés et pesés tous les jours et manipulés par des zootechniciens et manipulateurs formés. Une grille de score pour évaluer l'état général des souris est mise en place et en cas d'atteinte de points limites irréversible, l'animal sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

La souris de laboratoire est un modèle largement reconnu et particulièrement avantageux pour nos recherches car des protocoles mimant la régénération tissulaire et les maladies inflammatoires de l'intestin ont été établis et validés. Enfin, la grande similarité génétique, métabolique et immunitaire de la souris avec l'Homme, notamment au niveau de son système intestinal, en fait un excellent modèle translationnel, promettant des avancées inestimables pour la compréhension des fonctions intestinales en santé comme en maladie. Nous utiliserons des souris adultes de 8 à 14 semaines pour étudier les maladies chroniques intestinales affectant les adultes et des jeunes souris de 8 jours pour étudier les maladies inflammatoires touchant les jeunes enfants.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Souris : 800
Souffrances
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▲ 800
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Devenir
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 800

Toutes tuées pour prélever leurs organes, 800 souris transgéniques vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit l'ablation de l'extrémité de la queue pour établir son génotype, puis une injection quotidienne pendant sept jours. Le porteur indique que les souris de plus de 90 jours développent des signes de douleur et choisit pour cette raison d'étudier les stades qui précèdent, à 30, 60 et 90 jours, quand l'atteinte s'installe sans encore se voir. Sur le remplacement, il affirme que les modèles cellulaires ne reconstituent pas la diversité des neurones moteurs et des fibres musculaires associées.

Objectifs

Le système neuromusculaire permet de respirer, marcher, manger, sourire. Les muscles squelettiques et les neurones associés s’atrophient au cours du vieillissement, lors d’hospitalisation prolongée, au cours du cancer, et dans nombreuses myopathies d’origine génétique. Dans ce dernier cas les interactions entre les neurones et les fibres musculaires se détériorent conduisant à des défauts de contraction des myofibres. Différents modèles de souris génétiquement modifiées permettent de mieux comprendre les propriétés des différents types de fibres musculaires et de neurones et de leur environnement, et du dialogue entre les neurones et les fibres musculaires. L’objectif principal de cette étude sera de caractériser les interactions nerf-fibres musculaires, d’identifier les mécanismes mis en jeu dans le maintien de l’axe neuromusculaire.

Bénéfices attendus

Mieux comprendre les bases du système neuromusculaire, et d’en comprendre ses atteintes est un enjeu majeur. Cette étude sur la vulnérabilité neuromusculaire devrait aussi permettre de mieux comprendre les bases moléculaires qui contrôlent la formation de l’appareil neuromusculaire, en fonction des muscles étudiés. En effet mieux comprendre les interactions entre neurones et fibres musculaires dans le but de caractériser, grâce à des approches techniques innovantes, de nouveaux gènes qui contrôlent son intégrité est essentiel pour un jour permettre de guérir les malades atteints de défauts nuromusculaires. En conclusion, les études menées amélioreront nos connaissances sur les propriétés de l’axe neuromusculaire, en prenant en compte les neurones, et la fibre musculaire.

Procédures

Sur animaux vigiles : le prélèvement unique d'une biopsie de l'extrémité de la queue pour génotypage (5 secondes). L'injection quotidienne sur 7 jours, durée de 30 secondes.

Impact sur les animaux

Une douleur légère et de courte durée est occasionnée lors de la biopsie de l’extrémité de la queue des animaux en vue de leur génotypage. Une douleur passagère et de courte durée est occasionnée lors des contentions et injection en IP, geste qui dure 30 secondes. Avant 90 jours, les douleurs observées chez les souris sont souvent discrètes et difficiles à évaluer objectivement. À ce stade, l’atteinte motrice initiale peut s’accompagner de légers inconforts musculaires, mais la douleur n’est pas un symptôme majeur ou invalidant.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever les organes pour des analyses.

Remplacement

Le modèle de souris mime les interactions entre neurones et muscles chez l'homme, et renseigne de manière unique sur le dialogue et les les propriétés de l'interaction nerf-muscle. Les modèles cellulaires ne permettent pas à ce jour de comprendre la diversité de ce dialogue et ne permettent pas de reconstituer la diversité des types de neurones moteurs permettant le mouvement et des fibres musculaires associées.

Réduction

Nous prélèverons le maximum de tissus sur les animaux mis à mort, pour éviter l’utilisation ultérieure de nouveaux lots d’animaux. Les effectifs sont déterminés et les résultas analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Le milieu est enrichi d’une roue d’activité. Les animaux sont surveillés 2 fois par semaine par le porteur du projet. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Les animaux de plus de 90 jours développent des signes de douleur, aussi nous nous intéresserons aux stades de dévelopement qui précèdent P90, stades asymptomatiques avant que les animaux développent des signes de douleur. Cette période est instructive car c’est pendant cette période que se met en place progressivement un phénotype. Néannmoins si nous observons des signes de souffrance chez les animaux avant ce stade P90, les animaux recevront une analgésie pendant 48h. Des points limites ont été définis, et en absence d'amélioration les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Les muscles et les nerfs moteurs humains sont bien conservés chez la souris, qui est de ce fait un bon modèle. Le modèle de souris permet d’accéder à tous les acteurs qui contrôlent la formation des muscles et des nerfs moteurs associés, sa diversité et sa physiopathologie. Les souris à 30 jours (1 mois), 60 jours (2 mois) et 90 jours (3 mois) sont utilisés pour mieux comprendre le dialogue entre les différents muscles et leurs nerfs moteurs associés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 942
Souffrances
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▲ 942
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Devenir
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 942

Plus petites, dotées d'un cerveau plus petit, les souris double mutantes de ce projet peinent à se déplacer et à communiquer avec le reste de la portée, et leur mortalité augmente vers trois semaines de vie. 942 souris vont être utilisées dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever le cerveau, à des stades allant de l'embryon à vingt jours de vie. Le porteur écrit pourtant qu'elles "ne subiront aucune procédure expérimentale". Tout animal délaissé par sa mère ou sans poche à lait visible pendant vingt-quatre heures est tué, et les collectes s'arrêtent à vingt jours pour devancer la mortalité.

Objectifs

Notre recherche est orientée vers l’étude de la physiopathologie des maladies neuro-développementales d’origine génétique. Des mutations dans de nombreux gènes ont été identifiées chez des patients avec des troubles du neurodéveloppement. Notre objectif est de comprendre le rôle de ces gènes dans les cellules du système nerveux central et les mécanismes physiopathologiques associés à ces maladies. Plusieurs patients avec des troubles du neurodéveloppement présentent une mutation dans le gène d’intérêt. La protéine issue de ce gène (gène 1) forme un complexe avec une autre protéine (encodée par le gène 2). Ce complexe est indispensable au décodage de certains gènes. Notre collaboration avec des généticiens et d’autres équipes de recherche a permis de mettre en avant l’importance du gène d’étude dans le développement du cerveau. La technique utilisée lors de ces précedentes études nous a permis de moduler l’expression dans une partie des cellules de cortex (environ 1%) et de visualiser un défaut de migration. Nous souhaitons à présent moduler cette expression dans toutes les cellules du cortex pour comprendre les mécanismes impliqués dans les troubles du neurodeveloppement. Afin d’avoir toute la population de cellules du cortex à analyser (et non 1% comme les expériences précédentes), nous avons étudié des souris cKO (Knock-Out conditionnel, c’est-à-dire que le gène d’intérêt est absent uniquement dans le cortex des souris) soit pour le gène 1 soit pour le gène 2. Ces souris ne présentent aucune anomalie au niveau du cerveau. Nous souhaitons à présent étudier les souris cKO pour les deux gènes du complexe (perte de l’expression des gènes 1 et 2 simultanément), ici encore en limitant l’excision des gènes au cortex cérébral des souris. Cette étude permettra de comprendre par quels mécanismes moléculaires le complexe influe sur le développement du cortex.

Bénéfices attendus

Notre étude permettra de comprendre la fonction du complexe étudié dans le neurodéveloppement et les mécanismes par lesquels sa déplétion conduit à des troubles du neurodéveloppement, plus précisément au niveau moléculaire.

Procédures

Ils ne subiront aucune procédure expérimentale.

Impact sur les animaux

Les animaux mutants sont plus petits et ont un cerveau plus petit. Ils pourront avoir du mal à se déplacer et à communiquer avec le reste de la portée, notamment dans le cas des études post-natales. Vers 3 semaines après la naissance, les animaux présentent une mortalité qui semble augmentée d’après nos premières données préliminaires. Dans ce projet, nous n’étudions pas les animaux agès de plus de 3 semaines.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin du projet afin de prélever les cerveaux et de réaliser les analyses sur ceux-ci.

Remplacement

L’utilisation de l’expérimentation animale pour nos travaux est rendue nécessaire par la complexité de l’environnement du cortex cérébral en développement qui ne peut pas totalement être recréé par des approches in vitro. Nous incluons d’ailleurs dans cette étude des méthodes de culture cellulaire, mais qui nécessitent tout de même des embryons « donneurs ». Le développement du cerveau est très bien caractérisé chez la souris, ce qui nous permet de déterminer efficacement les effets de l’altération de gènes sur le développement embryonnaire cortical.

Réduction

Notre projet est composé de trois études dont la première a pour but de déterminer les stades clés pour les études suivantes, afin de limiter le nombre de stades étudiés en détail et de limiter le nombre d’animaux générés. De plus, nous allons combiner les analyses de protéines et d’ARN sur une même portée (1 hémisphère pour chaque étude au lieu du cerveau entier). Nous utilisons les test statistique adaptés afin d’évaluer différents paramètres chez les animaux portant la mutation par rapport aux contrôles (embryons non porteurs de la mutation de la même portée). Nous avons aussi adapté le nombre de portées à analyser en fonction des expériences à réaliser.

Raffinement

Nous prenons en compte avec la plus grande attention le bien être de nos animaux. L’élevage et la reproduction de nos animaux se font dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress pour l’animal, notamment avec l’ajout de nid et de tunnel dans les cages d’hébergement. La mise à mort est faite par du personnel qualifié. Pour les animaux à 3 semaines de vie (21-22 jours après la naissance), bien qu’ils soient plus petits et aient un cerveau plus petit, nous n’avons jusqu’à présent pas détecté de signe de détresse ou de souffrance. Aucun point limite (maigreur, absence de lait maternel dans l’estomac) n’a été constaté dans les premières portées. Nous faisons toutefois nos collectes les plus tardives à 20 jours de vie, avant l’apparition de la mortalité. Nous effectuons le prélèvement pour le génotypage en post-mortem pour éviter une douleur inutile. En post-natal, pour les animaux étudiés le jour de la naissance ou à 6 jours de vie : nous comptons les nouveaux nés à la naissance et nous nous assurons qu’ils sont bien en groupe dans le nid, attestant que la mère s’occupe de tous ses petits. Tout animal délaissé sera euthanasié pour éviter hypothermie et hypoglycémie. 3 fois par semaine, nous apportons une attention particulière aux points limites suivants : i) l’absence de prise alimentaire par observation de la poche à lait : tout animal sans poche à lait visible pendant 24h est euthanasié ; ii) cyanose: les animaux étant glabres jusqu’à 6 jours de vie, nous observons la couleur de la peau : tout animal cyanosé est euthanasié. Entre 6 et 20 jours de vie: Nous surveillons l’attitude de la mère et tout animal délaissé sera euthanasié pour éviter hypothermie et hypoglycémie. L’apparence du pelage des petits est également un bon indice du soin apporté par la mère. Nous avons noté une taille des nouveaux nés double mutants plus petite (mais de corpulence normale, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas anomalement maigres), des cerveaux plus petits et des animaux moins vifs. Le point limite étant une perte anormale de poids, les animaux sont pesés 3 fois par semaine. Si une perte de poids ou un état de maigreur est observé, l’animal est euthanasié. Les animaux ne réagissant pas à une stimulation lors de l’ouverture du nid sont euthanasiés.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris pour étudier les gènes impliqués chez des patients souffrant de troubles neurodéveloppementaux. Les étapes du développement du cerveau sont très bien caractérisées chez la souris, ce qui nous permet de voir les effets des mutations dans des gènes impliqués dans les maladies neurodéveloppementales chez l’homme. Cet animal de petite taille avec environ 8 embryons par portée est couramment modifié génétiquement, ce qui nous permet de mimer les mutations observées chez l’homme. De plus la culture de cellules souches neurales et la culture primaire de neurones à partir de cortex murins sont des techniques bien établies au laboratoire. Selon nos études préliminaires, les très jeunes embryons mutants (avant 2/3 de gestation) ne présentent aucune différence avec les embryons sauvages. A la naissance, nous notons une taille légèrement inférieure et juste avant le sevrage, cette taille ainsi que la taille du cerveau, sont très inférieures chez les double cKO. A deux semaines de vie, on observe également une diminution de la taille (corps et tête) chez les animaux avec une seule copie d’un des deux gènes. Nous souhaitons dans un premier temps étudier tous les stades du développement du cerveau afin de déterminer précisement la dynamique d’apparition des phénotypes et d’identifier le timing précis auquel réaliser la caractérisation moléculaire qui permettra de comprendre les mécanismes qui mènent à l’apparition des phénotypes : stades embryonnaires 14.5 jours, 15.5 jours, 16.5 jours et 18.5 jours post-fécondation et stades postnataux jour de la naissance et 6, 14 et 20 jours de vie. Dans les études suivantes, nous étudierons plus en détail uniquement les stades clé.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 5580
Souffrances
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Devenir
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 5580

5 580 souris vont être élevées et tuées pour que soient prélevés des embryons à dix jours et demi de gestation, qui ne comptent pas dans cet effectif. Les procédures déclarées se limitent au tatouage des souriceaux et à une biopsie de queue pour le génotypage, dans un niveau de souffrance léger. Les accouplements contrôlés isolent les mâles, les surnuméraires d'élevage et les géniteurs sont tués. Le porteur ramène l'objectif à la compréhension de la nutrition de l'embryon avant la mise en place du placenta, piste avancée pour les fausses couches répétées chez la femme, et estime l'effectif à partir de son expérience des accouplements plutôt que d'un calcul.

Objectifs

Dans ce projet nous élèverons deux lignées de souris mutantes pour deux transporteurs d’acides aminés afin d’étudier le processus de nutrition des embryons avant la mise en place du placenta. Ce processus, appelé nutrition histiotrophique et qui se produit pendant l'organogenèse, repose sur la dégradation et la transformation en nutriments de macromolécules maternelles par un tissu extra-embryonnaire, le sac vitellin. Nous étudierons la régulation de ce processus par les transporteurs d'acides aminés en effectuant des accouplements contrôlés des souris mutantes et en analysant des tissus embryonnaires et extra-embryonnaires prélevés avnt le dernier tiers de la gestation. L’étude de ces deux transporteurs dans la régulation de la nutrition précoce de l’embryon offrira de nouvelles perspectives pour la compréhension des fausses couches répétées chez la femme, qui pourraient avoir une origine génétique.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre comment les embryons de mammifères se nourissent dans une phase précoce du développement. Les résultats obtenus pourraient permettre de mieux comprendre certaines causes génétiques à l’origine de fausses couches répétées.

Procédures

Les nuissances prévues sont minimales : tatouage des souriceaux et prélèvement d'une biopsie pour le génotypage.

Impact sur les animaux

La procédure de génotypage des animaux implique une biopsie de queue qui peut povoquer un stress (contention légère) et une douleur (prélèvement) de très courte durée et d'intensité faible. Certaines souris mutantes peuvent présenter des défauts oculaires, qui feront l'objet de soins simples et non invasifs (nettoyage doux, lubrification) pour éviter la douleur et les risques d'infection.

Devenir

Les animaux surnuméraires d'élevage seront mis à mort. Les géniteurs des accouplements contrôlés seront mis à mort à la fin de la procédure. Les tissus des embryons sujets de l’étude (jour de gestation 10,5 - non soumis à la directive européenne relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques) seront prélevés pour réaliser diverses analyses (mesures de taille, histologie, immunomarquages, identification de métabolites clés).

Remplacement

Le processus de nutrition histiotrophique est spécifique des mammifères. Il ne peut pas être reproduit par des approches in vitro et il ne peut pas être étudié dans des modèles animaux invertébrés.

Réduction

Les lignées de souris mutantes seront maintenues avec un nombre minimal d'accouplements afin de limiter la production d'animaux surnuméraires. Ce nombre a été estimé à partir de notre expérience de ces accouplements (besoins pour l’élevage, fréquence de réussite des accouplements contrôlés).

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupe sauf dans le cas des accouplements contrôlés nécessaires pour produire des embryons pour lesquels des mâles seront isolés. L’isolement des mâles sera limité strictement dans le temps afin de minimiser le stress induit par l’absence de congénères et l’enrichissement sera augmenté dans les cages. Les souris mutantes présentant des défauts oculaires feront l'objet de soins simples et non invasifs pour éviter la douleur et les risques d'infection. Des points limites stricts, spécifiques et précoces seront appliqués tout au long du projet.

Choix des espèces

Le processus de nutrition histiotrophique par le sac vitellin est spécifique des mammifères. La souris constitue un modèle de choix parmi les mammifères en raison de sa petite taille et de la rapidité de son développement. Le sac vitellin des rongeurs présente aussi une particularité anatomique qui facilite l’étude de la nutrition histiotrophique. Le choix du stade de développement E10,5 est basé sur le fait qu’à ce stade, le sac vitellin et l’embryon ont une taille optimale pour la dissection, et que la nutrition de l’embryon se fait toujours via le sac vitellin, et non via le placenta qui devient complètement fonctionnel plus tardivement (E14,5).

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 10660
Souffrances
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▲ 10660
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Devenir
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 10660

10 660 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent jusqu'à trente-cinq injections sur animal vigile, une biopsie d'oreille, trois tests de mémoire épisodique, trois tests de mémoire spatiale et un test d'épilepsie de deux heures. Certaines molécules administrées provoquent un état cataleptique et épileptique, et les souris mutantes développent une mâchoire proéminente qui allonge les dents, coupées si besoin. Le projet porte sur un gène du nanisme et sur des molécules candidates, sans qu'aucun élément n'explique comment un effectif de 10 660 individus a été arrêté.

Objectifs

Le nanisme, caractérisé par une petite taille disproportionnée et des difficultés d'apprentissage, est dû à une mutation dans un gène appartenant à une famille de récepteur. L'objectif de ce projet est d'étudier le rôle de ce gène au cours du développement squelettique, du vieillissement et son implication sur la cognition afin de mieux comprendre la pathologie humaine et de tester in vivo des molécules "médicament candidat".

Bénéfices attendus

Les principaux bénéfices attendus pour ce projet sont de proposer aux patients une solution thérapeutique pour traiter le nanisme et de déchiffrer la fonction du gène d'intérêt au cours de la croissance, du vieillissement et son implication dans la cognition.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : injection sur animaux vigiles (35 fois max; 30sec), prélèvement de tissu à l'oreille (1 fois; 5sec), test mémoire épisodique (3 fois;5-10 et 15 minutes),test mémoire spatiale (3 fois;5-10 et 15 minutes), test épilepsie (1 fois;2heures).

Impact sur les animaux

Les injections induisent une douleur légère et brève. La biopsie à d'oreille entraine une douleur légére et brève. Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent provoquer egalement un stress chez l’animal. Certaines molécules causent un état cataleptique et épileptique. Les souris mutantes peuvent avoir une proéminence anormale de la mâchoire vers l’avant avec pour conséquence des dents longues. Les tests de comportement peuvent induire du stress également.

Devenir

Chaque souris sera mise à mort et de nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d'approfondir les études moléculaires, cellulaires et protéomiques.

Remplacement

L'objectif étant de comprendre la physiopathologie du nanisme et d'identifier des molécules susceptibles de corriger un défaut de croissance, seuls les modèles animaux peuvent apporter des réponses à nos hypothèses de travail. La souris est un modèle largement utilisé et pertinent en raison de ses similitudes physiologiques et génétiques avec l'humain. Pour les tests de comportement, il n'existe pas d'alternative à l'utilisation d'animaux décrite actuellement dans la littérature.

Réduction

Chaque souris fournira des données détaillées sur plusieurs aspects de la physiopathologie. En effet, de nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d'approfondir les études moléculaires, cellulaires et protéomiques. Les effectifs ont été déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Le nombre de souris par groupe a été déterminé afin de pouvoir réaliser une analyse statistique en tenant compte de la variabilité intra-groupe.

Raffinement

Pour les tests de comportement les souris auront 3 jours minimum entre chaque test pour réduire le stress. Les souris seront sous surveillance quotidienne et des points limites ont été établis. Elles vivront en groupe avec des matériaux pour construire un nid. Elles seront anesthésiées avec des produits adaptés. Afin de limiter l'impact de l'avancement des dents, les souris seront observées tous les trois jours et une coupe des dents sera réalisée si nécessaire. La grille des scores est remplie tous les trois jours pour les souris 16,24 et 32 jours et hebdomadaire pour les souris 3,12,18 et 24 mois.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix pour étudier le développement squelettique. En effet, les processus d’ossification chez l’homme et la souris sont similaires. Le modèle de souris de nanisme utilisé reproduit assez fidèlement la pathologie osseuse et est un modèle de choix pour tester des molécules à visée thérapeutique. Le phénotype squelettique est évolutif au cours du développement d'où la nécessité d'étudier des moments bien précis du développement. Le phénotype osseux sera étudié au cours de la période post-natale à différents stades de la vie des souris (16-24-32 jours et 3 -12-18 et 24 mois). Etude de la plaque de croissance à 16 jours. Etude de l'ossification secondaire à 24 jours. Etude de l'os trabéculaire et cortical à 32 jours. Etude de la formation et résorption osseuse à 3 et 12 mois.- Etude du vieillissement à 2 différents temps: 18 mois et 24.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 10200
Souffrances
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▲ 2872
▲ 7328
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Devenir
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 10200

10 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 7 328 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune pouvant recevoir jusqu'à 22 injections. Elles passent six types de tests comportementaux, dont un test de mémoire spatiale répété douze fois, et subissent un prélèvement d'oreille et une prise de sang sous anesthésie. Les mutantes développent une mâchoire proéminente et des dents qui poussent trop, coupées quand c'est nécessaire, et les souriceaux sont séparés chaque jour de leur mère. La pathologie visée touche un enfant sur 50 000, et le porteur justifie l'effectif de 10 200 souris par les données de la littérature et l'expérience du laboratoire, sans autre précision.

Objectifs

Ce projet porte sur une pathologie osseuse rare qui touche 1 enfant sur 50 000. Les patients présentent des malformations craniofaciales dues à la fusion prématurée des sutures crâniennes, des anomalies oculaires, des troubles neurologiques, des troubles auditifs et respiratoires, ainsi que des anomalies dentaires. Cette pathologie est due à une mutation génétique. L'objectif est de mieux comprendre la pathologie humaine pour ensuite corriger le phénotype par un traitement thérapeutique.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de mieux comprendre la pathologie grâce à un modèle animal mimant la pathologie humaine. L'étude du phénotype ainsi que la mise en place d'approches thérapeutiques, que ce soit au niveau du développement squelettique ou cognitif, permettra à long terme d'envisager une nouvelle approche thérapeutique pour les patients.

Procédures

Prélèvement à l'oreille sur animal vigile (une fois, 5 secondes). Injections (maximum 22 fois, une minute). Contention pour les injections (maximum 22 fois, une minute). Tests de comportement : test du comportement exploratoire (une fois, 30min), test de la mémoire épisodique (3 fois, maximun 15min), test de la mémoire spatiale 1 (3 fois, maximun 15min), test du comportement d'abandon (1 fois, 5 minutes), test d'anxiété (1 fois, 10min), test de la mémoire spatiale 2 (12 fois, maximun 2 minutes). Prélèvement de sang sous anesthésie (une fois, 4 minutes)

Impact sur les animaux

Les injections induisent une douleur légère et brève. La biopsie à d'oreille entraine une douleur légére et brève. Les étapes d’anesthésie et de contention peuvent provoquer également un stress chez l’animal. Les souris mutantes peuvent avoir une proéminence anormale de la mâchoire vers l’avant avec pour conséquence des dents longues. Les tests de comportement peuvent induire du stress également. La séparation quotidienne des souriceaux peut causer un stress pour la mère et les souriceaux. L'hébergement individuel des souris mâles adultes peut représenter un stress de courte durée.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à fin de récupérer les différents tissus permettant l'analyse du phénotype.

Remplacement

L'objectif est d'étudier le développement squelettique et le système cognitif chez la souris. À ce jour, il n’existe pas dans la littérature de modèle de remplacement pour étudier le développement du squelette et pour réaliser des tests de comportement ; l'utilisation des modèles in vivo est donc nécessaire.

Réduction

Le nombre de souris est réduit à son minimum. De nombreux tissus seront collectés après mise à mort, afin d'approfondir les études. Chaque souris générera donc de nombreuses informations. Les effectifs sont déterminés et les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques adaptés. Le nombre de souris a été déterminé en accord avec les données de la littérature et d’après l'expérience du laboratoire sur le modèle souris.

Raffinement

Les souris seront sous surveillance quotidienne et des points limites ont été établis. lles vivront en groupe avec des matériaux pour construire un nid. Elles peuvent recevoir un analgésique adapté. Elles seront anesthésiées avec des produits adaptés. Afin de limiter l'impact de l'avancement des dents, les souris seront observées tous les trois jours et une coupe des dents sera réalisée si nécessaire. Pour les tests de comportement les souris auront 3 jours minimum entre chaque test pour réduire le stress.

Choix des espèces

L'objectif est de comprendre la pathologie humaine au niveau du développement squelettique et du système cognitif, afin d'apporter ensuite une approche thérapeutique. Seuls les modèles animaux peuvent apporter des réponses aux hypothèses de travail. La souris est particulièrement adapté pour étudier le développement squelettique, de la période anténatale à l’âge adulte. En effet, les processus d’ossification chez l’homme et la souris sont similaires. Le projet implique des approches intégrées sur l'animal entier, ainsi que des explorations comportementales sur des animaux vigiles, qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro. En ce qui concerne l'étude du développement squelettique, le phénotype des souris sera analysé à la période post-natale, de 1 jour à 18 mois. Ces études doivent être réalisées à ces différentes périodes, car la croissance squelettique est étudiée au cours du développement et le squelette est aussi étudié à l'âge adulte. Les approches thérapeutiques seront ensuite réalisées en période anténatale et post-natale. Pour les études de comportement, des souris adultes âgées de 1 à 4 mois seront utilisées.