Système gastrointestinal
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- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
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MAMBA : Impact des additifs des laits infantiles sur l’axe microbiote-cerveau
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
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Six tests comportementaux par souris sur trois semaines, dont un labyrinthe en Y et une piscine équipée d'une plateforme de sortie, plus quatre prélèvements sanguins isolés et trois séries de prélèvements étalées sur deux heures : 288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souriceaux de dix-huit jours reçoivent de l'ovalbumine par voie intrarectale sous anesthésie, puis sont tués par dislocation cervicale une heure après leur réveil. L'objet est de mesurer les effets des additifs des laits infantiles sur l'intestin et le cerveau, avec des résultats destinés à éclairer l'Efsa et l'Anses. Le porteur qualifie ces tests comportementaux de "non invasifs et n'induisant pas de stress", tout en annonçant que certaines souris pourraient développer une inflammation intestinale chronique et un comportement anxieux.
Objectifs
Le lait maternel joue un rôle essentiel dans la croissance des nouveau-nés. Il module entre autres le microbiote intestinal, qui lui-même participe au bon développement du cerveau et de la santé. De nombreux nourrissons sont alimentés avec des laits de substitution en poudre. Ces préparations contiennent des additifs, utilisés notamment pour améliorer leur texture ou leur conservation. Il a déjà été montré que certains de ces additifs peuvent perturber l’équilibre du microbiote intestinal, entraînant une dysbiose et une inflammation intestinale chez l’adulte. En revanche, leurs rôles et leurs conséquences sur le développement du cerveau durant la période néonatale sont peu explorées et leurs effets à plus long terme sur le comportement restent inconnus. Ce projet a pour objectif d'étudier chez l'animal les effets de la consommation durant la période néonatale de laits contenant ces additifs sur l’axe intestin-cerveau à différentes périodes de la vie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont multiples. Sur le plan fondamental, ce projet apportera des connaissances nouvelles sur les mécanismes par lesquels l'alimentation agit sur la santé intestinale et le développement cérébral durant la période néonatale, et sur la façon dont les perturbations précoces du microbiote peuvent influencer l’apparition d’inflammation intestinale et le comportement à long terme. Sur le plan appliqué, les résultats viendront éclairer les évaluations des risques sanitaires liés à ces additifs chez les nourrissons. Ils pourront orienter l'optimisation des formulations des laits infantiles et fournir des éléments scientifiques utiles aux instances de réglementation (Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), agence nationale de sécurité sanitaire (Anses)), dans une perspective de meilleure protection de la santé des nouveau-nés. Enfin, ces travaux contribueront à enrichir les recommandations nutritionnelles destinées aux familles et aux professionnels de santé.
Procédures
Les animaux subiront 4 prélèvements uniques de sang pour une durée inférieure à 1 minute afin de mesurer la gly-cémie. Les animaux subiront 3 prélèvements multiples de sang sur une durée de 2h, chacun de ces prélèvements mul-tiples seront séparés d’au moins une semaine afin de mesure la glycémie lors d’un test de tolérance au glucose. Les animaux adultes seront impliqués dans des tests de comportement non invasifs et n'induisant pas de stress chez l'animal. Les animaux adultes seront au préalable soumis à une phase d’habituation d’une semaine qui n'induira que peu ou pas de stress chez: chaque jour, ils seront exposés à l’expérimentateur et à la salle de comportement pendant une durée de 30 minutes à 1 heure, afin de réduire le stress lié à la manipulation et à l’environnement expérimental. À l’issue de cette période, une série de tests comportementaux sera réalisée pour évaluer différents aspects tels que l’anxiété, la sociabilité, la mémoire et l’hyperactivité. Ces évaluations reposeront sur les paradigmes suivants : • tes de l’anxiété : Les dispositifs expérimentaux combineront des zones ouvertes/éclairées et des zones fermées/protégées. Le temps de présence dans chaque type de zone sera quantifié sur une période de 10 minutes • évaluation de la mémoire : phase d’habituation de 10 minutes durant laquelle l’animal est placé dans une arène contenant des objets, dans un labyrinthe en Y ou dans une piscine équipée d'une plateforme pour permettre à l'animal de sortir de l'eau. Suite à une modification de la configuration (changement d’objets ou d’accessibilité des zones), une phase de test de 10 minutes permettra de mesurer la capacité de reconnaissance ou de spatialisation de l’animal. • évaluation de la sociabilité : mesureront la préférence naturelle de l’animal à interagir ou à passer du temps à proximité d’un congénère plutôt que d’un objet inanimé, sur une durée de 10 minutes Chaque test comprendra une phase d’habituation de 10 minutes à l’arène, suivie d’une phase de test de 10 minutes par animal. La fréquence des tests est limitée à un seul test par jour et par animal au maximum, pour un total d’environ 6 tests par animal répartis sur une période de trois semaines. • animaux jeunes adultes agés de 18 jours subiront une administration intrarectale d’ovalbumine après anesthésie à l’isoflurane. Après 1h de phase de réveil, ils seront mis à mort par dislocation cervicale.
Impact sur les animaux
Certaines procédures pourraient induire une inflammation intestinale chronique de bas bruit sans ulcération majeure et qui n’a pas de conséquences visibles sur le phénotype. De plus, certains animaux pourraient développer des dérégulations métaboliques, caractérisées notamment par une augmentation de la masse grasse ainsi que présenter un comportement anxieux. Les tests comportementaux réalisés sur animaux adultes entraineront peu ou pas de stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car l’analyse de leurs organes est nécessaire pour répondre à notre hypothèse de travail.
Remplacement
Des modèles in vitro de culture de microbiote intestinal ainsi que des modèles cellulaires permettant de mimer la barrière intestinale existent. Cependant, le recours au modèle murin est indispensable dans le cadre de ce projet afin de comprendre les interactions hôte / microbiote et notamment cerveau/intestin/microbiote en lien avec le développement d’inflammation chronique de bas bruit et de troubles du comportement. Des animaux plus simples tels que la drosophile, C. elegans ou le poisson zèbre ne peuvent pas non plus être utilisés car la physiologie du développement cérébral et du comportement de ces animaux est très différente de celle des mammifères.
Réduction
Un nombre minimum d'animaux suffisant pour assurer la reproductibilité de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions sera inclus dans chaque groupe. Des études précédentes ont montré que dans le même type de procédure, l’utilisation de 12 souris par condition et par sexe était nécessaire afin d’atteindre des résultats interprétables et garantir l’utilisation de tests statistiques appropriés. Les tests statistiques envisagés dans le cadre de ce projet l’ont été après avis recueilli auprès de biostatisticiens pour des projets similaires. De plus, il s’agit d’une expérience au design longitudinal, ce qui nous permet d’observer le phénotype des souris aux différents stades de développement et donc limiter le nombre de souris nécessaires.
Raffinement
Les procédures décrites visent à réduire autant que possible le mal-être animal. Dans un souci de raffinement, un suivi étroit des animaux et des points limites précoces et adaptés seront mis en place tout au long des expérimentations. Des points limites spécifiques et précoces sont définis pour chaque protocole. Dès l’apparition d’un signe clinique, différentes méthodes de raffinement seront appliquées pour éviter ou minimiser l’inconfort ou la douleur : utilisation de gel de réhydratation, réhydratation sous-cutanée, renforcement de l’enrichissement.
Choix des espèces
Cette étude privilégie la souris comme modèle de référence pour analyser l'impact des additifs alimentaires sur le microbiote intestinal et le développement cérébral néonatal. Ce choix se justifie par la capacité à suivre précisément les interactions microbiote-système immunitaire dès la naissance grâce à des outils d'analyse avancés. Bien que simplifiée, la physiologie mu-rine offre une pertinence conceptuelle et souvent directe pour comprendre les mécanismes chez le nouveau-né humain. En pratique, la souris est indispensable : sa reproduction rapide permet d'obtenir de grandes portées pour suivre les effets à long terme d'une exposition nutritionnelle précoce, de la nais-sance à l'âge adulte. De plus, c'est l'espèce la mieux maîtrisée pour évaluer les fonctions co-gnitives et comportementales en milieu contrôlé. Ces avantages combinés garantissent une efficacité optimale dans la recherche tout en assurant une représentation physiologique fiable des processus biologiques humains. Le premier groupe sera suivi jusqu’à l’âge du sevrage, soit environ trois semaines. Cette période constitue la phase d’exposition aux additifs ; c’est également une fenêtre de développement où le microbiote intestinal et le cerveau sont particulièrement sensibles à l’environnement nutritionnel. Le second groupe sera suivi jusqu’au 18ème jour de vie. Cette période constitue la phase d’exposition aux additifs ; c’est également une fenêtre de développement où le microbiote intestinal et le système immunitaire sont modulés par l’environnement nutritionnel. Le troisième groupe sera maintenu dans les mêmes conditions jusqu’à l’âge adulte, l’exposition aux additifs étant limitée à la seule période néonatale. Ce suivi longitudinal permettra de vérifier si les éventuelles perturbations observées chez le jeune animal perdurent et influencent le comportement et l’état général à long terme. L’utilisation de ces deux stades est indispensable à la démarche scientifique : la période néonatale représente le moment critique de l’exposition alimentaire, tandis que l’évaluation à l’âge adulte est nécessaire pour mesurer l’existence d’effets différés.
Modèles de développement de tissus dérivés de la crête neurale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
Vouées à être mises à mort pour des études histologiques, biochimiques et génétiques, 8 160 souris mutantes et témoins vont être produites, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Chacune subit plusieurs contentions, une biopsie et trois à quatre injections, les souris porteuses de la mutation pouvant présenter une perte de poids et une posture anormale. Le bénéfice annoncé tient en une phrase, augmenter la connaissance sur les mécanismes moléculaires du développement de cellules que le résumé ne nomme pas. Rien n'appuie l'effectif de 8 160 souris au-delà de stratégies d'accouplement calculées d'après des expériences antérieures et d'un nombre déclaré "réduit à son minimum".
Objectifs
La quasi-totalité des cellules qui pigmentent la peau, des cellules du système nerveux sont issus d’une structure bien spécialisée dans l’embryon. Une anomalie de développement ou de maintien de cette structure conduisent à des maladies chez l’homme, dont les causes sont incomplètement caractérisées. Grace à la génération des modèles de souris génétiquement modifiées, le projet permettra de déterminer le rôle d’un nouveau mécanisme moléculaire à l'origine de ces maladies.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu du projet est d’augmenter la connaissance scientifique sur les mécanismes moléculaires impliqués au cours du développement des cellules d’intérêt.
Procédures
Plusieurs contentions, une biopsie (quelques secondes), des injections (entre 3 et 4 ; environ 5 sec) seront réalisées.
Impact sur les animaux
La contention et la biopsie peuvent provoquer un stress chez l’animal. La biopsie peut provoquer une légère douleur. Les différentes injections entraineront un stress et une douleur légère au point d’injection (chaque injection dure environ 5 sec). Les souris mutantes pourront présenter une perte de poids et une posture anormale.
Devenir
L'ensemble des animaux mutants et contrôles générés sont voués à être mis à mort pour études histologiques biochimique et génétique.
Remplacement
Le recours à l’utilisation d’un modèle animal est indispensable afin de comprendre comment les mutations d’intérêts impactent le développement des cellules d’intérêt, en particulier les cellules qui pigmentent la peau et les cellules du système nerveux. L'étude des mécanismes impliqués ne peut pas être réalisée uniquement en culture car elle nécessite des interactions entre les différents types cellulaires et doivent être mesurés chez l'animal.
Réduction
Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon des expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour réaliser au mieux nos expériences. Le nombre de souris est réduit à son minimum. Des tissus seront collectés après mise à mort afin d’approfondir les études moléculaires, cellulaires et génétiques. Chaque souris génèrera donc de nombreuses informations.
Raffinement
Les points limites définis dans le projet seront strictement appliqués et la douleur sera limitée à son maximum. Une grille de score adaptée à la procédure a été mise en place. Pour limiter les nuisances/effets indésirables dues aux injections une aiguille fine sera utilisée.
Choix des espèces
Les mécanismes impliqués dans la formation des cellules qui pigmentent la peau, des neurones et des cellules gliales sont très conservés entre l'homme et la souris. En particulier, les phénotypes observés dans ces cellules après délétion d’un grand nombre de gènes sont très similaires dans les deux espèces. De plus, il existe un ensemble d’outils nécessaires à l’étude de ces cellules qui ont été développés quasiment exclusivement chez la souris. Les stades choisis (jour 18.5 de développement embryonnaire, naissance, jour 4, jour 30) pour l’étude correspondent à des phases précises de leur développement.
Impact de la fibrose hépatique sur le développement de l’athérosclérose
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
Des lignées de souris génétiquement modifiées pour des gènes du métabolisme forment une partie des 2 736 souris utilisées dans ce projet, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le protocole associe un régime riche en graisses et en sucres, un traitement chimique qui déclenche la fibrose du foie, des injections dans le péritoine et dans une veine, une biopsie de l'oreille pour le génotypage et une mise à jeun de six heures. L'objet déclaré est de suivre chez la souris l'évolution simultanée des lésions du foie et des artères, les retombées annoncées pour les patients, dépistage, cibles de traitement, thérapie génique, restant au conditionnel et au long terme. Le porteur écrit que ces nuisances seront "prises en charge de manière adéquate" et que "le bien-être de l'animal depuis sa naissance jusqu'à sa mort sera pris en compte".
Objectifs
La maladie hépatique stéatosique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD) est une maladie chronique du foie très fréquente. Elle est notamment associée à l’obésité, au diabète de type 2, à des anomalies des lipides sanguins et à l’hypertension artérielle. Elle se caractérise initialement par une accumulation excessive de graisses dans le foie. Chez certaines personnes, elle peut évoluer vers une inflammation et des lésions des cellules du foie, puis vers une fibrose. Dans les formes les plus sévères, la fibrose peut conduire à une cirrhose ou à un cancer du foie. Les personnes atteintes de MASLD présentent également un risque accru de maladies cardiovasculaires, notamment d’athérosclérose. Celle-ci correspond à la formation progressive de dépôts dans la paroi des artères pouvant entraîner un rétrécissement et des complications cardiovasculaires graves. Ce risque semble particulièrement augmenté lorsque la maladie du foie s’accompagne d’une fibrose importante. Les mécanismes expliquant le lien entre fibrose hépatique et athérosclérose restent encore mal compris.L’objectif du projet est de développer un nouveau modèle chez la souris permettant d’étudier simultanément les atteintes du foie et des artères. Il permettra de déterminer si la fibrose hépatique participe au développement ou à l’aggravation de l’athérosclérose et d'identifier les mécanismes impliqués. Différentes conditions expérimentales seront utilisées. Les souris recevront soit une alimentation normale, soit une alimentation favorisant l’apparition de troubles métaboliques et de lésions du foie et des vaisseaux sanguins. Des interventions complémentaires permettront d’induire ou d’aggraver progressivement la fibrose hépatique. Certaines souris feront également l’objet d’une modification ciblée du fonctionnement du foie afin d'étudier le rôle de mécanismes biologiques spécifiques. L’état général et le poids des animaux seront surveillés régulièrement. Des prélèvements permettront d’étudier le sang, le foie et les vaisseaux sanguins. Les analyses porteront notamment sur les lésions du foie, l’inflammation, la fibrose, et la formation des plaques d’athérosclérose. Elles permettront également d’identifier les modifications biologiques associées à ces maladies. L’utilisation de souris est nécessaire car le projet vise à étudier les interactions entre plusieurs organes et l’évolution simultanée des maladies du foie et des vaisseaux sanguins dans un organisme vivant.
Bénéfices attendus
Le projet présente un impact direct chez l'Homme en mettant en avant le rôle clé de la fibrose du foie dans les maladies cardiovasculaires, première cause de décès des patients atteints de MASLD. En s’appuyant sur des modèles précliniques bien caractérisés et des cohortes humaines validées, il permettra 1) de mieux comprendre les mécanismes entre pathologie du foie et complications cardiovasculaires et d’identifier des biomarqueurs dans le sang qui pourraient aider aux stratégies de dépistage en clinique humaine ; 2) de tester de nouvelles cibles de traitement ciblant le foie pour prévenir ou limiter les maladies cardiovasculaires ; 3) d'explorer des approches innovantes de thérapie génique ciblant le foie, avec des applications potentielles à la médecine personnalisée. Ces avancées contribueront à réorienter les stratégies de traitement actuelles qui sont soit orientées sur le foie, soit sur le cœur, vers une approche globale tenant compte des interactions entre les organes, ce qui permettrait de mieux prendre en charge la santé cardiovasculaire.
Procédures
Biopsie à l'oreille : anesthésie gazeuse isoflurane, temps pour le prélèvement inférieur à 10 secondes. Prélèvement de sang à la queue : anesthésie gazeuse isoflurane , temps inférieur à 1 minute. Injection intrapéritonéale: anesthésie locale, temps d'injection inférieur à 10 secondes. Injection intraveineuse : anesthésie par spray xilocaïne 5%, temps d'injection inférieur à 10 secondes. Euthanasie des souris : anesthésie gazeuse isoflurane, disclocation cervicale temps < 1 seconde
Impact sur les animaux
Certaines procédures peuvent engendrer du stress : douleurs liées à la biopsie à l’oreille pour le génotypage ainsi que le marquage avec une bague (courte durée et léger), injections intrapéritonéales d’un composé chimique ou pharmacologique (modérée) ; Stress métabolique suite à une alimentation enrichie en graisses et en sucres (léger) ; stress lié à une mise à jeûn des animaux pendant 6h (léger). Toutes ces nuisances possibles seront prises en charge de manière adéquate et le bien-être de l’animal depuis sa naissance jusqu'à sa mort sera pris en compte grâce à un environnement contrôlé dépourvu de germes pathogènes, la présence d’abris et de jeux dans les cages, une surveillance quotidienne de l’état de santé des animaux par du personnel formé, et la prise en compte de tout signe physique de stress ainsi que de la hiérarchie sociale.
Devenir
A la fin de P1+P2/P3 +P4, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’impact de la fibrose hépatique sur le développement de l’athérosclérose dans un conteste métabolique qui met en jeu une communication inter-organes. Pour répondre à cette problématique, il sera utilisé des modèles de souris génétiquement modifiées pour des gènes du métabolisme mais également des procédures d'altération nutritionnelles de type régime riche en graisse associé à un traitement chimique qui va favoriser le développement de la fibrose hépatique. L'utilisation d'animaux vivants revêt donc un caractère de stricte nécessité avec le développement d’approches de physiologies intégrées. Concernant la nécessité de recourir à des méthodes alternatives, nous privilégions cette option quand elle est possible.
Réduction
Le nombre total d’animaux concernant les procédures de l’ensemble des protocoles de notre équipe sur les 5 ans à venir est estimé à 2736. Cette utilisation maximise les données obtenues de chaque animal, ce qui permet de limiter ou d'éviter l'utilisation subséquente d'animaux supplémentaires, et ce, sans pour autant compromettre le bien-être animal. La réduction du nombre d'animaux utilisés peut être obtenue par trois moyens principaux : 1.Optimisation des élevages : Éviter la production d'animaux inutiles. 2. Optimisation des groupes expérimentaux : Une prévision du nombre d’animaux total nécessaire par groupe sera réalisée pour respecter le principe des 3R à l’aide du site : https://eda.nc3rs.org.uk/experimental-design-group. 3. Formation adéquate : Assurer une bonne formation des personnes manipulant les animaux afin de maîtriser les gestes techniques et minimiser le stress des animaux. La maîtrise technique permet de réduire la variabilité inter-animale et, par conséquent, le nombre d'animaux nécessaires pour confirmer statistiquement un effet biologique
Raffinement
Les souris seront hébergées dans un environnement non anxiogène regroupant des conditions favorables à leur bien-être : 2 à 6 souris par cage, une alternance lumière/obscurité de 12 h/12 h, un accès permanent à la nourriture et à l’eau, ainsi qu’un enrichissement de l’habitat comprenant des abris et du matériel pour la confection de nids, favorisant l’expression des comportements naturels et la stimulation cognitive. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne, et un registre de suivi du bien-être sera tenu afin de garantir des conditions d’hébergement optimales. Lors de la mise sous régime, le changement de litière et des cages sera effectué deux fois par semaine pour maintenir un environnement propre et confortable. Toutes les procédures expérimentales seront réalisées selon les techniques les moins invasives possibles. L’utilisation d’anesthésiques et d’analgésiques adaptés, combinée à des manipulations douces et à l’habileté du personnel, contribuera à réduire le stress et l’inconfort des animaux. Les souris seront progressivement habituées aux manipulations et aux protocoles expérimentaux lorsque cela est possible. Des critères précis de points limites précoces seront définis et une surveillance rapprochée permettra de détecter rapidement tout signe de douleur, de détresse ou d’altération de l’état général. En cas de dépassement de ces critères, les animaux seront retirés de l’étude et euthanasiés conformément aux recommandations vétérinaires.
Choix des espèces
La souris offre de nombreux avantages pour la recherche en métabolisme et physiologie. Elles ont un temps de génération relativement court et peuvent développer des pathologies telles que l'obésité, l'insulino-résistance, la stéatohépatite non alcoolique, la fibrose et l’athérosclérose avec des caractéristiques similaires à celles observées chez l'homme. De plus, cette espèce permet de réaliser des manipulations génétiques. L'ensemble des procédures réalisées concerne le métabolisme, il sera donc nécessaire d'utiliser des souris adultes (de 2 à 6 mois). Par ailleurs, les protocoles ont été validés (publications) au sein du laboratoire sur des souris adultes et ce, en accord avec les 3R. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (8 sem). Les pathologies métaboliques recherchées sont des pathologies de l’adulte.
Etude du potentiel anti-inflammatoire d’une molecule dans un modele murin d’inflammation systemique et hepatique aigue
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Pour évaluer si une molécule inhibitrice des cyclophilines réduit l'inflammation, 288 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une injection intrapéritonéale de lipopolysaccharide bactérien déclenche chez elles une réaction inflammatoire générale et rapide, pouvant se traduire par une baisse d'activité, un aspect prostré et un hérissement du pelage, ainsi que par une atteinte inflammatoire du foie. Le porteur écrit que ces effets régressent spontanément en moins de vingt-quatre heures aux doses employées, et que des points limites ont été définis pour tuer par anticipation toute souris qui les atteindrait. Toutes sont tuées six ou vingt-quatre heures après l'injection, sous anesthésie générale profonde, pour prélever leur sang et leur foie.
Objectifs
L’inflammation joue un rôle important dans de nombreuses maladies, notamment les maladies du foie. Lorsqu’elle est excessive, elle peut aggraver les lésions des tissus et contribuer à la destruction des cellules. Il est donc important de développer de nouvelles approches permettant de mieux contrôler cette réponse inflammatoire. Des travaux récents ont montré que certaines protéines libérées par les cellules endommagées peuvent amplifier l’inflammation. Parmi elles, la cyclophiline A semble jouer un rôle important dans l’activation des cellules immunitaires et la production de molécules inflammatoires. L’objectif de ce projet est d’évaluer les propriétés anti-inflammatoires d'une molécule capable d’inhiber les cyclophilines, appelée InhCyp, chez la souris. Pour cela, une inflammation aiguë sera induite à l’aide d’une molécule bactérienne appelée LPS, classiquement utilisée dans les modèles expérimentaux d’inflammation. Les effets de l’InhCyp sur cette réponse inflammatoire seront ensuite étudiés grâce à des analyses sanguines et tissulaires réalisées à différents temps après l’administration du LPS.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer si une nouvelle molécule est capable de réduire l’inflammation chez la souris. Les résultats obtenus aideront à mieux comprendre certains mécanismes impliqués dans les réactions inflammatoires et le rôle joué par les cyclophilines dans ce processus. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques pour limiter l’inflammation excessive observée dans certaines maladies inflammatoires et du foie.
Procédures
Les animaux recevront une injection intrapéritonéale de LPS ou de son diluant (NaCl 0,9 %), et une injection intrapéritonéale d’InhCyp ou de son diluant ( (3 % DMSO et 30 % PEG400 dans l’huile de maïs). Chaque injection intrapéritonéale a une durée approximative de quelques secondes par animal. Les animaux seront mis à mort 6 heures ou 24 heures après l’administration de LPS. Des prélèvements sanguins et hépatiques seront réalisés sous anesthésie générale profonde afin de permettre les analyses nécessaires à l’évaluation de la réponse inflammatoire et des effets du traitement.
Impact sur les animaux
Les manipulations et administrations peuvent entraîner une contrainte légère et transitoire liée à la contention et aux injections. L’administration de LPS entraîne une réaction inflammatoire générale et rapide de l’organisme pouvant s’accompagner de signes cliniques transitoires tels qu’une diminution de l’activité, un aspect prostré, un hérissement du pelage. Ces effets apparaissent généralement dans les heures suivant l’administration et régressent spontanément en moins de 24 heures aux doses utilisées dans ce projet. L’évaluation de l’inflammation hépatique pourra également être associée à une atteinte hépatique inflammatoire modérée induite par le LPS. À ce jour, l’administration de l’InhCyp n’est pas associée à des effets indésirables connus aux doses utilisées. Par ailleurs, en raison de ses propriétés anti-inflammatoires attendues, ce composé pourrait limiter les effets inflammatoires induits par le LPS et ainsi améliorer l’état général des animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de faire un prélèvement de sang et du foie pour étudier les effets du LPS et de l'inhibiteur de cyclophilines.
Remplacement
Le recours à un modèle animal est indispensable pour étudier les effets anti-inflammatoires d’un inhibiteur de cyclophilines dans un contexte d’une réaction inflammatoire générale et rapide de l’organisme. En effet, il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant de reproduire la complexité de la réponse inflammatoire observée in vivo. Cette réponse met en jeu de multiples types cellulaires et mécanismes physiopathologiques interconnectés, incluant notamment la libération de cyclophiline A par les cellules lésées, la production par différentes cellules immunitaires de cytokines pro-inflammatoires (des protéines qui orchestrent la réponse immunitaire et inflammatoire), ainsi que le recrutement et l’activation de cellules inflammatoires circulantes dans les tissus. Les modèles in vitro ne permettent pas de reproduire l’ensemble de ces interactions cellulaires et systémiques, ni d’évaluer les effets intégrés du composé sur la réponse inflammatoire globale de l’organisme.
Réduction
Le nombre de souris a été déterminé afin de pouvoir mettre en évidence une différence d’environ 30 % de l'expression d’un marqueur de l’inflammation. Les données obtenues seront analysées à l’aide de méthodes adaptées afin de comparer les différents groupes.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en présence de papier kraft et de carrés de coton pour faire leur nid, ainsi que des maisonnettes et des dômes en cellulose. Par ailleurs, un suivi des souris sera réalisé en observant leur comportement et les indices pouvant suggérer une douleur. Des points limites ont été définis. Si un animal atteint l'un de ces points limites, il sera mis à mort de manière anticipée afin de prévenir toute souffrance.
Choix des espèces
La souris est une espèce largement utilisée dans les modèles expérimentaux d’inflammation systémique aiguë. Les modèles murins d’inflammation induite par le lipopolysaccharide (LPS) sont bien caractérisés et largement décrits dans la littérature scientifique. Ces modèles permettent de reproduire des mécanismes clés d'une réaction inflammatoire générale et rapide de l’organisme observée chez l’Homme, notamment l’activation de l’immunité innée, la production de cytokines pro-inflammatoires et le recrutement de cellules inflammatoires dans les tissus. La souris présente par ailleurs des caractéristiques physiologiques et immunologiques compatibles avec l’étude des mécanismes impliqués dans l’inflammation systémique et la réponse aux traitements pharmacologiques. Ce modèle est particulièrement adapté à l’étude du rôle des cyclophilines dans l’amplification de la réponse inflammatoire. L’utilisation de ce modèle permet également de disposer d’outils expérimentaux validés (marqueurs inflammatoires, analyses histologiques, données de référence), facilitant l’interprétation des résultats et leur comparaison avec les données existantes. Des souris jeunes adultes seront utilisées dans ce projet. Les animaux seront inclus dans les procédures expérimentales à partir de l’âge de 8 semaines, âge auquel le système immunitaire et les fonctions physiologiques sont matures tout en limitant les variations liées au vieillissement. L’utilisation de souris jeunes adultes est classiquement décrite dans les modèles murins d’inflammation systémique aiguë induite par le LPS et permet d’obtenir une réponse inflammatoire reproductible et homogène entre les animaux. Ce choix permet également de limiter la variabilité expérimentale liée au développement ou au vieillissement des animaux.
Évaluation in vivo (chez le rat) d’un implant antiadhérent pour la chirurgie de la hernie abdominale, élaboré par différentes techniques de fabrication avancées.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Comparer des mailles chirurgicales fabriquées par différentes techniques, avant leur passage vers le dispositif médical implantable, occupe 180 rats sur cinq ans. Tous sont tués au terme d'une période de suivi de 1, 4 ou 12 semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat subit une incision de l'abdomen sous anesthésie générale et l'implantation du matériau à tester, puis peut présenter une gêne abdominale les premiers jours, un gonflement de la cicatrice, un retard de cicatrisation ou une infection. Le porteur situe cette étape après l'épuisement des méthodes sans animaux non-humains et la présente comme "la validation finale des solutions les plus abouties", destinée à orienter la conception de futurs dispositifs chirurgicaux.
Objectifs
Après une chirurgie abdominale, il peut se former des adhérences, c’est-à-dire des zones où des organes internes se collent entre eux ou à la paroi de l’abdomen. Ces adhérences sont fréquentes et peuvent entraîner des douleurs durables, des blocages intestinaux ou la nécessité d’une nouvelle intervention chirurgicale. Malgré les progrès médicaux, il n’existe pas encore de solution totalement efficace pour prévenir ce phénomène. Lors de la réparation des hernies abdominales, des mailles chirurgicales sont utilisées pour renforcer la paroi. Si ces dispositifs améliorent les résultats de l’opération, leur contact avec les organes internes peut favoriser la formation d’adhérences. Il est donc important de développer de nouvelles mailles capables de limiter ce risque tout en restant sûres pour l’organisme. L’objectif de ce projet est d’évaluer, chez l’animal, plusieurs types de mailles chirurgicales conçues pour réduire la formation d’adhérences. Ces mailles diffèrent par leur conception et les matériaux utilisés. L’étude consiste à comparer leur comportement après implantation, notamment la formation d’adhérences et la réaction des tissus environnants, afin d’identifier les solutions les plus prometteuses. Le rat adulte est utilisé comme modèle d’étude car sa réaction à une chirurgie abdominale est comparable à celle observée chez l’être humain. Ce modèle permet d’étudier de façon fiable la cicatrisation et la tolérance des implants au fil du temps. À ce jour, aucune méthode alternative validée ne permet de reproduire ces phénomènes complexes sans recourir à un modèle animal. Ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche visant à améliorer les dispositifs chirurgicaux implantables et à favoriser le transfert des connaissances scientifiques vers la pratique clinique. À terme, ces travaux pourraient contribuer à réduire les complications après chirurgie abdominale, limiter le nombre de réinterventions et améliorer la qualité de vie des patients opérés de hernie.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif principal d’améliorer la prise en charge des patients opérés de l’abdomen en contribuant au développement de mailles chirurgicales capables de limiter la formation d’adhérences après une intervention. Les adhérences étant responsables de douleurs persistantes, de complications digestives et parfois de nouvelles opérations, leur prévention représente un bénéfice important pour les patients. Les résultats attendus permettront d’identifier les types de mailles les mieux tolérées par l’organisme et les plus efficaces pour réduire ces complications. Ces connaissances aideront à orienter le choix et la conception de futurs dispositifs chirurgicaux plus sûrs. Sur le plan scientifique, ce travail apportera de nouvelles informations sur la manière dont les tissus réagissent à la présence d’un implant après une chirurgie abdominale. Il contribuera à mieux comprendre les mécanismes de cicatrisation et les interactions entre les matériaux implantés et l’organisme vivant, dans des conditions proches de la réalité clinique. Ce projet s’inscrit également dans une démarche de recherche appliquée, visant à transformer les résultats scientifiques en améliorations concrètes pour la pratique médicale. Les données obtenues pourront servir de base au développement de dispositifs implantables innovants destinés à une utilisation chez l’être humain. À plus long terme, l’utilisation de mailles anti-adhérentes plus performantes pourrait améliorer la qualité de vie des patients, réduire le nombre de complications après chirurgie et limiter les coûts liés aux soins supplémentaires et aux réinterventions. Enfin, ce projet a été conçu dans le respect strict des principes des 3R. Le recours aux animaux est limité au strict nécessaire, les méthodes sont optimisées pour réduire leur nombre et les procédures sont adaptées afin de minimiser toute souffrance, tout en garantissant la qualité scientifique des résultats.
Procédures
Les animaux inclus dans ce projet subiront une seule intervention chirurgicale, réalisée dans des conditions strictement contrôlées afin de limiter au maximum la douleur et le stress. Tout d’abord, chaque rat sera placé sous anesthésie générale, ce qui signifie qu’il sera complètement endormi pendant toute la durée de l’intervention et ne ressentira aucune douleur. Une petite incision sera réalisée au niveau de l’abdomen afin de reproduire une situation chirurgicale comparable à celle observée lors d’une opération abdominale chez l’être humain. Le matériau à tester sera ensuite implanté selon une méthode standardisée. L’intervention est de courte durée et identique pour tous les animaux. Des traitements contre la douleur seront administrés avant et après la chirurgie afin de prévenir toute souffrance. Ces traitements sont adaptés à l’espèce animale et supervisés par un vétérinaire. Si nécessaire, des soins complémentaires pourront être apportés. Après l’intervention, les animaux seront surveillés quotidiennement. Ce suivi comprend l’observation de leur comportement général, de leur alimentation, de leur mobilité et de la cicatrisation de la plaie. Ces contrôles permettent de s’assurer du bon rétablissement des animaux et de détecter rapidement toute anomalie. Les manipulations sont limitées au strict nécessaire et réalisées sur des animaux éveillés, dans un environnement calme. À la fin de la période de suivi, les animaux seront mis à mort de manière rapide et indolore, conformément à la réglementation en vigueur. Cette étape est indispensable pour permettre l’examen des tissus et l’évaluation précise des effets du matériau implanté. Ces analyses ne peuvent pas être réalisées chez l’animal vivant. Chaque animal ne subira qu’une seule intervention chirurgicale au cours du projet. L’ensemble des procédures a été conçu pour réduire au maximum les contraintes imposées aux animaux, tout en permettant d’obtenir des résultats scientifiques fiables.
Impact sur les animaux
Comme toute étude impliquant une intervention chirurgicale, ce projet peut entraîner des effets indésirables chez les animaux. Ces effets sont attendus, connus et étroitement surveillés, et les procédures ont été conçues pour qu’ils restent modérés et temporaires. Après la chirurgie, les animaux peuvent ressentir une gêne ou un inconfort passager au niveau de l’abdomen. Cette gêne est principalement observée durant les premiers jours suivant l’intervention. Elle peut se traduire par une baisse temporaire de l’activité ou un comportement plus calme. Des traitements contre la douleur sont administrés de manière systématique afin de limiter ces effets. Une réaction locale autour de la zone opérée est également possible. Elle peut se manifester par un léger gonflement ou une sensibilité au niveau de la cicatrice. Ces réactions sont généralement transitoires et disparaissent spontanément au cours de la cicatrisation. Dans de rares cas, des complications liées à la chirurgie peuvent survenir, telles qu’un retard de cicatrisation ou une infection. Les animaux font l’objet d’une surveillance quotidienne attentive permettant de détecter rapidement toute anomalie. Si un problème est identifié, des soins adaptés sont mis en place immédiatement. Lorsque le bien-être de l’animal ne peut plus être garanti, une mise à mort anticipée et indolore est réalisée conformément aux règles éthiques. Une perte de poids légère et temporaire peut être observée chez certains animaux au cours de la phase de récupération. L’état général, l’alimentation et le comportement sont contrôlés régulièrement afin de s’assurer du bon rétablissement. La manipulation des animaux et la période de récupération peuvent également générer un stress passager. Celui-ci est limité par des manipulations douces, un environnement adapté et un suivi attentif par du personnel formé. L’ensemble de ces effets indésirables est pris en compte dès la conception du protocole. Les mesures mises en place (anesthésie adaptée, traitements contre la douleur, surveillance rapprochée et critères d’arrêt stricts) permettent de garantir que les nuisances restent limitées dans le temps et d’intensité modérée, dans le respect du bien-être animal et des principes éthiques en vigueur.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue de leur période expérimentale (1, 4 ou 12 semaines) afin de permettre l’évaluation macroscopique et histologique des adhérences ainsi que de la tolérance des implants. Les animaux présentant des signes de douleur ou de détresse non contrôlés seront euthanasiés avant la fin de la période expérimentale, conformément aux critères d’arrêt définis dans le protocole.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer si un implant chirurgical permet de réduire la formation d’adhérences après une chirurgie abdominale. Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’observer ce qui se passe dans un organisme vivant après une opération : la réaction des tissus, l’inflammation, la cicatrisation et les interactions entre les organes internes et le matériau implanté. Avant de recourir à l’animal, des méthodes alternatives ont déjà été utilisées. Des essais en laboratoire, réalisés sur des cellules ou des modèles artificiels, ainsi que des analyses informatiques, ont permis d’étudier les propriétés des matériaux (composition, solidité, compatibilité avec les cellules). Ces étapes préalables ont servi à écarter les matériaux non adaptés et à ne retenir que les solutions les plus prometteuses. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de reproduire la complexité d’un abdomen après une chirurgie. Elles ne peuvent pas simuler l’interaction simultanée entre plusieurs organes, les mouvements internes, la réponse inflammatoire globale ni la formation réelle d’adhérences, qui sont des phénomènes dynamiques se développant dans le temps. À ce jour, il n’existe pas de méthode alternative validée permettant d’évaluer de façon fiable la formation d’adhérences après une chirurgie dans des conditions comparables à celles rencontrées chez l’être humain. Le recours à un modèle animal reste donc indispensable pour cette étape précise de la recherche, avant toute application chez l’Homme. Le rat a été choisi car il s’agit d’un modèle largement utilisé et reconnu pour l’étude des adhérences post-chirurgicales. Il permet d’obtenir des informations pertinentes tout en limitant le nombre d’animaux utilisés et en réduisant les contraintes imposées, comparativement à des modèles de plus grande taille. Ainsi, l’utilisation de l’animal intervient uniquement après l’exploitation complète des méthodes alternatives disponibles et se limite à la validation finale des solutions les plus abouties.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé dans ce projet a été soigneusement calculé afin d’obtenir des résultats fiables tout en limitant au strict nécessaire le recours aux animaux. Ce calcul repose sur les données disponibles issues d’études similaires et sur des essais préalables, permettant d’éviter l’utilisation d’animaux en nombre excessif. Seules les versions les plus prometteuses des implants sont testées chez l’animal. Les solutions moins performantes ont été écartées en amont grâce à des tests réalisés en laboratoire, ce qui permet d’éviter des expérimentations animales inutiles. Chaque animal contribue à plusieurs types d’observations au cours de l’étude. Les mêmes animaux sont suivis dans le temps et fournissent différentes informations (état général, cicatrisation, observations internes après la fin du suivi). Cette approche permet de maximiser les données recueillies sans augmenter le nombre d’animaux. Lorsque cela est possible, le suivi des animaux est réalisé sur la durée, sans intervention supplémentaire, afin d’éviter des mises à mort intermédiaires. Les groupes d’animaux sont constitués de manière équilibrée afin de limiter les différences non liées au traitement étudié et d’améliorer la qualité des comparaisons. Enfin, l’organisation rigoureuse des procédures (conditions chirurgicales maîtrisées, soins adaptés, surveillance attentive) permet de réduire le risque de complications et donc d’éviter la perte inutile d’animaux. Des critères d’arrêt clairs sont définis afin de garantir le bien-être des animaux tout en assurant la qualité scientifique du projet.
Raffinement
Toutes les interventions prévues dans ce projet sont conçues afin de limiter au maximum la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Lors de la chirurgie, les animaux sont entièrement endormis grâce à une anesthésie générale adaptée. Des traitements contre la douleur sont administrés avant et après l’intervention afin de prévenir toute souffrance. Les protocoles utilisés suivent les recommandations officielles et sont validés par un vétérinaire. Les interventions chirurgicales sont réalisées par du personnel formé et expérimenté, dans des conditions d’hygiène strictes. Cela permet de réduire les risques de complications et d’assurer une récupération plus rapide. Après l’opération, les plaies sont contrôlées régulièrement jusqu’à leur complète cicatrisation. L’état de santé et le bien-être des animaux sont surveillés quotidiennement à l’aide de critères simples et visibles, tels que le comportement, l’activité, l’alimentation, le poids et l’aspect général. Cette surveillance permet de détecter rapidement toute douleur ou signe de malaise et d’adapter les soins si nécessaire. Des critères d’arrêt clairement définis sont appliqués. Si un animal présente une souffrance qui ne peut pas être soulagée de manière satisfaisante, il est mis à mort de façon anticipée et indolore afin d’éviter toute détresse prolongée. En dehors des procédures expérimentales, les animaux sont hébergés dans un environnement adapté et enrichi, comprenant des abris et des matériaux de nidification. Les conditions de logement (température, lumière, calme) sont contrôlées pour répondre aux besoins de l’espèce. Les manipulations sont réalisées avec douceur afin de limiter le stress. Lorsque la mise à mort des animaux est nécessaire à la fin de l’étude, elle est réalisée rapidement et sans douleur, selon des méthodes autorisées et encadrées par la réglementation. L’ensemble de ces mesures de raffinement permet de réduire au minimum l’impact du projet sur les animaux, tout en garantissant la qualité et la fiabilité des résultats scientifiques.
Choix des espèces
Le rat a été choisi pour ce projet car il s’agit d’un modèle largement utilisé et reconnu pour l’étude des complications survenant après une chirurgie abdominale, en particulier la formation d’adhérences. De nombreux travaux scientifiques ont montré que les réactions observées chez le rat après ce type de chirurgie sont comparables à celles observées chez l’être humain, notamment en ce qui concerne l’inflammation et la cicatrisation. La structure et le fonctionnement de la cavité abdominale du rat permettent de reproduire de manière fiable les interactions entre les organes internes et les matériaux implantés. Cela rend ce modèle particulièrement adapté pour évaluer l’efficacité et la tolérance de dispositifs chirurgicaux destinés à être utilisés chez l’Homme. Le choix du rat représente également un compromis éthique approprié. Il permet de réaliser des gestes chirurgicaux précis tout en limitant le nombre d’animaux utilisés et en évitant le recours à des espèces de plus grande taille, qui ne seraient pas justifiées à ce stade du développement du dispositif. Seuls des rats adultes seront utilisés dans cette étude. À ce stade de développement, les animaux présentent une maturité physiologique complète, avec des mécanismes de défense, d’inflammation et de cicatrisation stables. Cela garantit des résultats fiables et comparables entre les animaux. L’utilisation d’animaux plus jeunes n’est pas adaptée, car leur croissance rapide pourrait modifier la cicatrisation et fausser les observations. À l’inverse, des animaux plus âgés pourraient présenter une récupération plus lente ou des problèmes de santé susceptibles d’interférer avec l’étude. Le choix de rats adultes permet également de garantir une meilleure tolérance à l’anesthésie et à la chirurgie, ainsi qu’une manipulation plus sûre et plus douce. Ce choix contribue ainsi à assurer à la fois la qualité scientifique des résultats et le respect du bien-être animal.
Elevage et maintien de lignées de souris transgéniques et syngéniques exprimant différent transgènes
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Au sevrage, à partir de 21 jours, chaque jeune souris subit l'amputation d'un fragment de queue de moins de 5 mm pour le génotypage, sans anesthésie générale, une crème anesthésiante étant appliquée avant le geste. 1 920 souris de lignées transgéniques sont utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour l'élevage et le maintien de ces lignées destinées à des travaux sur les maladies du foie. Le porteur décrit les effets de l'amputation comme "généralement de courte durée et sans conséquence durable", tout en prévoyant la mise à mort de toute souris qui perd plus de 15 % de son poids ou dont l'état général reste altéré. Le devenir déclaré porte 1 920 souris tuées, alors que le texte annonce la conservation d'un nombre limité d'entre elles pour la reproduction, les autres pouvant partir vers d'autres projets autorisés ou être tuées.
Objectifs
Le projet vise à mieux comprendre certains mécanismes impliqués dans les maladies du foie, en particulier celles liées au métabolisme et à l’inflammation. Pour cela, des souris présentant des modifications ciblées seront utilisées afin d’étudier le rôle de certaines protéines dans le fonctionnement du foie. Ces travaux permettront d’analyser comment ces protéines influencent l’inflammation, les lésions du foie et leur évolution au cours de la maladie. Les animaux pourront être soumis à des régimes alimentaires spécifiques reproduisant certaines conditions observées chez l’humain. Le projet permettra également d’explorer les liens entre l’intestin et le foie, notamment en étudiant le rôle des bactéries intestinales dans ces maladies. Les animaux feront l’objet d’un suivi régulier afin de s’assurer de leur bon état de santé. Toute altération entraînera une prise en charge adaptée et, si nécessaire, un arrêt anticipé de l’étude afin de limiter toute souffrance. Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum nécessaire. Les méthodes seront optimisées pour limiter l’inconfort, et des approches alternatives seront utilisées chaque fois que possible en complément des expériences chez l’animal. Ces recherches visent à améliorer les connaissances sur les maladies du foie et à contribuer au développement de nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le maintien de ces lignées de souris permettra à notre équipe de disposer de modèles fiables pour étudier le rôle de certaines protéines dans le fonctionnement du foie. Ces travaux visent à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans les maladies du foie, notamment celles liées à l’alimentation, à l’inflammation et au développement de tumeurs. Ils permettront également d’étudier les interactions entre l’intestin et le foie, ainsi que le rôle des bactéries intestinales dans ces maladies. Les résultats attendus permettront d’identifier de nouveaux indicateurs utiles pour le diagnostic et de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l’apparition et l’évolution des maladies du foie. À plus long terme, ces recherches pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies de prévention et de traitement. Le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire et les conditions expérimentales seront adaptées afin de réduire au maximum leur inconfort, conformément aux principes éthiques en vigueur.
Procédures
Un prélèvement sera réalisé sur les jeunes souris au moment du sevrage (à partir de 21 jours d'âge) afin de déterminer leur génotype et d'assurer le bon maintien des lignées. Ce prélèvement consiste en l'amputation d'un fragment de queue inférieur à 5 mm, permettant d'obtenir une quantité d'ADN suffisante pour les analyses de génotypage. La procédure est réalisée par du personnel formé et expérimenté. Elle nécessite une contention brève de l'animal et dure généralement moins d'une minute par souris. Le prélèvement est effectué à l'aide de matériel adapté et désinfecté afin de limiter les risques de douleur, de saignement et d'infection. Les animaux sont ensuite remis dans leur cage d'origine et font l'objet d'une surveillance particulière afin de détecter toute complication locale éventuelle. Compte tenu du caractère très bref et peu invasif de la procédure, aucune anesthésie générale n'est prévue. Une anesthésie locale par application d'une crème anesthésiante à base de lidocaïne et de prilocaïne (EMLA®) sera réalisée avant le prélèvement conformément aux procédures en vigueur dans l'établissement. Toutes les précautions seront prises pour limiter au maximum l'inconfort des animaux.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés dans ce projet sont destinés uniquement à l’élevage et au maintien des lignées. Aucun phénotype dommageable particulier n’est attendu dans les conditions d’élevage décrites et aucun effet indésirable majeur lié aux caractéristiques génétiques des lignées n’est anticipé. La seule procédure réalisée sur les animaux est le génotypage au moment du sevrage, nécessitant le prélèvement d’un fragment de queue inférieur à 5 mm. Cette intervention peut entraîner une douleur légère et transitoire au moment du prélèvement, ainsi qu’un faible risque de saignement, d’inflammation locale ou de retard de cicatrisation. Ces effets sont généralement de courte durée et sans conséquence durable sur le bien-être des animaux. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par le personnel de l’animalerie et d’un suivi régulier par les expérimentateurs. Une attention particulière sera portée dans les jours suivant le prélèvement afin de détecter toute complication éventuelle au niveau du site de biopsie. Les animaux seront également observés afin de détecter tout signe d’altération de l’état général, de douleur ou de stress. Si un animal présente une complication liée au génotypage, une perte de poids significative, une diminution de l’activité, une altération de l’état général ou tout autre signe de souffrance, des mesures adaptées seront mises en œuvre immédiatement. En cas d’atteinte d’un point limite précoce défini par la grille de surveillance de l’établissement, l’animal sera retiré de la procédure et mis à mort de manière humanitaire afin d’éviter toute souffrance inutile. Toute utilisation future de ces animaux dans un cadre expérimental fera l’objet d’une demande d’autorisation spécifique
Devenir
Après vérification de leurs génotypes, un nombre limité de souris sera conservé afin d’assurer la reproduction et le maintien des lignées. Les autres animaux ne seront pas gardés pour l’élevage. Ils pourront être utilisés dans d’autres projets de recherche autorisés ou, si nécessaire, être euthanasiés. Le choix des animaux conservés sera réalisé par les responsables du projet, en lien avec le personnel de l’animalerie.
Remplacement
Le remplacement complet des souris par des méthodes alternatives (comme des cultures de cellules ou des modèles informatiques) n’est pas possible dans ce projet. En effet, l’objectif est d’étudier des interactions complexes entre plusieurs organes, notamment entre l’intestin et le foie, ainsi que le rôle des bactéries naturellement présentes dans l’organisme. Ces phénomènes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable en dehors d’un organisme vivant. L’utilisation de ces modèles animaux est donc nécessaire pour répondre aux objectifs du projet.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire pour assurer le maintien des lignées. La reproduction sera organisée de manière à éviter la production d’animaux en excès. Des méthodes de conservation à long terme (comme la congélation de matériel biologique) seront également utilisées afin de limiter l’élevage sur la durée du projet. Sur l’ensemble du projet (5 ans), le nombre total d’animaux est estimé au maximum à environ 2000 souris. Seul le nombre d’animaux indispensable au maintien des lignées sera conservé. Les animaux supplémentaires pourront être utilisés dans d’autres projets de recherche autorisés ou, si nécessaire, être euthanasiés. Une vérification sera réalisée chez les jeunes animaux afin de s’assurer qu’ils présentent bien les génotypes attendues..
Raffinement
Toutes les mesures seront mises en œuvre pour garantir le bien-être des animaux et limiter leur inconfort. Les souris seront hébergées dans des conditions adaptées, avec du matériel d’enrichissement leur permettant de se cacher et de construire un nid. Les paramètres d’élevage (température, humidité, cycle lumineux, alimentation et abreuvement) seront contrôlés et conformes aux recommandations en vigueur. Les animaux seront observés quotidiennement par le personnel qualifié afin de vérifier leur état de santé et de détecter rapidement tout signe de malaise ou de stress. Leur poids sera suivi régulièrement. Une attention particulière sera portée à l’état général des animaux, à leur comportement, à leur activité locomotrice, à la prise alimentaire et hydrique ainsi qu’à l’aspect du site de prélèvement réalisé pour le génotypage. Les manipulations seront réalisées par du personnel formé, en limitant leur durée et leur fréquence afin de réduire le stress. Des points limites précoces seront appliqués afin d’éviter toute souffrance inutile. Tout animal présentant une perte de poids supérieure à 15 % par rapport à son poids de référence, une altération persistante de l’état général, une diminution marquée de l’activité, des signes de douleur ou de détresse, une absence prolongée de prise alimentaire ou hydrique, une blessure non cicatrisante, une infection ou une complication persistante au niveau du site de prélèvement fera l’objet d’une évaluation immédiate. Si l’état de l’animal ne peut être rapidement amélioré ou si un point limite précoce défini par la grille de surveillance de l’établissement est atteint, l’animal sera retiré de la procédure et mis à mort de manière humanitaire conformément aux procédures en vigueur dans l’établissement. L’ensemble du projet est conçu pour réduire au maximum l’inconfort des animaux et assurer leur prise en charge dans le respect des règles éthiques et réglementaires.
Choix des espèces
La souris est utilisée dans ce projet car elle constitue un modèle adapté pour étudier le fonctionnement du foie et certaines maladies humaines. Elle permet notamment d’analyser le rôle de certains facteurs dans l’organisme ainsi que les interactions entre différents organes, comme l’intestin et le foie. La reproduction est réalisée uniquement avec des animaux adultes, âgés d’au moins deux mois.
Élevage et maintien de lignées de souris génétiquement modifiées utilisées pour l’étude des mécanismes de développement des maladies du foie et du cancer hépatique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Les deux lignées maintenues dans ce projet développent spontanément un cancer du foie à un âge précoce, l'une portant un gène qui en favorise l'apparition. 960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour un projet qui se limite à élever et conserver ces lignées, toute expérimentation ultérieure devant faire l'objet d'une autre demande. Le génotypage prélève moins de 5 mm au bout de la queue avant l'âge de douze jours, sous crème anesthésiante et sans anesthésie générale, et le porteur indique que les tumeurs du foie peuvent apparaître entre 6 et 12 mois avec perte de poids, baisse d'activité, posture anormale et signes de douleur, les souris étant tuées dès la suspicion forte de tumeur. Le champ structuré du devenir annonce 960 mises à mort, tandis que la narration prévoit qu'une partie sera conservée pour le renouvellement des lignées et que les autres seront tuées ou "réutilisés dans le cadre d'un autre projet dûment autorisé".
Objectifs
Le projet a pour objectif d’assurer le maintien de deux lignées de souris génétiquement modifiées. Ces souris développent spontanément un cancer du foie à un âge précoce. L’une des lignées exprime un gène favorisant l’apparition du cancer, tandis que l’autre exprime en plus une protéine susceptible de moduler l’inflammation et le stress cellulaire. Ce projet concerne uniquement l’élevage et la conservation de ces lignées, notamment en vue de leur préservation à long terme ou de futures études scientifiques. Toute expérimentation ultérieure fera l’objet d’une demande d’autorisation spécifique. Ce travail s’inscrit dans les recherches de notre équipe visant à mieux comprendre les mécanismes du cancer du foie et à évaluer le rôle potentiel de cette protéine dans son développement.
Bénéfices attendus
Le maintien de ces lignées de souris permettra à notre équipe de disposer de modèles fiables pour mieux comprendre le développement du cancer du foie. Ces modèles aideront à étudier le rôle d’une protéine susceptible d’influencer l’apparition et l’évolution de la maladie. À terme, ces travaux pourraient contribuer à identifier de nouveaux outils pour mieux diagnostiquer ce cancer et à explorer de nouvelles pistes de traitement. L’objectif est d’améliorer les connaissances sur les mécanismes du cancer du foie afin de favoriser le développement de stratégies thérapeutiques plus efficaces.
Procédures
La première portée de chaque couple sera testée afin de vérifier que les petits possèdent bien les caractéristiques génétiques attendues. Ce contrôle sera réalisé avant l’âge de 12 jours (généralement vers 8 jours). Il consistera en un très petit prélèvement à l’extrémité de la queue (moins de 5 mm), permettant d’analyser l’ADN et de confirmer le statut génétique des animaux. Ce geste est rapide et permet d’obtenir une quantité suffisante de matériel pour effectuer les analyses nécessaires. La procédure sera réalisée par du personnel formé et expérimenté. Elle nécessite une contention brève de l'animal et dure généralement moins d'une minute par souris. Le prélèvement est effectué à l'aide de matériel adapté et désinfecté afin de limiter les risques de douleur, de saignement et d'infection. Les animaux sont ensuite remis dans leur cage d'origine et font l'objet d'une surveillance particulière afin de détecter toute complication locale éventuelle. Compte tenu du caractère très bref et peu invasif de la procédure, aucune anesthésie générale n'est prévue. Une anesthésie locale par application d'une crème anesthésiante à base de lidocaïne et de prilocaïne (EMLA®) sera réalisée avant le prélèvement conformément aux procédures en vigueur dans l'établissement. Toutes les précautions seront prises pour limiter au maximum l'inconfort des animaux.
Impact sur les animaux
Chez certaines souris de ce projet, des tumeurs hépatiques peuvent apparaître entre 6 et 12 mois d’âge. Il s’agit du principal effet indésirable attendu. Le développement tumoral peut s’accompagner d’une altération progressive de l’état général, incluant une perte de poids, une diminution de l’activité, une baisse de la prise alimentaire et hydrique, une posture anormale, ainsi que des signes de douleur ou d’inconfort. Ces manifestations sont susceptibles de s’aggraver avec la progression de la maladie. Les animaux seront surveillés régulièrement par observation et examen afin de détecter précocement tout signe clinique évocateur de développement tumoral ou de détérioration de l’état général. Par mesure de précaution et de raffinement, les souris seront euthanasiées dès la suspicion forte ou la confirmation clinique de tumeur afin de limiter l’inconfort. Par ailleurs, les interventions liées au maintien des lignées, notamment le génotypage, consistent en un prélèvement d’un fragment terminal de queue au moment du sevrage. Cette procédure peut entraîner une douleur légère et transitoire au moment du prélèvement, ainsi qu’un risque limité de saignement, d’inflammation locale ou de retard de cicatrisation. Ces effets seront généralement de courte durée et sans conséquence durable sur le bien-être des animaux. Les souris ne présentant pas le facteur favorisant le cancer ne développent pas d’effet indésirable particulier dans les conditions d’élevage décrites.
Devenir
Après vérification des caractéristiques génétiques, une partie des animaux sera conservée pour assurer le renouvellement et le maintien des lignées. Les autres animaux seront soit euthanasiés selon les procédures en vigueur, soit réutilisés dans le cadre d’un autre projet dûment autorisé, en fonction des besoins de l’établissement et des possibilités de réutilisation. La décision de conservation ou de réutilisation sera prise par le responsable du projet en concertation avec le personnel de l’animalerie.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer complètement l’utilisation de souris par des méthodes alternatives réalisées en laboratoire ou par informatique. En effet, le développement du cancer du foie dépend d’interactions complexes entre différents types de cellules et de leur environnement dans l’organisme entier. Ces phénomènes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable à l’aide de cultures cellulaires ou de modèles informatiques. L’étude nécessite donc un modèle animal permettant d’observer l’évolution de la maladie dans un organisme vivant.
Réduction
Le nombre d’animaux sera strictement limité au minimum nécessaire pour assurer le maintien des lignées. Les reproductions seront planifiées afin d’éviter la naissance d’un nombre excessif de souris et de limiter autant que possible celles susceptibles de développer des tumeurs. Seuls les animaux indispensables au maintien des lignées seront conservés. Afin de réduire encore le nombre d’animaux élevés à l’avenir, du matériel reproductif (embryons ou spermatozoïdes) sera conservé à très basse température. Cette méthode permettra de préserver les lignées sans avoir à maintenir en permanence un grand nombre de souris.
Raffinement
Les souris seront observées chaque jour afin de surveiller leur état général. La présence éventuelle de tumeurs sera recherchée régulièrement par un examen simple et non douloureux. Des points limites précoces sont définis afin de prévenir toute souffrance inutile. Ils incluent notamment une perte de poids significative, une altération de l’état général, une diminution de l’activité, une posture anormale, une baisse de la prise alimentaire ou hydrique, ou tout signe de douleur ou de détresse. Toute atteinte de ces critères entraînera une évaluation immédiate de l’animal et, si nécessaire, sa mise à mort humanitaire. Dès qu’une tumeur est détectée ou fortement suspectée, l’animal sera euthanasié afin d’éviter toute douleur, stress ou inconfort. Lorsque des analyses complémentaires seront nécessaires, des méthodes non invasives, telles que la collecte de fèces ou d’urine, sont privilégiées. Les souris sont hébergées dans des conditions adaptées et enrichies afin de favoriser leur bien-être tout au long du projet.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle permet d’étudier de manière fiable le développement des tumeurs du foie, avec des mécanismes proches de ceux observés chez l’homme. Les lignées utilisées permettent de reproduire l’apparition de tumeurs de façon contrôlée, ce qui aide à mieux comprendre la maladie et à tester de nouvelles stratégies de prévention ou de traitement.
Étude de l’impact d’une protéine humaine sur le développement du cancer colorectal associé à une inflammation chronique de l’intestin
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
130 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection unique d'une substance chimique qui initie le développement tumoral, une substance dans l'eau de boisson pour modifier leur flore intestinale, une administration orale d'une suspension de micro-organismes intestinaux, et des prélèvements de sang et de matières fécales. Le porteur décrit une diarrhée parfois hémorragique, une perte de poids, des douleurs abdominales et une déshydratation lors des phases d'induction de l'inflammation, puis une altération progressive de l'état général à mesure que les lésions tumorales du côlon apparaissent. Les bénéfices sont renvoyés au long terme, sous forme de "nouvelles pistes" de prévention du cancer du côlon chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin, tandis que les atteintes décrites, elles, sont au programme.
Objectifs
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique, provoquent une inflammation durable de la paroi intestinale et augmentent le risque de développer un cancer du côlon. Les micro-organismes naturellement présents dans l’intestin jouent un rôle important dans ce processus : certains déséquilibres peuvent favoriser l’inflammation et le développement de tumeurs, tandis que d’autres peuvent contribuer à protéger l’intestin. Ce projet vise à étudier le rôle d’une protéine humaine impliquée dans le contrôle de l’inflammation et dans les interactions entre l’organisme et les micro-organismes intestinaux. Des résultats préliminaires suggèrent que cette protéine pourrait limiter l’inflammation et réduire le risque de cancer du côlon. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes biologiques impliqués dans cette protection et de déterminer si les effets observés sont liés aux modifications des micro-organismes intestinaux. Pour cela, un modèle de souris reproduisant le développement progressif d’un cancer du côlon associé à une inflammation chronique de l’intestin sera utilisé.
Bénéfices attendus
Le projet vise à mieux comprendre le lien entre les micro-organismes présents dans l’intestin, l’inflammation chronique et le développement du cancer du côlon. Il permettra d’évaluer si une protéine humaine impliquée dans la régulation de l’inflammation joue un rôle protecteur contre le développement de ce cancer, et d’identifier les mécanismes associés aux bactéries intestinales, au métabolisme ou au système immunitaire qui pourraient constituer de nouvelles pistes pour des stratégies de prévention ou de prise en charge. Le projet cherchera également à déterminer si cet effet protecteur peut être transmis en modifiant les micro-organismes intestinaux. À long terme, ces résultats pourraient contribuer au développement de nouvelles approches pour prévenir le cancer du côlon chez les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
Procédures
Les animaux seront soumis à une série d’interventions non chirurgicales visant à étudier le développement d’un cancer du côlon associé à une inflammation intestinale. Ces interventions comprennent une injection unique d’une substance chimique destinée à initier le développement tumoral, l’administration orale d’une substance destinée à modifier les micro-organismes intestinaux (administrée dans l’eau de boisson sur des périodes limitées et définies), une administration orale unique d’une suspension de micro-organismes intestinaux, ainsi que des prélèvements de sang et de matières fécales. Les administrations orales seront réalisées selon un calendrier expérimental défini comprenant plusieurs cycles sur une période de quelques semaines à quelques mois. Les prélèvements de sang seront effectués à un nombre limité de reprises à l’aide de techniques couramment utilisées chez la souris, et les prélèvements de matières fécales seront réalisés de manière non invasive. Aucune intervention chirurgicale n’est prévue. À l’issue de l’étude ou lors de l’atteinte des critères définis, les animaux seront mis à mort afin de permettre l’analyse des tissus.»
Impact sur les animaux
Le modèle utilisé peut entraîner une inflammation intestinale se traduisant par une diarrhée, parfois hémorragique, une perte de poids, une altération de l’état général, une diminution de l’activité, des douleurs abdominales et une déshydratation en cas d’atteinte plus sévère. Ces effets sont principalement observés lors des phases d’induction de l’inflammation. L’injection intrapéritonéale de la substance chimique utilisée pour initier le modèle peut provoquer un stress transitoire lié à la contention et à l’injection. Les administrations par voie orale réalisées dans le cadre des transplantations peuvent également entraîner un stress bref et, de manière exceptionnelle, un risque de fausse route. À plus long terme, le développement de lésions tumorales colorectales peut entraîner une altération progressive de l’état général, associée à une perte de poids, une diminution de l’activité et des signes de fatigue ou d’inconfort.»
Devenir
À l’issue des procédures expérimentales, l’ensemble des animaux sera euthanasié afin de permettre la collecte des tissus nécessaires aux analyses prévues dans le projet. Aucun animal ne sera maintenu en vie après la phase expérimentale, la finalité scientifique reposant sur l’étude tissulaire post-mortem.
Remplacement
Le projet vise à étudier comment la protéine REG3A protège contre le cancer du côlon associé à l’inflammation. Ce processus implique des interactions complexes entre l’intestin, le système immunitaire, le microbiote et les tissus environnants. Les méthodes in vitro (cellules en culture ou organoïdes) ou les simulations informatiques ne permettent pas de reproduire cette complexité ni d’étudier la progression de la maladie dans un organisme entier. Le modèle de souris utilisé permet d’observer toutes ces interactions dans un contexte vivant et de tester de manière fiable l’effet de REG3A sur la prévention et la progression des lésions intestinales. Les expériences animales sont donc indispensables pour atteindre les objectifs du projet, aucun modèle alternatif ne permettant actuellement de répondre à ces questions..
Réduction
Le nombre de souris utilisé a été déterminé à l’aide de logiciels de calcul statistique adaptés, afin de garantir la robustesse des analyses tout en utilisant le plus petit nombre d’animaux possible. Cette approche permet d’obtenir des résultats fiables tout en respectant le principe de réduction. Les animaux seront utilisés de manière optimisée, notamment par la réalisation de plusieurs analyses sur les mêmes individus lorsque cela est possible, afin d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. L’ensemble des conditions expérimentales est standardisé afin de limiter les variations biologiques non pertinentes et de réduire ainsi le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.
Raffinement
Toutes les procédures sont conçues pour réduire au maximum le stress et l’inconfort des souris tout en permettant d’obtenir des résultats scientifiques fiables. Les animaux sont observés chaque jour, y compris les week-ends et jours fériés, afin de détecter précocement tout signe de douleur, de malaise ou d’altération de l’état général (perte de poids, comportement anormal, isolement, poil hérissé). L’évaluation du bien-être repose sur une grille de points limites définie permettant une appréciation objective de l’état des animaux et la mise en œuvre de mesures adaptées en cas d’atteinte de ces critères. Les manipulations nécessaires (pesées, prélèvements ou autres gestes techniques) sont réalisées par du personnel formé, de manière rapide et avec un minimum de contention afin de limiter le stress. Les animaux sont hébergés dans des cages enrichies afin de favoriser les comportements naturels et améliorer leur bien-être.
Choix des espèces
Les souris ont été choisies car elles sont largement utilisées en recherche biomédicale et permettent de reproduire de manière fiable les mécanismes impliqués dans le développement du cancer du côlon associé à une inflammation intestinale. Leur homogénéité génétique limite la variabilité individuelle et facilite les comparaisons entre groupes expérimentaux. Le modèle utilisé reproduit des caractéristiques proches de la maladie humaine, notamment l’inflammation chronique de l’intestin et le développement progressif de lésions tumorales. L’étude est réalisée sur des animaux jeunes adultes, chez lesquels l’organisme et le microbiote intestinal sont stabilisés, ce qui garantit des conditions expérimentales reproductibles et pertinentes pour l’analyse des mécanismes étudiés.
Comprendre comment un dérèglement de la lecture des gènes peut perturber l’immunité et favoriser l’inflammation.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
Une paralysie partielle ou complète des membres postérieurs, une diarrhée avec douleur viscérale, une perte de poids importante : ces états déclenchent la mise à mort immédiate des souris qui les atteignent. 2 016 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère. Elles reçoivent jusqu'à trois administrations en sept jours pour provoquer une inflammation du système nerveux central, ou une injection unique pour provoquer une inflammation du côlon, et sont suivies quarante à soixante jours avec des pesées au moins quotidiennes. Le projet porte sur une protéine, Cbx5, dont le dérèglement aggrave ces deux inflammations chez les souris porteuses de la modification génétique, le porteur annonçant à terme des traitements adaptés "aux particularités de chaque patient".
Objectifs
Les maladies auto-immunes et inflammatoires, comme la sclérose en plaques ou certaines maladies intestinales, touchent de plus en plus de personnes dans le monde. Malgré les progrès de la médecine, les traitements actuels ne sont pas toujours efficaces. Pour mieux les combattre, il est crucial de comprendre comment ces maladies se développent au niveau des cellules et des mécanismes internes du corps. Les études menées sur des animaux, comme les souris, permettent de reproduire certaines caractéristiques de ces maladies chez l’humain. Cela aide les chercheurs à tester de nouvelles pistes thérapeutiques avant de les appliquer aux patients. Notre projet vise à étudier le rôle d’une protéine spécifique, appelée Cbx5, qui pourrait influencer le fonctionnement du système immunitaire. En utilisant des modèles animaux, nous allons analyser si un dysfonctionnement de cette protéine favorise le développement de maladies auto-immunes. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes en jeu et, à terme, d’ouvrir la voie à de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Ce projet étudie comment un déséquilibre dans le fonctionnement du système immunitaire peut rendre les souris plus vulnérables aux maladies auto-immunes et inflammatoires. L’objectif est de mieux comprendre les mécanismes qui relient ces dérèglements au développement de maladies comme la sclérose en plaques ou certaines affections intestinales. En se concentrant sur les cellules du système immunitaire, cette étude pourrait identifier des éléments clés — comme des protéines ou des types spécifiques de cellules — qui pourraient devenir des cibles pour de nouveaux traitements. Les résultats pourraient aider à mieux prévenir et soigner ces maladies, en adaptant les solutions aux particularités de chaque patient.
Procédures
Les souris recevront des administrations visant à induire soit une inflammation du système nerveux central (modèle d’EAE), soit une inflammation du côlon (modèle de colite expérimentale), afin d’étudier les mécanismes immunopathologiques et leurs effets systémiques. Pour la procédure EAE, les animaux recevront jusqu’à 3 administrations au maximum sur une période de 7 jours, réalisées sous anesthésie générale afin de limiter la douleur et le stress. Pour la procédure colite, une injection unique est réalisée également sous anesthésie générale. Les animaux seront suivis sur une durée maximale de 40 à 60 jours selon la procédure. Le suivi comprend une observation clinique quotidienne, renforcée en phase aiguë, ainsi que des pesées au minimum quotidiennes (jusqu’à deux fois par jour en cas de dégradation clinique) pour surveiller l’évolution de l’état général. Des prélèvements de fèces non invasifs seront réalisés régulièrement afin d’analyser les paramètres inflammatoires et le microbiote. L’état des animaux sera évalué à l’aide de grilles de score intégrant les signes cliniques généraux, digestifs, neurologiques et la température corporelle, permettant d’appliquer les points limites définis. En fin de protocole ou en cas d’atteinte des points limites, les animaux seront euthanasiés pour permettre le prélèvement des organes d’intérêt (cerveau, moelle épinière, tractus digestif et organes lymphoïdes) en vue des analyses.
Impact sur les animaux
Chez les souris étudiées, la modification génétique introduite n’a pas d’effet visible sur la santé en conditions basales : les animaux présentent une croissance, une reproduction et un comportement maternel comparables aux témoins. En revanche, lors de l’induction d’une inflammation (EAE ou colite expérimentale), cette modification est associée à une aggravation de la sévérité des pathologies. Dans le modèle d’EAE, cela peut se traduire par une faiblesse progressive des membres postérieurs, une perte de coordination pouvant évoluer vers une paralysie partielle ou complète, et une diminution de la capacité de déplacement et d’alimentation. Dans les cas sévères, une prostration peut être observée. Dans le modèle de colite, les animaux peuvent présenter une perte de poids, une diminution de l’appétit, une altération de l’état général, ainsi que des signes digestifs tels que diarrhée et inconfort abdominal compatible avec une douleur viscérale, avec possible déshydratation en cas d’évolution défavorable. Les interventions (injections, pesées, prélèvements de fèces) sont brèves et standardisées, et ne sont pas associées à des effets secondaires durables attendus, hormis un stress transitoire lié à la manipulation. L’ensemble de ces effets est intégré au suivi clinique afin d’adapter la surveillance et d’appliquer les points limites définis
Devenir
À l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et leurs organes seront prélevés pour être analysés en laboratoire
Remplacement
Le principe de remplacement (utiliser des méthodes alternatives à l’expérimentation animale) n’est pas applicable à ce projet. En effet, les méthodes alternatives actuelles ne permettent pas d’étudier de manière fiable le système immunitaire dans des conditions proches des maladies humaines. Les réactions complexes comme le stress, l’inflammation ou l’auto-immunité impliquent l’organisme entier et ne peuvent pas être reproduites intégralement en laboratoire (in vitro). Une veille bibliographique a déjà été réalisée avant le dépôt du dossier pour vérifier l’absence de méthodes de remplacement adaptées. Cette veille se poursuivra tout au long du projet afin de s’assurer qu’aucune alternative valable ne sera négligée
Réduction
Le nombre de souris utilisé dans chaque expérience a été calculé au minimum nécessaire, en tenant compte de la variance biologique observée et des analyses statistiques prévues. Afin de réduire le nombre d’animaux, tous les échantillons prélevés sont conservés à -80 °C et dans une banque de données, ce qui permet leur réutilisation ou leur emploi comme témoins dans des expériences ultérieures. Les données de la littérature sur des modèles animaux similaires montrent que des groupes de 12 animaux par expérience sont suffisants pour obtenir des résultats robustes. Les animaux seront suivis régulièrement au cours du temps à l’aide de techniques non invasives, telles que le suivi du poids, l’observation de la consistance des fèces et l’évaluation de paramètres cliniques pertinents. Cette approche permet de suivre chaque animal de manière longitudinale, là où il aurait été nécessaire auparavant d’euthanasier plusieurs individus à chaque étape d’une étude, réduisant ainsi significativement le nombre d’animaux nécessaires. Enfin, une analyse rétrospective sera réalisée à la fin de chaque expérience afin d’identifier les possibilités de diminution supplémentaire du nombre d’animaux pour les études futures.
Raffinement
Les conditions d’expérimentation sont encadrées par une procédure de suivi du bien-être animal. Pour chaque protocole, des critères de tolérance ont été définis afin de limiter la souffrance ou l’angoisse, tels que des signes de douleur intense, une perte de poids importante ou une altération notable de l’état général ; tout animal atteignant ces critères sera immédiatement mis à mort. Des mesures sont mises en place pour réduire l’anxiété et l’impact environnemental, notamment via un enrichissement amélioré comprenant des cachettes et des objets à ronger. Les animaux restent dans leur cage avec leurs congénères habituels et disposent d’un accès libre à l’eau et à la nourriture. Une surveillance quotidienne par le personnel animalier ou les expérimentateurs permet de détecter toute souffrance ou signe de mal-être, selon les critères définis pour chaque expérience. Une analyse rétrospective sera réalisée à l’issue de chaque étude afin d’identifier des améliorations possibles pour réduire la souffrance animale dans les protocoles futurs. Enfin, pour toutes les interventions telles que les injections ou les prélèvements, les animaux recevront une anesthésie appropriée, garantissant le raffinement des procédures.
Choix des espèces
La souris présente des caractéristiques physiopathologiques proches de celles de l’espèce humaine, ce qui en fait un modèle pertinent pour ce type de projet. Cette espèce offre par ailleurs des avantages pratiques décisifs : faible coût, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport et de manipulation, ainsi qu’une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Notre projet repose sur l’utilisation d’animaux génétiquement modifiés, nécessitant également des animaux témoins, sans alternative disponible dans d’autres espèces. Enfin, la souris bénéficie d’outils expérimentaux essentiels pour étudier avec précision les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Les souris utilisées seront âgées d’au moins six semaines, car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures, et cet âge correspond également aux pratiques courantes dans la littérature pour ces modèles.
Etude du potentiel thérapeutique d’une molécule dans le traitement du carcinome hépatocellulaire chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Injectées à l'âge de 15 jours avec du N-nitrosodiéthylamine pour déclencher un cancer du foie, puis pour une partie d'entre elles soumises à des injections de tétrachlorure de carbone deux fois par semaine pendant douze semaines, 72 souris subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Les tumeurs se développent sur neuf à dix mois, avec une augmentation du volume du foie, une baisse d'activité et une perte de poids possibles, avant quatre semaines d'injections quotidiennes d'un inhibiteur de cyclophilines, puis la mise à mort et le prélèvement du sang et du foie. Sur le remplacement, le porteur affirme qu'aucune méthode ne peut se substituer à cette étude et qualifie d'"essentielle" l'utilisation de lignées de souris. Les retombées annoncées, de nouvelles pistes thérapeutiques contre le cancer du foie, restent au conditionnel et à terme, quand les neuf à dix mois de développement tumoral sont, eux, au programme.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement potentiel contre le cancer du foie le plus fréquent. Pour cela, nous utiliserons deux modèles de souris permettant de reproduire différentes situations observées chez les patients. Dans le premier modèle, le cancer du foie se développe progressivement après l’administration d’une substance qui provoque l’apparition de tumeurs au fil du temps. Les animaux développent des lésions au niveau du foie après plusieurs mois. Dans le second modèle, le cancer se développe dans un foie déjà fragilisé par des lésions chroniques (appelées fibrose), une situation fréquente chez les patients atteints de cancer du foie. Ce modèle permet donc de se rapprocher davantage des conditions réelles observées chez l’Homme. Dans les deux cas, le traitement étudié sera administré pendant les dernières semaines de l’expérience afin d’évaluer sa capacité à ralentir la croissance des tumeurs déjà formées, plutôt que d’empêcher leur apparition.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de déterminer si ce nouveau traitement peut ralentir la progression du cancer du foie dans deux situations différentes : un foie sain et un foie déjà endommagé. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans le développement du cancer du foie, notamment le rôle de certaines protéines appelées cyclophilines. À terme, ces travaux pourraient contribuer à l’identification de nouvelles pistes thérapeutiques et servir de base à de futurs développements visant à améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer du foie.
Procédures
Les animaux seront soumis à une injection intrapéritonéale unique de N-nitrosodiéthylamine (DEN) à l’âge de 15 jours afin d’induire la carcinogenèse hépatique. Dans le modèle combiné, les animaux recevront également des injections intrapéritonéales répétées de tétrachlorure de carbone (CCl4) deux fois par semaine pendant 12 semaines à partir de l’âge de 8 semaines, afin d’induire une fibrose hépatique. Le traitement par inhibiteur de cyclophilines sera administré par injection intrapéritonéale quotidiennement pendant 4 semaines au cours de la phase tardive des protocoles expérimentaux. Chaque injection intrapéritonéale a une durée approximative de quelques secondes par animal. Les administrations répétées peuvent entraîner une contrainte légère et transitoire liée à la manipulation. Un prélèvement sanguin sera réalisé au moment de la mise à mort afin de permettre les analyses biologiques nécessaires à l’évaluation des effets du traitement.
Impact sur les animaux
L’administration de N-nitrosodiéthylamine (DEN) entraîne le développement progressif de tumeurs hépatiques. À un stade avancé (environ 9 à 10 mois après administration), les animaux peuvent présenter une augmentation du volume du foie (hépatomégalie) liée à la présence de tumeurs. Dans le modèle combiné, l’administration répétée de tétrachlorure de carbone (CCl4) induit une fibrose hépatique, pouvant s’accompagner d’une altération de l’état général des animaux (fatigue, perte de poids modérée). De manière générale, le développement tumoral et la fibrose hépatique peuvent entraîner une dégradation progressive de l’état de santé, incluant une diminution de l’activité et une perte de poids. L’administration de l’inhibiteur des cyclophilines n’est pas associée, à ce jour, à des effets indésirables connus aux doses utilisées.
Devenir
Les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de faire un prélèvement de sang et du foie pour étudier les effets de l'inhibiteur de cyclophilines.
Remplacement
L'utilisation de modèles animaux est essentielle pour étudier les effets d'un inhibiteur de cyclophilines sur le développement tumoral. Nous avons recours à des animaux car il n’y a pas de méthodes alternatives. En effet, il n’existe aucun moyen de remplacer une telle étude dans laquelle la réponse physiopathologique est complexe et met en jeu plusieurs types cellulaires (hépatocytes, cellules inflammatoires, fibroblastes, …).
Réduction
Le nombre de souris nécessaire a été déterminé comme celui permettant de démontrer une différence statistiquement significative de 30 % de l'aire tumorale. Les résultats seront analysés grâce à un test statistique non paramétrique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés en présence de papier kraft et de carrés de coton pour faire leur nid, ainsi que des maisonnettes et des dômes en cellulose. Par ailleurs, un suivi des souris sera réalisé en observant leur comportement et les indices pouvant suggérer une douleur. Des points limites ont été définis. Si un animal atteint l'un de ces points limites, il sera mis à mort de manière anticipée afin de prévenir toute souffrance. Une anesthésie sera réalisé au moment de la mise à mort des animaux.
Choix des espèces
La souris est une espèce largement utilisée dans les modèles expérimentaux de cancer du foie. Les modèles murins d’induction du cancer du foie par le DEN, seul ou en combinaison avec le CCl4, sont bien caractérisés et largement décrits dans la littérature scientifique. Ces modèles permettent de reproduire des étapes clés du développement du cancer du foie observé chez l’Homme, notamment la progression tumorale ainsi que l’association fréquente avec des atteintes chroniques du foie telles que la fibrose. La souris présente par ailleurs des caractéristiques physiologiques compatibles avec l’étude des mécanismes impliqués dans la carcinogenèse hépatique et la réponse aux traitements pharmacologiques. L’utilisation de ce modèle permet également de disposer d’outils expérimentaux validés (marqueurs biologiques, analyses histologiques, données de référence), facilitant l’interprétation des résultats et leur comparaison avec les données existantes. Les animaux seront utilisés à des stades précoces de développement ainsi qu’à l’âge adulte, en fonction des différentes phases du protocole expérimental. Dans le modèle de carcinogenèse induit par le DEN seul, une injection unique de DEN sera réalisée chez des souris mâles âgées de 15 jours. Ce stade de développement est choisi car il correspond à une période de forte prolifération hépatocytaire, ce qui favorise l’intégration d’altérations génotoxiques dans les cellules du foie et permet l’initiation du processus tumoral conduisant au développement progressif du cancer du foie 9-10 mois après l’administration. Dans le modèle combiné associant le DEN et le CCl4, le DEN sera également administré à l’âge de 15 jours selon les mêmes modalités. À partir de l’âge de 8 semaines, les animaux recevront des injections répétées de CCl4 afin d’induire une fibrose hépatique progressive, reproduisant un contexte pathologique chronique proche des situations cliniques humaines associant fibrose et carcinogenèse. Dans les deux modèles, le traitement par inhibiteur des cyclophilines sera administré au cours de la phase tardive de la carcinogenèse (injection 5 fois/semaine pendant les 4 sernières semaines des protocoles), lorsque les tumeurs sont présentes et établies, afin d’évaluer son effet sur la progression tumorale plutôt que sur l’initiation.
Traitement par nanoparticules des cancers hépatobiliaires dans des souris 1/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
2 880 souris vont être utilisées, chacune recevant une greffe de tumeur des voies biliaires puis jusqu'à quatre séances de traitement sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aux injections et aux quinze minutes d'anesthésie gazeuse s'ajoutent des prélèvements de sang pratiqués sur animal vigile, auxquels le porteur attache un stress et une douleur légère. Le principe consiste à chauffer la tumeur en excitant par laser ou par champ magnétique des nanoparticules injectées sur place, le volume tumoral étant suivi par échographie. Le bénéfice avancé, un traitement local qui réduirait les doses de chimiothérapie et pourrait s'étendre à d'autres cancers digestifs, reste au conditionnel, quand les 2 880 mises à mort, elles, sont programmées.
Objectifs
Les cancers des voies biliaires, en particulier le cholangiocarcinome (CCA), sont difficiles à traiter. Le développement de nanoparticules permet d’envisager des traitements anticancéreux mieux ciblés, plus efficaces et avec de moindres effets secondaires par rapport aux traitements systémiques conventionnels. Le projet a pour objectif d'évaluer l'efficacité d'une thérapie anticancéreuse localisée par nanoparticules en association ou non avec une thérapie par voie générale et une exposition à un rayonnement Laser ou un champ magnétique. L’évolution du volume tumorale sera suivie par échographie. L’imagerie permettra aussi de suivre la diffusion et l’élimination des nanoparticules utilisées. L’objectif final est d’identifier les nanomatériaux les plus efficaces avec les meilleures diffusions et sans effet indésirable à long terme.
Bénéfices attendus
Les cholangiocarcinomes (CCA) sont de très mauvais pronostiques et très agressifs. Les traitements sont limités, seule la résection chirurgicale est efficace mais seuls 20 à 30 % des patients sont éligibles, les autres recevront une chimiothérapie palliative. La recherche de traitements dit innovants dans un but de traiter localement la tumeur est nécessaire pour proposer de nouvelles options thérapeutiques pouvant être proposées seules ou en combinaison avec des thérapies systémiques déjà en place. Dans son ensemble, ce projet a pour objectif de tester dans des modèles expérimentaux murins, le traitement par nanohyperthermie dans des tumeurs de CCA. Les bénéfices attendus sont de démontrer un effet antitumoral de la nanohyperthermie dans des modèles bien décrits de CCA représentatifs de la maladie humaine. Si l’effet anti-antitumoral s’avérait efficace, ce projet pourrait permettre de développer un nouvel outil thérapeutique anti-cancéreux locorégional applicable en santé humaine, permettant de réduire à la fois les doses de chimiothérapies et les effets secondaires de ceux-ci dans le cas d'un traitement combinatoire. Au-delà du CCA, la nanohyperthermie pourrait être également utilisée pour traiter d’autres cancers digestifs (péritoine, tubes digestifs, foie, pancréas).
Procédures
- Injections durée 10-20 secondes/animal - Traitement sur souris anesthésiées 10 minutes/souris, répété 4 fois max. - Anesthésie gazeuse durée 15 min/souris - Prélèvements sanguins sur animal vigile, durée 5 min/souris.
Impact sur les animaux
-injections cutanées : stress et douleur légère de courte durée -anesthésie et chirurgie d'implantation de tumeurs : stress et douleurs modérée -Injections intratumorale et systémiques : stress et douleurs légères de courte durée - Prélèvement sanguin vigile : stress et douleur légères e de courte durée - Anesthésie Gazeuse : un stress légéer de courte durée.
Devenir
Les animaux impliqués dans ce projet seront mis à mort afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses ultérieures.
Remplacement
Il n'est actuellement pas possible de simuler le développement d'un cancer avec tous ses aspects dans un modèle in vitro. Neanmoins, nous développons également des modèles cellulaires in vitro en 3 dimensions afin de sélectionner les molécules, ce qui permetra de réduire le nombre d'animaux utilisés puisque l'effficacité de certaines molécules pourra être testée en amont. Cependant ces expériences menées sur ces modèles cellulaires ne sont pas suffisants et ne permettent pas de remplacer les animaux, notamment pour évaluer la réponse avec un système immunitaire ou pour évaluer les effets indésirables.
Réduction
Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Compte tenu des données existantes et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, enrichissement). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum, le milieu est enrichi. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (points limites) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie). Un analgésique sera utilisé en pré-opréatoire et en post-opératoire pour limiter la douleur et garantir un bien-être optimal des animaux. Un protecteur oculaire en gel sera aussi utilisé lors de l'anesthésie pour éviter tout assèchement des yeux. Pour le transport des animaux, celui-ci est effectué dans le respect du bien-être animal (mise à disposition d'eau sous forme de gel et de nourriture) et est réalisé par un transporteur agréé.
Choix des espèces
La souris est le modèle de référence des expériences et études en cancérologie car elle permet de représenter le comportement d'une tumeur se développant chez le patient (réponse immune, diffusion des traitements dans l'organisme). La possibilité de disposer d'animaux de fond génétique défini permet limiter les variabilités biologiques et de mieux identifier les effets des thérapies. Les animaux seront utilisés à l'âge de 5 à 8 semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé. Les paramètres étudiés étant le développement de la masse tumorale après injection des cellules cancéreuses, une souris juvénile ou trop agées induirait un biais dans l'expérimentation.
Impacts d’une exposition chronique périnatale à deux additifs alimentaires inorganiques riches en aluminium : évaluation de la toxicité chronique périnatale sur les fonctions cognitives et la sensibilité colique chez la souris. EU 1/2
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
696 souris au maximum vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à sévère. Exposées à deux additifs alimentaires riches en aluminium depuis la vie in utero jusqu'à l'âge adulte, elles subissent un test de nage forcée que le porteur décrit comme "une procédure sévère, induisant un stress aigu important, une contrainte physique et une phase de résignation comportementale", un labyrinthe en croix surélevé, et une mesure de sensibilité colique par distension de 20 à 80 mmHg sous contention. Les femelles gestantes sont isolées à partir du quinzième jour de gestation et jusqu'au sevrage de leurs petits. L'objet déclaré est d'aider les agences de sécurité alimentaire à fixer des teneurs en aluminium "sans danger pour la femme enceinte, le nouveau-né, l'enfant et l'adulte", démonstration qui passe ici par la nage forcée et la distension du côlon de souris exposées avant leur naissance.
Objectifs
La population est exposée à l’aluminium (Al) surtout via l’alimentation, les produits transformés en étant les plus riches du fait d’additifs contenant ce métal. Chez l’Homme, des particules d’Al ont été observées dans le placenta et le méconium, démontrant une exposition fœtale. L’Al peut être neuro‑ et immunotoxiques, et son transfert maternofœtal peut induire des troubles cognitifs et comportementaux chez l’animal. Toutefois, la plupart de ces travaux utilisent du chlorure d’aluminium ou des nanoparticules d’aluminium, qui ne reflètent pas les formes physico‑chimiques des additifs alimentaires riches en Al, susceptibles de présenter une biodisponibilité et une distribution différentes. De plus, l’autorité européenne de sécurité des aliments souligne l’absence de données toxicologiques spécifiques pour l'Al provenant des additifs alimentaires, couvrant l'exposition pendant le développement et les conséquences potentielles sur la santé adulte. Du fait de l’immunotoxicité de l’Al, nous faisons l’hypothèse qu’une exposition dès la gestation à des additifs riches en Al pourrait perturber l’axe microbiote‑intestin‑cerveau, dont le déséquilibre est impliqué dans des pathologies chroniques comme les maladies inflammatoires intestinales ou les maladies comportementales. Le projet qui se déroulera dans 2 établissements (EU1 et EU2), visera à évaluer chez la souris les effets d’une exposition, depuis la vie in-utéro à l’âge adulte, à deux additifs riches en Al. Nous explorerons si une exposition à ces additifs induit i) des modifications du microbiote intestinal et ii), le développement de troubles anxio-dépressifs et une hypersensibilité colique à différents âges (post-sevrage et adulte). Pour ce projet, des souris femelles seront exposées pendant la gestation et la lactation à ces additifs via l’alimentation à des doses pertinentes pour l’Homme. La descendance sera ensuite exposée aux mêmes régimes jusqu'à l'âge adulte pour étudier les impacts sur le comportement et la sensibilité colique. Pour chaque sexe, les petits seront répartis en plusieurs groupes, comprenant un groupe non traité, des groupes exposés aux additifs, et un groupe exposé au chlorure d’aluminium, utilisé comme référence soluble de l’Al. Ce dernier groupe permettra de comparer les effets des additifs riches en Al à ceux d’une forme dissoute de l’élément, et ainsi de discriminer dans les effets observés la part liée à l’Al en tant que tel.
Bénéfices attendus
Ce projet chez la souris nous permettra d’approfondir nos connaissances sur l’impact d’une exposition orale chronique à deux additifs contenant de l’Al sur la barrière intestinale et ses conséquences sur le développement de maladies chroniques comme le syndrome de l’intestin irritable et les pathologies anxiodépressives. Les données obtenues dans ce projet réalisé à des doses d’exposition humaine permettront également d’aider les agences de sécurité alimentaire et les responsables des politiques publiques à formuler des recommandations sur les limites de teneur en Al des additifs alimentaires pour une utilisation sans danger pour la femme enceinte, le nouveau-né, l’enfant et l’adulte.
Procédures
Site 1/2 Des prélèvements de fèces sur les mères (sauf pendant la gestation et la lactation) et sur la descendance (après le sevrage) seront effectués une fois par semaine tout au long de l’expérience. Les souris seront isolées pendant 5 minutes dans des cages classiques sans sciure pour permettre de récolter les fèces. Les femelles gestantes seront mis en hébergement individuel du 15ème jour de gestation soit 6 jours jusqu’au sevrage des petits. Conformément au schéma go/no-go du projet, un minimum de 56 et un maximum de 168 femelles gestantes seront mis en hébergement individuel. Site 2/2 : Des prélèvements de fèces seront réalisés une fois par semaine tout au long de l’étude. Chaque animal sera soumis à deux tests comportementaux réalisés une seule fois chacun à 24 heures d’intervalle : le premier test nous renseignera sur la dépression (durée : 5 minutes) alors que le second (durée : 6 minutes) nous permettra d’explorer l’état d’anxiété des animaux. En amont de la mesure de sensibilité colique qui sera réalisée une seule fois par animal, une phase d’habituation progressive au dispositif de contention sera réalisée sur 5 jours. Pour cette mesure, il sera appliqué 4 paliers de 20 secondes, répétée toutes les 5 minutes, avec des pressions intra coliques croissantes de 20 à 80 mmHg, à l’aide d’un capteur inséré sous anesthésie gazeuse brève dans la partie distale de la lumière colique. La durée totale de la phase de distension est d’environ 20 minutes, durant lesquelles l’animal reste en contention, hors phase d’habituation initiale.
Impact sur les animaux
Sur le site 1 et 2, les animaux seront exposés aux additifs à des doses définies à partir de l’exposition humaine, susceptibles d’induire des modifications fonctionnelles sans apparition de signes cliniques évidents de mal‑être, correspondant à des nuisances légères. Les prélèvements de fèces induiront un stress léger lié à un hébergement individuel transitoire de quelques minutes. Sur le site 1 : L’hébergement individuel des femelles gestantes à partir du 15ème jour de gestation constitue une source de stress modéré compensé par un enrichissement renforcé et le maintien de contacts visuels et vocaux. Sur le site 2, le test du labyrinthe en croix surélevé induit un stress léger à modéré, de courte durée, lié à l’exposition à un environnement anxiogène. Le test de nage forcée constitue une procédure sévère, induisant un stress aigu important, une contrainte physique et une phase de résignation comportementale. La sensibilité colique provoque un inconfort modéré à sévère, limité aux phases de mesure. L’insertion du capteur induira un stress léger et transitoire lié à la manipulation et à l’anesthésie. Elle est associée à un dispositif de contention qui constitue une contrainte modérée liée à l’immobilisation partielle de la souris indispensable à la fiabilité de la mesure. Prises individuellement, les nuisances attendues seront transitoires et relevant d’un caractère léger à modéré pour la plupart, elles pourront pour certaines s’avérer aigues. L’accumulation de certaines d’entre elles relèvera donc d’un degré « sévère ».
Devenir
Les mâles reproducteurs, les mères ainsi que les descendants surnuméraires seront mis à mort pour prélèvement de tissus (biodistribution, organoïdes). A l'issue des procédures, tous les animaux seront mis à mort pour prélever leurs tissus pour des analyses permettant de répondre à la question scientifique.
Remplacement
Les impacts directs des additifs alimentaires sur l’épithélium intestinal, le microbiote et les cellules immunitaires peuvent être évalués par des approches in vitro ou ex-vivo à l’aide respectivement d’organoïdes intestinaux, de lignées cellulaires immunitaires ou de digesteurs artificiels. Ces approches sont actuellement mises en place pour ce projet, toutefois elles ne permettent pas aujourd'hui de reproduire la complexité des échanges entre la mère et le fœtus et le dialogue microbiote-intestin-cerveau, ni même d’évaluer les effets comportementaux et la sensibilité colique consécutive à une exposition orale tout au long de la vie.
Réduction
Nous avons recours à une stratégie de réduction fondée sur un calcul de puissance réalisé à partir de nos résultats antérieurs d’études similaires. Le calcul a été mené sur les critères les plus variables, à savoir la distension colorectale et les paramètres comportementaux. Cela conduit à un effectif de 10 animaux par sexe et par groupe dans la descendance pour cibler nos objectifs en fournissant des résultats statistiquement significatifs. Le dimensionnement de la génération parentale repose sur un taux de fécondité d’environ 65% observé dans nos études précédentes : l’utilisation de 7 femelles et 2 males pour viser 5 gestations pour chaque groupe expérimental représente un compromis qui permet d’atteindre en moyenne les 20 descendants par groupe sans générer d’excès d’animaux. Sur l’ensemble du projet, un minimum 232 animaux et au maximum 696 animaux seront nécessaires.
Raffinement
1/2 : Dans le cas où un animal présenterait des signes de souffrance, il sera retiré de l'étude et des soins adaptés pratiqués. Le cas échéant une euthanasie sera pratiquée par le responsable du projet sur les conseils du vétérinaire référent. Le transfert vers le site 2, sera fait par un transporteur spécialisé. Les animaux seront transportés dans un véhicule climatisé dans des cages agréées avec l’aliment des régimes expérimentaux et gel d’hydratation. Puis une période d’acclimatation de 14 jours sera réalisée sur le site d’accueil. 2/2 : Afin de réduire une éventuelle souffrance, nous utiliserons des grilles de score et l’application de points limites adaptés. les animaux seront manipulés de manières douces. La douleur sera abrégée sans délai via l’administration d’antalgique dérivé de la morphine, ou si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20% sur 3 jours, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Les animaux seront habitués aux expérimentateurs et aux manipulations (Préhension, contention pour la sensibilité colique, eau thermostatée pour le test de comportement). Lors du test comportemental réalisé dans l’eau, celle-ci est maintenue à température contrôlée (23–25°C) afin de limiter le stress thermique, et les animaux sont séchés délicatement à l’aide de papier absorbant puis replacés dans une cage propre maintenue sur tapis chauffant afin de favoriser leur récupération et le retour à une température corporelle normale.
Choix des espèces
La souris est un modèle reconnu en toxicologie, pour lequel de nombreux outils sont développés afin d’étudier le microbiote, l’intestin, le foie et le cerveau. Les souris mâles et femelles seront utilisées à l’âge adulte (8 semaines) afin qu'elles soient capables de procréer et les descendants seront utilisés au jeune âge (post sevrage) et à l’âge adulte. Cela permettra d’étudier les impacts d’une exposition périnatale suivie d’une exposition post-sevrage sur le développement des fonctions cérébrales, intestinales, ainsi que son maintien chez l’adulte.