Système immunitaire
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Regeneration du thymus et des fonctions immunitaires au cours du vieillissement
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
612 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Selon les modèles, elles reçoivent des greffes de mélanome ou de tumeurs mammaires, ou subissent deux irradiations corporelles suivies d'une greffe de moelle osseuse, avec injections et prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique que la croissance tumorale peut provoquer douleur, perte de poids et gêne à la mobilité, d'intensité croissante au fil de la procédure. Les retombées annoncées contre le vieillissement immunitaire et le cancer restent présentées comme une "preuve de concept" à moyen terme, l'objectif immédiat étant de tester une protéine censée régénérer le thymus.
Objectifs
Notre projet de recherche porte sur la régulation du développement des lymphocytes T (LT), acteurs clés du système immunitaire. Ces cellules se développent au sein du thymus, hébergeant la production et sélection appropriée des LT. Or, le thymus est un organe extrêmement sensible aux perturbations de la physiologie telles que les thérapies cyto-réductrices précédant une greffe de moelle osseuse ou le vieillissement. En effet, dans ces contextes physiopathologiques, cet organe subit une réduction drastique en taille et en fonctionnalité. Ce processus appelé « involution thymique » résulte en une diminution de la production de nouveau LT, réduisant ainsi fortement le renouvellement des LT de l’organisme. Par ailleurs, l’utilisation de thérapies cyto-réductrices chez des individus âgés aggrave l’involution lié à l’âge, réduisant ainsi de façon additive le renouvellement des LT. L'involution thymique résulte en une susceptibilité accrue notamment aux cancers, ainsi qu’aux rechutes tumorales dans le cas de thérapies cyto-réductrices et greffe de moelle osseuse chez des patients atteints de leucémies. Dans le cas de cancer et leucémies, le succès de la thérapie par blocage des points de contrôle immunitaire (ICBT) repose sur un large répertoire de lymphocytes T capable de reconnaître spécifiquement les cellules cancéreuses. Bien que ces traitements aient récemment amélioré les chances de survie des patients atteints de différents types de cancer, une grande partie des patients ne répondent pas en raison d'un répertoire de LT sous-optimal. L’appauvrissement et la senescence progressive de LT de l’organisme résultant de l’involution thymique contribue à ces réponses de moindre qualité. De manière intéressante, notre équipe a identifié que l’administration de la protéine X promeut la régénération du thymus et la production des LT au cours des thérapies cyto-réductrices et de l'involution associée à l'âge. Ainsi, l'objectif de notre projet est d'apporter la preuve du concept que la régénération thymique médiée par X renforce l'immunité des cellules T antitumorales et augmente l’efficacité des thérapies par blocage des points de contrôle immunitaire.
Bénéfices attendus
Du fait du vieillissement progressif de la population et de l’augmentation de l’espérance de vie, l’immunodéficience liée à l’âge qui est étroitement corrélée avec le processus d’involution thymique, devient une préoccupation de santé publique majeur. Notamment, de nombreuses études révèlent un lien étroit entre le vieillissement et là l’incidence des cancers. Ainsi, notre projet est susceptible d’avoir des retombées majeures dans la compréhension et la lutte contre le vieillissement immunitaire. A moyen terme, notre étude apportera la preuve de concept que le boost de la production de LT médié par la régénération thymique, et ainsi le renouvellement des LT périphériques, confère une protection supérieure contre le développement de tumeurs. De plus, notre approche de combinaison de la régénération thymique avec les ICBT devrait potentialiser l’efficacité de ces molécules thérapeutiques et ainsi améliorer plus fortement les réponses anti-tumorales dans les contextes d’hémopathies malignes et de tumeurs solides. Par ailleurs, notre étude pourrait à plus long terme permettre de définir des biomarqueurs du vieillissement immunitaire et améliorer la prise en charge des patients de façon ciblée. Ainsi, nous nous attendons à ce que les sujets répondant le moins aux ICBT soient les patients avec une immunosénescence prononcée pouvant nécessiter une régénération du développement des LT. Il est également envisageable à plus long terme que notre projet participe au développement des thérapies promouvant le vieillissement en bonne santé en corrigeant les défauts fonctionnels des processus biologiques liés à l’âge.
Procédures
Pour les tumeurs solides (mélanomes et tumeurs mammaires), les souris (au nombre de 432) recevront la protéine X ou la protéine contrôle par injection intraveineuse sous anesthésie générale légère, 3 injections par animal sur 3 jours consécutifs. Trois semaines plus tard, les animaux recevront des cellules tumorales par injection intradermique (mélanomes) ou intra-mammaire (tumeurs mammaires) sous anesthésie générale légère (2 injections simultanées par animal, pour une intervention d’environ 3 minutes par animal). Les tumeurs seront mesurées tous les 2 jours de j8 à j20 sous anesthésie générale légère (2 minutes par animal). Pour les lymphomes, les souris (au nombre de 144) seront soumises à deux irradiations corporelles de 4minutes30 (5Gray) à 12heures d'intervalle, suivi d’une greffe de moelle osseuse (injection de cellules par voie intraveineuse sous anesthésie générale légère durant 2 minutes par animal). Les animaux recevront la protéine X ou la protéine contrôle par injection intraveineuse sous anesthésie générale légère, 3 injections par animal aux jours 2,4 et 6 après la greffe. Trois semaines après greffe, les animaux recevront une injection intraveineuse de cellules de lymphome sous anesthésie générale légère durant 2 minutes par animal. A partir du 10eme jour après l’injection des cellules de lymphome, les animaux seront soumis à un prélèvement de sang sous anesthésie générale légère à la fréquence d’un prélèvement tous les 3 jours avec un maximum de 4 prélèvements. Dans les 3 procédures, la moitié des animaux recevra un traitement anti-tumoral (immunothérapie) et l’autre moitié un traitement contrôle (placebo) par injection intrapéritonéale (4 injections par animal avec 3 jours d'intervalle entre les injections)
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles sont : - un stress lié à la manipulation et à la procédure d'irradiation. - une douleur lié aux injections (rétro-orbitales, intra-dermiques, intra-péritonéale) ainsi que aux prélevements sanguins mandibulaires. - une perte de poids, une gêne à la mobilité et/ou une douleur liées à la croissance tumorale et à la réponse immunitaire déclanchée. La probabilité d’apparition de ces nuisances et leur intensité sont susceptibles d’augmenter progressivement au cours de la procédure et devront être contrôlés.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour analyse.
Remplacement
A ce jour, aucune alternative non animale permet d’étudier l’effet de la régénération du thymus par le traitement RANKL en contexte de cancer. Notre projet nécessite une approche in vivo afin de mettre en relation les différentes composantes cellulaires et tissulaires impliquées dans la réponse anti-tumorale étudiée. En effet, une alternative ex vivo serait de cultiver des lymphocytes T purifiés de souris jeunes ou âgées (traitées ou non avec RANKL) en présence de cellules tumorales et d'étudier l'efficacité de ces cellules. Ceci sera réalisé au cours du projet. Toutefois, cette approche limitée ne récapitule pas l’organisation tumorale complexe observée in vivo, la capacité des lymphocytes T à être recrutées au site tumoral, à interagir avec le microenvironnement et les autres cellules immunitaires, à ralentir la croissance tumorale et à stopper la pousse tumorale. Par ailleurs, l'approche ex vivo à court terme ne permet pas de tester l'efficacité des thérapies anti-tumorales qui agissent sur les interactions entre lymphocytes T et cellules immunitaires et tumorales. Ainsi, le modèle murin, qui présente l'avantage d'avoir une physiopathologie proche de l'homme, permettra d'étudier avec le plus de précision possible les différents points de notre projet, à savoir la régénération des lymphocytes T par notre traitement, leur circulation dans l'animal, leur recrutement au site tumoral et leur mode d'action au sein du microenvironnement tumoral.
Réduction
Le choix du nombre de souris est réalisé en prenant en considération les variabilités inter-individuelles, de réponse au traitement, ainsi que de pousse des tumeurs. Ce choix vise également à réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la reproductibilité et la fiabilité des résultats. Ainsi, des cohortes de 4 animaux par groupes seront utilisées pour le suivi de croissance tumorale et des cohortes de 3 animaux pour les analyses en points intermédiaires, avec un total de trois expériences indépendantes dans les deux cas. D’après la littérature et notre expérience passée, un nombre de 10 à 12 animaux par groupe (en tenant compte de la mortalité précoce) devrait fournir des résultats suffisamment robustes et interprétables. Afin de réduire le nombre de souris contrôles utilisées, un maximum de groupes différents seront constitués lors d’une même expérience. La même démarche sera suivie pour les analyses en point intermédiaire et en point final. Afin d’éviter les biais expérimentaux, les animaux seront randomisés en aveugle dans les différents groupes de traitement par un expérimentateur tiers. Par ailleurs, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, des tests fonctionnels in vitro seront menés sur des cellules isolées des mêmes tumeurs que celles analysées pour la composition de l’infiltrat immunitaire des tumeurs. Après la première expérience, le nombre d'animaux à utiliser sera ajusté en utilisant un logiciel (gpower) afin d'estimer le nombre nécessaire permettant une analyse statistique robuste.
Raffinement
Afin de réduire les nuisances, plusieurs mesures seront prises. Concernant le stress, les souris seront manipulées par un seul expérimentateur sauf pour l’étape de randomisation des groupes. Les animaux seront soumis à une anesthésiés générale légère par inhalation d’isoflurane avant chaque injection et mesure du volume tumoral. Les animaux bénéficieront par ailleurs d’une surveillance accrue quotidienne dès le début de la procédure expérimentale afin d’identifier tout signe de gène ou de douleur à l’aide d’une grille d’évaluation. De plus, le poids des animaux sera mesuré tous les deux jours, avec une surveillance accrue dès l’identification d’une perte de poids et un point limite de perte de poids de 20% du poids maximal. En cas de gène de mouvement pouvant générer un défaut d’alimentation ou de perte de poids importante, une alimentation hydratée spécifique sera déposée dans le fond de la cage. Les signes de douleurs seront évalués avec précision selon la grille d’évaluation, et des analgésiques seront administrés à l’apparition de signes de douleurs. Dans le cas des tumeurs solides, l’apparition de signes d’ulcération constituent un point limite. Un autre point limite sera le volume tumorale (répartis entre les deux tumeurs injectées par animal).
Choix des espèces
La souris est le modèle de bases des divers projets de l’équipe, adapté à l’analyse du système immunitaire et à l’oncologie. Les souris seront de fond génétique C57Bl6/J sauf pour le modèle 4T1 qui se développe chez des souris de fond génétique Balb/c. Deux âges sont prévus (cf. procédures): - stade pre-involution thymique : souris âgées de 6 à 8 semaines d’âge - stade avancée d’involution thymique : souris âgées de 12 mois.
Etude de la résistance du parvovirus de la souris à différents modes de stérilisation (irradiation, autoclavage)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
72 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une inoculation du parvovirus par gavage, puis des prélèvements sanguins et de fèces toutes les deux semaines pendant douze semaines. L'objectif déclaré est de mesurer la résistance du virus aux modes de stérilisation, le porteur affirmant que son infectiosité ne peut être validée que par l'inoculation à un "organisme vivant". Toutes les souris sont mises à mort à la fin, en raison de la présence possible de l'agent infectieux dans leur organisme.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer la résistance du parvovirus de la souris (ou MPV) à différents modes de stérilisation comme l’irradiation et l’autoclavage. Le MPV est un des virus de la souris le plus fréquemment rencontré dans les laboratoires de recherche. Il ne génère pas de signe clinique chez les animaux mais perturbe le système immunitaire de la souris et les résultats de la recherche. Sa présence entraîne donc l’arrêt immédiat des procédures avec un impact éthique non négligeable. Comprendre sa résistance aux modes de stérilisation existants permet d’améliorer la prévention de la présence de cet agent dans les laboratoires.
Bénéfices attendus
Le parvovirus de la souris (MPV) est un virus à ADN non enveloppé qui peut être persistant dans l'environnement et chez les animaux infectés pendant une longue période. Après infection, il n'y a pas de signe clinique détectable chez les animaux, même gravement immunodéficients. Cependant, le MPV provoque de fortes interférences avec la recherche et les résultats obtenus en modulant notamment la réponse immunitaire des souris infectées. Sa présence dans un laboratoire entraîne l’arrêt immédiat des procédures en cours et invalide les résultats préalablement obtenus. La prévention de sa contamination permet donc de garantir un état de santé des animaux n’interférant pas avec les recherches et donc une application des 3Rs (réduction du nombre d’animaux utilisés pour obtenir des résultats exploitables). De nombreuses recherches sur le MPV afin de comprendre sa physiopathologie ont été effectuées. Cependant, aucune donnée quant à sa résistance à différents modes de stérilisation n’existe. Comprendre sa résistance aux modes de stérilisation existants permettrait d’améliorer nos connaissances sur cet agent et la prévention de sa présence dans un laboratoire.
Procédures
Inoculation unique par gavage d’une durée de maximum une minute sur tous les animaux. Prélèvement sanguin d’une durée de maximum une minute toutes les deux semaines sur une durée maximale de 12 semaines pour tous les animaux. Contention d’une durée de maximum une minute pour prélèvement de fèces toutes les deux semaines sur une durée maximale de 12 semaines pour tous les animaux.
Impact sur les animaux
Stress provoqué par les contentions, l’acte de prélèvement sanguin toutes les 2 semaines sur 12 semaines et l’inoculation par gavage lors du premier jour de la procédure.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux due à la possible présence dans leur organisme d’un agent infectieux interférent.
Remplacement
Les méthodes in vitro actuellement disponibles permettent de tester la présence du MPV dans différents substrats en contact avec l’animal (air, aliment, litière) mais pas son potentiel infectieux dans sa globalité. L’étude finale de son infectiosité ne peut être validée que par l’inoculation de l’agent à un organisme vivant. L’inoculation d’un agent potentiellement infectieux et la compréhension des mécanismes associés à son infection dans un organisme vivant est un phénomène complexe, mettant en jeu divers processus biologiques et systèmes physiologiques, ne permetttant pas de réaliser de nos jours un tel protocole sur des modèles in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire a été fixé afin d’obtenir des résultats expérimentaux exploitables tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Sur la base de la littérature scientifique existante et de recherches similaires préalables (Henderson et al, 2015), des groupes de 4 animaux maximum sont prévus.
Raffinement
Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques (traitements médicamenteux, ajout d’enrichissement, mesures de réhydratation ou de réchauffement, ajout d’aliment, de gel hydratant, de litière ou d’eau complémentés ou non directement dans la cage afin d’en améliorer l’accès). En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score et document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.
Choix des espèces
Le MPV est un agent infectieux de la souris. L’étude de la possibilité de le détecter après stérilisation par différents procédés (irradiation ou stérilisation à la vapeur) et sa capacité ultérieure à infecter des animaux naïfs ne peut se faire que chez son hôte primaire, la souris. Des animaux de 4 semaines seront utilisés, sur la base de leur sensibilité à une infection au MPV et de la littérature scientifique.
Etude des mécanismes cellulaires conduisant à l’alloimmunisation plaquettaire transfusionnel et à l’état réfractaire associé
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
472 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie menée sous anesthésie sans réveil. Les souris désignées comme "donneuses" sont tuées lors d'un prélèvement de sang terminal, les "receveuses" reçoivent des transfusions de plaquettes hebdomadaires puis subissent une chirurgie abdominale sans réveil pour observer leur rate au microscope. L'étude cherche à comprendre le rejet des plaquettes transfusées chez les patients sous chimiothérapie. Le porteur affirme que ces observations dynamiques "ne peuvent se faire que sur modèle animal" et ne sont pas modélisables in vitro.
Objectifs
La prise en charge des patients sous chimiothérapie aplasiante nécessite un support transfusionnel plaquettaire important et itératif. Une des complications graves de ces transfusions multiples est l’état réfractaire aux transfusions plaquettaires (ERTP), c’est-à-dire le rejet des plaquettes transfusées par le receveur. La transfusion est alors inefficace et ne permet pas de prévenir les risques hémorragiques. Ce rejet est expliqué par la présence, chez le receveur, d’anticorps spécifiques qui entrainent l’élimination rapide des plaquettes transfusées. Le mode d’action de ces anticorps conduisant à l’élimination des plaquettes n’est pas bien compris. Nous proposons d’étudier les mécanismes d’élimination des plaquettes in vivo avec l’utilisation d’un modèle murin d’état réfractaire aux transfusions plaquettaires. Nous étudierons finement les mécanismes moléculaires mis en jeu grâce à l’utilisation de souris transgéniques expriment des protéines humaines qui pourraient être impliquées dans ces réponses. Nous souhaitons caractériser, grâce à l’utilisation d’un microscope permettant les observations intra-vitales, les interactions entre les plaquettes transfusées et la rate du receveur dans une situation d’état réfractaire aux transfusions plaquettaires.
Bénéfices attendus
Les patients qui nécessitent un support transfusionnel important et itératif, notamment ceux sous chimiothérapie, sont susceptibles de développer un état réfractaire aux transfusions plaquettaires. Des anticorps produits par le receveur peuvent mener à l’élimination des plaquettes nouvellement transfusées entrainant ainsi une inefficacité thérapeutique de la transfusion. Identifier les mécanismes sous jacents de cette réponse immunitaire pourrait permettre de faire évoluer la prise en charge des patients nécessitant un support transfusionnel important. En effet, déterminer la cinétique et l’organe dans lequel les plaquettes sont éliminées nous apporterait des éléments de réponses quant aux mécanismes impliquées et nous permettrait ainsi de réfléchir à des nouvelles stratégies thérapeutiques pour éviter les etats réfractaires aux transfusions. Ceci permettrait une meilleure prise en charge des patients limitant ainsi les coups d’hospitalisation, la consommation des produits sanguins labiles et la surmortalité induit par les états réfractaires.
Procédures
Aucun prélèvement ne sera fait sur animal vigile. Prélèvement artériel : prélèvement terminal (dure moins de 5 minutes) Prélèvement sanguin au niveau de la queue (prélèvements hebdomadaires pendant 5 semaines consécutives ; prélèvement dure moins d'une minute Transfusion en intra-veineux hebdomadaire pendant trois semaines consécutives, Procédure chirurgicale (pose d'une chambre d'observation abdominale) (procédure terminale sans réveil, durée de l'observation 30 minutes)
Impact sur les animaux
Possible douleur suite à la transfusion en i.v., durée estimée à 1h post-injection. Les sites d’injections seront particulièrement observés pendant le suivi quotidien des animaux. Possible stress au moment de l’anesthésie gazeuse pour le prélèvement à la queue, durée de 30 secondes avant endormissement Possible difficulté de mobilité/engourdissement au réveil de l’anesthésie gazeuse, durée estimée à 3-5min
Devenir
Les souris "donneuses" sont par définition toutes mises à mort après le prélèvement sanguin car ce prélèvement artériel est terminal. Tous les animaux prévus dans la procédure d'alloimmunisation (souris receveuses) sont gardés en vie car utilisées dans les autres procédures. Après les expériences de microscopie intra vitale, tous les animaux sont mis à mort car c'est une procédure chirurgicale sans réveil (une fois la rate exposée et la chambre d'observation en place, on ne peut pas réveiller l'animal).
Remplacement
Le but de ce projet est de déterminer les mécanismes d’élimination des plaquettes transfusées. L’approche en temps réel sur l’élimination des plaquettes sanguines par la rate et/ou le foie et dans le sang ne peut se faire que sur modèle animaux afin d’observer des processus dynamiques entre le sang et ces organes. Ces approches de cytométrie en flux et de microscopie intravitale nécessitent un modèle in vivo et ne peut pas être modélisée par des techniques in vitro.
Réduction
Les nombres d’animaux utilisés lors des expériences seront minimalisés, avec la contrainte d’obtenir des observations suffisamment représentatives. Des tests sur des tissus fixés ont eu lieu dans un premier temps pour mettre au point les conditions expérimentales optimales de visualisation des plaquettes (cinétique, quantité de plaquettes, optimisation des marquages,) ce qui nous a permis de réduire au minimum le nombre d’animaux requis pour les observations in vivo.
Raffinement
Un soin particulier sera apporté afin de diminuer le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet : - Hébergement dans des cages munies de particules de bois et enrichie avec un carré en coton compressé afin depermettre aux animaux de réaliser un nid conformément à leurs besoins comportementaux - Installation de l’animal sur une plaque chauffée à 38°C afin lutter contre l’hypothermie pendant la chirurgie et pendant toute la durée d’observation sous le microscope. - Anesthésie de l’animal avant et pendant la durée de l’opération afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés. - Injection d’analgésique avant chaque procédure. - Mise en place d’une fiche de suivi pour suivre l’état des animaux et veiller à leur bien être tout au long de l’expérimentation. Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé.
Choix des espèces
Puisque nous souhaitons mimer la différence génétique entre un donneur et un receveur, nous devons travailler avec des animaux de fond génétique différent. La consanguinité des souris et la bonne connaissance de leur système immunitaire en font un modèle de choix. Nous avons donc choisi deux lignées de souris bien caractérisées : les souris "donneuses" seront de fond génétique C57Bl6 et le souris "receveuses" de fond génétique BALB/c. De plus, nous souhaitons éudier l'importance d'un récepteur exprimé par les plaquettes des souris "donneuses", nous utilisons donc des souris C57Bl6 modifiées génétiquement qui expriment ce récepteur ou d'autres souris qui expriment une protéine fluorescente pour pouvoir les visualiser quand elles sont transfusées dans la souris receveuse. Enfin, un microscope dédié aux observations intravitales sera utilisé sur le modèle murin. La taille de la souris est compatible et adaptée à l’équipement ce qui rend ce modèle totalement pertinent. Les animaux seront utilisés au stade adulte, pubère, agé de 8 à 25 semaines afin d’avoir un système immunitaire mature.
Impact du microbiote sur le développement tumoral dans des modèles de mélanomes murins spontané ou induit
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 322 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de mélanome sous la peau ou en intraveineuse, des gavages répétés pouvant atteindre 52 séances par animal, des applications cutanées de bactéries et des injections d'immunothérapie, avant d'être mises à mort pour prélever tumeurs et organes lymphoïdes. L'étude cherche à comprendre comment le microbiote influence la réponse au traitement du mélanome. Le porteur affirme que l'interaction entre bactéries intestinales et réponse immunitaire ne peut être étudiée que sur "organisme entier".
Objectifs
Le mélanome est un cancer qui se développe initialement au niveau de la peau (mélanome cutané) ou de l’œil (mélanome uvéal). Le mélanome cutané est le cancer dont le taux d’incidence a le plus augmenté entre 2010 et 2018 (+3,4 %). La mortalité due à ce cancer diminue notamment grâce à des avancées thérapeutiques importantes au cours de la dernière décennie. En effet, les immunothérapies permettant de renforcer l’action anti-tumorale des lymphocytes T constituent la première ligne de traitement du mélanome en France. Cependant 60% des patients résistent à ces traitements. Nous étudions une protéine qui pourrait jouer un rôle majeur dans cette résistance. Notre hypothèse est que cette protéine, surexprimée dans le microenvironnement tumoral, élimine des bactéries indispensables pour la réponse au traitement. Nous proposons d’identifier ces bactéries, puis d’évaluer si ces dernières potentialisent l’efficacité de l'immunothérapie. Alternativement, nous évaluerons l’efficacité thérapeutique d’un inhibiteur de notre protéine d'intérêt. L’objectif fondamental de ce projet est de déterminer l’impact de ces traitements sur les cellules immunitaires au site de la tumeur.
Bénéfices attendus
Nous avons mis en évidence le rôle d’une protéine dans l’agressivité du mélanome. Ce projet permettra de mieux comprendre le mécanisme d’action de cette protéine. Compte tenu d’une part de sa capacité à lyser des bactéries in vitro et d’autre part de sa surexpression lors du développement du mélanome, cette protéine pourrait modifier in vivo la composition des bactéries aux niveaux de l’intestin mais aussi de la peau, site du développement tumoral. Nous émettons l’hypothèse que le retard du développement tumoral chez les souris dont l’expression de cette protéine a été inactivée est dû à la présence de bactéries anti-tumorales et que ces bactéries sont spécifiquement éliminées chez des souris exprimant notre protéine d’intérêt. Nous déterminerons quel est l’impact de telles bactéries sur le développement tumoral et la mise en place d’une réponse immunitaire dans un modèle de mélanome induit par transplantation et dans un modèle de mélanome spontané. Nous déterminerons si ces bactéries anti-tumorales ou un inhibiteur de notre protéine d'intérêt augmentent l’efficacité d’un traitement par immunothérapie. Des essais cliniques récents supportent que des patients atteints de mélanome métastatique, initialement réfractaires à une immunothérapie, répondent au traitement après avoir reçu une transplantation des selles de malades répondeurs à ce traitement. A terme, nos travaux pourraient permettre de proposer deux nouvelles stratégies pour traiter le mélanome cutané chez l’homme. Une première stratégie consisterai à modifier la composition des bactéries, non plus de façon systémique, mais au niveau cutané. Alternativement, nous proposer d’associer à l’immunothérapie de référence un inhibiteur de notre protéine d’intérêt.
Procédures
Prélèvement sur souris vigiles de 15-20 jours de bactéries cutanées par écouvillon et de fèces. Rasage des souris (5 minutes par souris), un jour avant l'injection en sous-cutanée des cellules de mélanome. Injection en sous-cutanée (estimation 5 minutes) ou en intra-veineuse (estimation 6 minutes) de cellules de mélanome. Ceci n'est réalisé qu'une fois par souris. Cinq mesures des tumeurs avec un pied à coulisse suite à la transplantation de cellules de mélanome en sous-cutanée. Cela prend environ 5 minutes par souris maintenues en contention. Gavage oral (5 minutes par souris) tous les 3 jours avec des fèces chez des souris avec un mélanome transplanté. Le gavage sera réalisé maximum 6 fois par souris. Application topique avec une pipette de bactéries sur la peau rasée de souris sous anesthésie. 5 dépots de bactéries sont prévus par souris. L'intervention durera le temps de pénétration des bactéries dans la peau puis le temps de réveil. Cela est estimé à 30 minutes par souris. Plusieurs souris seront traitées simultanément. Administration intra-péritonéale (estimation 3 minutes par souris) d'une immunothérapie tous les 5 jours à partir de J14 et gavage oral (estimation 5 minutes par souris) avec des bactéries tous les 4 jours à partir de J15 dans le modèle de mélanome spontané. Au total 10 injections de l'immunothérapie et 11 gavages par des bactéries sont prévus par souris. Gavage oral bi-quotidien (5 minutes par souris) avec un inhibiteur de notre protéine d’intérêt (100µl) pendant 26 jours. Au total 52 gavages par souris.
Impact sur les animaux
Les injections sous-cutanées, intra-veineuses, intra-péritonéales et par gavage oral peuvent occasionner stress et douleurs lorsque celles-ci sont pratiquées aux animaux. Le dépôt de bactéries sur la peau n'engendre pas de douleur. La croissance tumorale, spontanée ou induite par la transplantation des cellules de mélanome, peut occasionner un stress, une gêne ou des douleurs. Enfin la manipulation pour collecter les fèces chez des souris avant sevrage ou encore mesurer les tumeurs à l’aide d’un pied à coulisse peut également induire un stress chez les animaux. La transplantation de cellules tumorales en intra-veineuse peut induire une perte de poids des animaux.
Devenir
Les males reproducteurs seront tous mis à mort à l’atteinte des points limites. Tous les autres animaux seront mis à mort pour prélever des organes lymphoides secondaires (rate et ganglions) et des tumeurs primaires et des métastases.
Remplacement
Des expériences in vitro suggèrent que la protéine que nous étudions empêche la mise en place de réponses immunitaires anti-tumorales. Des expériences sont actuellement réalisées in vitro pour évaluer si cette protéine est également capable de lyser spécifiquement des bactéries fécales cultivées dans des conditions qui miment le flux intestinal. L’objectif est d’identifier des bactéries sensibles à cette protéine. Cela sera complémentaire de la caractérisation des bactéries fécales et cutanées présentes chez les souris exprimant ou non notre protéine d’intérêt. Le recours à l’expérimentation animale est justifié par l’impossibilité de modéliser in vitro ou in silico les interactions entre les bactéries intestinales et les cellules immunitaires associés au mélanome primaire ou aux métastases cutanées. En effet, la complexité de la réponse immunitaire in vivo dans la tumeur et les organes lymphoïdes secondaires des vertébrés ne peut être reproduite par des méthodes alternatives. Le bénéfice d’une réponse à un traitement (réorientation du microbiote ou inhibiteur de la protéine d’intérêt) sur le développement tumoral ne peut être étudié que sur organisme entier en raison de l’organisation et de la coopération des tissus.
Réduction
Pour respecter le principe des 3R, la durée du traitement par l’inhibiteur de la protéine que nous étudions a déjà été optimisée par notre collaborateur qui a développé cette molécule. Un nombre minimum d'animaux sera inclus dans chaque groupe mais toutefois suffisant. L’expérience des manipulateurs permettra d’assurer la reproductibilité de la procédure et d’appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions. Ainsi les groupes reposant sur le modèle de mélanome spontané nécessitent 40 souris, alors que les procédures de transplantation tumorale requièrent des groupes de 16 souris. Les élevages permettent de générer non seulement des souris transgéniques pour un oncogène développant spontanément un mélanome, mais aussi des souris contrôles non transgéniques de la même portée.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation et contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Les souris disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de “maison-abri” en carton. Nous nous efforcerons à chaque instant de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. Nous avons défini des points limites pour lesquels les animaux seront mis à mort. L’état général des animaux sera suivi par le personnel qualifié de l’animalerie lors des changes. A partir des traitements, les animaux seront suivis 3 à 5 fois par semaine par le responsable du projet pour suivre le comportement des animaux et la progression tumorale. Les animaux injectés par des cellules tumorales en intra-veineuse seront pesés à J0 et à J7 et J12. Tout état anormal sera transmis au responsable de projet et les mesures pour remédier à la douleur animale seront mises en place (mise à mort et analyse des animaux).
Choix des espèces
La souris Mus musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier la réponse immunitaire anti-tumorale, de nombreuses voies étant conservées entre la souris et l'homme. En particulier, le modèle de mélanome spontané est relevant cliniquement par rapport à la pathologie humaine. Nos données préliminaires de co-hébergement de souris,contrôles ou déficientes pour la protéine qui nous intéresse, montrent le rôle du microbiote sur la progression tumorale ce qui justifie d’identifier des bactéries pro- et anti-tumorales chez ces souris. Dans notre modèle comme chez l’homme, le traitement de référence utilisé en clinique pour traiter le mélanome cutané métastatique n’est que partiellement efficace. Nous espérons améliorer son efficacité soit en modifiant simultanément les bactéries présentes aux niveaux intestinal ou cutané, soit en l’associant un inhibiteur de notre protéine d’intérêt. Les souris contrôles et déficientes pour la portéine qui nous intéresse auront entre 6 et 10 semaines au moment de la transplantation tumorale car il est nécessaire que le système immunitaire soit mature pour étudier le développement tumoral et l’effet de la modulation du microbiote sur celui-ci. Les souris transgéniques que nous utilisons développent un mélanome primaire vers l’âge de 3 semaines qui métastase au niveau cutané vers 4 à 5 semaines. Les fèces seront donc prélevés sur des animaux de 15 à 20 jours, un peu avant la détection macroscopique de la tumeur primaire, dans la mesure où le microbiote influence très tôt le développement tumoral. Ces souris seront également traitées dès J14 pour étudier l’effet de la modulation du microbiote et de l’immunothérapie sur le développement tumoral. Finalement, elles seront traitées avec l’inhibiteur de notre enzyme associé ou non à l’immunothérapie soit à J14 soit à J60 pour étudier l’effet sur le développement tumoral dans des conditions prophylactique et thérapeutique.
Inhibition de la mort cellulaire induite par le déficit en autophagie des cellules de Langerhans
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dès leur première semaine de vie elles subissent un tatouage des doigts et un prélèvement de queue, puis une injection intrapéritonéale quotidienne pendant six semaines, susceptible de provoquer une inflammation douloureuse au point d'injection. Le porteur cherche à savoir si un inhibiteur peut empêcher la disparition de cellules immunitaires de la peau privées d'autophagie. Il affirme que ces cellules changent de phénotype hors de leur tissu et qu'un animal adulte vivant est donc nécessaire, avant prélèvement de la peau et des ganglions.
Objectifs
Les cellules dendritiques (DCs) sont les sentinelles du système immunitaire, elles détectent les signaux de leur environnement et migrent jusqu’aux ganglions lymphatiques pour activer les lymphocytes T et déclencher les réponses immunitaires. Chaque organe contient des DCs, les cellules de Langerhans (LCs) étant les seules DCs de l’épiderme, la couche externe de la peau. L’autophagie est un processus de dégradation de composants du cytoplasme (réserves lipidiques, organelles endommagées…) qui permet aux cellules de mieux résister à un stress énergétique ou à une irradiation. Une activité autophagique basale est également indispensable aux cellules à durée de vie longue, capables d’auto-renouvellement. Nous avons obtenu des souris dans lesquelles une déficience en autophagie est restreinte aux LCs. Nous avons analysé la peau et les ganglions lymphatiques de souris déficientes ou non à 2 et 8 semaines. En l’absence d’autophagie, les LCs ne semblent pas affectées à 2 semaines de vie. En revanche, nous avons constaté à 8 semaines une réduction significative et pérenne de leur population, liée à l’induction de ferroptose, un processus de mort cellulaire liée à l’oxydation des réserves lipidiques dans les LCs. A présent, nous souhaitons déterminer s’il est possible de pallier les effets de l’absence d’autophagie par un inhibiteur de la ferroptose et ainsi éviter la disparition des LCs.
Bénéfices attendus
Les cellules de Langerhans (LCs), présentes dans les couches supérieures de la peau, ont un rôle essentiel dans le maintien de son intégrité et de sa fonction barrière, ainsi que dans l’initiation et le contrôle des réponses immunitaires cutanées. L’autophagie confère en outre aux LCs une capacité antivirale, en permettant l’élimination du VIH. La présence de LCs représente donc un moyen de maintenir une immunosurveillance de la peau, par exemple dans le cadre d’une radiothérapie, à laquelle les LCs sont capables de résister. Pour toutes ces raisons, le projet de recherche décrit ici apportera des connaissances nouvelles sur les LCs. Des applications thérapeutiques sont envisageables dans le traitement du cancer et des infections virales, à travers l’utilisation de modulateurs de l’autophagie ou de la ferroptose.
Procédures
Un tatouage des doigts à l’encre et un prélèvement de queue (< 1mm) pour le génotypage sont effectués sur chaque animal dans sa première semaine de vie. Le souriceau vigile sera rendu à sa mère dès la fin du prélèvement pour limiter au maximum le temps de séparation maternelle. Aucun autre prélèvement ne sera effectué. Une injection i.p. sera réalisée chaque jour pendant 6 semaines sur l’animal vigile, en alternant le côté d’injection. Ces manipulations n'exigent pas plus de quelques minutes.
Impact sur les animaux
L’inhibition de la ferroptose in vivo par la ferrostatine-1 aux doses proposées ici et par différentes voies d’administration n’a pas d’effets secondaires décrits dans la littérature, pour des traitements quotidiens d’une durée allant jusqu’à 3 semaines. Une inflammation et/ou une infection potentiellement douloureuses pourraient se développer au niveau des points d’injection intrapéritonéale de ferrostatine-1.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans les procédures seront mis à mort. Ceci est nécessaire aux analyses de tissus prévues, réalisées par immunohistochimie ou par cytométrie au niveau de suspensions cellulaires obtenues par digestion enzymatique.
Remplacement
Les expériences nécessitent un animal adulte vivant afin d’observer dans la peau et les ganglions lymphatiques les conséquences de l'absence d'autophagie sur le réseau épidermique de LCs. En outre, les LCs extraites de leur tissu d’origine changent rapidement de phénotype et ne peuvent donc être traitées in vitro.
Réduction
Plusieurs analyses pourront être réalisés simultanément à partir d’un même animal. Nos protocoles expérimentaux sont basés sur les paramètres décrits dans la littérature (ex : quantité des produits à administrer), permettant ainsi de réduire le nombre de variables testées, et donc le nombre de souris utilisées.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe sociaux, si possible par fratrie après sevrage, dans un environnement enrichi (tubes en polycarbonate rouge translucides, frisures de carton, barre en bois à ronger, rouleaux de coton). Un relevé des températures est effectué quotidiennement dans les pièces d’élevage. La nourriture, l’eau et l’environnement de la cage sont vérifiés par le personnel compétent. Les animaux adultes sont habitués à la contention ce qui contribue à réduire le stress lié à l’injection par voie intrapéritonéale, réalisée sur animal vigile. Les animaux sont observés tous les jours afin d’évaluer leur bien-être et de détecter tout signe de douleur ou de stress, qui seront quantifiés, le cas échéant, selon le tableau des points limites (Annexe) mis au point d’après les recommandations de la Structure Chargée du Bien-Être Animal. Le score sera défini par l’addition des points attribués en fonction de l’état général de l’animal (perte de poids, comportement, apparence physique, nutrition, locomotion, aspect des fèces) et des dommages éventuels résultant de la procédure expérimentale (état des sites d’injection). Ceci permet de tenir compte d’éventuels effets secondaires directs et indirects du traitement.
Choix des espèces
Le système immunitaire et les modèles inflammatoires de la souris sont proches des pathologies humaines que nous souhaitons étudier. Outre une littérature abondante sur ces modèles, nous disposons de nombreux outils d'analyse et l'expérience requise pour le suivi des réponses immunitaires chez la souris, nous permettant de limiter le nombre d'animaux utilisés. Nous avons choisi de traiter les animaux dès l’âge de 2 semaines car nos expériences préliminaires ont montré que la densité du réseau épidermique de cellules de Langerhans déficientes en autophagie diminue lentement à partir de cet âge, la différence avec les animaux contrôles devenant significative à partir de 6 à 8 semaines.
Utilisation d’un modèle murin pour mieux comprendre le rôle d’un effecteur précoce de la réponse immunitaire et ses conséquences sur l’inflammation de la peau
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit une injection intraveineuse de cellules tumorales, une autre développe en vieillissant des plaques cutanées inflammatoires qui s'étendent si l'animal n'est pas tué, avant prélèvement d'organes. Le porteur indique étudier le rôle d'une protéine, E-Syt2, dans la surveillance immunitaire des tumeurs et l'inflammation de la peau. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire humain ne convient car les cellules concernées changent de comportement hors de leur tissu, et justifie ainsi le recours à la souris.
Objectifs
Nous avons récemment montré que la protéine E-Syt2 joue un rôle important au niveau du système immunitaire en permettant l’activation d’un facteur clé de l’inflammation. En particulier, son rôle se situe au niveau de la reconnaissance par les cellules de l’immunité de lipides. Ces lipides, lorsqu’ils sont exprimés par des cellules cancéreuses donnent lieu à leur reconnaissance et à leur destruction par un processus appelé « immunosurveillance tumorale » ayant pour but de détruire les cellules cancéreuses circulantes. Le but de ce projet est donc de déterminer si les souris déficientes pour E-Syt2 peuvent se défendre contre la présence de cellules tumorales. Si le processus d’immunosurveillance tumorale est altéré, ces souris ne pourront plus détecter les cellules cancéreuses qui se multiplieront et donneront des métastases. Par ailleurs, les souris invalidées pour E-Syt2 possèdent un phénotype dommageable au niveau de la peau lorsqu’elles vieillissent (3-6 mois) qui pourrait être du à un défaut d’activation des cellules de l’immunité reconnaissant les lipides (cette fois ci au niveau de la peau). Nous aimerions étudier le mécanisme responsable de cette anomalie.
Bénéfices attendus
Globalement, ce projet nous aidera à mieux comprendre les mécanismes immunitaires responsables de l’immunosurveillance antitumorale et de quantifier la sévérité de l’inflammation de la peau et de proposer des nouvelles thérapeutiques basées sur les connaissances acquises.
Procédures
Injection intraveineuse de cellules issues de lignées tumorales par voie intracaudale . L’injection durera environ 30 secondes par souris.
Impact sur les animaux
Apparition d’un phénotype dommageable au niveau de la peau après 3 à 6 mois. Les lésions seront des plaques inflammatoires au niveau du dos des souris qui ne régresseront pas mais au contraire s’étendrait si la souris n’était pas rapidement mise à mort .
Devenir
Les animaux ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils seront mis à mort pour prélèvement d’organes.
Remplacement
Après avoir mis en évidence le fait que certains types cellulaires sont augmentés dans les souris invalidées pour la protéine que nous étudions, nous avons besoin de réaliser des tests in vivo dans notre modèle murin qui reproduit certains aspects de la pathologie humaine. Ce modèle est disponible dans notre laboratoire. Dans ce projet, il n’est pas possible d’avoir recours à un modèle cellulaire humain car nous avons besoin d’étudier les conséquences de l’absence de notre protéine d’intérêt (E-Syt2) in vivo chez la souris en étudiant l’influence des interaction cellulaires entre cellule présentatrice de lipide et cellules de l’immunité, en mesurant la productions cellulaire de médiateurs de l’inflammation (cytokines), et en analysant le phénotype des souris, c’est-à-dire les conséquences visibles de l’absence d’E-Syt2 sur la souris. 1- pour mesurer l’activation des cellules d’intérêt et leur production de cytokines in vivo et notamment, dans un organe, le thymus. 2- Pour mesurer l’activation des cellules d’intérêt par des cellules présentatrices naturelles, les macrophages péritonéaux 3- Pour quantifier la nature des lipides exprimés in vivo à la surface de ces macrophages 4- Pour effectuer des expériences in vivo permettant d’appréhender le rôle d’E-Syt2 dans le devenir de cellules tumorales. Pour étudier le rôle d’Esyt2 dans l’apparition d’un phénotype dommageable au niveau de la peau que nous avons observé chez les souris KO vieillissantes
Réduction
Il s’agit de terminer un projet pour lequel nous avons déjà accumulé beaucoup de résultats. 80 souris seront utilisées. Pour le calcul de puissance des analyses statistiques envisagées, nous avons supposé un effet cage de 15%. Les effectifs proposés devraient permettre d’obtenir des résultats significatifs pour des tailles d’effet supérieur à 0.58 (effets forts à très forts contre 0.44 sans effet cage devraient être suffisant. 2 types de cellules tumorales seront inoculées (expérience), 4 âges ou temps post-inoculation seront utilsiés (« groupe »), 2 cages par groupe (« répétitions ») et 5 souris par cage soit 2x4x2x5= 80.Les souris seront des 2 sexes sans discrimination.
Raffinement
Les prélèvements seront réalisés sur des souris recevant une dose létale d’anesthésique (pour les prélèvements de macrophages péritonéaux) ou euthanasiés par dislocation cervicale pour éviter tout l’inconfort, douleur ou détresse occasionnée par le prélèvement d’organes. A la fin de l’experience, la dislocation cervicale sera réalisée aussi sur le souris qui ont reçu une dose lethale d’anesthesie. Pour les expériences nécessitant l’injection de cellules tumorales, les souris seront surveillées de façon journalière, mises à mort aux dates indiquées sur le schéma ou avant si les points limites précoces (diminution de la prise de nourriture, déshydratation, diminution de la locomotion, respiration laborieuse) que nous avons établi sont atteints. Les souris injectées seront placées dans des cages à part dans l’animalerie d’expérimentation sans aucune restriction. Les souris susceptibles de présenter un phénotype dommageable seront examinées toutes les semaines et euthanasiées dès l’apparition du phénotype dommageable qui se manifeste par des lésions psoriasiformes au niveau de la peau très inflammatoires.
Choix des espèces
Les modèles animaux doivent, de manière idéale, refléter tout ou la majorité des caractéristiques de la maladie observée chez l’homme. Dans ce contexte, les souris de laboratoire partagent des nombreuses propriétés avec celles des êtres humains. Plusieurs études utilisant des souris ont déjà permis une nette avancée des connaissances dans le cancer et dans la physiopathologie des maladies inflammatoires cutanées. Les résultats issus de ce projet nous permettront d’obtenir des nouvelles pistes sur les mécanismes humains impliqués dans la sévérité de maladies comme le psoriasis et de proposer des nouvelles approches thérapeutiques. Tous les animaux utilisés seront adultes (3-6 mois) pour les animaux destinés aux biopsies cutanées étant donné que le phénotype cutané se manifeste très tardivement et 6 semaines pour les animaux qui seront mis à mort pour obtenir leur thymus (le thymus involue avec l’âge) ou leurs macrophages péritonéaux. Les souris destinées à l’injection de cellules tumorales auront 6 semaines au moment de l’injection.
Surrénalectomie chez les rongeurs de laboratoire pour une utilisation à des fins scientifiques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système urogénital
Rats : 600
2 000 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la majorité expédiés vivants vers d'autres laboratoires et les autres tués. Chaque animal subit sous anesthésie une ablation des glandes surrénales de 30 minutes, puis son eau de boisson est remplacée par du sérum physiologique pour compenser la chute de sodium. Le porteur indique une douleur chirurgicale et post-opératoire, une hyponatrémie et une déshydratation. Ce projet prépare à la demande des rongeurs sans glandes surrénales, décrits comme "préparés en vue de leur utilisation", pour d'autres projets de recherche.
Objectifs
Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés dans la recherche expérimentale étant un modèle présentant des caractéristiques proches de l'humain et une grande définition et stabilité génétique, ce qui en fait un modèle de choix pour les pathologies humaines. Ils représentent les modèles animaux de choix dans les domaines tels que les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives et métaboliques, l'immunologie, l'oncologie, etc. Ce projet a pour but d'avoir des rongeurs préparés en vue de leur utilisation dans leurs études expérimentales. Plusieurs sessions sont réalisées chaque année sur rats et souris (environs 400/an).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la mise au point de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s). Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Le bénéfice est aussi de ne pas avoir l’influence hormonale (hormones de stress, hormones minéralocorticoides, glucocorticoides et androgènes) intervenant dans la régulation du métabolisme, de la pression artérielle ...
Procédures
Chaque animal subira sous anesthésie, une ablation des glandes surrénales, pour une durée maximale de 30 minutes. Après la chirurgie et durant toute la vie de l'animal, l'eau de boisson sera intégralement remplacée par du liquide physiologique 0.9 % pour compenser l'hyponatrémie.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou les effets indérisables attendus sur les animaux sont la douleur pendant la chirurgie, celle en post-opératoire, également l'hyponatrémie (baisse de sodium dans l'organisme) et la deshydratation.
Devenir
La majorité des animaux seront expédiés dans des laboratoires de recherche, pour une utilisation dans leurs projets de recherche. Les animaux aptes au transport après évaluation clinique seront expédiés, les autres seront mis à mort (pas de possibilité de continuer le projet ou d’être réutilisé).
Remplacement
Pour l’étude d’une pathologie, l’utilisation d’animaux permet de comprendre le fonctionnement d’un organisme. L'utilisation d'animaux est donc rendue nécessaire car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les réactions du corps vivant entier (ensemble complexe). Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. Des méthodes alternatives (ex: in vitro) ne sont pas réalisables, l'objectif du projet étant de fournir des modèles animaux préparés utilisés dans des études expérimentales
Réduction
Nous réalisons ce protocole avec nos partenaires avec qui nous échangeons sur le nombre minimal et suffisant d’animaux utilisés. Aucune approche statistique ne sera réalisée.
Raffinement
Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long du projet. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique au modèle. Les chirurgies seront réalisées par un personnel formé et expérimenté avec un protocole anesthésique et analgésique adapté et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins adaptés et l'eau de boisson intégralement remplacée par du liquide physiologique 0.9 % pour compenser l'hyponatrémie, afin de permettre une bonne récupération des animaux.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit candidat médicament car les rongeurs ont un système nerveux développé et d'autres systèmes métaboliques proches de celui de l'Homme. Leur génétique est parfaitement connue ce qui permet d'avoir des résultats reproductibles permettant d'élaborer des conclusions fiables. Le choix de l'espèce au sein de l'ordre des rongeurs est conditionné par les besoins de nos partenaires suivant les éléments cibles de l'organisme. Le projet commencera avec des animaux à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum). L'âge exact est déterminé par la demande de notre partenaire en fonction de son axe de recherche. Le choix du stade de développement des animaux est donc justifié dans sa demande de projet.
Lymphocytes T CD8 et immunité anti-tuberculeuse: comprendre quelles sous-populations lymphocytaires protègent contre la tuberculose
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
3 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par la bactérie de la tuberculose par voie nasale sous anesthésie, et reçoivent vaccins, cellules ou molécules par injections parfois répétées jusqu'à quatre fois. Le porteur indique une pathologie pulmonaire inflammatoire comme principale atteinte, et précise que le cumul des interventions, chacune jugée modérée, conduit à déclarer l'ensemble sévère. L'objectif est d'identifier les sous-populations de lymphocytes qui protègent contre la tuberculose, les animaux infectés étant tués car ils ne peuvent quitter la zone de biosécurité ni être réutilisés.
Objectifs
La tuberculose reste l'une des pathologies les plus mortelles avec près de 2 millions de décès par an. Il existe de nombreuses difficultés pour la diagnostiquer, suivre de façon fiable l'évolution des patients mais aussi et surtout la prévenir par la vaccination ou la traiter par des molécules thérapeutiques. Si l'importance du système immunitaire n'est plus à démontrer dans cette pathologie, la compréhension que nous en avons est encore limitée et n'offre pas les outils pour répondre aux problématiques évoquées plus haut. Exploitant la proximité entre les mécanismes associés à la protection chez l'Homme et la souris, le projet a pour but d'approfondir nos connaissances sur les cellules de l'immunité que sont les lymphocytes T afin d'apporter des éléments de réponses à ces problématiques. Très concrètement, l'objectif du projet est de comprendre quelles sous-populations de lymphocytes T sont associées à une protection dans le cas de l'infection par l'agent de la tuberculose Mycobacterium tuberculosis. Il visera à caractériser ces populations sur le plan phénotypique (les molécules qui les caractérisent), de leur localisation dans les poumons (notamment vis-à-vis des cellules infectées par la bactérie) et également sur le plan de leur propriétés fonctionnelles (les molécules anti-bactériennes qu'elles produisent). Le projet ambitionne également de comprendre si l'on peut favoriser la génération et/ou la persistence de ces sous-populations par des stratégies d'intervention vaccinales ou l'administration de molécules modulant la génération ou la détection de dommages pulmonaires préjudiciables à ces lymphocytes (regroupées sous le terme de thérapies ciblant l'hôte).
Bénéfices attendus
Il est attendu du projet un gain de connaissances fondamentales concernant l'identité des sous-populations lymphocytaires T les plus à même de protéger de l'infection. Ces résultats pourront à terme fournir des informations sur des tests à réaliser chez les patients afin de comprendre si leur évolution est favorable ou pas en fonction de l'évolution chez eux de la présence des cellules associées à la protection. Par ailleurs, les résultats obtenus sur les stratégies vaccinales proposées et sur l'efficacité des molécules administrées pour moduler la génération ou la détection des dommages pulmonaires offrira des possibilités translationnelles qui pourront être exploitées dans d'autres projets. Ceci est d'autant plus vrai que la majorité des molécules testées est déjà utilisée en thérapeutique humaine.
Procédures
Les procédures prévues incluent l'induction de la tuberculose chez les souris par administration de la bactérie responsable ainsi que l'administration de vaccins ou de molécules pharmacologiques visant à diminuer l'impact de la pathologie. Chacune de ces interventions peut être classée comme modérée mais l'effet cumulatif dans les procédures nous conduit à déclarer ces dernières sévères. Seront administrées les bactéries responsables de tuberculose (Mycobacterium tuberculosis, Mtb) ou vaccinales (BCG), des cellules immunitaire de type lymphocytes, des molécules permettant soit de détecter les cellules immunitaires, soit d'éliminer des cellules immunitaires soit de moduler la réponse immunitaire. S'agissant des bactéries Mycobacterium tuberculosis et BCG, chacune ne sera administré qu'une fois par voie intranasale (Mycobacterium tuberculosis ou BCG) ou sous-cutanée ou intraveineuse (BCG seulement) et systématiquement sous anesthésie. S'agissant des cellules, elles seront réinjectées une seule fois soit par voie intranasale soit par voie intraveineuse sous anesthésie appropriée. Les molécules administrées seront soit des anticorps ou des molécules pharmacologiques. Certaines seront administrées pendant 10 jours dans l’eau de boisson des souris ou par injection intrapéritonéale sans anesthésie, intranasale ou intraveineuse (sous anesthésie appropriée dans les 2 cas). Il y aura au maximum 3 injections sur une période de 10 jours. Selon les procédures, les animaux recevront au minimum une administration de bactéries et une injection intraveineuse d'anticorps en 3 semaines et au maximum 2 administrations de bactéries (BCG puis Mycobacterium tuberculosis) et jusqu'à 4 injections intraveineuses et/ou intranasale d'anticorps et de molécules pharmacologiques sur une période de 4 à 8 semaines.
Impact sur les animaux
Les principales nuisances causées aux animaux résideront dans l'induction d'une pathologie pulmonaire liée à la réponse inflammatoire induite par l'infection par la bactérie Mtb. Une autre nuisance à un niveau moindre provient de l'administration intraveineuse ou intranasale de bactéries (BCG ou Mtb), cellules (lymphocytes protecteurs) et/ou molécules pharmacologiques et anticorps, parfois répétées (jusqu'à 4 fois).
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort de façon éthique pour 3 raisons. Tout d'abord, étant infectés par un pathogène pour l'homme, ces animaux ne peuvent pas quitter la zootechnie de sécurité biologique ni être réemployés dans de nouvelles procédures. Par ailleurs, si nos procédures prévoient un terme à un temps plutôt précoce après infection et une pathologie peu développée et non mortelle (quelques semaines), le maintien des animaux à des temps longs (plusieurs mois) conduirait à une mort liée à la perte de fonction pulmonaire étant donné que les souris ne peuvent éliminer mais seulement contrôler plus ou moins efficacement le bacille tuberculeux. Enfin, pour notre projet nous devons analyser la totalité des cellules présentes dans les poumons.
Remplacement
Etant donné que les populations de lymphocytes d’intérêt sont assez rares, qu’elles sont pour certaines accessibles seulement dans les poumons et qu’il n'existe aucun modèle cellulaire ni de possibilité de culture ex vivo, nous devons utiliser un système intégré dans lequel la circulation sanguine, la présence de ganglions lymphatiques et les poumons sont nécessaires (ce qui exclue les modèles multicellulaires du type "organoide"). Dans un soucis de Remplacement, nous incorporerons néanmoins chaque fois que cela sera possible des étapes dans des modèles alternatifs. Notamment, une fois établie la diversité des sous-populations lymphocytaires déclenchées par l'infection, nous rechercherons leur caractère protecteur. Cela sera réalisé en exposant des macrophages infectés par la bactérie à ces populations dans des tests cellulaires in vitro. Seules les sous-populations protectrices in vitro seront par la suite testées in vivo en les administrant à des souris infectées.
Réduction
Afin de s’inscrire dans la logique de réduction, nous avons intégré 4 étapes dans notre raisonnement. Tout d’abord, certaines expériences réalisées font suite à des étapes de validation dans des modèles cellulaires : ainsi les expériences proposées sont réalisées au stade où les méthodes de remplacement de l’expérimentation animale ont été exploitées et s’avèrent suffisamment prometteuses pour utiliser le modèle intégré murin. Ensuite, certaines étapes de nos projets pourront en effet être suivies de décisions de poursuite ou d’arrêt de l’étude en fonction des promesses offertes par les résultats. De plus, nous avons développé des approches expérimentales permettant d’analyser sur un même lot d’animaux, des paramètres qui étaient avant mesurés sur des lots d’animaux séparés (exemple : préparation d’ARN, cytométrie de flux et charges bactériennes peuvent maintenant être réalisées sur le même échantillon). Finalement, l’expérience des années précédentes nous a fourni des indications sur la taille minimale des lots d’animaux à respecter pour obtenir en première intention des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Il existe 3 grandes catégories de sources de douleurs et/ou de stress dans nos procédures. La première est l'induction d'une pathologie pulmonaire par administration de la bactérie M.tb. Dans ce cas, notre façon de gérer la douleur se situe à 4 niveaux: la dose, faible; la souche bactérienne, peu virulente; la durée de suivi, très inférieure à la durée léthale chez la souris immunocompétente; le suivi quotidien. La deuxième cause de douleur/stress réside dans le mode d'administration des bactéries, molécules pharmacologiques ou cellules. Nous privilégions les modes d'administration peu on non traumatisants ou douloureux (eau de boisson ou injection intrapéritonéale chaque fois que cela est possible. Dans les autres cas, ces injections seront accompagnées des mesures appropriées (anesthésie/analgésie dans le cas d'administration intranasale ou intraveineuse ou sous-cutanée). La troisème source potentielle de stress/douleur fait référence aux suites de l'administration de vaccins (induisant une réaction inflammatoire) ou de molécules pharmacologiques ou des cellules. Dans la cas des vaccins, nous serons attentifs aux plaies éventuelles sur le site d'injection et à l'état général de l'animal dans les jours suivant l'injection. Pour les molécules pharmacologiques, les substances administrées sont attendues pour avoir des effets bénéfiques sur la pathologie. Toutefois, même si nous injecterons des molécules déjà utilisées chez la souris sans conséquences dommageables et pour lesquelles les doses pharmacologiques sont bien connues, nous exerçerons une surveillance quotidienne. Toutes les souris seront maintenues dans une zootechnie de sécurité biologique. Elles sont logées selon les normes éthiques en vigueur et bénéficient d'un enrichissement pendant la stabulation. Une surveillance quotidienne des animaux et une inspection de leur apparence (posture, pelage) sont effectuées tout au long de l'expérience par des membres du personnel formés. Nous disposons d'un comité chargé du bien-être des animaux sous la supervision d'un vétérinaire, qui assiste les expérimentateurs notamment pour gérer le stress ou la douleur des animaux.
Choix des espèces
Il existe de nombreux modèles de tuberculose chez l'animal. Du primate non-humain (le modèle le plus proche de l'homme) au poisson zèbre en passant par les rongeurs, chacun avec ses avantages et inconvénients. Nous avons opté pour le modèle de la souris car, en termes d'immunité, il est assez prédictif de ce qui se passe chez l'homme. En termes de pathologie et notamment de lésions pulmonaires, il a été longtemps peu représentatif mais l'identification d'une mutation (SP140) permettant le développement de lésions plus proches de celles de l'homme a largement comblé ce manque (tout en maintenant un statut immunocompétent à l'animal porteur de la mutation). Un avantage supplémentaire est la possibilité de travailler et d'utiliser des outils moléculaires très fins (permettant le suivi de cellules fluorescentes ou la détection de cellules très spécifiques d'antigènes mycobactériens), et ce, dans le même fond génétique (évitant ainsi les facteurs confondants). C'est ainsi que la base de notre projet prévoit d'utiliser les souris C57BL/6 porteuses ou non de la mutation SP140, qui pourront être analysées avec les mêmes outils moléculaires établis, très performants et informatifs tout en présentant des lésions et une sensibilité différentielle à l'infection. Cette possibilité unique n'est accessible dans aucun autre modèle animal.
Production d’anticorps polyclonaux chez la poule et le lapin
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Poules : 240
390 lapins et poules vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections destinées à leur faire produire des anticorps, puis des prélèvements sanguins répétés, avant d'être mis à mort pour récupérer la quasi-totalité de leur sang. Le porteur décrit des réactions locales possibles, gonflement ou abcès, et générales, fièvre, perte de poids, baisse d'activité. Il affirme qu'aucune méthode substitutive n'est assez efficace, écartant la production d'anticorps par criblage de phages jugée "décevante" malgré son existence depuis 1990.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de produire des anticorps polyclonaux suite à des immunisations de poules et lapins. Ces anticorps seront notamment utilisés pour la recherche (immunologie, oncologie, immunohistochimie, biomédicale…), en médecine, pour la réalisation de test de diagnostic… Ce projet respecte la réglementation relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques en vigueur.
Bénéfices attendus
1) Obtenir des quantités suffisantes d'anticorps polyclonaux pour pouvoir travailler dessus. 2) Approfondir les connaissances nécessaires pour l'avancement de la recherche dans les domaines suivants : immunologie, oncologie, immunohistochimie, recherche biomédicale, médecine... 3) Faire évoluer les tests de diagnostic. 4) Trouver de nouvelles pistes d'applications thérapeutiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à deux types d'interventions : des injections et des prélèvements sanguins. Le nombre d'interventions sera dépendant du protocole de l'étude mais chaque intervention sera de courte durée. Un délai adapté au produit administré sera dispensé entre chaque injection. Un temps de récupération sera également dispensé entre chaque prélèvement sanguin. Ce temps de récupération sera réalisé conformément aux recommandations éthiques.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la contention, stress dû aux injections et aux prélèvements, possibilité d'observation chez les animaux de réactions locales (gonflement, abcès...) et/ou générales (augmentation température, perte de poids, diminution de l'activité...) après les administrations.
Devenir
Les animaux inclus dans ces études seront mis à mort afin de récupérer la quasi-totalité du volume sanguin circulant selon les besoins et surtout de respecter le principe de précaution.
Remplacement
La production d'anticorps (AC) polyclonaux nécessite 1 immunisation de l'animal dans le cadre de ce projet. Il n'existe actuellement aucune méthode substitutive assez efficace pour répondre aux objectifs du projet. Une nouvelle approche a été publiée en 1990 pour le développement d'AC par un système de criblage de collection de phage qui ne nécessite pas l'immunisation d'animaux, mais les résultats restent très décevants. En effet, depuis 1990, aucun anticorps n'est utilisé en thérapie ou en diagnostic clinique malgré un certain nombre de publications scientifiques utilisant cette technologie. Seuls 1 AC anti-TNFα et plus récemment des AC neutralisants du SARS-Cov-2 ont été développés à partir de collection de donneurs humains dont les derniers sont des donneurs ayant été en contact avec le virus, donc immunisés. A ce jour, l'alternative aux immunisations animales consiste à développer des AC synthétiques à partir de banques ou "Library" synthétique pour le criblage d'un nombre important de fragments de molécules ("binders"), ayant une bonne interaction avec l'antigène. Ces fragments sont plus petits que les AC et peuvent réagir avec une certaine affinité avec l'antigène mais aussi tout autre antigène ayant une structure proche de celle recherchée. Ces réactions croisées sont, parmi d’autres inconvénients, souvent rencontrées par cette approche synthétique. Un autre inconvénient majeur, est que le fragment ne reconnait qu’1 seul épitope (partie d'une molécule capable de stimuler la production d'un anticorps), alors qu’un sérum polyclonal est multi-épitope, ce qui permet d’augmenter la sensibilité de la détection et aussi faciliter son développement dans le temps. Tous les AC synthétiques développés et publiés à ce jour sont dirigés contre des protéines recombinantes qui ont été utilisées pendant les étapes de criblage. Leur utilisation est très limitée et ne dépasse pas l’étape de résultats préliminaires, puisqu’ils ne reconnaissent pas les protéines endogènes (élaborées par l'organisme) qui ont des structures natives et conformationelles. Les AC synthétiques ne reconnaissent pas certaines modifications des protéines qui leur donnent telle ou telle fonction biologique. C'est pourquoi la majorité de ces anticorps n'est pas utilisée par la communauté scientifique qui continue de travailler et publier avec les anticorps conventionnels. L'approche de criblage par phage est testée en parallèle pour comparer les performances et valider ou non cette alternative.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé sera réduit au minimum. Entre 2 et 6 animaux (poule ou lapin) seront inclus par étude. Le nombre sera choisi en fonction des volumes de sang que l'on peut prélever afin d'obtenir une quantité suffisante d'anticorps. Pour les poules, un nombre de 8 études environ par an a été estimé, d'où l'utilisation potentielle de 240 poules sur 5 ans (calcul à partir de 6 poules par étude). Pour les lapins, un nombre de 5 études environ par an a été estimé, d'où l'utilisation potentielle de 150 lapins sur 5 ans (calcul à partir de 6 lapins par étude). La réglementation en vigueur relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques sera respectée.
Raffinement
Méthodes de raffinement : 1) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Afin de les maintenir, les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, afin d’augmenter leur bien-être, les animaux seront hébergés collectivement dès que possible et disposeront d’un environnement enrichi (exemples : lapins = bois à ronger, foin/paille, de quoi grimper et se cacher... ; poule = perchoir, bloc à picorer ou type coquilles d'huîtres...). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils auront un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères et un enrichissement compensatoire. 2) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 3) Surveillance accrue de l’animal durant les manipulations. 4) Une période d'acclimatation adaptée sera dispensée avant la 1ère administration et/ou prélèvement, afin de permettre aux animaux de s'adapter à leur environnement et de s'assurer de leur bon état de santé. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront d’abord réduites puis supprimées. Ainsi, les manipulations seront réalisées dans les meilleures conditions possibles.
Choix des espèces
Le lapin est une espèce particulièrement immunoréactive, permettant ainsi d’obtenir un sérum disposant d’une concentration importante en anticorps, avec des anticorps de forte affinité. En plus de leur immunoréactivité importante, les poules disposent d’anticorps spécifiques, les immunoglobulines Y, notamment extraits à partir du jaune d’oeuf. Ainsi, l’immunisation de poules permet de contrôler facilement le taux d’anticorps en limitant la contrainte imposée aux animaux. De plus, il existe des différences de séquences entre la partie constante des immunoglobulines Y et des immunoglobulines G. L’utilisation d’immunoglobulines Y permet ainsi de réduire le bruit de fond, les réactions croisées et les signaux aspécifiques. Les anticorps de poules sont également une alternative aux anticorps de lapin pour les expériences nécessitant des anticorps provenant de plusieurs hôtes différents. Le choix de l’espèce se fera donc en fonction de l’utilisation prévue des anticorps. Les lapins seront âgés de 6 semaines à 2 ans environ et les poules d'1 jour à 2 ans environ, car c’est à ces stades qu’ils sont entièrement immunocompétents.
Etude du lien entre inflammation chronique et cancer au cours de l’obésité: un rôle des voies de l’immunité innée
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
2 016 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent un régime gras jusqu'à douze semaines, des tests métaboliques avec prélèvements de sang caudal toutes les quinze minutes pendant deux heures, un jeûne intermittent et des injections sous-cutanées de cellules cancéreuses avec suivi tumoral. Le porteur indique que le régime gras dégrade leur statut métabolique et que les greffes induisent des tumeurs sous-cutanées, mammaires ou prostatiques. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthodes alternatives" à ces expériences de preuve de concept in vivo.
Objectifs
L’inflammation, processus naturel permettant déliminer des pathogènes tels que bactéries, virus et parasites, peut dans certaines conditions s'installer à long terme. On parle alors d’inflammation chronique. Cette inflammation excessive semble avoir un rôle causal dans de nombreuses affections, tels que l'arthrite, l'obésité/diabète, le sporiasis ou encore le cancer. L'activation de l'immunité innée, responsables de la production de cytokines pro-inflammatoires notemment les interférons de type I participe à l'installation et la persistance de l'inflammation chronique. Nous souhaitons ici comprendre le lien entre inflammation chronique due à l'accumulation d'acides nucléiques cytosoliques et les déréglements métaboliques chez l'obèse ainsi que leur effet sur la tumorigènèse. Les résultats obtenus au sein du laboratoire d’accueil suggèrent que l'activation de l’immunité innée et l'inflammation chronique dans les cellules cancéreuses favorise la prolifèration tumorale. De façon intéressante, l’analyse de l’impact de facteurs environnementaux sur l’apparition des cancers met en évidence un lien étroit entre l’adiposité et l’incidence du cancer. Vu le caractère fortement inflammatoire du tissu adipeux, il est tentant d’émettre l’hypothèse que le tissu adipeux promeut la tumorigénèse au cours de l'obésité.
Bénéfices attendus
Les résultats de notre projet permettra de mieux comprendre le lien entre inflammation et co-morbidités au cours de l'obésité. Ces résultats ouvriront la voie à de nouvelles appoches thérapeutiques pour limiter l'inflammation chronique dans un contexte d'obésité. En effet ce projet permettra également de déterminer l'intérêt de l'utilisation d'un inhibiteur de la voie de reconnaissance des acides nucléiques (cGAS/STING) dans le traitement du cancer en particulier chez le patient obèse.
Procédures
Les animaux recevront 5 types différents d'interventions: 1- intervention diététique pendant 12 semaines maximum: régime normal ou gras 60% 2- tests métaboliques avec injection intrapéritonéale d'insuline ou de glucose selon le test puis prélévement de sang caudal (une goutte toutes les 15 minutes pendant 2 heures) sur animaux vigiles. 3- jeûn intermittent 24h jeun/ 24h nourri pendant 20 jours maximum. 4- injection en sous-cutanée de cellulales cancéreuses (injection 5 minutes puis suivi tumoral environ 3 semaines) sous anesthésie (isoflurane). 5- injection de cellules cancéreuses (injection 15 minutes puis suivi tumoral environ 3 semaines) en orthotopique (sein ou prostate) sous isoflurane. 5- administration d'un inhibiteur de notre voie d'intêret pendant 4 semaines (sous-cutanée ou intrapéritonéal) pendant 4 semaines.
Impact sur les animaux
Les animaux soumis à un régime gras vont prendre du poids rapidement et voir leur statut métabolique ( sensibilité à l'insuline, tolérance au glocuse) se dégrader. L'injection de cellules cancéreuses chez les animaux va induire le dévelopement d'une tumeur sous cutanée ou mammaire/prostatique selon le type d'injection.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés au CO2 ou par discolacation des cervicales afin de prélevements les organes et /ou la tumeur des animaux.
Remplacement
Il s’agit ici de l’effet in vivo du régime gras sur l’inflammation et son impact sur le développement tumoral ainsi que l'effet d'un nouvel inhibiteur de l'inflammation : Il n'existe pas de méthodes alternatives à ces expériences de preuve de concept in vivo. Cependant des tests in vitro sur des lignées adipocytaires sont menés afin de mieux comprendre l'activation de notre voie d'interet.
Réduction
Le chercheur en charge du projet a déjà mis en place des études similaires dans le passé et s'appuie sur les données des précedentes études pour établir le nombre d'animaux nécessaire dans les cohortes afin d'observer une différence significative si elle existe.
Raffinement
Le changement de litière, la pesée des animaux pourront être amener à etre plus fréquents si besoin.
Choix des espèces
La souris immunocompétente de type C57BL/6 J ou N constitue un modèle expérimental de référence pour ce type d'expérience sur le métabolisme et les greffes de cellules tumorales murines. La C57BL/6N présente des caractéristiques proches de la C57BL/6J. La C57BL/6N n’est pas porteuse de la mutation du gène Nnt contrairement à la C57BL/6J. Cette différence induit une légère différence de phénotype face au régime gras et au développement de l’insulinorésistance. Nos lignées mutantes sont majoritairement sous fond 6J, cependant 2 d’entre elles sont 6N, nous sommes dans l’optique de les backcrosser pour les passer en J. Nos résultats préliminaires ont donné des résultats positifs chez les souris STING sous fond B6J que cela soit en termes de métabolisme ou de tumorigénèse. Souris adultes de 8 à 12 semaines afin d’avoir des animaux adultes (d’âge mûr), pour une utilisation dans un protocole classique de métabolisme et de croissance tumorale.
Etude du rôle du dihydrogène dans l’effet anti-tumoral d’un régime enrichi en fibres alimentaires
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
132 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent un régime riche en fibres par gavage trois à cinq fois par semaine, une implantation de tumeur sous la peau ou une injection intraveineuse de cellules cancéreuses, et sont privées d'eau et de nourriture jusqu'à quatre heures lors des mesures de dihydrogène expiré. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable et présente l'implantation de tumeurs comme n'induisant pas de souffrance. Il indique que le rôle du microbiote ne peut être étudié qu'in vivo et qu'il n'existe "pas d'alternative à ce jour".
Objectifs
Nous avons montré qu’un régime riche en fibre (High Fiber Diet - HFD) permet de moduler positivement la composition de la flore intestinale, ainsi que ses fonctions, impactant sur le métabolisme et l'immunité de l’hôte. Ceci conduit à l’activation de cellules immunitaires particulières au niveau intestinal. Dans un modèle de mélanome chez la souris, nous montrons qu’un pré-conditionnement à l’aide d’un régime HFD permet de prévenir la pousse tumorale, grâce aux mêmes cellules immunitaires que celles retrouvées dans l'intestin. Ainsi, nos données suggèrent qu’un régime riche en fibre, en modulant le microbiote intestinal et ses métabolites, dont le dihydrogène, active l’immunité locale et systémique de l’hôte, permettant une immunosurveillance accrue des cancers. De plus, nous avons montré qu’un régime HFD conduit à la production de dihydrogène (H2), connu pour ses propriétés immunostimulantes. Afin d’étudier le rôle du H2 dans l’effet immunostimulant et antitumoral du régime HFD, nous proposons de comparer les effets d’un régime HFD avec ceux induits par l’administration d’H2 (hydrogénothérapie). Cette démonstration renforcera nos observations et permettra le transfert rapide du régime HFD en clinique humaine, ainsi que dans la population générale.
Bénéfices attendus
Ce projet doit permettre de répondre à deux questions : (i) La quantité d’H2 produit par consommation d’inuline alimentaire peut-elle suffire à induire, par inhalation, une inhibition de la croissance tumorale ? Pour répondre à cette question, nous déterminerons tout d’abord la quantité d’H2 produite chez des souris nourries avec un régime HFD. Cette dose d’H2 déterminée sera ensuite administrée à des souris porteuses de tumeurs afin que nous étudiions la croissance tumorale et la réponse immunitaire anti-cancer. (ii) L’H2 produit par la consommation de fibres participe-t-il à l’induction de l’immunité anti-cancer ? Pour répondre à cette question, l’immunité basale des animaux sera analysée après 2 semaines de traitement. En démontrant l’effet anti-cancer d’une dose modérée d’H2 et son implication potentielle dans l’effet anti-tumoral du régime HFD, nous aurons des données préliminaires solides pour demander des financements de recherche préclinique (sur le mécanisme d’action de prébiotiques) et pour engager rapidement des essais cliniques. Enfin, ce projet doit permettre de développer de nouvelles technologies applicables dans des études précliniques sur des rongeurs de laboratoire et qui pourront être transférées en clinique (dispositifs de mesure de H2 exhalé et/ou dispositif d’administration de H2).
Procédures
Une partie des animaux sera nourrie avec un régime HFD, administré par gavage oral 3 ou 5 fois par semaine durant 1 mois (1 minute / gavage). Les animaux sont hébergés dans l'enceinte de mesure d'H2 pendant au maximum 4h consécutives, durant lesquelles ils seront surveillés par l'expérimentateur. Les fèces des animaux seront collectés après 2 semaines de préconditionnement (< 1 minute / souris). Une partie des animaux recevra une implantation tumorale par injection sous-cutanée (1 minute / souris), ou une injection de cellules cancéreuses par voie intra-veineuse, sous anesthésie (5 minutes / souris). Les prélèvements sanguins (2 minutes / souris) seront réalisés uniquement en fin d'expérience, sous anesthésie volatile, et sans réveil. Lorsque les animaux (ou un des animaux) atteindront un des points limites, ils subiront une anesthésie volatile terminale puis un prélèvement sanguin.
Impact sur les animaux
Nous n'attendons pas d'effet indésirable dans ce projet. Le traitement des animaux sera apporté par des gestes expérimentaux de classe légère (gavage ou inhalation). L'implantation de tumeurs en elle-même n'induit pas de souffrance des animaux. Les prélèvements sanguins seront systématiquement réalisés sous anesthésie générale. En revanche, durant la mesure d'H2 exhalé et l'hydrogénothérapie, les animaux n'auront pas accès à l'abreuvement et à l'alimentation, pour une durée relativement courte (maximum 4 heures).
Devenir
Les animaux en fin d'expérimentation seront euthanasiés après avoir atteint les points limites, pour des prélèvements d'organes et de tissus.
Remplacement
Le rôle du microbiote intestinal ne peut être étudié qu'in vivo. En effet, les interactions hôte/microbes et notament système immunitaire de l'hôte/microbes et les réponses anti-tumoralesinduites nécessitent une étude dans un organisme vivant. Il n'existe donc pas d'alternative à ce jour.
Réduction
Afin de tenir compte de la variabilité inter individuelle dans la réponse aux différents traitements, des groupes de 6 animaux seront constitués. Ainsi, malgré la variabilité, ce nombre d'animaux par groupe apportera une fiabilité au niveau statistique. De plus, plusieurs conditions expérimentales seront testées en parallèle, afin de mutualiser les groupes contrôles, et donc de réduire le nombre d'animaux contrôles utilisés. La dernière expérience ne sera réalisée que si les précédentes donnent des résultats satisfaisants.
Raffinement
Afin d'assurer le bien-être des animaux, les souris seront hébergées par cage de 6, avec environnement enrichi. Le régime alimentaire sera administré par gavage, et l'hydrogénothérapie par inhalation. L'injection sous-cutanée ou intra-veineuse de cellules cancéreuses n'induit qu'une légère souffrance des animaux. Toutefois, les animaux seront quotidiennement surveillés à la suite des implantations tumorales. Les injections et prélèvements sont réalisées sous légères anesthésies générales.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus pertinent pour mener ce genre d'étude. La manipulation de leur flore est acquise. De plus, les modèles tumoraux ainsi que les outils pour étudier les réponses immunes induites sont parfaitement développées pour ce modèle animal. Tous nos résultats précédents obtenus dans le cadre de cette thématique l'ont été avec ce même modèle murin. Les souris seront utilisées à partir de 6 semaines d'âge (livrées à 5 semaines + 1 semaine d'acclimatation). A ce stade, les souris sont sevrées et le système immunitaire est pleinenement mature et permet donc son étude.
Etude pilote : Déterminer les effets de l’injection sous-cutanée ou intradermique de fragments de cellules sénescentes sur l’activation du système immunitaire murin.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie à l'isoflurane, elles reçoivent des injections sous-cutanées dans les flancs ou intradermiques dans les oreilles de fragments de cellules sénescentes, puis sont tuées au dioxyde de carbone à 24, 48, 72 ou 168 heures pour prélever ganglions et sites d'injection. Le porteur n'attend qu'une réaction locale, rougeur ou gonflement, sans réponse systémique. Il affirme que cette réponse impliquant plusieurs organes est impossible à étudier in vitro et conclut que le recours à la souris est "indispensable".
Objectifs
Dans notre groupe nous étudions la sénescence cellulaire. La sénescence est une destinée cellulaire. Elle se caractérise, entre autres, par la sécrétion de molécules spécifiques et un arrêt permanant du cycle cellulaire en réponse à des stimuli dommageables. De multiples études ont montré que les cellules sénescentes sont à l'origine du vieillissement et des maladies liées à l'âge, mais le mécanisme d’action reste inconnu. Une autre caractéristique observée dans les tissus vieillissants est l'inflammation chronique de bas bruit appelée inlamm’aging, de la contraction d’inflammation et âge. Lors de nos études, nous avons récemment découvert une nouvelle caractéristique de la sénescence que nous avons nommée fragmentation. Les cellules sénescentes génèrent des fragments et comme leur nom l’indique il s’agit de petits bouts qui se détachent des cellules. L’intégrité des fragments est maintenue jusqu’à trois jours après leur formation, après quoi ils se rompent et relarguent leur contenu. Leur rôle est pour le moment inconnu et nous cherchons à le comprendre. L’analyse du contenu des fragments a révélé la présence d’une grande majorité de molécules liées à l’inflammation. Les fragments sont donc potentiellement une source d’inflamm’aging et ils ne sont pas encore décrits dans la littérature scientifique. L’objectif principal de notre projet est de tester la capacité de ces fragments de cellules sénescentes à induire de l’inflammation ou en d’autres termes leur capacité à activer le système immunitaire. Dans cette expérience pilote, nous cherchons à trouver les conditions optimales pour mesurer l'effet des fragments sur l'activation de la réponse immunitaire locale dans un modèle de souris. Pour cela, nous isolerons des fragments et ferons des injections sous-cutanée ou intradermique des fragments et des contrôles appropriés. Nous évaluerons la réponse inflammatoire liée à ces injections à 4 temps différents et en utilisant des techniques communément utilisées en laboratoire telles que l’immunomarquage fluorescent (IF), l’analyse de cytométrie de flux (FACS) et la PCR quantitative en temps réel (RT-qPCR). La meilleure méthode sera sélectionnée pour de futures études des mécanismes des effets pro-inflammatoires des fragments sénescents.
Bénéfices attendus
La senescence est, entre autres, liée aux mécanismes de réparation tissulaire, au vieillissement et aux maladies liées à l’âge. Ce projet va nous permettre d’établir un modèle optimal d’étude des effets immunomodulateurs des fragments produits par les cellules sénescentes. En manipulant ce modèle nous pourront évaluer le caractère et l’intensité de la réponse immunitaire aux fragments. Ce modèle nous servira également à caractériser les mécanismes d’action des fragments et leurs interactions avec les cellules immunitaires.
Procédures
Les souris seront soumises à des injections sous-cutanées ou intradermiques. Elles seront, au préalable, anesthésiées par inhalation d'isoflurane. La moitié d’entre elles sera soumise à une injection sous-cutanée dans chacun des flancs dorsaux (soit deux injections par souris) _ une injection de fragments d’un côté et une injection d’un contrôle de l’autre. L’autre moitié sera soumise à une injection intradermique dans chacune des oreilles (soit deux injections par souris) _ une injection de fragments d’un côté et une injection d’un contrôle de l’autre. La durée totale de la procédure est estimée à 10 minutes par animal. Aux temps suivants : 24h, 48h, 72h et 168h ; des groupes d’animaux de chaque condition expérimentale seront euthanasiés par exposition à des doses croissante de dioxyde de carbone et les tissus d’intérêts (sites d’injection, ganglions lymphatiques adéquats) seront disséqués pour les analyses ultérieures.
Impact sur les animaux
L’injection de fragments ou cellules syngéniques, c’est-à-dire génétiquement identique à la souris injectée, ne devrait pas déclencher de réponse immunitaire systémique. Au pire, il pourrait y avoir une réponse, locale et limitée, caractérisée par de l’infiltration des cellules immunitaires et de l’inflammation locale. Les effets secondaires qui seraient éventuellement liés à la piqure, tels que des rougeurs, gonflements ou automutilations au niveau du site d’injection seront surveillés pendant les trois jours suivant l’injection.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à des moments bien précis selon un protocol autorisé, afin d'isoler les ganglions lymphatiques et le site d'injection pour des analyses supplémetaires.
Remplacement
La réponse du système immunitaire à la présence de fragments produits par les cellules sénescentes implique des interactions complexes entre différents organes et différents types cellulaires. Cette réponse complexe est impossible à étudier avec des modèles cellulaires in-vitro. Pour bien comprendre la dynamique de cette réponse immunitaire et les types cellulaires en jeu, l’utilisation d’un modèle in vivo est indispensable.
Réduction
Du fait de l’activation de la réponse immunitaire au niveau local uniquement, nous pouvons appliquer l’échantillon à tester et l’échantillon contrôle sur une même souris, réduisant ainsi de moitié le nombre d’animaux nécessaire à l’étude. Ainsi l’utilisation de 10 souris par conditions devrait être suffisante pour obtenir des résultats statistiquement interprétables.
Raffinement
Les souris seront regroupées à plusieurs par cage afin de préserver les interactions sociales, avec un nid comme enrichissement de milieu. Les injections sous-cutanées et intradermiques se feront sous anesthésie gazeuse. Du gel ophtalmique sera appliqué durant tout le temps de l’anesthésie pour prévenir le dessèchement de la cornée. Après l’injection l’animal sera placé dans une cage chauffée à 37°C et surveillé jusqu’au réveil complet. D’une manière générale, l’état de la souris (apparence générale, comportement, posture, mouvements) sera surveillé durant toute la durée du protocole. Si un animal venait à présenter des signes de détresse, il serait soigné et retiré de l’étude. Dans un cas plus sévère, l’animal serait euthanasié.
Choix des espèces
Les systèmes immunitaires humain et murin présentent des similitudes, en termes d’immunité innée et acquise, qui rendent l’utilisation de la souris très appropriée pour cette étude. De plus les molécules des DAMP et leurs récepteurs sont très similaires entre la souris et l’humain. De même, les cellules murines et humaines sénescent de la même manière. Les animaux seront utilisés dès l'âge de 8 -12 semaines pour étudier la réponse immunitaire aux fragments sénescents à l'âge adulte. Nous avons choisi cette tranche d'âge, car à ce stade, le système immunitaire inné et adaptatif est suffisamment mature.