Système immunitaire
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Mécanismes cellulaires et moléculaires du remodelage cardiaque après infarctus chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
2 040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit un infarctus provoqué par ligature définitive d'une artère coronaire au cours d'une chirurgie de trente minutes, puis des échocardiographies sous anesthésie, avant d'être tué par surdose d'anesthésique. Le porteur mentionne une douleur postopératoire soulagée par analgésiques et une mortalité liée à la procédure. Il affirme que ces modèles murins sont un préalable "absolument nécessaire et indispensable" à la validation de traitements de l'infarctus chez l'humain.
Objectifs
Le nombre de patient atteints par un infarctus du myocarde et la mortalité associée par insuffisance cardiaque restent élevés malgré l’amélioration de la prise en charge des patients en aigu ou en chronique La compréhension des mécanismes impliqués dans cette pathologie est indispensable pour le développement de stratégies thérapeutiques visant à limiter le développement de l’insuffisance cardiaque et constitue un enjeu médical et sociétal majeur. Notre projet a pour but de comprendre finement les mécanismes moléculaires qui contrôlent la fonction réparatrice de certaines cellules de l’immunité, après un infarctus du myocarde, chez la souris. Divers modèles de souris génétiquement modifiées nous permettront d’analyser spécifiquement le rôle de ces cellules. Ces animaux subiront un infarctus du myocarde. L’analyse consistera à étudier la fonction cardiaque, le remodelage cardiaque et la réponse inflammatoire.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de comprendre comment des cellules de l’immunité telles que les macrophages, participent à la réparation du cœur après infarctus du myocarde. L’identification des mécanismes mis en jeu dans les macrophages est un prérequis indispensable au développement de stratégies thérapeutiques innovantes visant à réduire la mortalité chez les patients souffrants de pathologies cardiaques ischémiques en stimulant la réparation cardiaque après un infarctus.
Procédures
Chaque animal va subir une procédure chirurgicale de 30 min au cours de laquelle un infarctus du myocarde expérimental est réalisé par ligature permanente de l’artère coronaire antérieure gauche. Trois injections sous-cutanées d’analgésiques (durée inférieure à 30 secondes pour chaque injection) sont prévues, dont une en préopératoire. A différents jours après l’opération, une échocardiographie non-invasive indolore sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse, d’une durée maximale de 30 minutes.
Impact sur les animaux
Inconfort lié à la préhension des animaux, douleur au point d'injection. Douleur post-opératoire soulagée par des analgésiques.
Devenir
A la fin de la procédure expérimentale toutes les souris sont mises à mort par par surdosage d’anesthésiques.
Remplacement
Pour respecter le principe des 3R, nous avons évalué nos hypothèses in vitro avec des cultures de macrophages autant que possible avant de l’étudier dans un modèle murin. Cependant, ces modèles murins sont une étape indispensable dans la compréhension des mécanismes survenant au cours de l’infarctus du myocarde. En effet, ces événements sont des phénomènes complexes, que des modèles in vitro ne pourraient pas permettre de recréer. Nous voulons, in vivo, comprendre les différentes interactions cellulaires et tissulaires qui sont mises en jeu lors de la réparation cardiaque apres un infarctus. Ces modèles murins pré-cliniques sont également un préalable absolument nécessaire et indispensable pour la validation des stratégies thérapeutiques afin de les mettre en application chez des patients présentant un infarctus du myocarde.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires à ce projet a été ajusté grace à l’utilisation de tests statistiques déterminant la taille minimale des groupes expérimentaux. Le calcul des effectifs nécessaires a été fait pour détecter un changement de 20% de la fonction cardiaque par échocardiographie. Ces tests indiquent un nombre de 15 souris par groupe. Pour deux groupes, en supposant quelques problèmes de traitement des tissus et la mortalité inhérente à la procédure, nous estimons une taille de groupe de 20 animaux. Pour réduire le nombre d’animaux, nous analyserons plusieurs paramètres sur le même animal : analyses échocardiographiques, anatomopathologiques, immunohistochimiques ainsi que des analyses des ARN, protéines et cellules cardiaques.
Raffinement
La souffrance animale sera réduite au maximum par le raffinement des méthodes expérimentales notamment l'utilisation de protocoles d’anesthésie et d’analgésie adaptées pour les procédures et l’établissement de points limites adéquats. Les animaux seront élevés en cages enrichies avec eau et nourriture ad libitum dans l’animalerie où les conditions d'hébergement et d'élevage sont standardisées et contrôlées durant toute la vie des souris: - température contrôlée à 22°C - cycle de jour/nuit de 12 heures - nourriture et eau ad-libitum - hébergement dans des cages de 2 à 5 souris maximum - enrichissement des cages avec maisonnettes, bâtonnets en bois et coton Après la procédure chirurgicale, les animaux sont placés dans une cage de réveil chauffée et enrichie, sous surveillance jusqu’au réveil complet. Ensuite, les animaux retournent avec leurs congénères, dans une cage d’hébergement enrichie. La stratégie antalgique sera systématiquement poursuivie en post-opératoire pendant 48 heures, avec administration sous-cutanée de buprénorphine toutes les 12 heures, pendant 48 heures. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par les expérimentateurs confirmés pendant les 5 premiers jours post-opératoires, puis par le personnel technique qualifié de l’animalerie pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être. Pour l’infarctus du myocarde et l’échographie, les animaux sont placés sur une plaque chauffante thermorégulée à 37°C dès l’induction de l’anesthésie.
Choix des espèces
Le choix de l'espèce murine nous permet d’avoir accès à des animaux génétiquement modifiés. Nous utiliserons des souris adultes non sénescentes, âgées de 10 semaines minimum chez lesquelles le système cardio-vasculaire est arrivé à maturité. En dessous de cet âge, la variabilité est accrue dans le remodelage et la survie fortement réduite à la suite d’un infarctus du myocarde.
Développement du système immunitaire / Development of the Immune System
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
496 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les femelles gestantes reçoivent des injections intrapéritonéales puis sont tuées par césarienne pour récupérer les nouveau-nés, confiés à des mères adoptantes et analysés à huit semaines. Le porteur décrit comme nuisances l'isolement des mâles, les injections et les césariennes, sans autre détail sur les atteintes. Il affirme que le développement du système immunitaire embryonnaire ne peut être étudié in vitro et que le modèle murin est "essentiel" du fait de sa proximité avec l'humain.
Objectifs
Les ganglions lymphatiques se forment au cours du développement embryonnaire. Ceux sont de petits organes arrondis, aussi appelés organes lymphoïdes secondaires ou périphériques. Ils sont chargés de la régulation des interactions des antigènes avec les cellules du système immunitaire. Ces ganglions lymphatiques sont disséminés partout dans l'organisme sur le trajet de la circulation de la lymphe. Les premières étapes de mise en place dans l'embryon sont encore méconnues. Ces étapes impliquent l'interaction de différents types cellulaires et de différents signaux chimiques dans des régions spécifiques de l'embryon. Notre objectif est de caractériser tous les acteurs cellulaires et moléculaires impliqués dans le développement du système immunitaire et de définir l'origine hématopoïétique de ces cellules en particulier en ce qui concerne la formation des ganglions lymphatiques et des vaisseaux lymphatiques. Le projet visera également à identifier quels sont les facteurs qui déterminent l'emplacement de l’initiation du développement de ces structures et quels sont les évènements qui se déroulent à ces sites spécifiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet attendus sont une meilleure connaissance des différents acteurs de la mise en place, à des coordonnées spécifiques dans l'embryon, des ganglions lymphatiques. En effet, de précédentes études ont montré que l'alimentation de la mère était très importante et pouvait être un facteur déterminant concernant la taille des ganglions lymphatiques par exemple. La vitamine A a été montrée comme un facteur essentiel au bon développement et fonctionnement du système immunitaire. Il existe un lien moléculaire entre les nutriments maternels (Vit A mais aussi certains métabolites intermédiaires du cholestérol) et la formation des structures immunitaires nécessaires à la résistance aux infections chez la progéniture. Ces études permettront donc de mieux comprendre quelles sont les conditions requises pour le bon développement du système immunitaire au stade embryonnaire. Ces conditions sont critiques car elles affecteront la fonction du système immunitaire adulte.
Procédures
Des injections intra-péritonéales (2 injections par souris, pour induire nos systèmes transgéniques) et des procédures de césariennes seront pratiquées sur nos souris gestantes.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont l'isolement des mâles, les injections intra-péritonéales, les procédures de césariennes et de mise à mort.
Devenir
A l'issu de la procédure, les femelles gestantes sont mises à mort afin de récupérer les nouveau-nés qui sont confiés à des mères adoptantes et qui seront analysés à l'âge de 8 semaines.
Remplacement
Le modèle animal est ici essentiel car il permet d'étudier un système immunitaire proche de celui de l'homme. Les nombreux modèles de souris transgéniques disponibles nous permettent d'étudier des facteurs spécifiques, comme par exemple les chimiokines impliquées dans ces processus de développement. Le projet concerne l’étude de mécanismes in vivo qui ne peuvent être abordés par des techniques alternatives de culture in vitro dans lesquelles les notions d’interactions cellulaires ne peuvent se faire. De plus, au cours du développement, de nombreux facteurs liés aux contraintes physiques influencent la morphogenèse et ces contraintes ne peuvent être reproduites in vitro. Les intéraction entre les différents types cellulaires impliqués dans le développement du système immunitaire ne peuvent être observées que sur modèle animal. Les études in silico ou in vitro ne permettent pas d'étudier ces différentes intéractions. De plus, nous souhaitons étudier l'embryon en 3D et seul le modèle animal le permet.
Réduction
Nous utiliserons le minimum de souris nécessaires pour nos expérimentations. Pour cela, nous validerons le nombre de souris nécessaire à nos expérimentations par les calculs de puissance statistiques.
Raffinement
Pour limiter la douleur, la souffrance et l'angoisse infligées, les souris seront hébergées en accord avec la loi européenne dans une enceinte dédiée, dans des cages de dimension suffisante, avec un enrichissement comprenant des nids en carton et du coton. Une grille d'évalutation des points limites permettra d'effectuer un suivi du bien-être des animaux. Si les critères sévères sont atteints, telle qu'une perte de poids supérieure à 20% du poids initial, les souris seront euthanasiées.
Choix des espèces
Le modèle murin a été choisi car le système immunitaire de la souris présente de grandes similitudes avec le système immunitaire humain. De plus, il existe de nombreux modèles de souris transgéniques disponibles et éprouvés permettant d'étudier les différents acteurs de la mise en place du système immunitaire. Les animaux seront utilisés aux stades embryonnaires E10.5, E12.5, E14.5, E16.5 et E18.5, soit 5 stades embryonnaires distincts afin de couvrir tout le développement embryonnaire du système immunitaire jusqu'à la naissance.
Identification des mécanismes responsables du biais de sexe dans les infections parasitaires
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
441 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie des mâles subit une ablation des testicules sous anesthésie, toutes sont infectées par un ver intestinal avec prélèvements sanguins répétés, puis euthanasiées quatorze jours après l'infection pour analyser la charge parasitaire et la réponse immunitaire. Le porteur indique que la chirurgie peut induire de faibles douleurs abdominales et affirme que le parasite, éliminé naturellement par les animaux, ne s'accompagne pas de douleur. Il conclut que la coordination des cellules immunitaires dans plusieurs organes ne peut être reproduite in vitro.
Objectifs
Comme c'est le cas pour la plupart des infections microbiennes, les individus mâles éliminent plus difficilement les parasites que les femelles. Les objectifs de notre projet seront d'identifier les mécanismes biologiques à l'origine de la plus grande susceptibilité des mâles à des infections par des parasites intestinaux. Nous évaluerons si la réponse immunitaire anti-parasitaire est différente entre les souris mâles et les femelles lorsqu'ils sont infectés avec le ver intestinal Strongyloïdes Ratti. Nous étudierons si les hormones sexuelles mâles, les androgènes, influencent la réponse immunitaire anti-parasitaire en particulier en régulant une population immune clé dans l'élimination des parasites, les cellules lymphoïdes innées de type 2.
Bénéfices attendus
La prise en compte des différences liées les sexes dans la santé et la maladie a toujours été négligée, voire intentionnellement mise de côté. Cependant, à l'ère du développement d'approches thérapeutiques personnalisées, il est essentiel de considérer le sexe comme une variable critique pour les maladies infectieuses. Connaître les mécanismes à l'origine des biais de sexe dans l'immunité permettra non seulement une meilleure connaissance physiopathologique des maladies chez les hommes et les femmes mais aussi le développement de nouvelles pistes thérapeutiques. Ce projet permettra de contribuer à identifier les mécanismes à l'origine de la plus grande susceptibilité des individus mâles aux maladies parasitaires.
Procédures
Une partie des animaux sera orchidectomisée (ablation des testicules) afin d'éliminer la source principale de production des androgènes (durée de l'opération = 5 min/souris). L'opération aura lieu sous anesthésie générale (l'animal est anesthésié pendant 60 min environ par une injection qui dure moins de 10 secondes). Toutes les souris seront infectées avec le parasite S. ratti (durée de l'infection = 1 min). Leur sang sera aussi prélevé à jour 0, 6 et 12 post-infection (durée de la prise de sang = moins d'1 min). L'infection et le prélèvement de sang auront lieu sous anesthésie gazeuse (durée de l'anesthésie = 2 min). Nombre total d'interventions chez les animaux non castrés = 4. Nombre total d'interventions chez les animaux castrés = 6
Impact sur les animaux
Les animaux récupèrent parfaitement d'une orchidectomie. Cependant, la chirurgie peut induire de faibles douleurs abdominales post-opératoires. Le parasite qui sera administré est naturellement éliminé par les animaux immuno-compétents qui seront utilisés dans ce projet. Son administration ne s'accompagne pas de douleurs chez les animaux.
Devenir
A l'issue de l'orchidectomie, les souris mâles castrés ainsi que d'autres lots d'animaux seront infectés par le parasite s.ratti. 14 jours après l'infection, toutes les souris seront euthanasiées. Les souris seront euthanasiées afin que nous prélevions et analysions dans les tissus (intestin, poumons) la charge parasitaire ainsi que le niveau d'inflammation et la réponse immunitaire induite par le parasite.
Remplacement
Les mécanismes de défense mis en place pour éliminer les parasites sont complexes. Ils nécessitent l'implication de plusieurs types de cellules immunitaires qui agissent de manière coordonnée et séquentielle avec des cinétiques précises dans différents organes (Intestins, poumons). Ces différentes étapes ne peuvent donc pas être reproduites in vitro.
Réduction
Les calculs de puissance statistique pour obtenir des résultats interprétables et reproductibles ont mis en évidence qu'un nombre de 7 animaux par groupe est requis. Nous répéterons les expériences 3 fois. Nous essayons d'effectuer le maximum d'analyse sur le même animal : analyse des tissus inflammés par histologie, analyse en cytométrie en flux pour analyser la nature, le phenotype et la fonctionnalité des cellules immunitaires infiltrant les tissus post-mortem et prélevements sanguins et de fèces au cours du temps pour évaluer l'inflammation et la charge parasitaire sur animal vivant.
Raffinement
Ce modèle n'induit généralement pas de dommages chez la souris qui, lorqu'elle est immuno-compétente comme c'est le cas avec les animaux ici utilisés, est capable d'éliminer complètement le ver. Les souris infectées ne perdent généralement pas de poids et n'ont pas de signes de douleurs apparentes. Cependant, les animaux seront attentivement observés après l'infection. Le poids des animaux sera mesuré et si les souris devaient perdre 20% de leur poids initial ou si nous observons des signes de douleurs apparentes (isolement, baisse importante de l'activité, posture voûtée ou prostrée, pilo-érection, absence de toilettage), l'animal sera mis à mort. Le même soin sera apporté aux animaux ayant subi une orchidectomie qui est cependant une procédure dont les animaux se remettent parfaitement mais qui recevront en complément un bolus d'antalgique en post-opératoire. Les animaux seront placés dans des cages avec enrichissement : igloo/maison, papier kraft pour nidification.
Choix des espèces
Tout comme chez l'Homme, il existe des biais de sexe dans les infections parasitaires chez la souris, les souris mâles étant plus sensibles aux infections. Du point de vue immunitaire, les souris présentent des caractéristiques proches de l'espèce humaine. Nous disposons aussi de modèles murins génétiquement modifiés qui nous permettront d'évaluer de manière directe si la plus grande susceptibilité des mâles à être infectés par un parasite est en partie expliquer par l'inhibition de la réponse immunitaire par les androgènes. Une partie des animaux mâles sera orchidectomisée autour de 4-5 semaines de vie, avant maturité sexuelle. Tous les animaux seront ensuite infectés à l'âge adulte avec les parasites (9-15 semaines).
Fonction et régulation des macrophages des îlots pancréatiques chez la souris, en physiologie et lors d’une obésité.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
2 730 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles sont soumises à un régime gras jusqu'à atteindre 45 grammes, reçoivent des injections d'un agent neutralisant les macrophages, subissent des jeûnes, un gavage et des prélèvements de sang dont un prélèvement rétro-orbital, pour étudier le rôle des macrophages des îlots du pancréas dans l'obésité. Le porteur justifie des groupes de 60 souris par le faible nombre de macrophages récupérables par animal. Il indique avoir tenté l'étude in vitro sur îlots humains et de souris sans succès, et conclut qu'il est impossible de s'affranchir d'un organisme entier.
Objectifs
Les îlots de Langerhans sont des micro-organes dans le pancréas et sont indispensables à la régulation du glucose dans l’organisme. Lors d’une obésité induite par un régime riche en graisses, des cellules spécifiques des îlots doivent compenser la résistance à l’insuline qui s’installe avec la prise de poids en augmentant leur nombre ainsi que la quantité d’insuline qu’elles produisent. De la même façon d’autres cellules de l’îlot produisent des quantités anormales de glucagon. Le système immunitaire inné, et en particulier les macrophages, joue un rôle important dans la régulation du métabolisme. Des macrophages sont également retrouvés dans les îlots pancréatiques. Des premières études ont montré que l’absence de macrophages peut compromettre le nombre et le bon fonctionnement des cellules de l’îlot indispensables à la régulation du glucose dans l’organisme (via la production d’insuline ou de glucagon). Les mécanismes impliqués dans ce phénomène restent flous. De même, une différence dans la quantité de macrophage dans les îlots en fonction du sexe a été constatée mais reste inexplorée. Les mécanismes cellulaires et moléculaires permettant la régulation des macrophages vers un caractère pro-inflammatoire ou au contraire anti-inflammatoire des îlots ne sont pas connus à ce jour. Une sur-activation des macrophages dans les îlots pourraient influencer les cellules productrices d’insuline et pourraient promouvoir l’apparition d’un diabète. Nos travaux préliminaires ont permis d’identifier deux voies potentielles capables de réguler localement le caractère pro ou anti-inflammatoire des macrophages. Les objectifs principaux de ce projet sont donc de définir le rôle des macrophages dans la régulation des cellules présentes dans les îlots, y compris dans le cas d’une obésité, et de confirmer le rôle des voies précédemment identifiées.
Bénéfices attendus
Il est aujourd’hui admis que les macrophages jouent un rôle primordial dans la régulation métabolique notamment dans le tissu adipeux et le foie. Les macrophages résidant dans les îlots pancréatiques n’ont eux été décrits que tardivement et les contraintes liées à leurs techniques d’analyse font qu’ils restent encore largement ignorés. En effet, les macrophages représentent seulement 1% des cellules totales des îlots ce qui ne représente qu’environ 1200 macrophages par souris. Cela limite donc le type et le nombre d’expériences pouvant être effectuées sur les échantillons de chaque souris, or nous avons besoin des données provenant de trois grandes techniques, qui une fois combinées, nous permettrons de répondre à nos hypothèses. Malgré ces obstacles, notre laboratoire a acquis l’expertise nécessaire pour travailler sur ce tissu complexe. Ce projet représente donc une étape majeure dans la compréhension des macrophages résidant dans les îlots pancréatiques et de leur influence sur le métabolisme du glucose. Nous porterons notre attention sur le développement de l’obésité induite par un régime riche en graisses qui est une condition où les îlots sont très sollicités et sur l’impact du sexe qui n’a pas été étudié jusqu’ici. Notre projet s’attaque donc à déchiffrer les voies cellulaires et moléculaires encore inconnues qui seraient capables de garder les macrophages de l’îlot sous contrôle. Comprendre ces mécanismes pourrait ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques qui permettraient de prévenir et/ou traiter l’inflammation pathologique observée lors de l’apparition d’un diabète. Selon les résultats obtenus, ces voies pourraient être testées dans de nouveaux modèles de souris diabétiques de type 2 ou de type 1 (auto-immun) dans un futur projet.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents types d'alimentation (régime standard ou régime riche en graisses) sur une durée d'une ou douze semaines. Les animaux peuvent également recevoir une ou quatre injections (fonction de la durée du régime) d'un agent permettant de neutraliser les macrophages spécifiquement dans les îlots pancréatiques (quelques secondes par injection). Des prélèvements sanguins seront effectués en fin de procédure de façon à contrôler la glycémie ou la sécrétion d'insuline (prélèvement répétés de petits volumes de quelques secondes: 6 prélèvements répartis sur 2h) pour nous permettre de déterminer si la souris contrôle correctement son métabolisme glucidique. Ces tests nécessitent une mise à jeun de 16h ainsi qu’un gavage (10 secondes) pour la glycémie et une mise à jeun de 6h ainsi qu’une injection d’insuline (quelques secondes) pour la sensibilité à l’insuline. En fin de protocole, afin de doser différents marqueurs, nous réaliserons un prélèvement dans une poche à proximité de l'œil présente chez les souris. Ce prélèvement (quelques secondes) nécessite une anesthésie gazeuse (2 à 3 minutes) et un anesthésique local sera apposé à la fin du prélèvement.
Impact sur les animaux
Aucun effet néfaste n’est connu pour les différents traitements d’agent neutralisant et les différents modèles de souris transgéniques. - Injection intrapéritonéale (IP) : douleur légère due à la piqure, le volume ou la solution injectée ne créeront pas d’effet dommageable sur l’animale. - Régime riche en graisse (HFD) : Pas d’effet dommageable pour les animaux suivis sur 1 semaine de traitement, les animaux suivis sur 12 semaines vont prendre du poids au fur et à mesure des semaines (jusqu’à 45 grammes) et devenir un peu moins actifs. En fin de protocole : - Mise à jeun : Les animaux n’auront plus accès à la nourriture, ils pourront subir une gêne due à la sensation de faim. - Gavage : contention soutenue pour quelques secondes afin d’introduire correctement la sonde dans l’œsophage et jusqu’à l’estomac. Le volume et la solution administrés ne provoquerons pas d’effet dommageable sur l’animal. Il n’y a pas de risque d’irritation de l’œsophage car le geste n’est effectué qu’une seule fois. - Microcoupure à la queue : douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure. - Prélèvement rétro-orbital : gêne/douleur modérée au point de prélèvement. L’animal sera anesthésié au moment du prélèvement et recevra en complément un anesthésique local pour son réveil. L’animal ne subira donc aucun traumatisme dû au geste ou à la contention, la douleur éventuelle au point de prélèvement sera amoindrie après le réveil.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récupérer tous les prélèvements nécessaires pour mettre en œuvre les trois grandes techniques qui nous sont indispensables à la compréhension des mécanismes que nous souhaitons explorer dans ce projet.
Remplacement
Afin de comprendre le rôle des macrophages des îlots en physiologie et dans le développement d’une obésité, nous avons choisi d’utiliser la stratégie de neutralisation des macrophages au niveau des îlots. Des études préliminaires nous ont permis d’orienter nos études sur seulement deux voies qui pourraient s’avérer jouer un rôle majeur dans les mécanismes du métabolisme du glucose et le rôle que pourraient y jouer les macrophages. Nous avons tenté de réaliser cette étude in vitro à partir d’échantillons humains. Malheureusement nous n’avons que rarement la possibilité d’étudier des îlots pancréatiques humains. De plus, ces îlots proviennent de donneurs cadavériques aux caractéristiques variables et passent plusieurs jours en culture avant réception, ce qui peut influencer le nombre, les caractéristiques ou la viabilité des cellules les îlots et leurs macrophages. Nous avons également tenté des réaliser cette étude in vitro à partir d’îlots de souris, la neutralisation des macrophages s’est révélée insuffisante. Ainsi, les modèles animaux vivants nous permettent d’étudier les îlots pancréatiques dans des conditions reproductibles et d’investiguer précisément le modèle de développement de l’obésité. De plus, les îlots pancréatiques répondent à la prise de poids et au dialogue entre les différents organes métaboliques, il est donc impossible de s’affranchir d’un organisme dans son ensemble.
Réduction
Pour chaque condition expérimentale, des groupes de 60 souris seront créés. Cela prend en compte la mortalité naturelle (10%) et surtout les limites techniques associées à l’isolement des îlots et à l’étude des macrophages des îlots, nous avons donc besoin de partir avec 20 animaux pour chacune des trois grandes techniques que nous souhaitons mettre en place (20x3=60). Comme décrit précédemment, de par le faible nombre d’îlots/macrophages que nous obtenons par animal (environ 200 îlots/souris), nous ne pouvons cumuler les différentes analyses à partir des échantillons d’une seule souris et nous devons donc prévoir un groupe (n=20) pour chaque type d’analyse. Ainsi, le nombre de souris utilisées reflète le nombre d’îlots/macrophages nécessaire pour le succès de notre projet. - Expression génique (100 îlots/condition) couplée aux tests fonctionnels (80 à 120 îlots/condition selon le test) - Cytométrie en flux (> 150 îlots/condition) - Histologie sur pancréas total (1 pancréas/souris) Pour répondre à nos questions de recherche, il est important de combiner ces différentes techniques qui apportent des informations complémentaires. Cependant, afin de réduire le nombre d’animaux dans l’étude, nous avons développé des protocoles permettant l'évaluation de la tolérance au glucose et l’évaluation de la sensibilité à l’insuline sur un même animal avec une période de récupération entre chaque test. De plus, les souris seront utilisées pour plusieurs projets du laboratoire avec l’analyse d’autres organes tels que le tissu adipeux et le foie notamment.
Raffinement
Les animaux sont hébergés sur des portoirs ventilés et ont un accès libre et illimité à l'eau et la nourriture. Les conditions de température et d'humidité sont contrôlées et monitorées tous les jours pour qu'elles soient optimales pour les souris. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (8h-20h), les souris étant des animaux nocturnes une période importante d'obscurité est indispensable à leur bien-être. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (5 par cage maximum) et l'isolement est évité au maximum, en effet la souris est un animal grégaire, la vie en groupe est un facteur important pour son bien-être. Si, pour des raisons de protocole, une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté. Pour s’assurer du confort des souris, elles bénéficieront de coton et de «maison» afin de les occuper et qu’elles puissent se construire un « nid ». Les souris seront sous surveillance quotidienne de la part de l'équipe professionnelle de zootechnie. Aucun effet néfaste n'est connu après l'injection des agents neutralisants ou sur les lignées transgéniques. Les souris sous régime riche en graisse vont prendre du poids et devenir un peu moins actives. Nous avons tout de même tenu à mettre en place, en plus de la surveillance journalière de la part des animaliers, un suivi hebdomadaire de la part de l'équipe scientifique avec prise en compte des critères (poids, aspects visuels et comportementaux) informatifs sur l'état de bien-être des animaux. Si, à l'aide de ces critères, un animal est jugé en mal-être, il sera sorti du protocole expérimental.
Choix des espèces
La souris est le modèle de référence dans l'étude de l'obésité et du diabète, en effet les gènes impliqués dans l’obésité et le diabète (dont les gènes de l'inflammation chronique) jusqu’à présent identifiés sont très proches chez la souris et chez l’Homme. De plus la souris est un modèle permettant l'obtention relativement rapide du nombre d'individus suffisant et que nous sommes en capacité d'héberger dans des conditions (surface, température, luminosité) nécessaires à son bien-être. La souris est également un modèle pour lequel il existe beaucoup d’outils disponibles : modification du génome pour créer les meilleurs modèles d'études possible, méthodes d'analyses des tissus prélevés, etc. L'ensemble de ces critères font de la souris le modèle optimal pour répondre aux questions du présent projet. Nous avons choisi de commencer les études sur des souris qui ont entre 8 et 10 semaines. Cela correspond à la maturité sexuelle (stabilisation hormonale) et équivaut à l'entrée dans l'âge adulte chez l'Homme.
Impact de la désorganisation de l’hétérochromatine et de l’activation des éléments transposables sur la fonction des cellules souches hématopoïétiques au cours de l’âge, en réponse aux stress, ou dans le contexte d’une hématopoïèse clonale.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
8 236 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des irradiations du corps entier, parfois létales et suivies d'une greffe, ainsi que des injections répétées d'un produit inflammatoire pendant un mois, pour étudier le vieillissement des cellules souches du sang et le risque de leucémie. Le porteur indique que l'irradiation létale peut provoquer des diarrhées et modifier la croissance des dents, et que les injections sont douloureuses. Il affirme que la fonction des cellules souches ne peut être testée qu'in vivo et met en avant des méthodes réduisant le nombre d'animaux.
Objectifs
Les cellules souches du sang s’auto-renouvellent et différencient pour donner l’ensemble des cellules du sang . Avec l’âge, la fonction des CSH est affectée et des mutations apparaissent. L’âge induit un contexte pré-leucémique dans les cellules souches du sang et un risque accru de développer des leucémies (cancers du sang). L’inflammation augmente avec l’âge et est un facteur important du développement de leucémies. Certaines mutations confèrent un avantage compétitif à la cellule mutée, donnant lieu à une production illimitée de cellules cancéreuses. Ces cellules mutées sont sélectionnées et s’amplifient en réponse à des stress tels que l’inflammation ou l’exposition à des rayonnments ionisants, prédisposant ainsi au développement leucémique. Le vieillissement, l’inflammation et les rayonnements ionisants, qui induisent un vieillissement prématuré, induisent des altérations de la disponibilité de l'ADN de la cellule. Notre projet a pour but de caractériser l’impact de l’âge, de l’inflammation et de l’exposition à des rayonnements ionisants dans les cellules souches du sang de souris normales ou présentant une perte de fonction de gènes importants.
Bénéfices attendus
D'un point de vue fondamental, comprendre comment l'état de protéines déterminant la conformation et la disponibilité de l'ADN cellulaire peut influencer l'identité et la fonction des cellules souches du sang est d'un intérêt majeur pour appréhender les pathologies liées au vieillissement, telles que certaines leucémies. Sur le plan clinique, la découverte de voies susceptibles d'être ciblées thérapeutiquement pour remédier au déclin du tissu régénrateur du sang pourrait conduire à de nouveaux moyens de prévenir ou traiter les leucémies, mais aussi différentes maladies chroniques liées au vieillissement.
Procédures
Les interventions prévues sur les animaux sont par lots différents: une Irradiation sub-létale corps entier (durée 3 minutes); des injections tous les 2 jours pendant 30 jours (durée 1 minute, anesthésie locale); une irradiation létale (durée 12 minutes) suivie d'une greffe par injection sous anesthésie générale (durée 2 minutes).
Impact sur les animaux
Les injections répétées d'un produit inflammatoire peuvent induire une réponse inflammatoire localisée et douloureuse. L'irradiation léthale peut induire des diarrhées transitoires et des modification de la croissance des dents. Le injections simples induisent très peu de nuisances.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés. En effet, à la fin de chaque procédure, nous prélèverons les cellules souchés hématopoïétiques pour réaliser des exériences de génomique, ou les cellules de la moelle osseuse pour analyser le pourcentage de cellules mutées dans la moelle par cytométrie.
Remplacement
L’hématopoïèse est le processus physiologique qui conduit à la formation de toutes les cellules du sang. C’est un processus qui met en action plusieurs cellules de la niche hématopoïétique, que l’on ne sait pas encore reproduire in vitro. Il ne peut par conséquent pas être totalement étudié in vitro. D’autre part, nous travaillons sur les cellules souches hématopoïétiques, qui différencient dès qu’elles sont mises en culture in vitro : à partir du moment où nous travaillons hors de l’organisme, ce ne sont plus les mêmes cellules. Finalement, si de nombreux marqueurs permettent la caractérisation phénotypique des celluels souches hématopoiétiques, leur caractérisation finale est fondée sur leur capacité unique de reconstituer l’hématopoïèse dans son ensemble dans un organisme vivant. Cette fonction ne peut être testée qu’in vivo.
Réduction
Nous limiterons au maximum le nombre de souris utilisées. Les nombres d’animaux nécessaires aux différents types d’expérimentation ont été estimés sur la base d’expériences préliminaires, l’objectif étant d’utiliser le nombre d’animaux le plus petit possible tout en étant suffisant pour obtenir des résultats significatifs d’un point de vue statistique. Pour les analyses moléculaires, nous récupèrerons toutes les cellules souches possibles seront utilisées. Pour le séquençage d'acide ribonucléique, nous avons récemment développé des préparations de librairies à partir de petites quantités de matériel. Cette méthodologie, utilisée maintenant en routine au laboratoire, est très importante pour augmenter le nombre d’échantillons exploitables et donc réduire le nombre de souris nécessaires. Une technologie récente, développée au laboratoire cette année, nous permet aussi de faire les analyses épigénétiques sur les cellules issues d'une seule souris quand il en fallait 10 fois plus auparavant. Les expériences de transplantations ne seront réalisées que pour confirmer un effet sur la fonctionnalité des cellules préalablement observée sur des tests in vitro. Les cellules transplantées seront des pools issus de plusieurs souris pour limiter la variabilité inter-individu des souris donneuses.Parmi les souris nées dans les élevages de souris transgéniques les souris non mutées seront aussi utilisées, comme témoins, évitant d'utiliser des souris spécifiques pour cela. Nous utiliserons des tests statistiques pour tester l’effet de plusieurs conditions en parallèle. Concernant les expériences à grande échelle sur génome entier, les analyses statistiques seront faites par des bioinformaticiens.
Raffinement
Les injections seront faites sous anesthésie locale ou générale . Une observation des animaux sera réalisée quotidiennement, afin de s’assurer que l’animal ne présente pas de complications. Afin de favoriser le bien-être des animaux, l’hébergement se fera en groupe pour favoriser la socialisation des animaux. Un enrichissement environnemental du milieu (sizzlenests, tunnels, maisons) sera mis en place dans chaque cage. Les animaux seront observés quotidiennement lors de chaque intervention des expérimentateurs (injection, pesées). Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués. Les animaux bénéficieront d’un environnement enrichi en tout temps. Un complément alimentaire énergétique et appétent sera ajouté dans les cages après transplantation ou en cas de diminution de la prise alimentaire.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour étudier l’hématopoïèse et la leucémogénèse. Les souris possèdent un système physiologique proche de celui de l’homme. Les souches des animaux sont bien caractérisées génétiquement ce qui permet d’effectuer des transplantations de cellules souches en palliant les problèmes liés au rejet de greffe. De plus, cette espèce permet le développement rapide d’animaux transgéniques qui sont nécessaires pour étudier les rôles de gènes/protéines dans l’hématopoïèse normale et le développement de pathologies en présence d’un système immunitaire compétent. Enfin, Il s’agit d’espèces faciles à élever qui permettent l’obtention relativement rapide de résultats du fait de leur temps de génération réduit. Nous utiliserons des souris de 8-14 semaines car elles sont considérées comme adulte. En effet, dans le cadre de notre étude, nous avons besoin que les animaux aient atteints l’âge adulte.
Etude du rôle des macrophages thymiques dans la mise en place de la myasthénie autoimmune dans le modèle murin
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
270 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales répétées pendant une à six semaines, subissent des tests moteurs répétés et un électromyogramme sous anesthésie, pour tester l'hypothèse d'un lien entre déficit en macrophages thymiques et myasthénie. Le porteur indique que les molécules injectées peuvent provoquer une fébrilité transitoire. Il justifie le recours à l'animal par un "besoin" de valider chez la souris des observations faites chez des patients et in vitro.
Objectifs
La myasthénie grave est une maladie auto-immune rare. Elle est liée à la production d’auto-anticorps dirigés contre le récepteur à l’acétylcholine (RACh), situé à la jonction entre le nerf et le muscle. Ces auto-anticorps altèrent la transmission du message nerveux entre le nerf et le muscle conduisant à des faiblesses musculaires plus ou moins invalidantes. Il n’existe actuellement aucun traitement pour guérir de la myasthénie. Les traitements actuels proposés aux patients sont essentiellement pour limiter les symptômes ou non-spécifiques, et doivent être pris à vie. Dans la myasthénie, si le muscle est l’organe cible, l’organe effecteur est le thymus. Une diminution du nombre des macrophages dans le thymus des patients myasthéniques a été récemment mise en évidence. Notre hypothèse est que ce défaut en macrophages de l’inflammation du thymus à l’origine de la myasthénie. Ce projet de recherche a pour but de démontrer chez la souris qu’une diminution du nombre de macrophages thymiques induit des changements thymiques comme ceux observés chez les patients, et à long terme une myasthénie.
Bénéfices attendus
La myasthénie autoimmune est une maladie chronique invalidante. On ne sait pas exactement encore pourquoi des personnes développent cette maladie. La compréhension des mécanismes étiologiques est donc très importante pour proposer de nouveaux traitements plus adaptés aux patients. En effet, à l’heure actuelle, les traitements proposés sont souvent des immunosuppresseurs à vie et/ou une ablation radicale du thymus. Dans ce projet, nous souhaitons démontrer qu’un défaut en macrophages thymiques serait à l’origine de l’inflammation thymique conduisant à la myasthénie. Il n’y a pas de modèle spontané connu de cette pathologie chez la souris. Nous souhaitons utiliser une combinaison de molécules pour : 1) Démontrer que l’injection intrapéritonéale de ces molécules peut induire au bout d’une semaine, une inflammation dans le thymus. 2) Démontrer que les effets ces molécules sont exacerbés chez des souris transgénique qui ont moins de macrophages. 3) Sur des manipes plus longues (6 semaines), rechercher chez des souris ayant moins de macrophages thymiques, l’apparition de symptômes myasthéniques. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre comment la myasthénie se met en place afin de proposer ensuite de nouvelles approches thérapeutiques aux patients.
Procédures
1) L’injection intra péritonéale consiste à injecter un produit directement dans le péritoine, en bas de l’abdomen, afin d’induire une réponse systémique rapide. Cette manipulation se fait sur souris vigiles et dure quelques secondes. Geste réalisé sur chaque souris et selon les procédures: - 3/sem pendant 1 semaine pour 90 souris – 3/sem pendant 4 semaines pour 36 souris – tous les jours pendant 1 semaine 36 souris – 2/sem pendant 6 semaines pour 108 souris. 2) Les tests cliniques visent à étudier l’activité motrice des différents animaux afin d'évaluer l'apparition de la pathologie et les effets du traitement. L’évaluation comportementale de l’activité motrice des souris est pratiquée à l’aide de tests usuels, basés sur le comportement spontané des rongeurs (Grip test après une course sur tapis de 5 minutes et grille retournée) et la mesure du poids. 5 mesures sont faites par souris pour le grip test et un test de la grille retournée; chaque test durant 1 minute maximum. Ces tests concernent 108 souris et sont menés tout au long du protocole expérimental : une séance d’habituation (pour minimiser le stress associé aux manipulations répétées) est effectuée quelques jours avant la première injection et ensuite des séances régulières sont espacées de 8 à 12 jours. 3) L’electromyogramme permet de suivre le statut myasthénique suite à une stimulation du muscle squelettique. Pour ce protocole les souris sont anesthésiées. Après l’examen, les souris sont ensuite replacées dans leur cage initiale. L’examen, qui dure en totalité de 10 à 15 minutes par animal, sera pratiqué quelques heures avant l’euthanasie de la souris à la fin du protocole expérimentale et ne sera donc réalisé qu’une seule fois par animal. Cette procédure concerne 108 souris dans ce projet.
Impact sur les animaux
Les molécules injectées peuvent entrainer une fébrilité transitoire due à l’activation du système immunitaire. Les injections intrapéritonéales ne sont pas invasives pour les souris, le geste étant rapide et n’entrainant pas de blessure chez l’animal ou de gêne pour le déplacement. Les tests cliniques n’entrainent pas de stress particulier chez la souris. L’électromyogramme sera effectué sur les souris anesthésiées et elles ne ressentiront pas la douleur dût au test. Dès la fin de la manipulation, l’animal est euthanasié et n’est donc pas impacté pour la suite par cette procédure.
Devenir
Tous les animaux à la fin de ce projet sont euthanasiés. Effectivement à la fin de chaque protocole, il est nécessaire de prélever différents organes et tissus pour pouvoir étudier l’impact physiologique et moléculaire des différents traitements utilisés. Ceci a pour but d’optimiser l’utilisation des souris de ce projet.
Remplacement
A ce jour notre projet découle d’observations faites chez des patients myasthéniques et d’expériences in vitro. Maintenant, nous avons besoin de valider nos observations avec des modèles animaux, afin de démontrer que la myasthénie pourrait être due à une diminution des macrophages thymiques
Réduction
Le nombre de souris par condition expérimentale est déterminé pour permettre une bonne analyse statistique des données et par un test de puissance, pour obtenir des résultats fiables à la suite de nos expériences, tout en utilisant le minimum d'animaux. En tout 270 souris sont nécessaires à la réalisation de ce projet expérimentale
Raffinement
Lors de leur arrivée dans l’animalerie, les souris sont acclimatées pendant au moins 1 semaine. Les souris sont stabulées sur des portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (les lumières s'allument automatiquement à 6h du matin et s’éteignent le soir à 18h). L'utilisation de "Sizzlenests" (bandes de papier Kraft autoclavées) permet aux rongeurs de faire rapidement des nids. Le nid leur permet d’être moins dérangés par le bruit, la lumière, le mouvement et les changements de température. Il donne un sentiment de sécurité, ce qui réduit le stress des animaux et donc leur agressivité. Lorsqu'il y a apparition de signe clinique de la maladie, de la nourriture humidifiée est mise dans la cage pour éviter aux souris, si elles sont faibles d'aller chercher la nourriture en hauteur. Afin de limiter au maximum la douleur et le stress chez les animaux lors des injections intrapéritonéales, elles seront effectuées alternativement à gauche et à droite dans la partie basse de l’abdomen. Une séance d’habituation aux tests cliniques est effectuée quelques jours avant la première injection pour minimiser le stress associé aux manipulations. Le score clinique complet est évalué tous les 8-12 jours. Lors de l’électromyographie, la souris est anesthésié afin qu’elle ne ressente pas la douleur. La souris est ensuite euthanasiée juste après les mesures et ne ressent pas les conséquences de ce protocole. Les souris sont surveillées quotidiennement par les animaliers pour repérer d’éventuels signes de mal-être, de blessures ou si elles atteignent des points limites. Dans ces cas la souris est euthanasiée.
Choix des espèces
Les souris sont couramment utilisées pour la mise en place de modèles pour des maladies autoimmunes, dont la myasthénie. L’avantage de la souris est que le système immunitaire est bien mieux connu et que des souris transgéniques, déficientes pour des gènes précis, peuvent être utilisées. Des souris femelles seront utilisées car la myasthénie est une maladie qui touche majoritairement les femmes. Les expériences seront effectuées sur des souris de 6 semaines au début de l’expérience ce qui correspond à l’adolescence, période d’apparition de la maladie chez l’humain.
Identification des précurseurs de macrophages
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
380 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent jusqu'à trois injections et un prélèvement de sang, certaines servant de donneuses de cellules de moelle osseuse transférées à des receveuses, pour identifier les précurseurs des macrophages. Le porteur indique que les gestes provoquent surtout un stress de contention de courte durée. Il affirme que ces mécanismes ne peuvent pas être reproduits de façon fiable en culture cellulaire et que les retombées contre les maladies inflammatoires relèvent du long terme.
Objectifs
Les macrophages, cellules du système immunitaire, se différencient à partir de cellules précurseurs hématopoïétiques de la moelle osseuse et migrent dans les tissus où ils protègent contre des maladies infectieuses. L’objectif du projet est de mieux comprendre processus qui gouverne leur différentiation et notamment de mieux identifier les cellules précurseurs de la moelle osseuse. Pour ce faire, nous recueillerons les différents précurseurs hématopoïétiques de la moelle osseuse de souris et les injecterons dans une souris receveuse afin de suivre leur différenciation en macrophages tissulaires dans des conditions inflammatoires et non-inflammatoires.
Bénéfices attendus
Ces résultats apporteront à court terme des données importantes sur l’origine des macrophages et les conditions requises chez l’adulte pour le recrutement des cellules précurseurs dans les tissues et leur différenciation en macrophages. Sur le long terme, ces découvertes permettront de mieux comprendre les maladies inflammatoires comme l’arthrite rhumatoïde et de trouver des nouveaux moyens de traitement. Les macrophages jouant un rôle clé dans la réponse contre des maladies infectieuses, ces expériences peuvent également apporter des moyens innovants de lutter contre des maladies virales ou bactériennes.
Procédures
Au maximum, 3 injections sont réalisées sur animal vigile, une injection sur animal anesthésié et un prélèvement sanguin pendant une période de 6 jours. L’intervalle entre chaque geste est minimum 24 heures. Chaque injection dure 1 à 2 minute, le prélèvement sanguin 3 minutes.
Impact sur les animaux
Les injections et le prélèvement sanguin sous anesthésie nécessitent une contention de courte durée qui peut stresser l'animal. L’injection dans la cavité abdominale sur animal vigile nécessite également une contention source d’inconfort pour l’animal pendant quelques secondes. Aucun geste n’est répétitif. Les produits administrés n’ont pas un effet de nuisance.
Devenir
Mise à mort de toutes les animaux à fin du projet pour analyse moléculaire et cellulaire.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer les animaux car les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant la formation des précurseurs des cellules du système immunitaire et leur différentiation en macrophages ne peuvent pas, à l’heure actuelle, être reproduites de manière fiable par des expériences en culture cellulaire.
Réduction
Nos protocoles expérimentaux sont basés sur les paramètres décrits dans la littérature (ex : quantité des produits à administrer), permettant ainsi de réduire le nombre de variables testées, et donc le nombre de souris utilisées. Les sites d’injections ont été choisis de manière à obtenir un drainage quasi exclusif vers des ganglions lymphatiques précisément identifiés, afin de diminuer la variabilité inter-expérimentale. Les données obtenues pour les différents groupes sont comparées par le test statistique adapatés pour permettre de répondre aux objectifs. En prenant en compte la marge d’erreur et l’indicateur de dispersion des valeurs, l'analyse de 10 à 20 souris est suffisante pour tirer des conclusions statistiquement fiables.
Raffinement
Les animaux adultes sont habitués à la contention ce qui contribue à réduire le stress lié à l’injection sur animal vigile. Les injections et le prélèvement sanguin sont réalisés sur animal anesthésié .Quand cela est nécessaire une anesthésie locale est ajoutée à l'anesthésie générale pour renforcer la couverture analgésique. Un temps de récupération minimal de 24 h entre les gestes réalisés sur l’animal est accordé. Le bien-être de l’animal est évaluée par un personnel expérimenté, prenant en compte une surveillance des lieux de d’injection, le poids, l’apparence, le comportement, hydratation, respiration et l’aspect des fèces. Les critères sont notés. Lorsque qu’une anomalie est observée l’animal bénéficie d’une prise en charge adaptée aux problèmes observés. Des points limites spécifiques ont été établis permettant de soustraire l’animal à la souffrance. Les souris seront hébergées par fratrie au sevrage tout en respectant le nombre de souris admis. Si un animal devient agressif, il est aussitôt séparé du groupe. L’hébergement bénéficie d’un enrichissement des cages : tunnel et abris, matériel de nidification et buches à ranger.
Choix des espèces
Les macrophages tissulaires, par exemple ceux des ganglions lymphatiques, et les processus controllant leur formation se ressemblent entre l’homme et la souris. La souris CD45.1 sera utilisée pour les transferts des cellules précurseurs afin de suivre leur différenciation en macrophages. Les souris donneuses seront utilisées à l’âge adulte (8-12 semaines) afin de garantir une hématopoïèse mature. Des nouveaux nées informeront sur la différentiation des macrophages dans un animal en croissance. Des receveuses adultes apporteront des connaissances sur le taux de remplacement des macrophages dans des conditions d’hémostasie, d’inflammation légère. Ces études enrichiront nos connaissances sur l’identité des précurseurs de ces macrophages et les conditions permettant leur remplacement.
Etudier le rôle de Clec1a dans un modèle murin de dommage tissulaire suite à une intoxication par l’acétaminophène.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Après un jeûne, elles reçoivent une injection intrapéritonéale de paracétamol à dose sous-létale, puis subissent des prélèvements de sang et le prélèvement du foie, de la rate et des ganglions, pour étudier le rôle du récepteur CLEC-1 dans les dommages du foie. Le porteur indique qu'à cette dose les souris ne perdent pas de poids et ne meurent pas, et qu'un mauvais état général conduirait à leur mise à mort. Les retombées pour l'être humain, un blocage de CLEC-1, sont renvoyées au long terme, tandis que le porteur affirme que ce dommage ne peut pas être reproduit in vitro et présente la preuve de concept chez l'animal vivant comme "essentielle".
Objectifs
La compréhension de la réponse immunitaire qui est impliquée dans de nombreuses pathologies telles que les maladies inflammatoires et auto-immunes est nécessaire afin de développer des approches thérapeutiques innovantes en cliniques. Aussi, il est important de déterminer finement les mécanismes liés à la réponse immunitaire dans des modèles in vivo chez la souris par le système d'ablation génétique d'un gène d'intérêt pour établir la preuve de concept de leur potentiel thérapeutique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices à court terme seraient d'établir in vivo la preuve de concept que l'absence du récepteur CLEC-1 (C-type Lectin-1) permet de moduler la réponse immune suite à un dommage tissulaire et permet de rétablir l'homéostasie tissulaire qui est perdue dans de nombreuses pathologies suite à des inflammations ou des infections. Ceci ne peut pas être fait in vitro et cette validation est nécessaire in vivo pour observer l'homéostasie tissulaire. A long terme, le blocage de CLEC-1 par des voies thérapeutiques chez l'Homme pourra ainsi être envisagé.
Procédures
Nous injecterons par voir intrapéritonéale de l'acétaminophène aussi appelé paracétamol à des doses sous léthales à des souris contrôles sauvages (WT) et déficientes (KO) pour Clec1a sevrées de toute alimentation solide dans les 12h précédentes afin de reposer leur système hépatique. A cette dose sous léthale, les souris ne meurent pas et ne perdent pas de poids. Les souris seront étudiées ensuite à 24, 48, 72 ou 96h après l'intoxication sous anesthésie par inhalation d'isoflurane. Du sang sera prélevé au niveau de la veine faciale maxillaire des souris. Ceci permettra d’en isoler le sérum pour étudier le niveau des enzymes transaminases du foie ASAT et ALAT qui reflèteront le dommage tissulaire. Le foie ainsi que la rate et les ganglions seront prélevés pour analyser la réponse immunitaire par cytométrie de flux. Puis, ces animaux qui seront sous perte de conscience par l'isoflurane, seront mis à mort par inhalation de CO2.
Impact sur les animaux
Les animaux à cette dose sous léthale ne perdent pas de poids et ne meurent pas. Aucune altération de l'état général n'est habituellement observée par l’intoxication. Cependant, ce modèle d’intoxication à l’acétaminophène nécessite un sevrage préalable. Afin d’éviter les conséquences physiologiques néfastes pour les souris de baisse de température du au temps de jeûne nocturne, nous limiterons le jeûne nocturne à 12h avant l’injection à l’acétaminophène.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, plus aucune autre utilisation n'est possible car les animaux ont subi un dommage du foie donc les animaux même s'ils n'ont pas atteints le point limite, seront tous mis à mort au maximum 2 semaines après l'injection de l'acétaminophène.
Remplacement
Le meilleur moyen pour étudier le rôle d'une molécule sur une réponse immune qui est complexe et qui fait intervenir de nombreux acteurs cellulaires est in vivo et ce en utilisant des animaux génétiquement modifiés ; en effet, notre molécule CLEC-1 étant exprimée par de nombreux types cellulaires et ayant un rôle sur de nombreux acteurs de l'immunité, il n'est pas possible de reconstituer un modèle de dommage tissulaire et d'étudier l'homéostasie d'un tissu dans des modèles in vitro.
Réduction
Nous limiterons le nombre de souris et utiliserons le minimum de souris estimé pour obtenir des différences significatives et reproductibles sur l'étude de la réponse immunitaire en prenant en compte l'hétérogénéité de ce modèle. Nous avons estimé le nombre minimum de souris à utiliser pour obtenir des différences significatives grâce au logiciel du « Experimental Design Assistant ». Nous envisageons donc d’utiliser 10 souris par groupes. Donc, nous planifions d'utiliser des groupes de 40 animaux WT et 40 animaux KO pour ce modèle d'intoxication à l'acétaminophène.
Raffinement
Les animaux à cette dose sous léthale d'acétaminophène ne perdent pas de poids et ne meurent pas. Aucune altération de l'état général n'est habituellement observée par l’intoxication. Cependant, ce modèle d’intoxication à l’acétaminophène nécessite un sevrage préalable. Afin d’éviter les conséquences physiologiques néfastes pour les souris de baisse de température du au temps de jeûne nocturne, nous limiterons le jeûne nocturne à 12h avant l’injection à l’acétaminophène. Par ailleurs, nous ajouterons des nids de coton dans les cages pour que les souris puissent se réchauffer. Un suivi quotidien du poids des animaux et de leur état général (attitude prostrée, poils hérissés, etc..) sera effectué. L’observation d’une perte de poids et/ou d’une attitude indiquant un état non naturel (attitude prostrée, poils hérissés, etc..) conduira à l’euthanasie de l’animal.
Choix des espèces
Pour étudier le rôle de la léctine de type -C 1 (CLEC-1), nous devons utiliser des souris déficients dans le gène Clec1a (Knock Out KO) pour tester son rôle in vivo dans des modèles expérimentaux de dommage tissulaire induit par intoxication à l'acetaminophène. Ces souris ont été génétiquement modifiées pour déléter le gène clec1a. Ces souris sont donc spécifiquement confinées dans des cages bien répertoriées lors de l'élevage et du transport et ne sont pas mélangés à d'autres types de souris. La preuve de concept in vivo est essentielle et ces souris qui ont cette ablation génétique permettent de réaliser ce type d'expérience in vivo pour mimer ce qui se passe dans des pathologies en clinique.
Identification du rôle d’une hormone dans le psoriasis chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rasées puis enduites d'une crème à l'imiquimod provoquant des lésions cutanées, elles reçoivent des injections sous-cutanées et un prélèvement de sang par voie rétro-orbitale, avant la mise à mort pour prélever la peau et divers organes. Le porteur indique une perte de poids d'environ 10 %, une peau rouge, squameuse et lésée après 48 heures, et un stress lié à la contention quotidienne. Il vise à comprendre le rôle d'une hormone du fer dans le psoriasis et à tester des pistes thérapeutiques.
Objectifs
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique qui affecte principalement la peau et est associée à des comorbidités importantes. C'est une maladie courante qui touche 2 à 3 % de la population mondiale, sans distinction d'âge, de sexe ou d'ethnie. Les différents types comprennent notamment le psoriasis en plaques (ou psoriasis vulgaire), le plus répandu et le psoriasis pustuleux (PP), considéré comme plus résistant. Le PP, caractérisé par des pustules riches en cellules immunitaires, ne représente qu'une petite fraction des cas, mais peut mettre la vie des patients en danger lorsqu'il est étendu. Malgré des avancées majeures dans la compréhension de sa pathogenèse et dans son traitement, le psoriasis reste une maladie chronique courante dont les causes ne sont pas encore totalement élucidées. Le PP est particulièrement difficile à traiter. Des études ont montré une augmentation des niveaux de fer dans la peau de patients atteints de psoriasis. Le fer est indispensable au niveau cellulaire mais peut être toxique lorsqu’il est en excès. Il existe une hormone, principalement produite par le foie, qui régule les niveaux de fer dans l’organisme. Ce petit peptide est, de manière inattendue, exprimé dans la peau de patients atteints de psoriasis. Des données montrent que l'accumulation du fer et de "l'hormone du fer" dans la peau de patients souffrant de psoriasis est néfaste. Le projet visera à comprendre les mécanismes par lesquels cette hormone induit des effets délétères chez ces patients, mais également visera à tester différents agents thérapeutiques (médicaments ciblant le fer ou l'hormone) dans un modèle murin de psoriasis.
Bénéfices attendus
Dans la peau, l’hormone de régulation du fer pourrait avoir un rôle pro-inflammatoire en induisant d’une part la rétention de fer dans les cellules de ce tissu et d’autre part en activant les cellules immunitaires. Ce projet pourrait avoir des retombées en recherche fondamentale (meilleure connaissance des processus physiopathologiques du psoriasis) mais également en recherche appliquée en porposant de cibler l’hepcidine ou le fer comme alternative thérapeutique au traitement du psoriasis.
Procédures
Les souris seront rasées au dos avec une tondeuse sous anesthésie (1 minute par souris). Une crème est appliquée (temps d’application : 30 secondes) sur des animaux vigiles suite à une prise en contention 1 fois/jour pendant 1 à 5 jours. Le poids des animaux est pris chaque jour après l’application de la crème. Une injection en sous-cutané (temps de la réalisation impliquant la contention: 20 secondes) est réalisée 2 fois (Jour 0 et jour 3 suivant l’application de la crème).30 minutes avant le prélèvement de sang, les souris seront injectées avec un analgésique (temps de réalisation impliquant la contention : 30 secondes); 500µl de sang seront prélevé par voie rétro-orbitale. (1 minute par souris).
Impact sur les animaux
Les animaux perdent du poids jusqu’au 3ème jour (environ 10% de leur poids) puis commencent à récupérer à nouveau. La peau traitée par l’imiquimod devient rouge après 48h avec des lésions et des écailles. Un stress est généré par la contention quotidienne et les injections.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont mis à mort pour prélever la peau et d'autres organes à des fins d'analyse immunohistochimique, d'expression génique, d'expression protéique et de cytométrie en flux.
Remplacement
Des tests in vitro sur des cellules de la peau ont été effectués en amont pour déterminer le rôle de l’hormone du fer dans l’inflammation. Nous avons en parallèle accés à des biopsies de patients atteints de psoriasis.
Réduction
Un nombre minimum d'animaux sera inclus dans chaque groupe mais toutefois suffisant pour assurer la reproductibilité de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions. L'étude statistique permet de calculer au plus juste le nombre d'animaux à utiliser.
Raffinement
Pour respecter le principe des 3R, la durée et la dose de traitements utilisée seront réalisées selon les protocoles préétablis. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance quotidienne et des soins adaptés. Le raffinement comprend l'utilisation d'anesthésie (pour rasage et avant exsanguination) et d'analgésie (avant exsanguination) et la surveillance quotidienne des animaux.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour les études de processus inflammatoires et pour évaluer l’infiltrat immunitaire. Seule cette espèce possède des modèles murins génétiquement modifiés permettant l’étude de ce gène au cours de ces pathologies. De plus, la peau murine est similaire à la peau humaine (consituée de 3 parties : épiderme, derme, hypoderme). Des souris adultes de 8 à 12 semaines seront utilisées, car à cet âge la repousse du poil est la plus lente, donc adéquate pour le rasage du dos des souris. De plus, à cet âge, le système immunitaire est mature ce qui est indispensable à l’étude du psoriasis.
Rôle des lymphocytes T régulateurs dérivés de l’intestin dans la réponse tumorale au blocage du CTLA-4
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe tumorale et des traitements par injection, certaines subissant une incision cutanée ou une laparotomie pour exposer un ganglion ou l'intestin à la lumière. Le porteur étudie la migration de lymphocytes régulateurs de l'intestin vers la tumeur pour comprendre la résistance à une immunothérapie. Il affirme qu'il n'est pas possible de reproduire ces interactions immunologiques ex vivo, rendant l'animal vivant "indispensable".
Objectifs
L'objectif de ce projet est d'étudier les mécanismes de résistance à une des pronicipaux types d'immunothérapie. Notre équipe et d’autres également on montré que le microbiote intestinal joue un rôle important dans la réponse du patient au blocage des points de contrôles immunitaires. Dans une étude récente, nous avons trouvé que le microbiote intestinal dicte l’efficacité thérapeutique du blocage des points de contrôles immunitaires en régulant la migration des lymphocytes T régulateurs (Tregs) de l’intestin à la tumeur et dans les ganglions drainant. En raison du rôle pivot du blocage de ce points de contrôle immunitaire dans les Tregs, nous supposons que la migration des Tregs dérivés de l’intestin pourrait dicter l’efficacité thérapeutique du blocage.
Bénéfices attendus
Cette étude pourrait révéler d’importants mécanismes médiant la résistance aux immunothérapies les plus couramment utilisées à l"heure actuelle, et des informations utiles afin de personnaliser les traitements ou encore de nouvelles cibles de traitement pour améliorer la prise en charge du patient.
Procédures
Les souris seront soumises à des injections de cellules tumorales, pour greffe (une injection, durée 1 minute, anesthésie locale). Les souris auront également des traitements par injection sous anesthésie locale (3 traitements à , Jour 6, 9 et 12, durée 1 minute). Certaines souris subiront des incisions cutanées pour exposition d'un ganglions à la lumière (photoconversion, durée 5 minutes). Certaines subiront une laparotomie pour exposition des instestins à la lumière (photoconversion), durée maximale 15 minutes, sous anesthésie générale, ces souris seront sacrifiés 24h après l'intervention (prélèvements d'organes et de tissus).
Impact sur les animaux
Certains de ces protocoles incluent en plus d'une implantation tumorale, des actes chirurgicaux et des traitements à base d'immunothérapie. L'acte chirurgical entraînera soit une incision cutanée (douleur minime), soit une ouverture du péritoine et donc des douleurs abdominales. L'implatation tumorale ainsi que les traitements peuvent entraîner des pertes de poids (assez rare, car selon nos études précédentes, il n'y a pas eu de perte de poids notable).
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés afin de prélver divers organes pour analyses futures (qPCR, Cytométrie en flux, ELISA, Culturomique)
Remplacement
Il n'est pas possible de reproduire ou modéliser toutes les interactions immunologiques de manière ex vivo. L'utilisation d'animaux vivants est donc indispensable pour répondre à la question scientifique du projet. En revanche, nous avons utilisé les découvertes faites dans les publications précédentes pour optimiser au maximum le plan expérimental.
Réduction
Le nombre de souris par lot a été précisément déterminé par calcul de puissance et en tenant compte du taux de prise des greffes de tumeurs. Les témoins seront regroupés au maximum pour minimiser le nombre total d'animaux.
Raffinement
Pour toutes les procédures, des mesures spécifiques seront prises en compte pour ajuster les attentions portées aux souris selon leur condition : Les souris qui sont porteuses de tumeur seront suivies quotidiennement avec mesure de la taille tumorale et du poids 2 fois par semaine. Les souris ayant une tumeur et subissant une chirurgie feront l'objet d'une attention plus poussée. Une injection de d'antiinflmmatoire sera réalisée une fois la chirurgie finie et également 12h après. Les souris seront surveillées au réveil,puis quotidiennement pour vérifier l'état général et le bon maintien des clips (servant à fermer l'incision, dans le cas où les souris perdent du poids, nous mettrons du dietgel dans le cage. Des points limites précoces ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Génétique proche de celle de l’Homme Les voies de signalisation immunologique des tumeurs sont comparables chez l’humain et la souris. La souris est le moèle de référence dans le domaine de la cancérologie . Le modèle Kaede proposé permettent le suivi des cellules immunitaires in vivo. Cela n'est pas possible chez l'homme (pour des raisons éthiques et techniques, le marquage in vivo des cellules immunitaires dans l'intestin humain, par exemple par des traceurs radioactifs, n'est pas justifiable sur le plan éthique). Les modèles de tumeur existants sont issus de lignées cellulaires murines développées sur un fond génétique C57BL/6 et leur implantation dans la souris est indispensable pour étudier l’immunité et l’effet des différents traitements sur la réponse anti-tumorale. Animaux à maturité sexuelle, entre 7 et 12 semaines. A cet âge là, le système immunitaire est tout à fait fonctionnel et permet un suivi de plusieurs semaines sans que la souris ne soit trop vieillissante et que son système immunitaire soit en déclin.
Etude du rôle des cellules exprimant une protéine contribuant à la progression tumorale dans des modèles murins de mélanome spontané et induit
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
945 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un gavage quotidien pendant un mois, un rasage et des injections de cellules tumorales, avec un suivi de la croissance des tumeurs, avant la mise à mort par dislocation cervicale. Le porteur indique que les lignées transgéniques développent dès trois semaines une tumeur de l'œil qui métastase à la peau, aux poumons et aux ganglions, avec une baisse de l'acuité visuelle. Il présente l'amélioration de la prise en charge des patients comme un bénéfice conditionnel.
Objectifs
Le mélanome cutané est un cancer de la peau à haute capacité métastatique responsable de nombreux décès chaque année. Ces dernières années, les nouvelles immunothérapies restaurant les fonctions protectrices du système immunitaire ont permis d'améliorer le pronostic vital des patients. Néanmoins 60% d’entre eux résistent à ces nouveaux traitements, d’où la nécessité d’identifier de nouveaux marqueurs pronostiques ou de résistance à l’immunothérapie. Du fait de ses propriétés pro-tumorales, notre protéine d'intérêt a émergé comme une nouvelle cible thérapeutique potentielle. Nous nous intéréssons plus particulièrement à son rôle délétère sur le système immunitaire. Sachant qu'elle est principalement exprimée par des cellules immunitaires associées à un mauvais pronostic, nous émettons donc l’hypothèse qu’elle favorise leurs fonctions pro-tumorales. Nous souhaiterions déterminer le rôle spécifique de chacune des cellules exprimant l'enzyme dans le développement du mélanome.
Bénéfices attendus
Nous déterminerons comment notre enzyme affecte la fonction des cellules immunitaires dans le contexte du mélanome. Ce projet permettra de mieux comprendre le mécanisme d'action de l'enzyme afin, à terme, de mieux la cibler. En combinaison avec les immunothérapies actuelles, la prise en charge des patients atteints de mélanome métastatique sera donc améliorée.
Procédures
Gavage quotidien sur souris vigiles (5 minute/gavage/souris) pendant 1 mois soit 30 gavages/souris au total. Rasage sur souris vigiles (5 minutes/souris). Une injection sous cutanée d'1M de cellules tumorales sur souris vigiles (5 minutes/injection/souris). Une injection par voie intra-veineuse d'1M de cellules tumorales sur souris vigiles (6 minutes/injection/souris). Evaluation de la croissance tumorale 3 fois par semaine par mesure de la taille des tumeurs à l’aide d’un pied à coulisse sur souris vigiles.
Impact sur les animaux
Les lignées transgéniques présentent un phénotype dommageable : elles développent une tumeur primaire au niveau de l'oeil dès l'âge de trois semaines qui métastase rapidement au niveau de la peau, puis des poumons et des ganglions. Les principales nuisances attendues sont un trouble du comportement et une diminution de l'acuité visuelle de ces souris due au développpement de la tumeur primaire. Les souris transplantées peuvent présenter une tumeur ulcérée ainsi qu'un trouble du comportement. La transplantation intra-veineuse de cellules tumorales peut exceptionnellement induire une perte de poids.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale pour analyse de la composition immunitaire des différents organes prélevés (tumeur primaire, métastases, ganglions drainants et non drainants, rate, péritoine).
Remplacement
Des expériences préliminaires ont été réalisées in vitro pour étudier les conséquences sur les fonctions de différentes cellules immunitaires. Des expériences de stimulation in vitro ont également été réalisées pour déterminer quelles sont les cellules qui expriment l'enzyme. Cependant, le recours à un modèle animal est indispensable car la complexité de la réponse immunitaire in vivo dans la tumeur et les organes lymphoïdes secondaires des vertébrés ne peut être reproduite par des méthodes alternatives in vitro ou ex vivo.
Réduction
Un nombre minimum d'animaux sera inclus dans chaque groupe mais toutefois suffisant pour assurer la reproductibilité de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions. Ainsi, les expériences reposant sur le modèle de souris transgénique de mélanome spontané nécessitent 40 souris par groupe. Le modèle de transplantation de cellules tumorales présente l’avantage d’être fortement reproductible d’une souris à l’autre. Ainsi, les expériences de transplantation de mélanome nécessiteront des groupes de seulement 10 souris.
Raffinement
Nous avons défini des points limites adaptés aux différents modèles utilisés et au delà desquels les animaux seront mis à mort. Ainsi, l’état général des animaux sera suivi lors des changes par le personnel qualifié de l'animalerie (apparence physique, changement de comportement). Tout état anormal sera communiqué aux responsables de projet et les mesures pour remédier à la souffrance seront mis en oeuvre (euthanasie). De plus, les souris RET seront diagnostiquées une fois par semaine par les responsables de projet pour suivre l'évolution du mélanome. La tumeur sous-cutanée des souris transplantées sera mesurée trois fois par semaine afin de surveiller l'aspect et la croissance tumorale. Les animaux injectés par des cellules B16 en IV seront pesés à J0, J7 et J12. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés.
Choix des espèces
La souris Mus musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier la réponse immunitaire anti-tumorale, de nombreuses voies étant conservées entre la souris et l'homme. De plus, les souris transgéniques développant une tumeur spontanée permettent de comparer la réponse immune à différents stades du développement du mélanome (à un stade précoce ou tardif de la maladie). Ce modèle est relevant cliniquement par rapport à la pathologie humaine et permettra d’étudier les cellules immunes au sein d’une tumeur qui vient de se développer, ce qui est éthiquement impossible à partir de mélanome primitif chez l’homme. Enfin la disponibilité de modèles transgéniques permet d'étudier finement le rôle de l'enzyme dans le contexte tumoral. Le modèle de transplantation des cellules de mélanome, largement utilisé, présente l’avantage d’être reproductible d’une souris à l’autre et ne requiert pas un grand nombre de souris par groupe. Les données obtenues dans ces trois modèles seront complémentaires. Tous les animaux seront utilisés à l'âge adulte (>6 semaines) car il est nécessaire que le système immunitaire soit mature pour étudier le développement tumoral.
Evaluation de l’effet thérapeutique d’un outil immunologique anti CRTH2 sur un modèle murin d’allergie pulmonaire
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
240 souris humanisées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Sous anesthésie, elles reçoivent des injections intranasales d'un allergène et des injections intraveineuses d'un anticorps censé éliminer des cellules immunitaires, puis sont euthanasiées pour des prélèvements post mortem. Le porteur indique qu'aucun analgésique ne peut être utilisé, celui-ci fausserait les résultats. Il affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" à la souris, tout en mentionnant les brevets et partenariats industriels attendus.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est de démontrer l'effet thérapeutique d'un nouvel outil immunologique spécifiquement dirigé contre les cellules lymphoïdes innées ILC2 pulmonaires responsables du déclenchement de l'allergie dans les poumons. Le résultat attendu sera l'élimination de ces cellules pathogéniques et donc une guérison de l'allergie pulmonaire. Les maladies allergiques sont une priorité de santé publique car elles touchent des millions de personnes et leur prévalence devrait augmenter dans les années à venir. Aucun médicament permettant une guérison totale des patients n'existe aujourd'hui. Cette étude préclinique permettra de valider ce nouvel outil thérapeutique. Ce projet nécessite l'utilisation de souris humanisées dans lesquelles le gène humain codant pour CRTH2, gpr44, remplace le gène murin (Knock-In). Les souris anesthésiées seront soumises à l'administration d'IL33 puis de l'allergène "papaïne" par voie intranasale pour déclencher une inflammation pulmonaire. Ce modèle n'induit pas d'asthme mais une infiltration de cellules immunitaires dans les poumons. Un protocole d'administration de l'anticorps censé éliminer les ILC2 sera réalisé (suite à l'administration de IL33/papaïne) et les souris seront euthanasiées afin de réaliser des prélèvements post-mortem pour évaluer l'évolution de la pathologie induite et déterminer l'effet thérapeutique de notre médicament.
Bénéfices attendus
Le résultat attendu sera l’élimination des cellules pathogéniques et donc de guérir de l’allergie pulmonaire. Ce projet a donc un impact sociétal fort puisqu’il permet de répondre aux besoins médicaux non satisfaits dans le cadre des allergies sévères. En effet, ce trouble inflammatoire chronique des voies respiratoires affecte le bienêtre des patients à tout âge (avec une dégradation des performances scolaires et professionnelles), et les symptômes sont traités par des traitements palliatifs coûteux. Il n'existe actuellement aucun traitement curatif de cette maladie. Notre projet vise à fournir de nouveaux traitements pour l'asthme sévère en éliminant spécifiquement les ILC2, acteurs clés de la maladie, et à améliorer le bien-être des patients. Grâce à la haute spécificité des anticorps de déplétion, cette stratégie réduira les effets secondaires et améliorera ainsi le bien-être des patients. Notre projet a aussi un impact économique puisqu’il permettrait de développer un nouveau traitement innovant pour l'asthme sévère. Les innovations potentielles qui pourraient émerger du projet seront protégées par des demandes de brevet avant tout rapport ou publication des résultats scientifiques. A l'issue du projet, nous rechercherons des collaborations avec des partenaires industriels afin de favoriser le partenariat public-privé et d'assurer le transfert de notre anticorps thérapeutique à travers un processus optimisé de découverte et de développement de médicaments.
Procédures
Chaque souris subira sous anesthésie 4 injections intranasales (une injection dure moins de 30 seconde), 1 ou 3 injections intraveineuses (une injection dure moins de 10 seconde). Ces injections ne se font pas le même jour.
Impact sur les animaux
La littérature sur les modèles allergiques se réfère exclusivement aux souris et aux rats. Il est nécessaire d'utiliser un modèle animal approprié reflétant la pathologie humaine en étude préclinique pour valider nos anticorps thérapeutiques. Nous utiliserons une souris humanisée sur fond C57BL6, qui exprime le récepteur CRTH2 humain (au lieu du récepteur CRTH2 murin) sur les cellules ILC2 pour tester l’effet thérapeutique de nos anticorps spécifiquement dirigés contre un CRTH2 humain à des fins cliniques (la procédure concerne l’induction de l’inflammation dans ces souris). Par ailleurs, les souris humanisées KI ne présentent aucun phénotype dommageable avant procédure. Concernant le modèle choisi d’induction d’allergie à la papaïne (procédure décrite), il provoque une inflammation pulmonaire induite par la papaïne, mais aucun autre phénotype n’a été décrit dans ce modèle d’allergie (tel que l’asthme). Ce modèle d’allergie pulmonaire est décrit comme étant asymptomatique. L’inflammation au niveau des poumons dure 1 mois puis se résorbe spontanément.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés. Tous les prélèvements permettant de valider l'effet thérapeutique de nos outils immunologiques se font post mortem.
Remplacement
Le projet vise à tester l’effet thérapeutique de nos outils Anticorps pour des fins thérapeutique chez l’homme. Pour tester cet effet nous devons reproduire la pathologie humaine dans un modèle animal. La souris est de loin le système modèle le plus fiable pour étudier les cellules du système immunitaire comme les ILC et les maladies influencées par ces mêmes cellules telles que l’allergie. L’utilisation de souris humanisées reste une des rares méthodes permettant la validation préclinique de médicaments tels que les anticorps en immunothérapie. Il n’y a donc pas d’alternative actuellement à l’utilisation des souris pour atteindre l’objectif de ce projet, qui est la guérison de l’inflammation pulmonaire avec des outils immunologiques. L’inflammation pulmonaire est une réponse immunitaire intégrant des systèmes de communications cellulaires complexes (endothélium, système lymphatique et vasculaire, système neuronal) que l’on ne peut actuellement pas reproduire in silico, ni in vitro, ni ex vivo. Il n’existe pas de méthodes in vitro (cultures cellulaires, organoïdes) pour étudier les maladies influencées par cellules ILC comme l’allergie, car elles ne permettent pas d’étudier une réponse immunitaire globale comme possible sur animal entier et ne répondent que partiellement à la nécessité de valider des anticorps en immunothérapie. Toutefois, dans le cadre de ce projet des alternatives à l’utilisation animale sont réalisées telles que les tests de cytotoxicité in vitro où nous pouvons valider la fixation de nos anticorps sur les cellules attendues (mais cela ne démontre pas la guérison d’une maladie pulmonaire).
Réduction
Le plan de nos expériences sera construit de sorte à limiter le nombre de souris selon la loi des 3R selon une approche conditionnelle (lot 1 testé, puis lot 2 testé selon le résultat obtenu sur le lot 1). Afin de réduire au minima le nombre de souris et d'assurer la robustesse statistique, des groupes de 5 individus seront analysés à 4 conditions et à 2 temps donnés, l'expérience devra aussi être reproduite au moins 2 fois. Le maximum de souris pouvant être utilisé est de 240 souris. Le minimum serait de 80 souris. NB : le test est dit concluant si l’outil immunologique a réduit significativement l’inflammation pulmonaire (nombre diminué des cellules pathogéniques) par rapport au contrôle de référence (sans anticorps).
Raffinement
Afin de réduire au maximum la douleur et la souffrance animale, les souris seront anesthésiées légèrement au vetisoflurane gazeux avant tout acte invasif. Les souris seront hébergées en cage standard avec toit filtrant au nombre de 5 par cage, avec de la sciure de bois utilisée comme litière, des rouleaux de coton comme matériau de nidification et de maisons de souris achetées dans le commerce et fournies pour l'enrichissement environnemental. Les souris sont nourries et boivent ad libitum, et sont libres de leur déplacement. Aucun analgésique ne peut être utilisé car les analgésiques ont un effet immunomodulateur et ne peuvent donc être utilisés sans compromettre les résultats expérimentaux. Afin de s’assurer du bien-être des animaux, ces derniers feront l'objet d'une surveillance régulière renforcée par les animaliers et l'expérimentateur. Des actions à réaliser en fonction des scores d’observation (grille fournie aux animaliers) seront réalisées comme suit : -Pour tout score de 1 ou plus --> Vigilance accrue et contacter le responsable du projet -Pour tout score cumulé supérieur à 3 --> Consulter le vétérinaire référant -Pour tout score cumulé supérieur à 6 ou mentionné "Eutha"--> Euthanasier l'animal.
Choix des espèces
Les expériences doivent être effectuées sur des souris, car elles disposent d’un système immunitaire qui est très similaire à celui de l'homme. La souris est de loin le système modèle le plus important et le plus fiable pour étudier les cellules du système immunitaire comme les ILC et les maladies influencées par ces mêmes cellules telles que l’allergie. L’utilisation de souris humanisées reste une des rares méthodes permettant la validation préclinique de médicaments tels que les anticorps en immunothérapie. D'autres méthodes expérimentales ne peuvent pas être utilisées de manière comparable. La littérature sur les modèles allergiques se réfère exclusivement aux souris et aux rats. Il est donc nécessaire d'utiliser ce modèle approprié reflétant la pathologie humaine. Nous utiliserons une souris humanisée sur fond C57BL6, qui exprime le récepteur CRTH2 humain (au lieu du récepteur CRTH2 murin) sur les cellules ILC2 pour tester l’effet thérapeutique de nos anticorps spécifiquement dirigés contre un CRTH2 humain à des fins cliniques. Ces souris humanisées KI ne présentent aucun phénotype dommageable. Nous utiliserons des souris âgées entre 6 et 10 semaines car à cet âge les souris sont adultes et disposent d’un système immunitaire mature.