Système immunitaire

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Souris : 1392
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Une injection de 200 tachyzoïtes de Toxoplasma gondii dans l'abdomen, une incision de la veine de la queue au scalpel, puis jusqu'à quarante administrations orales ou dix injections intrapéritonéales étalées sur un mois. 1 392 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 528 d'entre elles et sévère pour 864. Entre le septième et le quinzième jour, elles peuvent perdre jusqu'à 20 % de leur poids et présenter une forte prostration, et certaines passent jusqu'à trois semaines isolées en cage individuelle pour le labyrinthe de Barnes, sans qu'aucun analgésique soit prévu, au motif qu'il interférerait avec l'inflammation étudiée. Les retombées annoncées se limitent à de possibles pistes pour la prise en charge des troubles cognitifs liés au parasite, formulées au conditionnel.

Objectifs

L’inflammation du cerveau, ou ‘neuroinflammation’, peut perturber le fonctionnement des neurones. La neuroinflammation peut apparaître au cours du vieillissement naturel ou lors de pathologies associées au vieillissement telles que la maladie d’Alzheimer (MA). Cette neuroinflammation peut aussi être causée par des infections du cerveau, telles que celle causée par le parasite Toxoplasma gondii (T. gondii). Parmi les cellules immunitaires s'accumulant dans le cerveau au cours de la neuroinflammation, on trouve une catégorie de lymphocytes T appelés résidents mémoire. Les lymphocytes T résidents mémoire du cerveau participent à la surveillance immunitaire contre les agents infectieux (e.g. T. gondii), mais ils pourraient aussi jouer un rôle néfaste. En effet, ces cellules sont impliquées dans des maladies inflammatoires et / ou dégénératives du cerveau, telles que la sclérose en plaques et la MA. A l’aide d’un modèle murin de MA, nous avons observé que l’infection chronique par T. gondii précipite le déclin cognitif et s’accompagne d’une accumulation de lymphocytes T résidents mémoire dans l’hippocampe, une zone cérébrale impliquée dans la mémorisation. Même au cours du vieillissement naturel, les lymphocytes T résidents mémoire peuvent s’accumuler dans le cerveau, suggérant une possible contribution de ces cellules dans le déclin mnésique naturel lié à l’âge. Les mécanismes effecteurs par lesquels les lymphocytes T résidents mémoire altèrent les fonctions cognitives restent non élucidés. Notre projet vise à étudier la contribution de ces sous-populations de lymphocytes et de leurs mécanismes d'action, dans le déclin cognitif naturel associé au vieillissement naturel et au vieillissement accéléré (MA) par l’infection par T. gondii.

Bénéfices attendus

T. gondii est un parasite intracellulaire très répandu, auquel environ 1/3 des humains ont été exposés. Des réponses immunitaires se développent suite à l’infection mais elles ne permettent pas d’éliminer le parasite, qui persiste ensuite de manière latente dans les muscles, la rétine et le cerveau, sous forme de kystes intra-neuronaux contenant des bradyzoïtes. Parmi les 2 milliards d’êtres humains exposés à T. gondii, il est estimé que ~2/3 sont porteurs de kystes parasitaires cérébraux. A ce jour, ces kystes ne peuvent pas être éliminés pharmacologiquement. Ainsi, un grand nombre d’individus immunodéprimés (e.g. porteurs du VIH ou subissant un traitement immunosuppresseur) sont à risque de développer une encéphalite, et les individus immunocompétents infectés sont à risque de développer des troubles cognitifs et/ou de subir une accélération du cours de la MA. Les résultats de ce projet pourraient suggérer de nouvelles pistes pour améliorer la prise en charge des troubles neurocognitifs associés à l’infection par T. gondii.

Procédures

Animaux âgés traités avec des des inhibiteurs de perforine ou granzyme B (traitement anti-cytotoxicité) : - 10 injections intra-péritonéales (pendant 5 sec) tous les 3 jours pendant 1 mois. - ou bien 3 injections intra-veineuses dans la veine caudale à 2 semaines d’intervalle (pendant 10 sec) // Animaux infectés traités avec des inhibiteurs de perforine ou granzyme B (traitement anti-cytotoxicité) dans les modèles de MA : - 1 injection intra-péritonéale de 200 tachyzoïtes (5 sec) puis prélèvement de sang, obtenu via une légère incision à la veine caudale réalisée avec une lame de scalpel, une fois (après application de crème anesthésiante), puis - soit 10 injections intra-péritonéales à raison d’une injection de 5 sec tous les 3 jours pendant 1 mois ; - soit 3 injections intra-veineuses de 10 sec dans la veine caudale à 2 semaines d’intervalle // Animaux infectés traités avec des inhibiteurs du complexe PRC (traitement anti-kystes) dans les modèles de MA : - 1 injection intra-péritonéale de 200 tachyzoïtes (5 sec) puis prélèvement de sang, obtenu via une légère incision à la veine caudale réalisée avec une lame de scalpel une fois (après application de crème anesthésiante) puis - soit 40 injections per os (en 10 sec), à raison de 2 aministrations par jour, 5 jours par semaine pendant 4 semaines ; - soit 8 injections intra-péritonéales de 5 sec, à raison de 2 fois par semaine pendant 4 semaines. // Tests comportementaux effectués 1 x selon le chronogramme suivant : J1 : Labyrinthe en croix surélevé sur 10 min, J2 : Test de localisation d’objet sur 10 min, J3 : Test de reconnaissance de nouvel objet sur 10 min, J4 : Placement en cage individuelle, J9-J14 : essais d’apprentissage au labyrinthe de Barnes (3 ou 4 essais / jour pendant 5 jours), J15 et J17 : tests de rappel de mémoire à 24h et 72h post-apprentissage, J17 : remise des souris en groupe, J20 : euthanasie pour analyses ex vivo

Impact sur les animaux

La phase aigue de l'infection par T. gondii est symptomatique entre J7 et J15 (phase aigue) chez la souris. Pendant cette phase, les animaux peuvent perdre jusqu’à 20% de leur poids initial et présenter une forte prostration. Ensuite, les souris récupèrent et entrent en phase chronique qui, dans les modèles d’infection latente que nous utilisons, est cliniquement asymptomatique (à l’exception de déficits mnésiques). Les symptomes d’ataxie/syndrome vestibulaire (i.e. tête ‘désaxée’, mouvements circulaires récurrents) ne sont observés que dans des modèles d’encéphalite toxoplasmique, pas dans notre modèle d’infection latente. Les traitements inhibiteurs de la cytotoxicité pouvant altérer la surveillance immunitaire du parasite dans le cerveau, il est possible que nous observions une dégradation de l’état général des souris, causée par une réactivation du parasite, suite à l’administration de ces inhibiteurs. Dans ce cas, nous prendrons les décisions sur la base du tableau de scoring, tel que définies dans la procédure. Les souris subiront des injections intrapéritonéales (ip) ou intra-veineuses (iv). Ces manipulations sont susceptibles d’induire un stress, une angoisse, un inconfort et/ou une douleur de faible intensité et transitoire (secondes). L’isolement dans une cage individuelle (uniquement pendant la période de mesures sur le labyrinthe du Barnes) pourrait entraîner des changements, imputables au stress, dans la physiologie et le comportement des animaux. Cette période d'isolement sera limitée à 3 semaines maximum, et l'enrichissement des cages sera renforcé pour limiter le stress lié à la privation des aspects sociaux.

Devenir

Tous les animaux dans chaque procédure expérimentale seront euthanasiés en fin d’étude afin de prélever les organes nécessaires aux analyses ex vivo.

Remplacement

Au lieu d'être propagé in vivo dans des souris comme c'était le cas auparavant, nous cultivons désormais les tachyzoïtes de Toxoplasma gondii sur des fibroblastes humains in vitro, ce qui contribue à l’objectif de remplacement. En revanche, des infections expérimentales in vivo restent indispensables pour appréhender les interactions entre systèmes nerveux (ex. neurones infectés) et immunitaire (ex. lymphocytes T), les mécanismes par lesquels le parasite T. gondii modifie ces interactions, ainsi que la pertinence des traitements envisagés. La complexité des systèmes immunitaire et nerveux, et du tissu cérébral, autant dans sa composition cellulaire que son architecture, font qu’il est à ce jour impossible de simuler (sous forme de modélisation informatique ou d’expériences in vitro) la ‘connectique’ de toutes les populations cellulaires mises en jeu. Par conséquent, il est actuellement impossible de répondre aux objectifs proposés dans ce projet par des méthodes excluant totalement l’utilisation du modèle animal.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé a priori en respectant les critères pour une analyse statistique appropriée. Les rongeurs utilisés sont consanguins, de mêmes âge et sexe, réduisant la variabilité entre les animaux et donc le nombre nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Basé sur nos précédentes études portant sur des modèles animaux similaires et sur la variabilité inter-individuelle, des lots de 8 animaux (groupes-tests vs. contrôles) sont nécessaires pour assurer la fiabilité de nos résultats, chaque expérience devant être répétée 3 fois. Le nombre d’animaux prévus correspond au nombre minimal permettant une interprétation sans ambiguïté des résultats. Ceci garantira la valeur statistique de l'étude en intégrant les variations inter-expérimentales et les variations inter-individus.

Raffinement

Le bien-être de l’animal est un facteur de variabilité expérimentale. Nous prendrons ceci en compte grâce au suivi rapproché et quotidien des animaux par le personnel de la zootechnie qui évaluera leur état général (toilettage, mouvements), s’assurera de l’enrichissement de leur environnement et du respect de l’aspect social du groupe (isolement limité à 3 semaines au maximum). Lors des phases potentiellement plus sévères, l'expérimentateur.rice vérifiera le poids et apportera quotidiennement une aide à l’alimentation (ajout dans la cage d'aliment et d'eau sous forme de gelée). Il/elle évaluera aussi l'état de santé global des animaux (comportement, prostration, plaies). L’expérimentation sera arrêtée en cas de dégradation trop importante de la santé d’un animal, atteignant un point-limite. Le projet ne prévoit pas l’utilisation d’analgésiques ou anti-inflammatoires stéroïdiens ou non stéroïdiens, car ces molécules sont connues pour interférer avec les cellules et les processus inflammatoires. Même les antalgiques de type morphinique ont des propriétés immunomodulatrices. Ces molécules seraient donc susceptibles de modifier fortement les résultats de notre expérimentation, qui cherche justement à estimer le rôle de la neuroinflammation et des lymphocytes T dans le déclin des fonctions cognitives.

Choix des espèces

Compte tenu des connaissances accumulées sur le fonctionnement des systèmes nerveux et immunitaire de la souris, et des nombreux outils qui existent dans cette espèce de rongeur, cette espèce est totalement pertinente pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires des interactions entre l’immunité adaptative (par ex. lymphocytes T résidents) et le système nerveux (fonctions cognitives), y compris dans le contexte d’infection parasitaire par Toxoplasma gondii. En effet, alors que Toxoplasma gondii peut infecter tout animal homéotherme, les hotes définitifs du parasite sont les félins, ce qui fait des rongeurs (proies classiques des félins) des hôtes pertinents dans le cycle de vie naturel du parasite. En outre, la physiopathologie de la toxoplasmose chronique chez la souris reproduit les caractéristiques retrouvées chez l’être humain, à savoir : rôle protecteur de l’immunité cellulaire médiée par les lymphocytes T, kystes persistant dans le cerveau, phénomène d’encéphalite en cas d’immunosuppression, modifications comportementales. Des souris adultes agées de 8 à 80 semaines seront utilisées afin d’étudier le rôle des lymphocytes T résidents intra-cérébraux et des mécanismes cytotoxiques, dans le déclin cognitif associé au vieillissement naturel. Pour les infections expérimentales avec T. gondii combinées avec le développement de la maladie d'Alzheimer, nous utiliserons des souris adultes agées de 8 à 11 semaines.

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    • Système respiratoire
Souris : 3360
Souffrances
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Tuées au sevrage si elles n'ont pas le bon génotype ou le bon sexe, tuées après deux mois sans portée si elles ont servi à la reproduction, tuées à vingt semaines pour les femelles et trente pour les mâles si elles attendaient un accouplement : le devenir des souris de cet élevage tient en trois motifs d'élimination. 3 360 souris transgéniques vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, 320 d'entre elles restant en vie pour l'élevage. Chacune subit le prélèvement d'un fragment de queue de moins de deux millimètres pour génotypage, opéré en une dizaine de secondes sur animal éveillé, avec une seconde biopsie à l'oreille en cas d'échec. Le porteur indique que la méthode de génotypage sur poil, qui éviterait de couper la queue, "n'est pas encore disponible" dans son animalerie.

Objectifs

Ce projet explore la contribution de certaines cellules immunitaires dans une maladie pulmonaire chronique et mortelle pour laquelle il n'existe à ce jour aucun traitement curatif. Dans ce contexte, nous utiliserons des lignées de souris comme modèles d'étude: une lignée surexprimant ces cellules immunitaires, une lignée exprimant un faible nombre et une lignée dépourvue de ces cellules immunitaires. Ces 3 lignées ne développent pas spontanément de maladie, les modifications génétiques dont elles sont porteuses ne génèrent pas d’inconfort. Pour ce projet, nous avons tout d'abord besoin d’étudier l'ADN de ces souris (prélèvement d'un petit bout de leur queue) pour s'assurer de la présence de la mutation qui permet la diminution des cellules de défense avant de pouvoir réaliser des accouplements des souris ou de réaliser des expérimentations.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre, par la caractérisation génétique des animaux, l’optimisation de la gestion des élevages et la production d’animaux pour étudier le rôle de certaines cellules du système immunitaire dans le développement d'une maladie respiratoire sévère et incurable. Au-delà des aspects de recherche fondamentale, l’utilisation de ces lignées de souris pourraient nous permettre d’ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour aider les patients souffrant de ce type maladie

Procédures

Un prélèvement unique d’un fragment de tissu au niveau de la queue (durée de 10 secondes sur animaux vigiles) sera réalisé. Dans les cas d’absence de matériel génétique (évènement extrêmement rare) au moment du génotypage une nouvelle biopsie unique sera réalisée au niveau de l'oreille (durée de 10 secondes sur animaux vigiles).

Impact sur les animaux

La biopsie de l’extrémité de la queue (moins de 2 mm) peut causer une brève douleur et un léger saignement qui sera monitoré et arrêté par une légère pression exercée localement. Si une rougeur au niveau de la queue est observée nous appliquerons un antiseptique (Chlorhexidine).

Devenir

Les souris produites au cours de ce projet seront soit incluses dans d’autres protocoles expérimentaux, soit utilisées pour prélèvement d’organes post-mortem, soit utilisées ou stockées pour générer de nouveaux accouplements. Les souris ne présentant pas les bonnes modifications de gènes ou le bon sexe seront immédiatement euthanasiées. Les souris utilisées pour des accouplements seront euthanasiées lorsqu'elles n'auront plus donné de portées depuis 2 mois. Les souris stockées pour de futurs accouplements seront euthanasiées lorsqu’elles seront âgées de plus de 20 semaines pour les femelles et de plus de 30 semaines pour les mâles (souris trop âgées pour être utilisées en accouplement).

Remplacement

Afin de limiter l’utilisation de modèles animaux, des méthodes alternatives sont déjà utilisées dans notre projet, comme des expériences in vitro et des co-cultures de cellules pulmonaires humaines et de cellules immunitaires. Cependant, à ce jour, il n’existe pas de méthode alternative pour modéliser la réponse d’un organe entier vivant dans le cas du développement de la maladie respiratoire étudiée. En outre, la bonne compréhension des mécanismes immunitaires au sein des poumons est strictement dépendante de l’étude du recrutement des cellules immunitaires dans un modèle animal. Au vu de l’organisation de l’équipe et des expérimentations prévues, il est nécessaire d’avoir un marquage des animaux par tatouage aux phalanges et un prélèvement de queues pour génotypage, qui correspond à la technique validée au sein de l’équipe. La technique de génotypage par prélèvement de poil n'étant pas encore disponible dans notre animalerie.

Réduction

Nous adapterons l'élevage au besoin des projets de recherche de l'équipe. Nous connaissons bien l'ensemble de ces lignées de souris transgéniques (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée. En effet, le nombre de couples en reproduction est monitoré au plus près afin de l’adapter en temps réel aux besoins expérimentaux. A cette fin, les animaux sont génotypés au moment du sevrage pour anticiper les besoins avant la naissance de la génération suivante et afin de grouper les animaux d’intérêts pour d'autres projets.

Raffinement

Le prélèvement de tissu au niveau de la queue sera réalisé selon une méthode éprouvée, précise et standardisée, ce qui limitera les effets indésirables tels que le stress et la douleur. L’absence se saignement sera surveillée dans les minutes qui suivent le prélèvement. Dans le cas contraire, une compression sera réalisée afin de favoriser la coagulation sanguine. De plus un suivi quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé afin de vérifier leur bien-être. Si une rougeur au niveau de la queue est observée nous appliquerons un antiseptique (Chlorhexidine).

Choix des espèces

L’utilisation du modèle animal murin dans notre projet se justifie par des raisons scientifiques. D’une part, les modèles murins de la maladie pulmonaire étudiée sont largement décrits dans la littérature et reproduisent des aspects cliniques observés chez l’homme. D’autre part, l’étude du système immunitaire murin a conduit vers de nombreuses découvertes dans le domaine d’immunothérapie. Les souris offrent aussi la possibilité de travailler sur des organismes génétiquement modifiés et ainsi de cibler le rôle d’un type de cellules immunitaires en particulier dans le poumon. Les cellules immunitaires étudiées dans le projet sont très conservées entre espèces et présentent de nombreux points communs chez l’homme et la souris, permettant la mise en place de modèles pré-cliniques bien profitables dans le domaine thérapeutique. Les animaux seront identifiés et génotypés dès que le sexage est possible (5 à 10 jours). Cela permet de rapidement déterminer le génotype des animaux afin de les regrouper et d’adapter le nombre de couples en reproduction au plus proche des besoins expérimentaux. Les souris seront mises en accouplement à l’âge adulte (au moins 8 semaines), stade qui correspond à leur maturité sexuelle, et au maximum à 15 semaines au début de l’accouplement.

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Souris : 2205
Souffrances
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 2205

Un score de 2 sur un seul critère clinique, ou de 4 sur la somme des critères, déclenche la mise à mort. 2 205 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 885 d'entre elles et modéré pour 1 320. Elles reçoivent de la vincristine, un anticancéreux qui abîme les nerfs périphériques, puis subissent dix séries de tests de sensibilité tactile aux filaments de von Frey, de sensibilité thermique sur plaque chauffante et de coordination au rotarod, auxquelles s'ajoutent dix mesures électrophysiologiques sous isoflurane avec des stimulations de 4 à 10 millivolts. Le projet porte sur les douleurs neuropathiques, et le porteur écrit qu'aucun analgésique ne sera administré parce qu'il fausserait les résultats, tout en affirmant que les souris traitées à la vincristine "ne présenteront pas de phénotype de douleur".

Objectifs

Ce projet vise à étudier des mécanismes responsables de l’apparition des douleurs neuropathiques, en particulier dans le cadre de neuropathies toxiques comme dans les traitements chimiothérapeutiques à la Vincristine. Ce projet est justifié par la mauvaise compréhension actuelle des mécanismes à l’origine de ces douleurs qui altèrent considérablement la qualité de vie des patients. Ce projet permettra d’étudier les réponses immunitaires mises en jeu, d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de faire le parallèle avec une étude clinique menée en parallèle chez les patients. Pour vérifier le rôle de certains acteurs, certaines molécules et inhibiteurs seront administrés à des souris traitées à la vincristine.

Bénéfices attendus

Notre laboratoire possède une expertise reconnue dans les modèles de développement de neuroinflammation chez la souris. Cette étude comparative, s’intéresse aux développements de neuropathies inflammatoires et toxiques, dont les mécanismes impliqués sont encore très mal compris. Nos résultats pourront améliorer nos connaissances pré-cliniques du développement de ces douleurs neuropathiques et permettront de transposer ces connaissances vers la clinique. Nous souhaiterions identifier de nouveaux biomarqueurs et permettre la mise en place de nouvelles stratégies thérapeutiques pour les humains.

Procédures

Les douleurs neuropathiques des animaux traités à la vincristine seront évaluées par des tests de la sensibilité tactile avec les filaments de Von Frey, de la sensibilité thermique avec la plaque chauffante et de la coordination motrice avec le rotarod. Chaque test sera réalisé 10 fois tout au long des 2 mois maximum de suivi de l'animal. Des mesures d'électro-neuromyogramme seront également réalisées par l’utilisation d’un dispositif de stimulation et de recueil dédié aux mesures électrophysiologiques. Pour cela l’animal sera maintenu endormi sous isoflurane et sur un tapis chauffant tout au long de la mesure. Les stimulations seront réalisées à des voltages progressifs de 4mV à 10mV. Les mesures seront brèves, 10 minutes par animal en intégrant l'installation des électrodes et les stimulations. Comme pour les tests comportementaux, les mesures électrophysiologiques seront réalisées 10 fois tout au long des 2 mois maximum de suivi des animaux.

Impact sur les animaux

Le modèle de développement de neuropathies toxique (Vincristine) va conduire à des inflammations périphériques et centrales, associées à une atteinte des nerfs périphériques. Cette atteinte transitoire du SNP est responsable d'une modificatuin des sensibilités tactile et thermique, sans atteinte des capacités motrices. Ces symptômes des neuropathies, similaires à ceux observés chez l’Homme, se maintiendront environ 2 à 3 semaines après le début des injections. Aucune données de la littérature n'a démontré le niveau de stress des animaux durant cette période inflammatoire. Néanmoins, nous limiterons la manipulations des animaux au minimum durant cette période. Par la suite, les symptômes vont se résorber spontanément en une à deux semaines jusqu'à ce que les animaux retrouvent une sensibilité tactile et thermique normales.

Devenir

Mise à mort des souris pour l'ensemble des 5 procédures. Pour chaque procédure, les souris utilisées en série 1 permettront la réalisation d'une étude comportemntale longitudinale, avec une mise à mort à la fin. Pour les séries 2 à 4, les souris seront utilisées pour la réalisation de prélèvements tissulaires à différents temps pertinents de l'expérience vis à vis des mécanismes cellulaires qui nous intéressent.

Remplacement

Le modèle animal est fondamental afin d’étudier l’inflammation et la pathologie nerveuse (destruction des gaines de myéline, neuro-inflammation et infiltration cellulaire) au niveau de l’organisme entier. Plusieurs niveaux de complexité sont nécessaires, impliquant des interactions entre différents types cellulaires et organes, qui ne peuvent être développés in vitro ou in silico. Dans le cadre de ce projet s’intéressant au développement des douleurs neuropathiques et mécanismes associés, le modèle animal reste indispensable dans la compréhension des interactions cellulaires périphériques et centrales et ses conséquences sur le système nerveux périphérique. Néanmoins, nous avons identifié récemment les neutrophiles comme cellules majeures du développements des douleurs neuropathiques, ces cellules sont actuellement isolées à partir de moelle osseuse de souris et/ou de sang total humain pour être cultivées et étudiées in vitro. Bien que les expériences in vitro soient utilisées dès que possible, aucun modèle expérimental in vitro n’est à même de remplacer l’animal entier pour étudier la réponse et la communication cellulaire entre les différents acteurs de la réponse immunitaire. Actuellement, l’expérimentation animale est la seule alternative pour comprendre les interactions des systèmes nerveux/immunitaires et d’examiner la pathologie au niveau moléculaire, cellulaire et comportementale, aspects qui ne peuvent pas être développés in vitro ou in silico.

Réduction

Notre objectif est de conserver une analyse statistique robuste tout en réduisant le nombre d’animaux par lot. - L’étude comportementale est l’approche qui nécessite le plus d’animaux afin de valider la significativité de nos résultats : le groupe de souris traitées comportera n=15 souris. Nous réduisons le nombre d’animaux pour le groupe contrôle (souris naïves) à n=10. -L’étude par dosages immunologiques sera réalisée à différents temps stratégiques tout au long des 2 mois : des dates de prélèvements sont prévus afin d’obtenir un profil immunologique recouvrant toute la période d’expérimentation. Nous réduisons le nombre d’animaux par prélèvement à n=10 souris/groupe C57Bl6 et n=5/groupe KO. -L’étude histologique, comme pour les dosages, sera réalisée à différents temps de l’expérience : 8 points de prélèvements sont prévus afin de comprendre la dynamique histologique dans notre modèle. De même, nous réduisons le nombre de prélèvements à n=5 souris/chaque groupe. -L’étude d’isolement et caractérisation cellulaire par cytométrie en flux sera également réalisée à différents temps de l’expérience : 9 points de prélèvements sont prévus afin d’identifier des mécanismes cellules spécifiques. De même, nous réduisons le nombre de prélèvements à n=10 souris/groupe C57Bl6 et n=5/groupe KO. Pour comparer de manière pertinente les groupes expérimentaux souris contrôles vs souris traitées, une analyse statistique nous a permis de déterminer le nombre suffisant d'animaux à utiliser.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage à cap standard au nombre maximum de 6 souris par cage avec une période d'adaptation de 7 jours minimum, idéalement 14 jours. Nous disposerons dans les cages dès le début de l'expérience, deux types d'enrrichissement, l'un pour la réalisation du nid et le second pour satisfaire le besoin des souris de ronger. En accord avec la SBEA, nous ferons varier chque type d'enrichissement pour limiter l'habituation et l'ennui des animaux. Selon nos expériences antérieures, soutenues par les données de la littérature, les animaux injectés avec la Vincristine ne présenteront pas de phénotype de douleur comme la prostration, les poils hérissés et la paralysie. Nous ne prévoyons pas d’administrer des analgésiques car ils pourraient influencer et donc invalider les résultats expérimentaux. Par exemple, le paracétamol, l'aspirine ont un effet inflammatoire sur le foie notamment. La morphine n'est pas indiquée car elle induit une dépression de la fonction pulmonaire. La dexamethasone ou les médicaments non-stéroidiens de type inhibiteur de Cox2 ou de prostaglandine tels que l’ibuprofen ou le diclophenac interfèrent avec l'inflammation. Une grille de score clinique sera renseignée pour l'injection de la vincristine et une seconde grille pour les injections des modulateurs, afin d’évaluer les éventuels signes de souffrance (prostration, poils hérissés, perte de poids...). Selon nos expériences antérieures, soutenues par les données de la littérature, les animaux injectés avec la Vincristine ne présenteront pas de phénotype de douleur visible, avec une prise alimentaire normale et donc sans perte de poids. Les animaux seront mis à mort dès que le point limite sera atteint, soit un score de 2 pour l’un des critères, soit un score de 4 sur la somme des critères.

Choix des espèces

La souris de fond génétique C57BL/6 est un modèle reconnu dans le cadre des études des pathologies neurologiques. L’existence de nombreuses lignées transgéniques, dont les lignées cGAS ou STING -/- que nous utiliserons, et la disponibilité d’outils moléculaires spécifiques (eg. Anticorps spécifiques, sondes moléculaires…) ont apporté ces dernières années une meilleure compréhension des neuropathologies et ont conduit aux développements de nouvelles pistes thérapeutiques. Les animaux utilisés seront âgés de 8 à 24 semaines afin d’avoir un système immunitaire et un système nerveux matures et des comportements adultes.

Néphropathie à IgA : aspects pharmacologiques

(NTS-FR-942821v1 – 16/01/2025)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 136
Souffrances
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Devenir
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Une partie des souris utilisées est immunodéprimée ou immunodéficiente par construction, donc sans défense face au moindre pathogène. 136 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réparties en trois protocoles de 24, 32 et 80 animaux. Elles reçoivent des injections d'immunoglobulines A pour reproduire une néphropathie rénale, des prélèvements sanguins sous anesthésie, puis un traitement dilué dans l'eau de boisson pendant 8 à 22 semaines selon les groupes. Toutes sont tuées à la fin pour prélever les organes, alors que le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu, ni perte de poids ni douleur ni comportement anormal, y compris chez les souris immunodéficientes.

Objectifs

L’immunoglobuline A (IgA) est une molécule du système immunitaire qui peut à la fois protéger contre les infections et, dans certains cas, provoquer des maladies. Dans la néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA (NIgA), ces molécules s’accumulent dans les reins, causant des dommages progressifs pouvant mener à une insuffisance rénale grave. Même si des recherches ont été menées, les mécanismes exacts de cette maladie restent mal compris et il n’existe pas encore de modèle complet pour l’étudier. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre cette maladie en travaillant sur deux axes principaux : l’étude des caractéristiques des IgA responsables de ces dommages et l’identification des processus qui conduisent à leur production. Le premier objectif est d'explorer les propriétés des IgA qui favorisent leur dépôt dans les reins. Il est établi que les IgA impliquées sont modifiées par des sucres (glycosylées), mais cette seule caractéristique ne suffit pas à tout expliquer. La tendance des IgA à former des amas (polymérisation) est également considérée comme un facteur clé contribuant à leur dépôt. Pour valider cette hypothèse, des modèles murins passifs ou reproduisant la NIgA seront utilisés afin de déterminer si le blocage de cette polymérisation réduit les dépôts d'IgA dans les reins. Le second volet du projet vise à empêcher la production des IgA dysfonctionnelles. Des recherches récentes ont montré que certains globules blancs (les lymphocytes B) jouent un rôle important dans cette maladie. Nous proposons donc d’utiliser une molécule agissant contre ces cellules et ayant montré des effets positifs chez des patients atteints de NIgA. Nous testerons également une antibiothérapie pour réduire la stimulation de ces lymphocytes. Les deux traitements seront testés séparément et ensemble afin de déterminer leurs effets synergiques. En fin de compte, nous espérons que cette approche intégrée permettra de mieux comprendre les mécanismes de production des IgA impliquées dans la maladie et de développer des stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces pour prévenir leur dépôt dans les reins.

Bénéfices attendus

La NIgA est une des maladies rénales les plus fréquentes chez l'adulte, et l'une des principales causes d'insuffisance rénale terminale. Cependant, les mécanismes de cette maladie restent mal compris, rendant les traitements actuels peu spécifiques. Bien que certaines études aient mis en lumière des mécanismes impliqués, elles n'ont pas encore permis de proposer des solutions thérapeutiques adéquates. Ce projet a pour objectif premier d'identifier les caractéristiques des IgA responsables de la maladie. Ces découvertes pourraient améliorer la compréhension de celle-ci et ouvrir la voie à de nouveaux traitements, comme le développement d'anticorps qui ciblent spécifiquement les IgA anormales, ou des thérapies ciblées (géniques) visant à corriger la production de ces molécules. En cohérence avec cet objectif, dans la deuxième partie du projet nous souhaitons réussir à cibler une population cellulaire à l’origine de la production de ces IgA. Par ces traitements, nous espérons mieux caractériser ces cellules mais aussi limiter la dégradation de la fonction rénale. En somme, ce projet pourrait, à terme, conduire à des avancées significatives à la fois dans la compréhension des mécanismes sous-jacents à la NIgA et dans le développement de traitements plus spécifiques et efficaces.

Procédures

Dans ce projet, trois procédures différentes ont été définies. Dans la première, les souris recevront 2 injections, une première de la molécule capable d'empêcher la polymérisation des IgA, puis une deuxième d'IgA afin de reproduire passivement la maladie. En parallèle, un prélèvement de sang sera réalisé avant toutes injections. La seconde procédure sera réalisable uniquement si la première donne des résultats convaincants. Concernant celle-ci, un groupe recevra la molécule dans l'eau de boisson pendant 8 semaines et l'autre de l'eau de boisson classique. Pendant ces 8 semaines, 4 prélèvements sanguins seront réalisés, c’est-à-dire une fois au début du traitement puis toutes les 2 semaines. Ils nous permettront de suivre l'évolution du taux d'IgA dans le sang des souris traitées par rapport aux contrôles. Enfin pour la troisième et dernière procédure, nous souhaitons tester des traitements sur différents groupes de souris. 4 groupe seront formés, pour que le premier reçoive de la molécule d’intérêt diluée dans l'eau de boisson pendant 22 semaines. Un autre, recevra une antibiothérapie aussi diluée dans l'eau de boisson pour une durée de 8 semaines. Le troisième recevra une combinaison des 2 traitements précédents. Le traitement par la molécule d’intérêt ainsi que l'antibiothérapie seront démarrés en simultané. Cependant l'antibiothérapie ne durera que 8 semaines alors que le traitement par la molécule sera prolongé jusqu'à 22 semaines. Le dernier groupe recevra de l'eau de boisson classique afin de servir de groupe témoin.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, tous les traitements testés ont déjà fait l’objet de publications scientifiques. Pour chacun d’eux, aucun effet indésirable comme la perte de poids, la douleur, le stress ou des comportements anormaux n’ont été notifiés. Malgré le fait que les modèles utilisés dans ce projet soient immunodéprimés ou immunodéficients, aucun autre effet indésirable ou secondaire ne devrait être observé. En effet, ces modèles sont élevés dans des conditions particulières ne laissant pas leur phénotype dommageable s’exprimer en l’absence de contact avec des pathogènes. Concernant l’étape du projet utilisant le modèle murin passif de NIgA, ces souris seront manipulées plusieurs fois en peu de temps. Cela pourrait provoquer une léger stress. Néanmoins, l’expérimentation étant de courte durée, celui-ci ne se manifestera pas ou sera de courte durée. Enfin, dans ce projet, des prélèvements sanguins vont être réalisés. Ces prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés, et la douleur au réveil de ceux-ci ne sera que de courte durée.

Devenir

Tous les animaux de chacune des procédures (24 + 32 + 80 = 136) seront euthanasiés à la fin de celles-ci. Le but étant d'étudier les effets des différents traitements qui leur auront été administrés de manière approfondies.

Remplacement

La néphropathie à IgA est une maladie complexe qui résulte de l'interaction de plusieurs facteurs. Les études réalisées en laboratoire sur des cellules isolées (modèles in vitro) sont utiles pour examiner certains aspects de la maladie, mais ne peuvent pas reproduire la complexité des interactions du corps humain. Par exemple, elles ne permettent pas d'observer comment les tissus et les cellules interagissent, comment le système immunitaire réagit, ou comment la maladie progresse au fil du temps. De plus, ces modèles en laboratoire ne permettent pas d'évaluer les effets des traitements de manière globale, ce qui est essentiel pour des maladies comme la NIgA. C'est pourquoi l'utilisation de modèles animaux reste essentielle pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie et développer des traitements efficaces.

Réduction

Les manipulations seront réalisées de façon indifférente sur des mâles et des femelles, permettant ainsi une réduction du nombre d'animaux générés dans l'élevage. À la fin de l'expérimentation, les souris sont euthanasiées et tous les organes d'intérêt seront prélevés, maximisant ainsi les données obtenues par animal. Pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires par groupe, nous nous basons sur des études précédentes publiées dans la littérature scientifique sur la NIgA. Ces études indiquent qu'un échantillon de 8 animaux par groupe est généralement suffisant pour détecter des différences statistiquement significatives avec une puissance adéquate. Pour l’analyse des expériences, nous utiliserons des tests statistiques adaptés. Cette approche rigoureuse garantit que le nombre d'animaux utilisés est le minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables et reproductibles.

Raffinement

Le nombre d’animaux par cage sera contrôlé pour nos expérimentations afin d’éviter le surpeuplement. De plus, une surveillance quotidienne de l’état général des animaux sera effectuée par du personnel qualifié. Des points limites seront établis et adaptés aux procédures mises en place, incluant des critères d'évaluation spécifiques pour identifier rapidement tout signe de détresse ou de souffrance. Toutes les précautions d’usage seront mises en œuvre en termes d’anesthésie et d'analgésie afin de limiter la douleur des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal le plus adapté pour ce projet pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le fonctionnement des reins chez la souris est similaire à celui de l'homme. Elles possèdent des structures rénales et des mécanismes de filtration proches de ceux des humains, ce qui est essentiel pour étudier des maladies rénales comme la NIgA. De plus, la majorité des modèles expérimentaux de NIgA actuellement disponibles sont murins. Ces modèles ont été bien caractérisés et validés, ce qui nous permet de bénéficier d'une base de données robuste et d'une littérature scientifique étendue. Les souris génétiquement modifiées, offrent des outils puissants pour disséquer les mécanismes sous-jacents de la maladie. Enfin, les souris présentent également l'avantage qu'elles ont un temps de génération court, sont faciles à manipuler et à maintenir. Tous les animaux seront utilisés à des âges soigneusement sélectionnés pour garantir la réalisation optimale des analyses nécessaires au bon déroulement du projet. Pour les souris immunodéficientes, nous opterons pour un spectre assez large d'âge compris entre 2 et 6 mois, car celui-ci n’aura pas d’incidence majeure sur la procédure ou les résultats obtenus. Leur âge ne constituera pas un facteur critique. En revanche, pour les souris des deux modèles reproduisant la NIgA, nous commencerons leur utilisation 4 semaines après leur naissance, au moment du sevrage. Ainsi, elles auront atteint une maturité physiologique adéquate pour des expérimentations fiables. Ce choix est essentiel, car il nous permettra d'analyser l'effet des traitements à mesure que la maladie évolue naturellement chez les souris. En synchronisant l’administration des thérapies avec l'évolution de la maladie, nous espérons mieux comprendre l'impact des interventions à différents stades de développement, et en particulier si les traitements peuvent ralentir, stabiliser ou inverser les dépôts d'IgA et les lésions rénales. Cela garantira également que les comparaisons entre les groupes traités et non traités soient réalisées dans des conditions de progression de la maladie aussi homogènes que possible. Ainsi, la planification de l'âge des souris à utiliser dans chaque phase expérimentale a été pensée pour maximiser la pertinence des observations tout en tenant compte des spécificités de chaque modèle.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Lapins : 200
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Fournir des anticorps à des équipes de recherche publiques ou privées, à raison d'environ 2 milligrammes par animal : 200 lapins New Zealand White sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit quatre injections d'une information génétique codant l'antigène visé, par voie intradermique, intramusculaire ou sous-cutanée, puis subit trois prélèvements sanguins de 25 à 40 minutes après administration orale d'un tranquillisant. Le porteur signale de la fièvre, un inconfort modéré et l'apparition de petites boules au point d'injection, et compte deux lapins par protocole. Tous sont tués en fin de protocole parce que chaque immunisation est spécifique d'un antigène, ce qui interdit de les réutiliser ailleurs.

Objectifs

L’objectif du projet est de générer par une approche d’immunisation génique des anticorps de lapin contre des antigènes d’intérêt pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L’immunisation correspond à un processus d’éducation et d’activation du système immunitaire contre un antigène spécifique. Parmi les différentes approches d’immunisation existantes, l’immunisation génique sera utilisée. Cette approche émergente vise à faire produire transitoirement un antigène en administrant une information génétique codant in situ pour un antigène spécifique, initiant ainsi une réponse immunitaire. Les anticorps obtenus seront utilisés dans des approches allant de la recherche au diagnostic. Le nombre de lapins prévus par protocole permettra d’obtenir une quantité suffisante d’anticorps (environ 2 milligrammes par lapin) pour une utilisation sur plusieurs années.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voire thérapeutiques. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

4 injections en intradermique, en intramusculaire ou en sous-cutanée de l’information génétique codant pour l’antigène d’intérêt (8 minutes) 3 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les prélèvements de sang n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor. Les prélèvements seront réalisés après administration par voie orale d’un tranquillisant à effet vasodilatateur, permettant de prélever le lapin dans de bonnes conditions pour le lapin et l'expérimentateur. L'injection couplée à un agent de transfection peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-agent de transfection). Les manipulations des lapins étant source de stress, une habituation sera mise en œuvre, afin de mettre en place une relation de confiance entre le lapin et les expérimentateurs.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant notamment dans la caractérisation de molécules thérapeutiques, a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en œuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d’une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 640
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Dix séances d'imagerie sous anesthésie gazeuse par animal, plus un gavage, une injection intramusculaire, une injection intrapéritonéale et un marquage des oreilles à l'entaille : 640 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever cavité nasale, ganglions, rate, poumons et intestin. Le projet vise à suivre où se répartissent huit formulations vaccinales administrées par le nez ou par la bouche, puis à n'en retenir que deux. Les retombées annoncées, des vaccins muqueux contre des virus respiratoires ou des pathogènes digestifs, sont renvoyées au long terme. Sur le remplacement, le porteur affirme n'avoir "pas d'autre solution que d'utiliser l'animal dans son entier" et qualifie le recours à la souris d'"incontournable" puis de "nécessaire".

Objectifs

La vaccination représente une approche essentielle dans le domaine de la santé comme l’ont montré les épisodes pandémiques liés au Covid-19. Dans ce domaine, le développement de vaccins non-injectables dans le muscle du bras constitue un axe de recherche crucial. D’une part puisque cela permettrait d’améliorer la protection immunitaire associée au vaccin mais également puisque cela permettrait de s’affranchir de l’utilisation d’aiguille. Cette approche, appelée vaccination par voie muqueuse est au cœur des projets de recherche de notre laboratoire. En effet, notre laboratoire de recherche développe de nouvelles formulations vaccinales qui pourrait être admintrées par voie orale ou par voie nasale. Afin d’améliorer l’efficacité de ces potentiels vaccins, l’imagerie in vivo est une technique clé puisqu’elle permet de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu lors de la réponse immunitaire. En effet, l'utilisation de techniques d’imagerie dites non-invasives offre la possibilité de suivre des phénomènes biologiques complexes comme la mise en place d’une réponse immunitaire et de suivre la distribution de formulations vaccinales par des mesures répétitives tout en évitant la mise à mort régulière de grands effectifs d’animaux, en comparaison d’une approche in vivo invasive. L’objectif de ce projet est de développer des formulations vaccinales et d’identifier les meilleures compositions grâce au suivi par imagerie de ces formulations après leur administration par voie orale ou nasale chez le petit animal. Cette approche permettra de mieux comprendre les mécanismes de la réponse immunitaire et d’améliorer l’efficacité des vaccins.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet concernent majoritairement la compréhension des mécanismes de la réponse immunitaire dans le cadre de la vaccination. Le bénéfice majeur du projet à long terme est le développement de formulation vaccinale orale ou nasale qui pourra s’appliquer à différents virus respiratoires ou des pathogènes gastro-intestinaux.

Procédures

- Pour l’identification des souris, le marquage des animaux par des entailles sur les bords des oreilles, sera réalisé sur l'animal anesthésié (1 fois/animal, durée : 1 minute). - Les administrations par voie intramuculaire sont des actes induisant une douleur légère. Nous effectuerons donc ce geste sous anesthésie gazeuse (1 fois/animal, durée : 3 minutes) et un analgésique sera utilisé 30 minutes avant l’administration. Il pourra être renouvelé 6h après la première dose. - Les administration orale par gavage peuvent entrainer un leger inconfort pour l'animal (1 fois/animal, durée : 1 minute). Ce geste pourra être effectué après avoir trempé la canule de gavage dans une solution sucrée - Les injections intrapéritonéales sont des actes induisant une douleur légère et ne nécessitant pas d’anesthésie au préalable (1 fois/animal, durée : 5 minutes). - Les acquisitions d’images doivent se faire sur des animaux immobiles et seront donc réalisées sous anesthésie gazeuse (10 fois/animal, durée : 10 minutes).

Impact sur les animaux

- Marquage aux oreilles : ce geste peut entrainer un bref incorfort. - Administration intramusculaire : ce geste sera réalisé sur l’animal anesthésié et peut induire un inconfort léger après leur réveil). - Acquisition d’images : ces gestes seront réalisés sur l’animal anesthésié et peuvent induire un inconfort léger après leur réveil).

Devenir

A l’issue des deux procédures de ce projet, l’ensemble des animaux seront mis à mort. Cette mise à mort est nécessaire car elle permet de prélever différents organes d’intérêt (cavité nasale, ganglions lymphatiques, rate, poumons, intestin, etc ...) et de pouvoir ensuite les étudier plus en détails par d’autres techniques.

Remplacement

Avant d’utiliser sur l’animal les différentes formulations vaccinales développées dans ce projet, des études de toxicité et de réponse inflammatoire ont été menées à l’aide d’autres techniques (cultures cellulaires épithéliales et immunitaires) afin de vérifier leur non dangerosité sur l’animal. De manière générale, la vaccination repose sur la mise en place d’une réponse immunitaire faisant appel à l’ensemble des organes lymphoïdes, dont les ganglions lymphatiques et la rate, et dans différents organes ciblés. Le recours à l’animal est donc incontournable et le choix du modèle souris est le plus adapté afin d’évaluer l’efficacité de la dissémination de ces formulations vaccinales. Nous n’avons donc pas d’autre solution que d’utiliser l’animal dans son entier. L'étude de la biodistribution des formulations vaccinales nécessite une approche in vivo. Aucune méthode alternative ne peut se substituer à l’utilisation des animaux pour la réalisation de notre projet car il requiert l’analyse dans un organisme entier. De plus, nous souhaitons identifier et prélever les organes ciblés selon la voie d'administration (nasale ou orale). C’est pourquoi le modèle murin, qui est un modèle bien caractérisé et facilement manipulable, est nécessaire. Le nombre de souris nécessaires à nos travaux a été réduit au minimum sans compromettre l’analyse statistique de nos résultats. Une définition précise des points limites et une surveillance adaptée des animaux par un personnel compétent permet de limiter au maximum toute souffrance animale. Nous prévoyons d’utiliser au maximum 640 animaux sur une période de 5 ans.

Réduction

Dans l’ensemble, le nombre d’animaux utilisé a été réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet tout en permettant d’obtenir des résultats fiables (réalisation d’études statistiques). D’autre part, un choix restreint de groupes expérimentaux (8 formulations) a été fait grâce à des tests réalisés en amont par d’autres techniques d’analyses (criblage in vitro). Enfin, la première étape du projet permet de sélectionner les 2 meilleures formulations (sur les 8 initiales) et donc de réduire drastiquement le nombre de formulations testées dans un deuxième temps.

Raffinement

Différentes mesures seront prises tout au long des expérimentations pour limiter la souffrance et le stress des animaux : - l’environnement des souris sera enrichi (igloo, coton, morceaux de bois). - à la réception des souris, elles seront acclimatées durant une semaine dans l’établissement utilisateur. - Le marquage des souris sera effectué grâce à des entailles au bord de l’oreille, moins sensible et réalisé sous anesthésie. - Les administrations intramusculaires se feront sous anesthésie. - Les acquisitions d’image par tomographie par fluorescence ou par bioluminescence s’effectueront après anesthésie et l’anesthésie sera maintenue tout au long de l’acquisition - Après chaque anesthésie, les souris seront placées dans une cage disposée sur un tapis chauffant et le bon réveil des souris sera vérifié (mouvement de la souris, comportement, prise de boisson ou de nourriture, etc) avant de les replacer dans leur pièce d’hébergement.

Choix des espèces

La recherche préclinique chez l’animal est devenue indispensable avant toute application clinique de nouvelles thérapies. L'utilisation de souris permet d'observer les effets sur un organisme entier et la biodistribution dans sa globalité. De plus, l'outil de visualisation par tomographie est dédié à la souris. A la réception, les souris seront âgées de 6 semaines afin de s’assurer que le système immunitaire est mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 5248
Souffrances
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5 248 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, pour une seule intervention chacune, une injection dans l'abdomen, parfois deux à vingt-quatre heures d'intervalle. Les femelles gestantes reçoivent le produit destiné à perturber ou à marquer la production des cellules sanguines de leurs embryons, dont le système immunitaire est ensuite analysé jusqu'à l'âge adulte. Le porteur qualifie la douleur de légère et de courte durée, et signale l'isolement des mâles reproducteurs comme un autre effet indésirable. L'effectif découle du nombre de portées nécessaires, et le porteur annonce une méthode de traçage cellulaire qui devrait le diviser par deux à moyen terme.

Objectifs

Il a été démontré que les perturbations de l'environnement maternel peuvent entraîner des changements durables dans les cellules au cours du développement, contribuant au développement de maladies à l'âge adulte. La plupart des perturbations pendant la grossesse (mutations génétiques, infections, diète) provoquent de l’inflammation chez la mère qui peut passer la barrière placentaire et perturber l’embryon en cours de développement. L’objectif général de ce projet est donc de mieux comprendre (1) les mécanismes contrôlant la mise en place du système sanguin et immunitaire au cours du développement embryonnaire et (2) leur réponse suite à des perturbations pendant la grossesse. Notre projet vise donc à la fois à approfondir les connaissances fondamentales sur le développement du système immunitaire pendant la vie fœtale et à appliquer ces connaissances à des questions d’ordre médicale en utilisant la souris comme modèle pour l’analyse de pathologies humaines d’origine génétique ou infectieuse. A ce jour, comment l’inflammation de la mère affecte le système immunitaire en cours de construction de l’embryon et quelle sont les conséquences à long terme, c’est à dire dans la vie adulte, sont méconnues. L’objectif du projet est de répondre à 3 principales questions : + Comment sont produites l’ensemble des cellules sanguines de l’embryon ? + Pourquoi certaines mutations génétiques perturbent l’hématopoïèse de l’enfant et beaucoup moins celle de l’adulte ? + Comment une infection virale en cours de gestation peut perturber le fonctionnement du système de production des cellules sanguines adulte et sur quelle période ?

Bénéfices attendus

Grace à ce projet, nos approfondirons nos connaissances sur la mise en place du système hématopoïétique de l’embryon. En particulier, nous mettrons en évidence comment des infections pendant la grossesse, telles que les infections virales chez la femme enceinte, perturbent la production de cellules immunitaires à court et long terme au cours de la vie post-natale. De plus, une partie importante du projet présente une orientation plus médicale. Il s’agit en particulier de l’étude de maladies génétiques touchant la petite enfance. Ce projet nous permettra d’identifier les cellules à l’origine de certaines maladies pédiatriques dans des modèles murins adaptés. Une meilleure compréhension de ces pathologies pourra bénéficier, à long terme, à des domaines plus appliqués de la recherche médicale, particulièrement dans le domaine de la pédiatrie. .

Procédures

La seule intervention prévue sur les animaux est une injection intrapéritonéale de produits. Les animaux vigiles seront pris en main quelques secondes pour l’injection intra-abdominale. Celle-ci sera généralement unique. Si deux injections sont nécessaires, elles auront lieu å un intervalle d’au moins 24h.

Impact sur les animaux

Les injections de petit volume requièrent une contention manuelle et l’introduction d’une aiguille en intra-abdominale. Une seule procédure requerra deux injections distantes d’au moins 24 heures. Réalisée selon les bonnes pratiques vétérinaires, ces gestes provoquent chez les animaux une douleur légère et de courte durée.

Devenir

Tous les animaux soumis à une procédure seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour analyser leur système immunitaire dans différents organes et ils ne pourront donc être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés.

Remplacement

A ce jour, il n’y a aucune alternative non animale disponible pour étudier le développement des fœtus à partir du deuxième trimestre de gestation chez les Mammifères. Comprendre comment se construit le système immunitaire in utero nécessite d’étudier des interactions multiples entre organes et types cellulaires au cours de tout le processus de gestation. Ceci ne peut donc pas être reproduit dans des modèles in vitro de type organoïdes. De plus, pour comprendre comment des perturbations au cours de la grossesse impactent la santé des individus, nos études nécessitent l’étude d’organismes entiers.

Réduction

Les effectifs des groupes expérimentaux ont été ajustés : - en tenant compte de notre expérience, - en fonction de la nature de l'expérience et des paramètres mesurés, - de la variabilité de ces paramètres, - de façon à produire des résultats interprétables, permettant d'atteindre une signification statistique. Pour affiner cette estimation, nous disposons de l’aide et des recommandations d’un service de biostatistique qui nous guide pour calculer au plus juste l’effectif nécessaire à chaque type d’expérience afin d’éviter une utilisation excessive d’animaux ou, à l’inverse, une sous-estimation de ce nombre qui entrainerait l’obtention de résultats ininterprétables. De plus, nous mettons en place dans ce projet une nouvelle approche de traçage cellulaire permettant de combiner le marquage et suivi de deux populations distinctes dans un même individu. Ceci permettra, à moyen et long terme, de réduire de moitié les animaux nécessaires. En effet, actuellement deux cohortes indépendantes utilisant chacune un seul système de marquage sont nécessaires et grâce à notre nouvelle approche une seule permettra de combiner les deux.

Raffinement

Les seules interventions pouvant provoquer une gêne physique sont les injections intra-abdominales. Pour limiter les nuisances au maximum, ces injections seront réalisées par du personnel formé à cette procédure. Les seringues seront à usage unique. Les injections seront réalisées dans une pièce isolée de façon à ne pas provoquer de stress sur le reste des animaux. Un autre effet indésirable sur le bien-être animal est la solitude des mâles reproducteurs. De façon à limiter les effets néfastes de cet isolement, les femelles seront laissées aussi longtemps que possible avec les mâles. De plus, l’enrichissement des cages sera maximalisé selon les recommandations du service du bien-être animal de notre animalerie. Enfin, les animaux ne seront pas conservés isolés sur une longue période, mais plutôt de façon épisodique au moment du renouvellement des accouplements.

Choix des espèces

• Les souris sont des petits Mammifères qui partagent de nombreuses similarités avec l’homme. • La souris est l’espèce la plus susceptible de fournir des résultats satisfaisants sur le développement in utero des mammifères. • Elles constituent un modèle très maîtrisé par l’ensemble des équipes de recherche • Leur temps de génération est court et les effectifs des portées élevés, ce qui permet d’avoir rapidement accès à un grand nombre d’animaux. • Relativement facilement consanguines, ce qui permet une meilleure homogénéité dans nos populations. • De nombreuses lignées existent (souris génétiquement modifiées) pour étudier l’hématopoïèse. • Des modèles de maladies humaines, à la prévention ou à la thérapie desquelles nous souhaitons tout particulièrement contribuer, ont été développés chez les souris de laboratoire (exemple : Mutations génétiques). Le but général de ce projet est d’étudier les perturbations de la production des cellules sanguines au cours du développement embryonnaire précoce et d’analyser leurs conséquences sur le système immunitaire tout au long de la gestation et, ensuite, chez le nouveau-né et au cours de la vie adulte. La production des cellules sanguines commence, chez la souris entre le 8ème (E7,5) et le 9ème (E8.5) jour de gestation, sur une durée totale de 19-20 jours. De ce fait, les injections faites aux femelles gestantes pour perturber la production des cellules sanguines ou pour marquer génétiquement les cellules concernées, seront faites essentiellement entre le 9ème et 10ème jour (E8,5 à E9,5) et les embryons seront analysés à intervalles réguliers (E9,5 à E18,5 = veille de la naissance). Pour l’analyse des conséquences sur le système immunitaire après la naissance, les stades choisis seront P2 (2ème jour après la naissance), P15 (15ème jour après la naissance) et P42 (6 semaines après la naissance). Ces stades ont été choisis car ils représentent des stades clés du développement post-natal chez la souris : un stade juste après la naissance (P2), un stade avant le sevrage (P15) et un stade adulte post-puberté (P42).

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Poules : 4200
Souffrances
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▲ 4200
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Devenir
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 1617
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Issues de lignées sélectionnées sur leur réponse immunitaire depuis 1994, 4 200 poules et coqs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal subit une prise de sang, à la veine alaire ou au sinus occipital, pour établir son pedigree, puis une seconde en fin de cycle de reproduction. Deux cents d'entre eux reçoivent en plus une injection de phytohémagglutinine sous la peau de l'aile, dont l'épaississement est mesuré au comparateur digital pendant 24 heures, la sélection reposant sur l'ampleur de cette inflammation. Aucun modèle alternatif n'existe selon le porteur, qui prévoit de replacer les reproducteurs vivants à l'âge de réforme, de les vendre "dans la mesure du possible", ou de les tuer.

Objectifs

Ce projet présente les différentes opérations réalisées pour renouveler et entretenir les lignées de poules sélectionnées sur leur réponse immunitaire et une lignée témoin. Elles sont toujours actuellement soumises à un processus de sélection. Les lignées réponses immunitaires ont été initiées en 1994 pour servir de matériel unique à l’identification des mécanismes et des gènes impliqués dans les réponses immunitaires. C'est un matériel expérimental original pour appréhender les relations complexes entre caractères de santé et leur contrôle génétique. Elles ont été utilisées pour des tests de résistance à des maladies, croisées avec d'autres lignées, analysées pour des recherches de signatures de sélection. Ce projet porte sur l’élevage des jeunes et adultes de ces modèle animaux uniques.

Bénéfices attendus

L’étude de ces lignées permettra à terme de mieux comprendre (court/moyen terme) l’origine du niveau de réponses immunitaires et de faciliter la mise au point d’approches efficaces de lutte se basant sur la modulation de la sélection génétique, en complément des méthodes prophylactiques, déjà existantes, en identifiant des marqueurs génétiques ou microbiens qui pourront être utilisés en sélection ou bien pour mettre au point une modulation du microbiote intestinal par l’alimentation ou les pratiques d’élevage. Ces approches permettront de limiter la propagation des maladies en élevage et donc de limiter de nombre de troupeaux abattus, et de réduire la contamination humaine via l’ingestion de produits aviaires contaminés (viande, œufs).

Procédures

Une prise de sang, à la veine alaire ou au sinus occipital, sera effectuée entre 2 et 18 semaines d'âge pour pouvoir génotyper les animaux et ainsi déterminer leur pedigree. Une seconde prise de sang sera réalisée en fin de cycle de reproduction pour évaluer la réponse vaccinale. L’intervention a une durée inférieure à une minute. Pour les 200 animaux d'une des lignées , la sélection est basée sur le niveau de réponse immunitaire par réponse inflammatoire de sensibilité dermique retardée, en utilisant la réponse sur la variation d’épaisseur à l'aide d'un comparateur digital sur 24h de la membrane alaire suite à une injection de phytohémagglutinine par voie sous-cutanée (ou intra-dermique). Cette injection est réalisée à 10 semaines d’âge.

Impact sur les animaux

Les prises de sang alaires et l'injection de phytohémagglutinine (PHA) pourront être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre. Les prises de sang peuvent éventuellement engendrer des hématomes.

Devenir

Nous utilisons ici nos individus pour permettre la production d'une descendance. Arrivés à l'âge de réforme, les animaux n'ayant pas subi d'intervention majeure, nous envisageons de les replacer en vif ou de les valoriser pour leur viande qui est tout à fait consommable.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de maintenir 3 lignées dont l’étude permet la compréhension des rôles combinés des réponses immunitaires chez la poule. Il n’existe pas, à notre connaissance, de modèle alternatif permettant de remplir ces objectifs.

Réduction

Les effectifs de reproducteurs utilisés permettent en théorie de gérer la consanguinité déjà très élevée de nos populations. Par calcul, les tailles efficaces des populations devraient être plus importantes, cependant la variabilité génétique de notre caractère est peu renseignée. L'objectif des maintiens des populations est de disposer d'animaux.

Raffinement

Les poules et les coqs hébergés en groupe bénéficient d’un milieu enrichi, notamment par des perchoirs et de la proximité avec leurs congénères, permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Les animaux feront l’objet de surveillance classique et toute manifestation de détresse ou de maladie prise en considération pour envisager le retrait des animaux (mise à l'infirmerie) ou leur euthanasie si besoin. Dès l'éclosion, les animaux sont élevés en groupe au sol puis en cages collectives à partir de 18 semaines. Les cages collectives hébergeant les poules et les coqs seront équipées de divers enrichissements, tels que des perchoirs, des blocs à picorer, des chaînettes métalliques et des bandelettes de tissu pour stimuler le jeu. Un isoloir sera également présent à une extrémité des cages pour offrir aux animaux un espace de cachette. Pour prévenir le picage, des répulsifs antipicage pourront être appliqués sur les animaux concernés. Une surveillance soutenue sera assurée plusieurs fois par jour pour détecter précocement toute détérioration du bien-être. Un arbre de décision, destiné à faciliter la gestion quotidienne des animaux (en cas d'atteinte ou non du point limite), a été développé et sera fourni aux animaliers en charge du suivi des animaux. Raffinement de la procédure : Cas de la prise de sang au sinus occipital : afin de réduire le risque de lésions cérébrales pouvant être associé à la réalisation d'un prélèvement de sang au sinus occipital, le préleveur utilisera une garde qu'il positionnera sur son aiguille afin d'éviter toute possibilité d'enfoncer l'aiguille trop profondément. La facilité de visualisation de ce site d'injection évite l'arrachage de plumes douloureux pour les animaux. Un point de compression de 30-60s sera effectué pour limiter également la formation d'un hématome. Deux expérimentateurs seront mobilisés pour une prise de sang afin de permettre la réalisation d'une contention appropriée par l'un pendant que l'autre réalisera la prise de sang. Les personnes en charge du prélèvement de sang au sinus occipital auront reçu une formation spécifique à ce geste et seront des personnes le réalisant régulièrement afin de maximiser la fluidité des gestes. Cas de la prise de sang effectuée à la veine alaire : un point de compression sera effectué et deux expérimentateurs seront mobilisés.

Choix des espèces

Le projet vise la compréhension de la réponse immunitaire chez l’animal, la complexité du déterminisme de ce critère nécessite une approche globale (voies physiologiques impliqués, leurs régulations et interactions) et ne peut donc être abordée que par une approche sur les animaux. Les animaux seront utilisés de la naissance jusqu’à l’âge de 9 moins, moment auquel ils seront mis en reproduction pour produire les poussins de la génération suivante. Lorsque leurs descendants auront 15 jours d’âge, ces reproducteurs mâles et femelles sont vendus dans la mesure du possible ou euthanasiés.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 2104
Souffrances
▲ -
▲ 1336
▲ -
▲ 768
Devenir
 -
 -
 -
 2104

Des gavages, des injections sous-cutanées et des prélèvements de sang, chez des femelles gestantes puis allaitantes exposées à un régime riche en graisses et en sucres et à des nanoparticules de polystyrène. 2 104 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement d'organes, dont 768 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Il s'agit de mesurer si cette exposition périnatale fragilise la barrière intestinale et favorise allergies alimentaires, maladies inflammatoires de l'intestin et désordres métaboliques. Le porteur écarte les analgésiques et les anti-inflammatoires, qui "risquent d'interférer" avec l'expérimentation, et décrit les atteintes en une ligne, du stress lié aux gavages et une douleur due aux colites, pour 768 souris classées en souffrance sévère.

Objectifs

Les plastiques sont utilisés dans une multitude d’emballages alimentaires et leur production mondiale atteint plus de 450 millions de tonnes par an et, moins de 10 % des plastiques sont recyclés, ce qui augmente leur rejet dans l’environnement et conduit à une distribution omniprésente de débris plastiques dans l’environnement. Les plastiques persistent longtemps dans l'environnement où, soumis au climat, ils se fragmentent en particules de nanoplastique (NPL). Ainsi, les populations humaines sont exposées au NPL dans leur vie quotidienne avec des effets inconnus sur la santé. Le polystyrène représente plus d’un tiers de la contamination plastique de l’environnement. Il est largement utilisé dans les emballages alimentaires mais son processus de recyclage a été reporté à 2030 en France. Parallèlement à l’augmentation de la production et de l’utilisation des plastiques, le nombre de patients atteints de maladies non transmissibles (MNT) ne cesse d’augmenter dans le monde. Parmi ces MNT, les réactions alimentaires indésirables (RAI) et les maladies inflammatoires de l’intestin (MICI). Les MNT sont multifactorielles impliquant des facteurs génétiques et environnementaux. L’alimentation humaine est un facteur environnemental majeur des MNT, qui a été radicalement modifié au cours des dernières décennies. L'objectif de ce projet est d'étudier tout risque pour la sécurité alimentaire, lié à la dissémination des NPL dans l'environnement et à leur transfert dans l'alimentation (emballages alimentaires…) associés à un régime alimentaire riche en graisses et en sucre (régime occidental). En effet, le régime occidental pourrait exacerber la diffusion du NPL et avoir des conséquences délétères, comme cela a été démontré pour le polystyrène (PS) sur le métabolisme lipidique du poisson zèbre. En fonction des résultats obtenus, nous étudierons les mécanismes impliqués en nous focalisant sur le microbiote et la perméabilité intestinale.

Bénéfices attendus

A terme, ce projet permettra de comprendre l'impact d'une exposition périnatale à une alimentation occidentale couplée à des nanoparticules de plastique vieillies sur le développement et l'homéostasie de la fonction de barrière de la muqueuse intestinale chez le jeune et l'adulte. Dans un deuxième temps, ce projet permettra de définir l'impact d'une exposition à un régime occidental couplée à des nanoparticules de plastique sur la susceptibilité de la muqueuse intestinale à développer (1) une intolérance ou une allergie orale à certain antigène alimentaire comme l’ovalbumine (2) des inflammations ou (3) un désordre métabolique. Ce projet permettra donc de définir les liens de causalités entre certains composants de l’environnement et le développement de l’intolérance ou l'allergie alimentaire, des MICI ou un désordre métabolique ainsi qu'une meilleure compréhension des mécanismes impliqués. Une meilleure compréhension de ces maladies permettra alors une meilleure prise en charge thérapeutique.

Procédures

Les animaux seront soumis a des gavages (1 maximum par procédures). Des injections sous cutanées (2 maximum par procédures) et des prélèvements sanguins. chacun de ces actes prend moins d'une minute.

Impact sur les animaux

stress suite aux gavages/administrations/prélèvements, la douleur est due aux colites

Devenir

A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés. Les organes seront prélevés et utilisés pour des analyses ultérieures en laboratoire

Remplacement

Le développement d'intolérance ou d'allergie alimentaire, des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) ou de désordres métaboliques chez l’Homme est un processus long et complexe mettant en jeu de nombreux facteurs génétiques et environnementaux. Les modèles murins mimant les pathologies humaines sont la seule solution actuelle pour obtenir des données avec une relevance physiologique correcte. Pour atteindre les objectifs de nos études, il est nécessaire d'utiliser des modèles in vivo capables de tenir compte de nombreuses voies physiologiques intégrées. Actuellement, il n'existe pas de méthodes alternatives à ces études in vivo. L'espèce animale utilisée dans ce projet (souris) offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant plusieurs pathologies humaines comme en témoignent les nombreuses références bibliographiques concernant les intolérances/allergies alimentaires, les MICI et les désordres métaboliques. Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l'utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Aucune autre espèce d'animaux n'est disponible. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d'outils précieux qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués.

Réduction

Le nombre de souris utilisé dans chaque expérience a été calculé à minima en tenant compte de la variance biologique des résultats obtenus. Les données obtenus dans les différents groupes seront coomparées statistiquement. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tous les échantillons prélevés sont stokés à -80°C et dans une banque de données. Ils peuvent être réutilisés ou servir de témoins dans des expériences ultérieures.

Raffinement

Les souris sont hébergées par 5 dans des cages de portoirs ventilés , avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Elles ont une maison en plastique et des fibres de carton comme enrichissement. Les animaux ont au minimum une semaine d’acclimatation avant que le protocole ne débute. Des analgésiques, des antalgiques ou des anti-inflammatoires risquent d'interférer avec le cours de notre expérimentation. Nous avons mis en place des critères d'arrêt appliqués selon un arbre décisionnel permettant de mettre fin a d'eventuelles souffrances par euthanasie des souris. Un suivi quotidien est assuré par les membres de la SBEA (Structure en Charge du Bien-Etre Animal) pour apprécier leur etat general.

Choix des espèces

L'espèce animale utilisée dans ce projet (souris) offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant plusieurs pathologies humaines comme en témoignent les nombreuses références bibliographiques (intolérances/allergies alimentaires, les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) et les désordres métaboliques). Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l'utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d'outils précieux qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Enfin, les procédures d'intolérance alimentaire (IA) et de MICI utilisées dans ce projet ont été validées que chez la souris. Pour l'expostion périnatale, nous utiliserons des femelles gestantes et allaitantes. Ces souris femelles seront exposées au régime occidental pendant toute la gestation et l'allaitement (sevrage J21). Ces femelles seront également gavaées une fois par jour du 10ieme jour de gestation jusqu'au sevrage des nouveau-nés (J 21). Puis nous étudierons l'impact d'une exposition périnatale au plastique sur: l'homéostasie de la fonction de barriere de la muqueuse intestinale. La mise en place de tolérance orale La susceptibilité et l'aggravation de la colite Le métabolisme du glucose

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Macaques à longue queue : 180
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ -
Devenir
 -
 -
 72
 108

180 macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et ceux de tous les groupes subissent environ quarante anesthésies générales, autant de prises de sang, une trentaine d'écouvillonnages du nez et de la trachée et l'implantation d'une puce de télémétrie. Les macaques infectés par un virus de la grippe ou par le SARS-CoV-2 subissent en plus quatre prélèvements de moelle osseuse, quatre biopsies de ganglions et jusqu'à huit semaines d'hébergement individuel, dont le porteur écrit qu'il peut entraîner "un stress ou de l'ennui". Il s'agit de tester des anticorps et d'autres immunothérapies avant un éventuel essai clinique. Une partie des macaques est tuée pour prélever des tissus, l'autre gardée en vie pour des réinfections ou un suivi de convalescence, et peut-être réattribuée à d'autres études : d'après les prévisions, 108 seraient tués et 72 réutilisés.

Objectifs

La grippe et le Covid sont des maladies respiratoires causés respectivement par les virus influenza et le SARS-CoV-2. La transmission interhumaine de ces virus se fait principalement par l’excrétion de gouttelettes dans l’air (toux, éternuement, parole, respiration).Les personnes à risque et les stratégies thérapeutiques de ces deux maladies étant assez similaires, nous avons choisi de mener nos recherches à l’intérieur d’un seul projet. Actuellement, aucun traitement spécifique ne permet d’atténuer efficacement et systématiquement les maladies causées par le SARS-CoV-2 ou les virus influenza. De nombreuses personnes notamment les personnes immunodéprimées (personne au système immunitaire fragile) ou âgées sont encore lourdement impactées par la Covid-19 ou la grippe avec des effets secondaires qui demeurent importants. De plus, dans le cas du SARS-CoV-2, l’émergence continuelle de variant d’intérêt (VOC) et l’absence de vaccins efficaces contre l’ensemble de ces variants anciens ou émergents nécessite le développement permanent de nouveaux traitements par immunothérapie. Dans le cas de la grippe, les souches qui circulent en hivers sont différentes d’une année sur l’autre. Cette diversité impose d’ajuster chaque année la composition du vaccin pour y introduire les souches les plus récentes en circulation et qui circuleront aussi probablement dans les mois suivants. De plus, ces virus saisonniers diffèrent en termes d’impact sur la population et de sévérité. Le développement de nouveaux traitements thérapeutiques nous permettrait de mieux faire face à une épidémie de grippe en cas de faible efficacité du vaccin. Dans ce contexte, nous testerons différentes types de traitements comme des anticorps permettant d’améliorer la réponse adaptive ou ciblant directement les virus du SARS-CoV-2 ou les virus grippaux. La mise en place de traitements par immunothérapie efficaces contre ces virus respiratoires pourrait aussi représenter une alternative capable de stimuler la réponse immunitaire en cas de baisse d’efficacité des vaccins (population immunodéprimée, apparition d’une souche génétiquement très éloignée…). Ces traitements sont en phase de développement préclinique et la démonstration d’une efficacité dans notre modèle macaque permettrait une avancé en phase clinique.

Bénéfices attendus

Les molécules thérapeutiques qui auront montré des résultats satisfaisants chez le primate non-humain pourront à court terme être utilisés lors d’essais cliniques chez l’Homme. Elles pourront notamment, à long terme, recevoir une autorisation de mise sur le marché pour être utilisés à grande échelle et ainsi protéger la population mondiale contre les virus respiratoires tels que le SARS-CoV2 ou la grippe.

Procédures

Les différentes interventions dans ce projet sont : - Anesthésie générale (40 fois environ, 30min, tous les groupes) - Traitements avec des molécules thérapeutiques (4 fois environ, 5 minutes, tous les groupes) - Infection par le virus de la grippe ou de la covid (1 fois, 15 minutes, groupes exposés) - Prélèvement de sang (40 fois environ, 5 minutes, tous les groupes). - Prélèvement de moelle osseuse (4 fois environ, 10 minutes, groupes exposés) - Biopsie de ganglions lymphatiques (4 fois environ, 30 minutes, groupes exposés) - Ecouvillonnages nasaux et trachéaux (30 fois environ, 2 minutes, tous les groupes) - Lavage broncho-alvéolaire (10 fois environ, 20 minutes, animaux de l’étude pilote) - Prélèvement de LCR (liquide cérébrospinal) (4 fois environ, 20 minutes, animaux de l’étude pilote) - Implantation d’une puce de télémétrie (1 fois, 30 minutes, tous les groupes) - Imagerie in vivo (10 fois environ, 45 minutes, tous les groupes) - Pléthysmographie (mesure de l'ensemble des volumes pulmonaires) (10 fois environ, 10 minutes, groupes exposés) - Hébergement individuel (1 fois, 8 semaines maximum, groupes exposés)

Impact sur les animaux

Dans ce projet, des nuisances ou effets indésirables pourront être observés selon les interventions : Nuisances liées aux traitements: Réaction locale, démangeaisons/douleur dans les heures/jours suivant le traitement. Nuisances liées à l’infection par le virus influenza ou le SARS-CoV2 : Fatigue, difficultés respiratoires, fièvre, déshydratation, troubles de l’appétit. Ces symptômes se résolvent spontanément dans les deux premières semaines qui suivent l’infection. Les nuisances sont peu attendues chez les animaux traités. Nuisances liées aux anesthésies répétées, prélèvements de sang, moelle osseuse et biopsies : Troubles de l’appétit avec plus ou moins de pertes de poids mineures, anémie transitoire (légère à modérée), hématome au niveau du site du prélèvement, infection cutanée dans les jours qui suivent le prélèvement. Nuisances liées à l’implantation de puces de télémétrie : Réaction locale au site d’incision : gonflement, suintement de la plaie (rare), démangeaisons, durée de 1 à 5 jours. Nuisances liées à l’hébergement individuel : L’hébergement individuel peut entrainer un stress ou de l’ennui.

Devenir

Une partie des animaux sera euthanasiée pour prélever différents tissus et procéder à des analyses (charge virale, lésions pulmonaires…). L’autre partie des animaux sera conservée pour servir de modèle de réinfection ou d’animaux convalescents. Il n’est pas exclu que ces animaux soient réattribués à d’autres études après avis vétérinaire.

Remplacement

L’objectif est d’évaluer la protection induite par différents traitements par immunothérapie contre des virus respiratoires comme le SARS-CoV-2 ou les virus influenza. Ce type d’évaluation nécessite un modèle expérimental proche de l’Homme, permettant d’étudier les différentes composantes des réponses immunitaires (humorales, cellulaires) et les changements induits suite au traitement et à l’infection virale. A ce jour, le macaque est le modèle qui représente le mieux ces infections respiratoires chez l’Homme. Du fait de sa proximité génétique avec l’Homme, les cibles des immunothérapies sont aussi exprimées chez le macaque, et pas nécessairement dans le modèle des petits animaux. Toutefois, les traitements par immunothérapie évalués ont été préalablement testés in vitro et dans un modèle de petits animaux avant d’être testés chez le PNH.

Réduction

Les études pilotes de distribution et persistance du traitementse font sur 2 animaux et nous permettent de sélectionner les traitements par immunothérapie les plus pertinents, la dose et la voie d’administration. Nous maitrisons les modèles de grippe et de SARS-CoV-2, cette expérience nous permets d’utiliser des contrôles historiques dans les études d’efficacité ce qui nous permet de réduire le nombre d’animaux contrôles tout en permettant une analyse statistique robuste. Le nombre d’animaux dans chaque groupe est réduit au minimum nécessaire à une analyse statistique des résultats par des tests non paramétriques adaptés aux petits échantillons.

Raffinement

L’ensemble des interventions et les prélèvements seront réalisés regroupés au maximum et sous anesthésie générale des animaux. Une diversification de l’alimentation et complémentation de celle-ci pourra être instaurée en cas d’une baisse de l’alimentation due à des anesthésies répétées Les prélèvements de sang, moelle osseuse et les biopsies pouvant entrainer une réaction locale, un traitement symptomatique pourra être appliquée par une désinfection et une analgésie locale. L’implantation de puce permettant un suivi régulier de la température peut induire une réaction tel qu’un gonflement et un suintement de la plaie. Un signalement au vétérinaire sera effectué qui pourra appliquer un traitement symptomatique comme une désinfection et une analgésie locale. L’administration des traitements pouvant entrainer une réaction locale comme des démangeaisons et douleurs, une désinfection et une analgésie locale pourront être appliquées sur décision du vétérinaire. L’exposition aux virus influenza et SARS-CoV2 peut conduire à l’apparition de difficultés respiratoires, fièvre, dysorexie, déshydratation et fatigue. Si apparition de ces symptômes, un signalement au vétérinaire sera réalisé.. Une grille de score sera utilisée pour le suivi de l’infection chez l’animal. Les modèles d’infection par le SARS-CoV2 ou par les virus grippaux chez le macaque sont déjà mis au point dans notre département. Des grilles de score avec des points limites ont déjà été établis et utilisés au sein de notre département lors de différentes infections avec ces virus. L’hébergement se fera en groupe pour les études pilotes. Pour les études d’efficacités, les animaux seront mis en individuel pour la période d’adaptation avant l’exposition virale. Suite à l’exposition et une fois la production virale terminée, ils seront remis en groupe. Cet hébergement individuel pourrait entrainer un stress qui sera compensé par un programme défini par la cellule « bien-être animal » de l’établissement pour l’enrichissement de leur milieu de vie. Cet hébergement individuel est nécessaire pour l’évaluation de certains paramètres biologiques notamment la température corporelle et pour limiter la surexposition virale.

Choix des espèces

Les modèles de petits animaux comme la souris ne sont pas un hôte naturel du SARS-CoV-2 et des virus influenza et leur le système immunitaire est très différent de celui de l’humain. Toutefois, la majorité des candidats sont déjà testés dans un modèle petit animal ou in vitro avant d’être testés chez le macaque PNH. Le macaque a été choisi comme modèle animal, car il présente une réponse immunitaire et physiopathologique semblable à celle de l’humain pour la plupart des infections respiratoires similaires. A ce jour, a été mis au point un modèle d’infection efficace des macaques cynomolgus par voie respiratoire. Les macaques sont d’excellents modèles pour reproduire la forme non sévère des maladies COVID19 et grippes, ils sont donc pertinents pour tester des molécules thérapeutiques. Ces espèces représentent le modèle le plus pertinent réunissant les éléments nécessaires à l’évaluation de traitements par immunothérapie contre les virus respiratoires : la réponse immunitaire et la réponse aux traitements sont similaires à celles de l’humain, et les techniques et outils d’exploration de la réponse immunitaire est maitrisés chez ces espèces contrairement à d’autres modèles d’infections respiratoires comme le furet. La grippe et le Covid infectant des personnes de tout âge en clinique, nous pouvons réaliser les procédures sur des animaux ayant un panel d’âge étendu. Cependant, les nouveau-nés n’ayant pas un système immunitaire complètement développé, nous nous focaliserons sur des animaux sevrés et ayant un système immunitaire mature, donc au minimum 2 ans. Enfin, les traitements candidats pourront être évalués chez des adultes lors des essais cliniques donc il est plus pertinent d’utiliser des animaux ayant un système immunitaire similaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 832
Souffrances
▲ -
▲ 720
▲ 112
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 832

Des injections dans le sinus rétro-orbital et dans le coussinet plantaire sous anesthésie générale, des prélèvements de sang à la veine submandibulaire, puis une chirurgie suivie d'une imagerie du ganglion pouvant durer quatre heures. 832 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, 720 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 112 un niveau modéré. L'objectif déclaré est de comprendre comment les cellules dendritiques transmettent un antigène aux lymphocytes B, une question fondamentale dont le porteur espère des retombées en vaccination et en immunothérapie. Sur la réduction, il annonce des "lots d'un nombre réduit d'animaux mais suffisant" sans donner un seul chiffre justifiant les 832 souris.

Objectifs

Les lymphocytes B circulent dans le sang et les organes lymphoïdes secondaires (rate, ganglion) à la recherche de leur antigène spécifique qui entraîne leur activation. L’activation des lymphocytes B est l’étape initiale de la réponse immune humorale de l'hôte qui se déroule dans la rate ou le ganglion lymphatique, aboutissant à la production d’anticorps spécifiques de l'antigène associé au pathogène lors de l'infection. Le rôle des cellules dendritiques qui sont les sentinelles de notre système immunitaire dans le transport et le transfert de l'antigène nécessaire à l'activation de ces lymphocytes B producteurs d'anticorps demeure encore peu élucidé. De plus, le rôle respectif des sous-populations de cellules dendritiques résidentes du ganglion lymphatique dans l'activation B ainsi que la visualisation in vivo par imagerie du transfert de l'antigène restent encore à étudier. Ce projet comprend 3 objectifs : 1. Etudier le rôle des sous-populations de cellules dendritiques du ganglion dans l’activation lymphocytaire B. 2. Analyser la réponse anticorps induite in vivo après immunisation de souris par injection en périphérie de cellules dendritiques-antigène. 3. Visualiser le transfert de l’antigène par les cellules dendritiques vers les cellules B par imagerie intravitale chez la souris.

Bénéfices attendus

Le rôle des cellules dendritiques dans l'activation des lymphocytes T est bien établi. En revanche, le rôle de ces cellules dans le transfert de l'antigène pour l'activation directe des lymphocytes B demeure encore mal compris. Ainsi, les résultats obtenus dans ce projet devront contribuer à une meilleure compréhension fondamentale de la présentation de l'antigène et sa délivrance par les cellules dendritiques aux lymphocytes B pour conduire à leur activation jusqu'à une possible production d'anticorps. Ces résultats pourraient aussi ouvrir des perspectives pour de nouvelles stratégies innovantes de vaccination et d'immunothérapie pour la prévention et/ou le traitement des infections et de maladies auto-immunes.

Procédures

- 2 Prélèvements de sang à la veine submandibulaire (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 1 et 2, - 2 Injections par voie intraveineuse dans le sinus rétro-orbital de souris sous anesthésie générale (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 2 et 3, - 2 Injections par voie sous-cutanée dans le coussinet plantaire de souris sous anesthésie générale (durée 1-2 min) pour les animaux soumis aux procédures 2 et 3, - Anesthésie générale et chirurgie sous analgésie (durée 15 min) pour les animaux soumis à la procédure 3, - Imagerie au niveau du ganglion afférant drainant sur animal sous anesthésie génerale (durée 5min-4h) pour les animaux soumis à la procédure 3.

Impact sur les animaux

Une douleur légère voir un stress peuvent être dus au prélèvement de sang au niveau de la veine submandibulaire. Un stress léger peut être généré pour la mise sous anesthésie générale. Une douleur peut être provoquée suite aux injections sous cutanées et intraveineuses. Les injections sous cutanées peuvent aussi induire une inflammation légère et locale (avec rougeur). Un stress et une douleur modérée, peuvent aussi être provoqués aussi par la chirurgie et l'imagerie intravitale.

Devenir

- Une mise à mort de tous les animaux. Les souris seront mises à mort après atteinte de points limites ou de manière programmée pour prélèvements d'organes et de tissus ou la fin de la période de suivi pour l'expérimentation.

Remplacement

Le recours à l'expérimentation animale est justifié par l'impossibilité de comprendre le déroulement et le déveolppement de la réponse immune humorale B suite à l'activation des lymphocytes B par leur antigène in vitro en raison de diverses interactions cellulaires qui sont hautement dynamiques et observables uniquement in vivo au sein de la structure tridimentionnelle du ganglion lymphatique chez la souris.

Réduction

Nous utiliserons des lots d’un nombre réduit d’animaux mais suffisant pour une des analyse statistique fiable. Chaque expérience indépendante comportera au moins un groupe témoin d'animaux et un groupe test et les différences entre les souris test et les témoins seront analysées par des tests statistiques adaptés. Les approches in vitro ont déjà été effectuées afin de valider les hypothèses de travail que nous souhaitons confirmer si possible in vivo dans le cadre de ce présent projet.

Raffinement

Les animaux bénéficieront d’un hébergement adapté et d'un milieu enrichi. Ce protcole inclut des points limites qui seront définis et évalués à l'aide d'une grille de score qui est mise en place. Si le score limite est atteint, les animaux seront mis à mort de façon anticipée.

Choix des espèces

L’utilisation de souris est justifiée d’une part par la complexité de la réponse immunitaire humorale in vivo dans le ganglion lymphatique des vertébrés, qui ne peut être reproduite par des approches alternatives in vitro ou ex vivo. D’autre part, les modèles animaux comme la souris offrent la possibilité d’investiguer des cibles spécifiques in vivo à l’aide d’animaux génétiquement modifiés, ce qui permet d'approcher ou d'élucider de plus près les mécanismes impliqués. Le génotypage par prélèvement de sang sera effectué sur des animaux adultes âgés d'au moins de 4 semaines dans la procédure 1. Les animaux utilisés dans les procédures 2 et 3 seront adultes âgés entre 8 et 12 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 870
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 870
▲ -
Devenir
 -
 -
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 870

870 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une greffe de tumeur par injection sous-cutanée, puis un gavage quotidien pendant deux semaines et des injections intrapéritonéales, quotidiennes ou réparties sur la semaine selon le traitement testé, avant un prélèvement de sang sous anesthésie le jour de sa mise à mort. Le porteur reconnaît que sur les trois semaines de l'expérience, les souris porteuses de tumeurs peuvent perdre du poids et montrer des signes de souffrance, immobilité, isolement, dos voûté, poil terni. L'objet est de comparer plusieurs traitements anti-angiogéniques associés à des immunothérapies afin de "mieux les prescrire", et l'atteinte d'un point limite qui ne peut pas être soulagé conduit à tuer l'animal avant la fin du protocole.

Objectifs

La formation de nouveaux vaisseaux sanguins, est nécessaire au développement tumoral. Les cellules tumorales, ainsi que les cellules du microenvironnement tumoral produisent des facteurs favorisant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins au sein de la tumeur. Mais il a été observé que ces facteurs agissaient également sur le système immunitaire de souris porteuses de tumeurs et de patients atteints de cancer, et aboutissaient au blocage de la réponse immunitaire. Or, la réponse immunitaire contre la tumeur est nécessaire à l’élimination de celle-ci. Des traitements ciblant ces facteurs sont utilisés pour traiter certains cancers. Ils réduisent non seulement les vaisseaux sanguins au niveau de la tumeur mais aident également à améliorer la réponse immunitaire contre la tumeur. Ces traitements sont associés à des immunothérapies en particulier dans le cancer du rein résultant en une augmentation des effets anti-tumoraux observés. Plusieurs traitements ciblant la formation des vaisseaux sanguins sont actuellement associés à des immunothérapies sans avoir vraiment d’argument pour privilégier l’un de ces traitements. Il est important de comprendre l’impact de ces traitements sur la réponse immunitaire pour permettre de mieux les prescrire et de proposer de nouveaux traitements aux patients atteints de cancer.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra donc à la fois de faire progresser les connaissances concernant l’interaction entre l’angiogenèse (formation des vaisseaux sanguins) et la réponse immunitaire anti-tumorale et pour les patients atteints de cancer de mieux prescrire les traitements anti-angiogéniques en association avec des immunothérapies. Cette étude pourrait également permettre de proposer de nouvelles combinaisons d’anti-angiogéniques et d’immunothérapies.

Procédures

Injection sous-cutanée 1 fois au début de la procédure sur animaux vigiles ; durée totale du geste : 1-2 min Gavage 1 fois par jour tous les jours sur 2 semaines sur animaux vigiles ; durée totale du geste : 1-2 min Injection intrapéritonéale 1 fois par jour tous les jours sur 2 semaines ou 2 ou 3 fois par semaine selon le traitement administré sur animaux vigiles ; durée totale du geste : 1-2 min Prélèvement de sang sous anesthésie générale le jour de la mise à mort (durée totale environ 10 min puis mise à mort)

Impact sur les animaux

L’injection des cellules tumorales se fait par voie sous-cutanée. L’injection par voie sous-cutanée cause un stress et une douleur légère de courte durée. Le gavage cause un stress et une douleur légère de courte durée. L’injection par voie intra-péritonéale cause un stress et une douleur légère de courte durée. Les prélèvements de sang peuvent induire des douleurs légères et transitoires. Sur la durée entière de l’expérience (3 semaines environ), les souris avec des tumeurs peuvent perdre du poids ou présenter des signes évocateurs de souffrances tels que des troubles du comportement (immobilité, isolement...) et de l’aspect physique (dos vouté, apparence du poil...).

Devenir

Tous les animaux du projet seront mis à mort afin de prélever les organes pour l'étude de la réponse immunitaire.

Remplacement

Le microenvironnement tumoral est complexe, les modèles in vitro ne permettent pas de le mimer fidèlement. Les modèles organoïdes ne reproduisent pour l’instant pas la complexité du microenvironnement tumoral. Il est en effet possible de faire se développer de petites sphères de cellules tumorales in vitro, mais il est très difficile de faire se développer des vaisseaux sanguins et d’y ajouter les différentes populations immunitaires. Les cellules immunitaires survivent très mal dans ces conditions. La présence de la tumeur et le développement des vaisseaux sanguins vont modifier le microenvironnement tumoral en induisant en particulier le développement de cellules immunosuppressives. C’est ce développement et l’impact des traitements anti-angiogéniques sur ces processus que nous étudierons dans ce projet, ce qui ne peut donc se faire qu’in vivo. C’est pourquoi l’expérimentation utilisant un modèle animal mimant le plus fidèlement le microenvironnement tumoral est indispensable. En parallèle à ce projet d’expérimentation animale, des expérimentations seront réalisées à partir de prélèvements humains (sanguins ou tumoraux).

Réduction

L'implantation des cellules tumorales est mise au point. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Pour chaque expérience, le maximum de tissus est prélevé afin de maximiser les analyses biologiques possibles.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Les animaux sont surveillés tout au long du projet. Une grille de score et de points limites spécifiques au projet ont été établis, permettant d'intervenir pour soulager les animaux en cas de souffrance. L'atteinte d'un point limite qui ne pourra être soulagé entrainera une mise à mort anticipée de l'animal avant la fin du protocole.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour le suivi de la croissance tumorale. De nombreux outils sont disponibles pour analyser la réponse immunitaire chez la souris (en particulier des anticorps). D’autre part, les anti-angiogéniques utilisés dans ce protocole ont déjà été utilisés chez la souris et ont montré un impact sur la croissance tumorale. Des souris adultes à partir de 6-8 semaines seront utilisées car c’est à cet âge que le système immunitaire est complètement développé.