Système immunitaire

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Une souris paralysée ou amaigrie jusqu'à un quart de son poids est mise à mort dès qu'un point limite est atteint. 2 500 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Les expérimentateurs déclenchent chez elles soit une maladie qui mime la sclérose en plaques, avec une paralysie remontant des pattes arrière vers l'avant, soit un lupus qui part d'une inflammation de l'oreille et se généralise sur huit semaines. S'y ajoutent des prélèvements sanguins jusqu'à quotidiens et jusqu'à trois ponctions de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie. Les traitements plus efficaces annoncés sont renvoyés au moyen terme et au conditionnel, tandis que le porteur qualifie d'"indispensable" l'accès aux organes qui interdit de garder ces souris en vie.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre de nos recherches sur les maladies inflammatoires auto-immunes, qui constituent un enjeu majeur de santé publique. Il a pour objectif de faire progresser les connaissances en explorant les mécanismes inflammatoires communs à plusieurs de ces maladies. Dans la sclérose en plaques (SEP), l'organe inflammé est le système nerveux central, tandis que dans le lupus systémique, différents organes sont affectés. Ces deux maladies sont très invalidantes : la SEP est la deuxième cause de handicap acquis chez les jeunes adultes, après les traumatismes, et elles touchent majoritairement les jeunes femmes. Si les traitements ont connu des avancées, aucune thérapeutique ne permet encore de soigner ces maladies, les traitements actuels sont peu efficaces sur l'aggravation des symptômes avec le temps. Dans ce contexte, il est indispensable de poursuivre les efforts de recherche pour développer de nouveaux traitements. Pour cela, une meilleure compréhension du développement de la maladie, obtenue par l'étude de modèles pertinents chez la souris, constitue un prérequis essentiel. Nous proposons, dans ce projet, d'étudier le rôle d'une molécule, l'interleukine-2 (IL-2), dans la régulation des mécanismes inflammatoires impliqués dans la SEP et le lupus. La thérapie par l’IL-2 a montré un potentiel considérable lors d’essais cliniques chez l'homme en tant que traitement de ces deux maladies. Cependant, les cibles cellulaires de ce traitement ne sont pas encore toutes bien identifiées ce qui limite la compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents freinant l'optimisation et l'élargissement de son usage thérapeutique. À l'aide de modèles souris mimant ces maladies, nous cherchons à mieux comprendre les mécanismes thérapeutiques de l'IL-2 au niveau cellulaire.

Bénéfices attendus

Nos travaux permettront de faire progresser les connaissances sur la physiopathologie de la SEP et du lupus, notamment en explorant les mécanismes inflammatoires impliqués. Le projet vise également à mieux comprendre les mécanismes thérapeutiques de l'IL-2. À moyen terme, ces travaux pourraient mener au développement de thérapies plus efficaces et mieux ciblées pour traiter les maladies inflammatoires auto-immunes, en optimisant l'utilisation de l'IL-2.

Procédures

Après immobilisation, les animaux au sevrage seront prélevés au niveau de queue ou de l’oreille (geste réalisé en moins d'une minute). Pour l’induction de la SEP, les animaux endormis recevront une ou deux injections sous la peau (geste réalisé en moins d'une minute) et deux injections abdominales après l’induction (jour 0 et jour 2, geste réalisé en moins d'une minute). Le traitement sera injecté quotidiennement (immobilisation rapide de l'animal, moins de 30 secondes) pendant maximum 4 semaines. Pour l’injection de cellules immunitaires, les souris seront endormies avant l’injection (pas plus d’une minute par souris). Pour le déclenchement d’un lupus, une immobilisation sera réalisée le temps d'appliquer la crème sur l'oreille (environ 30 secondes 3 fois par semaine) ou de faire une injection abdominale (geste réalisé en moins d'une minute, 3 fois par semaine). Les prélèvements sanguins répétés seront réalisés sur animaux immobilisés (environ une minute), à raison d’un prélèvement hebdomadaire ou quotidien en fonction du volume prélevé. Le prélèvement de liquide céphalo-rachidien (liquide dans lequel baigne le cerveau) après endormissement de l'animal (20 minutes) maximum 3 fois au cours de l'expérimentation avec 7 jours d'intervalle minimum.

Impact sur les animaux

Toutes les lignées de souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Le prélèvement au niveau de la queue ou de l’oreille peut entrainer de la douleur et du stress chez l’animal. L’induction de la maladie qui mime la SEP consiste à déclencher une réaction immunitaire au niveau du système nerveux central avec apparition d’une paralysie progressive mais transitoire (rémission partielle) allant des membres postérieurs vers les membres antérieurs. Cette procédure engendre un affaiblissement de l’animal avec une perte de poids transitoire dès le début de l’apparition des symptômes (J9-J10) pouvant atteindre jusqu’à 25%. L‘induction d’un lupus consiste à déclencher une inflammation, d’abord locale au niveau de la peau, puis généralisée entraînant l'affaiblissement de l'animal (perte de poids progressive à partir de 3 semaines de traitement qui peut atteindre 20% après 8 semaines de traitement). Pour les deux modèles (SEP et lupus), si l’un des points limites que nous avons définis est atteint, la souris sera mise à mort selon une méthode réglementaire.

Devenir

L'accès aux organes ainsi qu'aux fluides biologiques d’intérêts est indispensable. Il nous est donc impossible de garder en vie les animaux concernés par l’étude.

Remplacement

L’évaluation de l'efficacité du traitement sur les réponses immunitaires au cours de maladies auto-immunes inflammatoires nécessite l’utilisation d’animaux et l’accès aux différents organes touchés par la maladie : organes du système immunitaire (rate, ganglions, moelle osseuse), organes du système nerveux central (SNC : moelle épinière et cerveau) et rein, peau, poumon, glandes salivaires... Cette évaluation n’est pas possible en dehors de l'animal car ces pathologies complexes touchent de multiples organes simultanément (SNC, reins, système immunitaire, système vasculaire…). Les atteintes des tissus ne peuvent pas être modélisées en dehors de l'animal.

Réduction

Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n'utiliser que le nombre d'animaux strictement nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Des projets précédant nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux nécessaires pour avoir des résultats significatifs. De plus, le laboratoire possède déjà une expertise dans l’induction de la SEP chez la souris ce qui nous permettra de réduire le nombre d’animaux utilisé lors de la mise en place de cette nouvelle étude. Pour le lupus, nous choisirons la méthode permettant d’induire efficacement une maladie chez tous les animaux. Les analyses sur les fluides biologiques (sang) à l'aide de micro-prélèvements (petits volumes) et des techniques de dosages combinées et ultrasensibles, permettront de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement significatifs tout en améliorant la qualité des données obtenues.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adéquates : locaux spécialisés, cages de dimension réglementaire, eau et nourriture à volonté. Les animaux sont maintenus maximum à 5 par cage. Un suivi quotidien des animaux comprenant une évaluation de leur bien-être, une mesure de leur poids et une évaluation de leur comportement, permettra de pouvoir contrôler correctement leur état de santé. Les procédures expérimentales du projet utilisent des méthodes éprouvées, précises, rapides et réalisées par du personnel formé, ce qui limite les effets de stress et douleurs chez les animaux. Les analyses biologiques réalisées dès les premiers stades de la maladie, serviront d'outils diagnostics ce qui permettra de réduire le temps d'expérimentation et donc la souffrance animale.

Choix des espèces

Dans ce projet, nous utiliserons des souris. Ce modèle animal nous permet de déclencher des pathologies auto-immunes inflammatoires (sclérose en plaques ou lupus) pour étudier les mécanismes biologiques de ces maladies et évaluer l'efficacité de traitements avant l'évaluation chez l'homme. Chez l'homme, les maladies auto-immunes peuvent se déclencher chez l'adulte jeune ou âgé. Nous induirons donc ces maladies sur des animaux de 8 à 12 semaines (âge correspondant à des souris adultes jeunes) ou de 14 mois (âge correspondant à de vieilles souris).

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Souris : 144
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Injectées d'une toxine bactérienne dans l'abdomen, prélevées de 20 microlitres de sang à la queue sous anesthésie gazeuse, 144 souris subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le dernier jour, sous anesthésie profonde, la peau du crâne est ouverte pour observer la moelle osseuse au microscope à travers l'os, pendant trois heures. Le porteur anticipe pour cette étape un risque d'hypothermie, un dessèchement des yeux et une douleur liée à la durée de l'anesthésie, et attribue aux cycles répétés d'anesthésie et de réveil une nuisance modérée. Toutes les souris sont tuées par prélèvement de 800 microlitres de sang à l'aorte abdominale ou à la suite de la chirurgie crânienne, gestes qu'il qualifie de terminaux.

Objectifs

Les plaquettes sanguines, qui jouent un rôle vital dans l’arrêt des saignements, sont produites dans la moelle osseuse à partir des mégacaryocytes, des cellules remarquables par leurs grandes tailles et leur noyau polyploÏde. Les processus de différenciation et de maturation vers la lignée mégacaryocytaire (mégacaryopoïèse) s’effectuent sous l’influence du microenvironnement médullaire, incluant notamment des macrophages qui ont pour rôle principal la phagocytose. Des observations récentes au laboratoire mettent en évidence l’existence, dans la moelle osseuse, des nombreuses interactions entre les mégacaryocytes et les macrophages et leur implication dans la mégacaryopoïèse et la production éventuelle de plaquettes. Les macrophages jouent un rôle essentiel dans l’initiation, le maintien et la résolution de l’inflammation. De plus, on sait que les conditions de stress telles que l’inflammation ont un impact significatif sur le phénotype et la fonction des macrophages. Ainsi, il sera intéressant d’étudier l’impact de l’inflammation sur l’interaction entre les macrophages et les mégacaryocytes dans le microenvironnement de la moelle osseuse avec un accent particulier sur son influence sur la mégacaryopoïèse et la production de plaquettes.

Bénéfices attendus

Les retombées de ce projet sont cognitives et cliniques. Sur le plan fondamental, il vise à comprendre l’impact de l’inflammation sur la mégacaryopoïèse et à la production de plaquettes sanguines. Sur le plan clinique, une meilleure compréhension du rôle des macrophages dans la maturation des mégacaryocytes et la formation des plaquettes notamment dans les maladies inflammatoires permettra de mieux comprendre la régulation du nombre de plaquettes produites par des mégacaryocytes dans les conditions pathologiques, et à plus long terme, de contribuer à faire avancer les traitements adaptés chez les patients avec l’inflammation systémique et risque de thrombose. Les données recueillies concernant l’effet induit par l’infection permettront de mieux comprendre les mécanismes impliqués à la fois dans le développement des maladies parodontales et leur implication dans la perturbation de l'homéostasie de la moelle osseuse et sur la mégacaryopoïèse et à la production de plaquettes sanguines ainsi que des pathologies associées par exemple thrombose afin de pouvoir, par la suite développer de nouvelles thérapeutiques. La mise en évidence de nouveaux mécanismes, notamment l’identification de nouveaux récepteurs et/ou molécules, permettra de mieux comprendre les interactions entre les maladies parodontales et les maladies générales, ces bactéries ayant été retrouvées, à distance au niveau d’organes tels que le foie, le cœur et les vaisseaux, et la moelle notamment. Les mécanismes impliqués semblent mettre en jeu une activation exacerbée, locale et à distance, de la réponse immune innée induisant une sécrétion amplifiée de médiateurs de l’inflammation aboutissant à la destruction tissulaire. L’amélioration des connaissances mécanistiques et moléculaires permettra à terme d’améliorer les stratégies de prise en charge des patients atteints de comorbidités et de développer de nouvelles approches pharmacologiques spécifiques.

Procédures

Les injections en IP se font en une fois et les prélèvements 20µL de sang à la queue se font sous anesthésie courte à l'isoflurane 2% de 10 minutes en début et en fin d'expérience. La dissection du crâne et l'immobilisation de l'animal sous le microscope se fait le dernier jour de l'expérience, sous anesthésie profonde. Injection en ip pour l'anesthésie profonde en 1x. Injection sc de l'analgésique : 1x Anesthésie gazeuse au masque 2% 10 minutes pour les étapes de prélèvements à la queue et 0.5% 3h pour l'observation au travers du crâne le dernier jour. Chirurgie crâniale : sous anesthésie profonde en ip pour 30 minutes. Le prélèvement de sang de 800µl à l'aorte abdominale sous anesthésie profonde est terminal. Tous les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation.

Impact sur les animaux

Les injections et prélèvements de sang (seulement une fois) présentent un risque léger de douleurs à la queue et de saignements légers : nuisances légère. Les protocoles liés au LPS (toxine bactérienne) ont déjà bien été établis au laboratoire et les souris ne présentent pas de signes manifestes de gêne, de détresse ou de perte de poids : nuisance légère. En raison de la répétition des cycles d'anesthésie gazeuse et de réveil, nous anticipons un stress supplémentaire des animaux : nuisance modérée. En ce qui concerne les expériences par microscopie au travers du crâne de l'animal anesthésié, nous anticipons un risque d'hypothermie, un dessèchement oculaire et un risque de douleur liée à la durée de l'anesthésie de longue durée : nuisance modérée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérimentation puisque les expériences auquelles ils sont soumis sont terminales que ce soit par prélèvement à l'aorte abdominale ou suite à une chirurgie craniale.

Remplacement

Cette approche in vivo permettra de confirmer les résultats obtenus par l’approche in vitro ayant permis de mettre en évidence des preuves de concept et l’identification de nouveaux mécanismes moléculaires associant bactériémie et l’inflammation systémique car il n’est pas possible de reproduire de manière fidèle la complexité des interactions tissulaires et cellulaires de la moelle osseuse in vitro. Un modèle expérimental d’injection intra-péritonéale permettra de mimer la situation clinique observée à savoir la bactériémie associée avec l’inflammation systémique. Les expériences nécessitent un animal adulte vivant, car elles posent la question du fonctionnement du système hématopoïétique in vivo dans sa totalité, à l’état homéostatique, en faisant appel à une multitude de cellules qui interagissent dans toute la complexité du vivant et en particulier la circulation sanguine. Nous avons par ailleurs remarqué que la morphologie des mégacaryocytes et la production des cytokines, diffèrent fortement dans des mégacaryocytes en culture par rapport à ceux observés in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit par l’emploi de méthodes statistiques adaptées. Les mécanismes seront dans un premier temps évalués in vitro dans des cultures cellulaires pour déterminer les cibles d’intérêt physiopathologiques et thérapeutiques. A la fin des expériences les animaux seront euthanasiés et les moelles osseuses récupérées, fixées et stockées pour des observations ultrastructurales ultérieures, limitant ainsi le nombre de souris. Le nombre de souris déterminé permettra d’obtenir des résultats statistiques solides. Enfin, le maximum de prélèvements seront réalisés sur une même souris (sang, fémurs, tibia).

Raffinement

Le raffinement se fera par une prise en compte du bien-être animal (enrichissement du milieu comprenant la mise à disposition de languettes de papier et d’un large tube en carton. Ce tube est utilisé comme refuge ou bien déchiqueté par les rongeurs comme substrat permettant, en complément des languettes de papier et de la litière, la composition d’un nid et soins quotidiens aux animaux) et par l’établissement de points limites permettant de limiter la douleur et la souffrance de l’animal. Les expériences seront raffinées afin de limiter l’angoisse, l’inconfort, le stress et la douleur associés aux procédures expérimentales. Les moyens de raffinement des expérimentations sont les suivants : - Pendant l’hébergement, les animaux sont élevés en groupe dans un environnement calme et non stressant et privilégié avec un minimum de manipulation. Le milieu est enrichi avec de la frisure de papier, des carrés de cellulose et des bâtonnets de coton afin de permettre aux souris de confectionner leur nid et structurer leur environnement. Des croquettes sont déposées sur le fond de la cage pour favoriser le comportement de fouissage. - Les expériences intravitales et les prélèvements à l'aorte ont toujours lieu sur des souris profondément anesthésiées. Lors de la chirurgie pour les expériences intra vitales sous anesthésie une analgésie par injection sous cutanée de buprénorphine et de lidocaïne est apportée.- Les prélèvements de sang à la queue seront réalisés sous anesthésie gazeuse, nous appliquerons un tampon hémostatique pour arrêter le saignement avant de replacer l'animal dans sa cage. A la fin de l’expérimentation, les animaux sont sacrifiés avant leur réveil. Une fiche de suivi avec les points limites définis sera mise en place afin de pouvoir contrôler l’état des animaux tout au long du protocole expérimental. Quand un score de 4 est observé, la souris est mise à mort par inhalation progressive de CO2. Quand un score de 2 est observé, une attention particulière est apportée à l’animal et une décision est prise : augmentation de l’enrichissement, soins, euthanasie. Concrètement, lors de la surveillance quotidienne des animaux, nous observerons attentivement l’aspect des souris pour s’assurer de l’absence de signes extérieurs d’infection tels que des lésions cutanées ou des écoulements nasaux ou oculaires. Une attention particulière sera apportée au niveau des sites d’injection des substances pour s’assurer qu’il n’y a pas d’infections.

Choix des espèces

La souris est largement utilisée pour étudier et modéliser la biologie et la physiologie humaine. De nombreux outils ont été développés pour suivre chez cet animal la production des plaquettes sanguines à partir de leur précurseurs MKs. La connaissance de la souris et notre expertise d’imagerie adaptés à cette problématique conduisent à choisir cet animal pour l’étude. Le prélèvement à l'aorte se fera sur des souris adultes sans distinction entre 8 et 35 semaines, il est connu que la moelle des souris plus agées change et présente plus de cellules graisseuses de type adypocyte interférent dans nos études. Par contre l’approche d’imagerie intravitale requière des animaux à un stade de développement jeune (de 4 à 8 semaines) car ils ont l’os du crâne suffisamment fin pour laisser passer la lumière.

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Souris : 6496
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Jusqu'à 25 injections intracérébrales sur animal éveillé, une à deux neurochirurgies de 45 minutes, une à deux semaines en cage individuelle : 6 496 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever le cerveau et d'autres tissus. Le régime hyperlipidique imposé peut doubler leur poids initial, et des jeûnes de 4 à 24 heures alternent avec des tests de tolérance au glucose et à l'insuline. Le porteur veut comprendre le rôle des cellules immunitaires de l'hypothalamus dans la prise de poids, et présente la souris comme un bon modèle prédictif du contrôle de la prise alimentaire humaine. Les retombées thérapeutiques annoncées restent suspendues à l'hypothèse de départ, qu'il formule au conditionnel, "dans le cas où nos résultats supporteraient cette hypothèse".

Objectifs

L’obésité est un fléau dans nos sociétés modernes. Cette maladie chronique touche presque un quart de la population mondiale et s’accompagne de nombreuses comorbidités (diabète, maladies cardio-vasculaires, anxiété, cancers…). Afin d’envisager de nouvelles thérapies pour lutter contre l’obésité, il est notamment nécessaire de mieux connaître les phénomènes biologiques qui régulent la prise alimentaire et le poids corporel. Le cerveau orchestre cette régulation en engageant une « communication » avec les différents organes du corps. Pour cela, il reçoit des signaux les renseignant sur l’état énergétique de l’organisme. Ces signaux sont captés par des neurones spécialisés, situés dans l’hypothalamus. Outre les neurones, certaines populations de cellules immunitaires du cerveau sont aussi impliquées dans la régulation du poids corporel. L’hypothalamus réagit à la consommation d’un régime hypercalorique riche en graisses (High fat diet, HFD), en déclenchant une neuroinflammation locale, qui correspond à une activation des cellules immunitaires hypothalamiques. On peut imaginer que c’est un peu comme quand les cellules immunitaires réagissent à un microbe. Cette inflammation est néfaste à long-terme car elle dérègle le fonctionnement des neurones hypothalamiques, et donc le contrôle du poids corporel. Dans ce projet, nous souhaitons mieux comprendre comment fonctionnent les différentes cellules immunitaires hypothalamiques dans le développement de l’inflammation en réponse à un régime HFD qui déclenche l’obésité. Ces connaissances permettront de mettre en place des stratégies pour mieux limiter l’inflammation, prévenir la prise de poids et les comorbidités associées à l’obésité. Notre ambition à terme est de permettre l’ouverture de nouvelles pistes thérapeutiques pour les patients atteints d’obésité. Pour cette étude, nous allons utiliser des approches pharmacologiques et génétiques (utilisation d’animaux mutés génétiquement). Nous utiliserons un modèle animal d’obésité, c’est-à-dire des animaux nourris avec une alimentation hypercalorique obésogène (HFD). Nous réaliserons un suivi métabolique des animaux (prise alimentaire, tests métaboliques et comportementaux), ainsi que de nombreuses études moléculaires à partir des cellules cérébrales isolées. Ce projet comprend huit procédures.

Bénéfices attendus

Les informations tirées de la réalisation de ce projet permettront de mieux comprendre le rôle des cellules immunitaires hypothalamiques dans le développement de l'obésité et les dérèglements métaboliques en réponse à un régime riche en calories, ainsi que les changements inflammatoires sous-jacents dans l’hypothalamus. Dans une perspective thérapeutique à plus long terme, ces données seront utiles pour des tentatives de modulation des cellules immunitaires hypothalamiques afin de contrer les troubles métaboliques, dans le cas où nos résultats supporteraient cette hypothèse.

Procédures

1) Analyse de la composition corporelle sur tous les animaux vigiles : 5 min, entre 2 et 5 fois. Nombre d’animaux : 6496. 2) Neurochirurgie sous anesthésie et antalgie, 45 min, entre 1 et 2 fois. Nombre d’animaux : 1712 (1 chirurgie) et 384 (2 chirurgies). 3) Test de tolérance au glucose (GTT) et d’insuline (ITT) sur animaux vigiles : Entre 4 et 6 mesures de glycémie sur une goutte de sang. Chaque mesure dure 10sec, espacées de 10 min), répétée 2 fois (GTT) et 1 fois (ITT). Nombre d’animaux : 3648 (GTT) et 1248 (ITT). 4) Enregistrements de la consommation de nourriture, d’eau, d’oxygène et l’activité physique. Durée : entre 1 et 2 semaines en hébergement individuel. Nombre d’animaux : 992 pour une semaine, 1392 pour deux semaines. 5) Injections intracérébrales de composés pharmacologiques, sur animaux vigiles : Durée : 3-4 min (contention d’une minute maximum). Répétition : entre 14 (toutes les 24h) et 25 fois (tous les 4 jours). Nombre d’animaux : 384 pour le groupe « 14 fois », 864 pour le groupe « 25 fois ». 6) Injections intrapéritonéales de composés pharmacologiques, sur animaux vigiles : Durée : 30 sec max, entre 1 et 9 injections. Nombre d’animaux concernés : 1120. 7) Tests comportementaux de la mesure de l’anxiété. Durée : entre 10 et 40 min, répété 1 fois pour chaque test, espacé de 2 jours. Nombre d’animaux : 2400.

Impact sur les animaux

1. Stress induit par l’hébergement individuel : ceci ne sera réalisé uniquement lorsque la prise alimentaire individuelle est nécessaire. 2. Stress de contention lors de l’analyse de composition corporelle. Ce stress est cependant d’une durée limitée, l’analyse ne prenant que 5 minutes au maximum. 3. Prise de poids consécutive au régime gras HFD. La prise de poids estimée (basée sur nos études antérieures) ne devrait pas dépasser le double du poids initial. 4. Perte de poids consécutive au jeûne (4h ou 24h). 5. Perte de poids/appétit post-opératoire. Suite aux incisions chirurgicales, une douleur post-opératoire est attendue. La reprise de poids est attendue dès le deuxième à troisième jour post-opératoire (basée sur nos études antérieures). 6. Stress induit par les tests comportementaux. La durée réduite de chacun des tests (moins d’une heure, sans manipulation) n’induit pas de nuisances sévères (pas de perte de poids attendue).

Devenir

À l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et des tissus seront récupérés (cerveaux ou autres), pour des études réalisées post-mortem.

Remplacement

Le but de ce projet est de comprendre le rôle des cellules immunitaires présentes dans une région du cerveau sur la régulation du poids, de la masse grasse et du taux de sucre dans le sang (glycémie). Dans ce contexte, la région cérébrale que nous étudions n’est pas isolée, et interagit avec d’autres structures du cerveau mais également avec des organes périphériques (foie, pancréas, tissu adipeux…). Les effets que nous étudions sont donc la résultante de cette communication entre divers réseaux de neurones et la périphérie. Des interactions aussi complexes ne peuvent être modélisées in vitro, et certains des effets étudiés comme le comportement alimentaire nécessitent un animal vivant. De même, il n’existe aucun modèle informatique qui pourrait remplacer l’animal dans le cadre de cette étude. Enfin, les modèles d’animaux génétiquement modifiés (pour tester nos hypothèses) sont largement développés chez la souris.

Réduction

Ce projet a fait l’objet d’études réalisées in vitro (cultures primaires de cellules) afin de tester différentes hypothèses en amont. Nous avons utilisé des tests mathématiques (test de puissance) pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour obtenir des résultats exploitables statistiquement. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons optimisé la stratégie de croisements des animaux reproducteurs afin d’utiliser tous les animaux d’une même portée (animaux contrôles et génétiquement modifiés sont frères et sœurs) et donc ne pas multiplier le nombre de portée avec des animaux qui ne présenteraient pas les caractéristiques (génotype) attendues. De plus, nous avons regroupé dans la mesure du possible nos différents tests métaboliques sur les mêmes animaux, de manière à obtenir un maximum d’information à partir des mêmes animaux. En particulier, l’analyse de la composition corporelle (masse grasse vs masse maigre) est réalisée dans un appareil qui ne nécessite pas la mise à mort des animaux. Cela nous permet ainsi de réaliser plusieurs mesures à des temps différents sur les mêmes animaux, au lieu d’avoir recours à des lots différents. Pour l’analyse des résultats, nous comparerons les différents groupes expérimentaux avec l’aide de différentes tests statistiques adaptés au type de mesures comparées.

Raffinement

Nous avons défini différents points de raffinement tout au long de l’étude : 1) Période d’habituation avant utilisation en expérimentation de 1 semaine minimum. La surveillance des animaux sera quotidienne et renforcée durant les périodes expérimentales et au constat possible de dégradation du bien-être des animaux. 2) L’évaluation de la prise alimentaire individuelle nécessite parfois l’hébergement individuel des animaux. Pour compenser le manque d’interactions sociales, les cages, transparentes et enrichies, seront rapprochées au maximum les unes des autres (maintien d’interactions olfactives, visuelles et sonores). L’environnement sonore permettra de limiter le stress des bruits extérieurs (radio). 3) Notre étude nécessite des chirurgies qui seront réalisées sous anesthésie générale avec un protocole analgésique ainsi que l’évaluation du maintien du bien-être animal. 4) Des points limites précoces et terminaux appropriés ont été définis avec l’utilisation d’un tableau (arbre décisionnel pour chaque composante étudiée : anatomique, physiologique et comportementale). Si le bien-être animal venait à se dégrader, des mesures conservatoires et des critères d’arrêt de l’expérimentation seront rapidement mis en place, en accord avec notre vétérinaire.

Choix des espèces

La régulation du poids corporel, du comportement alimentaire et de la glycémie sont depuis longtemps étudiés chez la souris, qui représente donc une espèce adaptée à ce type d’études. De très nombreux modèles d’obésités ont été développés chez la souris. De nombreux modèles génétiquement modifiés existent et permettent l’étude de mécanismes moléculaires précis. De plus, la souris est une espèce de prédilection pour la création d’animaux modifiés génétiquement, d’autant que son cycle de reproduction court permet d’avoir un nombre suffisant d’animaux rapidement. Enfin, la forte proximité biologique entre l’homme et la souris en ce qui concerne le contrôle de la prise alimentaire fait de la souris un bon modèle prédictif. En particulier, dans le cadre de cette étude, les effets cérébraux d’un régime hypercalorique est retrouvé à la fois chez la souris et chez l’Homme. Toutes les souris de cette étude seront adultes, elles arriveront entre 3 et 7 semaines d’âge dans notre animalerie, mais nous ne commencerons les expériences qu’à partir de l’âge de 8 semaines. Cet âge est celui auquel on estime que le crâne a fini sa croissance, ce qui nous permet d’utiliser des atlas de référence pour la réalisation de la neurochirurgie ainsi que de s’affranchir des effets de la croissance pubertaire.

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    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 165
Souffrances
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165 souris atteintes d'un modèle de sclérose latérale amyotrophique reçoivent chacune jusqu'à 45 injections intrapéritonéales en neuf semaines, auxquelles s'ajoutent trois prélèvements sanguins et onze mesures de force musculaire. Cent cinquante-cinq d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance sévère, et toutes sont tuées à l'issue pour prélever tissus nerveux, muscles et cellules sanguines. La maladie leur fait perdre leur force musculaire puis les paralyse progressivement, et le critère de jugement principal retenu est leur durée de vie, en moyenne 165 jours sans traitement. Le passage en essai clinique chez l'humain reste envisagé "à plus long terme" et "en cas d'efficacité".

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative grave, caractérisée par la mort des motoneurones (cellules nerveuses qui contrôlent la contraction des muscles) entrainant une paralysie et le décès des patients en 2 à 5 ans. Le seul traitement utilisé en clinique, le Riluzole, ne permet de prolonger la survie que de 3 mois en moyenne. Etant donné que les macrophages (cellules immunitaires présentes dans les tissus) sont impliqués dans la progression de la maladie, l’objectif de notre projet est de moduler l’activation des macrophages périphériques grâce à 2 molécules qui ciblent une voie activée spécifiquement dans les macrophages et les cellules microgliales (cellules immunitaires du système nerveux) et qui peuvent ainsi réduire leur réactivité. Cette approche a une visée thérapeutique directe si nous montrons qu’elle peut ralentir la progression de la maladie. Ces molécules ont déjà été utilisées dans d’autres modèles de maladies neurologiques et ont montré des résultats encourageants avec une diminution de l’activation des cellules microgliales. Notre hypothèse est que cette voie pourrait être impliquée dans la progression de la SLA et la cibler par l'intermédiaire de ces 2 molécules pourrait ralentir de façon importante la progression de la maladie.

Bénéfices attendus

La Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative actuellement incurable entrainant une paralysie progressive et la mort des patients en moyenne en 2 à 5 ans. La SLA touche 8000 personnes en France avec une prévalence de 4/100000 personnes. L’objectif de cette étude est de chercher à ralentir la progression de la maladie dans un modèle de souris de SLA, en modulant une voie du système immunitaire présente dans les macrophages, cellules immunitaires des tissus, par l’injection de 2 molécules régulant cette voie. Un bénéfice du remplacement des macrophages des souris SLA par des macrophages moins toxiques a été montré dans ce modèle. L’utilisation de molécules pharmacologiques pour moduler la réponse toxique des macrophages pourrait donc être bénéfique et rapidement transférable en clinique. Ces molécules ont déjà été utilisées dans des modèles de souris d’autres maladies neurologiques et ont montré un bénéfice. Notre hypothèse est que ces molécules pourront permettre de ralentir la progression de la maladie en ciblant les macrophages chez les souris SLA. Le critère de jugement principal (et communément reconnu dans la littérature) sera ainsi la durée de vie des souris, sachant que les souris SLA vivent en moyenne 165 jours sans traitement (5,5 mois). Les critères de jugements secondaires seront la détection, par des marquages dans les tissus nerveux, de la survie des motoneurones (cellules qui meurent au cours de la maladie) et de la réponse des cellules immunitaires (macrophages) du système nerveux et du sang en fonction du traitement par les 2 molécules testées. Ces molécules ont des propriétés capables de réduire l’activation des macrophages ce qui pourrait leur conférer des propriétés remarquables pour la SLA. A plus long terme, en cas d’efficacité, un passage en essai clinique chez l’humain est envisagé pour cette maladie sans traitement curatif.

Procédures

Les animaux modèles de la Sclérose Latérale Amyotrophique (SLA) et leurs contrôles seront soumis à des traitements par injections intra-péritonéales (animal vigil, 45 fois sur 9 semaines, 1 minute), des prélèvements sanguins (animal vigil, 3 fois en 11 semaines , 1 minute) et des mesures de force musculaire (animal vigil, 11 fois sur 11 semaines , 5 minutes).

Impact sur les animaux

Les souris auront : 1) un phénotype dommageable entrainant la perte de force musculaire et la paralysie progressive de l'animal, 2) des injections répétées intrapéritonéales qui pourront induire une douleur légère de courte durée au site d'injection et une inflammation au niveau du péritoine (rare), 3) des prélèvements sanguins pouvant induire une douleur légère de courte durée au point de prélèvement et dans de rare cas un hématome, puis 4) un léger stress lors du test comportemental de force musculaire.

Devenir

L’euthanasie est nécessaire afin de collecter les tissus nerveux, les muscles et les cellules sanguines affectés par la maladie afin de les étudier au laboratoire.Tous les animaux seront utilisés à la fin des procédures pour des études d’histologie ou de leurs ARN et protéines et seront donc euthanasiés.

Remplacement

Nous avons déjà mis en œuvre des expériences utilisant des cultures cellulaires pour montrer l’intérêt des molécules que nous souhaitons tester avant de passer à l’expérimentation sur le modèle de souris. Ces modèles animaux sont actuellement les seuls qui permettent de reproduire la paralysie progressive chez l’adulte dans le cadre de la sclérose latérale amyotrophique et donc de modéliser la physiopathologie humaine. Ils sont aussi le seul modèle permettant d’étudier un effet sur la progression de la maladie, raisons pour lesquelles notre projet nécessite l’utilisation de souris modèle de la pathologie.

Réduction

Nous utiliserons le nombre d’animaux maximal de 165 souris nous permettant d’obtenir un résultat statistiquement significatif et afin de pouvoir obtenir une conclusion scientifique à l’ensemble de nos travaux. Nous utiliserons le même groupe d’animaux témoins pour toutes les concentrations des molécules à tester afin de réduire le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation. Les animaux sont hébergés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Pour la stimulation environnementale, un programme d’enrichissement sera suivi, nous utilisons toujours des petites maisons en carton « Mouse house » et des fibres en carton ou carrés de coton permettant de faire des nids dans chaque cage. Les femelles seront hébergées ensemble à 5 souris par cage. Si la maladie des souris n’est pas synchrone d’une souris à l’autre, les souris ayant du mal à se déplacer (pour cause de paralysie engendrée par la maladie SLA) seront séparées pour éviter que les souris plus vives ne les piétinent. Elles seront dans ce cas hébergées avec les autres souris paralysées (2 à 5 souris par cage sauf cas exceptionnel et peu probable où il n’y aurait qu’une souris dans cet état). Un mélange de poudre de nourriture et d'eau (bouillie) sera proposé dans la cage aux souris ayant des difficultés à se déplacer afin d'éviter une déshydratation et une dénutrition. Une attention particulière sera portée aux yeux des souris qui seront fréquemment nettoyés (à l’eau stérile) en cas de suintement, pour éviter toute infection. De la solution antiseptique sera utilisée si les yeux paraissent trop souillés comme désinfectant. Proche de la fin du projet, les souris seront surveillées 1 à 2 fois par jour, tous les jours de la semaine (week-ends inclus). Toutes les précautions seront prises afin de n’imposer aucune souffrance ou une contrainte minimale aux souris utilisées et nous avons, pour chaque procédure, défini des points limites.

Choix des espèces

Il existe différents modèles animaux utiles pour étudier la Sclérose Latérale Amyotrophique ou SLA : souris, rats, poissons, mouches, vers. Cependant, nos questions concernent les interactions entre motoneurones et cellules immunitaires dans un système nerveux central mammifère. Par conséquent, poissons/mouches/vers ne sont pas de bons modèles pour répondre à nos questions. Nous utilisons aussi des cultures cellulaires mais, celles-ci ne peuvent pas permettre d’évaluer un effet sur la progression de la maladie dans un modèle intégré et de mesurer un infiltrat cellulaire dans le système nerveux central. Nous avons une grande expérience des souris et le modèle est mieux établi chez la souris que chez le rat; C’est pourquoi nous avons décidé d’utiliser les souris comme modèle pour ce projet. Les souris SLA seront utilisées à l’âge adulte, de 7 semaines à 24 semaines maximum.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1090
Souffrances
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Devenir
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 1090

Baguées à l'oreille, amputées d'un bout de queue pour lire leur ADN, sexées et séparées de leur mère à trois ou quatre semaines, 1 090 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans ce projet d'élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles retenues passent en accouplement vers six semaines, les autres entrent en expérience à partir de dix semaines. Le porteur affirme que les souris porteuses de la mutation ne développent aucune maladie et ne diffèrent pas des autres, l'élevage servant à alimenter des projets sur les maladies des petits vaisseaux du foie. Celles qui ne portent pas les bonnes modifications de gènes sont tuées dès réception du génotype, les reproductrices deux mois après leur dernière portée, et celles gardées en réserve passé 20 semaines pour les femelles et 30 pour les mâles.

Objectifs

Notre projet est d'étudier le rôle de certaines cellules de défense de l'organisme dans le développement des maladies des petits vaisseaux du foie. Nous allons pour cela utiliser des souris possédant une mutation à l'origine d'une diminution de leurs cellules de défense de l'organisme. Pour ce projet, nous avons tout d'abord besoin d’identifier ces souris (par une bague à l’oreille) et d'étudier l'ADN de ces souris (prélèvement d'un petit bout de leur queue) pour s'assurer de la présence de la mutation qui permet la diminution des cellules de défense avant de pouvoir réaliser des accouplements des souris ou de réaliser des expérimentations.

Bénéfices attendus

Le projet va permettre l'élevage des lignées de souris nécessaires pour étudier la maladie des petits vaisseaux du foie qui est encore largement incomprise. Améliorer sa compréhension est très important à la fois pour : 1/ prévoir quels patients risquent de développer cette maladie, quelle sévérité attendre et donc prévoir un suivi plus approprié. 2/ trouver de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Ce projet consiste en l’élevage de souris génétiquement modifiées. Pour s’assurer que les souris ont bien la mutation d’intérêt, nous réaliserons le prélèvement d’un petit bout de queue à 3-4 semaines dans la vie de la souris. Ce geste nécessitera le maintien de l’animal pendant une trentaine de secondes. Ce petit bout de queue permettra d’obtenir l’ADN de la souris et ainsi de s’assurer de la présence de la mutation génétique d’intérêt. Les souris nées des accouplements seront sexées (identification et séparation des mâles et des femelles) et sevrées (séparation d’avec leur mère) à l’âge de 3-4 semaines.

Impact sur les animaux

Lors du prélèvement du petit bout de queue, une contention de courte durée est nécessaire, pouvant entrainer un stress et une légère douleur à la queue, de très courte durée. Un léger saignement est également possible. Les animaux qui ont la mutation d’intérêt ne développent pas spontanément de maladie particulière et ne sont pas différents des animaux non mutés.

Devenir

Les souris produites au cours de ce projet seront soit incluses dans d’autres protocoles expérimentaux, soit utilisées ou stockées pour générer de nouveaux accouplements. Les souris ne présentant pas les bonnes modifications de gènes seront immédiatement euthanasiées. Les souris utilisées pour des accouplements seront euthanasiées lorsqu'elles n'auront plus donné de portées depuis 2 mois. Les souris stockées pour de futurs accouplements seront euthanasiées lorsqu’elles seront âgées de plus de 20 semaines pour les femelles et de plus de 30 semaines pour les mâles (souris trop âgées pour être utilisées en accouplement).

Remplacement

Les pathologies du foie sont des pathologies complexes sous l'influence de nombreux facteurs notamment environnementaux. Cette pluralité des facteurs de risque et d’interactions à l'origine du développement de la maladie des petits vaisseaux du foie, rend particulièrement difficile l’étude chez l’humain. Grâce au modèle des souris nous nous affranchirons ainsi de nombreux facteurs environnementaux à l’origine du développement de la maladie des petits vaisseaux et pourrons étudier l’effet d’un seul facteur.

Réduction

Nous adapterons l’élevage au besoin de souris pour réalisation des expériences permettant l’étude de l’effet d’une variation du nombre de cellules de défenses sur le développement de la maladie des petits vaisseaux du foie. Nous connaissons bien l’ensemble de ces lignées de souris génétiquement modifiées (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée.

Raffinement

Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions. Tout d’abord, les souris sont hébergées dans une animalerie avec un statut sanitaire contrôlé, afin d’éviter qu’elles soient contaminées par des agents pathogènes. Elles sont maintenues en groupe dans un environnement enrichi (présence de tunnels, coton pour faire des nids et buchettes en bois à ronger). Un suivi visuel quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux sera réalisé afin de détecter des signes de mal-être, en s’appuyant sur l’évaluation visuelle de différents paramètres (comportement, apparence physique, blessures).

Choix des espèces

Le modèle de souris permet d’utiliser des souris génétiquement modifiées. Les techniques pour modifier le génome, développées chez les souris et les nombreux outils actuellement adaptés à la souris en font un modèle de choix pour l’étude. Enfin la maladie des petits vaisseaux du foie étant une maladie multifactorielle, la proximité génétique de la souris par rapport à l’homme nous permettra de nous affranchir en partie de certaines variables occasionnées par d’autres espèces. Le sevrage, le sexage, l’identification (mise de la bague à l’oreille) et l’analyse de l’ADN des souris pour rechercher la mutation d’intérêt seront réalisés entre 3 et 4 semaines de vie. Nous choisissons cet âge pour déterminer tôt les souris portant la mutation qui pourront être utilisées pour une mise en accouplement (vers 6 semaines de vie) ou une utilisation dans les expériences prévues à partir de 10 semaines de vie.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 568
Souffrances
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Devenir
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 568

Pour établir chez la souris ce que des études humaines ne font que suggérer, le rôle protecteur de certains lymphocytes T contre le cytomégalovirus, 568 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes seront tuées en fin d'expérience pour récupérer leurs lymphocytes. Elles reçoivent une à quatre infections virales dans le péritoine à raison d'une par semaine, certaines une injection de lymphocytes par voie intraveineuse, d'autres des anticorps, et cinq prélèvements de sang hebdomadaires sur 42 jours. Le porteur indique qu'après dix jours d'infection les souris peuvent présenter piloérection, dos arrondi, perte de poids et isolement, et qu'avec des souris immunodéficientes les points limites sont fixés de manière à ne pas laisser s'exprimer le caractère délétère de la mutation.

Objectifs

Notre projet a pour but une meilleure compréhension de la réponse immunitaire dirigée contre un herpès virus nommé Cytomégalovirus (CMV). Nous nous intéressons plus particulièrement au rôle de cellules immunitaires particulières ( lymphocytes T) dans ce contexte. Il comprend une étude chez la souris pour répondre à des questions innaccessibles chez l'Homme. L'étude chez la souris permet d'établir la preuve de l'implication de cellules ou facteurs immunitaires dans la protection antivirale en modélisant une thérapie cellulaire. le modèle murin d'infection par le MCMV est utilisé depuis 20 ans par notre équipe et bien maîtrisé.

Bénéfices attendus

L'objectif final est une prise en charge plus efficace des patients à risque (immunodéprimés), en évitant notamment l'utilisation de traitements anti-viraux à effets secondaires.

Procédures

Les animaux vigiles sont soumis à une ou 4 infections virales (1/semaine) en intrapéritonéal sur une durée de un mois. Un deuxième lot de souris sont anesthésiées et soumises à une injection intraveineuse de lymphocytes à J0. Le lendement les souris reçoivent une injection intrapéritonéale de virus. Les souris sont soumises à des prélèvements de sang une fois par semaine sous anesthésie courte pendant 42j (5 prélèvements). Un 3ème lot de souris reçoit deux injections intrapéritonéales (une de virus et une d'anticorps) à 24h ou 7 jours d'intervalle pendant 3 semaines.

Impact sur les animaux

Après 10 jours suite à l'infection à CMV, les souris peuvent montrer des signes de souffrance classique tels que la piloérection, le dos arrondi, perte de poids et isolement s'accompagnant d'une augmentation des transaminases hépatiques et de la charge virale. 

Devenir

Les animaux sont tous infectés par du cytomégalovirus et sont donc mis à mort en fin d'expérience. Cette mise à mort est nécessaire pour récupérer les lymphocytes.

Remplacement

Il n'existe pas de méthode alternative à ce projet. Le modèle murin de l'infection à CMV est largement utilisé car il récapitule ce qui est observé chez l'homme. L'utilisation de souris immunodéficientes permet de se rapprocher du contexte d'immunosuppression thérapeutique appliquée aux receveurs de greffes, et de tester l'impact d'une thérapie cellulaire par transfert adoptif. L'utilisation de souris et/ou l'injection d'anticorps permettent de conclure sur l'importance des facteurs étudiés dans la protection. Ces conclusions ne peuvent pas être obtenues par des modèles alternatifs in vitro, in silico ou ex vivo qui ne permettent pas de modéliser la complexité d’un organisme pour l’étude du système immunitaire .

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est calculé pour obtenir des résultats statistiques interprétables et les expériences seront répétées à deux reprises. Par souci de réduction nous utilisons dans nos expériences aussi bien des souris mâles que des souris femelles.

Raffinement

1.Hébergement: les animaux sont hébergés dans des conditions veillant au respect du bien-être (en fratrie) et avec un milieu enrichi afin de limiter leur stress. Du fait de l'utilisation de souris immunodéficientes, les points limites sont adaptés de manière à ne pas laisser s'exprimer le caractère délétère. Les conditions d'hébergement permettent d'éviter les contaminations par des pathogènes opportunistes (portoirs ventilés, filtration entré et sortie) Les animaux sont suivis quotidiennement afin de détecter tout inconfort ou souffrance. Une étroite collaboration entre le personnel de l'animalerie et notre équipe d'expérimentateurs, permet d'intervenir immédiatement sur les animaux en cas de nécessité. 2. Contention: les animaux sont manipulés avec soin par un personnel formé qui maitrise les méthodes de préhensions douces. Les animaux sont attrapés par la peau du dos afin de ne pas les manipuler par la queue. 3. Formation: une grande maîtrise technique est demandée à nos expérimentateurs qui sont régulièrement formés au sein de l'institut pour le bien-être animal. 4. Minimiser la douleur: les prises de sang sous mandibulaires, les injections intraveineuses et sous-cutanées sont réalisées sur des animaux anesthésiés afin de réduire inconfort et douleur.

Choix des espèces

Le modèle d'infection par le CMV chez la souris est très bien étudié. Nous utilisons des souris adultes, entre 8 et 12 semaines d'age. Les CMV murins et humains ont un même tropisme et la réponse immunitaire anti-CMV chez la souris est très proche de celle de l'Homme. Cependant le suivi de cette réponse chez les patients ne donne qu'une réponse partielle puisqu'il ne peut se faire qu'au niveau du compartiment sanguin. L'étude chez la souris permet une étude spatio-temporelle de la dissémination du virus et de la réponse immunitaire. Le rôle protecteur des cellules/facteurs que nous étudions est suggéré chez l'homme par des études corrélatives mais impossible à prouver. Le transfert adoptif de sous-populations de cellules immunitaires chez des souris immunodéficientes est le seul moyen de tester leur caractère protecteur. L'utilisation de souris invalidées pour un facteur mis en évidence en amont par des études in vitro chez l'Homme est indispensable pour étudier l'importance de ce facteur dans la protection. Les conclusions recherchées ne peuvent en aucun cas être obtenues par des modèles alternatifs d'étude in vitro.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 90
Souffrances
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Devenir
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90 souris femelles vont être utilisées dans ce projet, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. 60 d'entre elles reçoivent deux injections d'hormones pour produire davantage d'embryons, et 40 seront tuées pour récupérer ces embryons. 30 autres subissent une chirurgie de réimplantation d'une quinzaine de minutes, avec une agrafe dans le dos, puis seront tuées après la naissance des petits, tandis que 20 femelles sans bouchon vaginal repartent en zone d'élevage. Le porteur annonce comme bénéfice une amélioration des conditions d'hébergement des lignées et écrit qu'il n'est "pas possible de remplacer l'utilisation d'animal" puisque le projet consiste précisément à décontaminer des lignées de souris.

Objectifs

Cette technique de décontamination, permet à des lignées hébergées en animalerie conventionnelle (zone exempt de pathogènes responsables de maladie qui peut se transmettre de l'animal à l'homme ou de l'homme à l'animal) d'être transférées en animalerie protégée EOPS (zone exempte d'organismes pathogènes spécifiques) et donc d'être étudiées au niveau immunitaire sans interférence des stimulis du milieu environnant. Tous les éléments entrant en contact avec les animaux sont ainsi contrôlés: air filtré, nourriture irradiée, eau de boisson filtrée, litière autoclavée, procédures strictes d'habillement et de circulation des personnes fréquentant l'animalerie. Les lignées ainsi décontaminées sont ensuite récupérées par les chercheurs afin de poursuivre leurs études phénotypiques dans le cadre de leurs projets. La décontamination de lignées se fait par transfert d'embryons et est basée sur le principe que l'embryon est protégé par sa membrane pellucide de tout contaminant présent chez la mère. Les lavages successifs des embryons permettent d'éliminer tout contaminant éventuellement présent autour de l'embryon lors de sa collecte.

Bénéfices attendus

La décontamination de lignées de souris par transfert d'embryons permet de modifier le statut sanitaire des lignées et donc leurs conditions d'hébergement, qui sont ainsi améliorées, sans perdre le génotype des animaux. Des souris hébergées dans des conditions d'animalerie conventionnelle sont exposées en permanence à des stimulations de leur système immunitaire par l'environnement (air, litière, nourriture, eau de boisson, personnes fréquentant l'animalerie). Ces stimulations ont forcément un impact sur les réponses immunitaires des animaux. Les études scientifiques qui portent sur des modèles de souris et qui s'intéressent à l'effet de mutation génétique sur les réponses immunes doivent s'affranchir des stimulations non contrôlées des animaux par leur environnement. La décontamination de ces lignées permet leur hébergement en animalerie protégée dans des conditions extrêmement contrôlées (air filtré, eau de boisson filtrée, nourriture irradiée, litière autoclavée, procédures strictes d'habillement et de circulation des personnes en contact avec les animaux).

Procédures

Au cours de ce projet, les différents femelles utilisées seront soumises à: - 2 injections intrapéritonéales lors du parcours de superovulation pour les 60 femelles fertiles des lignées à décontaminer - 1 chirurgie de réimplantion d'embryons lors du transfert d'embryon d'une durée de 15 minutes maximum et 3 administrations sous-cutanées sous anesthésie gazeuse pour les 30 femelles pseudo-gestantes.

Impact sur les animaux

La piqûre d'aiguille pour l'injection des hormones aux femelles recevant le protocole de superovulation entraine une douleur légère et de courte durée et un stress physique de courte duré. La piqûre d'aiguille pour l'injection de la buprénorphine aux femelles recevant les embryons entraine une douleur légère et de courte durée et stress physique de courte duré. L'intervention chirurgicale des femelles recevant les embryons entraine un stress physique ainsi qu'une gêne liée à la présence de l'agrafe sur le dos.

Devenir

A la fin de la procédure "Superovulation et prélèvement d'embryon": 20 animaux seront replacés en zone d'élevage (20 femelles des lignées à décontaminer non bouchées). Au cours de ce projet, 70 animaux seront euthanasiés (40 femelles fertiles des lignées à décontaminer seront euthanasiées pour recupérer les embryons + 30 femelles réimplantées aprés naissance des petits)

Remplacement

Ce projet consiste à décontaminer des lignées de souris. Il n'est donc pas possible de remplacer l'utilisation d'animal. La décontamination des lignées intervient dans le contexte de recherches fondamentales visant à comprendre, dans sa globalité et sa complexité, le contrôle de la réponse immune et les lymphoproliférations. Ces études ne peuvent s'effectuer que sur des modèles animaux car les modèles in vitro utilisant des lignées cellulaires ne suffisent pas pour l'étude des systèmes complexes et multi-localisés tel que le système immunitaire. La décontamination des lignées permet de contrôler l'impact du milieu environnant sur les animaux et limiter les stimulations du système immunitaire car tous les éléments entrant en contact avec les souris sont contrôlées (air filtré, nourriture irradiée, eau de boisson filtrée, litère autoclavée, procédures strictes d'habillement et de circulation des personnes fréquentant l'animalerie).

Réduction

Les femelles utilisées pour la production d'embryons vont recevoir un traitement hormonal afin d'augmenter le nombre d'embryons récoltés, ceci permet de limiter le nombre de femelles utilisés. Le nombre de 6 femelles par expérimentation de décontamination a été determiné en prenant en compte les expérimentations passées. Ce nombre permet d'avoir un nombre suffisant de femelles bouchées et par conséquent un nombre suffisant d'embryons nous permettant d'avoir des résultats dès la première expérimentation. Les femelles ne présentant pas de bouchon vaginal seront remises dans leur zone d'hebergement afin d'être utilisées pour d'autres expérimentations du laboratoire.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'enrichissement dans les cages conformes aux recomandations de la structure bien être de l'établissement. Le personnel est formé à l'expérimentation (manipulation, injection) ainsi qu'à la chirurgie sur le petit animal et maintien ses compétences au cours du temps. Ainsi, toutes les précautions sont prises pour induire un minimum de douleur chez l'animal. La surveillance des animaux en expérimentation est renforcée les jours suivants afin de s'assurer du bien être animal. Un protocole de gestion de la douleur est établi et mis en place dès que le score de douleur établi lors des surveillances quotidiennes le prévoit. Aprés la chirurgie, des croquettes humides sont placés dns la cage afin que l'animal puisse avoir accés à l'eau et à la nourriture le temps de recouvrer une mobilité normal (moins de 24h).

Choix des espèces

L'utilisation des souris est justifiée dans les projets du laboratoire les utilisant et faisant l'objet d'autres demandes d'autorisation de projets. De fait, le présent projet visant à décontaminer des lignées de souris pour les soumettre à un environnement microbien plus strict ne peut se faire que sur l'espèce Mus musculus. Les animaux seront utilisés entre 2 et 12 mois qui correspond, chez la souris, à l'âge correct à optimal de fertilité. De plus, à cet âge, les femelles receveuses d'embryon supportent bien la chirurgie.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 2520
Souffrances
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▲ 1376
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Devenir
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 2520

Endormies au masque, implantées une fois avec des cellules tumorales sous la peau, dans le péritoine ou dans la bouche, puis attrapées trois fois par semaine pour le suivi, 2 520 souris vont être utilisées dans ce projet sur le microenvironnement immunitaire des tumeurs. Suivent douze injections de substrat pour l'imagerie par bioluminescence, trois injections d'immunothérapie et deux administrations nasales d'un vaccin expérimental. 1 376 souris relèvent d'un niveau de souffrance léger, 1 144 d'un niveau modéré. Toutes seront tuées pour prélever les tumeurs et un grand nombre d'organes associés, le porteur indiquant que 70 % des expériences s'arrêtent au dixième jour, avant les premiers signes de douleur.

Objectifs

Notre projet a pour but de comprendre les mécanismes liés aux cellules immunitaires se trouvant à l’intérieur des tumeurs et en particulier aux lymphocytes qui sont les cellules immunitaires tueuses de tumeurs. A l'intérieur des tumeurs, la capacité tueuse des lymphocytes est inhibée par l'expression de molécules, appelées "checkpoints", à la surface des lymphocytes. Nous cherchons à comprendre les mécanismes menant à l'expression des "checkpoints" sur les lymphocytes. Nous cherchons à tester dans nos modèles précliniques l’efficacité de traitements bloqueurs de chekpoints (dont certains sont déjà utilisés en clinique) ainsi que d’un vaccin anti-cancer et comprendre ce que leur utilisation déclenche dans l’organisme. Nous planifions d’utiliser des modèles précliniques tumoraux permettant d’étudier 1) le développement des tumeurs primaires localisées sous la peau des souris (modèle classique d'oncologie préclinique), 2) le développement des tumeurs primaires localisées en orthotopique (c’est-à-dire dans l’organe duquel les cellules tumorales sont issues, comme par exemple intra-oral pour les tumeurs de cancers oraux).

Bénéfices attendus

En utilisant ces modèles précliniques de cancer, nous pourrons mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires caractéristiques des lymphocytes "tueurs de tumeurs". Nous comprendrons comment les tumeurs contournent leur activité cytotoxique en induisant l'expression des checkpoints. Pour cela, nous avons besoin que les tumeurs évoluent dans leur environnement de prédilection, à savoir dans leur organe d'origine. D'où l'utilisation des modèles d'implantations orhtotopiques, qui nous permettent de positionner les cellules tumorales dans leurs organes d'origine. Ainsi, en ciblant, de façon appropriée à chaque type tumoral, les checkpoints exprimés par les lymphocytes, et en développant des vaccins permettant d'activer ces mêmes lymphocytes, nous pourrons proposer une amélioration des stratégies thérapeutiques déjà en place. Cela pourrait permettre, à terme, de faire évoluer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de cancers oraux, du col de l'utérus, des ovaires.

Procédures

Les animaux sont soumis: 1) à des procédures d'implantations de cellules tumorales (implantation sous-cutanée (SC), implantation orthotopique intra-péritonéale (IP), implantation intra-orale (IO), 2) à des procédures d'injection intra-péritonéale de composants de type: anesthésiant, substrat de l'enzyme exprimée par les cellules tumorales, immunothérapies (anticorps inhibiteurs de checkpoints), et 3) à une procédure d'administration intra-nasale de vaccin - Les procédures d’implantation de cellules tumorales ne seront effectuées qu'1 seule fois par animal, chacune dure environ 5 min par animal. - Les procédures d’ injection d'anesthésiant IP seront effectuées 2 fois par animal (1 fois à l'implantation du cancer), elles durent 2 min par animal. L’injection de substrat sera effectuée 12 fois par animal (à chaque mesure lors du suivi par caméra bioluminescente), sur souris déjà anesthésiée et dure 2 min par animal. 2): l'immunothérapie sera injectée 3 fois par animal, elle dure 2 min par animal. – L’administration du vaccin sera effectuée 2 fois par animal, sur animal anesthésié, elle prendra 5 min par animal.

Impact sur les animaux

L’injection des tumeurs requiert une intervention modérée et nécessite une contention (indolore) puis un positionnement sur les masques pour induction d’endormissement. L’injection des lignées tumorales dans les différents organes nécessite de piquer avec une aiguille de très faible diamètre, et n’aura lieu qu’une seule fois, sur des animaux endormis, évitant ainsi douleur ou stress. Pour l’injection des traitements, les animaux recevront maximum 3 doses, au début du développement de leur tumeur avec une préhension des souris à chaque fois (temps limité à moins de 30sec) et une piqûre avec une aiguille de très faible diamètre (douleur légère et de courte durée). Pour les mesures de suivi de développement tumoral, les animaux seront régulièrement attrapés (3x/semaine, induisant un léger stress). Nous veillerons à ce que le même expérimentateur suive et traite les souris, afin de créer au maximum une habituation, limitant le stress lié à la contention et à l’injection.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, le développement des tumeurs sera suivi chez les animaux et les animaux seront mis à mort pour prélèvements. Les tumeurs, ainsi qu'un grand nombre d'organes/de compartiments associés aux tumeurs, seront prélevés juste après l'euthanasie.

Remplacement

Notre étude vise à explorer les mécanismes immunitaires dans les tumeurs épithéliales de plusieurs origines afin de développer des immunothérapies (anticorps et vaccin) et de comprendre la résistance des tumeurs aux immunothérapies actuelles. Le modèle d’étude doit nécessairement refléter la complexité multi-cellulaire d'une tumeur avec son microenvironnement. Nous ne pouvons pas in vitro (ni dans des organoïdes, ni dans une flasque de culture in vitro) reconstituer un microenvironnement complet autour des cellules tumorales, qui contiendrait un réseau complexe multicellulaire et reflèterait la réalité d’une tumeur chez un patient.

Réduction

Afin de Réduire le nombre d’animaux en expérimentation, une étude complète de la littérature actuelle concernant notre projet a été effectuée pour de ne pas reproduire des résultats d’expériences déjà effectuées sur des animaux. Par ailleurs, nous utiliserons des tests statistiques afin de valider nos résultats, standardiser et limiter le nombre d’expériences à effectuer à 2, réduisant ainsi le nombre d’animaux. Nous désignons également nos manips afin d'obtenir un maximum d'informations par animal testé, ce qui évite l'utilisation d'animaux supplémentaires. Le groupe témoin sera utilisé pour comparaison avec plusieurs lots d’animaux afin de diminuer l’utilisation inutile d’animaux.

Raffinement

Pour optimiser le raffinement, notre long recul (>18ans) sur ces modèles permettra un suivi et une évaluation au plus juste de l’inconfort et de l’éventuelle apparition de souffrance. En effet, 70% des expériences seront arrêtées à J10, bien avant les 1ers signes de douleur. Dans les 30% d’expériences de suivi longitudinal, aucune nécessité de maintenir les animaux en souffrance, ainsi les animaux seront euthanasiés avant d’atteindre le point limite. Les procédures seront réalisées par des expérimentateurs formés à l’expérimentation animale et au bien-être animal. Ces procédures seront réalisées sous anesthésie, pour éviter le stress et la douleur. La préhension des animaux se fera en dirigeant doucement sur notre main posée en coupelle dans la cage, avant de la poser sur une grille et d’effectuer la contention. Puis une fois endormis, les animaux seront posés sur un tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. Du gel oculaire sera déposé sur leurs yeux pour éviter le dessèchement. Une attention particulière sera portée à la récupération post-implantation des tumeurs : les cages ne seront enclenchées sur les portoirs ventilés qu’une fois les animaux bien réveillés afin d’éviter une baisse de température liée à la ventilation dans les cages. Egalement en post-opératoire, les souris recevront une alimentation enrichie dans des contenants déposés au sol afin qu’elles n’aient pas à se redresser pour se nourrir. Les conditions d’hébergement se feront selon les recommandations européennes, dans des cages collectives. Des objets appropriés (tubes cartons, lanières papier kraft, papier absorbant.) seront placés dans les cages afin d’améliorer le bien-être des animaux, de diminuer leur stress, de faciliter leur thermorégulation et de leur donner la possibilité de satisfaire leur instinct de nidification. L’angoisse et la souffrance seront évaluées par des observations quotidiennes comportementales et physiologiques des souris. Même si les points limites ne devraient pas être atteints pour nos procédures, nous veillerons à éviter toute souffrance ou détresse chez les animaux. Dès les 1ers signes anticipant l’apparition du point limite, la décision d’euthanasier l’animal sera prise et aucun animal ne sera maintenu en souffrance.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies comme modèle d’étude selon plusieurs critères : -La litérature scientifique, définissant le système immunitaire murin comme pertinent pour étudier et comprendre le système immunitaire humain. -leur petite taille qui facilite la manipulation en particulier pour le suivi de croissance tumorale avec l’imagerie in vivo (où plusieurs souris peuvent être placées en même temps dans l’appareil d’imagerie). -la biodisponibilité des souris transgéniques permettant d’étudier des mécanismes immunitaires en détail. Les souris adultes peuvent être utilisées pour le projet (à partir de 6 à 8 semaines). En effet, nous nous intéressons à la pathologie du cancer épithélial humain chez l’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 20
Souffrances
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▲ 20
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Devenir
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 20

Volume tumoral trop important, nécrose de la tumeur, perte de poids : les 20 souris de ce projet seront tuées à l'atteinte d'un de ces points limites. Elles reçoivent 54 injections et subissent sept prélèvements de sang sur animal vigile, pendant qu'une tumeur mammaire se développe, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur cherche à établir qu'un type de cellules immunitaires participe à l'élimination précoce des cellules pré-cancéreuses. Les retombées annoncées, de nouvelles cibles pour des immunothérapies préventives du cancer du sein, restent au conditionnel, quand la croissance de la tumeur et sa nécrose sont, elles, programmées.

Objectifs

Le cancer du sein est le premier cancer féminin en terme de fréquence et la première cause de décès par cancer rchez les femmes, avec plus de 600 000 décès estimés en 2018 dans le monde. Sans amélioration dans la prise en charge du cancer du sein, le taux de mortalité liée à cette pathologie aura augmenté de 58% en 2040, pouvant atteindre environ 1 million de décès (OMS). Le cancer du sein regroupe un ensemble d’entités pathologiques hétérogènes, et le sous-type appelé HER2 reste très agressif avec un bon nombre de patients qui ne répondent pas ou montrent une résistance au traitement de référence. L’identification de nouvelles cibles thérapeutiques est donc primordiale pour faire face à ce problème majeur de santé publique. La considération du microenvironnement dans le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques est une option prometteuse, et plus particulièrement le microenvironnement immunitaire. Des résultats préliminaires obtenus au laboratoire et dans la littérature scientifique mettent en évidence que les cellules immunitaires sont impliquées dans le développement tumoral précoce des tumeurs mammaires chez la souris et chez l’Homme. Notre projet de recherche a pour objectif de determiner qu'un type de cellules immunitaires joue un role dans l'élimination précoce des cellules pré-cancéreuses dans un modèle pré-clinique murin, pouvant aboutir à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement des patients atteints de cancer du sein.

Bénéfices attendus

La compréhension des mécanismes impliqués dans la détection et l’élimination des cellules pré-tumorales, par les cellules du système immunitaire, devrait permettre de découvrir de nouvelle cibles thérapeutiques qui pourraient conduire au développement de nouvelles approches thérapeutiques. En effet, des approches d’immunothérapies innovantes, visant à rétablir la reconnaissance précoce des cellules tumorales par le système immunitaire, représentent une piste majeure de prévention des cancers et des rechutes.

Procédures

Injections (54 injections, 2min par injection) Prélévement de sang sur animal vigil (7 prélèvements, 2min par prélèvement)

Impact sur les animaux

Le développement de la tumeur peut occasionner une gêne, voire une douleur légère et locale. Les injections peuvent entrainer une douleur légère au niveau du site d’injection. Le prélèvement de sang peut entrainer une douleur locale légère.

Devenir

A l'issu des procédure, les animaux seront mis à mort car ils auront atteinte un point limite (par exemple volume tumoral trop important, nécrose de la tumeur,perte de poids...)

Remplacement

À notre connaissance, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et les cellules tumorales ne peuvent actuellement pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables. Seul un modèle in vivo chez l’animal peut permettre d’étudier les interactions cellulaires des étapes précoces de détection des cellules transformées par le système immunitaire.

Réduction

Le nombre de souris a été déterminé à minima, notamment grâce à un test de statistique afin d'assurer l'obtention de résultats significatifs avec un minimum d'animaux utilisés. Au final, un total de 20 souris sera utilisé dans ce projet.

Raffinement

Certains gestes (injections, Prélèvements) peuvent induire une douleur/un stress chez les animaux. Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse, via notamment l’anesthésie. Un suivi adapté des points limites spécifiques au projet, et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la souffrance des souris. Le comportement, l’apparition des tumeurs et l’apparition éventuelle d’inflammation au site d’injection seront suivis tout au long de l’expérience. En cas de douleur détectable, un anti douleur sera administré.

Choix des espèces

Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence de souris transgéniques nous permettant de caractériser les cellules immunitaires au cours du développement des tumeurs mammaires. Les animaux seront utilisés à 6 semaines, correspondant à l’age adulte des souris et à la maturité du système immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1310
Souffrances
▲ -
▲ 120
▲ 1190
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Devenir
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 -
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 1310

Anesthésiées 90 minutes, exposées à Candida albicans, puis injectées avec des substances ciblant certaines cellules, 1 310 souris vont être utilisées pour étudier les macrophages de la langue. 1 190 d'entre elles relèvent d'un niveau de souffrance modéré, les 120 autres d'un niveau léger. Le porteur qualifie le champignon d'inoffensif et annonce qu'aucun effet notable n'a été observé, hors de légères réactions inflammatoires temporaires, ce qui cadre mal avec la gravité modérée déclarée pour la quasi-totalité de l'effectif. Toutes seront tuées pour prélever les organes à analyser, et le porteur compte parmi ses mesures de réduction le fait d'utiliser toutes les souris nées des accouplements selon leur profil génétique.

Objectifs

Ce projet vise à examiner le rôle immunitaire des macrophages dans la langue. Il comporte plusieurs objectifs spécifiques. Tout d’abord, une cartographie de la réponse immunitaire : cette étape implique l'identification et la localisation des macrophages et autres cellules immunitaires dans la langue après infection par un champignon commensal (un micro-organisme qui vit en équilibre avec son hôte sans lui causer de dommages). Nous étudierons également l'origine et le comportement dynamique des macrophages nouvellement formés lors de la colonisation par ce champignon commensal.

Bénéfices attendus

La langue est un organe complexe qui remplit des fonctions vitales pour l'hôte, comme la détection des saveurs, la mastication et la parole. En raison de sa position anatomique, la langue est l'un des premiers organes exposés aux microorganismes présents dans la nourriture ou en suspension dans l'air. Malgré cela, l'immunité de la langue reste mal comprise. Les macrophages sont des cellules immunitaires multifonctionnelles qui ont récemment retenu l'attention des chercheurs en raison de leur capacité à réguler la réponse immunitaire. Les macrophages de la langue, en particulier, sont encore largement méconnus. Ce projet vise à 1) élucider le rôle spécifique des macrophages de la langue dans la défense immunitaire contre Candida albicans, un champignon naturellement présent dans le corps humain, mais qui peut provoquer des infections sous certaines conditions. Une meilleure compréhension de ces mécanismes pourrait révéler de nouvelles cibles thérapeutiques pour renforcer la réponse immunitaire locale et prévenir les infections fongiques ; 2) comprendre pourquoi les macrophages de la langue sont générés en l'absence de leurs facteurs nutritifs (comme l'IL-34) et comment ce champignon commensal influence ce processus. Ces informations cruciales sur la régulation de cette population immunitaire pourraient conduire à de nouvelles connaissances fondamentales sur l’origine de ces cellules. Les résultats de ce projet pourraient avoir des implications cliniques significatives, notamment pour les populations vulnérables telles que les nourrissons, les personnes âgées et les individus immunodéprimés. Une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires locaux pourrait aboutir à des interventions préventives ou thérapeutiques plus efficaces, réduisant ainsi la morbidité associée aux infections fongiques orales.

Procédures

Les souris subiront plusieurs interventions selon les protocoles. Tout d'abord, elles recevront une injection d’anesthésique dans le ventre, suivie d'une exposition à un champignon inoffensif, pour une durée d'environ 90 minutes. Certaines souris recevront une injection d'une substance qui cible certaines cellules spécifiques, tandis que d'autres recevront un médicament contre le champignon par injection et dans l'eau qu'elles boivent. Enfin, chez les souris nouveau-nées, un petit tatouage sera réalisé et un morceau de queue sera prélevé. Chaque intervention, sauf celles impliquant le champignon, sera courte (quelques minutes), et les souris seront surveillées après chaque procédure pour s'assurer de leur bien-être.

Impact sur les animaux

L’évaluation de l’action des macrophages contre les champignons inclut l’utilisation de Ca101, une souche de champignon inoffensif. L’utilisation de cette souche est relativement récente, mais nos partenaires de recherche l’utilisent régulièrement. Ils ont observé que ce champignon colonise de manière durable les souris, sans causer de problèmes majeurs ni de perte de poids. En ce qui concerne les effets indésirables attendus, aucun effet notable n'a été observé chez les souris, à l'exception de légères réactions inflammatoires temporaires, qui devraient se résorber rapidement sans impact à long terme.

Devenir

A l'issue des procédures les animaux sont mis à mort afin de prélever les organes d’intérêt pour analyse.

Remplacement

L´utilisation du modèle animal est indispensable ici, car il n´est pas possible de reproduire la complexité des interactions entre les cellules immunitaires et le champignon au niveau lingual en culture cellulaire. Par ailleurs, les modèles expérimentaux permettant de répondre aux questions posées reposent exclusivement sur l´utilisation de souris génétiquement modifiées.

Réduction

Nous avons soigneusement calculé le nombre de souris nécessaires pour cette étude afin de garantir des résultats fiables tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Pour cela, nous utilisons des méthodes adaptées qui permettent d’obtenir des conclusions précises avec le moins de souris possible. De plus, toutes les souris nées lors de l’accouplement seront utilisées selon leur profil génétique, ce qui contribue à réduire le nombre total d’animaux impliqués dans l’étude. Cet engagement envers le principe de réduction souligne notre responsabilité éthique envers le bien-être animal.

Raffinement

Notre animalerie possède le statut EOPS (Élevage et Optimisation des Souris Pathogènes Spécifiques), ce qui nous aide à réduire les variations causées par les infections. Les souris sont logées dans des cages de 530 cm², accueillant jusqu'à 5 souris adultes, ce qui favorise leur vie sociale et leurs comportements naturels. Nous utilisons du coton ou des cartons pour leur permettre de faire des nids. Les conditions de vie sont optimales, avec une température de 21 °C et un environnement calme. Lors des procédures 1, 3, 4 et 5, les souris seront anesthésiées pendant 90 minutes sur un coussin chauffant, avec un gel oculaire pour protéger leurs yeux. La souche de Candida albicans que nous utilisons permet une colonisation durable sans effets indésirables significatifs. Des mesures strictes, comme une surveillance accrue et une alimentation hydratée, sont mises en place pour garantir le bien-être animal. En cas de signes de souffrance, une mise à mort précoce pourra être envisagée pour éviter des douleurs prolongées. Les injections sur les animaux éveillés seront réalisées par un personnel expérimenté pour réduire le stress. Les souriceaux seront génotypés par un prélèvement de tissu dans la queue, effectué sur des animaux âgés de 7 à 10 jours.

Choix des espèces

Le modèle murin, Mus musculus, est un mammifère dont 99 % des gènes sont orthologues à ceux de l’homme. Les techniques de mutagénèse conditionnelle sont exclusivement disponibles chez la souris et validées pour l’étude physiopathologique des gènes. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour offrir des enseignements précieux sur le fonctionnement du système immunitaire des deux espèces, avec des applications cliniques potentielles. De plus, la taille, la rapidité du cycle reproductif et la génétique de la souris en font le modèle idéal pour les études envisagées. Dans ce cadre, seuls des souris adultes seront utilisées afin d’étudier les mécanismes spécifiques au système immunitaire adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1044
Souffrances
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▲ 1044
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Devenir
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 1044

Gavées chaque jour pendant quatre jours, puis injectées dans l'abdomen, puis saignées une ou deux fois à une semaine d'intervalle, 1 044 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur reconnaît qu'un gavage peut faire passer le liquide dans la trachée ou les poumons et provoquer une détresse respiratoire. Toutes sont tuées à la fin de chaque procédure, pour prélever leurs fluides et leurs tissus et poursuivre l'analyse hors de l'organisme. Il écrit que la souris permet d'obtenir assez de "matériel" pour ces analyses et conclut qu'aucune autre espèce ne peut être utilisée.

Objectifs

Les cellules du système immunitaire inné appelées monocytes circulent dans le flux sanguin et peuvent infiltrer les tissus où elles se différencient en différentes sous-populations de cellules appelées macrophages. Ces différentes sous-populations de macrophages peuvent remplir différentes fonctions, en fonction de leur environnement local, telles que le nettoyage des cellules mortes. Le métabolisme des sucres peut jouer un rôle important dans les fonctions des monocytes et des macrophages. Les sucres peuvent notamment être utilisés pour modifier les protéines cellulaires et leurs fonctions. Différents types de sucres peuvent être attachés de différentes manières aux protéines et ainsi modifier leur fonction et celle des cellules dont ils font partis. Les résultats préliminaires suggèrent que ces modifications des sucres sur les protéines sont importantes pour la survie des macrophages. L'objectif du projet proposé est d'étudier l'effet de l'absence de deux enzymes différentes impliquées dans les modifications des sucres des protéines sur les fonctions des monocytes et des macrophages.

Bénéfices attendus

Presque aucune recherche n'a été effectuée pour étudier le rôle des sucres attachés aux protéines sur la fonction des monocytes et des macrophages. Les résultats préliminaires suggèrent que ces processus ont un impact sur la survie des macrophages. Ce projet permettra une première caractérisation du rôle de ces modifications de protéines par les sucres sur la fonction des monocytes et des macrophages. Une meilleure compréhension du rôle de ces processus dans la fonction des monocytes et des macrophages pourrait conduire à l'identification de nouvelles cibles thérapeutiques qui impliquent les monocytes/macrophages dans un contexte de maladie.

Procédures

Au cours de ce projet les interventions réalisées sur animaux vigiles seront les suivantes : des gavages quotidiens pendant 4 jours (la durée de cet acte est de 20 secondes), une injection intrapéritonéale unique (environ 10 secondes), 1 ou 2 prélèvements de sang espacés d’une semaine (moins d'une minute par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à des gavages répétés et lors d’un de ceux-ci une introduction accidentelle de liquide dans la trachée ou les poumons peut se produire entrainant une détresse respiratoire. Ils recevront également des injections intrapéritonéales et une inflammation peut se développer au niveau des sites d’injection.Ces procédures peuvent être source de stress et les injections et prises de sang peuvent provoquer une légère douleur

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever les fluides et tissus corporels en vue d'une analyse in vitro pour répondre aux objectifs scientifiques définis.

Remplacement

Pour répondre au besoin de remplacement, des études in vitro seront menées sur des lignées de cellules souches hématopoïétiques différenciées en macrophages au lieu de cellules primaires isolées d'animaux. Les données préliminaires qui constituent la base de ce projet ont été obtenues comme ça. Cependant, pour mieux comprendre le rôle des sucres attachés aux protéines sur la fonction des monocytes/macrophages, des études in vivo sont indispensables, car les études in vitro ne peuvent pas reproduire les interactions complexes entre les différents types de cellules présentes dans les différents organes.

Réduction

Pour satisfaire à la réduction, nous utiliserons pour les élevages des schémas de croisement qui permettent d’éviter la génération d’animaux inutiles. Chaque procédure sera réalisée sur un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes.

Raffinement

Pour satisfaire au raffinement, nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Dans les différentes procédures, le suivi pondéral des souris sera également un bon indicateur de leur état général. Dans le cas d’une injection intrapéritonéale, nous surveillerons l’aspect du site d’injection. Le suivi sanitaire quotidien et nos visites régulières permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis. Des grilles d’observation ont été établies et des critères d’arrêt précis et précoces ont été définis pour chaque procédure . Les animaux seront hébergés dans une pièce à température et hygrométrie contrôlées avec un cycle jour/nuit de 12h. Chaque cage contiendra une tige en papier, un igloo et une brique de peuplier.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser la souris car notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriées à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et d’en tirer des conclusions valables pour l’Homme. De plus, nous étudions le rôle de la voie de biosynthèse de l'hexosamine dans le recrutement des monocytes et leur différenciation en macrophages. Des modèles génétiques déficients en différents composants de la voie de biosynthèse de l'hexosamine dans différentes populations de monocytes/macrophages sont disponibles. Enfin, les données in vivo de la littérature sont obtenues essentiellement sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour faire des analyses biologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée Nous utiliserons des animaux jeunes adultes (entre 6 et 12 semaines d’âge) dans l’ensemble des procédures, de façon à étudier des organismes stables, qui ne sont ni en développement ni en sénescence.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies des plantes
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
  • Tests réglementaires
Lapins : 3615
Souffrances
▲ -
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▲ 3615
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Devenir
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 3615

Mis en quarantaine vingt et un jours puis engagés dans le protocole dès l'âge de trois mois, des lapins New Zealand White sont immunisés par paires, deux par commande d'anticorps. 3 615 lapins vont être utilisés au total, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit dix injections d'antigène mêlé à un adjuvant, qui peuvent ulcérer les points d'injection et provoquer fièvre et baisse de mobilité, puis subit cinq prélèvements de sang de vingt-cinq à quarante minutes, jusqu'à un dixième de son volume sanguin. Le porteur affirme qu'il n'existe pas de méthode substitutive aussi efficace, les banques d'anticorps produites hors animal ne donnant pas, selon lui, une gamme comparable en temps, en budget et en matériel.

Objectifs

Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L'objectif de la présente demande est d'obtenir des anticorps polyclonaux de lapin. Il a été observé que les anticorps produits par les lapins présentent généralement de hautes affinités pour l’antigène cible, grâce notamment à la mise en place de mécanismes propres à l’espèce. Les anticorps seront produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de lapins développés interviendront notamment dans la caractérisation d’une substance médicamenteuse. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

10 injections en intradermique, en sous-cutanée ou en intramusculaire de l’antigène associé à un adjuvant (8 minutes) 5 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. L'injection en intramusculaire couplée à un adjuvant (hors adjuvant complet de Freund) peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). Les prélèvements de sang et les injections avec de l’adjuvant incomplet de Freund, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur). Le volume de sang étant en effet adapté au poids de l’animal et correspondra au maximum à 10% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant dans la caractérisation d’une molécule thérapeutique. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en oeuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en oeuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d'une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.