Système immunitaire

1914 contenus, page 71 sur 160
  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 2880
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2160
▲ 720
Devenir
 -
 -
 -
 2880

2 880 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, et après une infection sous la peau par Staphylococcus aureus, elles peuvent subir jusqu'à dix prises de sang à la queue en onze jours. Rasées la veille de l'infection, elles sont traitées par injection ou par une crème contenant les composés testés, anesthésiées à répétition pour suivre l'infection par imagerie, et leur survie est comparée à celle de souris non traitées. Le porteur décrit dos courbé, prostration, poils hérissés ou nécrose au point d'infection, et prévoit la mise à mort quand ces signes persistent plus de 24 heures, toutes les souris étant tuées à l'issue de chaque procédure pour prélever la peau infectée. Il présente la recherche de nouvelles molécules comme "un véritable besoin thérapeutique et financier", et écrit que la découverte de nouveaux traitements "constituerait une avancée significative".

Objectifs

Staphylococcus aureus est une bactérie à la fois commensale et pathogène opportuniste. C’est l’agent le plus souvent isolé dans les infections de la peau et des tissus mous et, de manière intéressante, plus de la moitié des infections du sang (bactériémies) identifiées à l’hôpital dérivent de ce type d'infection. Concernant le traitement, s’il existe un traitement majoritairement utilisé contre les infections à S. aureus, le nombre de souches résistantes est en croissance, faisant de la recherche de nouvelles molécules actives contre ce type d’infection un véritable besoin thérapeutique et financier. Dans le cadre d’une collaboration avec des chimistes, nous avons identifié un certain nombre de nouvelles molécules de synthèse ayant une forte activité antibactérienne in vitro contre différentes espèces de bactéries parmi lesquelles S. aureus. Le but de ce projet est donc de confirmer les résultats obtenus in vitro sur des cultures de S. aureus, dans un modèle murin d’infection cutanée. Il fait suite à un précédent projet dont le but était de tester ces nouvelles molécules dans un modèle de bactériémie à S. aureus.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est la recherche de nouveaux traitements contre les infections à Staphylococcus aureus. S’il existe un traitement antibiotique contre ce type d’infection, de plus en plus de souches résistantes apparaissent, et la découverte de nouveaux traitements constituerait une avancée significative dans le traitement de ces infections.

Procédures

Les souris seront rasées au niveau du site d’infection, la veille de l’infection puis infectées par voie sous cutanée. Deux traitements avec les composés à tester seront ensuite comparés : (i) traitement par injection par voie sous cutanée, et (ii) une application à l’aide d’une crème. Des prises de sang seront effectuées sur les souris vigiles par prélèvement dans la veine caudale 4h, 24h, 2, 3, 4, 7, 8, 9, 10 et 11 jours post infection. Nous utiliserons des doses infectantes déterminées par ailleurs. Les animaux infectés seront traités avec les composés chimiques sélectionnés et la survie des animaux sera suivie au cours du temps et comparée avec des animaux non traités. Une souche de S. aureus sera aussi utilisée, permettant un suivi de l’évolution de l’infection et de l’efficacité du traitement par imagerie intra vitale sur les animaux préalablement anesthésiés (anesthésie gazeuse). La peau au niveau du site d’infection sera prélevée pour analyse après mise à mort des animaux.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux seront ceux liés à l'infection en général, dos courbé, prostration, poil hérissé, ou nécrose au niveau du site d’infection. En cas d’apparition et si ces signes persistent plus de 24h ces animaux seront mis à mort. Également, les animaux subiront des prises de sang et des anesthésies répétées.

Devenir

Les souris utilisées dans cette demande seront infectées et subiront un traitement pharmacologique. Elles ne pourront donc pas être réutilisées et seront mises à mort à l'issue de chaque procédure.

Remplacement

Les différentes molécules étudiées ont été testées sur des cultures de Staphylococcus aureus et les concentrations efficaces déterminées pour chaque composé actif contre cette bactérie. Nous devons maintenant vérifier que cet effet observé sur des bactéries en culture se retrouve dans un modèle d’infection in vivo. Dans un souci de remplacement et de raffinement, des tests de toxicité sur cellules nous ont permis de déterminer les doses de chaque composé n'entrainant pas de mort cellulaire. Ce sont ces doses qui seront utilisées dans ce projet.

Réduction

Nous utiliserons un nombre d'animaux le plus restreint possible nous permettant d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. Ce nombre a été calculé en tenant compte de nos résultats précédents et d’une étude statistique.

Raffinement

En termes de raffinement, les animaux seront réceptionnés à l’animalerie une semaine avant le début des expériences pour adaptation et hébergés par groupe de 5 dans un environnement enrichi (igloo et baguette en papier). D’autre part, après chaque intervention (infection, traitement avec les composés et prises de sang), les animaux seront surveillés quotidiennement et à chaque intervention par les responsables du projet. En cas d’apparition de signes de souffrance et/ou de lésions, la surveillance serait renforcée. En cas de persistance de l’un ou l’autre de ces signes au-delà de 24h, le ou les animaux concernés seraient immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Le modèle souris est largement décrit dans la littérature comme modèle d'infection. De plus, les systèmes de défense contre les bactéries pathogènes sont très conservés de la Drosophile aux Mammifères, et en particulier, les réponses cellulaires de l'hôte vis-à-vis du pathogène sont très similaires entre la souris et l'homme. Nous utiliserons des animaux âgés de 6 à 8 semaines pour être dans les mêmes conditions que nos travaux antérieurs avec des animaux ayant un système immunitaire complétement développé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1680
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1680
Devenir
 -
 -
 -
 1680

1 680 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent jusqu'à quatre injections de collagène et de lipopolysaccharide qui déclenchent une arthrite, et une partie d'entre elles des nanoparticules fluorescentes suivies de cinq séances d'imagerie sous anesthésie générale, à deux, six, dix-huit, vingt-quatre et quarante-huit heures, avec un transport en voiture entre deux établissements. L'enjeu est de savoir où ces nanoparticules se logent dans le corps et si la chaleur qu'elles dégagent sous infrarouge tue les cellules responsables de l'inflammation articulaire. Le porteur affirme que le recours à un modèle animal est "obligatoire", les études in vitro ne suffisant pas selon lui à conclure sur l'effet thérapeutique.

Objectifs

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune caractérisée par une inflammation chronique des articulations conduisant à une destruction de structures (cartilage, os) et une déformation articulaire. Aujourd’hui pour soulager les patients, des immunosuppresseurs (molécules inactivant la réponse immunitaire) sont souvent prescrits ; s’ils peuvent réussir à réduire l’inflammation locale ils ne sont pas spécifiques et sont donc responsables d’effets indésirables sur l’ensemble de l’organisme. Par ailleurs, aucun traitement aujourd’hui n’est suffisant pour induire une stabilisation complète et durable de la maladie. C’est pourquoi de nouvelles pistes de traitement émergent. En particulier, réussir à éliminer les cellules responsables de l’inflammation de l’articulation apparait comme une stratégie thérapeutique prometteuse. Dans ce contexte, notre objectif, dans ce projet multi-sites, est de cibler les cellules responsables de l’inflammation articulaire avec des nanoparticules aux propriétés photothermiques afin de les supprimer. En réponse à une stimulation lumineuse dans le proche infrarouge, les nanoparticules photothermiques produisent de la chaleur qui provoque la mort des cellules les ayant internalisées. Ainsi en développant des nanoparticules qui ne sont prises en charge que par les cellules pathologiques de l’arthrite puis en activant ces nanoparticules avec un rayonnement approprié nous pouvons espérer supprimer les cellules pathologiques et réduire les signes de la maladie. Il est important de noter que l’activation lumineuse est sans danger pour les tissus environnants et l’ensemble de l’organisme son impact serait ainsi restreint aux seules cellules pathologiques ayant internalisé les particules. Après une pré-sélection de nanoparticules candidates in vitro nous étudierons leur localisation dans l'organisme après leur administration (imagerie réalisée dans un établissement partenaire) et leurs propriétés thérapeutiques dans un modèle animal. Nous travaillerons avec un modèle utilisé depuis des décennies : l’injection de collagène chez la souris, provoquant le développement d’une maladie proche de la polyarthrite humaine. Les souris recevront ensuite des injections de nanoparticules qui seront rendues fluorescentes pour être suivies dans l'organisme ou qui seront activés avec un rayonnement lumineux avant de suivre, à l’aide d’une grille d’atteinte articulaire préétablie, l’évolution de la maladie et conclure sur un bénéfice thérapeutique.

Bénéfices attendus

Nos nanoparticules photothermiques ciblées aux cellules responsables de l’inflammation articulaire pourraient constituer une innovation thérapeutique qui enrichira l’arsenal des outils disponibles pour soigner l’arthrite. Seules ou en combinaison avec d’autres stratégies, nos nanoparticules pourraient permettre d’espérer à terme réussir à stabiliser chez les patients la progression de la maladie. Par ailleurs, notre stratégie thérapeutique de suppression par effet de photothermie de cellules inflammatoires (production de chaleur par les nanoparticules conduisant à la mort des cellules les ayant internalisées) est polyvalente puisque ces cellules sont impliquées dans d’autres maladies inflammatoires et auto-immunes. Ainsi, si notre stratégie se confirme prometteuse dans le contexte de la polyarthrite rhumatoïde nous pourrons envisager l’adapter et la transposer à d’autres maladies.

Procédures

Les animaux inclus dans cette étude recevront au plus : quatre injections (Etablissement utilisateur (EU) n°1) de réactifs induisant l'inflammation réalisées sous anesthésie d’une durée de 10 minutes et une autre injection (geste rapide de moins d’une minute) réalisée sans anesthésie. Ensuite, pour un premier groupe de souris après leur répartition dans un groupe de traitement, les animaux recevront une ou quatre injection(s) de nanoparticules thérapeutiques par voie intraveineuse sous anesthésie générale (Etablissement utilisateur (EU) n°1) d’une durée d’une minute complétée par une anesthésie locale au niveau du point d’injection. Chaque injection de nanoparticule sera suivie 20 heures plus tard de l’application, sous anesthésie générale, d’un rayonnement infrarouge de 10 minutes, non invasif (Etablissement utilisateur (EU) n°1). Afin de suivre la progression de la maladie, 2 fois par semaine, les animaux seront pesés, l’aspect des pattes sera surveillé et l’épaisseur des chevilles de pattes arrière mesurée. Pour suivre certains marqueurs de la maladie, 3 prélèvements de sang sont prévus sous anesthésie générale d’une durée de 10 minutes. En parallèle, pour un deuxième groupe de souris, des animaux, qui auront développé la maladie suite à l'injection du réactif induisant l'inflammation articulaire, recevront une injection de nanoparticules fluorescentes par voie intraveineuse sous anesthésie générale d’une durée d’une minute complétée par une anesthésie locale au niveau du point d’injection (Etablissement utilisateur (EU) n°1). Puis, un suivi, sous anesthésie générale, par imagerie (2h, 6h, 18h 24h et 48h) de la localisation des nanoparticules fluorescentes dans l'organisme sera réalisé (Etablissement utilisateur (EU) n°2).

Impact sur les animaux

1-Injections de collagène/lipopolysaccharide (LPS). Ces injections (induction de la pathologie) peuvent être source de stress et occasionner un oedème modéré et un inconfort transitoire (2 jours). Enfin, une lésion cutanée locale (type ulcère) peut apparaître. Ces injections sont responsables d’une inflammation au niveau des articulations et d’une réaction auto-immunitaire qui conduisent au développement progressif de la maladie. 2-Développement de l’arthrite. Si les premiers signes cliniques d’arthrite sont perçus par l’expérimentateur entre 21 et 28 jours après la première injection de collagène, le processus d’inflammation initié par les injections de collagène peut être source de souffrance pour l’animal dès le tout début de l’expérimentation. Les souris peuvent être sujettes à différents symptômes proches des manifestations humaines de la pathologie : les animaux peuvent souffrir d’inconfort, de douleur, de handicap et éprouver des difficultés à se déplacer (inflamamtion articulaire). La pathologie peut s’accompagner d’autres signes de mauvaise santé générale (pelage terne, perte de poids…). 3-Administration de nanoparticules et application locale d’un rayonnement proche infra-rouge. L’administration de nanoparticules sera réalisée par voie intraveineuse peuvt être source de stress. Elles seront réalisées par un personnel formé et habitué à effectuer le geste technique associé. L’application locale sur les articulations d’un rayonnement proche infrarouge 20 heures après l’injection des nanoparticules est nécessaire à leur activation. L’application du rayonnement ne devrait ni être source de souffrance pour l’animal ni responsable d’altérations des tissus environnants : seules les cellules ayant internalisé les nanoparticules photothermiques seront impactées par le rayonnement. Puissance du rayonnement choisie pour ne pas causer de lésions cutanée. 4- Prélèvements sanguins. Ils seront de volume adapté à leur fréquence pour laisser le temps à l’entièreté du volume sanguin de se régénérer entre deux prélèvements donc effet très limité sur la santé de l’animal. 5- Transport : Le transport entre les EU partenaires pourra générer un stress léger de courte durée (transport< 15min) 6- Suivi par imagerie des nanoparticules fluorescentes. Le dispositif d'imagerie est adapté à une utilisation préclinique, ne causera pas de souffrance, la fréquence de son utilisation (5 fois en 48h) est d'ailleurs inférieure à celle maximale recommandée (6 fois/24h).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure après la réalisation sous anesthésie d’un prélèvement sanguin terminal nécessaire pour analyser les effets de la nanoparticule candidate sur la progression de la maladie.

Remplacement

Des études in vitro seront réalisées pour sélectionner des nanoparticules candidates non toxiques. Ces études sont une première étape mais ne suffisent pas pour conclure sur l’effet thérapeutique des nanoparticules. En effet, le recours à un modèle animal dans lequel les cellules immunitaires interagissent de manière complexe au sein d’organes organisés est nécessaire. Il existe différents modèles d’arthrite (dont le modèle induit au collagène que nous avons choisi) qui se rapprochent de la pathologie humaine de la polyarthrite rhumatoïde. Le recours à ce genre de modèle animal est obligatoire car c’est un outil qui permet d’étudier les éventuels bénéfices thérapeutiques de la nanoparticule à différents niveaux (état général des animaux, apparence des articulations, analyses sanguines…).

Réduction

Le nombre de souris utilisées dans chaque groupe de ce projet a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats interprétables et reproductibles. Nous évaluerons dans une étude pilote quel protocole d’injection de collagène induit l’arthrite dans notre établissement avec une bonne incidence puis sur des animaux malades nous évaluerons l’efficacité du traitement par photothermie à l’aide de tests statistiques adaptés. Il est prévu de réaliser chaque protocole thérapeutique ou de suivi de la répartition dans l'organisme des nanoparticules fluorescence 4 fois afin de s’assurer que les effets observés soient constants et reproductibles d’une expérimentation à l’autre. Pour chaque condition testée, au plus 10 animaux seront inclus par expérimentations pour atteindre au plus 40 souris par groupe. Si dès la troisième répétition d’expérience des effets sont mis en évidence par les tests statistiques alors nous ne réaliserons pas la quatrième répétition, ce qui réduira le nombre d’animaux utilisés. Les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques adéquats qui permettront de mettre en évidence sur tous les paramètres étudiés des différences entre les groupes de souris et de conclure quant à l’efficacité thérapeutique du traitement photothermique.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans l'EUn°1, dans l'EUn°2 et pendant le transport par groupes dans des cages enrichies avec l’ajout de matériel de nidification et de bâtons à ronger. Pendant le transport (

Choix des espèces

Les souris (Mus musculus) sont des mammifères dont le système immunitaire est très proche du système immunitaire humain. Il existe par ailleurs chez la souris plusieurs modèles déjà établis d’arthrite dont les caractéristiques sont proches de la polyarthrite rhumatoïde humaine. En particulier le modèle d’induction de l’arthrite par injection de collagène chez des souris âgées de 6 à 8 semaines est un modèle largement utilisé. C’est ce modèle que nous mettrons en place dans cette étude.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1860
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1860
Devenir
 -
 -
 -
 1860

Injectées de cellules cancéreuses, observées par imagerie sous anesthésie une à deux heures, opérées jusqu'à une heure, puis perfusées par le cœur, 1 860 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les tumeurs pulmonaires forment des nodules qui peuvent causer douleurs, difficultés respiratoires, prostration et arrêt du toilettage, et les immunothérapies testées peuvent déclencher inflammation et auto-immunité comme chez l'être humain. Le porteur attend de ces travaux une meilleure connaissance du rôle de vaisseaux particuliers dans l'entrée des lymphocytes dans les tumeurs, et renvoie à plus long terme la proposition de nouvelles stratégies thérapeutiques. Toutes sont tuées pour prélever tumeurs et organes, ou à l'issue d'une chirurgie qui, écrit-il, ne permet pas de les réutiliser.

Objectifs

Les traitements par immunothérapie anti-cancéreuse ont révolutionné le traitement de nombreux cancers. Malheureusement, ces traitements ne sont pas efficaces chez tous les patients. Les vaisseaux à endothélium épais associés aux tumeurs (TA-HEV) sont des vaisseaux sanguins particuliers présents dans les tumeurs murines et humaines. Ils sont les portes d’entrées majeures des lymphocytes dans les tumeurs. Ces lymphocytes sont des cellules immunitaires capables de tuer les cellules cancéreuses. De plus, un traitement qui permet d'augmenter ces vaisseaux TA-HEV induit une meilleure réponse aux traitements par immunothérapie chez la souris. De nouveaux traitements par immunothérapie semblent prometteurs et l’objectif de ce projet est d’étudier le rôle des TA-HEV dans la réponse à ces traitements afin d'améliorer la prise en charge des patients atteints de cancer.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce projet d’une part de révéler dans le cadre de ces nouveaux traitements par immunothérapie le rôle des vaisseaux TA-HEV dans la réponse immune anti-tumorale . Ce projet permettra donc à court terme d’améliorer nos connaissances sur le rôle des vaisseaux TA-HEV et à plus long terme de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur la modulation des vaisseaux TA-HEV afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers.

Procédures

Des animaux subiront une injection sous analgésie locale (1-2 minutes), puis quatre injections (environ 10 secondes par injection). Des animaux subiront une injection sous anesthésie (2- 3 minutes) ainsi que trois injections (environ 10 secondes par injection). Des animaux subiront en plus, 1 heure avant leur mise à mort, une injection sous analgésie locale (1-2 minutes). Des animaux seront anesthésiés puis subiront une chirurgie (1 heure maximum). Des animaux subiront sous anesthésie générale une perfusion intracardiaque. Des animaux seront observées par imagerie sous anesthésie générale (1 à 2 heures).

Impact sur les animaux

Pour les modèles de développement de tumeurs au niveau des poumons, l’injection des cellules tumorales peut induire une douleur modérée et la contention de l'animal pour cette injection peut entrainer du stress. L’évolution du cancer se manifeste par une apparition de nodules au niveau des poumons ce qui peut causer des douleurs, des difficultés respiratoires et une dégradation de l’état des animaux (absence de toilettage, prostration, lenteur dans les mouvements…). Pour les modèles de tumeurs développées, l’injection des cellules tumorales peut provoquer du stress chez l'animal. Le développement tumoral peut aussi causer des douleurs et une dégradation visible de l’état des animaux (absence de toilettage, prostration, lenteur dans les mouvements…). Les traitements d'immunothérapie peuvent avoir des effets indésirables identiques à ceux observés chez l'homme avec une inflammation et une auto-immunité.

Devenir

L’ensemble des animaux est mis à mort pour des prélèvements de tumeurs ou d’organes ou bien à l’issue d’une chirurgie couplée ou non à de la microscopie ne permettant pas de réutilisation des animaux.

Remplacement

Les procédures réalisées sur l’animal ne peuvent pas être remplacées par des méthodes expérimentales alternatives. En effet, il n’est pas possible à l’heure actuelle de mimer in vitro une réponse immunitaire anti tumorale de façon satisfaisante et l'induction de vaisseaux HEV n'est pas réalisable in vitro. Par conséquent, l’étude du recrutement des lymphocytes dans les tumeurs par les TA-HEV n’est actuellement possible qu’in vivo chez l’humain et l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé pour chaque expérience a été déterminé à partir de nos études antérieures et de la littérature scientifique. Il est de 15 animaux maximum pour chaque groupe afin d’avoir un nombre suffisant d’animaux pour mettre en évidence des différences statistiquement significatives. Le projet est conçu avec une hiérarchie des procédures où la réalisation d’une procédure ultérieure n’est possible que si les résultats des procédures précédentes le justifient.

Raffinement

La stratégie de raffinement se base premièrement sur une connaissance approfondie du développement tumoral des modèles. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement par les expérimentateurs ou les soigneurs spécialement formés pour le suivi de différents paramètres anticipant des points limites. Les méthodes d’expérimentation et d’hébergement sont optimisées pour réduire au maximum le stress et la douleur causés par les procédures. Notamment les injections qui sont réalisées sous anesthésie locale avec un matériel de contention dédié et optimisé pour ces injections. Les injections ont été optimisées pour réduire au maximum le temps de contention et le stress des animaux. Les chirurgies se font sous anesthésie générale avec une prise en charge de la douleur avec injection pré anesthésique d’un analgésique et avec un maintien de la température et de l'hydratation de l'animal. Enfin, les procédures mentionnées ont déjà été évaluées et font l’objet d’une réflexion continue sur de potentielles modifications pour réduire au maximum la douleur et le stress des animaux.

Choix des espèces

La souris est un organisme modèle génétiquement proche de l’être humain, ce qui en fait un modèle préclinique de choix très utilisé dans les domaines de la cancérologie et de l’immunologie. L'étude des HEV nécessite aussi l'utilisation d'un modèle mammifère, les ganglions lymphatiques n'étant apparus que tardivement au cours de l'évolution. De plus, quasiment toutes les expériences dont découle ce projet ont été menées chez la souris précedemment. Des souris âgées de 6 à 10 semaines seront utilisées car à ce stade, ces animaux ont un système immunitaire mature. De plus, il s’agit des stades de développement communément utilisés pour les modèles utilisés dans cette étude.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1680
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 1680
Devenir
 -
 -
 -
 1680

Quatre injections de collagène et de lipopolysaccharide provoquent chez les souris une arthrite qui peut s'accompagner de douleur, de handicap et de difficultés à se déplacer. 1 680 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec ensuite jusqu'à quatre injections intraveineuses de nanoparticules, autant de séances de rayonnement infrarouge et trois prélèvements de sang sous anesthésie. Le porteur écrit que l'activation lumineuse est sans danger et que le rayonnement ne devrait pas faire souffrir l'animal, tout en précisant qu'aucun antidouleur ne pourra être administré parce qu'il risquerait de fausser les résultats. Toutes sont tuées à la fin, après un prélèvement sanguin terminal.

Objectifs

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune caractérisée par une inflammation chronique des articulations conduisant à une destruction de structures (cartilage, os) et une déformation articulaire. Aujourd’hui pour soulager les patients, des immunosuppresseurs (molécules inactivant la réponse immunitaire) sont souvent prescrits ; s’ils peuvent réussir à réduire l’inflammation locale ils ne sont pas spécifiques et sont donc responsables d’effets indésirables sur l’ensemble de l’organisme. Par ailleurs, aucun traitement aujourd’hui n’est suffisant pour induire une stabilisation complète et durable de la maladie. C’est pourquoi de nouvelles pistes de traitement émergent. En particulier, réussir à éliminer les cellules responsables de l’inflammation de l’articulation apparait comme une stratégie thérapeutique prometteuse. Dans ce contexte, notre objectif, dans ce projet multi-sites, est de cibler les cellules responsables de l’inflammation articulaire avec des nanoparticules aux propriétés photothermiques afin de les supprimer. En réponse à une stimulation lumineuse dans le proche infrarouge, les nanoparticules photothermiques produisent de la chaleur qui provoque la mort des cellules les ayant internalisées. Ainsi en développant des nanoparticules qui ne sont prises en charge que par les cellules pathologiques de l’arthrite puis en activant ces nanoparticules avec un rayonnement approprié nous pouvons espérer supprimer les cellules pathologiques et réduire les signes de la maladie. Il est important de noter que l’activation lumineuse est sans danger pour les tissus environnants et l’ensemble de l’organisme son impact serait ainsi restreint aux seules cellules pathologiques ayant internalisé les particules. Après une pré-sélection de nanoparticules candidates in vitro nous étudierons leur localisation dans l'organisme après leur administration (imagerie réalisée dans un établissement partenaire) et leurs propriétés thérapeutiques dans un modèle animal. Nous travaillerons avec un modèle utilisé depuis des décennies : l’injection de collagène chez la souris, provoquant le développement d’une maladie proche de la polyarthrite humaine. Les souris recevront ensuite des injections de nanoparticules qui seront rendues fluorescentes pour être suivies dans l'organisme ou qui seront activés avec un rayonnement lumineux avant de suivre, à l’aide d’une grille d’atteinte articulaire préétablie, l’évolution de la maladie et conclure sur un bénéfice thérapeutique.

Bénéfices attendus

Nos nanoparticules photothermiques ciblées aux cellules responsables de l’inflammation articulaire pourraient constituer une innovation thérapeutique qui enrichira l’arsenal des outils disponibles pour soigner l’arthrite. Seules ou en combinaison avec d’autres stratégies, nos nanoparticules pourraient permettre d’espérer à terme réussir à stabiliser chez les patients la progression de la maladie. Par ailleurs, notre stratégie thérapeutique de suppression par effet de photothermie de cellules inflammatoires (production de chaleur par les nanoparticules conduisant à la mort des cellules les ayant internalisées) est polyvalente puisque ces cellules sont impliquées dans d’autres maladies inflammatoires et auto-immunes. Ainsi, si notre stratégie se confirme prometteuse dans le contexte de la polyarthrite rhumatoïde nous pourrons envisager l’adapter et la transposer à d’autres maladies.

Procédures

Les animaux inclus dans cette étude recevront au plus : quatre injections (Etablissement utilisateur (EU) n°1) de réactifs induisant l'inflammation réalisées sous anesthésie d’une durée de 10 minutes et une autre injection (geste rapide de moins d’une minute) réalisée sans anesthésie. Ensuite, pour un premier groupe de souris après leur répartition dans un groupe de traitement, les animaux recevront une ou quatre injection(s) de nanoparticules thérapeutiques par voie intraveineuse sous anesthésie générale (Etablissement utilisateur (EU) n°1) d’une durée d’une minute complétée par une anesthésie locale au niveau du point d’injection. Chaque injection de nanoparticule sera suivie 20 heures plus tard de l’application, sous anesthésie générale, d’un rayonnement infrarouge de 10 minutes, non invasif (Etablissement utilisateur (EU) n°1). Afin de suivre la progression de la maladie, 2 fois par semaine, les animaux seront pesés, l’aspect des pattes sera surveillé et l’épaisseur des chevilles de pattes arrière mesurée. Pour suivre certains marqueurs de la maladie, 3 prélèvements de sang sont prévus sous anesthésie générale d’une durée de 10 minutes. En parallèle, pour un deuxième groupe de souris, des animaux, qui auront développé la maladie suite à l'injection du réactif induisant l'inflammation articulaire, recevront une injection de nanoparticules fluorescentes par voie intraveineuse sous anesthésie générale d’une durée d’une minute complétée par une anesthésie locale au niveau du point d’injection (Etablissement utilisateur (EU) n°1). Puis, un suivi, sous anesthésie générale, par imagerie (2h, 6h, 18h 24h et 48h) de la localisation des nanoparticules fluorescentes dans l'organisme sera réalisé (Etablissement utilisateur (EU) n°2).

Impact sur les animaux

1-Injections de collagène/lipopolysaccharide (LPS). Ces injections (induction de la pathologie) peuvent être source de stress et occasionner un oedème modéré et un inconfort transitoire (2 jours). Enfin, une lésion cutanée locale (type ulcère) peut apparaître. Ces injections sont responsables d’une inflammation au niveau des articulations et d’une réaction auto-immunitaire qui conduisent au développement progressif de la maladie. 2-Développement de l’arthrite. Si les premiers signes cliniques d’arthrite sont perçus par l’expérimentateur entre 21 et 28 jours après la première injection de collagène, le processus d’inflammation initié par les injections de collagène peut être source de souffrance pour l’animal dès le tout début de l’expérimentation. Les souris peuvent être sujettes à différents symptômes proches des manifestations humaines de la pathologie : les animaux peuvent souffrir d’inconfort, de douleur, de handicap et éprouver des difficultés à se déplacer (inflamamtion articulaire). La pathologie peut s’accompagner d’autres signes de mauvaise santé générale (pelage terne, perte de poids…). 3-Administration de nanoparticules et application locale d’un rayonnement proche infra-rouge. L’administration de nanoparticules sera réalisée par voie intraveineuse peuvt être source de stress. Elles seront réalisées par un personnel formé et habitué à effectuer le geste technique associé. L’application locale sur les articulations d’un rayonnement proche infrarouge 20 heures après l’injection des nanoparticules est nécessaire à leur activation. L’application du rayonnement ne devrait ni être source de souffrance pour l’animal ni responsable d’altérations des tissus environnants : seules les cellules ayant internalisé les nanoparticules photothermiques seront impactées par le rayonnement. Puissance du rayonnement choisie pour ne pas causer de lésions cutanée. 4- Prélèvements sanguins. Ils seront de volume adapté à leur fréquence pour laisser le temps à l’entièreté du volume sanguin de se régénérer entre deux prélèvements donc effet très limité sur la santé de l’animal. 5- Transport : Le transport entre les EU partenaires pourra générer un stress léger de courte durée (transport< 15min) 6- Suivi par imagerie des nanoparticules fluorescentes. Le dispositif d'imagerie est adapté à une utilisation préclinique, ne causera pas de souffrance, la fréquence de son utilisation (5 fois en 48h) est d'ailleurs inférieure à celle maximale recommandée (6 fois/24h).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure après la réalisation sous anesthésie d’un prélèvement sanguin terminal nécessaire pour analyser les effets de la nanoparticule candidate sur la progression de la maladie.

Remplacement

Des études in vitro seront réalisées pour sélectionner des nanoparticules candidates non toxiques. Ces études sont une première étape mais ne suffisent pas pour conclure sur l’effet thérapeutique des nanoparticules. En effet, le recours à un modèle animal dans lequel les cellules immunitaires interagissent de manière complexe au sein d’organes organisés est nécessaire. Il existe différents modèles d’arthrite (dont le modèle induit au collagène que nous avons choisi) qui se rapprochent de la pathologie humaine de la polyarthrite rhumatoïde. Le recours à ce genre de modèle animal est obligatoire car c’est un outil qui permet d’étudier les éventuels bénéfices thérapeutiques de la nanoparticule à différents niveaux (état général des animaux, apparence des articulations, analyses sanguines…).

Réduction

Le nombre de souris utilisées dans chaque groupe de ce projet a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats interprétables et reproductibles. Nous évaluerons dans une étude pilote quel protocole d’injection de collagène induit l’arthrite dans notre établissement avec une bonne incidence puis sur des animaux malades nous évaluerons l’efficacité du traitement par photothermie à l’aide de tests statistiques adaptés. Il est prévu de réaliser chaque protocole thérapeutique ou de suivi de la répartition dans l'organisme des nanoparticules fluorescence 4 fois afin de s’assurer que les effets observés soient constants et reproductibles d’une expérimentation à l’autre. Pour chaque condition testée, au plus 10 animaux seront inclus par expérimentations pour atteindre au plus 40 souris par groupe. Si dès la troisième répétition d’expérience des effets sont mis en évidence par les tests statistiques alors nous ne réaliserons pas la quatrième répétition, ce qui réduira le nombre d’animaux utilisés. Les résultats seront analysés à l’aide de tests statistiques adéquats qui permettront de mettre en évidence sur tous les paramètres étudiés des différences entre les groupes de souris et de conclure quant à l’efficacité thérapeutique du traitement photothermique.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans l'EUn°1, dans l'EUn°2 et pendant le transport par groupes dans des cages enrichies avec l’ajout de matériel de nidification et de bâtons à ronger. Pendant le transport (

Choix des espèces

Les souris (Mus musculus) sont des mammifères dont le système immunitaire est très proche du système immunitaire humain. Il existe par ailleurs chez la souris plusieurs modèles déjà établis d’arthrite dont les caractéristiques sont proches de la polyarthrite rhumatoïde humaine. En particulier le modèle d’induction de l’arthrite par injection de collagène chez des souris âgées de 6 à 8 semaines est un modèle largement utilisé. C’est ce modèle que nous mettrons en place dans cette étude.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 96
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 96
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 96

Une souris qui perd 15 % de son poids ou présente des difficultés respiratoires après l'infection par le SARS-CoV-2 est mise à mort sans délai. 96 souris vont être utilisées, toutes tuées à la fin du protocole pour prélever poumons, cerveau et sang, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une puce sous la peau du dos, huit prises de sang hebdomadaires, de deux à dix doses de vaccin par le nez sans anesthésie et une inoculation du virus par voie nasale sous anesthésie générale. Le porteur indique qu'après l'infection, les souris perdent en moyenne 15 % de leur poids entre trois et cinq jours, puis montrent une léthargie et des difficultés respiratoires pouvant entraîner la mort au huitième jour. Il annonce étudier les symptômes du covid long, "y compris les atteintes cérébrales", et ne décrit aucun test neurologique ou comportemental pour les mesurer.

Objectifs

Le COVID-19, causé par le virus SARS-CoV-2, a affecté des millions de personnes dans le monde, entraînant non seulement des problèmes respiratoires mais aussi des symptômes neurologiques graves, y compris des atteintes cérébrales. Des recherches récentes ont montré que ces complications persistent chez certains patients, formant ce qu'on appelle le 'covid-long'. La vaccination a démontré son efficacité à la fois dans la prévention et le traitement du covid-long. Nous proposons d'évaluer le potentiel thérapeutique de notre vaccin dans un modèle murin, qui reproduisent les symptômes du covid-long, y compris les atteintes cérébrales. Ce modèle animal nous permettra d'étudier comment notre vaccin peut moduler les symptômes persistants du COVID-19, en particulier ceux affectant le système nerveux central. Ce vaccin, conçu pour cibler plusieurs variants du virus, pourrait offrir des perspectives prometteuses pour le traitement de ces formes graves de la maladie.

Bénéfices attendus

Les resultats de ce projet feraient l’objet d’une publication scientifique mais pourraient également servir de données preclinique à une demande d’essais clinique thérapeutique chez l’homme pour le traitement des symptomes liés au covid-long avec le candidat vaccin LVT-001 qui sera déjà évalué en clinque fin 2024 en prophylactique.

Procédures

Tous les animaux, soit 96 souris. Des puces d’identification dorsales en voie sous-cutanée (12 minutes par animal, 1 fois). Des prises de sang à la veine submandibulaire (5 minutes par animal, 8 fois soit une fois par semaine). Inoculation du vaccin par voie nasale sans anesthésie générale. (10 minutes par animal, entre 2 à 10 fois selon les lots). Challenge infectieux par voie nasale sous anesthésie générale (10 min par animal, 1 fois). Prélèvement d'urine (20 seconde maximum par animal, 1 fois).

Impact sur les animaux

Pour le challenge viral par voie nasale, une perte de poids moyen de 15% est observée en premier lieu entre 3 et 5 jours post infection et suivie très rapidement par une léthargie, des difficultés respiratoires pouvant entrainer la mort 8 jours post infection. Pour éviter toute souffrance aux animaux, une perte de poids moyen de 15% et/ou l’apparition de difficultés respiratoires entrainera la mise à mort sans délai. Une variabilité pouvant être liée à la souche virale, les points limites seront ajustés selon nos observations bi/quotidiennes pour éviter toute souffrance aux animaux. Les administrations en voie intra-péritonéale pour les anesthésies générales peuvent entrainer une légère douleur au niveau du site d’injection. Une légère douleur locale peut-être observée au site d’implantations de la puce télémétrique. Les prises de sang peuvent également entrainer une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. Les différentes contentions effectuées peuvent engendrer du stress pour l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole et les organes (poumons, cerveau, tête, sang) sont prélevés post mortem pour les analyses de charge virale, pur le recrutement cellulaire et sécrétion de médiateurs biochimiques.

Remplacement

Pour ce projet, il n’existe pas de méthode de substitution qui pourrait restituer fidèlement un modèle de régulation complexe permettant la validation de notre stratégie.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé au plus juste à l’aide d’outils statistiques en s’appuyant sur les données de la littérature et l’expérience des différents partenaires de ce projet. L’étude statistique sera faite sur la base d’un test non paramétrique, déjà éprouvé notamment pour l’étude de la réponse immunitaire humorale et cellulaire. Ce nombre d’animaux repose également sur notre experience precedente d’utilisation du même modèle animal dans le cadre d’essais de protection prophylactique avec le même candidat vaccin.

Raffinement

Les souris sont hébergées en accord avec les directives européennes et bénéficient d'un enrichissement social et physique (objets en cellulose pour faire un nid ou à ronger) dans la zone d'hébergement défini par la structure chargée du bien-être animal de l’établissement. Les souris sont hébergées, avant infection, en animalerie sur des portoirs ventilés puis en isolateur après infection expérimentale (environnement confiné). Un suivi quotidien de l’état de santé des animaux sera réalisé avec une surveillance systématique de points limites. Tout type de médication pouvant interférer avec la réponse immunitaire est proscrit. Des critères d’arrêt sont prévus dans le projet afin de prendre en compte d’éventuels effets inattendus. Les procédures sont réalisées par du personnel déjà formé aux sciences et techniques des animaux de laboratoire. Après chaque prise de sang et chaque instillation nasale sur animaux vigiles, une récompense positive alimentaire de type bouchée fruitée ou rondelle de banane séchée ou popcorn ou graines de tournesol sera réalisée.

Choix des espèces

Aucune méthode de substitution n’est envisageable au modèle animal qui est un système de régulation complexe permettant d’évaluer la réponse thérapeutique induite par la vaccination post-infection dans l’étude du covid long. Le modèle murin est à présent bien décrit dans la littérature et représente le modèle de référence pour l’étude des challenges infectieux Covid. Il a été récemment étendu à l’étude des symptômes et pathologies liées au Covid long avec notamment sa propension à reproduire l’infection du SNC par le virus. Ainsi ce modèle est le plus relevant pour l’étude de thérapie contre le covid long. Adulte et immunocompétent : afin d’être représentatif en préclinique de la cible clinique du protocole, le modèle le plus pertinent repose sur des adultes immunocompétents.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

Sept jours d'antibiotiques dans l'eau de boisson, une injection intraveineuse de cellules tumorales pulmonaires, cinq gavages de microbiote fécal ou cinq administrations intranasales sous anesthésie, puis jusqu'à vingt séances d'imagerie chacune précédée d'une injection dans l'abdomen : 300 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur mentionne des diarrhées, une déshydratation, des microlésions du tube digestif, de rares fausses routes lors des gavages et une gêne respiratoire transitoire. L'objectif est de voir si un transfert de microbiote fait apparaître des amas de lymphocytes dans la tumeur et améliore la réponse à une immunothérapie à laquelle 60 % des patients ne répondent pas. Toutes sont tuées pour que les tumeurs soient récupérées et l'organisation du système immunitaire autour des cellules tumorales examinée.

Objectifs

Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) ont révolutionné le traitement de nombreux cancers. Cependant, environ 60 pourcents des patients ne répondent pas aux ICI nécessitant de trouver d’autres thérapies pour soigner cette majorité de patients non répondeurs aux ICI. La présence de cellules immunitaires dans la tumeur est primordiale pour répondre aux ICI. En particulier, les lymphocytes organisés en agrégats (communément appelés structures lymphoïdes tertiaires, TLS) sont associés à une meilleure survie des patients et une meilleure réponse aux ICI. Très récemment, il a été montré que des bactéries peuvent stimuler l’activité des TLS. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer la capacité des bactéries d’un microbiote intestinal à induire la formation de TLS pour améliorer l’efficacité des ICI dans un modèle pré-clinique.

Bénéfices attendus

Le cancer du poumon est le 3ème cancer le plus fréquent et la 1ère cause de décès par cancer en France (source : site de l’INCa). Seulement 40 pourcents des patients répondent aux immunothérapies. Le présent projet portera sur un modèle murin de cancer du poumon. L’étude du transfert du microbiote fécal chez la souris déterminera : 1) si ce traitement induit la formation des structures lymphoïdes tertiaires (TLS) et 2) si la réponse à l'inhibiteur de point de contrôle et la survie des animaux sont améliorées. Les résultats de ce projet pourraient permettre d'améliorer les traitements en médecine humaine pour le cancer du poumon.

Procédures

Les animaux seront soumis à : un traitement antibiotiques dans l'eau de boisson (animal vigil, traitement en continu pendant 7 jours); des injections intraveineuses pour inoculation de tumeurs (animal vigil, 1 fois, 1 minute); des gavage pour implanter le microbiote sur certains groupes (animal vigil, 5 fois, 1 minute); des administrations intranasales sur d'autres groupes (animal anesthésié, 5 fois, 5 minutes); puis un suivi par imagerie (animal anesthésié, 20 fois maximum, 15 minutes) avec injection intrapéritonéale au préalable (animal vigil, 20 fois maximum, 1 minute) pour les animaux avec tumeurs ainsi qu'un suivi du microbiote intestinal (animal vigil, 3 fois, 2 minutes).

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables possibles sont : L’antiobiothérapie via l'eau de boisson pourra engendrer des diarrhées et une déshydratation. Les injections pourront induire une douleur de courte durée aux animaux. Les gavages peuvent induire des microlésions ou des irritations et dans de rares cas une fausse route. Les administrations intranasales et l'imagerie seront effectuées sous anesthésie qui pourra engendrer une baisse de la thermorégulation. Ces administrations pourront également engendrer une gêne respiratoire transitoire. L'induction de tumeur pourra induire une douleur modérée ainsi qu'une réduction de la mobilité. Le recueil des fèces se fera par contention manuelle douce qui pourra toutefois engendrer un léger stress.

Devenir

Toutes les souris seront euthanasiées pour qu'on puisse récupérer les tumeurs et étudier la façon dont le système immunitaire s'organise autour des cellules tumorales.

Remplacement

Les structures lymphoïdes tertiaires (TLS) sont des organisations en 3 dimensions de cellules immunitaires se développant à proximité des vaisseaux sanguins. L’étude des TLS ne peut se faire à ce jour que chez l’animal. Ainsi, les modèles souris sont considérées comme un modèle nécessaire et indispensable pour étudier la fonction des TLS dans le développement d’une réponse immunitaire contre la tumorale.

Réduction

300 animaux seront utilisés pour ce projet. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. En effet, les groupes sont constitués de 5 ou 10 animaux, groupes établis grâce à un calcul de puissance mathématique et les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques pour permettre une interprétation fiable des résultats. L'utilisation de l'imagerie dans ce projet, permet un suivi longitudinal (plusieurs mesures sur le même animal) et donc de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des portoirs ventilés (5 animaux maximum par cage) et ne seront expérimentés qu'après une semaine minimum de stabulation. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (isolement limité à la fin d’une seule expérience) en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique (ou biberon d’eau lors de l’antibiothérapie) et un accès ad libitum à la nourriture et à l'eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière Kraft, carré de coton, bâtonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les conditions de températures et d'hygrométrie seront contrôlées et monitorées. Dans la réalisation de ce projet, l'ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie). Tout sera mis en oeuvre pour limiter au maximum les nuisances. Les animaux sont manipulés par du personnel formé et compétent dans des pièces dédiées à chaque type d'intervention. Pour les injections, les volumes injectés seront réduits au minimum. L'évolution tumorale sera suivie et mesurée. Quand l'acte technique le nécessite, les animaux seront sous anesthésie. Les animaux seront vérifiés quotidiennement. Ils seront également pesés deux fois par semaine et leur état de santé sera reporté sur une grille de suivi individuel. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de la procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie).

Choix des espèces

En accord avec la littérature scientifique sur le microbiote, les structures lymphoïdes tertiaires et les réponses anti-tumorales et la disponibilité de l'ensemble des réactifs nécessaires à la procédure, ce projet sera entièrement réalisé chez la souris. De plus, différents protocoles développés chez la souris sont décrits de façon détaillée dans la littérature. Ils sont donc applicables sans avoir besoin d’utiliser des animaux supplémentaires pour réaliser la mise au point des protocoles expérimentaux. Le projet utilisera des souris non génétiquement modifiées car particulièrement adaptées à l'étude des réponses anti-tumorales. Les animaux seront reçus à l'âge de 11 semaines puis mis en acclimatation pendant une semaine minimum avant de débuter l'expérimentation. Cet âge a été choisi car à ce stade de développement, les souris sont sevrées, ont atteint une taille adulte et disposent d'un système immunitaire mature. Les expériences dureront de 13 jours à 2 mois maximum.

Cinétique microglie AVC

(NTS-FR-725873v1 – 08/10/2024)
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 182
Souffrances
▲ 30
▲ -
▲ -
▲ 152
Devenir
 -
 -
 -
 182

182 souris vont être utilisées, dont 152 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour le prélèvement du cerveau. 128 d'entre elles subissent un accident vasculaire cérébral provoqué par injection de thrombine, une intervention d'une heure et demie, suivie d'IRM, certaines recevant en plus un cathéter intraveineux, des microparticules d'oxyde de fer ou des injections de microglie fluorescente. Le porteur indique un affaiblissement de la patte avant gauche, une perte de poids et des déficits fonctionnels ou cognitifs possibles, avec un suivi allant jusqu'à trente jours après l'accident. L'effectif retenu inclut 15 % d'animaux comptés pour l'entraînement des expérimentateurs et les pertes, marge chiffrée puis rapportée à l'"aisance" des équipes.

Objectifs

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est l'une des principales causes d'invalidité et de décès dans le monde. L’AVC ischémique (AI) représente environ 85% des AVC, il est majoritairement causé par une thrombose ou une embolie entrainant une diminution de l’afflux sanguin vers le cerveau. Peu après l'apparition de l'AI, des phénomènes d’hypoxie et inflammatoires entrainent une dégénérescence neuronale responsable de déficits à long terme. La majorité des études précliniques sur l’AI se sont concentrées sur des temps précoces et sur la mesure du volume de la lésion, définitif 24 à 48 heures après le début de l'AVC, comme critère d'évaluation principal. Cependant, l'AI peut être considéré comme une maladie chronique. En effet, les patients peuvent souffrir de séquelles des mois, voire des années après la phase aigüe. Ainsi, au moins 1/3 des patients développent une dépression et une fatigue en post-AVC. L'origine de ces symptômes n'est pas claire et peut être difficile à traiter, ce qui en fait une priorité de la recherche sur l'AVC. Malgré cela, nos connaissances sur les phases subaiguës et chroniques de l'AI sont très limitées à ce jour. Il a été suggéré que l'apparition de la dépression et de la fatigue post-AVC pourrait être liée à une dérégulation de la réponse immunitaire. La microglie joue un rôle dans la modulation de la neurogenèse et de l'angiogenèse post-AVC. Dans ce projet, nous examinerons la cinétique temporelle et la dynamique spatiale de la microglie après un accident vasculaire cérébral dans les phases aigues et chroniques post-AVC. Une meilleure compréhension de la dynamique microgliale post-AVC pourrait conduire à l'identification de nouvelles stratégies ciblant la microglie pour combattre les séquelles à long terme.

Bénéfices attendus

Une meilleure compréhension de la dynamique microgliale post-AVC pourrait conduire à l'identification de nouvelles stratégies ciblant la microglie pour combattre les séquelles à long terme.

Procédures

Une partie des animaux recevra une injection d'un agent dépletant la microglie (n=48, durée de la procédure 15min) pour étudier l'impact de la dépetion. Une partie des animaux (n=64) recevra une injection 24 heures avant AVC d'un agent fluorescent et de microbilles fluorescentes (durée de la procédure : 1 heure) pour étudier la dynamique de la microglie et ses interactions avec les macrophages périvasculaires et des méninges. Une partie des animaux fera l'objet d'une pose de cathéter intraveineux 24 heures avant AVC pour l'injection de MPIO (microparticules d'oxyde de fer) (n=10, durée de la procédure : 15 minutes) pour évaluer la dynamique de la microglie. Le modèle d'ischémie thromboembolique cérébrale focale par injection de thrombine sera réalisé sur 128 animaux (durée de la procédure 1,5 heures) et les lésions cérébrales seront évaluées par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) (n=128, durée de la procédure : 15min). Une partie des animaux (n=10) sera suivi en imagerie IRM à J7, J15, J30 post-AVC pour évaluer la localisation de MPIO et donc la localisation de la microglie. Une partie des animaux recevra une injection de microglie fluorescente (n=60, durée de la procédure 1h). Une partie des animaux (n=10) sera suivi en microscopie biphotonique à A 2h, J2, J15, J30 post-AVC pour observer la dynamique de la microglie.

Impact sur les animaux

Chirurgies : Certains animaux peuvent montrer des signes de douleur dans les premières heures après la chirurgie. Un affaiblissement transitoire de la patte avant gauche (correspondant à la zone cérébrale lésée par l'AVC) qui disparaît dans la première semaine après l'AVC. Ils peuvent également présenter une perte de poids, du stress, des déficits fonctionnels et/ou cognitifs. Injections : certains animaux peuvent montrer des signes de douleur dans les premières heures après la réalisation du geste qui disparait dans les jours suivant la procédure. Imagerie : Certains animaux peuvent montrer des signes de stress lié à la nuisance sonore durant les procédures d'imagerie, une perte de masse corporelle après les anesthésies.

Devenir

A l'issue de toutes les procédures, les animaux seront mis à mort pour récupération de leur cerveaux pour analyses ultérieures.

Remplacement

Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. La souris est l’espèce animale la plus étudiée dans l'étude de la réponse immunitaire en post-AVC au niveau du cerveau. La physiopathologie est donc globalement établie, ce qui nous permettra d’interpréter nos résultats de manière fiable. L’ensemble des acquis et des connaissances dont nous disposons rend cette espèce particulièrement intéressante dans le cadre de notre étude

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimal d’animaux afin de souscrire au principe de réduction. Le nombre d’animaux utilisé est déterminé en fonction de la spécificité/sensibilité des méthodes utilisées, de nos travaux précédemment publiés, de la littérature et de tests statistiques. Afin d'avoir une idée de la numérotation des groupes, un test de numérotation a été effectué. En fonction de l'expérimentateur (habileté, expérience, prédisposition pour ce type de gestes), le nombre d'animaux pourra être revu à la baisse en fonction de l'aisance des expérimentateurs. Un nombre moyen pour chaque groupe, comprenant un pourcentage d'entrainement et de perte dans ce nombre (15%) a donc été défini. De plus, l'utilisation de techniques d'imagerie non invasives permet de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Afin de souscrire au principe de raffinement, les animaux seront anesthésiés et analgésiés durant chaque procédure. Les expériences seront réalisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. Nous avons indiqué pour chaque procédure expérimentale les points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum. Le bien-être des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel qualifié 7/7, cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l'accès à l'eau et à la nourriture sera ad libitum. Des dômes de cellulose et des carrés de cotons seront placés dans chaque cage. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en œuvre pour réduire l'angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu'à la mise à mort de l'animal.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences vasculaires et en immunologie. L’anatomie et la physiologie de la circulation cérébrale sanguine de la souris sont bien connues et sont semblables par leurs grands traits à celles de l’homme. Les propriétés tissulaires des artères cérébrales sont identiques chez l’homme et la souris. Le fonctionnement du système immunitaire de la souris se rapproche de celui de l'homme. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier la dynamique de microglie dans les AVC ischémiques. Les souris utilisés seront âgées de 8 à 12 semaines et auront un poids d'environ 20 g. Nous réaliserons nos modèles sur des adultes afin de pouvoir pratiquer sur des animaux du même stade de développement que ceux utilisés en majorité dans les modèles d’AVC.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 9900
Souffrances
▲ -
▲ 3276
▲ 6624
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9900

9 900 souris vont être utilisées pour des groupes expérimentaux de quatre à huit individus, répliqués sur trois expériences indépendantes. Chacune est anesthésiée puis infectée par instillation nasale de Bordetella pertussis, bronchiseptica ou holmesii, ou vaccinée par voie nasale ou intrapéritonéale, avant d'être tuée sept à vingt et un jours plus tard. 3 276 relèvent d'un niveau de souffrance léger et 6 624 d'un niveau modéré, aucune ne pouvant être réutilisée puisque la vaccination ou l'infection modifie durablement leur réponse immunitaire. Le porteur affirme employer des souches virulentes "à des doses qui n'ont aucun effet délétère pour la souris", et reconnaît ne disposer d'aucun modèle établi pour Bordetella holmesii, dont le pouvoir pathogène reste à déterminer.

Objectifs

Les objectifs de notre projet consistent en la découverte de nouveaux facteurs bactériens impliqués respectivement dans la colonisation/maintien des bactéries dans le tractus respiratoire (nez et poumon) de la souris et pouvant potentiellement médier une protection contre un challenge avec une souche pathogène. Ainsi dans un premier temps des isolats cliniques récents de Bordetella pertussis, Bordetella bronchiseptica et Bordetella holmesii seront testés dans un modèle murin pour déterminer leurs capacités à coloniser et persister dans le tractus respiratoire et également à disséminer dans le cadre d’une infection. Une recherche des déterminants bactériens surexprimés dans un environnement mimant le nez est en cours in vitro et in cellulo (cellules épithéliales nasales) par des études de transcriptomiques et de protéomique. Des souches bactériennes déplétées de certains de ces facteurs de virulence seront ainsi testées dans le modèle murin afin de définir le rôle de ces facteurs in vivo. Des candidats vaccins utilisant des antigènes modèles ou issus de l’étude in vitro en cours seront utilisés pour formuler des vaccins mARN, saARN (self amplifying RNA) ou protéiques. Ceux-ci seront ensuite testés chez la souris par administration nasale afin de définir les bases cellulaires et moléculaires de la réponse immune induite. Ces vaccins seront ensuite testés pour déterminer leurs pouvoirs protecteurs dans un modèle de challenge utilisant différentes souches pathogènes humaines de Bordetella.

Bénéfices attendus

Les bénéfices apportés par ce projet seront multiples. Nous allons ainsi pouvoir mettre en place de nouveaux modèles de colonisation animale utilisant des souches virulentes humaines de B. pertussis, B. bronchiseptica et B. Holmesii. Il est à noter qu’il existe très peu d’études publiées à ce jour ayant étudié le comportement de Bordetella holmesii dans un modèle murin. Enfin, nous testerons des vaccins innovants à base d’ARNs ou de protéines, en cours de développement contre ces souches pathogènes. L’importance de cette étude est soulignée par l’augmentation croissante de cas de coqueluche à travers le monde. D’autre part, ce projet nous permettra de mettre en place un modèle murin pour étudier la pathogénèse de B. holmesii, considéré comme un pathogène émergent lié à des pathologies humaines respiratoires et disséminées. L’objectif final du projet est de concevoir des vaccins plus performants contre la coqueluche et mettre au point et évaluer un vaccin qui protégerait contre une infection à B. holmesii.

Procédures

les souris seront infectées sous anesthésie par une instillation nasale de la suspension bactérienne. Les souris seront vaccinées sous anesthésie par instillation ou injection des candidats vaccins par voie nasale ou intrapéritonéale respectivement.

Impact sur les animaux

Le modèle de coqueluche induit par B. pertussis ou B. bronchiseptica ne provoque pas de pathologie chez la souris aux doses que nous utilisons . Ceci a déjà été démontré par de nombreuses études dans notre laboratoire et d’autres laboratoires à travers le monde. Dans le cadre de cette étude, nous utiliserons des souches virulentes de B. pertussis et B. bronchiseptica à des doses qui n'ont aucun effet délétère pour la souris car aucun dommage pulmonaire ou autre n'est observé. Il n’existe cependant pas de modèle murin pour B. holmesii et une étude exploratoire doit être menée pour déterminer la plus faible dose infectieuse permettant d’établir un modèle de colonisation/dissémination sans induire de pathologie préjudiciable chez la souris. Il n’existe aucun modèle animal pour Bordetella holmesii, cependant c’est une bactérie strictement humaine qui probablement comme Bordetella pertussis et Bordetella bronchiseptica ne mime pas parfaitement la pathologie humaine et donc induit des symptômes beaucoup plus légers dans le modèle murin. Pour les administrations par voie intranasale, nous pratiquerons au préalable une anesthésie chimique des souris. L'euthanasie se fera par dislocation cervicale ou par injection létale d’euthanasiant chimique.

Devenir

Les souris ne pourront pas etre réutilisées pour une autre étude car elles auront été soit vaccinées soit infectées ce qui engendre une réponse immunitaire empechant leur reutilisation

Remplacement

Nous appliquons la règle des 3R dans l’ensemble de nos projets. Cependant, lorsque l’on fait de la recherche en vaccinologie et pathologie, les modèles in vitro et in silico ne suffisent pas pour étudier les réponses du système immunitaire et l’établissement de l’infection chez l’hôte, et dans ces cas, les modèles animaux sont indispensables. De même, pour tester l’efficacité des vaccins à protéger contre les souches virulentes, le modèle animal reste incontournable. La tolérance locale des candidats vaccins et de leurs composants seront évaluées sur de la muqueuse nasale humaine avant l’utilisation dans le modèle murin. Ainsi l’épithélium différencié des voies respiratoires humaines sera reconstitué à l’aide d’un mélange de cellules primaires isolées à partir de 14 donneurs nasaux normaux différents. Uniquement les formulations vaccinales présentant une absence de toxicité sur les cellules seront testées chez la souris.

Réduction

Le nombre d’animaux est basé sur un calcul de puissance statistique en fonction de la variabilité attendue concernant la significativité des différences observées entre les groupes expérimentaux. Si la variabilité inter-individus et inter-expérimentation est faible, le nombre d’animaux par groupe sera revu à la baisse. Pour atteindre des valeurs statistiques satisfaisantes, 4 souris par groupe et par point de temps seront nécessaires pour les expériences de colonisation et d’immunisation, et 8 souris pour les expériences de challenge. Trois expériences identiques mais indépendantes seront réalisées pour renforcer les résultats. Pour les procédures où plusieurs groupes seront comparés, un test statistique sera réalisé. La significativité sera considérée si p < 0.05.

Raffinement

Nous definirons les doses infectieuses permettant de définir les modèles optimaux de colonisation de chaque souche bactérienne sans induire de pathologie préjudiciable chez la souris. Pour tester le pouvoir protecteur des vaccins, les animaux vaccinés ou naïfs seront infectés intranaselement par des souches virulentes. Les souris sont euthanasiées 7 jours plus tard pour B. pertussis ou B. bronchiseptica ou au maximum 21 jours plus tard pour B. holmesii dont on ne connait pas encore le pouvoir pathogène. Nous respecterons les points limites ainsi nous surveillerons régulièrement l’aspect physique des souris au cours de l'expérience, si nous observions des paramètres de souffrance nous sacrifierions les animaux immédiatement..

Choix des espèces

B. pertussis et B. bronchiseptica colonisent de façon efficace et transitoire le tractus respiratoire de la souris. Ce modèle animal nous permet donc d'étudier correctement les paramètres qui nous intéressent, à savoir la colonisation du nez et des poumons et l'induction de protection contre une souche bactérienne virulente. Pour B. holmesii le modèle murin n’est pas établi et doit être testé. D'autre part, de nombreux outils d'analyses sont disponibles dans le modèle murin pour regarder les réponses immunitaires induites, de type cellulaires, anticorps, cytokines etc... Nous utilisons des souris adultes, âgées entre 6 et 8 semaines. Notre objectif est d’étudier la colonisation du tractus respiratoire et la dissémination (pour Bordetella holmesii) des souches bactériennes et la mise en place d’une réponse immunitaire induite soit par les vaccins soit par les colonisations.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 153850
Souffrances
▲ -
▲ 153600
▲ 250
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 153850

153 850 souris vont être utilisées, chacune recevant une puce électronique sous la peau avant le sevrage et une biopsie d'un fragment de queue dès deux à trois semaines d'âge. 250 d'entre elles reçoivent en plus des injections intrapéritonéales d'un agent chimique mutagène à quatre, cinq et six semaines, qui peut rendre stériles 70 % des mâles, les autres naissant, étant génotypées et maintenues pour l'entretien de la lignée. Toutes seront tuées dès les premiers signes biologiques de la maladie auto-immune, ce que le porteur présente comme un moyen d'éviter toute souffrance. Il annonce un effectif établi sur des études statistiques permettant d'utiliser "le moins d'animaux possible", sans expliquer comment ce calcul aboutit à 153 850 souris.

Objectifs

Ce projet concerne les maladies auto-immunes qui ont une cause génétique et sera réalisé dans 2 établissements utilisateurs. Le but est de caractériser les gènes impliqués en utilisant la souris comme modèle. Dans ce projet nous induirons des mutations au hasard dans le génome grâce à l’injection d'un agent chimique. Nous identifierons les mutations qui modifient les caractéristiques physiques de la maladie en suivant les descendants des souris traitées. Les mutations qui modifient de manière significative les caractéristiques de la maladie seront ainsi identifiées. Les protéines codées par les gènes identifiés seront des cibles thérapeutiques potentielles chez l’Homme.

Bénéfices attendus

Identifier de nouveaux gènes impliqués dans la maladie. Cette démarche donnera accès à de nouvelles cibles thérapeutiques pour la maladie ainsi qu’à de nouveaux marqueurs génétiques et/ou biologiques permettant de dépister la maladie à des stades précoces. Nous prévoyons que de nouveaux gènes modifiant les caractéristiques de la maladie seront découverts.

Procédures

Chez certaines souris une injection unique intrapéritonéale sera pratiquée dans les 3 jours qui suivent la naissance (le geste dure 15 secondes). Le projet comporte l'injection intrapéritonéale de 250 animaux avec un agent chimique 1 fois par semaine pendant 3 semaines (à 4, 5 et 6 semaines d'âge) (chaque geste dure moins de 15 secondes). Chez certaines souris un prélèvement unique de sang sera effectué à 6 semaines sous anesthésie générale (le geste dure 30 secondes). Toutes les interventions citées précédement seront réalisées dans un seul établissement utilisateur. Une puce électronique sera implantée à tous les animaux avant le sevrage par voie sous cutanée et des biopsies d’un fragment de queue seront effectuées à partir de 2-3 semaines d’âge (le geste dure 15 secondes). Ces deux interventions pourront être réalisées dans les deux établissements utilisateurs

Impact sur les animaux

Les injections de l’agent chimique peuvent entraîner une infertilité chez 70% des mâles. L'injection intrapéritonéale peut en soi être à l'origine d'une douleur, les prélèvements de sang sous anesthésie peuvent être associés à une douleur à l'œil au réveil, les biopsies de queue peuvent engendrer une douleur.

Devenir

Les animaux seront mis à mort dès l'apparition des premiers signes biologiques de la maladie afin d'éviter toute souffrance.

Remplacement

Ce projet concerne l'étude de maladies auto-immunes qui sont d’origine génétique. Il n’existe pas de modèles in vitro ou in silico pour aborder le sujet. D’où le besoin d'avoir recours aux modèles de souris dont les caractéristiques récapitulent la maladie humaine. Les expériences proposées nécessitent de comparer des individus qui ne diffèrent pas de façon majeure pour leur fond génétique ou l’environnement. C’est le cas de la souche de souris que nous proposons d’étudier.

Réduction

Pour respecter le principe de la Réduction, le nombre proposé de souris a été établi sur la base d’études statistiques permettant d’utiliser le moins d'animaux possible pour aboutir à des résultats fiables. La méthode utilisée permet de cumuler les individus à des temps différents de suivi en diminuant ainsi de manière très importante le nombre de souris analysées à chaque temps individuel. Pour les expériences impliquant des croisements, le nombre d’individus prévus tient compte de notre expérience dans le domaine. Par ailleurs, le protocole prévoit un nombre limité de croisements (3) pour constituer les groupes d'animaux qui feront l'objet de l'analyse génétique.

Raffinement

Toutes les mesures seront prises pour respecter le confort maximum des conditions d’hébergement, faire pratiquer les gestes nécessaires par un personnel formé et ayant de l’expérience des pratiques, réduire le stress et la douleur. Les souris sont hébergées dans des portoirs ventilés. Les cages sont dotées de tunnels d’enrichissement rouges et de cotons de nidification. Pour les prélèvements sanguins et les biopsies une prise en charge de la douleur sera mise en place avec des antalgiques et des anesthésiques. Une observation quotidienne avec une grille de points limites sera effectuée afin qu’en cas de besoin des mesures soient mises en place pour garantir le bien-être de l‘animal. Quand des livraisons d’un établissement à l’autre seront réalisées, les animaux aptes au transport seront livrés via un transporteur agréé et en respectant le bien-être des animaux (colis comprenant alimentation, gel d'hydratation et enrichissement). Une période d’acclimatation sera appliquée après réception des animaux.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie est une souche de souris qui développe une maladie dont les caractéristiques sont similaires à celles de la maladie humaine correspondante. Les souris sont engagées dans les procédures dès la naissance. La maladie apparait chez les souris adultes après 12 semaines d’âge. Les souris sont suivies une fois par semaine, à partir de 10 semaines d’âge, pour détecter de manière précoce la survenue de la maladie. Les expériences seront toujours interrompues dès les premiers signes biologiques de la maladie avant que celle-ci n’ait donné lieu à des manifestations physiques entraînant une souffrance des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 6704
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5028
▲ 1676
Devenir
 -
 -
 -
 6704

Infectées par Mycobacterium tuberculosis par voie intranasale ou intraveineuse, puis gavées ou injectées cinq à sept jours par semaine pendant trois à huit semaines, ces souris peuvent aussi recevoir un second agent pathogène. 6 704 souris vont être utilisées, 5 028 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 1 676 un niveau sévère. Le porteur affirme que la surveillance biquotidienne permet "l'arrêt total des souffrances de l'animal par sa mise à mort", tout en jugeant "indispensable" d'observer chez les souris infectées par Plasmodium au moins deux signes de neuropaludisme, ataxie, hémiplégie ou tétraplégie, spasmes, coma. Toutes sont tuées par dislocation cervicale en fin d'expérience, pour le prélèvement d'organes.

Objectifs

Le projet présente trois objectifs distincts: - étudier l'effet de composés (médicaments, substances chimiques ou produits biologiques) à visée thérapeutique contre la tuberculose. - évaluer la pathogénicité de différentes souches bactériennes de Mycobacterium tuberculosis sauvages ou mutantes, ainsi que la contribution de l'hôte à la pathogénicité des mycobactéries in vivo chez la souris. - étudier l'évolution de la co-infection (par un agent pathogène secondaire) dans un modèle de souris infectée de manière latente par M. tuberculosis.

Bénéfices attendus

Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé, 9,9 millions de personnes ont développé la tuberculose dans le monde, et 1,3 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2023 (dont 214 000 présentaient également une infection à VIH). À l’échelle mondiale, la tuberculose est la 13e cause de mortalité et la deuxième due à une maladie infectieuse, derrière la COVID-19. Cette évolution est principalement liée à la recrudescence de la tuberculose chez des patients immunodéprimés, ainsi qu'à l’émergence des souches résistantes aux antibiotiques. Dans ce contexte, nos projets visent à identifier de nouveaux composés à visée thérapeutique efficaces sur les souches multiresistantes et à comprendre les mécanismes fondamentaux de l'interaction de l'hôte avec les mycobactéries, afin de comprendre tous les mécanismes responsables de l’infection, mais également de caractériser et étudier l'impact d'une co-infection chez la souris atteinte d'une tuberculose latente.

Procédures

Selon leur formulation, les composés peuvent être administrés quotidiennement (5 à 7 jours par semaine) par gavage (durée d'intervention : 1 minute) ou voie intrapéritonéale (durée d'intervention : 30 secondes) ou une fois par semaine par voie intraveineuse (dans la veine caudale - durée d'intervention : 2 minute) aux souris non-anesthésiées, pendant 3 à 8 semaines. L’administration par voie endotrachéale (durée d'intervention : 3 minute) ou intranasale (durée d'intervention : 1 minute) peut également être utilisée 3 à 5 fois par semaine et pendant 1 à 3 semaines sur souris préalablement anesthésiées. L'infection des souris avec les différents agents pathogènes est réalisée par voie intranasale (durée d'intervention : 1 minute) sous anesthésie ou par voie intraveineuse (durée d'intervention : 2 minute), intrapéritonéale (durée d'intervention : 30 secondes) ou sous cutanée (durée d'intervention : 1 minute) sur animaux vigiles. Dans le cadre des expériences de co-infections, les animaux seront infectés à deux reprises, (i) avec Mycobacterium tuberculosis (ou BCG) (durée d'intervention : 1 minute), puis (ii) un des autres pathogènes étudiés (durée d'intervention : 1 minute).

Impact sur les animaux

Lors des expériences de surinfection, des signes cliniques graves pourraient etre observés. Des points limites basés sur l’apparence et le comportement des souris sont observés quotidiennement, afin de détecter le plus tôt possible une éventuelle morbidité. Une grille de signes cliniques est utilisée et le « score de douleur » permet de déterminer le niveau de souffrance de l’animal. Les animaux présentant des signes cliniques défavorables (score supérieur à 5) sont euthanasiés. Dans cette procédure, la perte de poids constitue le point limite majeur pris en compte. L’évolution du poids est suivie au minimum 2 fois par semaine. Une perte de poids > 20%, seule, entraine l’euthanasie de la souris. La prostration est également un des indicateurs de douleur pertinent dans le cas d’infection de certaines souris transgéniques. Lors de l'infection par Plasmodium, la mise à mort fait suite à l'observation de deux symptômes caractéristiques du neuropaludisme : ataxie, hémi ou tétraplégie, spasmes, coma pour les souris infectées par Plasmodium berghei ANKA. Aussi, il est indispensable pour l'étude du neuropaludisme d'observer au moins ces deux signes cliniques, la pathologie étant cérébrale et ne pouvant être diagnostiquée que par ces signes. Néanmoins, l'apparition de ces signes cliniques étant dans une fenêtre connue (6 à 10 jours après infection), les animaux seront surveillés toutes les demi-journées, permettant l'arrêt total des souffrances de l'animal par sa mise à mort.

Devenir

Pour chaque procédure, les animaux sont euthanasiés par dislocation cervicale en fin d'expérience pour effectuer le prélèvement de différents organes pour analyse.

Remplacement

Aucun modèle expérimental in vitro ne permet d'englober tous les aspects de l'interaction hôte-pathogène qui aboutissent à la tuberculose pulmonaire évolutive, ni de reproduire la physiopathologie de l’infection respiratoire, ni d’étudier les mécanismes de défense contre l’infection. Seules les études in vivo permettent de déterminer l'efficacité de composés face à une épreuve virulente de M. tuberculosis. Et l’efficacité chez la souris constitue un pré-requis avant toute phase clinique sur l'homme. De nombreux aspects de la pathogénicité étant comparables entre l’homme et la souris, il est ainsi admis que la souris constitue un modèle incontournable pour le suivi de la réplication du bacille tuberculeux in vivo et l’étude de l’interaction entre l’hôte et les mycobactéries. Les différentes stratégies innovantes de vaccination contre les mycobactéries pathogènes peuvent être évaluées et validées chez la souris qui, infectée efficacement par des souches de M. tuberculosis pathogènes humaines, développe une tuberculose pulmonaire.

Réduction

Les expériences sont répétées en triplicate sur 4 animaux par groupe expérimental. Les résultats sont analysés statistiquement avec le test de Student. Afin de réduire le nombre d'animaux, une partie des organes est également utilisée et analysée par histologie ou par FACS, afin de visualiser la localisation des bactéries dans différents types cellulaires.

Raffinement

De façon à réduire le stress, l'inconfort et la douleur, les souris sont anesthésiées au moment des différentes administrations invasives. De plus, la surveillance sera accrue, 2 à 3 fois par semaine ou quotidienne, selon les procédures. L'apparence physique, l'alimentation et le comportement des animaux seront surveillés, afin de détecter le plus tot possible une éventuelle morbidité. Une grille de signes cliniques a été établie et est utilisée pour évaluer un "score" de douleur et permet d'évaluer le niveau de souffrance des animaux. Les animaux présentant des signes cliniques défavorables (score supérieur à 5) seront euthanasiées. Les souris seront euthanasiées au maximum 10 semaines post-infection, i.e. avant l'apparition des signes de morbidité, sur la base des connaissances de la souche de M.tuberculosis de type sauvage qui est la plus pathogène parmi les mycobactéries que nous étudions. Si des signes de morbidité étaient observés, les points de cinétiques serons revus et réajustés, les individus seront euthanasiés et les analyses prévues réalisées plus précocément par rapport à celles initialement prévues. Le cas échéant les souris sont préalablement anesthésiées: - à l’aide d’une solution d’isoflurane (2%) par la voie aérosol. Les souris sont placées par série de 4 dans une boite d'induction étanche en plexiglas avec joint (L21,8*l12,8*H12,9 (3,6 l)) pendant environ 5 à 10 minutes où elles respirent les vapeurs d’isoflurane. La durée d'anesthésie est d'environ 1 minute. - par injection intrapéritonéale d'une solution contenant 1 mg/ml de Xylazine (Rompun®) ou Diazépam et 10 mg/ml de Kétamine (Clorketam 1000-Vétoquinol®), préparée en PBS. 50 à 100 μl de ce mélange est administré pour 10 g de souris (soit 5 à 10 mg/kg de Xylazine et 80 à 100 mg/kg de Kétamine). La durée d'anesthésie est d'environ 20 minutes.

Choix des espèces

1)La possibilité d’induction d’une tuberculose chronique chez la souris par des souches de M. tuberculosis pathogènes pour l’homme et la pertinence de ce modèle expérimental en ce qui concerne l’évolution de la maladie, 2)L’existence de nombreuses similitudes de l’immunité anti-mycobactérienne entre l’homme et la souris, 3)Les nombreuses connaissances disponibles pour cette espèce, font de ce modèle expérimental un système de choix qui permet d’éviter le recours aux espèces plus sensibles. Les animaux utilisés sont âgés de 6 à 10 semaines au moment de l'infection par M. tuberculosis. Cet intervalle d’âge permet d’avoir un système immunitaire optimal.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 660
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ 570
Devenir
 -
 -
 -
 660

La paralysie part de la queue et remonte le long de la moelle épinière, et le porteur limite la procédure à trente jours pour cette raison. 660 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré à sévère, dont 570 en sévère, toutes tuées pour analyse. Elles reçoivent des injections sous-cutanées et intraveineuses sous anesthésie gazeuse pour induire une sclérose en plaques, ou des cellules tumorales injectées sur chaque flanc suivies de quatre injections de traitement, avec une mesure quotidienne des tumeurs et une mise à mort au vingt-et-unième jour parce que le modèle devient létal au-delà de trente jours. L'objectif déclaré est d'identifier deux régulateurs de l'éducation des lymphocytes T, avec un bénéfice renvoyé au conditionnel face à une immunothérapie qui, selon le porteur, n'est efficace que chez 20 % des patients.

Objectifs

Les lymphocytes T sont un sous-type de globules blancs qui combattent les virus, les bactéries ou encore les cancers. Ces lymphocytes sont éduqués à ne pas reconnaître nos propres tissus comme des éléments étrangers dans un organe du système immunitaire appelé le thymus. Des dérégulations dans leur éducation peuvent conduire à des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques ou le diabète de type 1, mais également impacter l’efficacité de la réponse antitumorale. Dans le thymus, les cellules épithéliales médullaires thymiques, appelées mTEC, sont critiques à l’éducation des lymphocytes T. L’identification de régulateurs de l'éducation des lymphocytes T constitue un défi majeur pour améliorer notre compréhension des mécanismes impliqués dans la protection contre les maladies auto-immunes et les cancers. Dans ce contexte, notre équipe a identifié deux nouveaux régulateurs associés au développement de la sclérose en plaques. Nous avons alors émis l’hypothèse que ces facteurs pourraient contribuer à l’éducation des lymphocytes T. Notre projet visera à 1) caractériser le rôle de ces facteurs dans la protection contre des pathologies auto immunes à l’aide d’un modèle murin de sclérose en plaques ; 2) analyser l’impact de ces facteurs sur l'éducation des lymphocytes T et 3) déterminer l’impact de la déficience de ces facteurs sur la réponse antitumorale. En résumé, l’ensemble de ces travaux de recherche permettra de mettre en évidence la fonction de ces nouveaux facteurs clé dans la protection contre des maladies auto-immunes et l’éradication des tumeurs.

Bénéfices attendus

Les maladies auto-immunes touchent 5 à 10% de la population mondiale. Cependant, face à la complexité de ces maladies, il n’existe actuellement aucun traitement permettant de guérir les patients atteints. Par ailleurs, un défaut d’éducation des lymphocytes T peut également impacter l’efficacité de la réponse antitumorale. La stratégie actuelle utilisée pour booster la réponse des lymphocytes T contre la tumeur est basée sur l’utilisation d’anticorps : l’immunothérapie. Cependant, elle n’est efficace que chez seulement 20% des patients. Identifier les régulateurs de l'éducation des lymphocytes T pourrait constituer une nouvelle stratégie pour améliorer l’éradication des tumeurs et la protection contre les maladies auto-immunes. Ce projet pourrait démontrer que ces régulateurs sont critiques dans la lutte contre des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques et à plus long terme pourrait orienter les médecins vers des tests génétiques plus précis pour un meilleur diagnostic. De plus, ces régulateurs pourraient être impliqués dans l’efficacité de la réponse anti tumorale dans des contextes de tumeurs comme le mélanome ou le fibrosarcome. Notre approche de ciblage de ces régulateurs en combinaison avec une immunothérapie basée sur l’utilisation d’anticorps devrait améliorer l’efficacité des agents thérapeutiques pour améliorer la réponse anti tumorale.

Procédures

Les animaux recevront une injection sous cutanée sous anesthésie gazeuse générale combinée a une injection sous cutanée d’analgésique (3 minutes par animal). Pour le protocole de sclérose en plaque, ces souris recevront en plus deux injections intraveineuse (3 minutes par animal) sous anesthésie gazeuse générale. Pour les deux types de tumeurs, les souris recevront sur chaque flanc des cellules tumorales par injection sous-cutanée sous anesthésie gazeuse générale (2 injections simultanées, pour une intervention d’environ 3 minutes par animal). Les souris recevront également 4 injections intra-péritonéales de traitement anti-tumoral (30 secondes par injection). Les tumeurs seront mesurées tous les jours post-injection sous anesthésie gazeuse générale (2 minutes par animal).

Impact sur les animaux

Les injections sous-cutanées et intraveineuses seront réalisées sous anesthésie générale légère par anesthésie gazeuse générale minimisant le stress, l'inconfort et la douleur liés à ces injections. Concernant le modèle de sclérose en plaque, la maladie peut générer des nuisances importantes caractérisées par la paralysie progressive de l’animal en commençant par la queue et remontant le long de la moelle épinière. Pour limiter la durée de souffrance des animaux, ces derniers seront suivis quotidiennement et la procédure n’excèdera pas les 30 jours. Concernant le modèle de sclérose en plaques ainsi que l’immunisation, l’injection sous-cutanée peut éventuellement générer une inflammation locale, qui sera surveillée attentivement de manière quotidienne. La probabilité d’apparition de ces nuisances et leur intensité sont susceptibles d’augmenter progressivement au cours de la procédure et devront être contrôlés. Concernant les modèles de cancer, la maladie peut générer des nuisances caractérisées par un inconfort, une douleur prolongée. Ce modèle pouvant être létal au-delà de 30 jours, les souris seront suivies, mises à mort et analysées à un temps de 21 jours dans le cadre de ce projet. Les nuisances possibles sont : un stress lié à la manipulation, une perte de poids, une gêne à la mobilité, une douleur.

Devenir

Les animaux d'intérêt générés seront mis à mort pour l'analyse à la fin des procédures.

Remplacement

A ce jour, aucune alternative non animale ne permet d’étudier la tolérance immunitaire et les cellules épithéliales thymiques. De plus, cette étude prend place dans un contexte pathologique, à savoir les pathologies auto-immunes et le cancer dans notre cas. Notre projet nécessite une approche in vivo afin de mettre en relation les différentes composantes tissulaires et cellulaires impliquées dans la réponse étudiée.

Réduction

Nous essaierons autant que possible de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la reproductibilité et la fiabilité des résultats. Le choix du nombre animaux est réalisé en prenant en considération la variabilité interindividuelle, la variabilité de réponse au traitement antitumoral et la variabilité de prise et de pousse des cellules tumorales afin de réduire le nombre d’animaux utilisés tout en garantissant la reproductibilité et la fiabilité des résultats. Ainsi, des cohortes de 4 à 5 animaux par groupe, selon les procédures, seront utilisées avec un total de trois expériences indépendantes. Afin de réduire le nombre de souris contrôles utilisées, un maximum de groupes différents seront constitués lors d’une même expérience. Afin d’éviter les biais expérimentaux, les animaux seront randomisés en aveugle dans les différents groupes de traitement par un expérimentateur tiers.

Raffinement

Afin de réduire les nuisances, plusieurs mesures seront prises. Du coton pour confectionner des nids est introduit dans chaque cage. Les animaleries bénéficient d'une température régulée à 21°C, d'une hygrométrie contrôlée, ainsi que d'une photopériode contrôlée. Concernant le stress de manipulation, les animaux seront manipulés par un seul expérimentateur par lignée sauf pour l’étape de randomisation dans les groupes. Les animaux seront soumis à une anesthésie gazeuse générale avant chaque injection et mesure. Les animaux bénéficieront par ailleurs d’une surveillance quotidienne dès le début des procédures expérimentales afin d’identifier tout signe de gêne ou de douleur à l’aide d’une grille d’évaluation, à l’apparition de signes de douleurs des analgésiques seront administrés. En cas de faiblesse pouvant altérer la prise alimentaire ou de perte de poids importante, une alimentation hydratée spécifique sera déposée dans le fond de la cage. Dans le cas du modèle de sclérose en plaques, les souris seront suivies quotidiennement et l’avancement de la pathologie sera mesuré à l’aide d’une grille constatant le niveau de paralysie de l’animal pouvant induire une augmentation de la surveillance à deux fois par jour.

Choix des espèces

L’espèce murine a permis de développer de nombreux modèles génétiquement modifiés. La génétique de la souris est bien connue et étudiée depuis longtemps. De plus, la souris est le modèle de base pour étudier le système immunitaire et en particulier le thymus. Ce modèle animal couramment utilisé permet grâce à des techniques d’ingénierie génétique de cibler un gène précis dans un type cellulaire spécifique afin d’étudier sa fonction. Les souris seront utilisées entre 6 et 12 semaines, correspondant à un stade développemental de jeune adulte. A ce stade, le thymus des souris est pleinement développé et atteint sa taille et sa fonctionnalité maximale.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 1281
Souffrances
▲ -
▲ 1221
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1281

Le poids et les symptômes de la salmonellose sont relevés chaque soir, une grille de score fixant le seuil au-delà duquel les souris sont mises à mort. 1 281 souris vont être utilisées, 1 221 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 60 d'un niveau modéré, toutes tuées à la fin de chaque procédure pour prélever leurs tissus. Elles sont infectées par voie orale et suivies quinze jours, avec des gavages jusqu'à cinq fois par semaine, une chirurgie de moins de cinq minutes, une injection de toxine pouvant provoquer une diarrhée et un prélèvement sanguin. Le porteur présente l'étude des cellules immunitaires des plaques de Peyer comme une piste vaccinale ou thérapeutique, et indique que ce projet pourrait produire le modèle de culture in vitro qui manque aujourd'hui pour les étudier.

Objectifs

Les plaques de Peyer sont des organes immunitaires se trouvant dans l'intestin grêle et responsables de l'initiation de la réponse immunitaire intestinale. Il existe une population de cellules immunitaires particulière dans les plaques de Peyer de plusieurs espèces dont la souris et l'homme qui sont très importantes pour la capture des agents pathogènes se trouvant dans la lumière intestinale. Cependant, leur origine, les facteurs nécessaires à leur survie et leurs fonctions dans l'initiation de la réponse immunitaire in vivo restent peu caractérisées. Nos objectifs visent à (i) identifier les précurseurs de ces cellules immunitaires dans le sang et la moelle osseuse ; (ii) caractériser les facteurs nécessaires à leur recrutement, leur survie et leur différentiation dans les plaques de Peyer ainsi que les cellules produisant ces facteurs dans leur microenvironnement ; (iii) étudier leurs fonctions in vivo grâce à des inhibiteurs et modèles de souris génétiquement modifiées ciblant spécifiquement ces précurseurs et facteurs. Ce projet fournira donc des données scientifiques essentielles sur les cellules immunitaires de plaques de Peyer et leur rôle dans l'initiation de la réponse immunitaire intestinale, ce qui devrait permettre d'influer sur ces réponses et proposer de nouvelles pistes d'investigation à visée vaccinale ou thérapeutique.

Bénéfices attendus

En fournissant des outils et des données scientifiques essentielles sur les cellules immunitaires de plaques de Peyer et leur rôle dans l'initiation de la réponse immunitaire intestinale, ce projet permettra d'identifier de nouvelles pistes d'investigation pour promouvoir ou réguler ces réponses immunitaires dans un but vaccinal ou thérapeutique. Il pourrait également permettre d'établir un premier modèle de culture in vitro des cellules immunitaires de plaques de Peyer concernées afin de réduire l'utilisation des animaux jusqu'à présent indispensable à leur étude.

Procédures

1/ Injection de substances une seule fois/animal en moins d'une minute sur animal anesthésié légérement. 2/Administration de substances une à cinq fois par semaine pendant une semaine sur animal vigile. 3/ Chirurgie pratiquée en une seule fois en moins de 5 minutes sur animal anesthésié profondément. 4/ Gavages sur souris vigiles réalisés en moins d'une minute une à 5 fois par semaine pendant 2 semaines maximum. 5/ Prélèvement sanguin pratiqué une seule fois sur souris vigile en moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Les prélèvements sanguins et les administrations de substances peuvent entrainer des douleurs légéres de courte durée. La toxine injectée est susceptible d'engendrer une diarhée de courte durée (

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure et les tissus d'intérêt prélevés en vue d'analyses.

Remplacement

Aucun modèle de différentiation in vitro des cellules immunitaires de plaques de Peyer concernées n'existe actuellement. Il est donc impossible de les étudier sans avoir recours à l'expérimentation animale. Par contre, ce projet est susceptible de générer un tel modèle en identifiant les précurseurs et facteurs requis à la différentiation des cellules immunitaires de plaques de Peyer.

Réduction

Le projet est organisé de façon à réduire au strict nécessaire le nombre de tests et donc de souris utilisées. Le nombre estimé de souris nécessaires à ce projet (1281) a été calculé afin d’obtenir une puissance statistique d'au moins 80% avec une erreur de première espèce de 5%.

Raffinement

Afin de limiter leur stress, les souris seront acclimatées à leur nouvel environnement pendant une semaine avant toute expérimentation. Elles seront hébergées par 5 dans des cages de 530 cm² avec la nourriture et l’eau fournies à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Nous essaierons autant que possible de remplacer le gavage par une administration des molécules en solution appétente (lait sucré) à la micropipette après période d'habituation. Lors des expériences d’infection par les salmonelles sur les animaux vaccinés, le poids et l’apparition des symptômes de la salmonellose seront suivis quotidiennement en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris. Une grille de score dédiée définissant les points limites sera appliquée. De la nourriture en pâte sera aussi fournie directement dans la cage pour aider à l'alimentation des animaux affaiblis. Suivant les cas des mesures complémentaires seront prises en concertation avec le vétérinaire.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle idéal pour étudier les cellules immunitaires de plaques de Peyer puisque c'est le modèle dans lequel elles ont été le mieux caractérisées. Il permet aussi d'étudier les réponses immunitaires spécifiques d'antigènes modèles utilisés dans le cadre de ce projet et d'analyser précisément les populations immunitaires et leur état d'activation grâce au grand nombre d'anticorps disponibles sur le marché pour cette espèce. Enfin, son infection orale par Salmonella Typhimurium est connue pour mimer une infection systémique par les salmonelles chez l’homme et est donc idéale pour tester l’efficacité vaccinale dans un modèle préclinique. Afin de limiter les variations expérimentales qui seraient dues à des différences d'âge et de poids, des souris adultes âgées de 7 à 12 semaines et pesant entre 20 et 30g seront utilisées.