Troubles sensoriels

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Rats : 142
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142 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 132 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des injections sous la rétine ou dans le vitré des deux yeux sous anesthésie, une imagerie rétinienne répétée et des prélèvements sanguins, avant une ponction intracardiaque terminale, pour tester une édition génique CRISPR-Cas9 contre la maladie de Stargardt. Le porteur indique aussi que le projet sert à mettre au point des gestes techniques et à valider les compétences des personnels. Il affirme qu'il est impossible de reconstituer la rétine in vitro.

Objectifs

Parmi les vecteurs viraux, ceux qui dérivent du parvovirus humain Adéno-Associé (AAV) sont aujourd’hui considérés comme les plates-formes les plus performantes pour le traitement par thérapie génique des maladies génétiques. Parmi les différents sérotypes d’AAV connu, le sérotype AAV2/8 avec les ITRs d’AAV2 encapsidés dans la capside d’AAV8 montre une grande efficacité en termes de tropisme et de niveau d’expression dans les photorécepteurs de la rétine. Par ailleurs, les vecteurs AAV pouvant donner lieu à une réponse immunitaire suite à une pré-exposition au virus, nous souhaitons également tester les nanoparticules lipidiques (LNP) afin de délivrer la nucléase Cas9. L’objectif de ce projet repose sur le potentiel d’une stratégie d’édition génique en ciblant l’intégration d’un minigène correctif dans un site de coupure d’ADN double-brin induit par la nucléase Cas9. Ce minigène permet la correction des mutations du gène ABCA4 qui impactent le fonctionnement de la protéine ABCA4, transporteur essentiel pour le métabolisme des rétinoïdes dans les photorécepteurs, les cellules photosensibles de la rétine. Avec une preuve de concept déjà établie in vitro et avec des résultats préliminaires in vivo, la valeur thérapeutique de cette approche est réalisable. L’utilisation d’une stratégie d’édition génique est en essai clinique pour une autre dystrophie rétinienne et donne l’espoir pour le futur développement de thérapies basées sur CRISPR/Cas9 pour la cécité. Pour cela, les praticiens et concepteurs en recherche sur la cécité doivent acquérir les compétences nécessaires à la réalisation de leurs projets de recherche impliquant des animaux selon la Directive Européenne (arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques). C’est dans ce cadre que nous souhaitons mettre au point les techniques d’injections sous rétinienne et intravitréenne sur le modèle rat. Pour l’étude de certaines pathologies de la rétine et pour des études de recherches fondamentales nous serons amenés à travailler sur le modèle rat avant de pouvoir passer à une plus grosse espèce.

Bénéfices attendus

L’immunogénicité de la protéine Cas9 a été décrite dans quelques études. Il est cependant à noter qu’en transfert de gène, plusieurs facteurs peuvent influencer l’initiation d’une réponse immune ; parmi eux, la dose de vecteur, la nature du transgène ou encore la voie d’administration. Dans cette étude, le but est d’étudier la présence d’une réponse immune après transfert de gène dans l’œil qui est un site décrit comme immunoprivilégié et ce, à une dose cliniquement pertinente. Concernant la détection d’une réponse immune dirigée contre la protéine Cas9, les techniques d’analyse décrites dans la littérature ne sont pas standardisées et aucun kit n’est, à ce jour, commercialisé. Notre étude permettra d’établir un protocole adéquat pour la détection de la réponse immune anti-Cas9. De plus, l’utilisation d’une stratégie d’édition génique est en essai clinique pour une autre dystrophie rétinienne et donne l’espoir pour le futur développement de thérapies basées sur CRISPR/Cas9 pour la cécité. L’évaluation in vivo de notre stratégie d’édition génique nous permettra de statuer sur la faisabilité et les bénéfices d’une telle approche chez les patients. En effet, l’utilisation d’un minigène codant plusieurs exons à la fois, si efficace, permettra de corriger une large partie du gène, ce qui sera utile pour de nombreux patients, même avec des mutations différentes. Enfin si notre approche se révèle efficace, elle pourrait être utilisée pour soigner les pathologies liées à d’autres gènes de la famille ABCA.

Procédures

Phases 1 et 2 : (i) Injection sous-rétinienne ou intravitréenne : Geste réalisé sous anesthésie générale, 1 à 3 µL injectés dans les 2 yeux des animaux, durée de la chirurgie 30 minutes maximum. (ii) Imagerie rétinienne (FO-OCT) : Geste réalisé sous anesthésie générale, 1 fois avant l’injection dans l’œil puis une fois par mois, soit au maximum 4 fois pour les animaux gardés 3 mois. Durée de l’examen 20 minutes maximum. (iii) Imagerie rétinienne (ERG) : Geste réalisé sous anesthésie générale, 1 fois avant l’injection dans l’œil puis avant l’euthanasie de l’animal, soit 2 fois au total. Durée de l’examen 30 minutes maximum. (iv) Prélèvements sanguins (Phase 2) : Geste réalisé sous anesthésie générale, un volume sanguin correspondant à 7,5% maximum du volume sanguin circulant de l'animal sera prélevé au niveau de la veine jugulaire ou de la veine caudale après anesthésie gazeuse de l'animal. En pré-injection puis toutes les deux semaines post-injection, soit au maximum 7 fois pour les animaux gardés 3 mois. Durée de l’anesthésie 10 minutes maximum. Phase 3 (v) Injection sous cutanée de 50μg de protéine et de l’adjuvant incomplet de Freund : Geste réalisé sous anesthésie générale, durée de l’anesthésie 15 minutes maximum. (vi) Injections en intramusculaire : 1 semaine après l’injection SC. Geste réalisé sous anesthésie générale, 200μL de vecteur en 4 sites d’injection, durée de l’anesthésie 15 minutes maximum. (vii) Prélèvements sanguins : Geste réalisé sous anesthésie générale, un volume sanguin correspondant à 7,5% maximum du volume sanguin circulant de l'animal sera prélevé au niveau de la veine jugulaire ou de la veine caudale après anesthésie gazeuse de l'animal. En pré-injection SC, soit une fois. Durée de l’anesthésie 10 minutes maximum. (viii) Ponction intracardiaque terminale : Geste réalisé sous anesthésie générale avec renforcement analgésique. Ce prélèvement précèdera l’euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

(i) Injection sous-rétinienne ou intravitréenne : A ce jour, l’administration sous rétinienne de vecteurs AAV chez le rat n’a pas d’effet délétère notable sur la morphologie et la fonction rétinienne ni sur l’état de santé général de l’animal. Nous nous attendons donc à une douleur minime liée à l’injection. Une pommade ophtalmique composée de dexaméthasone et d’oxytétracycline est appliquée à la suite de l’intervention pour minimiser l’irritation de la cornée. Cette douleur ne devrait pas dépasser les 12 heures post chirurgical. (ii) Imagerie rétinienne (FO-OCT et ERG) : Aucune douleur n’est attendue lors des examens d’imagerie (non invasifs). En effet, afin que l’animal soit immobilisé, cet examen est fait sous anesthésie générale n’entrainant pas de stress ou de douleur que pourrait entrainer une contention physique de l’animal et permettant ainsi d'assurer une qualité optimale d'acquisition des images. (iii) Prélèvements sanguins : un volume sanguin correspondant à 7,5% maximum du volume sanguin circulant de l'animal sera prélevé au niveau de la veine jugulaire ou de la veine caudale après anesthésie gazeuse de l'animal. (iv) Injection sous cutanée de protéine et de l’adjuvant incomplet de Freund et injections en intramusculaire : afin de limiter le stress de ces injections et que l’asepsie soit optimale, ces gestes seront réalisés sous anesthésie général de l’animal. Aucune douleur n’est attendue suite à ces injections. (v) Ponction intracardiaque terminale : Une ponction intracardiaque terminale sera réalisée sous anesthésie générale renforcée par une analgésie ce qui limitera une éventuelle douleur liée au geste invasif. Ce prélèvement précèdera l’euthanasie des animaux. De plus, les anesthésies répétées seront espacées d’au moins une semaine et les animaux seront surveillés au moins une heure après leur réveil par l’expérimentateur, la récupération devrait être rapide car les animaux seront soit sous anesthésie gazeuse ou recevront un réversif pour accélérer le réveil et la récupération de l’animal.

Devenir

L'euthanasie de tous les animaux est nécessaire pour obtenir les prélèvements (sang, yeux, foie, rate, nerf optique, cerveau) sur lesquels s'appuieront les analyses moléculaires, biochimiques, immunologiques et histologiques réalisées.

Remplacement

La rétine est une structure complexe composée de multiples couches de neurones et de cellules nourricières. Il n’est pas possible de reconstituer parfaitement cet organe complexe in vitro. L’utilisation de modèles animaux est donc la seule option pour étudier la physiopathologie et le transfert de gènes dans la rétine avant de commencer des études cliniques chez l’homme.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum nécessaire, nous utiliserons au maximum des animaux de réforme pour la phase 1. Nous avons calculé nos estimations sur les séances précédentes d’injections sous rétiniennes. D'après une revue des publications d'études similaires ainsi que l’expérience du laboratoire notamment sur la reproductibilité des ERG, 8 animaux par groupe seront suffisants pour réaliser des analyses statistiques pertinentes (comparaison des groupes à l’aide d’un test non paramétrique ‘one-way ANOVA’). Après l’expérience, nous nous attendons à obtenir des variables (liées à nos données) ordinales. Nous ne pouvons pas raisonnablement supposer que les données seront normalement distribuées, par conséquent, nous pensons essentiellement utiliser des tests statistiques de type Mann-Whitney U pour analyser les données générées par l’expérience. Pour réduire le nombre d’animaux au minimum nous avons mis en place des mesures pour limiter la variabilité des données, y compris l’effet de la lumière. La luminosité est normalisée entre toutes les cages (mesurée par luxmètre chaque semaine). La détermination du nombre d’animaux pour l’évaluation de l’immunogénicité de Cas9 a été réalisée par approche statistique et sur la base de l'expérience d'études similaires en thérapie génique des maladies de la vision. Une analyse de puissance été effectuée avec le logiciel R et le package pwr en utilisant l'écart-type que nous observons dans les mesures d’ERG chez nos rats WT. De là, nous avons sélectionné une taille d’échantillon n=8 animaux/lot comme maximum.

Raffinement

Les études antérieures de notre équipe ont été faites sur d’autres modèles pour des études précliniques. Pour l’étude de certaines pathologies de la rétine et pour des études de recherches fondamentales nous serons amenés à travailler sur le modèle rat avant de pouvoir passer à une plus grosse espèce. Toutes les interventions sur animaux se feront sous anesthésie générale et locale renforcée si nécessaire par des compléments analgésiques et anti-inflammatoires appropriés, pour réduire la contrainte imposée aux animaux. Les animaux sont observés quotidiennement et le vétérinaire de l’installation sera alerté dès l’apparition de signes cliniques afin d’adapter le suivi et les soins aux animaux. Pour leur bien-être, les animaux sont hébergés à plusieurs par cage (dans la limite réglementaire) dans un milieu enrichi comprenant des frisottis de papier, buchettes de bois et tunnels. L’enrichissement serait renforcé si un animal se retrouvait en hébergement seul. Les animaux auront accès à la nourriture et à l’eau ad libitum L'application de critères d'arrêts nous permettra d'intervenir immédiatement dès le moindre signe de souffrance en utilisant des traitements antalgiques appropriés ou de décider d'une euthanasie

Choix des espèces

Le modèle rat est un très bon modèle préclinique pour l’évaluation d’un traitement par thérapie génique. De plus, les modèles utilisés ici sont des rats transgéniques pour la maladie de Stargardt : la lignée, issue de rats Sprague Dawley, que nous utilisons ici, a été créée par la technologie de CRISPR/Cas9. Cette technologie nous a permis de produire, lors du même projet de transgénèse, des rats « knock-out » pour ABCR4 (ABCR-/-). Nous avons validé que ce modèle montre le phénotype attendu avec des défauts métaboliques des rétinoïdes dans la rétine. L'augmentation du niveau de bis-rétinoïdes est mis en évidence dès l'âge de 3 mois et augmente avec l'âge comme le montrent nos résultats préliminaires par HPLC et spectrométrie de masse. Il semble donc pertinent de commencer le traitement entre l'âge de 2 et 3 mois : à cet âge le risque de décollement de la rétine est faible et on se situe dans la fenêtre thérapeutique. Pour l’évaluation de la réponse immunitaire, nous souhaitons évaluer celle-ci sur des animaux ayant un système immunitaire mature, donc sur des rats adultes de 3 mois.

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Souris : 4368
Souffrances
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Devenir
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4 368 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées en souffrance sévère. Elles sont irradiées aux rayons X, greffées de cellules de mélanome humain, soumises à des prélèvements sanguins répétés et à des traitements quotidiens par immunothérapie. Le porteur écrit pourtant qu'"aucun effet indésirable n'est attendu", en contradiction avec la gravité sévère qu'il déclare pour la totalité des animaux. Il justifie cet effectif de plus de quatre mille souris par la répétition d'expériences et qualifie le recours à la souris d'"indispensable".

Objectifs

Le traitement du mélanome a beaucoup progressé grâce aux immunothérapies. Les résultats étants encore insuffisants (50 à 70 % des patients ne répondent pas, et d’autres mettent en place des résistances), il est donc nécessaire de comprendre comment cette résistance se met en place afin de proposer des alternatives thérapeutiques efficaces. La régulation de la traduction des ARNm en protéines est impliquée dans la résistance aux immunothérapies. Nous souhaitons donc explorer les adaptations du métabolisme des cellules tumorales responsables du développement de cette résistance. Nos résultats préliminaires et les données de la littérature indiquent que des altérations de la synthèse de certains acides aminés sont associées au développement de la résistance. Ces résultats ont été obtenus in vitro et in vivo en utilisant des lignées de mélanome murin greffées dans des souris C57BL/6J. Il faut maintenant, valider nos résultats en utilisant des cellules de mélanomes directement issues de patients. Pour cela, nous utiliserons un protocole « d’humanisation » de souris NSG afin de reproduire le plus fidèlement possible la complexité d’un système immunitaire humain et d’évaluer l’effet des immunothérapies combinées ou non à un ciblage du métabolisme des acides aminés. Dans ce projet, 4368 souris seront réparties en 2 procédures et utilisées à 4 semaines (âge où la prise de greffe est optimale), mâles ou femelles indifféremment. Remplacement : Des expériences in vitro ont démontrer l’importance du métabolisme cellulaire dans les mécanismes de résistance à l’immunothérapie et ont permis de déterminer les doses optimales de molécules ciblant le métabolisme des acides aminés. Aucun modèle alternatif pertinent ne permet l’étude des interactions tumeur-système immunitaire. Il est donc indispensable de confirmer ces résultats chez la souris. Réduction : Nous avons choisi d'utiliser un nombre minimum de souris par groupe (8) nous permettant d'obtenir des résultats relevant. Si après 2 expériences indépendantes, les résultats s’avèrent statistiquement significatifs, nous ne réaliserons pas la 3 ème. Raffinement : Les souris seront maintenues dans un milieu enrichi (igloo et tigettes pour permettre la réalisation d’un nid), hébergées en portoirs ventilés (5 souris maximum/cage de 500cm2). Les animaux seront surveillés en continu (état général, pesée, taille et aspect des tumeurs) permettant l'arrêt de l'expérience avant tout début de mal- être ou de souffrance.

Bénéfices attendus

Malgré les progrès du traitement du mélanome, avec les immunothérapies, la majorité des patients ne répondent pas à ces traitements ou bien, après une réponse, des résistances secondaires se mettent en place. Il est donc nécessaire de mieux comprendre comment la résistance à ces traitements se met en place et aussi de mieux identifier les patients susceptibles de répondre afin de proposer des alternatives thérapeutiques efficaces en cas de résistance à l’immunothérapie.

Procédures

-1 Irradiation Rayons X des animaux pendant environ 5 minutes - 4 Prélèvements sanguin (100 microl par prélèvement) espacés d'une semaine. Le prélèvement dure environ 1 minute. - 1 Injection de cellules tumorales en sous-cutanée. Injection dure environ 30 secondes. - Traitements en Intra-péritonéale quotidien qui dure environ 5 secondes. - 4 Traitements en Intra-périnonéale avec les immunothérapies qui durent environ 5 secondes.

Impact sur les animaux

Aucun effet indésirable n'est attendu sur les animaux

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale.

Remplacement

Le remplacement des animaux est effectué chaque fois que cela est possible, par des modèles in vitro : des expériences préliminaires in vitro ont été menées et ont permis de mettre en évidence l’importance du métabolisme dans les cellules tumorales pour la mise en place de mécanismes de résistance à l’immunothérapie. Cependant ces expériences in vitro ne permettent pas de prendre en compte toute la complexité des interactions qui existe entre une tumeur et le système immunitaire. A l’heure actuelle et à notre connaissance, il n’existe pas de modèle alternatif pertinent permettant l’étude des interactions tumeur-système immunitaire. Il est donc maintenant indispensable de confirmer ces résultats chez la souris

Réduction

Des statistiques prédictives ont été faites avec G-Power. En fonction de nos précédentes expériences, nous avons choisi le t Test. Le logiciel préconise des groupes de 26 souris. Nous choisissons de faire des groupes de 8 souris et de faire 3 expériences indépendantes. Ceci nous permettra d’éviter de réaliser la 3ème expérience si, après 2 expérimentations, les résultats s’avèrent statistiquement significatifs, dans le but de réduire le nombre de souris. Dans notre laboratoire, nous réalisons depuis de nombreuses années des expériences de prise de tumeurs sur les souris. L’expérience nous a montré qu’il était plus pertinent de faire des groupes de souris moins importants et de faire des expériences indépendantes. Dans plusieurs de nos protocoles, seules 2 expériences ont été nécessaires pour avoir des résultats significatifs, ce qui nous a permis de réduire le nombre d’animaux. Par exemple, dans notre PEA324 « Etude des antidiabétiques et de leurs dérivés dans le traitement du mélanome », 1200 animaux avaient été demandés lors du dépôt du dossier, et 820 ont été utilisés.

Raffinement

Les souris seront maintenues dans un milieu enrichi (igloo et tigettes qui permettent aux souris de réaliser un nid) et celles-ci seront hébergées en portoirs ventilés à raison de 5 souris maximum/cage (500cm2). Nous réaliserons aussi un suivi quotidien des animaux, qui permettra l'arrêt de l'expérience dès que les souris présenteront un mal- être ou une souffrance.

Choix des espèces

La souris est un mammifère ayant des similitudes génétiques avec l’homme. Elle a un cycle de vie court, un cycle de reproduction bien établi ainsi qu’une faible taille ce qui permet d’avoir des conditions d’hébergement plus faciles. Par ailleurs, la souris est un modèle reconnu et déjà validé pour l'étude de la réponse aux inhibiteurs d'immune checkpoint ce qui représente dans le cadre de notre projet et des thérapies ciblées que nous voulons tester, un atout très important. Les souris seront irradiées et greffées vers l'age de 4 semaines. Elles seront laissées au repos pendant 3 à 6 semaines (condition à définir dans la P1) puis injectées par des cellules de mélanome et traitées pendant maximun 8 semaines après l'apparition de la tumeur. Il a été montré que la prise tumorale est optimale chez des animaux de 6 à 10 semaines. En les irradiant à 4 semaines, elles auront entre 8 et 10 semaines au moment de la greffe de cellules tumorales.

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Souris : 3000
Souffrances
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3 000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections intrapéritonéales répétées et subissent des tests comportementaux d'allodynie mécanique, d'aversion à la lumière, d'anxiété et de dépression, certaines une chirurgie stéréotaxique avec implantation d'une lentille intracérébrale reliée à un microscope miniature. Le porteur étudie le rôle du réseau thalamo-cortical et des récepteurs AhR dans la migraine, avec une piste alimentaire et probiotique. Toutes sont tuées par injection de pentobarbital puis dislocation cervicale.

Objectifs

La migraine est la 6ème cause de handicap dans le monde. Elle est associée à une allodynie cutanée et à une photophobie, en plus d’autres maladies concomitantes qui rendent difficile le traitement. La migraine est influencée par les aliments et le microbiote intestinal. Les métabolites dérivés de l’activité bactérienne régulent le fonctionnement cognitif, et son impliqués dans les processus de neurodégénérescence. Dans ce contexte nous nous intéressons au tryptophane (Trp), acide aminé essentiel. Une réduction de son ingestion augmente l’intensité des nausées, de la douleur et de la photophobie pendant la crise migraineuse. Environ 6% du Trp est transformé par le microbiote en dérivés indoles, agonistes endogènes des récepteurs d’aryl d’hydrocarbone (AhR). L’AHR est un facteur de transcription qui participe au contrôle de la neuroinflammation et la neurotoxicité. Son activation via les indoles a des effets protectifs et antiinflammatoires. Cependant, l’implication des indoles et des AhR dans la migraine est très peu connue. Le premier objectif est d’étudier leur rôle dans le déclanchement et/ou la chronicisation de la migraine ainsi que dans la comorbidité avec des troubles sensoriels et affectifs dans un modèle de migraine chez la souris. D’autre part, durant la crise migraineuse le message nociceptif issu des méninges et de la rétine converge au niveau du thalamus puis il est transmis vers les régions corticales. Ce circuit suggère le rôle du thalamus dans l'allodynie et la photophobie au cours de la migraine. Cependant, l’implication des neurones thalamiques et la manière dont ils intègrent l’information demeure une question jamais examinée à ce jour. Le deuxième objectif est d’étudier comment le message nociceptif est traité au niveau thalamique et cortical durant et entre les crises de migraine ainsi que d’évaluer l’implication des indoles et les AhR dans ce circuit neuronal.

Bénéfices attendus

Nous partons de l’hypothèse que les crises répétées de migraine induisent une altération du traitement de l’information somato-sensorielle et visuelle au niveau des noyaux thalamiques et du cortex. Cette altération implique les récepteurs AhR et les métabolites indoles comme principaux agonistes endogènes. Les différentes techniques utilisés dans ce projet permettront de révéler de nouveaux mécanismes moléculaires et de plasticité neuronale jamais abordés dans le cadre de la migraine et les troubles sensoriels associés. Cette étude envisage donc d’apporter des résultats innovants en mettant en évidence le rôle des AhR dans l’initiation et la chronicisation de la migraine ainsi que la vulnérabilité du circuit thalamo-corticale à la neuroinflammation, permettant de trouver des nouvelles cibles thérapeutiques adaptés au patient et centrées sur une approche alimentaire et probiotique à long terme.

Procédures

Procédure 1 : [1] injection intrapéritonéale (i.p.) soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) suivie d’une injection i.p. du traitement pharmacologique (1-2 fois/jour sur 3 jours consécutifs selon le protocole expérimental) ; [2] mesure de l’allodynie en réponse à une stimulation mécanique non nociceptive (une fois par jour, pendant 3 h, sur 2 jours consécutifs) ; [3] mesure de l’aversion à la lumière (10 min, une seule fois) ; [4] mesure du comportement anxieux (une fois par jour, pendant 10 min, sur 3 jours consécutifs) ; [5] mesure du comportement dépressif (pendant 15 min, une seule fois) ; [6] injection i.p. de pentobarbital sodique pour la mise à mort de l’animal (une seule fois). Procédure 2 : [1] injection i.p. soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) suivie d’une injection i.p. du traitement pharmacologique (1-2 fois/jour sur 3 jours consécutifs selon le protocole expérimental) ; [2] injection i.p. de pentobarbital sodique (une seule fois). Procédure 3 : [1] injection i.p. soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) ; [2] anesthésie avec isofluorane (environ 20 min, une seule fois) ; [3] chirurgie stéréotaxique (environ 20 min, une seule fois) ; [4] injection i.p. de pentobarbital sodique (une seule fois). Procédure 4 : [1] injection i.p. soit d’ISDN soit du véhicule (2 fois/jour sur 3 jours consécutifs) ; [2] anesthésie avec isofluorane (environ 20 min, 2 fois avec 1-2 semaines d’intervalle) ; [3] : chirurgie stéréotaxique (environ 20 min, 2 fois avec 1-2 semaines d’intervalle) ; [4] : installation du microscope miniature sur le support crânien fixé dans l’intervention précédente (une fois par jour, pendant 1-3 jours par semaine, durant 2 mois ; chaque session dure 10-30 min) ; [5] mesure de l’allodynie (une fois par jour, pendant 10-30 min) ; [6] mesure de l’aversion à la lumière (une fois par jour, pendant 10 min) ; [7] injection i.p. de pentobarbital sodique (une seule fois).

Impact sur les animaux

D’une part, les animaux soumis à une restriction/implémentation de Trp risquent de présenter une altération du régime alimentaire qui peut impliquer des perturbations de leur comportement et bien-être. Les études préliminaires avec le régime carencé en Trp indiquent une perte non significative du poids lors des premiers jours mais qui ne s’aggrave pas avec la suite du protocole. Les animaux n’ont pas présenté d’altérations de l’agressivité, le cycle du sommeil ni du stress, parmi d’autres évaluations. D’une autre part, certains animaux vont suivre une chirurgie d’implantation d’une lentille microendoscopique au niveau cérébral, qui sera ponctuellement connectée à un système miniature de microscopie au moment de l’expérience. La douleur occasionnée pour cette procédure sera prévenue et/ou traitée avec des antalgiques. Quelle que soit l’expérience réalisée, une évaluation de l’état physique de chaque souris sera effectuée chaque jour et avant chaque manipulation, afin de détecter le plus rapidement possible tout signe traduisant le mal-être de l’animal. Dans le cas où l’animal montre des signes cliniques, soit il pourra être soigné sans compromettre les résultats, soit nous procèderons à la mise à mort dans le cas échéant. En plus, des points limites spécifiques pour chaque procédure seront mises en place.

Devenir

À la fin de chaque procédure ou expérience, les animaux seront euthanasiés avec une injection intrapéritonéale (i.p.) de pentobarbital sodique (dose supérieure à 150 mg/kg). Afin de confirmer la mort, nous réaliserons une dislocation cervicale.

Remplacement

Notre projet étudie l’effet de la dérégulation du métabolisme du Trp et ses dérivés indoles sur les récepteurs AhR au niveau du réseau thalamo-cortical dans le cadre de la migraine. Aucune méthode alternative ne permet de remplacer les protocoles et procédures décrits ci-dessous. Il est nécessaire de réaliser cette étude chez l’animal in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux central et périphérique.

Réduction

Dans le cas de l’évaluation comportementale, l’expérience préalable de notre laboratoire nous permet de réduire le nombre d'animaux par groupe à 10 (compte tenu aussi du fait qu’environ 20% des animaux ne sont pas sensibles à l'ISDN, et que certains animaux ne répondent pas au traitement administré). Dans le cas de l’évaluation immunohistochimique suite au marquage du réseau neuronal, nous allons réduire à 5 animaux par groupe expérimental. Dans les études de RT-PCR et de quantification par HPLC des niveaux plasmatiques et cérébrales de Trp et ses métabolites, nous allons extraire les échantillons de tissu des mêmes animaux afin de réduire au maximum le nombre de souris. Cela nous permettra de réaliser une corrélation entre l’expression génique et le taux des molécules étudiées. Quelle que soit la procédure à réaliser, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin de tirer des conclusions statistiquement fiables et pertinentes avec un pouvoir d’analyse d’au moins 70%. D’abord, un test de significativité sera réalisé afin de déterminer si les données suivent une distribution normale, puis un test d’égalité des variances avant de confronter les valeurs avec un test paramétrique (test t de Student pour une comparaison entre deux groupes ; ANOVA suivie d’un test de comparaison multiples, tel que le test de Dunnet ou le test de Tukey, pour des comparaisons de plus de 3 groupes). Dans le cas où le test de normalité soit significatif ou les variances ne puissent pas être considérées égales, nous allons donc utiliser des tests non paramétriques (test de Wilcoxon pour des comparaisons entre mesures répétées précédentes d’un même groupe ; test U de Mann-Whitney pour des comparaisons entre deux groupes indépendants ; test de Kruskal-Wallis pour des comparaisons entre plus de trois groupes). La significativité sera définie pour une valeur de p≤0,05.

Raffinement

Afin d’assurer le bienêtre et le confort des animaux, les souris seront surveillées et manipulées tous les jours par l’expérimentateur et les personnes compétentes. Elles ne seront jamais isolées dans leur cage, et auront un environnement enrichi (des rouleaux en carton et des bandes de papier pour réaliser leur nid). Une évaluation de l’état physique de l’animal sera réalisée avant chaque manipulation expérimentale pour détecter toute lésion, signe clinique ou comportemental traduisant l’inconfort, le stress, ou une maladie (liés ou non à l’étude). Un tableau d'évaluation avec les critères suivants permettra d'objectiver la décision : dégradation de l’état physique, manque de toilettage, piloerection, altération de la posture normale (difficulté à se déplacer, se relever ou se nourrir), déshydratation, température corporelle anormale, agressivité (impossibilité pour la manipulation), vocalisations spontanées, maigreur (perte de plus de 15% du poids) ou obésité, et présence de tumeurs et/ou de lésions sur la peau (sur la face, les yeux et/ou la queue). Dans le cas où l’animal montre au moins un de ces signes cliniques, soit il pourra être soigné (administration des antalgiques contra la douleur, désinfection des blessures, réhydratation par administration de saline sous-cutané, etc.) sans compromettre les résultats et il sera gardé dans l'étude, soit il ne peut pas être soigné, alors sa manipulation sera arrêtée et nous procèderons à la mise à mort dans le cas échéant. Dans le cas où l’animal présente trois ou plus des signes cliniques, il sera sacrifié. Des points limites (précisés ci-dessous) seront mis en place pour chaque procédure

Choix des espèces

Puisque ce projet est la suite d’une étude en cours de réalisation actuellement, nous continuons à utiliser le même modèle animal. Sur le plan génétique, la souris est très similaire à l’homme et permet l’extrapolation et comparaison des résultats obtenus au laboratoire avec les études cliniques (dans la mesure du possible). De plus, elle possède des nombreux atouts pour l’élevage en laboratoire : une descendance nombreuse, un développement rapide et une taille réduite. D’ailleurs, la souris est idéale en raison de la disponibilité des knockouts génétiquement modifiés dont les souris AhR-/- que nous allons utiliser. Nous utiliserons des souris mâles et femelles adultes (5-12 semaines d’âge) car l'étude n’a pas pour objectif de travailler sur les jeunes (système nerveux en cours de développement) ou chez l'animal âgé.

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Souris : 140
Souffrances
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▲ 140
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 140

140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal porte une tumeur de mélanome mesurée deux fois par semaine jusqu'à un centimètre cube, suivie avec ses métastases par bioluminescence sous anesthésie gazeuse, pour caractériser le rôle du gène BAHCC1. Le porteur reconnaît un inconfort lié à la tumeur et aux métastases, avec perte de poids et d'appétit, et justifie la mise à mort de toutes les souris par la nature agressive du mélanome. Il décrit les objectifs et les bénéfices du projet en une seule phrase quasi identique, centrée sur la caractérisation de la croissance tumorale.

Objectifs

Caractérisation de la formation et de la croissance tumorale en présence ou en absence de BAHCC1 in vivo.

Bénéfices attendus

Caractérisation de la formation et de la croissance tumorale en présence ou en absence de BAHCC1 dans un contexte plus physiologique comparé aux conditions in vitro.

Procédures

Tous les animaux vivants seront suivis pour évaluer deux paramètres : 1- taille de la tumeur primitive au moins 2 fois par semaine pendant tout le temps nécessaire à la tumeur pour atteindre la taille limité de 1cm3 : les animaux seront éveillés et la taille de la tumeur sera évaluée au pied à coulisse. Durée de intervention 5 minutes pour souris. 2- taille de la tumeur primaire et des lésions secondaires 2 fois par semaine par bioluminescence pendant tout le temps nécessaire à la tumeur pour atteindre la taille limité de 1cm3 : durant cette procédure les animaux seront endormis par anesthésie gazeuse (2% d'isoflurane). Durée de intervention 15 minutes pour souris.

Impact sur les animaux

Inconfort généré par la présence de la tumeur primitive et des métastases pouvant entraîner une perte de poids, d'appétit et d'autres effets biologiques liés à la perturbation des organes vitaux touchés par la métastase tumorale.

Devenir

Lot A : 20 animaux subiront les procédures 1 et 2 pour caractériser la cinétique tumorale des 4 lignées cellulaires utilisées pour cette étude (5 souris pour la lignée cellulaire pour générer une étude statistique de base). Lot B : 120 animaux subiront les procédures 1 et 2 qui sont combinées pour analyser la croissance et la cinétique métastatique des tumeurs en présence ou en l'absence de BAHCC1. En raison de la nature agressive du mélanome, toutes les souris seront sacrifiées afin d'éviter tout type de souffrance et de douleur (par inhalation de CO2 ou dislocation cervicale).

Remplacement

Nous avons effectué l'inactivation de BAHCC1 dans des lignées cellulaires humaines in vitro, démontrant son importance pour la prolifération des mélanomes. Cependant, ce modèle a des limites et ne prend en compte ni la croissance dans des conditions tridimensionnelles, ni le rôle du microenvironnement tumoral. Ces caractéristiques ne peuvent être récapitulées que dans un modèle in vivo tel qu'une souris immunodéficiente, facile à manipuler et capable d'héberger des cellules humaines. De plus, notre xénogreffe de souris sera comparée à d'autres modèles de mélanome de souris utilisés par nos collaborateurs de laboratoire.

Réduction

Le nombre total de souris expérimentales sera de 140. Cet effectif correspond au nombre d’animaux nécessaires afin que les résultats obtenus soient exploitables et reproductibles (statistiquement valides). Par ailleurs, plusieurs expériences sont réalisées sur la même cohorte de souris afin de réduire le nombre total de souris nécessaires. L'analyse statistique sera effectuée avec le software GraphPad (Prism 9) avec unpaired t-test ou avec One-way ANOVA non-parametric.

Raffinement

Des souris femelles seront utilisées : moins agressives entre congénères que les mâles, elles pourront être hébergées en cohorte afin de conserver l’interaction sociale et confortera le résultat des expériences. Les expérimentateurs établiront le contact avec les cohortes au moins 8 jours avant le début de l’expérimentation pour habituation à la manipulation et réduction de l’angoisse des animaux. Les cages seront agrémentées de coton type « nestlet ». Nous mesurerons la taille de la tumeur au moins deux fois par semaine (lundi et vendredi plus éventuellement le mercredi) pour chaque lignée cellulaire injectée à l'aide d'un pied à coulisse tout au long de la croissance tumorale jusqu’à l'atteinte de la taille limite de la tumeur de 1 cm3 par souris. La vitesse de croissance des tumeurs n’est pas connue, nous adapterons donc la période de mesure pour chacune des quatre lignées cellulaires utilisées. Toutes les lignées expriment la luciférase, nous pourrons donc surveiller en parallèle le développement et la taille des métastases en mesurant l'activité de la luciférase avec le système IVIS tous les lundis et vendredis de la semaine. La mesure de l’activité luciférase sera effectuée tout au long de la cinétique tumorale avant d'atteindre la taille limite de la tumeur de 1 cm3. Nous surveillerons également quotidiennement l'état des souris après injection des lignées tumorales afin de détecter tout effet dommageable. En cas de souffrance liée au phénotype, les animaux seront suivis régulièrement et des critères d'évaluation appliqués si nécessaire.

Choix des espèces

Les procédures expérimentales proposées visent à étudier l’importance de BAHCC1 dans des conditions de croissance tumorale in vivo. Nous estimons que ces approches sont très importantes et ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation des souris. Les expériences in vitro nous ont permis de valider nos techniques d’expérimentation et d’apporter de premiers résultats encourageants. Cependant, ces méthodes de substitution in vitro ne reproduisent pas toutes les étapes caractéristiques de la tumorigenèse in vivo et donc ne pourront pas apporter le niveau d'information requis. Nous utiliserons des souris adultes de 6 semaines qui seront injectées avec les cellules tumorales par voie sous-cutanée dans le flanc.

Sonoporation de l’oreille interne de brebis

(NTS-FR-340845v1 – 17/02/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Moutons : 14
Souffrances
▲ -
▲ 14
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14

14 brebis vont être utilisées, opérées sous anesthésie et mises à mort avant tout réveil, dans des procédures pourtant classées de souffrance légère. Sous une anesthésie de trois heures, chaque animal subit une incision derrière l'oreille et un fraisage de l'os pour accéder à l'oreille interne, dont le prélèvement de liquide entraîne une surdité définitive des deux oreilles. Le porteur indique mettre à mort les brebis par surdosage d'anesthésique parce que cette surdité et d'éventuels vertiges compromettraient leur vie quotidienne. L'objectif est de vérifier qu'une technique de diffusion de médicaments vers l'oreille interne n'est pas toxique.

Objectifs

Les objectifs de notre travail sont doubles : - Vérifier l'absence d'ototoxicité de la sonoporation sur l'oreille interne. - Evaluer la concentration en stéroïdes au niveau des liquides de l'oreille interne suite à la sonoporation et l'administration locale trans-tympanique.

Bénéfices attendus

Si l'absence de toxicité de la sonoporation est démontrée ainsi que la possibilité d'augmenter la concentration de corticoïdes au sein de la périlymphe, cela permettrait de proposer un nouveau mode de diffusion de molécules thérapeutiques à l'oreille interne. Cette méthode permettrait d'atteindre des concentrations plus élevées que l'administration des mêmes molécules par voie systémique. Actuellement, les molécules les plus utilisées par cette voie sont les corticoïdes et la gentamicine à but thérapeutique, ainsi que le gadolinium pour l'imagerie de l'oreille interne. Cette voie de diffusion de molécules à l'oreille interne pourrait avoir un rôle thérapeutique à jouer, notamment pour agir dans la régénération de nouvelles cellules ciliées fonctionnelles, qui vieillissent et meurent, suite à l'âge et l'exposition au bruit. L'autre intérêt de pouvoir faire parvenir des molécules telles que des corticoïdes à l’oreille interne serait d’obtenir une réduction de la fibrose suite à une implantation cochléaire.

Procédures

L'ensemble des prélèvements auront lieu lors de l'anesthésie générale ainsi que la procédure chirurgicale et la sonoporation. Il sera prélevé un tube de sang et de périlymphe. La durée totale de l'anesthésie générale est de 3H, au cours de cette anesthésie générales, les 3 procédures seront effectuées.

Impact sur les animaux

Les brebis incluses subiront une anesthésie générale durant laquelle aura lieu l'ensemble de l'expérimentation. Lors de cette anesthésie générale, il sera effectué une incision rétro-auriculaire puis un fraisage de l'os mastoïdien pour accéder à l'oreille interne. Une fois l'oreille interne repérée, le prélèvement de périlymphe sera réalisé pour l'ensemble des groupes. Ce prélèvement entraine une surdité irréversible. Les animaux seront atteints d'une surdité bilatérale compte tenu du protocole. De plus, ils peuvent être atteints de vertiges incoercibles en cas de réveils suite à l'anesthésie générale et de paralysie faciale périphérique en fonction de la position du nerf facial par rapport à la fenêtre ronde, cela pourrait avec des repercussions sur les possibilités d'alimentation des animaux. D'où la mise à mort par surdosage d'anesthésiques lors de l'anesthésie générale, suite aux 3 procédures décrites.

Devenir

Les 3 procédures auront lieu lors de la même anesthésie générale. Suite au prélèvement de périlymphe de la procédure 3, les brebis présenteront une surdité définitive bilatérale, irréversible du fait du prélèvement de liquide de l'oreille interne aura été prélevé. Elles pourraient aussi en cas de réveils présentés des vertiges empêchant une mobilité normale. Cette perte de la fonction auditive et de l'équilibre pourraient avoir un retentissement majeur dans la vie quotidienne des brebis, ainsi il sera effectué une euthanasie par surdosage médicamenteux suite à la procédure 3.

Remplacement

Une étude pré-clinique chez l'animal est nécessaire afin de s'assurer de l'absence d'ototoxicité de la sonoporation et pour comparer le liquide de l'oreille interne (périlymphe). Cette étude permettra de définir si un tel concept est réalisable et permet d’obtenir une diffusion des molécules thérapeutiques à l’oreille interne (corticoïdes) supérieure à la diffusion par injection locale. Le modèle animal ne peut être substitué par un modèle in-vitro ou in silico

Réduction

Sur la base d'une analyse statistique et bibliographique, notre étude nécessite l’inclusion de 12 animaux. Afin de réduire le nombre d'animaux, chaque brebis sera son propre témoin sur le statut normo-entendant/sonoporation pour l'étude de l'ototoxicité et sur le statut injection locale/sonoporation pour vérifier l’existence d’une meilleure diffusion par la sonoporation comparée aux injections locales transtympaniques. Un test de Wilcoxon en rangs signés sera utilisé pour comparer les valeurs quantitatives des paramètres étudiés (seuils auditifs, concentration de corticoïde). Des analyses uni- et multivariées seront effectuées sur les profils métabolomiques de la périlymphe. En métabolomique, il n’existe pas de recommandation sur le nombre minimum de sujets. Cependant, nos précédentes études effectuées à ont montré que le nombre de 6 sujets avait permis de faire ressortir des groupes statistiquement différents en utilisant les analyses statistiques multi et univariées en métabolomique qui comportent notamment le Partial Least Squares (PLS) qui est une méthode supervisée utilisant des techniques de régression multivariée pour extraire, par combinaison linéaire de variables originales (X), l’information qui peut prédire l’appartenance à une classe (Y). Notre expérience, sur le prélèvement de périlymphe, nous a permis de le réaliser systématiquement sur une oreille normale jamais opérée. La principale contrainte est le faible volume prélevé qui ne dépasse jamais quelques microlitres. Ainsi, nous estimons que 6 brebis par groupe serait raisonnable pour ne pas augmenter les animaux, tout en ayant des résultats si nos hypothèses se vérifient.

Raffinement

Le monitoring des constantes sera effectué lors de l'anesthésie générale afin de détecter une douleur per-opératoire nécessitant une adaptation de l'analgésie et/ou de la profondeur de l'anesthésie. Une augmentation de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle ou une hyperventilation avec augmentation de pression des voies aériennes feront partie des paramètres monitorés. Des signes cliniques tels que un larmoiement, une grimace, ou une tentative de mouvement feront partie des points limites surveillés et s' ils apparaissaient des mesures thérapeutiques seraient alors initiées. Le stress sera minimisé avant la chirurgie avec un hébergement en groupe, les cases seront paillées et la nourriture sera la même que dans l’élevage. Une injection de buprénorphine sera effectuée avant la chirurgie pour prendre éviter les douleurs per-opératoires ainsi qu'une anesthésie locale. Ces injections pourront être renouvelées si le monitorage des constantes suggère une douleur de l'animal en per-opératoire. Les 3 procédures auront lieu lors de la même anesthésie générale et une table chauffante sera utilisée pour éviter l'hypothermie. Il sera considéré comme point limite tous signes clinique et hémodynamique en faveur d'un choc hemorragique nécessitant l'arrêt des souffrances par euthanasie.

Choix des espèces

Ce modèle a l'avantage d'avoir une anatomie de l'oreille interne (Trinh et al, 2021) et un spectre auditif comparable à l'homme. Des études ont montré la comparabilité anatomique entre l'oreille interne de la brebis et celle de l'homme, avec une cochlée réalisant 2 tours 1/2 de spire et des proportions morphologiques équivalentes à celles de l'homme (Seibel et al. 2006). Les animaux seront âgés de plus d'un an car à partir de cet âge ils ont atteint la maturité du cortex auditif. Afin de constituer un groupe homogène, les brebis seront âgées de 2 à 3 ans.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 84
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ 64
Devenir
 -
 -
 -
 84

84 rats vont être utilisés, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de souffrance modérée à sévère. Ils subissent une chirurgie crânienne pour la pose d'un dispositif de contention, puis reçoivent pendant trois jours un composé neurotoxique de référence, le 3,3'-iminodipropionitrile, avant une mise à mort par perfusion intracardiaque. Le porteur indique que ce toxique provoque une dépression du système nerveux, une faiblesse musculaire, une hypothermie et des troubles de l'équilibre qui persistent dans le temps, et décrit deux tests comportementaux, le retournement et la suspension par la queue. L'objectif affiché est de valider les méthodes du laboratoire pour évaluer plus tard la toxicité de produits industriels sur l'oreille interne.

Objectifs

Ce projet consiste à valider des méthodes qui seront utilisées pour évaluer la toxicité de produits industriels, rencontrés dans le monde de travail, sur les récepteurs de l’audition et de l’équilibre, tous deux situés dans l’oreille interne à l'aide d'une molécule de référence: 3, 3' iminodipropionitrile. Cette étude permettra au laboratoire de poursuivre l'investigation de molécules suspectées toxiques pour l'oreille interne et d’informer les préventeurs sur des risques potentiels de certains produits industriels en renseignant notamment les fiches toxicologiques.

Bénéfices attendus

Les tests mis en oeuvre dans cette pré-étude avec le 3, 3' iminodipropionitrile, molécule de référence connue pour altérer l'audition et l'équilibre chez l’animal, permettront de valider les méthodes expérimentales qui seront déployées afin d'évaluer la toxicité de produits industriels sur la cochlée et le vestibule, récepteurs de l'audition et de l'équilibre.

Procédures

Chirurgie crânienne: Les animaux (42 rates) sont équipées d’un dispositif de contention au niveau de leur crâne, dans le but d'enregistrer leur mouvement oculaire (nystagmus post-rotatoire) après stimulation du système vestibulaire par rotation. Cette intervention chirurgicale sera réalisée sous anesthésie gazeuse et n’excèdera pas une heure par animal. Elle sera réalisée 1 seule fois. Mesures du nystagmus post-rotatoire : Ces mesures seront effectuées sur les 42 rates ayant subi une chirurgie cranienne, au moins 21 jours auparavant. Elles seront réalisées avant administration du 3, 3' iminodipropionitrile ou de NaCl 0,9% (T0) et 1 mois après traitement (T1). Cette mesure nécessite une contention. La durée de cette procédure est estimée à 10 minutes par animal. Tests comportementaux : A T0 et T1, 42 rates seront soumises à 2 tests comportementaux permettant une mesure de la fonction vestibulaire : le test de retournement et la suspension par la queue. Moins de 10 minutes par animal sont requis pour effectuer ces 2 tests comportementaux. Une fois ces mesures effectuées, les rates sont soumises aux mesures des produits de distorsion acoustique. Mesure des produits de distorsion acoustique : 42 rates seront soumises à une anesthésie légère (kétamine / xylazine, 45 / 5 mg/kg) afin d’enregistrer les produits de distorsion acoustique après avoir positionné une sonde au niveau de l’oreille gauche. Ces mesures seront effectuées avant traitement au 3, 3' iminodipropionitrile (T0) puis 1 mois (T1) après traitement. Quinze minutes par animal sont nécessaires. Traitement par voie intrapéritonéale avec le 3, 3' iminodipropionitrile ou NaCl 0,9% : Les rates seront traitées pendant 3 jours successifs par voie intrapéritonéale (2mL/kg) soit au NaCl 0,9% (20 rates), soit à une des trois doses de 3, 3' iminodipropionitrile : 150, 200 ou 300mg/kg (64 rates). Au terme des expérimentations, les animaux seront mis à mort par perfusion intracardiaque afin de réaliser l’histologie de l’oreille interne.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus dans ce projet sont ceux résultant du traitement des rats avec le 3, 3’ iminodipropionitrile, décrit dans la littérature comme un toxique engendrant des dommages au niveau des récepteurs de l’audition et de l’équilibre. Il est rapporté une apparition rapide d’un effet dépresseur sur le système nerveux central, ainsi qu’une faiblesse musculaire et une hypothermie. Des troubles de l'équilibre et des effets sur le système locomoteur apparaissent dans les jours qui suivent la fin du traitement et persistent dans le temps. Des pertes de poids reversible sont attendues pendant la semaine du traitement. L’utilisation de ce toxique nous permettra de valider les outils mis au point au laboratoire pour évaluer la toxicité de produits chimiques rencontrés par les salariés au niveau de leur poste de travail.

Devenir

Tous les animaux de la procédure 1 (Evaluation de la fonction vestibulaire par la mesure du nystagmus post-rotatoire chez des rates traitées au 3, 3’ iminodipropionitrile) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques. Tous les animaux de la procédure 2 (Evaluation de la fonction vestibulaire par la mesure du nystagmus post-rotatoire chez des rates contrôles) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques. Tous les animaux de la procédure 3 (Evaluations des fonctions vestibulaire et auditive par l’utilisation de tests comportementaux et par la mesure des produits de distorsions acoustique chez des rats traités au 3, 3’iminodipropionitrile) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques. Tous les animaux de la procédure 4 (Evaluations des fonctions vestibulaire et auditive par l’utilisation de tests comportementaux et par la mesure des produits de distorsions acoustique chez des rates contrôles) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques.

Remplacement

La toxicité de certains solvants industriels sur la cochlée a été démontrée par de nombreuses études expérimentales (rat, cobaye) mais aussi par des études épidémiologiques en entreprise. A l’inverse, les effets de ces substances sur le vestibule qui partage de nombreuses similitudes avec la cochlée n’ont jamais été étudiés in vivo. Il est à noter, cependant, qu'un modèle in vitro de culture d’explants vestibulaires, développé au laboratoire, a suggéré une toxicité de ces solvants sur le vestibule. Ces données devront être confirmées par une étude sur l’animal avant d’alerter les services de santé au travail de la dangerosité de ces substances sur cet organe. L’étude prévue s’appuiera sur des mesures fonctionnelles, comportementales et histologiques qui devront permettre une comparaison fiable et objective des effets cochleotoxiques et vestibulotoxiques. Etant donné l’absence de recul sur ces techniques appliquées au vestibule, il s’averait nécessaire de valider et calibrer nos méthodes à l’aide d’une molécule toxique à la fois pour la cochlée et le vestibule. Le choix s’est porté sur le 3, 3’ iminodipropionitrile. Les méthodes utilisées dans le cadre de cette étude évaluent les fonctionnements physiologiques de ces deux systèmes sensoriels ainsi que diverses réponses réflexes. Ces méthodes ne peuvent être testées que sur des organismes vivants. Ces tests sont des mesures de produits de distorsion acoustique pour l'audition et la mesure du nystagmus post-rotatoire ainsi que deux tests comportementaux pour l'équilibre (retournement et suspension par la queue). Des analyses histologiques seront également réalisées. D’autre part, pour évaluer la toxicité de ces agents chimiques, il est nécessaire que ces derniers soient métabolisés par des organismes vivants.

Réduction

Tous les efforts ont été faits pour limiter le nombre d’animaux utilisés afin de répondre à la question scientifique. Trois doses différentes de 3, 3’ iminodipropionitrile sont nécessaires pour encadrer le seuil de toxicité qui doit se trouver vers 3 x 200 mg/kg. Le dispositif crânien des rates destinées aux mesures du nystagmus post-rotatoire ne permettant pas les mesures de produits de distorsion acoustique, des lots de rates dédiés spécifiquement à ces tests seront donc prévus. Ainsi pour chaque dose de 3, 3’ iminodipropionitrile, 2 groupes expérimentaux seront programmés, l’un pour la mesure du nystagmus post-rotatoire et le second pour les mesures de comportement suivies des mesures de produits de distorsion acoustique. De la même manière, 2 groupes contrôles seront également prévus. Le nombre d’animaux par groupe expérimental a été déterminé en réalisant un calcul de puissance statistique (logiciel G-Power) en se basant sur un test de comparaison de moyennes à partir de données obtenues dans une étude antérieure avec un autre toxique où des variations de 25 % du nombre de saccades du nystagmus post-rotatoire sont attendues (contrôle : 100 ± 10, traités 75 ± 15, p

Raffinement

Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront placés en cycle inversé jour-nuit de 12h / 12 h, à une température de 22 ± 2°C et une hygrométrie de 55 ± 15%. Ils seront stabulés à 2 ou 3 animaux par cage dans des cages de polycarbonate ayant une surface au sol de 1032 cm2, et une hauteur conforme aux critères habituels pour leur espèce. Seuls les animaux ayant subi une intervention chirurgicale, afin de les équiper du dispositif crânien, seront hébergés seuls pendant deux semaines afin d’assurer une bonne cicatrisation. L’utilisation de cages ouvertes et transparentes leur permettra de créer des liens sociaux et des contacts visuels, olfactifs et auditifs nécessaires à leur bien-être. La litière utilisée sera constituée de carrés de cellulose irradiée. Leur environnement sera enrichi par des tunnels en carton. Selon les procédures du projet, les animaux seront habitués à être manipulés dans un premier temps puis à la contention.

Choix des espèces

Le rat est une espèce couramment utilisée dans les études de toxicologie et, est un modèle sélectionné dans les lignes directrices de l’OCDE portant sur les essais in vivo de toxicité des produits chimiques. Par ailleurs, le métabolisme des solvants par le rat est proche de celui de l'Homme. De plus, les expérimentations doivent être menées sur des souches de rat pigmentées comme les rats Long Evans puisque la mélanine est présente au niveau de l'oreille interne, comme chez l'Homme. Les souches albinos sont dépourvues de mélanine ce qui les rend plus sensibles aux solvants. Par ailleurs, la plupart des études expérimentales portant sur les systèmes sensoriels de l'audition et de l'équilibre ainsi que les études comportementales ont été menées avec cette souche de rat ce qui facilitera la comparaison avec nos résultats obtenus au sein du laboratoire. Les rates seront utilisées, pour les mesures fonctionnelles, à l'âge adulte entre 16 et 18 semaines car l'oreille interne ainsi que les cytochromes intervenant dans le métabolisme des toxiques doivent être matures.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Macaques à longue queue : 7
Macaques rhésus : 7
Souffrances
▲ 2
▲ 4
▲ 6
▲ 2
Devenir
 -
 -
 4
 10

14 macaques, à longue queue et rhésus, vont être utilisés dans des procédures allant jusqu'à un niveau de souffrance sévère, quatre d'entre eux étant réutilisés dans d'autres projets et les autres tués. Chaque animal subit une chirurgie d'implantation d'un plot de fixation et d'une chambre d'enregistrement de quatre à six heures, puis des séances tête fixe devant un écran, jusqu'à cinq par semaine, pour obtenir une récompense. Le porteur décrit une phase terminale sous anesthésie de huit heures pour recueillir un maximum de données et indique reconduire l'animal en cage s'il refuse de travailler. Il affirme que l'étude d'un système visuel intégré rend impossible tout remplacement par des explants ou des modèles, et relie le projet au développement d'un implant rétinien.

Objectifs

L’étude du comportement anatomo-fonctionnelle de la chaîne visuelle a principalement été étudiée en IRM, modalité d’imagerie qui reste limitée en résolution spatiale et temporelle lorsqu’il s’agit de faire de l’imagerie fonctionnelle.

Bénéfices attendus

L’objectif général du projet est d’apporter une meilleure compréhension anatomo-fonctionnelle du traitement neuronal de l’information visuelle de l’oeil jusqu’au cerveau. Grâce à des techniques d’imageries ultrasonores innovantes, il sera possible d’imager l’activité de la rétine, du cortex visuel ainsi que du thalamus et du LGN suite à une stimulation visuelle donnée. Décrire avec précision le fonctionnement de la chaîne visuelle chez le primate non humain permettra d’obtenir des informations cruciales pour un meilleur diagnostic des pathologies visuelles chez l’Homme. Ces connaissances du traitement neuronal pourront être extrapolées à de nombreux processus cognitifs. Ce projet a également pour but de prouver l’efficacité d’une méthode de restauration visuelle développée au sein de notre institut : l’implant rétinien. Comparer les réponses cognitives obtenues pourra également permettre la compréhension et l’amélioration de cette approche innovante.

Procédures

Pour la globalité du projet 18 primates non humains seront nécessaires (4 primates supplémentaires en remplacement peuvent être ajoutés si les premiers ne permettent pas d’obtenir des résultats exploitables) et ce, tout en optimisant les méthodologies utilisées afin d’assurer le bien-être des animaux ainsi que la pérennité du projet (réduire, raffiner et remplacer). De plus, les développements et améliorations des outils d’imagerie et de restauration visuelle utilisés au cours de cette étude, permettront d’effectuer des tests cliniques chez l’Homme et pourront à terme bénéficier à de nombreux patients. Parmi les 18 primates utilisés, 10 proviennent de la fin de divers projets et sont destinés à être euthanasiés. Sur les lots 1 et 2, nous ferons les procedures chirurgicales: l'implantation du poste de fixation et de la chambre d'enregistrement. Chaque chirurgie dure en moyenne 4-6 heures. Si jamais l'animal perd son implant de fixation, une seconde chrirugie de reimplantation sera programmée apres que l'animal soit totalement rétabli en accord avec le veterianire. Une seul chambre d'enregistrement sera implantée par animal. Les seances de comportement se feront au minimum 8 semaines apres l'implantation de la casquette de fixation pour permettre une bonne consolidation a raison de 5 seances par semaine. Les seances de coomportement ou d'acquisition de données physiologiques durent en moyenne 1-2 h. Une limite d’entrainement de 12 semaines sera appliquée à chaque étape (transport, d’acclimatation, et d’entrainement à la tâche visuelle), au-delà de laquelle l’animal sera sorti des procédures. Une séance d’acquisition de données neurophysiologiques chez l’animal anesthésié lors de la phase terminale dure en moyenne 8h afin de recueillir le maximum de données (n=18 animaux).

Impact sur les animaux

Pour toute intervention chirurgicale, le singe est tranquillisé dans sa cage. L’animal est ensuite profondément anesthésié (respiration assistée). Un analgésique est systématiquement administré si la procédure peut induire une douleur transitoire chez l'animal. Les techniques permettant de déterminer une activité cérébrale (IRMf, ultrasons fonctionnels ultrarapides et les mesures d’électrophysiologie) ont été développées afin de pouvoir être utilisées chez chacun des primates (avec un minimum de chirurgies requises), et ainsi réduire le nombre nécessaire d’animaux, tout en limitant le nombre de phases critiques.Les seances d'entrainements et d'acquisitions de données physiologiques sur animal éveillé peuvent durer plusieurs heures (en moyenne 1-2h, 4-5h max) durant lesquelles l'animal est maintenu tête fixe devant un écran pour effectuer un tache visuelle pour etre récompensé. Une attention particuliere sera portée sur la position de l'animal dans la chaise afin qu'elle soit la plus confortable possible. Des pauses régulières pendant la séance seront effectuées au cours desquelles l'animal sera recompensé de fruits secs ou autres. Enfin, si l'animal ne coopère pas (refus de travailler, longues pauses ou agitation), il sera reconduit dans sa cage et la séance d'entrainement ou d'acquistions de données physiologiques sera stoppée.

Devenir

Les animaux du lot 2 qui ont implantés avec un implant rétinien pourront être réutilisés dans des projets sur l'étude du cortex visuel et du comportement des primates non-humains

Remplacement

L’étude portant sur un système intégré dans sa globalité (de l’œil jusqu’au cortex), il est impossible de remplacer les animaux par tout type d’explants, de modèles ou stimulations. Des tests concluants de transfections ont cependant déjà été réalisés sur des explants.

Réduction

L'expérience dans ce domaine de notre laboratoire mais également d'autres laboratoires dans des tâches comportementales similaires ainsi que les normes de publication indiquent que les données doivent être reproduites pour au minimum 2 animaux (souvent 3, parfois 4) afin d'obtenir des données fiables et interprétables. Les animaux participeront à plusieurs tâches comportementales et/ou de perturbations d'activité cérébrale cela afin de limiter le nombre d'animaux dans chacun des groupes.

Raffinement

Tout acte chrirugical se fera sous anesthesie générale soit gazeuse ou en IV. La douleur post-opératoire est gérée par l'administration d'analgésiques opioïdes et une observation régulière des animaux par différents acteurs. Nous utiliserons aussi des images d’IRM anatomiques pour positionner correctement les chambres d’enregistrements pour les primates. Les primates sont hébergés dans des cages individuelles connectées. L’appariement entre individus est privilégié. Les primates reçoivent un programme d'enrichissement varié : les jouets à manipuler sont changés par semaine, des éléments structurels (de type échelle, pneus ...) sont installés en permanence dans leurs cages, les primates participent aux protocoles de recherche avec des sorties en chaise de transport, de l'entrainement cognitif.

Choix des espèces

Les fonctions cérébrales et l’anatomie de l’oeil chez le Macaca fascicularis et le Macaca mulatta (primate non humain) se rapprochent fortement de celles de l’Homme, en plus des similitudes cognitives. Ce modèle animal est le plus pertinent pour notre étude car : - notre objectif est d’imager l’activité de la rétine et du cortex visuel en vue d’un transfert clinique des améliorations des outils d’imagerie - nous acquierons les connaissances biologiques pour améliorer le diagnostic des pathologies de l’oeil chez l’Homme, - nous testerons des thérapies envisagées (implant rétinien), Nous n'utiliserons que des animaux adultes ou jeunes adultes (>3ans) car leur système nerveux central est mature

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Cochons : 3
Souffrances
▲ 3
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3

3 cochons vont être utilisés dans une procédure chirurgicale menée sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Une société teste sur leur œil un robot de chirurgie rétinienne pendant environ une heure trente, avant un passage envisagé en clinique humaine. Le porteur indique n'attendre aucune nuisance en dehors des contraintes de la chirurgie et administre un morphinique par précaution. Il affirme que le cochon est le modèle le plus proche de l'œil humain et qu'il est "nécessaire" de vérifier le dispositif sur tissu vivant.

Objectifs

Notre société a créé et développé un robot chirurgical destiné au traitement de pathologies rétiniennes comme la DMLA, affectant plus de 300 Millions de personnes dans le monde, et une personne de plus de 70 ans sur trois pour l’Europe. Notre mission est non seulement d’accentuer la précision et la sécurité des procédures chirurgicale actuelles, en augmentant les capacités des chirurgiens, mais également de permettre de nouvelles procédures chirurgicales. La finalité étant de traiter un pourcentage significatif de patients qui aujourd’hui souffrent d’un nombre limité d’options. L'objectif de ce projet est donc de tester le robot chirurgical sur des yeux de taille suffisante et vivants, d'où le choix du cochon, avant de passer en phase clinique.

Bénéfices attendus

L’imagerie de la rétine aujourd’hui a atteint une résolution mesurée en microns ce qui a progressivement bouleversé notre évaluation des maladies rétiniennes. Si la chirurgie arrive à cette résolution, une nouvelle « frontière » au sens américain du terme s’ouvrira avec non seulement des améliorations qualitatives des actes chirurgicaux actuels mais aussi à terme l’invention de nouveaux traitements pour les patients. Utiliser le robot sur tissus vivants, et notamment sur une rétine qui ne sera pas décollée comme dans le cas des yeux de cochon mort.

Procédures

Les animaux ne seront soumis qu'à une seule procédure chirurgicale d'environ 1h30, assistée par robot, et classée sans réveil. Cette procédure sera réalisée par du personnel qualifié et expérimenté au cours de laquelle l’animal restera sous anesthésie générale associée à la gestion de la douleur jusqu'au décès.

Impact sur les animaux

Nous ne prévoyons aucune nuisance spécifique en dehors des contraintes liées à la chirurgie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Après les phase de mise au point du robot sur modèle inerte, il est nécessaire de vérifier son efficacité sur tissu anatomique vivant avant de passer en phase clinique. En effet, la rétine ne sera pas décollée comme sur un cadavre. Il n'existe pas de méthode alternative permettant d'atteindre cet objectif dans des conditions le plus proches possibles des cas cliniques.

Réduction

Il s'agit d'une étude courte pour la validation technique d'un robot chirurgical. Aucune étude statistique ne sera nécessaire, c'est pourquoi seuls 3 animaux seront utilisés.

Raffinement

Concernant l'hébergement de ces animaux, les mesures de raffinement seront mise place en amont : période d'acclimatation d'une semaine, hébergement en groupe afin de limiter leur stress. L'enrichissement est réalisé en créant une zone de repos couverte de litière, leur permettant de s'allonger tous ensemble et de répondre à leur comportement de fouissement. Ils disposent également de jouets suspendus à mordiller. Au cours de la procédure, les animaux seront anesthésiés profondément. Bien que notre procédure ne soit pas douloureuse, un morphinique sera utilisé (SUFENTANIL 10 μg/h) pour anticiper cette éventualité.

Choix des espèces

Le porc est le modèle animal qui se rapproche le plus de l'oeil humain, pour la taille et la structure des tissus. Le modèle porcin est le modèle de référence dans l'apprentissage de chirurgie comme la cataracte. Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 2-3 mois, pour des raisons techniques d'une part (poids entre 25 et 35 kg, permettant un groupe homogène) et pour des raisons de coût d'autre part.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
Souris : 40
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 40
Devenir
 -
 -
 -
 40

40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent cinq injections hebdomadaires d'un agent chimique, l'HOCl, provoquant une fibrose de la peau et des poumons, ainsi que des injections d'un traitement testé, avant prélèvement du sang, de la peau, des poumons et de la rate. Le porteur décrit des effets possibles de gêne respiratoire et de rigidification cutanée, tout en affirmant n'attendre "aucun signe clinique majeur". Le modèle induit une sclérodermie systémique pour évaluer un candidat thérapeutique.

Objectifs

Les résultats obtenus sur un modèle de fibrose de peau ex vivo montrent qu’en plus de son action anti-inflammatoire, le surnageant de HuMoSC serait efficace dans le traitement de la fibrose. L’objectif de ce projet est de compléter et de confirmer l’intérêt thérapeutique du surnageant de HuMoSC, dans un modèle de fibrose induite par l’injection d’HOCl chez la souris.

Bénéfices attendus

En s’appuyant sur les résultats de nos précédentes études et après avoir identifié la meilleure posologie concernant l’administration du surnageant de HuMoSC, nous pouvons nous attendre à une diminution de l’inflammation ainsi qu’une diminution de la fibrose cutanée et pulmonaire induite par l’HOCl. Aucun traitement curatif n’existe aujourd’hui pour les patients atteints de ScS et la réduction de la fibrose reste un enjeu thérapeutique majeur puisqu’elle représente la principale cause de décès des patients.

Procédures

Les animaux recevront 5 injections d’HOCl en intradermique par semaine durant toute la durée de l’étude, ainsi que 3 injections de surnageant de HuMoSC en sous cutané, par semaine, durant 3 semaines. La fréquence des injections de surnageant de HuMoSC pourra être augmentée jusqu’à 5 fois par semaine, selon les résultats obtenus lors de la première phase de mise au point. L’épaisseur de la peau des souris pourra être mesurée 2 fois par semaine maximum, à l’aide d’un pied à coulisse. Aucun prélèvement sur animaux vigiles ni aucune procédure chirurgicale ne sont prévus dans cette étude.

Impact sur les animaux

Les éventuels effets indésirables sont les suivants : - Risque de lésions au niveau du site d’injection de l’HOCl - Légère difficulté respiratoire possible dû à la fibrose pulmonaire - Légère fatigue possible en lien avec l’inflammation - Inconfort lié à la rigidification de la peau en bas du dos (localisé) - Stress induit par les injections répétées Aucun effet indésirable n’est décrit dans la littérature, il n’y a donc pas de signe clinique majeur attendu.

Devenir

A l’issue de la procédure, c’est-à-dire au bout des 6 semaines d’expérimentation, les animaux seront sacrifiés. Leur sang, la peau, les poumons ainsi que la rate seront prélevés. La régression de la fibrose sera évaluée en comparant les souris traitées avec du surnageant de HuMoSC et celles avec du sérum physiologique.

Remplacement

Nous avons en amont étudié l’effet du surnageant de HuMoSC sur un modèle in vitro de fibrose. Ces résultats préliminaires sont prometteurs et nous incitent à passer dans un modèle plus complet. De nombreux articles scientifiques ont démontré que les injections d’HOCl permettent de mimer chez la souris ce qu’il se passe chez les patients atteints de ScS. Les modèles in vitro disponibles ne permettent pas de reproduire fidèlement la physiopathologie complexe de cette maladie.

Réduction

Le nombre d’animaux a été optimisé, afin d’obtenir des résultats statistiquement interprétables tout en diminuant au maximum la taille des groupes sans négliger quelques étapes de mise au point pour adapter la meilleure posologie du traitement.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe afin de pouvoir exprimer leur comportement social naturel. Pour leur bien-être les cages comprennent des éléments d’enrichissements (tunnels, nids). Une période d’acclimatation est prévue pour réduire le stress des animaux (arrivée dans les locaux, manipulations régulières…) ainsi qu’un suivi quotidien de l’état général des animaux. La douleur sera anticipée au maximum par l’application d’un gel anesthésiant sur la peau avant les injections. Néanmoins, si l’animal manifeste de la douleur, celle-ci sera immédiatement prise en charge par un traitement médicamenteux.

Choix des espèces

L’espèce choisie est la souris BALB/c. Nous utiliserons de jeunes souris femelles adultes, âgées de 6 semaines. Dans ce modèle, les injections d’HOCl permettent d’obtenir des effets similaires (inflammation et fibrose) à ceux que l’on retrouve chez les patients atteints de sclérodermie systémique. Ce modèle est largement documenté dans la littérature

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 2220
Rats : 2220
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4440
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4440

2 220 souris et 2 220 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le diabète leur est provoqué par injection de streptozotocine, qui détruit le pancréas, pour reproduire une rétinopathie et une atteinte de la cornée, avec examens oculaires sous anesthésie et désépithélisation cornéenne. Le porteur décrit une soif et des urines accrues, une perte de tonus et un poids réduit, les rats malades ne pesant après un mois que 50 à 60 % du poids des rats témoins. L'objectif affiché est de mettre au point un "modèle expérimental" pour tester de futurs traitements, le recours à l'animal étant présenté comme "nécessaire" faute de pouvoir mimer la maladie autrement.

Objectifs

L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, d’un modèle expérimental de rétinopathie diabétique et également d’un modèle de cicatrisation cornéenne chez le rat ou la souris afin de tester l'efficacité de traitements potentiels. La rétinopathie diabétique est une complication du diabète qui atteint l'oeil au niveau de la rétine et serait la première cause de cécité avant 65 ans. Le taux élevé de sucre dans le sang entraine une détérioration des capillaires sanguins de la rétine. Ils perdent leur étanchéité conduisant à des hémorragies et des exsudats, lésant la rétine. La maladie peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un oedème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. Le diabète est également responsable d’une dégradation de la cornée, le tissu transparent en avant de l’oeil, il ralentit notamment la cicatrisation cornéenne en cas de blessure, causant l’apparition d’opacités qui altèrent la vision.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements des complications du diabète au niveau de la rétine et de la cornée qui sont invalidantes pour les patients et peuvent aboutir à la cécité. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et preserver au mieux la visions des patients.

Procédures

L’induction du diabète chez les rats et les souris se fait par injection intrapéritoneale de streptozotocine. Le taux de glycémie sera contrôlé sur bandelette une à deux fois dans l'étude par le prélèvement d'une goutte de sang à la queue de l'animal. Les examens ophtalmologiques qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Pour la partie sur l'étude de la cicatrisation cornéenne, une désepithelisation cornéenne se fera sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les animaux sont rendus diabétiques par injection de streptozotocine. La streptozotocine détruit les cellules du pancréas qui ne produit plus d’insuline et ne peut plus controler la glycémie. L’hyperglycémie altère vaisseaux et nerfs avec une répercussion sur différents organes, comme la neuropathie, les troubles cardiovasculaires, la néphropathie, et la rétinopathie. Les animaux diabétiques ont un besoin de boire et des urines accrus, et perdent du poids. Ils perdent du tonus et prennent un aspect vouté au cours du temps. Les animaux n’ont plus ou peu de gain de poids malgré une consommation d’eau et de nourriture accrue. Au bout d’un mois de diabète, le poids des rats malades représente 50 à 60 % du poids des rats contrôles du même âge, la différence semble moins importante chez la souris serait plutôt autour de 80% du poids des souris contrôles non induites au bout d'un mois de diabète.

Devenir

L'euthanasie des animaux est réalisée en fin d'étude pour analyse des tissus.

Remplacement

Le recours à un modèle animal est nécessaire en raison de la physiologie particulière l'oeil composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen) en interaction les uns avec les autres. Le développement de la rétinopathie ou de la kératopathie diabétique ne peut être mimé par un modèle alternatif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). En raison de la polydipsie et de la polyurie des animaux diabétiques, la litière sera changée plus fréquemment (1 fois par jour), et un biberon supplémentaire sera ajouté. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.

Choix des espèces

Ce modèle est bien décrit sur ces espèces dans la littérature et l’apparition des signes cliniques recherchés de la rétinopathie est rapide selon les articles de la bibliographie. Bien que différentes souches de rat pigmenté ou albinos soient utilisées dans la littérature, les rats Brown Norway semblent avoir une sensibilité supérieure et plus durable dans le temps à la perméabilisation vasculaire rétinienne en réponse au diabète, et les souris C57bl6 semblent repondre le mieux à l'induction par la streptozotocine. Nous choisirons ces souches, mais n’excluons pas de modifier ce choix en fonction des résultats, des échanges avec collaborateurs extérieurs ou nouvelles données de la bibliographie, les rats Wistar, Sprague Dawley et long Evans sont également largement utilisés dans la bibliographie. De même pour l’étude de la cornée diabétique la souris pigmentée ou le rat albinos sont utilisés. Les animaux, rats et souris, seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie, âgés de 6 semaines minimum à l'induction du diabètes conformément aux publications de référence qui servent de base à ce modèle. Ils entrent en étude après une période d’acclimatation d'un minimum de 3 jours.