Bien-être animal

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Cochons : 288
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288 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis envoyés à l'abattoir vers 155 à 160 jours puisqu'ils sont destinés à la consommation. Chaque animal subit une prise de sang sous contention au lasso, des prélèvements de salive et de soies, et la moitié passe des tests comportementaux évaluant la réactivité face à un environnement nouveau, la relation avec l'humain et les capacités cognitives. Le projet compare l'effet d'un accès extérieur temporaire sur le bien-être des porcs en engraissement. Le porteur affirme qu'aucune méthode in silico ou in vitro ne peut prédire cet effet et présente l'étude comme une réponse aux attentes citoyennes sur l'élevage conventionnel.

Objectifs

De nos jours, les systèmes d’élevage dits « conventionnels » sont questionnés par les citoyens européens tant sur leur impact environnemental que sur le respect du bien-être animal. Ces questionnements concernent particulièrement les porcs charcutiers, principalement élevés en bâtiment sur caillebottis intégral. Ainsi, l’accès extérieur et l’exposition à la lumière naturelle figurent parmi les préoccupations principales des citoyens concernant le bien-être animal. Des systèmes d’élevages avec accès extérieur existent mais ils ne concernent encore qu’une minorité des porcs en France (moins de cinq pour cent). Si l’accès extérieur expose les animaux à un plus grand nombre et à une plus grande diversité de stimulations et diminue le risque d’agressions entre congénères, il augmente également le risque d'exposition aux agents infectieux ainsi qu’aux prédateurs potentiels et rend plus difficile le maintien de conditions optimales d’hygiène. En outre, les éleveurs sont souvent hésitants à s'engager dans la transition car l'accès à l'extérieur pose la question de la disponibilité des pâtures, entraîne des investissements structurels ainsi qu’une augmentation de la charge de travail. De plus, des baisses de production parfois importantes peuvent survenir pour des raisons sanitaires ou d’exposition aux aléas climatiques. Dans ce contexte, identifier des solutions facilement transposables sur le terrain et permettant d'offrir aux porcs charcutiers un accès extérieur, même ponctuel, constitue un enjeu majeur. Notre projet vise à étudier l'intérêt de proposer des récréations régulières à des porcs pendant leur phase d'engraissement, à une période de leur vie où ils sont les moins vulnérables, en analysant leur état de santé et de bien-être par rapport à ceux de leurs congénères élevés en conditions standard. Pour cela, différents paramètres seront mesurés (observations et tests comportementaux, suivi des performances, relevé de signes cliniques, analyse de la compétence immunitaire et mesure de l’exposition au stress chronique).

Bénéfices attendus

Ce projet vise à obtenir des données objectives et facilement actionnables pour améliorer le bien-être des porcs charcutiers actuellement élevés dans des élevages conventionnels.

Procédures

Chaque porc sera soumis à un prélèvement de sang sous contention au lasso, à deux prélèvements de salive et à deux prélèvements de soies, chacun durant moins de 5 minutes et ne nécessitant ni l’isolement des animaux ni le recours à l’anesthésie. Des tests comportementaux seront effectués sur la moitié de l'effectif (12 porcs par groupe soit 144 individus au total) permettant aux expérimentateurs d’évaluer leur réactivité émotionnelle face à un environnement nouveau, la relation Homme-animal et d’étudier leurs capacités cognitives. Chacun de ces tests dure de 30 secondes à 5 minutes maximum, montre en main. Ces tests seront répartis sur 2 séances : 3 tests lors de la première séance pour une durée totale de 8 min par porc (5 + 2 + 1), et 2 tests lors de la deuxième séance 15 jours plus tard pour une durée totale de 6min30 par indvidu (2’30 + 4).

Impact sur les animaux

Les pesées ainsi que les prélèvements de soie et de salive ne nécessitent pas de contention et sont réalisées par des personnes expérimentées, limitant le risque de stress. La contention au lasso nécessaire pour réaliser la prise de sang est susceptible d’induire un stress transitoire et d’intensité légère. Enfin, un saignement léger et transitoire, plus rarement un hématome, est susceptible d’être induit par le prélèvement mais la fréquence de ce type de nuisance est réduite par le savoir-faire des opérateurs associé à la réalisation d’une compression après le prélèvement si nécessaire.

Devenir

Les animaux étant destinés à la consommation, ils seront maintenus en vie jusqu’à l’âge classique d’abattage vers 155-160 jours d’âge.

Remplacement

S’agissant d’un projet visant l’amélioration des conditions de vie des porcs charcutiers en élevage, il n'existe pas de méthode alternative (in silico ou in vitro) permettant de prédire l’effet de l'exploration extérieure sur les paramètres étudiés.

Réduction

L’effectif de porcs inclus dans ce projet a été réfléchi de façon à assurer la validité statistique des données (3 saisons, 2 sexes) et favoriser la transposabilité des données aux élevages conventionnels.

Raffinement

Les porcs impliqués dans ce projet seront hébergés dans des locaux adaptés. Des enrichissements variés et régulièrement renouvelés (cordes, chaines, bouchons de fibre) seront proposés aux animaux. Les mâles et les femelles seront élevés dans des cases différentes à partir du sevrage afin d’éviter les conflits. La pâture possède un point d’eau et des zones d’ombre puisqu’elle est bordée d’arbustes et des toiles d’ombrage pourront être installées si nécessaire. L’ensemble des actes (pesées, observations, prélèvements de soies, de salive et de sang) sera réalisé par des personnes expérimentées après une phase d’habituation des animaux. Les prélèvements de salive seront réalisés en utilisant une salivette simplement passée sur la gencive. Ce prélèvement indolore ne nécessite pas de contention particulière, dès lors que les animaux se seront habitués au contact avec les expérimentateurs. Les prélèvements de soies à la nuque seront réalisés sur animal vigile et sans contention. Les prélèvements débutent lorsque les animaux se laissent caresser la nuque, si besoin en utilisant du jus de pomme distribué à la seringue. Ce geste, également indolore, se fait à l’aide d’une tondeuse adaptée et silencieuse permettant de n’entraîner aucune angoisse chez les animaux. Pour minimiser autant que possible le stress lié à la réalisation des prises de sang, la durée de contention des animaux sera strictement limitée à 2 minutes.

Choix des espèces

S’agissant d’un projet visant l’amélioration des conditions de vie des porcs charcutiers, il est pertinent d’étudier les conséquences d’un accès régulier à l’extérieur directement sur l’espèce cible, à savoir le porc. Les animaux utilisés seront de jeunes porcs charcutiers, sevrés depuis 6 semaines (sevrage à 28 jours). Ils seront suivis durant toute la durée de la phase d’engraissement (entre 70 et 160 jours d’âge environ), tel que classiquement fait en élevage conventionnel de porcs charcutiers, garantissant la transposabilité des données obtenues sur le terrain.

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    • Diagnostic des maladies
Poules : 270
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270 poules pondeuses vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyées dans l'élevage et vendues à des éleveurs ou des particuliers en fin de projet. Tous les deux mois et demi, elles reçoivent une anesthésie générale par injection intramusculaire suivie d'une radiographie du bréchet, l'injection pouvant être douloureuse et l'anesthésie comportant un risque d'accident. Le projet développe un outil d'analyse d'image pour détecter les fractures du bréchet, fréquentes en élevage en volière, et étudie le lien entre ces fractures et la douleur. Le porteur présente la volière comme favorable au bien-être des poules tout en reconnaissant qu'elle augmente le risque de fractures par collision.

Objectifs

La transition des systèmes d’élevages s’accélère en France car la plupart des acteurs de l’aval (distributeurs, grandes enseignes de l’agroalimentaire, restauration hors domicile, chaines hôtelières, etc.) ont pris l’engagement de ne plus s’approvisionner en œufs de code 3 d’ici 2025 : 20,4 millions de poules pondeuses en cage passeront en systèmes alternatifs dans les prochaines années. La principale alternative au système cage est la volière (choix fait en Allemagne et aux Pays Bas dans le courant des années 2000). Elle optimise le nombre d’animaux en élevage tout en offrant aux poules la capacité de se déplacer librement, y compris dans une dimension verticale (perchoirs et plateformes). Le libre déplacement permet aux poules d’exprimer leurs comportements naturels propices à leur bien-être tels que les bains de poussière, l’exploration de l’environnement, les battements d’aile, etc. Toutefois, un certain nombre de publications scientifiques soulignent un risque accru de fractures et de déviations du bréchet du fait des collisions avec les équipements suite aux vols au sein de volière, dont la hauteur peut dépasser les 2,5 mètres. Certains vols sont suivis de chutes occasionnant des fractures du bréchet douloureuses. Les déviations du bréchet sont associées aux perchoirs (forme et matière) et aux comportements de perchage (positionnement de la poule sur le perchoir). L’évaluation des déviations est réalisée visuellement, à l’observation du bréchet. Pour les fractures, la palpation est la méthode la plus employée. Cependant elle présente des limites, puisqu’elle ne permet pas d’en évaluer précisément le niveau de gravité et les microfractures ne peuvent être identifiées. Seules les fractures de gravité élevée et les anciennes fractures (palpation du cal de fracture) sont facilement identifiables avec cette technique. Nous souhaitons développer un outil d’analyse d’image du bréchet permettant de prédire la gravité des fractures, particulièrement celles de faibles intensités, et déviations de bréchet des poules élevées en volière, sur la base d’images smartphone (simple à collecter en élevage). Ce projet évaluera également les corrélations entre le degré de sévérité des fractures et la douleur de l’animal, puisque celles-ci sont peu documentées dans la littérature scientifique.

Bénéfices attendus

Les éleveurs et conseillers d’élevage ne sont pas toujours conscients de ces dommages au bréchet car il n’est pas très visible avec les plumes et les performances de ponte ne sont pas altérées par les lésions du bréchet. Au niveau de l'exploitation, la palpation de l'os bréchet prend du temps et les éleveurs et conseillers ne sont pas bien formés pour la pratiquer. Afin de prévenir le plus tôt possible l'apparition de ces dommages en aidant les éleveurs à les identifier, ce projet vise à développer un outil innovant pour évaluer facilement le niveau de sévérité des déviations et des fractures du bréchet en utilisant l'analyse d'image et la modélisation. Identifier la dynamique d'apparition, la sévérité et la prévalence des fractures et déviations est nécessaire pour mettre en place des solutions nutritionnelles ou techniques afin d'améliorer le bien-être des animaux et la production d'œufs. De plus, par l’étude de la corrélation entre la douleur de l’animal et la sévérité des fractures, ce projet permettra également de sensibiliser les éleveurs et conseillers aux conséquences de ces dommages sur le comportement des poules et leur mobilité en poulailler. A court terme après le projet, les algorithmes d’analyse d’images smartphones développés seront facilement disponibles afin que tous les acteurs de la filière oeuf désireux d'utiliser la solution, tels que les fabricants d’aliments, les organisations de production ou les éleveurs indépendants puissent le faire. Ainsi, ils pourront disposer d’une meilleure détection des fractures du bréchet, permettant ainsi une mise en place plus précoce de stratégies de prévention. De plus, ils seront intégrés dans un outil déjà existant qu’est l’application EBENE® d’évaluation du bien-être des volailles de plus en plus utilisée sur le terrain.

Procédures

Anesthésie générale par injection intramusculaire : 1 injection toutes les 10 semaines, 3 fois de suite (âge de 35, 45 et 60 semaines). Radiographie du bréchet : 1 séance sous anesthésie toutes les 10 semaines, 3 fois de suite

Impact sur les animaux

L’injection de l’anesthésique peut être douloureuse (intramusculaire). Certains animaux sont susceptibles d’arriver dans l’unité avec des lésions plus ou moins importantes du bréchet (déviations, fissures, fractures) ou de les développer en cours d’expérimentation : ces lésions sont génératrices de douleurs. Un accident anesthésique est également possible (apnée prolongée, arrêt cardiaque).

Devenir

Après chaque examen, les animaux sont replacés dans l'élevage pour participer au projet global de suivi. En fin de projet, ils seront vendus à des éleveurs ou à des particuliers.

Remplacement

Des études précédentes ont montré les stades lésionnels du bréchet observés. Nous nous appuierons sur ces données antérieures pour déterminer notre échelle de sévérité. Il nous faut cependant compléter ces éléments radiographiques par des critères diagnostiques utilisables en élevage (palpations, observations du comportement) dans des conditions proches du terrain.

Réduction

A 14 semaines d’âge, un effectif de 270 poules reproductrices nous permet de constituer 3 groupes de 90 poules. Ce design permet d’évaluer, en même temps, trois régimes différents par leur teneur en minéraux et oligo-éléments. En fonction de ces régimes, on attend une différence du taux d’incidence des fractures du bréchet de 20%.Pour l’incidence de fractures, l’estimation du nombre d’individus nécessaires par groupe pour mettre en évidence une différence significative entre les groupes est de 90 poules par groupe. Au regard des incertitudes quant à l’incidence de fractures dans notre situation d’élevage « améliorée » par rapport aux conditions d’élevage standard, de la variabilité de réponse, de la bibliographie et d’expériences précédentes, le nombre défini d’animaux par groupe sont nécessaires et suffisants pour mettre en évidence des différences.

Raffinement

les animaux seront maintenus en groupes sociaux stables, sur litière. Ils seront amenés sur la plateforme et laissés au calme le temps de l'habituation. Ils seront ensuite manipulés avec douceur lors de la séquence d'examen vigile (observation du comportement, palpation des bréchets). Tout animal stressé sera anesthésié rapidement sans attendre la séquence d'examen vigile pour ne pas l'affoler.

Choix des espèces

Il s’agit dans ce projet d’étudier une pathologie de la poule pondeuse élevée en volière : cette étude pilote vise à caractériser finement les lésions associées à ce type d'élevage. Il nous faut donc étudier les animaux concernés en conditions d'élevage. Les animaux seront utilisés entre l'âge de 35 et de 60 semaines afin de les évaluer en pleine période de ponte

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    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Lapins : 180
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180 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque lapin est anesthésié, reçoit une injection intramusculaire unique d'un produit à base de fer, puis est tué pour analyser le muscle au point d'injection. Le projet répond à une exigence de la Pharmacopée chinoise pour la mise sur le marché en Chine de produits déjà autorisés en France, à raison de deux à trois lapins par lot testé. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "nécessaire" et qu'"aucune méthode substitutive n'est possible" pour ce test réglementaire.

Objectifs

Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande de liberation de nouveau lot en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc pour objectif : la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une nouvelle libération de lot.

Bénéfices attendus

Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages.

Procédures

Les animaux utilisés seront anesthésié chimiquement avant de recevoir une injection unique de produit testé. L'injection liée a l'anesthésie sera une injection unique dans le muscle qui durera quelques secondes. L'injection du produit à tester sera une injection unique dans le muscle qui durera quelques minutes.

Impact sur les animaux

Auncun effet indésirable n'est attendu a la suite de l'injection. Les nuisances attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la contention pour la réalisation de l'anesthésie et stress lors dur réveil de l'animal.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.

Remplacement

Le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo éxigée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. Par conséquent, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’est possible.

Réduction

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). L'injection dans le muscle vaste médial ainsi que le traitement du muscle après sont prélèvement sont des actes techniques et critiques pendant lesquels nous pouvons perdre un échantillon. Par conséquent 1 animal sera ajouté a chaque lot afin de s'assurer d'avoir le nombre minimum d'animaux exigée par la pharmacopée sous peine de devoir recommencer le test pour le lot en question. Sur cinq ans, il a été estimé que 60 lots seraient testés soit 180 lapins maximum.

Raffinement

Après réception, les animaux auront une période d’acclimatation d’une durée propre à l'espèce animale soit 14 jours. Les animaux feront l'objet d'un conditionnement positif, basé sur des intéractions amicales avec les personnels en charge des soins, ceci afin de permettre des manipulations sans stress et avec un minimum de contraintes. Les animaux seront hébergés dans la mesure du possible par paires compatibles ou en groupe et recevront un enrichissement du milieu adapté à leur espèce, régulièrement renouvelé (Tablette de repos pour se cacher et grimper, foin, Buchettes de bois). Des évaluations cliniques sont mises en place (observation quotidienne de l’état général, du comportement, observation du site d’administration, etc.). Tout au long des études les animaux sont manipulés/observés par un personnel formé et habilité à travailler chez l'espèce en question. Les voies et volumes d’administration suivront les recommandations des publications reconnues telles que : A Good Practice Guide to the Administration of Substances and Removal of Blood, Including Routes and Volumes, Karl-Heinz Diehl et al. JOURNAL OF APPLIED TOXICOLOGY, 2001, 21, 15-23. Pour diminuer le stress de l’animal et faciliter la contention pour l’injection, l’animal sera anesthésié avec un produit adapté. Il est primordial dans ce projet que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial et pour cela l’animal ne doit pas bouger durant l’injection. Une surveillance accrue de l’animal de l'anesthésie jusqu'a son réveil sera réalisée. Si un animal présente des signes de pathologie, de souffrance ou de douleur, un traitement thérapeutique et/ou des soins seront mis en place après acccord du vétérinaire dans le but de le soigner ou de le soulager. De plus, des points limites adaptés et suffisament prédictifs sont mis en place afin de prévenir toute souffrance des animaux. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront réduites au minimum.

Choix des espèces

Le lapin a été choisi pour ce projet car c’est cet animal qui est demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.

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Cochons : 96
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96 porcelets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous gardés vivants et réintégrés au circuit d'élevage au sevrage. Âgés de trois à six jours, ils sont castrés après injection d'un anesthésique local et d'un anti-inflammatoire, l'étude comparant deux doses d'un produit associant procaïne et adrénaline censé mieux contrôler la douleur et limiter les saignements. Le porteur classe le projet en "bien-être animal" tout en pratiquant la castration sur des porcelets qui rejoindront ensuite la production. Il affirme qu'aucune méthode de substitution n'est possible puisque l'étude porte sur la douleur ressentie.

Objectifs

Quand elle est pratiquée en élevage, la castration doit être réalisée par un éleveur formé, avec anesthésie locale et analgésie. Des études ont montré un léger bénéfice de la lidocaïne comparativement à la procaïne comme anesthésique local lors de la castration. Pour cette raison, le protocole actuellement utilisé par les éleveurs associe la lidocaïne comme anesthésique local pour la douleur au moment de la castration, et un anti inflamatoire non stéroïdien pour la douleur post opératoire. Cependant la lidocaïne a des propriétés vasodilatatrices et on constate des saignements parfois importants lors de la castration. Le médicament utilisé pour notre essai associe procaïne et adrénaline. Sa concentration deux fois plus élevée permet de réduire le volume à injecter; la présence d'adrénaline par ses propriétés de vasoconstriction, pourrait permettre d'une part d'améliorer l'efficacité et la durée de l'anesthésie en limitant la diffusion de l'anesthésique et d'autre part de limiter les saignements liés à l'intervention. Les quantités à administrer restent à préciser pour permettre une bonne prise en charge de la douleur lors de l'anesthésie. L'objectif est de tester l'injection de deux quantités différentes du médicament pour réduire la douleur lors de la castration.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu est d'identifier un protocole qui soit au moins aussi efficace que le protocole actuel utilisant la lidocaïne pour réduire la douleur lors de la castration des porcelets, et qui permette de limiter les saignements consécutifs à la castration des animaux.

Procédures

Les porcelets seront tous castrés. Ils recevront tous préalablement une injection d'anesthésique local et d'anti inflammatoire non stéroidien pour prendre en charge la douleur . Toutes ces interventions sont courtes, inférieures à 30 secondes.

Impact sur les animaux

Les piqures d’injections vont entrainer une douleur légère et du stress, la castration une douleur modérée du fait de l'anesthésie et de l'utilisation d'anti inflamatoire pour calmer la douleur post opératoire.

Devenir

Tous les porcs seront gardés en vie à la fin des procédures. Ils intègreront le cycle habituel de production de l'élevage au moment du sevrage.

Remplacement

Sachant que le projet porte sur l’évaluation de la douleur ressentie par les animaux, il n’est pas possible de mettre en place de méthode de substitution qui évite l’emploi d’animaux vivants.

Réduction

Un maximum de 96 porcelets seront intégrés à ce projet. Cet effectif a été calculé sur la base d’études similaires, pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant un effectif suffisant d’animaux pour pouvoir tirer des conclusions sur l’efficacité des anesthésiques utilisés. Tous les porcelets recevront une analgésie pour prendre en charge la douleur pos opératoire

Raffinement

Les animaux sont logés conformément aux règlementations définissant les conditions de vie des porcs d’élevage. Lors des interventions, les animaux ne sont jamais isolés de leurs congénères : les animaux de la portée auxquels sont administrés les traitements sont placés ensemble dans une caisse puis remis directement dans la loge avec leur mère une fois l’intervention réalisée. Les procédures utilisées sont des pratiques habituelles d’élevage (castration). Les castrations seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles d’hygiène et de sécurité.

Choix des espèces

Le porc est l’espèce cible des traitements qui seront testés. Les animaux seront utilisés entre 3 et 6 jours d’âge, ce qui correspond à l’âge habituel de cette intervention en élevage de porcs. La variabilité des âges dépend de la date de naissance des porcelets, les mises bas s'étalant sur une période de quelques jours dans une bande de truies. Les animaux seront ensuite surveillés jusqu’à leur sevrage vers 28 jours d’âge, date à laquelle ils sont habituellement pesés avant leur passage en salle de post sevrage.

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Souris : 56
Souffrances
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56 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, la moitié tuée à l'issue pour prélever le cerveau, l'autre moitié replacée en élevage comme reproducteurs. Elles passent des tests comportementaux d'exploration d'un environnement nouveau et d'interaction sociale filmés, pour évaluer une "technique d'apaisement mental" censée réduire leur agressivité et permettre l'hébergement en groupe. Le porteur revendique une "preuve de concept" et affirme que l'impact d'une telle technique "ne peut être évalué que sur un être vivant". Le projet vise à terme à étendre la méthode aux animaux non-humains d'élevage.

Objectifs

Et si le bien-être des animaux de laboratoire et la reproductibilité des expérimentations passaient par la qualité du lien que les expérimentateurs partagent avec les animaux dont ils ont la responsabilité ? Dans ce projet nous souhaitons tester l’impact d’une méthode de d'apaisement mental pour les humains et les animaux. Cette méthode développée en Angleterre depuis près de 30 ans repose sur une attitude intérieure de présence, de considération bienveillante pour accompagner l’apaisement, et la résilience physique et émotionnelle des animaux tout en bénéficiant aux humains qui la pratiquent. Le présent projet vise à réaliser une expérience pour observer et mesurer l’impact la technique d’apaisement sur des souris réputées agressives (mâles reproducteurs, C57BL6J) par une analyse comportementale et par mesure des marqueurs physiologiques du stress. L’objectif est donc d’obtenir une preuve de concept de la baisse d’anxiété et d’agressivité par l’utilisation de cette technique pour pouvoir regrouper des individus mâles ensemble. Pour valider la reproductibilité des résultats l’étude sur rongeurs sera répliquée sur deux sites différents. Ce projet innovant est donc l’occasion de comprendre comment une pratique mentale de pleine conscience peut contribuer à l'amélioration des conditions de travail des animaux (en élevage ou en expérimentation), ainsi que des expérimentateurs. Un deuxième objectif à plus long terme, en cas de validation scientifique, sera d’étendre la technique d’apaisement aux animaux de rente dans les élevages.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait trouver une application directe pour éviter le comportement agressif des males hébergés en groupes. Par exemple, dans le cadre de protocoles impliquant le vieillissement des individus, l’augmentation du comportement de type anxieux a été caractérisée et nécessite souvent l'isolement des animaux. En apaisant les animaux, nous pourrons répondre aux recommandations d’hébergement en groupe préconisé par les instances règlementaires.

Procédures

Nous ne réaliserons aucun prélèvement sur animaux vigiles. 28 animaux réaliseront deux tests comportementaux (durée de chaque test = 5 minutes) et seront déposés seuls dans un environnement nouveau. Nous enregistrerons par vidéo leur comportement puis les animaux seront replacés dans leur cage. Tous les animaux réaliseront un test d’interaction sociale (mise en présence de deux animaux pendant 15 minutes et enregistrement vidéo) puis seront replacés dans leurs cages. En fin de procédure, les animaux recevront une injection d’anesthésique (30 secondes) avant euthanasie. Cette étape est nécessaire pour collecter les cerveaux qui permettront une analyse des neurones et de leur adaptation.

Impact sur les animaux

Les animaux seront mis en présence d'environnements nouveaux ce qui peut induire du stress 1/ pendant l’isolement pendant la première partie de la procédure (8 semaines) 2/ lors de la réalisation des trois tests comportementaux 3/ lors du regroupement des animaux par deux en fin de procédure. Dans cette dernière étape, certains animaux pourraient se battre. Nous appliquerons alors des critères prédéfinis pour l’arrêt du test.

Devenir

Les 28 souris mâles n’ayant subi qu’un test comportemental (durée 15 minutes) seront replacés en élevage. Les 28 animaux ayant suivi l'ensemble de la procédure seront euthanasiés pour prélèvements de tissus et analyses cérébrales nécessaires pour caractériser les modifications induites par l'apaisement.

Remplacement

L’impact d’une technique d’apaisement ne peut être évaluée que sur un être vivant.

Réduction

Nous avons réalisé préalablement une étude pilote sur un animal agressif souris mâle qui s’est révélée très concluante c'est pourquoi nous proposons ce projet. Pour une preuve de concept sur l’application d’une technique d’apaisement mental des animaux, nous proposons la réalisation de l’étude dans deux structures d’élevages différentes afin de s’affranchir de l’impact potentiel d’éléments environnementaux. Si les résultats ne sont pas concluants dans la première structure (ce projet), nous ne poursuivrons pas les tests. Pour le calcul du nombre d’animaux nécessaires, nous avons utilisé un logiciel spécifique et choisi le nombre minimal d’animaux permettant de garder la puissance statistique pour nos résultats. Nous ré-utiliserons comme mâles reproducteurs dans les élevages certains animaux n'ayant participé qu'à un seul test d'interaction comportementale de 15 minutes.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés à leur nouvel environnement 10 jours avant le début des expérimentations. Nous utiliserons des tunnels pour la préhension des animaux afin de réduire le stress des animaux lors des tests de comportement. Nous utiliserons des points limites pour l’arrêt des tests d’interaction « résident-intrus » et lors du regroupement des animaux. Pour l’évaluation du stress, au lieu de réaliser les analyses à partir de prélèvements sanguins, nous effectuerons les dosages hormonaux sur les fèces des animaux.

Choix des espèces

La méthode d’apaisement des animaux que nous allons appliquer a déjà fait ses preuves en terme de comportement sur des espèces animales d’élevage (chevaux, bovins, ovins) et domestiques (chiens, chats). Nous souhaitons l’appliquer dans le cadre des élevages et de l’expérimentation sur rongeurs. Plus particulièrement, les souris représentent plus de la moitié des animaux utilisés en expérimentation en 2021. Confrontés régulièrement au problème d’agressivité entre souris mâles, nous cherchons une méthode permettant d'améliorer leur bien-être au cours de l’élevage et des expérimentations afin d’éviter l’isolement des animaux. Le comportement d’agressivité des mâles, y compris dans les fratries élevées ensemble depuis le sevrage, se développe après la maturité sexuelle. Nous avons donc choisi de réaliser nos tests sur des mâles adultes.

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Chèvres : 30
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Devenir
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30 chèvres vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes maintenues dans l'élevage et réutilisables ensuite. Chaque chèvre reçoit deux injections dans le muscle, avec des prélèvements de lait faits à la traite, pour mettre au point un dispositif à puce RFID détectant automatiquement les chaleurs. Le porteur décrit une douleur légère de quelques secondes à l'injection et un stress léger à la contention. Il présente ce dispositif comme un moyen de faciliter l'insémination après "effet mâle" et de réduire le recours aux hormones dans l'élevage caprin.

Objectifs

Chez les ovins et caprins, il existe au cours de l’année une période d’activité sexuelle maximale (saison sexuelle), en général d’août à janvier, et une autre d’activité minimale ou de repos sexuel, en général de février à juillet. Cette saisonnalité de la reproduction conduit à des variations annuelles dans la disponibilité des produits (lait/viande), la reproduction hors saison sexuelle (désaisonnement) est alors une solution pour maintenir l’offre toute l’année. Le traitement hormonal d’induction et de synchronisation des chaleurs et des ovulations est aujourd’hui la pratique la plus efficace pour désaisonner la reproduction. Or, le contexte sociétal et réglementaire incite fortement à la recherche de méthodes alternatives réduisant voire excluant l’utilisation d’hormones, pour synchroniser les chaleurs des femelles. La pratique de « l’effet mâle » est une solution alternative permettant l’Insémination Animale (IA) hors saison sexuelle. En effet, « l’effet mâle » consiste à induire l’activité ovulatoire des femelles en anoestrus saisonnier (repos sexuel) par leur exposition à des mâles sexuellement actifs. Toutefois, son utilisation en élevage est freinée par la moindre synchronisation des chaleurs obtenue (en comparaison à celle obtenue après un traitement hormonal). C’est pourquoi la détection des chaleurs est recommandée après « effet mâle », afin d’inséminer les femelles au bon moment du cycle sexuel et obtenir une fertilité satisfaisante. Or cette détection est chronophage pour les éleveurs. L’objectif du projet est de développer un dispositif permettant d’automatiser la méthode de détection des chaleurs préconisée sur le terrain afin de pratiquer l’IA.

Bénéfices attendus

Nous cherchons à faciliter la mise en oeuvre par les éleveurs caprins d’une mise à la reproduction des chèvres par insémination animale (IA) après induction et synchronisation des chaleurs par « effet mâle ». Nous développons un dispositif simple et utilisable sur le terrain, permettant de détecter la boucle d'identification réglementaire portée par les chèvres à l’oreille (boucle contenant une puce RFID = identification par radio-fréquence) afin d'automatiser la détection des chaleurs et ainsi déterminer le moment d’IA optimum pour une bonne fertilité. En effet, Les chèvres en chaleurs sont attirées par les boucs : ceux-ci sont placés derrière une barrière avec l'antenne de lecture du dispositif, ce qui permet d'enregistrer automatiquement toutes les visites (nombre et durée) des chèvres en chaleurs auprès des boucs.

Procédures

Trente chèvres recevront chacune 2 injections par voie intra-musculaire à la base de l'encolure (une injection dure quelques secondes).

Impact sur les animaux

Lors des injections par voie intra-musculaire (au total 2 injections/chèvre), les chèvres pourront ressentir une douleur légère de très courte durée (quelques secondes), sans altération de leur état général (parfois, un hématome peut se former, régressant spontanément). Un stress léger pourra être ressenti par les chèvres lors de la contention pour les injections.

Devenir

Tous les animaux restent dans l'élevage. Ils pourront être réutilisés dans d'autres projets sous réserve d'un avis favorable du vétérinaire sanitaire de l'établissement utilisateur.

Remplacement

Ce projet concerne la détection des chaleurs lors de la mise à la reproduction de chèvres en conditions d’élevage. Il ne peut être réalisée qu’avec l’utilisation d’animaux vivants.

Réduction

Le projet utilisera 30 chèvres. Dans la conduite habituelle de l’élevage caprin de l’établissement utilisateur, un lot physique est un groupe de chèvres élevées ensembles dans un même enclos et mises à la reproduction au même moment. L’effectif de 30 chèvres/lot est donc choisi en fonction du nombre de chèvres habituellement hébergées/lot physique. Nous décrirons la cinétique des venues en chaleur de ces 30 chèvres.

Raffinement

Les chèvres seront dans leurs conditions d’élevage habituelles (en groupes) dans un bâtiment d’élevage conventionnel sur litière paillée (respectant une surface minimale de 1.5 m²/chèvre) et feront l’objet d’une surveillance journalière pendant toute la durée du protocole. Le milieu d’élevage est enrichi avec une brosse rotative par lot, des tapis (Grat'o gratte®) positionnés sur les claies pour se gratter les flancs et des disques suspendus à mordiller. Pour les injections par voie intra-musculaire (concernant 30 chèvres), la contention sera faite par des expérimentateurs animaliers, dont la présence journalière répétée en interaction positive (alimentation, traite, soins) est associée à une diminution du comportement de fuite des chèvres et donc de leur stress face à la contention. Les prélèvements de lait seront faits manuellement en salle de traite, ne nécessitant pas de contention supplémentaire. Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera aussi réalisée. En cas de signes de maladie (fièvre >40°C, problèmes respiratoires, décubitus prolongé sur 48 h, anorexie, perte de poids >15%...) un traitement adapté (antidouleurs, antiinflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire conseil de l’installation expérimentale ou avec son intervention si nécessaire.

Choix des espèces

Les caprins sont la cible d'application en élevage de ce dispositif de détection automatisée des chaleurs. Les animaux seront des chèvres adultes primipares et multipares en lactation.

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Autres poissons : 120
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120 poissons, des sandres et des tanches, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous maintenus en vie et remis dans leur bassin. Chaque mois pendant quatre mois, ils sont capturés et anesthésiés pour un contrôle de croissance, trois sandres par bassin subissant en plus une prise de sang. Le porteur indique avoir choisi des méthodes non létales pour éviter de tuer les animaux, les prises de sang restant une nuisance limitée par l'anesthésie. Il vise à améliorer les techniques d'élevage aquacole du sandre en circuit fermé, et précise qu'à la fin les poissons seront gardés au laboratoire ou donnés à des pisciculteurs.

Objectifs

L'objectif du projet est démontrer les effets de la tanche sur le bien-être du sandre et de la polyculture de poissons sur les communautés microbiennes des bassins d'élevage aquacole. Un travail préliminaire mené dans des conditions de production a montré que des communautés microbiennes différentes étaient présentes dans les systèmes d'élevage et que la diversité des communautés microbiennes semblait corrélée à la diversité des espèces de poisson présentes dans les compartiments aquacoles. Toutefois l'effet le plus important semblait être celui du système d'élevage lui-même, chaque système ayant des caractéristiques propres (volume d'eau, débit hydraulique, histoire ...). Le contrôle de l'environnement microbien est un enjeu majeur pour les élevages piscicoles en circuit fermé.

Bénéfices attendus

Il s'agira de démontrer qu'un pilotage de la diversité des espèces de poisson (polyculture) dans un système d'élevage jusqu'à ce jour uniquement utilisé en monoculture constitue une approche scientifique pertinente pour améliorer la durabilité des élevages en circuit fermé. De manière plus ciblée, cette étude permettra d'améliorer les techniques d'élevage du sandre et de sécuriser sa production en France et en Europe (estimée à 2000 tonnes actuellement). Pour la première fois, à notre connaissance, les relations entre les communautés de poisson et microbiennes dans ces systèmes seront étudiées, or le compartiment microbien joue un rôle majeur dans le fonctionnement de ces systèmes de production. A ce niveau une attention particulière sera portée sur les risques de pathologies bactériennes pour les poissons et d'antibiorésistance.

Procédures

Mensuellement sur une durée de 4 mois, des animaux seront capturés, anesthésiés et soumis à un contrôle de croissance individuel. Aux mêmes dates, juste avant les contrôles de croissance, 3 sandres par bassin (uniquement dans les bassins où des sandres seront présents) seront captutés et anesthésiés, puis feront l'objet d'un prélèvement de sang.

Impact sur les animaux

Les manipulations lors des contrôles de croissance des poissons et les prélèvements biologiques constituent des nuisances pour les animaux. Pour réduire leur impact, nous pratiquerons des anesthésies pour éviter la douleur. Pour limiter les risques d'infection, nous utiliserons des petits matériels stériles ou désinfectés. Nous aurons une attention particulière (observation des poissons) les jours qui suivront ces opérations.

Devenir

Tous les animaux seront maintenus en vie, y compris ceux qui feront l'objet d'un prélèvement sanguin, et remis dans leur bassin d'origine. A l'issue de l'étude, les animaux seront soit gardés au laboratoire pour d'autres études soit donnés à des pisciculteurs locaux partenaires du laboratoire, après avis du vétérinaire référent.

Remplacement

Il n'est pas possible de remplacer cette expérimentation car aucune étude de ce genre n'existe dans la litérature scientifique. Notre approche est innovante et en rupture avec les pratiques d'élevage actuelles des élevages aquacoles en circuit fermé.

Réduction

Pour que notre étude soit crédible et les résultats transférables aux professionnels de l'aquaculture, il nous faut mener une telle étude avec des densités et effectifs d'élevage qui s'approchent le plus des conditions d'élevage rencontrées dans les systèmes de production, une charge initiale de 20 kg de poisson par bassin restant une charge faible.

Raffinement

Pour limiter les nuisances aux animaux, nous avons volontairement recherché des méthodologies non létales pour ne pas avoir à euthanasier des animaux. Une recherche bibliographique fouillée a été menée en amont dans le but d'identifier les méthodologies adaptées. Puis nous avons réduit au maximum le nombre de poissons qui feront l'objet de prélèvements biologiques (uniquement 3 poissons par bac par temps). Les poissons seront anesthésiés pour les prélèvements biologiques, puis mis dans un bain de reveil pour récupérer progressivement de leur anesthésie.

Choix des espèces

Le choix du sandre est directement dicté par le fait qu'il s'agit de l'espèce cible dont on veut améliorer les performances d'élevage et le bien-être en condition d'élevage, c'est une espèce d'intérêt aquacole majeur pour les élevages en circuit fermé en Europe. La tanche est une espèce compatible avec l'élevage du sandre, elle fréquente les mêmes habitats en milieu naturel et en conséquence a les mêmes préférendum écologiques. Toutefois, l'intérêt pour la tanche réside principalement dans le fait qu'elle produit un mucus abondant avec des propriétés antibactériennes avérées et qu'elle occupe préférentiellement un autre partie de la colonne d'eau , le fond. La tanche est de longue date considérée comme un poisson "docteur", les anciens ouvrages de pisciculture d'Europe de l'Est mentionnent sa consommation d'ectoparasites et les pouvoirs de son mucus. A un poids moyen de 130-150 g, les sandres et les tanches seront au stage juvénile. Un des objectifs étant d'évaluer les effets sur la croissance, l'utilisation d'animaux au stade juvénile est judicieux puisque les animaux auront un potentiel de croissance élevé non affecté par l'acquisition de la maturité sexuelle.

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Lapins : 168
Souffrances
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168 lapins vont être utilisés, gardés en engraissement à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont soumis à un conditionnement pavlovien qui associe un son à un stimulus aversif déclenchant une fuite, répété jusqu'à ce que le son seul provoque la réaction. Le porteur indique qu'un stress est attendu, jugé nécessaire au conditionnement, et affirme qu'aucune autre intervention n'est pratiquée. Il présente comme retombée la possibilité de transmettre aux portées un comportement appris utile à la conduite d'élevage, une application zootechnique plus qu'un objectif de connaissance.

Objectifs

Jusqu’à présent, la recherche des causes génétiques de la variabilité des caractères a été réalisée sous l’hypothèse d’un déterminisme génétique additif simple. Cependant, les connaissances sur l’hérédité des caractères ne cessent de progresser. Par exemple, nous savons aujourd’hui que les interactions gène x environnement joue aussi un rôle non négligeable dans l’expression des phénotypes des animaux. De plus, la question de l’influence des paramètres transmissibles non génétiques commence à être traitée, principalement via les nouvelles connaissances sur l’importance des mécanismes épigénétiques dans la variabilité des caractères. Afin d'en évaluer l'importance, des dispositifs expérimentaux dédiés doivent être mis en place. Le présent projet, qui utilise le lapin comme modèle d’étude, vise à créer un modèle de transmission non génétique des caractères qui pourra servir de base à ces recherches. Le principe de ce projet est d’utiliser le concept de conditionnement classique proposé par Ivan Pavlov, afin de créer un réflexe conditionné chez le lapin en prenant en considération les contraintes d’élevage et les connaissances comportementales de cette espèce. Le conditionnement de Pavlov apparaît lorsqu'un stimulus neutre (SN) est présenté un peu avant un stimulus inconditionnel (SI). Le SI est choisi pour être aversif pour l’animal, qui aura pour réflexe de se cacher (Reflexe Inconditionnel RI). A force de répéter cette présentation (SN+SI), le stimulus neutre finira par déclencher le comportement avant l’apparition du stimulus inconditionnel. Ce réflexe (dans notre cas la fuite de l’animal face à un stimulus neutre) peut être vu comme un caractère acquis. Dans une précédente expérimentation nous avons testé plusieurs stimuli pour choisir le meilleur pour l’acquisition d’un « réflexe conditionné »: Le SI retenu est un court choc électrique et le SN un son ambiant de 1 kHz. Il nous reste à (i) en évaluer l’apprentissage, et à (ii) quantifier sa transmission à la génération suivante.

Bénéfices attendus

Selon les résultats obtenus, plusieurs retombées peuvent être envisagées à l’issue de ce projet. Sur le plan génétique, ces résultats permettront de revisiter la façon de prendre en compte dans des études génétiques, la transmission d'un caractère acquis (évolution des modèles d’évaluation avec une prise en compte de la composante épigénétique). Dans le cadre des travaux réalisés pour répondre aux besoins de diversification des systèmes d'élevage et des pratiques associées, les résultats permettront d’envisager de prédisposer les petits à certains comportements adaptés à une conduite d’élevage via la transmission d’un caractère appris aux parents. Dans le cas du conditionnement testé dans le projet il pourrait permettre de rassembler des animaux dans un bâtiment grâce à la diffusion du son utilise comme SN chez les parents.

Procédures

Aucune intervention autre que le conditionnement n'est prévu sur les animaux.

Impact sur les animaux

Dans un premier temps, un stress est attendu. Ce stress va permettre le conditionnement des animaux face au stimulus neutre. Aprés l'expérimentation, les animaux ne seront soumis à aucun stimulus faisant partie de l'expérimentation et ne seront donc plus soumis à aucun stress inhérent à celle-ci.

Devenir

Tous les animaux seront conservés en engraissement.

Remplacement

Le recours aux animaux est indispensable dans la mesure où ce projet vise à étudier la transmission d’un caractère acquis chez les animaux d’élevage. Le statut de proie du lapin et son comportement associé est un levier fondamental du comportement du lapin, particulièrement adapté à notre expérimentation.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire au total pour cette expérimentation est de 168. - 8 animaux afin de choisir l'intensité du stimulus minimum générant le retrait des animaux. - 8 autres animaux afin de valider un protocole expérimental répétable. - 40 animaux (G0) sont ensuite nécessaires : avec un taux de réussite de conditionnement supérieur à 50%, cela permettra de disposer de 10 mâles et 10 femelles pour constituer 10 accouplements d’animaux conditionnés à l’issue de cette phase. - 112 animaux (56 G1 et 56 naïfs) seront nécessaires pour des raisons de puissance statistique afin de comparer les deux groupes d’animaux.

Raffinement

Aucun prélèvement ne sera fait dans le cadre de ce projet sur les animaux. L’isolement des animaux en cage individuelle sera limité à la stricte période du conditionnement (pour les animaux G0) ou de son évaluation (pour les descendants G1). Les animaux seront positionnés dans les logements du test 24h en amont du test afin qu’ils s’habituent et découvrent leurs nouvelles conditions de logement (la zone de vie Z1 avec distributeur d’eau et de nourriture et bois à ranger et la zone isolée Z2). Une fois les animaux conditionnés, ceux- ci ne subissent pas le stimulus aversif (SI) étant donné que le stimulus neutre (SN) seul provoque le retrait de l’animal en Z2. La mesure du conditionnement sera automatisée grâce à une caméra en dehors de la cage, ce qui permettra de limiter les contacts de l’expérimentateur avec les animaux, et les possibles interférences que cela peut occasionner sur le comportement des animaux.

Choix des espèces

Le lapin est une espèce d’élevage qui est aussi une proie. Ce statut de proie fait que le lapin est naturellement prédisposé à repérer les situations potentiellement dangereuses et à avoir une attitude de fuite, facilement détectable. De plus, c’est dans cette espèce que les études des mécanismes moléculaires sous-jacents à la transmission non génétique du comportement seront ensuite développées. Finalement, les conditions d’élevage du lapin, en cage, sont idéales pour la mise en place de ce type de protocole. Nous utiliserons des animaux d'au moins 6 semaines d'âge et au maximum âgés de 10 semaines. A cet âge, les animaux sont sevrés mais ne sont pas encore en conduite de reproduction. Nous évitons ainsi le stress des animaux lors du sevrage. De plus, les cages lors de la conduite de reproduction sont différentes des cages utilisées lors de l’engraissement, il n’est donc pas pertinent de tester le dispositif sur ces animaux.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Saumons : 402
Souffrances
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402 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour tester une phéromone censée augmenter leur production de mucus protecteur. Elles sont exposées au produit pendant sept jours, avec une intrusion quotidienne du bras de l'opérateur dans le bac et quatre captures à l'épuisette, avant mise à mort pour prélever peau, branchies et tube digestif. Le projet vise à limiter le recours aux médicaments en pisciculture en renforçant les défenses naturelles des poissons d'élevage. Le porteur affirme que le remplacement est impossible car la réponse à une stimulation sensorielle exige un "organisme entier".

Objectifs

Les deux espèces de salmonidés les plus couramment produites en pisciculture, sont le saumon Atlantique (Salmo salar) et la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’espèces domestiques, mais plutôt de poissons en cours de domestication. En dépit de la sélection basée notamment sur la recherche de souches moins farouches, ces poissons continuent à présenter des réactions de stress très intenses, aigües, mais aussi chroniques, ayant des conséquences physiologiques importantes, parmi lesquelles on note des altérations des défenses spécifiques et non-spécifiques contre les infestions. Ces perturbations sont à l’origine de nombreuses infections bactériennes, virales, fongiques et parasitaires, qui conduisent à l’emploi de différents xénobiotiques (antibiotiques, antiparasitaires, antifongiques, antiseptiques divers), mais aussi de traitements physiques préjudiciables pour le bien-être des poissons. La phéromone SNAP (Salmon Nest Appeasing Pheromone) augmente l’activité des cellules à mucus de la peau et du tube digestif, entraînant une augmentation de la production de mucus, une augmentation de l’activité enzymatique mesurée dans celui-ci et de l’expression de certains gènes par la peau, impliqués dans le métabolisme et le stress oxydatif, mécanismes qui pourraient être à la base d’une meilleure barrière naturelle (immunité non-spécifique) et d’une meilleure protection contre les micro-organismes et pathogènes. L’objectif de ce programme est de préciser les modalités d’action de cette phéromone et de ses analogues structuraux, chez la truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) et de mesurer sa capacité à optimiser leur état de santé et leurs défenses naturelles en élevage, afin de limiter le retour aux traitements médicamenteux. En particulier, plusieurs paramètres relatifs à l’immunité et à la composition du mucus au cours du temps en fonction des traitements seront évalués.

Bénéfices attendus

Chez les poissons, le mucus cutané et le mucus digestif jouent un rôle de premier plan dans la défense contre les infections. Les résultats précédemment acquis permettent d’espérer une activation des glandes à mucus, avec production d’un mucus plus riches en enzymes comme les chitinases, ou les peroxydases, qui jouent un rôle important dans la protection contre le pou de mer et différents autres pathogènes. La validation de la SNAP permettrait de proposer ce traitement naturel et dépourvu de toxicité, tant pour les poissons, que pour le consommateur et l’environnement, comme alternative aux solutions actuelles. Le contrôle de ces infections et infestations constitue une cause importante de souffrance pour les salmonidés en pisciculture.

Procédures

Les truites seront exposées au traitement (phéromone apaisante de salmonidés) pour une durée de 7 jours. De plus, l'administration du traitement entraîne l'intrusion du bras de l'opérateur dans les bacs d'essai une fois/jour (durée estimée de l'intervention à environ 15 sec.).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues pour les animaux sont les suivantes : 1) Stress causé par le changement de lieu de vie (passage des bacs d’élevage aux bacs expérimentaux) au tout début de la procédure; 2) Stress lors de l’administration des traitements via l’intrusion du bras dans le bac qui vient administrer le traitement une fois par jour (dure environ 15 sec.); 3) Stress lors de la capture à l’épuisette des animaux dans les bacs aux différents temps de prélèvements. Ce stress est de courte durée, qui ne sera appliqué que 4 fois au cours de l’étude.

Devenir

La nature des prélèvements de tissus effectués, en particulier les prélèvements de patchs de peau, de branchies, de tubes digestifs, en vue de la mesure des paramètres choisis pour l'étude (analyses histologique et transcriptomiques) ne permettent pas de laisser les animaux en vie. C'est pourquoi ils nécessitent la mise à mort des animaux et sont effectués post-mortem pour éviter toute souffrance/douleur irrémédiable de l'animal.

Remplacement

Il s'agit d'une étude de recherche fondamentale investiguant les mécanismes d'action physiologiques de la phéromone apaisante libérée lors de l’éclosion des alevins (SNAP). En tant qu'étude de physiologie, elle doit nécessairement porter sur des êtres vivants, qui représentent des systèmes biologiques intégrés, où de multiples organes/tissus fonctionnent de façon associée et coordonnée. En effet, l’utilisation de traitement sémiochimique est une stimulation sensorielle par exposition à des phéromones qui nécessite l’utilisation d’organisme entier pouvant détecter et réagir aux composés testés. La détection de ces composés peut engendrer une cascade de réactions physiologiques pouvant mener à une modification du comportement ou de la physiologie de l’animal. Cela ne peut être obtenu et observé que sur animaux entiers pouvant pleinement exprimer leurs comportements et physiologies naturels. Il n'existe pas actuellement de méthodes de remplacement pouvant simuler ces changements suite à une stimulation sensorielle.

Réduction

Afin de réduire le nombre de sujets nécessaires à la mise-en-évidence de l’efficacité des différents analogues potentiels, nous avons préalablement mené une étude du pharmacophore de SNAP par bioinformatique, ce qui a permis de cribler ses analogues potentiels par analyse de similarité et de réduire leur nombre à 3 à tester in vivo. Des tests statistiques de calcul de taille d’échantillons nécessaires pour révéler un effet traitement significatif à une puissance statistique de 80% ont été réalisés à partir des données scientifiques disponibles, obtenues lors d’études préliminaires sur des tissus de saumons abattus dans le cadre de la production, en Norvège. Ils montrent que le paramètre principal de notre étude (nombre de cellules à mucus par mm2 de peau) requiert un minimum de 3 sujets par point de prélèvement, pour pouvoir mettre en évidence des différences significatives. Compte tenu du nombre de groupes-traitements, on peut optimiser les chances de mettre en évidence des différences avec 6 sujets par point de prélèvement. De même, pour l’étude des effets sur les modifications de la composition du mucus, nous nous sommes appuyés sur les résultats d’analyses préliminaires de mucus de saumons, récupérés après abattage en Norvège. L’analyse statistique des variations de concentration des enzymes d’intérêt, montre qu’il est nécessaire de disposer des prélèvements de 10 sujets. Les prélèvements de peau pour l’analyse histologique et les prélèvements de mucus cutané (par raclage de la peau) pour l’analyse enzymatique ne pouvant être réalisés sur les mêmes animaux (la couche de mucus et la couche de peau doivent être intacts pour la qualité des résultats d’histologie), cela porte le nombre d’animaux à 16 par traitement et par point de prélèvement, soit un total de 384 truites. Également, un surplus de seulement 3 animaux par bac de traitement a été décidé tout au long de l’étude, pour pallier d’éventuelles pertes d’animaux au cours de l’essai, amenant le nombre total de truites à 402.

Raffinement

Au cours de la procédure, les poissons sont hébergés dans des bacs d’expérimentation disposant d’un courant d’eau continu (douce pour les truites, issue d'une rivière, à la température optimale pour les truites). La rivière possède une eau de grande qualité et abrite naturellement plusieurs espèces de salmonidés. Les bacs d’expérimentation seront recouverts de filets sur leurs ouvertures supérieures pour éviter les attaques de prédateurs. Le circulation de l’eau s’effectue à un débit adapté et avec une qualité appropriée pour l'espèce, assurant un renouvellement de l’ensemble de l’eau du bac d’expérimentation en moins de 20 minutes. La capacité du bac et la masse totale de truites par bac permettent de garder la densité des poissons sous le seuil défini dans la littérature comme risquant de compromettre le bien-être des truites. Le taux d’oxygène dissous dans l’eau des bacs sera mesuré régulièrement pour tenir compte des variations naturelles du taux d’oxygène de la rivière alimentant les bacs d’expérimentation sous l’effet de la photosynthèse. En complément, une alimentation en oxygène sera apportée dans chacun des bacs pour y garantir un niveau conforme aux recommandations du pisciculteur fournissant les animaux et aux indications de la littérature. De même, afin de perturber le moins possible les animaux, les truites seront nourries dans les mêmes conditions que celles pratiquées préalablement par le pisciculteur : même aliment (granules solides commerciales identiques à celles utilisées par le fournisseur), selon la même fréquence et la même quantité. Les manipulations susceptibles d’entraîner un stress majeur ou une douleur/altération physique sont réalisées post-mortem. Les manipulations réalisées avant la mise à mort ne sont de nature qu’à engendrer un stress de faible intensité, atténué de surcroit par la mise en place d’une période d’habituation et des évènements stressants de courte durée (capture) réalisés que 4 fois au cours de la procédure. La durée totale de la procédure est elle-même courte (9 jours au total).

Choix des espèces

La Truite arc-en-ciel : Oncorhynchus mykiss. Il s’agit d’une des espèces de salmonidés les plus massivement produits en aquaculture. C'est l'espèce même ciblée par le traitement phéromonal SNAP. Les truites utilisées sont âgées de 12 à 18 mois, d’environ 250 à 350 g (« taille portion ») : cet âge est imposé par le pisciculteur, pour ne pas déranger sa conduite d’élevage. Ce stade est compatible avec la mesure des paramètres histologiques de la peau et du tube digestif, des mesures de caractérisation biochimique et transcriptomique du mucus, puisque permettant de prélever des échantillons en quantité suffisante pour réaliser toutes ces analyses.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Saumons : 1000
Souffrances
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1000 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 400 tuées par anesthésie létale pour prélèvements et 600 réutilisées dans d'autres projets. Les poissons sont filmés puis soumis à un test comportemental de réactivité émotionnelle par isolement social de quarante minutes, décrit comme un stress aigu, et à un abaissement du niveau d'eau pendant cinq minutes par jour. Le porteur présente l'étude comme un moyen d'améliorer le bien-être des truites d'élevage grâce à une structure d'enrichissement amovible. Il reprend une communication de la Commission européenne sur la "nécessité" d'améliorer le bien-être des poissons d'élevage, l'application visée étant la pisciculture commerciale.

Objectifs

Le bien-être animal est une notion importante, qui suscite un intérêt croissant depuis quelques années, notamment en élevage. Elle ne fait plus seulement appel à la notion d’équilibre et d’homéostasie nécessaires entre l’animal et son environnement, à l’absence d’expériences négatives et contraignantes, mais implique dorénavant également la possibilité pour l’animal d’accéder à des émotions positives et de diminuer ses états mentaux négatifs. Bien que des progrès ont été mis en place pour améliorer le bien-être des animaux dans la plupart des filières d’élevage, certaines en nécessitent encore pour une prise en compte optimale. Une manière d’améliorer le bien-être des poissons d’élevage est d’incorporer des éléments d’enrichissements dans leur environnement. L’enrichissement physique consiste à apporter des éléments complexifiant physiquement (plantes, structures) ou sensoriellement (visuel, auditif…) l’habitat. Cependant, l'ajout de divers objets dans les bassins peut s'avérer contraignant pour les pisciculteurs lors de la pêche ou de l'entretien. Ce projet a pour vocation de tester une stratégie d’enrichissement physique dans le but d’améliorer le bien-être des truites en élevage par l'ajout dans les bassins d'une structure amovible et donc facile d'entretien, composée de plantes fixées à une plaque servant d'abri. Nous analyserons le comportement des poissons et leur réponse au stress selon que leur environnement ait été enrichi ou non pendant 3 mois, dès les jeunes stades.

Bénéfices attendus

Le projet a pour but de tester une structure d'enrichissement du milieu de vie des truites visant à améliorer leur bien-être et leur réponse au stress en élevage. La structure d'enrichissement est composée de plantes fixées à une plaque servant d'abri et serait facile à mettre en place en élevage car amovible limitant ainsi les contraintes liées à l'entretien et à la pêche. En cas de succès du projet et de résultats prometteurs (moins de stress et de comportements agressifs, meilleure croissance), notre stratégie d'enrichissement pourra être testée en élevage commercial, afin d’évoluer vers des systèmes plus respectueux du bien-être des poissons. Ce projet rejoint les consignes données par la commission Européenne lors de sa communication 236 du 12/05/2021 sur la nécessité de trouver des moyens d’améliorer le bien-être des poissons d’élevage et en particulier pendant la phase d’élevage pour ensuite les communiquer à la filière piscicole.

Procédures

Il n'y aura pas de prélèvement sur animal vivant pour ce projet. Les prélèvements de sang auront lieu après anesthésie à dose létale de l’animal.

Impact sur les animaux

Nous faisons l'hypothèse que les effets générés par la structure d'enrichissement pendant 3 mois sur l'un des deux traitements seront au contraire bénéfiques pour les animaux. Les truites seront simplement filmées pendant leur élevage. Lors du test comportemental de réactivité émotionnelle, le stress induit par l'isolement social en environnement nouveau pendant 40 minutes est inévitable puisque nous cherchons précisément à mettre en évidence les réponses émotionnelles des poissons. Par expérience, nous savons que ce test crée un stress aigu mais le pic de cortisol reste bien en-deçà des niveaux atteints lors des procédures classiques (confinement prolongé) et aucun point limite n'a jamais été atteint lors des 40min de test pendant lesquelles les poissons sont observés à l'écran en direct. Le transfert des poissons depuis leur bac d’élevage jusqu’au bac de test est limité à son maximum car les bacs sont disposés à proximité immédiate, et il est réalisé par du personnel compétent et expérimenté. Les animaux seront également mis à jeun 24 heures avant toute manipulation pour éviter les régurgitations (procédure classique d'élevage). Le stress modéré d'abaissement du niveau de l'eau appliqué au groupe en fin d'expérimentation dure seulement 5 minutes par jour. S'il permettra une légère élévation du cortisol nécessaire pour mettre en évidence une différence éventuelle de résistance au stress entre nos 2 traitements après 5 jours, il sera modéré dans la mesure où les poissons resteront dans leur environnement avec leurs congénères.

Devenir

Les poissons prélevés pour les analyses plasmatiques et morphologiques seront mis à mort selon les normes réglementaires. Les animaux surnuméraires nécessaires pour atteindre la densité optimale par bac et filmés pendant les observations du groupe pourront être réutilisés dans d'autres projets de l'Unité.

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative à cette expérimentation animale puisque le but de cette étude est d’observer le comportement des poissons en réponse à la présence ou à l’absence d’un enrichissement de l'environnement dans l’optique d’une application future en élevage. Les réponses émotionnelles des poissons nécessitent également de manipuler des animaux vivants.

Réduction

Le nombre d’animaux prélevés ainsi que le nombre de bacs d'élevage par traitement ont été réfléchis pour permettre des analyses statistiques fiables. Le nombre d'animaux par bac a aussi été ajusté au mieux pour se rapprocher des conditions réelles en élevage mais également pour assurer une densité optimisant la stabilité hiérarchique des poissons au sein des bacs (

Raffinement

Les animaux seront élevés dans les conditions optimales pour l’espèce (photopériode, qualité d’eau, densité, nourriture). L’enrichissement de l'environnement d'élevage permet précisément d'améliorer le bien-être des truites, ce que nous chercherons à confirmer avec la structure facile d'entretien proposée. Néanmoins, pendant toute cette période d’élevage, le comportement des animaux sera surveillé de près par les animaliers quotidiennement. Les manipulations sont réalisées par du personnel compétent le plus rapidement possible pour limiter le stress. Les bacs de tests comportementaux sont situés à proximité des bacs d'élevage afin de limiter le stress du transfert.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce d’intérêt agronomique puisqu’elle représente 95% de la production française piscicole en eau douce. La question du bien-être de cet animal de rente est donc primordiale en France mais aussi en Europe. Elle est par ailleurs un modèle biologique largement diffusée dans la communauté scientifique (environ 50 000 références). Les expérimentations démarreront un mois après la première alimentation des alevins, soit 3 mois après la fécondation des oeufs. Cela représente un stade charnière visé pour l'application en pisciculture. De plus, l'application de l'enrichissement à des stades précoces a montré qu'elle était mieux assimilée et plus efficace compte tenu de la flexibilité comportementale des jeunes animaux.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 320
Souffrances
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Devenir
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320 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis vendus vivants à l'issue. Chaque animal subit jusqu'à trois prélèvements sanguins au sinus occipital à l'âge adulte, pour comparer les effets d'une reproduction au sol et en cage sur la fertilité et le comportement. Le porteur présente l'étude comme une réponse aux "demandes sociétales de bien-être animal", tout en la reliant à des enjeux de sélection génétique et de performances de reproduction. Il indique que la reproduction au sol peut s'accompagner de picage, d'agressivité et de cannibalisme, et cible deux lignées de poulets à croissance lente et rapide.

Objectifs

En sélection, les lignées de volailles sont, pour une partie de leur vie, hébergées en cage individuelle. La reproduction en cage permet un suivi individuel de la ponte, mais surtout une reproduction par insémination artificielle qui permet de limiter la consanguinité en contrôlant les couples reproducteurs et de connaître le pedigree de la descendance à chaque génération. Aujourd’hui, nous cherchons à concevoir un élevage sans cage, plus en lien avec les demandes sociétales de bien-être animal. Si la reproduction au sol ouvre la possibilité d’exprimer des comportements naturels positifs (activité, bain de poussière,…), l’effet global sur le bien-être des animaux doit être mieux évalué. Des interactions sociales agressives entre adultes au sol peuvent s’accompagner d’une baisse du bien-être du troupeau, avec l’apparition de picage, de comportements violents voire de cannibalisme. D’autre part, ce mode d’élevage des reproducteurs pourrait avoir un effet sur la fertilité et la fécondité des mâles comme des femelles. Le but du projet est d’estimer la faisabilité et les conséquences d’une reproduction au sol sur le comportement et les performances des reproducteurs en utilisant deux lignées génétiques de poulets de chair, variant sur la vitesse de croissance et les caractéristiques métaboliques. Ce projet évaluera comment une reproduction au sol impacte le bien-être et la fertilité des animaux reproducteurs, et si cet impact varie entre lignées aux caractéristiques bien distinctes. Le projet implique des prises de sang sur les animaux pour évaluer le taux d’hormones indicatrices de comportements aggressifs et du niveau de stress des animaux.

Bénéfices attendus

Ce projet servira de socle à un renouvellement de nos pratiques pour accompagner la transition vers un mode alternatif d’élevage en sélection. A court terme, il permettra l’évaluation des pratiques prenant en compte : les effets positifs ou négatifs d’un élevage au sol sur le bien-être et les performances de reproduction des animaux. Il sera également important d’évaluer l’impact de la reproduction au sol sur le travail des animaliers. Au niveau scientifique, ce projet permettra une meilleure connaissance des interactions entre environnement d’élevage (cage vs sol) et génétique (croissance lente vs rapide) sur les performances de reproduction et le comportement des animaux.

Procédures

Chacun des 320 animaux, d’élevage en cage ou d’expérimentation au sol, seront soumis à 3 prélèvements sanguins maximum à l’âge adulte, séparés d’au moins 3 semaines entre eux. La technique de prélèvement de sang au sinus occipital ne dure que quelques secondes (15s environ).

Impact sur les animaux

320 animaux d’élevage en cage ou d’expérimentation au sol, seront soumis à 3 prélèvements sanguins à l’âge adulte. Les prélèvements sanguins à l’âge adulte entrainent un risque de douleur légère de courte durée, un léger risque d’hématome et un potentiel stress de contention.

Devenir

Tous les animaux n’ayant subi qu’une porcedure légère seront disponibles à la vente (animaux vivants).

Remplacement

Pour évaluer les possibilités de reproduction au sol des poulets de chair et connaître leur impact sur le bien-être, le modèle le plus adapté est le poulet de chair lui-même.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires pour ce projet a été évalué d'après des publications scientifiques de simulation de précision de l'estimation des paramètres physiologiques et génétiques estimés dans ce projet. Les effectifs les plus faibles sont pour les mâles. De nombreux caractères seront testés, dont plusieurs ont déjà montré des différences significatives à moins de 20 individus. D’autre part, des prélèvements multiples, permettront de renforcer la puissance des effets observés entre traitements en utilisant moins d’animaux. Les femelles seront, elles, au nombre de 60 par traitement. Un sexe ratio de 1 mâle pour 3 femelles est le standard utilisé en reproduction en cage. Les animaux au sol permettront de tester trois traitements différents : au sol en sexes séparés (sans reproduction), au sol en reproduction libre, et au sol avec reproduction contrôlée (où un mâle est placé avec trois femelles choisies par l’expérimentateur), pour réduire le nombre total d’animaux utilisés.

Raffinement

Le calme et une contention soignée pendant la prise de sang seront mis en oeuvre. Par ailleurs, les animaux voués à l’expérimentation de la reproduction au sol seront élevés sur copeaux, en groupe, et auront accès à l’aliment selon les schémas de rationnement. Un panel d’enrichissements du milieu sera disponible : perchoirs, cachettes, nids, et distribution de nourriture aléatoire dans la litière. En plus des bienfaits habituels des enrichissements, ces derniers seront cruciaux pour limiter l’agressivité entre les animaux, que ce soit les comportements harceleurs des mâles envers les femelles (cachettes), l’agressivité entre mâles, ou la compétition pour la nourriture (distribution dans la litière favorisant le grattage). Tous les animaux seront visités quotidiennement pendant 15 à 20 minutes. Si un animal est blessé ou malade (emplumement, picage) ou s’il est en souffrance (prostration permanente), il sera isolé en infirmerie jusqu’à récupération complete.

Choix des espèces

L’objectif étant l’etude de la reproduction au sol des poulets de chair, le modèle le plus adapté est le poulet de chair lui-même. Toutes les procédures seront realisées sur des animaux adultes, pour phénotyper des reproducteurs.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Souris : 750
Souffrances
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Devenir
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 750

750 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ces femelles reçoivent une injection intramusculaire d'un vecteur AAV puis passent dix séances d'imagerie de bioluminescence et dix prises de sang sous anesthésie, pour mettre au point un médicament vétérinaire stérilisant présenté comme une alternative à la castration chirurgicale des chiens et chats. Le porteur inscrit le projet dans une démarche de "bien-être animal" et affirme que les souris remplacent chiens et chats aux étapes précoces, tout en prévoyant la mort des 750 souris utilisées. Il affirme qu'aucune méthode substitutive ne permet d'identifier une dose efficace et sûre.

Objectifs

Nous souhaitons réaliser des essais d’efficacité et d’innocuité chez la souris en vue de développer un médicament vétérinaire permettant une alternative à la castration chirurgicale des animaux de compagnie. L'enjeu de cette demande d’autorisation de projet s’inscrit dans un contexte de développement d’une solution alternative à une mutilation inutile et s’inscrit dans une démarche globale favorisant le bien-être animal. Outre le fait d’éviter la souffrance animale, la solution développée permettra de prévenir le recours à des euthanasies inutiles effectuées aujourd’hui sur des chiens et chats errants. Dans le respect de la règle des 3R : Afin de limiter au maximum le recours aux animaux durant ce projet, les premiers tests de sélection des candidats médicaments ont été/seront réalisés in vitro en laboratoire. Néanmoins, l'absence de méthodes substitutives à l'utilisation d'animaux permettant d’identifier aux mieux une dose efficace et sécurisée pour les animaux de compagnie font que des essais chez la souris sont justifiées. L’emploi de souris permet de remplacer l’emploi de chiens et de chats à des étapes précoces du développement. Afin de respecter la notion de raffinement, le bien-être de nos animaux sera pris en compte de leur réception à leurs morts : condition d'élevage des animaux adaptée, présence d'enrichissement dans les cages, visite quotidienne par du personnel qualifié. Une période d’acclimatation de 2 semaines sera respectée entre la réception des animaux et le début de la procédure. De plus lorsque cela est nécessaire les animaux seront anesthésiés et surveillés. De même, certains prélèvements pourront être effectués sur animal mort. Pour l'ensemble de la procédure, des critères d'arrêt par rapport à la souffrance strictes seront appliqués. Nous demandons pour réaliser l'ensemble de ces essais 750 animaux au total sur une période de 5 ans.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de trouver une alternative à la castration chirurgicale qui est traumatisante pour les animaux.

Procédures

Injection intramusculaire : une fois pour un temps de 1 min Imagerie de bioluminescence : 10 fois pour un temps de 20 min avec 15 jours à 1 mois d'espacement. Prélévement de sang : 10 fois apour un temps de 1 min avec 15 jours à 1 mois d'espacement.

Impact sur les animaux

L'injection intra-musculaire d'AVV peut provoquer une inflammation en locale. La manipulation des souris et notamment l'imagerie réalisée nécessite des anesthésies gazeuses.

Devenir

Les animaux utilisés présentent un risque modèrés pour l'homme ou pour l'environement.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à la réalisation de ce projet, c’est-à-dire un système biologique qui reproduit partiellement ou entièrement les conditions cliniques, analytique et/ou moléculaire de notre objet d'étude. II est impossible d'obtenir les informations fournies dans cette étude sans l'utilisation de souris. Les conclusions recherchées ne peuvent pas encore être obtenues par des modèles alternatifs d'étude in vitro, qui ne reconstituent pas de manière optimale la complexité, l’interactivité et la diversité des compartiments biologiques mis en œuvre.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire par lot a été défini statistiquement. Il est ici de 15.

Raffinement

Concernant l’objectif de réduction de la souffrance, de la douleur et/ou de l’angoisse infligées aux animaux, les souris seront suivies quotidiennement par du personnel qualifié pour détecter d’éventuels signes cliniques ou de mal-être. Les animaux sont hébergés dans le respect de la législation. Les conditions d’hébergements sont adaptées au statut sanitaire de ces animaux (cages, nourritures et litières sont stérilisées. De plus, chaque cage reçoit un enrichissement du milieu. ). En ce qui concerne les données de comportement et de physiologie, l’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie.

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont des souris femelles de 5 semaines (démarrant l’expérimentation à 7 semaines après 2 semaines d’acclimatation). De plus, les femelles sont plus aisément manipulables que les mâles et que nous pouvons nous limiter au genre femelle pour réduire le nombre d’animaux (dans le respect des 3R). Les hormones de reproduction étant similaires chez la souris et chez les animaux de compagnie, cette espèce est adaptée à notre étude. Les souris seront utilisées à l'âge de 7 semaines, âge pour lequel elles sont reconnues comme pubères et fertiles et dont on pourra confirmer l’induction d’une stérilisation biologique et après 2 semaines d’acclimatation.