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- Troubles sensoriels
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Etude pilote pour optimiser l’examen radiologique et la palpation du bréchet de poules pondeuses
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
10 poules pondeuses de réforme vont être utilisées, palpées puis imagées au scanner sous anesthésie et tuées sans reprise de conscience. L'étude pilote vise à régler les paramètres d'imagerie et à caractériser les signes de douleur à la palpation du bréchet, os fréquemment fracturé en élevage en volière. Le porteur indique que l'injection intramusculaire de l'anesthésique peut être douloureuse et que certaines poules arrivent avec des lésions du bréchet déjà génératrices de douleur. Il précise avoir choisi des animaux déjà "destinés à l'euthanasie" et affirme qu'aucune méthode de remplacement n'existe pour cette mise au point in vivo.
Objectifs
La transition des systèmes d’élevages s’accélère en France car la plupart des acteurs agroalimentaires en aval ont pris l’engagement de ne plus s’approvisionner en œufs de code 3 (c'est-à-dire issus de poules élevées en cage) d’ici 2025 : 20,4 millions de poules pondeuses en cage passeront en systèmes alternatifs dans les prochaines années. La principale alternative au système cage est la volière (choix fait en Allemagne et aux Pays Bas dans le courant des années 2000). Elle optimise le nombre d’animaux en élevage tout en offrant aux poules la capacité de se déplacer librement, y compris dans une dimension verticale (perchoirs et plateformes). Le libre déplacement permet aux poules d’exprimer leurs comportements naturels propice à leur bien-être tel que les bains de poussière, l’exploration de l’environnement, les battements d’aile, etc. Toutefois, un certain nombre de publications scientifiques soulignent un risque accru de fractures et de déviations du bréchet (os saillant (sternum) sur lequel s'insèrent les muscles nécessaires au vol) du fait des collisions avec les équipements suite aux vols au sein de volière, dont la hauteur peut dépasser les 2,5 mètres. Certains vols sont suivis de chutes occasionnant des fractures du bréchet douloureuses. Les déviations du bréchet sont associées aux perchoirs (forme et matière) et aux comportements de perchage (positionnement de la poule sur le perchoir). L’évaluation des déviations est réalisée visuellement, à l’observation du bréchet. Pour les fractures, la palpation est la méthode la plus employée. Cependant elle présente des limites, puisqu’elle ne permet pas d’en évaluer précisément le niveau de gravité et les micro-fractures ne peuvent être identifiées. Seules les fractures de gravité élevée et les anciennes fractures (palpation du cal de fracture) sont facilement identifiables avec cette technique. Nous souhaitons développer un outil d’analyse d’image du bréchet permettant de prédire la gravité des fractures, particulièrement celles de faibles intensité, et déviations de bréchet des poules élevées en volière. L'étude pilote présentée ici se propose d'optimiser les séquences d'imagerie au CT scan et les palpations manuelles du bréchet qui serviront ensuite à caractériser les lésions au cours du temps chez nos animaux expérimentaux.
Bénéfices attendus
Cette étude pilote nous permettra d'optimiser les observations et les paramètres d’imagerie mesures préalablement à la mise en place d’une expérimentation ultérieure sur un plus grand nombre d’animaux. L’étude pilote permettra notamment de caractériser les signes éventuels de douleur à la palpation du bréchet, pour laquelle peu de données sont actuellement disponibles.
Procédures
Les animaux seront palpés avant l'anesthésie pour évaluer l'état du bréchet les potentielles réactions douloureuses. Les animaux recevront des anesthésiques par voie intramusculaire dans les muscles lombaires ou de la cuisse puis ils seront imagés au CT scan.
Impact sur les animaux
Pour l’immobilisation des animaux lors des examens radiologiques, l’injection de l’anesthésique par voie intramusculaire peut être douloureuse. Certains animaux sont susceptibles d’arriver dans l’unité avec des lésions plus ou moins importantes du bréchet (déviations, fissures, fractures) : ces lésions sont génératrices de douleurs notamment à la palpation.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés préalablement à une autopsie et un prélèvement du bréchet pour le comparer aux données radiologiques obtenues.
Remplacement
Afin de déterminer les paramètres optimums pour l’imagerie radiologique, et de caractériser les signes de douleur lors de la palpation du bréchet, cette étude pilote doit être réalisée in vivo chez la poule. Il n’y a pas de méthode de remplacement. Nous avons choisi des animaux de réforme destinés à l'euthanasie pour ne pas prélever des animaux qui auraient pu avoir un autre sort.
Réduction
10 animaux nous semblent suffisants pour paramétrer le CT scan et mettre au point une technique répétable de palpation du bréchet. Ce nombre sera complété par des observations sur des animaux d'un autre établissement qui présentent des déviations du bréchet : En effet, certaines lignées de poules pondeuses ont des défauts congénitaux au niveau du bréchet (déviation), ces animaux seront examinés après euthanasie et transfert vers notre plateforme. Cela nous aidera à déterminer des degrés lésionnels dans les déviations et de compléter par des examens radiologiques du bréchet sur ces os déformés.
Raffinement
Pour l'étude pilote, les animaux seront maintenus en groupes sociaux stables, sur litière. Ils seront amenés sur la plateforme et laissés au calme le temps de l'habituation. Ils seront ensuite manipulés avec douceur lors de la séquence d'examen vigile (observation du comportement, palpation des bréchets). Tout animal stressé sera anesthésié rapidement sans attendre cette séquence d'examen vigile pour ne pas l'affoler.
Choix des espèces
La poule est l'espèce cible de notre étude sur l'occurence des fractures du bréchet en volière d'élevage. Pour cette expérimentation pilote, nous prendrons des poules de réforme de 17 semaines réutilisées d'un projet précédent. Ces poules seront à un stade de développement proche de celui des animaux qui seront utilisés dans le projet ultérieur.
Alléger le travail d’astreinte en élevage ovin lait et ovin viande sur le Massif central grâce au fractionnement et l’automatisation des apports de concentrés (Projet ASTRAVOVIN)
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
150 moutons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 60 brebis renvoyées dans le troupeau et 90 agneaux envoyés à l'abattoir après l'essai. Ils subissent des tubages répétés pour prélever du liquide du rumen, afin de tester des méthodes d'alimentation censées réduire le temps de travail des éleveurs ovins. Le porteur indique que la pose de la sonde cause stress et gêne et qu'une acidose reste possible, avec perte d'appétit et difficultés à se tenir debout. Il présente le bénéfice comme un gain de temps d'astreinte pour la filière, sans effet négatif attendu sur le troupeau.
Objectifs
L’objectif du projet est de renforcer l’attractivité de la filière ovine en simplifiant le travail. Pour cela, plusieurs solutions sur le temps passé à l’alimentation quotidienne des animaux sont testées. L’objectif est donc d’expérimenter et de tester de nouvelles pratiques réduisant le travail d’astreinte lors de la distribution de l’alimentation pour les diffuser auprès des éleveurs. Dans ces essais, l’impact sur les brebis de la distribution en une seule fois (au lieu de deux) du concentré et l’automatisation du rationnement des agneaux sont étudiés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’apporter des connaissances sur les différentes méthodes de distributions de l’alimentation des animaux. Lors des essais, plusieurs critères seront pris en compte, comme l’impact des méthodes testées sur le bien-être des animaux et le temps passé à chaque lot d’essai. Cela produira des références techniques qui seront diffusées pour les techniciens et les éleveurs. Les bénéfices attendus sont d’identifier les stratégies d’alimentation les plus pertinentes (un gain de temps de travail passé à l’astreinte des éleveurs) sans que ces méthodes n’est un effet négatif sur les performances, le bien-être et la santé de leur troupeau.
Procédures
Pour les deux essais, les animaux seront soumis à des tubages pour prélever du liquide ruminal. 3 séquences de prélèvements sont prévues en début, milieu et fin d’essai. Le tubage dure au total entre 1 et 2 minutes. Cette technique permet d’éviter l’utilisation d’animaux porteurs de canules du rumen pour réaliser des prélèvements de contenu, et ne nécessite donc pas d’opération chirurgicale. Le volume prélevé est adapté à la taille et développement de l’animal soit 50 ml pour les agneaux de plus de 2 mois et les animaux adultes. Le tubage est réalisée grâce à des sondes adaptées à la taille de l’animal (brebis ou agneaux).
Impact sur les animaux
Les nuisances possibles sur les animaux seront une gêne causée par la manipulation et la mise en place de la sonde pour le tubage. Cette manipulation peut causer un stress sur les animaux. Si une acidose apparait sur les animaux, les principaux symptômes sont une diminution de l’appétit, une augmentation des fréquences respiratoires et cardiaques, une impossibilité de se mettre debout, des diarrhées.
Devenir
Les brebis retournent dans le troupeau d’élevage de l’établissement. Les agneaux de l’expérimentation de l’essai 2 sont concernés par l’abattage en fonction des règles en vigueur du cahier des charges de l'organisme certificateur plusieurs semaines après l’expérimentation. En effet, il s’agit d’agneaux engraissés en vue d’une consommation. Le responsable du projet prend la décision de la date d’envoi à l’abattoir.
Remplacement
Cette d’expérimentation ne peut pas être remplacé par des modèles in vitro ou in silico. En effet, on ne peut pas remplacer les brebis et les agneaux pour mesurer l’évolution de l’acidose en fonction du type de distribution de l’aliment concentré.
Réduction
Le nombre d’animaux prévus dans l’expérimentation a été limité au maximum pour avoir un effectif garantissant l’interprétation des données. 60 brebis allaitantes dans l’ESSAI 1 pour le suivi sur le fractionnement de la distribution de concentrés et 90 agneaux pour le rationnement automatisé. En effet, chaque lot sera composé de 30 animaux, qui est le nombre minimum d’animaux pour réaliser une analyse statistique robuste dans nos conditions expérimentales.
Raffinement
Concernant, le raffinement des animaux, une attention particulière a été portée aux conditions d’hébergement (= condition d’élevage). Celles-ci seront maintenues en groupe durant l’expérimentation afin de respecter leur comportement social. Les animaux seront surveillés quotidiennement par du personnel qualifié sur leur état et leur comportement. Les animaux des deux essais sont hébergés sur une litière paillée et en lots de manière à pouvoir exprimer leurs comportements sociaux. Les agneaux de l’ESSAI 1 resteront avec leur mère toute la durée du projet. Pour les deux essais, progressivement les brebis et les agneaux vont s’habituer à être manipulés et les prélèvements seront réalisés par du personnel expérimenté.
Choix des espèces
L’espèce ovine est l’espèce choisie car les mesures réalisées permettront de répondre à des problématiques rencontrées en élevage. Il n'existe pas d'autre espèce modèle ni de système alternatif à cette étude car on étudie des conduites alimentaires sur animaux de rente. ESSAI 1 : L’étude utilisera des brebis en lactation et allaitant leurs agneaux car c’est à ce stade que les besoins en aliment concentré de la brebis sont importants avec un risque d’acidose plus élevé. L’étude se déroulera sur une période de 7 semaines avec un démarrage quelques jours après la mise bas et une fin au sevrage des agneaux, environ 70 jours après la mise bas. ESSAI 2 : Les agneaux utilisés seront des agneaux sevrés âgés de 75 jours environ, pendant la phase d’engraissement : du sevrage jusqu’à leur date d’abatage. C’est en effet à cette période que le rationnement est pratiqué pour optimiser la qualité des carcasses notamment l’état d’engraissement.
Evaluation de l’efficacité de friandises sur le développement de la plaque dentaire chez le chat
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
45 chats vont être utilisés, en gravité légère, réutilisés ensuite dans d'autres études puis placés à l'adoption. Chaque chat est anesthésié six fois, à deux à six semaines d'intervalle, pour des détartrages et des prises de sang à jeun, afin de mesurer l'effet d'une algue sur la plaque dentaire. Le but déclaré est commercial, développer et mettre sur le marché une friandise pour chats aux propriétés bucco-dentaires, le porteur listant parmi les risques des anesthésies répétées apnées, arrêts cardiorespiratoires et hypothermie. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode alternative prouvée n'évalue l'effet d'un aliment sur la plaque dentaire et que le recours au chat ne peut être évité.
Objectifs
Le projet a pour but d'évaluer le bénéfice d'aliments fonctionnels sur la santé bucco-dentaire chez le chat. L'étude a pour objectif de valider l'effet d'un ingrédient (algue Fucus vesiculosus) ayant des propriétés anti-microbiennes sur le ralentissement du développement de la plaque dentaire et du tartre chez le chat, en association aux propriétés mécaniques d'une friandise dans laquelle sera ajoutée cet ingrédient.
Bénéfices attendus
Le projet permettra le développement et la mise sur le marché d'une friandise chat ayant des propriétés bénéfiques sur la santé bucco-dentaire des chats, par l'association synergique d'effets mécaniques et chimiques.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs anesthésies en vue de procéder au nettoyage des dents et à la notation du niveau de tartre et de plaque dentaire accumulés pendant les différentes phases du protocole. Au total, chaque chat sera anesthésié 6 fois avec un intervalle de 2 ou 6 semaines. Les chats seront anesthésies 6 fois, voir annexe 1 pour les détails. Les prises de sang seront réalisées après un jeûne de 7h avant la première et la quatrième anesthésie et pendant la dernière anesthésie. Prémédication : 15 à 20 minutes avant induction. Détartrage : 30-40 minutes par chat. La durée du détartrage varie en fonction de la quantité de tartre qui se sera développée. Evaluation des paramètres dentaires : 25-30 minutes. Anesthésie totale du début de la prémédication à phase de réveil : 70 minutes lors phase détartrage, 60 minutes lors phase évaluation dentaire.
Impact sur les animaux
La friandise portant les effets mécaniques et contenant (ou non) l'ingrédient actif a précédemment été évalué pour l’appétence. Aucune nuisance ou effet indésirable (vomissement, diarrhées,…) n'a été détecté lors de sa consommation. Bien-être : phase de jeûne de 8 à 11h avant l’anesthésie, hébergement en cage les jours d’anesthésie. 1) Santé : Prise de poids étant donné que les chats peuvent manger plus que leurs besoins de maintenance, perte de poids si les chats consomment moins que leurs besoins de maintenance. Les effets ci-dessous ne sont pas des effets attendus mais plus des effets potentiels liés à des incidents lors du protocole; 2) Suite aux prélèvements sanguins : douleurs liés à l'introduction d'une aiguille, possibles hématomes, infections; 3) Suite aux anesthésies : risques anesthésiques comme apnées, arrêts cardio-respiratoires, réactions allergiques, hypotension, hypothermie, lésions trachéales sur un incident d’intubation, ralentissement du transit intestinal, sécheresse oculaire et risque de kératite. Infections pulmonaires en cas de fausses routes en cas de vomissements. Risque d’insuffisances rénales secondaires à une hypotension; 4) Suite aux détartrages : douleurs gingivales potentielles; 5) Suite aux traitements médicamenteux : effets secondaires possibles et connus liés à l'utilisation des médicaments suivants: Kétamine 1000®; Domitor ®; Vertegesic ®; Propovet ®; 6) Apparition de maladie non liée à l’application du protocole : ex : maladie hormonale (diabète)
Devenir
La procédure considérée étant légère, il est prévu de réutiliser les 45 chats dans d'autres études qui pourraient être réalisées le cas échéant dans l'EU. Après leur période d'activité, les chats seront placés à l'adoption.
Remplacement
Il n'existe pas de méthode alternative prouvée permettant d'évaluer l'impact de la consommation d'un aliment sur le développement de la plaque dentaire et du tartre chez l'animal. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le Chat.
Réduction
Une analyse statistique a permis de déterminer le nombre d'animaux au plus juste, tenant compte de la variabilité attendue dans les résultats. Ce nombre a été évalué à 43 chats minimum.
Raffinement
La durée de chaque phase de 42 jours a été envisagée afin de limiter les effets indésirables de l’anesthésie sur la santé et le bien-être des animaux. Gêne à l’intubation : utilisation de spray d’anesthésique local en région laryngée; Risque hypothermie : utilisation d’un tapis chauffant; Risque d’hypovolémie : chats sont mis sous perfusion; Risque de dépression respiratoire : monitoring avec un capnographe; Utilisation d’un concentrateur à oxygène. Risque d’arrêt cardiorespiratoire : suivi de la fréquence à intervalle régulier. (Annexe 4) Détartrage : administration d'un analgésique per-opératoire pour diminuer les douleurs gingivales éventuelles; Prise de sang : anesthésie locale afin de réduire la douleur liée à la piqûre de l’aiguille. Au terme de la seconde phase du protocole, une analyse statistique sera réalisée afin d'évaluer la pertinence de continuer l'étude ou non. Dans l'éventualité d'un arrêt de l'étude, cela permettrait de réduire le nombre d'anesthésies réalisées au total par rapport à l'objectif de départ. Les données comparées seront celles du scoring dentaire (gingivite, plaque et tartre, voir Annexe 2). Nous provisionnons une différence minimale de 15% à l’issue de la seconde évaluation dentaire, on estime une variabilité naturelle à 10% (absence de données bibliographiques). Si la différence est inférieure à 15%, alors le protocole sera arrêté. Il en sera conclu que les friandises étudiées n’ont pas d’effet positif sur la santé bucco-dentaire. Application de points limites stricts détailles dans le paragraphe 4.2 décrivant la procédure expérimentale.
Choix des espèces
La friandise développée est destinée aux Chats uniquement. L'aliment test étant uniquement destiné à des animaux adultes, ceux utilisés pour le projet seront adultes.
Etude de la relation entre l’épigénome des bovins et leurs performances
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
150 vaches Holstein vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis maintenues dans leur élevage. Chacune subit une prise de sang à la queue, pour développer une "puce d'épigénotypage" reliant leur épigénome à leurs performances. Le porteur présente l'objectif comme un outil de sélection au service d'un élevage "durable", et revendique une étude impossible ailleurs que sur "l'animal entier". Il reconnaît n'avoir fait aucun calcul statistique préalable, cherchant à récolter "un maximum de données".
Objectifs
Depuis plusieurs décennies, la sélection génétique des animaux de rente a permis de net progrès dans les capacités de production, d’efficacité alimentaire et de santé. Néanmoins, dans un certain nombre de cas, le potentiel génétique de l’animal semble sous-exprimé sous l’influence de facteurs environnementaux. L'épigénétique est actuellement reconnue comme l'un des domaines les plus prometteurs des sciences biologiques, basé sur l’étude des mécanismes moléculaires directement impliqués dans le contrôle du fonctionnement du génome, en réponse à l’environnement. Ce projet doit contribuer à améliorer la compréhension des processus épigénétiques mis en oeuvre et à intégrer ses nouvelles données aux connaissances génétiques afin de fournir une prédiction précise du phénotype chez les bovins. Les relations entre épigénome des bovins et leurs performances seront évaluées, sous différents environnements (différents types d’alimentation, d’hébergements ou encore effet du stress thermique). Le projet met en place un nouvel outil, dit « puce d’épigénotypage », à partir d'une simple prise de sang. Elles seront réalisées sur 100 vaches de race Holstein pour lesquelles des données de santé, de production, de conduite et d’environnement seront collectées. Cette démarche nous permetra de déterminer dans quelle mesure les biomarqueurs épigénétiques peuvent expliquer une partie de la variance phénotypique observée. Des modèles statistiques seront développés pour combiner les informations génomiques et épigénomiques afin d'améliorer les modèles de prédiction génomique. Ce projet établira les relations entre variations phénotypiques observables, la génétique, l’épigénome et l’environnement. La démarche mise en oeuvre va contribuer à mieux définir les caratéristiques de chaque individu et offrira de nouveaux modèles d’évaluation plus fiables. Il consistera dans l’identification de nouveaux indicateurs de gestion intégrant des données épigénétiques. Il sera utilisé pour rechercher des animaux capables de s'adapter aux changements environnementaux de par leur plus grande plasticité épigénétique et génomique. Ces connaissances aideront à définir de nouvelles stratégies de sélection visant des animaux plus robustes, aptes à exprimer leur potentiel dans des conditions variables tout en maintenant leur santé et bien-être pour un élevage durable.
Bénéfices attendus
La collection d’échantillons biologiques ainsi que l’ensemble des données fourniront pour la première fois l’opportunité de traiter une cohorte de vaches Holstein et d’en identifier l’épigénome. Cette étude originale est une première pour le monde de l’élevage. Cette étape est absolument incontournable pour déterminer la puissance de l’outil d’épigénotypage que nous développons et définir un nouvel index de management apte à prendre en considération tout l’historique de vie de l’animal. Cette démarche met les derniers progrès technologiques et méthodologiques de la biologie au service d’un élevage responsable et durable. En concertation avec le responsable de l'établissement, l’ensemble des vaches des différents troupeaux seront incluses dans le protocole de prélèvements. Le prélèvement consiste en une simple prise de sang à la veine caudale lors d’une contention au cornais ou dans un couloir de contention. Toutes les vaches, exceptées celles porteuses d’une pathologie avérée et suivant un traitement médicamenteux, seront incluses, quelques soient leur âge, leur parité ou stade physiologique. Au moment du prélèvement, un maximum de données relatives à l’élevage et à l’animal seront collectées à partir d’un questionnaire : système d’élevage, conduite du troupeau, alimentation et historique de vie de l'animal, ainsi que des relevés climatiques (températures et hydrométrie).
Procédures
Une seule prise de sang par voie caudale, faite de manière rapide 'moins d'une minute par animal) par du personnel formé.
Impact sur les animaux
Il peut rarement se produire un léger hématome au niveau du site du prélevement qui disparait naturellement au bout de quelques jours.
Devenir
La prise de sang n’aura aucun effet indésirable et sera sans effet secondaire sur les vaches ; par conséquent, nous considérons qu’aucun changement n’interviendra dans la conduite des vaches.
Remplacement
Le projet est conduit sur l’espèce bovine pour l’espèce bovine. Il ne peut donc y avoir de remplacement. Il s’agit d’une démarche de biologie intégrative pouvant prendre en compte tous les processus biologiques et ne pouvant être conduite qu’au niveau de l’animal entier. Le choix de la race Holstein tient à sa prépondérance dans la production de lait française : nous étendrons l’étude à d’autres races laitières et allaintantes dès obtention des financements.
Réduction
Le nombre de vaches à inclure dans l’analyse est de l’ordre de 150. Un nombre maximal d’individus est à inclure dans le protocole afin d’appréhender la grande variabilité phénotypique. L'intérêt de la démarche de génotypage étant de récolter un maximum de données pour avoir une étude de grande ampleur et significative à l'échelle du cheptel français, aucun test statistique préalable n'a été effectué pour déterminer le nombre d'individus à recruter.
Raffinement
La procédure de prise de sang par la veine caudale est une procédure classique en élevage pour un suivi sanitaire des animaux de ferme, pour lesquels les animaux sont habitués (prophylaxie). Les animaux sont déjà très largement habitués aux systèmes de contention qui seront mis en place (cornadis ou couloir de contention). Les prises de sang seront réalisées par du personnel qualifié et aguerri à ce geste simple.
Choix des espèces
Ce projet s’interesse à l’espèce bovine et toute la démarche expérimentale proposée doit aboutir à la création d’un nouvel index de management permettant une intégration de l’historique de vie de l’animal. Cet index doit être un indicateur du bien etre et de la santé des vaches. L’établissement de cet index sera associé à une série de recommandations dont l’objectif final est l’expression du potentiel génétique de l’animal dans le respect de ses besoins. Une simple prise de sang reste un geste très peu invasif et peu douloureux, n’occasionnant qu’une gêne transitoire. Il n'existe pas de contre indication à utiliser différents stades de développement. C'est pourquoi toutes les vaches du troupeau seront incluses dans le protocole car il s'agit de caractériser leur épigénome, quelques soient leur âge ou stades physiologiques (en lactation ou tarie).
Effet combiné de la génétique et du microbiote intestinal sur l’immunocompétence, le comportement et la production d’œufs chez la poule pondeuse Phase2).
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
550 poules pondeuses vont être utilisées, dont 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et tuées pour prélever leur microbiote caecal, les 150 autres étant remises en élevage. Elles subissent un prélèvement de tissu à l'aile et neuf prises de sang, pour relier génétique et microbiote intestinal à l'immunocompétence et à la ponte. Le porteur présente une réduction des "intrants pharmaceutiques" et une amélioration du bien-être, mais l'objectif affiché est une sélection génétique au bénéfice d'un sélectionneur partenaire. Il conclut que seul le poulet permet d'évaluer la réponse vaccinale dans un "organisme entier".
Objectifs
Les phénotypes animaux sont le résultat d’interactions complexes entre variations génétiques, composition du microbiote intestinal et environnement. Les objectifs globaux sont d’identifier les composants microbiens et génétiques statistiquement associés aux variations individuelles de paramètres d’immunocompétence, de comportement individuel, et de production d’œufs chez la poule pondeuse, de l’éclosion à 24 semaines d’âge. La principale question scientifique sous-jacente est d’étudier si la composition du microbiote caecal des poules est en partie contrôlée par les variations génétiques, et si ces variations sous contrôle génétique sont-elles mêmes associées à des variations de l’immunocompétence, du comportement ou de la productivité.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour enjeu l’amélioration de la santé des poules en élevage par l’amélioration de leur immunocompétence, avec à la clé une réduction des intrants pharmaceutiques et une amélioration du bien-être. A l’issue du projet et à relativement court terme, l’identification de déterminants génétiques (gènes ou régions génomiques de l’hôte) contrôlant l’immunocompétence permettra d’envisager une sélection génétique des animaux chez le sélectionneur partenaire du projet, pour améliorer l’immunocompétence des animaux, tout en vérifiant l’absence de lien trop défavorable avec la production d’œufs. D’un point de vue théorique, nous comprendrons mieux comment interagissent le microbiote et les variations génétiques de l’hôte dans l’élaboration des phénotypes exprimés par l’hôte, en particulier l’immunocompétence. Après le projet, à plus long terme, l’identification de déterminants microbiens, et de déterminants génétiques contrôlant le microbiote, permettra d’une part de commencer à élaborer des stratégies de modulation du microbiote pour favoriser la présence de ces déterminants chez la poule, et d’autre part d’envisager éventuellement une sélection combinée de l’hôte et du microbiote pour améliorer l’immunocompétence chez la poule.
Procédures
Les animaux seront soumis à un prélèvement de tissu à la membrane alaire et à 9 prises de sangs réalisées par des personnels qualifiés.
Impact sur les animaux
Les prélèvements à la membrane alaire pour le génotypage et les prises de sang pourront être une source de stress, en raison de la contention nécessaire et de la piqûre.
Devenir
Il est prévu d’utiliser 550 animaux de la lignée de poules commerciales pour un génotypage , 150 poulettes suite à un tri seront remises en élevage. Les 400 animaux restant seront utilisés pour des prises de sang et seront mis à mort à la fin de l’expérience afin de récupérer leurs microbiotes caecaux.
Remplacement
Pour évaluer l’effet des variations génétiques et du microbiote intestinal sur la réponse vaccinale il faut disposer de mesures individuelles sur les animaux. Par ailleurs le statut immunitaire et la réponse vaccinale impliquent des voies physiologiques dans l’organisme entier. Enfin le comportement ne peut être évalué que sur l’animal lui même. Le modèle le plus adapté pour évaluer les effets sus-mentionnés sur le poulet est donc le poulet lui-même.
Réduction
Nous étudierons d’abord 550 poules dont nous réduirons le nombre à 400 pour optimiser l’analyse génétique que nous comptons effectuer. Le nombre de 400 animaux a été choisi pour réaliser des analyses d’association génétique à l’échelle du génome. En réalité il est communément admis parmi les généticiens que plus le nombre d’animaux est important plus les résultats obtenus sont fiables. C’est la clé du succès de ce type d’étude, chez tous les organismes vivants. En raison du très grand nombre de marqueurs génétiques testés (au moins 57 000), il est en effet important de tester un grand nombre d’animaux. Il est extrêmement compliqué, pour ne pas dire impossible, de déterminer par avance la taille minimale requise pour appliquer cette méthode, surtout quand de nombreux caractères très différentes sont étudiés, comme dans le cas présent. Nous pouvons cependant nous baser, de façon très empirique, sur notre expérience en la matière. D’après notre expérience, 150 est trop peu pour des paramètres de santé ou paramètres microbiens. Avec 400 animaux, nous pourrions être en dessous du nombre nécessaire pour bien des paramètres, mais nous pouvons difficilement en gérer un plus grand nombre expérimentalement en raison des multiples prélèvements nécessaires et des analyses de laboratoire multiples gérées en parallèle.
Raffinement
Les poussins sont élevés dans une cellule collective, avec des enrichissements permettant aux animaux de grimper et de se cacher ainsi que de la mise à disposition de blocs à piquer. Ils seront visités 2 fois par jour et toute manifestation de symptômes persistants tels que définis dans le point limite engendrera la mise à mort des animaux par le personnel qualifié. A l’extérieur les parcours seront enrichis avec des palettes, pour diminuer l’anxiété des animaux et faciliter leur sortie. Les animaux seront manipulés par des personnes qualifiées, notamment pour le prélévemenbt pour le génotypage et les prises de sang.
Choix des espèces
Notre étude vise, à terme, à réduire l’incidence de maladies chez la poule d’élevage par une approche préventive combinant vaccination et nutrition. Il est donc nécessaire d’effectuer nos expérimentations chez la poule domestique qui a des réponses spécifiques que nous devons prendre en compte.. Ces animaux seront élevés de leur éclosion à 24 semaines d’âge, temps nécessaire pour s’assurer que tous les animaux aient commencé à pondre afin de pouvoir collecter différentes données individuelles de production pour tous les animaux. Par ailleurs nous souhaitons évaluer la persistence dans le temps de la réponse vaccinale et cette durée d’élevage est un bon compromis entre coût de l’expérience et réalisme des données obtenues par rapport à la durée réelle de l’élevage commercial (qui est supérieure à 24 semaines). Nous évaluons des femelles uniquement, car les réponses vaccinales attendues sont évaluées sur des futures pondeuses. Les effets sur l'entrée en ponte (environ 18-20 semaines d'âge) seront estimés par un contrôle de la production d'œufs jusqu'à la fin du projet à 24 semaines.
Etude génétique du comportement exploratoire de poulets domestiques élevés en plein air
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
600 poulets vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés dans un élevage de poulets de chair en plein air. Ils sont pucés pour suivre leurs déplacements, pesés à quatre reprises et soumis à deux prélèvements de sang, pour relier leur comportement d'exploration du parcours à des marqueurs génétiques et sanguins. Classé sous la finalité bien-être animal, le projet vise en pratique une sélection génétique des oiseaux qui utilisent le plus le parcours extérieur. Renvoyés au circuit d'élevage classique, ces poulets restent destinés à l'abattage pour la viande.
Objectifs
Dans les élevages commerciaux où les poulets ont accès à un enclos extérieur (parcours), les éleveurs sont souvent confrontés à la variabilité de l’utilisation du parcours par les poulets. Malgré des effets bénéfiques évidents du parcours sur le bien-être des poulets et l’expression de leurs comportements naturels (recherche de nourriture, bain de poussière, activité exploratoire), plusieurs études montrent que l'espace extérieur n'est utilisé que par une partie des animaux (entre 15 et 50 pourcent). De précédentes études ont montré que les animaux peuvent être classés selon leur niveau d’exploration du parcours (animaux plus ou moins explorateurs). Ces différences dans l’exploration peuvent être liées à des différences génétiques, physiologiques et métaboliques. Le projet consiste : - A caractériser le comportement du poulet élevé dans un système d’élevage procurant l’accès à un enclos extérieur et l’utilisation qu’il a de cet enclos. - A identifier des marqueurs sanguins, si possible précoces, de l’utilisation du parcours - Et à caractériser l’influence de la génétique sur ce comportement exploratoire. Le suivi comportemental est réalisé dans le bâtiment d’élevage et sur le parcours extérieur (nombre de sorties sur le parcours, suivi des déplacements) grâce à un système de suivi individuel des poulets par puce RFID (radio frequency identification). L’identification de marqueurs biologiques du comportement exploratoire du poulet est réalisée par des prélèvements sanguins. L’objectif sera d’estimer l’impact de la génétique dans la variation du comportement exploratoire du poulet et d’établir un lien entre des marqueurs sanguins et le comportement exploratoire.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le cadre d’études cherchant à améliorer le bien-être des volailles élevées dans des systèmes de production biologique et de plein air. Bien que ces systèmes permettent un degré élevé d'expression du comportement naturel des animaux (recherche de nourriture, bain de poussière, activité exploratoire), les éleveurs sont souvent confrontés à une grande variabilité de l’utilisation du parcours extérieur par les poulets. Notre projet vise à évaluer les possibilités d’amélioration génétique de la capacité des animaux à explorer les parcours et à comprendre les liens avec la physiologie des animaux grâce à des paramètres sanguins. Ainsi, le bénéfice à court terme sera d'approfondir les connaissances sur le lien entre la génétique, la physiologie et le comportement exploratoire et le bénéfice à long terme sera de pouvoir sélectionner des poulets plus ou moins explorateurs selon le contexte et la demande.
Procédures
Les 600 poulets du projet seront identifiés par une puce qui permet de suivre les déplacements des poulets. La fixation de la puce se fera sur animal vigile et durera moins de 10 secondes par poulet. Les 600 poulets identifiés auront également 2 prélèvements sanguins chacun, l’un à 5 semaines d’âge et l’autre à 12 semaines d’âge. Chaque prélèvement se fera sur animal vigile et durera moins de 15 secondes. Tous les poulets seront pesés individuellement à 4 reprises afin de connaitre leur croissance. La durée moyenne d’une pesée est de 10 secondes par animal.
Impact sur les animaux
Les effets négatifs sur les poulets sont 1/ la douleur légère et transitoire (inférieure à 15 secondes) générée par la pénétration de l’aiguille lors des prélèvements sanguins et celle que peut générer la fixation de la puce permettant de géolocaliser les animaux sur le parcours et 2/ le stress léger et transitoire lié à la contention lors des prélèvements sanguins, de la pose de la puce et des pesées.
Devenir
En fin de procédure, tous les animaux retourneront dans le système d'élevage classique d'un poulet de chair élevé en plein air selon le cahier des charges de l'agriculture biologique.
Remplacement
Il n’existe à ce jour, aucune méthode in vitro ou in silico pour étudier les réponses des poulets face aux stimuli auxquels ils sont exposés. Ainsi, le recours aux animaux vivants dans les études de génétique du comportement animal reste nécessaire, afin d’évaluer la complexité des réponses des individus face aux contraintes environnementales et aux interactions sociales auxquelles ils sont soumis. Il est également important de se placer en condition d’élevage pour pouvoir suivre le comportement naturel d’exploration des animaux sur le parcours extérieur.
Réduction
Afin d’étudier les variations dues à la génétique du comportement exploratoire, nous étudions 2 lots de 300 animaux chacun (150 mâles et 150 femelles par lot). L’objectif du projet étant de pouvoir évaluer, au niveau génétique, le niveau d’héritabilité de différents indicateurs du comportement exploratoire et leurs corrélations avec les paramètres sanguins, il est nécessaire de considérer une large cohorte d’animaux (plusieurs centaines) pour rendre compte de la variabilité génétique existant au sein de la population et obtenir des estimations suffisamment précises des paramètres génétiques. Le nombre d’animaux concernés par les procédures est dans la limite basse des effectifs requis pour ce type d’analyse génétique, comme l’indiquent des travaux antérieurs sur les volailles.
Raffinement
Les animaux sont élevés en groupe, selon la règlementation d’un élevage avicole biologique classique avec accès à un parcours plein air, favorisant l'expression des comportements naturels des poulets. Ils seront hébergés dans des conditions optimales d’alimentation et de soins. Les animaux auront à disposition dans les bâtiments des perchoirs, balançoires, ficelles et pierres à piquer en tant qu’enrichissement du milieu. Les prélèvements sanguins et la pose des puces seront réalisés sans gestes brusques par des personnes expérimentées. La prise de sang s’effectuera à l’aide d’une garde afin de sécuriser le prélèvement. La taille de la garde sera fonction de l’âge de l’animal. Enfin, des points limites spécifiques à la prise de sang et à la pose de la puce sont déterminés et une évaluation du bien-être des poulets sera complétée quotidiennement par le personnel animalier pour permettre de détecter précocement toute altération de leur état de santé ou de leur comportement. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, des actions seront prises sans délai et dans le respect de la grille de décisions mise en place en amont du projet.
Choix des espèces
Ce projet étudie le comportement d’animaux élevés dans un élevage en plein air, dans le but d’évaluer le rôle de la génétique dans la variabilité d’utilisation du parcours et de déterminer le lien avec des marqueurs physiologiques mesurés au niveau sanguin. Il est ainsi nécessaire d’utiliser l’espèce animale (à savoir le poulet) chez laquelle ce mode d’élevage et la problématique de l’utilisation du parcours sont rencontrés. Les poussins arriveront dans notre élevage à 1 jour, ce qui correspond à l’âge classique de mise en place des animaux. Ils seront suivis jusqu'à 85 jours d'âge, qui correspond à l'âge d'abattage classique pour cette souche de poulets à croissance lente.
Etude de la relation entre l’épigénome des bovins et leurs performances
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
100 vaches de race Holstein vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisées. Chaque animal fait l'objet d'une seule prise de sang à la veine caudale, complétée par un questionnaire sur l'élevage. Le porteur cherche à relier l'épigénome des bovins à leurs "performances" de production et à définir de nouveaux indicateurs de sélection. Il présente cette démarche comme utile au "bien-être" des vaches et à un "élevage durable", alors que l'objectif décrit reste l'expression de leur potentiel de production.
Objectifs
Depuis plusieurs décennies, la sélection génétique des animaux de rente a permis de net progrès dans les capacités de production, d’efficacité alimentaire et de santé. Néanmoins, dans un certain nombre de cas, le potentiel génétique de l’animal semble sous-exprimé sous l’influence de facteurs environnementaux. L'épigénétique est actuellement reconnue comme l'un des domaines les plus prometteurs des sciences biologiques, basé sur l’étude des mécanismes moléculaires directement impliqués dans le contrôle du fonctionnement du génome, en réponse à l’environnement. Ce projet doit contribuer à améliorer la compréhension des processus épigénétiques mis en œuvre et à intégrer ses nouvelles données aux connaissances génétiques afin de fournir une prédiction précise du phénotype chez les bovins. Les relations entre épigénome des bovins et leurs performances seront évaluées, sous différents environnements (différents types d’alimentation, d’hébergements ou encore effet du stress thermique). Le projet met en place un nouvel outil, dit « puce d’épigénotypage », à partir d'une simple prise de sang. Elles seront réaliser sur 100 vaches de race Holstein pour lesquelles des données de santé, de production, de conduite et d’environnement seront collectées. Cette démarche nous permetra de déterminer dans quelle mesure les biomarqueurs épigénétiques peuvent expliquer une partie de la variance phénotypique observée. Des modèles statistiques seront développés pour combiner les informations génomiques et épigénomiques afin d'améliorer les modèles de prédiction génomique. Ce projet établira les relations entre variations phénotypiques observables, la génétique, l’épigénome et l’environnement. La démarche mise en œuvre va contribuer à mieux définir les caratéristiques de chaque individu et offrira de nouveaux modèles d’évaluation plus fiables. Il consistera dans l’identification de nouveaux indicateurs de gestion intégrant des données épigénétiques. Il sera utilisé pour rechercher des animaux capables de s'adapter aux changements environnementaux de par leur plus grande plasticité épigénétique et génomique. Ces connaissances aideront à définir de nouvelles stratégies de sélection visant des animaux plus robustes, aptes à exprimer leur potentiel dans des conditions variables tout en maintenant leur santé et bien-être pour un élevage durable.
Bénéfices attendus
En concertation avec le responsable de l'établissement, l’ensemble des vaches des différents troupeaux seront incluses dans le protocole de prélèvements. Le prélèvement consiste en une simple prise de sang à la veine caudale lors d’une contension au cornais ou dans un couloir de contention. Toutes les vaches, exceptées celles porteuses d’une pathologie avérée et suivant un traitement médicamenteux, seront incluses, quelques soient leur âge, leur parité ou stade physiologique. Au moment du prélèvement, un maximum de données relatives à l’élevage et à l’animal seront collectées à partir d’un questionnaire : système d’élevage, conduite du troupeau, alimentation et historique de vie de l'animal, ainsi que des relevés climatiques (températures et hydrométrie).
Procédures
Une seule prise de sang par voie caudale, faite de manière rapide (moins d'une minute par animal) par du personnel formé.
Impact sur les animaux
Il peut rarement se produire un léger hématome au niveau du site du prélevement qui disparait naturellement au bout de quelques jours.
Devenir
La prise de sang n’aura aucun effet indésirable et sera sans effet secondaire sur les vaches ; par conséquent, nous considérons qu’aucun changement n’interviendra dans la conduite des vaches.
Remplacement
Ce projet est conduit sur l’espèce bovine pour l’espèce bovine. Il ne peut donc y avoir de remplacement. Il s’agit d’une démarche de biologie intégrative pouvant prendre en compte tous les processus biologiques et ne pouvant être conduite qu’au niveau de l’animal entier. Le choix de la race Holstein tient à sa prépondérance dans la production de lait française : nous étendrons l’étude à d’autres races laitières et allaintantes dès obtention des financements.
Réduction
Le nombre de vaches à inclure dans l’analyse est de 100. Notre démarche s’apparente aux analyses épidémiologiques menées chez l’homme, le nombre important d’individus à inclure dans le protocole permet d’appréhender la grande variabilité phénotypique.
Raffinement
La procédure de prise de sang par la veine caudale est une procédure classique en élevage pour un suivi sanitaire des animaux de ferme, pour lesquels les animaux sont habitués (prophylaxie). Les animaux sont déjà très largement habitués aux systèmes de contention qui seront mis en place (cornadis ou couloir de contention). Les prises de sang seront réalisées par du personnel qualifié et aguerri à ce geste simple.
Choix des espèces
Ce projet s’interesse à l’espèce bovine et toute la démarche expérimentale proposée doit aboutir à la création d’un nouvel index de management permettant une intégration de l’historique de vie de l’animal. Cet index doit être un indicateur du bien etre et de la santé des vaches. L’établissement de cet index sera associé à une série de recommandations dont l’objectif final est l’expression du potentiel génétique de l’animal dans le respect de ses besoins. Une simple prise de sang reste un geste très peu invasif et peu douloureux, n’occasionnant qu’une gêne transitoire. Il n'existe pas de contre indication à utiliser différents stades de développement. C'est pourquoi toutes les vaches du troupeau seront incluses dans le protocole car il s'agit de caractériser leur épigénome, quelques soient leur âge ou stades physiologiques (en lactation ou tarie).
Effet d’un mélange de plantes sur le parasitisme interne chez le jeune bovin
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
16 jeunes bovins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardés vivants et placés à l'issue. Ils subissent sept prélèvements de fèces et cinq prises de sang sur animal vigile, espacés de deux semaines, pour évaluer l'effet d'un mélange de plantes sur le parasitisme intestinal. Le porteur indique que les prélèvements provoquent une gêne passagère et une douleur légère de quelques minutes et qu'aucun effet indésirable n'est attendu du produit. Il affirme qu'aucun modèle ne reproduit la complexité des interactions entre parasites et hôte et que l'essai doit se faire sur l'espèce cible, le bovin.
Objectifs
Le parasitisme gastro-intestinal a des conséquences non négligeables sur la production, la santé et le bien-être des ruminants, en particulier chez les jeunes animaux lors de leur première saison de pâturage. L’utilisation de vermifuges chimiques est aujourd’hui la méthode la plus couramment utilisée pour lutter contre les parasites. Si elle a permis de réduire considérablement le parasitisme gastro-intestinal, des résistances aux vermifuges se sont aussi développées. Des alternatives à ces produits sont donc étudiées pour tenter de réduire la pression parasitaire. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer in vivo les effets d’un mélange de plantes sur le parasitisme intestinal des ruminants afin de prévenir l’infestation et la ré-infestation des animaux au pâturage sans produit médicamenteux.
Bénéfices attendus
Le produit testé dans ce projet pourrait permettre de prévenir l’infestation et la ré-infestation des animaux au pâturage sans produit médicamenteux.
Procédures
Au cours du projet, les animaux sont soumis à sept prélèvements de fèces et cinq prélèvements de sang séparés de deux semaines chacun. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes.
Impact sur les animaux
Toutes les matières premières contenues dans le produit étant déjà autorisées en Union Européenne, aucun effet indésirable lié à l'ingestion de celui-ci n’est attendu. Concernant les prélèvements, les prélèvements de fèces peuvent entrainer une gêne passagère qui cessera au moment du retrait du bras du manipulateur et du gel est utilisé pour faciliter le passage. De même, une douleur légère et passagère peut être éprouvée au moment de la prise de sang, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes.
Devenir
Les seize animaux seront placés à la fin de la procédure expérimentale. En effet, ils recevront un mélange de plantes, dont chaque plante est autorisée dans l'Union Européenne, et ne subiront qu'une procédure de classe légère permettant leur placement dans de bonnes conditions.
Remplacement
Des premiers résultats in vitro ont démontré une réduction de 50% du développement et de la mobilité des strongles (parasites présents dans l’intestin des bovins) avec le mélange de plantes testé. Il est maintenant nécessaire d’évaluer l’effet du produit in vivo sur l’espèce animal cible, ici le bovin, car il n’existe actuellement pas de modèle permettant de reproduire la complexité des interactions entre les parasites et leur hôte.
Réduction
Les bovins sont conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l’environnement. Seize bovinss sont inclus dans cet essai mené en longitudinal. Ce nombre a été déterminé par une analyse statistique et s'appuie sur des résultats de la littérature.
Raffinement
Les bovins sont manipulés dans un couloir adapté à leur contention pour éviter tout risque de blessure, et lors des prélèvements de fèces, le gant du manipulateur est enduit de gel pour faciliter le passage. Afin de respecter leur bien-être et leur instinct grégaire, les animaux sont logés par quatre sur une litière de paille. Au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque animal le matin et le soir au moment de la distribution du repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance. Ces signes inhabituels sont immédiatement signalés au responsable de l’expérimentation. Ces animaux seront soignés et si jugé nécessaire par le vétérinaire retirés de l’essai.
Choix des espèces
L’essai doit nécessairement être conduit avec des bovins car c’est l’espèce cible du produit testé et le parasitisme et son interaction avec l'hôte sont spécifiques de chaque espèce. Les animaux utilisés sont de jeunes bovins sevrés, ayant entre 6 et 10 mois au début du projet. Il s'agit d'un âge critique pour l'infestation parasitaire. De plus ces animaux auront eu le temps de pâturer au minimum un mois avec des adultes, ce qui assure leur infestation.
Evaluation d’une méthode d’euthanasie éthique, efficace et reproductible qui pourrait être utilisé dans le cadre du programme de lutte contre les agames des colons
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
30 agames des colons, une espèce de lézard, vont être capturés dans la nature et tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet teste un gel d'euthanasie à base de tricaïne appliqué dans la bouche, avec deux prélèvements sanguins et une observation des signes de souffrance pendant la mise à mort. Le porteur qualifie ces lézards d'espèce exotique envahissante menaçant la biodiversité locale et présente la méthode comme visant une mort rapide et "sans souffrance". Il indique que la capture induit un stress conséquent et que les reptiles sont des êtres sentients capables de ressentir douleur et détresse.
Objectifs
L’Agame des colons a été introduit vers 1995, par voie maritime. Son expansion à travers le territoire concerné a fait l’objet de plusieurs suivis qui ont montré sa forte capacité de colonisation, à la fois de façon naturelle et anthropique via le transport de matériaux. Ce lézard imposant et au régime alimentaire très opportuniste représente une menace forte pour les geckos verts endémique . Il fait l’objet d’un plan de lutte. Ce projet vise à mobiliser les différents acteurs pour mettre en œuvre la lutte contre cette espèce afin de limiter son invasion et de freiner les fronts de colonisation vers des zones d’intérêt écologique majeur. Des essais sur 3 différentes méthodes de lutte contre l’Agame des colons ont été testées : tir a carabine, sarbacane et pièges à colle. Le tir à la carabine est très efficace, mais son utilisation est très limitée. La sarbacane n'est pas aussi efficace que le tir, mais elle est plus largement applicable. Les pièges à colle se sont révélés être un outil très efficace s'ils sont utilisés de manière active.Le piégeage vivant nécessite l'euthanasie des agames capturés. La mise à mort des individus capturés se fait manuellement de manière rapide par percussion de la boîte crânienne, ou avec l’application orale d’une crème à base de lidocaine. Cette dernière méthode a été largement utilisée pour l'euthanasie de petits lézards auparavant, et s'est avérée efficace sur l'Agame des colons. Un désavantage majeur est la nécessité d'une prescription médicale, empêchant une large application de cette crème par les professionnels travaillant contre les nuisibles.Dans l'euthanasie des reptiles, l’utilisation de la tricaïne est couramment utilisé et injecté dans la cavité abdominale. Les injections sous-cutanées sont cependant sujettes à des erreurs si elles sont pratiquées par des personnes non formées. Il est donc nécessaire de développer un produit qui soit aussi facile à appliquer que la crème et qui ne nécessite pas de compétences médicales avancées. La crème est appliquée dans la bouche et ingérée par l'Agame, ce qui entraîne une perte de conscience rapide et la mort.L'objectif de ce projet est de développer un gel contenant de la tricaïne comme substance active.
Bénéfices attendus
Le premier bénéfice à court terme attendu sera pour les animaux, et plus spécifiquement les Agames des colons de l’île de la Réunion. En développant une méthode d’euthanasie non invasive, nous pourrions induire une mort rapide, sans souffrance, sans douleur et avec le minimum de stress possible. Dans le cadre de lutte contre les espèces invasives, cette méthode pourrait être déployer à d’autres espèces de reptiles. Le deuxième bénéfice, à moyen terme, sera pour la biodiversité locale, extrêmement menacée par la présence d’espèces exotiques envahissantes (EEE) dont l’Agame des colons. Il est aujourd’hui établi que la présence des EEE est la deuxième cause d’appauvrissement de la biodiversité dans les milieux insulaires. Le troisième bénéfice, à plus long terme, serait pour les reptiles type lézards de façon générale, avec une technique d’euthanasie validée et reconnu qui pourrait être utilisé dans la sphère de soins vétérinaires : cliniques vétérinaires, centres de soins, parc zoologiques.
Procédures
Les animaux subiront un prélèvement sanguin au moment de la capture. Un deuxième prélèvement est prévu, mais sur l'animal anesthésié juste avant l'euthanasie. Chaque prélèvement durera moins de 2 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues seront tout effet indésirable lié à la capture ou à la procédure d’euthanasie. Notre étude porte sur des animaux capturés dans la nature. Les reptiles sont des êtres sentients, capables de ressentir la douleur, la souffrance et la détresse. De ce fait, toute procédure de capture induira un stress conséquent sur les animaux. Celui-ci ne devrait pas être long puisque la procédure de capture sera chronométrée pour ne pas dépasser un temps maximum de 24h. Au moment de l’administration du produit (procédure d’euthanasie), les animaux pourraient présenter une agitation anormale pouvant générer des blessures potentielles. De la même façon cet effet ne devrait pas durer car les animaux seront surveillés de près durant toute la durée de la procédure et ne pourra pas excéder 10 minutes.
Devenir
Notre objectif est d'évaluer une méthode innovante d'euthanasie, tous les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Les méthodes non animales ne peuvent pas être utilisées pour répondre à notre objectif scientifique. Nous avons besoin d’un animal vivant, et particulièrement d’un Agame des colons, pour répondre à notre objectif et évaluer notre méthode d’euthanasie.
Réduction
Pour notre étude nous avons choisi d’utiliser des lots de 15 individus pour chaque condition (crème commerciale à base de lidocaïne et gel artisanal à base de tricaïne). Il s’agit d’un nombre minimum pour s’assurer de l’efficacité de la technique en prenant en compte la variabilité inter-individuelle. Les individus seront tous capturés dans la nature, de ce fait cette variabilité est importante et nécessite d’avoir des groupes conséquents. L’agame des colons est une espèce exotique envahissante qui présente un plan de lutte au niveau territoriale.
Raffinement
Tous les individus seront capturés dans la nature et seront de ce fait exposés à un stress conséquent. Pour y pallier, chaque animal sera placé dans un sac individuel en coton à l’abri de la lumière et de la chaleur. Cet isolement n’excèdera pas 24h, pour limiter toute détresse. Avant la prise orale, le pH du gel sera testé pour s’assurer qu’il n’y ait aucun risque de douleur lors de l’ingestion du produit. Le pH devra alors se situer dans une fenêtre de 3 à 6. Chaque étape de la procédure de capture/euthanasie sera suivie sur des paramètres de bien être animal : rythme cardiaque, rythme respiratoire, cortisolémie, évaluation du reflexe nociceptif, observation de spasmes tétaniques. Ainsi, chaque individu sera observé minutieusement pendant toute la durée de la procédure. En cas d’atteinte d’un point limite, une méthode secondaire d’euthanasie sera utilisée.
Choix des espèces
L’espèce choisie est l’Agame des colons, Agama agama. L’étude porte sur l’utilisation d’une méthode sur cette espèce, dans le cadre d’un programme de lutte, c’est pour cela qu’elle a été choisie. Les individus inclus dans ce projet seront des juvéniles et des adultes principalement. Nous ne souhaitons pas sélectionner car la méthode d’euthanasie développée concernera tous les Agames des colons, quelque soit leurs stades de développement. Les animaux seront des mâles et des femelles. Nous ne souhaitons pas sélectionner car la méthode d’euthanasie développée concernera tous les Agames des colons, quelque soit leurs sexes.
Étude sur l’utilisation de l’habitat des esturgeons européens juvéniles
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
750 esturgeons européens juvéniles vont être utilisés, maintenus vivants puis relâchés en milieu naturel, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Issus de reproduction en bassin, ils sont capturés puis opérés sous anesthésie pour l'implantation chirurgicale d'un émetteur acoustique, afin de suivre par télémétrie leurs déplacements en vue d'une réintroduction de l'espèce. Le porteur situe les bénéfices sur le "long terme", pour la faisabilité de cette réintroduction. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative au suivi télémétrique et qu'il est nécessaire de doter chaque individu d'un émetteur.
Objectifs
L'objectif principal de l'étude est de mieux comprendre les fonctionnalités des zones estuariennes et des deltas pour la réintroduction de l'esturgeon européen (Acipenser sturio). Selon les lignes de l'UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) pour les translocations de conservation, une analyse de la qualité de l'habitat et de son utilisation par l’espèce est obligatoire avant que la réintroduction ne puisse commencer. Pour étudier les mouvements de juvéniles d'esturgeons européens marqués, un réseau de suivi des esturgeons comprenant 70 récepteurs a été mis en place. Des recherches télémétriques dans ces zones permettront d'observer la distribution, les voies de migration, et d'identifier les zones d'alimentation et de repos des esturgeons juvéniles.
Bénéfices attendus
L'objectif principal de cette étude est de renforcer l'évaluation de la faisabilité d'une future réintroduction de l’esturgeon européen dans un bassin versant. Par ce lâcher expérimental et ce suivi individuel à grande échelle par télémétrie, nous visons à identifier les possibilités et les problèmes potentiels pour les juvéniles d'esturgeons européens.
Procédures
Les animaux seront soumis à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale. L'anesthésie ne durera que quelques minutes. Au préalable les animaux sont soumis à une capture dans des bassins d'élevage.
Impact sur les animaux
Les esturgeons juvéniles seront marqués avec de petits émetteurs acoustiques. Ces émetteurs respectent le ratio de 2% du poids du poisson, n'entrainant aucune perturbation dans le comportement. Au fur et à mesure que le poisson grandit, le poids de ce petit émetteur interne sera de moins en moins perceptible par le poisson. Le comportement des individus une fois remis à l'eau pourra être perturbé par le stress du transport de longue durée, et les changements d'eau. L'impact des captures dans les bassins est minime puisque la capture se fait avec l'aide d'un plongeur professionnel qui va chercher les poissons délicatement. La chirurgie est réalisée par du personnel formé, et est faite sous anesthésie en limitant au maximum le stress des poissons.
Devenir
Tous les animaux marqués seront conservés vivants, et relâchés dans le milieu naturel, tel que prévu dans le cadre du Plan National d'Actions pour la sauvegarde de l'esturgeon européen 2020-2029, et plus spécifiquement son volet en lien avec la coopération internationale.
Remplacement
L'esturgeon européen était autrefois naturellement présent sur le bassin concerné. L'espèce est révélatrice d'un système fluvial amélioré en ce qui concerne la qualité de l'habitat et la migration. En raison de la quasi-absence d'esturgeons européens dans le système étudié, les esturgeons issus de ces lâchers expérimentaux fourniront un aperçu du comportement migratoire local, annuel et saisonnier et des zones d'utilisation de l'habitat par l’espèce. A cette fin, une utilisation spécifique est faite du suivi télémétrique des individus dans ce milieu. Il n'y a pas d'alternative disponible pour cela. Il est nécessaire de doter ces individus d'un émetteur ; il s'agit donc d'une expérimentation animale pour laquelle l’espèce-cible ne peut être remplacée.
Réduction
Le nombre d'animaux à utiliser ne peut pas être déterminé par des modèles ou des méthodes statistiques existants, car l'étude est menée dans un environnement non contrôlé. Le nombre d'animaux est choisi sur la base de l'expérience pratique et des résultats de la littérature, notamment en termes de mortalités attendues. Les expérimentations précédentes mettent en avant un nombre trés faible de mortalités après lâchers en milieu naturel. L'esturgeon européen est une espèce protégée, il est important de réduire au maximum le nombre d'individus utilisés. 750 individus permettront d'avoir des retours intéressants et permettant de conclure sur les capacités de migration. Le nombre a été établi en lien avec des études précédentes réalisées sur d'autres territoires, et en lien avec la multiplication des connections et des voix de migration. Les reproductions assistées sont complexes à mettre en oeuvre, et le nombre d'individus disponibles ne peut être supérieur en l'état actuel du succès des reproductions assistées.
Raffinement
Basé sur des recherches antérieures, la télémétrie est la méthode de suivi la plus appropriée pour mieux comprendre les routes de migration et les zones d'alimentation et de croissance des espèces en milieu naturel. En ce qui concerne l'animal, on veillera lors de l'implantation chirurgicale de l'émetteur à ce que les poissons aient des poids (ou tailles) minimales afin de respecter le ratio convenu des 2% pour limiter au mieux les problèmes de flottabilité, les biais de comportement et les risques de surmortalités. Le protocole a été établi sur la base des rapports de la littérature et de l'expérience pratique, et garantit que le risque d'altération du bien-être de l’animal dû à l'émetteur implanté est minime. Afin de limiter le stress chez les animaux et de favoriser leur récupération physiologique, les animaux seront marqués à la station d'élevage en France. Avant l'insertion de la marque, les animaux seront placés en phase d'anesthésie profonde (dose chirurgicale). Les animaux seront ensuite observés quotidiennement durant 4 semaines pendant leur récupération.
Choix des espèces
Il s'agit d'une étude d'évaluation de faisabilité pour la réintroduction de l'esturgeon européen dans le delta et estuaire des rivières concernées. C'est pourquoi cette étude est dédiée à cette espèce. Les animaux impliqués dans le projet seront des juvéniles âgés de 6 à 12 mois, issus de reproductions assistées en bassin. L'âge exact des individus sera défini en fonction de leur taux de croissance sur le site d'élevage. Il faudra qu'ils fassent a minima 100g pour pouvoir être marqués avec les marquées définies. A ce stade, les esturgeons européens se déplacent normalement en eau douce et en eau saumâtre ; pourtant, d'autres individus de cet âge sont déjà tolérants au sel et se déplaceront vers la mer. Les questions de recherche tiennent compte des déplacements de ces poissons dans la zone d’étude : a) La disponibilité de zones d'eau saumâtre dans le port, pour l'acclimatation des poissons. b) La disponibilité des aires d'alimentation dans la zone d'étude
Evaluation de l’effet de composés des phéromones apaisantes maternelles sur l’anxiété et l’agressivité chez la souris (Mus musculus)
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
112 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 62 tuées pour prélèvements et 50 ramenées en élevage. La moitié est isolée pendant sept jours pour accroître leur agressivité avant un test où les animaux peuvent se battre et se blesser, l'autre test mesurant l'anxiété. Le porteur reconnaît le risque de blessures physiques et le stress social de l'isolement. Il justifie l'usage d'un "organisme entier" par la détection de phéromones, l'application visée étant une apaisine commercialisable pour l'élevage et les animaux de compagnie.
Objectifs
Les phéromones apaisantes maternelles sont des substances chimiques libérées par les glandes sébacées situées dans la région mammaire de la mère, peu après la mise-bas et durant la lactation. Il a été montré que ces phéromones ont des effets apaisants sur la progéniture, et également à l’âge adulte. Leur identification a permis une application pratique de ces « apaisines » en élevage ou chez les animaux de compagnie, pour faciliter la gestion de situations stressantes.. Préciser et comprendre comment ces phéromones agissent, notamment au niveau neurobiologique, immunologique, et de l’expression des gènes est un axe de recherche important dans lequel s’inscrit ce projet et qui nécessite le choix d’un modèle animal sur lequel plusieurs études fondamentales peuvent être facilement menées compte-tenu des outils d’analyse disponibles et des connaissances scientifiques actuelles. La souris est apparue comme le meilleur modèle au vu de l’existence de kits de dosages de neurohormones utilisables et validés, de kits de séquençage des gènes préconçus et la connaissance de plusieurs gènes de référence, et de l’anatomie fonctionnelle du cerveau et du système immunitaire de cette espèce. Au préalable, il est nécessaire d’évaluer/vérifier l’effet des substances chimiques composant la formule des apaisines sur le comportement des souris, notamment leur anxiété et agressivité. Si cette étude s’avère concluante et qu’un tel effet apaisant est confirmé, le projet devrait être poursuivi afin d’investiguer les impacts des apaisines sur la physiologie des souris et les mécanismes qui y sont liés. Outre les connaissances biologiques apportées par une telle recherche sur le plan fondamental, le projet a également un but applicatif plus direct. En effet, les souris comptabilisent près de 64% des animaux utilisés pour la recherche dans des conditions de vie potentiellement anxiogènes (milieu de vie relativement pauvre, stress dû aux manipulations…). Pour une meilleure fiabilité des données scientifiques et pour des raisons tout simplement éthiques, il est important de s'assurer de leur bien-être et de raffiner au mieux leur qualité de vie : l’installation de diffuseurs de phéromones apaisantes dans les animaleries expérimentales pourrait contribuer à l’amélioration de leur bien-être. L’utilisation des apaisines pourrait également être étendue à la sphère domestique pour les souris détenues comme animaux de compagnie.
Bénéfices attendus
Ils sont de 2 natures. Au niveau fondamental, cette étude permettra ensuite la réalisation d’autres études visant à investiguer le mécanisme d’action des apaisines et plus généralement de la communication chimique. Les mammifères terrestres s’appuyant sur la détection et l’interprétation des signaux chimiques de leur environnement pour guider leur comportement, notamment sociaux, cela est primordial pour leur survie et leur reproduction. Il est donc essentiel de connaître et comprendre les mécanismes d’action de la communication chimique. Cela est aussi nécessaire pour conforter l’utilisation actuelle des apaisines chez les animaux de compagnie et de rente. Au niveau appliqué, la confirmation de l’effet apaisant des substances testées permettra de développer une apaisine de souris qui pourra être ensuite directement utilisée dans les élevages à des fins scientifiques ou dans la sphère domestique pour les souris détenues comme animaux de compagnie. En effet, en France, 64% des animaux utilisés à des fins scientifiques sont des souris. S’intéresser au bien-être des individus hébergés dans ce cadre est essentiel : les raisons sont non seulement éthiques, mais elles concernent également la validité des résultats scientifiques – tout stress pouvant influer sur l’état mental et physique d’un individu et ainsi biaiser les résultats obtenus. De plus, assurer le bien-être des animaux utilisés à des fins de recherche est une exigence réglementaire. En fonction des recherches menées sur les animaux (limitant plus ou moins l’enrichissement du milieu de vie), diverses améliorations peuvent être mises en place ; c’est notamment dans ce cadre que s’inscrit la présente étude. En effet, si celle-ci confirme les effets apaisants de la formule de phéromone testée sur les souris (en diminuant leur anxiété et agressivité), le produit pourrait être diffusé dans les animaleries de recherche et ainsi contribuer au raffinement des conditions de vie. Il est également possible d’étendre l’utilisation des apaisines à la sphère domestique, par exemple lorsqu’un particulier adopte une nouvelle souris, afin de faciliter son adaptation à son nouvel environnement.
Procédures
La moitié des animaux (n=56) seront exposés au traitement apaisine, pendant toute la durée de l'étude (7 semaines), mais il n'est pas attendu de nuisances suite à cette exposition. Tous les animaux (n=112) subiront une fois chacun deux tests comportementaux (l’un durant 10 min et mesurant le niveau d’anxiété, l’autre durant 5 min mesurant le niveau d’agressivité) : ils peuvent être source d'angoisse/anxiété, stress psychologique, voire blessures, même si des dispositions sont prises pour éviter ces dernières. La moitié des animaux (n=56) subiront un isolement rapport à leur condition d'hébergement pendant 7 jours, qui peut être source de stress psychologique, mais qui est nécessaire en amont du test comportemental mesurant l’agressivité Une partie des animaux (n=62, 12 provenant de l'étude pilote et 50 provenant de l'étude principale) subiront une anesthésie générale par voie gazeuse au cours de laquelle sera effectué un prélèvement sanguin juste avant leur mise à mort. Cette intervention ne devrait pas durer plus d'une minute.
Impact sur les animaux
Durant la présente étude, les souris sont hébergées dans des conditions standards de laboratoire, ce qui peut engendrer plus ou moins de stress en fonction des individus dépendant de leur sensibilité et de la compatibilité des groupes formés. Certaines souris (n=56) font exception, étant isolées pendant sept jours pour les besoins du test comportemental mesurant l’agressivité dans des cages similaires mais plus grandes : cet isolement peut engendrer un stress social également, ces animaux étant sociaux et ayant toujours vécu en groupe. Cette durée a été choisie car conseillée dans la littérature afin d’accroître leur territorialité et donc leur agressivité envers un intrus. Ce test dure cinq minutes et constitue un stress social aigu. L’agressivité probable des souris faisant consensus dans une telle situation, les individus peuvent se battre plus ou moins violemment ; il y a donc un risque de blessures physiques. L’autre test comportemental a quant à lui été conçu pour évaluer l’anxiété des souris : celles-ci seront donc dans un état potentiellement anxieux durant les dix minutes du test, le fait que le dispositif soit surélevé avec deux branches non protégées par des murs constituant une source d’anxiété. Durant les essais, il y a également un stress de manipulation à prendre en compte, les souris appréciant peu le contact humain Le traitement lui-même, diffusé dans les salles, n’est pas sensé créer d’effet indésirable sur les souris, bien que cela soit surveillé tout au long de l'étude. La manipulation précédant l’anesthésie gazeuse pourrait être source de peur et représenter une nuisance, de courte durée cependant avant la perte de conscience de l’animal.
Devenir
Tous les animaux de l’étude pilote (n=12) sont immédiatement mis à mort à la suite du 2nd test comportemental pour les besoins de la suite du projet, c’est-à-dire la mise au point de méthodes de dosages à partir du volume de sang prélevé. Pour l’étude principale, les 50 souris qui auront subi un isolement rapport à leur condition d'hébergement pendant 7 jours sont mises à mort immédiatement à la suite du 2nd test comportemental, pour l’évaluation des paramètres du projet c’est-à-dire la réalisation des dosages de corticostérone et sérotonine. Les 50 souris ayant continué à être hébergées en conditions standard sont gardées en vie : elles seront ramenées en élevage après le 2nd test comportemental et seront utilisées ultérieurement pour de nouvelles mises au point méthodologiques, en fonction des résultats obtenus dans la présente étude.
Remplacement
Il s’agit notamment d’une étude de recherche fondamentale investiguant les mécanismes d'action physiologiques de la phéromone apaisante maternelle (apaisine). En tant qu'étude de physiologie, elle doit nécessairement porter sur des êtres vivants, qui représentent des systèmes biologiques intégrés, où de multiples organes/tissus fonctionnent de façon associée et coordonnée. En effet, l’utilisation de traitement phéromonal est une stimulation sensorielle par exposition à des phéromones qui nécessite l’utilisation d’organisme entier pouvant détecter et réagir aux composés testés. La détection de ces composés peut engendrer une cascade de réactions physiologiques pouvant mener à une modification du comportement ou de la physiologie de l’animal. Cela ne peut être obtenu et observé que sur animaux entiers pouvant pleinement exprimer leurs comportements et physiologies naturels. Il n'existe pas actuellement de méthodes de remplacement pouvant simuler ces changements suite à une stimulation sensorielle. Cela nécessite donc l’implication d’êtres vivants, dans ce cas des souris.
Réduction
L’effectif des animaux utilisés a été défini grâce à des tests statistiques de calcul de taille d’échantillons nécessaires, avec une puissance statistique de 90%, à partir de données issues d’études publiées. Selon ces calculs, en moyenne, en fonction des données mesurées, un effectif de 44 souris par traitement doit permettre d’observer une différence significative (si elle existe) entre les 2 groupes de l’étude principale (placebo vs. apaisine). 6 souris par condition ont été ensuite ajoutées pour pallier les pertes qui pourraient survenir pendant l’élevage, aboutissant à 50 animaux/groupe, soit 100 animaux au total pour l’étude principale. Une étude pilote est aussi prévue en amont, permettant l’entraînement et l’ajustement logistique et organisationnel des équipes sur un petit nombre d’animaux, qui vise à optimiser les chances de réaliser un essai probant scientifiquement : un effectif de 6 souris/groupe est estimé suffisant pour s’entrainer à la procédure, soit 12 souris au total pour l’étude pilote. Un effectif total de 112 souris est donc nécessaire. Aussi, du matériel biologique prélevé sur les souris de l’étude pilote étant utilisé pour mettre au point les méthodes d’analyse, cela maximise l’utilisation des animaux et contribue à la réduction du nombre d’animaux impliqués dans la recherche.
Raffinement
Concernant l’hébergement, les cages sont nettoyées 1 fois/semaine et aménagées pour répondre aux besoins de l’espèce, comprenant notamment de la litière (copeaux), eau et nourriture ad libitum, des enrichissements comme brique en bois pour ronger, tunnel et cabane en carton pour se cacher, fibres de kraft et coton pour nidifier, et des tapis anti-bruit dans les salles d’élevage. Grâce à une grille d’évaluation du bien-être, les animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié afin de s’assurer d’un état clinique normal et de l’absence de signes de souffrance (par exemple : état du pelage, évaluation de la nidification, présence du comportement fouisseur, absence de comportement anormaux). Un arbre décisionnel basé sur les critères d'arrêt de souffrance est mis en place au cas où des signes de souffrance seraient constatés et les points limites adaptés atteints. Pour manipuler les souris, l’utilisation d’un tunnel de manipulation a été choisie pour limiter le stress. Toutes les manipulations ont lieu pendant la période d’activité des souris au laboratoire (après-midi), et sous lumière rouge (imperceptible) pour respecter leur activité nocturne. Une période d’habituation pré-test à la salle de 30min est réalisée. La présence physique des expérimentateurs dans les salles d’expérimentation sera réduite à son minimum au cours des observations comportementales qui seront vidéo-enregistrées. La ponction sanguine est réalisée sous anesthésie générale. La mise à mort est effectuée sur animal anesthésié en emmenant chaque souris dans une pièce dédiée du laboratoire, hors de la vue/ouïe/odorat de congénères pour éviter toute communication de stress entre individus.
Choix des espèces
L’objectif est de valider les effets comportementaux (anxiété et agressivité) des phéromones apaisantes maternelles (apaisines) sur les souris, pour étudier ensuite leur mode d’action, notamment au niveau neurobiologique, immunologique, et de l’expression des gènes. La souris est apparue comme le meilleur modèle au vu de l’existence de kits de dosages de neurohormones utilisables et validés, de kits de séquençage de gènes préconçus et de la connaissance de plusieurs gènes de référence, de l’anatomie fonctionnelle du cerveau et du système immunitaire de cette espèce. Développer des apaisines chez cette espèce revêt également un intérêt. La souche choisie est connue pour son caractère plus manipulable, moins anxieux et agressif pour limiter les risques de blessures lors des tests comportementaux. Elles ont un comportement maternel plus prononcé, ce qui, pour les apaisines, semble plus pertinent. Aussi, rapport aux études immunologiques envisagées ensuite, ces souris développent une réponse immunologique plus variée et représentative. Les souris impliquées dans l’étude sont des adultes. Elles ont 2 mois pour 56 d’entre elles et 3 mois pour les 56 autres. Le fait qu’une partie d’entre elles soient plus âgées devrait permettre à ces souris d’être plus grosses et plus dominantes envers les autres, et donc d’exprimer plus fortement le comportement agressif/territorial recherché. Le choix de sélectionner des adultes permet également d’étudier des souris susceptibles d’exprimer une diversité de comportements de leur espèce. De plus, ces animaux auront déjà une expérience sociale : ainsi, un isolement pour les besoins du test comportemental mesurant l’agressivité aura hypothétiquement moins d’effets délétères que sur des souris tout juste sevrées; cependant, les recherches sur l’impact d’un isolement à cet âge sur le bien-être des individus manquent à ce jour pour confirmer cette hypothèse.
Effet des enrichissements du milieu sur le bien-être et robustesse chez la truite arc en ciel
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
720 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pour valider des indicateurs de bien-être en pisciculture, une partie subit une réduction de moitié du volume d'eau une fois par semaine et 360 sont soumises à une infection provoquée pendant dix jours, avec des pesées sous anesthésie. Le porteur signale un stress aigu, des furoncles et une surmortalité liés à l'infection. Il indique tuer tous les poissons en fin de protocole faute de pouvoir relâcher des individus potentiellement infectés, et affirme que l'évaluation des enrichissements ne peut se faire que sur animaux vivants.
Objectifs
Le projet cherche à valider des indicateurs opérationnels du bien-être des truites en pisciculture. Nous étudierons dans quelles mesures un milieu enrichi physiquement (abris, plantes, ombrière) permet-il d’améliorer le bien-être et la robustesse des truites et de contrecarrer les effets de stress rencontrés en pisciculture. Les résultats seront transférés aux professionnels de la filière et aux structures d’enseignement agricole.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont d'apporter des éléments objectivés et mesurés (diminution du stress, meilleure prise de poids, comportements adaptés, résistance aux maladies) de l'effet de différents types d'enrichissements physiques dans le milieu d'élevage de la truite arc en ciel. Cela permettra de valider l'effet des enrichissements sur le bien-être et d'apporter des éléments de discussion pour déployer l'usage des enrichissements chez les poissons (en élevage, en expérimentation animal, en aquarium).
Procédures
Pesée sous anesthésie : 3 pesées (T0, T1 et T2) pour tous les animaux (T0 =720, T1 = 600 et T2 = 480 animaux). L'anesthésie et la pesée dure environ 7-8 minutes pour 1 animal. Réduction de moitié du volume d'eau dans le bac d’élevage : 45 animaux, 1 fois par semaine, soit 9 fois pendant 1 heure. Challenge infectieux : 360 animaux pendant 10 jours.
Impact sur les animaux
Pesée sous anesthésie, nuissances: stress de l'anesthésie. Réduction de moitié du volume d'élevage, nuissances : stress aigue. Challenge infectieux, nuissances: stress, furoncle surmortalité
Devenir
L'euthanasie des poissons est prévu en fin de protocole, pour des raisons notamment sanitaire (impossibilité de relacher ou de réutiliser des poissons potentiellement infectés par A. salmonicida)
Remplacement
L'objectif du projet CASDAR AQUA BEA étant d'évaluer l'efficacité d'enrichissements sur le bien être et la robustesse des animaux, cela ne peut se faire que sur animaux vivants.
Réduction
Pour vérifier la répétabilité de notre protocole et éviter l'effet bac, chaque condition sera réalisée en triplicat (3 bacs). Pour le calcul du nombre de poissons nécessaires à notre étude, nous avons utilisé le site internet https://biostatgv.sentiweb.fr/et les données obtenues sur la mesure du cortisol dans les écailles et le plasma dans des projets précédents et dans la littérature. Le test de comparaison de deux moyennes observées avec un risque alpha de 0.05, une puissance à 0,8 et un test unilatéral, un nombre de 13 poissons par lot est préconisé. Pour prendre en compte notre étude en triplicat, le nombre d'animaux prélévés par lot est amené à 15 (3 x 5). Pour l'évaluation de la robustesse des animaux suite au challenge infectieux, en utilisant le site internet https://biostatgv.sentiweb.fr/, le test de comparaison de 2 proportions observés (pourcentage de mortalité dans le lot non enrichi et stressé estimé a 50%, pourcentage de mortalité dans le lot enrichi P2 estimé a 30% - 40 %), avec un risque alpha de 0.05, une puissance à 0,8 et un test unilatéral, un nombre de 36-37 poissons par lot est préconisé. Le nombre d'animaux restant si aucune mortalité avant challenge est de 45 poissons par lot et répond donc au nombre d'animaux préconisé.
Raffinement
Les animaux seront observés 2 fois par jour durant toute le durée du protocole (12 semaines). Les points limites sont d'une part les paramètres d'ambiance de l'élevage (température, oxygène). Si les paramètres critiques sont atteints (température > 20°C, oxygène 1 cm² lors du challenge seront retirés de l'expérimentation et euthanasiés par surdosage d'anesthésique.
Choix des espèces
La truite arc en Ciel est l'espèce de poisson la plus élevée en france, il est donc important de travailler sur cette espèce pour améliorer le bien être animal Les truites utilisées pèseront environ 150g au début pour aller jusqu'a 250g environ. Cela représente une partie de l'élevage de truite pour aller jusqu'au stade dit portion commercialisable (250g). Ce poids permet d'observer facilement les animaux pour remplir les grilles de bien être et de comportements. Des enrichissements adaptés à ces stages seront également adaptés pour des poissons plus gros.