Bien-être animal

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    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 280
Souffrances
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Devenir
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 280

Les mères receveuses sont opérées une heure chacune, puis hébergées seules avant la mise bas. 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet est aussi déposé au titre du bien-être animal et annonce chercher des marqueurs "objectifs et non invasifs" du bien-être des rongeurs, l'isolement et la chirurgie des mères étant rangés parmi les nuisances légères. Les descendants passent des tests comportementaux que le porteur ne nomme pas, et tous les animaux finissent mis à mort pour le prélèvement des ovaires et des cerveaux.

Objectifs

Les souris sont désormais élevées en groupes sociaux dans un environnement enrichi, favorisant leur sociabilité et leur bien-être. Récemment, nous avons montré que l’isolement social motivait les souris à interagir avec leurs congénères, contrairement aux études des années 80 utilisant des générations d’animaux élevés en hébergement individuel, soulignant l’existence d’une transmission de ce stress social sur plusieurs générations. On sait que le stress des souris mâles impacte le développement du cerveau et le comportement des descendants. Après avoir déterminé le nombre de descendants par femelle chez les souris contrôles et un modèle murin ayant des difficultés à s’adapter aux larges groupes sociaux, notre étude vise à évaluer la transmission des comportements sociaux des mâles à leur descendance dans les deux lignées.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont de faire progresser l'état des connaissances quant à la transmission des comportements sociaux des souris à leur descendance. En outre, nous espérons identifier des marqueurs objectifs et non invasifs du bien-être animal chez les rongeurs.

Procédures

Deux administrations (1 min/jour) à deux jours d’intervalle seront réalisées. Les animaux recevront une dose d'anesthésique (1 min/injection) avant leur mise à mort. Les mères receveuses seront soumises à des procédures chirurgicales (une fois, une heure/animal). Les descendants de ces mères effectueront des tests de comportement avec des souris contrôles quatre fois sur une à deux semaines (de 5 à maximum 45 min/jour/animal) pour mesurer les comportements sociaux.

Impact sur les animaux

Le modèle murin utilisé a des légères difficultés à vivre en larges groupes sociaux, n’induisant qu’un léger inconfort en présence de nombreux congénères. Les injections peuvent engendrer une légère douleur. Les différentes contentions ainsi que les tests comportementaux, incluant l’hébergement individuel des mères avant la mise-bas peuvent entrainer un léger stress pour l’animal. Les mères receveuses seront soumises à des procédures chirurgicales pouvant entraîner une diminution transitoire de leur bien-être et rarement des infections.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés et les organes prélevés pour l’étude directement (ovaires) mais aussi pour des études ultérieures (cerveau).

Remplacement

L’évaluation de l’effet comportemental de la transmission des capacités sociales chez les descendants nécessite l’utilisation de l’animal afin de considérer un organisme entier et de mettre en évidence la complexité des mécanismes mis en jeux dans les processus de sociabilité et de reproduction. A ce jour aucun test in vitro ou modèle informatique ne permet de prédire et rendre compte de l’ensemble des phénomènes impliqués dans la transmission intergénérationnelle des comportements sociaux.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés sera réduit pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides, tout en prenant en compte les contraintes expérimentales ainsi que la variabilité comportementale exprimée par chaque animal. De plus, si le nombre de descendants nés par femelle est suffisant, le nombre de femelles sera réduit de 30-50%. Nous utiliserons des tests de comparaison entre chaque groupe.

Raffinement

Le milieu sera enrichi avec, entre autres, une cabane en carton et des frisotis en papier kraft pour optimiser le maintien de leur chaleur corporel et de leur bien-être. Pour la mise-bas, les mères auront en plus deux carrés de ouate afin de pouvoir faire leur nid. Les tests de comportements seront réalisés dans des pièces dédiées, auxquels les animaux seront habitués au préalable. Ces tests seront les plus brefs possibles et réalisés dans le calme et sous des éclairages faibles afin de minimiser l’inconfort et l’anxiété des animaux. Les animaux seront suivis et manipulé tout au long des procédures afin de les habituer au contact des expérimentateurs et pour vérifier leur état de santé. Les femelles soumises aux procédures chirurgicales seront traitées avec des antidouleurs jusqu’à leur rétablissement pour limiter leur douleur et, comme pour tout changement chez un animal, seront suivies avec une surveillance renforcée. Des points limites adaptés pour chaque procédure ont été mis en place et seront appliqués.

Choix des espèces

Les souris sont des petits animaux sociaux qui se reproduisent bien et vite et dont les comportements sociaux sont mesurables. Cette espèce est donc un très bon modèle pour étudier les effets de la transmission des capacités sociales entre générations, comme précédemment montré pour le stress. Les animaux pubères seront utilisés afin d’obtenir des ovocytes de qualité et en grand nombre. Pour les descendants, leurs comportements seront mesurés entre 5 et 10 jours après la naissance afin d’identifier des effets précoces et entre 7 et 9 semaines afin de garantir un cerveau mature pour étudier les comportements sociaux.

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Moutons : 100
Souffrances
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Devenir
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100 brebis primipares vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, chacune subissant deux tontes, deux sondages gastriques pour prélever 40 mL de contenu du rumen, cinq prises de sang à la jugulaire et cinq prélèvements de fèces. L'exposition au stress thermique fait partie du dispositif : un effet délétère est attendu, et c'est précisément ce que le projet cherche à lire dans le lait par analyse infrarouge. Les bénéfices annoncés vont aux éleveurs, sous forme d'outils de pilotage du troupeau encore à développer, quand les hématomes et lésions buccales liés aux prélèvements sont, eux, immédiats. Aucune brebis n'est tuée à l'issue, toutes retournent à l'élevage pour de nouveaux cycles de production laitière.

Objectifs

Les éleveurs, pour s’adapter aux nouvelles contraintes climatiques, ont besoin d’outils, robustes, pratiques, peu couteux et acceptés par la société pour anticiper les risques et développer des pratiques qui permettent de gérer les périodes plus difficiles. Dans les troupeaux laitiers, le lait est un fluide biologique facilement disponible, non invasif, et qui pour de nombreux élevages fait l’objet d’un contrôle laitier régulier. Ce contrôle repose sur une analyse en moyen-infrarouge (MIR) pour doser les principaux composants du lait. Son utilisation pourrait être développée et systématisée, que ce soit en tant qu’outil de pilotage du troupeau dans un objectif d’améliorer la santé et le bien-être de l’animal, en préventif ou en correctif. Le présent projet a pour objectif d’explorer cette possibilité dans les troupeaux laitiers de petits ruminants.

Bénéfices attendus

Meilleure appréhension des effets du stress thermique sur les animaux et leur production. Premières recherches sur des indicateurs potentiels qui permettront le développement d’outils à destination des éleveurs pour le pilotage du troupeau dans un objectif d’amélioration de la santé des animaux.

Procédures

Sont prévus 4 types de prélèvements sur animaux vigiles: -Laine : 1 tonte début et en fin de projet (2 tonte, durée par tonte : 2 minutes) -Contenu ruminal : 1 prélèvement de 40mL par sonde gastrique en début et fin de projet (2 prélèvements à 6 semaines d'écart, durée par sondage : 2 minutes) -Sang 1 prélèvement de 10 mL réalisé à la veine jugulaire 5 fois à 1 semaine d'intervalle (soit

Impact sur les animaux

Un effet délétère du stress thermique est attendu, c’est l’une des hypothèses de ce travail visant à en étudier les effets pour mieux les anticiper. Les prélèvements de sang et de contenu digestif peuvent générer un stress et être une source de lésion (hématome et lésions buccales principales). La contention et en particulier sa durée est bien souvent l'élément le plus stressant pour les animaux d'élevage. Pour limiter ces risques nous utiliserons une cage à contention adaptée aux ovins et à laquelle les animaux ont été habitués, et seul le personnel formé et maitrisant ces gestes techniques réalisera les prélèvements.

Devenir

Tous les animaux sont conservés sur l’élevage pour des cycles de production laitière ultérieurs

Remplacement

L’objectif de l’étude est d’explorer les effets d’un facteur environnemental (la température) sur les fonctions biologiques d’un animal et leurs intéractions. Ceux-ci ne peuvent donc être étudiés in-vitro.

Réduction

Une formule statistique nous a permis de calculer le nombre d’animaux nécessaire pour obtenir suffisamment de précision dans nos résultats pour répondre aux objectifs de notre travail.

Raffinement

Tous les animaux seront hébergés sur une aire paillée en groupe, de manière à exprimer leurs comportements sociaux, et ils auront la possibilité d’exprimer leur comportement naturel d’herbivore en ayant accès au paturage sur des prairies permanentes. Le milieu en bergerie est enrichi avec des brosses ou grattoirs. Afin de limiter le stress de contention, les prélèvements seront réalisés par du personnel qualifié et habitué, à l’aide de matériel de contention adapté aux ovins (combi-clamp) et auxquels les animaux sont habitués. Les prélèvements de sang et de contenu digetif se feront successivement lors de la même contention, afin de réduire au maximum le temps de contention de chaque animal. Les animaux font l’objet d’une surveillance toute particulière au moment des prélèvements et sur 24h après ceux-ci. Les animaux seront observés lors des prélèvements, en vue d’identifier des signes de stress, de douleur, ou de gène respiratoire ou de déglutition. Tout animal malade, qui ne s'adpterait pas aux contraintes de l'essai ou qui serait lésé lors des prélèvements sera retiré du protocole et le cas échéant soigné selon l'avis du vétérinaire de l'élevage.

Choix des espèces

Pour étudier les effets du stress thermique chez les ovins, l’utilisation de l’espèce ovine est obligatoire en particulier en raison de leur toison et de leur comportement de chaume. Ce dernier se traduit par un regroupement en cercle des animaux qui placent leur tête au centre du cercle. Pour étudier l'impact sur la production laitière, il est impératif d'avoir des femelles en lactation. Les animaux seront des primipares (1ère à la première mise-bas) afin d’accentuer les effets et comportements visés par cette étude.

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Autres poissons : 480
Souffrances
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Devenir
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Pour vérifier si une barrière lumineuse détourne les anguilles des turbines d'une usine hydroélectrique de la Garonne, 480 anguilles argentées de plus de 50 cm vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Capturées à l'épuisette par des pêcheurs professionnels, elles reçoivent sous anesthésie un émetteur radio glissé dans la cavité abdominale par une incision ventrale de 1,5 à 2 cm, restent hors de l'eau une trentaine de secondes à trois minutes le temps du marquage et de la biométrie, puis sont toutes relâchées vivantes dans le milieu naturel après réveil. La stabulation avant marquage reste sous les dix heures, le porteur indiquant qu'un séjour plus long favorise le stress et l'apparition de pathologies externes. L'espèce est classée en danger critique d'extinction, et le porteur indique que l'effectif de 160 individus par an sur trois ans repose sur le retour d'expérience d'autres études, "non nécessairement lié à un modèle statistique précis".

Objectifs

L’anguille européenne (Anguilla anguilla) est un poisson migrateur amphihalin (passage eau salé eau douce) classé en danger critique d’extinction. Pour sa sauvegarde, un plan de gestion national a été validé en 2010 à la suite de la mise en place d'un règlement européen du conseil du 18 septembre 2007 instituant des mesures de reconstitution du stock d'anguilles européennes. L’objectif du Plan de gestion est de répondre au règlement européen en mettant en œuvre des mesures de gestion augmentant l’échappement en anguilles argentées des bassins versants. Sur celui de la Garonne, de nombreuses actions sont menées pour la protection de cette espèce. En effet, ce fleuve et ses affluents constituent un axe privilégié pour la colonisation de l'anguille qui est une espèce catadrome, c’est-à-dire une espèce qui vit et grandit en eau douce et se reproduit en mer. Elle effectue donc sa migration de dévalaison au stade adulte. Dans un premier temps l’impact des ouvrages hydroélectriques sur la mortalité des anguilles lors de la dévalaison a été évalué, afin de proposer des mesures de gestion adaptées. En effet, ces ouvrages ont un impact majeur sur la mortalité des populations d’anguilles lié au passage d’individus dans les turbines. Le projet vise à étudier le comportement de cette espèce lors de sa migration au droit d’un barrage hydroélectrique équipée d’une barrière lumineuse et de tester son efficacité pour dévier les individus se dirigeant vers les turbines vers le déversoir du barrage. Pour ce faire, nous suivrons le comportement des anguilles dans leur phase argentée, c’est-à-dire lorsqu’elles sont prêtes à retourner dans l’océan pour effectuer leur migration de reproduction.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter des connaissances sur le comportement des anguilles au droit de cette usine hydroélectrique lors de sa phase de dévalaison et tester l’efficacité d’une barrière lumineuse pour augmenter le taux d’échappement des individus aux turbines qui équipent le site. Ce système peut potentiellement s’avérer efficace sur cet ouvrage et, le cas échéant, permettre d’éviter d’autres solutions techniques (grilles fines) qui, tout en étant possible, seraient beaucoup plus difficile à mettre en place.

Procédures

480 anguilles seront capturées par des pêcheurs professionnels. Elles seront pêchées par épuisette dans les bassins d’hébergement (la capture dure moins de 30 secondes) puis marquées avec un émetteur radio (maximum 3 minutes) adapté à la taille des individus, sous anesthésie et analgésie. Les anguilles seront ensuite placées dans des bassins de réveil (le réveil se fera en quelques minutes) puis relâchées dans le milieu naturel à l’issue d’une dernière pêche par épuisette (la pêche va durer moins de 30 secondes).

Impact sur les animaux

L’insertion des émetteurs radio et la réalisation des biométries induira une douleur modérée par l’acte chirurgical. Les poissons subiront également un stress engendré par la pêche dans les bassins de stabulation, l’anesthésie et un temps d'émersion d’environ 3 minutes pendant l’ensemble de ces opérations : marquage et biométrie. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée.

Devenir

Tous les poissons marqués seront conservés vivants et relâchés dans le milieu naturel.

Remplacement

L’objectif étant de tester le comportement des anguilles dévalantes au droit de l’usine hydroélectrique et l’efficacité de la barrière lumineuse vis-à-vis de cette espèce, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles jaunes de plus de 50 cm et argentées) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

L'objectif du projet est d’enrichir les connaissances scientifiques sur le comportement de la migration de dévalaison des anguilles argentées. L’objectif de marquer 160 anguilles par an (480 au total sur les 3 années) pour rendre compte des variabilités intraspécifique et les paramètres environnementaux impliqués dans la phase de migration (saisonnalité, débit, température, blocages…). Ce nombre a été défini en fonction du retour d’expérience sur d’autres expérimentations, et non nécessairement lié à un modèle statistique précis.

Raffinement

Les anguilles sont transportées sur le site d’expérimentation par des pêcheurs professionnels après capture. Les camions, équipés de cuves remplies d’eau de rivière et alimentées en oxygène sont adaptés au transport d’animaux vivants, et le personnel formé au transport. Le contrôle de l’état des poissons et du taux d’oxygène se faire tout au long du transport. Un couvercle sera disposé sur les bacs pour limiter le stress des anguilles. L’anguille, étant une espèce qui se déplace surtout la nuit, est facilement stressée par la lumière du jour. L’observation des anguilles pendant la phase de réveil ou de stabulation se fait en soulevant le couvercle des bacs. La stabulation des individus a lieu pendant un temps réduit (moins de 10h) afin de réduire le stress et le développement de pathologie externe, qui peuvent intervenir dans des conditions de stress trop importantes. Des lots de 10 anguilles maximum sont ensuite prélevées à l’aide d’épuisette nylon de maille 1,5 mm pour ne pas abimer les anguilles, pour être placées dans un bac noir avec couvercle contenant l'anesthésiant. L’eau est claire et une vérification des différentes phases de l’anesthésie des individus est effectuée. Le stade d’anesthésie recherché est l’immobilisation. Une fois anesthésiée, les marques seront introduites dans la cavité abdominale par une incision, de 1.5 à 2 cm, réalisée sur la face ventrale de l’anguille, au niveau de la partie postérieure de l'intestin. L'antenne est ressortie à l'aide d'un trocart de petite taille (aiguille à insuline), introduite dans l'animal à quelques mm de l'incision. La plaie sera suturée par 2-3 points simples. Une injection d'un analgésique sera effectuée pour réduire la douleur post opératoire au droit de l'incision. Ensuite les individus seront placés dans une cage de réveil placée dans l'eau, ils seront observés par observation visuelle directement depuis la surface. Les anguilles sont surveillées en vérifiant la ventilation et le retour rapide à un comportement normal et une reprise d’équilibre. La grille de suivi des signes cliniques est utilisée afin de noter toute observation sur les individus. Le marquage prend au maximum 3 mn par individu. Une vigilance des opérateurs sera apportée au raffinement dans toutes les étapes de la procédure : du marquage au réveil et lâcher aprés acclimatation.

Choix des espèces

L’objectif étant l’apport de connaissances sur les comportements migratoires et la cinétique de dévalaison des anguilles au droit d’un obstacle, il est indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles argentées). Nous utiliserons les anguilles argentées de plus de 50 cm afin d’analyser les cinétiques de migration de dévalaison et le comportement au droit d’un obstacle hydrauélectrique équipé d’une barrière lumineuse dont le but est d’éviter le passage dans les turbines des individus lors de la dévalaison.

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    • Système endocrinien
Poules : 208
Souffrances
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Devenir
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 208

Chacun des 208 poussins subit une seule prise de sang de quelques secondes avant d'être tué, à zéro, cinq ou dix jours de vie. Ces poulets de chair vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, pour mesurer leur composition corporelle et des biomarqueurs après six régimes différents. Le porteur présente ces travaux comme un moyen de renforcer la santé et le bien-être du poussin, l'objet opérationnel étant de réduire l'apport protéique des premiers jours et d'utiliser davantage de tournesol et de colza à la place du soja importé. Aucun animal ne dépasse dix jours, la mise à mort servant aux découpes anatomiques et aux prélèvements de tissus.

Objectifs

La nutrition du jeune poussin est délicate du fait du passage d’une alimentation d’origine maternelle à une alimentation d’origine exogène, alors qu’elle contribue de manière importante à sa robustesse en renforçant sa santé digestive. Les apports protéiques pourraient probablement être réduits dans les premiers jours de vie et l’usage de matières premières protéiques locales souvent riches en fibres pourrait être facilité en période de croissance par une alimentation néonatale adaptée. L’objectif général du projet est de proposer des stratégies nutritionnelles précoces du poussin afin de renforcer sa santé et son bien-être, et d’améliorer l’usage de sources de protéines diversifiées et locales à base de tournesol et colza par exemple, pour réduire l'importation de soja. Les 2 premières étapes, qui ont fait l’objet de précédentes demandes, visait à optimiser l’apport protéique pendant les premiers jours de vie, puis à améliorer l’équilibre en acides aminés et évaluer l’impact de la supplémentation en acides aminés fonctionnels (acides aminés ayant un rôle sur des fonctions physiologiques). Nous cherchons dans cette nouvelle demande à tester les apports en protéines et en acides aminés dans un contexte de diversification des matières premières pour améliorer l’autonomie protéique.

Bénéfices attendus

L’objectif étant d’affiner la connaissance des besoins en acides aminés pour ajuster et/ou équilibrer les apports sur la phase de démarrage, l’intérêt scientifique de ce projet réside en premier lieu dans l’approche expérimentale fine d’une période du développement de l’animal qui est relativement peu étudiée. La connaissance des besoins nutritionnels du poussin a été expérimentée mais jamais, à notre connaissance, sous l’angle complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Au niveau opérationnel, les attendus sont de : mieux appréhender les besoins du jeune (incluant la période ≤ 7 jours) pour réduire les apports en protéines et apporter les acides aminés de manière à optimiser l’équilibre entre les fonctions adaptatives et productives, et à terme proposer des stratégies nutritionnelles précoces permettant de renforcer la santé et le bien-être des animaux tout en favorisant l’usage de matières premières protéiques locales sur toute la période d’élevage.

Procédures

Il n’y aura qu’une prise de sang par animal qui ne durera que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La contention lors des prises de sang engendre du stress pour l’animal, une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome.

Devenir

Suite à la procédure de prise de sang, les animaux seront mis à mort pour des découpes anatomiques et des prélèvements de tissus, à J0, J5 et à J10, ceci afin d’étudier leur composition corporelle et mesurer des biomarqueurs tissulaires en lien avec leur robustesse, santé et bien-être en fonction de l’apport alimentaire en protéines et acides aminés avec diversification des matières premières riches en protéines.

Remplacement

La connaissance des besoins nutritionnels du jeune poussin sera expérimentée sous l’angle original et complémentaire des performances zootechniques et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. Les analyses ne peuvent se réaliser que chez l’animal et directement sur l’espèce cible (poule domestique)..

Réduction

Au total, 208 animaux (16 à l’éclosion et 192 ensuite) seront prélevés (sang et tissus), la moitié étant des mâles et l’autre moitié étant des femelles. Le nombre d’animaux expérimentaux a été défini pour permettre de détecter significativement des effets d’une diversification des sources protéiques pour des apports en protéines et acides aminés optimisés (5 régimes avec des matières premières diversifiées moins digestibles ou une combinaison de différentes matières premières protéiques et 1 régime classique maïs-blé/soja) sur les performances de croissance et des biomarqueurs en lien avec la robustesse, la santé et le bien-être des animaux. L’unité statistique pour analyser les performances de croissance sera le compartiment. Huit compartiments par groupe sont nécessaires et suffisants pour détecter des différences de consommation d’aliment et d’indice de consommation entre régimes d’après des travaux antérieurs validés et publiés sur l’apport en protéines et en acides aminés chez les poulets en fin de période d’élevage. L’unité statistique pour les dosages de biomarqueurs sera l’animal. Pour caractériser l’état initial post-éclosion, 16 poussins (8 par sexe) seront utilisés. De même, un effectif de 16 animaux par régime et par âge au prélèvement, sexes confondus (1 par compartiment, par sexe et par âge au prélèvement), soit 192 animaux, est nécessaire et suffisant pour pouvoir tirer des conclusions significatives en tenant compte de nos expériences précédentes et de la variabilité interindividuelle attendue des paramètres sanguins et tissulaires mesurés : utilisation des résultats d’essais précédents et des avancées méthodologiques d'après des travaux antérieurs validés et publiés.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans un bâtiment d’élevage standard, au sol sur litière avec copeaux de bois dans des compartiments où ils resteront en groupe. La taille du compartiment est suffisante pour permettre aux poussins de se déplacer avec une zone de repos significative en plus de l’espace mangeoire et abreuvement. Les animaux auront à disposition plusieurs enrichissements leur permettant de grimper et de se cacher. Le suivi des performances sera fréquent avec des mesures tous les 2 ou 3 jours sur la période étudiée. Toute manifestation de symptômes persistants définis par un point limite entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les prises de sang seront effectuées dans un lieu différent des espaces d’hébergement.

Choix des espèces

Le poulet de chair a été choisi comme modèle car c’est l’espèce agronomique cible du projet. Les œufs embryonnés seront mis en incubation au couvoir de l’établissement expérimentateur puis les animaux seront élevés jusqu’à 10 jours.

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    • Bien-être animal
Souris : 32
Souffrances
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Devenir
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Refroidies puis réchauffées sous anesthésie pendant vingt minutes, une fois par semaine sur trois semaines, 32 souris subissent des mesures de température par sonde rectale, puce sous-cutanée et thermomètre infrarouge. Le niveau de souffrance déclaré est léger. Le porteur annonce une plage de 35 à 40 °C choisie pour rester "sans incidence néfaste pour l'animal", tout en qualifiant l'hypothermie et l'hyperthermie d'"indispensables" et en fixant à 30 °C et 41 °C les points limites qui déclenchent la mise à mort. Ces souris ont déjà servi dans une autre expérience, et le porteur écrit qu'elles seront mises à mort si elles ne servent pas à l'apprentissage de gestes techniques, sans préciser combien ni lesquels.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’établir une courbe de corrélation entre la mesure de température avec un thermomètre infra-rouge et celles réalisées avec un thermomètre rectal et une puce d’identification avec capteur de température pour des valeurs comprises entre 35°C et 40°C afin de corréler les résultats de ces méthodes. La gamme de température a été choisie de manière à rester dans une fourchette sans incidence néfaste pour l’animal. Ceci pour les deux souches de souris les plus utilisées dans notre établissement utilisateur. L’étude concernera les deux sexes.

Bénéfices attendus

Obtention d’une courbe de corrélation entre mesures de température avec un thermomètre infra-rouge, un thermomètre rectal et un transpondeur sous-cutané. Ce résultat nous permettra de raffiner le suivi de la température de souris dans des contextes où il est crucial, comme dans les cas d’inflammation, d’infection ou d’autres conditions de stress, pendant les phases aigües desquels une anesthésie de la souris pour introduire la sonde rectale entraine un surrisque pour l’animal.

Procédures

Anesthésie sous isoflurane (20min) 1 fois par semaine pendant 3 semaines.

Impact sur les animaux

Plusieurs effets indésirables sur les 2 souches différentes peuvent être anticipés. Ces effets sont principalement liés à la procédure de l'anesthésie et aux variations de températures imposées aux animaux. L'anesthésie, nécessaire pour l’introduction du thermomètre rectal et la réalisation des mesures avec cet appareil est une source de stress pour les souris. Cependant, cette période de stress sera limitée à la durée de l'anesthésie et les souris devraient retrouver un comportement normal peu après leur réveil, généralement en quelques minutes. L’hypothermie et l’hyperthermie indispensables pour atteindre notre objectif nous imposent : - une prise en charge adaptée avec une couveuse pour recouvrir une température corporelle normale - de définir des points limites minimum à 30°C* et maximum à 41°C* en deçà ou au-delà desquels les animaux seront mis à mort. *résultats de la mesure réalisée avec le thermomètre rectal.

Devenir

Mise à mort des animaux si non usage pour apprentissage de gestes techniques.

Remplacement

Les souris de 2 souches différentes ne peuvent pas être remplacées dans ce projet, car l’objectif est d’établir une courbe de corrélation spécifique chez ces deux souches les plus utilisées dans notre EU. Aucune méthode alternative in vitro ou sur un autre modèle animal ne permettrait de fournir des données équivalentes pour ces deux souches.

Réduction

Les souris que nous allons utiliser ont déjà fait l’objet d’expérimentations animales de classe légère des souris de 2 souches différentes. Nous démarrerons notre étude lorsque le vétérinaire désigné déclarera que les animaux ont recouvré un état qui permet leur réutilisation (état équivalent à celui d'un animal qui n'a jamais été utilisé).

Raffinement

Pour faciliter l'introduction du thermomètre rectal, son extrémité sera recouverte d'un peu de vaseline. Nous veillerons à éviter tout choc thermique de nos animaux, après hypothermie ou hyperthermie, en les transférant dans une couveuse pour accompagner le retour de nos animaux à la normothermie. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux de 5 animaux maximum dans des cages enrichies et seront visités quotidiennement afin de déceler au plus tôt toute forme de souffrance, de douleur ou d’angoisse si elles devaient apparaître.

Choix des espèces

Nous utilisons des souris dans ce projet car elles sont l'espèce la plus couramment utilisée dans notre EU. Il n’existe pas de courbe de corrélation pour les mesures de température avec une sonde IR. Ce projet vise donc à combler ce manque de données spécifiquement chez les souris. De plus, l’utilisation de 2 souches distinctes et de 2 sexes différents permettra de les comparer et de déceler d’éventuelles différences intra et inter espèce. Les souris utilisées dans ce projet auront plus de 12 semaines car elles auront fait l’objet d’une autre étude au préalable et nous ne démarrerons notre étude que lorsque le vétérinaire désigné déclarera que les animaux ont recouvré un état qui permet leur réutilisation (état équivalent à celui d'un animal qui n'a jamais été utilisé).

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Souris : 1000
Souffrances
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Devenir
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1 000 souris vont être utilisées et tuées pour mettre au point une injection censée remplacer la castration chirurgicale, chacune ne subissant qu'une seule injection, un micro-tatouage et au plus deux prélèvements de sang. Les procédures sont classées en gravité modérée, le porteur mentionnant des prélèvements derrière l'œil, une possible inflammation locale après injection intramusculaire et des réactions d'hypersensibilité par voie intraveineuse. Le bénéfice avancé tient à l'évitement d'une chirurgie qualifiée de traumatisante pour les chiens, chats et cochons, et au contrôle des populations d'animaux errants. Épargner ces opérations passe donc par la mise à mort de mille souris, étape que le porteur présente comme obligatoire pour obtenir une autorisation de mise sur le marché.

Objectifs

L’objectif du projet vise à développer une solution alternative à la castration chirurgicale des mammifères. Il vise à remplacer une chirurgie douloureuse, stressante, source d’angoisse et génératrice d’effets secondaires graves par un médicament injectable, biologique et indolore. Le concept a été validé avec des experts scientifiques et vétérinaires. Après des optimisations et des évaluations réalisées in vitro, la procédure de ce projet sera réalisée chez la souris. Les études réalisées chez la souris serviront à définir la dose efficace et sécurisée qui sera utilisée chez d’autres mammifères au cours des essais cliniques qui seront ensuite conduits. L’ensemble de ces expériences sont nécessaires pour obtenir une autorisation de mise sur le marché d'un futur médicament.

Bénéfices attendus

- Le bénéfice attendu est de trouver une alternative à la castration chirurgicale qui est traumatisante pour les animaux et engendre de plus des maladies chroniques chez les animaux de compagnie (cancer par exemple). - Créer un outil de contrôle plus simple des populations d'animaux errants.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvement sanguins sous anesthésie d'un nombre maximum de 2 de leur vivant pour une durée n'excédant pas 1 minute. Chaque animal sera soumis à un micro-tatouage pendant une 20aine de secondes. Chaque animal sera soumis sous anesthésie à une unique injection, soit sous cutanée, soit intra-musculaire, soit intra-veineuse. Quelle que soit la procédure choisie, le temps n'excèdera pas les 30 secondes.

Impact sur les animaux

L'injection sous-cutanée et les prélèvements sanguins rétro-orbitaires peuvent générer de l'inconfort au réveil de l'animal. L'injection intra-musculaire peut provoquer une inflammation locale. L’injection intra-veineuse peut provoquer des réactions d’hypersensibilités dite « d’infusion », bénignes et transitoires. Il y a une possibilité d'effet indésirable éventuel des médicaments.

Devenir

L'ensemble des animaux concernés par cette demande de projet sont impliqués dans une unique procédure, ils seront tous mis à mort au terme de celle-ci.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative à la réalisation de ce projet, c’est-à-dire un système biologique qui reproduit partiellement ou entièrement les conditions cliniques, analytiques et/ou moléculaires de notre objet d'étude. II est impossible d'obtenir les informations fournies dans cette étude sans l'utilisation de souris. Les conclusions recherchées ne peuvent pas encore être obtenues par des modèles alternatifs d'étude in vitro, qui ne reconstituent pas de manière optimale la complexité, l’interactivité et la diversité des compartiments biologiques mis en œuvre.

Réduction

Le nombre d’animaux minimum nécessaire par lot a été déterminé par une analyse statistique préalable. Les molécules candidates sont soigneusement sélectionnées par des tests In-Vitro au préalable de manière à ne pas générer de cohortes d'animaux superflues.

Raffinement

Concernant l’objectif de réduction de la souffrance, de la douleur et/ou de l’angoisse infligées aux animaux, les souris seront hébergées en conditions stériles et suivies quotidiennement par du personnel qualifié pour détecter d’éventuels signes cliniques ou de mal-être. Les animaux sont hébergés en fratries. Les conditions d’hébergements sont adaptées à ces animaux (maintien du statut sanitaire) : cages, nourritures et litières sont stérilisées. De plus, chaque cage reçoit un enrichissement du milieu en l’occurrence des nids de laine végétale. En ce qui concerne les données de comportement et de physiologie, l’estimation de la souffrance est réalisée par le personnel de l’animalerie. Les critères utilisés sont référencés et régulièrement ré-évalués par la Structure de Bien-Etre Animal. Les procédures prévue dans ce projets seront réalisées sous anesthésie et tout sera mis en place pour éviter la douleur des animaux sans provoquer d'interaction les traitements testés. Les mesures concervatoires et points limites adaptés et spécifiques au projets sont défini pour limiter au maximum toute souffrance animale. Les procédures prévue dans ce projets seront réalisées sous anesthésie.

Choix des espèces

Il n’existe pas de méthode alternative à la réalisation de ce projet, c’est-à-dire un système biologique qui reproduit partiellement ou entièrement les conditions cliniques, analytiques et/ou moléculaires de notre objet d'étude. Après des optimisations et des évaluations réalisées in vitro, la procédure de ce projet sera réalisée chez la souris. Les études réalisées chez la souris serviront à définir la dose efficace et sécurisée qui sera utilisée chez d’autres mammifères au cours des essais cliniques qui seront ensuite conduits. L’évaluation des biothérapies exprimant nos anticorps chez la souris, espèces représentatives des espèces cibles, est une étape préliminaire pour définir la dose efficace (dose stérilisante) et tolérée des animaux de plus grande taille (porc, chien et chat). Les souris seront utilisées à partir de 10 semaines , âge pour lequel elles sont reconnues comme pubères et fertiles et dont on pourra confirmer l’induction d’une stérilisation biologique et après 2 semaines d’acclimatation.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Bovins : 270
Souffrances
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Devenir
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 270
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Suivies de leur première mise à la reproduction jusqu'à leur réforme, 270 vaches Holstein et Normande enchaîneront ce projet et les expérimentations qui le prolongeront, sans être tuées dans le cadre de celui-ci. Les procédures sont d'un niveau de souffrance léger : prises de sang, tonte de poils, écouvillonnages buccaux et rectaux, réalisés une fois chez les génisses et deux fois autour de chaque vêlage, l'animal bloqué au cornadis. S'y ajoutent une pesée hebdomadaire et une notation de l'état corporel chaque mois. Le porteur présente la santé comme un caractère "clé pour la durabilité tant environnementale qu'économique de l'élevage, ainsi que pour son acceptabilité sociétale", ce qui situe l'objet du projet du côté des performances du troupeau autant que du côté des vaches elles-mêmes.

Objectifs

La santé a longtemps été considérée sous la forme d’un caractère binaire : l’animal est sain ou malade au regard d’une affection ou d’une maladie donnée, à un instant donné. Toutefois, l’état de santé général est multifactoriel et évolutif. Il possède un fort impact sur le bien-être de l’animal, de même que sur ses performances et sa longévité. De ce fait, il s’agit d’un caractère clé pour la durabilité tant environnementale qu’économique de l’élevage, ainsi que pour son acceptabilité sociétale. Dans une optique de re-conceptualisation de la santé pour prendre en compte son caractère continu, explorer les mécanismes biologiques qui la caractérisent, et étudier ses liens avec les autres caractères, un collectif de scientifiques a défini ensemble les contours d’une nouvelle expérimentation de long terme en bovins laitiers. L’objectif de ce projet est d’obtenir une caractérisation biologique fine et longitudinale des différentes couches de la variabilité individuelle (génétique, épigénétique, microbiote, mais aussi physiologique et immunologique) tout au long de la vie de l’animal (et pas face à une maladie ou un pathogène donné à un moment donné), en se plaçant dans deux systèmes d’élevage contrastés « de demain » (herbager pâturant vs stabulation permanente). Cela permettra d’établir des liens entre les paramètres mesurés et la santé de l’animal, à court et à long terme, aussi bien du point de vue clinique que sur la base des variations de ses performances continues (croissance, alimentation, niveau d’activité…). Afin de pouvoir distinguer ce qui, dans la variabilité individuelle observée est liée à la génétique des animaux par rapport aux conditions environnementales, un effectif d’animaux important sera nécessaire.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce projet des avancées de connaissances scientifiques, avec une meilleure caractérisation des phénotypes mesurés (variabilité individuelle, sensibilité environnementale, évolution au cours du temps), et des relations qui les unissent, aussi bien entre eux qu’avec les évènements de santé et les performances zootechniques, afin d’identifier les synergies et les compromis entre fonctions et leurs impacts sur la longévité des vaches dans deux systèmes d’élevage très contrastés en terme de challenges.

Procédures

Pour la caractérisation fine des animaux, des prélèvements sanguins, de poils et de microbiotes seront effectués 1 fois au cours de l’expérimentation sur les génisses, et deux fois sur les vaches à chaque vêlage (avant et après). Les animaux sont alors maintenus au cornadis. Les mesures de poids (une fois par semaine pour les vaches, une fois toutes les deux semaines pour les génisses) se feront sans geste technique autre que le déplacement et la contention des animaux. Pour la mesure de la note d'état, les vaches seront maintenues au cornadis une fois par mois. Voici le temps estimé pour chaque acte : Prise de sang : 2 minutes Mesure du poids : 1 minute Mesure de la note d'état : 5 minutes. Le prélèvement des poils et des microbiote dure quelques secondes. Il est réalisé au même moment que la prise de sang, sans nécessiter de contention supplémentaire.

Impact sur les animaux

Les prélèvements prévus (prises de sang, tonte de poils et écouvillonnages buccaux et rectaux) seront réalisés dans le cadre d'une contention adaptée au poids des animaux (animal bloqué dans une cage ou aux cornadis). Cette contention, ainsi que la simple présence humaine et la manipulation associée peuvent générer un stress ponctuel chez l'animal. Le prélèvement en lui-même (en particulier le prélèvement sanguin) peut générer sur le moment une douleur limitée et fugace. De par les interventions d'élevage, une phase d'imprégnation à l'homme est réalisée dès la naissance de chaque veau. Cela réduit grandement le stress généré par la présence de l'homme lors des prélèvements, d'autant que ce sont les mêmes personnes qui interviennent. Il n'est attendu aucun dommage ni effet indésirable à moyen ou long terme. Il n'y a pas de mise à mort des animaux.

Devenir

Les procédures n’entravent pas le devenir de l’animal et n’ont qu’un effet limité et de court terme sur son bien-être. Aussi, l’ensemble des animaux inclus dans cette expérimentation va poursuivre une vie normale d’un animal de renouvellement dans un troupeau de bovins laitiers. La suite de leur vie fera l’objet de nouvelles expérimentations poursuivant celle-ci.

Remplacement

Les mécanismes étudiés mettent en jeu des interactions complexes au sein de l’hôte qu’il est impossible de reproduire dans un modèle cellulaire, de culture d’organe ou in silico.

Réduction

Les analyses statistiques prévisionnelles, intégrant de l’espérance d’écart entre traitements et la variabilité inter vaches connue, ont permis de définir le nombre minimum d’animaux nécessaires par lot expérimental, à savoir un effectif de 80 vaches par lot. La pluri-annualité de cette expérimentation permet d’autre part de réduire l’effectif nécessaire chaque année et limite les besoins en renouvellement, donc la réforme des animaux.

Raffinement

Différentes mesures ont été prises afin de raffiner ce protocole. Tout d’abord, les différentes mesures ont été regroupées sur les mêmes temps, même si ce n’était pas toujours le moment optimal pour chaque paramètre pris séparément, afin de limiter le nombre d’interventions sur les animaux. Ensuite, chaque intervention a été pensée de manière à limiter les nuisances pour les animaux (limitation des volumes de sang prélevés, utilisation de vacutainer pour minimiser la douleur, utilisation de tondeuse vétérinaire silencieuse pour limiter le stress…) Les procédures impliquées dans le projet sont de sévérité légère et appliquées par des opérateurs expérimentés. Les conditions d'hébergement et d'alimentation répondent aux normes d’élevage. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. La prophylaxie et le traitement des animaux en cas d’affection ne sont pas modifiés par la mise en œuvre du projet. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de la pathologie conformément aux pratiques de l'élevage, et, au besoin, le vétérinaire praticien sera consulté. Les animaux sont gardés en vie en fin d'expérimentation

Choix des espèces

L’espèce animale choisie est le bovin. Il s’agit de femelles de race Holstein et Normande, grandes races laitières françaises (et internationale pour la Holstein). Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Les animaux seront des femelles bovines laitières suivies depuis leur première mise à la reproduction (13 mois d’âge) jusqu’à leur réforme, soit du stade génisse au stade vache.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poules : 224
Souffrances
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▲ 224
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Devenir
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 196
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 28

Testée seize fois et manipulée dix-huit fois sur trente-six semaines, chaque poulette suivie passe par des épreuves de persévérance alimentaire, de réactivité face à un objet nouveau, de motivation sociale, de témérité, de biais d'attention et de contagion émotionnelle. 224 poules pondeuses vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, dont 200 suivies individuellement. L'objectif déclaré est de fournir aux éleveurs une grille pour repérer tôt les futures piqueuses, l'épointage du bec restant autorisé en France. Le porteur reconnaît que le picage sévère ne pourra pas être évité puisqu'il s'agit précisément de l'observer, 28 poules choisies pour leur tempérament seront tuées par injection pour prélever leur cerveau, les autres partant à l'abattoir.

Objectifs

La filière de production des œufs est en pleine mutation, avec l’abolition progressive à la fois de l’élevage en cages mais aussi de pratiques pouvant compromettre le bien-être des animaux. L’épointage du bec chez la poule pondeuse, une pratique consistant à cautériser l'extrémité du bec à l’aide d’un rayon laser, potentiellement douloureuse, a déjà été interdite dans plusieurs pays. Elle reste cependant couramment utilisée en France pour limiter les effets du picage sévère en élevage, tels que le cannibalisme. L’arrêt de l’épointage s’avère compliqué, car les quelques initiatives actuelles (enrichissement du milieu, contrôle de l’intensité lumineuse, apports nutritionnels spécifiques) ne permettent pas de limiter suffisamment le risque de picage sévère chez les poules non épointées. Pour limiter son apparition, il est nécessaire de mettre en place le plus précocement possible des actions préventives. Or, les méthodes actuelles pour détecter précocement les problèmes de picage, telles que la dégradation de l’état du plumage ou l’observation de comportements agressifs, sont trop tardives pour anticiper les épisodes de picage et intervenir efficacement pour les limiter. L’enjeu est ainsi d’agir le plus tôt possible grâce à des observations comportementales en lien avec le niveau de tempérament “piqueur” des animaux. Ce travail a pour ambition de proposer un outil d’évaluation du risque de picage chez la poule à un stade précoce. Cet outil repose sur une grille d’évaluation du comportement des poulettes à destination des éleveurs. La présente étude visera à compléter et à valider des indicateurs comportementaux/de tempéraments reliés à une propension plus ou moins forte de l’individu à piquer.

Bénéfices attendus

Le but de cette étude est d’élaborer une grille d’indicateurs de traits comportementaux/tempéraments chez la poulette qui servira à évaluer à un stade précoce un risque de picage sévère ultérieur. En effet, les mesures prises pour endiguer et gérer le picage sévère en élevage sont trop tardives. La finalité est d’avoir un outil qui permettra aux éleveurs et éleveuses d’identifier les premiers signes précurseurs du picage dès le stade poulette, sur la base de leur tempérament, afin de prendre les mesures nécessaires pour la bonne gestion de leur lot (ex : apport d’enrichissements supplémentaires dans le milieu de vie, la gestion très douce des transitions alimentaires, le suivi renforcé des animaux (comportement, emplumement) pour déceler le moindre écart, la limitation des changements brusques et les sources de stress, etc….).

Procédures

La procédure n’implique pas d’actes invasifs. Lors des trois sessions de tests (session 1 : 4 tests et sessions 2&3 : 6 tests), chacun des 200 individus sera testé une fois par semaine. Un minimum de deux semaines sera laissé entre les sessions pour laisser la place à des périodes sans perturbation. Au total, une même poule sera donc testée 16 fois, dont trois fois par groupe de 10, et manipulée à deux autres moments pour la pose et le changement des dossards et des bagues. Chacun des 200 individus sera donc manipulé 18 fois, étalé sur 36 semaines d’élevage. Les objectifs des tests de comportement, choisis pour leur lien avec un comportement de picage d'après la littérature scientifique et une étude pilote, sont de pouvoir identifier des comportements contrastés afin de dresser un profil de tempérament d'individus qualifiés de "très piqueur" et un profil d'individus qualifiés de "peu piqueur". Les comportements étudiés sont la persévérance pour accéder à une ressource alimentaire appétante, la réactivité émotionnelle des animaux face à un environnement ou à un objet nouveau, leur motivation sociale, leur témérité, leur activité, leur biais d'attention et leur contagion émotionnelle. L'ensemble de ces 6 tests répétés à trois âges différents (sauf 2 d'entre eux en session 1 car jugés plus exploratoires, permettant de laisser davantage de temps de récupération entre les deux premières sessions de tests) dureront entre 5 minutes et 20 minutes au maximum chacun en fonction du test. Concernant les 24 poules surnuméraires, elles seront manipulées deux fois pour la pose des dossards et dans un maximum de 20 fois sur toute la durée de l’expérimentation au cours de deux tests comportementaux qui nécessitent la présence de congénères dans la zone où seront testés individuellement les 200 individus suivis (elles seront placées par groupe de 2-3 dans une aire dédiée).

Impact sur les animaux

Les contentions que les tests impliquent sont ponctuellement stressantes pour les animaux. Les tests comportementaux individuels (20 minutes maximum) peuvent engendrer du stress lié à l’isolement social. Le but de l’expérimentation étant d’observer du picage pour le relier à des tempéraments, nous ne pourrons pas l’éviter. En cas de picage sévère, les animaux pourront subir un stress ou de la douleur lié à une blessure (une observation vigilante et quotidienne est prévue ainsi qu'une infirmerie pour traiter les animaux qui seraient blessés).

Devenir

La majorité des animaux seront abattus en circuit classique (abattoir) pour commercialisation. Un total de 28 poules choisies pour leur tempérament « fortement piqueur » et « peu piqueurs » seront mises à mort par injection pour un prélèvement du cerveau pour analyses génomiques futures comme mesure complémentaire aux observations comportementales.

Remplacement

L'impact du tempérament des poulettes sur le comportement de picage sévère ultérieur ne peut être évalué que par des essais sur animaux vivants. De plus, le projet concerne spécifiquement l’espèce de la poule domestique.

Réduction

Ce protocole expérimental est pensé de façon à minimiser le nombre de poules utilisées tout en conservant un effectif suffisant pour être à minima représentatif des conditions d’élevage et pour avoir des résultats statistiquement significatifs. Le tempérament est propre à chaque individu. Il existe donc une forte variabilité interindividuelle qui nécessite l’implication d’un nombre suffisant d’animaux. Ce projet impliquera donc au total 224 poules, dont parmi elles 200 seront suivies et testées. L’analyse des résultats d’une étude préliminaire nous a permis de conclure que 200 individus étaient un minimum pour nous permettre de différencier statistiquement des poules avec un tempérament « très piqueur » d’un tempérament « peu piqueur » (prévalence de 10% d’individus très piqueurs au sein d’un lot, d’après une étude précédente). Les 24 poules surnuméraires permettent d’augmenter la taille de groupe pour provoquer davantage de comportements d’interactions sociales entre les poules et serviront d’individus familiers lors de deux tests comportementaux impliquant les individus suivis.

Raffinement

Le raffinement des conditions d’hébergement visera à assurer au sein du parc des conditions similaires à celles rencontrées sur le terrain en élevage standard avec des pratiques un peu améliorées (présence de perchoirs dès le stade de poulettes, suivi rapproché quotidien). La densité d'élevage sera très légèrement plus faible que celle rencontrée sur le terrain afin de nous permettre de mieux observer les animaux : 14 poulettes/m² au lieu de 16. Un contrôle des paramètres d'ambiance sera fait quotidiennement de manière automatique dans toutes les salles. L’alimentation et la conduite des animaux seront adaptées à la génétique utilisée en suivant son cahier des charges. Les poules feront l’objet de visites quotidiennes pour la surveillance afin de mettre fin immédiatement aux souffrances des individus malades ou blessés et pour l’entretien (nourrissage, nettoyage, tests). Des visites supplémentaires seront instaurées au besoin selon l’évolution de leur état de santé. L’examen individuel comprendra : une observation des points limites associés au suivi du picage ou à un état léthargique. De plus des observations quotidiennes sont prévues par analyse de vidéo pour suivre l’évolution des comportements de picage. Aussi, lors des tests comportementaux individuels, l’isolement social ne sera que visuel. Les tests seront conduits dans la même salle que l’enclos de vie, ce qui permettra aux animaux de garder un contact auditif et olfactif avec leurs congénères.

Choix des espèces

Ce projet concerne directement la filière d’élevage de poules pondeuses, affectée par la problématique du picage sévère qui est une vraie problématique de santé et bien-être animal et de perte économique en élevage. Le projet vise donc à l’élaboration d’une grille pour évaluer le risque de picage dès le stade de poulettes sur la base de tempéraments. Cette évaluation précoce leur permettra de ne pas attendre les premiers signes visuels de picage sévère pour prendre des mesures de régulations nécessaires du picage. La poule pondeuse est l’espèce cible et est donc la seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de la procédure expérimentale. Une souche très répandue dans la filière d'élevage française, plus sujette au picage, a été choisie pour le projet. Les animaux seront élevés dès leur arrivée en tant que poussins de 1 jour jusqu’à 36 semaines au maximum. Cela nous permettra ainsi de confirmer le lien entre les indicateurs de la grille présumant le tempérament « piqueur/non piqueur » des poulettes et la présence/absence réelle de ce comportement de picage à un stade plus avancé, chez la poule pondeuse, là où il est censé se produire plus fréquemment qu’au stade poulettes.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 48
Souffrances
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Devenir
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 48
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Prise de sang sur animal vigile, fouille rectale, puis sonde introduite par le nez jusqu'à l'estomac : 48 chevaux âgés de 4 à 34 ans subissent ces trois gestes en moins de vingt minutes, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. La moitié d'entre eux passe ensuite 50 heures seule en box, le temps que soient collectés tous leurs crottins. Aucun n'est tué, tous restent à la garde de la fondation dont ils dépendent. L'objectif déclaré est de suivre l'évolution de la digestion avec l'âge pour adapter l'alimentation des chevaux âgés, et le résumé ne dit pas combien de fois chaque animal sera prélevé au cours du projet.

Objectifs

La population de chevaux âgés est en constante augmentation dans les pays occidentaux. Or, pour promouvoir le bien-vieillir des chevaux, il est crucial d'élucider les mécanismes physiologiques impliqués dans le vieillissement. De premières études ont montré des modifications des fonctions liées à la digestion et à la santé du gros intestin chez les chevaux âgés. Une modification du microbiote du gros intestin ainsi que de l'intégrité de la barrière intestinale a notamment été mise en évidence. Cependant, les causes et la temporalité de ces changements restent méconnues. L’objectif de ce projet est d’étudier les cinétiques d’évolution de ces fonctions et de comprendre les mécanismes régissant ces modifications. Pour cela, quatre sous-objectifs seront évalués au cours de ce projet : - Evaluer l'évolution de la digestion avec l'âge ; - Evaluer l'évolution de la fonction barrière intestinale avec l'âge ; - Evaluer l'évolution de la fonction d'absoportion de l'intestin avec l'âge ; - Comparer ces cinétiques d'évolution pour comprendre comment elles sont liées.

Bénéfices attendus

La population d’équidés de plus de 20 ans étant grandissante depuis les années 2000, ce projet permettra de mieux comprendre les modifications liées à l’âge afin d’adapter les pratiques alimentaires pour promouvoir un vieillissement en bonne santé et pour favoriser l’état de bien-être des équidés séniors. En outre, il permettra d'obtenir des marqueurs utilisable sur le terrain pour suivre les modifications liées à l'âge.

Procédures

Au cours du projet, les chevaux seront soumis à un prélèvement de sang sur animal vigile (maximum 5 min), puis après tranquillisation à un prélèvement de fèces (maximum 5 min). Sur la moitié des animaux une intubation naso-gastrique sera réalisée immédiatement après le prélèvement de fèces lorsque les animaux seront encore tranquillisés (maximum 10 min). Les trois gestes seront réalisés en moins de ving minutes. De plus, après l'intubation naso-gastrique, les chevaux seront hébergés individuellement pendant 50h.

Impact sur les animaux

Une gêne passagère peut être éprouvée au moment de la ponction dans la veine jugulaire, mais celle-ci ne devrait pas durer plus de quelques minutes. De même, la fouille rectale peut entrainer une gêne passagère qui cesse au moment du retrait du bras du manipulateur. Les intubations naso-gastriques sont un geste fréquemment pratiqué sur le terrain qui peut entrainer une gêne légère au moment de l’introduction de la sonde dans le nez du cheval qui ne dure que quelques minutes puisqu’elle cesse une fois la sonde introduite dans l’oesophage.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet, ils resteront donc sous la garde de la fondation dont ils dépendent à la fin de celui-ci.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer le cheval par un autre modèle ou par une étude in vitro car le microbiote digestif est spécifique à chaque espèce, et il n’existe pas de modélisation du tube digestif du cheval prenant en compte l’ensemble des paramètres abiotiques et biotiques de chaque compartiment, notamment le temps de rétention et les interactions complexes entre l’écosystème microbien et la muqueuse intestinale.

Réduction

Les chevaux seront conduits en conditions uniformes afin de minimiser les variations liées à l'environnement. Une étude statistique à partir des résultats de précédentes études a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux à inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

La conduite mise en place dans le refuge ne sera pas modifiée pour l’étude. Les chevaux étant des animaux grégaires et herbivores, ils seront logés en groupe dans une stabulation paillée et nourris avec du foin à volonté. Les techniciens animaliers s’occupant des chevaux veilleront à relever tout signe de mal-être ou de souffrance et un vétérinaire interviendra pour soigner les chevaux si nécessaire. Lors des fouilles rectales, la main du manipulateur sera enduite de gel afin d'éviter les frottements. Les prises de sang, les prélèvements de fèces et les intubations seront réalisées par un vétérinaire. Des points limites ont été mis en place et les prélèvements seront stoppés en cas d'atteinte de ceux-ci et si nécessaire l'animal concerné sera pris en charge par le vétérinaire. De plus, afin de limiter le stress et la gêne lors des prélèvements fécaux et de l’intubation, les chevaux seront sédatés après la prise de sang grâce à une injection intra-veineuse de tranquillisant. L'intubation naso-gastrique sera réalisée à la suite de la fouille rectale afin de ne tranquilliser les chevaux qu’une seule fois. En outre, la sonde utilisée pour le prélèvement de contenu gastrique est adaptée au diamètre de l’oesophage du cheval. Avant intubation, son extrémité est recouverte d’huile de paraffine pour faciliter son passage. Enfin, elle est en PVC et est placée dans de l’eau chaude avant intubation pour l’assouplir et également éviter de surprendre le cheval avec un matériel trop froid. Pour mesurer le temps de transit, il sera nécessaire de collecter tous les crottins de chaque cheval pendant 50 heures. Pendant cette période les chevaux seront donc hébergés individuellement dans des boxes. Ils pourront se voir et se sentir entre les boxes.

Choix des espèces

L’essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s’agit de l’espèce cible de l'étude. Les chevaux utilisés seront adultes et âgés de 4 à 34 ans. L'objectif de ce projet étant d'étudier les cinétiques d'évolution de la digestion et les mécanismes régissant ces modifications en fonction de l'âge, il est nécessaire d'inclure des chevaux adultes à séniors dans le projet.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 10
Souffrances
▲ -
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Devenir
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 10
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Les juments retenues sont en fin de gestation, à quelques jours du poulinage, moment où le protocole exige les prélèvements. Dix d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit entre 7 et 40 ponctions à la veine jugulaire, 22 en moyenne, matin et soir dans les trois jours qui précèdent la mise bas, plus des prélèvements de salive au tampon qu'elle mâchonne une dizaine de secondes. Le porteur indique que les prises de sang répétées peuvent provoquer un hématome douloureux sur une durée prolongée, et prévoit qu'après vérification vétérinaire de leur état de santé les dix juments retournent au troupeau.

Objectifs

Notre objectif est d’identifier un biomarqueur non invasifs du poulinage (naissance du poulain). En effet, la durée de la gestation de la jument est variable (306 à 365 jours), et la date du poulinage ne peut pas être prédite avec précision. De nombreux éleveurs souhaitent être présents lors du poulinage, qui a souvent lieu la nuit, pour réaliser rapidement les premiers soins, vérifier la prise de colostrum et alerter le vétérinaire en cas de problème. Ils sont très demandeurs d’un biomarqueur permettant de prédire la date du poulinage. A l’approche du poulinage, la concentration sanguine de plusieurs hormones varie significativement, ce qui en fait des biomarqueurs potentiels du poulinage. Afin d’éviter les prises de sang, notre objectif est de rechercher un biomarqueur du poulinage dans la salive, car les prélèvements salivaires sont non invasifs et non douloureux. Dans notre projet précédent nous avions réalisé des prélèvements de sang et de salive sur des juments en fin de gestation tous les matins dans les 7 jours qui précèdent le poulinage. Nous avions analysé les concentrations salivaires et sanguines de plusieurs hormones et nous avions montré 1) une augmentation significative des concentrations de cortisol et d’ocytocine dans le sang entre la veille du poulinage (J-1) et le jour du poulinage (J0, le poulinage a eu lieu le soir ou dans la nuit), 2) une augmentation plus faible et non significative des concentrations de cortisol et d’ocytocine dans la salive entre J-1 et J0. Notre hypothèse est que l’augmentation des concentrations salivaires a lieu plus tardivement en raison du délai de passage des hormones du sang vers la salive, et qu’elle pourrait être détectée par des prélèvements de salive matin et soir, plus proches du poulinage. L’objectif est donc de vérifier si les concentrations de cortisol et d’ocytocine dans la salive augmentent significativement à l’approche du poulinage suite à l’augmentation des concentrations dans le sang, ce qui ferait de ces hormones des biomarqueurs salivaires non invasifs du poulinage. Pour cela, nous souhaitons obtenir des prélèvements de sang et de salive sur les 10 juments gestantes de notre troupeau expérimental matin et soir dans les 3 jours précédant le poulinage et juste après le poulinage afin de suivre précisément l’évolution des concentrations autour du poulinage.

Bénéfices attendus

Les prélèvements de sang et de salive bi-quotidiens permettront de suivre l’évolution des concentrations sanguines et salivaires des 2 hormones à l’approche du poulinage afin de vérifier s’il y a bien une augmentation significative des concentrations salivaires suite à l’augmentation significative des concentrations sanguines. Si l’une des hormones présente bien une augmentation significative des concentrations salivaires à l’approche du poulinage, elle pourra être considérée comme un biomarqueur salivaire prédictif du poulinage. Elle pourra alors être proposée aux éleveurs comme prédicteur du moment du poulinage pour qu’ils puissent assurer plus facilement une surveillance et des soins rapides qui permettront un gain éthique dans le suivi des juments et dans la santé du poulain et de sa mère. A terme, les éleveurs pourraient prélever un peu de salive sur les juments gestantes matin et soir, réaliser un test rapide du type bandelette colorimétrique, et ainsi savoir si le poulinage est proche. Si aucune des deux hormones ne présente une augmentation significative des concentrations salivaires à l’approche du poulinage, le sang et la salive restant permettront de réaliser de nouveaux dosages hormonaux afin de poursuivre la recherche de biomarqueurs non invasifs du poulinage sans refaire des prélèvements sanguins et salivaires

Procédures

Nous souhaitons obtenir des prélèvements de sang et de salive sur les 10 juments de notre troupeau expérimental matin et soir dans les 3 jours précédant le poulinage et juste après le poulinage afin de suivre précisément l’évolution des concentrations autour du poulinage. Du fait de la variabilité de la date du poulinage et de la durée de gestation, les animaux auront entre 7 et 40 prélèvements (22 prélèvements en moyenne d'après nos travaux antérieurs). La durée du prélèvement de sang est de quelques secondes. Pour le prélèvement de salive, l'animal mâchouille le tampon de la "Salivette" pendant une dizaine de secondes.

Impact sur les animaux

Lors des prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée au site de prélèvement n’entrainant pas de trouble de l’état général, et un léger stress à la contention. Les prises de sang répétées peuvent provoquer un hématome qui peut être douloureux sur une durée plus longue. Lors des prélèvements de salive réalisés à l'aide du dispositif 'Salivette', un tampon est placé dans la bouche de l'animal qui le mâchonne et l'imbibe de salive. Les animaux peuvent ressentir un léger stress à la contention.

Devenir

Après cette procédure, les animaux auront un examen vétérinaire afin de vérifier qu’ils ont pleinement recouvré leur état de santé et de bien-être, puis ils retourneront dans le troupeau.

Remplacement

Ce projet implique des prélèvements de salive et de sang au moment du poulinage, l’utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée.

Réduction

Au cours du projet précédent nous avons réalisé des prélèvements sanguins et salivaires sur 10 juments et analysé les concentrations sanguines et salivaires du cortisol et de l’ocytocine, nous avons ainsi une connaissance préliminaire des concentrations et de la variabilité individuelle. Dans ces conditions, l’effectif de 10 juments est suffisant pour observer des différences significatives avec une analyse statistique adaptée.

Raffinement

Les juments que nous utiliserons ont bénéficié d’un entrainement pour la réalisation de prélèvements de salive et de prises de sang par ponction veineuse à la jugulaire sans stress, elles restent calmes et détendues lors des prélèvements. De plus, le personnel de l’unité expérimentale a suivi une formation pour comprendre la perception du cheval et apprendre les méthodes pour l’approcher et le manipuler sans induire de stress ou de peur. Les prélèvements sanguins seront réalisés alternativement sur les 2 veines jugulaires et à différentes hauteurs par des opérateurs expérimentés selon un mode opératoire réfléchi et clairement décrit. Après chaque prélèvement sanguin, une bombe de froid pourra être utilisée car les animaux y sont habitués, puis les animaliers caressent, grattent et parlent aux juments. Une surveillance de la zone de prélèvement sera réalisée quotidiennement. En cas d'hématome sur une veine, un baume apaisant et anti-inflammatoire sera appliqué. Les animaux seront surveillés quotidiennement. En cas de signes de maladie ou d’impact sur l’état général des animaux une intervention vétérinaire aura lieu et un traitement adapté sera mis en place. L’animal sortira du protocole si nécessaire

Choix des espèces

Ce projet concerne des dosages hormonaux dans le sang et la salive au moment du poulinage, il est donc nécessaire de choisir l’espèce équine. Nous utiliserons des animaux adultes en fin de gestation puisque nous étudions le moment du poulinage

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Saumons : 300
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 300

300 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont maintenues trois mois dans une eau chauffée entre 19 et 20 degrés, température à laquelle le porteur indique que des signes de léthargie et une faible prise alimentaire peuvent survenir, puis anesthésiées pour un prélèvement sanguin et des frottis de mucus à l'écouvillon. L'objet réel est d'identifier un marqueur de résistance à la chaleur utilisable dans les programmes de sélection génétique des élevages aquacoles. Le porteur présente cet outil comme "non létal" et répondant aux "préoccupations croissantes en matière de bien-être animal", alors qu'aucune truite ne sort vivante du protocole, le retour à la ferme d'origine étant écarté pour raisons sanitaires.

Objectifs

Le projet vise à développer un outil non létal et, dans la mesure du possible, non invasif pour évaluer la résistance au stress thermique chez la truite arc-en-ciel, espèce clé de l’aquaculture française. Les objectifs sont d’évaluer la faisabilité et la pertinence des prélèvements de mucus épidermique et branchial pour l’identification de biomarqueurs liés à la résistance thermique pour à terme développer un outil opérationnel permettant d’intégrer ces biomarqueurs dans des programmes de sélection génétique pour une aquaculture plus résiliente.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont multiples et visent à répondre aux défis posés par l’augmentation des températures dans les élevages aquacoles, un enjeu croissant en raison du changement climatique. Ce projet permettra tout d’abord de développer un outil innovant, non létal et potentiellement non invasif, pour évaluer la résistance individuelle des poissons au stress thermique. Cet outil, basé sur l’analyse de biomarqueurs spécifiques tels que les microARNs circulants dans des fluides biologiques comme le mucus épidermique ou branchial, constitue une avancée majeure pour l'évaluation de la résistance des poissons. Il évitera les contraintes liées aux méthodes actuelles, qui nécessitent souvent des mises à mort ou des manipulations invasives, et répondra ainsi aux préoccupations croissantes en matière de bien-être animal. Sur le plan pratique, cet outil pourra être utilisé dans les programmes de sélection génétique pour identifier et reproduire les individus les plus résistants au stress thermique, renforçant ainsi la résilience des populations de truites arc-en-ciel face aux épisodes de canicule de plus en plus fréquents. De plus, il permettra d’évaluer l’efficacité de nouvelles stratégies nutritionnelles visant à améliorer la tolérance thermique des poissons tout en maintenant des performances de croissance optimales. Enfin, les résultats du projet apporteront des connaissances fondamentales précieuses sur les mécanismes physiologiques et moléculaires de la réponse au stress thermique chez les poissons. Ces données contribueront non seulement à améliorer la durabilité des systèmes aquacoles, mais aussi à renforcer la compétitivité de la filière truiticole française en proposant des solutions concrètes et adaptées aux enjeux environnementaux actuels.

Procédures

Les poissons anesthésiés subiront un prélèvement sanguin à 10 semaines après le début du test. Pour chaque individu, le prélèvement durera moins de 30 secondes et le volume prélevé ne dépassera pas 0,32ml, ce qui respecte la limite de prélèvement recommandée. Les prélèvements de mucus épidermique et branchial seront réalisés à l'aide d'écouvillons de petite taille, spécifiquement conçus pour minimiser l'impact sur le bien-être des poissons. Cette approche permet de limiter les nuisances physiques et le stress induit par les manipulations, en réduisant la durée et l'intensité des interventions. L'utilisation de ces outils adaptés vise à préserver l'intégrité des poissons tout en assurant la qualité des échantillons nécessaires à l'étude.

Impact sur les animaux

Le projet consiste à maintenir des poissons dans une eau chauffée entre 19 et 20°C pendant 3 mois et à observer leur croissance. Des signes de léthargie et une faible prise alimentaire peuvent survenir au cours de ces tests. La mortalité n’est pas le principal résultat attendu, d’autant que les températures cibles correspondent aux pics de températures estivales, mais elle n’est pas exclue pour autant. Les prélèvements de sang, bien qu’effectués de manière rapide et maîtrisée par des techniciens expérimentés, peuvent entraîner un stress temporaire chez les poissons. Ce stress peut se traduire par une élévation passagère des niveaux de cortisol et une période de rétablissement après la manipulation. Afin de limiter les nuisances, les prises de sang sur animaux anesthésiés seront effectuées uniquement à 10 semaines, lorsque les poissons auront atteint une taille suffisante pour garantir des manipulations moins traumatiques. Cette approche permettra également de limiter le nombre d'interventions, réduisant ainsi le stress global des poissons. Un suivi vigilant sera mis en place après chaque prélèvement afin de détecter toute anomalie et d'adapter les pratiques si nécessaire. Les protocoles de manipulation seront strictement respectés pour garantir que la procédure soit réalisée de la manière la plus rapide et la moins intrusive possible. Ces précautions visent à minimiser l'impact de la prise de sang sur le bien-être des poissons tout en maximisant les résultats scientifiques obtenus.

Devenir

Il n’est pas prévu de réutilisation des animaux à l’issue des procédures. Par ailleurs, pour des raisons sanitaires, les animaux ne pourront pas retourner dans leur ferme l’origine. L’ensemble des animaux devra donc être mis à mort à l’issue des essais.

Remplacement

L'étude porte sur le développement d’un outil de caractérisation de la résistance des poissons au stress thermique basé sur les fluides biologiques. En raison de la nature de cette recherche, il n’est pas possible de recourir à des approches alternatives telles que l’utilisation de lignées cellulaires ou de modélisations informatiques pour simuler ces expérimentations.

Réduction

Le nombre de poissons a été réduit au minimum nécessaire avec des biostatisticiens pour obtenir des réponses individuelles suffisamment distinctes. L’objectif est de cibler spécifiquement les poissons résistants ou susceptibles au stress thermique, tout en réduisant la taille de l’échantillon au strict nécessaire pour garantir la validité des résultats.

Raffinement

Une surveillance étroite des poissons est effectuée tout au long des essais pour garantir leur bien-être. Des couvercles sont installés sur les bassins, permettant aux poissons de disposer d'une zone d'ombre et d’un espace pour se cacher, réduisant ainsi leur stress. De plus, les opérateurs sont en mesure de décider d'une mise à mort compassionnelle pour les poissons qui ne réagissent plus aux stimuli, assurant ainsi qu’aucun animal ne subisse un stress prolongé inutilement. A chaque séance de mesures et prélèvements, les animaux seront au préalable anesthésiés. Ils seront manipulés avec soin et calme afin de minimiser le stress.La personne chargée des prélèvements de sang est expérimentée et familiarisée avec l'espèce animale ainsi qu’avec la technique de prélèvement choisie. Un faible volume de sang (200 µL sur des poissons de 80-120 g) sera prélevé, ce qui n’aura pas d'impact significatif sur les fonctions cardiaques des animaux.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est l’espèce piscicole la plus produite en France (75% de la pisciculture française) et les entreprises partenaires du projet produisent 95% des alevins de truites élevées en France. La truite est par ailleurs très sensible aux variations des paramètres altérant la qualité de leur milieu, et notamment aux températures d’eau supérieures à 18°C. Les poissons auront un poids moyen de 50g environ au démarrage du test, ils seront donc à un stade juvénile. Cette taille est idéale car elle permet de mener les expérimentations dans des conditions optimales en unité expérimentale tout en étant suffisamment grande pour effectuer des prélèvements sanguins sans provoquer d’effets indésirables notables.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Bien-être animal
    • Diagnostic des maladies
Cochons : 15
Moutons : 25
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 40
▲ -
Devenir
 -
 -
 40
 -

Saignés sous anesthésie générale toutes les huit semaines au minimum, jusqu'à dix-huit fois chacun sur la durée du projet, 25 moutons et 15 cochons vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Aucun n'est tué au terme de ce projet, tous étant destinés à être réutilisés dans d'autres procédures, ceux jugés inaptes devant être replacés. Le sang prélevé alimente une banque servant à transfuser d'autres animaux non-humains pendant les chirurgies de validation de dispositifs médicaux implantables menées au laboratoire. Le porteur présente cette banque comme une mesure de réduction et de raffinement, alors qu'elle repose sur des saignées répétées infligées à quarante individus dont le nombre a été fixé sur les besoins en poches de sang du bloc opératoire, sans calcul statistique.

Objectifs

Le risque hémorragique est lié à la réalisation d'interventions chirurgicales complexes menées dans le cadre de l'évaluation et de la validation des dispositifs médicaux implantables et de leur techniques chirurgicales d'implantation. Ce risque est important lors de chirurgies invasives du compartiment cardio-vasculaire mais persiste néanmoins lors de toute intervention chirurgicale et ce malgré le respect des bonnes pratiques chirurgicales et d'hémostase. C'est un risque potentiellement létal inhérent à la pratique chirurgicale. Lors d'hémorragie importante per-opératoire, la transfusion sanguine permet de corriger le volume sanguin et l'hypoxémie du choc hémorragique par la perfusion des organes vitaux pour améliorer la survie du patient. L'objectif de ce projet est de décrire et d'encadrer l'utilisation d'animaux dans le cadre de la constitution et du maintien d'une banque de sang pour pouvoir répondre aux besoins immédiats en transfusion sanguine lors des procédures chirurgicales réalisées au laboratoire.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est d'améliorer la survie et la récupération des animaux utilisés lors des procédures chirurgicales décrites dans les différents projets autorisés du laboratoire.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements sanguins sous anesthésie générale. Les prélèvements pourront se faire au minimum toutes les 8 semaines, soit 18 pélèvements maximum par animal sur la durée du projet. La procédure est classée moderée.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont exactement les mêmes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise à jeun (12 heures pour les porcs, 12 à 16 heures pour les ovins) de l’animal préalablement à l’anesthésie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cathéter au moment de la préparation de l’anesthésie.

Devenir

Chaque animal utilisé dans ce projet pourra être réutilisé pour répondre à une nouvelle question scientifique dans une nouvelle procédure expérimentale de classe " légère", " modérée" ou " sans réveil", à condition que la gravité réelle des procédures expérimentales précédentes établie lors de l’appréciation rétrospective qui sera menée à l’issue de ce projet soit compatible avec une réutilisation (classes " légère" ou " modérée" uniquement). Après examen par un vétérinaire, l'animal devra avoir également pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général et l’avis favorable du vétérinaire prendra en considération le sort de l'animal concerné sur toute sa durée de vie. Les animaux qui ne pourraient être réutilisés seront replacés.

Remplacement

Il n'existe pas de sang artificiel et le recours à des méthodes alternatives à l'expérimentation animale pour la constitution d'une banque de sang n'est à ce jour pas possible.

Réduction

Le recours à la transfusion sanguine constitue le seul traitement contre les conséquences potentiellement létales d'une hémorragie aigüe et qui impliqueraient l'utilisation d'un nouvel animal pour répondre à la question scientifique et aux besoins de l'éxpérimentation. La transfusion améliore la survie des animaux utilisés lors des procédures chirurgicales décrites dans les différents projets autorisés du laboratoire. La constitution d'une banque de sang au laboratoire permet de réduire le nombre total d'animaux utilisés. Le nombre d’animaux pour ce projet a été déterminé en fonction des besoins en poches de sang au bloc opératoire ainsi que de la durée maximale de stockage d’une poche de sang lorsqu’elle collectée, soit 35 jours à 4 degrés celsius. Une approche statistique n’est pas nécessaire pour déterminer le nombre d’animaux inclus dans le projet. Tout au long des projets chirurgicaux autorisés au laboratoire, pour lesquels un besoin potentiel en transfusion sanguine est identifié, les meilleures techniques et pratiques chirurgicales en termes d’hémostase seront appliquées pour réduire au maximum le recours à la transfusion sanguine et donc au nombre d’animaux utilisés dans le cadre de ce projet. Les animaux déjà prélevés au minimum 8 semaines au préalable et jugés aptes à être reprélevés après examen vétérinaire favorable seront utilisés pour minimiser le nombre total d’animaux dans le projet (utilisation continue).

Raffinement

Pour les animaux donneurs, l'utilisation d'animaux robustes et de grands gabarits sera privilégiée. La procédure de prélèvement est réalisée sous anesthésie générale la plupart du temps ou éventuellement sur animal sédaté. Le suivi renforcé des animaux donneurs pendant 48 heures permettra la mise en place d'un traitement adapté si nécessaire. Pour les animaux receveurs, le recours à la transfusion sanguine constitue le seul traitement contre les conséquences potentiellement létales d'une hémorragie aigüe et qui impliqueraient l'utilisation d'un nouvel animal pour répondre à la question scientifique et aux besoins de l'éxpérimentation. La transfusion sanguine améliore la récupération des animaux utilisés lors des procédures chirurgicales décrites dans les différents projets autorisés du laboratoire. La constitution d'une banque de sang au laboratoire permet de raffiner ces procédures expérimentales.

Choix des espèces

Le recours aux espèces ovine et porcine est justifié par l'utilisation de ces espèces dans les projets autorisés au laboratoire pour l'évalution et la validation de dispositifs médicaux implantables ainsi que leur technique d'implantation. Le principe de compatibilité entre donneur et receveur implique que ces mêmes espèces soient utilisées dans ce projet. Ovins N=25 L'espèce ovine est en volume l'espèce la plus utilisée au laboratoire dans les procédures chirurgicales. Porcins N=15