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Souris : 250
Souffrances
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250 souris nouveau-nées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Dès l'âge de deux jours, les souriceaux sont gavés deux fois par jour pendant sept jours avec des staphylocoques, ce qui peut provoquer une inflammation digestive, des diarrhées, une infection généralisée avec fièvre et déshydratation. Le porteur prévoit la mise à mort par décapitation dès une perte de poids supérieure à 15 %, puis une analyse bactériologique des tissus. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité de l'animal et retient le modèle néonatal parce que les infections humaines visées surviennent dans les premiers jours de vie.

Objectifs

Les bactériémies à Staphylocoques chez les nouveaux-nés peuvent-être médiées par le portage digestif. Lors d'une étude préliminaire, nous avons pu montrer une forte présence de Staphylocoques dans les selles des patients atteints de bactériémie. Nos travaux in-vitro se sont donc portés sur la colonisation de différentes espèces de Staphylocoque (aureus, capitis, haemolyticus) au niveau digestif. Nous avons réussi à déterminer que ces pathogènes parvenaient à passer à travers la barrière intestinale en utlisant des cellules appelées entérocytes et cellules M. Pour confirmer nos observations, un modèle in-vivo de souris néonatal nous permettra de (i) confirmer le passage intestinale de ces souches à travers l'épithélium intestinal. Nous pourrons également vérifier (ii) qu'une souche microbiotique (L. lactis) peut avoir un effet protecteur quant à l'implantation de souches pathogènes.

Bénéfices attendus

Nos résulats in-vitro valident nos hypothèses sur un modèle simple. Un modèle animal complexe permettrait de résoudre le mystère de la physiopathologie des Staphylocoques dans l'intestin.

Procédures

Les interventions seront des gavages répétés 2x/jour (20 secondes par gavage, donc 40 secondes par jour de gavage) pendant 7 jours chez des souriceaux âgés entre 2j et 9j. La pesée et le test du pli de la peau du dos prendront environ 30 secondes par jour. Au total, les souriceaux seront exposés à environ 1 minute de procédure par jour pendant 7 jours.

Impact sur les animaux

Le gavage sur souris adulte est une technique maitrisé dans le laboratoire, il faudra cependant adapter notre protocole à des souriceaux. Il est possible que la sonde de gavage puisse provoquer une légère irritation dans la gorge de l'animal. L'induction d'une forte charge bactérienne peut provoquer une inflammation du système digestif avec une apparition de diarrhées. La survenue d'une bactériemie peut provoquer un état infectieux général incluant de la fièvre et de la déshydratation.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour une analyse bactériologique et inflammatoire des tissus.

Remplacement

Nous sommes limités par notre modèle simple in-vitro. Un modèle de récupération de cellules primaires de patients est envisagé mais restera circonscris à un modèle in-vitro. Il est impossible d'envisager de travailler sur un modèle in-vitro reproduisant la complexité d'un animal.

Réduction

Nous n'aurons pas besoin d'effectuer des génotypages et des sélections de génotypes puisque nous travaillerons sur des souris au génotype "sauvage" issus d'éleveurs agréés. Afin de minimiser le nombre d'individus nécessaires, un test statistique ANOVA a permis de défnir le nombre d'animaux nécessaire pour une puissance statistique significative.

Raffinement

Toutes les expérimentations sont réalisées dans une animalerie certifiée. Les souris seront manipulées une fois tous les jours pour être habituées à la présence et à l'odeur de l'expérimentateur. Cela évitera également que la mère délaisse ces petits après les manipulations de l'expérimentateur. Les petits resteront avec leur mère (il ne pourra donc n'y avoir qu'une condition par cage) pour éviter toute souffrance des bébés. Les bébés seront pesés 1 fois par jour avec une balance de précision pour détecter une perte de poids correspondant à l'installation de la maladie. Une perte de poids supérieure à 15% conduira au sacrifice de l'animal par décapitation. Les petits ne seront utilisés qu'à partir de l'âge de 2 jours, les recommandations demandent de laisser généralement la femelle et ses petits tranquilles pendant les premières 24h de vie. Les gants seront changés entre chaque cage, avec un frottage préalable avec de la litière avant de manipuler les petits. Les souriceaux seront manipulés sur une table chauffante (préalablement frottée avec de la litière de la cage) ou dans le creux des mains pour éviter une hypothermie. Les mères seront alimentées avec une nourriture enrichie pour reproducteurs. Les cages seront enrichis (copeaux, matériel de nidification, bâtonnets à ronger). L'eau et la nourriture pour les individus adultes seront mis à disposition "ad libitum". Chaque animal bénéficie d'une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d'assurer un bien-être optimal tout au long de l'étude. Les gavages seront effectués via une sonde flexible spécialement adapté aux souriceaux.

Choix des espèces

La souris est à l'heure actuelle l'animal le mieux adapté pour la modélisation de la colonisation intestinale à Staphylocoques. Il se trouve que cet animal peut-être naturellement colonisé par S. aureus. L'expérimentation sur des animaux de petites tailles permet d'apporter des élements dans un contexte physipathologique impossible à atteindre in-vtro ou en clinique humaine. Les animaux seront utilisés à H+48 par rapport à leur naissance. En effet, les bactériémies observées chez les nouveaux-nés humains se produisent dans les 5 jours suivant la naissance. Il est donc nécessaire de développer un modèle murin néonatal. Les souris adultes ne pourront pas être infectées par le gavage de leurs petits. En effet, les trois espèces bactériennes utilisées sont : - S. capitis pour lequel le risque d’infection est impossible pour une souris adulte en bonne santé (C’est avant tout un germe opportuniste qui profite de l’axenie des nouveau-nés pour s’implanter) - L. lactis qui est une souche commensale sans pouvoir pathogène - S. aureus pour lequel il pourrait exister une faible chance pour les souris adultes d’être inféctées. L’inoculum étant principalement localisé dans les souriceaux, un transfert suffisamment important de l’inoculum des souriceaux à la souris adulte est impossible. Une quantité très importante est généralement nécessaire pour induire un effet direct sur la souris adulte (en gavage direct ou sur une plaie profonde et maintenue induite par l’expérimentateur). Il est impossible que cette dose se retrouve par accident au contact des souris adultes.

  • Protection de l’environnement
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    • Oncologie
Cochons : 144
Souffrances
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Devenir
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144 porcelets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont enfermés seuls jusqu'à quatre heures par jour et exposés pendant quatorze jours à des sols contaminés au chrome et au nickel, puis mis à mort pour prélever leurs muscles et leur foie. Le porteur présente le projet comme la validation d'une méthode alternative in vitro destinée à évaluer l'exposition des enfants aux métaux lourds du sol. Il affirme qu'il ne peut y avoir de remplacement à l'heure actuelle pour ces éléments et retient des porcelets pour la proximité de leur digestion avec celle de l'enfant.

Objectifs

Le but de ce projet est de valider in vivo l’intérêt d’une méthode alternative à l’utilisation d’animaux : utiliser un test in vitro pour prédire la biodisponibilité relative du Chrome III, le Chrome VI et du Nickel II, contaminants les sols. Cette étape de validation in vivo est indispensable pour intégrer le test in vitro dans les futures démarches d’évaluations d'exposition sur sites et sols pollués par ces Eléments Traces (sols représentatifs de sites contaminés en France et de certains pays européens)

Bénéfices attendus

Le présent projet permettra de valider une méthode alternative in vitro, qui sera ensuite utilisée pour l'évaluation des risques d'exposition des enfants aux métaux lourds suite à l’ingestion de sol contaminé (comportement main - bouche).

Procédures

Les animaux subiront une claustration individuelle temporaire (

Impact sur les animaux

Les porcelets seront maintenus pendant une période limitée de 1 à 4 heures par jour en logement individuel pour contrôler l’exposition de ces derniers à des doses non dommageables de polluants métalliques. Cette procédure aura une conséquence légère sur le comportement social des animaux en induisant un stress causé par un environnement non adapté du fait de cet isolement.

Devenir

Du fait des prélèvements envisagés (prélèvement d'organes comme des muscles, le foie) et de leur importance pour l'animal la mise à mort est rendue nécessaire

Remplacement

La stratégie de l'expérience consiste à comparer et à corréler les données prédites par un test in vitro avec les données de biodisponibilité in vivo afin de remplacer à terme les essais sur animaux sur cette problématique. Il ne peut y avoir de remplacement à l'heure actuelle pour les éléments trace métalliques objet de la présente étude.

Réduction

Un calcul de puissance a été réalisé en vue de définir le nombre nécessaire et suffisant d'animaux en amont de l'étude. Une étude de la linéarité entre la dose d'exposition et les concentrations retrouvées dans les organes des porcelets sera réalisée en 1° étape ce qui permettra de limiter le nombre d'animaux de la 2° étape. Seuls les sols les plus intéressants pour la validation du test in vitro seront utilisés ici, ce qui réduit également le nombre d'animaux. Au total, 144 porcelets seront utilisés dans ce projet.

Raffinement

L'hébergement sera réalisé en groupes sociaux de 3 porcelets par box pourvu d'enrichissement avec ballons, cordes. Lors de l'application de la procédure de mise en cage individuelle, un isolement limité sera appliqué et des enrichissements supplémentaires (cordes, ballons) seront rajoutés pour chaque individu. Des points limites adaptés à cette étude ont été définis.

Choix des espèces

Les porcelets ont une physiologie digestive proche de celle des humains, en particulier de l’enfant (6 mois à 3 ans), ce qui permettra d'étudier la biodisponibilité des contaminants. Les porcs consomment régulièrement de grandes quantités de sols dans leur environnement naturel, cette ingestion n'impactera pas leur bien-être. Nous n’avons aucune raison de supposer un effet du sexe des animaux, mais nous avons choisi des porcelets mâles castrés pour permettre de mieux comparer cette étude à celles précédemment réalisées et disponibles dans la littérature. Les porcelets auront 30 à 40 jours et seront sevrés. Ces conditions sont en adéquations avec la précédente étude menée sur d'autres éléments traces métalliques.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 5268
Rats : 5268
Souffrances
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Devenir
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5 268 souris et 5 268 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance jusqu'à sévère. Ils reçoivent pendant sept à neuf semaines un agent toxique pour le foie deux fois par semaine, puis un agent déclencheur dont des administrations massives d'alcool, avant des prélèvements sanguins sous anesthésie. Le porteur décrit des effets invalidants, ataxie, détresse respiratoire, vocalises et incapacité à se retourner, pour reproduire l'insuffisance hépatique aiguë sur cirrhose et tester des molécules. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la défaillance simultanée de plusieurs organes et conclut à la nécessité du rat et de la souris.

Objectifs

La décompensation aiguë de la cirrhose hépatique est une évolution majeure dans le développement de la cirrhose hépatique. Celle-ci se subdivise en deux catégories, la décompensation traditionnelle dont le pronostic vital à court terme n’est pas engagé et l’ACLF (Acute on chronic liver failure) avec une défaillance multi-organes, beaucoup plus complexe et où le pronostic vital est clairement défavorable. Il n’existe pas de traitement à ce jour afin de permettre de bloquer l’évolution fatidique de la pathologie et permettre d’orienter le patient vers une greffe de foie. La transplantation hépatique restant la seule thérapie pour l'ACLF une fois que les fonctions vitales sont préservées mais l'allocation adéquate des organes représente un défi croissant Notre projet consiste à reproduire dans un modèle expérimental chez le rat et la souris, le processus de décompensation aigue observé chez les patients cirrhotiques. Ce processus entraine la perte de capacités d’un ou plusieurs organes ou de fonction : foie, rein, cerveau, coagulation, … La cirrhose hépatique est caractérisée par la présence de tissus cicatriciels au niveau du foie en réponse à une agression répétée de l’organe (alcoolisme, hépatite virale, NASH, …). Ce tissu de réparation est non fonctionnel et n’a pour but que de combler les zones détériorées. La mise en place de la défaillance hépatique et l’épisode aigue de décompensation peuvent avoir différentes origines. L’une des premières causes de défaillance hépatique est l’alcoolisme chronique. Le précipitant le plus courant est l’infection bactérienne qui ouvre la voie à une décompensation hépatique aiguë se manifestant par l'ACLF. La cirrhose est un facteur de risque d'infection avec une prévalence de 30 % chez les patients hospitalisés contre 5 à 7 % chez les patients hospitalisés sans cirrhose. IL existe d’autres précipitants courants dont les saignements gastro-intestinaux, les lésions hépatiques d'origine médicamenteuse et la thrombose aiguë de la veine porte. En dehors de ces précipitants, une forte consommation d'alcool répétée est à l’origine de plus de 22 % des cas d'ACLF.

Bénéfices attendus

La prévalence de la cirrhose est d’environ 2000 à 3500 cas par million d’habitants, soit en France 700 000 cas avec 10 à 15 000 décès par an. Le passage d’une cirrhose compensée vers une cirrhose décompensée est associé à une diminution de la survie à court terme (3-5 ans). L’ACLF est associée à une forte mortalité à court terme (mortalité à 28 jours après l’admission à l’hôpital) de l’ordre de 20–25 % chez les patients ayant une défaillance d’organe à plus de 75 % chez les patients présentant trois défaillances d’organe et de fonction ou plus. L’ACLF est présent chez 26 % des patients cirrhotiques hospitalisés et 8 % le développent au cours de leur hospitalisation. Ce projet vise donc à bloquer et reverser le processus qui conduit au décès prématuré du patient ou à une dégradation majeure de ses fonctions vitales, et de lui permettre d’avoir accès à une transplantation hépatique (seul recours actuel à la décompensation hépatique).

Procédures

Au cours des procédures décrites dans ce dossier d'autorisation, les animaux recevront, deux administrations hebdomadaires d’un agent hépatotoxique (durée 9 semaines pour les rats et 7 semaines pour les souris-durée d’une administration : 15 secondes). Après une semaine sans traitement l’agent déclenchant, sera administré selon la procédure soit une seule fois, soit pendant 3 jours (3 injections par jour). Chaque administration dure 15 secondes. Au cours de la dernière semaine de la procédure, les animaux subiront un prélèvement de sang (durée 30 secondes) sous anesthésie à l’isoflurane (durée 3 minutes). Les composés à tester seront administrés (chaque administration dure 15 secondes) pendant une période de 1 à 7 jours max . Un prélèvement de sang sous anesthésie à l’isoflurane sera réalisé au moment de la mise à mort des animaux.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont produites par les administrations par voie orale qui ne sont pas douloureuses mais stressantes, elles sont classées légères. La période d’administration est longue et une sorte d’habituation au geste estompe rapidement ce stress. L’induction de la fibrose n’induit pas de douleur elle-même, la pathologie est silencieuse (pas de douleur perceptible par le foie qui n’a pas de nocicepteurs) . L’administration des agents précipitants de la défaillance hépatique comme les administrations massives d’alcool produisent les effets d’une ivresse importante (perte d’équilibre, ataxie). Ces effets sont invalidant (trouble de la mobilité, perte de repères, ou altération des interactions sociales). L’administration unique ou répétée des agents inflammatoires ont des effets notoires sur les animaux dans les heures qui suivent les inductions. On note une baisse d’activité, une diminution de la vigilance, des déperditions thermiques et une détresse respiratoire. Dans les phases aigues, des signes plus marqués peuvent apparaitre tels que des vocalises spontanées, des difficultés respiratoires (dyspnée), une incapacité à se retourner, une absence de réflexe pupillaire, une ptose palpébrale avec larmoiements et une pâleur prononcée. Ces troubles connus et déjà observés sont monitorés. Leur fréquence et intensité de leur apparition permet selon le cas de les apprécier au niveau de gravité modéré ou sévère.

Devenir

L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et poumons) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux

Remplacement

Les modèles développés et décrits dans ce projet tente de reproduire une cascade d’événements conduisant à la défaillance successive de plusieurs organes comme cela se produit chez le patient cirrhotique en phase de décompensation aigue. Il n’existe pas de modèle in vitro permettant de reproduire la globalité ni la chronologie de la progression de la rupture multi organe. Les premières étapes du programme de recherche seront réalisées dans des tests in vitro pour évaluer les activités intéressantes sur des paramètres connus ayant un rôle dans l’évolution de la pathologie étudiée (par exemple l’inflammation, le stress oxydatif, ou la prolifération ou mort cellulaire etc )

Réduction

Le nombre d’animaux estimé pour chaque procédure tient en compte de l’hétérogénéité associée aux modèles d’induction de la défaillance hépatique. Cette estimation s’appuie sur nos expériences antérieures durant de nombreuses années des modèles murin et sur la connaissance de la variabilité des paramètres d’efficacité que nous mesurons. ( paramètres sanguins qui sont assez labiles) A l’aide de ces données, un calcul de puissance et la déduction par le calcul théorique des effectifs est possible. Le test de Welsh permet de définir cet effectif théorique permettant d’atteindre la significativité recherchée. Cette approche statistique permet d’affiner les plans d’expérience pour lesquelles une étude pilote préalable par exemple a permis d’approcher un résultat très proche de la significativité.

Raffinement

L’ACLF est une pathologie sévère, qui chez l’humain entraîne le décès à 28 jours de 20 à 70% des patients hospitalisés. Le modèle expérimental s’avère donc lui aussi sévère sur la phase finale de la procédure (administration de l’agent précipitant). Nous avons établi une liste de signes cliniques de manière à ne pas conserver des animaux ayant atteint ces points limites. La liste de ces points limites pourra être réajustée après les procédures de caractérisation des modèles et afin d’éviter toute souffrance non nécessaire à l’établissement des résultats. Les procédures se feront avec un hébergement adapté au bien-être des animaux avec un enrichissement du milieu (morceaux de bois à ronger, tunnel ou igloo et éléments de nidification). Au cours des procédures, nous appliquerons pendant les périodes qui suivent les prélèvements sanguins, un apport d’aliment gélifié enrichi qui favorise la récupération des animaux suite à l’anesthésie. Etant une pathologie multi-organe, l’étude de la maladie requiert l’utilisation d’animaux et ne peut être remplacée par des expérience in vitro

Choix des espèces

Sur la base de la littérature scientifique, aucun modèle invertébré ne permet à ce jour dans le cadre de la cirrhose du foie de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie ou celles qui lui sont associées. Le génome des rongeurs et celui de l'homme ont 90% d’homologie, cela en fait un modèle de choix dans les études pharmacologiques. Le choix de l'espèce souris a été fait en se basant sur la littérature scientifique et sur nos connaissances des caractéristiques des molécules à tester. De jeunes adultes offrent une meilleure homogénéité et une meilleure réponse aux inductions de la pathologie, leur système immunitaire étant mâture. Nous utiliserons de jeunes adultes, à savoir 7 à 8 semaines (20-25g) pour les souris et 6 à 7 semaines (250 à 300 g) pour les rats à l'arrivée.

Plaquettes et métastases

(NTS-FR-832594v1 – 16/03/2023)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2160
Souffrances
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Devenir
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2 160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur injecte des cellules cancéreuses et des composés modifiant leur taux de plaquettes, avec chirurgie et suivi par imagerie sur plusieurs semaines, pour définir le rôle des plaquettes dans la formation de métastases. Le porteur indique que les métastases pulmonaires et hépatiques provoquent prostration, détresse respiratoire, troubles du comportement et agressivité, et que la pose d'une pompe peut entraîner une infection. Il affirme qu'aucune méthode in silico ou in vitro ne reproduit la complexité de la cascade métastatique, et met à mort toutes les souris pour les prélèvements.

Objectifs

Les plaquettes sanguines sont un des éléments essentiels de la voie de coagulation. Cependant de plus en plus de données de la littérature suggèrent une implication des plaquettes dans certains éléments clés de progression tumorale. Ce projet vise à définir le rôle des plaquettes sanguines dans la formation de métastases in vivo. Pour cela différentes lignées cellulaires cancéreuses luminescentes seront injectées à des souris chez lesquelles on aura diminué ou augmenté, à l’aide de composés chimiques ou de modèles génétiques, les taux de plaquettes, afin d'en évaluer l'impact sur l'agressivité cancéreuse. De plus ces expériences chercheront à identifier une nouvelle cible thérapeutique à la surface des plaquettes pour diminuer la formation de métastases.

Bénéfices attendus

A la fin de ces expériences, nous espérons pouvoir démontrer l’implication des plaquettes dans la formation des métastases et qu'inhiber les interactions plaquette/cellules tumorales pourraient être potentiellement de nouvelles cibles thérapeutiques.

Procédures

Prélèvement sanguin, durée 1mn/souris, 2 fois. Injection des composés chimiques sur souris anesthésiées, durée 1mn/souris, tous les 4 jours pendant 14 à 28 jours. Chirurgie sous cutanée sur souris anesthésiées, durée 20mn/souris, 1 fois. Injection de cellules tumorales sur animaux vigiles, durée 1mn/souris, 1 fois. Imagerie en bioluminescence fluorescence sur des souris anesthésiées, durée 30 secondes à 5mn/souris. 2 à 3x/semaine pendant 14 à 28 jours.

Impact sur les animaux

La majorité des effets délétères attendus seront dû à la formation de métastases pulmonaires et/ou hépatiques donc avec des signes cliniques comme prostration, troubles du comportement, agressivité, détresse respiratoire, troubles métaboliques. Les souris qui subiront la pose d'une pompe osmotique sont susceptibles de développer une inflammation locale voir une infection. Ces aspects sont considérés dans l’établissement des points limites.

Devenir

Les animaux ayant subi ces interventions seront tous mis à mort pour prélèvements et analyses ultérieures. Ils ne pourront donc pas servir pour d'autres expérimentations.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives pour remplacer le présent projet. Les études in silico et in vitro 2D ou 3D ne permettant pas de reproduire les conditions permettant de récapituler la complexité de la cascade métastatique. Le modèle animal est donc nécessaire.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé au minimum mais néanmoins suffisamment pour pouvoir réaliser une analyse statistique pertinente. De plus il utilise un système d’imagerie du petit animal qui permet un suivi longitudinal d’un même animal donc une réduction du nombre total nécessaire. Une étude exhaustive des données récentes de la littérature n'a pas permis d'identifier une équipe réalisant des expériences similaires.

Raffinement

Le protocole expérimental prend en compte l’impact sur la souffrance animale et différents critères ont été établis pour éviter toute souffrance animale. Les souris sont maintenues en groupe de 5 par cage pour maintenir une interaction sociale entre individus. L’environnement d’élevage est enrichi à l’aide de nids et de carrés de cellulose pour garnir ces nids. Les souris ont accès ad libitum à une nourriture de type normal et à de l'eau filtrée. Si une souris présentait des symptômes traduisant l’apparition de douleurs (réduction de la réactivité, difficulté de locomotion, fourrure non entretenue, tendance à l'isolement) un traitement par un antalgique sera effectué. Des points limites ont été établis pour anticiper toute souffrance animale.

Choix des espèces

LLa souris est l’espèce animal la plus propice pour ce type d’étude pour les raisons suivantes : • Nombreux protocoles bien établis pour cette espèce • possibilité d'avoir accès à des animaux génétiquement modifiés • modèles mimant très bien les cancers mammaires et de mélanomes humain, car ils récapitulent toute la cascade métastatique en peu de temps et ont déjà fait l'objet de nombreuses publications dans le domaine. Ce seront des animaux adultes de 8 semaines minimum qui seront utilisés car les potentielles applications thérapeutiques s'adresseront à une population humaine adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 228
Souffrances
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Devenir
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228 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de l'absence de réveil à un niveau modéré. Soixante d'entre elles subissent une chirurgie d'environ une heure puis sont isolées douze semaines, reliées par un câble à un système d'enregistrement, tandis que 168 autres sont exposées de façon brève à de la lumière rouge ou à l'obscurité, pour étudier l'effet de la lumière rouge sur le sommeil. Le porteur reconnaît que la chirurgie peut provoquer une douleur et que le câblage impose un isolement source de mal-être qu'il juge inévitable. Il affirme que l'usage de l'"animal entier" est nécessaire pour relier rétine, systèmes neuronaux et comportement, et met à mort toutes les souris pour prélever leurs tissus.

Objectifs

La lumière rouge de faible intensité est depuis longtemps utilisée comme lumière placebo dans les études effectuées chez l’Homme, étant considérée comme "neutre". Chez le Rongeur nocturne, la lumière rouge est largement utilisée pendant les périodes dites « d’obscurité » afin d’observer et manipuler les animaux. En effet, la sensibilité spectrale des cellules de la rétine suggérait peu ou pas de détection de cette lumière. Pourtant, chez la Souris, une étude a montré qu’une exposition continue à une lumière rouge induisait une augmentation la période circadienne des souris similaire à celle observée en lumière blanche continue. Ainsi, la lumière rouge semble être détectée par la rétine et semble pouvoir moduler le comportement et la physiologie. Dans une étude en cours, nous mettons en évidence un important effet promoteur de sommeil de la lumière rouge chez la souris, et ce à différentes intensités. Dans une étude précédente, nous avons découvert que cet effet de la lumière rouge passerait principalement par les cellules exprimant la mélanospine, et que cet effet est dépendant du moment circadien : la mélanospine semble favoriser l'effet hypnogène de la lumière rouge la nuit alors qu'elle semble empêcher cet effet le jour. Afin de préciser l'influence du système circadien dans ces effets, notre objectif est de poursuivre cette étude en comparant l'effet de la lumière rouge sur le sommeil de souris avec ou sans mélanopsine présentant une altération fonctionnelle de l'horloge prinicpale.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes de régulation du sommeil par la lumière rouge et d'identifier l'interaction entre les cellules à mélanospine et l'horloge circadienne. Ce projet constitue une étape importante dans la compréhension de la régulation photique du comportement et incitera à réaliser de nombreux travaux complémentaires dans une perspective translationnelle. En particulier, la lumière rouge pourrait être un outil thérapeutique très intéressant dans le cadre de pathologies du sommeil telles que l'insomnie.

Procédures

60 souris seront soumises à une chirurgie (environ 60 min). Elles seront isolées dans leur cage durant 12 semaines. 168 souris seront soumises à une courte exposition (90 min) à de la lumière rouge de faible ou forte intensité ou à l'obscurité en début de jour ou de nuit.

Impact sur les animaux

La chirurgie peut induire de la douleur chez la souris, dans le cas d'une inflammation ou d'une infection. La liaison de l'animal au système d'enregistrement par un câble peut créer une gêne. L'isolement peut induire un mal-être, mais ne peut être évité du fait du câblage des animaux au système d'enregistrement.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort en fin de procédure pour prélèvement de tissus

Remplacement

L’utilisation de l’animal entier est nécessaire au vu de la question posée impliquant des systèmes biologiques divers et complexes allant de la rétine, avec l’intégration du signal lumineux, au comportement de l’animal en passant par des systèmes neuronaux complexes.

Réduction

Le nombre d’animaux à inclure est déterminé mathématiquement pour nous permettre d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes.

Raffinement

Dans le cadre du raffinement des conditions d’hébergement, les animaux sont maintenus en groupe sociaux jusqu’à la chirurgie, un enrichissement est réalisé par l’ajout de nids. La chirurgie est effectuée sours anesthésie générale et analgésie. Une grille de suivi des animaux est remplie, évaluant l'état général des animaux ainsi que l'apparence de la plaie à raison de 4 évaluations minimum sur une période de 7 jours suivant la chirurgie. L'état général est ensuite surveillé au minimum une fois par semaine en suivant les mêmes critères.Des points limites ont été établis afin de soustraire l'animal à la souffrance.

Choix des espèces

Grâce au croisement de différents modèles de souris transgéniques, nous pouvons évaluer l'interaction entre le système mélanospinergique et la fonctionnalité de l'horloge circadienne pricipale dans les effets de la lumière rouge sur le sommeil. Notre étude sera effectuée chez l'adulte jeune (entre 2 et 5 mois). L’étude repose sur l'exploration des comportements et nécessite que les systèmes neurobiologiques soient totalement mâtures (développement total des systèmes visuels et non visuels, des systèmes circadiens et homéostasiques et des structures cérébrales cibles).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 364
Souffrances
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Devenir
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 364

364 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de l'absence de réveil à un niveau modéré. Isolées jusqu'à douze semaines, elles subissent une batterie de tests comportementaux, dont le porteur précise le nombre et la durée mais pas la nature, et un accès à la nourriture restreint à six heures par jour, pour étudier le rôle d'une horloge cérébrale dans les troubles de l'humeur liés au décalage des rythmes. Le porteur indique que l'isolement, les tests et la restriction alimentaire provoquent un stress et une perte de poids. Il affirme que l'étude des relations entre les structures impliquées dans l'humeur nécessite des "organismes entiers vivants", et met à mort toutes les souris pour les prélèvements.

Objectifs

Les êtres vivants sont soumis à diverses variations environnementales journalières, notamment l’alternance jour-nuit. Les organismes ont développé des horloges circadiennes, c’est-à-dire dont l’activité est proche de 24 heures qui leur permettent d’optimiser leurs comportements sur une journée (exemple chez l'humain: dormir la nuit et travailler le jour). Dans ce cas, nos horloges internes sont bien synchronisées par rapport à l’environnement. Il existe toutefois des personnes en décalage avec ce cycle lumière/obscurité, tels que les travailleurs de nuit. Dans ce cas, nos horloges peuvent être désynchronisées et cela impacte notre santé : plus de risque de cancer, d’obésité ou encore de trouble de l’humeur. C’est sur ce dernier point que ce concentre notre projet. En effet, parmi les structures impliquées dans les perturbations de l’humeur, on retrouve une petite structure nommée habénula. Il a été découvert qu’il existe une horloge au sein de cette structure mais son rôle en tant qu'horloge dans la régulation de l’humeur reste à déterminer. Le projet a pour but de comprendre le rôle de cette horloge dans les troubles de l'humeur observés chez les personnes qui sont en décalage avec le rythme imposé par l'environnement et de trouver des traitements permettant d'améliorer ces troubles de l'humeur.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera une meilleure compréhension du rôle de l'horloge de l'habénula dans les troubles de l'humeur et in fine, ouvrira des pistes de réflexions sur l'efficacité de différents traitements pour améliorer les troubles de l'humeur.

Procédures

Les animaux seront soumis à une batterie de tests comportementaux (6 tests maximum par animal, 1 test/semaine d'une durée de 5 à 6 minutes chacun). Un seul des tests, peu stressant, sera réalisé sur une semaine. Certains animaux seront soumis à une prise alimentaire à heures fixes (accès pendant 6 heures durant leur période d'activité) pendant 12 semaines. Les animaux seront individualisés pendant 12 semaines maximum.

Impact sur les animaux

Les animaux seront individualisés dans des cages munies d’un capteur infrarouge permettant l’enregistrement de leur activité locomotrice en continu. Il est attendu que cet isolement provoque un stress transitoire chez la souris. Pour étudier les troubles de l’humeur, différents tests comportementaux seront réalisés. Ces tests peuvent induire un stress aigu qui ne dure que le temps du test. Enfin, la mise en place d’horaires d’accès à la nourriture peut induire une perte de poids associée à du stress durant la première semaine d’exposition.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures pour prélèvements et réalisation des analyses nécessaires au projet.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’approfondir le rôle de l’horloge de l’habénula dans les troubles de l’humeur. Par conséquent, cela passe par l’étude de la physiologie et des comportements chez l’animal vivant. De plus, la régulation de l’humeur fait intervenir différentes structures. L’étude des relations entre ces différents acteurs nécessite l’utilisation d’organismes entiers vivants.

Réduction

Le nombre de souris et les techniques utilisées ont été choisis en respect des règles statistiques en vigueur, en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Une fois un résultat statistique fiable atteint, la procédure prend fin. Le nombre d'animaux indiqué est donc le nombre maximum d'animaux utilisés. De plus, ce projet comporte des études longitudinales sur les mêmes animaux afin d'éviter l'utilisation d'un trop grand nombre d'animaux.

Raffinement

Les animaux seront hébergés individuellement en cage ouverte comportant une grille avec du matériel d’enrichissement (nids en coton et bâtons à ronger). Malgré leur isolement, les souris seront placées dans une pièce comportant d’autres animaux permettant à celles-ci d’entendre et de voir leurs congénères. Une phase d’habituation aux pièces de deux semaines minimum aura lieu systématiquement. Les souris seront suivies tous les jours et pesées au minimum une fois par semaine. Une grille de score définie chez la souris évaluant l’apparence, le poids ou encore le comportement de l’animal sera utilisée afin d’objectiver chaque semaine l’état de l’animal. Lors de la mise en place des horaires spécifiques d’accès à la nourriture, la pesée des animaux aura lieu tous les 3 jours et la quantité de nourriture ingérée pendant les 6 heures d’accès durant la première semaine du protocole sera mesurée afin de vérifier que la prise alimentaire se stabilise avant de continuer l’expérience. La batterie de tests comportementaux effectuée sur les animaux permettra de mettre en évidence les tests comportementaux où des différences entre groupes ont été observées. Seuls ces tests la seront réalisés pour les animaux des procédures suivantes. Un test par semaine maximum sera effectué permettant à l'animal de récupérer de l'éventuel stress induit par le test. Une procédure prendra fin si un animal voit son bien-être altéré.

Choix des espèces

Le modèle murin nous permet d'étudier différents comportements complexes (prise alimentaire, état émotionnel) et d'utiliser des outils génétiques pour pouvoir mieux cibler notre question. La souris C57BL6 utilisée dans ce projet contient une mutation qui induit naturellement une perturbation des rythmes et nous permet d'étudier les conséquences moléculaires mais aussi comportementales de celle-ci. Nous souhaitons observer les conséquences d'un décalage des rythmes sur des animaux adultes donc les animaux seront âgés au minimum de 2 mois au début des expériences. Comme les procédures sont longues, les animaux ne devront pas dépasser 6 mois au début des procédures.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 192
Souffrances
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Devenir
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 192

192 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie est maintenue isolée en cages métaboliques sur des grilles pendant plusieurs jours, avec de l'eau acidifiée et des prélèvements sanguins pratiqués au coin de l'œil, une autre reçoit des injections quotidiennes puis des régimes déséquilibrés en ions, pour étudier une protéine rénale mutée dans une maladie rare, l'acidose tubulaire distale. Le porteur reconnaît que les prélèvements oculaires peuvent léser l'œil, que l'isolement et la contention en cage métabolique stressent les souris et que les régimes provoquent une aversion alimentaire et une perte de poids. Il affirme que la culture de cellules rénales ne peut fournir un système intégré équivalent, juge le recours aux souris "indispensable" et les met toutes à mort pour prélever leurs reins.

Objectifs

Le rein contrôle la composition en ions et en eau de l'organisme. Cette fonction est rendue possible grâce à des cellules qui forment de longs segments en forme de tubes dans le rein. Il existe plusieurs types de cellules tubulaires qui ont chacune des fonctions particulières. Certaines cellules appelées cellules intercalaires sécrètent des acides dans l’urine en formation. Ces dernières sont importantes lorsque l’organisme est surchargé en acide comme dans plusieurs situations : diabète, régime riche en protéines, troubles du métabolisme. Le nombre des cellules du canal collecteur varient en fonction des apports en ions. Cette augmentation a un rôle important puisque son défaut entraine une perturbation de la régulation de l’état acido-basique pour autant sa régulation n’est pas bien comprise. Ce projet propose d’étudier le rôle d’une protéine située sur la surface des cellules intercalaires. Elle est mutée chez des patients atteints d’une maladie rare : l’acidose tubulaire distale qui peut conduire jusqu’à de sévères atteintes rénales et un trouble de la composition en ions du sang. Le gène muté chez les patients sera invalidé chez la souris permettant d’avoir un modèle d’étude pour cette maladie rare. Le projet aura aussi pour objectif de déterminer l’importance de protéines membranaires pour la sécrétion acide par le rein et le comportement des cellules intercalaires. Il n’existe pas de modèle alternatif de cellules intercalaires en culture au laboratoire qui reproduisent l’ensemble des cellules tubulaires du canal collecteur. Ce projet nécessite l’utilisation de souris dont la composition cellulaire rénale est proche de l’homme. Nous mesurerons la fonction du rein chez ces souris ainsi que le contenu en ions du sang de ces animaux. La composition cellulaire des reins de ces souris sera également explorée.

Bénéfices attendus

Les régulations de la sécrétion acide et du nombre de cellules permettant cette sécrétion sont mal connues. Pourtant, elles jouent un rôle fondamental dans le maintien bien équilibré d’un organisme pour son contenu en eau et en ions, pour le maintien du pH sanguin et une pression artérielle constante. Ce projet permettra de mieux connaitre certains mécanismes du rein qui sont modifiés lors de maladies comme l’hypertension ou de troubles métaboliques comme le diabète. Plus spécifiquement, il permettra d’établir un lien formel entre des mutations observés chez des patients et l’acidose tubulaire distale. Il permettra également de développer un nouveau modèle de maladie rare rénale.

Procédures

Pour étudier la fonction rénale et la sécrétion acide, 80 souris seront installées individuellement dans des cages spéciales (cages à métabolisme) sur 2 périodes de 7 jours consécutifs permettant de récolter leurs urines. L’eau de boisson des souris sera acidifiée pendant 17 jours permettant de solliciter les cellules intercalaires rénales. Trois prélèvements sanguins avant et après le traitement acide pour chacune de ces 80 souris permettront de mesurer les concentrations en ions du sang. Ces prélèvements durent environ 10 secondes sont réalisés sous anesthésie locale. Un autre lot de 112 souris exprimant une molécule fluorescente qui doit être induite par une molécule chimique injectée aux animaux quotidiennement pendant 5 jours. Une fois la molécule fluorescent induite, les souris subiront différents traitements dans la nourriture ou la boisson pendant 3 à 15 jours perturbant certains équilibres ioniques de l’organisme.

Impact sur les animaux

Des prélèvements sanguins sont nécessaires et seront réalisés au coin de l’œil ce qui peut être entrainer un risque de lésion ou d’inflammation dans la zone autour de l’œil et entrainer une douleur. Certaines souris seront maintenues en cages métaboliques ce qui peut provoquer un inconfort car elles sont maintenues sur une grille pendant plusieurs jours. La cage métabolique étant transparente, les souris ne sont pas à l’abri de la lumière ce qui peut provoquer un stress car cette espèce évite la lumière directe. De plus, l’hébergement dans ces cages se fait de manière individuelle en isolant chacune des souris ce qui peut provoquer un stress car leurs contacts sociaux sont diminués. Dans la cage à métabolisme, l’administration d’un traitement acide dans l’eau de boisson entraine une modification transitoire du pH sanguin qui pourrait provoquer un inconfort à l’animal. Une molécule est injectée à certaines souris et cela implique que les souris soient contraintes pour effectuer l’injection. L’injection induit un stress et une douleur au point d’injection. Une modification des apports en ions dans la nourriture lors des procédures expérimentales sera effectuée. Elle peut provoquer une aversion transitoire pour la nourriture et entrainer une perte de poids chez les souris.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour récupérer les tissus (reins) et d’en analyser le contenu en cellules et de quantifier l’abondance de plusieurs transporteurs ioniques.

Remplacement

Les modèles de cellules rénales en culture ne permettent pas d’obtenir les informations souhaitées ; ce projet nécessite un systèmes intégré multi-cellulaire reproduisant fidèlement le canal collecteur. Ce modèle n’existe pas à l’heure actuelle. Le recours aux modèles animaux s’avère donc indispensable. De plus, nous avons besoin dans ce projet de deux souches de souris génétiquement modifiée. Une première souche permettra d’étudier l’inactivation d’un gène retrouvé chez des patients atteints d’une maladie rare. Une deuxième souche permettra de suivre le devenir de cellules rénales en y exprimant une molécule fluorescente. Ces expériences ne sont pas envisageables dans un modèle plus simple tel que la culture de cellules.

Réduction

Dans toutes les procédures, le nombre d’animaux par lot a été défini a minima afin que les résultats puissent être statistiquement interprétables. Pour les mesures du contenu sanguin en ions, les protocoles ont été élaborés pour réduire au minimum le volume de sang prélevé et ainsi faire trois mesures sur les mêmes animaux à 2 semaines d’intervalle entre chaque mesure. Cela permet de réduire le nombre total de souris d’une procédure. L’administration du traitement acide dans l’eau de boisson et l’utilisation des cages à métabolisme pour mesurer la fonction rénale ont été déjà validées par plusieurs publications permettant d’anticiper parfaitement le nombre souris minimum nécessaire au projet. Le nombre de souris a également été calculé pour détecter des différents significatives entre les différents mesures histologiques et biochimiques faites sur les reins prélevés après mises à mort des animaux. En évitant d’avoir un groupe contrôle pour chaque groupe de traitement, nous avons également put réduire le nombre de souris à utiliser.

Raffinement

Une période d’acclimatation d’une semaine sera observée entre l’arrivée des souris dans l’animalerie et le début des expérimentations sur celles-ci. Les animaux bénéficieront tous d’une surveillance rapprochée (au moins trois fois par semaine). En cas de perte de poids importante, un aliment hydraté sera proposé aux souris Pour la mesure des concentrations ioniques dans le sang, le prélèvement sanguin (90µl) sera fait sur souris vigiles avec un collyre anesthésiant et sera confié à une personne qualifiée et expérimentée pour ce type de prélèvement. Le prélèvement sera de 90µl et correspond à un faible volume par rapport au volume de sang total d’une souris. Le protocole d’utilisation des cages à métabolisme comporte un suivi quotidien des animaux avec une mesure du poids, de quantité de nourriture ingérée et du volume d’eau bue tous les jours. Avant les mesures, une période d’habituation à la cage est réalisée. En plus, une habituation à la nourriture en poudre est réalisée. Un enrichissement (cylindre en plastique opaque) est également proposé permettant à l’animal de se mettre dans un endroit à l’abri de la lumière. Le séjour dans les cages à métabolisme a été réduit au minimum.

Choix des espèces

La souris représente un modèle de choix car elle présente une organisation du rein très semblable au rein humain. Nous savons également que la protéine participant à la sécrétion acide dans le rein et qui sera étudié dans ce projet est présente dans les mêmes cellules chez l’homme et la souris. L’organisation des cellules rénales est également identique chez l’homme et la souris. Les souris utilisées dans ce protocole seront des souris adultes car le projet porte sur l’étude de la fonction rénale d’un organisme adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 308
Souffrances
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Devenir
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 308

308 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont exposées à un manque d'oxygène huit heures par jour pendant deux à seize semaines pour reproduire l'apnée du sommeil, 84 d'entre elles subissant en plus une chirurgie d'ablation du tissu graisseux, et l'ensemble un test de tolérance à l'insuline avec jeûne et prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique que l'hypoxie provoque une accélération de la respiration, une perte de poids et un stress, et que la chirurgie entraîne une douleur au réveil traitée par analgésique. Il affirme que la culture cellulaire ne peut remplacer un "organe entier" ni permettre l'analyse des facteurs circulants entre tissu graisseux et cœur, et prévoit la mise à mort de toutes les souris pour prélever leurs organes.

Objectifs

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une des pathologies chroniques les plus répandues touchant près d'un milliard de personnes dans le monde, et ayant des conséquences cardiovasculaires et métaboliques très délétères. Le SAOS correspond à des épisodes répétitifs d’apnées pendant le sommeil, résultant en une diminution cyclique du niveau d’oxygène dans le sang, appelée hypoxie. Cette hypoxie est responsable de lésions multi-organes, contribuant aux complications cardiaques et métaboliques. Afin de proposer une meilleure prise en charge des patients atteint de SAOS et de limiter ses complications, nos travaux de recherche visent à mieux comprendre les mécanismes mis en jeu lors de l’hypoxie. Les objectifs de ce projet sont de comprendre précisément le lien entre les atteintes du tissu graisseux induites par l’hypoxie et la dysfonction cardiaque associée. Nous faisons l’hypothèse que l’hypoxie pourrait affecter de façon précoce le tissu graisseux, qui libérerait alors des facteurs néfastes dans la circulation sanguine et participerait ainsi aux altérations cardiaques. Afin de répondre à nos hypothèses, nous envisageons d’utiliser différents modèles de rongeurs (souris génétiquement modifiées) exposés à l’hypoxie, chez lesquels nous réaliserons des chirurgies visant à retirer le tissu graisseux, ou des traitements médicamenteux visant spécifiquement le tissu graisseux. Ce projet nécessitera l’utilisation de 308 souris.

Bénéfices attendus

Le syndrome d’apnée obstructives du sommeil est un problème de santé publique en raison des complications cardiovasculaires associées, principalement dues au manque d’oxygène transitoire sur le long terme (nommé hypoxie). Il existe de nombreuses interconnections entre le tissu graisseux et le coeur. En particulier, le vieillissement du tissus graisseux, via la libération dans le sang de différents médiateurs, contribue au développement de la fibrose cardiaque, mécanisme qui contribue à diminuer la fonction normale du coeur. L’hypoxie induit de profondes altérations du tissus graisseux, ainsi que du coeur, mais l’interaction entre ces deux organes dans ce contexte est méconnue. Ainsi, nous proposons de démontrer que l’hypoxie induit un vieillissement plus rapide du tissus graisseux, responsable des complications cardiaques. Le but ultime de ce projet est de démontrer que cibler de façon spécifique le vieillissement du tissus graisseux est bénéfique pour limiter les atteintes cardiaques induites par l’hypoxie et d’identifier des marqueurs biologiques circulants spécifiques.

Procédures

Une partie des animaux sera soumis à une chirurgie unique visant à supprimer une grande partie du tissu graisseux. Cette procédure dure environ 15 minutes et sera réalisée sous anesthésie et les animaux seront traités contre la douleur avant la chirurgie et à leur réveil. Cette procédure concerne 84 souris. Tous les animaux (308 souris) sont soumis à un manque d’oxygène (hypoxie) ou non à l’air ambiant, pendant 2 ou 16 semaines. Cette exposition dure chaque jour et 8h/j. Des prélèvements sanguins seront réalisés afin d'évaluer le taux de sucre dans le sang des animaux dans les différents groupes, ainsi que leur sensibilité à l'insuline. Pour ce faire, ce test de tolérance à l’insuline consiste à injecter de l’insuline chez l’animal éveillé et à suivre l’évolution du taux de sucre dans le sang pendant 90 minutes. Les animaux sont mis à jeun 6 heures avant le test, et une 1 goutte de sang est prélevée à la queue à 0, 15, 30, 45, 60, 75 et 90 minutes après l’injection. Cette procédure concerne tous les animaux du projet. La procédure d’imagerie échographique est réalisée sous anesthésie et sur tapis chauffant, avant le début de l’exposition à l’hypoxie et 3 jours avant la fin du protocole. Chaque échographie dure environ 15 minutes par souris et concerne le groupe 2a, soit 84 souris. Le traitement médicamenteux est réalisé uniquement sur le groupe 2c (56 souris). Il consiste à administrer le traitement par gavage, 3 jours consécutifs toutes les 2 semaines pendant 2 à 16 semaines d’exposition.

Impact sur les animaux

L’hébergement des souris dans l’animalerie entraine une exposition à une nuisance sonore dû au fonctionnement de la machine permettant la mise en place de l’hypoxie. De plus l’animalerie est susceptible d’accueillir des rats et des souris simultanément. Cette présence peut induire un stress chez les souris. L’exposition à l’hypoxie induit une accélération de la respiration, une légère perte de poids, un stress et une diminution de l’activité lors des premiers jours, puis la souris s’adapte rapidement et ces signes disparaissent. La chirurgie de suppression du tissu adipeux peut induire au réveil une douleur, qui est traitée par administration d’analgésique et qui nécessite un suivi particulier des animaux dans les jours qui suivent. Le test de tolérance à l’insuline chez l’animal éveillé nécessite une injection d’insuline, suivie de plusieurs prélèvements sanguins à la queue (1 goutte de sang répété 6 fois) ce qui peut induire un stress à l’animal. Le traitement est administré 1 fois/j, sur 3 jours consécutifs toutes les 2 semaines, par gavage, tout au long de l’exposition à l’hypoxie. Pour limiter le stress des animaux, les gavages sont réalisés par une personne maitrisant cette technique. Un transport d’animaux est nécessaire pour réaliser les échographies, ce qui peut stresser les animaux. Pour limiter le stress, les animaux sont amenés en amont dans la pièce d’échographie pour qu’ils s’habituent à l’environnement et sont anesthésiés pour l’échographie.

Devenir

A l'issue de toutes les procédures, tous les animaux seront mis à mort et les différents organes d’intérêt seront prélevés pour analyses ultérieures.

Remplacement

Le présent projet est basé sur l’hypothèse d’une communication inter-organes (tissu adipeux-cœur), à la fois en réponse à l’hypoxie, mais également lors du processus de vieillissement. Le remplacement partiel des animaux peut être atteint en utilisant des approches de cultures cellulaires, mais cette alternative ne permet pas de répondre aux objectifs spécifiques du projet. 1) Un dispositif de manque d’oxygène appliqué aux cellules permet d’étudier les réponses spécifiques de différents types cellulaires (adipocytes, fibroblastes cardiaques, cardiomyocytes). Ce dispositif permet d’isoler un type cellulaire précis et de déterminer les réponses spécifiques à l’hypoxie. Des co-cultures sont également envisageables, mais ne peuvent en aucun cas remplacer la complexité d’un organe « entier » dans lequel coexiste une grande variété de cellules. Enfin, un des objectifs majeurs de notre projet est d’identifier des facteurs circulants, qui seraient sécrétés par le tissu adipeux, relargués dans la circulation sanguine, et impacteraient ensuite le cœur. L’utilisation de modèle animal est donc la seule alternative permettant une analyse systémique, multi-organes, ainsi que le recueil de plasma et l’analyse de facteurs circulants. 2) Il est également très difficile d’étudier les effets du vieillissement sur des modèles in vitro. Dans ce projet, nous utiliserons des souris jeunes ainsi que des souris adultes, et déterminerons si la cinétique des effets de l’hypoxie (durée de 2 à 16 semaines) est différente selon l’âge (hypothèse d’effets synergiques du vieillissement et de l’hypoxie), à la fois sur le remodelage et le vieillissement du tissu adipeux, mais également sur le remodelage cardiaque. De plus, nous utiliserons une approche chirurgicale de suppression du tissu adipeux, qui nous permettra d’établir la preuve de concept d’une communication inter-organe en réponse à l’hypoxie, dans un organisme entier.

Réduction

Le calcul de nos effectifs est réalisé de manière à utiliser le moins d'animaux possible sans altérer la puissance et la fiabilité de nos tests statistiques. Nous utiliserons un logiciel statistique (GraphPad Prism) pour réaliser des tests adaptés aux paramètres à évaluer. Les tests statistiques utilisés seront des t-test ou des ANOVA à deux voies suivis de tests post-hoc. Une valeur P

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes, dans un environnement enrichi (sauf pendant l’exposition à l’hypoxie ou à la normoxie) et leur bien-être sera vérifié quotidiennement. Les animaux s'adaptent rapidement à l'exposition à l'hypoxie. Les mesures d'échographies cardiaques et la lipectomie (suppression du tissus graisseux) seront réalisées sur animaux anesthésiés. Pour la lipectomie, les animaux recevront un traitement analgésique avant et après la chirurgie. Globalement et tout au long des différentes procédures du présent projet, les animaux seront surveillés quotidiennement, pesés au moins une fois par semaine, pour veiller à leur bien-être, à leur état de santé et à l’atteinte des points limites ; les critères d’arrêt et la décision d’exclure un animal d’une procédure sera prise par le responsable du projet.

Choix des espèces

La souris est un mammifère dont certaines caractéristiques biologiques peuvent être appliquées à l’homme, notamment dans le cadre d’études sur l’organisme entier. Ceci permet ainsi de comprendre les mécanismes qui se produisent dans l’organisme des souris avant d’entreprendre des études chez l’humain. Les souris font également naître un nombre important de souriceaux par portée ce qui n’est pas le cas de tous les mammifères. Cela nous permet donc d’avoir un grand nombre d’animaux du même lot. Enfin, la pertinence du choix de cette espèce animale repose sur le fait de la comparabilité des études scientifiques. En effet, c’est le modèle de référence dans les publications. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (3 à 12 mois) afin de ne pas utiliser des souris trop jeunes, encore en pleine croissance, et qui pourrait être résistantes aux phénomènes de vieillissement. Les souris à phénotype dommageable développent spontanément des cellules tumorales (lymphomes et sarcomes) à partir de l'âge de 4 à 6 mois mais ces souris seront utilisées et mises à mort avant le développement spontané de ces tumeurs.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 204
Souffrances
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Devenir
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 204

204 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Soumises à un régime gras puis gavées neuf fois d'un mélange de six perturbateurs endocriniens, une dioxine, deux plastifiants, deux pesticides et un isolant électrique, elles doivent confirmer chez la souris des effets d'abord observés sur des larves de poisson-zèbre. Le porteur qualifie la maladie du foie gras d'indolore et ne décrit comme atteinte que l'inconfort du gavage. Il présente ce travail comme une étape vers le remplacement de la souris par la larve de poisson, tout en jugeant "indispensable" le recours aux souris pour valider ce modèle, et les met toutes à mort pour prélever leurs organes.

Objectifs

La maladie du foie gras (i.e. NAFLD: non-alcoholic fatty liver disease) est devenue une priorité de santé publique à cause de sa prévalence grandissante (20% de la population générale et plus 70% des personnes obèses). Elle débutent avec la stéatose hépatique (foie gras), stade bénin, qui peut progresser vers la stéatohépatite, propice au développement des cirrhoses et cancers du foie. Bien que les causes/mécanismes de cette progression pathologique restent à clarifier, l’exposition aux perturbateurs endocriniens seuls ou mélange, est suspectée. Il apparait donc urgent de développer de nouveaux modèles permettant de mieux évaluer l’impact des perturbateurs endocriniens sur la santé, en particulier sur la maladie du foie gras. Etant donné la nature complexe de cette maladie qui dépend des interactions étroites entre différents organes et types cellulaires, il est indispensable d’avoir une approche intégrative uniquement retrouvée dans les modèles in vivo. Ainsi, nous avons mis en place une stratégie en deux temps : d’abord un criblage de l’impact sur le foie de l’exposition chronique à des mélanges de perturbateurs endocriniens dans notre modèle de larve de poisson-zèbre obèse suivi de la confirmation de ces effets dans un modèle murin pertinent. L’objectif de ce projet est donc la réalisation de la 2éme phase de confirmation des effets observés chez la larve de poisson zèbre de mélanges de perturbateurs endocriniens sur le developpement de la la maladie du foie gras chez la souris.

Bénéfices attendus

Le caractère novateur de ce projet repose sur le choix du modèle pour répondre aux enjeux de la recherche sur les perturbateurs endocriniens, notamment dans des populations dites à risque. En effet, ce modèle, qui possède de nombreux atouts, est relativement proche de l’humain, notamment en ce qui concerne le développement de la maladie du foie gras. En outre, l’emploi de ce modèle, en accord avec la règle des 3R, peut être une alternative ou un prérequis à l’emploi des modèles in vivo de mammifères classiquement utilisés. Ainsi, cette étude de faisabilité a pour but de proposer un nouveau modèle in vivo visant à mieux caractériser les effets des perturbateurs endocriniens en mélange sur la maladie du foie gras et ainsi de répondre aux préoccupations concernant leurs potentiels effets cocktails. Pour cela, 6 perturbateurs endocriniens ont été choisis car la population y est couramment exposée et pour garantir les chances de démontrer un effet cocktail (une dioxine issue de rejets d’industrie ou d’incinération, deux plastifiants, deux pesticides, un isolant électrique). En effet, ces molécules sont reconnues pour leurs implications dans la maladie du foie gras et ont des modes d’actions variés, ce qui pourrait ainsi potentialiser leurs effets lors de mélange. Enfin, le choix du modèle s’est porté sur la larve de poisson-zèbre, dont la sensibilité aux perturbateurs endocriniens a été démontrée et pour lequel nous avons déjà mis en place un modèle développant une stéatose rapidement, et qui nous a permis de mettre en évidence qu’un mélange à faible dose de molécules toxiques pour le foie aggrave la maladie du foie gras. Le premier volet de ce projet sur le modèle de larve de poisson-zèbre a été en partie réalisé et a fait l’objet de saisines spécifiques. Les résultats ont permis de déterminer la composition de de différents mélanges pour lesquels on a observé une aggravation de la maladie du foie gras pour des concentrations où chaque molécule en exposition unique n’avait que peu ou pas d’effet, ce qui indique un effet cocktail de ces molécules.

Procédures

Les animaux seront soumis à un gavage pour maitriser l'exposition aux perturbateurs endocrniens à rasion d'un traitement par semaine 9 fois (entre la 3eme semaine de régime riche en graisse et la 12eme semaine).

Impact sur les animaux

Le gavage induit un inconfort des animaux, reste que la NAFLD est une pathologie indolore.

Devenir

tous les animaux sont mis à mort afin de recolter les organes pour permettre l'etude scientifique.

Remplacement

Le développement des pathologies du foie comme la stéatose et la stéatohépatite dépendent étroitement de la communication entre les organes (foie, tissu adipeux et pancréas notamment) mais aussi de la communication entre les différents types cellulaires qui constitue le foie. De plus, l’altération des systèmes de communications hormonaux est le mécanisme d’action définissant l’action des perturbateurs endocriniens. Seuls les modèles in vivo présentent toutes ces interactions. Le développement d’un nouveau modèle animal pour étudier la stéatohépatite qui peut être mis en œuvre sur des temps plus court et plus éthique a été proposé par l’équipe. Il utilise les larves de poisson zèbre et a montré des premiers résultats très encourageants qui doivent être confirmés sur le modèle murin de référence pour les études de toxicologie pour valider la pertinence de ce modèle de poisson zèbre et permettre la substitution de l’utilisation des souris par ces larves de poissons.

Réduction

Les plans d’expérimentations ont été réalisés de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés en vue de l’obtention de résultats statistiquement significatifs et d’éviter les réplicats inutiles. Enfin le projet vise à confirmer chez la souris la validite de résultats obtenus dans un autre modele

Raffinement

les études seront conduites dans des installations modernes et agréées pour assurer un confort maximal aux animaux, une attention journalière à l’état des animaux sera mise en œuvre, et un grand nombre de mesures sur les échantillons prélevés sont envisagées pour récolter un maximum d’informations. Les souris seront traitées dans une pièce isolée de leurs congénères sur un temps court ne permettant pas le développement de douleur.

Choix des espèces

Ce projet vise à évaluer l’utilisation du modèle de poisson-zèbre pour étudier l’impact de cocktail de perturbateurs endocriniens sur la transition de la stéatose en un état pathologique, la stéatohépatite et à valider le caractère prédictif du modèle de poisson-zèbre en le comparant à un modèle murin classiquement utilisé pour l’étude des NAFLD. Il est donc indispensable d’utiliser des souris pour remplir les objectifs du projet. Adulte, pour étudier une pathologie qui affecte surtout des adultes. Animaux âgées de 8 à 12 semaines, d’environ 20g

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 895
Souffrances
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Devenir
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 895

895 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de lymphome, par voie intraveineuse ou par chirurgie de la rate, puis une injection de bactéries provoquant un sepsis, avec un suivi tumoral hebdomadaire par imagerie, pour étudier comment une infection grave modifie la croissance d'un cancer du sang. Le porteur indique que le lymphome et l'infection abdominale peuvent affaiblir les animaux, avec perte de poids, léthargie et dos voûté. Il affirme que ce modèle n'est pas reproductible in vitro et que le recours aux souris est "indispensable", puis euthanasie tous les animaux pour prélever la rate, le foie, les reins, les poumons, les ganglions et la moelle osseuse.

Objectifs

Les patients hospitalisés en réanimation pour choc septique sont caractérisés par une immunosuppression se traduisant par l’acquisition d’infections ainsi que la persistance d’une dysfonction d’organes à l’origine d’une augmentation de la durée de séjour et de la mortalité. Les modifications immunologiques acquises au cours du choc septique vont exposer les patients à ces complications via des modifications profondes de l’immunité. Parmi les patients hospitalisés pour choc septique, de nombreux patients sont déjà porteurs d’une dysfonction immunitaire qui les expose ainsi aux infections graves. En effet, les patients hospitalisés pour un lymphome B sont particulièrement à risque. Le traitement actuel du lymphome B repose sur une chimiothérapie très immunosuppressive, exposant les patients à des complications infectieuses, dont la sévérité nécessite une prise en charge en soins intensifs. L’arrêt du traitement anti-tumoral pendant le séjour en réanimation doit probablement impacter le pronostic de ces patients. Aussi, la fragilité associée à une dénutrition induite par la réanimation est probablement à l’origine de la non reprise du traitement dans les semaines suivantes. De plus, les effets de l’infection sur le système immunitaire pourraient avoir une influence sur la masse tumorale car celle-ci dépend en partie de son microenvironnement cellulaire. C’est pourquoi ce projet de recherche représente l’étape indispensable avant de pouvoir rapidement développer une étude clinique. En effet, ce projet a pour objectif d’étudier l’impact d’un évènement fréquent (infection) au cours de la prise en charge d’une pathologie fréquente (lymphome B). L’aspect innovant de ce projet est l’étude de la combinaison de deux phénomènes (tumoral et infectieux) ayant des bases immunologiques communes. Cette étude pourrait ainsi permettre le développement de thérapeutiques adjuvantes.

Bénéfices attendus

Nos travaux devraient déboucher sur une meilleure compréhension des liens entre infection et cancer dans le cadre des lymphomes B.

Procédures

Les animaux vigiles seront soumis à une injection de cellules tumorales en intraveineuse via la veine caudale durant environ 1 minute pour induire le développement tumoral. L’injection en intrasplénique des cellules tumorales nécessitera une intervention chirurgicale sous anesthésie gazeuse d’environ 10min. Les animaux recevront au préalable une injection d’analgésique en sous cutané, cette injection durera moins d’une minute. Une fois par semaine, les animaux vigiles seront soumis à une injection en intrapéritonéale d’une solution de luciférine suivie d’une anesthésie gazeuse d'environ 5 minutes afin de suivre le développement tumoral. Un prélèvement sanguin sur animaux vigiles aura lieu une fois toutes les deux semaines afin d'évaluer leur état de santé général, ce geste durera moins d'une minute. Les animaux vigiles recevront une injection unique d’une suspension bactérienne en intrapéritonéale qui induira un sepsis, geste réalisé en moins d'une minute. L’immunonutrition sera réalisée sur animal vigile à l’aide d’une canule pour gavage, ce geste est réalisé en moins d’une minute. Afin de traiter le lymphome les animaux vigiles recevront une injection en intrapéritonéale d’un anticorps anti-mCD20, ce geste sera réalisé en moins d’une minute.

Impact sur les animaux

Le développement tumoral ainsi que l’infection abdominale peuvent engendrer un affaiblissement de l'animal, c'est pourquoi les souris expérimentées seront observées très régulièrement pour détecter l'apparition de signes de lymphome (perte de poids, léthargie, dos courbé...).

Devenir

Le développement d'un lymphome suivi d'une infection intra-abdominale ne permet pas la réutilisation, le replacement ou l'adoption des animaux. De plus la nécessité d'accéder aux organes d'intérêts (rate, foie, reins, poumons, ganglions lymphatiques et moelle osseuse) ne nous permet pas de garder les animaux en vie, ils seront donc euthanasiés à l'issue de chaque procédure.

Remplacement

L'évaluation de l'impact du sepsis sur la croissance tumorale du lymphome nécessite l’accès aux organes d’intérêt pour évaluer les conséquences de cette infection sur l’organisme dans sa globalité. Ceci n’est absolument pas reproductible in vitro car le développement d’un lymphome et/ou l’induction d’un sepsis engendre des modifications cellulaires dans différents organes tels que le foie, la rate, les poumons, mais également le sang périphérique. C’est pourquoi le recours à des animaux est indispensable pour le développement de ce type de modèle.

Réduction

Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n'utiliser que le nombre d'animaux strictement nécessaire afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus, le laboratoire possède déjà une expertise à la fois sur le développement d'infections abdominales et sur le développement de modèle murin de lymphome, ce qui nous permettra d'utiliser moins d'animaux pour la mise en place de cette étude.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions adaptées : locaux confinés, portoirs ventilés, eau et nourriture ad libitum, maximum 5 animaux/cage et aucun animal ne sera maintenu seul dans sa cage. L'utilisation d’analgésiques permettra d’éviter toute souffrance aux animaux. De plus, l’évaluation régulière du score de grimace des animaux et le suivi de leur poids et de leur comportement permettra d’avoir un contrôle continu sur leur état de santé. Enfin, la technique de suivi non-invasif par imagerie bioluminescente nous permettra de réaliser une caractérisation en cinétique de notre modèle de façon non douloureuse tout en réduisant le nombre d'animaux nécessaire à cette caractérisation.

Choix des espèces

Ce modèle murin permettra de développer un lymphome suivi d'une dysfonction immunitaire induite par un sepsis. Ce modèle nous permettra ainsi de caractériser et de traiter cette dysfonction immunitaire. Le développement d'un lymphome suivi d’une immunodépression post-infectieuse n'est pas reproductible in vitro car il touche le système immunitaire dans son ensemble. L’étude de mesures thérapeutiques afin de diminuer cette immunodépression et ses conséquences infectieuses explique pourquoi le recours à des animaux est indispensable pour le développement de ce type de projet de recherche. De plus, le modèle murin de lymphome par injection de cellules tumorales murines A20 est un modèle animal connu et bien caractérisé et le développement d'infections abdominales est actuellement en cours de caractérisation au sein de notre laboratoire. La très grande majorité des travaux scientifiques réalisés utilise des souris de 7-9 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
Souris : 308
Souffrances
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▲ 308
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Devenir
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 308

308 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont exposées à un manque d'oxygène huit heures par jour pendant deux à seize semaines pour reproduire l'apnée du sommeil, 84 d'entre elles subissant en plus une chirurgie d'ablation du tissu graisseux, et l'ensemble un test de tolérance à l'insuline avec jeûne et prélèvements sanguins répétés. Le porteur indique que l'hypoxie provoque une accélération de la respiration, une perte de poids et un stress, et que la chirurgie entraîne une douleur au réveil traitée par analgésique. Il affirme que la culture cellulaire ne peut remplacer un "organe entier" ni permettre l'analyse des facteurs circulants entre tissu graisseux et cœur, et prévoit la mise à mort de toutes les souris pour prélever leurs organes.

Objectifs

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une des pathologies chroniques les plus répandues touchant près d'un milliard de personnes dans le monde, et ayant des conséquences cardiovasculaires et métaboliques très délétères. Le SAOS correspond à des épisodes répétitifs d’apnées pendant le sommeil, résultant en une diminution cyclique du niveau d’oxygène dans le sang, appelée hypoxie. Cette hypoxie est responsable de lésions multi-organes, contribuant aux complications cardiaques et métaboliques. Afin de proposer une meilleure prise en charge des patients atteint de SAOS et de limiter ses complications, nos travaux de recherche visent à mieux comprendre les mécanismes mis en jeu lors de l’hypoxie. Les objectifs de ce projet sont de comprendre précisément le lien entre les atteintes du tissu graisseux induites par l’hypoxie et la dysfonction cardiaque associée. Nous faisons l’hypothèse que l’hypoxie pourrait affecter de façon précoce le tissu graisseux, qui libérerait alors des facteurs néfastes dans la circulation sanguine et participerait ainsi aux altérations cardiaques. Afin de répondre à nos hypothèses, nous envisageons d’utiliser différents modèles de rongeurs (souris génétiquement modifiées) exposés à l’hypoxie, chez lesquels nous réaliserons des chirurgies visant à retirer le tissu graisseux, ou des traitements médicamenteux visant spécifiquement le tissu graisseux. Ce projet nécessitera l’utilisation de 308 souris.

Bénéfices attendus

Le syndrome d’apnée obstructives du sommeil est un problème de santé publique en raison des complications cardiovasculaires associées, principalement dues au manque d’oxygène transitoire sur le long terme (nommé hypoxie). Il existe de nombreuses interconnections entre le tissu graisseux et le coeur. En particulier, le vieillissement du tissu graisseux, via la libération dans le sang de différents médiateurs, contribue au développement de la fibrose cardiaque, mécanisme qui contribue à diminuer la fonction normale du coeur. L’hypoxie induit de profondes altérations du tissu graisseux, ainsi que du coeur, mais l’interaction entre ces deux organes dans ce contexte est méconnue. Ainsi, nous proposons de démontrer que l’hypoxie induit un vieillissement plus rapide du tissu graisseux, responsable des complications cardiaques. Le but ultime de ce projet est de démontrer que cibler de façon spécifique le vieillissement du tissu graisseux est bénéfique pour limiter les atteintes cardiaques induites par l’hypoxie et d’identifier des marqueurs biologiques circulants spécifiques.

Procédures

Une partie des animaux sera soumis à une chirurgie unique visant à supprimer une grande partie du tissu graisseux. Cette procédure dure environ 15 minutes et sera réalisée sous anesthésie et les animaux seront traités contre la douleur avant la chirurgie et à leur réveil. Cette procédure concerne 84 souris. Tous les animaux (308 souris) sont soumis à un manque d’oxygène (hypoxie) ou non à l’air ambiant, pendant 2 ou 16 semaines. Cette exposition dure chaque jour et 8h/j. Des prélèvements sanguins seront réalisés afin d'évaluer le taux de sucre dans le sang des animaux dans les différents groupes, ainsi que leur sensibilité à l'insuline. Pour ce faire, ce test de tolérance à l’insuline consiste à injecter de l’insuline chez l’animal éveillé et à suivre l’évolution du taux de sucre dans le sang pendant 90 minutes. Les animaux sont mis à jeun 6 heures avant le test, et une 1 goutte de sang est prélevée à la queue à 0, 15, 30, 45, 60, 75 et 90 minutes après l’injection. Cette procédure concerne tous les animaux du projet. La procédure d’imagerie échographique est réalisée sous anesthésie et sur tapis chauffant, avant le début de l’exposition à l’hypoxie et 3 jours avant la fin du protocole. Chaque échographie dure environ 15 minutes par souris et concerne le groupe 2a, soit 84 souris. Le traitement médicamenteux est réalisé uniquement sur le groupe 2c (56 souris). Il consiste à administrer le traitement par gavage, 3 jours consécutifs toutes les 2 semaines pendant 2 à 16 semaines d’exposition.

Impact sur les animaux

L’hébergement des souris dans l’animalerie entraine une exposition à une nuisance sonore dû au fonctionnement de la machine permettant la mise en place de l’hypoxie. De plus l’animalerie est susceptible d’accueillir des rats et des souris simultanément. Cette présence peut induire un stress chez les souris. L’exposition à l’hypoxie induit une accélération de la respiration, une légère perte de poids, un stress et une diminution de l’activité lors des premiers jours, puis la souris s’adapte rapidement et ces signes disparaissent. La chirurgie de suppression du tissu adipeux peut induire au réveil une douleur, qui est traitée par administration d’analgésique et qui nécessite un suivi particulier des animaux dans les jours qui suivent. Le test de tolérance à l’insuline chez l’animal éveillé nécessite une injection d’insuline, suivie de plusieurs prélèvements sanguins à la queue (1 goutte de sang répété 6 fois) ce qui peut induire un stress à l’animal. Le traitement est administré 1 fois/j, sur 3 jours consécutifs toutes les 2 semaines, par gavage, tout au long de l’exposition à l’hypoxie. Pour limiter le stress des animaux, les gavages sont réalisés par une personne maitrisant cette technique. Un transport d’animaux est nécessaire pour réaliser les échographies, ce qui peut stresser les animaux. Pour limiter le stress, les animaux sont amenés en amont dans la pièce d’échographie pour qu’ils s’habituent à l’environnement et sont anesthésiés pour l’échographie.

Devenir

A l'issue de toutes les procédures, tous les animaux seront mis à mort et les différents organes d’intérêt seront prélevés pour analyses ultérieures.

Remplacement

Le présent projet est basé sur l’hypothèse d’une communication inter-organes (tissu adipeux-cœur), à la fois en réponse à l’hypoxie, mais également lors du processus de vieillissement. Le remplacement partiel des animaux peut être atteint en utilisant des approches de cultures cellulaires, mais cette alternative ne permet pas de répondre aux objectifs spécifiques du projet. 1) Un dispositif de manque d’oxygène appliqué aux cellules permet d’étudier les réponses spécifiques de différents types cellulaires (adipocytes, fibroblastes cardiaques, cardiomyocytes). Ce dispositif permet d’isoler un type cellulaire précis et de déterminer les réponses spécifiques à l’hypoxie. Des co-cultures sont également envisageables, mais ne peuvent en aucun cas remplacer la complexité d’un organe « entier » dans lequel coexiste une grande variété de cellules. Enfin, un des objectifs majeurs de notre projet est d’identifier des facteurs circulants, qui seraient sécrétés par le tissu adipeux, relargués dans la circulation sanguine, et impacteraient ensuite le cœur. L’utilisation de modèle animal est donc la seule alternative permettant une analyse systémique, multi-organes, ainsi que le recueil de plasma et l’analyse de facteurs circulants. 2) Il est également très difficile d’étudier les effets du vieillissement sur des modèles in vitro. Dans ce projet, nous utiliserons des souris jeunes ainsi que des souris adultes, et déterminerons si la cinétique des effets de l’hypoxie (durée de 2 à 16 semaines) est différente selon l’âge (hypothèse d’effets synergiques du vieillissement et de l’hypoxie), à la fois sur le remodelage et le vieillissement du tissu adipeux, mais également sur le remodelage cardiaque. De plus, nous utiliserons une approche chirurgicale de suppression du tissu adipeux, qui nous permettra d’établir la preuve de concept d’une communication inter-organe en réponse à l’hypoxie, dans un organisme entier.

Réduction

Le calcul de nos effectifs est réalisé de manière à utiliser le moins d'animaux possible sans altérer la puissance et la fiabilité de nos tests statistiques. Nous utiliserons un logiciel statistique (GraphPad Prism) pour réaliser des tests adaptés aux paramètres à évaluer. Les tests statistiques utilisés seront des t-test ou des ANOVA à deux voies suivis de tests post-hoc. Une valeur P

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes, dans un environnement enrichi (sauf pendant l’exposition à l’hypoxie ou à la normoxie) et leur bien-être sera vérifié quotidiennement. Les animaux s'adaptent rapidement à l'exposition à l'hypoxie intermittente. Les mesures d'échographies cardiaques et la lipectomie (suppression du tissus graisseux) seront réalisées sur animaux anesthésiés. Pour la lipectomie, les animaux recevront un traitement analgésique avant et après la chirurgie. Globalement et tout au long des différentes procédures du présent projet, les animaux seront surveillés quotidiennement, pesés au moins une fois par semaine, pour veiller à leur bien-être, à leur état de santé et à l’atteinte des points limites ; les critères d’arrêt et la décision d’exclure un animal d’une procédure sera prise par le responsable du projet.

Choix des espèces

La souris est un mammifère dont certaines caractéristiques biologiques peuvent être appliquées à l’homme, notamment dans le cadre d’études sur l’organisme entier. Ceci permet ainsi de comprendre les mécanismes qui se produisent dans l’organisme des souris avant d’entreprendre des études chez l’humain. Les souris font également naître un nombre important de souriceaux par portée ce qui n’est pas le cas de tous les mammifères. Cela nous permet donc d’avoir un grand nombre d’animaux du même lot. Enfin, la pertinence du choix de cette espèce animale repose sur le fait de la comparabilité des études scientifiques. En effet, c’est le modèle de référence dans les publications. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (3 à 12 mois) afin de ne pas utiliser des souris trop jeunes, encore en pleine croissance, et qui pourrait être résistantes aux phénomènes de vieillissement. Les souris à phénotype dommageable développent spontanément des cellules tumorales (lymphomes et sarcomes) à partir de l'âge de 4 à 6 mois mais ces souris seront utilisées et mises à mort avant le développement spontané de ces tumeurs.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 310
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ -
▲ 70
Devenir
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 -
 -
 310

310 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont une partie atteint un niveau de souffrance sévère. Ce modèle transgénique de myopathie congénitale développe dès quatorze jours, selon le porteur, une perte de poids, une scoliose, une cyphose et une atrophie musculaire, la plupart des animaux mourant avant sept semaines. Les souris subissent des tests moteurs répétés et des mesures de force sous anesthésie pour évaluer le tamoxifène comme traitement, le porteur affirmant qu'aucune douleur n'a été rapportée malgré ces atteintes. Il conclut qu'aucune méthode ne permet d'évaluer une molécule sur un "organisme entier" et euthanasie les souris pour prélever leurs organes.

Objectifs

Les myopathies congénitales sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques. A ce jour aucun traitement n’est disponible pour les patients atteints de ces maladies qui impactent grandement leur survie ou qui sont handicapantes au quotidien. Le but de ce projet est d’évaluer le potentiel thérapeutique d’un agent pharmacologique déjà utilisé en clinique dans d’autres maladies pour le traitement de myopathies congénitales.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but de fournir des informations relatives aux effets d’une molécule pharmacologique déjà approuvée et utilisée en clinique dans d’autres pathologies pour le traitement de myopathies congénitales. Ce projet permettra de proposer un traitement pouvant avoir une application en clinique rapide.

Procédures

Des tests de comportement peu invasifs, qui permettront d’évaluer les performances et capacités motrices de l’animal, seront réalisés une fois par semaine chez l’animal vivant à partir de 3 semaines pendant 5 semaines (i.e. jusqu’à l’âge de 8 semaines). Chaque test sera réalisé 3 fois par jour avec un temps de repos minimal de 10 minutes entre chaque essai. Chaque essai durera entre 10 secondes et 5 minutes selon le test comportemental. L’activité locomotrice spontanée et la posture debout de l’animal seront acquises pendant 24h, période au cours de laquelle les animaux seront hébergés individuellement. La production de force sera mesurée sur une durée maximale de 30 minutes chez l’animal anesthésié par inhalation d’un mélange gazeux ou par injection intrapéritonéale d’un anesthésique et d’un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Les animaux présentent une perte de poids à partir de 14 jours après la naissance, une scoliose et une cyphose, une atrophie musculaire, une faiblesse musculaire et une durée de vie réduite par rapport à des animaux contrôles (les animaux ne survivent pas plus de 57 jours). Les mâles et les femelles sont affectés. Aucune douleur n'a été rapportée chez ces animaux. Les animaux seront identifiés et génotypés à partir d’une biopsie prélevée à partir de 14 jours suivant la naissance. Les animaux seront isolés. Les animaux seront mis sous anesthésie générale.

Devenir

Les animaux utilisés pour les tests seront euthanasiés après prélèvement des organes nécessaires pour les analyses au niveau cellulaire et moléculaire.

Remplacement

Dans ce projet qui consiste à évaluer les effets d’un agent pharmacologique sur le muscle, le modèle murin est privilégié car l’utilisation d’un modèle cellulaire ne permet pas d’évaluer la contractilité du muscle. D’autre part, il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo les effets d’une molécule. L’évaluation des effets d’un agent pharmacologique in vivo est un prérequis indispensable avant toute application clinique.

Réduction

Pour la partie accouplement, le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle et en faisant plusieurs portées par femelle. Pour la partie expérimentale, les tests comportementaux peu invasifs offrent la possibilité de réaliser un suivi longitudinal en répétant les expérimentations sur les mêmes animaux au cours du temps. Ce point est essentiel car il permet de réduire de manière drastique le nombre d’animaux. D’autre part, les analyses moléculaires et histologiques seront réalisées uniquement en fin de traitement, ce qui permet non seulement de collecter les différents tissus sur ces mêmes animaux mais également de s’affranchir de générer une cohorte pour chaque point du suivi longitudinal. Ce point est important car il est à l’origine de la réduction du nombre d’animaux.

Raffinement

Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu’au sevrage. L’analyse de la capacité à se retourner et à se mouvoir, la couleur de la peau, la présence d'une poche de lait seront évalués chez le nouveau-né tous les 2 à 3 jours. A partir du sevrage, les animaux seront hébergés en groupe. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés 2 à 3 fois par semaine. Dès lors qu’une perte de poids sera notée, les animaux seront pesés quotidiennement. Si des difficultés de locomotion apparaissent, la nourriture sera placée dans la cage. Les tests comportementaux seront peu invasifs et permettront un suivi longitudinal. Afin de diminuer le stress lié à ces tests, une session de familiarisation sera effectuée. Pour les tests nécessitant une anesthésie générale de l’animal, la respiration sera contrôlée visuellement, la température de l’animal sera régulée et maintenue à sa valeur basale à l’aide d’une lampe chauffante et un gel ophtalmique sera appliquée sur les yeux de l’animal afin de limiter l´assèchement des cornées. La phase de réveil s’effectuera sous une lampe chauffante dans une cage où l’animal sera seul, puis l’animal sera replacé dans sa cage avec ses congénères.

Choix des espèces

Le modèle murin utilisé est modèle transgénique non disponible sur le marché qui reproduit les caractéristiques principales de la maladie étudiée. Le modèle développe des symptômes de myopathie dès 14 jours après la naissance. La durée de vie maximale est de 57 jours et la majorité des animaux meurt avant l’âge de 7 semaines, nécessitant la mise à mort entre 5 et 8 semaines du fait de la perte de poids et de la faiblesse musculaire sévère. Les tests comportementaux seront réalisés une fois par semaine sur des animaux âgés de 3 semaines sur une période de 5 semaines (donc jusqu’à l’âge de 8 semaines). Les animaux utilisés pour l’évaluation de l’espérance de vie seront maintenus en vie jusqu’à l’âge de 7 mois.