Système nerveux

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Souris : 580
Souffrances
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Devenir
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 580

580 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Un état de type dépressif leur est imposé par deux modèles de désespoir, dont une induction de "désespoir acquis" par une méthode non précisée, suivie du test d'évitement, de la nage forcée cinq jours de suite, de la suspension par la queue et de la préférence au saccharose. Le porteur décrit ces atteintes de façon succincte et encadre les procédures par des points limites. Il affirme qu'il lui est "impossible" de recourir à des méthodes alternatives, seul l'animal vigile permettant selon lui d'évaluer les conséquences émotionnelles.

Objectifs

Le but de ce projet est de comprendre le rôle de MKP1 dans le développement de troubles dépressifs dans le but d'établir des traitements plus adaptés contre la dépression. Nous utiliserons un modèle de dépression induite par de stress aigu (modèle de désespoir acquis) afin d'étudier l'expression de MKP1 par qPCR chez des souris susceptibles et résistantes à ce modèle de dépression en les comparant aux souris contrôles. Dans ce même modèle, nous allons utiliser des souris qui n'expériment pas le gène codant pour la protéine MKP1 ainsi que leurs congénères WT afin de déterminer si la seule absence de MKP1 suffit à empêcher le développement d'un comportement de type dépressif suite à l'induction du désespoir acquis. Avenant: Suite aux résultats obtenus, notre hypothèse principale est que MKP1 semble être nécessaire au développement de troubles de type dépressifs sur le long mais pas sur le court terme. Afin de confirmer ou infirmer notre hypothèse, nous souhaitons étudier le rôle de MKP1 dans un autre modèle de désespoir (MDC), qui est chronique, contrairement au modèle de désespoir acquis qui se base du du stress aigu. Cet avenant servira d'expérience pilote à l'établissement d'une nouvelle saisine utilisant ce modèle, si les résultats sont concluants.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre le rôle de MKP1 dans le développement de troubles de type dépressifs. Avenant: Utiliser un modèle de désespoir chronique nous permettra de savoir si MKP1 est nécessaire au développement de troubles dépressifs sur le long terme, alors que cela ne semble pas être le cas sur le court terme.

Procédures

Les animaux du modèle du learned helplessness subiront (objectif 1 et 2 qui correspondent aux procédures 1, 2 et 3): pour les animaux contrôles: environ 10 min de test d'évitement actif ; pour les animaux LH: 2 séances de 50 min d'induction du modèle + environ 10 min de test d'évitement actif. Avenant: Les animaux de l'avenant seront soumis au test de préférence au saccharose en continu, au modèle de nage forcée 10 min/ jour pendant 5 jours consécutifs + 10 min de nage le 32ème jour, une fois à la pulvérisation d'eau sucrée et une fois au test de suspension par la queue.

Impact sur les animaux

Nous nous attendons à un développement de troubles de type dépressifs pour les souris WT et à une absence de ces troubles pour les souris KO. Avenant: Nous nous attendons à un développement de troubles de type dépressifs pour les souris WT et à une absence de ces troubles pour les souris KO.

Devenir

Procédure 1: n=300 animaux max qui sont maintenus en vie et passent en procédure 2 (n=240 max) ou en procédure 3 (n=60 max). Procédure 2: n=240 animaux max qui sont maintenus en vie passent en procédure 3. Procédure 3: n=300 animaux max mis à mort. Procédure 4: n=40 animaux max mis à mort.

Remplacement

Nous ne pouvons pas avoir recours à des méthodes alternatives pour réaliser un tel projet. Il est nécessaire d’évaluer les effets conséquences émotionnelles sur l’animal vigile. Il nous est donc impossible pour cette étape de travailler sur un modèle autre que l’animal.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous génotypons les animaux avant les expériences afin de n'utiliser uniquement ceux dont nous avons besoin (WT et KO). Nous effectuons également les manipulations par petits lots d'animaux afin d'arrêter les expériences lorsque le nombre d'échantillons de bonne qualité est atteint, ce qui permet de réduire le nombre d'animaux utilisés à long terme.

Raffinement

Les expériences menées sont encadrées par des points limites adaptés, et construites de manière à ce que les souris subissent le moins de stress/angoisses/souffrances possible (transport via un tunnel, enrichissement dans la cage...).

Choix des espèces

Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, font de la souris un modèle pertinent. De plus, le modèle de la souris nous permettra de pouvoir utiliser une lignée de souris dont le gène codant pour MKP1 a été inactivé (knock-down) afin d'approfondire notre étude. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés (critères: début des procédures à 8 semaines, poids supérieur à 20g).

Le test d’observation d’Irwin

(NTS-FR-962207v1 – 19/09/2023)
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    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
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Souris : 3600
Rats : 3600
Souffrances
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Devenir
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 7200

7 200 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des candidats-médicaments puis passent le test d'observation d'Irwin, une batterie d'évaluations comportementales et neurologiques destinée à repérer la toxicité avant tout essai chez l'humain. Le porteur indique qu'un animal atteignant un point limite est "immédiatement mis à mort", et qu'un prélèvement de sang intracardiaque sous anesthésie précède le prélèvement du cerveau. Il affirme qu'il "n'existe pas" de modèle sans animaux ni de méthode moins sévère fournissant des informations équivalentes.

Objectifs

Les directives réglementaires recommandent des évaluations pharmacologiques de sécurité spécialisées pour caractériser les effets induits par les médicaments sur le système nerveux central (SNC) avant leur administration chez l’humain et tout au long du développement clinique. Le test d’observation d’Irwin, couramment utilisé par l'industrie pharmaceutique, est une batterie d'observations contenant plusieurs paramètres pour évaluer l'état global comportemental, neurologique et autonome d'un animal (rat ou souris). Cela implique l'évaluation systématique de plusieurs paramètres à l'aide d'une échelle de notation détaillée. Le but de ce projet est d’évaluer les effets induits par les médicaments sur le SNC avant leur administration chez l’homme.

Bénéfices attendus

Les résultats du test d'Irwin sont utilisés pour déterminer la toxicité potentielle d’une nouvelle substance (aigüe et chronique) et peuvent aider à déterminer la gamme de doses à tester dans d'autres tests. Par ailleurs, ce test d’observation peut également fournir une première orientation, qui peut être pertinente, vers une indication thérapeutique spécifique, un mécanisme d'action spécifique ou une fonction physiologique spécifique. Il permet également d'éviter toute expérimentation inappropriée, en orientant les études d'efficacité postérieures, voire même d'interrompre celles-ci en cas d'effets secondaires.

Procédures

La collecte de sang et le prélèvement de cerveau sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements (sang + cerveau) sont effectués à la fin du test comportemental ; juste avant la mise à mort de l’animal. Selon les directives du donneur d’ordre le prélèvement de sang est réalisé en intracardiaque sous isoflurane pour un prélèvement sanguin compris pour les rats entre 1 ml à 4 ml maximum et pour les souris entre 0.5 ml à 1ml. A la suite, du prélèvement sanguin, le cerveau de l’animal est prélevé.

Impact sur les animaux

Lors de l'administration d'un nouvel agent thérapeutique, certains effets indésirables peuvent apparaître. Ainsi pour vérifier une éventuelle toxicité et en limiter les risques, l'état général des animaux est évalué selon notre grille. De ce fait, si un animal atteint, à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.

Devenir

A la suite de la procédure "d'administration des produits", tous les animaux passent en test. Puis, à la fin du test d’observation d’Irwin, les animaux seront soumis à un prélèvement de sang en intracardiaque sous anesthésie générale puis à un prélèvement de cerveau.

Remplacement

Il n'existe pas à ce jour de modèle n'utilisant pas d'animaux ou ayant un degré de sévérité inférieur permettant d'obtenir des informations équivalentes à celles obtenues par le présent modèle.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Il correspond généralement à ce qui est classiquement utilisé en expérimentation animale. Les données sont présentées en moyenne ± SEM. La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p < 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles. Ces analyses statistiques ont montré qu’un nombre de 12 animaux par groupe est nécessaire pour l’obtention de résultats fiables et reproductibles.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupe dans des locaux appropriés et dans des cages contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Leur état sanitaire sera évalué quotidiennement selon notre grille de surveillance. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l’expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Le répertoire comportemental des rongeurs correspond aux domaines de recherche abordés, contrairement à des espèces présentant un système nerveux central moins développé. De plus, les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Les lignées de rats utilisées (selon les protocoles) sont : Wistar ou Sprague Dawley Les lignées de souris utilisées (selon les protocoles) sont : C57Bl/6 J et SWISS. D'autres lignées de souris peuvent également être utilisées (C57Bl/6 N, BALB/c, DBA/2...) Stade de développement : 6-7 semaines au moment du test (âge adulte). Les produits testés sont destinés à des patients adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1056
Souffrances
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Devenir
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 1056

1 056 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Modèles transgéniques de la maladie d'Alzheimer, elles subissent une injection virale intracérébrale à la naissance, des injections d'un inhibiteur et des tests comportementaux dont la piscine de Morris où elles sont contraintes de nager. Le porteur qualifie la photobiomodulation d'"absolument indolore" et présente l'isolement en actimétrie comme sans conséquence, tout en reconnaissant que la nage est un "environnement stressant". Il affirme que ces tests de comportement ne peuvent pas être remplacés in vitro, ses analyses moléculaires étant menées en parallèle sur cellules.

Objectifs

Les patients souffrant de la maladie d’Alzheimer (MA) présentent dans leur cerveaux des plaques séniles dont le composant majeur est le peptide amyloïde (Ab). Chaque individu produit et dégrade de manière physiologique ce peptide Ab mais une accumulation anormale de ce peptide pourrait être à l'origine de la maladie. Nos résultats montrent que le fragment C99, le précurseur direct du peptide Ab, pourrait être tout aussi pathogène. Au laboratoire, nous avons mis en évidence une accumulation très précoce du C99 dans un modèle de souris triple transgéniques 3xTgAD modèle de la MA. Cette accumulation précoce du C99 induit un dysfonctionnement cellulaire au niveau de la dégradation lysosomale et autophagique et contribue au phénotype de type apathique et au deficit cognitif des souris. Plus recemment nous avons montré que le fragment C99 est aussi responsable d'un dysfonctionnement mitochondrial au niveau de la structure, de la fonction et de la dégradation des mitochondries. La photobiomodulation (PBM) qui consiste à exposer des souris à la lumière infrarouge est connue pour ses vertues protectrices en activant notamment la fonction mitochondriale. Cette approche sûre et non invasive a déjà prouvée son efficacité dans plusieurs essais cliniques dédiés au traitement de lésions cérébrales chroniques, à la réparation de la moelle épinière ou à la maladie de Parkinson. Concernant la maladie d'Alzheimer plusieurs études précliniques sont en cours et l'objectif de ce projet est d'étudier dans plusieurs modèles murins de MA, le mécanisme moléculaire par lequel la PBM peut protéger spécifiquement contre la toxicité précoce médiée par le C99.

Bénéfices attendus

Mon projet a pour but pricipal d'étudier l'effet protecteur et bénéfique de la photobiomodulation sur des modèles murins de maladie d'Alzheimer. Ce projet de recherche fondamentale devrait apporter des informations importantes concernant la toxicité mitochondriale médiée par le fragment C99 et permettre une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires impliqués dans la maladie d'Alzheimer. Il devrait également fournir des perspectives cruciales pour une future application de la photobiomodulation dans le traitement clinique de la maladie d'Alzheimer.

Procédures

Les animaux subiront au plus 5 interventions: La photobiomodulation (procédures 1 à 5) : 90s à 670 nm 2 fois par jour pendant 2 mois; L'actimetrie (procédures 1 à 5): 2 passages dans l'actimètre (avant et après la photobiomodulation) pendant 2jours et 2nuits consécutives; La piscine de Morris (procédures 2, 3 et 5): 5 jours d'apprentissage avec 4 essais par jour, 2 tests 24h et 72h après le dernier jour d'apprentissage et un test visible comportant 3 essais le même jour; L'administration du D6 (procédures 4 et 5) par injection intraperitonéale (30mg/kg/jour) d'environ 150µl par jour pendant 18 jours; L'injection virale (procédures 5) par injection intracérebroventriculaire à la naissance (4μL de particule virale à 5. 10puissance12 en 15 sec)

Impact sur les animaux

La photobiomodulation est absolument indolore et inoffensive pour les souris. Au cours du test de la piscine de Morris, les souris sont contraintes à nager dans l’eau, un environnement stressant. Le test d'actimétrie consiste à isoler les souris dans des cages individuelles 2 jours et 2 nuits consécutives pour comptabiliser les mouvements de chaque souris. Ce test peut éventuellement générer un léger état d’anxiété lié à l’isolement social mais nous estimons que la durée n'est pas suffisament longue pour avoir une quelconque conséquence pour le bien être des animaux. L'injection de virus se fait avec une aiguille qui pénètre dans la peau et le crâne du souriceau sans aucune douleur apparente et sans réaction inflammatoire. L'injection intrapéritonéale de l'inhibiteur D6 sera surveillée de près pour prévenir toute eventuelle inflammation du péritoine.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront sacrifiés afin de récupérer leur cerveau et effectuer les analyses biochimiques et histologiques nécéssaire au projet scientifique.

Remplacement

Les expériences de comportement de souris telles que la piscine de Morris ou l'actimétrie ne peuvent malheureusement pas être remplacées par des expériences in vitro. Cependant toutes nos expériences biochimiques, immunohistologiques et nos analyses des mécanismes moléculaires sont au préalable étudiées sur des modèles cellulaires exprimant les mêmes mutations (cellules SH-SY5Y-APPswe) ou les mêmes fragments (C99) que nos modèles murins. De plus, actuellement dans notre laboratoire, nous mettons en place l'utilisation de fibroblastes ou d'iPSC de patients Alzheimer atteints de formes sporadiques ou familiales. Ceci constituera aussi un bon modèle in vitro de la maladie d'Alzheimer qui viendra compléter nos modèle murins.

Réduction

Nous utiliserons des tailles d’échantillons garantissant une puissance statistique suffisante tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés dans le respect éthique de la règle des 3R (remplacement, réduction et raffinement). Le nombre de souris pour chaque procédure est ainsi déterminé avec le logiciel G*power. Les tests de comportement que nous utilisons ont déjà été testés sur nos modèles de souris et nous avons déjà établi un protocole bien déterminé ce qui évitera de réaliser des expériences préliminaires de mise au point. Notre étude comportementale requière des groupes de 30 à 45 animaux minimum. Cependant, pour réduire le nombre d’animaux, les mêmes groupes de souris seront utilisés pour plusieurs test comportementaux et pour les analyses biochimiques et immunohistochimiques.

Raffinement

Nos modèles de souris sont utilisés en routine dans notre laboratoire et sont désormais très bien caractérisés. Ainsi pour chaque modèle, nous connaissons très bien la cinétique d'apparition et d'évolution de la pathologie pour déterminer les âges adéquats et pouvoir traiter nos souris en préventif (4 mois) ou en curatif (12mois). Pour atténuer au maximum le stress causé par le test de la piscine de Morris pour lequel les souris sont contraintes de nager dans l'eau, une phase d’habituation sera réalisée avant le début du test. La température de l'eau est fixée à 22°C et permet un bon équilibre entre motivation et bien-être de l'animal et dès la sortie de l'eau, les souris seront séchées sur un papier absorbant. Après l'injection de virus, les souriceaux sont replacés avec leur mère le plus rapidement possible pour éviter tout rejet de la mère. Pour limiter le stress, les souris sont hébergées dans des cages comportant une maisonnette ainsi que de la ouate favorisant la nidification. L'injection intrapéritonéale de l'inhibiteur D6 sera surveillée de près pour prévenir toute eventuelle inflammation du péritoine. Pour définir le plus objectivement possible le bien être des souris et assurer au mieux leur survaillance tout au long de chaque procédure, nous utiliserons une grille de scores (voir annexe) et nous nous référons aux points limites.

Choix des espèces

Pour déterminer in vivo si la PBM est bénéfique dans le traitement contre la maladie d'Alzheimer au niveau de la cognition, nous sommes contraints d'utiliser des modèles de souris mimant la maladie et présentant des déficits cognitifs comme les souris 3xTgAD. Les souris 2xTgAD et les souris AAV-C99 seront ensuite utilisées pour étudier in vivo les mécanismes moléculaires impliqués dans l'effet neuroprotecteur de la PBM et pour vérifier que la PBM agit bien sur la toxicité liée au fragment C99 et non pas sur le peptide Ab. Cette information est importante pour déterminer la meilleure cinétique de traitement étant donné que le C99 intervient de manière beaucoup plus précoce que l'Ab. En tenant compte de nos résulats antérieurs, nous avons choisi de tester l'effet neuroprotecteur de la PBM chez les souris 3xTgAD à 2 âges : un âge précoce (4mois) où seule l'accumulation du fragment C99 est présente pour voir si la PBM est capable d'améliorer le comportement de type apathique déjà visible (actimétrie); et un âge plus tardif (12mois) où la pathologie associée au peptide Ab s'ajoute à l'accumulation du C99 pour voir si la PBM est capable de restaurer les déficits cognitifs et le retard d'apprentissage spatial présent à cet âge (Piscine de Morris). Concernant les souris AAV-C99 nous avons choisi de tester l'effet neuroprotecteur de la PBM à 6 mois puisqu'un déficit d'apprentissage spatial a déjà été observé à cet âge.

Etude de pharmacocinétique chez le rongeur

(NTS-FR-943853v1 – 19/09/2023)
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5000
Rats : 5000
Souffrances
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Devenir
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10 000 rongeurs, 5 000 souris et 5 000 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent un candidat médicament par gavage ou injection puis subissent des prélèvements de sang et de tissus, parfois multiples, aux veines rétro-orbitaire, mandibulaire, saphène ou caudale, pour analyser la pharmacocinétique de molécules. Le porteur indique que l'effectif et le stade des animaux sont fixés par le "donneur d'ordre". Il conclut qu'aucune méthode alternative ne permet ces analyses et juge le recours à l'animal "nécessaire".

Objectifs

La collecte de sang et de tissu sur rongeur est une étape nécessaire lors de recherches concernant un nouveau candidat médicament. En effet, elle permet l’analyse de la pharmacocinétique d’un composé concernant son absorption / résorption, sa distribution, son métabolisme et son élimination. L’objectif de la présente étude est de déterminer les méthodes de prélèvements sanguins et / ou tissulaires qui vont être nécessaires pour ces analyses.

Bénéfices attendus

Lors du développement d’un candidat médicament il est essentiel, au-delà de la recherche d’efficacité dans l’aire thérapeutique ciblée, de connaitre ses propriétés concernant sa pharmacocinétique. Cela permet d’obtenir des informations sur différentes caractéristiques comme son absorption / résorption, sa distribution, son métabolisme et son élimination. Afin d’obtenir ces informations, il est nécessaire de réaliser des dosages à partir d’échantillons sanguins et / ou tissulaires.

Procédures

La collecte de sang et de tissu sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements sont réalisés soit à la suite d’un test comportemental soit sur des animaux ayant seulement reçus le traitement du candidat médicament (prélèvement unique ou multiple); ils sont réalisés sur tout l’effectif de tous les groupes expérimentaux.

Impact sur les animaux

1- Les administrations - Elles sont réalisées une seule fois avant le prélèvement. Lors de l’administration d’un nouvel agent thérapeutique, différents effets indésirables peuvent être observés : inconfort dû à l’injection, des effets secondaires dus aux produits (comme la sédation par exemple) 2- Les prélèvements - Ils sont réalisés après l'administartion des produits. Les prélèvements de fèces sont réalisés sur des animaux vigiles, les autres prélèvements sont réalisés exclusivement sous anesthésie générale (à l’isoflurane).

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour des analyses post mortem.

Remplacement

A ce jour, il n’existe pas de méthode alternative pour permettre l’analyse de la pharmacocinétique d’un candidat médicament à la suite d’un traitement, le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc nécessaire pour étudier l’efficacité de nouvelles molécules.

Réduction

Le nombre total d'animaux utilisés pour une étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d'animaux par groupe nécessaire pour l'obtention de résultats statistiquement interprétables lors des bioanalyses. Compte tenu de la variabilité interindividuelle des variables mesurées, ce nombre a été fixé à 10 animaux par groupe. L'utilisation d'un nombre inférieur d'animaux a une probabilité importante d'entraîner la non-validité des analyses, conduisant à les refaire, et par conséquent à utiliser un nombre d'animaux plus élevé. Les données sont exprimées sous forme de moyenne et d'erreur standard de la moyenne (SEM). La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA) suivi du test de Tukey. Une valeur de p ≤ 0,05 est considérée comme statistiquement significative.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des locaux appropriés et dans des cages contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Dans le cas de prélèvements multiples (sang par sinus rétro-orbitaire, mandibulaire, saphène ou caudale), un suivi approfondi est effectué après chaque ponction pour vérifier : 1) que l’animal se réveille correctement; 2) qu’il y a bien un arrêt du saignement et 3) qu’il n’y a pas d’effets secondaires suite au prélèvement. Leur état sanitaire sera évalué quotidiennement selon notre grille de surveillance. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l’expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. De plus, la proximité clinique entre les modèles rongeurs et les maladies humaines rendent ces analyses de pharmacocinétiques fiables pour l’étude des caractéristiques de candidats médicaments. Les lignées de souris utilisées (selon les protocoles) sont : C57Bl/6 J ou SWISS. D'autres lignées de souris peuvent également être utilisées : C57Bl/6 N, BALB/c, DBA/2, BTBR... Les lignées de rats utilisées (selon les protocoles) sont : Wistar et Sprague-Dawley. D'autres lignées de rats peuvent également être utilisées : SHR... Le stade de développement est déterminé par le donneur d’ordre en fonction de l’âge auquel est destiné le candidat médicament chez l’homme. Selon les études : 3 à 52 semaines au moment du prélèvement.

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 30240
Souffrances
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▲ 30240
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Devenir
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 30240

30 240 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des psychostimulants ou des opiacés par gavage ou injection pour induire une sensibilisation comportementale, puis subissent un test comportemental avant un prélèvement de sang et de cerveau, afin d'évaluer des candidats médicaments contre l'addiction. Le porteur signale des effets indésirables possibles comme des crampes abdominales ou une sédation. Il affirme qu'aucun test in vitro ni modèle informatique ne peut rendre compte du comportement et conclut à l'absence d'alternative.

Objectifs

Les psychostimulants, tels que la D- amphétamine et la cocaïne, et les opiacés, tels que la morphine et l'héroïne, ont en commun la capacité de provoquer une dépendance chez l'homme et d'augmenter la libération de dopamine (DA) dans le noyau accumbens. Les mêmes médicaments induisent également une hyperactivité locomotrice chez les rongeurs et déclenchent une sensibilisation comportementale après des injections répétées. L'objectif de cette étude sera : 1) de mettre en place, chez la souris, un modèle de sensibilisation comportementale induite par une drogue et 2) de tester l’efficacité de médicament candidat dans ce modèle.

Bénéfices attendus

Les études animales précliniques reposent sur des modèles de rongeurs bien validés pour faciliter la compréhension des mécanismes et ainsi améliorer sa prise en charge. Ainsi, ce modèle animal peut être utile pour tester de nouvelles molécules candidates pour améliorer la prise en charge des patients pour une addiction et leur procurer une meilleure qualité de vie.

Procédures

La collecte de sang et le prélèvement de cerveau sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements (sang + cerveau) sont effectués à la fin du test comportemental ; juste avant la mise à mort de l’animal.

Impact sur les animaux

Lors de l’administration d’un nouvel agent thérapeutique, certains effets indésirables tels que les crampes abdominales ou la sédation, peuvent apparaitre. Les administrations sont réalisées avant le test. Le mode et le nombre d’administrations des solutions sont déterminés en fonction des caractéristiques pharmacologiques des produits. La voie orale (gavage) est généralement privilégiée pour administrer le ou les produits étudiés parce que c’est celle qui sera prescrite chez l’homme. Le cas échéant, par exemple si le produit administré est destiné à être administré par d’autres voies chez l’homme, ou si sa biodisponibilité nécessite un autre mode d’administration, les voies intrapéritonéale, sous cutanée, intraveineuse ou intranasale peuvent être choisies.

Devenir

Pour des mesures de paramètres biochimiques, les animaux seront soumis à la fin de l’étude à un prélèvement sanguin et de cerveau.

Remplacement

L’étude du comportement animal est une étape essentielle dans le développement des médicaments actifs sur le système nerveux. L’effet de molécules sur le comportement est la conséquence de leur action au niveau de l’ensemble de l’organisme et en particulier sur le système nerveux. La mise en évidence de ces effets est réalisée sur un organisme vivant entier. Pour être valide, un modèle alternatif devrait prendre en compte l’ensemble des phénomènes pharmacologiques, biochimiques et physiologiques qui ont lieu chez l’animal. A ce jour, aucun test in vitro ou modèle informatique ne permet de rendre compte de l’ensemble de ces phénomènes et en particulier ceux qui conditionnent le comportement. Les tests utilisés pour les études comportementales ne peuvent pas donc être remplacés par des méthodes alternatives. Pour le présent projet : il n’existe aucun modèle de sensibilisation comportementale induit par une drogue ou un médicament induisant une dépendance alternatif à l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables. Il correspond généralement à ce qui est classiquement utilisé en expérimentation animale. Les données sont présentées en moyenne et d’erreurs standard de la moyenne (SEM). La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p ≤ 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.

Raffinement

Nous portons une attention particulière au raffinement des conditions d’hébergement (enrichissement du milieu, soin aux animaux) et d’expérimentation (méthode de manipulation, durée du test), afin d’assurer à nos animaux des conditions de vie les meilleures possibles. Les animaux seront pesés et leur état général quotidiennement évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Dans le cas de ce projet, la proximité clinique entre le modèle de souris et la maladie humaine fait de celui-ci le modèle le plus fiable pour étudier l’effet des traitements sur cette maladie dans toute sa complexité. La lignée de souris utilisée est : C57Bl/6 5-20 semaines au moment du test. Les molécules développées sont destinées à des adultes.

  • Recherche appliquée
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Souris : 215
Souffrances
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Devenir
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215 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection puis une imagerie scintigraphique du cerveau sous anesthésie, avant d'être décapitées pour prélever l'encéphale, afin d'étudier deux mutations liées à l'autisme et à la déficience intellectuelle. Le porteur met en avant que la souris "partage environ 99% de ses gènes avec l'homme" pour justifier le modèle. Il indique qu'il lui est "nécessaire" de travailler sur un animal intègre après des travaux préalables in vitro.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans le cadre de deux projets ANR obtenus en collaboration entre notre unité Inserm U1253 et l’Institut de Pharmacologie Moléculaire et Cellulaire de Nice (ANR InnoVinFXS : porteur S. Martin IPMC Nice ; ANR ASDecode : porteur F. Laumonnier Inserm U1253 Tours). L’objectif général de ce projet est de mieux comprendre le rôle de mutations génétiques retrouvées dans les gènes PTCHD1 et FMRP dans la physiopathologie de la déficience intellectuelle et des troubles du spectre de l’autisme. Plus spécifiquement, nous allons explorer par imagerie scintigraphique les conséquences fonctionnelles de ces mutations sur le métabolisme cérébral et sur l’activité glutamatergique dans des modèles animaux présentant des mutations de FMRP et PTCHD1.

Bénéfices attendus

Ce projet va appporter des informations pour mieux comprendre la physiopathologie des TSA et de la défiscience intellectuelle, permettant ainsi de donner des pistes pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Chaque animal aura : Une injection IP en vigile une anesthesie gazeuse et imagerie durant 30min

Impact sur les animaux

Toutes les stratégies d’enrichissement seront mises en œuvre pour maximiser le bien-être des animaux pendant le protocole. Les animaux auront accès ad libitum à la nourriture et à l’eau, l’enrichissement des cages sera réalisé avec un bâton à ronger, une boite en carton, un tunnel en plastique et du papier absorbant. Les animaux seront observés tous les jours (pelage, posture, yeux, démarche) et durant la procédure d’imagerie la température corporelle ainsi que les fréquences cardiaques et respiratoires seront monitorées). Pendant le protocole, les points d’injection, les expressions faciales, la posture de l’animal, la réactivité de l’animal à des stimuli externes (bruit…) et le poids seront monitorés chaque jour. La présence d’anomalies aux points d’injection, une perte de poids de plus de 20%, une réactivité anormale à des stimuli externes (bruits), une posture et des expressions associées à une souffrance de l’animal impliqueront sa mise à mort.

Devenir

A la fin de ces procédures, les animaux seront mis à mort par décapitation avec leur cerveau prélevé pour des expériences in vitro et ex vivo.

Remplacement

Les hypothèses que nous nous proposons d’explorer dans les procédures détaillées dans ce projet ont été́ bâties sur des résultats obtenus grâce à des méthodes alternatives (cultures in vitro etc...). Mais nous en sommes à un point de notre programme de recherche où il est nécessaire que nous travaillions dans un contexte moléculaire et physiologique qui ne peut être trouvé que chez l’animal intègre.

Réduction

L’utilisation de méthode d’imagerie au cours de ce protocole va permettre de réduire le nombre d’animaux utilisé qui est néanmoins dicté par les différents groupes expérimentaux requis pour l’obtention de résultats permettant de répondre à la question scientifique posée. En effet, la méthode d’imagerie permet à un même animal d’être utilisé pour l’exploration de différentes cibles cérébrales, chaque animal étant son propre témoin. Sans imagerie, chaque cible explorée nécessiterait le sacrifice des animaux, augmentant très fortement les effectifs.

Raffinement

Toutes les stratégies d’enrichissement seront mises en œuvre pour maximiser le bien-être des animaux pendant le protocole. Les animaux auront accès ad libitum à la nourriture et à l’eau, l’enrichissement des cages sera réalisé avec un bâton à ronger, une boite en carton, un tunnel en plastique et du papier absorbant. Les animaux seront observés tous les jours (pelage, posture, yeux, démarche) et durant la procédure d’imagerie la température corporelle ainsi que les fréquences cardiaques et respiratoires seront monitorées). Pendant le protocole, les points d’injection, les expressions faciales, la posture de l’animal, la réactivité de l’animal à des stimuli externes (bruit…) et le poids seront monitorés chaque jour. La présence d’anomalies aux points d’injection, une perte de poids de plus de 20%, une réactivité anormale à des stimuli externes (bruits), une posture et des expressions associées à une souffrance de l’animal impliqueront sa mise à mort.

Choix des espèces

Les modèles murins sont des modèles d'expérimentation animale de choix pour l’étude du système nerveux en conditions normale et pathologique, la souris partage environ 99% de ses gènes avec l'homme. Les deux modèles utilisés dans cette étude présentent des anomalies comportementales similaires à celles observées chez des patients atteints de TSA. Adulte afin d'avoir une taille de cerveau compatible avec la technique d'imagerie utilisée dans ce protocole.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Ouistitis et tamarins : 48
Souffrances
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▲ 48
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Devenir
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 48

48 ouistitis vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une à plusieurs craniotomies avec injection de traceurs, dont un virus rabique, lors de chirurgies de quatre à six heures, puis sont tués pour l'analyse histologique du cerveau, afin de cartographier les réseaux neuronaux du mouvement oculaire. Le porteur reconnaît que ces chirurgies "peuvent être douloureuses" et que l'isolement des animaux infectés induit du stress. Il justifie le recours au primate par sa proximité anatomique et sociale avec l'humain, pour une visée de connaissance fondamentale.

Objectifs

Nous utiliserons différentes stratégies de traçage neuroanatomique pour décrire de façon détaillée l'organisation des réseaux neuronaux qui contrôlent les mouvements oculaires de saccade et de poursuite lisse chez le marmouset. Ces stratégies viseront à identifier les afférences mono et disynaptiques du colliculus supérieur et du DLPN de marmousets avec des objectifs scientifiques multiples. Tout d'abord, une description détaillée de ces réseaux est nécessaire pour guider des études fonctionnelles ultérieures. Les aires préfrontales et pariétales qui projettent vers colliculus supérieur et/ou le DLPN sont mal connues chez le marmouset. Ensuite, notre projet vise à compléter nos connaissances de l'anatomie des réseaux oculomoteurs qui a été forgée essentiellement par des travaux chez le macaque. En effet, cette étude permettra de comparer ces réseaux chez 2 espèces de primates (le macaque, déjà connu, et le marmouset) et offrir ainsi des indices sur l'évolution du contrôle oculomoteur. Par ailleurs, nous utiliserons des outils viraux de traçage neuroanatomique qui permettront de disséquer l'organisation de réseaux, plus finement que ce qui a été fait chez le macaque, en particulier en identifiant les connexions spécifiques relatives à des sous-ensembles neuronaux distincts. En plus, nous réaliserons des traçages depuis le colliculus supérieur et le DLPN chez des mêmes animaux (ce qui à notre connaissance n'a jamais été fait) afin de mieux déterminer les degrés de ségrégation et de recouvrement des zones cérébrales qui contrôlent les saccades de celles qui contrôlent les mouvements de poursuite. Enfin, ce projet vise à compléter et étendre notre autre projet (déjà validé) de traçage des afférences aux aires corticales 25 et 32, qui ont été impliquées dans l'expression des comportements sociaux. Ici, nous proposons de tracer conjointement (chez les mêmes animaux) les réseaux des aires 25 et 32 avec ceux de contrôle des mouvements oculaires. Nous espérons ainsi pouvoir identifier des régions cérébrales pouvant participer au contrôle du regard lorsque celui-ci a une fonction sociale.

Bénéfices attendus

Ce projet nous donnera accès à des données nouvelles et permettra de mieux comprendre le fonctionnement du système oculomoteur et les interactions sociales. Les bénéfices sont liés à des apports de connaissance fondamentale.

Procédures

anesthésie lors de procédures d'Imagerie par résonance magnétique. 1/animal. 1 heure Chirurgie: craniotomie, injection de traceurs. 2 à 3 par animal. 4 à 6 heures.

Impact sur les animaux

Tous les animaux subissant les procédures 2 à 4 seront mises à mort (procédure 5). Les chirurgies d'injections (impliquant une ou des craniotomies) peuvent être douloureuse. L'isolement des animaux suite aux injections de RV (sain ou deltaG) peut induire du stress chez les animaux concernés.

Devenir

Révéler les traceurs nécessite d'effectuer l'histologie des tissus ce qui ne peut être effectué sans la mise à mort des animaux.

Remplacement

Aucune méthode non invasive ne permet une description des réseaux nerveux aussi fine que par traçage neuroanatomique. Ainsi ce projet nécessite un modèle animal. D'une manière générale, les modèles pnh sont nécessires en neurosciences intégratives pour des raisons de proximités anatomiques, physiologiques et comportementales avec l'humain.

Réduction

La réduction du nombre d'animaux utilisés dans ce projet découlera de l'injection conjointe, à l'aide de traceurs différents, d'au moins 2 aires distinctes.

Raffinement

A l'exception de animaux infectés avec le RV, les animaux resteront hébergés dans leur groupes sociaux. Pour les animaux infectés au RV, et donc nécessitant un hébergement spécifique, nous essayerons de regrouper les injections d'animaux appartenant aux mêmes groupes sociaux, pour les héberger ensemble. Lorsque l'isolement des animaux est nécessaire, nous fournirons des peluches de ouistiti (ce qui semble avoir un effet bénéfique sur le stress des animaux isolés dans les zoos).

Choix des espèces

D’une manière générale le modèle primate non humain est nécessaire en neurosciences pour des raisons de proximité anatomiques, physiologiques et éthologiques avec l’Homme. Nous avons choisi le marmouset qui présente un fort développement du cortex préfrontal présentant beaucoup de similitudes au niveau neuro-anatomique avec celui des humains. De plus, les interactions sociales des marmousets, pour lesquelles le regard joue un rôle important, sont multiples et complexes et, comme chez les humains, elles participent à la structure sociale du groupe et aux coopérations entre les individus. Ainsi, le marmouset est un modèle de choix pour ce projet. Marmousets : Ages : 18 mois-10 ans (matures) Poids : 200-450 gr.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 720
Souffrances
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▲ -
▲ 720
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Devenir
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 720

720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections virales et une fibre optique implantée dans le cerveau sous anesthésie, subissent une stimulation magnétique répétée puis une inhibition optogénétique, avant une perfusion intracardiaque, pour étudier les effets de la stimulation transcrânienne sur la dépression. Le porteur qualifie les effets indésirables de "faibles" et décrit une chirurgie à "impact léger", alors que la procédure est classée en gravité modérée. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne peut répondre à la question posée.

Objectifs

Les troubles dépressifs sont la principale cause d’invalidité dans le monde. Cependant l’efficacité des antidépresseurs est insuffisante chez un grand nombre de patients, ce qui nécessite une meilleure caractérisation des mécanismes neurobiologiques de la maladie ainsi que l’investigation de thérapies alternatives. La stimulation cérébrale magnétique transcrânienne répétée (rTMS) permet de modifier durablement l’activité cérébrale d’une région corticale ciblée via l’application d’une série d’impulsions magnétiques. Ses mécanismes d’action restent peu connus. L’objectif du projet est dans un premier temps de caractériser les effets de la rTMS par photométrie de fibre dans le cerveau de la souris (technique expliquée dans le déroulé du projet). Cette technique permet de suivre en direct l’activité d’une population neuronale à l’échelle d’une région cérébrale. La région d’intérêt à stimuler est le cortex préfrontal médian (mPFC), car il a été montré dans notre équipe que la rTMS du mPFC permet l’amélioration de certains phénotypes dépressifs dans un modèle murin de dépression. Cependant, le rayon d’action de la sonde que nous utilisons pour la rTMS n’a pas été décrit systématiquement in vivo, d’où la nécessité de caractériser la rTMS avec une technique permettant de suivre en direct les modifications de l’activité neuronale. Dans un second temps, l’objectif sera de caractériser plus en détail l’effet thérapeutique des stimulations. Une fois que nous aurons mieux caractérisé la stimulation et ciblé avec plus de précision le mPFC par rTMS, nous allons investiguer quelle projection du mPFC est impliquée dans l’amélioration des phénotypes dépressifs après rTMS. En particulier, le mPFC projette directement vers l’amygdale et le striatum ventral, et indirectement vers l’hippocampe. Ces trois régions et le mPFC étant dérégulées dans la dépression, il est important de déterminer le rôle de chacune de ces projections dans la réponse thérapeutique à la rTMS. Pour cela, nous allons d’abord caractériser la connectivité fonctionnelle au repos 3 jours après la fin d’un traitement de 5 jours consécutifs de rTMS du mPFC. En s’appuyant sur ces résultats, nous allons ensuite étudier l’impact d’une inhibition optogénétique des projections du mPFC vers l’amygdale, l’hippocampe, et le striatum ventral. L’inhibition de ces projections une à une pendant le traitement par rTMS nous permettra d’identifier quelle(s) projection(s) est impliquée dans la réponse thérapeutique.

Bénéfices attendus

Ce projet pourra permettre une meilleure utilisation de la stimulation magnétique dans les modèles précliniques de maladies neuropsychiatriques murins grâce à une caractérisation plus détaillée de la seule sonde disponible pour les rongeurs (initialement mise au point pour le modèle rat). En se basant sur ce meilleur contrôle de la stimulation, cette étude pourra permettre d’identifier la (ou les) projection du mPFC ayant un effet dans le rétablissement des phénotypes anxieux et/ou dépressifs. Cela est important pour mieux comprendre les effets de la rTMS chez l’homme et l’animal, mais aussi pour développer de potentielles approches thérapeutiques plus spécifiques dans une approche translationnelle.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à des injections virales et à l’implantation de fibre optique sous anesthésie générale (isoflurane), l’intervention durant environ 90 min. Une seconde intevention sous anesthésie générale est la rTMS, qui n’est pas invasive et consiste à placer la sonde magnétique à proximité du crâne de l’animal. 640 animaux au total suivront cette procédure, qui dure environ 10 min et est répétée sur 5 jours consécutifs. Une dernièree intervention sous anesthésie générale également est l’inhibition de l’activité neuronale par optogénétique, qui se fera pendant la rTMS (sur la même durée, 10min) via la fibre optique préalablement implantée et connetée à générateur délivrant des pulses de lumière (10Hz, 10ms) sur une durée de 500ms pendant 20s.

Impact sur les animaux

Peu d’effets indésirables sont à prévoir dans le projet. Le modèle de dépression que nous envisageons d’utiliser a un impact faible sur le bienêtre des animaux. La rTMS n’a pas d’impact sur le bien-être. La chirurgie permettant l’injection du vecteur viral puis l’implantation de la fibre optique pour la photométrie et l’optogénétique a un impact léger sur le bienêtre animal, les animaux récupérant rapidement de ce type de chirurgie, et l’encombrement et le poids de l’implant (canule, et fibre pendant les enregistrements) étant faibles : de nombreux laboratoires ont déjà utilisé ce type d’approche sans encombre sur l’animal mobile et éveillé sans gêne majeure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à morts lors de la perfusion intracardiaque . Cette procédure est nécessaire pour la caractérisation histologique de l’expression des vecteurs viraux et du placement des fibres optiques.

Remplacement

Aucune méthode alternative in vitro n’est disponible à ce jour pour répondre à la problématique posée. Le stress chez l’animal, comme modèle de pathologie psychiatrique humaine, repose sur l’observation du comportement de l’animal vivant. L’étude de la réponse cérébrale et comportementale à la rTMS nécessite également l’utilisation d’animaux.

Réduction

Les effectifs sont optimisés, les analyses tissulaires nécessitent une taille d’effectifs suffisante compte tenu de la variabilité inter-individuelle (n=20 sujets par groupe expérimental en tenant compte du taux de succès des chirurgies évalué à ~70%). De plus, la rationalisation des procédures permet d’optimiser l’utilisation des échantillons cérébraux prélevés. Les phases de mise au point des chirurgies (étapes 1) et 2) dans la description du projet) font partie de cette optimisation afin de réduire le nombre d’animaux dans les étapes ultérieures, et seront arrêtées une fois la technique mise au point.

Raffinement

Les conditions d’élevage des animaux seront optimales au regard des normes en vigueur avec enrichissement du milieu (cabanes plexiglass et cartons, tubes). Les animaux recevront un traitement analgésique avant, juste après et 24 à 48h suivant l’intervention, puis si nécessaire un traitement antibiotique. Chaque animal est placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie. Les cornées sont protégées de la déshydratation. L’anesthésie gazeuse est ici privilégiée pour mieux contrôler la profondeur d’anesthésie et pour une meilleure récupération post-opératoire. Une surveillance post-opératoire d’une semaine est réalisée pour suivre chaque souris et intervenir si nécessaire.

Choix des espèces

Les similarités entre la neurobiologie humaine et celle de la souris, ainsi que l'expérience du laboratoire dans l'évaluation comportementale des rongeurs, l’implémentation d’un modèle de dépression et de neurostimulation, ainsi que la possibilité d’utiliser des vecteurs viraux permettant l’utilisation de l’optogénétique font de la souris le modèle le plus pertinent. Les animaux seront adultes (âgés d’environ 8 semaines ou plus) au début de l’étude. Justification : il s’agit de comprendre ces phénomènes dans un cerveau adulte (8 semaines correspondant au début de l’âge adulte chez la souris.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ 20
▲ 20
▲ 20
Devenir
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 60

60 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, modéré ou sévère selon les groupes. Elles subissent un jeûne de 24 heures, un régime gras ou une injection de lipopolysaccharide induisant une anorexie inflammatoire, avant d'être décapitées sous anesthésie pour prélever le tronc cérébral, afin d'étudier le rôle de la connexine Cx43 dans la balance énergétique. Le porteur indique que le jeûne provoque une perte de poids allant jusqu'à 15% et que le produit inflammatoire entraîne anorexie, hyperalgésie et évitement social. Il conclut à l'absence de "méthode de substitution" pour étudier ces mécanismes.

Objectifs

L’obésité et l’anorexie induite par la maladie sont des problèmes de santé publique majeurs caractérisés par une rupture de la balance énergétique (équilibre entre les dépenses énergétiques de l’organisme et les apports par la prise alimentaire). Le complexe vagal dorsal (CVD) et l’hypothalamus médiobasal sont des régions cérébrales clés du contrôle de cette balance. Ils contiennent des réseaux de neurones sensibles à de multiples signaux informant du niveau des réserves énergétiques de l’organisme. Ces neurones interagissent avec les cellules gliales qui sont indispensables à l’activité neuronale dans de nombreux processus métaboliques et cognitifs. La façon dont les cellules gliales contribuent au contrôle de la balance énergétique reste cependant à explorer. Ce projet cherche à tester si les cellules gliales du CVD et de l’hypothalamus médiobasal sont capables de moduler leur communication lors de modifications du statut métabolique et d’informer les neurones impliqués dans le maintien du poids corporel. Dans ce contexte, nous focalisons notre attention sur le rôle d’une protéine, la connexine (Cx43), grâce à laquelle les cellules gliales communiquent entre elles et émettent des substances neuroactives. La Cx43 permet de constituer des hémicanaux s’ouvrant sur le milieu extracellulaire par lesquels les cellules gliales peuvent émettre des substances neuroactives. L’objectif du projet est d’évaluer comment les hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) sont affectés par le statut nutritionnel et le statut métabolique des animaux. Nous faisons l’hypothèse que des molécules libérées par les Cx43HC pourraient participer à la régulation de la balance énergétique et que l’ouverture des hémicanaux pourrait être modifié selon le métabolisme énergétique ou le statut nutritionnel pour réguler le passage de telles molécules. Pour tester notre hypothèse, nous souhaitons réaliser des expériences in situ sur des tranches aigües de tronc cérébral et d’hypothalamus et des analyses biochimiques pour mettre en évidence des modifications de la perméabilité des Cx43HC. Les résultats attendus de ce projet devraient permettre de mieux comprendre les mécanismes de rupture de la balance énergétique tout en identifiant des cibles potentielles d’intérêt thérapeutiques pour lutter contre l’obésité ou l’anorexie induite par l’inflammation.

Bénéfices attendus

Pour comprendre comment les hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) sont affectés par le statut nutritionnel ou une modification du métabolisme énergétique, nous évaluerons l’activité des hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) dans un modèle in situ de tranches hypothalamiques et de tronc cérébral. Ce modèle nous permet de déterminer le degré d’ouverture des HC lors d’un défi énergétique (jeûne, anorexie induite par l’inflammation, régime obésogène court). Cette approche sera complétée par des analyses biochimiques qui permettront d’identifier des modifications post-traductionnelles associées à une variation de la perméabilité des Cx43HC dans les mêmes conditions de rupture de la balance énergétique. Pour ce projet, nous testerons les effets de 3 conditions connues pour affecter le statut nutritionnel et métabolique des animaux : -un jeûne de 24h (procédure 1), -un régime enrichi en graisse de 3 jours (procédure 2), -une anorexie inflammatoire induite par le lipopolysaccharide (LPS ; injection ip unique ; 0,4 mg/kg à 0.1 mL/10g de poids corporel, 1h30 avant la mise à mort, procédure 3). Les souris concernées seront ensuite anesthésiées et après vérification de l’atteinte d’un pallier chirurgical d’anesthésie par l’absence de réflexe au pincement de la patte, les souris seront mises à mort par décapitation. Cette méthode de mise à mort est la seule qui préserve intacte la structure du bulbe rachidien étudiée. Leurs cerveaux seront extraits en vue : 1/ de tester l’activité hémicanal sur un modèle de tranches aigües de tronc cérébral et d’hypothalamus. 2/ d’analyser les modifications post-traductionnelles associées aux modifications du statut énergétique et témoignant d’une modification de la perméabilité des Cx43HC.

Procédures

Pour comprendre comment les hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) sont affectés par le statut nutritionnel, nous évaluerons l’activité des hémicanaux constitués de Cx43 (Cx43HC) dans un modèle in situ de tranches hypothalamiques et de tronc cérébral. Ce modèle nous permet de déterminer le degré d’ouverture des HC lors d’un défi énergétique (jeûne, anorexie induite par l’inflammation, régime obésogène court). Cette approche sera complétée par des analyses de biologie moléculaire qui permettront d’identifier des modifications post-traductionnelles associées à la perméabilité des Cx43HC lors de modification du statut nutritionnel. Ce projet nécessite l’utilisation de 60 souris mâles. Pour ce projet, nous testerons les effets de 3 conditions connues pour affecter le statut nutritionnel : un jeûne (durée 24h), un régime alimentaire enrichi en graisse (durée 72h) et une anorexie inflammatoire induite par injection aigue de lipopolysaccharide (durée 1h30). Les souris concernées seront ensuite anesthésiées (Kétamine/Xylazine 120 mg/kg et 16 mg/kg respectivement ; ip 0,1 ml/10g) et leurs cerveaux seront extraits en vue : 1/ de tester l’activité hémicanal sur un modèle de tranches aigues de tronc cérébral et d’hypothalamus. -12 animaux seront mis à jeun pendant 24h (n=12) -12 animaux seront soumis à 3 jours de régime alimentaire enrichi en graisse (n=12) -12 animaux seront exposées à l’anorexie inflammatoire consécutive à une injection de Lipopolysaccharide (0,4 mg/kg ; ip 0,1 ml/10g) pendant 1h30 (n=12) 2/ d’analyser les modifications post-traductionnelles associées aux modifications du statut énergétique et témoignant d’une modification de la perméabilité des Cx43HC. Pour ces analyses, 8 animaux sont nécessaires par groupe (3x8 = 24, soumis aux différents régimes). Ainsi, 20 animaux seront soumis à un jeûne, 20 animaux seront soumis à un régime enrichi en graisse et 20 animaux feront l’objet de la procédure induisant une anorexie inflammatoire.

Impact sur les animaux

Les procédures utilisées ont pour objectif de tester l’impact du statut nutritionnel sur l’activité hémicanal dans un modèle in situ. L’accomplissement de cet objectif implique des modifications contraignantes du statut énergétique des animaux. -Le régime enrichi en graisse est connu pour ne générer aucune douleur, souffrance ou angoisse chez la souris et nous n’attendons pas de nuisance associée au régime. -Le jeûne de 24h est une source de stress pour l’animal, entrainant une perte de poids corporel importante chez les animaux représentant jusqu’à 15% du poids corporel ainsi que des modifications du statut métabolique (shift vers une oxydation lipidique au détriment de l’oxydation glucidique). -L’injection aigue de lipopolysaccharide est classiquement utilisée pour induire une anorexie inflammatoire chez les animaux. Ce traitement engendre un état de maladie transitoire des animaux, dont les symptômes (anorexie, hyper ou hypothermie, hyperalgésie, inactivité, somnolence, évitement social et libération d’hormone de stress) culminent à 6-10h post injection et se résolvent en 24h. Ces symptômes restent limités pour la durée d’exposition sélectionnée pour ce projet (1h30). La contention avant les injections intrapéritonéale et retrouvée dans toutes les procédures est une source de stress pour l’animal. Les souris seront mises à mort, par décapitation sous anesthésie générale profonde au moment correspondant à la fin du la durée d’exposition prévue pour chaque procédure (après 3 jours d’exposition au régime enrichi en graisses ; après 24h de jeûne ; 1h30 après l’injection de LPS).

Devenir

Les souris seront mises à mort par décapitation sous anesthésie générale profonde pour des analyses physiologiques post-mortem.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe, à ce jour, aucune méthode de substitution in vitro n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’implication des cellules gliales dans le contrôle de la consommation alimentaire du poids corporel ou permettant d’étudier l’activité hémicanal.

Réduction

Notre expertise nous permet de définir au plus juste le nombre d’animaux nécessaire aux mesures post-mortem terminales après 3 procédures de modification du statut nutritionnel (24h de mise à jeun ; exposition durant 1h30 à l’anorexie inflammatoire induite par une injection de LPS ; ou après 3 jours d’un régime alimentaire enrichi en lipides). -Pour chaque expérience in situ utilisant des tranches aigues d’hypothalamus et de tronc cérébral, 12 animaux sont nécessaires à l’obtention d’une puissance statistique suffisante. Ce nombre d’animaux a été déterminé à partir de précédentes études réalisées sur des tranches d’animaux naïfs (mise à mort réglementaire). Le complexe vagal dorsal du tronc cérébral est une petite structure qui limite le nombre de tranches disponibles (environ 3 tranches par animal). La mesure du taux d’ouverture des hémicanaux Cx43 nécessite de comparer des tranches incubées dans trois solutions différentes (condition sans agent pharmacologique : aCSF), avec un large bloqueur des hémicanaux (contrôle négatif), et avec un agent pharmacologique spécifique des hémicanaux de connexine 43. Au moins 2 tranches par condition sont nécessaires. Il faut donc 2 animaux par expérience. Pour obtenir la puissance statistique appropriée, 6 expériences indépendantes sont nécessaires.12 animaux par procédure in situ seront donc utilisés. -Pour les analyses biochimiques (niveaux protéiques et modifications post-traductionnelles), 8 animaux par groupe sont nécessaires à l’obtention d’une puissance statistique suffisante. Ce nombre d’animaux a été déterminé à partir de précédentes études d’analyses de niveaux protéiques, des méthodes utilisées en routine au sein de notre équipe de recherche. Au total ce projet prévoit l’utilisation de 60 animaux, dont 36 animaux pour les analyses in situ et 24 animaux pour les analyses biochimiques.

Raffinement

Toutes les procédures mentionnées dans ce projet sont réalisées en routine au laboratoire. Les animaux utilisés seront commandés au minimum un semaine avant le début de la procédure pour permettre une période d’acclimatation à l’animalerie. L’hébergement des animaux se fait avec un enrichissement du milieu, dans un environnement à température et hygrométrie contrôlées et un cycle jour/nuit 12h/12h. Les animaux font l’objet d’un suivi quotidien, avec la mise en œuvre d’actions adaptées lors d’éventuels franchissement des points limites ou points d’arrêt. Un animal montrant des signes de souffrance avant le début d’une procédure recevra un traitement analgésique morphinique et n’intègrera la procédure qu’après retour à un état normal. Cette précaution évite toute amplification des nuisances liées à la procédure en raison d’un problème intercurrent. A la fin des procédures la mise à mort par décapitation est réalisée sous anesthésie générale pour réduire la souffrance et l’angoisse des animaux.

Choix des espèces

La souris est le meilleur modèle pour ces expériences puisque c’est le modèle le plus documenté dans la littérature. Toutes les procédures mentionnées dans ce projet ont déjà été mises au point chez la souris dans notre équipe. Les animaux utilisés seront de jeunes souris adultes (7 semaines d’âge) au démarrage de l’expérimentation. Le choix de ce stade de développement est guidé par la volonté de réaliser des expériences chez la souris adulte et parce que le modèle in situ est optimisé pour des souris de 7 semaines. Ce stade de développement est classiquement choisi pour les expériences in situ chez les animaux considérés adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 520
Souffrances
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▲ -
▲ 520
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Devenir
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 520

520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une chirurgie de la patte leur inflige une douleur neuropathique chronique, suivie de tests du seuil mécanique aux filaments de von Frey, de préférence de place conditionnée et d'observation en IntelliCage, pour étudier l'anxiété et la dépression liées à la douleur chez les femelles. Le porteur précise qu'aucun anti-inflammatoire ni opiacé ne peut être administré, ces molécules interférant avec la douleur qu'il cherche à maintenir. Il affirme qu'il lui est "impossible" de remplacer ce modèle par une approche in vitro ou in silico.

Objectifs

La douleur neuropathique est consécutive à une lésion ou une pathologie du système nerveux somatosensoriel. Généralement chronique, avec une prévalence de 5 à 7% dans la population, elle s’accompagne d’un fort risque de développement de troubles de l’humeur. En effet, environ 50% des patients présentent cette co-morbidité. Ceci constitue un enjeu important de santé publique. Malgré les données cliniques, les mécanismes sous-jacents de cette co-morbidité restent encore inconnus et nécessitent des études précliniques. Une modélasation chez la souris mâle des conséquences affectives à long terme d’une douleur neuropathique existe. De plus, les données d’imagerie neuroanatomique et fonctionnelle chez l’homme, ainsi des résultats obtenus par des approches lésionnelle, ,d’optogénétique et imagerie, chez la souris montrent que la dépression majeure mais aussi les situations douloureuses s’accompagnent de changements dans des structures limbiques comme le cortex cingulaire antérieur (CCA), l’Habénula laterale (HBl), le noyau basolatéral de l’amygdale (BLA) et l’aire tegmentale ventrale (VTA). Le but de ce projet est de caractériser les comportements anxio-dépressifs dans un modèle de douleur neuropathique chez les femelles et comparer les changements moléculaire et physiologique entre mâles et femelles.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est double : 1) caractériser pour la première fois chez la femelle l’établissement de la douleur chronique neuropathique et le développement progressif des comportements de type anxieux et dépressif et 2) en étudier les changements moléculaires au cours du développement de cette comorbidité dans 4 structures cérébrales d’intérêt, le cortex cingulaire antérieur (CCA), l’Habénula laterale (HBl), le noyau basolatéral de l’amygdale (BLA) et l’aire tegmentale ventrale (VTA). A l’issue de ce projet, nous serons en mesure de détailler pour la première fois l’apparition de cette comorbidité chez la femelle, en comparaison avec les données déjà connues chez le mâle, et pourront de plus décrire les adaptations moléculaires liées au développement des comportements de type anxieux et dépressif chez les deux sexes. Cette avancée pourrait permettre de révéler de nouvelles cibles thérapeutiques, potentiellement différentes chez le mâle et la femelle.

Procédures

Les animaux seront soumis à une douleur chronique avec développement de troubles anxio-dépressifs. Chirugie patte droite de l'animal et pose de puce d’identification.

Impact sur les animaux

Suite à la chirurgie "cuff" et / ou à la chirurgie stéréotaxique, toute perte de poids qui atteindrait 15 % sans récupération, ou une plaie ouverte seront considérées comme point limite. Tout animal montrant un de ces points limites et dont l'état ne s'améliore pas sur une période raisonnable (48 h pour une blessure et 5 jours pour la perte de poids) sera mis à mort par inhalation de dioxyde de carbone. Après chaque chirurgie, des croquettes ainsi que de l'eau gélifiée sont disposés dans les cages. Une fiche individuelle de suivi est utilisée afin de suivre le bon rétablissement de chaque animal. Cette fiche présente en annexe 3 est basée sur une évaluation numérique (scoring). Pour la chirurgie « cuff », chaque animal est scoré le lendemain de la chirurgie, puis deux fois par semaine jusqu'à la fin du protocole expérimental. Pour la chirurgie stéréotaxique, chaque animal est scoré quotidiennement pendant les 3 jours suivants la chirurgie puis deux fois par semaine jusqu'à la fin du protocole expérimental. » Points limites : - si le poids est inférieur à 80 % du poids initial (avant chirurgie) pendant 48 h - si, après anesthésie, l’animal présente des signes d'abdomen gonflé pendant 48 h - si l'animal présente une vocalisation spontanée ou une automutilation - si l’animal présente deux scores de 2 ou un score supérieur à 6 sur la grille de suivi-post-chirurgical (annexe 2). - Pour la procédure 1: problèmes moteurs, difficulté à se déplacer ou paraplégie - Pour les procédures 8 et 9 : rougeurs ou signes d’infection autour de l’implant crânien Remarque : l'utilisation d'antidouleur de type anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et opiacés n'est pas possible en post-chirurgie dans notre cas. Les AINS tout comme les opiacés bloqueraient (ou interfèreraient avec) les processus inflammatoires nécessaires au développement et au maintien de la douleur neuropathique.

Devenir

• P1 : Modèle de douleur neuropathique (TOUS les animaux sont gardés en vie pour les procédures suivantes soit 520 animaux) • P2 : Evaluation du seuil de sensibilité mécaniques filaments de von Frey (TOUS les animaux sont gardés en vie pour les procédures suivantes soit 520 animaux) • P3 : Evaluation de l’état anxieux/dépressif (TOUS les animaux sont mis à mort par CO2 soit 160 animaux) P4: Evaluation de la douleur spontanée par le test de préférence de place conditionnée (CPP) (TOUS les animaux sont mis à mort par CO2 soit 120 animaux) • P5 : Pose de puce pour analyse du comportement spontané dans une IntelliCage (TOUS les animaux sont mis à mort par CO2 soit 80 animaux) • P6 : Evaluation de l'état anxieu/dépressif des animaux pour analyses moléculaires (TOUS les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale soit 160 animaux)

Remplacement

Au vu de notre thématique d’étude, il nous est malheureusement impossible de remplacer notre modèle in vivo par un modèle in vitro ou in sillico. En effet, la caractérisation de la douleur et de sa composante émotionnelle et affective nécessite une observation comportementale, uniquement possible chez l’animal vivant et vigile.

Réduction

Afin de réduire l’angoisse des animaux, les souris seront hébergées à 4-5 par cage. Chaque cage sera enrichie avec de la frisure et du coton pour favoriser les comportements de nidation et un barreau bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Au regard de la littérature et de la variabilité phénotypique inter-individuelle, les groupes expérimentaux explorant les comportements de type anxio-dépressif liés aux douleurs chroniques seront constitués d’au moins 20 souris. Les animaux étant consanguins, la variabilité phénotypique est considérablement diminuée, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux tout en mettant en évidence un effet statistiquement significatif. Un calcul statistique « power analysis » a également été réalisé pour s’assurer que les résultats obtenus sont valides au plan statistique (multiple ANOVA).

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie dont la température, l’humidité et le cycle jour/nuit sont contrôlés, nourriture et boisson sont disponibles ad libitum. Ils seront hébergés en cohorte de 4 ou 5 individus pour respecter leurs besoins sociaux. Des carrés de coton seront placés dans la cage pour favoriser la nidation, et des barreaux de bois à ronger pour limiter les comportements d’agressivité. Nous travaillerons en cycle jour/nuit inversé (lumière allumée de 21h à 9h), pour éviter les manipulations durant le temps de sommeil des animaux et ainsi diminuer le stress. Les animaux seront observés tous les jours et leur comportement sera suivi afin de déceler tout signe d’inconfort ou de stress. Durant les chirurgies des méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont systématiquement utilisées. Les signes de mal-être suivants seront recherchés : perte de poids, blessure ou plaie ouverte, dégradation de l'état du pelage, dos arqué. Un exemplaire du « mouse grimace scale » sera disponible (annexe 1) pour aider à la détection des signes de douleurs aiguës. En cas de signes de souffrance de l’animal, des soins (désinfection, suture de plaie), une administration d’antalgique ou d’anti-inflammatoire, une séparation (blessures entre congénères) seront réalisés après concertation avec le vétérinaire, la Structure chargée du Bien-Etre des Animaux (SBEA) et/ou le personnel zootechnique de l’institut. Enfin, des points limites sont mis en place pour l’ensemble des procédures expérimentales. Si de nouvelles approches moins stressantes ou douloureuses pour l’animal venaient à être mises au point après le début de ce projet, une concertation avec la SBEA de l’institut pourra être réalisée afin d’intégrer ces nouvelles pratiques dans nos procédures.

Choix des espèces

Le modèle de douleur neuropathique utilisé dans cette étude a été caractérisé et validé pharmacologiquement chez la souris et non dans une autre espèce comme le rat par exemple. De plus, de nombreuses lignées de souris transgéniques existent et sont disponibles ce qui nous permettra de répondre de façon précise aux questions scientifique posées. Etant donné que l’étude de comportements nécessite des systèmes neurobiologiques totalement matures, des animaux adultes seront utilisés (début des procédures à 8 semaines, poids supérieur à 20g).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 4770
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4770
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4770

4 770 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de lipopolysaccharide bactérien pour induire un état de type dépressif, puis passent le test de la nage forcée avant un prélèvement de sang et de cerveau, afin d'évaluer des candidats médicaments. Le porteur indique que le produit provoque une hypoactivité et une perte de poids, et retire du bécher toute souris qui met la tête sous l'eau. Il affirme qu'il "n'existe pas de méthodes alternatives" pour modéliser la dépression et conclut au caractère "nécessaire" du recours à l'animal.

Objectifs

De plus en plus d’études démontrent que l’inflammation joue un rôle dans la physiopathologie du trouble dépressif majeur (MDD). En effet, il a été montré que les patients déprimés présentaient un taux plus élevé de cytokines pro-inflammatoires par rapport à des témoins sains. Des symptômes dépressifs ont également été détectés chez des patients traités par immunothérapie pour des cancers ou des maladies virales. L’administration périphérique de l'endotoxine bactérienne lipopolysaccharide (LPS) induit des symptômes de type dépressif chez les rongeurs dans le modèle de la nage forcée (ou forced swimming test, FST). L’objectif de ce projet sera dans un premier temps la mise en place de ce modèle puis l’étude, chez la souris ayant reçu du LPS, d’une potentielle efficacité de plusieurs candidats médicaments dans le test de la nage forcée.

Bénéfices attendus

Les études animales précliniques reposent sur des modèles de rongeurs bien validés pour faciliter la compréhension des mécanismes et ainsi améliorer sa prise en charge. Ainsi, ce modèle animal peut être utile pour identifier le lien entre l’inflammation et l’état dépressif afin de tester de nouveaux candidats médicaments.

Procédures

La collecte de sang et le prélèvement de cerveau sont des demandes fréquentes dans les études de recherche préclinique. Ils permettent de réaliser des mesures de paramètres biochimiques. Les différents prélèvements (sang + cerveau) sont effectués à la fin du test comportemental ; juste avant la mise à mort de l’animal.

Impact sur les animaux

L’administration de LPS induit chez la souris une hypoactivité et une baisse de masse corporelle durant les heures qui suivent l’injection et l’administration de nouveaux candidats médicaments peut également entraîner des effets indésirables. Les animaux sont donc suivis après administration. L’état général des animaux est évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort. Des paramètres supplémentaires ont été rajoutés, il concerne les effets indésirables potentiels qu’un traitement pourrait provoquer. L’expérimentateur doit alors noter l’intensité de chacun de ces paramètres. Durant le test de nage forcée, si la souris met la tête sous l’eau, elle est immédiatement retirée du bécher et placée dans une cage contenant un linge pendant 10 minutes pour retourner ensuite dans sa cage d’origine.

Devenir

Pour des mesures de paramètres biochimiques, les animaux seront soumis à la fin de l’étude à un prélèvement sanguin et de cerveau.

Remplacement

A ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives pour modéliser la dépression. Le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc nécessaire pour l’étude de la physiopathologie et l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Le nombre total d'animaux utilisés pour une étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d'animaux par groupe nécessaire pour l'obtention de résultats statistiquement interprétables. Compte tenu de la variabilité interindividuelle des variables mesurées dans ce test, ce nombre a été fixé à 15 animaux par groupe. L'utilisation d'un nombre inférieur d'animaux a une probabilité importante d'entraîner la non-validité de l'étude, conduisant à la refaire, et par conséquent à utiliser un nombre d'animaux plus élevé. Les données sont présentées en moyenne ± SEM. La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p < 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.

Raffinement

Nous portons une attention particulière au raffinement des conditions d’hébergement (enrichissement du milieu, soin aux animaux) et d’expérimentation (méthode de manipulation, durée du test), afin d’assurer à nos animaux des conditions de vie les meilleures possibles. Les animaux seront pesés et leur état général quotidiennement évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Le répertoire comportemental des souris correspond aux domaines de recherche abordés, contrairement à des espèces présentant un système nerveux central moins développé. De plus, les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Dans le cas de ce projet, la proximité clinique entre le modèle de souris et la maladie humaine fait de celui-ci le modèle le plus fiable pour étudier l’effet des traitements sur cette maladie dans toute sa complexité. Les lignées utilisées sont : la souris Swiss et la C57Bl/6 13 semaines au moment du test. Les molécules développées sont destinées à des adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Xénopes : 36832
Souffrances
▲ -
▲ 112
▲ 36720
▲ -
Devenir
 -
 -
 112
 36720

36 832 xénopes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, la grande majorité des têtards tués pour analyse et 112 femelles adultes maintenues en élevage pour la reproduction. Les têtards subissent des injections intraoculaires et des lésions physiques de la rétine sous anesthésie, pour étudier les mécanismes de régénération rétinienne propres à cette espèce. Le porteur qualifie la dégénérescence rétinienne d'"indolore" et présente la rétine comme un "organe non-vital qui régénère entièrement". Il décrit la fécondation in vitro et le recours au xénope comme relevant d'une "stricte nécessité".

Objectifs

Une maladie neurodégénérative est une altération progressive et souvent irréversible des fonctions nerveuses. Par exemple, les maladies neurodégénératives de la rétine, comme le glaucome, la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou la rétinite pigmentaire, conduisent très souvent à une perte de la vision. Comme d’autres maladies neurodégénératives (Huntington, Parkinson ou Alzheimer), ces pathologies rétiniennes résultent de la mort de certaines cellules indispensables au fonctionnement du tissu neural : cellules ganglionnaires chez les patients atteints de glaucome ou photorécepteurs dans la DMLA ou la rétinite pigmentaire. Il n’existe à ce jour aucun traitement pour réellement traiter ces pathologies. La biologie des cellules souches de la rétine est en plein essor afin de développer de nouvelles approches pour combattre la cécité. Notre programme de recherche vise à étudier la manière dont des signaux externes et des facteurs internes interagissent et se coordonnent pour finement réguler le comportement des différentes populations de cellules souches de la rétine dans des conditions physiologiques ou pathologiques (lésions et dégénérescences). Plus particulièrement, nous nous intéressons à l’influence du contexte inflammatoire. Les rongeurs sont les animaux couramment utilisés comme modèles de pathologies humaines. Il existe de nombreux modèles (souris et rat) de dégénérescence rétinienne mais ces derniers ne sont pas les plus appropriés pour l’étude des processus de régénération en raison d’un potentiel de réparation extrêmement limité, comme chez l’Homme. En revanche, les amphibiens, en raison de leurs capacités de régénération remarquables, constituent des modèles de choix pour l’étude de l’implication des cellules souches dans la réparation tissulaire. En ce qui concerne la rétine du xénope, plusieurs travaux dont les nôtres ont démontré une régénération très efficace après lésion ou ablation rétinienne à partir des cellules gliales de Müller ou des cellules souches de l'extrémité de la rétine. La rétine du xénope offre donc un terrain d’investigation de choix pour comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires des processus régénératifs dans un contexte de dommage rétinien (lésions physiques et neurodégénérescence).

Bénéfices attendus

Ce travail devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes qui sous-tendent le comportement des cellules souches en général, et des cellules souches rétiniennes en particulier. Cette étude devrait par conséquent permettre d’expliquer les raisons de la perte des capacités régénératives chez les mammifères afin de trouver des pistes pour restaurer ce potentiel dans une perspective de thérapie cellulaire.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, 80 femelles adultes sauvages et 32 femelles adultes transgéniques ou mutantes seront soumises, tous les 4 mois, à une injection sous-cutanée d’hormone afin de réaliser des fécondations in vitro. Par ailleurs, des larves autonomes sont soumis à plusieurs actes expérimentaux : - 10800 individus : (i) anesthésie une fois pendant la procédure juste avant une injection intraoculaire afin d'éviter la douleur qui aurait été générée par l'injection. La durée de l'anesthésie est d'environ 5 minutes. (ii) injection intraoculaire : une fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser l'injection. - 6480 individus : (i) anesthésie deux fois pendant la procédure, juste avant une injection intraoculaire et juste avant une lésion physique de la rétine. La durée de chaque anesthésie est d'environ 5 minutes. (ii) injection intraoculaire : une fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser l'injection. (iii) lésion physoqie de la rétine : une fois pendant la procédure. La lésion s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser cette lésion. - 19440 individus : (i) anesthésie deux fois pendant la procédure, juste avant chaque injection intraoculaire. La durée de l'anesthésie est d'environ 5 minutes. (ii) injection intraoculaire : deux fois pendant la procédure. L'injection s'effectue rapidement en 30 secondes en comptant le temps nécessaire à placer correctement l'animal pour réaliser l'injection.

Impact sur les animaux

La mise en œuvre de ce projet requiert l’utilisation de larves autonomes. Les dommages escomptés les concernant sont limités. L’établissement de lignées transgéniques modèles de pathologies reposent sur des systèmes qui permettent l'ablation réversible d'une population de cellules bien précise à un instant choisi. Ainsi, l’apparition du phénotype se fait uniquement au stade requis et sur une durée limitée et il est important de mentionner que la déficience visuelle consécutive à une dégénérescence cellulaire, comme dans la DMLA, est indolore. En revanche, certains aspects du projet requièrent des lésions physiques via piqure d’aiguille ou des injections intraoculaires d’agents chimiques, dont le niveau de sévérité attendu est de classe modérée bien que ces actes soient réalisés sous anesthésie. Toutefois, notons également que les phénotypes concernent une population précise de cellules dans un organe non-vital qui régénère entièrement chez l’espèce concernée.

Devenir

- Procédure 1 : maintien en élevage des femelles adultes - Procédure 2 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaire, la mort cellulaire et l’expression de gènes dans leurs rétines. - Procédure 3 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaire, la mort cellulaire et l’expression de gènes dans leurs rétines. - Procédure 4 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaire, la mort cellulaire et l’expression de gènes dans leurs rétines. - Procédure 5 : euthanasie des têtards pour analyse de la prolifération cellulaireet du devenir cellulaire des cellules de Müller dans leurs rétines.

Remplacement

L’utilisation d’animaux vivants revêt un caractère de stricte nécessité car : -la fécondation in vitro constitue la seule méthode pour obtenir des ovocytes matures de manière non invasive (sans chirurgie) puis des têtards à développement synchrone, de stade précis, et en nombre suffisant pour satisfaire aux analyses statistiques. - Le projet a pour objectif l’étude des mécanismes impliqués dans le développement et la régénération d’un organe, la rétine. La nécessité d’avoir recours à des animaux, les xénopes, se justifie par le fait que ces processus sont fortement dépendants de l’environnement cellulaire in vivo. Des méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux ne sont donc pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Cependant, afin de satisfaire au principe de remplacement, - nous pratiquons des approches in silico en bio-informatique. - En amont du présent projet, nous planifions la mise au point de culture en explant de rétines ex vivo, provenant d'animaux euthanasiés sans manipulation préalable. Cette technique pourra s’avérer être un bon modèle alternatif de dégénérescence rétinienne et permettra ainsi d’étudier l’effet de molécules pro- ou anti-inflammatoires sur la capacité régénérative des cellules de Müller. Ce modèle ex vivo va permettre de sélectionner les molécules inflammatoires les plus efficaces qui pourront être ensuite utiliser in vivo.

Réduction

La réalisation de notre projet implique notamment l'injection d'hormone chez des femelles xénopes adultes pour la production d’ovocytes afin d’obtenir des embryons. Pour réduire à son minimum le nombre d’animaux utilisés, nous prenons en compte que : - Les femelles, ayant une période reproductive longue (15 ans), peuvent être induites à pondre de nombreuses fois - Il est à noter que les testicules des mâles euthanasiés disséqués pour la fécondation in vitro sont utilisés pour plusieurs expériences et par plusieurs expérimentateurs minimisant ainsi le nombre de mâles sacrifiés. - Si possible, nous réalisons des fécondations naturelles évitant le sacrifice du mâle (mâles transgéniques). - Nous utilisons au moins dix animaux par groupe afin que les résultats obtenus soient statiquement valides. Nos expériences sont réalisées 3 fois.

Raffinement

Dans le but de réduire la douleur, souffrance ou angoisse, nous imposons : - des conditions d’élevage conformes aux directives européennes. - l’utilisation des femelles par roulement tous les 4 mois permettant le renforcement positif lors des manipulations. - Pour les larves autonomes, les lésions physiques induites et les injections intra-oculaires se font sous anesthésie. Nous prenons également en compte le fait que : - Le phénotype vise un organe non-vital qui régénère entièrement chez l’espèce concernée. - La dégénérescence cellulaire au niveau de la rétine, comme dans la DMLA, est un processus indolore.

Choix des espèces

Le xénope est un organisme modèle important pour l’étude du développement des vertébrés. Il occupe une place phylogénétique-clé (vertébré tétrapode non-mammifère). Nous disposons des génomes pour les deux espèces (X.tropicalis et X.laevis) et l’analyse montre d’importantes similitudes avec le génome humain : 79% des gènes identifiés dans des maladies humaines ont leurs équivalents chez le xénope. Par ailleurs, ces espèces sont faciles à élever et à maintenir en laboratoire et des pontes peuvent être obtenues à demande. Les embryons sont nombreux et robustes. Le développement externe permet des analyses d’embryologie expérimentale dès la fécondation et une observation non-invasive à tous les stades. X. tropicalis est diploïde avec un temps de génération plus court que X. laevis. Tout comme le poisson zèbre, le xénope fait partie d’une sélection de modèles pour lesquels les approches d'étude génétique sont couramment utilisées. Dans le cadre de notre projet, le xenope, en raison de ses capacités de régénération remarquables de sa rétine, constitue un modèle de choix pour comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans ces processus régénératifs. Pour effectuer les fécondations in vitro, nous utilisons des animaux adultes ayant atteint la maturité sexuelle. Nos expériences d’étude de la régénération de la rétine nécessitent de travailler sur des stades larvaires autonomes car nous avons démontré que les cellules de Müller permettant la régénération ne se réactivent de manière efficace qu’après ce stade. Par conséquent, toutes les expériences visant à étudier l’activation des cellules de Müller et la régénération sont effectuées sur des têtards.