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Etude de dose pour déterminer l’efficacité d’un traitement de thérapie génique pour guérir la maladie de stockage du glycogène de type 3
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
Rats : 81
361 rongeurs, 280 souris et 81 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteurs du défaut génétique de la maladie de stockage du glycogène de type III, ils reçoivent une injection unique d'un vecteur de thérapie génique à doses croissantes, quatre anesthésies générales, des prélèvements sanguins répétés et des tests de force musculaire, avant une mise à mort pour prélever les organes. L'objectif est de déterminer la dose efficace de cette thérapie génique en développement non clinique, en vue d'une future application chez l'humain. Le porteur affirme que le ciblage simultané de trois tissus n'est pas réalisable in vitro et que les deux espèces sont nécessaires, seul le rat reproduisant l'atteinte cardiaque.
Objectifs
La maladie de stockage du glycogène de type III (ou GSD III pour glycogen storage disease III) est une maladie génétique héréditaire rare causée par des mutations dans le gène AGL (pour amyloglucosidase glucanotransférase) qui fabrique l’enzyme débranchante du glycogène nommée GDE. Cette enzyme joue un rôle essentiel dans la transformation du glycogène, molécule de stockage composée de successions de glucose, en unité élémentaire de glucose dans les muscles et le foie. Dans la pathologie, le glycogène non décomposé s’accumule dans les muscles squelettiques et cardiaque et dans le foie, altérant leurs fonctions. L'apparition de la maladie commence dès la petite enfance et comprend l'hypoglycémie, l'hyperlipidémie (excès de graisses dans le sang) et l’élévation des taux sanguins d'enzymes hépatiques causée par la mort des cellules du foie. Au niveau du foie, les symptômes tardifs peuvent inclure une hépatomégalie (foie anormalement gros), reflétant une affection chronique (cirrhose) et, parfois, des tumeurs hépatiques non cancéreuses. Des maladies du cœur peuvent apparaitre. Les fonctions immunitaires sont altérées. Certaines personnes sont de petite taille. Aucun traitement curatif n'existe à ce jour. Notre étude vise à définir la dose efficace d’un traitement de thérapie génique ayant pour but de réintroduire un gène fonctionnel fabriquant la GDE dans les cellules hépatiques et musculaires. Un vecteur recombinant dérivé d’un virus portant le gène AGL fonctionnel sera injecté à doses croissantes dans des modèles de souris et de rats porteurs du défaut du gène agl et l'effet de la thérapie génique sera évalué au cours du temps au niveau des fonctions musculaires, cardiaques et hépatiques.
Bénéfices attendus
A court terme, les effets bénéfiques du traitement chez les souris et les rats porteurs du défaut du gène agl devraient permettre de stabiliser ou de diminuer l'accumulation de glycogène au niveau du foie et des muscles squelettiques et cardiaques, ce qui devrait entrainer une régénération des tissus, une amélioration de la masse et de la force musculaire et une amélioration de la fonction cardiaque. Ce projet de développement non clinique devrait permettre de déterminer la dose minimale efficace du traitement sur tous les organes cibles afin d'envisager, dans un second temps, une application clinique pour le traitement de la GSDIII par thérapie génique.
Procédures
Les souris et les rats recevront tous une injection intraveineuse unique de vecteur thérapeutique en début de protocole : chaque injection ne prendra pas plus de 2 minutes. Pour réaliser l’ensemble des tests et prélèvements, les souris et les rats recevront 4 anesthésies générales par voie intrapéritonéale. Chaque injection ne prendra pas plus de 2 minutes. Les souris subiront 3 mesures de test fonctionnels de suspension et de test d'agrippement et trois mesures de l'activité électrique musculaire espacées chacune de 2 mois. Chaque mesure ne prendra pas plus de 20 minutes. Les souris subiront 4 prélèvements de sang espacés de 2 mois, dont un prélèvement terminal avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 10 minutes. Les souris subiront une mesure de force musculaire juste avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 30 minutes. Les souris seront euthanasiées après la mesure de force musculaire et les organes prélevés pour analyses histologiques. Les rats subiront 3 mesures d’électrocardiogramme et d’échocardiogramme. Chaque mesure ne prendra pas plus de 30 minutes. Les rats subiront 4 prélèvements de sang espacés de 2 mois, dont un prélèvement terminal avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 10 minutes. Les rats subiront une mesure de force musculaire juste avant l'euthanasie. Chaque mesure ne prendra pas plus de 30 minutes. Les rats seront euthanasiés après la mesure de force musculaire et les organes prélevés pour analyses histologiques.
Impact sur les animaux
Les animaux seront soumis à des périodes de jeûne contrôlé de 4 heures avant les prélèvements sanguins, ce qui pourraient entrainer une sensation de faim, de stress et une hypoglycémie. Ils seront maintenus en contention manuelle ou dans une boite à contention pour les injections intraveineuses, ce qui pourrait entrainer un stress. Certains actes d’évaluation fonctionnelle seront réalisés sous anesthésie gazeuse, ce qui pourrait entrainer une confusion de l’animal au réveil en cas de surdosage. Des douleurs locales pourraient être ressenties au moment du prélèvement d’un petit morceau de queue ou d’oreille (acte réalisé pour l’identification des animaux), au moment des injections intraveineuses du produit thérapeutique, des injections intra-péritonéales d’anesthésique, des injections sous-cutanées d’analgésique, ainsi qu’un moment des prélèvements de sang par voie sous-mandibulaire. Des lésions locales de type inflammatoire accompagnées de douleurs localisées pourraient être causées par la pose d’électrodes transcutanés au moment de la mesure de l’activité électrique du muscle ou lors de certains tests de mesure de la fonction musculaire réalisés sur animal éveillé, notamment si un animal présente des blessures aux griffes ou aux pattes au moment du test. Toutes les nuisances possibles sont localisées et réversibles, ce qui constitue pour l’animal un niveau global de contrainte modérée.
Devenir
P1 et P2: Euthanasie. P3: toutes les souris hétérozygotes seront euthanasiées, toutes les souris homozygotes seront utilisées dans la procédure 1, une partie des souris wild-type sera utilisée dans la procédure 1 (14 souris) et le reste des souris wild-type sera euthanasié (56 souris).
Remplacement
Le projet consiste à mesurer l'effet thérapeutique du transfert génétique du gène agl au niveau du foie, du cœur et des différents muscles squelettiques: ce test n'est pas réalisable dans les modèles cellulaires car il est impossible de cibler trois tissus simultanément in vitro et d’étudier la biodistribution relative de notre molécule thérapeutique entre les différents organes cibles. L'utilisation d’animaux ne peut donc pas être remplacée dans notre projet.
Réduction
Afin de respecter le principe de réduction du nombre de souris, nos prévisions d'effectifs sont basées sur des calculs de statistiques prédictives visant à observer une amélioration de la fonction musculaire dans les 2 modèles murins utilisés (souris et rats). Ces calculs permettent de prévoir un effectif de 7 souris et de 8 rats par groupe et par sexe, les deux sexes devant être inclus dans les études de recherche de dose thérapeutique afin de prendre en compte une éventuelle variabilité des effets liée au sexe (soit 14 et 16 individus par groupe pour les souris et les rats, respectivement). Pour les études réalisées sur les souris, 4 doses seront testées en parallèles d’un témoin non traité et d’un groupe de référence d’animaux en bonne santé, et 3 doses seront utilisées pour les études réalisées sur les rats avec les mêmes groupes témoins, soit un total de 84 souris et de 80 rats pour l’ensemble de l’étude.
Raffinement
Les souris et les rats étant des animaux sociaux, aucun animal ne sera isolé dans une cage, sauf si des traitements spécifiques s'avéraient nécessaires. Les animaux recevront une injection unique du traitement par veine caudale, et subiront 3 prélèvements de sang au cours des 4 mois du protocole (un avant le traitement et un tous les deux mois). Ces prélèvements seront réalisés au niveau d'une veine du museau sur animaux vigiles maintenus en contention (souris) ou sous anesthésie gazeuse (rats). Les animaux subiront également un prélèvement de sang d’un volume plus important au moment de l’euthanasie, par prélèvement au niveau du sinus rétro-orbital, sous anesthésie générale. Au cours du protocole, tous les animaux seront soumis à différents tests fonctionnels permettant de mesurer l’effet du traitement au niveau des muscles squelettiques (souris et rat) et du cœur (rats seulement). Les tests douloureux seront réalisés soit sous anesthésie gazeuse, soit sous anesthésie générale et un antalgique fort sera administré par voie sous cutanée avant de le réaliser. Le même antalgique sera également administré pendant les 48 heures qui suivront la fin de certains tests. Tous les tests fonctionnels seront effectués dans une salle dédiée isolée du lieu d'hébergement, dans un environnement calme. Les animaux seront également pesés deux fois par semaine pendant tout le protocole afin de détecter le moindre signe de souffrance.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les modèles les plus couramment utilisés par la communauté scientifique du domaine pour estimer l'efficacité d'approches thérapeutiques sur les pathologies génétiques. Le modèle de souris de la GSDIII permet une évaluation fonctionnelle très complète de différents groupes musculaires, mais ne reproduit pas l’atteinte cardiaque des individus affectés par la GSDIII. Le rat est le seul modèle reproduisant cet aspect de la pathologie. L'utilisation des deux modèles de GSDIII permettra de valider l’effet du traitement sur l’ensemble des organes affectés par la pathologie. Les souris et les rats seront de jeunes adultes âgés de 4 mois au moment du traitement et de 8 mois à la fin du protocole. La caractérisation préalable des deux modèles a permis de déterminer que la pathologie sera déjà présente au moment du traitement, ce qui permettra de tester l’effet de réversion de la pathologie, et non pas sa simple prévention. Ce choix permet de se rapprocher au plus juste de la pathologie humaine, qui sera traitée majoritairement après l’apparition des symptômes.
Caractérisation métabolique de la diète très appauvrie en sucres chez la souris
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
256 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des lignées génétiquement modifiées privées de gènes clés du métabolisme sont créées, puis soumises à des prélèvements sanguins répétés, à des tests de tolérance au glucose après jeûne et à une diète cétogène presque totalement dépourvue de sucres, avant une mise à mort pour prélever les organes. L'objectif est de mesurer les contributions respectives du foie et du rein dans la production des corps cétoniques, avec une visée translationnelle vers l'usage humain de la diète cétogène. Le porteur affirme que l'étude des délétions géniques tissu-spécifiques n'est faisable que sur des souris.
Objectifs
Le projet a pour objectif de déterminer les contributions relatives foie et des reins dans la production des corps cétoniques lors d’une administration d’une diète cétogène. Pour pouvoir déterminer les contributions des deux organes à la foi dans l’anabolisme (synthèse) des corps cétoniques (par les deux organes) et dans le catabolisme (utilisation) par le foie, les enzymes clé pour la synthèse (HMGCS2) et l’utilisation (OXCT1) des corps cétoniques seront deletée dans le foie ou les reins (OXCT1) et dans le rein (SCOT1) pour générer de lignées knock out tissues spécifiques. La génération des lignées de souris constitue le premier objectif du projet. Le deuxième objectif est d’étudies le métabolisme de ces lignées de souries pendant une diète contrôle, enrichie en gras et sucres et cétogène.
Bénéfices attendus
Le projet présenté vise à améliorer les connaissances scientifiques sur le métabolisme des corps cétoniques. Dans les humaines, la diète cétogène est utilisé dans des conditions cliniques particulières come approche nutritionnel reconnu (épilepsie) ou dans des études exploratoires (certains types de cancer, ou comme diète avant une chirurgie bariatrique). Notre projet pourra apporter des nouveaux acquis scientifiques utiles dans ce contexte translationnelle vers l’utilisation de la diète cétogène dans l’homme.
Procédures
L'intervention principale sur les animaux consistera dans des prélèvements sanguins et prélèvement de queue pour génotypage. La prise de la glycémie chaque deux semaines (7 fois pendant le protocole nutritionnel) sera faite à l'état vigil après 6 heures de jeûne. Une ponction de la veine caudale (4-5 microlitres de sang) permettra de mesurer la glycémie au glucomètre. La tolérance au glucose sera évalué à 8 et 16 semaines (2 fois pendant le protocole nutritionnel) à l'état vigil après 6 heures de jeûne, suite à une injection intra-péritonéale de glucose 2mg/g du poids de la souris. Pour cela, des ponctions de la veine caudale (4-5 microlitres de sang) seront effectués à l'extrémité de la queue aux temps 15, 30, 45, 60, 90 et 120 minutes, afin de suivre la courbe de la glycémie et de l'insulinémie. L'incision de la queue sera réalisée au temps t0, puis les prélèvements suivants seront effectués par simple grattage du caillot sanguin. Lors des prélèvements d'un fragment minime de queue pour le génotypage l’utilisation d’une crème anesthésiante à la lidocaïne sera envisagée afin de minimiser toute douleur et/ou souffrance associée au prélèvement.
Impact sur les animaux
Par rapport aux données de la littérature sur les souris sauvages (wild-type), les protocoles d’alimentation cétogène présentés dans ce projet ne devraient pas être susceptibles de générer des effets indésirables. Néanmoins, si l’administration de la diète cétogène (presque totalement dépourvue en sucres) devrait générer de la souffrance (inappétence, perte de poids, troubles comportementales), notamment dans les lignées transgéniques, le protocole sera terminé et les souris retournées à la diète standard avant mise à mort. La génération de souris transgéniques pourrait aussi engendrer un phénotype dommageable. Celui-ci pourrait consister dans des effets sur les paramètres métaboliques qui pourraient être manifestes à la naissance tels que hypo or hyperglycémie ou cétoacidose. Pour déceler ces événements, si les nouveaux nés montreront des signes de souffrance, la glycémie et cétonemie seront mesurées avec le kit Nova pro glu/ket qui mesure la glycémie et cétonemie de façon simultanée. Si avérées, ces évènements mèneront à l’arrêt de la génération de la ligne transgénique.
Devenir
Les protocoles se termineront avec une prise de sang retroorbitale (après anesthesie), et mise a mort par dislocation cervicale pour pouvor recuperer differents organes et tissues. La necessité de faire les analyses biochimiques justifie la mise à mort et recuperation de ces tissus et organes.
Remplacement
L’utilisation d’animaux est essentielle pour la réalisation du projet car il requiert l’analyse des effets des diètes au niveau de l’organisme et, d’un point de vue mécanistique, l’étude des Knock-outs tissue-spécifiques pour les gènes Oxct-1 et HMGCS2 ne peut être faisable que sur des souris.
Réduction
Notre stratégie de réduction, tout en restant dans de limites imposée par la nécessité d’obtenir une puissance statistique satisfaisant, nous permet d’avancer une demande d’utilisation de 256 souris au maximal.
Raffinement
Dans ce projet nous essayerons de raffiner et optimiser les procédures expérimentation pour réduire au maximum l’inconfort et les stress subie par les animaux. En plus, les protocoles ont été prévus de façon d’obtenir le plus d’informations possible de chaque animal en imposant, en même temps, le "moindre coût" en terme de mal être des animaux. Le raffinement dans le protocole expérimentale s’applique tout au long de la vie des animaux, et en particulier pendant la durée des protocoles nutritionnels. Pour satisfaire les conditions de raffinement, nous planifierons les protocoles de façon à éviter des perturbations susceptibles de procurer le stress de l’animal. De plus, les recours à l’anesthésie/analgésie est prévu pour les prises de sang et nous utiliserons des procédures d’euthanasie appropriées (dislocation cervicale) et sous anesthésie. Ces procédures de raffinements nous permettront aussi de générer des résultats de meilleure qualité et d’exploiter au mieux les résultats obtenus lors de l’expérimentation.
Choix des espèces
Comme notre projet est à l’interface entre le métabolisme et la signalisation cellulaire, le recours au model murin nous permettra i) dans les études nutritionnelles sur les souris wild-type d’obtenir des données nouvelles et originales dans le contexte de la grande quantité de littérature décrivant les effets d’une diète obésogène sur les souris et ii) en ce que concerne les études mécanistiques en utilisant les modèles KO, tissue-spécifiques, d'éclaircir les métabolisme des corps cétoniques et des effets bénéfiques potentielles de la diète cétogène. L’intervention nutritionnelle (diète contrôle, hypercalorique, cétogène) débutera chez des souris âgées de 5 semaines et se poursuivra pendant 16 semaines consécutives. Il est important que le protocole nutritionnel débute peu de temps après le sevrage pour maximiser les effets métaboliques. La présence de troubles métaboliques (hyperglycémie, intolérance au glucose …) chez la souris sous diète hypercalorique/hyperglycémique après 8 semaines de régime est connue, permettant de valider les potentiels effets bénéfiques d'une diète cétogène administée après les 8 semaines de diète hypercalorique/hyperglycémique. A la fin du protocole, les souris seront âgées de 21 semaines.
Effet d’inhibiteurs de nécrose programmée sur l’hépatite auto-immune chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
768 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une hépatite aiguë leur est induite par injection de concanavaline A, puis leur sang est prélevé par voie rétro-orbitale avant une mise à mort par dislocation cervicale, pour tester des molécules inhibitrices de la mort cellulaire programmée. Le porteur qualifie la dose de concanavaline A de "sans danger" en s'appuyant sur l'absence de mortalité rapportée, alors que la procédure vise précisément à déclencher une atteinte hépatique aiguë. Il affirme que la culture d'hépatocytes ne suffit pas et que cette étude préclinique est une étape "indispensable" avant des essais chez l'homme.
Objectifs
Le foie est un organe vital assurant des fonctions essentielles de détoxification et de stockage. Tout dysfonctionnement de cet organe majeur a des conséquences graves sur la santé, allant jusqu’à engager le pronostic vital. A ce jour, il n’existe pas de réelles solutions thérapeutiques, hormis chirurgicales, pour traiter les insuffisances hépatiques aigues. Notre projet vise à réaliser des essais précliniques de molécules candidates pour réduire l’hépatite aigue induite par la concanavaline A
Bénéfices attendus
Ce projet devrait aboutir à la mise en place de nouveaux traitements des hépatites auto-immunes basés sur l'utilisation de nouvelles petites molécules inhibitrices de nécrose régulée.
Procédures
Le dépôt d'un gel anexthésiant (Xylocaïne 2%) au coin de l'oeil avant le prélèvement de sang par voie rétro-orbitale permet de limiter la douleur. Le prélèvement de sang réalisé par un expérimentateur expérimenté est rapide et la souris est immédiatement euthanasiée par dislocation des cervicales.
Impact sur les animaux
La dose de Concanavalin A de 10 mg/kg est reconnue comme sans danger pour les souris C57Bl6/J (aucune mortalité à 12 h ou 18 h de traitement, Ye T et al., Cell Physiol Biochem 2018, 46 : 1241-1251).
Devenir
Tous les animaux (768) sont gardés en vie après la procédure "Traitement par les inhibiteurs et la concanavalin A". Tous les animaux (768) sont mis à mort après la procédure "Prélèvement du sang par voie rétro-orbitale".
Remplacement
S’il est vrai que certaines questions peuvent être abordées grâce à la culture d’hépatocytes, celles posées dans notre projet nécessitent une étude à l’échelle systémique. En effet, les processus de mort que nous cherchons à étudier mettent en jeu les différents types cellulaires du foie, des cellules circulantes et même d’autres organes comme la rate. Ce sont donc des processus complexes non modélisables in vitro. Enfin, cette étude préclinique est une étape pré-requise indispensable avant de futures études cliniques chez l’homme.
Réduction
Le nombre de souris engagées dans ces expériences a été réduit au minimum pour permettre une validation des résultats statistiques.
Raffinement
L'étude a été raffinée au mieux en privilégiant un traitement de courte durée permettant à la fois la mesure des paramètres d'évaluation de l'hépatite et limitant le développement de douleurs et malaises induits par le traitement. Enfin, nous avons anticipé l'étude de tous les organes pertinents (2) qui permettront une étude complète de la pathologie et des molécules pour un maximum d'informations.
Choix des espèces
Cette espèce permet de modéliser ce qui se passe dans une pathologie sur des temps raccourcis à l’échelle de vie de cette espèce. Elle permet d’étudier les phénomènes en cinétique de la physiopathologie et de tester l’effet de petites molécules chimiques pour la prévention et/ou thérapie de la pathologie. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (au moins 8 semaines d’âge et poids corporel supérieur à 20 g) pour avoir des animaux avec une fonction hépatique normale et pour étudier une pathologie qui affecte surtout les adultes.
Etude des perturbations de l’intégrité de la muqueuse colique et du comportement de l’hôte en cas d’infection intestinale par Citrobacter rodentium
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont infectées par la bactérie Citrobacter rodentium pour reproduire un syndrome de l'intestin irritable, reçoivent un gavage de probiotiques, puis subissent un labyrinthe en croix surélevé, un test de nage forcée et une distension colorectale avant le prélèvement de leurs organes. Le porteur décrit une hypersensibilité colique et un comportement de type anxieux persistant jusqu'à la fin des expériences. Il affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur des animaux et que les modèles cellulaires in vitro ne sont pas envisageables.
Objectifs
L’hypersensibilité colique et les douleurs abdominales sont les principaux symptômes du SII. La prise en charge de ces douleurs en clinique est actuellement limitée. En effet, le manque d’efficacité des traitements disponibles rend le développement de nouveaux outils pharmacologiques nécessaire. Il est donc important de mieux comprendre les mécanismes de ces douleurs afin d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, puis de tester de nouveaux médicaments agissant sur ces nouvelles cibles. La complexité de cette pathologie faisant intervenir plusieurs organes rend impossible l’utilisation in vitro d’un modèle cellulaire. Ainsi, afin de tester de nouvelles molécules dans des conditions mimant ces pathologies, il est indispensable de développer un modèle animal présentant des origines communes à ce qui est observé chez le patient et permettant donc de reproduire ces pathologies douloureuses. Le protocole s’orientera sur les mécanismes périphériques impliqués dans l’initiation et/ou le développement d’une hypersensibilité viscérale d’origine colique sur des modèles animaux de syndrome de l’intestin irritable post-infectieux. En effet, parmi les différents facteurs étiologiques suspectés dans la physiopathologie de ces atteintes intestinales, il a été observé, chez des patients présentant de sévères douleurs abdominales, des facteurs communs tels qu’un dérèglement du système immunitaire ou des modifications de la composition du microbiote intestinal pouvant être l’origine d’une micro-inflammation locale et/ou d’une hypersensibilité viscérale d’origine colique. L’objectif de ce projet sera donc de clarifier le lien entre un désordre microbien, immunitaire et/ou inflammatoire à bas bruit et le développement d’une HSVC afin de proposer de nouvelles cibles pharmacologiques pour le traitement de la douleur viscérale d’origine colique.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet étant de mieux comprendre les mécanismes des douleurs associées au syndrôme de l'intestin irritable afin de développer de nouveaux outils pharmacologiques, le premier bénéfice attendu serait la caractérisation de cette physiopathologie et l’identification de nouvelles cibles pharmacologiques. Dans un second temps, la validation pré-clinique des effets bénéfiques de nouvelles molécules agissant sur les nouvelles cibles identifiées nous permettraient d’envisager une étude clinique grâce à une collaboration avec des services de gastroentérologie . L’objectif à plus long terme serait donc de mettre en place cette étude clinique qui ferait intervenir des patients atteints de SII afin de tester les potentiels outils pharmacologiques développés au laboratoire. Cette étude permettrait d’ouvrir le champ des perspectives thérapeutiques visant à traiter les symptômes associés au syndrome de l'intestin irritable et, in fine, à soulager les patients douloureux. Le bénéfice à long terme serait ainsi une meilleure prise en charge des douleurs chez le patient, qui reste actuellement extrêmement limitée.
Procédures
Prélèvement de fèces à J3, 7, 10 et 16 post infection sur chaque souris pour évaluer l’état de colonisation du tractus digestif. Suite à cela, les souris recevront un traitement par gavage orale à base de bactéries probiotiques entre J16 et J23. A J21, les souris subiront un premier test comportementale (5 min par souris sur l'ensemble des souris) pour évaluer l'état d'anxiété des souris (Labyrinthe en croix surélevé) puis à J23 un second test comportementale (5 min par souris sur l'ensemble des souris) pour évaluer l'état de dépression des souris (test de la nage forcée). Enfin, à J24, les souris subiront un dernier test (40 min par souris sur l'ensemble des souris), le test de distension colorectale, afin d'évaluer leur sensibilité colique avant d'être mis à mort à la suite de ce test de distension colorectale.
Impact sur les animaux
Une perte de poids (au maximum, 5% du poids initial) peut être observée chez certains animaux durant la phase d’infection et notamment au pic d’infection (7 jours post-infection), mais ce phénomène est temporaire et naturellement résolu avec l’élimination du pathogène (16 jours post-infection). Ensuite, cette infection par C. rodentium induira chez les animaux les symptômes associés au SII-PI à savoir une hypersensibilité colique et un comportement de type anxieux en phase post-infectieuse (16 jours post-infection) et jusqu’à la fin des expérimentations prévues (24 jours post-infection).
Devenir
A l'issu de l'ensemble des procédures, les animaux seront mis à mort par overdose d'isoflurane suivi par une dislocation cervicale afin de réaliser des prélèvements d'organes.
Remplacement
Il apparait indispensable de travailler sur des animaux afin de pouvoir étudier l’impact de C. rodentium sur la sensibilité colique, le comportement et le microbiote intestinal. De plus, une étude comparant des données de métagénomique entre animaux infectés et animaux non infectés permettra d’établir un lien de causalité avec C. rodentium. Ce type d’étude n’est concevable que chez l’animal. D’autre part, nous voulons également évaluer les conséquences physiologiques sur la sensibilité viscérale et la perméabilité intestinale, pour lesquelles il n’existe pas d’autre alternative. L’utilisation de différents modèles cellulaires in vitro pour répondre aux objectifs de ce projet n’est donc pas envisageable.
Réduction
Les expérimentations sont organisées de façon à obtenir des résultats statistiquement exploitables avec le plus petit nombre d’animaux possible. Les tests statistiques seront réalisés grâce au programme d'analyse statistique GraphPad Prim 9.0 et les principales analyses, notamment de suivi du poids seront effectuées grâce à des test ANOVA one-way ou two-way suivi d'un post test adéquat en fonction du résultat.
Raffinement
Afin de réduire une éventuelle souffrance, les animaux seront surveillés quotidiennement (Week-end et jours fériés compris) par l'expérimentateur mais aussi par le personnel de l'animalerie. Si un animal présente une trop forte douleur, un comportement stéréotypé ou anormal, une posture anormale ou une réduction de poids de 20%, celui-ci sera euthanasié par le personnel de l’unité de stabulation animale. Ces animaux seront au maximum 5 par cage (5 mâles ou 5 femelles) et ceci en respect de la réglementation en vigueur concernant la superficie au sol par souris. De plus, ces cages contiendront des milieux d'enrichissements de type petite maisonnette ainsi que du coton.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle expérimental est appuyé par sa pertinence pour l’étude des pathologies intestinales in vivo ainsi que par la disponibilité de lignées d’animaux génétiquement modifiés et l’existence de nombreux outils d’analyse (anticorps, kit ELISA…) développés pour cette espèce. De plus, la spécificité d’espèce de la souche bactérienne pathogène utilisée rend ce modèle encore plus approprié. Les souris seront utilisées au stade de jeune adulte (4-5 semaines). En effet, l’utilisation des animaux à ce stade de développement permet de limiter les biais liés à des différences pouvant se développer au cours de la vie de l’animal. La réduction de la variabilité inter-individus permet ainsi de réduire le nombre d’animaux à expérimenter.
Caractérisation des propriétés nutritionnelles des protéines d’organismes unicellulaires (POU) chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
80 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont nourris avec des protéines issues de levure et de bactérie, soumis à des prélèvements sanguins caudaux puis à une ponction intracardiaque sous anesthésie, avant le prélèvement de leurs contenus intestinaux et de leurs organes, pour évaluer l'intérêt nutritionnel de ces protéines pour l'alimentation humaine. Le porteur signale que ces aliments peuvent contenir des acides nucléiques potentiellement néfastes pour les reins. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative validée in vitro" pour mesurer la digestibilité des acides aminés, mesurable seulement chez l'animal ou chez l'humain.
Objectifs
Face à l’accroissement de plus en plus rapide de la population, aux enjeux liés au changement climatique et à l’urbanisation croissante, sécuriser l’offre alimentaire constitue un défi majeur pour le secteur agricole. Une augmentation considérable des besoins de ressources en protéines est inévitable. Les ressources végétales et animales nécessitent la mobilisation de grandes surfaces agricoles et sont dépendantes des conditions climatiques et de la saisonnalité. La recherche de sources protéiques alternatives est ainsi en plein essor et les Protéines d’Organismes Unicellulaires (POU) représentent actuellement une filière en développement. Les microorganismes sont des ressources intéressantes à exploiter, de par leur vitesse de croissance, leur capacité d’accumulation et la possibilité de moduler leur métabolisme et leur composition en fonction des conditions d’environnement. Dans ce contexte, le projet Nutripou va produire des POU issues de bactérie et de levure à partir de procédés de culture, d’extraction et de purification optimisés afin d’obtenir des POU dont la composition nutritionnelle est adaptée à l’alimentation humaine. Les objectifs de l’étude animale que nous souhaitons mener sont : i- d’évaluer la qualité nutritionnelle de POU issues de levure et de bactérie et présentant des degrés de purification différents (procédures expérimentales 1 et 2) et ii- d’évaluer les effets métaboliques et physiopathologiques de l’ingestion durant 3 mois de ces mêmes POU (procédure expérimentale 3) chez le rat.
Bénéfices attendus
Les données de qualité nutritionnelle des POU de levure et de bactérie et les effets de leur ingestion obtenues dans notre étude permettront d’appréhender l’intérêt de cette nouvelle ressource en protéines. La caractérisation nutritionnelle permettra de valoriser ou d’envisager des pistes d’amélioration de la production des POU et elles pourront éventuellement venir compléter le catalogue des ressources alternatives en protéines permettant de faire face à la demande mondiale croissante.
Procédures
Dans les procédures 1 et 2, les animaux seront hébergés en cage individuelle en permanence. Dans la procédure 3, ils seront hébergés à 2 par cages et placés uniquement 3 fois 24h dans des cages individuelles pour la collecte des urines. Lors des procédures 2 et 3, avant l’euthanasie des animaux et pour collecter une quantité suffisante de sang, une ponction intracardiaque sera réalisée après anesthésie gazeuse profonde de l’animal. Lors de la procédure 3, des prélèvements sanguins sur la veine latérale de la queue seront réalisés sur les rats vigiles. Trois prélèvements seront réalisés (au début, à mi-parcours et à la fin de la procédure) et la durée de chaque prélèvement ne dépassera pas 5 minutes
Impact sur les animaux
Lors des procédures 1 et 2, il sera nécessaire d’héberger les animaux en cages individuelles car nous devrons suivre précisément la prise alimentaire de chaque rat (procédure 1) et les habituer à l’ingestion d’un repas-test (procédure 1). Lors de la procédure 3, les animaux seront hébergés à 2 par cage. La prise alimentaire n’étant pas le paramètre principal évalué lors de cette procédure, il est envisageable de diminuer la précision de cette mesure pour cette procédure. Les animaux seront placés en cage individuelle uniquement lors du recueil des urines, soit 3 fois une journée sur l’ensemble de la procédure. Les prélèvements sanguins de la procédure 3 sont susceptibles d’induire de la douleur. Les prélèvements se feront au niveau d’une veine latérale de la queue par un expérimentateur entraîné et les volumes prélevés seront modérés et ne dépasseront pas 15% du volume de sang des rats. Bien que la production des POU utilisées dans cette étude sera optimisée pour réduire les quantités d’acides nucléiques, les régimes à base de POU sont susceptibles de contenir des quantités faibles d’acides nucléiques pouvant être potentiellement néfastes pour la santé des rats. Les expérimentateurs seront donc particulièrement vigilant lors du suivi de l’état de santé globale des animaux. L’ingestion d’acides nucléiques pourrait avoir un effet sur le rein et l’excrétion des urines sera particulièrement observée.
Devenir
Procédure 1: Les 40 rats seront réutilisés pour la procédure 2. Procédure 2: les 40 rats seront euthanasiés afin de collecter les digestats des différents compartiments intestinaux et évaluer la digestibilité de POU. Procédure 3: les 40 rats seront euthanasiés afin de prélever les organes et tissus permettant d'évaluer les effets de l'ingestion de POU sur des marqueurs inflammatoires et histologiques.
Remplacement
A l’heure actuelle il n’existe pas de méthode alternative validée in vitro pour déterminer la digestibilité de l’azote et des acides aminés des protéines. Les méthodes de digestion in vitro ne permettent pas en l’état actuel des connaissances d’obtenir des données représentatives de la digestibilité in vivo des acides aminés alimentaires. Ces mesures ne peuvent être réalisées que chez l’animal et chez l’homme. Néanmoins, les études de digestibilité des acides aminés nécessitent à l’heure actuelle l’accès aux contenus intestinaux au niveau iléal et sont très invasives chez l’homme. En outre, afin d’étudier l’innocuité de ces nouvelles sources de protéines alimentaires à moyen terme, et en particulier les effets de taux d’acides nucléiques non négligeables, il est nécessaire d’évaluer les effets sur différents marqueurs inflammatoires, métaboliques, du statut osseux, etc. et cela ne peut se faire que chez l’animal en ayant accès à l’ensemble des tissus et organes.
Réduction
A partir des données déjà publiées sur le sujet et dans des conditions expérimentales comparables, le nombre minimum d’animaux requis pour atteindre une puissance statistique suffisante et garantir l'exploitation des résultats est de 8 rats par groupe.
Raffinement
Afin de limiter l'impact de l'hébergement individuel dans les procédures 1 et 2, les cages sont en plexiglas transparent permettant le plus d’interactions visuelles entre les animaux et elles seront enrichies avec des tunnels en plexiglas opaque ainsi que des billes. Des regroupements dans des cages collectives (5 rats/cage) seront effectués une fois par semaine lors de ces 2 procédures. La capacité d’accueil de la cage de regroupement sera adaptée au nombre et au poids des rats et les animaux seront identifiés par un numéro inscrit au marqueur sur leur queue. Pour la procédure 3, les animaux seront hébergés à 2 par cage. Néanmoins, les animaux passeront 3 fois 24h en cage métabolique individuelle afin de collecter les urines. Ces cages seront également en plexiglas et enrichies avec des tunnels en plexiglas opaque ainsi que des billes. Afin de réduire la douleur lors des prises de sang au niveau d’une veine latérale caudale réalisées en procédure 3, les prélèvements se feront par un expérimentateur entraîné. Les volumes prélevés seront modérés (2mL/prélèvement, 3 prélèvements à J0, J45 et J90) et ne dépasseront pas 15% du volume de sang des rats. Les animaux seront habitués à la contention dans un tissu lors des pesées afin de réduire le stress généré lors de la contention pour réaliser la prise de sang et un analgésique sera appliqué sur la queue quelques minutes avant le prélèvement pour réduire les douleurs. La manipulation régulière des animaux par les mêmes expérimentateurs pour les mesures du poids et de la prise alimentaire permettra de suivre de manière rapprochée l’état de santé des animaux et de détecter des modifications éventuelles de leur état physique ou de leur comportement. Si une perte de poids de plus de 20% sans cause apparente et sans récupération, des diarrhées sans cause apparente ou des difficultés à uriner ou une modification de l’aspect des urines sont détectées grâce au suivi rapproché de chaque animal, il sera sorti du protocole expérimental et euthanasié si son état de santé ne s’améliore pas rapidement.
Choix des espèces
Le régime alimentaire et le système digestif du rat présentent des similarités suffisamment importantes avec ceux de l’Homme pour qu’une extrapolation des résultats obtenus soit envisagée. De plus, le rat est une espèce de référence pour les études nutritionnelles. Procédure 1 : Rats âgés de 3 semaines. L’évaluation du CEP est une procédure standardisée qui se réalise chez de jeunes rats pour rendre compte de la capacité de la protéine à soutenir la croissance. Procédure 2 : Rats issus de la procédure 1. Ils seront alors âgés de 8 semaines. Les études de digestibilité sont habituellement réalisées sur des rats de cet âge. C’est une fenêtre d’âge de référence utilisée dans la plupart des études quand il s’agit de normaliser les conditions d’expérimentations dans lesquelles l’âge de l’individu n’est pas l’objet de la recherche. Procédure 3 : Rats adultes âgés de 8 semaines. C’est une fenêtre d’âge de référence utilisée dans la plupart des études quand il s’agit de normaliser les conditions d’expérimentations dans lesquelles l’âge de l’individu n’est pas l’objet de la recherche.
Rôle du métabolisme cellulaire dans le maintien de l’homéostasie intestinale.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
1 120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des composés par voie orale pendant cinq jours et des injections intrapéritonéales pendant deux semaines, avant un prélèvement de sang sous anesthésie terminale, pour étudier le rôle du métabolisme dans le renouvellement des cellules souches intestinales. Le porteur indique disposer d'un modèle d'organoïdes ex vivo mais affirme que le projet "ne peut être mené in vitro" car il porte sur les interactions entre épithélium, cellules immunitaires et microbiote. Les bénéfices médicaux annoncés restent lointains, le porteur précisant que "de nombreuses années de recherche sont encore nécessaires".
Objectifs
Un bon fonctionnement de l'intestin est indispensable afin d'éviter le développement de pathologies dont l'incidence est en constante progression : allergies, diabète, dépression, maladies inflammatoires chroniques ou encore cancer colorectal. Une caractéristique surprenante de l’intestin est sa capacité à se régénérer tous les 4-5 jours chez les Mammifères, et cette capacité de régénération est primordiale en cas de lésions par des pathogènes, des agents chimiques ou encore suite à une radio-thérapie. Cette propriété est assurée par les cellules souches intestinales. Les cellules souches, qui sont des cellules indifférenciées, peuvent soit donner naissance à de nouvelles cellules souches (et ainsi se maintenir au sein de l’organisme, au sein de « niches » créées par des cellules différenciées voisines), soit être à l’origine de cellules spécialisées exerçant des fonctions spécifiques au sein d’un organe. Elles jouent donc un rôle important au cours du développement mais aussi dans le maintien de l’intégrité de certains organes chez l’adulte. Les cellules souches font l’objet de nombreuses recherches et mieux connaître leurs propriétés est un enjeu crucial en médecine. Les objectifs principaux de ce projet sont de mieux comprendre les mécanismes qui régulent le destin des cellules souches intestinales, c’est-à-dire leur capacité à s’auto-renouveler ou se différencier. Cette balance est finement régulée, et nos premiers résultats montrent que le métabolisme cellulaire est un acteur clé dans la régulation de cette balance. Le métabolisme cellulaire, qui est formé par l’ensemble des réactions chimiques se produisant au sein des cellules, permet notamment de fournir l’énergie nécessaire au bon fonctionnement des cellules, et nos résultats démontrent que des altérations du métabolisme dans les cellules souches intestinales impactent fortement la capacité de régénération de l’intestin. Nous souhaitons maintenant comprendre comment : 1/ le métabolisme influence le fonctionnement des cellules souches intestinales, et 2/ les différentes cellules différenciées qui constituent l’intestin communiquent avec les cellules souches pour contrôler leur fonction.
Bénéfices attendus
La recherche sur la biologie des cellules souches est un domaine qui fait l'objet de nombreuses recherches et est un enjeu primordial en médecine. L’intestin a la particularité de se renouveler très rapidement, et cette propriété est fondamentale pour le maintien de l’intégrité de ce tissu qui est en permanence exposé à des agents délétères (pathogènes, agents chimiques) susceptibles de conduire à des lésions. Les cellules souches intestinales confèrent à ce tissu sa capacité de régénération, et font l’objet de nombreuses études. Les connaissances scientifiques ont progressé ces dernières années mais des questions restent ouvertes. Ce projet de recherche fondamentale permettra d’identifier les mécanismes qui régulent le destin des cellules souches intestinales. Leur capacité à s’auto-renouveler ou se différencier est en effet une balance dont les mécanismes régulateurs ne sont pas bien définis. De plus, le tissu intestinal est formé de différents types cellulaires spécifiques susceptibles de coopérer afin de garantir une fonction optimale des cellules souches intestinales. Ce projet permettra d’élucider les mécanismes, cellulaires et moléculaires, impliqués dans ce dialogue. Au total, les connaissances acquises au cours de ce projet apporteront des avancées majeures à une meilleure compréhension des modes d'action des cellules souches intestinales. Ces cellules très particulières ouvrent la voie vers la possibilité de réparer, cicatriser et régénérer des parties de l’intestin, mais les connaissances scientifiques afin de comprendre leur fonctionnement nécessitent encore d’être approfondies et de nombreuses années de recherche sont encore nécessaires pour comprendre comment elles pourraient aider au traitement de certaines maladies.
Procédures
- Administration par voie orale : 1 fois par jour pendant 5 jours - Injections intrapéritonéales : 1 fois, et 1 fois par jour pendant 2 semaines. - Prélèvements de sang sous anesthésie générale terminale : 1 fois.
Impact sur les animaux
Les lignées modèles murins transgéniques que nous utiliserons ne présentent pas de phénotype dommageable. Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie. Les procédures 1 et 3 n'induiront pas de douleur ou de stress chez les animaux. Afin de réduire la douleur que la procédure 2 pourrait engendrer, les animaux seront anesthésiés à l’aide d’un mélange kétamine/xylasine et d’un anesthésique local (xylocaïne) avant le sacrifice.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, l'ensemble des animaux sera euthanasié.
Remplacement
Ce projet doit être abordé de façon intégrée et ne peut être mené in vitro puisqu’il a comme objet principal l’étude des interactions entre les cellules épithéliales intestinales, les cellules immunitaires et le microbiote. Nous ne disposons pas de méthode alternative à ce jour pour traiter ces questions. Pour certaines expériences, nous disposons du système d’organoïdes intestinaux qui permet de reconstituer ex vivo des minis intestins (sous forme de couche unique, l'épithélium intestinal) en absence de cellules immunitaires et du microbiote. Ce modèle présente l’avantage de pouvoir analyser ex-vivo les propriétés de l’épithélium intestinal en l’absence de contribution du tissu conjonctif, et ainsi de tester l’impact de différents effecteurs d’origine conjonctive sur l'épithélium intestinal. Ce modèle de cultures primaires dérivées des différents modèles murins sera utilisé pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires mis en jeu. Des approches ex vivo et in vitro seront également privilégiées dans la mesure du possible.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est le minimum requis afin d’obtenir des résultats statistiquement interprétables. La détermination de la puissance et de la taille des échantillons pour différents tests statistiques a été réalisée à l’aide du logiciel G-power. La majorité des animaux produits dans les lignées seront utilisés (études menées sur les mâles et femelles, la plupart des génotypes produits seront utilisés). De plus, dans la mesure du possible, les mêmes animaux seront utilisés dans différents protocoles.
Raffinement
Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière par les expérimentateurs et/ou le personnel qualifié de l’animalerie. Afin de réduire au maximum la douleur et l’angoisse que certains protocoles pourraient engendrer chez les animaux, des points limites ont été définis. Une perte de poids supérieure à 20% du poids initial, ou l’apparition d’hémorragies rectales ou d’un prolapsus seront considérés comme des points limites. En cas de signes de détresse ou de douleur, d’atteinte d’un point limite, en accord avec le personnel qualifié, le protocole sera stoppé pour ces animaux qui seront euthanasiés et autopsiés. Afin de réduire la douleur pendant certaines procédures expérimentales les animaux seront anesthésiés à l’aide d’un mélange kétamine/xylasine et d’un anesthésique local (xylocaïne).
Choix des espèces
La souris est un excellent modèle pour notre projet, puisque disposant d’un système digestif et immunitaire présentant de nombreuses similitudes avec l’homme. Les animaux seront utilisés dès l’âge de 8 semaines, lorsque que système digestif est mature.
Effet du stress prénatal sur la sensibilité viscérale et la tumorigenèse intestinale
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
864 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Des femelles gestantes sont soumises à une contention répétée sous lumière vive, et leur descendance subit une distension colorectale et une colite chimique provoquant perte de poids, diarrhée et sang dans les fèces. Le porteur indique que le modèle de stress n'induit pas de douleur spontanée, mais que la colite chronique entraîne ces signes. Il affirme que la douleur et la tumorigenèse induites par le stress sont des réactions de "l'organisme entier" impossibles à reproduire in vitro, rendant l'animal "incontournable".
Objectifs
Etudier l'effet du stress prénatal sur la sensibilité viscérale ainsi que sur la tomorigénèse au niveau intestinal
Bénéfices attendus
Les méthodes alternatives permettant une évaluation de la sensibilité viscérale de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. De plus, l'implication du stress entrainant une augmentation de la douleur ainsi que la tumorigenèse intestinale sont des réactions intégrées de l'organisme entier impossibles à reproduire in vitro dans leur intégralité. Ce projet permettra de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour les douleurs viscérales et de mieux comprendre la tumorigénèse intestinale.
Procédures
Les animaux pourront être soumis à 4 procédures: Les femelles gestantes seront soumises à un stress (du 13ème au 18ème jour de gestation, les souris sont placées dans un tube de contention sous une lumière vive durant 30 min, 3 fois par jour). Les souris issues de cette gestation ainsi que des souris contrôles (ayant subi directement le stress) seront soumises à la distension colorectale à 8 semaines. Les souris issues de la gestation seront soumises à un modèle d'inflammation de l'intestion (colite au DSS) et auront un suivi endoscopique mensuel. La perméabilité intestinale sera évaluée après gavage au FITC dextran et prélèvement de sang.
Impact sur les animaux
Le modèle de stress n'induit pas de douleur spontanée. En revanche le protocole de colite chronique entraine une perte de poids, ainsi que l'apparition de diarhée et de sang dans les fécès caractéristiques de ce modèle.
Devenir
A l'issue de la procédure 1 tous les animaux de génération F1 seront gardés en vie et utilisés pour les procédures suivantes. Les procédures 4 et 5 seront réalisées au cours des procédures 2 et 3. Le fait d'utiliser un même animal pour différentes procédures permet de réduire le nombre d'animaux. Les animaux de la procédure 2 seront mis à mort à l'issue de la procédure. Les animaux de la procédure 3 seront mis à mort à l'issue de la procédure. En effet, à l'issue de ces procédures nous réaliserons des prélèvements de tissus post mortem (sang et organes).
Remplacement
Les méthodes alternatives permettant une évaluation du statut douloureux de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour les douleurs viscérales. De plus, la douleur et la tumorigénèse induites par le stress sont des réactions intégrées de l'organisme entier impossibles à reproduire in vitro dans leur intégralité.
Réduction
Tout au long du projet, les animaux seront suivis régulièrement au cours du temps (au minimum 1 fois par semaine) par des techniques non invasives comme le suivi du poids, la consistance des fèces et présence de sang dans les fèces évaluée par le test HémoccultbII® et de de façon plus spécifique par l'observation grâce à un endoscope pour la tumorogénèse. L’utilisation de ces techniques non-invasives permet d’observer au cours du temps un seul animal, là où l’information devait être obtenue par euthanasie et autopsie de multiples individus à chaque stade d’une seule étude, permettant ainsi de réduire sensiblement le nombre d’animaux.
Raffinement
De plus, afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, dans un premier temps, des carrés de coton pur ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Selon la durée de l’étude, un deuxième enrichissement pourra être introduit dans l’environnement, tel que des aspen Brick, des tunnels en polycarbonate ou des igloos. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé quotidiennement. Pour chaque procédure des points limites ont été définis pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure. De plus, les personnes responsables du projet ont été formées à l’utilisation des animaux à des fins scientifiques ; elles garantissent de la formation et de l’encadrement des autres expérimentateurs impliqués dans les procédures expérimentales. L’apprentissage et la maitrise des gestes techniques sont reportés dans les livrets de compétences des personnes concernées. Pour toutes les procédures nécessitant de la chirurgie, les animaux seront anesthésiés et surveillés jusqu'à leur réveil, un suivi et une observation post-opératoire sera mise en place.
Choix des espèces
La souris présente des caractéristiques physiopathologiques proches de l'espèce humaine. Nous disposons également de souris déficientes pour l'expression de certains gènes cibles que nous utiliserons dans ce projet. Les méres seront stressées du 13 au 18 éme jour de gestation. C'est la période décrite dans la littérature pour ce modèle. Ensuite les souris F1 utilisées seront âgées d’au moins 6 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures. De plus, c'est l'âge utilisé classiquement dans la litterature pour ces modèles.
Test de tolérance d’un extrait de raisin chez le chien adulte sain
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Tests réglementaires
- Toxicologie et autres tests de sécurité
18 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réutilisés dans d'autres projets. Ils reçoivent quotidiennement un extrait de raisin dans leur alimentation et subissent deux prises de sang sur animaux vigiles, pour vérifier l'innocuité de cet extrait chez le chien. Le porteur indique que la contention lors des prélèvements peut être une source de stress, mais que les animaux y sont habitués. Il affirme qu'aucun remplacement n'est envisageable, le chien étant "l'espèce cible" de cet extrait déjà commercialisé pour d'autres espèces.
Objectifs
L'objectif du projet est de vérifier l'innocuité d'un extrait de raisin chez le chien adulte sain, c'est à dire s'assurer qu'il ne provoque aucun désagrément sur l'animal (aucun effet sur le poids, aucune modification du comportement, aucune modification des paramètres de santé rénale et hépatique). Cet extrait possède déjà une autorisation de commercialisation pour d'autres espèces mais pas encore pour le chien.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est la démonstration de l'innocuité de l'extrait de raisin testé chez le chien adulte sain car de rares cas d'intoxication avec du raisin ont été rapportés chez le chien sans qu'une explication de cause à effet ait réellement pu être démontrée.
Procédures
Les chiens recevront l'extrait de raisin dans leur alimentation quotidiennement durant la durée de l'étude et deux prises de sang seront réalisées sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Une baisse de l'acceptation de l'aliment peut être envisagée mais la quantité d'extrait est tellement faible et homogène dans l'aliment que cela ne doit pas avoir d'impact sur la consommation de la ration. Les prises de sang constituent une nuisance attendue à cause du stress éventuel de la contention mais les animaux sont habitués à cette procédure ce qui permet la réalisation de celles-ci dans les meilleures conditions de rapidité et de bien-être de l'animal. Le prélèvement sanguin est, lui, considèré comme une procédure légère constituée d’acte (piqûre) non algogène ne justifiant pas l’administration d'analgésiques. Cependant, afin de préserver le bien-être des animaux, tout prélèvement sera interrompu si l’animal montre un quelconque signe de détresse.
Devenir
Les animaux pourront soit être réintégrés à un projet dont la demande d'autorisation est encore en cours soit intégrés dans un nouveau projet.
Remplacement
Aucun remplacement n'est envisageable dans la mesure où le chien est l'espèce cible de cet extrait.
Réduction
Cette étude est un projet préliminaire qui permettra une fois l'innocuité établie sur un petit nombre d'animaux sains, d'envisager de montrer des effets positifs de l'extrait sur des animaux souffrant de désordres métaboliques liés au surpoids. La taille des groupes proposée est celle minimale basée sur notre expérience, permettant d’obtenir des résultats reproductibles et d’assurer la robustesse des analyses statistiques (tests statistiques non paramétriques Mann-Whitney).
Raffinement
Cette étude ne limite pas les sorties des animaux et leur sociabilisation. Ils peuvent de plus continuer à vivre en groupe (3 à 4 chiens dans un box de 18 m2 avec présence de niches et de jeux type kong ou ballon). Ils ont accès à l’eau à volonté. Lors de la prise des repas, les animaux sont attachés dans leur box et ne peuvent ainsi consommer que la ration qui leur est présentée. Ils sont amenés, en laisse, de leur box jusqu’à la salle de prélèvement se trouvant dans le même bâtiment. Un suivi quotidien du comportement des chiens est réalisé afin de mettre en place, si besoin était, des mesures adéquates (changement de place dans le chenil, apport de nouveaux jeux dans les boxes) pour maintenir un bien-être optimal à nos animaux.
Choix des espèces
Le chien est l'espèce cible de l'extrait testé. Les animaux utilisés seront adultes, car ils sont les cibles de l'utilisation de cet extrait (stade de développement le plus susceptible d'être sujet à l'embonpoint).
Intérêt du renforcement de la barrière intestinale en prévention de la réaction du greffon contre l’hôte aiguë (GvHDa)
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
2 368 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une chimiothérapie ou sont irradiées puis greffées de moelle pour reproduire une réaction du greffon contre l'hôte, avec perte de poids et diarrhée attendues, avant d'être tuées par dislocation cervicale sous anesthésie pour prélever l'intestin. Le porteur teste divers facteurs censés renforcer la barrière intestinale et améliorer la survie. Il affirme qu'un "système biologique intégré" est "indispensable", la souris restant selon lui le modèle de choix.
Objectifs
L'étude de la barrière intestinale étant difficilement réalisable en pratique chez les patients, nous souhaitons utiliser des modèles murins de chimiothérapie/radiothérapie et de GvHDa. Notre objectif est de mieux comprendre et de renforcer l’effet de barrière de l’intestin de ces souris en intervenant sur leur microbiote/flore, leur mucus et leur trophicité épithéliale. Pour cela nous testerons individuellement chaque facteur susceptible de renforcer la barrière intestinale, puis l'association des facteurs ayant individuellement fait la preuve de leur efficacité.
Bénéfices attendus
Nous attendons que un ou plusieurs des facteurs testés (alimentation hyperprotéique, glutamine, vitamine D, Zinc, prébiotique et facteurs de croisssance intestinaux) permette : i. la diminution du retentissement clinique, de la perméabilité intestinale, du score histologique des dommages intestinaux, de la translocation intestinale et de la dysbiose ; ii. l' amélioration de la survie, de la citrulline plasmatique.
Procédures
1. Dans le modéle de chimiothérapie: les animaux recevront soit 5 jours de chimiothérapie par injection quotidienne intra-péritonéale. Il pourront également recevoir des gavages d'antibiotiques, de prébiotiques ou d'eau pendant une 10aine de jours. Le sacrifice sera réalisé à J6 ou J8 par rapport à l'initiation de la chimiothérapie. 2. Dans le modèle de gvHDa les animaux seront irradiés et recevront le lendemain une greffe de moelle par injection intrapétonéale ou injection dans le sinus retro-orbitaire (après anesthésie à l'isoflurane). Les animaux recevront le facteur testé sous forme de nourriture, de gavage ou d'injection sous-cutanée pendant 14 jours. Le sacrifice sera réalisé à J7. L'étude de la survie ne sera pas prolongée au delà d'un mois. Dans tous les cas, le sacrifice sera réalisé par discolation cervicale après anesthésie à l'isoflurane.
Impact sur les animaux
Perte de poids et asténie liée à la chimiothérapie, à l'irradiation et à laGvhDa qui peuvent également entrainer de la diarrhée. Administration par gavage ou voie sous cutanée de certains facteurs. Injection du greffon par injection intrapéritonéale ou dans le sinus retro-orbitaire (sous anesthésie par inhalation d'isoflurane concernant ce dernier).
Devenir
1. Modèle chimio: les animaux devront être sacrifiés à J6 ou J8 pour analyse de leur intestin. 2. >Modèle GvHDa: les animaux servant à la préparation des greffons sont sacrifiés sans aucune expérimentation au préalable. La majorité des animaux sont sacrifiés à J7 post-greffe pour étude leur intestin. L'étude de la survie n'est pas prolongée au delà de J30 post-greffe (euthanasie au delà).
Remplacement
Chez l’homme, il s'avère en pratique difficile d’évaluer l’atteinte intestinale avant ou lors de la déclaration d’une GvHDa du fait du risque et de la contrainte que constitue la réalisation d'examens endoscopiques digestifs répétés avec biopsies. L’utilisation d’un système biologique intégré est indispensable pour l’étude des conséquences de la chimiothérapie et de la GvHDa sur barrière intestinale. La souris reste un modèle de choix pour étudier la barrière intestinale (mucus/muqueuse/immunité) comparativement aux modèles plus éloignés dans l’évolution.
Réduction
Seules les expériences considérées comme absolument indispensables seront réalisées. Les paramètres mesurés seront analysés par des tests non-paramétriques non appariés (test de Wilcoxon-Mann- Whitney, coefficient de Spearman). La littérature indique que les groupes doivent être constituées d'au minimum de 12 souris pour atteindre une puissance statistique suffisante. Le nombre prévu est de 15 souris par groupe contrôle et 25 par groupe traité. Une analyse intermédaire (sur le score histologique des dommages intestinaux) sera réalisée à 2/3 des inclusions par groupe, afin d'interrompre toute expérimentation montrant un résultat déjà significatif à ce stade. - La réalisation de l'étude i. de la perméabilité intestinale (FITC-Dextran), ii. de la survie sera toujours soumise à un GO/No GO et ne sera par conséquent réalisée qu'en cas d'effet positif de la condition testée sur le score histologique des dommages intestinaux. Ces mesures permettent de passer d'un effectif de 2368 animaux au maximum à un effectif de 947 animaux au mimimum.
Raffinement
Les souris seront hébergées dans une animalerie EOPS agréée avec une surveillance quotidienne. L’environnement sanitaire sera donc idéal pour l’hébergement (température et hygrométrie réglementaire et stables). Les animaux livrés seront laissés en quarantaine pendant une semaine avec de la nourriture ad libitum. Les souris, hébergées par 2 à 5 individus/cage avec un enrichissement (batonnets en coton permettant la confection de cocons) seront manipulées par des personnels formés en possession d’une habilitation à l’expérimentation animale. Les expérimentations seront effectuées par un duo, toujours identique, afin de minimiser des différences inter-individuelles. L'injection du greffon dans le sinus rétro-orbitaire sera réalisée sous anesthésie. Avant dislocation cervicale les animaux seront anesthésiés. Le sacrifice sera réalisé à J7 avant que la perte de poids et la prostration liées à l'irradiation et/ou laGvHDa ne soient trop importantes. Durant l'étude de survie, les animaux avec une perte de poids > ou = à 20% ou atteints d'une prostration importante seront euthanasiés.
Choix des espèces
- La souris est un modèle de mammifère proche de l’Homme pour la physiologie intestinale. - Le laboratoire a créé une souris génétiquement modifiée pour renforcer le mucus intestinal. - La modélisation de la GvHDa chez des souris hybrides F1 est bien documentée. Adultes de 8 à 12 semaines (étude des animaux dont le systéme immunitaire est mature)
Effet de l’insulino-résistance sur la réponse à l’inflammation intestinale chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des mises à jeun, un gavage, des prélèvements de sang et l'implantation chirurgicale d'une pompe osmotique, avec induction d'un diabète et d'une inflammation intestinale. Le porteur reconnaît une polydipsie, un poil hérissé, une léthargie, un dos courbé, une ataxie et des tremblements possibles. Il indique avoir utilisé des organoïdes intestinaux mais présente le recours à la souris comme nécessaire pour ces dialogues inter-organes.
Objectifs
L’intestin est directement en contact avec le bol alimentaire et les bactéries de la flore intestinale et assure donc un rôle de barrière sélective entre la lumière digestive et le milieu intérieur. Bien que l’hyper-perméabilité intestinale et le passage concomitant de produits bactériens dans le sang aient été proposés comme un des facteurs participant à l'inflammation chronique qui accompagne l'obésité et le diabète de type 2 (DT2), les mécanismes moléculaires à l’origine des défauts d’intégrité épithéliale lors de ces pathologies demeurent mal compris. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’évaluer si la perte d'action de l’insuline, une caractéristique du diabète, conduit indépendemment de l'obésité et de l'hyperglycémie, à une altération de la fonction barrière de l'intestin et une susceptibilité accrue à l'inflammation intestinale.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est la mise en évidence que la perte d'action de l'insuline contribue, indépendemment de l'obésité, à l'hyperperméabilité intestinal et au risque accru d'inflammation ou d'infection intestinales. Notre projet permettra l'identification dans l'épithélium intestinal des cibles cellulaires et des voies de signalisation dérégulées au cours de la résistance à l'insuline, ce qui est essentiel pour la conception de stratégies préventives et thérapeutiques.
Procédures
-1 lot d’animaux vigiles fera l’objet d’une mise à jeun (14h), de 6 à 7 contentions (45 secondes chacune), d’une administration orale de produit (1 minute chacune), de 2 prélèvements de sang caudal (30 secondes chacun), d’un prélèvement de sang mandibulaire (1 minute chacun) et de 2 à 3 injections de produit (45 secondes chacune). Une partie de ces animaux sera également placée sous anesthésie et analgésie pour la réalisation d’un acte chirurgical (implantation sous cutanée d'une pompe osmotique, 20 minutes). -1 autre lot d’animaux vigiles fera l’objet de 2 mises à jeun (4h et 14h), de 7 à 8 contentions (45 secondes chacune), de 2 administrations orale de produit (1 minute chacune), de 2 prélèvements de sang caudal (30 secondes chacun), d’un prélèvement de sang mandibulaire (1 minute chacun) et de 2 à 3 injections de produit (45 secondes chacune). Une partie de ces animaux sera également placée sous anesthésie et analgésie pour la réalisation d’un acte chirurgical (implantation sous cutanée d'une pompe osmotique, 20 minutes). -Tous les animaux seront placés sous analgésie et anesthésie profonde pour un prélèvement sanguin terminal unique (30 secondes par souris).
Impact sur les animaux
Les prélèvements, l’anesthésie, la contention le gavage et les injections sont des sources de stress pour les animaux. Certains actes peuvent induire une sensation de douleur chez l'animal : douleur de courte durée au site d’injection (piqûre de l’aiguille) ou encore les douleurs post-opératoire (implantation de la pompe) ou liées à l’inflammation intestinale. De plus, la chirurgie comporte un risque pour l'animal lié à l'anesthésie (réveil, dépression respiratoire, hypothermie). Les souris rendues diabétiques présenteront une polydipsie associée à une glycosurie. L’implantation des pompes osmotiques en sous cutanée peuvent entraîner localement une inflammation (rougeur, gonflement) ou une infection (écoulements). Concernant les procédures incluant l’induction d’une inflammation intestinale, l’infection par des entéropathogènes, ou l’induction d’un diabète, l’apparition de signes généraux de souffrances peut survenir : poil ébouriffé (ou hérissé), perte de poids, écoulement des yeux, léthargie, dos courbé, ataxie, tremblement.
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés en vu de prélevements de sang et d'organes pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Dans ce projet, les modèles animaux seront développés dans le but d'obtenir des modèles de pathologies métaboliques (diabète) et inflammatoires (inflammation intestinale, infections entériques). Les dérégulations métaboliques et la réponse inflammatoire sont des phénomènes complexes faisant intervenir de nombreux dialogues inter-organes. Les animaux seront donc utilisés quand les questions soulevées par le projet ne pourront pas être résolues par des systèmes de culture in vitro. Ils permettent d'obtenir une représentation simplifiée de systèmes biologiques impossibles à étudier directement chez l'Homme. Cependant, nous avons utilisé des systèmes de culture tridimensionnelle à partir d'organoides intestinaux issus de souris diabétiques pour démontrer que la résistance à l'insuline altère certaines fonctions propres à l'épithélium intestinal.
Réduction
L'étude statistique permettant de calculer au plus juste le nombre d'animaux a été réalisée. L'étude comprend au total 480 animaux. Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel approprié. La "significativité" des différences expérimentales sera évaluée par des tests statistiques adaptés à la comparaison de deux groupes ou plus. De plus des expérimentations ont préalablement été effectuées pour caractériser la réponse des cellules épithéliales intestinales à l'insuline à partir d'organoides intestinaux issus de souris dont l’intestin ne répond pas à l’insuline. Cette technique ne nécessite donc aucun traitement chez la souris. Elle permet également à partir d'une seule souris d'étudier plusieurs parties de l'intestin (duodénum, iléon et colon), et l'effet de plusieurs traitements, réduisant ainsi considérablement le nombre de souris.
Raffinement
La durée et dose des traitements seront réalisées selon les protocoles préétablis et maitrisés par notre équipe. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de petite maison. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures (analgésiques, anesthésiques) afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés. L’application des points limites établis (apparence, mobilité, comportement, changement de poids, suivi post-opératoire) pour chaque procédure de ce projet sera effectué.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour les études ayant attrait à la caractérisation de pathologies métaboliques et inflammatoires. Par ailleurs, le choix de cette espèce est motivé par la volonté de comparer les résultats de ce projet obtenus sur des modèles de perte d'action globale globale de l'insuline à ceux d'un autre projet obtenus sur des souris génétiquement modifiées, déficientes pour l’action de l’insuline spécifiquement au niveau intestinal. Les souris utilisées seront âgées de 12 à 14 semaines pour toutes les procédures. Nous avons choisi de travailler sur des souris adultes afin qu’elles aient un tractus intestinal totalement mature.
Effet de la perte d’action intestinale de l’insuline sur l’obésité nutritionnelle chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des mises à jeun, une biopsie, des administrations orales et injections répétées et jusqu'à quatorze prélèvements de sang à la queue, un test de tolérance à l'insuline pouvant provoquer une hypoglycémie prononcée. Le projet vise à décrire le rôle de l'insuline intestinale dans la prise de poids sous régime gras, le porteur affirmant que ce régime "n'entraîne pas de souffrances". Il indique avoir utilisé des organoïdes intestinaux mais présente le recours à la souris comme nécessaire pour ces dialogues inter-organes.
Objectifs
L’intestin est composé d’un épithélium simple, directement en contact avec le bol alimentaire et le microbiote et assure entre autres, un rôle de barrière sélective entre la lumière digestive et le milieu intérieur. L’hyper- perméabilité intestinale a été proposée comme un des facteurs participant à l'inflammation chronique de bas grade qui accompagne l'obésité, état inflammatoire qui favoriserait la prise de poids et certains désordres métaboliques associés (résistance à l'insuline, équilibre glycémique). Nos premiers résultats montrent que la perte d'action intestinale de l’insuline conduit à une altération de la fonction barrière de l'intestin chez la souris. Dans ce contexte, l’objectif de ce projet est d’évaluer si la perte d'action intestinale de l’insuline favorise ou accélère la la prise de poids et certains désordres métaboliques associés (résistance à l'insuline, équilibre glycémique) chez des souris soumises à un régime riche en graisse.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est la mise en évidence que la perte d'action de l'insuline et l'hyperperméabilité intestinale associée favorise ou accélère la prise de poids et l'altération de l'équilibre glycémique au cours d'un régime obésogène. Notre projet identifiera à la fois les cellules cibles impliquées et les voies de signalisation permettant l'action de l'insuline dans l'épithélium intestinal, ce qui est essentiel pour la conception de stratégies préventives et thérapeutiques.
Procédures
Tous les animaux feront l'objet d'une contention et d'une prélèvement par biopsie (30 secondes) - 1er lot d'animaux : 2 mises à jeun (14h et 6h), 4 contentions (30 secondes) pour un suivi pondéral, 1 à 2 administration orale de produit (1min chacune), 2 injections de produit (1 min chacune), 14 prélèvements de sang caudal (30 secondes chacun) - 2ième lot d'animaux : 2 mises à jeun (14h et 6h), 8 contentions (30 secondes) pour un suivi pondéral 1 à 2 administration orale de produit (1min chacune), 2 injections de produit (1 min chacune), 14 prélèvements de sang caudal (30 secondes chacun) -3ieme lot d'animaux: 2 mises à jeun (14h et 6h), 16 contentions (30 secondes) pour un suivi pondéral, 1 à 2 administration orale de produit (1min chacune), 2 injections de produit (1 min chacune), 14 prélèvements de sang caudal (30 secondes chacun). Tous les animaux seront placés sous analgésie et anesthésie profonde pour un prélèvement sanguin terminal unique (30 secondes par souris).
Impact sur les animaux
Aucun des modèles murins ne présente de phénotype dommageable à l’état basal et le regime gras n'entraine pas de souffrances. Les deux régimes offerts sont appétents et ne provoqueront pas de stress ou de trouble dans le comportement alimentaire des animaux. Il y a un stress lors de l’anesthésie, de la contention et des injections. L'animal peut avoir une sensation de douleur de courte durée au site d’injection (piqûre de l’aiguille). Le test de tolérance à l'insuline peut entraîner une hypoglycémie prononcée chez la souris.
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux seront euthanasiés en vu de prélevements de sang et d'organes pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Dans ce projet, les modèles animaux seront développés dans le but de mimer certaines caractéristiques de pathologies métaboliques (diabète) et inflammatoires (inflammation intestinale, infections entériques). Les dérégulations métaboliques et la réponse inflammatoire sont des phénomènes complexes faisant intervenir de nombreux dialogues inter-organes. Les animaux seront donc utilisés quand les questions soulevées par le projet ne pourront pas être résolues par des systèmes de culture in vitro. Cependant, nous avons utilisé des systèmes de culture tridimensionnelle à partir d'organoides intestinaux pour démontrer que la perte d'action de l'insuline altère certaines fonctions propres à l'épithélium intestinal.
Réduction
L'étude statistique permettant de calculer au plus juste le nombre d'animaux a été réalisée. L'étude comprend au total 360 animaux. Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel approprié. La "significativité" des différences expérimentales sera évaluée par des tests adaptés à la comparaison de deux groupes ou plus. De plus, pour caractériser la réponse de l’intestin à l’insuline, nous avons utilisé une technique in vitro qui ne nécessite pas de traitement sur animaux vigiles et qui permet à partir d’une seule souris d’étudier plusieurs parties de l’intestin (duodénum, iléon et colon), et l'effet de plusieurs traitements, réduisant ainsi considérablement le nombre de souris.
Raffinement
La durée sous régime et les tests métaboliques seront réalisés selon les protocoles préétablis et maitrisés. Les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Les deux régimes offerts sont appétents et ne provoqueront pas de stress ou de trouble dans le comportement alimentaire des animaux. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification et de petite maison. L'euthanasie de l'animal se fait sous analgésie et anesthésie profonde. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive, des soins adaptés et l’application des points limites établis.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix pour les études ayant attrait à la caractérisation de pathologies métaboliques et inflammatoires. Seule cette espèce possède des modèles présentant une délétion spécifique du récepteur de l'insuline dans des tissus d’intérêt, permettant ainsi la caractérisation de l'action de l'insuline au cours de ces pathologies. Les souris utilisées seront âgées de 8 à 9 semaines à chaque début de procédure. Nous avons choisi de travailler sur des souris adultes afin qu’elles aient un tractus intestinal totalement mature.
POTENTIEL THERAPEUTIQUE D’UN CIBLAGE DES MEMBRES DE LA FAMILLE DE LA TRISTETRAPROLINE, DE LA PROTEINE HUR, de RBM3, de la galectine-1, de la GAL3BP ET DES P-BODIES DANS LES MALADIES CHRONIQUES HEPATIQUES ALCOOLIQUE ET NON-ALCOOLIQUES ET LE CARCINOME HEPATOCELLULAIRE
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
2728 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une maladie chronique du foie et un cancer hépatique leur sont induits par des régimes gras ou alcooliques et des injections de carcinogènes comme le tétrachlorométhane et la diéthylnitrosamine, avec un suivi par IRM et un isolement d'hépatocytes par exsanguination terminale. Le porteur affirme que la plupart de ces protocoles n'occasionnent "aucune souffrance", les désordres métaboliques et tumeurs restant selon lui asymptomatiques tant que le foie fonctionne. Il conclut que le recours aux souris ne peut être remplacé par des modèles in vitro pour ces mécanismes inter-organes.
Objectifs
Le syndrome métabolique, l’obésité, l’infection par des virus de l’hépatite B et C ainsi qu’une consommation abusive et fréquente d’alcool, sont des causes majeures de pathologies hépatiques chroniques. Ces maladies sont associées à une accumulation de graisse dans le foie qui va progressivement induire une lipotoxicité et de nombreuses altérations cellulaires et métaboliques. Ces altérations conduisent au développement progressif d’une inflammation et d’une fibrose hépatique, qui peut ultimement dégénérer vers une cirrhose hépatique et un carcinome hépatocellulaire (CHC). Nos travaux au laboratoire ont permis de mettre en évidence le rôle critique de protéines appelées «AUBPs » (AU-rich elements binding proteins), qui régulent la dégradation et la traduction des ARNm. Nos travaux précédents ont permis de mettre en évidence l’importance de ces protéines dans le développement des hépatopathies stéatosiques non-alcooliques et le CHC. Nos travaux précédents et nos données préliminaires ont également mis en évidence l’altération d’oncogènes appellés “Galectines” à des étapes précoces comme la stéatose et qui pourrait donc jouer un rôle crucial dans la progression de la stéatose vers le CHC. Cependant, le rôle de ces protéines, dans les pathologies hépatiques reste à ce jour peu connu. Afin de mieux comprendre le rôle de ces protéines in vivo, notre projet suivra les objectifs suivants : 1. Etudier les conséquences des altérations de l’expression/de l’activité de nos candidats sur la physiologie, la survie et la prolifération des hépatocytes. 2. Etudier le rôle de nos candidats dans la stéatose et la fibrose hépatique. 3. Elucider le rôle physiopathologique de nos candidats in vivo dans le développement du carcinome hépatocellulaire.
Bénéfices attendus
De nombreuses études indiquent que le régime alimentaire, le diabète et l’obésité mais aussi la consommation chronique et excessive d’alcool représentent des facteurs de risque important pour le cancer du foie. En raison de l’augmentation rapide et mondiale de ces maladies, une augmentation des cas de cancer du foie est attendue dans un futur proche. Le rôle de nos protéines d’intérêt dans le développement des maladies chroniques du foie et du carcinome hépatocellulaire (CHC) reste encore peu connu. Les expériences prévues dans cette demande devraient apporter des informations importantes concernant la fonction de ces protéines mais aussi d’évaluer le potentiel thérapeutique de leur ciblage afin de prévenir les maladies métaboliques du foie et leur progression vers le CHC.
Procédures
Procédure 1 : Régime prolongé en graisse et sucre (4 semaines); Régime alcoolique (10 jours); Anesthésie kétamine/xylazine (isolement hépatocytes: 1 x 10 min. Procédure 2 (Durée totale du protocole: 16 semaines): Injection de virus adéno-associés (AAV8: 1 x 10 min); Régime prolongé en graisse et sucre (12 semaines); Tests tolérances glucose (GTT)/ pyruvate (PTT)/ insuline (ITT) (2 heures/test); Cages Métaboliques (habituation + expérience: 8 jours); Mise à mort (1 x 10 min). Procédure 3 (Protocole C1: durée totale du protocole : 28 semaines) : Injection AAV8/traitement inhibiteurs HuR (2 x 10 min); Régime prolongé en graisse et sucre (24 semaines); Mise à mort (1 x 10 min). Procédure 3 (Protocole C2: durée totale du protocole : 8 semaines) : Injection AAV8/traitement inhibiteurs HuR (1 x 10 min); Régime déficient en méthionine et choline (4 semaines); Mise à mort (1 x 10 min). Procédure 4 (Protocole D1: durée totale du protocole: 38 jours) : Injection AAV8/traitement inhibiteurs HuR (1 x 10 min); Régime alcoolique (10 jours); Injection tétrachlorométhane (CCL4: 1 x 10 min); Mise à mort (1 x 10 min). Procédure 4 (Protocole D2: durée totale du protocole : 8 semaines) : Injection AAV8/traitement inhibiteurs HuR (1 x 10 min); Régime alcoolique (4 semaines); Injection CCL4 (12 x 10 min); Mise à mort (1 x 10 min). Procédure 5 (durée totale du protocole : 9 mois): Injection de diethylnitrosamine (DEN: 10 x 10 min); Injection AAV8/traitement inhibiteurs HuR (1 x 10 min); Imagerie (IRM: 1 x 30 min/mois pendant 7 mois); Mise à mort (1 x 10 min); Régime alcoolique (2.5 mois). Procédure 6 (durée totale du protocole : 9 semaines): Injection AAV8/traitement inhibiteurs HuR (1 x 10 min); Injection hydrodynamique de vecteurs plasmidiques (par injection i.v : veine caudale sans anesthésie: 1 x 10 min); Imagerie (IRM: 1 x 30 min/semaine); Mise à mort (1 x 10 min).
Impact sur les animaux
L’expression de nos protéines d’intérêts sera modulée à l’aide de vecteurs viraux permettant d’augmenter ou de diminuer l’expression de nos protéines spécifiquement dans les hépatocytes (Protocoles B, C, D et E). Nos travaux précédents ont démontré que cette méthode n’occasionne aucune souffrance chez les animaux et est très efficace pour moduler l’expression des gènes au niveau hépatique. L’injection de virus par voie rétro-orbitale est une procédure maitrisée qui n’occasionne aucune nuisance particulière. Une approche pharmacologique, avec des inhibiteurs d’une protéine appelée “HuR” est également proposée. D’après la littérature, aucune souffrance n’est attendue chez les animaux traités avec ces molécules. Dans nos procédures B, C et D, nous prévoyons d’utiliser des modèles de stéatose et fibrose hépatique induit par des régimes alimentaires (régime riche en graisse et en sucre ou avec une diète alcoolique). Nous n’attendons pas de souffrance particulière chez les animaux nourris avec ces diètes. Nos études précédentes ont montré que le développement de la stéatose et de la fibrose hépatique induite par ces régimes n’occasionne aucune souffrance chez les animaux. Pour la procédure d’isolement d’hépatocytes primaires (Protocole A), une anesthésie profonde de l’animal suivi d’une exsanguination par ouverture de la veine cave est réalisée. Cette procédure terminale est donc rapide et n’induit aucune souffrance particulière chez les animaux. Le développement de tumeurs (Protocole E) hépatiques peut induire une insuffisance hépatique qui se manifesterait par un ictère, une diminution de l’activité physique, une prostration ainsi qu’une diminution de la prise alimentaire et du poids du sujet. Cependant, le développement de petites et moyennes tumeurs dans le foie (
Devenir
Pour la procédure expérimentale 1, l’isolement des hépatocytes primaires de souris est une procédure terminale qui implique la digestion du foie par de la collagénase. L’isolement des hépatocytes est une étape clé dans ce projet qui nous permettra de confirmer les résultats obtenus sur des lignées cellulaires immortalisées sur les hépatocytes. Pour les autres procédures (2 à 6), les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure afin de récupérer le foie mais aussi les autres organes métaboliques (tissus adipeux, pancréas, muscle) et le plasma dans le but d’étudier l’impact de la modulation de l’expression (AAV8) ou de l’activité de nos candidats (TTP, BRF1, BRF2, HuR, EDC4, RBM3, LGALS1, LGALS3BP) dans les processus associés aux pathologies chroniques hépatiques (alcooliques et non-alcooliques) et la carcinogenèse hépatique.
Remplacement
L’utilisation d’animaux ne peut actuellement pas être substituée par des modèles alternatifs in vitro ou in silico, pour étudier les altérations métaboliques ou hépatiques. D’une part, les pathologies hépatiques nécessitent le concours et la communication de différentes cellules composant le foie (i.e, cellules de Kupffer, cellules stellaires, cellules immunes, cellules endothéliales, etc). D’autre part, un contrôle par le système nerveux central et périphérique du métabolisme hépatique, ainsi que la communication entre les organes (par exemple foie-muscle, foie-tissu adipeux ou foie-pancréas) et le système immunitaire jouent un rôle clé dans le développement de ces pathologies. Concernant la carcinogénèse hépatique, il est également bien établi que le microenvironnement tumoral composé de vaisseaux sanguins mais aussi de fibroblastes et de cellules immunitaires, joue un rôle primordial et déterminant dans l’initiation et le développement de cancers au sein d’un organe. La plupart des modèles cellulaires disponibles (cultures ou co-cultures en 2D ou 3D) in vitro sont des cellules cancéreuses qui ont déjà été transformées (mutations) et dont le métabolisme est fortement altéré. L’absence d’un microenvironnement physiologique, de vascularisation et d’interactions avec le système immunitaire rendent ce type d’étude in vitro sur le métabolisme et le cancer peu pertinent et difficile à extrapoler aux situations in vivo chez la souris et encore plus chez l’humain. A l’heure actuelle, ces systèmes in vitro ne permettent donc ni d’étudier des processus métaboliques complexes, ni la progression tumorale dans un contexte physiopathologique pertinent au sein d’un organe particulier ou de tout l’organisme. En accord avec cette notion consensuelle dans ce domaine de recherche, nous avons montré dans le cadre d’une étude précédente, des divergences importantes entre les données in vitro et in vivo. En effet, l’une de nos études étudiant le rôle d'une protéine appelée "tristetraproline" (TTP) dans le développement de CHC, a démontré un rôle suppresseur de tumeur de cette protéine in vitro et oncogénique in vivo. Les analyses in vivo nous apportent donc des informations clés et actuellement impossibles à obtenir avec des méthodes alternatives permettant de mieux comprendre la physiopathologie de ces cancers et la pertinence des candidats potentiellement susceptibles de représenter des cibles thérapeutiques chez l’humain.
Réduction
Des analyses statistiques pour déterminer le nombre minimal d'animaux nécessaires pour chaque expérience ont été effectué sur la base de données publiées antérieurement et de notre propre expertise dans ce domaine. Ces analyses nous permettent de limiter le nombre d'animaux de façon importante tout en assurant l’obtention de résultats significatifs. Effectuer les expériences planifiées avec un nombre d’animaux plus restreint est selon notre opinion éthiquement discutable, car hautement susceptible de ne pas permettre l’obtention de résultats pertinents. Une telle situation invaliderait nos expériences rendant tous nos efforts de recherche inutiles ainsi que l’utilisation et la mise à mort d’animaux vaines. Il est à noter également que la constitution de bio-banques avec les organes et tumeurs résultant de ces études sont susceptibles d’être réutilisés dans des projets futurs (en particulier les groupes contrôles) réduisant ainsi le nombre d’animaux à utiliser ou le besoin de recourir à l’expérimentation animale dans de futures études. La mise en place de protocoles non-invasifs de bio-imagerie médicale (IRM et CT-scan) permet d’optimiser la qualité des résultats (nombres et tailles des tumeurs qui se développent au cours du temps). Mais surtout, ces protocoles donnent lieu à une forte diminution du nombre d’animaux car ils évitent la mise à mort de différents groupes d’animaux en fonction du temps pour étudier le développement et la progression des cancers hépatiques.
Raffinement
Pour affiner les conditions expérimentales, nous avons fixé des règles fermes quant aux limites de l'expérience. En effet, comme décrit, le poids, l'apport alimentaire, l'activité, le développement des tumeurs et l'état général des souris seront suivis de près et des analgésiques seront administrés en cas de besoin. Si les limites de l'expérience sont dépassées et que les analgésiques n'ont pas d'effet positif (après 24h), les animaux seront mis à mort. Nous aimerions cependant rappeler encore une fois que les désordres métaboliques et le développement de tumeurs hépatiques restent principalement asymptomatique chez la souris (comme chez l’humain) tant que la fonction du foie est préservée (entre 10 et 20% d’hépatocytes encore fonctionnels), ce qui est le cas dans la majorité des protocoles proposés. Le nombre d’animaux, et la mise à mort de différents groupes d’animaux en fonction du temps pour étudier le développement et la progression des cancers hépatiques ont été fortement diminués, en particulier grâce à la disponibilité et la mise au point de protocoles non-invasifs de bio-imagerie médicale (IRM et CT-scan). Ce choix nous permettra également d’optimiser la qualité de nos résultats (nombres et tailles des tumeurs qui se développement au cours du temps). Finalement, l'anesthésie sera utilisée pour toutes les injections afin d'éviter le stress de l'animal, mais aussi pour éviter les blessures accidentelles lors de l'intervention. Les mâles agressifs seront aussi séparés du reste de la cage pour éviter les combats.
Choix des espèces
Pour l’ensemble des protocoles de cette autorisation, des souris mâles seront utilisées. Tout comme chez l’humain, les œstrogènes ont un rôle protecteur sur le développement de CHC chez la souris. Il est donc plus difficile d’induire de manière efficace et reproductible des tumeurs hépatiques chez les femelles. Par ailleurs, les œstrogènes peuvent prévenir du développement de la stéatose. Il est donc préférable d’utiliser des souris mâles pour étudier les maladies chroniques hépatiques. Les souris C57BL/6J seront utilisées car cette lignée répond très bien aux diètes obésogènes ou aux diètes déficientes en choline/méthionine. Ces souris sont infectées par des virus avec un très bon rendement. En effet, plus de 80% de leurs hépatocytes expriment les gènes encodés par ces virus d’après nos expériences. La totalité des C57BL/6J développent des tumeurs dans les conditions expérimentales utilisées. Ce modèle de souris, tout comme le développement de CHC à la suite d’une induction par DEN ou après une transfection hydrodynamique de MYC et p53 muté, ont été validé par de multiples études, y compris les nôtres, auparavant.