Système immunitaire
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
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- Système nerveux
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- Système urogénital
Etude de l’impact de molécules immunomodulatrices dans la progression du lymphome folliculaire murin.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
266 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent des prélèvements sanguins rétro-orbitaux sous anesthésie, des injections intrapéritonéales, un gavage et une irradiation à 5,9 Gy, pour tester une molécule fournie par une entreprise privée sur un modèle de lymphome folliculaire. Le porteur attend une régression tumorale qui "pourrait fournir une nouvelle stratégie thérapeutique chez l'Homme", bénéfice renvoyé au conditionnel. Sur le remplacement, il affirme qu'il "n'existe aucune alternative" et conclut au caractère "indispensable" du modèle murin.
Objectifs
Les lymphomes sont des cancers du système immunitaire qui touchent la plupart du temps les ganglions. Le lymphome folliculaire (LF) est le lymphome indolent, à progression lente et sans symptômes cliniques, le plus fréquent. Il provient des lymphocytes B, productrices d’anticorps, et se caractérise par l’acquisition d’une anomalie chromosomique, la translocation t(14 ;18), ainsi que des mutations secondaires entrainant notamment l’inactivation du gène KMT2D, connu comme régulateur de l’expression des gènes et suppresseur de tumeur. Ces modifications sont présentes dans 80% des cas de LF. Le LF est une maladie incurable, les traitements actuels reposent sur une chimiothérapie ou l’utilisation anticorps couplé à des molécules immunomodulatrices (IMiDs), soit qui modifient la réponse des cellules immunitaires. Cependant les patients développent une résistance aux traitements, nécessitant le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Pour cela de nouvelles IMiDs sont synthétisées : les CELMoDs (Cereblon E3 ligase modulators) qui ont la capacité de se fixer sur le complexe Cereblon (CRBN). Ce complexe permet la dégradation de certains facteurs important dans le développement et l’activation des lymphocytes B, permettant l’élimination les lymphocytes B tumoraux. Nous disposons d’un model murin qui miment la survenue de la translocation t(14 ;18) et l’inactivation du gène KMT2D, récapitulant le développement du FL. Dans ce projet nous collaborons avec une entreprise privée qui dispose d’un model murin avec un complexe CRBN fonctionnel et qui synthétise une nouvelle CELMoDs, que l’on nommera molécule X. Notre objectif est de comprendre l’impact de cette molécule X sur la dynamique fonctionnelle des lymphocytes B pré-tumoraux et tumoraux à différents stades de progression du LF, dans le but de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Au cours de ce projet nous allons tester une nouvelle molécule à visée thérapeutique dans un model murin de lymphome folliculaire. Nous nous attendons à voir une régression du lymphome folliculaire au cours d’un traitement avec la molécule X, qui pourrait fournir une nouvelle stratégie thérapeutique chez l’Homme.
Procédures
Les animaux du projet peuvent être soumis aux interventions suivantes: 1) Prélèvement sanguin au niveau du sinus rétro-orbital sous anesthésie courte induite à l’isoflurane (1-2 mn en boîte à anesthésie isoflurane 4%, débit 2L/mn). Les prélèvements sanguins se feront de la manière suivante: 1 prélèvement pour les souris transplantées 30 jours après la transplantation, pour les souris chimères développant le lymphome folliculaire 1 prélèvement tous les mois sur 5 mois, et pour l'ensemble des souris 1 prélèvement le jour de l'euthanasie. 2) Injections intrapéritonéales sur animaux vigiles, à raison de 1 injection unique ou de 4 injections (1/mois pendant 4 mois). 3) Gavage sur animaux vigiles avec une aiguille de gavage conçue pour le gavage chez la souris, à raison de 3 injections toute les 48h sur 5 jours maximum. 4) Injection intraveineuse dans le sinus rétro-orbitale sous anesthésie courte induite à l'isoflurane (1-2min en bôite à anesthésie isoflurane 4%, debit 2L/min), à raison d'une injection unique. 5) Irradiation: une seule irradiation avec une dose de 5.9Gy dans un irradiateur à rayons X (RS2000 de Radsource).
Impact sur les animaux
Les deux molécules testées dans les procédures, le Lenalidomide et la molécule X, ont été testées par l'entreprise privée, les doses utilisées sont non létales pour l’animal. Le lymphome folliculaire est un lymphome B indolent qui se développe lentement, sans aucun signe clinique apparent. Nous ne nous attendons pas à des effets indésirables sur les animaux.
Devenir
Tous les prélèvements réalisés sur les animaux seront analysés par cytométrie en flux et par microscopie afin d’évaluer les bénéfices thérapeutiques de la molécule X.
Remplacement
Il n’existe à ce jour aucune alternative à l’expérimentation animale lorsqu’il s’agit de modéliser le processus complexe de lymphomagénèse. En effet le lymphome folliculaire humain est dépendant d’une interaction forte avec un microenvironnement spécialisé, celui-ci évolue de façon dynamique au cours de la progression tumorale et de l'accumulation d'événements génétiques secondaires. Nous souhaitons récapituler l'ensemble de ces étapes jusqu'à la progression tumorale dans un modèle murin original permettant de mimer la cinétique d'apparition des événements à un temps donné (moelle osseuse et centre germinatif), dans une cellule donnée (lymphocytes B) et uniquement dans une certaine proportion des cellules reproduisant le développement précoce chez l'homme. Deux feuilles de route récentes établissant les priorités dans le domaine de la recherche translationnelle en hématologie soulignent l’importance actuelle des modèles in vivo.
Réduction
Le design du projet a été réalisé de façon à répondre à notre objectif avec le nombre minimal nécessaire de souris.
Raffinement
Toutes les procédures expérimentales du projet sont réalisées en tenant compte du bien-être animal dans le strict respect des réglementations en vigueur et en étroite collaboration avec la structure du bien-être animale de notre établissement. Les expérimentations seront optimisées dans l’optique de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, la douleur ou l'angoisse subie par les souris afin d'obtenir des données qui soient le moins biaisées possible par le "mal être" de l'animal. Une anesthésie générale sera utilisée durant les procédures expérimentales (prélèvement sanguin et transplantation). Nous vérifierons l’état de santé des souris quotidiennement : tout changement dans leur comportement ou l’apparition de signes cliniques (posture, prostration, difficultés à se déplacer et à s’alimenter, déshydratation) sera relevé et évalué grâce à une grille d'évaluation de la douleur. Lorsque les souris présenteront une perte de poids supérieure ou égale à 20% de leur poids maximum ou si des signes cliniques apparaissaient, les animaux seront mis à mort. Durant l’ensemble de l’étude, les souris seront hébergées dans des conditions conformes à la réglementation européenne en vigueur (environnement contrôlé : température et ventilation régulées, lumière avec un cycle de 12h, hygrométrie), avec un accès continu à la nourriture et à l’eau. Les souris seront maintenues en groupes de 3 à 5 animaux par cage. L’environnement est enrichi par des dômes en carton ou du coton.
Choix des espèces
Dans la difficulté d'obtenir des échantillons de lymphome folliculaire humains, l'utilisation de modèles animaux est indispensable. Ne pouvant donc pas remplacer le modèle murin, nous réduirons autant que possible leur utilisation.
Etude de l’effet anti-inflammatoire du CIGB-552 dans un modèle murin de mucoviscidose d’inflammation pulmonaire aigüe
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système respiratoire
112 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de la mutation de la mucoviscidose, elles reçoivent dans la trachée des fragments de la bactérie Pseudomonas aeruginosa pour déclencher une inflammation pulmonaire, plus une injection d'un candidat anti-inflammatoire, avant une ponction cardiaque, un lavage des poumons et la mise à mort. Le porteur indique que l'exposition peut provoquer une gêne respiratoire sur une durée courte de 24 heures. Il affirme qu'aucun modèle cellulaire ou informatique ne reproduit cette réponse inflammatoire complexe entre le poumon et la rate.
Objectifs
La mucoviscidose est une maladie génétique incurable qui touche 1 enfant sur 4500 naissances en France. Elle atteint le système digestif et l’appareil respiratoire mais l’atteinte pulmonaire est responsable du décès dans 90% des cas. La faible espérance de vie de ces enfants résulte majoritairement de leurs prédispositions génétiques et des infections chroniques pulmonaires contractées qui aggrave leur pathologie pulmonaire. Afin de comprendre les mécanismes physiopathologiques de ces infection chroniques, nous avons établi un modèle murin permettant de mimer l’inflammation présente chez les patients. Pour mener notre étude, nous allons valider notre modèle d’inflammation. La mutation génétique la plus fréquemment rencontrée chez les patients atteints de mucoviscidose est la mutation F508del du gène CFTR. Nous avons donc utilisé le modèle murin portant la même mutation F508del. Les poumons de ces souris seront exposés à des extraits de bactéries mortes Pseudomonas aeruginosa. Cette bactérie est celle qui contamine majoritairement les patients atteints de mucoviscidose. Nous travaillons sur le composé CIGB-552, un peptide synthétique qui a montré son efficacité contre l’inflammation liée au cancer et aux infections généralisées. Notre objectif est de mesurer les paramètres de l’inflammation par des méthodes scientifiques robustes, afin de montrer l’effet anti-inflammatoire du CIGB-552 sur les infections pulmonaires dans le contexte de la mucoviscidose. Cela permettra de proposer un nouveau médicament pour les patients.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont : 1) D’obtenir un modèle murin de la mucoviscidose qui se rapproche des patients. La mesure des différents paramètres de l’inflammation pulmonaire permettra de mieux identifier les phénomènes inflammatoires sur lesquels agis le CIGB-552. 2) Que ce modèle murin d’inflammation soit suffisamment caractérisé, validé et reproductible. Cela permettra d’utiliser ce modèle pour mieux caractériser les futures molécules anti-inflammatoires développées par notre équipe ou par la communauté scientifique. 3) D’évaluer l’efficacité anti-inflammatoire du CIGB-552 sur plusieurs paramètres de l’inflammation qui sont observable seulement à l’échelle d’un individu.
Procédures
Pesée des souris : les souris vigiles seront pesées sur une balance conçue pour les petits animaux. Sera réalisée sur les 112 animaux, 4 fois par animal, pendant la durée de l’expérimentation (25h). Injection intra-péritonéale de CIGB-552/véhicule : les souris vigiles seront maintenues par contention par l’expérimentateur dans un environnement conçu pour l’expérimentation animale. Il sera injecté un volume de 100µl à une dose de 1,4 mg/kg avec une seringue. Sera réalisée sur les 112 animaux, 1 fois par animal au début de la procédure. Instillation oro-pharyngée de LPS de p.a. : les souris sont anesthésiées (Buprénorphine (0.05mg/Kg), Zoletil (40mg/Kg) et Xylazine (4.2mg/Kg) (150 μL par voie IP)). Injection dans la trachée à l’aide d’un cathéter, d’un volume de 20µl de LPS de pseudomonas aeruginosa 4mg/kg et 2mg/kg (ou du véhicule). Après ce geste, l’instillation d’un petit volume d’air via le cathéter permet de dégager les voies respiratoire en favorisant le dépôt du LPS (ou du vehicule) sur les paroies des voies aériennes. Sera réalisée sur les 112 animaux, 2 fois par animal à 1h et 22h après le démarrage de la procédure. Le geste technique par animal ne dure que quelques minutes et est réalisée dans un environnement conçu pour l’expérimentation animale.
Impact sur les animaux
Les animaux peuvent subir une gène respiratoire causée par l’exposition de leurs poumons aux bactéries mortes de Pseudomonas aeruginosa (P.a). Les morceaux de bactérie vont induir la réponse immunitaire des souris, et développer l’inflammatoire pulmonaire comparable à l’observation chez les patients atteints de mucoviscidose. Notre maitrise des gestes techniques montre que la méthode d’exposition des poumons des souris (instillation oro-pharyngée) n’est pas un geste invasif, ce qui garranti que le déclencheur de l’inflammation sont les morceaux de bactérie P.a. Dans l’état de nos connaissances, nous ne pouvons prédire l’effet de l’inflammation sur la perte de poids des souris. Du moins, nous n’anticipons pas de perte de poids sur une exposition aussi courte à la bactérie P.a (24h). Nous peserons les animaux au cours de la procédure. Si une nuisance de l’animal est observée, elle sera déclenchée seulement après l’exposition au LPS jusqu’à la fin de la procédure, soit un temps maximal de 24h.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort à l’issu de notre seule procédure par injection d’Euthasol 40 (140mg/kg). Nous récupèrerons le sang par ponction intra-cardiaque, le lavage broncho-alvéolaire et les lobes des poumons pour étudier la signature moléculaire et cellulaire liée à l’inflammation. Ces paramètres seront évalués par la méthode d’ELISA, d’histochimie, de RT-qPCR et de cytométrie de flux.
Remplacement
Notre étude porte sur l’évaluation de l’inflammation pulmonaire. Ce phénomène se prépare à l’échelle d’un individu par des échanges de messagers chimiques et cellulaire entre le poumon et la rate. Les modèles disponibles en laboratoire (cellule et prédiction bio-informatique) ne permettent pas à ce jour d’étudier cette réponse complexe de l’inflammation. C’est pourquoi l’utilisation d’animaux est nécessaire afin de comprendre et la réponse anti-inflammatoire, et d’évaluer la part bénéfique du CIGB-552 dans la modulation et la résolution de la réponse inflammatoire locale pulmonaire. En revanche nous limiterons cette étude préliminaire à un seul modèle de souris qui est le modèle F508del, le plus pertinent de la communauté scientifique pour étudier le processus complexe de l’inflammation.
Réduction
Précédemment au laboratoire nous avons optimisé les procédures afin d’observer sur un même animal, les paramètres clés de la mesure de l’inflammation. Les deux expositions aux morceaux de bactérie P.a. à deux temps différents de la procédure sur un même animal, permettent d’étudier deux moments de la réponse inflammatoire dans un même individu : les messagers chimiques ainsi que les messagers cellulaires qui permettent de répondre à l’infection. De ce fait, nous divisons par deux le nombre d’animaux nécessaires pour observer l’effet du CIGB-552 sur ces deux phénomènes de l’inflammation distincts dans le temps. D’après les expérimentations animales antérieures de l’équipe, nous estimons que 14 souris (7 mâles et 7 femelles) par groupe sont nécessaires pour révéler statistiquement l’effet bénéfique du CIGB-552.
Raffinement
Les souris seront élevées dans des cages ventillées de 5 animaux maximum, pour favoriser leur vie sociale. Un enrichissement de l’habitat sous forme de maisonnettes, de briquettes de bois et de morceaux de cotons permettra de réduire le stress des animaux et de favoriser leur bien-être. Les souris F508del possèdent une alimentation en croquettes Teklade plus riches en protéines pour éviter la perte de poids liée à la mucoviscidose. Les souris sont abreuvées avec une eau contenant de faibles doses de laxatifs (movicol) pour favoriser l’évacuation des selles. Les zootechniciens ainsi que les expérimentateurs sont tous formés et familiers aux soins particuliers à donner à notre modèle d’étude. Au cours de l’expérimentation, toutes les étapes de la procédure seront réalisées en limitant au maximum le caractère invasif. L’ensemble des geste technique est maitrisé au sein de notre équipe. Les souris seront placées dans un caisson de réveil à 25°C après anesthésie, et nous contrôlerons particulièrement les paramètres température, respiration et battement cardiaques pour mener au réveil et à la reprise d’activité normale des animaux. Les souris d’une même cage appartiendront au même groupe expérimental, afin d’homogénéiser le comportement social des animaux lié aux injections et instillations. Par ailleurs, les souris recevant les morceaux de bactéries P.a. seront dans la même cage afin d’éviter la contamination croisée lors du toilettage des souris. Nous raffinons cette partie de l’expérimentation pour atteindre efficacement nos objectifs. Notre étude se concentre sur un phénomène inflammatoire court, ce qui limite la durée d’exposition et la douleur liée à des phénomènes d’exposition répétée et long. Nous pourrons modéliser l’effet de l’inflammation par des méthodes de prédiction mathématique lorsque nous aurons les conclusions de notre étude. L’évaluation permanente de la souffrance des souris permettra de respecter le bien-être animal et d’appliquer la mise à mort à l’atteinte d’un point limite. Enfin, nous raffinons notre étude en observant deux phénomènes inflammatoire distincts dans le temps, sur un même individu sans en affecter la qualité des résultats. Nous étudions les effets du CIGB-552 sur la réponse inflammatoire en évaluant plusieurs paramètres sur un même individu, ce qui nous permet de comprendre les phénomènes inflammatoires et leurs liens.
Choix des espèces
Nous avons choisi la souris pour des raisons multiples. 1) Le modèle murin F508del est le plus utilisé dans la recherche sur la mucoviscidose et est très bien caractérisé. Ces souris sont fournies et recommandées aux chercheurs français par l’association de patients Vaincre la Mucoviscidose. 2) Les modèles murins peuvent facilement être exposées aux morceaux de bactéries de Pseudomonas aeruginosa. Cela permet le développement d’un modèle plus affiné pour répondre à notre objectif qui est d’évaluer les propriétés anti-inflammatoire du CIGB-552 dans un contexte d’inflammation pulmonaire proche de celui des patients mucoviscidose. Il est donc pertinent d’utiliser ce modèle. 3) La génétique de la souris compte parmi les meilleures connaissances de la communauté scientifique. Les souris utilisées pour notre procédure seront âgées d’au moins 8 semaines (adultes). Nous choisissons cet âge pour deux raisons expérimentales : 1) La trachée des souris adultes est plus grande. 2) les souris F508del ont une anomalie de la trachée. Le choix de l’âge adulte facilite la procédure d’exposition des poumons aux morceaux de bactéries (instillation oro-pharyngée).
Étude de l’impact de l’immunosénescence sur l’inflammation du colon
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une colite aiguë leur est provoquée par du dextran sulfate de sodium dans l'eau de boisson, après un mois de tamoxifène et cinq injections de composés sénolytiques, pour étudier le rôle du vieillissement immunitaire dans l'inflammation du côlon. Le porteur indique que la colite provoque douleur et diarrhée et qu'aucun traitement antidouleur ne sera donné pour ne pas fausser la réponse inflammatoire, une grille de score fixant le point limite. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit les interactions entre les compartiments cellulaires d'un organe.
Objectifs
Le vieillissement est souvent associé à l’apparition de maladie inflammatoire chronique favorisant le développement de pathologies tel que les cancers coliques ou la colite. L’une des causes majeures de ce problème pourrait être l’accumulation de cellules sénescentes (CS) au sein du système immunitaire, ce qu’on appelle l’immunosénescence. En effet, ces CS sont un type cellulaire dont la proportion s’accroît avec le vieillissement et qui a la capacité de promouvoir l’inflammation, inhibant ainsi le système immunitaire et l’empêchant de réagir correctement à des pathologies qu’un organisme plus jeune pourrait éradiquer facilement et rapidement. Le but de ce projet est d’étudier le rôle de l’immunosénescence dans l'inflammation intestinale ainsi que la sensibilité de cette dernière a certains composés identifiés comme « anti-sénescences », mais plus connus sous le terme sénolytiques.
Bénéfices attendus
Ces recherches permettront d’identifier la senescence comme cible thérapeutique pour lutter contre les multiples maladies associe à l’âge et en lien avec l’inflammation tel que le cancer ou les colites.
Procédures
Pour mener à bien ce projet, nous induirons une colite aiguë, donc une maladie inflammatoire, chez des souris jeunes (8 semaines) et d'âge mûr (12 mois) en les traitant pendant une semaine avec du dextran sulfate sodium (DSS) dissout dans l’eau de boisson. Cette procédure peut engendrer une douleur et est classée comme « sévère ». Pour le bien-être des animaux, nous avons établi une grille de score visant à définir des seuils à partir desquels un traitement analgésique sera administré et un point limite à partir duquel l’expérience sera arrêtée. Les souris traitées au DSS appartiendront à 2 types de modèles murins transgéniques différents cars permettant soit de marquer les CS à l’aide d’une protéine fluorescente, soit de les dépléter. Pour activer ce système transgénique, les souris devront être exposées au préalable un mois à du tamoxifène mais à une concentration n’induisant aucun effet négatif sur la santé de l’animal. Enfin, une partie des souris sera également traitée avec des sénolytiques afin de voir les conséquences de la déplétion pharmacologique des CS sur le déroulement de la colite, et notamment s’ils peuvent compléter la déplétion génétique du modèle murin. Pour résumer les souris seront nourries avec de la nourriture mélangée a du tamoxifène (durant 1 mois), traitées avec du DSS mélangé a l'eau de boisson (1 semaine) et injectées en intrapéritonéale avec des sénolytiques (D/Q) 5 fois (quelques secondes pour chaque injection, chacune espacée de 3 jours).
Impact sur les animaux
Si le traitement aux sénolytiques ne doit pas induire de douleurs chez l’animal, la colite induite par le DSS, favorisant notamment l'apparition de diarrhée, nécessitera une très bonne gestion de la douleur rendue possible par une feuille de score et un suivi adapté. De plus, notre modèle transgénique marquant les CS n’est pas dommageable, mais le modèle les déplétant peut conduire à de la fibrose hépatique chez les souris de plus de 1 an. Ce modèle sera donc considéré comme dommageable à partir de cet âge. Pour ces raisons, nous classons les 2 procédures de ce projet en "sévère". Chacune des 640 souris de ce projet sera suivie à l’aide d’une fiche de score adaptée à son traitement, génotype et âge, puis euthanasiée à la fin de la procédure expérimentale ou si l’animal atteint un point limite.
Devenir
Toutes les souris seront euthanasiees afin de prelever les tissus d'interets.
Remplacement
Aucune méthode alternative ou modèle in vitro n’existe pour mimer les interactions qui existent entre les différents compartiments cellulaires (immunitaire, épithélial, stroma, etc). En effet, les modèles de co-culture ne permettent pas de récapituler la complexité d’un organe que ce soit par le type de cellules et leur agencement tridimensionnel.
Réduction
Les effectifs ont été choisis afin d’obtenir des résultats significatifs avec le nombre de souris minimum. Nous obtenons 16 souris/groupe en utilisant le logiciel Gpower avec un test de student unilatéral et paramétrique (comparaison de 2 groupes indépendants sous loi normale) de puissance statistique modérée (0.7) associé à un effet taille important (0.8) pour p≤0.05. Considérant une mortalité potentielle, nous l'avons l'augmenté à 20 souris/groupe.
Raffinement
Pour limiter la douleur que notre procédure expérimentale pourrait induire, les souris seront suivies par le soin des expérimentateurs avec une fiche de score fournie (annexe 1 et 3). Notre fiche de score est basée sur 13 observations regroupées sous 3 index. Ces fiches comprennent des points limites qui correspondent à un score maximum prenant en compte les différents paramètres cités plus haut et seront remplies tout au long de l'expérimentation. Dans la procédure 1, dès que la souris rentre en expérimentation (traitement DSS) elle sera suivie quotidiennement. Nous ne donnerons pas de traitement analgésiques et antalgiques qui pourraient contrecarrer nos expériences basées sur la réponse inflammatoire. D’autres points prennent en compte le caractère potentiellement dommageable de la souche p16Cre/DTA après 1 an. Pour l’évaluer nous avons rajouté certains critères spécifiques à ce modèle dans la feuille de score, tel que la recherche de prurit ou une mesure du poids. D'autre part, nous avons prévu un suivi sanitaire journalier par les membres de l’équipe (expérimentateurs + personnels techniques) à l’aide d’une feuille de score adaptée au modèle (DSS et Annexe 3, p16-Cre/DTA + non traitées et annexe 1).
Choix des espèces
Les modèles murins sont parmi les modèles les plus répandus pour étudier l’effet des drogues sur l'inflammation, mais également fréquemment utilisés pour l'étude de la senescence. Leur cycle de reproduction court nous permet une optimisation dans la sélection des génotypes d’intérêts. Notons également que cette espèce est facilement manipulable. De plus, la plupart des modèles transgéniques que nous souhaitons utiliser ne sont disponibles que chez la souris. Dans ce projet nous utilisons des souris immunocompétentes ce qui nous permettra d’évaluer au mieux les coopérations entre les cellules immunitaires et sénescentes. Nous utiliserons des souris adultes de 8 semaines et 12 mois.
Interactions Hôte-vecteur-pathogène dans les infections par les Trypanosomes
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Rats : 100
1000 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont inoculés avec des trypanosomes, prélevés chaque jour d'une goutte de sang à la queue puis exsanguinés sous anesthésie, une partie des souris étant exposée aux piqûres de mouches tsé-tsé pour étudier la transmission. Le porteur indique que l'infection peut rendre les animaux moribonds ou prostrés, le poil hérissé, et décrit des points limites déclenchant une euthanasie précoce. Il affirme que ces souches parasitaires ne peuvent pas être maintenues in vitro et que l'hôte vivant reste nécessaire pour tester molécules et vaccins.
Objectifs
L’objectif de ce projet est donc d’amplifier des souches sanguicoles de trypanosomes (Trypanosoma brucei gambiense, Trypanosoma evansi, Trypanosoma brucei brucei, Trypanosoma congolense, Trypanosoma vivax) conservées en azote liquide, par passage sur souris et rats afin de a) produire des souches en quantité massive pour production d’antigènes parasitaires nécessaires aux tests de dépistage type ELISA et pour des études de caractérisation du protéome, du transcriptome et du secrétome des trypanosomes dans l’objectif de développer de nouvelles molécules afin de proposer des tests diagnostiques plus sensibles et spécifiques, b) réaliser des stabilats cryoconservés de trypanosomes pour entretien de notre cryothèque, c) réaliser des repas sanguins infectants de glossines (sur souris balb/c et génétiquement modifiées) pour étudier les modalités de la transmission vectorielle des trypanosomoses africaines humaine et animale, d) tester des molécules candidates afin de mettre au point un traitement contre les trypanosomes humaine et animale et d’étudier l’efficacité de certaines d’entre elles pour développer un vaccin anti-maladie. e) évaluer l’importance de la localisation des parasites dans le derme au cours de l’infection en fonction de l’espèce de trypanosome et valider sa valeur diagnostique.
Bénéfices attendus
Notre unité de recherche développe des approches multidisciplinaires visant à améliorer la compréhension des mécanismes infectieux dans les maladies induites par des protozoaires parasites de la famille des trypanosomatidae (les trypanosomes). Ces maladies transmises par des vecteurs (glossines essentiellement) sévissent dans des zones rurales pauvres des pays africains et constituent un obstacle majeur à l’installation humaine et au développement de l’élevage et de l’agriculture avec un fort impact socio-économique pour des populations déjà fortement appauvries. Des moyens de lutte existent, basés sur la lutte anti-vectorielle et l’utilisation d’outils diagnostiques et de traitements curatifs, mais bien qu’utilisés de façon raisonnée et intégrée, ils montrent de plus en plus leurs limites (chimiorésistances développées par les populations d’insectes et les parasites par exemple). Nos travaux s’inscrivent dans un souci d’amélioration des outils diagnostiques existants (amélioration et développement de tests de dépistages), d’identification de molécules ayant une action curative ou préventive, de mise au point d’un vaccin efficace pour protéger les populations humaines et animales et enfin, d’amélioration des outils de la lutte anti-vectorielle.
Procédures
Injections et prélèvements sanguins sur animaux anesthésiés. 40 rats et 300 souris seront inoculés une fois avec des souches de trypanosomes (dans certains cas une immunosuppression sera, au préalable, réalisée par injection), un prélèvement d’une goutte de sang à la queue sera réalisé quotidiennement sur 2 à 10 jours maximum et une exsanguination sous anesthésie profonde sera ensuite réalisée. 210 souris seront inoculées une fois avec des souches de trypanosomes, un prélèvement d’une goutte de sang à la queue sera réalisé quotidiennement sur 2 à 10 jours maximum, une anesthésie par injection d’un mélange anesthésique sera ensuite réalisée suivi d’un repas de glossines de 10 minutes. 240 souris seront immunisées trois fois à deux semaines d’intervalle, puis seront inoculées une fois avec des souches de trypanosomes, un prélèvement d’une goutte de sang à la queue sera réalisé quotidiennement sur 2 mois maximum et une exsanguination sous anesthésie profonde sera ensuite réalisée. 30 souris seront inoculées une fois avec des souches de trypanosomes, 90 souris seront inoculées une fois avec des souches de trypanosomes et une fois avec la molécule à tester et 30 souris seront inoculées une fois avec la molécule à tester. Sur ces 150 souris un prélèvement d’une goutte de sang à la queue sera réalisé quotidiennement pendant 10 jours. 60 rats seront inoculés une fois avec des souches de trypanosomes un prélèvement d’une goutte de sang à la queue sera réalisé avant l’inoculation et quotidiennement pendant 10 jours, un prélèvement de peau à 2 endroits différents sera réalisé deux fois à J4 et J10 après l’inoculation.
Impact sur les animaux
Les animaux infectés voient une parasitémie se développer dans leur sang, les nuisances vont de l'asymptomatisme à un changement d’apparence physique tel que le poil hérissé pendant plus de 3 jours, avec un aspect général moribond ou un état de prostration. Les inoculations peuvent provoquer du stress chez les animaux.
Devenir
L'ensemble des souris et rats seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de récolter les parasites ou le sérum des animaux.
Remplacement
Les souches parasitaires que nous utilisons ne peuvent pas être maintenues in vitro, elles sont extracellulaires et se développent dans le sang de leur hôte, voire dans le derme. Ils entretiennent avec l’organisme hôte des relations étroites de nature cellulaires et chimiques nécessaires à leur développement et il nous est impossible de les reconstituer en utilisant des milieux artificiels même complémentés. De même, les mécanismes de transmission à la glossine nécessitent également l’utilisation du modèle animal. Les « tests de molécules à visées thérapeutiques et vaccinales », bien que nous mettions en place des tests in vitro et ex vivo visant à étudier leurs effets sur les cellules de l’hôte, nécessitent l’hôte pour avoir une vue d’ensemble des mécanismes complexes mis en jeu lors d’une infection. La mise en évidence de parasites dans le derme ne peut se vérifier que par le mode in vivo.
Réduction
Les animaux utilisés sont reduits au strict minimum.
Raffinement
L'espériencce des utilisateurs a permis la définition de points limites qui permettent grâce au suivi quotidien des animaux et de leur parasitémie, de procéder à l'euthanasie précoce d'un animal qui commence à présenter des signes de malêtre.
Choix des espèces
Les souris et les rats sont des espèces classiquement utilisées pour la multiplication des souches de trypanosomes africains. Elles développent une infection comprise entre 3 et 10 jours post-infection en moyenne en fonction de la souche parasitaire utilisée. Le cas échéant, des souris génétiquement modifiées pourront être utilisées pour l’étude des interactions hôtes/pathogènes/vecteur. Les rats sont utilisés lorsque la quantité de parasites à produire est plus importante (cas de la production d’antigènes parasitaires). Des souris et des rats adultes seront utilisés afin d’optimiser la quantité de parasites à produire ou de sérum à récolter.
Immunobiologie intégrée des lymphocytes T
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
2152 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance pouvant aller jusqu'à sévère. Elles subissent des irradiations aux rayons X, des prélèvements de sang et des injections répétées, une partie développant des maladies auto-immunes ou inflammatoires induites pour l'étude des lymphocytes T. Le porteur indique que des points limites doivent réduire la douleur, sans préciser lesquels, et reconnaît qu'une culture in vitro de thymus fœtaux remplace une partie des manipulations. Il affirme néanmoins que l'ensemble des signaux étudiés ne peut pas être reproduit in vitro et qu'il nécessite le recours aux souris.
Objectifs
Le projet a pour but de caractériser les mécanismes cellulaires et moléculaires contrôlant la différenciation et les fonctions des lymphocytes T conventionnels (Tconv) et régulateurs (Treg) dans le thymus et en périphérie, en condition physiologique et pathologique.
Bénéfices attendus
Alors que les Tconv adaptent les réponses immunitaires à l'agression sublie, les Treg inhibent les réponses immunitaires. Une meilleure compréhension des ces cellules, visée dans notre projet, aidera ainsi au développement de thérapies innovantes dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses, les maladies autoimmunes, le cancer, et les maladies inflammatoires chroniques. Un exemple saillant est notre description de l'utilisation des Treg afin de prévenir le rejet chronique des greffes allogéniques (Joffre et al., Nature Medicine 2008)
Procédures
irradiations rayons X (deux fois sur une journée avec une intervalle d'au moins 8 heures. Ce traitement n’est effectué qu’une seule fois dans la vie d'une souris) --- prélèvements de sang sur animaux anesthésiés (au maximum une fois par semaine et deux fois dans la vie d’une souris) --- injections sur animaux anesthésiés (i.p. : au maximum deux fois par jour sur au maximum cinq jours consécutifs dans la vie d’une souris; i.v. : au maximum une fois par semaine et deux fois dans la vie d’une souris)
Impact sur les animaux
Vu qu'une partie de notre recherche vise à mieux comprendre les défauts du système immunitaire menant aux pathologies auto-immunes et inflammatoires chroniques, nous induirons ces pathologies chez la souris.
Devenir
À l'issue de toutes les procédures utilisées dans notre projet, les souris seront euthanasiées. Ces souris ayant été manipulées, elles ne peuvent pas être utilisées dans d'autres expériences
Remplacement
Notre projet vise à caractériser les mécanismes cellulaires et moléculaires qui contrôlent la différentiation (thymique et périphérique) et les fonctions des lymphocytes T conventionnels et régulateurs en conditions physiologique et pathologique. Les environnements thymiques et périphériques (tissus et organes lymphoïdes secondaires) modulent la différenciation (axe 1) et le programme épigénétique (axe 2) des lymphocytes T. Cette modulation est altérée lors d’une maladie auto-immune ou inflammatoire chronique. L’ensemble de ces signaux ne peut pas être récapitulé in vitro et nécessite l’utilisation d’animaux. Or, un modèle réductionniste du développement des lymphocytes T dans le thymus existe : Il s'agit de la culture in vitro de thymus fœtaux. Nous remplacerons le plus possible la manipulation du développement des lymphocytes T dans le thymus par ces cultures in vitro. Aussi, nous remplacerons autant que possible la manipulation de la différenciation des lymphocytes T in vivo par des expériences in vitro.
Réduction
La majorité de nos expériences est effectuée in vitro. Ceci nous permet de calibrer et bien cibler nos expériences in vivo et ainsi de réduire le plus possible le nombre de souris utilisées.
Raffinement
En cas d'intervention douloureuse (injections i.p., i.v., prélèvements de sang), les souris sont anesthésiées. Dans nos modèles de pathologie, les points limites indiqués dans chaque procédure réduisent la douleur et la souffrance au maximum. Du sopalin et du coton seront apportés aux animaux manipulés. De la nourriture et de l’eau sous forme gélifiée seront placées dans la cage pour permettre aux souris qui se déplacent plus difficilement de se nourrir.
Choix des espèces
• la différenciation des lymphocytes T dans le thymus et en périphérie est bien caractérisée chez la souris et aucun modèle in vitro ne permet actuellement de reproduire la complexité des conditions environnementales qui contrôlent ces processus. • une très large gamme de réactifs (ex. anticorps, cytokines, tétramères CMH-peptide) est disponible chez la souris. • les modèles murins que nous utilisons sont très proches des pathologies humaines. • l’étude des mécanismes qui régulent la biologie des lymphocytes T est rendue possible grâce à la disponibilité d’un grand nombre de souris génétiquement invalidées pour les acteurs moléculaires que nous voulons étudier. • facilité d’élevage. - Dès la naissance pour les lignées qui développent spontanément et rapidement une pathologie sévère (ex. IL-2 KO ou Foxp3 KO, souris NOD mutantes) - A partir de 4 semaines pour toutes les autres expériences - A partir de 4 semaines pour toutes les autres expériences, exception faite de l’analyse de la prolifération des Treg in vivo (procédure 7) qui sera effectuée à partir de trois semaines d’âge.
Etude du rôle des lymphocytes B dans un modèle murin de la maladie d’Alzheimer (1/2)
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système nerveux
360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour développer une maladie d'Alzheimer, elles reçoivent cinq injections intraveineuses espacées de deux semaines et subissent quatre tests comportementaux dont la nature n'est pas précisée, pour étudier le rôle des lymphocytes B. Le porteur affirme n'attendre aucun effet indésirable puisque les animaux sont tués avant six mois, âge où la forme grave apparaît. Il présente au conditionnel de futures stratégies thérapeutiques et justifie le recours à un "organisme vertébré" par les explorations comportementales.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est d'étudier le rôle des lymphocytes B dans le développement et la progression de la maladie d'alzheimer.
Bénéfices attendus
Ce projet pourrait permettre de conduire au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ou préventives pour ralentir et/ou limiter le développement de la maladie d'Alzheimer.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections par voie intraveineuse (5 injections espacées de deux semaines) et des tests comportementaux (au nombre de 4).
Impact sur les animaux
Nous n'attendons aucun effets indésirables sur les animaux car les animaux développeront une maladie modérée. Dans ce modèle bien caractérisé, les souris développent une maladie grave à l'age de 12 mois et donc bien après la période de leur utilisation dans notre étude. Tous les animaux seront euthanasiés à l'age de six mois maximum. En revanche, les animaux pourront développer des effets indésirables au cours des injections et des contraintes liées aux test comportementaux. Nous avons alors établi des points limites afin de limiter au maximum ces éffets indésirables.
Devenir
Les animaux que nous utilisons développent spontanément une maladie grave à l'age de 12 mois. Tous les animaux seront donc utilisés et euthanasiés au plus tard à l'age de 6 mois. Les souris seront mises à mort par dislocation cervicale sous anesthésie générale profonde préalable (mélange de Kétamine 180 mg/kg et de Xylazine 10 mg/kg en injection intrapéritonéale sous un volume de 0,01ml/g du poids de la souris). Cette méthode d'euthanasie respecte la réglementation européenne.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de mettre en évidence le rôle des cellules B dans un modèle expérimental de la maladie d'Alzheimer. Le projet met en jeu des explorations comportementales sur animal vigile qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro.
Réduction
L’étude sera arrêtée si les expérimentations initiales invalident l’hypothèse de travail. Des prélèvements auront lieu pour des analyses histologiques, de biologie cellulaire et moléculaire afin d’extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Un nombre minimal et homogène d’animaux par étude est utilisé afin d’exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et afin d’avoir un nombre d’animaux suffisant pour réaliser une analyse statistique.
Raffinement
Pour assurer le bien-être des souris, elles seront placées en cage groupées dans un milieu enrichi. Les souris seront sous surveillance journalière et des points limites ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire.
Choix des espèces
Les tests de comportement étant la méthode de choix pour tester l'efficacité d'une voie thérapeutique dans la maladie d'Alzheimer, nous avons besoin d'utiliser un organisme vertébré pour nos expériences in vivo. Le modèle souris est un bon modèle pour les raisons suivantes : - Plusieurs lignées transgéniques murines modélisant la maladie d'Alzheimer existent et sont disponibles commercialement. - Nous disposons de nombreux outils spécifiques de la souris (sondes pour hybridation in situ, immunohistologie). - La durée de vie des souris et leur capacité reproductive sont particulièrement adaptées à ce projet. Les souris adultes agées de six semaines seront utilisées.
Evaluation de l’efficacité de molécules thérapeutiques dans des modèles murins du syndrome de Netherton
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Diagnostic des maladies
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
4320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Génétiquement modifiées pour développer un syndrome de Netherton, elles présentent dès la naissance une inflammation cutanée grave, et certaines lignées ne survivent pas plus de quatre heures. Sur cinq ans d'élevage, elles subissent applications topiques, gavages, injections sous-cutanées, intrapéritonéales et intraveineuses, imagerie et ponction cardiaque pour tester douze molécules, tandis qu'environ un quart des animaux au génotype inadéquat sont tués. Le porteur annonce au conditionnel une amélioration de la prise en charge des patients et décrit les modèles génétiques comme "un atout majeur".
Objectifs
Le syndrome de Netherton (SN) est une maladie génétique cutanée rare dont l'incidence est estimée à 1/200000. Il est caractérisé par une dermatose inflammatoire génétique, une anomalie capillaire et des manifestations allergiques. Ces symptômes sont présents dès la naissance, entrainant des infections bactériennes, une déshydratation, une hypothermie et une perte de poids extrême et sont à l’origine d’un taux de mortalité postnatal élevé. Ces symptômes conduisent à une inflammation sévère de la peau évoluant par poussées ayant un fort impact sur la qualité de vie des personnes atteintes. Jusqu’à présent, il n’existe pas de traitement efficace pour les sujets atteints du SN. Le gène SPINK5 code la protéine LEKTI, un inhibiteur de protéase multi-domaine exprimé dans la couche supérieure des épithéliums stratifiés. LEKTI joue un rôle essentiel dans l’homéostasie cutanée en régulant l’activité des protéases épidermiques (notamment KLK5 et KLK7) et son absence induit une augmentation de l’activité protéolytique et une perte d’adhérence de la couche cornée. L’utilisation de différentes lignées de souris génétiquement modifiées mimant le plus fidèlement possible les symptômes du SN, a permis d’étudier la maladie et de découvrir des cibles thérapeutiques majeures. L’objectif du projet est de tester l’efficacité de 12 molécules thérapeutiques in vivo qui ont été préalablement validées in vitro, sur des cellules issues de patients. Afin d’atteindre ces objectifs, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées, avec un phénotype dommageable, qui développent les signes de la maladie SN.
Bénéfices attendus
A terme, les résultats de ce projet permettront d’étudier l’effet thérapeutique de différentes molécules sur le phénotype de ces animaux et de préciser leur impact sur la physiopathologie du SN. Ces résultats nous permettront également de vérifier si ces molécules thérapeutiques n’ont pas d’effets indésirables sur les modèles animaux. Ainsi, l’utilisation de ces animaux est un atout majeur pour l’amélioration de la prise en charge thérapeutique des patients.
Procédures
Cette étude se compose de 5 procédures. La procédure 1 consiste en l'élevage et la production de souris pendant une période de 5 ans. Les animaux seront observés quotidiennement et les souris présentant un phénotype léger à modéré seront conservées pour l’essai des traitements thérapeutiques tandis que les souris au phénotype sévère seront euthanasiées. Tous les animaux des procédures 2 à 5 sont issus des élevages de la procédure 1. Les procédures 2 à 5 contiennent 11 interventions énumérées ci-dessous. La durée de ces interventions varie de 1 à 10 minutes répétées deux ou une fois par jour ou une fois tous les trois jours sur une période maximale de 5 semaines, ou de manière continue pendant 3 semaines (dans le cas d’administration de composés thérapeutiques per os). • Anesthésie par inhalation de mix d’oxygène et d'isoflurane (4% induction, 2% maintien) • application topique de tamoxifene • administration de composés thérapeutiques par voie topique • administration de composés thérapeutiques per os • administration de composés thérapeutiques par injection sous-cutanée • administration de composés thérapeutiques par injection intrapéritonéale • administration de composés thérapeutiques par injection intraveineuse • administration de sonde fluorescente par injection intrapéritonéale • imagerie in vivo • anesthésie Kétamine/Xylazine par IP (100 mg/kg, 10 mg/kg) • ponction cardiaque
Impact sur les animaux
Toutes les souris élevées dans le cadre de la procédure 1 ont un phénotype dommageable. Les souris seront observées quotidiennement dès la naissance et la sévérité de leur phénotype cutané sera évaluée selon un système de notation / grilles de décision qui prend en compte la présence et l'étendue des lésions cutanées, la perte de poids, l'inconfort physique ou les comportements anormaux. Nous n'attendons pas d’effets indésirables majeurs des molécules testées sur les souris traitées. Des études in vitro sur des kératinocytes issus de patients sont réalisées en amont de nos études sur le modèle murin. Nos études faisant partie d’études précliniques menées par nos collaborateurs industriels, nous ne sommes pas dans la capacité de décrire les molécules testées (composés organiques de petite taille, peptide, ou anticorps monoclonaux). Cependant, nos expérimentations animales sont réalisées en aval des premières études précliniques menées par le groupe industriel, c’est-à-dire après avoir étudié : -La génotoxicité -La distribution et la pharmacocinétique -La détermination de la NOAEL (dose la plus élevée de la molécule pour laquelle aucun effet toxique n’est observé) -Les effets sur le système cardiovasculaire et respiratoire -La toxicité aigüe -L’irritation et la corrosion cutanée Nos collaborateurs industriels mènent également leurs propres études d’efficacité sur des modèles murins non génétiquement modifiés, ce qui nous permet de pouvoir lancer nos expérimentations avec un range de doses d’efficacité fixé. C’est pourquoi seulement deux doses en plus du placebo sont utilisées dans nos études. Ces doses sont fixées grâce aux résultats préliminaires obtenus par nos collaborateurs industriels. L’aspect et le comportement des souris traitées seront surveillés quotidiennement et une grille de score hebdomadaire sera établie avec notamment un scoring et un suivi du poids corporel. La décision d'euthanasier la souris sera prise selon les critères décrits dans les pointes limites.
Devenir
Toutes les souris seront euthanaisées à la fin de chaque procédure. Cela permettra de collecter échantillons de tissue et faire des analyses histologiques et moléculaires pour déterminer si le traitement a eu efficacité thérapeutique.
Remplacement
Nos expérimentations animales sont réalisées en aval des premières études précliniques menées par le groupe industriel, notamment des études de toxicité et d’efficacité sur des modèles in vitro (lignées cellulaires humains et murines). Cela nous permet alors de ne lancer les expérimentations animales qu’après l’obtention de résultats positifs avec leurs molécules in vitro. De plus, nous utiliserons également des modèles cellulaires cultivés en monocouches ou en trois dimensions (kératinocytes humains primaires, issus de patients) pour montrer l'engagement cible du composé testé.
Réduction
Le nombre optimal de souris pour obtenir des données fiables a été calculé en réduisant la variabilité des souris au sein des groupes expérimentaux (sélection des souris présentant des phénotypes de maladie de peau similaires et un âge similaire). Nous avons calculé la taille d'échantillon nécessaire pour les analyses ANOVA des données à 9 souris par groupe (puissance 80%) et un alpha fixé à 5%. Nous anticipons la perte d'animaux pendant le protocole de traitement en raison du phénotype sévère. Pour compenser cette perte, nous ajustons la taille de l'échantillon à 10 souris par groupe. Des études d’efficacité sur des modèles murins non génétiquement modifiés ont été réalisées en amont par nos collaborateurs, permettant de pouvoir lancer nos expérimentations avec un range de doses d’efficacité fixé. C’est pourquoi seulement deux doses en plus du placebo sont utilisées dans nos études. Afin de maintenir 6 lignées viables qui permettent de mimer le SN, un élevage est maintenu avec différents couples en reproduction. Les nouveau-nés issus sont hébergés dans la même cage que leurs parents durant 21 jours avant d’être sevrés. Ils sont tatoués et prélevés pour réaliser un génotypage à l’âge de 10 jours. Pour ce faire, un petit morceau de l’extrémité de la queue est coupé, puis directement envoyé au laboratoire pour réaliser le génotypage. En fonction des résultats, les nouveau-nés peuvent être gardés pour tester nos molécules et partir en procédure 2, 3, 4, ou 5 (environ 70%) ou peuvent être conservés pour faire de nouveaux couples reproducteurs afin de maintenir l’élevage (environ 5%). Les autres souris dont le génotype ne permet pas de réaliser nos expérimentations seront euthanasiés (environ 25%). Le maintien de lignées génétiquement modifiées demandant beaucoup de souris, les expérimentations animales sont organisées et optimisées en fonction du résultat des génotypages. Ce qui signifie que nous n’attendrons pas d’avoir l’effectif final désiré pour lancer nos expérimentations, mais que nous réaliserons les traitements au fur et à mesure de l’arrivage des souris possédant le génotype et phénotype désiré. Cela permet de réduire au maximum la perte d’animaux. Lors de la procédure 1 le nombre de couples reproducteurs peut varier en fonction des besoins. C’est-à-dire que nous diminuerons le nombre de souris en accouplement si le besoin en souris diminue afin que le nombre de nouveau-nés soit adapté aux expérimentations prévues sur les prochains mois.
Raffinement
Les souris seront hébergées par 2 ou 3 dans la cage lors des expérimentations. Pour éviter tout conflit entre les animaux, ces derniers seront tant que possible hébergés entre frères ou entre sœurs issus des mêmes parents. Un enrichissement sera présent dans toutes les cages d’hébergement (cylindres rouges, bâtonnets à ronger et coton). De plus, un suivi rigoureux sera réalisé afin de veiller à prévenir toute souffrance endurée par les animaux (observations quotidiennes et scoring deux fois par semaine avec points limites établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire). Tout le suivi par scoring se fera visuellement et ne sera donc pas invasif pour les animaux, permettant de voir l’évolution du phénotype au fur et à mesure de l’expérimentation. Les volumes de traitement et les volumes d’injection seront limités le plus possible. Par exemple, pour une souris de 25g : -200µL pour le traitement topique -200µL pour le gavage -100µL pour l’injection sous-cutanée -100µL pour l’injection intrapéritonéale -50µL pour l’injection intraveineuse Les vestes qui seront appliquées aux animaux lors de la procédure 2 (traitement topique) permettront d’empêcher ces derniers de se gratter et ainsi d’aggraver leur phénotype. Enfin, l’imagerie in vivo permettra de suivre de manière longitudinale la distribution de la molécule de manière non invasive. Une anesthésie sera pratiquée dès que possible telles que (1) anesthésie par inhalation avec un mix d’oxygène et d'isoflurane (4% induction, 2% maintien), (2) anesthésie locale oeil (Proparacaine (Alcaine) 0.5%) ou (3) anesthésie avec mélange de Kétamine/Xylazine injecté par voie intrapéritonéale (100 mg/kg, 10 mg/kg).
Choix des espèces
La souris est le modèle expérimental le plus adapté pour ce projet car il existe plusieurs modèles murins génétiquement modifiés qui reproduisent les principales caractéristiques cutanées et systémiques du syndrome de Netherton. Il est facile de produire des animaux génétiquement modifiés dans le modèle murin et d’en étudier les conséquences fonctionnelles. •Les souris TghKLK5 et Tg.hKLK5/IL36rKO : de 10 jours à 5 semaines d'âge seulement pour les traitements topiques et injections s.c. car le phénotype d'inflammation de la peau chez ces souris atteint une expression maximale à l'âge de 3 semaines. Entre 10 jours et 5 semaines est la période pendant lequel on peut observer l'inflammation de la peau et mesurer l'apparition et la sévérité de lésions cutanées. •Les souris TghKLK5 et Tg.hKLK5/IL36rKO : 5 mois d'âge pour les injections i.p., gavages, traitement par alimentation et injections IV. À cet âge, le phénotype d'inflammation de la peau chez ces souris réapparait, mais seulement au niveau du cou et de la tête. De plus, à cet âge les souris se grattent au niveau des zones inflammatoires. La taille corporelle des souris âgées de 5 mois permettra de réaliser des traitements plus invasifs tels que les injections i.p. ou i.v.. •Les souris Spink5cKO, Spink5cKO/IL36rKO, Spink5cKO/Klk5KO, Spink5cKO/IL36rKO/Klk5KO : de 4 à 10 semaines d'âge. L'induction du phénotype par l’activation de CreER par le tamoxifène est plus efficace chez les souris Spink5cKO âgées de 3 à 6 semaines. Les souris de 3 à 6 semaines d'âge seront utilisées pour l'induction au tamoxifène, puis utilisées pour le protocole de traitement. •Les souris Spink5KO seront utilisées 1 à 4 heure(s) après la naissance, car les souris homozygotes pour l'allèle Spink5KO ne survivent pas plus de 4 heures après la naissance.
Calibrage des réponses lymphocytaires contre le microbiote par les cellules épithéliales intestinales
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
804 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles subissent une biopsie de phalange pour génotypage, des injections intrapéritonéales et un traitement induisant une inflammation intestinale, avant mise à mort et prélèvements. Le porteur décrit les effets attendus de cette inflammation, diarrhée sanglante, prolapsus rectal, amaigrissement rapide et prostration, et prévoit une mise à mort au-delà de 20 % de perte de poids. Il indique que des organoïdes intestinaux ont déjà servi mais affirme que la complexité d'un "organisme entier" impose le recours à l'animal.
Objectifs
Un dérèglement de la pysiologie de l’épithélium intestinal constituant la muqueuse intestinale, est la base du développement de maladie inflammatoire chronique de l’intestin. Comprendre comment s’établit cette inflammation chronique de l’intestin représente donc un enjeu majeur de santé publique. Cette inflammation est due à une réaction incontrôlée des lymphocytes qui attaquent la flore microbienne (microbiote) contenue dans l’intestin. Etant en première ligne face au mille milliards de bactéries contenues dans l’intestin, les cellules épithéliales intestinales jouent un rôle pivot dans la régulation de la réponse immunitaire. Grâce aux différents capteurs de motifs microbiens qu’elles possèdent, elles sont capables d’alerter les lymphocytes. Alors que ces lymphocytes ne devraient pas réagir contre le microbiote, ils se mettent à l'attaquer. Ce qui amène à l'inflammation intestinale. En ce sens, les cellules épithéliales représentent une sentinelle régulatrice de premier plan alertant le système immunitaire. Aujourd’hui, nous essayons de comprendre comment les cellules épithéliales intestinales calibrent et transmettent les informations du microbiote aux lymphocytes dans l’intestin en condition physiologique et pathologique. Nous analyserons l’impact de l’absence de molécules potentiellement impliquées dans ce calibrage dirigé par des cellules sentinelles insoupçonnées que sont les cellules épithéliales intestinales. Ainsi, pour y parvenir, nous éliminerons l’expression de molécules que nous supputons être impliquées. Ces molécules « candidates » se basent sur des études précédentes. Ces ablations moléculaires seront spécifiques, conditionnelles et inductibles. Elles cibleront soit les cellules épithéliales intestinales ou les lymphocytes. Nous analyserons l’impact sur les cellules épithéliales, sur les lymphocytes et sur la composition du microbiote. En effet, les réactions des lymphocytes contre le microbiote peuvent altérer la composition du microbiote. Après avoir déterminé l’impact en condition physiologique nous analyserons l’impact en condition pathologique dans des modèles murins établis couramment utilisés. Pour ce projet nous tablons sur l’utilisation de 804 souris réparties en 6 procédures. Chaque procédure sera optimisée pour répondre à différentes questions simultanément limitant significativement le nombre total de souris du projet.
Bénéfices attendus
Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin telle la maladie de Crohn ou la rectocolique hémorragique provoquent un inconfort douloureux chronique pour les patients et peut malheureusement amener à des cancers intestinaux, en particulier le cancer colorectal. Ce cancer est le deuxième cancer le plus fréquent en France. . Cette étude mettra en lumière des nouvelles pistes thérapeutique à envisager. Notamment ce projet précisera le rôle clé joué par des médiateurs moléculaires et microbiens dans la promotion de ces maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
Procédures
- Récolte des fécés: procédure non invasive et rapide (2 fois) - Biopsie de la phalange distale pour génotypage et identification des différentes lignées (manipulation faite sur souris de 7 à10 jours. Du fait de la faible innervation de ce tissu à cet âge, il est supputé que cette intervention et non douloureuse. - Injections intra-péritonéales (injection à l'aide d'une seringue). Une simple contention sera requise. - Traitement dans l'eau de boisson pendant une durée maximale de 9 semaines (procédé non invasive et aucun problème de prise hydrique n'est observée).
Impact sur les animaux
La majorité des souris utilisées dans ce projet ont été décrites dans d’autres études. Ces animaux ne présentent aucun phénotype macroscopique et physiologique particuliers impactant leur bien-être. Le cas échéant en ce qui concerne, les nouvelles lignées crées dans ce projet ou les souris entrées en procédures invasives (traitement générant une inflammation intestinale) une inspection minitieuse et régulière sera établie. L’inflammation intestinale amène à des problèmes d’hydratation consécutifs à une forte diarrhée. Elle génère des problèmes de transit telle la diarrhée. Cette diarrhée dans certains cas peut s’accompagner de sang. La douleur abdominale peut aussi entraîner des prostrations longues, un isolement anormal de l’animal, et une absence de toilettage. Des rectoprolapses devront être aussi surveillés. Un amaigrissement rapide de l’animal est tout autant un signe de l’inflammation intestinale à scruter.
Devenir
Les animaux seront mis à mort et divers prélèvements seront effectués pour analyses.
Remplacement
Les hypothèses avancées dans ce projet se basent sur des études préliminaires issues d’un précédent projet. De plus, beaucoup des assertions avancées ici ont été également étudiées et confirmées in vitro grâce à l’établissement d’organoïdes intestinaux (modèle d’intestin in vitro). Néanmoins, ce système in vitro bien que pratique et informatif ne récapitule pas toutes les complexités d’interactions spatio-temporelles, moléculaires, microbiennes et cellulaires intervenant dans un organisme et demande donc une étude à l’échelle d’un organisme entier.
Réduction
Des études statistiques adéquates seront effectuées en nous basant des observations des précédents projets et de nos expertises acquises. Dans toutes les procédures, divers paramètres seront analysés. Ce qui diminue grandement le nombre de souris du projet. Pour réduire encore le nombre d’animaux plusieurs personnes expérimentées de l’équipe seront en charge de récolter, de préparer les tissus et les cellules pour les analyses. Ce travail de collégial est mis en place pour optimiser et permettre d’obtenir des données expérimentales les plus exploitables et fiables possibles. Ce qui évitera d’avoir à répéter des expériences. En effet, la préparation des intestins est délicate et on peut facilement perdre des échantillons (mort cellulaire) en travaillant trop lentement. En outre, pour éviter de faire naître des souris pour rien, les expériences seront réfléchies et construites de telle sorte à pouvoir utiliser à la fois des mâles et des femelles. Les MICI touchent avec la même incidence l’Homme, qu’il soit mâle ou femelle.
Raffinement
Le modèle d’élimination génique conditionnelle et inductible visant des cellules ciblées spécifiques permet de diminuer les effets non voulus d’une délétion précoce, ubiquitaire ou voire constitutive d’un gène. En ce sens les choix du modèle génétique utilisé est un raffinement. Un contrôle 3 fois par semaine sera effectué pendant toute la durée de l’expérimentation. Néanmoins, un suivi tous les jours sera effectué lorsque les souris rentrées en procédure amenant à de l’inflammation intestinale. Lors de ces expériences, nous augmenterons le nombre de bâtonnets de coton dans la cage pour permettre au souris d’établir un environnement plus cocooning et confortable. Ayant en tête que les souris sont des animaux sociaux, pour éviter toute souffrance psychologique, nous tâcherons à organiser nos groupes pour éviter de laisser une souris seule isolée dans une cage. La présence de rectoprolapses (sortie anormal du rectum par l'anus) ou la présence de diarrhée accompagnée de sang ou la perte de poids supérieure à 20% du poids initial et/ou une prostration longue limitant la prise alimentaire des souris impliqueront une mise à mort. Les tissus seront prélevés pour analyses. Si ces points limites ne sont pas atteints mais cependant nous observons, de fécès molles non accompagnées de sang, une prostration courte n’empêchant pas les mouvements et les interactions sociales de l’animal et une perte de poids inférieur à 20%, nous disposerons d’un gel hydratant et nous humidifierons quelques croquettes dans la cage pour favoriser l’hydratation et la prise alimentaire des souris. Nous passerons alors 2 fois par jour visiter les souris pour s’assurer qu’une aggravation dramatique n’est pas lieu dans la journée. Si un des points limites décrits auparavant apparaît l’animal sera mis à mort. Le cas échéant, il est tard et la logistique matériel et humaine nous permettant de tuer les souris pour analyses le jour même n’est pas disponible, nous disposerons d’un gel hydratant et nous humidifierons quelques croquettes dans la cage pour favoriser l’hydratation et la prise alimentaire des souris et les souris seront mises à mort et analysées le lendemain matin. En plus des observations faites par les expérimentateurs, une observation quotidienne des animaux par les zootechniciens informés des signes attendus augmentera la vigilance et une détection précoce des signes de mal-être et permettra une intervention précoce.
Choix des espèces
L’ensemble des outils pour ce genre d’études sont développés chez la souris. Par ailleurs, son système immunitaire intestinal est extrêmement bien caractérisé. Enfin, les processus inflammatoires intestinaux décrits chez la Souris sont souvent conservés et similaires à ceux observés chez l’Homme. Cette ressemblance fait du modèle murin un modèle adéquat. Les animaux seront traités dès le sevrage. Le système immunitaire de l’intestin se mature rapidement à partir du sevrage. Pour s’assurer du rôle de nos molécules candidats sur la maturité de l’intestin, il est donc judicieux de commencer le traitement au moment du sevrage.
Rôle de NLRP3 dans la biologie de lymphocytes T CD8 et son impact sur la réponse anti-tumorale
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
1 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules tumorales leur sont injectées dans la patte sous anesthésie, puis elles reçoivent un traitement par injection intrapéritonéale trois fois par semaine, l'implantation dans la patte pouvant gêner son usage et provoquer une nécrose cutanée. L'objectif est de comprendre le rôle de la protéine NLRP3 dans les lymphocytes T CD8 et la réponse antitumorale, recherche fondamentale rattachée à l'immunothérapie anti-PD1 à laquelle seuls 20 % des patients répondent. Le porteur affirme que le recrutement des cellules au site tumoral ne peut être étudié in vitro et que la souris est la seule espèce transgénique disponible.
Objectifs
NLRP3 est une protéine largement décrite pour son rôle dans l’inflammation. L’inflammation va impacter alors d’autres cellules de l’immunité appelées lymphocytes T CD8. Il y a quelques années, nous avons démontré que NLRP3 possède des fonctions dites non-canoniques, c’est-à-dire indépendantes de l’inflammasome notamment dans les lymphocytes T CD4. Les cellules T CD8 ont beaucoup de caractéristiques communes aux lymphocytes T CD4. Nos données préliminaires obtenues in vitro, laissent penser que NLRP3 est présent dans les lymphocytes T CD8. Au regard de ces résultats, nous souhaitons aujourd’hui comprendre le rôle de NLRP3 dans la biologie des lymphocytes T CD8 et l’effet sur la réponse immunitaire anntitumorale. Pour discriminer les effets dépendants de l’inflammation et de NLRP3 endogène aux CD8, nous avons croisé des souris CD8cre avec des souris NLRP3flox nous permettant d’obtenir des souris dans lesquelles seuls les CD8 sont déficients pour NLRP3. Ainsi, en comparant les cellules T CD8 infiltrant les tumeurs des souris C57Bl6, NLRP3 totalement déficientes pour NLRP3 et CD8cre x NLRP3flox, nous pourrons déterminer comment la déficience en NLRP3 impacte la biologie de lymphocytes T CD8 et la réponse immunitaire anti-tumorale.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont les suivants : - A l’heure actuelle aucune étude n’a évalué le rôle de NLRP3 dans les lymphocytes T CD8. Cette étude permettra d’apporter des connaissances nouvelles. - L’immunothérapie par anti-PD1 est une stratégie thérapeutique de plus en plus utilisée en cancérologie humaine. Malheureusement seul 20% des patients répondent à cette thérapie. Cette étude pourrait permettre d’évaluer si le ciblage de NLRP3 pourrait être une alternative ou un complément pour réactiver les lymphocytes CD8 antitumoraux et améliorer la réponse immunitaire antitumorale. Plusieurs études ont tenté de décrire le rôle de NLRP3 dans la tumorigenèse et la réponse immunitaire antitumorale. Dans toutes ces études, seules les fonctions de NLRP3 dépendantes de l’inflammasome et de l’IL-1b ont été explorées. Grâce à notre étude, nous pensons pouvoir affiner les résultats de la littérature en dissociant les effets de NLRP3 dans ses fonctions canoniques et non canoniques
Procédures
Les animaux recevront une injection de cellules tumorales en sous cutanées dans la patte sous anesthésie générale à l’isoflurane. Puis 3 fois par semaines, les animaux, vigiles, recevront un traitement par injection intrapéritonéale. Nous profiterons de cette manipulation pour mesurer la taille des tumeurs grâce à un pied à coulisse. En fin d’expérience, es animaux seront mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie générale à l’isoflurane.
Impact sur les animaux
Les tumeurs seront induites en sous cutanées dans la patte. En effet, il a été observé que le recrutement des cellules immunitaires était de meilleur qualité à ce site d’injection. De ce fait, une des nuisances pouvant être observée est une difficulté à se servir de la patte en question. Une autre nuisance qui pourrait être observée est la formation de nécrose cutanée. Afin de limiter ces nuisances, les souris seront observées tous les 2 jours et les points limites tiendront compte de ces effets indésirables.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’expérience car nous étudierons les cellules immunitaires présentes dans les tumeurs, rate et ganglions.
Remplacement
Nous avons déjà réalisé un certain nombre d’expériences in vitro pour caractériser les différences entre les CD8 issus de souris C57Bl6 et les CD8 déficients pour NLRP3. Ceci nous a permis d’identifier des marqueurs d’intérêt et phénomènes à explorer in vivo. Malheureusement, le recrutement au site tumoral et l’implication dans la réponse immunitaire antitumorale ne peuvent pas être appréhendés in vitro à l’heure actuelle car ce sont des mécanismes trop complexes qui font intervenir plusieurs acteurs cellulaires et moléculaires. Une fois que nous aurons obtenus les résultats de cette étude chez la souris, le décryptage des mécanismes moléculaires mis en œuvre sera réalisé in vitro.
Réduction
Dans un souci de réduction, les expériences ne seront réalisées que 2 fois et par des personnes parfaitement formées aux gestes permettant d’optimiser la reproductibilité. De plus, chaque expérience de croissance tumorale sera accompagnée d’une analyse de l’infiltrat immunitaire afin de récolter un maximum d’informations sur les mêmes souris sans avoir besoin de recommencer les expériences.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté et enrichi. Ils seront suivis 3 fois par semaine pendant toute la durée de l’étude (la fréquence de surveillance sera bien entendu augmentée en cas d’observation de signes cliniques anormaux). Des critères d’interruption de l’étude ont été mis en place dans le cas où un animal monterait des signes de souffrance.
Choix des espèces
Les souris, outre l’avantage lié à leurs caractéristiques physiologiques sont les seules espèces animales transgéniques disponibles pour l’expérimentation. Enfin les souris autorisent une variété de techniques d’administration et de prélèvement présentant des analogies avec ce qui est réalisé en recherche clinique sur l’homme. Des animaux de 6 à 8 semaines seront utilisés car leur système immunitaire est mature à cet âge.
Effet de la coïnfection entre nématodes intestinaux et malaria sur la dynamique de l’infection et la réponse immunitaire de l’hôte
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système immunitaire
420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger à modéré. Elles sont coïnfectées par un nématode intestinal et par un agent de la malaria murine, avec gavage, injection intrapéritonéale et prélèvements sanguins à la queue trois fois par semaine, puis tuées. Le porteur minimise les effets, décrivant l'infection par le nématode comme asymptomatique et la souche de plasmodium comme non létale, avec une anémie transitoire pour seul symptôme, tout en classant les procédures en modéré. L'objectif est de comprendre la dynamique de cette coïnfection fréquente chez les populations où helminthes et paludisme sont endémiques.
Objectifs
L’objectif du projet est d’étudier l’effet de la coïnfection entre un nématode intestinal et un des agents de la malaria murine sur la dynamique de l’infection et la réponse immunitaire de l’hôte. Les infections par des nématodes intestinaux sont toujours très prévalentes dans les pays en voie de développement et on estime que 3 milliards d’êtres humains souffrent d’au moins une infection par des helminthes au cours de leur vie. La carte de prévalence des infections par des helminthes coïncide en grande partie avec celle d’endémicité du paludisme, et en effet on constate que souvent ces populations sont coïnfectées par les deux parasites. La coïnfection peut entrainer des dynamiques très différentes par rapport à celles observées quand les helminthes ou les plasmodiums infectent seuls leurs hôtes et cela peut également avoir des conséquences sur l’état de santé des individus coïnfectés. En particulier, un des paramètres clé déterminant la dynamique de la coïnfection est la capacité des nématodes intestinaux à moduler la réponse immunitaire de l’hôte. Cette capacité d’immunomodulation a pour objectif de favoriser la persistance des vers au sein de l’hôte. Cependant, un hôte dont la réponse immunitaire est sous exprimée devient également plus susceptible à l’infection par d’autres pathogènes. La question que nous souhaitons aborder ici est donc la suivante : Est-ce que le niveau d’immunosuppression de l’hôte, induit par une infection par des nématodes intestinaux, dépend de la présence d’un autre pathogène ?
Bénéfices attendus
Ce projet vise à obtenir une meilleure compréhension de la dynamique de la coïnfection entre nématodes et plasmodiums. Ces deux parasites infectent des millions de personnes chaque année dans les pays du Sud en voie de développement. On estime que 600.000 personnes décèdent chaque année des suites d’une infection par une des espèces de Plasmodium, essentiellement en Afrique subsaharienne. Ces mêmes personnes souffrent souvent d’infections chroniques par différentes espèces d’helminthes. Notre projet vise donc à contribuer à élucider le rôle de la coïnfection dans le risque encouru par ces populations où helminthes et paludisme sont endémiques.
Procédures
Les animaux sont soumis aux interventions suivantes : gavage (200 µl d’eau de boisson à l’aide d’une sonde souris, une seule fois), prélèvements de petits volumes sanguins (10 µl) à l’extrémité de la queue après application d’un anesthésiant local (3 fois par semaine), injections i.p. (100 µl après application d’un anesthésiant local, une seule injection par individu), prélèvement sanguin par ponction maxillaire sur animal anesthésié à l’isoflurane (une seule prise de sang par individu).
Impact sur les animaux
Nous n’attendons que peu (voire aucun) effets indésirables sur les animaux. Le nématode intestinal produit des infections asymptomatiques dans le sens qu’aucun changement comportemental ou dans l’apparence de l’animal n’est constaté et ceci basé sur de centaines de souris infectées au cours de ces 10 dernières années. La souche de Plasmodium yoelii que nous allons utiliser s’appelle 17X NL où l’acronyme NL signifie « non létal ». Nous avons déjà effectué des infections de C57BL/6JRj avec cette souche de plasmodium et avons pu constater qu’aucune mortalité n’intervient. Le seul symptôme observable associé à l’infection par Plasmodium yoelii 17X NL est une diminution du nombre de globules rouges (anémie). Cette diminution est cependant transitoire (elle se produit entre les jours 14 et 22 post-infection) et après J26 les valeurs reviennent à la normale. Le gavage est réalisé en quelques secondes, à l’aide s’une sonde souris, et ne comporte de nuisances particulières si ce n’est le stress lié à la contention de l’animal. Chaque individu n’est gavé qu’une seule fois avec un petit volume d’eau (200 µl). Les injections i.p. sont réalisées après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Comme pour le gavage, chaque individu ne reçoit qu’une seule injection. Les micro prélèvements de sang à l'extrémité de la queue sont aussi réalisés après application d’un anesthésiant local (lidocaïne). Pour la revitalisation de plasmodium 10 souris seront infectées et à J12 post-infection une prise de sang sera effectuée par ponction maxillaire. Cette prise de sang sera effectuée sous anesthésie à l’isoflurane. Dès la prise de sang effectuée, les animaux seront mis à mort par dislocation cervicale.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort car ils ne peuvent pas être réutilisés dans d’autres expérience, n’ayant plus une réponse immunitaire naïve par rapport aux parasites utilisés.
Remplacement
L’objectif de notre étude est d’évaluer les effets de la coïnfection sur la dynamique d’un nématode intestinal et un plasmodium, ainsi que sur la réponse immunitaire de l’hôte. Ceci met en jeu des interactions complexes entre les trois acteurs (l’hôte, le nématode et le plasmodium) qui ne peuvent pas être reproduites in vitro.
Réduction
L’effectif de souris utilisé dans cette expérience a été calculé afin d’en minimiser le nombre tout en garantissant une puissance statistique suffisante pour obtenir des résultats fiables. Il s’agit en effet de 20 souris par groupe expérimental, avec 5 souris mises à mort pour chaque jour de prélèvement, plus 10 souris initialement utilisées pour revitaliser le plasmodium. Afin de réduire ultérieurement le nombre total de souris, nous avons décidé de ne répéter l’expérience que 2 fois. Au total donc 420 souris seront nécessaire sur une période de 3 ans.
Raffinement
Plusieurs mesures sont prises pour réduire au minimum l’inconfort et le stress des animaux utilisés dans cette expérience. D’abord, tous les animaux sont hébergés en groupe (minimum 5 individus par cage) afin de permettre l’expression des comportements sociaux. Toutes les cages sont enrichies et ont du matériel pour la construction de nids. Toutes les manipulations sont effectuées par du personnel expérimenté, dans un environnement calme qui minimise le stress des animaux. Les injections et prélèvements de sang sont effectués après application d’un anesthésiant local pour éviter toute douleur. Enfin, tous les animaux sont surveillés au moins une fois par jour pour évaluer leur état général.
Choix des espèces
La souris est le modèle de choix pour ce type d’expérience. Les parasites sont des parasites spécifiques de souris qui reproduisent assez fidèlement les coïnfections observées chez l’homme entre nématodes intestinaux et malaria. Nous utiliserons des animaux entre 8 et 12 semaines. Il s’agit d’individus adultes avec une système immunitaire complétement développé.
Analyse de la signalisation induite par des oligosaccharides bactériens chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
1 326 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance déclaré léger pour la plupart, modéré pour 60 d'entre elles. Elles reçoivent des injections d'oligosaccharides bactériens comme les LPS, et 60 subissent en plus une chirurgie sous anesthésie pour prélever un organe lymphoïde. L'objectif est d'identifier les signatures immunitaires déclenchées par ces molécules dans l'"organisme entier", pour repérer des cibles de futures stratégies anti-bactériennes et vaccinales, des retombées thérapeutiques lointaines. Le porteur affirme que l'usage d'animaux est "indispensable" et que l'approche animale est "inévitable", aucun autre modèle comme le poisson-zèbre ou la mouche n'ayant un système immunitaire assez proche de l'humain.
Objectifs
Objectif n°1: Identification in vitro et in vivo des signatures immunologiques, cellulaires et moléculaires associées à la réponse à différents oligosaccharides bactériens (LPSs et CbG) à partir des données obtenues avec la procédure 1 (analyses de cellules primaires in vitro). Procédure expérimentale 2. Objectif n°2: Utilisation des signatures identifiées lors de la procédure expérimentale 2 pour analyser le rôle de certains organes lymphoïdes, comme l'omentum (sans que ce soit limitatif), dans la réponse des souris à nos différents oligosaccharides bactériens (LPSs et CbG). Procédure expérimentale 3. Au total, cette étude devrait identifier les éléments structuraux des oligosaccharides bactériens objets de notre intérêt qui sont responsables d'une signalisation activatrice et/ou inhibitrice sur les cellules de l'immunité et conduire à la découverte de nouvelles molécules/voies de transduction déclenchées dans l'organisme entier par des LPSs ou des motifs particuliers de ces LPSs, ou par le CbG de bactérie intracellulaire, et qui serviront de cibles pour mettre au point de nouvelles stratégies anti-bactériennes et vaccinales.
Bénéfices attendus
Au total, cette étude devrait identifier les éléments structuraux des oligosaccharides bactériens objets de notre intérêt qui sont responsables d'une signalisation activatrice et/ou inhibitrice sur les cellules de l'immunité et conduire à la découverte de nouvelles molécules/voies de transduction déclenchées dans l'organisme entier par des LPSs ou des motifs particuliers de ces LPSs, ou par le CbG de bactérie intracellulaire, et qui serviront de cibles pour mettre au point de nouvelles stratégies anti-bactériennes et vaccinales.
Procédures
Il n’est attendu aucun stress significatif, ni douleur physique des souris à la suite des deux premières procédure. Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum (530 cm²). La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Nos visites quotidiennes ou bi-hebdomadaires pour le suivi des animaux seront réalisées plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris. Pour la dernière procédure 60 animaux seulement,lLa petite chirurgie envisagée pratiquée sur souris anesthésiées (100µL kétamine/xylazine/10g de poids corporel, mélange anesthésiant réalisé par le personnel compétent de l’animalerie) est susceptible d'engendrer un stress et douleur physique modérés des souris, qui après récupération seront injectées avec nos oligosaccharides sans stress significatif ni douleur à la suite de ces injections. En cas de tout signe de douleur, souffrance ou d’angoisse suite à l’intervention, un analgésique (buprénorphine) sera injecté en sous-cutané, à raison de 1-2mg/kg de poids corporel. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum (530cm²). La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier absorbant seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. Nos visites quotidiennes pour le suivi des animaux seront réalisées plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris.
Impact sur les animaux
Il n’est attendu aucun stress significatif, ni douleur physique des souris à la suite de cette procédure proprement dite (cf. commentaire ci-dessus). Les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum (530 cm²). La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Nos visites quotidiennes ou bi-hebdomadaires pour le suivi des animaux seront réalisées plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort
Remplacement
Le but de ce projet est de définir précisément les voies de signalisation mises en oeuvre par l'exposition du système immunitaire d'un mammifère à divers oligosaccharides (LPSs ou CbG) de façon à déterminer les éléments structuraux de ces molécules responsables du déclenchement d’une signalisation activatrice et/ou inhibitrice dans les différentes cellules de l'immunité. L’utilisation d’animaux est donc indispensable. Notre connaissance du rôle mécanistique de ces différents oligosaccharides dans la réponse cellulaire et moléculaire d’un hôte proche de l’homme apportera des informations essentielles, qui ouvriront la voie à de nouvelles thérapies anti-bactériennes et vaccinales et rendent l’approche animale inévitable.
Réduction
En ce qui concerne les animaux produits dans l'animalerie du CIML, les femelles seront utilisées dans la mesure du possible pour les expériences in vivo et un mélange mâle-femelle pour les cultures cellulaires de façon à diminuer le nombre de souris à produire. La réduction du nombre d’animaux sera réalisée par la mutualisation des techniques et analyses sur un même animal.
Raffinement
L’hébergement des animaux se fera en confinement protégé en cages individuellement ventilées, à raison d'un maximum de 5 souris par cage, dans une animalerie de type A1+, avec eau et boisson à volonté. L’environnement est enrichi par ajout de dômes, papier et copeaux compressés utiles à la nidification. Un délai d’une semaine entre la réception des souris et la date d'expérimentation sera respecté. Les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque expérience ou avant s'ils présentent des signes de souffrance ou détresse.
Choix des espèces
Le but de ce projet est de caractériser en détail au niveau moléculaire l'impact de l'administration de divers LPSs ou de CbG sur la réponse du système immunitaire dans l'organisme entier et de déterminer les éléments structuraux de ces oligosaccharides responsables de la signalisation activatrice et/ou inhibitrice sur les cellules de l'immunité de façon à proposer de nouvelles thérapies anti-bactériennes et vaccinales. Aucun autre organisme modèle (poisson-zèbre ou mouche) ne permet de répondre à cette question puisque leur système immunitaire est trop éloigné de celui de l'homme, dont le modèle murin est le plus proche tant du point de vue anatomique que physiologique. La caractérisation extensive du système immunitaire murin et les outils techniques, qui en découlent (anticorps pour cytométrie en flux, immunofluorescence et analyse par western ou immunoprécipitation, génome séquencé etc.), constituent des arguments supplémentaires qui font de la souris le modèle le plus pertinent pour notre étude. Les animaux utilisés seront des souris jeunes adultes âgées de 6-8 semaines pour la mise en culture et la différenciation des cultures primaires de moelle osseuse en cellules dendritiques car cette différenciation est impossible plus tardivement. En ce qui concerne les cultures primaires de macrophages issus de moelle osseuse des souris de 8-10 semaines seront utilisées pour les même raisons. Nous utiliserons des souris adultes avec une maturité complète du système immunitaire de 8-14 semaines pour les mises en culture de macrophages péritonéaux et les expériences in vivo.
Elevage de la lignée KDM6b MKO
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
410 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 150 reproductrices euthanasiées à six mois et 260 produites transférées vers un autre projet déjà autorisé. Cette demande porte sur le seul élevage d'une lignée à phénotype dommageable, dont les individus développent des plaies dorsales et une perte de poil à partir de six mois, sans autre intervention. La souffrance déclarée tient donc à la lignée génétiquement modifiée elle-même, produite pour étudier le rôle de l'enzyme KDM6B dans le diabète de type 2. Le porteur affirme que la souris est le "modèle de référence" de l'obésité et du diabète et qu'aucune méthode sans animaux vivants ne peut remplacer ces procédures.
Objectifs
L’inflammation est reconnue comme un déterminant majeur de la mise en place du diabète de type 2 (DT2) et de ses complications cardiovasculaires. L’inflammation est notamment conduite par une activation de certaines cellules du système immunitaire (monocytes circulants et des macrophages tissulaires). La susceptibilité à développer un diabète de type-2 et de souffrir des complications cardiovasculaires semble être également associée à des facteurs environnementaux. Des études récentes suggèrent que ces facteurs environnementaux se traduisent par une modification de l’expression des gènes (notamment inflammatoires) par des mécanismes dit épigénétiques (modification de l’expression d’un gène sans modification de sa séquence génétique). L’enzyme KDM6B (Histone Lysine Demethylase 6B) est impliquée dans ses modifications épigénétiques. L'objectif du projet est de définir les conséquences de l'invalidation de KDM6B spécifiquement au niveau des macrophages, sur l’inflammation et l’homéostasie glucidique chez des souris.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait démontrer l'importance des modifications épigénétiques dans la mise en place et le développement du diabète de type 2 et dans ses complications. Ce projet de recherche fondamental a pour objectif de définir les conséquences de l'invalidation de KDM6B spécifiquement au niveau des macrophages, sur l’inflammation et l’homéostasie glucidique chez des souris. A terme, moduler l'activité de KDM6B pourrait être proposé comme une nouvelle approche thérapeutique pour contrôler l'inflammation afin d'atténuer le risque de diabète de type 2.
Procédures
Cette demande d'autorisation de projet est uniquement une demande pour l'élevage d'une lignée à phénotype dommageable. En effet, les souris KDM6b MKO et WT peuvent développer des plaies au niveau du dos à partir de l'âge de 6 mois : perte de poil et lésions cutanées. Avant l'âge de 6 mois, les animaux ne présentent pas de phénotype dommageable. Les animaux ne subirront pas d'intervention.
Impact sur les animaux
La lignée murine KDM6B MKO est une lignée à phénotype dommageable. En effet, les souris KDM6b MKO et WT peuvent développer des plaies au niveau du dos à partir de l'âge de 6 mois : perte de poil et lésions cutanées. Avant l'âge de 6 mois, les animaux ne présentent pas de phénotype dommageable.
Devenir
Les 150 animaux en accouplement seront euthanasiés à l'age de 6 mois. Les animaux produits par les accouplements seront utilisés pour créer les groupes expérimentaux d'un autre projet déjà autorisé.
Remplacement
Afin de prouver l'implication de la protéine KDM6B, dans le développement du diabète de type-2, la stratégie d'invalidation génique dans des cellules spécifiques comme les macrophages a été utilisée. Ces souris sont actuellement disponibles. De plus, la souris est le modèle de référence dans l'étude de l'obésité et du diabète Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisés sera réduit à son maximum. 150 souris seront placées en accouplement : à raison de 5 accouplements en parallèle à renouveler tous les 6 mois durant 5 ans : 3 souris (1 mâles + 2 femelles) x 5 accouplements x 10 semestres = 150. 260 animaux seront produits afin d'être utilisés dans un autre projet déjà autorisé.
Raffinement
Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés et ont un accès ad libitum a la nourriture. Les conditions de température et d'hygromètrie sont controlées et monitorées tous les jours. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (8h-20h). Pour s’assurer du « bien être » des souris, elles bénéficieront de coton et de « maisons » en carton afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un « nid ». Les souris seront sous surveillance journalière. Les points suivants seront considérés comme points limites : 1. Tout dérèglement physiologique aboutissant à une incapacité prolongée ou irréversible à se nourrir ou à boire 2. Modification du comportement caractéristique d'une douleur intense, une détresse ou une souffrance (absence de locomotion, pelage hérissé et/ou terne, prostration, dos vouté) 3. Anomalies pouvant entrainer une douleur intense, une détresse ou une souffrance : ulcères, tumeurs, fractures... 4. Apparition de plaies/lésions au niveau du dos.
Choix des espèces
Le modèle murin est utilisé dans ce projet car les modèles génétiques utilisés ont déjà été validés chez la souris. Les souris sont faciles à manipuler et la présence du centre d’explorations fonctionnelles sur le site permet d’utiliser ce modèle dans de bonnes conditions d’élevage. Les animaux seront mis en accouplement à partir de l'age de 56 jours qui est l'age de maturité sexuelle des souris.