Système immunitaire
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
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Impact de la craniectomie décompressive sur la neuroinflammation après un AVC ischémique malin.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
- Système nerveux
Une grande partie de la voûte crânienne retirée, la peau seule refermée sur le cerveau : 660 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus. 160 subissent cette craniectomie, 160 un accident vasculaire cérébral provoqué, 180 les deux combinés, 160 constituant le groupe témoin avec des incisions cutanées refermées. Le porteur indique que le déficit neurologique provoqué peut entraîner des difficultés à se mouvoir, à se nourrir et à s'hydrater, ainsi que des troubles de la vigilance pouvant conduire au décès. Il affirme que ces procédures ont un caractère de "stricte nécessité" et ne peuvent être remplacées, tout en écrivant que le bénéfice de la craniectomie décompressive est déjà démontré chez les patients.
Objectifs
L’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique est une pathologique fréquente et grave dont un des traitements standards est l’activateur tissulaire du plasminogène (tPA). Le tPA, par son action lytique sur le caillot fibrino plaquettaire, restaure le flux d’une artère occluse et améliore le pronostic neurologique du patient lorsqu’il est mis en place précocement. Un AVC malin est un type particulier d’AVC qui présente un volume important et notamment plus de 50% du territoire de l’artère sylvienne. Il est associé à plus de 80% de mortalité. La craniectomie décompressive (CD), procédure courante en neurochirurgie, permet de limiter à 30% le taux de mortalité de ces AVC. Elle consiste à retirer une grande partie de la voûte crânienne et à ne fermer que la peau sur le cerveau. Cela permet de limiter la compression du cerveau, de diminuer la pression intracrânienne et d'améliorer la perfusion cérébrale. Son bénéfice a été clairement démontré en clinique. Elle limite le risque de lésions cérébrales secondaires et diminue donc le risque de handicap séquellaire lourd. Cependant, même si la craniectomie décompressive présente un bénéfice à court terme en contrôlant l'augmentation de la pression intracranienne, il est probable que le fait de laisser le patient sans voûte crânienne puisse modifier la physiologie cérébrale, ainsi que les phénomènes secondaires à l’œuvre après une lésion cérébrale. Il est décrit dans la littérature que la voute cranienne est composé de niches de leucocytes. Dès lors, enlever la voûte cranienne pourrais influencer la neuroinflammation qui est un phénomène central lors d'un AVC.
Bénéfices attendus
D’un point de vue scientifique, cette étude va nous permettre d’acquérir des données fondamentales mais aussi translationnelles ou appliquées menées pour différentes pathologies où cette interaction joue un rôle (AVC et processus inflammatoires). Nous souhaitons évaluer l’évolution de la neuro inflammation lors de la réalisation d’une craniectomie et notamment mettre en évidence une modification de l’infiltrat leucocytaire. Cela permettra d’améliorer nos connaissances sur les craniectomies décompressives, et donc potentiellement d’en affiner les indications et les caractéristiques techniques. Ainsi, nous espérons améliorer la prise en charge future des patients.
Procédures
L’ensemble des animaux de la procédure seront soumis à une craniectomie décompressive (n = 160 ; 15 minutes), un modèle d’AVC (n = 160 ; 75 minutes), ou la combinaison des 2 techniques (n = 180 ; 90 minutes). Le groupe « sham » subira des incisions cutanées, ensuite refermées (n = 160 ; 5 minutes). 24 heures et 5 jours après, chaque animal fera l'objet d’un examen par Imagerie par Résonnance Magnétique (IRM) (n = 660 , 45 minutes), ainsi qu’une évaluation comportementale (n = 660, 2 minutes). Un génotypage par biopsie sur la queue sera effectué à 1 semaine de vie pour les souris transgéniques (n=560).
Impact sur les animaux
Les nuisances et effets indésirables étant susceptibles d’apparaître chez les rongeurs seraient pour toutes les procédures : une perte de poids, des douleurs post-opératoires, du stress. La procédure d’AVC provoque un déficit neurologique qui peut entrainer une situation anxiogène importante associée à de difficultés pour se mouvoir, se nourrir et s‘hydrater. L’augementation de la pression dans la tête peut être à l’origine de troubles de la vigilance et peut conduire au décès. En plus, on peut noter des dysrégulations thermiques et des troubles hydroélectrolytiques dans le contexte de souffrance cérébrale. La biopsie de la queue lors du génotypage peut entrainer une douleur légère et de courte durée.
Devenir
L'ensemble des animaux utilisés dans ce projet feront l'objet d'une mise à mort à la fin de chaque procédure afin de générer des tissus permettant des observations histologiques ou par quantification du traceurs injectés de l'intégrité anatomique et vasculaire du système nerveux central (SNC).
Remplacement
Les procédures expérimentales pour réaliser ce projet ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres méthodes expérimentales n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’information. Nous avons sélectionné le modèle présentant le meilleur compromis entre pertinence scientifique et sensibilité de l’espèce. Au vu de l’implication à la fois locale et systémique de l’inflammation, il est nécessaire de réaliser les procédures in vivo. De plus, nous souhaitons évaluer l’inflammation dans la moelle osseuse, les méninges et le parenchyme ce qui implique d’avoir un ensemble de tissus (méninges, parenchymes…) non modélisables actuellement.
Réduction
Avant de procéder à une telle étude, nous nous sommes assurés d’utiliser le nombre minimal d’animaux adéquat pour atteindre le résultat souhaité. Dans chaque phase du projet, le minimum d’animaux a été prévu afin d’arriver à des résultats qui soient en adéquation avec les tests statistiques prévus lors de ce projet et des données de la littérature sur la neuroinflammation. Les procédures décrites ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas d'animaux. De plus, des méthodes d’études non invasives telle que l’imagerie par résonnance magnétique sont utilisées dans ce projet afin de faire un suivi longitudinal des animaux, permettant de recueillir de nombreuses données sans augmenter le nombre d’animaux.
Raffinement
Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés pendant tout le projet. Les animaux sont hébergés dans des cages standards aux normes européennes. Le bien-être des animaux est contrôlé 7j/7 par du personnel qualifié. Cette surveillance quotidienne et hebdomadaire permettra de détecter tout signe clinique de souffrance et d’agir rapidement pour mettre fin à cette détresse. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire montre que les animaux se déplacent et s’alimentent normalement, prennent bien soin de leur pelage, n’émettent aucun son audible à l’oreille humaine et ne présentent aucun « sickness behavior syndrom ». Les animaux seront également placés dans un environnement enrichi : 5 souris par cage maximum, coton, paillettes, petite maison. Pendant les 48h critiques au modèle, les animaux seront également évalués et pesés 3 fois par jour pour surveiller les points limites. Une mise à mort sera réalisée si les points limites sont atteints et non reversés. Durant la mise en place des modèles, les souris seront sous anesthésie générale et sous analgésie. Les animaux recevront également une anesthésie locale sur la peau au niveau cervical et/ou crânien. Les yeux des souris seront couverts afin de ne pas les éblouir avec la lampe de la loupe binoculaire et prévenir de la déshydratation. Après chirurgie, les souris disposeront d’une couverture analgésique. Au vu des difficultés d’alimentation attendues, nous leur disposeront des croquettes humides dans une coupelle sur le sol de leur cage et mettrons également du « diet gel ».
Choix des espèces
La souris est l’espèce animale la plus étudiée dans le domaine du neurodéveloppement, les AVC et les techniques employées sont bien connues. L’anatomie du SNC murin et la physiologie de la souris sont également bien connues et sont proches de celles de l’Homme, ce qui fait des modèles utilisés dans ce projet des approches expérimentales fiables. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour cette étude. Les expériences envisagées nécessitent l’utilisation d’animaux transgéniques. Ces modèles transgéniques ne peuvent être réalisés que chez la souris. Qui plus est, il n’existe pas de modèle fiable utilisant des vertébrés moins sensibles ou des invertébrés, compte tenu de leur anatomie et de leur physiologie très différentes de l’Homme. Concernant l’ensemble des procédures, seuls des animaux adultes âgés de 6-12 semaines seront nécessaires. Ceci se justifie par le fait que l’AVC touche principalement les adultes. De plus, les études antérieures concernent également des modèles murins adultes. Dans ce sens, afin de faciliter le comparatif, nos souris le seront également.
Rôle du nerf vague dans la pathogenèse de la stéatose hépatique non-alcoolique chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
Le nerf vague est sectionné au niveau du cou, d'un seul côté, sur des souris ensuite nourries d'un régime riche en lipides pendant quatre à vingt-quatre semaines. 4 608 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour les prélèvements de tissus. Chacune subit un gavage de glucose ou une injection d'insuline ou de toxine diphtérique, cinq prélèvements de sang successifs sur deux heures, une contention en tube et un séjour seule en cage de calorimétrie, une perte de 20 % du poids déclenchant la mise à mort. Le porteur écrit que les souris récupèrent rapidement et complètement après la section du nerf, sans signe significatif de douleur ni de détresse, et que le régime gras ne devrait causer aucune douleur perceptible.
Objectifs
La stéatose hépatique non-alcoolique (NASH) est une maladie du foie caractérisée par une accumulation excessive de graisse dans les cellules hépatiques, accompagnée d'une inflammation et d'une lésion hépatique. Actuellement, il n'existe pas de traitement pharmacologique efficace et validé pour cette maladie. Cependant, des recherches antérieures ont mis en évidence le rôle clé de l'inflammation dans le développement de la NASH. Précédemment, nous avons montré que l’inflammation pathogène était un acteur important dans le développement de la NASH. Une découverte intéressante a montré une relation entre l'innervation vagale et le métabolisme hépatique. Le nerf vague, qui est une composante du système nerveux autonome, semble jouer un rôle dans la régulation du métabolisme du foie. Des études ont montré que la stimulation du nerf vague pouvait avoir des effets positifs sur la fonction hépatique. De plus, des recherches ont indiqué que la vagotomie cervicale unilatérale (section du nerf vague du côté gauche du cou) était associée à une augmentation de la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires. Cela suggère que la modulation de l'activité vagale pourrait influencer la mobilisation des cellules immunitaires, notamment les monocytes, à partir de la moelle osseuse et de la rate. Cependant, les mécanismes précis de ces interactions restent encore mal compris. Pour mieux saisir ces interactions complexes, nous proposons une approche chirurgicale consistant à réaliser une vagotomie cervicale unilatérale chez des souris, qui seront soumises à un régime riche en lipides pour induire une NASH. L'objectif de ce projet est d'explorer le rôle du nerf vague dans la mobilisation et le recrutement des cellules immunitaires dans le foie, et comment cela influence le développement de la NASH. Cette recherche pourrait fournir des informations cruciales pour mieux comprendre les liens entre le système nerveux autonome, l'inflammation et la pathogenèse de la NASH, ouvrant potentiellement de nouvelles voies pour le développement de traitements futurs.
Bénéfices attendus
L'objectif de ce projet est d'explorer le rôle du nerf vague dans la mobilisation et le recrutement des cellules immunitaires dans le foie, et comment cela influence le développement de la stéatose hépatique non-alcoolique (NASH). La NASH représente la forme la plus prévalente de maladie hépatique et est étroitement liée à la progression de l’obésité. A ce jour, les patients souffrant de NASH ne disposent pas de traitements approuvés, et le nombre de patients nécessitant une transplantation hépatique est en constante augmentation. Par conséquent, une compréhension plus approfondie des mécanismes sous-jacents ouvre la voie à de nouvelles approches et stratégies thérapeutiques anti-inflammatoires dont les patients atteints de NASH pourront bénéficier.
Procédures
Les souris seront soumises à des interventions chirurgicales consistant en une section du nerf vague au niveau cervical côté gauche (vagotomie) ou des chirurgies contrôles sans section du nerf vague (Sham). Chaque souris subira une seule opération, qui durera environ 10 minutes et sera réalisée sous anesthésie et analgésie. Une période de récupération de 3 semaines suivra l’intervention. Ces procédures chirurgicales sont décrites en détail dans la littérature scientifique. Les observations indiquent que les souris récupèrent rapidement et complètement après la chirurgie, sans présenter de signes significatifs de douleur ou de détresse. Par la suite, les souris seront soumises à des régimes alimentaires, soit une diète standard, soit une diète riche en lipides induisant la stéatose hépatique non-alcoolique (NASH). Ces régimes alimentaires ne sont pas associés à une détresse particulière. Nous examinerons l’impact de ce régime à 4 moments différents : une période courte de 4 semaines, une période intermédiaire de 8 semaines, une période de 16 semaines marquée par une inflammation avancée, et enfin, une période de 24 semaines caractérisée par une fibrose avancée. Des explorations dites métaboliques seront réalisées en fin de procédure impliquant un gavage des animaux avec du sucre (glucose) ou une injection d’insuline puis des prélèvements sanguins seront effectués sur animal vigile (5 petits prélèvements successifs sur une période de 2 heures). La durée des actes techniques de prélèvements de sang est de 5 à 7 minutes par souris, et de gavage est de 2 à 5 minute par souris. En toute fin de procédure, les souris seront placées dans un tube pendant 2 minutes avec une certaine restriction de mouvement pour mesurer leur quantité de graisse. Elles seront ensuite placées seules dans des cages de dimension réglementaire permettant des mesures de leur métabolisme, leur activité et de leur consommation d’eau et de nourriture. Avant l’euthanasie, un prélèvement sous-mandibulaire de sang sera réalisé d’une durée d’environ 30 secondes puis l’animal sera euthanasié conformément aux directives éthiques. Tous les prélèvements tissulaires se feront suite à l’euthanasie des animaux.
Impact sur les animaux
Les éventuels effets indésirables chez les animaux sont principalement liés à la chirurgie (douleur physique passagère, hypothermie éventuelle durant l’anesthésie). Les observations montrent que les souris récupèrent rapidement et complètement après la chirurgie, sans présenter de signes de douleur ou de détresse significative. Dans le cadre de ce projet, certaines souris seront soumises à un régime gras (Western-type). Ce régime alimentaire ne devrait pas causer de douleur ou de détresse perceptible chez les souris, mais plutôt entraîner une prise de poids, qui sera étroitement surveillée tout au long de l’étude. Toutefois, en cas d’infection et non cicatrisation de la plaie, l’animal sera sorti de l’étude. Pour les explorations métaboliques, certaines procédures telles que la mise à jeun des animaux pendant 4 heures, le gavage de glucose, l’injection intra-péritonéale d’insuline ou de toxine diphtérique (une seule piqure abdominale) avec contention douce de l’animal et la microcoupure de la queue pour les prélèvements sanguins peuvent entraîner des périodes de stress et d’inconfort temporaires et de courtes durées pour les animaux. De plus, l’isolement nécessaire de la souris de ses congénères en cage de mesure calorimétrie peut également provoquer un stress de l’animal.
Devenir
Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et que cela implique donc l'euthanasie de l'ensemble des animaux.
Remplacement
L’utilisation de modèles murins est nécessaire pour explorer la maladie dans un organisme complet, ce qui ne peut être fidèlement reproduit en se basant uniquement sur des cultures de cellules isolées.
Réduction
Nous aurons besoin de 12 souris par groupe. Nous visons à minimiser le nombre d’animaux nécessaires tout en maintenant la robustesse des résultats. Pour assurer la solidité statistique de nos résultats, il sera nécessaire de reproduire les expériences sur deux lots de souris. Le nombre total d’animaux prévu est de 4608 souris. Lorsque cela sera possible et afin de limiter le nombre total de souris utilisées, nous essaierons de mettre en commun des souris contrôles pour l’étude de différents modèles murins (réduction jusqu’à 25 pourcents).
Raffinement
Le bien-être animal sera une priorité constante tout au long de la durée du projet, en minimisant la douleur et le stress. Les animaux seront hébergés en groupe avec des éléments d’enrichissement (lanières de papier kraft, maisons en carton, tunnels en carton ou carrés de coton compacté). Une période d’acclimatation d’une semaine précédera les expérimentations. Une vérification visuelle quotidienne de l’état général des souris sera effectuée en ouvrant chaque cage. L’accès à l’eau et à la nourriture sera mis à disposition ad libitum. L’identification des animaux génétiquement modifié sera réalisée par le personnel qualifié et formé de l’animalerie. Tout signe d’inconfort, de détresse ou de comportement anormal (agressivité subite, inactivité, vocalisation, mutilation, isolement, diminution de l’appétit) ainsi que toute modification physique (pelage ébouriffé, dos courbé, perte excessive de poils) sera étroitement surveillée et entraînera un isolement si nécessaire. Les critères absolus d’inconfort (état de choc, léthargie, inconscience, immobilité, forte hypothermie, difficultés respiratoires), qui ne devraient pas être déclenchés par la procédure utilisée, mèneront à l’euthanasie immédiate de l’animal, conformément aux directives éthiques. En ce qui concerne les chirurgies, les animaux seront soumis à une anesthésie générale par injection intrapéritonéale. Une dose préventive d’antalgique sera administrée avant la chirurgie, puis renouvelée toutes les 8-12 heures pendant 48 heures. Un gel ophtalmologique sera appliqué sur les yeux des animaux pour éviter le dessèchement de la cornée pendant l’anesthésie. Lors de la chirurgie, réalisée sur un tapis chauffant pour maintenir la température de l’animal, une attention particulière sera portée sur sa fréquence respiratoire. Un rétablissement complet sans douleur ni détresse notable devra être observé après la chirurgie. Une grille de suivi sera mise en place avec pesée hebdomadaire des animaux. Une perte de poids de 20 pourcents dans les jours suivant la chirurgie sera considérée comme point limite et entrainera l'euthanasie de l’animal.
Choix des espèces
L'objectif de ce projet est d'explorer le rôle du nerf vague dans la mobilisation et le recrutement des cellules immunitaires dans le foie, et comment cela influence le développement de la stéatose hépatique non-alcoolique (NASH) chez la souris. La souris a été sélectionnée comme modèle expérimental en raison de sa capacité à reproduire de manière précise les mécanismes impliqués dans le développement de la NASH. Plus particulièrement, elle est capable d’intégrer les réponses immunitaires observées chez les êtres humains. En outre, la souris est un modèle bien établi pour l’étude de la NASH et des effets de la vagotomie. Nous utiliserons des animaux âgés de 8 semaines à leur entrée dans la procédure expérimentale. Nos études requièrent que les animaux aient un métabolisme, un système immunitaire et vasculaire mature. Les souris entreront en procédure à 8 semaines et en ressortiront à 15, 19, 27 et 35 semaines. L’âge des animaux est suivi par rapport à leur date de naissance qui sera sur les étiquettes des cages ainsi que dans le logiciel de gestion des animaux.
Etude des différentes de voies de sensibilisation de l’allergie alimentaire au gluten dans un modèle murin
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
100 souris femelles Balb/c vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées pour le prélèvement des organes. Pendant cinq à huit semaines, chacune reçoit une sensibilisation hebdomadaire au gluten par injection abdominale, gavage, application sur la peau du ventre ou dépôt dans les narines, puis deux gavages de déclenchement à sept jours d'intervalle, cinq prélèvements de sang à la queue et des prises de température par voie rectale. Le porteur annonce une gêne œsophagienne, un inconfort abdominal, des douleurs à l'estomac et une baisse de la température corporelle. La question posée porte sur l'influence de la voie de sensibilisation dans l'allergie au blé, et le porteur qualifie le modèle in vivo d'"irremplaçable" pour y répondre.
Objectifs
Les allergies sont répandues et ont été classées comme quatrième pathologie en termes de morbidité par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ainsi, l’allergie est considérée comme un enjeu majeur de santé publique. Coûteuses, les allergies altèrent également la qualité de vie des patients. Depuis une vingtaine d’années, une augmentation constante de la prévalence de cette pathologie et notamment de la forme sévère (dite anaphylactique) a été constatée. A l’heure actuelle, les mécanismes impliqués dans le développement de la réaction allergique et les causes spécifiques de l’augmentation de leur prévalence sont peu établis. L’allergie au blé est l’une des allergies alimentaires les plus fréquentes, due principalement à un ensemble de protéines, nommé gluten. Le gluten est composé des allergènes majeurs de la céréale. Les études publiées sur la mise en place et le déclenchement de l’allergie au gluten sont restreints. L'allergie se caractérise en deux phases : la phase de sensibilisation et la phase de déclenchement de symptômes. Le rôle des différentes voies de sensibilisation (orale, intra-nasale, percutanée ou intra-péritonéale) reste largement à explorer. L’objectif de ce projet est de caractériser l’influence de la voie de sensibilisation sur le développement de l’allergie alimentaire au gluten. Ainsi lors de cette étude, un examen approfondi des mécanismes immunologiques impliqués dans l’allergie au gluten sera mené. A terme, l'objectif de cette étude est d'améliorer la prise en charge des patients mais également de prévenir le risque de développer cette pathologie.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif d’apporter des connaissances sur le rôle des différentes voies de sensibilisation possibles de l’allergie au gluten. De ce fait, pour chaque voie de sensibilisation (orale, intra-péritonéale, intra-nasale, percutanée), le mécanisme impliqué sera élucidé. A terme, ce projet a pour but de permettre une compréhension plus approfondie du développement de l’allergie au gluten permettant d’améliorer la prise en charge des sujets atteints. Aussi, des solutions préventives pourront être proposées. Dans le futur, le modèle développé permettra de tester de nouvelles méthodes ou de nouveaux traitements permettant la prise en charge de l'allergie au gluten.
Procédures
Les souris seront sensibilisées 1 fois par semaine pendant 5 à 8 semaines par soit : - une injection intraperitonéale ou - un gavage orale ou - une application cutanée sur l'abdomen ou - un dépôt d'une goutte sur chaques narines. Le déclenchement des symptômes de l'allergie sera effectué par deux gavages, 7 jours après la fin de la phase de sensibilisation et à 7 jours d'intervalle. Pour une injection intrapéritonéale ou un gavage oral, la durée des interventions correspond au temps d’injection ou d’administration (soit environ 10 secondes). Pour l’application cutanée sur l’abdomen ou le dépôt sur les narines, la durée d’intervention correspond au temps d’anesthésie (soit 15 à 20 minutes). Toutes les souris auront également un prévèlement d'une goutte de sang à l'extrémité de la queue 1 fois par semaine (de la semaine 3 à la semaine 8) soit 5 prélèvements au total. Ce geste dépend du débit sanguin et dure environ 30 secondes.
Impact sur les animaux
Lors de ce protocole, il est possible que les animaux aient des effets indésirables suite aux gestes pratiqués. En effet, les différents moyens de sensibilisation peuvent provoquer certaines nuisances notamment en raison de la répétabilité des gestes (1 fois par semaine pendant 8 semaines). Les souris sensibilisées par voie percutanée pourront ressentir un inconfort abdominal suite à la réalisation d’une légère inflammation au niveau de la peau pour permettre le passage de l’allergène. Les sensibilisations réalisées par voie orale peuvent engendrer une gêne au niveau de l’œsophage. Les sensibilisations réalisées par voie intra-péritonéale peuvent également provoquer une gêne abdominale au niveau du point d’injection. La sensibilisation par voie intra-nasale peut provoquer une gêne au niveau pulmonaire pour la souris. La phase de déclenchement de l’allergie alimentaire, peut également contribuer à des nuissances. Une baisse de la température corporelle des animaux est généralement observée. Les souris pourront aussi ressentir des douleurs à l'estomac liées à l’administration de gluten. La prise de température par voie rectale peut aussi entrainer un inconfort pour les souris.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de collecter les organes pour analyses de la réponses immunologiques et des marqueurs de l'allergies
Remplacement
Dans le cas de l’allergie alimentaire, les modèles in vitro (tels que la culture cellulaire) ou in silico (sur des organes entiers) ne permettent pas de reproduire efficacement les systèmes biologiques très complexes et en particulier le système immunitaire. Notamment, dans le cas de l’étude de l’influence des différentes voies de sensibilisation, le modèle in vivo reste irremplaçable pour établir le mécanisme et la symptomatie de la réponse allergique.
Réduction
Le protocole d’allergie alimentaire est régulièrement réalisé au sein du laboratoire. De ce fait, en se basant sur les études précédentes et des tests statistiques, le nombre de souris a été déterminé à 20 souris par groupe. Le nombre d’animaux réduit au minimum permettra d’obtenir des résultats statistiquement exploitables pour la réalisation d’analyses statistiques.
Raffinement
Seul le personnel expérimenté et qualifié effectuera les expérimentations animales. Ces exigences visent à s’assurer que les procédures nécessaires à l’élevage et à l’expérimentation sont exécutées efficacement, avec les soins appropriés afin de minimiser la souffrance des animaux. Le suivi quotidien des animaux et des signes généraux mais aussi la mise en place lors des procédures expérimentales d’analgésie et d’anesthésie permet de minimiser l’inconfort et la douleur. Le cycle jour/nuit de 12h des animaux sera respecté. Les souris seront hébergées dans les cages d’un portoir ventilé avec un cycle jour/nuit de 12h (température, humidité). Les souris seront hébergées en nombre de 3 à 5 par cage dans un environnement avec au moins 2 enrichissements (dôme, tube, coton) pour limiter l’angoisse et s’adapter à nos expériences pour des raisons pratiques de logistique. Pour limiter les nuisances sur les animaux et notamment la répétition des gestes de sensibilisation, des prélèvements de sang seront effectués à partir de la 3ème sensibilisation pour suivre le taux d’immunoglobulines E spécifiques au gluten (marqueur immunologique de la réaction allergique). En fonction du taux d’immunoglobuline, les sensibilisations seront arrêtées et les challenges effectués.
Choix des espèces
Lors de cette étude, des souris femelles de souche Balb/c seront utilisées. Ces souches de souris constituent un modèle de choix, reconnu, dans le cadre d’étude du système immunitaire du fait de la caractérisation approfondie de ces souches. Il n’existe aujourd’hui pas de méthodes alternatives pour analyser efficacement et dans son ensemble la réaction allergique. De plus, l’allergie est caractérisée par des symptômes que seuls des modèles animaux peuvent adéquatement reproduire. Ainsi, l’expérimentation animale est un élément vital de ce projet afin de modéliser efficacement la réponse physiologique globale du système. Néanmoins, chaque fois que possible, les études sur les animaux seront remplacées par des systèmes in vitro. Des analyses phénotypiques des populations lymphocytaires (cellules spécifiques de l'allergie) seront réalisées. Les femelles Balb/c utilisées auront 3 semaines de vie à réception et 4 semaines de vie au début des interventions. Cinq semaines est l’âge idéal correspondant à des souris sevrées et adultes ayant un système immunitaire mature.
Elevage de souris génétiquement modifiées pour des études sur des maladies inflammatoires.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Des couples sont formés, les nouveau-nés sexés et identifiés, puis l'extrémité de leur queue coupée aux ciseaux pour prélever l'ADN et vérifier la modification génétique. Le sevrage intervient à trois ou quatre semaines. 10 300 souris de dix-sept lignées génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, celles qui portent la modification recherchée partant vers d'autres projets, les autres tuées, les reproductrices tuées à quarante-et-une semaines ou après deux mois sans portée. Une lignée développe spontanément un lupus et une grosse rate invalidante à partir de douze mois, et le porteur avance ce chiffre de 10 300 sans en détailler le calcul.
Objectifs
L'objectif du projet est l'élevage d'animaux génétiquement modifiés au sein de notre animalerie avec identification et détermination de la présence des gènes modifiés (génotypage) par deux méthodes distinctes. Ces animaux seront inclus dans d'autres demandes d’autorisation d’utilisation. Ces projets auront pour but d'analyser l'implication de cellules immunitaires rares, les basophiles et les éosinophiles, dans l'amplification ou le contrôle des facteurs responsables de maladies inflammatoires chroniques, notamment autoimmunes (quand le système immunitaire se retourne contre l'organisme lui-même). Les traitements actuellement utilisés dans ces maladies chez les patients ne sont pas spécifiques et ont de lourds effets secondaires. Il est donc important de mieux comprendre ces maladies et de développer des approches thérapeutiques innovantes. Ces projets expérimentaux seront analysés pour autorisation par le comité d’éthique dont nous dépendons et le ministère.
Bénéfices attendus
Ce projet d’élevage permettra de réaliser des études dont les bénéfices attendus se situent à deux niveaux. Le premier niveau concerne les connaissances scientifiques car le projet permettra d’accroître la compréhension des mécanismes des maladies inflammatoires étudiées et la biologie des éosinophiles et des basophiles. Le deuxième niveau se situe au niveau de la santé humaine. En effet, la compréhension des mécanismes et la validation des basophiles et des éosinophiles comme cibles thérapeutiques dans les maladies inflammatoires autoimmunes permettront de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes. Le but final est d’améliorer la prise en charge des patients atteints de ces maladies qui n’ont pas accès à des traitements spécifiques dénués d’effets secondaires.
Procédures
Ce projet consiste en l'élevage de 17 lignées de souris génétiquement modifiées. Pour cela des accouplements (une souris mâle et une ou deux souris femelles) seront réalisés. Les souris nées de ces accouplements seront sexées (identification des mâles et des femelles) et identifiées. Au moment d’être replacé dans la cage d’hébergement, l’extrémité de la queue (moins de 2 mm) sera coupée à l’aide de ciseaux fins, parfaitement aiguisé et préalablement désinfectés. Ce fragment de tissu permettra d'obtenir l'ADN de la souris et ainsi de s'assurer de la présence de la modification génétique d'intérêt. Cette manipulation très rapide ne dure pas plus de quelques secondes. Les jeunes seront sevrés (séparation d'avec leur mère) à l'âge de 3-4 semaines. Les animaux d’intérêt entreront alors dans des projets expérimentaux. L'une des lignées de souris développe spontanément la maladie étudiée (lupus).
Impact sur les animaux
L’incision de l’extrémité de la queue (moins de 2 mm) peut conduire à une légère perte de sang et une douleur très brève. Les souris d'une lignée développant une maladie d'intérêt (lupus) dans les projets du laboratoire peuvent développer une splénomégalie (grosse rate) invalidante (diminution de l'activité de la souris) à partir de 12 mois mais seront utilisées au maximum 10 semaines avant cet âge.
Devenir
Les animaux comportant les modifications génétiques d’intérêt seront utilisés pour de la reproduction, le prélèvement de tissus post-mortem ou seront utilisés dans d’autres procédures expérimentales validées et autorisées par le comité d’éthique et le ministère avant d'être euthanasiées. Les animaux ne portant pas les modifications génétiques d’intérêt seront euthanasiés. Seront également euthanasiées les souris présentant des signes d’altération de leur état général ou, pour les souris reproductrices, lorsqu'elles n'auront plus donné de portées depuis 2 mois ou si elles sont âgées de 41 semaines (souris trop âgées pour être utilisées en accouplement ou incluses dans un protocole de recherche ou risquant une altération de leur état général).
Remplacement
De par la complexité des maladies étudiées et de leurs traitements (validés ou expérimentaux) nous ne pouvons réaliser nos analyses que sur des organismes entiers. Il n’existe aucune alternative à l’utilisation de modèles animaux développant eux-mêmes la maladie. Ces modèles animaux permettront de valider les nouvelles approches thérapeutiques identifiées afin de transférer nos découvertes aux patients. Aucune technologie actuelle ne permet de simuler une maladie inflammatoire chronique ni les interactions cellulaires intervenant au niveau de l’organisme.
Réduction
Nous adapterons les élevages au besoin des projets de recherche de l’équipe. Ces lignées de souris (nombre et taille des portées) sont bien connues des membres de l’équipe, ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée. Le nombre de couples en reproduction est adapté au plus près des besoins expérimentaux. A cette fin, on définit si les animaux sont porteur du gène d'intérêt avant le sevrage et les besoins (couples reproducteurs et procédures expérimentales) sont anticipés avant la naissance de la génération suivante en fonction des groupes d’animaux d’intérêts générés qui entreront dans des procédures expérimentales d'autres demandes d'autorisation.
Raffinement
Ni douleur chronique, ni souffrance permanente, ni environnement angoissant ne sont attendus dans les lignées du présent projet d’élevage. Afin de réduire au minimum le stress et la douleur qui pourraient être ressentis par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions : Les animaux sont élevés en conditions standardisées afin d'éviter qu'elles soient contaminées par des agents infectieux. L’enrichissement de l’environnement des souris dans les cages (cotons pour construire des nids, maisonnettes en plastiques pour se cacher…) permet d’optimiser le bien-être des animaux. Un suivi quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux sera réalisé afin de détecter des signes de mal-être, en s’appuyant sur l’évaluation visuelle de différents paramètres (comportement, apparence physique, blessures). Différentes actions seront éventuellement mises en place allant de l’ajout de nourriture dans la cage à l’euthanasie anticipée de la souris. Au cours du prélèvement d'un petit bout de queue pour déterminer si le gène d'intérêt est présent chez la souris, afin d'empêcher le saignement, une légère compression avec une compresse stérile sera réalisée.
Choix des espèces
L’espèce Mus musculus domesticus (souris) est le modèle de mammifères disposant le plus de lignées modifiées génétiquement pertinentes pour les objectifs scientifiques des projets ayant trait aux maladies inflammatoires. Elle permet d'éliminer des compartiments cellulaires spécifiques et/ou d’éteindre ou d’induire l’expression de certains gènes spécifiquement. Les animaux utilisés dans ce projet d'élevage ne sont pas disponibles dans une autre espèce. Les animaux seront identifiés par tatouage et prélevés pour vérifier la présence des gènes d’intérêt à un âge compris entre 5 et 10 jours (dès que le sexe est connu). Les animaux élevés entreront dans des procédures de projets où ils seront utilisés au minimum à 6 semaines et au maximum à 41 semaines d'âge (stade adulte).
SEPSISmique : Etude de la réponse immunitaire mise en place sur un modèle murin de sepsis via CLP (Coecal Ligature Ponction)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
2 776 souris vont être utilisées, 2 492 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour l'analyse du sang, des poumons, de la rate, des reins et de la moelle osseuse. Chacune subit une chirurgie abdominale de ligature et ponction du cæcum qui déclenche un sepsis, avec douleurs abdominales et viscérales et environ 30 % de décès annoncés. Selon le lot, s'y ajoutent jusqu'à quarante injections sous-cutanées d'antibiotique, une injection intra-trachéale de pathogène sous anesthésie, ou la pose d'une chambre d'observation entre les côtes pendant deux heures sans réveil. Le porteur écrit que des progrès considérables ont été accomplis dans la compréhension du sepsis sans qu'aucune nouvelle thérapie spécifique n'ait vu le jour, et annonce un effectif incluant 10 % de mortalité chirurgicale.
Objectifs
Le sepsis est défini comme un état aigu de dysrégulation de la réponse de l'organisme, un dysfonctionnement d’organes, potentiellement mortel, dont la forme la plus grave est le choc septique. La plupart du temps, le sepsis est la conséquence d’un infection bactérienne, virale, fongique ou parasitaire entraînant la perte de fonction des organes et un risque vital pour le patient. La gravité du sepsis n’est pas seulement liée à l’infection en elle-même. Elle est également due à un diagnostic souvent tardif car la cause et la symptomatologie sont variées et une très grande hétérogénéité existe dans la prise en charge des patients. En France, la mortalité des patients hospitalisés pour un sepsis est de 25 pourcent, mais la mortalité du choc septique peut atteindre 50 pourcent ; on estime à plus de 60 000 le nombre de décès annuels consécutifs au sepsis. Un doublement du nombre de cas d’ici cinquante ans est suggéré, s’expliquant notamment par le vieillissement de la population. De plus, une part importante de patients regagnant leur domicile présente un risque accru de décès précoce ou de complication dans les années suivant son sepsis. L’OMS recommande à l’ensemble des états membres de réagir face au sepsis notamment via un meilleur diagnostic, une meilleure compréhension des mécanismes immunitaires mis en jeu et une recherche de traitements efficaces. Ces dernières années, des progrès considérables ont été accomplis dans la compréhension de la physiopathologie associée au sepsis mais aucune nouvelle thérapie spécifique n’a vu le jour. Le corps médical ne dispose que de peu de traitement et aucun traitement ni aucune prise en charge n’est universel ni pleinement efficace pour cette pathologie. En effet, le sepsis présente des causes et symptômes variés ; il est donc difficile de mettre en œuvre une thérapie unique et efficace sur tous les patients. En ce sens, des investigations exhaustives sont nécessaires afin d’avoir une compréhension globale des mécanismes mis en jeu lors du développement du sepsis et une meilleure connaissance des différents acteurs intervenants dans l’inflammation et l’immunité.
Bénéfices attendus
L'ensemble de nos investigations vises à apporter des pistes pour répondre aux questions rencontrées en clinique chez les patients septiques. Nous espérons identifier une signature immunitaire spécifique et précoce de la sévérité de la maladie. Nous souhaitons contribuer à une meilleure compréhension de l'impact de comorbidités sur la réponse immunitaire mise en place lors d'un sepsis. Nous souhaitons également appréhender plus finement l'impact d'un sepsis sur la réponse immunitaire mise en place lors d'une infection secondaire. Et enfin, nous aimerions mieux comprendre l'impact de différents traitements sur la réponse immunitaire mise en place.
Procédures
Selon l'étude menée, les animaux ne recevront pas l'ensemble des actes (traitement antibiotique OU molécule thérapeutique en injection intraveineuse OU injection thérapeutique en injection intrapéritonéale OU injection intra-trachéale comme détaillé par la suite, idem pour les traitements terminaux : injection IV pour suivi des populations immunitaires puis prélèvement de sang OU chirurgie visant à la pose d'une canule puis pose d'une chambre intercostale). Les animaux seront soumis aux actes suivants. - Chirurgie abdominale afin de réaliser un sepsis par ligature et ponction du caecum CLP (la chirurgie devrait durer 10 à 15 minutes) sur animal analgésié et anesthésié pré et post-opératoire. : 1 seule fois. - Injection thérapeutique en sous-cutanée d'antibiotique sur animal vigile toutes les 24h (quelques secondes, 6 à 40 fois au maximum seulement sur les lots concernés) - OU Injection thérapeutique intra-veineuse sur animal vigile (2 à 3 minutes, 3 à 11 fois au maximum.) - OU Injection thérapeutique intra-péritonéale sur animal vigile (quelques secondes, 5 à 20 fois au maximum) - OU Chirurgie visant à l'injection intra-trachéale de pathogène sur animal analgésié et anesthésié pré et post-opératoire. Cette intervention durera 5 à 10 minutes, une seule fois. - Injection intraveineuse d’une solution permettant de réaliser un suivi des cellules immunitaires sur animal anesthésié, quelques secondes, une seule fois. - Prélèvement de sang sur animal anesthésié, 30 secondes, 1 seule fois. - Chirurgie visant à la pose d’une canule dans la trachée permettant de maintenir l’aération des voies respiratoires et l'anesthésie des animaux (durée : environ 10 minutes, une seule fois) sur animal analgésié et anesthésié. - Pose d’une chambre d’observation en intercostal (durée de la procédure 2 heures en moyenne, 1 seule fois) sur animal analgésié et anesthésié pré-opératoire, il n'y aura pas de réveil des animaux en fin de procédure chirurgicale. - Euthanasie par méthode réglementaire, quelques secondes, 1 seule fois.
Impact sur les animaux
Les animaux impliqués dans ces expérimentations seront tous soumis au stress lié à l'expérimentation (pesée, administration de traitement). Les animaux auront tous une chirurgie abdominale, ils sont donc susceptibles de subir les nuisances suivantes : risque de détresse respiratoire lors de l’anesthésie, rougeurs et inflammation au niveau de la plaie, arrachages de points, croûte… Les animaux recevant une CLP (Coecal Ligature Ponction) développeront un sepsis et donc les symptômes suivants : douleurs abdominales et viscérales, développement d'une infection et d'une inflammation pouvant évoluer vers un abcès, et dans environ 30 pourcent des cas, conduire au décès de l'animal. Nous souhaitons tester plusieurs approches thérapeutiques susceptibles de réduire les symptômes de la CLP (administration de différents traitements).
Devenir
Le sepsis induit une réponse de l'hôte qui évolue au cours du temps et touche plusieurs organes et fonctions physiologiques. Chacune de nos procédures vise à étudier la réponse immunitaire mise en place dans différents organes. Afin de mieux comprendre ces mécanismes immunitaires et inflammatoires induites par l'hôte dans cette maladie, nous analyserons le sang, les poumons, la rate, les reins et la moelle osseuse des animaux par différentes techniques : imagerie cytométrie, histologie, transcriptomique et en microscopie in vivo. L'étude de l'ensemble de ces paramètres implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux à la fin de chacune des procédures.
Remplacement
Le développement d’un sepsis fait intervenir une réponse immunitaire de l’hôte qui est évolutive au cours du temps et qui touche plusieurs organes et grandes fonctions physiologiques. L’étude des mécanismes impliqués dans la mise en place de la réponse immunitaire dans ce contexte pathologique rend l’étude in vivo indispensable. Toutefois, nous développons en parallèle, un maximum d’approches in vitro (sang total humain, cellules mononucléaires périphériques...) dans le but de répondre à l’ensemble des questions posées dans notre projet de recherche.
Réduction
Nous utiliserons au total 2776 animaux (en incluant les 10 pourcent de mortalité dus à la chirurgie réalisée sur chacun de nos animaux). Nous avons limité au maximum nos groupes d’animaux. Pour exemple : un seul groupe contrôle pour plusieurs groupes tests. Nos études portent sur l’analyses de différents paramètres de la réponse immune dans différents organes. Ainsi pour chaque animal euthanasié, nous prélèverons un maximum d’organes afin de collecter les données pour l’ensemble des tissus. Nous nous organiserons afin d’appliquer une multi-approche expérimentale en utilisant un même organe pour différentes techniques d'évaluations cellulaires. Nous utilisons maintenant des approches d'analyse à haute dimension permettant d'obtenir un très grand nombre d'informations sur un seul animal. L'utilisation de ces technologies innovantes nous a permis de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Nos animaux seront placés en acclimatation pendant un minimum de 7 jours avant d'entrer en procédure expérimentale. Les souris seront stabulées en portoirs avec accès ad libitum à la nourriture et à l’eau. La température et l'hygrométrie seront contrôlées. Afin de stimuler les activités cognitives et exploratrices des animaux tout en satisfaisant leurs instincts naturels, le milieu des cages sera enrichi avec des nidifications biodégradables en papier kraft. Un suivi journalier de l’état de santé des animaux sera réalisé par du personnel compétent. Une pesée des animaux sera réalisée 3 fois par semaine dès la procédure chirurgicale engagée. Nous réduirons la douleur induite par nos procédures envers nos animaux en les réalisant sous anesthésie générale et en administrant un analgésique en pré- et post-opératoire. Une grille de scoring et des points limites adaptés à l’étude ont été définis
Choix des espèces
Le sepsis murin est un modèle d’étude largement utilisé et décrit présentant une physiopathologie proche de celle observée en clinique chez le patient. De plus, la souris représente le modèle animal le plus riche en outils pour l’étude du système immunitaire : nombreux anticorps de cytométrie, modèles murins porteurs de fluorescences endogènes. Cela permet d’étudier la réponse immune induite après sepsis par cytométrie en flux et par video-microscopie in vivo. Pour pouvoir tester plusieurs approches thérapeutiques, certaines souches murines seront génétiquement modifiées présentant des protéines fluorescentes, avec des gènes déficients ou remplacés. Pour étudier l’impact de facteurs de comorbidités tels que l’âge ou la surcharge pondérale, des souris âgées ou génétiquement modifiées seront utilisées. Les animaux utilisés seront des animaux adultes uniquement. Ils seront âgés de 8 à 20 semaines pour les adultes "classiques" et de 18 à 30 mois pour les adultes "âgés". En effet, le sepsis touche toutes les tranches d'âge de la population, mais le projet porte sur l'étude du sepsis de l'adulte présentant plus ou moins des comorbidités.
Etude des mécanismes de la réponse immunitaire de la truite arc-en-ciel aux virus, et des bases génétiques de sa sensibilité aux maladies virales
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Infectées par balnéation pendant deux heures, parfois huit à douze, ou par injection directe du virus, 3 700 truites arc-en-ciel subissent aussi jusqu'à six prélèvements de sang et trois immunisations. Toutes sont tuées à l'issue, 2 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 1 240 modéré et 300 léger. L'objectif tient en deux volets, produire des preuves de concept de vaccins ADN et ARN pour l'aquaculture et repérer les bases génétiques de la résistance aux virus, au bénéfice affiché d'entreprises françaises de sélection. Aucun point limite n'est décrit, alors que le porteur indique que les infections expérimentales peuvent conduire à la mort des poissons et présente le projet comme une amélioration du bien-être des poissons en élevage.
Objectifs
L'aquaculture représente une alternative aux prélèvements de poissons sauvages dans la nature pour l’alimentation humaine. Les maladies représentent un risque et une limitation majeure pour le développement d’une aquaculture durable. Pour améliorer les conditions d'élevage des animaux, diminuer ou annuler l'impact des maladies, le développement de nouveaux vaccins et la sélection d'animaux naturellement résistants constituent les deux approches majeures. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les mécanismes de défense des poissons pour développer de nouveaux vaccins contre des virus pour lesquels il n'en existe pas actuellement ou pour lesquels les vaccins existants ne sont pas efficaces. Les poissons sujets à infection expérimentale et /ou vaccination sont analysés par différentes approches immunologiques et moléculaires. Il vise aussi à identifier les bases génétiques de la résistance de la truite aux virus afin de pouvoir sélectionner de manière ciblée des animaux plus robustes et moins sensibles aux maladies. La sensibilité de différentes lignées de poissons à l'infection est déterminée et analysée. Les objectifs de ce projet sont donc (1) de produire des preuves de concepts de nouveaux vaccins, en particulier ADN et ARN, permettant de répondre au développement d’épidémies dans les élevages, et (2) de consolider les connaissances acquises sur la résistance génétique aux maladies virales. Les zones du génome impliquées dans la variabilité du caractère (QTL pour « quantitative trait loci ») ont été identifiées mais les mécanismes impliqués restent à valider pour permettre le développement de stratégies de sélection génomique optimisée. Trois types de vaccins (ADN, ARN, et vivant atténué) contre 3 virus d’importance majeure pour l’aquaculture (virus de la Septicémie Hémorragique Virale (VHSV), virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (IHNV) et alphavirus (SAV)) pourront être testés contre ces 3 virus et d’autres pour tester la spécificité de la protection (virus de la nécrose pancréatique infectieuse (IPNV), virus de l’anémie infectieuse du saumon (ISAV)), en association éventuelle avec 2 adjuvants alternatifs, ou sans adjuvant (selon les résultats initiaux obtenus avec chaque vaccin). Ce projet vise donc de manière claire à l’amélioration des conditions d’élevage en prévenant et en limitant l’impact des pathologies des poissons ; il nécessite de soumettre un nombre significatif d’animaux à des infections expérimentales.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus en fin de projet sont les suivants : - Compréhension des mécanismes de réponse à l’immunisation - Validation expérimentale de nouveaux vaccins contre différents virus de la truite arc en ciel - Identification et validation expérimentale de marqueurs génétiques et de mécanismes de résistance de la truite aux les virus, en particulier au virus de la Septicémie Hémorragique Virale (VHSV). Ces résultats seront utilisés pour prévenir les maladies ou réduire leur impact, et donc améliorer le bien-être des poissons en élevage. La prévention des pathologies est un élément essentiel du développement d’une aquaculture plus « durable ».
Procédures
Les immunisations ou infections expérimentales réalisées par injection sont réalisées sous anesthésie en moins de 15 secondes. Des prélèvements sanguins multiples sur un même individu peuvent être effectués chez les adultes ; ils sont espacés d’au moins 3 jours et leur nombre n’excède pas 6 au total (typiquement sur 6 mois d’expérience) ; ils sont effectués sous anesthésie, et la durée de l’intervention est typiquement de 30 secondes, l’anesthésie ne dure pas plus de 5 minutes. Les prélèvements de mucus cutané sont effectués sous anesthésie, et durent quelques secondes. Les infections par balnéation ne sont pas invasives et ne sont pas effectuées sous anesthésie, elles durent typiquement 2 heures, exceptionnellement 8 à 12heures. Liste des interventions : 3 immunisations, 6 prélèvements de sang, 2 prélèvements de mucus cutané au maximum. 1000 poissons 2 immunisations par injection, une épreuve virulente par balnéation, 6 prélèvements de sang au maximum : 450 poissons 2 immunisations par injection, une épreuve virulente par injection, 6 prélèvements de sang au maximum : 750 poissons 6 prélèvements de sang (maximum), 1 infection par balnéation : 750 poissons 6 prélèvements de sang (maximum), 1 infection par injection : 750 poissons
Impact sur les animaux
Le stress lié à la manipulation (tri, pesée, transfert, injection, imagerie) est compensé par anesthésie par bain. Les animaux sont mis à jeun 24 heures avant l’infection. Les infections expérimentales peuvent conduire à la mort des poissons.
Devenir
Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d'infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience.
Remplacement
Il n’existe pas de modèles cellulaires permettant d’étudier les réponses immunitaires systémiques des poissons, en particulier la protection induite par les vaccins. La compréhension des interactions entre le virus et son hôte nécessite de soumettre l’animal à une immunisation ou à une infection expérimentale. Le projet associé à cette DAP chez la truite arc-en-ciel ne peut donc être réalisé avec des méthodes alternatives. Seul un animal ayant un système immunitaire adaptatif permet d’évaluer l’efficacité d’un vaccin lors d’une épreuve d’infection expérimentale en quantifiant la protection apportée.
Réduction
Les infections par balnéation ou par injection permettent de comparer plusieurs conditions expérimentales (différentes souches de truite, différents protocoles d’immunisation etc). Les effectifs requis pour la mise en évidence de différences significatives de survie sont établis sur la base de l’expérience acquise, et pour satisfaire aux contraintes des tests statistiques pertinents. Les groupes sont de 30 individus. Pour réduire les effectifs requis et raffiner les protocoles, les poissons pourront être marqués individuellement et gardés dans un même bac de volume adapté, lorsque cela est possible (pas d’infection ou infection par un même virus). Ces marquages individuels permettent d’effectuer un suivi individuel de la réponse immunitaire, qui conduit à une diminution l'effectif des lots. Les poissons sont identifiés individuellement et leur réaction suivie par analyse d'échantillons de sang collectés de manière répétée, à des intervalles validés lors des projets précédents.
Raffinement
Les animaux sont observés au moins deux fois par jour. Une anesthésie par bain est réalisée avant de procéder aux injections ou avant prélèvement de sang/mucus.
Choix des espèces
La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d’élevage en France. C’est aussi l’espèce de salmonidé dont le système immunitaire et les mécanismes anti-infectieux sont les mieux connus. C’est une espèce hôte naturel pour les virus que nous étudions. Enfin, il s’agit d’une espèce cible pour la sélection par les entreprises françaises impliquées. L’étude des réponses aux vaccins et plus généralement des réponses anticorps et cellulaires spécifiques, nécessitent que les poissons aient un système immunitaire mature ; de jeunes adultes sont donc utilisés pour ces expériences.
Identification de traitements favorisant la cicatrisation d’une plaie cutanée chez des souris diabétiques de type 2 et études des mécanismes d’actions impliques
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système immunitaire
1 008 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 900 d'entre elles reçoivent pendant douze semaines un régime gras destiné à provoquer un diabète de type 2, les 108 autres étant diabétiques par modification génétique, puis chacune subit sous anesthésie l'ouverture d'une plaie dans la peau du dos, avec un dispositif de recueil implanté autour et un suivi de quinze à vingt jours. Le porteur signale que le régime gras rend souvent les souris agressives envers leurs congénères et que la plaie devient douloureuse quand l'animal doit s'étirer. Sur le remplacement, il décrit des tests sur cellules ayant servi à présélectionner les traitements, sans indiquer ce qui empêche d'aller plus loin sans animaux.
Objectifs
De nos jours, la cicatrisation des patients diabétiques et des sujets agés demeure un enjeu social et économique crucial. De précédents travaux ont démontré un retard dans la vitesse de cicatrisation chez différents modèles murins diabétiques, causé par un état inflammatoire persistant. Aucune stratégie thérapeutique n’a encore permis d’apporter de véritables solutions efficaces, dans l’amélioration de la vitesse de cicatrisation chez le patient diabétique de type 2. La compréhension de la dérégulation des mécanismes cellulaires et moléculaires du processus cicatriciel chez le diabétique représente donc un enjeu essentiel pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le dispositif placé sur le dos de l'animal permet de récolter in situ la totalité de l’exsudat présent sur la plaie. Cette méthode de prélèvement préserve l’intégrité morphologique et fonctionnelle de différentes populations cellulaires et de différents médiateurs contenus dans l’exsudat, permettant de suivre l’évolution de la phase inflammatoire et de sa résolution. Notre dispositif nous donne ainsi une vraie « image de la plaie » et de son environnement. Ce dispositif permet l’administration de solutions à travers un septum directement sur la plaie et plus particulièrement de nouveaux principes actifs pouvant agir sur la vitesse de cicatrisation. Ainsi, les avancées récentes sur la compréhension de la dérégulation de la cicatrisation chez les patients diabétiques, notamment sur l’implication des macrophages, et notre savoir-faire sur ces cellules, ouvrent de nouvelles perspectives quant aux stratégies expérimentales à développer. L’exploitation de nos résultats de recherche et l’utilisation de notre dispositif expérimental innovant rendent possibles : i) le test de nouvelles molécules par application topique et; ii) la caractérisation des populations cellulaires présentes aux différentes étapes de ce processus (phase inflammatoire, phase de résolution, phase de réparation) sur un même animal, et iii) l’étude de nouveaux mécanismes d’actions favorisant la cicatrisation chez le patient diabétique en déterminant des cibles thérapeutiques(animaux génétiquement modifiés, administration de cellules pro-resolutives ).
Procédures
Les animaux seront soumis à un régime gras afin d’induire un diabète de type 2 pendant 12 semaines (900 souris). Les animaux diabétiques soumis au régime gras (900) ou génétiquement diabétiques (108) subiront ensuite une procédure chirurgicale sous anesthésie permettant de créer une lésion cutanée dorsale et un dispositif non invasif sera implanté sur le pourtour de la plaie (1008 souris). La durée de l’anesthésie et de l’intervention est de 10min par animal. Les animaux seront suivis pendant 15-20 jours (observations de leur état général et suivi de la fermeture de la plaie par photographie). Les traitements cicatrisants seront administrés soit par injection intrapéritonéale (durée de quelques secondes), soit dans l’eau de boisson ad libitum ou par gavage (durée de quelques secondes), ou directement sur la plaie (durée de quelques secondes).
Impact sur les animaux
Les animaux soumis à un régime gras afin d’induire un diabète de type 2 présentent très souvent un comportement agressif vis-à-vis de leurs congénères. La formation de la plaie peut induire de la douleur et l’animal peut modifier son comportement en réduisant ces mouvements. Le traitement par voie topique commencera 3 jours post-lésion. Il sera appliqué une fois par jour jusqu’à la cicatrisation complète. Ce mode d’administration sera privilégié car le dispositif facilite le traitement topique et ne génère aucune souffrance à l’animal. Pour le traitement par gavage ou dans l’eau de boisson peuvent altérer la prise hydrique.
Devenir
A l’issue du régime hyperlipidique et du suivi de la plaie, les animaux seront sacrifiés afin de prélever les tissus cicatriciels à différents temps post-lésion.
Remplacement
Nous testerons plusieurs types de traitements par voie topique et par voie orale qui sont susceptibles de pouvoir améliorer la cicatrisation chez les patients diabétiques. Ces traitements, auront été présélectionnées via des résultats préliminaires réalisés en amont de ces études. Ces études sont basées sur des tests in vitro qui permettent d’appréhender les effets potentiels des traitements sur les processus cicatriciels (contraction, migration et prolifération cellulaires, différenciation…). Les cellules pro-résolutives auront également été sélectionnées en amont grâce à des tests in vitro au laboratoire (cellules myéloides et mesenchymateuses).
Réduction
Les résultats actuels ont permis de valider, en fonction des différents et nombreux paramètres à évaluer, qu’un nombre de 9 souris par lot est nécessaire afin d’acquérir des données suffisantes et permettre d’effectuer des tests statistiques fiables. L’expérience et les données déjà acquises sur des souris contrôles nous permettrons de comparer la fiabilité de nos données et d’éviter l’utilisation inutile d’animaux (éviter le double emploi).
Raffinement
Au cours du régime gras, les animaux seront pesés 1x/semaine. Au cours du processus de cicatrisation, une surveillance journalière sera effectuée afin de suivre le poids par une pesée mais aussi le comportement des animaux. La perte de poids (20% maximum), le changement de posture (recroquevillée, tremblement...), la modification d’activité (isolement, difficulté respiratoire) et l’aspect des poils sont des signes de douleurs qui seront des critères d’arrêt de l’étude. Bien que le dispositif n’entrave pas le mouvement des animaux, la plaie peut être douloureuse lorsque l’animal doit s’étirer. Suite à la création de la lésion cutanée pratiquée sous anesthésie sur le dos des animaux, des biberons avec embouts longs, ainsi que des croquettes humidifiées permettront de faciliter l’hydratation et la prise de nourriture de ces souris. Ces aménagements permettront de limiter les déplacements et les redressements des animaux pour se nourrir. L’expérimentation fait l’objet d’une procédure de suivi du bien-être des animaux adaptée à l’expérience et aux potentiels effets indésirables des procédures sur l’état de santé global des animaux.
Choix des espèces
Les souris représentent le modèle préclinique idéal. De plus, notre projet de recherche est basé sur l’utilisation des animaux génétiquement modifiés. Cette approche permettra d'étudier des mécanismes moléculairesafin de définir des cibles thérapeutiques. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d’outils précieux (anticorps monoclonaux, etc …) qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. De plus, le modèle de souris diabétique mime la physiopathilogie du diabète observée chez l'homme avec une inflammation chronique à bas bruit altérant les mécanismes de cicatrisations. Le diabète de type 2 est essentiellement observé à l’âge adulte. Des souris présentant un état diabétique spontané et une obésité caractéristique du diabète de type 2, comme rencontré chez l’homme, seront utilisées entre 7 et 12 semaines. Le modèle du diabète de type 2 sera induit chez des souris mâles âgées de 6-7 semaines (stade adulte) par un régime riche en graisses (régime diabétogène) pendant 12 semaines minimum. L’âge influençant la cicatrisation, les expérimentations pourront être effectuées sur des animaux âgées entre 12-20 mois.
Essais thérapeutiques de composés immunomodulateurs sur tumeurs solides
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
6000 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune manipulée un jour sur deux pendant plusieurs semaines. Tondue puis greffée d'une tumeur sous la peau, chaque souris reçoit deux injections de composés immunomodulateurs par semaine pendant au moins trois semaines, certaines derrière le globe oculaire, se fait peser et mesurer sa tumeur au pied à coulisse trois fois par semaine, subit quatre à cinq prises de sang et une biopsie quand la tumeur atteint 200 mm3. Le porteur travaille pour des laboratoires privés et publics qui commandent ces essais et fixent le rythme des injections. Il liste la douleur parmi les effets de la croissance tumorale puis conclut qu'aucun analgésique ne sera administré, une prise en charge de la douleur faussant la réponse immunitaire mesurée.
Objectifs
Les différents laboratoires privés et publics pour lesquels nous réalisons des prestations cherchent à connaître l’impact d’une tumeur sur le système immunitaire. Les essais thérapeutiques récents utilisant des composés pouvant activer ou inhiber le système immunitaire ont donné des résultats extrêmement prometteurs sur certains types de cancers tels que les cancers de la peau et leurs métastases (dissémination des cellules cancéreuses dans tout l’organisme). Les thérapies utilisant des anticorps (molécules générées par les cellules de notre système immunitaire pour se défendre contre les pathogènes), permettent également une diminution spectaculaire de la croissance tumorale. Ces composés et molécules modulant notre système immunitaire sont appelés « composés immunomodulateurs ». Les laboratoires s’intéressent donc particulièrement à la caractérisation de ces nouveaux composés ainsi qu’aux thérapies combinatoires pour atteindre un taux de succès plus élevé. L’objectif de ce projet est d’évaluer la réponse immunitaire suite au développement d'une tumeur dans des souris contrôles ou génétiquement modifiées permettant une description exhaustive et une caractérisation de toutes les cellules immunes infiltrant la tumeur et leur rôle dans le contrôle de la pousse tumorale, en présence ou non d'un traitement thérapeutique de composés immunomodulateurs.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à évaluer de façon qualitative et quantitative la capacité d’un modèle murin à rejeter une tumeur après un traitement immunothérapeutique (traitements qui impact la réponse du système immunitaire) en comparaison avec des animaux contrôles sans traitement. Ainsi, nous pourrons valider de nouveaux candidats dans le cadre d'immunothérapie. Nous pourrons également déterminer l'action anti-tumorale de ces nouveaux composés grâce à l'étude du système immunitaire et définir la dose optimale à injecter. Ces études présenteront une avancée majeure dans le traitement des cancers par immunothérapie.
Procédures
Les souris seront régulièrement manipulées lors de ce projet à raison d’un jour sur deux pour différentes raisons : - La préparation de la peau à J-1 : les souris seront préalablement tondues à l’aide d’une tondeuse. La tonte se fait sur souris vigiles (contention) (30 secondes/souris) -L’injection par voie sous-cutanée des cellules tumorales à J0 nécessitera une anesthésie générale des souris par voie chimique (durée anesthésie : 30-45min, durée injection : 2min/souris). -Les injections de composés permettant d’optimiser la réponse antitumorale du système immunitaire débuteront à J6 post-injection tumorale. Celles-ci auront lieu 2 fois/semaine sur 3 semaines minimum à la demande du partenaire. Suivant la voie d’injection recommandé par le partenaire, la contention sera utilisée, à l’exception de l’administration par voie intraveineuse (derrière le globe oculaire) qui nécessitera une anesthésie gazeuse des souris pour limiter le stress (injection : entre 30 sec et 1min/ souris). -Les suivis de poids auront lieu 3 fois/semaine sur souris vigile (souris manipulées et déplacées dans une balance à pesée dynamique) à partir de J0 jusqu’à la fin de la procédure (entre 30 sec et 1min/ souris). -Les suivis de mesures tumorales au moyen d’un pied à coulisse auront lieu 3 fois/semaine sur souris vigile (contention) à partir de J3 ou J5 suivant la voie d’injection des cellules utilisée jusqu’à la fin de la procédure (2min/ souris). -Les prélèvements sanguins (4 ou 5 au total au cours de la procédure expérimentale) auront lieu sur souris vigile (contention) afin d’évaluer l’efficacité du traitement sur le système immunitaire. Les prélèvements seront de 100μL en respectant à chaque fois une semaine d’intervalle minimum (1min/souris). -Une unique biopsie lorsque la tumeur a atteint 200mm3 nécessitera une anesthésie gazeuse des souris ainsi qu’une anesthésie locale au niveau du site de ponction de la biopsie (1min/souris).
Impact sur les animaux
1-Les tests de toxicité des composés immunomodulateurs seront effectués en amont par les partenaires. Les doses injectées n'induiront donc aucun effet indésirable sur les animaux dans le cadre de ce projet. 2-Les effets indésirables liés à la croissance tumorale : -Douleur -Mobilité réduite -Perte de poids 3-Les différents actes techniques pouvant engendrer du stress, nécessitant une contention ou une anesthésie tels que : La tonte, les pesées, les mesures tumoral, l’injection des cellules tumorales (réalisée sous anesthésie) , les injections des composés thérapeutiques (réalisées sous anesthésie suivant la voie d’administration choisis), la biopsie (réalisée sous anesthésie) et les prélèvement sanguin seront les plus court possible (contention) et réalisées par du personnel expérimenté et expert dans ces techniques afin de limiter les contraintes subies par l’animal.
Devenir
Selon les différentes Procédures expérimentales, quel que soit le protocole choisi, tous les animaux sélectionnés pour l’étude de l’ensemble des caractères apparents des cellules du système immunitaire seront mis à mort afin de procéder au prélèvement des organes et à leur analyse. Les animaux ne rentrant pas dans les critères de sélection définis par l’étude ou sortis de l’étude avant sa fin seront également mis à mort.
Remplacement
Dans ce type de projet, aucune méthode substitutive ou alternative ne nous permettrait de nous placer dans des conditions physiologiques similaires. En effet, le modèle testé dans le cadre de cette demande doit être évalué à l’échelle de l’organisme entier, permettant ainsi la mise en place de toutes les boucles de régulation impliquées dans ce type de réponse. Le modèle murin est donc un modèle de choix pour l'étude du système immunitaire grâce aux connaissances acquises et au nombre d'outils disponibles.
Réduction
Des expériences antérieures ont permis de déterminer la « variabilité de la mesure » afin de pouvoir calculer par un test de puissance le nombre d’animaux nécessaires pour atteindre la significativité statistique. Le nombre utilisé pour ces expériences sera de 6 animaux par groupe afin d’avoir des données statistiques robustes et de limiter le nombre d’expérience. Le nombre de groupe sera amené à varier selon les besoins du partenaire, notamment si plusieurs molécules ou doses sont à tester. Les résultats seront ensuite analysés à l’aide de logiciel spécialisés et nous appliquerons selon la taille des groupes différents tests statistiques.
Raffinement
Les animaux en expérimentation seront hébergés en groupe de 5 individus maximum par cage et de même sexe. L’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Dans chaque cage, le milieu sera enrichi par l’ajout de deux éléments : - une maison en carton pour leur procurer un abri, - un nid compact de lanières de papier Kraft, que les souris pourront grignoter afin de se confectionner un nid. Un temps d’acclimatation d’une semaine sera respecté entre la réception des animaux et le début du protocole expérimental. Les souris seront observées quotidiennement par le personnel de zootechnie formé et qualifié et des points limites seront préalablement établis. En ce sens, une grille de score sera utilisée prenant en compte le comportement naturel et provoqué de l’animal, la variation pondérale et la caractérisation expérimentale (aspect et volume tumoral). Des points limites seront établis pour chaque observation lors de l’évaluation à l’aide de la grille de score (valeur maximale de la grille de score) qui entraineront la mise à mort de l’animal s’ils sont atteints. Dans ce projet nous étudions le système immunitaire, toute administration d’analgésique entrainerait un biais de la réponse cellulaire observée.En effet, les études animales évaluant la toxicité du paracétamol chez le rat et la souris, ont mis en évidence des lésions gastro-intestinales, des changements des nombres des cellules sanguines, une dégénération de la paroie du foie et du rein et une nécrose. De plus les effets du paracétamol sur la pousse tumorale sont en contradiction avec le projet et ses objectifs. Ainsi, nous ne pourrons pas utiliser d’analgésique.
Choix des espèces
Mammifères dont 99% des gènes sont similaire à ceux de l’homme, la souris est un animal de petite taille, à reproduction rapide et facile d’élevage. De plus, la communauté scientifique dispose de bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. La physiopathologie de la souris est suffisamment proche de celle de l’homme pour que son étude soit riche d’enseignements permettant d’accroître nos connaissances sur le fonctionnement du système immunitaire des 2 espèces, avec des applications cliniques potentielles pour l’homme. Par ailleurs, le modèle murin est un modèle de choix pour l'étude du système immunitaire grâce aux connaissances acquises et au nombre d'outils disponibles permettant de déterminer ainsi l’ensemble des caractères observable et apparents du système immunitaire. Enfin, nous utiliserons uniquement des animaux adultes, de plus de 8 semaines, avec un poids supérieur ou égal à 20g. Les animaux doivent en effet avoir un système immunitaire mature et un poids suffisant pour être stable au début du protocole et éviter les variations physiologiques non dues au protocole.
Évaluation de l’effet des émotions positives sur la résilience des porcs suite à une infection par Escherichia coli dans des groupes aux niveaux de bien-être contrastés.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
Soixante porcelets reçoivent une souche d'Escherichia coli après le sevrage et développent fièvre et diarrhée pendant les quatre semaines suivantes. 132 cochons sont concernés au total, 120 porcelets dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 12 truies un niveau léger, avec dix prises de sang et quinze prélèvements de fèces par porcelet. La moitié des animaux est maintenue dans des conditions dites conventionnelles pour servir de point de comparaison, dans un projet qui se donne pour objet de mesurer l'effet du bien-être sur la résistance à la maladie et de nourrir de futures grilles de labellisation. Les porcelets sont tués à 67 jours en moyenne, les truies partant à l'abattoir commercial trois jours après le sevrage, ce que le formulaire enregistre comme un retour à l'élevage.
Objectifs
En élevage, les porcelets présentent fréquemment des troubles digestifs après le sevrage, résultat d’un déséquilibre de la flore intestinale. Le stress lié à l’absence de la mère, au changement d’alimentation et d’environnement ainsi que la présence de multiples pathogènes sont autant de facteurs qui perturbent la physiologie digestive des porcelets, favorisant ainsi l’apparition de diarrhées. La bactérie Escherichia coli (E. coli) est très fréquemment impliqué dans ces pathologies. Les animaux affectés présentent des signes de diarrhées, mais aussi d’augmentation de la température, de déshydratation, une perte d’appétit et par conséquent de croissance. Il s’en suit une dégradation de leur état de bien-être en lien avec la dégradation de leur état de santé. Cela entraîne des répercussions économiques pour les éleveurs ainsi qu’une utilisation d’antibiotiques pour soigner les animaux, alors que les injonctions règlementaires et sociétales incitent à diminuer leurs usages afin d’éviter que les bactéries ne deviennent résistantes à ces antibiotiques. Le projet a pour objectif de déterminer si l’amélioration du bien-être des porcs peut avoir un effet bénéfique sur l’amélioration de la résilience face aux diarrhées chez le porcelet après le sevrage. Dans ce projet, la résilience est définie comme la capacité des porcelets à recouvrer rapidement un bon état de santé à la suite à d’une infection avec E.Coli. Pour répondre à notre question de recherche, les animaux seront placés dans des deux conditions d’élevage contrastées en matière de bien-être : une condition dite « conventionnelle » et une condition dite « enrichie ». Les animaux seront ensuite infectés ou non avec E. coli après le sevrage. Nous réaliserons un suivi de tous les individus afin de quantifier leur résilience à l’infection en fonction de leurs conditions d’élevage.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de vérifier si le bien-être améliore la résilience à la maladie, sujet encore assez peu étudié. Si les résultats du projet vont dans ce sens, des recommandations à destination des éleveurs pourront inciter à la transition des élevages vers des pratiques plus respectueuses du bien-être des animaux afin d’en tirer un bénéfice sur l’amélioration de la résilience des animaux face aux infections. Le projet devrait apporter des connaissances sur les indicateurs de résilience et de bien-être qui pourront être mis en pratique en élevage dans le cadre de grilles d’évaluation. Ces grilles pourraient à terme être utilisées dans le cadre de labellisations bien-être. En effet, la recherche s’est historiquement focalisée sur les effets délétères des pratiques humaines sur le bien-être des animaux domestiques ou captifs. Dans ce contexte, le projet permettra de pallier ce manque de connaissances sur les indicateurs de bien-être positif et leur fiabilité.
Procédures
La moitié des porcelets (60 animaux) sera infectée avec la bactérie E. coli, entraînant des troubles digestifs. Les animaux inoculés pourront montrer des symptômes modérés de fièvre et de diarrhée au cours des 4 semaines suivant l’inoculation. Tous les porcelets seront soumis à des prélèvements sanguins et des prélèvements de fèces sur animaux vigiles, à raison de 10 prélèvements sanguins et 15 prélèvements de fèces par porcelet sur la durée de l’expérience (10 semaines après la naissance des porcelets). Les durées d'intervention sont estimées à 30 secondes pour une prise de sang et 1 minute pour un prélèvement de fèces.
Impact sur les animaux
Bien que la souche d’E. coli utilisée soit modérément virulente, les expérimentations précédentes ont permis de définir une dose infectieuse permettant de reproduire les symptomes observés en élevage mais de manière réversible et sans mortalité associée pour les individus inoculés (60 porcelets). Le personnel est formé à réaliser les différents prélèvements biologiques (prise de sang, prélèvement de fèces). Les contentions qu’ils impliquent sont ponctuellement stressantes pour les animaux. Les tests comportementaux individuels peuvent engendrer du stress lié à l’isolement social, mais il s’agira d’un isolement visuel. Les tests seront conduits dans la même salle que l’enclos de vie, ce qui permettra aux animaux de garder un contact auditif et olfactif avec leurs congénères. Les durées d'isolement pour les 3 tests comportementaux sont respectivement 10, 5 et 5 minutes par individu.
Devenir
Les truies seront envoyées dans un abattoir commercial en dehors de l’établissement utilisateur trois jours après le sevrage de leurs porcelets. Les porcelets seront mis à mort en fin de projet, à 67 jours d’âge en moyenne.
Remplacement
Le projet concerne spécifiquement l’espèce porcine (évaluation du bien-être et trouble de santé associé à une infection spécifique de l’espèce). Le remplacement n’est pas envisageable et les animaux eux-mêmes sont nécessaires car le bien-être est un état complexe et dynamique d’un individu que l’on ne peut pas recréer en dehors de ce dernier.
Réduction
Ce protocole expérimental est pensé de façon à minimiser le nombre de porcs utilisés tout en conservant un effectif suffisant pour avoir des résultats statistiquement significatifs. Le bien-être est propre à chaque individu. Il existe donc une forte variabilité interindividuelle qui nécessite l’implication d’un nombre suffisant d’animaux. Par ailleurs, il existe également une variabilité de réponse interindividuelle au modèle d’infection par E. Coli. Ce projet impliquera donc au total 12 truies et 120 porcelets. L’effectif de 120 porcelets est nécessaire pour effectuer des analyses statistiques suffisamment puissantes pour interpréter nos données.
Raffinement
La moitié des animaux impliqués dans le projet bénéficiera d’un milieu de vie enrichi, tandis que l’autre moitié sera maintenue dans des conditions proches de l’élevage conventionnel. Si l’on ne s’attend pas à un quelconque effet positif ou négatif sur les animaux en milieu dit « conventionnel », on s’attend à plus de bien-être en milieu dit « enrichi ». Une attention particulière sera apportée au suivi clinique de chaque animal au quotidien pendant toute la durée de la procédure expérimentale. En cas d’atteinte d’un des points limites préalablement définis dans le projet, les animaux seront mis à mort afin qu’ils ne souffrent pas. Lors des prélèvements de sang ou de fèces, il est possible que du stress, lié à la contention ou à la manipulation des animaux, soit observé en début de procédure. A chaque session de prélèvement, une récompense sous la forme de friandise sera proposée aux porcelets une fois l’ensemble des prélèvements réalisés afin d’associer un moment positif aux manipulations opérées pour les besoins du projet. Nous proposons du sirop de grenadine distribué oralement grâce à une seringue drogueuse.
Choix des espèces
Ce projet concerne directement l’élevage de porcs, affecté par la problématique des pertes de production liées à au troubles digestifs en post-sevrage et par les exigences des consommateurs en matière d’amélioration du bien-être des animaux d’élevage. Le projet permettra donc d’explorer les pistes pour lier ces deux problématiques et apportera une réflexion sur leur pertinence en élevage. Le porc est l’espèce cible. Il est donc la seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions du projet. Le projet met en jeu des truies en phase de gestation et de lactation ainsi que des porcelets en phase de lactation puis de sevrage. Il a été montré que les conditions de stress et de bien-être autour de la naissance pouvaient affecter la descendance, il semble donc pertinent de démarrer le contraste de bien-être dès la dernière semaine de gestation. Concernant la période qui suit le sevrage, il s’agit d’une période sensible pour les porcelets engendrant du stress lié à la séparation de la mère, aux changements d’environnement et d’alimentation pouvant causer des troubles digestifs. Le moment est donc pertinent pour reproduire fidèlement la maladie et réaliser le suivi clinique des porcelets.
Évaluation du potentiel thérapeutique d’une vaccination associée à une immunothérapie active pour le traitement de l’infection chronique due au virus de l’hépatite B
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
88 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection intraveineuse, dix injections intrapéritonéales d'anticorps et une vaccination intramusculaire, puis subissent sept ponctions sanguines sous-mandibulaires sur animal vigile, réparties sur dix-huit semaines. Le porteur espère une guérison de l'infection chronique par le virus de l'hépatite B chez la souris, transposable à l'être humain à long terme, après avoir constaté qu'une vaccination thérapeutique à ADN seule ne contrôlait pas l'infection. Il affirme qu'aucun système cellulaire isolé ne remplace l'animal, la réponse vaccinale relevant selon lui de l'"organisme entier", et que cette preuve de concept est requise par les agences réglementaires de santé.
Objectifs
Notre groupe développe des vaccins thérapeutiques dans le but de guérir les porteurs chroniques du Virus de l’Hépatite B (VHB). Nous proposons d’utiliser des anticorps spécifiques du VHB pour réduire la charge antigénique observée dans le cas de l’hépatite B chronique et ainsi potentialiser l’action du vaccin thérapeutique.
Bénéfices attendus
Dans de précédentes études, nous avons montré qu’une vaccination thérapeutique à base d’ADN était insuffisante à contrôler totalement l’infection chronique. A court terme, nous espérons que la combinaison thérapeutique proposée conduira à la guérison chez la souris chroniquement infectée. Si cette combinaison fonctionne, elle pourrait être transposée à l’homme à long terme. L’étude des réponses immunitaires induites par la combinaison thérapeutique pourrait contribuer à définir de manière plus large les réponses requises pour contrôler d’autres maladies chroniques. Dans le cas de réponses immunitaires détectables mais insuffisantes à contrôler l’infection, leurs analyses pourraient faire ressortir les facteurs responsables de cet échec et permettraient alors d’optimiser les protocoles thérapeutiques.
Procédures
La procédure comprend une injection intraveineuse (quelques secondes), 10 injections intrapéritonéales (quelques secondes) et une vaccination intramusculaire (quelques secondes). Sept prélèvements sanguins par ponction sous-mandibulaire (environ 100 µl) sont prévus sur une période de 18 semaines sur animal vigile (
Impact sur les animaux
De nos expériences précédentes, l’infection chronique du VHB, l’injection d’anticorps spécifiques et la vaccination ADN n’induisent aucune nuisance ou effet indésirable chez la souris. Les souris ressentiront une légère douleur au moment de l'injection intramusculaire du petit volume de vaccin. De même, les prélèvements de sang et les injections d’anticorps provoqueront une légère douleur lors de la pénétration de l’aiguille qui ne dureront que le temps du prélèvement ou de l’injection.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. En effet, leur mise à mort et nécessaire pour le prélèvement de leurs organes (foie et rates) qui nous fourniront le matériel biologique nécessaire à la compréhension des mécanismes immunitaires impliqués dans la réponse à la vaccination thérapeutique. Ils ne pourront donc pas être réutilisés, replacés ou adoptés.
Remplacement
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité d’une combinaison thérapeutique dans le but de la transposer chez l’homme. Ces études impliquent nécessairement une phase d’expérimentation animale du fait de la complexité de la réponse vaccinale au niveau d’un organisme entier. La souris est un modèle de prédilection pour ce type d’étude par rapport aux autres animaux de par sa facilité d’élevage et de l’existence d’outils permettant une analyse en détail du système immunitaire. Cette étape constitue également une preuve de concept requise par les agences réglementaires de santé en vue d’une application chez l’homme. C’est pourquoi aucun système cellulaire isolé ne peut être utilisé pour remplacer la recherche sur les animaux.
Réduction
En choisissant des animaux de même sexe et âge, nous réduisons au maximum la variabilité des résultats. Les différents traitements seront répartis sur plusieurs cages pour éviter l’effet de cage. En s’appuyant sur des résultats antérieurs obtenus par notre groupe et une approche statistique, il a été possible d’anticiper le nombre d’animaux nécessaires. L’analyse des données sera une analyse statistique de type comparaison de moyennes avec une taille d'effet calculée pour un niveau de risque fixé à 0,05 et une puissance fixée à 0,8.
Raffinement
Selon notre expérience antérieure, l’infection chronique du VHB, les injections d’anticorps ou de vaccin ADN n’induit aucun signe clinique chez les souris. Un suivi visuel simple de l’état corporel sera effectué quotidiennement. Une évaluation clinique sera également réalisée 2 fois par semaine. Si des signes cliniques apparaissent (poils hérissés, expression faciale modifiée mais animal en mouvement), les souris seront mises à mort immédiatement.
Choix des espèces
Le système immunitaire de la souris est proche du système immunitaire humain. De plus, des études précédentes montrent que les vaccins ADN sont immunogènes chez la souris et de nombreux outils sont disponibles pour étudier la réponse immunitaire. Les expériences envisagées requièrent des animaux avec un système immunitaire fonctionnel. Il est admis qu’à partir de l’âge de 6 à 7 semaines, le système immunitaire des petits rongeurs est considéré comme mature et que les réponses immunitaires induites peuvent être considérées comme comparables à celles induites pendant la durée de vie d’adulte.
Etude exploratoire : Validation de la dose optimale de ciclosporine et des modalités d’administration dans le cadre d’immunosuppression chez le porc
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Caler la dose de ciclosporine et son mode d'administration pour de futurs projets : 6 porcelets de 8 à 14 kg sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis gardés en vie pour être réutilisés. Ils subissent jusqu'à huit prélèvements sanguins sous tranquillisation, un gavage de ciclosporine étant envisagé en dernière option, et le traitement immunosuppresseur les rend plus vulnérables aux infections. Le porteur décrit une douleur modérée lors des tranquillisations tout en classant l'ensemble du projet en gravité légère. Il affirme que ce modèle s'applique à des situations où l'animal est "indispensable", comme la création de tumeurs de grande taille destinées à tester des exérèses chirurgicales.
Objectifs
Dans le domaine de la recherche en cancérologie et thérapie cellulaire, il est essentiel d'utiliser un modèle animal pour tester la faisabilité, la sécurité et la fonctionnalité des nouvelles thérapies. Notre projet a pour les objectifs : - Établir un modèle de porc immunosupprimé et étudier plus finement le niveau d'immunosuppression. - Valider la posologie de la ciclosporine pour permettre la réalisation d'autres projets de recherche. - Valider une nouvelle préparation de médicament pour faciliter son administration. - Valider le dosage de ciclosporine en interne.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet nous permettront de mieux caractériser le modèle d’un porc immunosupprimé qui sera utilisé lors de prochaines études, et également de réduire le nombre d’animaux dans les futurs projets . En effet, il n'est pas facile d'atteindre les résultats d'immunosuppression attendus avec les doses théoriques sans avoir testé auparavant. Cela s'explique par la complexité des réponses biologiques et de la forte variabilité interindividuelle, ce qui rend crucial le besoin de vérifier l'efficacité des doses sur un modèle expérimental avant de les appliquer à grande échelle. Par conséquent, la phase de test préalable revêt une importance pour garantir la sécurité et l'efficacité des traitements immunosuppresseurs.
Procédures
Les animaux sont soumis à 8 prélèvements sanguins maximum, sous anesthésie, avec une durée maximum de 10 minutes. Si l’étude est reconduite à une durée égale, les animaux seront soumis également à 8 prélèvements sanguins maximum.
Impact sur les animaux
La principale nuisance attendue chez les animaux est le léger stress et la douleur modérée lors de réalisation des tranquillisations des animaux pour la réalisation des prélèvements sanguins. De plus, il est envisageable d’utiliser la méthode de gavage pour administration de ciclosporine (dernière option), ce qui peut induire du stress chez les animaux.
Devenir
Dans ce projet, les actes techniques à mettre en place sont peu invasifs. Ainsi, les animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, prenant en compte un temps de repos suffisant ainsi que leur état de santé.
Remplacement
Notre but est de caractériser un modèle animal déjà décrit dans la littérature, avec les conditions de notre laboratoire. Ce modèle s’applique à des situations où l’animal est indispensable, comme la création de tumeurs de grande taille en vue de tester des moyens d’exérère chirurgicale, pour lesquelles il n’existe pas de moyen de remplacement actuellement.
Réduction
Au total, 6 animaux seront utilisés (3 et 3). Ce nombre d'animaux se trouve réduit au minimum nécessaire pour l'obtention de données suffisamment fiables, afin de valider le modèle animal pour les futurs projets . Grâce à cette étude exploratoire, nous prévoyons une réduction significative du nombre d'animaux utilisés, car les résultats obtenus faciliteront l'implantation des tumeurs ou des tissus, notamment dans le cas de greffes. Cela nous permettra d'optimiser l'utilisation des ressources et de limiter le nombre d'animaux nécessaires pour les études futures.
Raffinement
Afin de permettre aux animaux de s’adapter à leur environnement et de s’assurer de leur bon état de santé, une période d’acclimatation adaptée à l’espèce et au stade physiologique sera dispensée avant début de traitement. Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d'hébergement adaptées et optimales. La taille des cages est deux fois supérieure aux normes exigées par la loi, elles sont équipées d’un tapis de couchage confortable et d’une litière épaisse.). Les paramètres d'ambiance, l'aliment, l'abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, les animaux seront hébergés collectivement en groupes harmonieux. Un programme spécifique d’habituation à la manipulation par l’homme est en place. Les porcs disposeront d'un environnement enrichi (exemples : objets à manipuler de type ballon, chaîne associée à une balle en plastique etc, permettant à l'animal de jouer. Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement par un personnel habilité et habitué à travailler avec des porcs. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s'il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d'un traitement thérapeutique. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. Un renforcement positif sera également réalisé pour obtenir leur coopération lors des opérations courantes ou de soins. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes. Quant au traitement à la ciclosporine, les animaux seront plus vulnérables aux infections. Par conséquent, un équipement de protection individuelle propre sera utilisé pour prévenir l’infection. De plus, des analyses de sang, y compris une formule sanguine et une biochimie, permettront de surveiller les effets secondaires et, si nécessaire, d'ajuster la dose de ciclosporine.
Choix des espèces
Les porcs sont largement utilisés dans la recherche en cancérologie et thérapie cellulaire, en raison de leur ressemblance anatomique avec l'homme ainsi que de leur taille, qui permet de réaliser des projets dans des conditions proches de l’homme. Les jeunes animaux pesant entre 8 et 14 kg seront utilisés pour reproduire les conditions similaires à celles prévues dans les futurs projets.
Ventricule droit et insuffisance cardiaque
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
Pendant le test d'effort, les rats reçoivent des chocs électriques, l'épreuve étant arrêtée au bout de trois chocs en trente secondes ou de cinq chocs en une minute. 210 rats Wistar mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une injection unique déclenche chez eux une insuffisance cardiaque droite qui peut entraîner leur mort, puis un traitement est initié quatre semaines plus tard pendant dix ou soixante jours, avec IRM et échocardiographie sous anesthésie, mesure de la fonction rénale, test d'effort sur animal vigile, et enfin un cathétérisme cardiaque de vingt minutes sans réveil dont le porteur indique que l'animal peut mourir pendant l'examen. Les rats perdant plus de 15 % de leur poids sont tués, et le porteur retient de jeunes adultes de 200 à 220 grammes pour leur "meilleure résistance à la toxicité de la molécule".
Objectifs
Malgré des améliorations thérapeutiques majeures sur les 30 dernières années, l’insuffisance cardiaque (IC) reste associée à une mortalité et un taux de réhospitalisation à 1 an élevés. Les traitements actuellement disponibles sont efficaces pour améliorer la fonction ventriculaire gauche. Aucune thérapeutique n’a démontré son efficacité pour améliorer la fonction ventriculaire droite dans l’IC. Les gliflozines (ou SGLT2 inhibiteurs) sont des traitements qui ont récemment prouvé leur efficacité, administré seul ou en association avec des traitements classique de l’IC, pour réduire la mortalité cardiovasculaire et/ou le risque d’hospitalisation pour IC. L’effet sur la fonction ventriculaire droite de cette classe thérapeutique n’a jamais été étudié. Étant donné les mécanismes d’action connus de cette classe thérapeutique, nous faisons l’hypothèse que les gliflozines ont un effet bénéfique sur la fonction ventriculaire droite dans l’IC. En utilisant un modèle expérimental de dysfonction ventriculaire droite chez le rat, nous allons étudier si les gliflozines sont capables d’améliorer celle-ci et déterminer les mécanismes impliqués. Cela permettra d’approfondir la compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués avec l’objectif de développer de nouvelles stratégies pharmacologiques pour améliorer la prise en charge et le pronostic des patients IC.
Bénéfices attendus
Le modèle utilisé et le design expérimental nous permettra d’étudier l’aggravation de la dysfonction ventriculaire droite ainsi que les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la progression de la dysfonction ventriculaire droite afin d’identifier/d’évaluer de nouvelles pistes thérapeutiques.
Procédures
Les Rat Wistar subiront une injection unique d'une molécule qui entraine une dysfonction du ventrciule droit au J1 de l'étude. Puis 4 groupe aurons quatre semaines après induction de l’IC droite, un traitement sera initié puis mise à mort après 10 jours de traitement et 4 autre groupe aurons quatre semaines après induction de l’IC droite, un traitement sera initié puis mise à mort après 60 jours de traitement .Chaque injection de traitement serais de quelques secondes par animal. L'analyse des effets fonctionnels (IRM et échocardiographie cardiaque) qui sera effectuée sous anesthésie pour une durée de 10 minutes/rat. La fonction rénale sera évaluée sous anesthésie gazeuse 10 minutes/rat maximum pour l'injection du traceur fluorescent suivie d'un test à l'effort qui sera effectué sur les animaux vigiles. Le protocole invasif (cathétérisme cardiaque) sera réalise sur des animaux profondément anesthésiés et sera sans réveil(durée 20 minutes / rats ).
Impact sur les animaux
Les procédures sont classées modère . L'injection de la molécule entrainera potentiellement une dysfonction du ventrciule droit .Les deux procédures mènent à une insuffisance cardiaque. qui peut entraine le décès de l'animal. Les naissances des tests d'effort sont une fatigue de l'animal qui est évalué par des chocs électriques, mais tout cela est prise en compte avec une fiche procédure qui d'écrit les points limite du test. Arrêt du test à l'effort au bout de 3 chocs électriques en 30 secondes ou de 5 chocs électrique en 1 minute. On replace l'animal dans sa cage une fois le test fini ou les points limite définie dans le protocole dépasser. Pour le cathétérisme cardiaque, l'animal subira une chirurgie pour insertion d'un capteur de pression dans la carotide pour obtenir les pressions volume au niveau du coeur du rat, chaque animal sera mise à mort à la fin du test. Il se peut que l'animal décède lors du test ce cathétérisme cardiaque.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque série d’expérimentations suite au cathétérisme cardiaque pour prélèvement d'organes.
Remplacement
Dans l’objectif de limiter le nombre d'animaux utilisés dans ce projet, nous mettrons en place certaines expériences in vitro (tests de prolifération de cellules, interactions cellules-cellules). Cependant, l’utilisation des animaux est rendue nécessaire, car il n’existe pas à ce jour de modèle d’IC in vitro et encore moins de modèle d’IC droite in vitro. Les études fonctionnelles in vivo de notre projet ne peuvent pas être remplacées par des études in vitro à cause de la complexité de la pathogenèse de l’IC droite. En effet, des études dans notre modèle animal sont nécessaires pour comprendre les altérations globales cardiaques lors du développement de l’IC droite et son traitement (altérations simultanées des lymphatiques, des cellules immunitaires, des fibroblastes et du métabolisme des cardiomyocytes, modifications progressives de l’hémodynamique ventriculaire gauche et droite). Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la fonction cardiaque droite par échocardiographie, IRM, de la fonction rénale, de la capacité d'exercice. A la phase terminale nous avons également mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses ex vivo au moment de la mise à mort. De plus, nous avons réalisé des tests statistiques appropriés pour calculer le nombre de rats (n=24 par groupe) nécessaires afin de détecter une différence de 10%. Des résultats historiques obtenues lors des expériences précédemment effectuées dans le laboratoire ont démontré qu’un nombre de 24 animaux par groupe sont nécessaires pour des évaluations fonctionnelles telles que l’échocardiographie/IRM. Il faut souligner que l’analyse répétée en échocardiographie ou en IRM sur le même animal au cours d’une étude permet également de diminuer le nombre d’animaux par groupe nécessaire pour démontrer un effet significatif. Concernant l’induction de l’IC droite, un suivi de la survie post-administration dune sera mis en place afin d’affiner et donc de limiter le nombre d'animaux par groupe.
Raffinement
Tout au long de l’étude, les animaux seront nourris ad libitum et hébergés en groupes sociaux stables dans des portoirs conventionnés au nombre maximum de 4 par cage avec de l’enrichissement (Tunel, Kraft Paper). Les animaux seront maintenus avec un environnement contrôlé et stabilisé (température de 21°C , hydrométrie à 55% et luminosité à 100 lux avec une durée de cycle de lumière normal soit 12h/12h). Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des rats sera observée avant le début des protocoles. Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé quotidiennement durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Notre grille d’évaluation des point limites pour le bien-être animal est utilisé quand un animal présente un état de mal être ou de souffrance, il est exclu de l'étude et euthanasié en fonction de son score et de la discussion avec les membres de la cellule SBEA . Les rats perdant plus de 15 % de leur poids seront euthanasiés.
Choix des espèces
Les expériences in vivo, ne peuvent pas être remplacées par des études in-vitro, qui nécessite des études fonctionnelles et physiopathologiques sur un modèle intégré. Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Nous allons dans ce projet utiliser essentiellement des rats, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles. Chaque animal est identifié de façon individuelle par une puce d’identification Les rats mâles Wistar jeunes adultes (200-220 g) seront utilisés pour induire l’IC droite. Cet âge est justifié par la meilleure résistance des animaux à la toxicité de la molécule, permettant de limiter au maximum le nombre d'animaux utilisés.