Système immunitaire

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Souris : 122000
Souffrances
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Devenir
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122 000 souris vont être utilisées dans un projet d'élevage de lignées génétiquement modifiées, 12 000 d'entre elles dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. L'activité déclarée tient en une biopsie d'oreille pour génotypage et en la surveillance des lignées dont la modification génétique altère la santé, par exemple par une susceptibilité accrue aux tumeurs. Environ 107 800 souris seront tuées, 12 200 gardées pour la reproduction et 2 000 réutilisées, le porteur indiquant que les souris au génotype sans intérêt sont mises à mort quand aucun autre projet ne peut les prendre. Sur les 122 000 déclarées, la très grande majorité n'existe donc que pour faire naître les quelques individus porteurs du bon génotype.

Objectifs

Il s'agit de définir et de détecter des lignées de souris pouvant altérer leur bien-être dans un élevage de souris génétiquement modifiées et de produire des souris génétiquement modifiées nécessitant une caractérisation génétique.

Bénéfices attendus

Ceci permet de produire et de maintenir des lignées murines génétiquement modifiées nécessaires à des projets de recherche en raffinant les techniques d'élevage de ces lignées. Ceci permet à la fois de détecter et de prendre en charge l'apparition de caractères dommageables. Ce projet permet d'anticiper la prise en charge des signes nécessitant des soins et de permettre une réaction immédiate en cas d'apparition de ces signes.

Procédures

Identification et prélèvements pour caractérisation des souris (moins d'une minute). Biopsie pour génotypage qui concerne les souris du projet. Conditions d'élevage spécifique des modèles adaptés en fonction de l'évaluation de l'impact du modèle sur le bien-être animal.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sont liés au caractère dommageable des lignées entretenues : par exemple, une susceptibilité plus grande à l'apparition de tumeurs... La biopsie pour génotypage qui sera faite à l’oreille.

Devenir

Les animaux d'intérêt sont utilisés dans des procédures expérimentales dans d'autres établissements utilisateurs ou peuvent servir en tant que reproducteur. Les animaux dont le génotype n’a pas d’intérêt pour les projets expérimentaux initiaux sont soit utilisés pour d’autres projets expérimentaux dans d'autres établissements utilisateurs quand c’est possible, soit euthanasiés s’il n’y a pas de possibilité de les utiliser dans d’autres procédures.

Remplacement

Différentes stratégies de remplacement peuvent être appliquées par les chercheurs en amont de l'élevage des souris (expériences préparatoires in vitro, modélisations, veille scientifique) ou en aval des expérimentations (modélisation, raffinement des méthodes statistiques).

Réduction

La production sera rationnalisée par l’établissement de programmes d’élevage afin de ne pas produire plus d'animaux que nécessaire (d'une part pour l'évaluation du phénotype dommageable et d'autre part la production de lots expérimentaux). La réduction en pratique d'élevage nécessite une optimisation de l'âge des animaux géniteurs afin d'obtenir la plus grande descendance avec un minimum de cages d'accouplement. Elle nécessite aussi un choix approprié des génotypes des géniteurs (choix du mâle vs femelle; utilisation hétéro/homozygote, etc).

Raffinement

Le raffinement concernant l'évaluation et l'entretien de lignées à phénotype dommageable ou potentiellement dommageable est obtenu en appliquant scrupuleusement les consignes des chercheurs concernant l'apparition des signes attendus ou supposés pour chaque lignée considérée. Le raffinement des conditions d'élevage se traduit par un enrichissement des cages de production et de stabulation des animaux (frisottis, batonnet de coton, maison en carton si besoin, mise à disposition si besoin de l'aliment et/ou de la source hydratée sur la litière, etc... adaptation du nombre d'animaux / Cage au phénotype). Les conditions sanitairess sont élevées afin de réduire le risque de caractère dommageable lié au statut sanitaire. La biopsie pour le génotypage se fait à l'oreille.

Choix des espèces

Souris, car on peut facilement créer et produire de nouveaux modèles pour répondre à une question scientifique. Tout âge : animaux jeunes à âgés selon le type de procédures expérimentales dans lesquelles ces animaux sont par la suite utilisés en utilisation continue.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 545
Souffrances
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Devenir
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 545

Pour entretenir une lignée de souris porteuses d'une mutation qui affaiblit leur système immunitaire et enflamme leurs poumons, 545 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les souriceaux subissent un prélèvement au bout de la queue pour le génotypage, et chaque adulte destiné aux expériences une prise de sang sans anesthésie, juste avant sa mise à mort pour le prélèvement des organes. Les souris mutantes grandissent moins et meurent davantage à partir de six mois, et une grille de score hebdomadaire fixe le point limite qui déclenche leur mise à mort. Le porteur juge la règle du remplacement "pas applicable ici", faute de pouvoir étudier in vitro les coopérations entre cellules immunitaires. Les souris gardées pour l'entretien de la lignée et les croisements restent en vie.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les mécanismes d’une mutation génétique impactant les fonctions des lymphocytes (cellules incluses dans les globules blancs et impliquées dans la réponse du système immunitaire) ce qui conduit à induire un déficit immunitaire (baisse de la fonction d’une partie au moins des cellules du système immunitaire) chez les souris. Cette demande concerne le maintien de la lignée de souris portant cette mutation ainsi que l’identification de la mutation par analyse génétique pour identifier les animaux.

Bénéfices attendus

Les souris porteuse de la mutation étudiée dans ce projet présentent une baisse du taux de lymphocytes (phénotype de déficit immunitaire) et une inflammation pulmonaire, dont nous souhaitons comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires par l’étude des cellules immunitaires des souris, et de leur production d’anticorps. La mutation gain étudiée a été décrite chez des patients atteints d’une maladie inflammatoire appelée SAVI, ainsi les mécanismes qui seront décrits grâce à l’étude des souris mutantes pourront permettre une meilleure compréhension de la maladie et une meilleure prise en charge des patients.

Procédures

Les souris portant la mutation génétique étudiée dans ce projet développent un déficit immunitaire. Un prélèvement tissulaire et un prélèvement sanguin seront réalisés sur chaque animal vigile pour une durée de 2 minutes environ pour chaque geste.

Impact sur les animaux

Les souris portant la mutation génétique étudiée dans ce projet développent un déficit immunitaire à phénotype dommageable avec une croissance moins importante et une mortalité accrue à partir de l’âge de 6 mois. Les souriceaux seront prélevés à la queue pour le génotypage, et un prélèvement sanguin sera réalisé sur chaque animal adulte utilisé dans les expériences, juste avant la mise à mort. Ces gestes peuvent générer de la douleur, cependant les gestes réalisés sont des gestes de base, rapides (moins de 2 minute par geste), pour lesquels nous sommes expérimentés, donc ils ne nécessitent pas d'anesthésie. De plus les animaux sont habitués à la contention réalisés pendant ces gestes, ce qui réduit leur stress.

Devenir

Les animaux ayant atteint les points limites définis seront mis à mort. Les animaux prévus pour expérimentation seront mis à mort pour pouvoir prélever les organes et analyser les cellules immunitaires. Les animaux gardés pour le maintien des lignées et les croisements seront gardés en vie.

Remplacement

La règle du remplacement n'est pas applicable ici : en effet, nous devons avoir recours à un modèle in vivo afin d'étudier les réponses immunes qui mettent en jeu des coopérations cellulaires multiples dans les organes lymphoïdes tels que la moelle osseuse, le thymus et la rate. Pour ces raisons, nous ne pouvons avoir recours à des modèles in vitro. En ce qui concerne les modèles in vivo, la souris est le modèle approprié afin d'étudier les fonctions du système immunitaire, car les connaissances chez la souris sont très développées dans le domaine de l'immunité.

Réduction

Le nombre total d‘animaux comprend les animaux pour accouplements et les animaux issus des accouplements et nécessaires pour l’expérimentation pour le projet scientifique associé. La production des animaux sera planifiée afin de limiter le nombre des animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage. Les croisements seront arrêtés dès l'obtention des lots expérimentaux afin d'éviter la surproduction.

Raffinement

Pour répondre à l'objectif de raffinement, les souris seront hébergées en groupes sociaux, et dans des cages à couvercle filtrants comportant des enrichissements (nids, tunnels), sur des portoirs ventilés. Le phénotype des animaux sera examiné de façon hebdomadaire à l'aide d'une grille de score définissant des points limites, afin de soustraire les animaux à la souffrance. Chaque animal sera mis à mort dès que le score correspondant au point limite est atteint. La production des animaux sera planifiée et suivie par l'expérimentateur et les zootechniciens de l’établissement utilisateur afin de limiter le nombre des animaux générés au strict nécessaire pour les besoins expérimentaux et l’élevage.

Choix des espèces

En ce qui concerne l’espèce choisie, la souris est le modèle approprié afin d'étudier les fonctions du système immunitaire impliquant la coopération cellulaire dans un organisme entier. Les connaissances chez la souris étant très développées, en particulier dans le domaine de l'immunité, pour lequel de nombreuses techniques d'analyse et de nombreux réactifs (anticorps, notamment) sont disponibles, en font un modèle approprié pour mener à bien nos différentes analyses et études. Adulte, en âge de procréer (entre 2-3 mois d'âge et 8 mois) pour maintenir l’élevage. Les animaux utilisés pour expérimentations compris entre 2-3 mois (âge moyen d’atteinte d’un système immunitaire mature chez les souris contrôles) et 8 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
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    • Système immunitaire
Souris : 5240
Souffrances
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▲ 3080
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Devenir
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 5240

Soumises à des séries de gavages, d'injections dans l'abdomen, de jeûnes de douze heures et d'expositions au froid, 5 240 souris seront toutes tuées pour prélever leur tissu adipeux brun, dont 2 160 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Certains protocoles cumulent sur le même animal douze semaines de régime gras, vingt-six gavages, deux injections et vingt prélèvements sanguins. Le porteur indique que l'insuline peut provoquer une hypoglycémie et le froid une hypothermie allant jusqu'à la perte du réflexe de redressement et la prostration. Il affirme qu'aucune autre espèce ne peut être utilisée, la souris permettant d'obtenir assez de "matériel" pour les analyses.

Objectifs

Il existe deux types de graisse corporelle (tissu adipeux) chez les mammifères : le tissu adipeux blanc et le tissu adipeux brun, dont les rôles sont différents. Le tissu adipeux blanc stocke les calories en excès sous forme de graisses et constitue la principale réserve d’énergie de l’organisme. Le tissu adipeux brun, au contraire, est spécialisé dans la dépense énergétique : il brûle les graisses et le sucre en produisant de la chaleur. Ce phénomène permet ainsi de maintenir la température corporelle lors de l’exposition au froid mais aussi de réguler la quantité de graisses et de sucre dans l’organisme. L’activation du tissu adipeux brun a donc émergé comme une stratégie thérapeutique pour lutter contre les maladies métaboliques comme l’obésité et le diabète. En plus des cellules adipeuses, le tissu adipeux contient aussi de nombreuses cellules immunitaires, dont certaines s’appellent macrophages. Alors que le rôle des macrophages dans le tissu adipeux blanc est largement étudié, leur rôle dans le tissu adipeux brun est mal connu. Ce projet a pour objectif de comprendre le rôle des différentes populations de macrophages présentes dans le tissu adipeux brun dans la régulation de son activité métabolique et le développement de l’obésité.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de comprendre comment les macrophages du tissu adipeux brun régulent le métabolisme énergétique. Cela pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour brûler les graisses et le sucre et lutter contre les maladies métaboliques comme l'obésité et le diabète.

Procédures

Les interventions réalisées sur animaux vigiles seront les suivantes : - 2 gavages + 1 prélèvement sanguin - régime spécial pendant 2 semaines + 1 prélèvement sanguin - 2 injections intrapéritonéales + 1 prélèvement sanguin - 2 gavages + 2 injections intrapéritonéales + 1 prélèvement sanguin - régime spécial pendant maximum 3 semaines + 2 injections intrapéritonéales + 1 prélèvement sanguin - 3 injections intrapéritonéales + exposition de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 3 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 2 gavages + 3 injections intrapéritonéales + exposition de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin ou régime spécial pendant 2 semaines + 6 injections intrapéritonéales + exposition de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 2 gavages + 3 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin ou régime spécial pendant 2 semaines + 6 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 1 semaine de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 1 prélèvement sanguin - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 2 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins - 1 semaine de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 4 gavages + 1 prélèvement sanguin - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 26 gavages + 2 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 17 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins - 12 semaines de régime standard ou riche en graisses à des températures expérimentales + 10 gavages + 2 injections intrapéritonéales + jeûne de 12h + 20 prélèvements sanguins

Impact sur les animaux

La contention pour effectuer les injections intrapéritonéales, gavages et prélèvements sanguins peut entraîner un stress. Les animaux seront soumis à des injections intrapéritonéales répétées et une inflammation peut se développer au niveau des sites d’injection. L’utilisation d’un régime spécial peut entrainer une perte de poids transitoire. La mise à jeun entraine une perte de poids. Le régime riche en graisses entraîne une prise de poids. L’injection d’insuline peut provoquer une hypoglycémie. L’exposition au froid peut entrainer une hypothermie. Une hypothermie sévère peut s’accompagner d’une perte du réflexe de redressement, d’une prostration ou d’une léthargie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever le tissu adipeux brun dans le but de l'analyser in vitro pour répondre aux objectifs scientifiques définis.

Remplacement

Pour comprendre la diversité, l’origine et les fonctions des macrophages du tissu adipeux brun, il est indispensable de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et entre les différents types cellulaires présents dans le tissu adipeux brun.

Réduction

Pour satisfaire à la réduction, nous utiliserons pour les élevages des schémas de croisement qui permettent d’éviter la génération d’animaux inutiles. De plus, nous utiliserons indifféremment les souris mâles et femelles dans certaines procédures. Chaque procédure sera réalisée sur un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes.

Raffinement

Pour satisfaire au raffinement, nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Dans les différentes procédures, le suivi pondéral des souris sera également un bon indicateur de leur état général. Il est important de préciser que les souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Dans le cas d’injections intrapéritonéales répétées, nous utiliserons des aiguilles très fines et nous effectuerons une rotation des sites d’injection et surveillerons quotidiennement l’aspect des sites d’injections. Le suivi sanitaire quotidien assuré par le personnel de l’animalerie et les visites régulières par les personnes participant au projet (au moins une fois par semaine en fonction des procédures) permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis. Des grilles d’observation ont été établies et des critères d’arrêt précis et précoces ont été définis pour chaque procédure.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser la souris car notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriées à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et en tirer des conclusions valables pour l’Homme. De plus, nous étudions les macrophages du tissu adipeux brun et nous disposons déjà des modèles génétiques murins permettant l’expansion du tissu et la déplétion spécifique des différentes populations de macrophages. Enfin, les données in vivo de la littérature sont obtenues essentiellement sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour faire les différentes analyses biologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. L’ensemble des procédures se fera sur des souris adultes (âgées d’au moins 7 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 770
Souffrances
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▲ 160
▲ 610
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Devenir
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 770

Soumises à des injections répétées sous anesthésie gazeuse, sous la peau tous les deux jours puis dans la veine chaque semaine, 770 souris hémophiles sont toutes tuées pour la collecte de leurs organes lymphoïdes, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 610 d'entre elles et léger pour 160. Leur phénotype hémophile les expose à des hémorragies en cas de blessure, et elles subissent en plus des prélèvements sanguins hebdomadaires pendant trois semaines. Le projet vise à induire une tolérance immunitaire au Facteur VIII par des nanoparticules, pour éviter la réaction immunitaire qui apparaît chez environ trente pour cent des patients hémophiles A traités. Sur le choix de l'espèce, le porteur ne cite comme seule alternative connue qu'un modèle canin hémophile, et retient la souris pour l'homogénéité des génotypes et la disponibilité des outils d'analyse.

Objectifs

L’hémophilie A est une maladie génétique rare liée au chromosome X et caractérisée par un déficit en Facteur VIII (FVIII) de la coagulation. Afin de corriger le saignement, du FVIII dit ‘thérapeutique’ est administré par voie intraveineuse aux patients. Malheureusement, une réponse immunitaire spécifiquement dirigée contre le FVIII thérapeutique est observée chez trente pour cent des patients. Le développement d’anticorps anti-FVIII chez ces patients mène à une impasse thérapeutique. L’objectif de ce projet est de développer une nouvelle stratégie thérapeutique permettant d’induire une tolérance du système immunitaire au FVIII afin d’empêcher la production d’anticorps anti-FVIII chez les patients hémophiles A. Cette avancée scientifique majeure permettrait une amélioration conséquente de la qualité de vie des patients et un gain financier pour les systèmes publics de Santé.

Bénéfices attendus

Environ trente pour cent des patients hémophiles A traités avec du FVIII thérapeutique, développent une réponse immunitaire neutralisante. L’apparition de cette réponse immunitaire complique énormément la prise en charge clinique (traitement lourd et couteux) et la qualité de vie du patient. Si nous parvenons à induire une tolérance avec notre stratégie thérapeutique basée sur l’utilisation de peptides immuno-dominants sialylés du FVIII, cela permettrait d’envisager des essais cliniques afin de prévenir la réponse immunitaire anti-FVIII chez les patients hémophiles A.

Procédures

Les animaux utilisés ont un phénotype hémophile A (risque de saignement lors de blessure ou traumatisme). Ils subiront des injections sous-cutanées sous anesthésie gazeuse. La fréquence la plus élevée sera d’une injection tous les 2 jours, puis d'1 injection par semaine pendant 4 semaines. Ces interventions (injection) ne durent que 10 à 20 secondes et se feront sous anesthésie pour limiter le stress et la contention. Ils subiront également 4 à 6 injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse. Ces injections seront réalisées à une fréquence d'une injection par semaine et ne nécessitent que 10 à 20 secondes d'immobilisation de l'animal anesthésié. Dans certaines conditions expérimentales, des prélèvements sanguins sont prévus. Ces prélèvements seront également réalisés sous anesthésie gazeuse et ne nécessitent que 20 secondes d'immobilisation maximum de l'animal anesthésié. La fréquence maximale de prélèvement sera d'un prélèvement par semaine pendant 3 semaines.

Impact sur les animaux

Le modèle utilisé est un modèle préclinique de l'hémophilie A, des risques hémorragiques liés à l'absence du FVIII de la coagulation sont possibles en cas de blessure ou traumatisme et demandent donc une adaptation de certaines procédures. Les injections sous-cutanée, intraveineuse et prélèvement sont réalisés sous anesthésie gazeuse. L'induction d'un stress au moment de la préhension ou d'une détresse respiratoire ou difficulté de mouvement au réveil lors de l'anesthésie gazeuse est possible mais reste limitée. Une douleur induite lors des injections intraveineuse ou une inflammation au niveau des sites d'injection lors des injections sous-cutanée sont possibles

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure. Les organes lymphoïdes seront collectés pour l' évaluation de la réponse immunitaire anti FVIII ou pour des analyses ultérieures.

Remplacement

Des analyses in sillico de prédiction de peptides ont été réalisées, néanmoins, le projet fera appel à différents modèles expérimentaux chez la souris. En effet, seule une approche expérimentale in vivo permet de rendre compte de la complexité des systèmes biologiques (notamment l’induction de tolérance au FVIII). Toutefois, toute information obtenue in vivo sera immédiatement transposée à des systèmes in vitro pour analyses ultérieures.

Réduction

Le nombre de répétitions des expériences sera défini de manière rationnelle : si une expérience donne des résultats statistiquement significatifs avec une puissance appropriée, elle ne sera pas répétée, sinon elle sera répétée une à deux fois maximum. Les organes, sérum et cellules des souris euthanasiées en fin d’expérience seront conservés; ainsi, aucune expérience supplémentaire ne doit-elle être faite si des questions nouvelles surviennent. Un total maximum de 770 animaux est prévu pour ce projet.

Raffinement

Les souris seront hébergées en accord avec les lois d’éthique françaises. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation et adaptées avec le personnel de l’animalerie. Les animaux disposent de nourriture et de l’eau ad libitum. L’environnement est enrichi par ajout de nids végétaux et de tunnels en carton. Les souris seront hébergées avec un maximum de 5 souris par cage. Les animaux seront contrôlés quotidiennement pour évaluer et réduire au maximum tout risque de douleur. Les conditions de vie seront améliorées au maximum (ajout de nids végétaux et de tunnels en carton). Tout geste (injection/ prélèvement) susceptible d'entraîner une douleur/ souffrance sera réalisé sous anesthésie gazeuse. Des points limites ont été définis et les animaux malades seront soignés ou euthanasiés.

Choix des espèces

La seule alternative connue est l’utilisation d’un modèle canin hémophile. Néanmoins, la souris est la seule espèce qui permettent d’avoir un nombre d’individus de même âge suffisant, et de génotype homogène, qui permette l’obtention de résultats statistiquement fiables, et pour lequel les outils nécessaires à l’étude de la réponse immunitaire sont disponibles sans restriction. L’élevage des souris hémophiles A est homozygote. Des souris adultes, âgées de 7-12 semaines en début d’expérimentation (système immunitaire mature) seront utilisées.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 270
Souffrances
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Devenir
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 270

270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 190 d'entre elles et modéré pour 80. Le porteur leur induit trois maladies, une arthrite par injection d'anticorps anti-collagène puis de LPS, un lupus par injection de pristane suivie de recueils d'urine chaque semaine à partir de la vingtième semaine, et un choc anaphylactique après implantation sous la peau d'une sonde de température. Il décrit une inflammation aiguë des articulations avec gonflement, rougeur et "probablement douleur", une chute de la température corporelle et une atteinte rénale, tout en écrivant que "le phénotype de l'ensemble des animaux utilisés dans ce projet est non dommageable". Chaque souris subit aussi l'amputation de trois millimètres de queue pour son identification.

Objectifs

Les récepteurs d'immunoglobuline sont des acteurs clés dans un certain nombre de maladies inflammatoires, telles que les arthrites (inflammation invalidante des articulations qui devient rouges, gonflent et sont douleureuses) ou les allergies. Ces maladies représentent un problème majeur de santé publique, et dans chacune d'entre elles, l'inflammation est une étape clé initiée par les récepteurs aux immunoglobulines. Le but de notre projet est d'identifier les molécules responsables de l'inflammation exacerbée dans ces maladies, ce qui pourrait conduire au développement d'approches thérapeutiques plus spécifiques et moins coûteuses pour ajuster les traitements actuels et améliorer la prise en charge des patients souffrant de ces maladies. Plus précisément, grâce à des expériences de laboratoire n'utilisant pas de modèles animaux, nous avons identifié deux protéines qui sont de nouveaux acteurs impliqués dans la réponse inflammatoire déclenchée par les récepteurs aux immunoglobulines. Nos expériences sur des lignées cellulaires dans lesquelles nous avons inactivé ces protéines montrent qu'elles sont en effet d'excellents candidats pour moduler la réponse inflammatoire. Nous étudions actuellement la pertinence de ces deux protéines dans des maladies inflammatoires telles que l'arthrite (inflammation des articulations), le lupus (inflammation de la peau et des organes tels que les reins) et le choc anaphylactique (la forme la plus grave des allergies). En raison de la complexité des maladies que nous étudions, il n'y a pas d'autre solution que d'utiliser des modèles animaux qui développent eux-mêmes ces maladies. Nous induirons un modèle d'arthrite qui récapitule la maladie humaine en injectant des anticorps anti-collagène (un composant majeur des articulations), et un modèle de lupus en injectant une molécule qui induit l'inflammation. Le choc anaphylactique sera induit en deux étapes : une première injection d'anticorps de lapin chez la souris, qui induira des anticorps anti-lapin chez la souris. Ensuite, une seconde injection d'anticorps de lapin déclenche le choc anaphylactique qui est la plus grave forme d'allergie connue.

Bénéfices attendus

Nous avons identifié deux nouvelles protéines qui, selon nos données in vitro, semblent contrôler la réponse inflammatoire déclenchée par les récepteurs aux immunoglobulines. Sachant que la réponse inflammatoire déclenchée par les récepteurs aux immunoglobulines est à la base de la physiopathologie de maladies graves telles que l'arthrite (inflammation invalidante des articulations), le lupus (inflammation de la peau et de plusieurs organes, en principal le rein) et les allergies (dont la forme très sévère est le choc anaphylactique), la compréhension des facteurs qui contrôlent cette réponse inflammatoire est un véritable défi pour la science fondamentale et la médecine. Nous disposons de résultats obtenus in vitro, sur des lignées cellulaires, qui démontrent que ces deux nouvelles protéines sont impliquées dans ces réactions inflammatoires, mais le seul moyen d'étudier leur rôle dans le contexte complexe de la maladie est d'utiliser un modèle animal. Suite aux expériences in vivo proposées dans ce projet, sur trois modèles de maladies inflammatoires, nous aurons des preuves solides de l'implication de ces molécules dans la pathologie, et pourrons à l'avenir développer des projets visant à utiliser ces molécules comme cibles thérapeutiques dans ces maladies.

Procédures

Les souris auront un seul prélèvement de 3 mm du bout de la queue pour les identifier. En ce qui concerne l’arthrite, les souris auront le jour 1, une injection intraveineuse d’anticorps anti-Collagène dans la veine de la queue et le jour 4 une injection intrapéritonéale d’une substance inflammatoire (LPS). Aucun prélèvement sera effectué sur l’animal vivant dans l’étude de l’arthrite. En ce qui concerne le lupus, les souris auront une injection intrapéritonéale d’une substance inflammatoire (pristane) et un prélèvement des urines sera réalisé à partir de la semaine 20 tous les semaines. Pour l’étude de l’allergie grave nommée choc anaphylactique, les souris auront : le jour 1, une injection intrapéritonéale des anticorps anti-lapin ; le jour 6, un placement dans la peau d’une sonde de mesure de la température (sous anesthésie isoflurane) et le jour 7, une injection intraveineuse dans la veine de la queue des anticorps anti-lapin.

Impact sur les animaux

Le modèle d'arthrite peut provoquer une inflammation aiguë des articulations, avec gonflement, rougeur et probablement douleur. Le modèle de choc anaphylactique provoque une baisse de la température corporelle, tandis que le modèle de lupus provoque une atteinte rénale.

Devenir

La totalité des animaux seront euthanasiés. Il n'est pas possible de les réutiliser car nous avons besoin d'analyser leurs organes post-mortem (articulations, reins, organes lymphoides, sang et plasma).

Remplacement

Nous avons développé des lignées cellulaires qui sur-expriment les différentes molécules que nous allons étudier dans le cadre de l’activation des cellules par les anticorps. Ces lignées vont permettre d'étudier le rôle de ces molécules dans la régulation de l'inflammation lors de ces maladies. Cependant, pour étudier le rôle de ces molécules dans l’induction de l’inflammation dans un contexte physiologique, nous aurons besoin d'un modèle animal puisqu’aucun autre modèle (cellulaire) ne permet aujourd’hui d'évaluer le niveau de la destruction de l’articulation lors de l’arthrite ou des insuffisances rénales lors du lupus (maladie inflammatoire), ou encore, le risque vital lors d’une réaction anaphylactique (la forme la plus grave de l'allergie).

Réduction

Les études déjà réalisées au sein de notre laboratoire nous ont permis d’optimiser le nombre d’animaux minimum permettant l’exploitation de résultats statistiquement valables. Les modèle que nous allons utiliser sont : le modèle d’arthrite, le modèle de lupus (maladie inflammatoire) et le modèle d’anaphylaxie (allergie grave). Selon la littérature, le taux de mortalité dans ces modèles chez la souris est nul et le phénotype de l’ensemble des animaux utilisés dans ce projet est non dommageable.

Raffinement

Les méthodes et les mesures choisies visent à diminuer au maximum les contraintes imposées aux animaux. Les souris sont placées dans des portoirs ventilés, 5 individus par cage. La température, l'hygrométrie, la nourriture et l'eau sont contrôlées tous les jours. En plus de la litière, les cages sont enrichies avec 1 tube, des cotons et du kraft. Une anesthésie sera effectuée lors du placement en sous-cutanée de la sonde de température pour le modèle d'allergie nommé anaphylaxie et l'utilisation d'antalgiques sera systématique si l'animal présente des signes de douleur (articulations rouges, très gonflés, diminution des deéplacements) au cours de l'expérimentation dans le modèle d’arthrite. Les souris seront surveillées chaque jour. Les signes extérieurs de souffrance (perte de poids par rapport au groupe contrôle, prostration, poil hérissé) seront les critères de point limites à partir desquels nous procéderons à l'euthanasie de l'animal. Les souris sont suivies chaque jour.

Choix des espèces

La souris est un modèle pertinent pour étudier et comprendre l'évolution des maladies auto-immunes et inflammatoires chez l'homme. Pour permettre le développement et l'étude des maladies médiées par les anticorps chez la souris, nous injecterons des anticorps spécifiques dans les modèles d'arthrite et d'anaphylaxie (forme grave d'allergie). Pour le modèle de lupus (maladie inflammatoire grave) nous utilisons l'injection d'une substance pro-inflammatoire. Ces méthodes, bien établies, nous permettent d'étudier le rôle des molécules que nous avons découvert sans avoir à croiser des souris déficientes pour ces molécules avec des souris qui développent spontanément les maladies étudiées. Ce point nous semble très important pour réduire le nombre d'animaux utilisés dans ce projet. Les trois types de maladies que nous étudions se développent chez l’homme à l’âge adulte. En conséquence, les souris seront utilisées entre 2 et 4 mois, un âge qui est équivalent à l’âge adulte chez l’humain.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1602
Souffrances
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Devenir
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 1602

Pour savoir si l'alimentation modifie l'efficacité des immunothérapies anticancéreuses, 1 602 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent sous la peau des cellules tumorales alors qu'elles sont éveillées, développent une tumeur mesurée régulièrement, puis trois injections intrapéritonéales de traitement. Le porteur écrit que les groupes comptent dix-huit souris "sans recours à un test statistique pour définir ce nombre", en se fondant sur son expérience antérieure. Il indique que l'hypothèse testée, le rôle de nutriments végétaux dans la réponse immunitaire anti-tumorale, a d'abord été formulée en culture cellulaire, et affirme que le recours à la souris reste "indispensable" pour envisager une application clinique.

Objectifs

Ces dernières années, l’immunothérapie, c’est-à-dire la manipulation du système immunitaire du patient pour combattre la tumeur, a ouvert de nouvelles perspectives thérapeutiques. Cependant, seule une partie des patients répondent au traitement par immunothérapie, et de nombreux paramètres peuvent impacter l’efficacité du traitement. En particulier, les aliments peuvent avoir un impact important, en fournissant des nutriments qui peuvent agir directement sur les cellules du système immunitaire et en modifiant les bactéries de la flore intestinale. Le but de ce projet est de mieux comprendre l’effet de la nutrition dans les réponses immunitaires contre les tumeurs, et de tester des traitements permettant d’augmenter l’efficacité de l’immunothérapie via des interventions nutritionnelles.

Bénéfices attendus

Des études suggèrent que des modifications de l’alimentation pourraient apporter un bénéfice aux patients traités par immunothérapie. Cependant, l'effet sur les cellules immunitaires des tumeurs des produits dérivés de la nourriture demeure mal connu. Ce projet permettra donc d’apporter de nouvelles connaissances essentielles pour mieux comprendre l’interaction entre nourriture et cellules immunitaires, et plus particulièrement dans les réponses immunitaires anti-tumorales au cours des immunothérapies. Ces avancées seront communiquées à la communauté scientifique dès la fin du projet. A plus long terme, ce projet ouvrira la voie à de nouvelles applications thérapeutiques chez l’homme, en particulier de nouvelles stratégies pour optimiser l'efficacité des immunothérapies par point de contrôle immunitaire.

Procédures

Les expériences visant à évaluer l’effet d’un traitement sur la progression tumorale, des cellules tumorales seront injectées par voie sous-cutanée aux animaux vigiles (1 fois au cours de l’expérience, durée du geste inférieur à 20 sec). Les animaux seront ensuite traités à 3 reprises à raison d’1 fois par jour (administration des traitements par injection intrapéritonéale sur animaux vigiles, durée du geste inférieur à 10 sec), tous les 2-3 jours.

Impact sur les animaux

Les animaux greffés avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée développeront des tumeurs qui seront mesurées régulièrement. Les nuisances attendues lors de l’administration des traitements seront celles liées à l’injection intrapéritonéale. Nos résultats précédents montrent que le régime spécial utilisé n’affecte pas l’état général des animaux et ne modifie pas leur poids.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin du suivi de croissance tumorale ou pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Après des premières étapes d’analyse et de validation dans un modèle de culture in vitro, nous avons formulé l’hypothèse que des nutriments présents dans certains végétaux jouent un rôle dans les réponses immunitaires anti-tumorales. Cette hypothèse ne peut être testée que dans un modèle in vivo. Le projet doit étudier l’influence de ces nutriments sur la croissance tumorale et les réponses immunitaires anti-tumorales dans un système physiologique représentant un organisme vivant intégré et autonome tel que la souris. Cette étape est indispensable à la compréhension du processus biologique et à l’évaluation du potentiel thérapeutique de l’approche proposée dans ce projet. Aussi, malgré le développement de méthodes alternatives auxquelles le laboratoire a eu recours, l’utilisation de modèle animal reste indispensable pour pouvoir aborder la phase d’application de nos découvertes en clinique.

Réduction

Le nombre de souris par groupe est de 18 (6 par expérience, répétée 3 fois) afin que les résultats obtenus puissent être représentatifs, sans recours à un test statistique pour définir ce nombre. Dans notre expérience préalable, ces effectifs sont suffisants pour mettre en évidence des différences significatives dans des modèles expérimentaux semblables. Nous limiterons le nombre de souris utilisées en restreignant le nombre de lignées tumorales étudiées et en étudiant un seul type de thérapie pour l’analyse des mécanismes moléculaires. Dans certaines expériences, plusieurs organes seront prélevés post-mortem pour des analyses, ce qui optimise le nombre de souris utilisées.

Raffinement

Dans le cadre des greffes de tumeurs, les animaux sont surveillés quotidiennement pour l’état général, y compris le week-end lorsque cela est nécessaire. Une grille de score est mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux. Les animaux sont mis à mort dès l’atteinte d’un point limite.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en recherche thérapeutique du cancer, car la physiologie de la souris est proche de celle de l’homme. D’autre part les mécanismes immunitaires sont bien caractérisés chez la souris, ce qui en fait un modèle particulièrement adapté pour étudier les réponses immunitaires anti-tumorales. La connaissance complète du génome murin permet d’utiliser de nombreux outils bien caractérisés, ce qui sera particulièrement pertinent dans le cadre de ce projet. Les souris seront utilisées à l'âge adulte (de 5 à 7 semaines) afin que les souris aient fini leur croissance, et que les résultats ne soient pas affectés à cause de modifications dues à un âge trop avancé des animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1944
Souffrances
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Devenir
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 1944

Gavées quotidiennement et, pour une partie d'entre elles, exposées à 4 degrés pendant une semaine, 1 944 souris sont toutes tuées pour prélever leur tissu adipeux brun, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère pour 1 296 d'entre elles et modéré pour 648. Le porteur indique qu'une exposition prolongée au froid risque de provoquer une hypothermie pouvant aller jusqu'à la perte du réflexe de redressement, la prostration ou la léthargie, et qu'un gavage mal placé peut entraîner une détresse respiratoire. Il écrit par ailleurs que les souris de ce projet "ne présentent pas de phénotype dommageable", alors que 1 296 d'entre elles sont déclarées en souffrance sévère. L'objet du projet est de comprendre le rôle des monocytes dans la graisse brune, avec l'espoir déclaré d'identifier des cibles contre l'obésité et le diabète.

Objectifs

Il existe deux types de graisse corporelle (tissu adipeux) chez les mammifères : le tissu adipeux blanc et le tissu adipeux brun, dont les rôles sont différents. Le tissu adipeux blanc stocke les calories en excès sous forme de graisses et constitue la principale réserve d’énergie de l’organisme. Le tissu adipeux brun, au contraire, est spécialisé dans la dépense énergétique : il brûle les graisses et le sucre en produisant de la chaleur. Ce phénomène permet ainsi de maintenir la température corporelle lors de l’exposition au froid mais aussi de réguler la quantité de graisses et de sucre dans l’organisme. L’activation du tissu adipeux brun a donc émergé comme une stratégie thérapeutique pour lutter contre les maladies métaboliques comme l’obésité et le diabète. En plus des cellules adipeuses, le tissu adipeux contient aussi de nombreuses cellules immunitaires, dont certaines s’appellent monocytes. Ce projet a pour objectif de comprendre le rôle des monocytes présents dans les tissus adipeux et dans la régulation de son activité métabolique.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de comprendre comment les macrophages du tissu adipeux brun régulent le métabolisme énergétique. Chez l'homme l'activité du tissu adipeux brun est corrélée à un indice de masse corporelle (IMC) bas. Stimuler l'expansion et l'activité du tissu aidpeux brun pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour brûler les graisses et le sucre et lutter contre les maladies métaboliques comme l’obésité et le diabète.

Procédures

Au cours de ce projet les interventions réalisées sur animaux vigiles seront les suivantes : des gavages quotidiens pendant 4 jours (la durée de cet acte est de 20 secondes), une injection intrapéritonéale unique (environ 10secondes), 1 ou 2 prélèvements de sang espacés d’une semaine (moins d'une minute par prélèvement).

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les animaux seront soumis à des contentions afin de réaliser : une injection intrapéritonéale (moins d'une minute pour réaliser ce geste), ce qui pourrait développer une inflammation au niveau du site d'injection, des gavages au cours desquels une introduction accidentelle de liquide dans la trachée ou les poumons pourrait se produire entrainant une détresse respiratoire. De plus ceratins animaux seront hébergés dans une enceinte climatique dédiée à l'hébergement des souris et soumis à une exposition au froid (4°C, pendant une semaine maximum). Une longue exposition au froid risque d'entrainer une hypothermie. Une hypothermie sévère peut s’accompagner d’une perte du réflexe de redressement, d’une prostration ou d’une léthargie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de prélever le tissu adipeux brun dans le but de l’analyser in vitro pour répondre aux objectifs scientifiques définis.

Remplacement

Pour satisfaire au remplacement, les études in vitro seront réalisées sur des lignées cellulaires au lieu de cellules isolées à partir des animaux. Cependant, pour comprendre la diversité, l’origine et les fonctions des macrophages du tissu adipeux brun, il est indispensable de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et entre les différents types cellulaires présents dans le tissu adipeux brun.

Réduction

Pour satisfaire à la réduction, nous utiliserons pour les élevages des schémas de croisement qui permettent d’éviter la génération d’animaux inutiles. Chaque procédure sera réalisée sur un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes.

Raffinement

Pour satisfaire au raffinement, nous serons particulièrement attentifs à tout changement physique ou de comportement. Dans les différentes procédures, le suivi pondéral des souris sera également un bon indicateur de leur état général. Il est important de préciser que les souris utilisées dans ce projet ne présentent pas de phénotype dommageable. Le suivi sanitaire quotidien et nos visites régulières (au moins une fois par semaine en fonction des procédures) permettront de déceler précocement tout signe de douleur, de souffrance ou d’angoisse et d'appliquer les points limites que nous avons définis. Les animaux seront hébergés dans une pièce ou une enceinte climatique à température et hygrométrie contrôlées avec un cycle jour/nuit de 12h. Chaque cage contiendra une tige en papier, un igloo et une brique de peuplier.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser la souris car notre expertise nous permet d’avoir des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriées à cette espèce. D’autre part, la similitude de son patrimoine génétique avec celui de l’Homme nous permet, dans la mesure du possible, d’extrapoler les résultats et d’en tirer des conclusions valables pour l’Homme. De plus, nous étudions les macrophages du tissu adipeux brun et nous disposons déjà des modèles génétiques murins permettant l’expansion du tissu et la déplétion spécifique des différentes populations de macrophages. Enfin, les données in vivo de la littérature sont obtenues essentiellement sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour faire les différentes analyses biologiques. Aucune autre espèce ne peut donc être utilisée. Dans l’ensemble des procédures nous utiliserons des animaux adultes âgés de 6 semaines au minimum afin de leur laisser le temps d’atteindre leur maturité et leur maturité du système immunitaire

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 400
Souffrances
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▲ 400
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Devenir
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 400

Pour étudier le rôle d'une cytokine dans le vitiligo, 400 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélèvements. Elles reçoivent sous la peau du flanc des cellules de mélanome qui déclenchent une réaction auto-immune, puis des injections d'anticorps neutralisants, une résection chirurgicale de la greffe au douzième jour, et des séances répétées d'anesthésie gazeuse pour être pesées, mesurées et photographiées pendant plusieurs mois. Le porteur écrit que le protocole sera appliqué à un maximum de 640 souris, chiffre supérieur aux 400 déclarées dans les gravités attendues. Sur le remplacement, il indique que les cibles ont été identifiées par des travaux in vitro et in silico, et affirme que la complexité de la réponse immunitaire rend "nécessaire" le recours aux expériences in vivo.

Objectifs

Les cytokines sont des petites protéines ayant un rôle essentiel dans la régulation du système immunitaire, lors des infections ou lors de maladies auto-immunes. L'équipe est reconnue pour avoir étudié le rôle d'une cytokine produite par les cellules de l'épiderme dans différentes maladies inflammatoires de la peau. Le vitiligo est une maladie auto-immune, caractérisée par l’apparition de taches blanches sur la peau. La prévalence de cette maladie est estimée à 1 % de la population mondiale et il n'existe actuellement aucun traitement pour la guérir. En effet, le vitiligo est une maladie complexe faisant intervenir de nombreux facteurs combinés : prédisposition génétique, stress, frottements. Avec une diminution de cette cytokine dans la peau chez le patient humain, il nous parait important d’étudier la fonction des voies de signalisation de cette cytokine dans la pathogenèse du vitiligo. En utilisant des modèles, nous pourrons développer de nouvelles thérapies. Le projet utilisera les souris initialement développées dans notre laboratoire où sont inactivées les gènes de la cytokine et d’un acteur de sa voie de signalisation dans un modèle d’induction du vitiligo décrit récemment dans les publications. Ce modèle est médié par une réaction auto-immune qui induit une dépigmentation de la peau. On greffe sous la peau des cellules d'une lignée cellulaire de mélanocytes générée à partir d’un mélanome de souris, qui vont induire une réponse immune par la production de lymphocytes T tueurs. Ceux-ci étant réprimés par des lymphocytes T régulateurs (Treg) qui seront bloqués par deux injections d’anticorps neutralisants, ces cellules T tueuses pourront provoquer une réaction auto-immune dirigée contre les cellules de la peau pigmentaires entrainant la décoloration : le vitiligo. Au bout de 12 jours, on retire les cellules greffées et la peau au-dessus de cette greffe. Au bout de 1 mois, on arrive à voir les modifications des populations de lymphocytes T. Au bout de 2 mois, on peut voir la dépigmentation se mettre en place. Entre un mois et 4 mois, nous euthanasierons les souris et effectuerons les prélèvements pour analyser le développement de cette maladie et son impact sur le système immunitaire.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de mieux comprendre les phénomènes biologiques mis en place lors du développement du vitiligo, d’expliciter le rôle de la cytokine étudiée et de sa voie de signalisation et de proposer de nouvelles thérapies à cette maladie auto-immune très invalidante.

Procédures

400 souris seront anesthésiées, puis rasées et injectées en sous-cutanée sur un des flancs, avec des cellules de mélanome (durée : 6min). Au jour 4 et 10 post-greffe, ces souris vont être pesées puis injectées sans anesthésie en intrapéritonéale par des anticorps neutralisants (durée : 1min). 3 fois par semaine (lundi, mercredi et vendredi), les souris vont être anesthésiées par voie gazeuse légère pour pouvoir les peser, mesurer et photographier le développement de la greffe (durée 5x3min). Au jour 12, elles vont subir une opération sous anesthésie générale pour réséquer la greffe (durée = 15min). Puis, 2 fois par semaine, les souris vont être anesthésiées par voie gazeuse légère pour pouvoir les peser, mesurer et photographier le développement du vitiligo autour de la cicatrice et sur la queue (durée 6x 3min). Entre 1 et 4 mois, le suivi sera uniquement visuel, sans anesthésie. Après 3 mois, selon le développement des taches blanches, des photos seront prises sous anesthésie gazeuse (durée = 4x3min). La durée totale de la procédure par souris est de 68 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux développeront une masse cellulaire localisée sur le flanc, au niveau du point d’injection des cellules. Des résultats préliminaires de notre équipe démontrent que ce type de greffe n’engendre pas de métastases au niveau d’autres sites, ni de gène dans les mouvements des animaux. Nous avons déjà fait des injections intrapéritonéales d’anticorps sur d'autres modèles par le passé, et n'avons observé aucun changement de comportement de la part des animaux traités, cependant une rougeur pourrait survenir au point d'injection. La résection de la greffe se fera sous anesthésie générale profonde. Tous les animaux seront surveillés et traités selon les points limites énoncés.

Devenir

A la fin de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés pour effectuer les prélèvements qui seront analysés.

Remplacement

Les cibles (cytokines, récepteurs et cellules) étudiées dans ce projet ont été identifiées grâce à des travaux menés in vitro et in silico par notre équipe et par d'autres laboratoires. L'étude de la réponse immunitaires met en jeu plusieurs organes et réseaux complexes impliquant plusieurs types cellulaires. Cette complexité rend nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre le type d’interaction et les différentes voies de signalisation impliquées dans ces réponses immunitaires ainsi que le processus de pathogenèse du vitiligo.

Réduction

Ce protocole sera appliqué à un maximum de 640 souris. Elles seront utilisées afin de caractériser le rôle de la cytokine étudiée ainsi que des acteurs de sa voie de signalisation dans la pathogenèse du vitiligo. Nous réaliserons une expérience pilote avec un nombre limité d’animaux sauvages pour mettre en place et valider le protocole expérimental publié récemment et déterminer le meilleur moment pour faire nos analyses. Les groupes comporteront 40 souris pour avoir un effectif minimal de 24 (60% à 80% des souris traitées développent un vitiligo d’après la publication) pour obtenir, au meilleur moment choisi lors de l’étude pilote, des résultats statistiquement interprétables pour les paramètres étudiés (fréquences des Treg et des autres populations de lymphocytes T). Nous allons tout d'abord étudier 2 lignées de souris dans laquelle le gène d'intérêt est absent dans tout l'organisme, puis, si des résultats intéressants sont produits, d'étudier ensuite les lignées de souris dans laquelle les gènes étudiés sont absents dans un type cellulaire donné (les cellules dendritiques).

Raffinement

Les souris seront maintenues en groupe pour préserver les interactions sociales. La prise de photos et le suivi nécessitent une anesthésie gazeuse légère de courte durée. Les souris seront remises dans leur cage avec une courte exposition à la lampe chauffante. En plus de la surveillance journalière, le suivi de la croissance de la greffe (pesée, photos, mesure de la taille) sera réalisé 3 fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi). La chirurgie se fera sous anesthésie totale et sous antalgique, par des personnes ayant suivies la formation correspondante. La chirurgie, les médicaments utilisés et leurs doses seront validés par notre vétérinaire. Les observations faites lors des suivis permettront de situer l'état des animaux dans l'arbre décisionnel et d'appliquer ces points limites. L’arbre décisionnel mis en place pour ce projet tient compte de l’apparence physique ("Grimace Scaling"), du comportement (observation de la continuité des activités comportementales normales des animaux), de l’absence de signes d’infection aux lieux de piqures ou de traitements, du développement de la greffe qui ne doivent pas être invalidantes pour nos animaux. Ces critères sont assortis de points limites ou points d’arrêt, définis pour éviter des douleurs entrainant un changement dans les comportements des animaux et des blessures qui impactent nos résultats : prostration, taille maximale de la greffe, signe d’infection au point d’injection, nécrose, saignement.

Choix des espèces

La réponse immunitaire dans le contexte du vitiligo met en jeu différents organes comme la peau, les ganglions lymphatiques, le thymus, rendant nécessaire l'utilisation d'expériences in vivo pour comprendre cette réponse.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 496
Souffrances
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▲ 304
▲ 192
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Devenir
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 496

Pour savoir si une protéine visée par des traitements anticancéreux modifie la migration des cellules immunitaires, 496 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. 400 d'entre elles subissent un prélèvement de la queue sous anesthésie pour le génotypage, 96 reçoivent une peinture fluorescente à l'aine et 96 une injection dans le coussinet plantaire avant la mise à mort et le prélèvement des ganglions. Le porteur précise que les animaux maintenus en élevage échappent à cette mise à mort, les autres étant tués à la fin des trois procédures. Il indique n'attendre aucun effet indésirable de la délétion génétique, reconnaît que manipulations et pesées sont des sources d'angoisse, et qualifie le modèle murin d'"incontournable".

Objectifs

Ce projet vise à déterminer le rôle d’une protéine cible des cellules cancéreuse, PTK7 chez les cellules immunitaires en utilisant un modèle de souris in vivo. Cette protéine a largement été étudiée chez l’homme dans les tissus normaux et cancéreux. Elle est importante pour le développement embryonnaire ainsi que pour le maintien de l’homéostasie des adultes. Sa présence, augmentée dans les cancers est de mauvais pronostic, ce qui fait de PTK7 une cible thérapeutique dans plusieurs essais cliniques. Récemment, PTK7 a été observé dans certaines cellules du système immunitaire : les cellules dendritiques. Cependant, le rôle de cette protéine dans ces cellules et l’impact que pourrait générer les thérapies visant PTK7 dans les cancers reste inconnu. Afin d'étudier ce rôle et dans l’impossibilité d’accéder à des échantillons issus de prélèvements invasifs chez l'homme, l’utilisation d’un modèle animal est cruciale pour répondre à nos questions scientifiques. Nous allons développer un modèle unique de souris dans lequel la protéine PTK7 est éliminée des cellules dendritiques. Nous allons plus spécifiquement étudier l’impact de la perte de PTK7 dans la migration de ces cellules, la migration étant essentielle pour déclencher une réponse immunitaire anti-cancéreuse.

Bénéfices attendus

Cette étude nous permettra d'établir pour la première fois si la perte de la protéine PTK7 à la surface des cellules dendritiques altère leurs capacités migratoires in vivo et ainsi de mieux comprendre la biologie de ces cellules et l’impact que les thérapies ciblant PTK7 pourrait avoir dans la réponse anti-cancéreuse. Elle pourrait permettre d’anticiper d’éventuels effets secondaires des thérapies ciblant PTK7 dans le cancer.

Procédures

Les animaux en élevage seront soumis, sous anesthésie gazeuse, au prélèvement d’une biopsie caudale afin de réaliser le génotypage, cela concernera 400 animaux. Dans les expériences de migration des cellules dendritiques, une solution de peinture fluorescente sera appliquée au niveau de l’aine des souris sous anesthésie gazeuse, elles seront ensuite surveillées quotidiennement jusqu’aux prélèvements des ganglions et de la peau après mise à mort par les procédures règlementaires, cela concernera 96 animaux issus de l’élevage. Dans les expériences de migration par compétition, un mélange de cellules dendritiques dans un volume faible sera injecté dans le coussinet plantaire d’une seule patte arrière des souris sous anesthésie gazeuse suivie d’une analgésie préventive, elles seront ensuite surveillées 2 et 4 heures après l'injection jusqu’aux prélèvements des ganglions après mise à mort par les procédures règlementaires 14 heures après. Cela concernera 96 animaux. Les différentes interventions ne sont pas invasives et dureront chacune 1 à 2 minutes.

Impact sur les animaux

Les souris qui vont être utilisées dans ce projet portent une délétion du gène PTK7 restreinte à une sous population de cellules immunitaires. Nous n’attendons pas de phénotype avec des effets indésirables chez les animaux issus de ces croisements. L'anesthésie, le prélèvement pour génotypage et les administrations de réactifs constitueront une nuisance pour les animaux. De même, les manipulations et pesées seront des sources d'angoisse.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des 3 procédures pour prélèvement à l’exception des animaux en élevage.

Remplacement

Ce projet vise à évaluer l’impact de la protéine PTK7 dans la migration de cellules immunitaires in vivo, ce qui n’est pas faisable chez l’Homme. Les techniques de migration in vitro existent mais elles ne remplacent pas le contexte physiologique c’est-à-dire la migration des cellules immunitaires à travers les vaisseaux lymphatiques. Par sa similarité avec le système immunitaire humain et sa manipulation génétique, l’utilisation du modèle murin reste incontournable.

Réduction

Afin d'éviter l'utilisation d’un grand nombre de souris, nous avons mis en place un modèle in vitro de culture de cellules dendritiques dérivées de moelle osseuse. Ce modèle a l'avantage de générer des millions de cellules dendritiques à partir d'une seule souris contrairement au modèle ex vivo où nous en obtenons 100 fois moins. Nous avons confirmé que la protéine PTK7 est bien exprimée par les cellules dendritiques issues de ces cultures, nous pourrons donc les utiliser et ainsi réduire l'utilisation de cellules isolées ex vivo provenant des souris.

Raffinement

Afin d’améliorer le cadre de vie des animaux, les besoins physiologiques seront respectés (nourriture et eau ad libitum). Les animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; éclairage artificiel : 12h jour / 12h nuit). Nous optimiserons les conditions d’hébergement des animaux par la présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compactés, lanières de papier et/ou coton) et par leur maintien en groupes de 3 à 5 afin d’éviter le stress de l’isolement. Les procédures expérimentales d’induction de l’inflammation et d’injection sous-cutanée dans les coussinets seront réalisées sous anesthésie, une analgésie et un suivi seront mis en place. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée à mener en fonction d’une grille de score du bien-être.

Choix des espèces

La protéine tyrosine kinase PTK7 et son rôle dans le développement embryonnaire et dans les cancers (sein, colon et poumon) ont été largement étudiés chez les cellules normales et cancéreuses. PTK7 a été observé dans les cellules dendritiques présentatrices d’antigènes du système immunitaire mais son rôle reste complétement inconnu. Le modèle de souris déficientes en PTK7 et conditionné aux cellules dendritiques nous permettra d'étudier in vivo l’impact de la perte de PTK7 dans la migration, une des fonctions principales de ces cellules. Le système immunitaire est présent uniquement chez les vertébrés et en particulier, les cellules dendritiques humaines et murines sont équivalentes. La taille, la rapidité du cycle de reproduction et la génétique font aussi que la souris est l’espèce la plus appropriée pour notre étude. Les animaux utilisés dans ce projet seront des animaux de la naissance à l'âge adulte pour l'évaluation et le maintien de la lignée puis à l’âge adulte (8-12 semaines) car le système immunitaire est mature à cet âge.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 150
Souffrances
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▲ 75
▲ 75
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Devenir
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 150

Pour étudier l'effet d'une carence en fer sur la réponse immunitaire, 150 souris sont utilisées, toutes tuées à l'issue, 75 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 75 d'un niveau modéré. Soixante-quinze reçoivent un régime pauvre en fer pendant 8 à 12 semaines, avec des effets que le porteur rapproche de la dénutrition : arrêt de la croissance, perte de poids, fatigabilité, perte de poils, sensibilité accrue aux infections. Une ponction dans la veine mandibulaire est pratiquée sous anesthésie sur 75 animaux. Le porteur affirme qu'aucun modèle ne remplace l'animal pour obtenir une carence sans anémie comparable à celle observée chez l'humain, et annonce la congélation des organes non utilisés pour des expériences ultérieures.

Objectifs

La carence martiale, aussi appelée carence en fer, est une condition médicale caractérisée par un manque de fer dans le corps. Le fer est un élément essentiel à la production de l'hémoglobine, une protéine présente dans les globules rouges qui transporte l'oxygène dans tout le corps. Lorsqu'il y a une insuffisance de fer, la capacité du sang à transporter l'oxygène est réduite, ce qui peut entraîner une fatigue, une faiblesse et d'autres symptômes liés à un apport insuffisant en oxygène dans les tissus du corps. La carence martiale est très fréquente dans la population générale et notamment en contexte péri-opératoire (40 à 50%). Elle est associée à une morbidité et une mortalité péri-opératoire importantes, indépendamment de la présence d’une anémie associée. Elle pourrait également être associée à un taux d’infections post-opératoires plus important. Cependant, la physiopathologie de l’augmentation du risque infectieux en cas de carence martiale n’a pas encore été mise en évidence. Ce projet de recherche s’intéresse donc à étudier l’impact de la carence martiale sur la réponse immunitaire cellulaire et humorale. Notre objectif est d’explorer la réponse immunitaire dans un modèle de carence martiale sans anémie. Les résultats pourraient permettre de mieux comprendre l’impact du métabolisme du fer et notamment de la carence en fer sur l’immunité cellulaire notamment au niveau des cellules appelées « macrophages ». Deux modalités du modèle de carence martiale sans anémie seront étudiées : une carence « courte » de 8 semaines et une carence « longue » de 12 semaines. L’hypothèse est que l’impact sur le système immunitaire pourrait-être plus important dans le groupe carence « longue ». Ces résultats viendront compléter ceux déjà obtenus par notre équipe avec un modèle murin d’infection chez des souris carencées en fer. S'il y a une différence, il pourra être intéressant de regarder si la supplémentation permet de restaurer les fonctions immunitaires. De plus, si les résultats obtenus sont en faveur d’une altération des fonctions immunitaires de l’organisme chez les individus carencés en fer, cela aboutira à des projets de recherche clinique sur l’homme afin de vérifier que la carence martiale altère également la réponse immunitaire en contexte clinique et d’évaluer l’intérêt de sa correction.

Bénéfices attendus

Ces résultats viendront compléter ceux déjà obtenus sur notre modèle murin de sepsis chez des animaux carencés en fer non anémiés précédemment décrit. S'il y a une différence, il pourra être intéressant de regarder si la supplémentation permet de restaurer les fonctions immunitaires. De plus, si les résultats obtenus sont en faveur d’une diminution de la défense immunitaire de l’organisme chez les individus carencés, cette étude pourra se poursuivre sur le modèle de carence « longue » plus pertinent avant d’envisager des projets de recherche clinique étudiant l’impact de la carence martiale chez l’homme et l’intérêt de sa correction.L’ensemble des organes non utilisés en post -mortem immédiat seront congelés, notamment les poumons, pour des expérimentations ultérieures.

Procédures

1) Régime pauvre en fer : 8 à 12 semaines, 75 animaux concernés 2) Ponction mandibulaire : sous anesthésie, durée de 5-10 min, une fois sur 75 animaux

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus pour le régime pauvre en fer seront apparentés à ceux retrouver lors d’un état de dénutrition : diminution de la croissance, absence de prise de poids, perte de poids, fatigabilité plus importante de l’animal qu’un sujet non carencé, perte de poils, susceptibilité aux infections. Les effets indésirables attenus pour la ponction veineux mandibulaire pouvant survenir seront des douleurs post-procédures pour lesquelles une analgésie adéquate pourra être administrée, un défaut de cicatrisation.

Devenir

Les procédures de ponction veineux mandibulaire et de régime carencé ne necessiteront pas la mise à mort de l’animal. Les animaux seront hébergés dans des cages enrichies aux normes suivant leur âge et leur poids. Les animaux sont surveillés quotidiennement par le personnel . La mise à mort concernera tous les individus à la fin de la procédure expérimentale . Les prélèvements d’organes et sanguins se feront immédiatement après la mise à mort de l'animal.

Remplacement

Nous ne pouvons nous affranchir de l’utilisation d’animaux pour ce projet qui a comme objectif d’évaluer le retentissement de la carence martiale indépendamment de l’anémie sur l’immunité. Il nécessite donc d’obtenir un modèle de carence martiale sans anémie aisément reproductible et comparable à la carence martiale sans anémie observée chez l’homme. Un animal est nécessaire pour obtenir ce modèle et la souris est un bon animal pour obtenir aisément ce modèle qui a déjà été décrit ; et réaliser des prélèvements biologiques. Les procédures expérimentales à réaliser dans notre projet ne peuvent pas être réalisées sans l’utilisation d’animaux vivants puisqu’elles font appel à des prélèvements biologiques et des biopsies d’organes.

Réduction

Devant le bon déroulement de la cytométrie et sa reproductibilité une série de 150 animaux est donc nécessaire pour mener à bien ces analyses et pouvoir en interpréter les résultats. Ce nombre de sujet nécessaire a été calculé selon epiR 1.0.4 basé sur des données préliminaires. Pour une puissance de 80% et un risque de première espèce de 5% dans le cadre d’un test unilatéral.

Raffinement

Les souris auront libre-accès à l’eau et à une alimentation adaptée. Toutes les cages seront munies d’une cachette et leur milieu sera enrichi. Une grille d’évaluation pour la surveillance des points limite a été établie. La ponction mandibulaire sera réalisée sous anesthésie générale. La mise à mort des animaux se fera en dehors des locaux d’hébergement. Les animaux anesthésiéssédatés seront surveillés étroitement à l’aide de leur fréquence respiratoire, de leur mécanique ventilatoire, la température sera monitorée et ils seront réchauffés à l’aide d’un tapis chauffant puis dans une enceinte chauffée pendant une à deux heures, jusqu’à leur récupération totale.

Choix des espèces

La souris, notamment C57BL/6J, est un animal largement étudié et utilisé comme modèle d’étude de pathologies humaines. Elle présente de nombreux avantages tels qu’une courte durée de vie, un coût modeste et de nombreuses similitudes avec l’homme. Par ailleurs, la souris C57BL/6J est un animal déjà utilisé dans des études expérimentales explorant le métabolisme du fer, un modèle de carence martiale sans anémie, ainsi que pour l’utilisation d’un traitement martial. Les souris seront âgées de 16 à 22 semaines (adultes) afin d’éviter les effets liés au changements hormonaux et à la période de croissance. Par ailleurs, le métabolisme du fer a déjà été étudié chez des souris de cet âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Macaques à longue queue : 163
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 163
▲ -
Devenir
 -
 -
 94
 69

Une partie réutilisée dans d'autres protocoles, 163 macaques à longue queue sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré : les 69 chez qui une polyarthrite rhumatoïde est induite seront tués pour des analyses après leur mort, les 94 autres, contrôles ou sans symptômes, seront réaffectés après avis vétérinaire. Le porteur décrit une maladie provoquée qui détruit les cartilages et bloque les articulations, avec douleur, gonflement, perte de mobilité et perte de poids. Chaque animal subit quinze anesthésies, quinze prélèvements sanguins, trois biopsies ganglionnaires et des séances d'imagerie pouvant durer jusqu'à trois heures. Le porteur indique que de nombreux tests sont réalisés in vitro avant de passer au primate non-humain, sans que la dynamique des cellules immunitaires à l'échelle du corps entier puisse selon lui s'étudier autrement.

Objectifs

En France, 5 millions de personnes sont touchées par des maladies auto-immunes (comme le diabète de type 1, ou la polyarthrite rhumatoïde). Elles sont dues à un dérèglement du système immunitaire. Ce dysfonctionnement peut se traduire par la production d’anticorps dirigés contre les propres cellules du malade ou par une atteinte et une inflammation des organes touchés. Certaines d’entre elles évoluent en maladies inflammatoires chroniques (comme la polyarthrite rhumatoïde). Le domaine de l'imagerie médicale avec la Tomographie à Emission de Positons (TEP), l’imagerie par résonance magnétique et l’imagerie optique est en plein essor. Cependant son application à la mesure et à la surveillance du suivi de l'état immunitaire des patients en est encore à ses débuts. Le développement d’outils, comme des immuno-traceurs, permettrait de visualiser directement in vivo certaines populations cellulaires spécifiques du système immunitaire et de pouvoir le suivre au cours du temps en conditions saines ou pathologiques. Ceci permettrait de caractériser la réponse immunitaire survenant lors de pathologies d’intérêt. Le développement de traceurs pour l’imagerie contribuera à une approche personnalisée de prise en charge de ces pathologies. Ainsi, le développement et l’évaluation de l’efficacité de molécules thérapeutiques sera simplifié. Ce projet a ainsi pour but de développer des approches en imagerie pour mieux caractériser les processus inflammatoires dans un modèle de polyarthrite rhumatoïde et par la suite de pouvoir disposer d’outils permettant de tester l’efficacité thérapeutique de nouvelles immunothérapies. Cette maladie auto-immune se manifeste par une inflammation chronique des articulations conduisant à la destruction de certaines d’elles. Il serait donc pertinent de pouvoir visualiser, par imagerie immuno-TEP, les cellules impliquées dans l’inflammation. Cette application d’imagerie in vivo est la combinaison de modalité d’imagerie TEP avec l’injection de radiotraceurs à base d’anticorps ou dérivés d’anticorps ayant une grande spécificité pour leur cible. Localement, la microscopie optique permettra de visualiser les recrutements cellulaires au niveau des articulations inflammées. Ces données d’imagerie permettront de mieux comprendre et de prédire la réponse immune à l’inflammation et par conséquent d’élaborer des immunothérapies ciblées plus efficaces. Ce projet se déroulera par études successives afin de réduire au maximum le nombre d’animaux impliqués.

Bénéfices attendus

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune se manifestant notamment par un dérèglement des cellules immunitaires de la première ligne de défense de l’organisme déclenchant à elles seules une inflammation chronique qui conduit à la destruction de certaines articulations. Il est donc important de visualiser, par imagerie TEP, de manière préventive les cellules impliquées dans l’inflammation. Par conséquent, le bénéfice de ce projet est de disposer d’outils, comme des immuno-traceurs, permettant de cibler et visualiser les cellules du système immunitaire dans un contexte inflammatoire de manière minimalement invasive. De cette manière et dans le but ultime de mieux comprendre et prédire la réponse immune à l’inflammation et par la suite d’élaborer des immunothérapies ciblées plus efficaces. Actuellement, les traitements utilisés sont adaptés à chaque personne selon l’importance de la pathologie, l’efficacité et tolérance des personnes face aux médicaments. Il existe des traitements antirhumatismaux de fond qui agissent directement sur la maladie. Malheureusement, ces traitements sont insuffisants pour certains patients. De ce fait, les immunothérapies cherchent à moduler plus précisément la réponse immunitaire et inflammatoire pour éviter son dérèglement. Ainsi, cette thérapie contribue à rétablir l’équilibre dans l’organisme en tenant compte de ses mécanismes naturels.

Procédures

- Anesthésie générale (15 anesthésies, durée 30min) pour les prélèvements et observations cliniques (température, poids…) - Prélèvement de sang pendant 6 semaines (15 prélèvements). Un prélèvement de sang prend environ 2 minutes par animal. - Biopsie ganglionnaire : 3 biopsies lors de l’études espacées d’au moins deux semaines - Imagerie TEP sur corps entier (4 séquences). Les séquences d’imagerie effectuées sur animaux anesthésiés pourront durée jusqu’à 3h. - Imagerie Bi-photon sur les articulations distales (2 séquences). Les séquences d’imagerie pourront durer jusqu’à 2h

Impact sur les animaux

La polyarthrite rhumatoïde est une affection inflammatoire chronique qui touche principalement les articulations distales de la main et du pied. Sa progression mène à une destruction des cartilages articulaires et une ankylose (diminution voire impossibilité de mouvement) des articulations. Cela se traduit cliniquement par de la douleur, un gonflement articulaire, une perte de mobilité, une perte de poids, qui peuvent être source de stress chez l’animal. D’un point de vue biologique, la polyarthrite rhumatoïde peut entraîner une anémie, une neutropénie, une éosinophilie ou encore une thrombopénie. Ainsi que les anesthésies nécessaires aux prélèvements de suivi de la pathologie et aux examens d’imagerie peuvent provoquer une légère perte de poids et un stress transitoire chez les animaux.

Devenir

L’ensemble des animaux ayant développés une arthrite rhumatoïde seront euthanasiés en fin d’étude pour des analyses post-mortem. Ces analyses permettront d’identifier les cellules immunitaires présentes dans les articulations inflammées et de pouvoir les corréler aux résultats d’imageries in vivo réalisés précédemment. Les animaux contrôles ou ne présentant pas de symptômes seront réutilisés dans d’autres protocoles après évaluation favorable par le vétérinaire.

Remplacement

L’objectif de ce projet est de développer de nouvelles stratégies d’imagerie, transposables directement chez l’homme, permettant de détecter spécifiquement des cellules immunitaires spécifiques dans le contexte du modèle de pathologies auto-immunes. Ainsi, les radiotraceurs mis en œuvre et testés permettront d’évaluer la distribution et dynamique de certains acteurs de la réponse immunitaire à l’échelle de l’organisme entier et à l’échelle cellulaire au niveau des sites d’inflammation dans un modèle de maladie inflammatoire chronique, la polyarthrite rhumatoïde. L’impact de molécules thérapeutiques sur cette réponse avant leur utilisation chez l’homme sera aussi évalué. Ces analyses nécessitent un modèle expérimental permettant d’étudier les différentes composantes des réponses immunitaires (humorale et cellulaire) ainsi que le changement induit par un traitement. A ce jour, la distribution et la dynamique des cellules immunitaires au niveau du corps entier ne peuvent pas être étudiés in vitro. Néanmoins, un grand nombre de tests (toxicité, criblage…) seront réalisés in vitro avant de le tester sur le modèle primate non humain.

Réduction

Pour mettre en place ce modèle d’arthrite rhumatoïde chez le macaque Cynomolgus et de permettre de tester des molécules thérapeutiques, nous nous baserons, dans la mesure du possible, sur les modèles déjà décrit dans la littérature afin de maximiser nos chances de réussites. Nous commencerons sur des groupes de 3 animaux. Le nombre d’animaux pourra être réduit, dans la procédure 1, si les premiers schémas d’induction de polyarthrite rhumatoïde sont satisfaisants. Concernant les tests statistiques, le nombre d’animaux retenu par groupe a été limité au minimum permettant une comparaison des résultats obtenus par l’utilisation de tests statistiques non paramétriques pour comparer les groupes entre eux.

Raffinement

L’ensemble des procédures sera effectué sur des animaux anesthésiés. Nous serons cependant très vigilants lorsque nous mettrons en place le modèle et ferons des analyses d’indicateurs réguliers en utilisant des grilles de score (la fréquence des observations augmentera pendant la phase aigüe). De plus, nous possédons, par exemple, un système d’alerte automatique via notre base de données en cas de perte de poids supérieure à 10% en 15 jours, des numérations formules sanguines anormales ou bien atteinte de critère d’arrêt spécifique au projet. Lors de la mise en place du modèle, un vétérinaire examinera lui-même les animaux régulièrement (en fonction de l’apparition des symptômes) afin d’anticiper une détérioration trop importante de la santé de l’animal et, au besoin, pouvoir procéder à une euthanasie en cas d’atteinte des points limites. Les animaux seront surveillés quotidiennement et plusieurs grilles de score permettant d’évaluer l’état clinique d’avancement de la pathologie, le comportement et la douleur de l’animal seront mises en place. De plus, une analgésie sera instaurée en fonction de l’état clinique de l’animal, ou même en amont pour prévenir un phénomène douloureux. Enfin, ce projet ne nécessite pas de mise en hébergement en individuel, ainsi les liens sociaux seront conservés dans les groupes.

Choix des espèces

Le macaque Cynomolgus est retenu pour ce projet pour plusieurs raisons : - La réponse immunitaire similaire à celle de l’homme, et évaluation de la réponse immune possible dans les tissus. - Les réponses aux vaccins et aux traitements dans cette espèce sont semblables à celles observées chez l’homme - Ils ont déjà fait l’objet de publications scientifiques en tant que modèles de polyarthrite rhumatoïde Les animaux utilisés seront au stade de développement adulte (à partir de 3 ans) car ils ont un système immunitaire mature. Le système immunitaire évolue en fonction du stade de développement et de l’âge des animaux. Les candidats radiotraceurs ou candidats traitements étudiés pourront faire l’objet d’essais cliniques chez l’adulte, il est donc nécessaire de réaliser ces études chez un animal au système immunitaire « mature ».

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 7648
Souffrances
▲ -
▲ 6880
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▲ 768
Devenir
 -
 -
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 7648

Pour comprendre l'immunodépression qui suit une infection sévère, 7 648 souris sont utilisées, toutes tuées pour prélever des organes vitaux, 6 880 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 768 d'un niveau sévère. Une partie subit une péritonite provoquée par perforation du tube digestif sous anesthésie, une autre reçoit l'injection d'un composant bactérien sur animal vigile, puis des injections d'inhibiteurs chaque jour pendant six jours jusqu'à la mise à mort. Le porteur indique que la péritonite peut provoquer douleurs, perte de poids et réduction de la mobilité, et prévoit une mise à mort anticipée en cas d'inconfort trop important. Il juge l'étude sur "animal entier" indispensable et rappelle que des médicaments inhibant cette voie sont déjà utilisés en clinique dans d'autres indications, ce qui rend selon lui la perspective thérapeutique "très concrète".

Objectifs

Chez les patients de réanimation présentant une infection sévère, des altérations de la réponse immunitaire se développent, responsables de la majorité des décès. Les mécanismes à l’origine de ces dysfonctionnements des cellules du système immunitaire restent mal connus. L’activation d’une voie particulière de l’inflammation pourrait participer à ce phénomène. Les souris présentant une infection sévère ont une activation de cette voie, en association avec des altérations du système immunitaire. Au cours de ce projet, nous allons étudier plus précisément le rôle respectif des différents composants de cette voie en utilisant d’une part des souris génétiquement modifiées capables ou non d’activer cette voie de l’inflammation et d’autre part des inhibiteurs de cette voie. Nous utiliserons un modèle murin d’infection sévère par péritonite ou par injection d’un composant bactérien. Nous étudierons les altérations immunitaires présentées par ces souris dans différents organes (rate, moelle osseuse, sang, péritoine, poumon).

Bénéfices attendus

Les infection sévères sont des pathologies fréquentes qui peuvent causer de nombreuses maladies et décès. Le pronostic des patients développant ces infections sévères est principalement grevé par le développement d’altérations de la réponse immunitaire à l’origine à moyen terme d’infections secondaires contractées à l’hôpital et à long terme du développement de maladies cardiovasculaires et de cancers. Une meilleure compréhension des mécanismes de ces altérations est jugée nécessaire par l’Organisation Mondiale de la Santé pour progresser dans la prise en charge de cette pathologie. En focalisant les efforts sur une voie majeure de réponse à l’infection et en particulier sur ses différents composants, cela permettra de générer des pistes pour de nouvelles approches thérapeutiques susceptibles d’améliorer le devenir de ces patients. L’existence de médicaments capables d’inhiber cette voie utilisés en pratique clinique et bien tolérés dans d’autres indications rend cette perspective très concrète. Ces stratégies thérapeutiques innovantes auraient un effet préventif des conséquences à moyen et long terme de ces infections sévères.

Procédures

L’étude des modifications génétiques des souris sera réalisée grâce à une biopsie de l’oreille. Le projet s’appuie sur 2 modèles d’infections chez la souris. Le premier modèle est une infection au niveau abdominal (péritonite) créée par perforation du tube digestif (durée de la procédure : 5 minutes) sous anesthésie générale. Cette intervention est réalisée une seule fois en début de procédure, à J0. Le deuxième modèle consiste en l’injection d’un composant bactérien (injection sur 10 secondes) sur animal vigile. Cette injection est réalisée une seule fois en début de procédure à J0. L’injection des différents inhibiteurs d’une voie de réponse à l’infection sera réalisée au maximum une seule fois par jour pendant 6 jours, jusqu’à mise à mort de l’animal (De J1 à J6 injection sur 10 secondes) sur animal vigile. Les prélèvements sanguins seront réalisés exclusivement sous anesthésie générale le jour de la mise à mort (10 secondes) et les différents autres prélèvements en post-mortem.

Impact sur les animaux

La péritonite peut être à l’origine de douleurs, d’une perte de poids et d’une réduction de la mobilité. Il existe également une douleur au point d’injection lors de l’injection d’anesthésique. L’injection du composant bactérien est à l’origine d’une perte de poids, d’une douleur au point d’injection lors de l’injection et d’une réduction de l’activité et de la mobilité. L’injection d’inhibiteurs de cette voie de l’inflammation génère une douleur au point d’injection lors de l’injection. L’étude des modifications génétiques des souris sera réalisée grâce à une biopsie de l’oreille. Cette biopsie est à l’origine d’une douleur légère de courte durée.

Devenir

Une mise à mort sera réalisée à l’issue des procédures du fait du prélèvement nécessaire d’organes vitaux (poumon par exemple) ne permettant pas d’envisager une autre issue.

Remplacement

Un modèle utilisant uniquement des cellules isolées ou l’utilisation d’outils informatiques ne pourraient refléter toute la complexité de la réponse du système immunitaire contre les infections sévères et les relations entre les cellules de l’immunité. L’étude sur un animal entier est donc indispensable et nous utiliserons 2 modèles d’infection bien validés dans d’autres études et qui reproduisent la réponse anti-infectieuse décrite chez l’homme.

Réduction

Le calcul du nombre d’animaux par groupe a été réalisé afin de pouvoir mettre en évidence des différences significatives entre les groupes. Au cours de chaque expérience, de multiples analyses utilisant des techniques différentes seront réalisées sur les différents prélèvements afin de minimiser le nombre de souris utilisé.

Raffinement

Afin de limiter la souffrance des animaux et d'assurer leur bien-être, une prise en charge de la douleur (anesthésie générale lors de l'intervention, administration d’antalgiques) et une prise en charge de la déshydratation seront réalisées. A l'issue de la chirurgie, les souris seront replacées dans leurs cages avec un aménagement spécifique pour garantir leur confort. La cage sera placée dans une armoire chauffante. Une surveillance quotidienne avec pesée des souris et grille d’évaluation spécifique sera effectuée jusqu'à mise à mort. En cas de douleur ou d’inconfort trop important, une mise à mort anticipée des souris sera réalisée.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux les plus utilisés en immunologie avec un large choix de solutions techniques dédiées disponibles commercialement et des modèles génétiquement modifiés sont d’ores et déjà disponibles. Il s'agit de jeunes adultes (8-12 semaines) dont le système immunitaire est à maturité.