Système urogénital

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Moutons : 400
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400 brebis vont être utilisées, maintenues en élevage et réutilisées pour d'autres expériences, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit des injections d'une hormone provoquant l'avortement et des prises de sang, l'ensemble répété deux à trois fois par an. Le porteur indique que l'induction de l'avortement peut déclencher des contractions utérines douloureuses, et que l'hormone peut accélérer le rythme cardiaque et respiratoire. Ces avortements répétés servent à mettre au point un gel contraceptif destiné aux femmes, présenté comme une alternative "révolutionnaire" aux méthodes hormonales, la gestation des brebis n'étant pas utile au projet.

Objectifs

L’objet de cette demande est d’obtenir l’autorisation d’utiliser une hormone pour obtenir un avortement précoce en cas de gestation chez la brebis, et ceci de façon répétée. Cette procédure sera utilisée dans un projet dont l'objectif est de développer un gel contraceptif d’origine naturelle (non hormonal) à destination des femmes, comme alternative aux méthodes hormonales existantes. En effet, celles-ci provoquent des effets secondaires et/ou de l'inconfort, tels que prise de poids, diminution de la libido, augmentation du risque de maladies cardiovasculaires et de dépression. Malheureusement, les contraceptifs non hormonaux existants sont souvent peu pratiques. Ce projet propose donc de développer in vitro, puis de tester in vivo chez la brebis, un gel à déposer au niveau du col de l’utérus, qui formerait un bouchon empéchant le passage des spermatozoïdes. Le test de l'efficacité du gel est basé sur l'évaluation du passage ou non des spermatozoïdes dans le col de l’utérus de la brebis, dont une preuve effective est la fécondation. La gestation n’est pas nécessaire au projet, d’où la demande de pouvoir procéder à des avortements précoces.

Bénéfices attendus

Le gel contraceptif développé dans le premier projet est présenté comme une alternative révolutionnaire aux méthodes actuellement existantes : hormonales (avec tous les effets secondaires connus), non hormonales (qui présentent elles aussi des inconvénients), et les méthodes dites non-techniques (qui ont une efficacité relative). Ce gel est en effet très efficace (100% d’efficacité in vitro annoncée), sans hormones, peu invasif et très pratique d’utilisation. Il représente donc une solution de choix pour les millions de femmes qui ne peuvent et ne veulent pas utiliser d’hormones.

Procédures

Les animaux seront soumis à une injection lors du traitement de synchronisation, deux injections de l'hormone abortive par voie intra-musculaire, ainsi que trois prises de sang à la veine jugulaire. Ceci répété 2 à 3 fois. Chaque intervention dure moins de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont les suivantes : douleur et hématome possible après les prises de sang, douleur causée par les injections de PMSG (synchronisation), de cloprostenol, par voie intramusculaire, répétées 2 à 3 fois dans l’année. Un stress peut être également occasionné par la contention nécessaire lors des injections et prises de sang. L’induction de l’avortement peut déclencher des contractions utérines douloureuses. Le cloprosténol peut provoquer des effets liés à l'activité de la prostaglandine F2α dans les muscles lisses, tels qu'une augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire et une gêne abdominale. Si malgré toutes nos précautions une rétention placentaire devait arriver, les animaux pourraient souffrir de fièvre, abattement, respiration plus rapide.

Devenir

Tous les animaux resteront dans l'élevage et pourront être réutilisés pour des expérimentations futures.

Remplacement

L’étude de l’efficacité d’un produit destiné à l’usage chez l’Homme doit d’abord se faire sur animaux, lorsque cela est éthiquement admissible. Dans notre cas, l’efficacité du gel a été évaluée in vitro. Elle doit maintenant être confirmée in vivo, avant de pouvoir démarrer une phase d’essai chez la femme. L’étude du passage des spermatozoïdes à travers le col de l’utérus n’est pas permise par des modèles in vitro et requiert des animaux pour l’étudier dans toute sa complexité.

Réduction

Sur la base d’une utilisation de 2 traitements par brebis, l’utilisation de l'hormone permet de diviser par 2 le nombre d’animaux nécessaires. Ainsi, la réalisation de 800 inséminations et donc une information sur 800 fécondations potentielles, pourra être obtenue avec seulement 400 animaux. De plus, le traitement évite de mener des gestations non nécessaires à terme et donc la procréation d’animaux non nécessaires.

Raffinement

Les brebis resteront dans leur troupeau tout au long du projet, et seront traitées sur le site d’élevage, par des opérateurs expérimentés. Un renforcement positif alimentaire sera mis en place après chaque manipulation. Les animaux seront habituées aux manipulations avant le démarrage de l'expérimentation. Les cous des brebis seront tondus afin que la veine jugulaire soit plus accessible, et éviter les hématomes. Une crème décongestionnante sera appliquée après le prélèvement. Si une infection utérine devait advenir, des antibiotiques et antiinflammatoires seraient administrés (points limites attendus : fièvre, abattement, respiration accélérée). De même, si l’avortement induit devait déclencher des contractions utérines douloureuses, un antiinflammatoire non stéroïdien serait administré (point limites attendus : abattement, voire anorexie en cas de douleur importante).

Choix des espèces

La brebis est un bon modèle pour étudier la viscosité du mucus cervical, et le passage des spermatozoïdes à travers le col utérin. Brebis adultes matures sexuellement, dans un état physiologique permettant une fécondation.

  • Recherche fondamentale
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Souris : 788
Souffrances
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788 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Des femelles gestantes sont inoculées par voie orale, urétrale ou vaginale, et des souriceaux nouveau-nés reçoivent une goutte de suspension bactérienne sur la région naso-buccale. Le porteur indique que l'infection au streptocoque peut provoquer chez les souriceaux une bactériémie ou une pneumonie aiguë, les animaux étant tués selon un score clinique prédéfini. Il décrit le recours à la souris comme "irremplaçable", aucun modèle in vitro ne permettant selon lui d'observer la dissémination bactérienne entre organes et de la mère aux nouveau-nés.

Objectifs

Les infections au Streptocoque du groupe B (Streptococcus agalactiae) sont une cause majeure de morbidité et de mortalité, notamment chez les femmes enceintes et les nouveau-nés. Le streptocoque du groupe B est la cause la plus fréquente d'infection néonatale. Les facteurs de risque de l’infection néonatale sont la colonisation vaginale ou rectale de la mère. L’infection néonatale à début précoce (moins de 7 jours après la naissance) est attribuée à la transmission verticale du Streptocoque par la mère, par infection ascendante à partir du tractus génital, ou lors du passage dans le canal vaginal pendant l'accouchement. Les manifestations typiques sont une bactériémie et pneumonie. L’infection tardive (7-90 jours après la naissance) est attribuée à l'acquisition horizontale. La méningite est plus fréquente dans l’infection tardive, et peut se présenter aussi sous forme de bactériémie, d'infection urinaire, de pneumonie ou d'infection d’autres sites. Escherichia coli est une bactérie intestinale commensale ubiquitaire chez l’Homme. E. coli fait partie des premières bactéries qui colonise le nouveau-né après la naissance, puis persiste dans le microbiote durant toute la vie de l’individu. E. coli peut aussi être responsable d’infections urinaires, fréquentes chez la femme. Les E. coli infectent la vessie par infection ascendante de l’arbre urinaire à partir du réservoir intestinal, ou encore à partir de la colonisation des cellules épithéliales du vagin. Des observations pilotes in vitro démontrent que E. coli produit et excrète un métabolite qui peut être utilisé par le Streptocoque de groupe B pour respirer et devenir plus virulente. Ce projet vise à étudier l’interaction entre E. coli et Streptocoque de groupe B, deux espèces bactériennes qui colonisent la mère et le nouveau-né, et comment cette co-colonisation périnatale peut influer sur la pathogénèse du Streptocoque. L’objectif du projet est de comprendre comment le métabolite produit par E. coli agit sur la dissémination et la virulence de S. agalactiae chez l’hôte gestant et chez les nouveau-nés.

Bénéfices attendus

Les infections néonatales au Streptocoque du groupe B aboutissent à une mortalité qui peut atteindre jusqu’à 10%. L'antibioprophylaxie intra-partum a réduit l'incidence des infections néonatales à début précoce, mais sans avoir un impact notable sur l'incidence de l’infection à déclenchement tardif. L'augmentation de la fréquence de la résistance aux antibiotiques a été observée. Le développement de stratégies visant à identifier les hôtes, et à traiter judicieusement et prévenir les maladies invasives est donc essentiel pour réduire la charge de ces infections. Ce projet permettra de découvrir de nouvelles pistes pour la prévention ou le traitement de cette infection néonatale grave.

Procédures

Les souris gestantes seront inoculés per os, ou via l’urètre, ou dans le vagin, avec des suspensions de bactéries d’intérêt, sous anesthésie gazeuse et avec des cathéters lubrifiés avec un gel anesthésiant. L'intervention dure une minute par animal. Des souriceaux seront inoculés avec les bactéries d’intérêt, par dépôt d’une goutte de suspension bactérienne sur la région naso-buccale (pas de gavage forcé). Cette inoculation est effectuée en moins d'une minute pour chaque animal. Des prélèvements de fèces et urine seront effectués sur les animaux adultes, par contention par un expérimentateur entrainé. Des lavages vaginaux seront effectués sous anesthésie gazeuse. Ces prélèvements sont effectués en environ une minute par animal.

Impact sur les animaux

La colonisation recto-vaginale par les deux bactéries est asymptomatique et sans conséquence pour la souris adulte. L’infection urinaire induit un inconfort au niveau de l’aine, mais aucun autre signe clinique aigüe n’est attendu. Chez le souriceau l’infection au Streptocoque, avec une bactériémie ou une pneumonie, peut induire une pathologie aigüe. Une attention particulière sera donc portée sur le suivi des animaux, qui seront euthanasiés selon un score clinique objectivé prédéterminé.

Devenir

Les animaux sont sacrifiés et les organes d'intérêt sont analysés (histologie..); ce sort est justifié par le but de l'expérimentation.

Remplacement

Des études ont été préalablement conduites in vitro ainsi que sur des cellules épithéliales en culture pour étudier l’interaction E. coli et Streptocoque B et montrent une forte interaction entre ces 2 microorganismes. Le recours à l’animal est cependant irremplaçable car aucun autre modèle ou tube à essai ne permet d’examiner la dissémination bactérienne entre les différents organes (intestin, vagin, vessie, poumons, sepsis) et entre la mère et les nouveau-nés.

Réduction

Une attention particulière est portée sur le nombre d’animaux strictement nécessaire pour chaque expérience. Plusieurs paramètres seront analysés chez chaque animal (signes cliniques, charge bactérienne, prélèvements de tissus et fluides lors de la nécropsie) pour réduire le nombre d’animaux nécessaires. Des groupes expérimentaux de 6 à 10 animaux seront utilisés qui pourront être analysés avec des outils statistiques ANOVA et Kaplan-Meir.

Raffinement

Raffiner : Le protocole d’expérimentation est adapté afin de minimiser la morbidité et la douleur. Ainsi, les injections vaginales ou trans-urétrales sont effectuées sous anesthésie gazeuse, et avec un gel lubrifiant anesthésiant. Pendant les phases infectieuses, une grille de lecture du score clinique est utilisée pour chaque animal afin de déceler au plus tôt une souffrance. L’abandon du souriceau par la mère est pris en compte dans la grille de lecture. Une perte de poids supérieure à 20 % du poids initial ou une baisse de température nous conduira à l’euthanasier. Enrichir : l'enrichissement de l'environnement des animaux, essentiel à leur bien-être, sera effectué selon la réglementation en vigueur et en accord avec les pratiques de l’animalerie. Des blocs de cellulose et de cartons et des briques de bois seront rajoutées dans les cages pour satisfaire au besoin naturel de nidation et pour que les animaux puissent ronger. Des nids de polycarbonates semi-transparentes rouges seront fournies pour que les animaux puissent se cacher.

Choix des espèces

La souris est un animal modèle bien connu et maitrisé pour l’étude de la colonisation recto-vaginale, pour l’infection urinaire, et pour la colonisation périnatale des nouveau-nés. Le projet examine la colonisation de mères gestantes et de leurs souriceaux nouveau-nés. Les animaux seront donc utilisés de la naissance jusqu’à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
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Souris : 140
Souffrances
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140 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent un gavage quotidien sous contention pendant 30 jours, puis une injection rétro-orbitaire d'un fluorochrome et deux heures de mesure de la fonction rénale, avant d'être tuées par dislocation cervicale pour prélever leurs reins. Le projet teste des médicaments censés stimuler l'activité d'un gène impliqué dans une maladie rénale génétique, la maladie d'Alport, et le porteur affirme viser un traitement pour une maladie aujourd'hui sans traitement pharmacologique. Il décrit un modèle où les souris ne présentent pas de symptômes douloureux et conclut que le recours à la souris est "absolument nécessaire" pour reproduire un processus "difficile, voire impossible" à récapituler in vitro.

Objectifs

Nous étudions un gène qui joue un rôle important dans la morphogenèse du rein ainsi que le maintien des fonctions rénales chez l’adulte. Chez l’homme, des mutations dans ce gène sont responsables de pathologies rénales diverses et graves comprenant des anomalies du développement rénal (dysplasie, hypoplasie) et des atteintes de la différenciation tubulaire plus tardive (kystes). Il s’avère que nous avons constaté que le développement des dysfonctionnements liés à l'apparition d'une maladie rénale, en générale, s’accompagne par une profonde diminution de l'activité de notre gène d'étude. Nous émettons donc l’hypothèse qu’une partie des dysfonctionnements observés dans l'insuffisance rénale chronique puissent être expliqués par la baisse soudaine de l’activité de notre gène. Nous allons tester cette hypothèse en traitant des souris qui soufrent d'insuffisance rénale par des médicaments qui stimulent l'activité de notre gène d'étude.

Bénéfices attendus

Le bénéfice susceptible de découler de ce projet est le développement et la validation d'un nouveau traitement pour une maladie génétique qui n'a pas de traitements pharmacologiques disponibles. Nous attendons pouvoir mesurer l’effet du traitement par ces médicaments sur le degré d’avancement du disfonctionnement rénal. Ces mésures seront effectué par 1) analyse d’image de sections histologiques (quantification de fibrose interstitielle par analyse de coupes histologique coloré au Sirius Red et PAS) 2) par mesure de la fonctione rénale en se basant sur la clearence de la sinistrine. 3) par mesure de l'expression génique liée au dysfonctionnement rénal dans l'ARN rénal.

Procédures

Nous allons traiter 140 souris males. Chaque souris sera soumise à un gavage quotidien pendant 30 jours (en état vigile en contention) d'un médicament (ou du placebo). Chaque procédure de gavage va durer moins de 2 minutes. A la fin des traitements, une injection retrorbitale d'un fluorochrome pendant moins d'une minute. Une mesure de la fonction rénale sera effectuée avec un photodiode pendant la durée de deux heures.

Impact sur les animaux

En dépit de la présence d'une insuffisance rénale progressive liée à un défaut génétique, au stade du developpement de la maladie qu'on étudie dans ce protocole, les souris ne souffrent pas de nuisances évidentes. D’autre part, pour ce qui concerne les médicaments qu'on doit tester, des études récentes ont montré que ces composés, administrés par gavage à ces doses, ne provoquent pas de conséquences visibles sur le bien-être des animaux. Les souris seront exposées au stress lié à un gavage quotidien pendant 30 jours.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans ce protocole seront mis à mort à la fin de procédure. En effet, le prélèvement des reins nécessite la mise à mort des souris.

Remplacement

Remplacement : La complexité du rein et de la maladie rénale nécessite l’utilisation d’un modèle animal. Mais les molécules à l'étude de ce protocole ont préalablement été testées sur des cultures cellulaires ce qui nous permet d’envisager une gamme d’efficacité sans toxicité pour les animaux.

Réduction

Réduction : nous utiliserons le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique du projet. En effet, nos résultats antérieurs ont montré que le nombre d'animaux qu'on a choisi pour effectuer nos expériences nous garantit que par rapport à l’effet biologique attendu, la variabilité expérimentale qui inévitablement va accompagner nos mesures, va nous permettre d’atteindre une puissance statistique suffisante pour pouvoir tirer une conclusion scientifiquement acceptable. Le test statistique adopté sera le ANOVA.

Raffinement

Comme chez l’homme, les maladies rénales restent longtemps silencieuses et le modèle murin qu'on va adopter ne comporte pas de souffrance spécifiquement liée à la déficience rénale. En tout cas, les animaux seront mis à mort avant l’apparition de symptômes douloureux. Une surveillance quotidienne sera effectuée auprès des animaux afin de s’assurer de leur bien-être constant en se référant à une grille de points limites. Pour compléter cette surveillance les souris seront pesée chaque jour pendant le traitement. Si les souris dépassent un niveau de score 1 pour l'évaluation de leur apparence physique ou de leur comportement, on mettra en place l’administration d’un antalgique. En cas d'atteinte d'un point limite, on choisira la mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

Le développement de l'insuffisance rénale dans les modèles murins représente un excellent modèle experimental qui se rapproche de celui de l'homme. En effet, en néprologie experimentale, la souris représente l' animal le plus adapté pour ce qui concerne l'études des organismes génétiquement modifiés. La complexité du système étudié (la fonction rénale) est très importante. L'utilisation d’un modèle animal est absolument nécessaire car il nous permettra de démontrer l’efficacité de certains médicaments pendant le développement des lésions rénales, un processus hautement complexe qu’il est difficile, voire impossible, de récapituler in vitro. De plus, le développement des lésions rénales chez la souris Alport est un excellent modèle expérimental qui se rapproche de celui de l'homme. Le traitement des souris sera effectué à partir du 30eme jour après la naissance, à un stade de developpement de la maladie assez précoce où les lésions rénales sont à peine visibles. Normalement, ce modèle génétique va developper des lésions rénales plus sévères 1 mois après le début du traitement pharmacologique. En fin de traitement (au 60eme jour après leur naissance), la fonction rénale sera mesurée et par la suite les mâles seront mis à mort par dislocation cervicale et les reins prélevés pour analyse histologique (par une coloration des coupes histologiques en PAS et SyrusRed) et d’expression génique. Le traitement des souris sera effectué à partir du 30eme jour après la naissance, à un stade de developpement de la maladie assez précoce où les lésions rénales sont à peine visibles. Normalement, ce modèle génétique va developper des lésions rénales plus sévères 1 mois après le début du traitement pharmacologique. En fin de traitement (au 60eme jour après leur naissance), la fonction rénale sera mesurée et par la suite les mâles seront mis à mort par dislocation cervicale et les reins prélevés pour analyse histologique (par une coloration des coupes histologiques en PAS et SyrusRed) et d’expression génique.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Bovins : 440
Souffrances
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440 génisses vont être utilisées, toutes gardées en vie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Quarante donneuses subissent environ cinq sessions de ponctions ovocytaires sous anesthésie épidurale après traitement hormonal de superovulation, et quatre cents receveuses reçoivent un transfert d'embryon, dont deux cents avec prélèvement sanguin. À l'issue, les donneuses sont recyclées vers d'autres projets ou vendues en élevage commercial et les receveuses restent dans leur exploitation. Le porteur décrit un objectif d'amélioration des taux de gestation au service de la sélection génétique bovine, et affirme qu'aucune autre espèce ne peut être choisie.

Objectifs

Actuellement, les biotechnologies de la reproduction et de l’embryon sont utilisées par les entreprises de sélection bovines afin d’accroitre le progrès génétique par la réduction de l’intervalle entre générations et l’augmentation de l’intensité de sélection. Cependant, les taux de gestation obtenus depuis le développement de ces techniques n’ont pas progressé. Pire, des taux de gestation atteignant seulement 35 à 40% sont obtenus dès lors que l’embryon utilisé a été produit in vitro, biopsié et congelé, conduisant à d’importantes pertes économiques et génétiques. Ces échecs peuvent en partie être attribués à une mauvaise évaluation de la qualité des embryons transférés qui ne sont, à ce jour, évalués que d’un point de vue morphologique selon les critères de l’International Embryo Technologies Society qui restent relativement subjectifs et donc variable d’un opérateur à l’autre. Le développement de marqueurs embryonnaires prédictifs de la réussite au transfert permettrait d’améliorer l’efficience de ces techniques par un tri plus sévère et objectif des embryons à transférer. Ce type d’indicateurs n’existe pas à ce jour mais des résultats préliminaires intéressants ont été obtenus par l’utilisation de systèmes de time-lapse permettant de suivre en continu les 1ères étapes du développement embryonnaire. Des embryons de qualité morphologique similaire, atteignant le même stade au même moment, affichent parfois une cinétique de développement totalement différente. Au cours d’un projet antérieur, des taux de gestation contrastés ont été obtenus après transfert d’embryons possédant un profil de développement différent (de 38 à 65% de gestation selon les classes d’embryons transférés). Ces premiers résultats, obtenus sur des effectifs trop faibles, nécessitent d’être confirmés à plus large échelle pour confirmer l’intérêt de ces approches de plus en plus utilisées en médecine humaine. Le projet présenté dans ce document vise donc à déterminer si la classification établie sur ces paramètres (4 classes d’embryons selon leur profil morphocinétique) conduit à des différences significatives de réussite au transfert. De plus, le projet vise également à étudier l'autre facteur de réussite indispensable à l'établissement d'une gestation qui est la réceptivité de la femelle receveuse d'embryons. De la même façon, des biomarqueurs sanguins intéressants ont été identifiés dans un projet antérieur et il convient aujourd'hui de les valider sur un effectif plus large.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider ou d’infirmer un nouvel indicateur non invasif de qualité embryonnaire chez les bovins. Ce projet permettra également de progresser dans les connaissances sur la réceptivité des femelles receveuses d'embryons et de valider ou d'infirmer les biomarqueurs sanguins candidats. In fine, l'amélioration des taux de gestation via ces deux approches conduira à une meilleure efficacité des schémas de sélection, notamment par la diminution du nombre d'animaux donneurs et receveurs nécessaires à la procréation des futurs taureaux d'insémination (gains économique, réduction de l'impact environnemental, impact social positif sur les acteurs du schéma).

Procédures

Les 40 génisses donneuses hébergées en conditions expérimentales seront soumises à environ 5 sessions de ponctions ovocytaires après anesthésie épidurale et traitement hormonal de synchronisation et de superovulation (durée de 30 minutes). Les 400 génisses receveuses hébergées en fermes commerciales seront soumises à 1 transfert embryonnaire après anesthésie épidurale et traitement hormonal de synchronisation des chaleurs (durée de 5 minutes). Pour 200 d'entre elles, elles subiront un prélèvement sanguin (durée de 1 à 2 minutes) à la veine caudale juste avant la réalisation du transfert embryonnaire.

Impact sur les animaux

Peu de nuisances sont attendues sur les animaux de ce projet. Les procédures expérimentales mises en oeuvre sont des pratiques couramment utilisées par les professionnels chez les bovins depuis de nombreuses années et ne semblent pas impacter la santé et le bien-être des animaux. En effet, la ponction ovarienne sous contrôle échographique et le transfert d'embryons sont deux techniques de reproduction couramment utilisées par les entreprises de sélection dans le cadre des schémas d'amélioration génétique et sont réalisées sous anesthésie épidurale. De ce fait, le projet présenté n'est susceptible d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les animaux. De plus, les prélèvements sanguins, même si ils peuvent générer du stress de façon transitoire, ne devraient pas conduirent à des nuisances importantes (hématome de façon exceptionnelle) pour les animaux puisque ceux-ci sont peu nombreux et de faible volume.

Devenir

Les interventions réalisées sur les animaux étant des procédures d'élevage classiques qui n'induiront, à priori, que peu de nuisances, toutes les génisses seront normalement gardées en vie à la fin de ce projet sauf avis contraire du responsable scientifique, du vétérinaire sanitaire et des éleveurs impliqués. Les génisses donneuses seront éventuellement recyclées pour un autre projet de recherche ou de formation mais pourront également être mises à la reproduction hors expérimentation et vendues en élevage commerciaux pour poursuivre leur carrière. Les génisses receveuses, quel que soit l'issue du transfert seront conservées dans leur exploitation d'origine.

Remplacement

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, le modèle animal ne peut être substitué par un modèle d’étude ex vivo.

Réduction

L’étude est mise en place dans les installations de la station de phénotypage ELIANCE sur un total de 40 génisses donneuses pour la production des embryons et sur 400 femelles receveuses en fermes commerciales. Afin de comparer les taux de gestation et les taux de vêlages entre les différentes catégories d’embryons, une régression logistique (PROC GLIMMIX sous SAS) sera effectuée. A priori, elle inclura l’effet fixe du groupe morphocinétique (A, B, C, D) ainsi qu’un effet aléatoire de l’élevage. D’autres effets pourront être intégrés au modèle après analyse des différents facteurs de variation de la base de données. Les effectifs prévus dans l’étude permettront, en considérant un risque alpha de 5% et une puissance de test de 80%, de mettre en évidence de façon significative une différence minimale de 20% entre les groupes. Des modèles de régressions linéaires pourront également être effectués pour étudier d’autres variables quantitatives (intervalle de temps entre le transfert d’embryons et les échecs de gestation…). Selon les résultats obtenus, d’autres approches statistiques de type random forest pourront aussi être menées (prédiction des taux de gestation à partir des paramètres morphocinétiques bruts) afin d’optimiser l’arbre de classification morphocinétique des embryons. L'analyse des paramètres sanguins des 200 femelles receveuses sera également effectuée par des approches multivariées (ACP, PLS-DA, régressions linéaires intégrant les effets fixes de la gestation et de la classe d'embryons) intégrant les mêmes niveaux de risques statistiques mais également des analyses de type randon forest pour la prédiction de gestation à partir des différents marqueurs mesurés.

Raffinement

Les génisses donneuses utilisées dans ce projet seront placées sous surveillance quotidienne (activité, rumination) et hébergées dans une stabulation répondant aux normes de bien-être animal chez cette espèce (accès aisé à l'auge et aux points d'abreuvements, présence de tapis caoutchouc derrière pour le confort des aplombs, accès à des brosses latérales et dorsales...). En dehors de l'enrichissement du milieux, le raffinement des procédures sera également recherché par la réalisation d'une anesthésie épidurale préalablement à chaque ponction ovocytaire. Compte-tenu de ces précautions, le projet présenté n'est susceptible d'engendrer qu'une douleur légère et très ponctuelle chez les génisses. En cas d’atteinte du point limite (posture de compensation, station prolongée debout ou couché, difficulté pour manger et boire, chute importante de rumination ou de l'activité, modification comportementale induite par stimulation de la zone douloureuse, lésions, modifications neurovégétatives ou physiologiques), les procédures expérimentales seront stoppées et les solutions thérapeutiques à apporter seront définies par le vétérinaire sanitaire de l'élevage. Dans un objectif de renforcement positif, une récompense alimentaire (concentrés, seau de mélasse à lécher,....) sera donnée aux femelles après chaque passage dans la cage de contention. Les femelles receveuses seront conduites selon les pratiques en place dans les élevages concernés. Une anesthésie épidurale sera également réalisée avant chaque transfert embryonnaire. Une attention particulière sera apportée juste après le retrait de l'aiguille en réalisant un point de compression suffisamment long pour réduire au maximum le risque d'hématome et préserver l'intégrité des tissus entre chaque prise de sang.

Choix des espèces

Compte-tenu de l’objectif même de l’étude, aucune autre espèce animale ne peut être choisie. La race Prim’Holstein choisie est la 1ère race laitière française en effectif, et est particulièrement concernée par les biotechnologies de l’embryon. Les animaux donneurs utilisés dans ce projet seront des génisses, toutes pubères. Le modèle génisse a l’avantage, par rapport à un modèle vache, de ne pas présenter de biais expérimentaux liés à l’historique des femelles (conditions de mise bas, interactions avec la production laitière….). Sur le terrain, les transferts sont également majoritairement réalisés sur des génisses car les taux de réussite sont supérieurs à ceux obtenus sur vaches.

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    • Système urogénital
Souris : 168
Souffrances
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Sous anesthésie, chaque souris reçoit sous la peau du cou une minipompe osmotique qui diffuse son traitement pendant 28 jours, de la prolactine à haute dose quand il s'agit de mimer l'hyperprolactinémie et l'infertilité qui l'accompagne. Du 8e au 28e jour, les 168 souris, réparties en 24 groupes de 7 et utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, reçoivent 21 ou 7 injections, quotidiennes ou tous les trois jours, pour tester un analogue de la kisspeptine produit par le laboratoire. Aux 11e et 20e jours, chacune subit des prises de sang en série, de 40 minutes avant à 600 minutes après l'injection, 16 prélèvements au total selon le porteur, chacun suivi d'un morceau de cookie. Il prévoit des douleurs, une perte de poids et une perte de mobilité possibles, qu'il dit anticiper par des analgésiques. Au 28e jour, toutes sont mises à mort par perfusion intracardiaque de paraformaldéhyde, pour l'étude de leurs tissus fixés.

Objectifs

Dans certains contextes physiologiques, les taux de prolactine (une hormone produite par les cellules lactotropes situées dans l’hypophyse) augmentent induisant ainsi une infertilité permettant le bon déroulement des processus physiologiques associés (notamment lors de la grossesse ou des périodes d’allaitement). Cependant, des phénomènes pathologiques peuvent également induire une augmentation importante des taux de prolactine sanguine, avec des valeurs supérieures à 25ng/ml (contre 5 à 10 ng/ml en situation non pathologique) et induisant alors une hyperprolactinémie. Parmi les symptômes associés, la fonction de reproduction se retrouve être le principal processus physiologique impacté. A ce jour, l’hyperprolactinémie est principalement traitée par des agonistes dopaminergiques La reproduction est principalement contrôlée au niveau du système nerveux central, notamment grâce à la kisspeptine, un neuropeptide produit et sécrété par des neurones spécifiques de l’hypothalamus. De nombreuses études rapportent un lien fonctionnel entre la prolactine et la kisspeptine dans le cerveau. L’une d’entre elle a d’ailleurs mis en évidence l’inhibition drastique de l’expression de kisspeptine en cas d’hyperproduction de prolactine, ce qui réduit la sécrétion de l'hormone gonadotrophique (GnRH) et, ainsi, un hypogonadisme hypogonadotrophique et l’infertilité. Dans notre laboratoire, nous avons produit un analogue de la kisspeptine (ayant une demi vie plus importante que la kisspeptine endogène) et qui a déjà démontré des effets positifs sur la reproduction des animaux d’élevages et les rongeurs. Nous suggérons alors d’utiliser cet analogue de la kisspeptine dans le traitement de l’hyperprolactinémie en utilisant un modèle de souris dans laquelle les taux de prolactine seront très nettement supérieurs à la normale (à l’aide de mini pompes osmotiques délivrant de la prolactine à haute dose de façon continue, pour mimer la pathologie). Dans ce modèle, déjà utilisé dans d’autres études, l’augmentation de la production de prolactine mime ce qui est observé en cas d’hyperprolactinémie hypophysaires avec notamment l’absence de fertilité, l’inhibition de l’expression de la kisspeptine et la baisse importante de la sécrétion des hormones liées à la reproduction.

Bénéfices attendus

Le présent projet vise à utiliser notre analogue de la kisspeptine, comme traitement d’une pathologie affectant la reproduction, l’hyperprolactinémie. En termes de bénéfices, le présent projet permettrait ainsi d’apporter une preuve de concept de l’efficacité de notre molécule dans le traitement d’une pathologie humaine (mimé par un modèle murin), qui pourrait, in fine, être appliqué à d’autres pathologies associées à un dysfonctionnement de la reproduction chez l’Homme.

Procédures

Les 168 animaux inclus dans cette procédure seront soumis, sous anesthésie, à la pose d'une mini pompe osmotique sous la peau de leur cou et diffusant le traitement souhaité pendant 28 jours. Ils seront ensuite soumis à des injections répétées, tous les jours ou tous les 3 jours, à partir du 8ème jour de diffusion du traitement par la minipompe et jusqu'au 28ème jour, correspondant à 21 ou 7 injections de traitements. Au 11ème et 20ème jour de diffusion du traitement, des prélèvements de sang sériés seront réalisés 40 et 20 minutes avant l'injection du traitement puis 20, 40, 60, 80, 100, 120, 180, 240, 300, 360, 420, 480, 540 et 600 minutes après l'injection pour un total de 16 prélèvements afin de doser la concentration plasmatique d'une hormone cible. Au 28ème jour de diffusion du traitement, les animaux seront mis à mort par perfusion intracardiaque de paraformaldéhyde.

Impact sur les animaux

En termes de manipulation des animaux, les chirurgies, injections et prises de sang sont des manipulations maitrisées par le laboratoire et réalisées par du personnel expérimenté. Cependant, des effets tels que des douleurs, perte de poids et perte de mobilité peuvent être observés mais sont anticipées par l'injection d'analgésiques au moment des procédures. De plus un suivi journalier sera mis en place pour prévenir ce genre d'effets et pouvoir traiter les animaux en conséquence.

Devenir

Afin de pouvoir réaliser des études immunohistochimiques sur tissus fixés, tout les animaux seront perfusés par la voie intracardiaque.

Remplacement

Il nous est impossible d'utiliser des modèles in vitro pour des études mécanistiques de ce type. L'étude de l'effet de l'analogue de la kisspeptine sur la fonction de reproduction en cas d’hyperprolactinémie nécessite un système complexe et vivant tel que le modèle murin afin d'avoir une compréhension complète des mécanismes mis en jeu (effet de la molécule sur la sécrétion des hormones liées à la reproduction, effet sur l’expression de gènes cibles dans des tissus périphériques, …). Aussi, ce genre d’étude n’à, à ce jour, aucun équivalent qui n’emploi pas de modèle animal.

Réduction

Notre protocole expérimental a été mis en place de sorte à réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Ainsi, nous aurons besoin de 7 animaux par groupes afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Avec la formation de 24 groupes nous aurons donc besoin de 168 animaux au total.

Raffinement

Les animaux impliqués dans cette étude sont élevés dans les conditions d'élevage classique dans des cages en présence d'enrichissement (de type carton pour la mise en place d'un nid, petite cabane en carton...). De plus, les animaux seront visités au moins une fois par jour avec contact direct ou non (sans réalisation de procédure), permettant l'habituation de l'animal à l’expérimentateur et un suivi du bien-être des animaux. Aussi, une attention toute particulière sera portée aux points limites. Un suivi journalier sera mis en place tout au long de la période d'expérimentation pour évaluer l'état de bien-être des animaux en s'assurant que les points limites ne soient pas atteints. Le comportement et l'apparence des souris sera suivi avec attention et les animaux seront pesés tous les jours pendant 3 jours après les chirurgies, injections ou prises de sangs puis tous les 2 jours jusqu'aux prochains prélèvements sanguins. Ce suivi permettra d'évaluer le bien-être des animaux et de décider de l'euthanasie ou le soulagement de la douleur des animaux suivant le stade d'atteinte des points limites. Afin de de réduire le stress lié aux prélèvements de sang et permettre l'habituation des animaux à cette procédure, un morceau de cookie sera apporté aux animaux après chaque prélèvement sanguin. De plus, lors des chirurgies (implantation de mini pompes), réalisées sur un tapis chauffant, des traitements seront apportés aux animaux pour réduire leur douleurs au maximum.

Choix des espèces

La souris est un très bon modèle pour analyser les effets de composés sur la physiologie et le comportement tout en offrant la possibilité de réaliser des parallèles avec d’autres espèces qui permettront d’avoir un bon aperçu de l’effet de la kisspeptine sur le long terme. Les mécanismes d’action de la kisspeptine, de façon aigüe chez la souris sont très bien documentés au niveau de la physiologie de la reproduction et les mécanismes sous-jacents sont bien décrits et conservés chez les mammifères. Ces études font suite à des manipulations in vitro et permettront, in fine, de poursuivre avec des expérimentations sur l'espèce humaine et constituent alors un chainon essentiel au développement de notre approche de façon optimale et rigoureuse L'approche expérimentale nécessite un système reproducteur complètement développé et mature, les animaux employés devront donc avoir atteint la maturité sexuelle, avec un âge minimal de 9 semaines

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 20000
Rats : 3750
Hamsters dorés : 625
Gerbilles de Mongolie : 625
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 25000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 25000

25 000 rongeurs, souris, rats, hamsters dorés et gerbilles, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit sous anesthésie une chirurgie de l'appareil reproducteur, ovariectomie, hystérectomie, ligature des trompes, vasectomie ou castration, avant d'être expédié vers d'autres laboratoires pour leurs propres expériences. Le porteur décrit ce projet comme la fourniture de rongeurs "préparés", à raison d'environ 5 000 par an, et indique n'appliquer aucune approche statistique sur les effectifs. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode de substitution" pour évaluer les réactions du "corps vivant entier".

Objectifs

Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés dans la recherche expérimentale étant un modèle présentant des caractéristiques proches de l'humain et une grande définition et stabilité génétique, ce qui en fait un modèle de choix pour les pathologies humaines. Ils représentent les modèles animaux de choix dans les domaines tels que les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives et métaboliques, l'immunologie, l'oncologie, etc. Ce projet a pour but de fournir des rongeurs préparés en vue de leur utilisation dans leurs études expérimentales. Plusieurs sessions sont réalisées chaque année sur rats, souris, hamsters et gerbilles ; pour les femelles (ovariectomie, hystérectomie, ovario-hystérectomie, ligature des trompes) et pour les males (vasectomie, castration) (environ : 5000/an).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise au point de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s). Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Le bénéfice est aussi de ne pas avoir l’influence hormonale ou de modifier le comportement dans les tests ou d'obtenir des femelles pseudogestantes.

Procédures

Chaque animal subira sous anesthésie, une chirurge du système reproducteur (ovariectomie, hystérectomie, ovario-hystérectomie, ligature des trompes, vasectomie ou castration).

Impact sur les animaux

La chirurgie du système reproducteur est composée d’un protocole chirurgical et analgésique maitrisé ainsi que d’un suivi post-opératoire adapté. L’impact négatif pour l’animal est réduit au maximum. Les animaux sont maintenus en groupe.

Devenir

La majorité des animaux seront expédiés dans des laboratoires de recherche, pour une utilisation dans leurs projets de recherche

Remplacement

Pour l’étude d’une pathologie, l’utilisation d’animaux permet de comprendre le fonctionnement d’un organisme. L'utilisation d'animaux est donc rendue nécessaire car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les réactions du corps vivant entier (ensemble complexe). Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. Des méthodes alternatives (ex: in vitro) ne sont pas réalisables, l'objectif du projet étant de fournir des modèles animaux préparés utilisés dans des études expérimentales

Réduction

Nous réalisons ce protocole avec nos partenaires avec qui nous échangeons sur le nombre minimal et suffisant d’animaux utilisés. Aucune approche statistique ne sera réalisée.

Raffinement

Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long du projet. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique au modèle. Les chirurgies seront réalisées par un personnel formé et expérimenté avec un protocole anesthésique et analgésique adapté et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adapté afin de permettre une bonne récupération des animaux.

Choix des espèces

Les rongeurs sont des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit candidat médicament car les rongeurs ont un système nerveux développé et d'autres système métabolique proche de celui de l'Homme. Leur génétique est parfaitement connu ce qui permet d'avoir des résultats reproductibles permettant d'élaborer des conclusions fiables. Le choix de l'espèce au sein de l'ordre des rongeurs est conditionné par les besoins de nos partenaires suivant les éléments cibles de l'organisme. Les animaux commenceront le projet à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 45
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 45
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 45

45 souris immunodéprimées NOD Scid vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour collecter leurs tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le ventre ouvert sur 5 à 6 millimètres, chacune reçoit dans la prostate une greffe de cellules tumorales prostatiques humaines, puis un traitement de 120 secondes à la torche à plasma froid par la même voie, le protocole durant une semaine. L'équipe veut savoir si ce plasma pourrait éliminer les cellules tumorales restées en bordure de l'ablation chirurgicale de la prostate chez l'homme, et reconnaît que la réaction du site greffé au plasma "reste inconnue", d'où un suivi renforcé d'une possible réponse inflammatoire. Sur le remplacement, le porteur indique avoir mis au point la torche sur lignées cellulaires, et présente la souris comme correspondant "au standard pour la greffe de cellules tumorales humaines".

Objectifs

Le projet s’inscrit dans l’étude de l’évaluation du potentiel thérapeutique quant à l’utilisation d’une torche à plasma pour le traitement des marges chirurgicales au cours d’une chirurgie de prostatectomie radicale. Afin d’évaluer in vivo la pertinence de l’utilisation d’un tel dispositif, nous proposons de réaliser un traitement par torche à plasma sur des greffons de cellules PC3-GFP réaliser par implantation orthotopique intraprostatique.

Bénéfices attendus

Le cancer de la prostate peut, selon les options thérapeutiques retenues, conduite à une prostatectomie dans le but de supprimer le foyer tumoral primaire. Bien que les techniques actuelles soient aujourd’hui excellentes, notamment par le développement de procédure assistée par robotique, le risque de récidive par la présence de marges positives lors de la chirurgie reste un enjeu clinique de premier ordre. Ainsi, le développement de techniques permettant le traitement préventif du lit tumoral constitue un axe de recherche prioritaire. Les bénéfices attendus sont donc la validation par l'utilisation d'un modèle pré-clinique de l'efficacité du plasma froid pour le traitement des marges positives sur une chirurgie d'exérèse de tumeurs de la prostate et l'évaluation des risques de récidives avec ou sans traitemennt par plasma froid.

Procédures

Procédures chirurgicales : - 1 implantation intraprostatique par voie ventrale, ouverture sagitale de 5-6mm de la cavité peritonéale (6 minutes) - 1 traitement par plasma froid de 120 secondes, voie d'entrée identique à la première procédure (8 minutes)

Impact sur les animaux

a procédure d'implantation intraprostatiques des cellules PC3-GFP est maitrisée et a été conduite à plusieurs reprises dans le laboratoire. Ainsi nous avons un très bon recul sur cette procédure. L'implantation de cellules tumorales au long court sur une souris porte-greffe peut-être associée à certaines douleurs, voir altérer le statut sanitaire de l'animal. Toutefois, le protocole proposé se trouve en dehors de cette fenêtre puisque réduit à 1 semaine. Malgré tout, une attention particulière sera apportée sur l'état de bien être et de potentielle souffrance de l'animal pour identifier toutes nuisances inattendues. Concernant la réponse du traitement par la torche à plasma froid sur le site d'implantation, celle-ci reste inconnue. Ainsi comme indiqué pour cette procédure, un suivi renforcé des animaux sera mis en place, notamment pour évaluer une potentielle réponse inflammatoire qui pourrais dégrader l'état général de l'animal.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort pour collecte des tissus.

Remplacement

Cette étude in vivo a été précéder par une caractérisation des paramètres physiques de la torche à plasma et des effets biologiques obtenus sur lignées cellulaires. Ainsi, nous avons pu définir les paramètres optimales d’utilisation de la torche pour une utilisation sur l’animal. Ainsi tout la phase de mise au point a été réalisé sur des systèmes de substitution in cellulo.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été restreint au maximum et définit pour obtenir une puissance statistique satisfaisante à l’issue du protocole, ainsi 45 animaux seront utilisés.

Raffinement

En parallèle, la dissémination de cellules tumorales peut conduire à l’apparition de lésions douloureuse pour l’animal. Un suivi régulier tout au long du protocole sera mis en place pour évaluer l’apparition de signe de douleur et une prise en charge par traitements antalgiques. Les points limites d’expérimentation seront particulièrement adaptés à ce risque et sont décrit dans la présnte demande. Un enrichissement important de la cage est prévu dans le but d’optimiser le bien-être animal

Choix des espèces

Le modèle murin correspond au standard pour la greffe de cellules tumorales humaines et l’étude de la dissémination métastatique chez les mammifères. En effet, le modèle souris vient en complément des modèles d’étude in vitro d’invasion et de mobilité cellulaire notamment permettant d’apprécier le tropisme tissulaire des cellules tumorales. Il est important de noter que l’utilisation de la torche à plasma in vivo, est consécutive à la validation des effets biologiques d’intérêts sur lignées cellulaires en culture. Nous utiliserons des individus de 2 à 4 mois. Les cellules utilisées étant des cellules prostatiques nous devons utiliser des animaux en période post-pubertaire.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Autres troubles humains
    • Bien-être animal
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 75000
Rats : 12000
Souffrances
▲ -
▲ 50000
▲ 22000
▲ 15000
Devenir
 -
 -
 -
 87000

87 000 rongeurs, 75 000 souris et 12 000 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à sévère, une partie tuée en fin de procédure et les femelles réimplantées avec succès transférées en élevage. Ils subissent vasectomies, réimplantations d'embryons et chirurgies sous anesthésie, avec prélèvements sanguins et injections, pour créer, congeler et régénérer des lignées génétiquement modifiées destinées à la communauté scientifique. Le porteur présente la cryoconservation et la fécondation in vitro comme des avancées réduisant le nombre d'individus utilisés. Il affirme que seul le recours à des "organismes entiers" vivants permet d'étudier les conséquences d'une modification génétique.

Objectifs

L’objectif du projet est de permettre la création, la cryoconservation et la redérivation de lignées de rongeurs génétiquement modifiés pour le compte de la communauté scientifique. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche ou pour le développement de médicaments. À la vue du nombre croissant de modèles génétiquement modifiés, la cryoconservation de ceux-ci est devenue indispensable pour réduire le nombre d’animaux vivants utilisés pour une conservation du modèle génétique et sécuriser les lignées des éventuelles dérives génétiques, contaminations, catastrophe naturelle …

Bénéfices attendus

La création de lignées par réimplantation d’embryons permet l’obtention de modèles génétiquement modifiés ciblant un ou des gênes d’intérêt, modèle capital dans la compréhension des mécanismes physiologiques et physiopathologies des maladies, des médicaments et autres domaines de recherche. La cryoconservation des modèles génétiquement modifiés est devenue indispensable pour réduire le nombre d’animaux utilisés pour une conservation du modèle génétique et sécuriser les lignées des éventuelles dérives génétiques, contaminations, catastrophe naturelle… La redérivation de lignées génétiquement modifiées par réimplantation d’embryons permettra aux chercheurs d’avoir des animaux dont le statut sanitaire sera maitrisé et évitera ainsi tout éventuel impact du statut sanitaire sur l’expression du phénotype. Les résultats des essais réalisés sur cette lignée redérivée seront alors plus précis et limiteront donc le nombre d’animaux utilisés. La stimulation des femelles par traitement hormonal permet de synchroniser les individus et augmenter le nombre d’ovocytes collectés par femelle. Cette approche présente une avancée éthique considérable.

Procédures

Tous les animaux utilisés dans le cadre de vasectomie ou de réimplantation d’embryons seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée de 20 minutes à 1 heure sous anesthésie générale. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins (maximum 4 prélèvements sanguins par jour). Selon le besoin des projets, les animaux pourront être soumis à des injections intrapéritonales. Les actes de prélèvements et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.

Impact sur les animaux

Douleur, stress et perte de poids dûs aux contentions,aux injections de stimulations (72h max) et aux transferts entre les différentes zones. Douleur, stress et perte de poids dûs aux procédures chirurgicales et à la récupération post-opératoire (12h max).

Devenir

Les animaux sont transférés en zone d’élevage interne pour les femelles réimplantées avec succès. Tous les autres animaux sont mis à morts en fin de procédure expérimentale ou dans le cas d’atteinte d’un point limite.

Remplacement

Aucune méthode alternative ne peut remplacer ce projet qui vise à fournir aux scientifiques les animaux qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. L’intérêt de disposer d’organismes vivants et entiers est de pouvoir observer ceci dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques.

Réduction

Basé sur nos données historiques, nous évaluons le nombre d’animaux requis pour répondre aux besoins des scientifiques. La technique de production d’embryons par Fécondation In Vitro pour les souris présente une avancée éthique considérable pour la réduction du nombre d’individus utilisés comparée à une technique d’accouplement naturel. La cryoconservation du potentiel génétique permet de réduire le nombre d’animaux requis pour la conservation ou la redérivation d’une lignée. La réduction du nombre d’animaux utilisés dans ce projet repose sur : l'expertise de l’équipe embryologie et sa maitrise des procédures, les conditions expérimentales, le suivi des données techniques, l’observation de l’état clinique de l’animal afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle.

Raffinement

Le contrôle de la douleur est réalisé lors des procédures chirurgicales par une administration d’analgésique avant et après la chirurgie ainsi qu’en cas de besoin. L’utilisation complémentaire d’anesthésique local peut être effectuée, si nécessaire. Une injection systématique sous-cutanée de sérum physiologique de réhydratation est pratiquée après la chirurgie pour tous les animaux. La technique chirurgicale est régulièrement raffinée (dilacération plan musculaire vs incision …) afin de minimiser les nuisances liées à l’acte. Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes Pour la stimulation hormonale, sont concernés que les animaux de 3 semaines minimum, dont la taille et le poids sont compatibles avec l’injection d’hormones, selon les recommandations éthiques en vigueur. Pour la vasectomie, sont concernés des animaux de 3 à 10 semaines. Pour la réimplantation d’embryons, sont concernés des animaux de 7 à 14 semaines

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Reptiles : 260
Souffrances
▲ 160
▲ -
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 60
 -
 200

260 lézards vivipares vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du "sans réveil" au modéré, une partie tuée pour prélèvement, l'autre relâchée sur ses lieux de capture ou gardée captive à vie pour les hybrides. Les femelles subissent des échographies répétées sur animal éveillé puis sont mises à mort pour prélever leurs oviductes, tandis que d'autres individus subissent une biopsie de la queue sans anesthésie ni analgésie. Le porteur justifie l'absence d'anesthésie par la petite taille des animaux et leur capacité à régénérer la queue. Il affirme que l'étude de l'expression des gènes exige des tissus frais d'animaux vivants et écarte l'usage d'échantillons de muséum.

Objectifs

Le but du projet est de comprendre la génétique de la reproduction, et son évolution. Le modèle unique du “lézard vivipare” (Zootoca vivipara) comprend différents types de reproduction au sein de la même espèce. En effet, certains lézards pondent des œufs, d’autres donnent naissance à des juvéniles déjà formés, et certaines lignées de ces lézards qui donnaient naissance à des jeunes se sont remis à pondre des œufs au cours de l’évolution. Ces différentes situations vont nous permettre d’étudier l’expression des gènes dans les organes reproducteurs des femelles et décrire la structure de ces organes afin d’en comprendre leur fonctionnement, qui permettra d’expliquer l’apparition des différentes formes de reproduction chez les différentes lignées de Z. vivipara.

Bénéfices attendus

Ce travail va apporter des connaissances sur les différences génétiques présentes dans les différents types de reproduction du lézard vivipare qui sont encore inconnus. Plus généralement, ce travail sera une contribution majeure à la compréhension de l’évolution de la reproduction chez les vertébrés. Ce travail permettra aussi de mieux comprendre l’histoire de l’évolution de Z. vivipara. Les génomes obtenus grâce à cette étude seront mis à disposition de la communauté scientifique. Sur le long terme une meilleure compréhension de la reproduction du lézard vivipare permettra de mettre en place des programmes plus adaptés à sa sauvegarde. Les scientifiques de ce projet, ainsi que plusieurs des partenaires impliqués dans ce projet, sont investis dans des associations de vulgarisation scientifique et de protection des reptiles qui permettent à la fois de mieux faire connaitre ces animaux mais aussi de faire évoluer la législation vers une meilleure protection de leurs habitats. Ils participeront à des conférences grand public autour de la protection des reptiles en partenariat avec des ONG dans le domaine de l’écologie.

Procédures

Types d’interventions prévues : 1. Pour 120 femelles sauvages, et au maximum 40 femelles issues de croisements hybrides, des échographies seront effectuées sur animaux vigiles car l’intervention ne dure que quelques minutes, et sera effectuée 2 à 3 fois par semaine. Lorsque les organes reproducteurs seront à la bonne phase du cycle reproductif, les femelles seront euthanasiées selon une méthode réglementaire. 2. Des biopsies de queue seront réalisées sur 100 individus, pour analyser les bases génétiques de la reproduction de 40 mâles et de 20 femelles (les femelles sauvages utilisées pour les croisements hybrides), ainsi que 40 animaux hybrides issus de ces croisements. Cette intervention est très rapide et sera effectuée sans anesthésie ni analgésie due à la petite taille de l'animal et à leur capacité à régénérer leur queue. Une désinfection des instruments médicaux utilisés et de la queue sera effectuée pour chaque individu. En dehors de ces procédures les manipulations seront réduites au minimum pour limiter le stress des animaux.

Impact sur les animaux

Les populations de Zootoca vivipara en France et en Autriche sont suivies depuis de nombreuses années par les écologues et leur maintien en captivité est bien maitrisé. Tous les lézards qui ne seront pas mis à mort dans le cadre de l’action seront relâchés aux points GPS de leur capture (à l’exception des individus hybrides qui seront maintenus en captivité jusqu’à leur mort naturelle).

Devenir

En ce qui concerne les femelles utilisées pour l’intervention 1, elles seront euthanasiées afin de prélever leurs oviductes. Il s’agit de la seule technique qui actuellement permette d’obtenir des informations de qualité sur l’expression des gènes dans un organe spécifique. En effet, les ARNs (qui permettent d’obtenir les données d’expression des gènes) se dégradent très rapidement et il est nécessaire d’utiliser des tissus frais pour les obtenir. En ce qui concerne les femelles et les mâles utilisés pour la reproduction, ils pourront être relâchés à leur point de capture. Il est important de noter que ces individus pourront être utilisés pour plusieurs croisements avant d'être relâchés. Les animaux issus de croisements de lignées différentes (hybrides) ne pourront pas être relâchés dans la nature et seront gardés en élevage jusqu’à leur mort naturelle.

Remplacement

Les gènes liés à la reproduction des lézards vivipares ne sont pas encore connus. Il est donc obligatoire de travailler sur des animaux vivants pour les découvrir. L’étude de l’expression des gènes (ARN), contrairement à celle de l’ADN, nécessite d’utiliser des tissus frais. Il n’est donc pas possible d’utiliser des échantillons déjà présents dans les muséums ou des laboratoires de recherche. Dans le futur, nous travaillons à la mise en place de solution pour ne plus avoir à utiliser d’animaux vivants pour étudier les gènes que nous aurons identifiés au préalable (utilisation de lignées de cellules d’organes reproducteurs de reptiles en laboratoire).

Réduction

Un échantillon maximal de 260 individus semble optimal pour obtenir des résultats précis et exploitables (en dessous de ce nombre on court le risque de ne pas réussir à identifier les différences génétiques et donc de ne pas pouvoir répondre à la question scientifique motivant ces expériences). Le nombre d’animaux soumis à la biospie de la queue (100 lézards au lieu des 260 de l’étude) a été réduit, car la queue pourra être prélevée en même temps que les organes reproducteurs des femelles (160 femelles sont concernées).

Raffinement

Pour limiter le stress et coller le mieux possible à l'écologie de l'espèce, l'élevage sera effectué en milieu semi-naturel en extérieur par groupe de maximum 12 individus par bac de pâture de 1100L. Ils comprennent à la fois de la terre pour que les animaux puissent s'enfouir, des cachettes et des plantes pour imiter le milieu naturel. Il permet de minimiser le contact entre l’Homme et les animaux et donc de réduire le stress des lézards. Une supplémentation en nourriture et un arrosage selon la saison est prévu. Suite à la capture, une acclimatation d’une semaine avant manipulation sera effectuée dans une animalerie (UV et température contrôlée en terrarium) pour permettre d’identifier et traiter les éventuels parasites présents sur les animaux sauvages et éviter des risques de contamination. En ce qui concerne les manipulations des animaux notamment lors des échographies, elles seront effectuées dans les conditions les moins stressantes possibles (température basse, luminosité basse), le plus rapidement possible afin de limiter le stress lors de la contention en main. Le personnel intervenant sur les lézards aura été préalablement formé par des personnes capacitaires pour cette espèce. Bien qu’une douleur sera toujours présente lors des biopsies de l’extrémité de la queue, celle-ci sera réduite par l’utilisation de matériel adapté (ciseaux bien aiguisés) et de personnel formé pour cette procédure. Ceci permettra que cette procédure soit rapide et effectuée dans des conditions d’asepsie (désinfection du matériel entre chacun individu et application de Chlorhexidine diluée sur la plaie après la biopsie) qui permettent une cicatrisation rapide. L’animal sera de plus placé sur du sopalin pendant les jours suivant la biopsie pour limiter les risques d’infection et permettre une meilleure visualisation de la plaie pour suivre la cicatrisation. Les points limites suivants ont été définis : les animaux présentant des signes d’infection (pus + nécrose de tissus), un abattement, une léthargie ou une anorexie supérieure à 7 jours seront exclus de l’étude et pourront être euthanasié selon avis vétérinaire. Les animaux trop maigres seront mis en quarantaine et nourri quotidiennement, ils ne seront réintégrés dans l’étude qu’après reprise de poids et stabilisation. Les animaux adultes dont la queue est inférieure à 2cm ne seront pas utilisés pour la biopsie de queue, ils seront soit intégrés au groupe qui sera euthanasié (femelles) soit relâchés (mâles).

Choix des espèces

Les différences génétiques entre les animaux qui pondent des œufs, et ceux qui donnent directement naissance à des nouveau-nés ne sont pas connues. Ces analyses ne peuvent donc pas être simulées, et nécessitent le recours à des animaux vivants. Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’avoir des animaux très proches possédant ces modes de reproductions différents : c’est le cas du lézard vivipare (Zootoca vivipara) qui est ainsi un modèle de choix unique pour cette recherche. Les animaux utilisés seront des adultes matures sexuellement. Une partie des femelles issues du milieu sauvage seront utilisées pour étudier leurs organes reproducteurs. Les mâles et les femelles issus du milieu sauvage restant seront utilisés pour la reproduction (obtention de lignées hybrides). Les nouveau-nés issus de ces croisements (individus hybrides) seront, pour une partie, utilisés pour étudier leurs organes reproducteurs (femelles), et pour une autre partie, gardés en captivité jusqu’à leur mort naturelle (mâles et femelles surnuméraires).

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Souris : 3500
Rats : 12000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 13750
▲ 1750
Devenir
 -
 -
 -
 15500

15 500 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Chaque animal subit une chirurgie sous anesthésie générale pour poser à demeure un cathéter dans un vaisseau, un organe ou le cerveau, puis peut recevoir jusqu'à quatre prélèvements sanguins ou gavages par jour, avec un hébergement isolé jusqu'à sept jours. L'établissement décrit une activité de fourniture de rongeurs cathétérisés "prêts à l'emploi", les animaux étant ensuite expédiés vivants aux laboratoires ou tués en cas d'atteinte d'un point limite ou pour contrôle qualité. Il justifie l'élevage d'animaux "surnuméraires" par les taux d'échec chirurgical et conclut que la complexité des mécanismes exclut un modèle in vitro.

Objectifs

L’objectif du projet est de permettre la production et la mise à disposition pour la communauté scientifique de modèles de rongeurs équipés de manière permanente (par technique chirurgicale) de cathéters dans des vaisseaux, des organes ou le cerveau permettant soit la libération de substances (comme des médicaments ou des hormones) de manière répétée ou continue, soit le prélèvement de fluides biologiques (sang, bile, liquide cérébro spinal)

Bénéfices attendus

L’utilisation de modèles cathétérisés permet l’administration répétée ou continue de substances d’intérêts (comme des médicaments ou des hormones) ou la mesure et le suivi de paramètres biologiques grâce au prélèvement de fluides biologiques comme le sang, la bile ou le liquide cérébro spinal chez l’animal tout en minimisant les manipulations de la part du scientifique et sans anesthésie. Cela permet donc la réduction très importante du stress provoqué chez l’animal par des injections ou des prélèvements de manière répétée à différents sites d’injection ou de prélèvement. Ces administrations et mesures pourront permettre à la communauté scientifique d’augmenter leurs connaissances et leurs compréhensions sur différents domaines de recherche (devenir d’un médicament dans le corps, toxicité d’un médicament, maladies cardiaques, maladies du cerveau, hypertension, cancer, infertilité, ...) tout en réduisant les nuisances possibles sur l’animal.

Procédures

Tous les animaux dans le cadre de ce projet seront soumis à une procédure chirurgicale unique d’une durée d’une demi-heure à une heure sous anesthésie générale et à la mise en place d’un matériel cathétérisé. Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis à des prélèvements sanguins ou à des gavages (maximum 4 prélèvements sanguins/gavages par jour). Les actes de prélèvements, de gavages et d’injection ont une durée d’une dizaine de secondes à une minute. Un hébergement isolé peut être nécessaire pour les besoins du projet pour une durée maximale de 7 jours. Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront être de phénotype dommageable.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sur les animaux font suite à la mise en place du cathéter suite à la chirurgie : douleur, stress et perte de poids possible chez tous les animaux dus aux contentions, aux procédures chirurgicales, à la présence du matériel cathétérisé. Hébergement individuel possible jusqu’à une semaine.

Devenir

Les animaux sont à la demande, expédiés chez les scientifiques ou sont mis à mort dans le cas d’atteinte d’un point limite ou pour contrôle qualité du modèle.

Remplacement

La production de modèles cathétérisés a pour objectif de mettre à disposition des modèles prêts à l’emploi pour les scientifiques. Les animaux opérés sont intégrés dans des programmes de recherche ou d’études précliniques. Ces programmes visent à étudier les réactions des organes ou leurs interactions face à une substance, de comprendre la vie d’une substance à l’intérieur d’un organisme ou sa toxicité, ce qui entraine l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels programmes sur des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire est défini par le scientifique. Il est possible que des animaux surnuméraires doivent être utilisés de par les contraintes du modèle, ce nombre étant basé sur les taux de réussite connus et attendus des modèles. La réduction de ces animaux surnuméraires repose sur : l'expertise de l’équipe chirurgie et la maitrise des procédures, les locaux adaptés, les données historiques, l’observation de l’état clinique de l’animal en péri-opératoire afin d’adapter les traitements post-opératoires et de diminuer la mortalité éventuelle. Le nombre d’animaux surnuméraires utilisés dans chaque procédure est déterminé au cas par cas, en fonction du degré de difficulté du modèle, du taux de succès de la chirurgie, du nombre d’animaux à opérer, de la souche, du sexe et de la provenance.

Raffinement

Les cathétérisations permettent le suivi de paramètres biologiques ou encore l’administration de substances répétées ou en continu en minimisant les manipulations de la part du scientifique et sans anesthésie ce qui permet une réduction très importante pour l’animal du stress provoqué par des prélèvements ou des injections répétés à différents sites. Le contrôle de la douleur est réalisé par une administration d’analgésique avant la chirurgie et lors du post-opératoire ainsi qu’en cas de besoin. L’utilisation complémentaire d’anesthésique local peut être effectuée, si nécessaire. Une injection systématique sous-cutanée de sérum physiologique de réhydratation est pratiquée pour tous les animaux au réveil. Une habituation par la manipulation des animaux peut être effectuée dès la phase d’acclimatation (en fonction du stress observé de l’animal à réception, par exemple). Une observation quotidienne de l’état clinique général des animaux est réalisée tout au long de la procédure. Des soins spécifiques sont apportés en cas de signes cliniques (traitements médicamenteux, soins locaux, ajout d’enrichissement, mesures de réhydratation ou de réchauffement, ajout d’aliment, de gel hydratant, de litière ou d’eau complémentée ou non directement dans la cage afin d’en améliorer l’accès). En cas de détection d’un point limite, l’animal est immédiatement mis à mort. Des points limites spécifiques sont établis et raffinés au fur et à mesure des observations. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score et document qualité d’enregistrement permettant une traçabilité.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce et de la souche est très généralement effectué par le scientifique mais l’équipe de chirurgie se réserve le droit de proposer des changements de modèles sur la base de son expérience. Le rat et la souris sont des animaux couramment utilisés dans ce type de projet. Ce sont des mammifères dont l’anatomie et la physiologie sont proches de l’homme, la disponibilité de données historiques chez ces espèces permet d’obtenir des informations fiables et pertinentes. Sont concernés les animaux sevrés à partir de 3 semaines, dont la taille et le poids sont compatibles avec la pose du matériel cathétérisé, selon les recommandations éthiques en vigueur.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles endocriniens
    • Troubles immunitaires
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Loups de mer : 700
Souffrances
▲ -
▲ 700
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 700

700 bars européens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont exposés pendant deux mois au triphényl phosphate, un plastifiant suspecté d'agir comme perturbateur endocrinien, à concentration environnementale, puis maintenus neuf mois avant d'être tués pour prélèvement d'organes et de tissus. Le porteur décrit un suivi par grille de score, un individu à la nage désordonnée étant mis à mort au point limite, et ne prévoit pas d'intervention sur animal vigile ou anesthésié en dehors de cette fin. Il affirme que les approches in vitro ou in silico ne permettent pas d'évaluer l'impact du produit sur un "organisme entier", ce qui justifierait selon lui le passage par le poisson vivant.

Objectifs

L'immunité est une fonction majeure impliquée dans les défenses contre les agents pathogènes. Chez les vertébrés à mâchoire, les lymphocytes T ont la particularité de se développer dans le thymus lui-même sujet à des variations de taille suivant l'âge ou les taux plasmatiques des hormones sexuelles. Ces variations ont été associée à une altération de l'abondance des sous-types de lymphocytes T périphériques, une diminution de la réponse immunitaire adaptative, une augmentation de l'incidence des maladies infectieuses et une augmentation de la tolérance immunitaire (grossesse). Nous avons montré que les effets des estrogènes sur le thymus et les lymphocytes T étaient conservés entre le bar et les mammifères et que l’exposition à de l’estradiol (E2) modulait chez le bar la plasticité thymique et augmentait sa tolérance immunitaire. Chez le poisson, le thymus subit une involution hivernale puis une reformation en été qui semble avoir lieu chez des juvéniles de l'année mais également des individus matures avec chez ces derniers une involution plus marquée ainsi qu'un dimorphisme sexuel. En plus des hormones sexuelles, celles du métabolisme semblent également être des éléments de premier ordre dans ce phénomène. Ces dernières ont un rôle dans la gestion des réserves énergétiques ou le métabolisme en général, mais également dans la régulation de la reproduction. Ainsi, les fonctions de reproduction, d’immunité et de métabolisme sont étroitement liée. Au sein de ce projet, nous testerons dans un premier temps (1) l’hypothèse selon laquelle l'involution thymique serait influencée par les hormones stéroïdes résultant d’un compromis énergétique (trade-off) entre immunité et reproduction. L’action des perturbateurs endocriniens à activité estrogénique (PEE) sur les téléostéens est bien documentée (reproduction, croissance, immunité…) mais rares sont les études analysant les impacts sur plusieurs fonctions physiologiques à la fois. Le triphényl phosphate (TPP), détecté dans les eaux de surface de nombreux pays, est un plastifiant suspecté PEE, connu pour affecter la reproduction, l’immunité et le métabolisme. Ainsi, dans un second temps, (2) nous évaluerons l’impact du TPP sur ce trade-off établi entre ces trois grandes fonctions.

Bénéfices attendus

- Chez les poissons téléostéens, les connaissances concernant la régulation endocrinienne et environnementale (incluant la contamination environnementale) de la reproduction et de l’immunité par les hormones du métabolisme sont quasiment inexistantes. Or il s’avère que la compréhension de ces mécanismes est à la base de cette demande. Les mécanismes étant très conservés chez les vertébrés, les résultats permettront par ailleurs de mieux comprendre le lien existant entre certaines pathologies humaines métaboliques, l’immunité et la reproduction. - L’étude de l’action du TPP sur un équilibre affectant plusieurs fonctions physiologiques permet une vision plus intégrative et de mieux appréhender les risques environnementaux et sanitaires associés à la présence de ce contaminant largement utilisé dans les produits de la vie quotidienne. Nous pourrons faire une évaluation intégrative de la santé des individus de poissons mais aussi plus largement des populations. - Ce travail aidera, par extrapolation, à élucider l’impact du TPP dans certaines pathologies humaines métaboliques, mais aussi sur l’immunité et la reproduction qui, chez les sujets obèses, sont moins performantes.

Procédures

Les animaux seront exposés à un contaminant à concentration environnementale pendant 2 mois, puis maintenus en condition non contaminée pendant 9 mois (température, luminosité, pH contrôlés). Aucune intervention sur animal vigile ou endormi. Chaque individu sera euthanasié pour prélévement d'organes et tissus.

Impact sur les animaux

Le projet est divisé en deux périodes. Durant la première, les poissons seront maintenus en conditions contrôlées mimant une évolution naturelle des saisons. Durant la seconde, les individus seront exposés à un contaminant à concentration environnementale pendant 2 mois, puis maintenus en condition non contaminée pendant 9 mois (identique à la première période). Un période d'acclimatation de 7 jours sera respectée afin de permettre leur habituation et une meilleure gestion du stress. Des contrôles quotidiens seront effectués afin de s'assurer du bien-être des poissons et du respect des conditions d'hébergement (température, pH, luminosité...). Dans le but de réduire au maximum la douleur, l’angoisse et la souffrance des animaux nous utiliserons durant toute l’expérimentation la grille de score de la Fraunhofer institute. Un animal qui présenterait une nage sur le dos avec des mouvements non coordonnés, nage erratique serait immédiatement euthanasié (point limite) après anesthésie (MS222).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour permettre le prélèvement d'organes et tissus.

Remplacement

Des études in vitro ou in silico ne permettent pas de mettre en évidence l’impact de ce PEE sur un organisme entier. Afin de comprendre l’impact de ce TPP sur la physiologie du poisson, nous devons obligatoirement passer par un modèle vivant. Cependant, toutes les études préalables de définition de concentrations utiles ont été réalisées par une approche in vitro.

Réduction

- Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux, nous avons calculé l’effectif nécessaire pour pouvoir détecter un effet significatif s’il existe réellement. Pour cela, il est nécessaire de décrire plusieurs paramètres : la puissance statistique souhaitée (habituellement 90%), delta (différence de moyenne attendue), sd (écart-type attendu des données), le risque alpha (habituellement 5%). Les paramètres delta et sd ont été obtenus à partir d’expérimentations précédentes sur des bars matures mâles et femelles. Résultat : - Les concentrations utilisées sont en cours de détermination grâce à des tests in vitro. Ces derniers permettront de cibler les concentrations intéressantes afin de limiter le nombre de conditions et donc d’organismes utilisés. - Plusieurs mesures biologiques et chimiques sur chaque individu

Raffinement

Dans le but de réduire au maximum la douleur, l’angoisse et la souffrance des animaux nous utiliserons durant toute l’expérimentation la grille de score de la Fraunhofer institute qui est un bon guide pour la prise de décision quant à la souffrance animale. Un animal qui présenterait une nage sur le dos avec des mouvements non coordonnés, nage erratique serait immédiatement euthanasié (point limite). Nous souhaitons qu’à la base de cette grille de score nous restions avec des animaux qui sont en code couleur vert.

Choix des espèces

Le bar Européen constitue une espèce à fort intérêt écologique et économique et, du fait de sa production aquacole importante, son système immunitaire et reproductif font l'objet de nombreux articles scientifiques. De plus, suivant nos recherches, chez le bar, le thymus et les lymphocytes T font l'objet d'une régulation fine par les composés oestrogéniques, ce qui suggère que l'immunocompétence du bar pourrait être impactée par des perturbateurs endocriniens oestrogéniques présents dans son environnement. Cette espèce constitue donc un modèle de choix pour notre étude. Ce poisson est par ailleurs soumis à des restrictions croissantes de pêche en Europe de l’Ouest (850/98/EU ; 2018/120/UE) car les stocks de celui-ci sont actuellement en déclin et cela ne résulte probablement pas uniquement d’une activité de surpêche. Les individus seront pris à un âge où ils sont encore sexuellement immatures mais immunitairement matures (dès 180 dph, cohortes 1b et 2b) et matures à la fois sexuellement et immunitairement (dès 450 dph, cohorte 1a et 2a). Nous sommes intéressés par l’étude des étapes clés correspondant au basculement d’une immunité « entière » à une immunité moins complexe et en fonction de la saison et de la mise en place d’une stratégie de reproduction. Chez les bars, en termes de reproduction, les mâles développent leurs gonades dès 310 dph et les femelles en condition contrôlée dès 240 dph. Pour ce qui attrait à l’immunité, les bars sont matures dès 180 dph.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 96
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 96

96 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent des injections quotidiennes sous la peau pendant quinze jours, un test de tolérance au glucose après une période de jeûne, et deux prélèvements sanguins. Elles sont ensuite tuées et autopsiées pour analyser le testicule et d'autres organes. Le projet étudie l'effet de deux molécules régulant le glucose sur la fertilité masculine, le porteur indiquant qu'aucune méthode de remplacement ne permet d'intégrer les effets sur l'organisme entier.

Objectifs

Dans le monde nous estimons que 2 à 12% des hommes sont infertiles. Des facteurs génétiques mais aussi des changements de mode de vie (peu de sport, alimentation riche) peuvent conduire à une baisse de la fertilité à l'âge adulte. Ainsi, dans le cas d’un apport riche en glucides ou dans le cas de diabète sucré chez l’adulte, la qualité du sperme et de son patrimoine génétique sont altérés. Toutefois, après l'arrêt de la consommation de haute teneur en fructose, le nombre de spermatozoïdes retourne à une valeur normale. Dans cette étude, nous allons essayer de mieux comprendre comment le métabolisme glucidique peut affecter la fertilité masculine en utilisant deux classes de molécules (médicaments) utilisées pour réguler la voie des glucides. Nous utiliserons une molécule qui va favoriser l’entrée des glucides dans la cellule (molécule anti-diabetique) ; et la seconde molécule est une hormone produite par le foie . Cette hormone est actuellement étudié pour le traitement de maladies métaboliques (obésité, diabète), mais nous ne connaissons pas ses effets sur la reproduction. L’objectif du projet est d’identifier les effets de ces modulateurs des glucides sur la fonction testiculaire. Ainsi, au cours de cette étude, nous exposerons 2 groupes de souris mâles adultes (saines ou en surpoids suite à un régime riche en lipides) avec soit 1/ l'hormone et 2/ soit avec une molécule qui agit comme sensibilisateur aux glucides (anti-diabetique).

Bénéfices attendus

L’obésité peut conduire à l’apparition de pathologies telles que les maladies cardiovasculaires, ou l’infertilité. Ainsi, dans le cas d’un apport riche en fructose ou dans le cas de diabète sucré chez l’adulte, la qualité du sperme et de l’ADN des spermatozoïdes est détériorée. Les mécanismes d’actions des glucides sur le testicule ne sont pas clairement connus et posent des questions sur les nouveaux traitements thérapeutiques régulant le métabolisme glucidique et leur innocuité sur la fertilité masculine. Le fait que récemment, il a été mis en évidence des taux plasmatiques d'une hormone négativement corrélés aux taux sériques en testostérone chez les patients atteints d’obésité, suggère qu'elle peut agir directement ou indirectement sur plusieurs cellules du testicule et modifier leurs activités . Est ce que ces molécules agissent sur la fonction testiculaire et quels effets peuvent elles avoir ? Les données permettront de mieux comprendre l'importance 1/ du métabolisme glucidique et de sa dérégulation dans la fonction testiculaire et 2/ d'identifier les effets sur le testicule de ces médicaments.

Procédures

La moitié des males auront pendant 15 jours des injections journalières en sous-cutanée avec soit l’hormone, soit du sérum physiologique, l'autre moitié des males auront une administration dans l'eau de boisson. L'ensemble des males auront un test de tolérance au glucose qui nécessite une période à jeûn de 4 à 6h suivi d'une injection de glucose puis de mesures répétées du glucose dans une goutte de sang sur une période de 2h. Enfin les animaux auront 2 prises de sang au cours de l'expérimentation pour vérifier les effets des traitements sur le métabolisme du glucose et sur des marqueurs de la fonction testiculaire.

Impact sur les animaux

Les molécules utilisées ont déjà été etudiées aux concentrations que nous souhaitons utiliser. Elles sont en cours d'essais chez l'Homme. Elles ont montré avoir un effet benefique sur le métabolisme glucidique en cas d’hyperglycemie. Les tests decrivent une "innocuité et tolérance bonnes, similaires au placebo" . Les autres nuisances potentielles sont les injections sous-cutanée qui peuvent potentiellement conduire à une infection, mais les solutions seront preparées sous hotte stérile ainsi que l'apparition d'hematome lors des prises de sang.

Devenir

A la fin de l'experimentation, l'ensemble des males seront euthanasiés et autopsiés pour analyser les effets des molécules (analyse histologique et analyse fonctionnelle moléculaire du testicule, hypophyse, foie, tissu adipeux).

Remplacement

A l'heure actuelle, il n’y a aucune méthode de remplacement, puisque les essais in vitro ont été réalisés. L'analyse proposée, nécessite d'intégrer les effets sur l’organisme en entier (notamment en prenant en compte le métabolisme glucidique par le foie, le tissu adipeux et les muscles) sur la fonction testiculaire. Les effets des molécules ont déjà été caractérisés in vitro sur 2 lignées de cellules et aucun effet toxique (mortalité cellulaire) n’a été observé.

Réduction

Des conditions sont mises en place afin de réduire le nombre d’animaux utilisés ainsi nous utilisons qu’une seule dose des médicaments qui est la dose efficace en se basant sur les données de la littérature et du developpeur. Nous optimisons également les analyses au niveau moléculaire, afin d'utiliser peu d'echantillon.Toutefois, pour faire face à la variabilité individuelle, nous avons besoin d'un nombre minimal d'animaux par groupe (12) pour avoir une analyse statistique fiable. Les tests statistiques seront menés pour tester les différences entre le groupe contrôle et le groupe traité de 12 animaux.

Raffinement

Afin de reduire au minimum les effets sur le bien-être animal, les animaux seront élevés dans les meilleures conditions d’élevage avec la présence d’un enrichissement (une cabane en carton pour se cacher et des morceaux de cartons "crinklets" pour faire leur nid), une surveillance accrue sera réalisée les jours suivants la prise de sang ou le test de tolerance au glucose. Si toutefois, un animal présentait un des points limites sur l'apparence, poids, ou le comportement, ou une combinaison de signes cliniques inquiétant, le vétérinaire référent ou un responsable bien-être local serait consulté et/ou les animaux euthanasiés. Dans le cadre des procedures, pour limiter la douleur, nous utiliserons un anesthesique pour les prises de sang et et un analgesique pour le test de tolerance au glucose et pour limiter la possibilité d'hematome nous effectuerons un point de compression. Pour limiter le stress, les animaux resteront au maximum dans leur cage d'hebergement habituelle.

Choix des espèces

Les souris sont des petits mammifères qui ont une vitesse de reproduction rapide (il ne faut que 30 jours pour produire un spermatozoïde à partir d’une cellule souche, contre 80 jours chez l’homme), et la durée de gestation est de 21 jours. De plus les marqueurs et paramètres du métabolisme glucidique ont été très bien caractérisés et facilement mesurables. Cette espèce est donc un très bon modèle pour étudier les effets des composés agissant sur le métabolisme sur la fonction testiculaire, chez les mammiferes. A l’heure actuelle, aucune donnée sur la reproduction n’est connue pour ces molécules. à partir de 6 semaines, les souris peuvent être considérées comme jeune adulte (fin de la puberté), et peuvent se reproduire. Nous utiliserons des animaux avec un âge supérieur à 6 semaines (8 semaines ).