Autres troubles humains
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Evaluation chez le rongeur, de la biodistribution de composés chimiques ou biologiques par des méthodes froides ou radioactives
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 12500
Hamsters dorés : 300
Gerbilles de Mongolie : 200
Une perte de poids de plus de 15 %, ou de plus de 10 % pendant plus de trois jours, constitue un point limite pour les 25 500 rongeurs de ce projet : 12 500 souris, 12 500 rats, 300 hamsters dorés et 200 gerbilles de Mongolie, utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les composés testés, froids ou radiomarqués, leur sont administrés par la bouche, le nez, la trachée, le muscle, la peau, l'abdomen, la veine porte, le cerveau ou la vessie, cette dernière voie après jusqu'à quatre heures de privation d'eau, ou par minipompe implantée par chirurgie. La phase in vivo peut durer jusqu'à 12 mois, avec des jeûnes jusqu'à 16 heures et un hébergement individuel sans enrichissement pour recueillir urines et fèces, afin de mesurer la distribution et l'élimination de composés que le résumé ne nomme pas. Le porteur déclare 10 220 rongeurs réutilisés, et réserve ce maintien en vie à ceux qui n'ont reçu qu'une administration unique de composé non radioactif et sont restés moins d'une semaine en procédure, les autres étant mis à mort pour prélever leurs organes et de grands volumes de sang.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer in vivo l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’excrétion de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur. Les paramètres de distribution et d’excrétion des composés seront si possible déterminés préalablement in vitro, ce qui conditionnera le choix de l’espèce rongeur (souris, rat, hamster, gerbille) et de la souche à utiliser pour évaluer la biodistribution in vivo dans le sang, les urines, et les différents organes. Dans certains cas, il sera possible d’avoir recours à une forme radiomarquée des composés afin de faciliter leur dosage et l’identification de leur distribution. Ce projet permettra d’une part de révéler la pharmacocinétique des composés testés in vivo, par administration unique ou répétée (dans le respect des recommandations vétérinaires concernant les voies, volumes et fréquences) de la molécule froide. Une seconde partie du projet aura recours à la forme radiomarquée de la molécule. Dans certains cas, les administrations nécessiteront une pose chirurgicale d’implant (de diffusion prolongée sous cutanée, intraveineuse ou intrapéritonéale). Ces chirurgies seront réalisées stérilement, sous anesthésie avec analgésie couvrant toute la durée de la chirurgie et dans le respect des recommandations du comité d’éthique. Des prélèvements divers (sang, urines, fèces, liquide cérébro spinal etc., dans le respect des recommandations vétérinaires) pourront être effectués in vivo afin de doser le composé dans ces fluides, ou des paramètres métaboliques (insulinémie, glycémie) et des prélèvements d’organes pourront avoir lieu, exclusivement post mortem. Dans le cas de l’insulinémie et de la glycémie ou d’autres paramètres métaboliques, une injection de glucose en IP ou SC ou une administration PO pourront être réalisées au préalable des prélèvements sanguins.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’évaluer la pharmacocinétique in vivo de composés biologiques ou chimiques après une ou plusieurs administrations chez le rongeur, sur une période allant de 1 jour à 12 mois. Cette évaluation est critique afin de pouvoir ensuite réaliser des études d’efficacité.
Procédures
Des composés chimiques ou biologiques froids ou radiomarqués seront administrés aux animaux par voie: intranasale, intratrachéale, sous anesthésie générale d’environ une heure; intramusculaire, intradermique sous anesthésie générale d’environ une heure avec analgésie; orale sur animaux vigiles (acte d’1min environ); sous cutanée et intrapéritonéale sur animal anesthésié ou vigile (acte d’une minute sur animal vigile, anesthésie d’environ 1h); injection intraportale ou minipompe (intraveineuse, sous cutanée ou intrapéritonéale) posée lors d’une chirurgie sous anesthésie générale avec analgésie (chirurgie d’environ 15 minutes, anesthésie d’environ 1h). Les implants pourront être retirés au plus tôt une semaine plus tard (chirurgie d’environ 15min, anesthésie d’environ 1h). Des administrations intravésicales (par cystocentèse ou cathéter) pourront être réalisées (anesthésie générale de moins d’1h) après privation d’eau sur maximum 4h et vidange de la vessie par pression légère sur le ventre. Il sera aussi possible de réaliser des administrations intracérébrales. Ce geste sera réalisé lors d’une anesthésie de moins d’une heure avec analgésie. Pour les administrations orales où l’alimentation pourrait biaiser la pharmacocinétique, les animaux pourront être mis à jeun au maximum 16h,Ils seront pesés et éventuellement réhydratés après le jeûne. Les volumes administrés et fréquences d’administration respecteront les recommandations. La phase in vivo pourra durer jusqu’à 12 mois dans le cas de composés froids et 2 mois pour les composés radiomarqués. Des prélèvements de sang ou d’urine pourront être réalisés afin de suivre la biodistribution et l’élimination des produits administrés. Les prélèvements de sang sur animal vigile prendront environ deux minutes. En cas d’anesthésie, celle-ci durera au maximum une heure. Pour les prélèvements individuels d’urine et/ou de fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages, sans enrichissement En fin de projet, la plupart des animaux seront euthanasiés pour récupération des tissus, organes, et du sang. Avant euthanasie, sous anesthésie générale profonde avec analgésie, une perfusion pourra être réalisée pour rincer les organes. Cela durera moins d’une heure avant euthanasie. Dans le cas particulier d’animaux ayant subi une administration unique de produit non radioactif et ayant été gardés en procédure au maximum une semaine, ils pourront être gardés en vis sur avis du vétérinaire.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, nous attendons n’attendons pas d’effets indésirables particuliers chez les animaux. Dans le cas de phénotypes dommageables, celui-ci n’affectera pas le bien-être animal, bien que les animaux pourraient boire plus d’eau et/ou être obèses. Il ne peut toutefois pas être exclu que les composés administrés causent de la toxicité (diarrhée, perte de poids, douleur, signes neurologiques), ce qui sera surveillée. Une douleur transitoire modérée pourrait être générée par les chirurgies. Un stress de courte durée et une douleur légère sera générée par les administrations de produit. Les mises à jeun pourraient générer un stress léger et une déshydratation légère.
Devenir
Les animaux seront la plupart du temps mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de grands volumes de sang, nécessaires pour évaluer l’effet des composés testés. Les animaux ayant reçu une administration unique de composé non radioactif et étant restés en procédure moins d’une semaine pourront être gardés en vie pour réutilisation.
Remplacement
Les molécules chimiques ou biologiques dont la pharmacocinétique sera évaluée dans ce projet auront été si possible au préalable sélectionnées dans des tests in vitro (tests sur hépatocytes, microsomes etc) afin de s’assurer de leur efficacité, de leur spécificité et de leur absence de toxicité. Ces données sont souvent insuffisantes pour prédire la biodistribution in vivo des molécules. La pharmacocinétique réelle des meilleures molécules devra donc être vérifiée chez le rongeur en choisissant le modèle animal.
Réduction
Le nombre d’animaux par lot a été déterminé sur la base des expériences passées dans notre centre, pour choisir le nombre minimum permettant d’obtenir une puissance statistique suffisante pour conclure. Dans le cas de prélèvements terminaux à différents points de temps (collecte d’organes/tissus, ex collecte de peau à plusieurs points de temps), un groupe d’animaux devra être inclus pour chaque point de temps. Dans le cas de screening de nouvelles molécules, au maximum 5 animaux par groupes seront inclus. Le nombre sera adapté en fonction de la variabilité attendue de la pharmacocinétique du composé. Dans le cas où la bioanalyse suite aux prélèvements nécessiterait un volume trop important de fluides, le nombre d’animaux devra être augmenté, jusqu’à au maximum 15 animaux. Des analyses statistiques seront réalisées sur les paramètres mesurés.
Raffinement
Les animaux seront pesés au minimum 2 fois par semaine : • A partir de 10% de perte du poids, les animaux seront pesés quotidiennement et une de l’alimentation et de l’eau gélifiées seront mises à disposition dans les cages. • Entre 10 et 15% du poids : les animaux seront réhydratés avec du Ringer Lactate, 0.5mL, une fois par jour. Une perte de poids de plus de 15% ou se maintenant plus de 3 jours au-delà de 10% constituera un point limite. En cas de suspicion de toxicité du composé chimique ou biologique administré, un arbre décisionnel validé par la SBEA et le comité d’éthique (document de référence) sera utilisé pour décider de l’arrêt du traitement, de traitements de support et/ou de l’euthanasie de l’animal. Pour évaluer d’une façon sensible l’état de souffrance et établir les points limites, la spécificité des modèles et des procédures est prise en compte. Les expérimentateurs sont formés pour reconnaître ces signes. Les principaux points limites concernent l’état général de l’animal sont listés en détail dans les procédures. Les administrations intracérébrales, intrathécales, intravésicales, intraportales, les prélèvements de liquide cérébrospinal et les poses et retraits de mini-pompes osmotiques ou d’un implants seront réalisées sous anesthésie générale avec analgésie pré-, per- et post-opératoire (buprénorphine au moins 30 minutes avant). Pour les pompes et implants, les animaux seront hébergés individuellement et suivis quotidiennement le temps de la cicatrisation de la plaie suturée (en général 3-4 jours) et des soins locaux seront apportés si nécessaire. Les administrations IM et ID seront réalisées après administration d’un analgésique (buprénorphine).
Choix des espèces
Si le profil pharmacocinétique in vitro est adéquat dans cette espèce, la souris sera privilégiée pour évaluer la pharmacocinétique des nouveaux composés in vivo, car c’est l’espèce mammifère la plus décrite dans les modèles d’évaluation de molécules chimiques ou biologiques. La souris sera aussi préférée dans le cas d’une administration d’un composé ou d’un traceur radioactif, si le mécanisme d’action de la molécule le permet, pour des raisons pratiques de gestion de la radioactivité et de ses déchets. Pour certaines études pré-réglementaires comme l’étude de l’élimination d’un composé radiomarqué in vivo, le rat sera l’espèce préférée. Des hamsters et des gerbilles pourront être occasionnellement utilisés si besoin, en cas d’études préalables à la mise en place d’un modèle particulier bien décrit dans ces espèces (exemple : hamster pour une étude préalable à une étude d’infection au SARS-CoV2). Seuls des animaux sevrés seront utilisés (jeunes adultes et adultes, 6 semaines minimum), tel que référencé dans la littérature.
Administration intracérébrale de candidats médicaments, collectes de sang répétées et analyse comportementale chez le rongeur
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 450
4 050 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 450 d'entre eux et sévère pour 3 600. Ils subissent une chirurgie stéréotaxique avec perçage du crâne pour une administration intracérébrale, puis jusqu'à huit prélèvements de sang en 24 à 48 heures, pour caractériser la pharmacocinétique de candidats médicaments pour le compte de clients. Le porteur reconnaît des douleurs post-opératoires de 24 à 48 heures et un risque lié au geste sur des molécules innovantes peu connues. Il affirme que l'évaluation in vivo reste "incontournable" et que la tolérabilité comportementale ne peut pas s'étudier in vitro.
Objectifs
Au cours du développement préclinique, de nombreuses études sont effectuées afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des candidats médicaments (i.e., nouveaux composés ayant un potentiel thérapeutique). Les études pharmacocinétiques, qui sont menées en parallèle, permettent d’étudier le devenir du composé dans un organisme vivant. Classiquement, il s’agit de caractériser son absorption, sa distribution dans l’organisme, son métabolisme (c’est-à-dire comment l’organisme procède à sa transformation) et enfin son élimination. Les données collectées dans le cadre de ces études permettent notamment d’affiner les doses et par conséquent de contribuer à la détermination de fenêtres/marges thérapeutiques, qui matérialisent la zone de concentrations permettant d’observer une efficacité tout en limitant la survenue d’effets secondaires/toxiques. De plus, l’efficacité d’un composé est également dépendant de sa voie d’administration. Dans le cadre de pathologies touchant le système nerveux central (SNC), une des voies d’administration pouvant être la plus efficace est l’injection intracérébrale (ICB). Cette voie d’administration permet de contourner la barrière hémato-encéphalique (BHE) qui limite voire empêche le passage de certaines molécules provenant de la circulation sanguine. De plus, cette voie d’administration permet d’agir directement sur le tissu cérébral donc de focaliser de manière plus précise la biodistribution du composé dans la zone à traiter. In fine, cela permettrait de réduire la dose à injecter et donc de possiblement limiter les effets secondaires/toxiques potentiels. Cependant, il n’est pas impossible que certaines molécules injectées en ICB traversent la BHE et se retrouvent dans la circulation sanguine. Ainsi, en tant que prestataire de services pour l’industrie pharmaceutique, nous proposons à nos clients de réaliser la phase expérimentale de leurs études pharmacocinétiques. Ce projet a donc pour objectif de fournir à nos clients des échantillons de sang et/ou de tissus prélevés chez le rongeur (rat ou souris) dont l’analyse permettra de connaître les variations de concentration plasmatique (au cours du temps et/ ou en terminal) et/ou tissulaires (en terminal) des candidats médicaments après une administration unique. La tolérabilité de ces composés, injectés par voie ICB, pourra également être objectivée au cours du temps à partir d’une analyse comportementale basée sur une grille d’observation fonctionnelle (FOB test) de l’animal.
Bénéfices attendus
Les échantillons de sang et d’organes collectés seront traités et analysés par nos clients afin d’établir le profil pharmacocinétique de leur candidat médicament. En parallèle, l’analyse comportementale permettra de compléter les analyses tissulaires en évaluant les répercussions fonctionnelles du candidat médicament (FOB test) sur les animaux et ainsi d’en juger la tolérabilité afin d’affiner la dose optimale avec des effets secondaires maitrisés.
Procédures
Les animaux seront soumis à une administration de composé unique par voie intracérébrale sous anesthésie gazeuse dont la durée est variable allant de 30min à 1h30. Des prélèvements répétés de sang seront réalisés soit sur animal vigile, à la veine de la queue ou submandibulaire (souris uniquement) (durée : 5min), soit sur animal anesthésié par ponction directe de la veine jugulaire (durée : 10min). Ces prélèvements seront réalisés le plus souvent pendant les 24 à 48h suivant l’administration avec un maximum de 8 prélèvements sur cette période, mais ils pourront également être étalés sur plusieurs semaines (1 à 2 prélèvements par semaine maximum). Certains prélèvements pourront être réalisés en terminal par ponction intracardiaque pour les prélèvements sanguins sur animal anesthésié. Les souris de plus de 2 mois seront isolées pour tous le protocole dont la durée dépendra des objectif du client (de 7 jours à plusieurs semaines).
Impact sur les animaux
-Un des effets indésirables potentiel est lié à l'administration du candidat médicament. Le personnel est formé et entrainé à l’administration intracérébrale pour réduire tout risque. Cependant, un problème lors du geste technique ou un effet secondaire du composé testé peut-être observé surtout pour les nouvelles molécules innovantes avec peu de recul. -Les animaux seront soumis à une administration intracérébrale sur un ou plusieurs sites nécessitant une chirurgie réalisée sur un cadre stéréotaxique et sous anesthésie gazeuse pour disséquer les tissus cutanés et pour percer l'os crânien. Cette étape peut engendrer des douleurs durant les 24-48h suivant la chirurgie. La peau du crâne sera ensuite suturée ce qui peut provoquer des démangeaisons lors de la cicatrisation et un risque de retrait du point par l'animal. Des prélèvements de sang seront réalisés sur animal vigile soumis à une contention, impliquant parfois des ponctions directes dans les vaisseaux à l’aide d’une aiguille ou d’une lancette pouvant être à l’origine 1) d’une douleur, 2) de stress et 3) d’un écoulement sanguin persistant. Ces prélèvements pourront nécessiter également d’anesthésier les animaux et ce de façon répétée. Dans le cadre de prélèvements multiples, au maximum, 8 prélèvements pourront être réalisés sur 48h, ou encore 2 prélèvements maximum par semaine pendant plusieurs semaines. Lorsque des volumes importants seront nécessaires, le prélèvement pourra être effectué en intracardiaque de façon terminale, sous anesthésie. En cas de prélèvement du cerveau, les animaux subiront une thoracotomie précédent une perfusion intracardiaque sous anesthésie chimique et analgésie morphinique. Afin de limiter tout risque de bagarre (rapport dominant/dominé) et donc de blessures, les souris dont l’âge est au-dessus de 2 mois seront isolées ce qui est également une source importante d'anxiété.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de collecter du sang et/ou des organes.
Remplacement
Si des méthodes d’extrapolation in vitro-in vivo sont de plus en plus utilisées, comme la modélisation pharmacocinétique à fondement physiologique, ces approches présentent malgré tout encore certaines limites, notamment la difficulté à paramétrer certains processus mis en jeu en particulier pour les phases d’absorption et d’excrétion. Ces approches ne constituent qu’une aide à la caractérisation des interactions pharmacocinétiques, et l’évaluation in vivo du devenir d’un composé dans un organisme vivant reste incontournable. De même, il n’est pas possible d’évaluer la tolérabilité des composés sur la réponse comportementale fonctionnelle sur des modèles in vitro.
Réduction
Toutes les mesures seront prises pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ce projet tout en prenant en compte les besoins de nos clients (volumes de sang, nombre de points de prélèvements et de doses à tester nécessaires). Chaque animal pourra être son propre contrôle, et le recours à des prélèvements répétés au cours du temps sur le même animal permet également de limiter le N total par étude.
Raffinement
L’ensemble des expérimentations seront effectuées par un personnel compétent et entraîné. L’état clinique des animaux sera suivi quotidiennement grâce à une grille de score. Des points limites précis et spécifiques à chaque procédure sont également établis afin de s’assurer que toute douleur/souffrance éventuelle des animaux pourra être détectée et prise en charge rapidement. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie. Les animaux seront également habitués à la manipulation et à la contention pour diminuer le stress lié à ces procédures. Les prélèvements sanguins ainsi que les doses et volumes d’injection des anesthésiques chimiques (i.p), analgésiques (s.c) et de sérum physiologique (NaCl 0,9%) seront réalisés selon les recommandations éthiques pour chaque espèce. Après chaque prélèvement, une injection de NaCl 0,9% sera réalisée (volume équivalent injecté directement dans la voie veineuse ou 3 fois le volume prélevé injecté en sous cutané) afin de compenser la perte de volémie. Les chirurgies ICB seront sous anesthésie et analgésie et les animaux bénéficieront d’une surveillance accrue (minimum 2 fois par jour sur 48h) en phase post-opératoire. De la nourriture et/ou des gels enrichis seront déposés dans la cage afin de limiter la perte de poids des animaux après la chirurgie. Par ailleurs, l'eau et la nourriture seront fournis ad libitum et les animaux bénificiront d'un environnement enrichi. Les animaux hébergés (souris) individuellement disposeront d’un environnement avec plusieurs type d'enrichissements (petite maison et plusieurs matériaux pour la réalisation de leur nid). Ces dernières seront également disposées dans des cages transparentes et placées les unes à côté des autres pour qu'elles puissent se sentir et s'observer. La manipulation des animaux au cours du FOB test peut être une source d'anxiété. De plus, afin de limiter tout risque de bagarre (rapport dominant/dominé) et donc de blessures, les souris dont l’âge est au-dessus de 2 mois seront isolées ce qui est également une source importante d'anxiété.
Choix des espèces
Ces études de pharmacocinétique vont permettre de déterminer les doses qui seront ensuite utilisées pour les études d’efficacité et de pharmacologie de sécurité chez le rongeur, ce qui justifie le choix des espèces retenues pour ce projet. Le choix entre souris et rat sera ensuite conditionné notamment par l’historique des études déjà réalisées par nos clients, le choix du modèle de pathologie envisagé par la suite, et les volumes de sang requis pour les bioanalyses. Les animaux utilisés dans le cadre de ces études sont : - Des rats de tous âges soit environ 150 à 600g - Des souris de tous âges soit environ 20 à 40g Les études seront effectuées sur des animaux en post-sevrage dont l’âge des animaux dépendra du protocole à réaliser, des objectifs de l’étude et des candidats médicaments à tester.
Evaluation et traitement de la douleur dans un modèle de drépanocytose
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
1 330 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses d'une drépanocytose, elles subissent des crises vaso-occlusives déclenchées par une exposition à un air appauvri en oxygène pendant trois heures ou à une température de 10 °C pendant une heure, puis des tests de douleur tactile, thermique et de force musculaire, pour évaluer des candidats médicaments antalgiques. Le porteur indique que ces souris développent des douleurs qui augmentent avec l'âge, ce qui justifie leur mise à mort en fin de projet. Il affirme que ces conditions ne peuvent pas être reproduites in vitro et conclut à l'impossibilité de remplacer le modèle animal.
Objectifs
La drépanocytose est une pathologie génétique due à une mutation de l’un des gènes codant l’hémoglobine. Elle est caractérisée par la présence conjointe de globules rouges en forme de faucille et d’une anémie chronique hémolytique. Les cellules falciformes étant moins souples que les hématies normales, elles peuvent obstruer la circulation sanguine au niveau des capillaires, entraînant une réduction de l’alimentation en oxygène vers les tissus concernés. Cette obstruction peut provoquer des douleurs voire causer des lésions à différents organes (rate, reins, cerveau, os…). De plus, chez les patients atteints de drépanocytose, toute situation provoquant une augmentation de la consommation d’oxygène (e.g. exercice physique intense, localisation en altitude...) peut déclencher une crise dite vaso-occlusive (=crise drépanocytaire). Une crise vaso-occlusive est un épisode d’aggravation des symptômes qui peut se caractériser par l’aggravation soudaine de l’anémie, mais aussi par l’apparition ou l'augmentation des douleurs. L’objectif du projet consiste à évaluer des symptômes associés à la douleur, et tester des candidats médicaments pour réverser ces symptômes (allodynie / hyperalgésie tactile et thermale, hyperalgésie musculo-squelettique) dans un modèle de souris de drépanocytose (communément appelées souris SCD, pour sickle cell disease). Les douleurs et les traitements seront évalués en condition standard, et suite à un protocole de crise vaso-occlusive.
Bénéfices attendus
La drépanocytose, touchant tous les organes, peut causer de nombreuses complications. Les crises vaso-occlusives (CVO), se traduisant par des épisodes de douleurs souvent très intenses, constituent le symptôme majeur de cette maladie. Le traitement repose sur la prise de médicaments antalgiques en cas de douleurs intenses, mais peut nécessiter une hospitalisation lors des crises (notamment chez les enfants). Il n'existe à ce jour pas de traitement de fond satisfaisant de cette pathologie ; en cas de CVO très fréquentes, un traitement de fond reposant sur des transfusions ou la prise d'un traitement médicamenteux peut être proposé, mais ce traitement est accompagné d'importants effets secondaires parfois graves (aussi est-il proposé uniquement dans les formes les plus graves de la pathologie). Il apparait donc nécessaire de développer de nouveaux traitements qui permettraient de soulager les douleurs ressenties par les patients atteints de drépanocytose, voire de diminuer la fréquence de leurs crises, et ainsi d'améliorer leur qualité de vie. Ce projet permettra d'évaluer l'efficacité antalgique de candidats médicaments dans un modèle murin de drépanocytose.
Procédures
Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée (principalement 1 fois (2 fois max) par jour; pendant 1 à 6 semaines en fonction de la spécificité du traitement). Les animaux seront soumis à des tests comportementaux permettant d'évaluer leur comportement général ainsi que leur seuil de réponse à des stimulations tactiles ou thermiques, et leur force musculaire. Ces tests dureront de 15 secondes à 5 minutes environ. Ils seront répétés maximum 8 fois en 2 semaines. Dans le cas des CVO, le déclencheur sera une exposition à un air moins concentré en oxygène pendant 3 h ou une exposition à une température ambiante de 10°C pendant 1 h. Les tests comportementaux seront réalisés 1 fois avant le déclenchement puis 3 fois en 24 h. Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin en cours d'étude dans ce projet ; cependant, si cela devait s'avérer nécessaire, 1 seul microprélèvement veineux sera réalisé (durée de l'ordre de la minute).
Impact sur les animaux
Les souris Townes et Berkeley développent une maladie de type drépanocytose. Celle-ci se traduit par une modification des paramètres sanguins (augmentation des leucocytes, diminution de l'hématocrite, de l'hémoglobine...) et l'expression d'hématies de type drépanocytaire. Ces souris sont viables et fertiles mais il est attendu (et sera évalué dans ce projet) qu'elles présentent des douleurs, notamment en réponse à une stimulation (tactile ou thermique) ou suite à l'induction d'une crise vaso-occlusive. Les tests comportementaux, et plus particulièrement l'exposition à des conditions d'hypoxie ou à une température de 10°C, peuvent entraîner un stress le temps du test. Ce stress sera diminué au maximum grâce à des périodes d'habituation aux différents dispositifs.
Devenir
A l'issue des procédures de ce projet, tous les animaux sont euthanasiés car ils présentent une pathologie chronique et non curable pouvant leur causer des douleurs (qui selon la littérature peuvent augmenter avec l'âge).
Remplacement
Ce modèle ne peut pas être remplacé par des méthodes alternatives car les conséquences de la drépanocytose sont directement liées à l'impact de la présence d'hématies anormales sur la fonction de divers organes, et l'apparition des douleurs est fortement dépendante de certaines conditions (stimuli tactiles, thermiques, crises vaso-occlusives). Ces conditions spécifiques ne peuvent actuellement pas être reproduites in vitro, et l'étude de l'efficacité des traitements anti-douleur ou de la thérapie cellulaire nécessite l'utilisation d'animaux présentant cette pathologie. Cependant, dans la majorité des cas les traitements médicamenteux étudiés dans le cadre de ce projet ont été sélectionnés au cours d'études in vitro et/ou in silico avant leur évaluation chez l'animal.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Quand pertinent, un groupe contrôle négatif (souris HbAA, exprimant des gènes normaux) pourra être ajouté. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés (dans le cadre des différentes évaluations de douleurs), les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.
Raffinement
Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux (ou attendus) ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Ce projet est en développement dans notre établissement utilisateur, et une évaluation interne impliquant la cellule de bien-être animal sera demandée afin de permettre de réévaluer et d’adapter a posteriori la catégorie éthique et les méthodes de raffinement, si pertinent.
Choix des espèces
Les modèles étudiés dans le cadre de ce projet ont été choisis car sont des modèles transgéniques permettant de reproduire la drépanocytose chez la souris. Ces 2 modèles sont bien caractérisés dans la littérature. Ces animaux seront utilisés à l'âge adulte (il est notamment prévu de commencer les études autour de l'âge de 4 mois) car les douleurs sont décrites comme de plus en plus importantes avec l'âge.
Evaluer l’efficacité thérapeutique d’un nouveau traitement contre les complications des radiothérapies cérébrales sur un modèle murin
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
321 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une irradiation cérébrale sous anesthésie et une administration intranasale, puis passent des tests de mémoire et de locomotion et des échodopplers répétés sur six mois, avant euthanasie pour prélever leurs structures cérébrales. L'objet est de tester des vésicules issues de cellules souches contre les troubles cognitifs qui suivent une radiothérapie du cerveau. Le porteur indique que les transports entre établissements peuvent stresser et amaigrir les animaux, et juge le modèle in vivo incontournable.
Objectifs
La radiothérapie dans le traitement des tumeurs cérébrales peut conduire à la mort de cellules non tumorales comme les cellules constituant les vaisseaux sanguins et les neurones. En effet, 50% à 90% des patients traités par radiothérapie pour des tumeurs du cerveau présentent dans les 6 mois après leur traitement des troubles neurologiques avec des troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes. De nouveaux traitements permettraient d’améliorer la qualité de vie des patients. Dans ce projet, nous allons évaluer l’efficacité thérapeutique des vésicules extracellulaires issues de cellules souches mésenchymateuses (CSM) pour limiter les impacts de la radiothérapie. Les CSM sont un type de cellules souches très utilisé en médecine dite régénérative. Elles ont la capacité de se renouveler pour créer des cellules spécialisées capable de réparer la fonction d’un organe. Elles sont prélevées chez une personne à partir de la moelle osseuse ou de la graisse corporelle. Elles sont mises en culture puis administrées à l’homme. Cependant, cette stratégie thérapeutique cellulaire a ses limites telles que la transplantation autologue (prélèvement et administration chez la même personne) des CSM. Cette technique limite le nombre de patients pris en charge en raison du temps nécessaire à la mise en culture des CMS. On note surtout une efficacité diminuée en fonction de l’âge et de facteurs de risques associés (hypertension, cholestérol). Les cellules peuvent être aussi inutilisables si elles ont été irradiées lors du traitement par radiothérapie. Des études ont démontré que l’effet thérapeutique des CSM serait majoritairement lié à des vésicules extracellulaires (VE) qu’elles sécrètent. Elles sont produites en grand nombre par les CSM suite à leur activation par des facteurs stimulants. Une production de VE in vitro permet de s’affranchir des limites liées à l’utilisation des CSM via le patient. Les VE sont stockées et conservées sous forme lyophilisée simplifiant leur administration. Les VE permettent de limiter la destruction des vaisseaux sanguins (qui est observée après exposition aux rayonnements ionisants) et pourraient donc limiter le développement des troubles cognitifs. Dans le cadre de ce projet, la mesure du flux sanguin cérébral sera réalisée de façon non invasive dans un autre établissement possédant expertise et équipement adaptés .
Bénéfices attendus
Les bénéfices que ce projet pourrait apporter sont multiples tels que : -une nouvelle thérapie non-invasive -une réduction des troubles cognitifs (troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes) -une amélioration de la qualité de vie des patients vis-à-vis des troubles cognitifs
Procédures
Aucune chirurgie. Prélèvement sanguin 1 fois sous anesthésie avant euthanasie, durée du prélèvement sanguin 15 secondes. Perfusion intracardiaque sous anesthésique, durée 15 minutes. Irradiation cérébrale sous anesthésie: 10 min.Administration intra-nasale sous anesthésie : environ 5 min par administration, 1 seule administration. Les animaux subiront plusieurs fois les interventions qui suivent à différents temps. Tests comportementaux 3 à 10 min (mémoire, locomotion) réalisés 4 fois sur une période de 6 mois): Analyse echodoppler 1 fois par mois sous anesthésie : 10 min.
Impact sur les animaux
Pour les irradiations, les animaux étant anesthésiés pour limiter les mouvements, il peut y avoir un effet des anesthésies répétées et les effets potentiels de l’anesthésie sur les variables physiologiques. Pour les administrations, même si les animaux sont légèrement anesthésiés, il est possible de noter un inconfort transitoire après l’administration. Pour les transports, il peut être noté un stress chez les animaux suite aux changements des conditions environnantes. Après irradiation, un animal peut développer des difficultés à se déplacer et/ou une apparence extérieure piloérection, dos rond ou amaigri Après injection nasale, les effets indésirables peuvent être un écoulement nasal important et/ou une tête penchée, difficultés à se déplacer, amaigrissement Le transport des animaux peut également conduire à du stress et de l’angoisse conduisant à un amaigrissement
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser les prélèvements des structures cérébrales.
Remplacement
Le nouveau développement de stratégie thérapeutique doit être validé sur des modèles précliniques (modèles animaux). En effet, lors des demandes d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) ou des médicaments de thérapie innovante auprès de l’ANSM les études précliniques (modèle rongeurs, porcins ou primates) sont demandés. De plus, les modèles in vitro (culture isolée de cellules en boîte de pétri) ne permettent pas d’évaluer le réseau vasculaire ni les troubles cognitifs. Par conséquent l’utilisation d’un modèle murin est indispensable pour valider notre approche thérapeutique.
Réduction
Les modèles d’expérimentation animale présentent une certaine variabilité de réponse. De plus le retour d’expérience des médecins, chercheurs et biostatisticiens déterminent qu’un nombre de 12 ou 15 animaux dans chaque groupe expérimental est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement robustes afin de valider notre nouvelle thérapie.
Raffinement
Un suivi quotidien des animaux sera réalisé par les personnes compétentes impliquées dans ce projet, afin d’appliquer les points limites pour réduire la souffrance des animaux. De plus, lors de leur transport, les animaux seront placés dans des boites avec sciure, coton et gel qui remplace l’eau et les croquettes (4 animaux par boites de transport, nous ne mélangeons pas les groupes d’animaux). Si un animal présente des signes de souffrance, son euthanasie anticipée sera réalisée.
Choix des espèces
Nous avons déjà démontré dans différents modèles murins soumis aux rayonnements ionisants l’efficacité thérapeutique des VE-CSM dans les processus de néovascularisation et la réparation tissulaire. Pour cette étude nous utliserons un modèle pré-clinique murin à l’age de 8 semaines. Ce stade a été choisi afin d’éviter une hétérogénéité liée à l’âge qui pourrait modifier les paramètres étudiés. Enfin, nous maîtrisons, chez la souris, les techniques et les équipements afin d’évaluer les paramètres vasculaires, inflammatoires (anticorps) et cognitifs indispensable pour démontrer l’efficacité de notre traitement. L’utilisation d’un modèle in vivo est aujourd’hui incontournable pour développer et proposer des thérapies innovantes. En effet, lors des demandes d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) ou des médicaments de thérapie innovante auprès de l’ANSM les études précliniques (modèle rongeurs, porcins ou primates) sont demandés.
Évaluation du potentiel thérapeutique de la stimulation d’une modification protéique, la O-GlcNAcylation, dans le choc hémorragique chez le rat Wistar de 10 – 13 semaines
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
1 128 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, la moitié sous anesthésie sans réveil et la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils subissent une chirurgie d'environ deux heures trente provoquant un choc hémorragique, un prélèvement de sang à la queue, puis une seconde chirurgie suivie de la mise à mort pour prélever sang et organes. Le porteur décrit un état de choc avec mobilité fortement réduite et absence de réaction aux stimuli, et indique que les rats trop douloureux sont sacrifiés en cours de protocole. Il conclut que ces réactions systémiques complexes rendent l'animal indispensable faute de méthode alternative.
Objectifs
Les buts du projet sont de 1) valider l’innocuité des molécules 2) valider une cinétique d’administration de molécules plus spécifiques et stables, 3) valider une dose d’administration de molécules plus spécifiques et stables, 4) valider une voie d’administration et enfin, de manière plus transversale, mieux comprendre les mécanismes dans lesquels est impliquée l’O-GlcNAcylation via l’identification de protéines cibles. Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle de l’O-GlcNAcylation dans l’état de choc hémorragique et potentiellement de développer une nouvelle stratégie thérapeutique.
Bénéfices attendus
Avec les différents résultats précédemment obtenus par l’équipe et celle de John C. Chatham, les résultats attendus sont une amélioration de la réponse inflammatoire, une amélioration de la fonction cardiovasculaire et des différents marqueurs de stress et ceux à différents temps d’administration, à différentes doses et selon les différentes voies d’injection. Ces résultats seront objectivés par l’étude in vivo de la fonction et du stress cardiovasculaire (pression artérielle, fréquence cardiaque), rénaux et hépatiques mais également par des tests biochimiques (RT-qPCR, Western blot) validant l’effet des molécules testées. Un bénéfice à très long terme peut être le développement d’une nouvelle approche thérapeutique dans la prise en charge du choc hémorragique.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 interventions. La première intervention consiste à la chirurgie permettant de développer le choc hémorragique (juste la chirurgie pour le groupe contrôle). Cette chirurgie durera environ 2h30 (sur la base des études précédemment menées). La seconde intervention consiste en un prélèvement d’une goutte de sang au bout de la queue sur un animal vigile. Cette intervention ne durera que quelques secondes. La troisième et dernière intervention consiste à la chirurgie permettant d’avoir accès aux valeurs hémodynamiques de l’animal 24h après l’induction du choc. Cette chirurgie durera environ 10 minutes et sera suivi du sacrifice de l’animal pour prélèvement du sang et des organes de l’animal.
Impact sur les animaux
Le modèle de choc hémorragique est un modèle sévère. Au cours de ce protocole, l’état de santé des animaux va s’aggraver du fait du développement du choc hémorragique avec une mobilité fortement réduite, une absence de réaction aux stimuli sonores et toucher mais également une diminution de la prise alimentaire, sans toutefois de réel impact sur le poids, le protocole n’ayant une durée que de 24h. Enfin, une douleur peut être associée à la chirurgie réalisée sur l’animal. L’apparition de ces effets indésirables est environ 2 à 3h après l’induction du choc et jusqu’au sacrifice.
Devenir
En fin de procédure 1 (développement du choc hémorragique), les animaux présentant des signes de douleur trop importants seront sacrifiés. Seuls les animaux ne présentant pas des signes de douleur trop importants seront conservés pour la procédure 2. En fin de procédure 2, l’ensemble des animaux seront mis à mort pour prélever le sang et les organes pour effectuer des analyses.
Remplacement
Le choc hémorragique est une pathologie sans traitement et faisant intervenir des mécanismes complexes et intégrés, nécessitant impérativement l'utilisation de modèles animaux, en effet, les réactions systémiques complexes de l'organisme ne peuvent pas être reproduites in vitro sur des modèles cellulaires, rendant l'utilisation d'animaux indispensables pour mieux comprendre les mécanismes associés et explorer de nouvelles pistes thérapeutiques. Ainsi, il n’existe pas de méthode alternative pour reproduire notre modèle et évaluer l’efficacité de nouvelles thérapies.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit au minimum tout en ayant des données statistiques assez puissantes (dans la mesure du possible les tests seront réalisés en aveugle, afin d’augmenter la puissance de l’étude) qui ne nécessiteront pas l’utilisation de nouveaux animaux. Les rats utilisés sont des Wistar mâles âgés de 10 à 13 semaines, âge standard pour ces manipulations. La taille des animaux permet de réaliser plusieurs analyses sur un même animal et donc de limiter le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Les différentes procédures expérimentales de la première étape (mise au point) seront réalisées sur des effectifs réduits afin de déterminer les conditions d’utilisation optimales. Dans un second temps, lorsque les conditions d'utilisation optimales auront été déterminées, les procédures seront réalisées sur un plus grand nombre d’animaux avec seulement les conditions sélectionnées dans la première étape. Afin de raffiner le modèle, des mesures seront mises en place afin de maximiser le confort des animaux par exemple avec la mise en place de scores et de points limites comprenant des critères morphologiques (aspect, comportement) et physiologiques (température, fréquence respiratoire, lactates), l’administration d‘un antidouleur en début de procédure (lidocaïne 2%, gouttes sur les zones d’incision (maximum de 0,49mL pour un rat de 350g), en fin de procédure (buprénorphine à 0,05 mg/kg) et à 8 heures post-chirurgie (buprénorphine à 0,05 mg/kg) est prévue et la réinjection d’une dose supplémentaire peut être considérée en cas de signe de douleur. Tout au long de l’étude, les animaux seront hébergés par 2, dans des cages avec enrichissement, sur portoirs ventilés et avec accès à l’eau et à la nourriture ad libitum. Après chirurgie, afin d’éviter au maximum le stress, les animaux seront placés dans la même cage. Un respect strict des cycles jour/nuit sera observé.
Choix des espèces
Ce modèle est, historiquement et actuellement, le plus utilisé et le mieux décrit. Sa proximité avec la symptomatologie du choc hémorragique chez l’Homme et sa très bonne reproductibilité font un modèle efficace pour cribler et valider l’efficacité des traitements. De plus l’ensemble des travaux et des résultats précédemment obtenus par l’équipe de JC Chatham sur l’étude du choc hémorragique ont été réalisé sur ce modèle, preuve de son utilisation et donc de la connaissance de ce modèle. Les rats utilisés sont des Wistar mâles âgés de 10 à 13 semaines, âge standard pour ces manipulations. La taille des animaux permet de réaliser plusieurs analyses sur un même animal et donc de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les effectifs sont choisis pour avoir une puissance statistique suffisante pour conclure sur nos résultats. Ils sont choisis sur la base des tests statistiques utilisés et de l'expérience de ce modèle, permettant de réduire le nombre d'animaux. 10-13 semaines – c’est un âge standard pour ce genre de manipulations.
Production de THYMOGLOBULINE (médicament à usage humain) à partir de sérum de lapin
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles immunitaires
- Tests réglementaires
78 960 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit deux injections d'une suspension de cellules pour l'immuniser, puis subit deux ponctions d'environ soixante millilitres de sang à l'artère de l'oreille à deux jours d'intervalle, avant une ponction cardiaque terminale qui le tue. Ce prélèvement en série produit un médicament anti-rejet de greffe commercialisé, que le porteur présente comme un "life saving drug". Il affirme qu'aucune méthode ne permet de produire ce sérum in vitro et que le lapin est la seule espèce autorisée.
Objectifs
Le projet est la production d'un médicament à usage humain, la THYMOGLOBULINE, visant à lutter contre le risque de rejet de greffe et à améliorer la prise en charge des affections sanguines.
Bénéfices attendus
La production d'un médicament humain, commercialisé dans plus de 80 pays à travers le monde et considéré comme un "life saving drug", c'est-à-dire un médicament vital pour de nombreux patients. Ce médicament est en effet un immunosuppresseur sélectif utilisé pour lutter contre les rejets de greffe chez l'Homme en période pré et post-opératoire, ainsi que pour traiter l'aplasie médullaire.
Procédures
La procédure se résume à une phase d'immunisation comprenant deux injections et une phase de prélèvement comprenant trois opérations. Les immunisations et les prélèvements à l'oreille sont réalisés sur animal vigile, seul le dernier prélèvement est effectué sous anesthésie générale. L'immunisation à J0 consiste en l'injection par voie sous-cutanée de suspension cellulaire avec du sérum physiologique utilisé comme adjuvant. Elle se fait au niveau de 4 points d'injection : 2 lombaires et 2 scapulaires (0,5 mL à chaque point d'injection). L'immunisation à J14 consiste en l'injection par voie intraveineuse au niveau de la veine marginale de l'oreille de 3 mL de suspension cellulaire avec du sérum physiologique utilisé comme adjuvant. Le premier prélèvement sanguin est réalisé 20 jours±1 après la première immunisation, et consiste en la ponction de 60mL de sang environ au niveau de l'artère médiane de l'oreille du lapin. Le second prélèvement, identique au premier, se fait deux jours plus tard sur l'autre oreille du lapin, soit à J22±1. Le dernier prélèvement est réalisé 2 à 4 jours après le second prélèvement à l'oreille (à J25±1). Il est réalisé en intracardiaque et prend fin à la mort de l'animal.
Impact sur les animaux
Le protocole comprend différentes étapes pouvant impacter les animaux inclus dans le projet ; tout d'abord une phase d'immunisation : injection d'une suspension de cellules thymocytaires par voie sous-cutanée puis intraveineuse sur animal vigile puis une phase de prélèvements : deux prélèvements successifs à l'artère médiane de l'oreille sur animal vigile et un prélèvement terminal en intracardiaque sous anesthésie générale.
Devenir
Les animaux élevés dans la procédure n°2 sont destinés à être inclus dans le protocole expérimental de la procédure n°1, et un petit nombre de lapins servira au renouvellement du cheptel de reproducteurs. Les animaux intégrés à la procédure n°1 sont mis à mort à la fin du protocole lors du prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous anesthésie générale.
Remplacement
A l'heure actuelle des connaissances scientifiques, il n'existe pas de modèle alternatif au lapin pour la production d'anticorps polyclonaux tels qu'inclus dans la composition du médicament final THYMOGLOBULINE. La diversité et la quantité d'anticorps produits par l'animal permettent une compatibilité sans équivalent avec un nombre très élevé de patients receveurs de greffes dans les différents pays du monde.
Réduction
La procédure expérimentale appliquée a été définie afin d'obtenir la plus grande quantité possible de sérum par animal utilisé (sérum contenant la concentration requise en anticorps polyclonaux). De plus, un travail de sélection génétique mené sur les animaux reproducteurs de l'élevage a permis d'optimiser la quantité totale de sérum prélevée sur chaque lapin en prélèvement intracardiaque, et d'améliorer la concentration en immunoglobulines du sérum produit. Il est donc possible de fabriquer une plus grande quantité de médicament avec un nombre équivalent d'animaux utilisés. Enfin, les lapins mâles et femelles sont utilisés dans le cadre du protocole, ce qui permet d'inclure dans la procédure tous les lapins élevés au sein de l'établissement.
Raffinement
Les lapins sont hébergés dans des cages conformes aux exigences de la règlementation et de respect du Bien-Etre Animal, ils disposent d'un enrichissement adapté (diffusion de radio, mise à disposition de bûchettes de bois à ronger). Le suivi quotidien des animaux est assuré par des personnes expérimentées et formées régulièrement. Une prise en compte et une évaluation de la souffrance animale en référence à une grille établie est réalisée chaque jour. La grille permet également de fixer les points limites et de cesser immédiatement l'expérimentation sur tout lapin présentant des signes de souffrance dépassée. Une prise en charge spécifique de la douleur par l'application d'un protocole d'anesthésie générale validé est appliquée lors du dernier prélèvement de sang. Enfin, l'utilisation de colle chirurgicale en remplacement de pansement papier lors de chaque injection intraveineuse ou prélèvement de sang assure un meilleur confort à l'animal.
Choix des espèces
A l'heure actuelle des connaissances scientifiques, il n'existe aucune méthode alternative permettant de produire la THYMOGLOBULINE in vitro. De plus, le médicament est sous autorisation de mise sur le marché avec utilisation exclusive du lapin, espèce qui fait référence dans la production d'anticorps polyclonaux pour l'usage pharmaceutique. Les lapins ne sont inclus dans la procédure d'expérimentation animale qu'à partir de l'âge de 14 semaines et pour un poids minimum de 2,8Kg. C'est en effet à partir de cet âge que leur système immunitaire est capable de produire les anticorps nécessaires à la fabrication de la THYMOGLOBULINE, en quantité et concentration suffisantes. Les animaux sont également aptes à supporter les différentes phases de la procédure (prélèvements répétés notamment).
Projet Fibrose
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 1550
11 000 rongeurs, des souris et des rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Chez une partie, des fibroses du poumon, du foie, du rein ou de la peau sont provoquées de façon accélérée, et tous reçoivent des composés par voie orale, intra-péritonéale, sous-cutanée ou intraveineuse une à deux fois par jour pendant six à huit semaines, avec prélèvements sanguins et chirurgies. Le projet teste des molécules anti-fibrose en vue de leur développement clinique et de leur "mise sur le marché". Le porteur affirme qu'il est "indispensable" de recourir à des modèles animaux reproduisant la pathologie humaine, que les tests sur cellules ne remplacent pas.
Objectifs
A ce jour, aucun médicament utilisé dans le traitement de la fibrose n'a permis de reverser et/ou stopper complètement une fibrose établie sur le plan histologique ou clinique. Le but des expérimentations mises en place est de développer des molécules pouvant ralentir et/ou stopper le développement de la fibrose dans nos modèles expérimentaux.
Bénéfices attendus
A ce jour, aucun médicament utilisé dans le traitement de la fibrose chez l’homme n'a permis de reverser et/ou stopper complètement une fibrose établie sur le plan histologique ou clinique. Toute fibrose confondue représente 45% des décès dans les pays développés. Le but des expérimentations mises en place est de développer des molécules pouvant ralentir et/ou stopper le développement de la fibrose dans nos modèles expérimentaux. Les différentes procédures utilisées dans ce projet vont nous permettre d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans le développement des différentes fibroses. Elles vont également nous permettre, en support du travail réalisé in vitro, la recherche et la validation de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de la fibrose. De plus ces procédures nous permettront, une fois une cible identifiée, de développer de petites molécules permettant de reverser et/ou stopper le développement de la fibrose et aussi d’évaluer des combinaisons thérapeutiques afin d’augmenter l’efficacité ou de limiter les effets non désirables de certains composés prometteurs pour le traitement de la fibrose. L’ensemble de ces travaux a pour but d’avancer au maximum le développement préclinique de traitement anti-fibrotique en vue de leur développement clinique et leur mise sur le marché.
Procédures
Les gestes techniques réalisés sur animaux se pratiquent sur rats et souris, vigiles ou anesthésiés. - Sur animaux vigiles : o Identification individuelle (oreille, queue, patte). Tous les animaux de ce projet sont concernés par au moins un type d’identification. o Administration de composés par voies orale, intrapéritonéale, sous-cutanée, intraveineuse. Ces gestes concernent la totalité des animaux de ce projet. Les administrations par voies orale, péritonéale et sous-cutanée peuvent être réalisées une à deux fois par jour, pendant 6 à 8 semaines. Les administrations par voie intraveineuse peuvent être réalisées une à deux fois par semaine, pendant 6 à 8 semaines. -Sur animaux anesthésiés par voie gazeuse ou par voie systémique : oAdministration par voie oropharyngée. Acte unique. oAdministration par voie sous-cutanée. Acte réalisé au maximum 5 fois par semaine, pendant 4 semaines. oPrélèvements sanguins intermédiaires au maximum 4 fois par animal ou terminaux. Ils sont réalisés en respectant les recommandations en termes de volumes et temps de récupération. Tous les animaux de ce projet sont concernés. oMises à mort par une méthode règlementaire ou une méthode validée par un comité d’éthique. Tous les animaux de ce projet sont concernés. oChirurgie (acte unique). Un protocole d’analgésie pré- et post-opératoire s’applique dans ces cas.
Impact sur les animaux
Quatre procédures décrivent des modèles de fibroses (pulmonaire, hépatique, rénale et dermique) qui, par conséquent, recréées de façon accélérée le développement de ces pathologies. Ces modèles sont bien caractérisés dans nos laboratoires et n’engendrent pas d’effets indésirables autres que ceux liés aux modèles eux-mêmes. Nous ne nous attendons pas à avoir d’effets indésirables dans nos modèles lorsque nous évaluons des composés car ils ont pour but de guérir la fibrose et ont, en amont de nos modèles, démontré une efficacité dans nos tests in vitro. Ils sont également passés dans des études de pharmacocinétique vitro puis vivo durant lesquels les composés qui auraient montré des effets indésirables sont écartés. Toutefois en cas d’éventuels signes cliniques observés, le traitement serait suspendu ou adapté. Sans amélioration, les animaux seraient mis à mort. Des points limites sont définis pour chaque procédure afin d’anticiper les actions à mettre en œuvre et de préserver leur bien-être.
Devenir
La mise à mort des animaux à l’issue des procédures est indispensable afin de pouvoir prélever le sang et les organes et réaliser les analyses permettant de répondre aux objectifs du projet.
Remplacement
Pour tester l’activité in vivo des composés issus du screening cellulaire in vitro, il est indispensable de recourir à l’utilisation de modèles animaux reproduisant le plus possible la pathologie humaine, qui intègrent toute la complexité des réactions physiologiques (interactions intercellulaires, inter-organes, inflammations…). Tous les modèles utilisés sont très bien décrits dans la littérature scientifique et ont été validés avec des composés qui ont montré leur efficacité chez l’homme dans des études cliniques. Le processus de screening des composés est réalisé sur des tests cellulaires ou non-cellulaires in vitro. Ces tests permettent de réduire le nombre de composés à tester chez l’animal mais ne permettent malheureusement pas de se passer des modèles animaux.
Réduction
La sélection des composés est faite en utilisant des tests cellulaires ou non cellulaires in vitro. Seules les molécules présentant une activité sur les tests in-vitro et ayant des caractéristiques pharmacocinétiques adéquates seront testées sur les animaux. Ce système permet de réduire considérablement le nombre de molécules testées chez l’animal et donc le nombre d’animaux utilisés. Seuls les modèles animaux, bien décrits et validés par la communauté scientifique sont réalisés. En règle générale, 8 à 12 animaux sont utilisés par groupe (1 groupe par composé à tester incluant le véhicule du composé). Une analyse de variance à 1 ou 2 facteur(s) suivi d’un test de Dunnett comparant le véhicule avec le composé à tester permettent de mesurer si l’effet du composé est significatif. L’étude est répétée une deuxième fois pour évaluer la reproductibilité du test.
Raffinement
Toutes les dispositions nécessaires en matière d’hébergement, d’enrichissement, d’observation et de soins aux animaux sont prises afin d’assurer les meilleures conditions de vie aux animaux. Ils sont observés tous les jours et leur état clinique est évalué au minimum deux fois par semaine. Les conditions de chaque procédure expérimentale sont étudiées individuellement par la Structure Chargée du Bien-Être Animal (SBEA) qui émet ses recommandations en matière de prévention de la douleur, souffrance et détresse des animaux. Les animaux affaiblis sont maintenus dans des conditions aménagées facilitant l’accès à l’aliment et à l’eau de boisson (par exemple ajout d’eau gélifiée).
Choix des espèces
En pharmacocinétique, la souris puis le rat sont les espèces standards dans les premières phases de recherche et développement de nouveaux candidats médicaments. Le rat est choisi pour les molécules les plus intéressantes, afin de commencer la comparaison pharmacocinétique inter espèce, ainsi que de préparer les études de toxicologie futures. En pharmacologie, la souris est l’espèce recommandée et largement utilisée pour les premières étapes de la recherche. Elle permet de réduire les quantités de composés nécessaires à l’évaluation de leur efficacité. Les souris génétiquement modifiées permettent de valider de façon plus spécifique certains mécanismes d’action. Les modèles de fibrose ainsi que les études de pharmacocinétique sont réalisés avec des animaux juvéniles à adultes qui permettent une bonne évaluation de leur efficacité et la détermination de l’exposition des composés.
Confirmation expérimentale chez le porc de l’activité antihémorragique de deux polymères peptidiques appliqués lors d’interventions chirurgicales de type neurologique, cardiaque ou viscérale
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
30 porcs vont être utilisés, opérés sous anesthésie générale et tués avant tout réveil. Sur chaque animal, des chirurgiens créent des lésions hémorragiques répétées, une vingtaine de mesures par animal, sur le cerveau, le cœur ou le foie, pour tester deux agents hémostatiques d'un fabricant. Vingt des trente porcs servent à la formation de chirurgiens à l'usage du nouveau produit, pas à produire des connaissances. Le porteur décrit une répétition de lésions pouvant dégrader l'état de l'animal jusqu'à imposer une euthanasie anticipée, et présente le porc comme "l'animal de référence" pour ce type de procédure.
Objectifs
Les saignements liés à la résection des tissus sont inhérents à la chirurgie et sont liés par définition à la fuite de sang en dehors du système circulatoire normalement fermé. Différents degrés de sévérité peuvent être observés. Le but de l'hémostase chirurgicale est d'arrêter le saignement en fermant la brèche créée dans la paroi vasculaire par une approche mécanique, physiologique, thermique ou chimique (ou par combinaison de ces méthodes). Cette fermeture est complémentaire du système de coagulation. L'hémostase chirurgicale doit être réalisée de façon permanente et pas seulement avec un contrôle temporaire des saignements au cours d'une opération. Ce concept peut sembler logique et simple, mais la réalité per-opératoire est que les variations de l'anatomie, de la physiologie, de la pathologie, des instruments, des matériaux et de l'état d'esprit du chirurgien peuvent rendre cet objectif beaucoup plus difficile à atteindre qu'il n'y paraît sur le papier. Divers agents hémostatiques topiques sont disponibles. Bon nombre d'entre eux doivent être préparés juste avant leur utilisation, ce qui retarde leur emploi et nécessite un certain degré de compétence. Il existe aujourd'hui un besoin d'hémostatiques locaux innovants et puissants, immédiatement disponibles, rapidement efficaces et simples d'emploi, tout en étant sans danger pour les tissus. Pour répondre à cette demande, un nouveau dispositif médical (IEIK13) a été développé par la société 3-D Matrix, pour lequel les premières études sur des animaux de petite taille et sur des porcs sont prometteuses. Ce projet a pour objectif d'améliorer les procédures d'hémostase en neurochirurgie, chirurgie cardiaque et chirurgie hépatique à l'aide de ce produit.
Bénéfices attendus
Confirmer la commodité d'emploi et l'efficacité hémostatique d'IEIK13 en neurochirurgie, chirurgie cardiaque et hépatique
Procédures
Les animaux seont soumis à 1 type de procédure chirurgicale distincte, neuro-chirurgicale ou cardio-hépatique, qui ont pour objectif de créer des saignements modérés standardisés sur lequel sont appliqués les produits étudiés pour obtenir l'arrêt du saignement
Impact sur les animaux
Les animaux seront systématiquement euthanasiés en fin de session sous anesthésie générale
Devenir
Les animaux sont opérés sous anesthésie générale et font l'objet de lésions hémorragiques répétées sur lesquelles est aussitôt appliqué un des agents hémostatiques étudiés. Il sont sous la surveillance constante du vétérinaire et les pertes sanguines sont compensées par des solutés de remplissage. Lors des deux procédures chirurgicales, neuro-chirurgicale ou cardio-hépatique, la répétiton des lésions hémorragiques peut conduire à une détérioration de l'état de l'animal et nécessiter une euthanasie anticipée. En fin de procédure, la multiplication des lésions impose de réaliser systématiquement une euthanasie.
Remplacement
Seule l'expérimentation animale permet de réaliser des modèles hémorragiques dont l'arrêt du saignement par le produit étudié permet d'en mesurer l'efficacité. Le porc est choisi pour sa proximité anatomique et physiologique avec l'homme et reste l'animal de référence pour ce type de procédure du fait de sa résistance.
Réduction
Des lésions vasculaires standardisées, source de saignement modéré et à la sévérité évaluée, sont traitées avec les produits étudiés. Vingt mesures d'arrêt du saignement sont prévues par animal et par procédure. Trente animaux, pesant 40 à 50 kilos seront nécessaires. Les 10 premiers sont destinés à la phase 1 (5 animaux pour la procédure neurochirurgicale permettant 10 mesures intracrâniennes et 10 mesures intrarachidiennes, et 5 animaux pour la procédure cardio-hépatique, comprenant 10 mesures sur le cœur et 10 mesures sur le parenchyme hépatico-splénique). 100 mesures sont nécessaires pour le produit étudié et 50 pour chacun des comparateurs, soit en tout 200 mesures à réaliser sur 10 animaux, à raison de 20 mesures par animal. S'il est possible d'effectuer davantage de mesures par animal, il sera possible de réduire le nombre d'animaux à utiliser lors de cette phase 1. Les 20 animaux suivants sont destinés à la phase 2 pour la formation des chirurgiens à l'utilisation du nouveau produit. Elle utilisera les mêmes procédures chirurgicales en nombre identique lors de sessions regroupant plusieurs chirurgiens afin de réduire le nombre d'animaux. Seul IEIK13 sera utilisé dans cette phase.
Raffinement
Le nombre de lésions hémorragiques créées par animal dont les pertes sont compensées par des solutions de remplissage mais sans transfusions de produits sanguins est susceptibles de provoquer des difficultés au maintien d'une physiologie normale. De ce fait, une euthanasie est indiquée en fin de session et peut même être anticipée si l'état de l'animal le demande quand les mesures de contrôle interventionnel s'avèrent inoéprantes pour ne pas compromettre le bien-être animal
Choix des espèces
Le porc domestique (Sus scrofa domesticus) a été choisi. D'un point de vue hématologique, il est indiqué que les modèles ovins et porcins simulent le plus précisément les caractéristiques de l'anatomie et de la physiologie humaines et présentent des propriétés hémostatiques similaires à celles des humains (Saeed, 2009). Enfin pour une analyse standardisée de performance d'hémostase, basée sur une analyse de la littérature, le porc a souvent été utilisé comme modèle d'hémostase préclinique. Les grands modèles animaux ont une pression artérielle et des volumes sanguins suffisants, et il est possible d'y effectuer davantage de tests par animal que chez les petites espèces. Des jeunes porcs domestiques mâles ou femelles, âgés de 11 à 12 semaines, pesant 40 à 50kg sont requis. Il s'agit de jeuns porcs âgés de 11 à 12 semaines, pesant 40 à 50 kgs car ils sont suffisament résistants aux traumatismes chirurgicaux à ce stade et encore d'un poids modéré permettant leur manipulation. 3.4.12. Indiquer le sexe des animaux et le justifier Des porcs des deux sexes peuvent être utilisés à cet âge car ils ne sont pas pubères et il n'y a donc pas lieu de craindre chez les femelles de variation de la coagulation liées à l'oestrus.
Etude de biodistribution d’AAV (adeno-associated virus) après administration chez des primates non humains dans le cadre de thérapies géniques
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles cardiaques
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles sensoriels
Macaques rhésus : 25
Singes vervets : 25
200 primates non-humains vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, soit 150 macaques à longue queue, 25 macaques rhésus et 25 singes vervets. Chaque animal reçoit une administration de virus AAV par voie intraveineuse ou intrathécale, suivie de prélèvements de sang et de liquide céphalo-rachidien, certains protocoles retirant jusqu'à 20 % du volume sanguin, avant une mise à mort pour analyser la répartition du virus dans les organes. Le porteur juge peu probables les effets secondaires des AAV rendus non réplicatifs et signale surtout un stress lié aux contentions et aux gestes. Il affirme que ces études de biodistribution sont "indispensables" et retient le primate pour sa proximité immunitaire avec l'humain, au service du développement de thérapies géniques.
Objectifs
Ce projet porte sur l’analyse de la biodistribution les organes d’un virus AAV (Adeno-Associated Virus) sur un modèle primates non humains. Ce type de virus est utilisé dans le cadre de thérapie génique, afin notamment de faire exprimer aux cellules des patients des protéines manquantes à cause de maladies génétiques. Ce projet porte sur l’analyse de la biodistribution dans les organes d’un virus AAV (Adeno-Associated Virus) sur un modèle primates non humains. Ce type de virus est utilisé dans le cadre de thérapie génique, afin notamment de faire exprimer aux cellules des patients des protéines manquantes à cause de maladies génétiques. Les virus adéno-associés (AAV) sont un vecteur viable de transfert de gènes. Ils peuvent être conçus pour transporter des séquences d’ADN thérapeutiques dans le noyau de différents types de cellules (hépatiques, musculaires, ou nerveuses par exemple). Leur nature réplicative-déficiente et l'inactivation des outils moléculaires liés à l'inclusion de ces virus dans le génome humain leur donnent un profil de sécurité particulièrement intéressant pour leur utilisation clinique chez l'homme. Selon les types d'AAV, naturels ou chimériques, leur tropisme et leur profil d'infection dans divers organes va être complètement différent. Les phases de développement d'un AAV thérapeutiques passent donc par une phase de "screening" de candidats virus, dont le but est d'évaluer la biodistribution de ceux-ci dans diverses structures biologiques d'intérêts. La proximité immunitaire des singes avec l'humain fait de ces espèces un modèle intéressant et prédictif de la biodistribution attendue chez les patients.
Bénéfices attendus
Les AAV sont utilisés en thérapie génique comme "moyen de transport" pour amener du matériel génétique dans les cellules cibles. Cette étude permettra de sélectionner les « constructions » d'AAV pour traiter des maladies spécifiques, grâce à la distribution d'un transgène thérapeutique dans un tissu particulier.
Procédures
Après une période d’acclimatation de 15 jours minimum, les animaux recevront une unique administration de l’AAV par voie intraveineuse ou intrathécale selon les recommandations du donneur d’ordre et en accord avec les procédures de l’entreprise. Les volumes administrés aux animaux seront en accord avec les recommandations éthiques en vigueur selon la voie d’administration utilisée (iv bolus : 5mL/kg maximum et IT bolus : 1mL/animal maximum). Les administrations étant des bolus, elles seront de courte durée (< 5 minutes). Les administrations intraveineuses seront réalisées dans la mesure du possible sur animal vigile, les administrations intrathécales seront réalisées sous anesthésie. Suite à chaque administration, des prélèvements (principalement de sang ou LCR) seront effectués afin d’analyser les biomarqueurs liés à l’infection par l’AAV dans le sang. Les recommandations suivantes seront suivis pour la récolte de sang (7,50 % du VSC suivi d’un repos de 7 jours ; 10% du VSC suivi d’un repos de 2 semaines; 15% du VSC suivi d’un repos de 3 semaines; 20% du VSC suivi d’un repos de 4 semaines ou suivi d'une euthanasie dans les 24h). Les prélèvements de sang sont de courte durée (
Impact sur les animaux
Les AAV injectés étant des espèces non pathogènes, il est peu probable d’avoir des effets secondaires. En effet, les possibles transgènes inclus dans ces virus sont soit des séquences "rapporteuses" permettant l'identification ou la localisation du virus, ou bien des gènes codant pour des protéines humaines. En termes de contamination et multiplication, ces virus sont rendus inoffensifs et n'ont pas la possibilité de se reproduire ou de s'intégrer au génome de l'hôte. Mise à part des réactions locales au niveau des sites d'administrations et éventuellement une réaction systémique de type fièvre peuvent apparaître les jours suivants les administrations. De plus, la procédure d'injection elle-même peut potentiellement induire des effets secondaires en cas de mauvaise manipulation. Les sites d'administration et la température corporelle seront donc suivis les jours suivants les administrations.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'étude dans le but de récolter les organes et analyser la biodistribution des AAV dans les différents tissus.
Remplacement
Les études de biodistribution in vivo chez l’animal sont indispensables au développement de nouvelles thérapie. En effet, celles-ci permettent de déterminer la localisation des AAV dans les tissus après administration et ainsi déterminer le lieu de distribution d'un futur transgène thérapeutique.
Réduction
Pour chaque procédure réalisée, il sera veillé à utiliser un nombre minimal et suffisant d'animaux pour que les résultats soient interprétables et transposables. Une sérologie sera réalisée sur plus d'animaux que necessaire à l'étude. Au jour de l'infection, seul le nombre d'animaux necessaire à l'étude seront injectés. Au vu du faible nombre d'animaux par groupe, aucun test statistique ne sera réalisé.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe dans des cages contenant des dispositifs d'enrichissement dans des locaux appropriés, conformes aux standards réglementaires et suivis par un personnel spécifiquement formé. Une attention particulière sera accordée à l’enrichissement du milieu de vie des animaux. De même, le personnel veillera à garder une interaction quotidienne avec chaque animal afin de diminuer le stress qui pourrait être engendré par les manipulations. Les animaux seront suivis individuellement et quotidiennement tout au long de l'étude pour détecter tout signe de stress ou de douleur. L'inclusion de paramètres hématologiques et biochimiques pour le suivi clinique, l'inclusion de prélèvement de fluides pour le suivi du viscérotropisme et du neurotropisme permettent un suivi précis du statut de l'animal. Des périodes de récupération suffisantes seront accordées aux animaux entre les prélèvements. Des mesures préventives et correctives de diminution de la douleur et du stress seront déterminées au préalable. Avant tout acte techniques, les animaux bénéficieront d'entrainements avec récompenses, ce qui permettra de réduire leur stress durant les manipulations (notamment en cas d'utilisation de la chaise à contention pour habituer l'animal à être dans cette chaise avant le jour de l'administration). Pour certains actes (LCR, administration intratécal,...), les animaux seront anesthésiés (ex: kétamine / midazolam) et recevront un analagésique (type buprénorphine) afin de palier toute douleur lié à l'acte. Les points limites décrits dans le projet permettront de décider l'euthanasie anticipé d'un animal en cas de souffrance.
Choix des espèces
Le primate non humain est un modèle de choix dans l'évaluation préclinique pour évaluer le tropisme des virus recombinants, car les AAV sont connus pour infecter largement les primates non humains et les humains (la preuve en est qu'une forte proportion des singes est séropositives pour certains types d'AAV). Nous devons utiliser des animaux qui sont évolutivement plus proches de l'homme et donc plus susceptibles de représenter fidèlement la machinerie cellulaire impliquée dans la transduction et d'autres aspects de la biologie du virus/vecteur et de l'hôte. Il est donc légitime de penser que les résultats observés chez le primate non humain seront très utiles pour prédire les mêmes phénomènes physiologiques et comportementaux chez l’Homme. De juvéniles à adultes matures selon les questionnement scientifique de l'étude.
Étude du rejet de greffons modifiés génétiquement pour échapper au système immunitaire chez la souris
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une greffe de peau sur le dos sous anesthésie, avec un bandage qui gêne l'auto-toilettage et expose à une infection uro-génitale, avant la mise à mort pour analyser les tissus. Le porteur cherche à imiter dans le greffon un mécanisme de la bactérie Listeria pour échapper au rejet immunitaire, comme alternative aux immunosuppresseurs. Il conclut à la nécessité de la souris, aucun modèle in vitro ne reproduisant selon lui la complexité du rejet de greffe.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de démontrer qu’une alternative aux traitements immunosuppresseurs des patients ayant reçu une greffe d’organe est possible.. Ces traitements à vie présentent des effets secondaires néfastes tels que la sensibilité accrue aux infections et le risque de développement tumoral. Nous proposons d’étudier une stratégie de traitement alternative, consistant à mimer dans le greffon un mécanisme utilisé par la bactérie Listeria monocytogenes pour échapper au système immunitaire. L’induction de cette capacité, de manière localisée au niveau du greffon dans un modèle murin de greffe de peau, devrait permettre de le maintenir à long-terme et d’éviter l’utilisation d’immunosuppresseurs.
Bénéfices attendus
Environ 6.000 patients en France et 130.000 dans le monde reçoivent chaque année une greffe d’organe. De nombreuses autres personnes vivent avec une greffe. Les traitements immunosuppresseurs actuels, indispensables à ces patients, entrainent des effets secondaires importants. Notre projet est une preuve de concept en vue de proposer par la suite une alternative thérapeutique dans laquelle le système immunitaire n’est pas altéré, afin d’améliorer la qualité de vie des personnes greffées.
Procédures
Les souris seront soumises à une greffe de peau au niveau du dos (environ 40 minutes de l’induction de l’anesthésie au placement dans la cage de réveil). Cela implique 2 injections pré-opératoires en sous-cutané de traitements analgésiques (Buprénorphine et Metacam, Lidocaine), une anesthésie par injection intrapéritonéale (Ketamine et Xylazine) et d’éventuelles injections sous-cutanée d’analgésique (Buprenorphine) en cas de persistance des signes de souffrances 3 jours après l’opération. Chaque injection dure 10 secondes environ.
Impact sur les animaux
Les différentes expériences réalisées conduisent à un degré de sévérité modéré. La réalisation de la greffe de peau induit de la douleur chez les animaux. C’est également le cas des injections sous-cutanée ou intra-péritonéales des traitements. La présence du bandage peut aussi être une source de gêne pour l’animal et l’expose à un risque d’infection uro-génitale en empéchant l’auto-toilettage.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever les tissus pour des analyses cytométriques et histologiques.
Remplacement
Ce projet a pour but l’étude des mécanismes immunitaires impliqués dans le rejet de greffes. Il n’existe à l’heure actuelle, aucun modèle in vitro ou ex vivo rendant compte de la complexité de ce mécanisme dans son intégralité. Seuls les animaux, tels que les modèles murins, permettent de comprendre le processus dans sa globalité, avec toutes les interactions que cela implique et c’est pourquoi il est nécessaire d’avoir recours à ces animaux pour atteindre les objectifs de notre projet. De plus, les modèles murins transgéniques utilisés ici permettent d’étudier l’impact d’une voie de signalisation dans le rejet de greffe de façon globale.
Réduction
Les rejets de greffe seront quantifiés par un score entre 0 et 5 et seront comparés entre les groupes à l'aide de tests de comparaison de moyenne. Les effectifs par groupe (n=4) sont associés à des tailles d'effet de 2.05, pour un test de comparaison de 3 moyennes, un risque de 5% et une puissance de 80%. Ceci correspond à des effets forts, compatibles avec la question biologique. Le plan expérimental mis en œuvre est emboîté. Le problème de dépendance statistique des individus appartenant à une même cage sera minimisé lors de l’analyse des données en ayant recours à des modèles statistiques à effets mixtes.
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe avec une litière appropriée, à base de cellulose quand les animaux sont greffés, et des matériaux de nidification. Les animaux recevront un traitement antalgique en prévention de la douleur avant l’opération. Ils seront réhydratés par injection en sous-cutané de sérum physiologique, puis auront accès à des gels de réhydratation adaptés. Les animaux seront maintenus au chaud sur une tablette chauffante pendant toute la phase de chirurgie. Celle-ci est réalisée en condition aseptique, et un antispetique en application locale sera utilisée. Les animaux recevront ensuite un antalgique en suspension orale pendant 3 jours après l’opération. Si des signes de souffrance persistent 3 jours après la chirurgie, une injection d’antalgique sous-cutanée, renouvelable si besoin, sera effectuée. Si des signes évidents de souffrance persistent malgré le traitement antalgique, les animaux sont mis à mort. Les animaux sont observés et pesés quotidiennement afin de détecter les signes éventuels de souffrance, vérifier l’intégrité des bandages et nettoyer la partie génitale régulièrement car le bandage empêche l’accès à cet endroit par l’animal pour l’auto-toilettage.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est un modèle de choix pour l’étude de la réponse immunitaire, processus intervenant dans le cadre des rejets de greffes. En effet, un grand nombre d’outils ont été développés pour étudier la réponse immunitaire des souris. Le recours à ces outils permettra de contrôler et de caractériser les processus conduisant au rejet des tissus transplantés de la façon la plus pertinente possible, en prenant en compte les spécificités du modèle murin par rapport à l'homme. De plus, la souris est un modèle qui peut être modifié génétiquement, ce qui nous permet d’étudier l’impact de l’expression de gènes dans le rejet des greffes. Nous utiliserons des souris adultes, d’au moins 8 semaines. Ces animaux sont suffisamment âgés pour avoir un système immunitaire en place mais également pour favoriser la greffe de peau, que ce soit du point de vue de la réalisation de la procédure que de la prise du greffon.
Amélioration du processus de cicatrisation par l’usage de miels de production régionale en application locale sur un modèle de plaies cutanées appliqué chez le rat Wistar
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
12 rats Wistar vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Quatre plaies cutanées sont créées sur chaque animal sous anesthésie, avec des changements de pansement tous les deux jours sous anesthésie et un écouvillonnage répété, avant la mise à mort pour prélever le tissu cicatriciel. Le projet compare le pouvoir cicatrisant de trois miels régionaux de La Réunion, et le porteur suit la douleur au moyen de la Rat Grimace Scale. Il indique avoir déjà mené des tests in vitro et ex vivo sur explants de peau mais affirme "avoir besoin" d'un animal vivant pour étudier la cicatrisation dans son ensemble.
Objectifs
L’objectif du projet est d’étudier l’amélioration du processus de cicatrisation par l’usage de miels de production régionale en application locale sur un modèle de plaies cutanée sur des rats Wistar. Le processus de cicatrisation comporte 4 étapes en condition physiologique : l’hémostase, l’inflammation, la prolifération et le remodelage. Ces étapes se succèdent grâce aux recrutements des cellules immunitaires et la migration de cellules résidentes qui vont sécréter des facteurs permettant d’aboutir à la complète réparation de la lésion cutanée. En situation pathologique, ce processus peut être altéré (infection, maladie métabolique, irradiation…) et entrainer un retard de la cicatrisation et/ou une cicatrisation de moins bonne qualité, avec un risque de réouverture récurrente des plaies qui deviennent alors chroniques. Il est donc important d’envisager de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur l’utilisation de ressources naturelles ayant des propriétés anti-inflammatoires, antioxydantes et anti-microbiennes. A ce titre les miels très utilisés en médecine traditionnelle pour leur potentiel cicatrisant présentent un intérêt croissant. Cependant il manque encore des données scientifiques pour étayer cela. Dans ce projet, les propriétés cicatrisantes de 3 miels appliqués localement ; avec une composition, des propriétés physico-chimiques et biologiques différentes en comparaison à un sucre analogue, à un miel commercial de référence et à un contrôle sans traitement (miel remplacé par de la vaseline) ; seront évaluées sur un modèle de plaies cutanées sur rat Wistar. Dans un premier temps, nous souhaitons évaluer les propriétés cicatrisantes des miels sur des plaies aigües en condition non pathologique. Nous pourrons ainsi étudier d’une part la potentielle amélioration de la qualité de la cicatrisation (composition du tissu cicatriciel, force, tension, contraction et résistance) et d’autre part la possible accélération du processus de cicatrisation.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent principalement la santé humaine et vétérinaire. Les données scientifiques feront l’objet de publications dans des journaux internationaux permettant ainsi une valorisation de la biodiversité locale. De plus, cette étude participe au développement d’une nouvelle stratégie thérapeutique innovante, dans les cas de plaies chroniques retrouvées dans le cadre de complications associées à des pathologies comme l’obésité et le diabète, qui constitutent de véritables problèmes de santé publique sur le territoire réunionnais.
Procédures
Les différentes interventions réalisées sur les 12 rats de l'étude sont les suivantes : - Procédure chirurgicale sous anesthésie générale volatile (30 min) - Changement de pansement (tous les deux jours) sous anesthésie générale volatile (15 min) avec écouvillonnage des plaies (à J0, J+10, J+20) - Mise à mort des 12 rats à la fin de l'étude sous anesthésie générale volatile
Impact sur les animaux
Les principales nuisances sont celles imputables à la chirurgie à savoir : anesthésie, injections, réalisation des plaies, stress et douleurs. Le suivi des plaies se faisant tous les deux jours sous anesthésie, peut engendrer un stress lié à l’endormissement et au réveil de l’animal. De plus, le positionnement des pansements peut constituer une gène (risque de retrait du pansement, difficultés à se mouvoir). L’isolement des rats en cas d’atteintes de points limites peut également constituer une source de stress.
Devenir
Mise à mort pour récupération du tissu cicatriciel et analyses histologiques et biochimiques.
Remplacement
Des tests préliminaires in vitro de cytotoxicité ont été réalisés préalablement sur un modèle de cellules épithéliales humaines de la peau, afin d’extrapoler la concentration de miel à utiliser sur notre modèle animal. De même, les propriétés anti-inflammatoires et l’impact des miels sur la capacité de migration des cellules ont été évaluées in vitro. Par ailleurs, le potentiel anti-microbien des miels a été démontré sur des micro-organismes fréquemment retrouvés dans les plaies. Pour compléter cela et affiner les critères de séléction des miels, une étude ex vivo a été menée sur des explants de peau de rats, permettant de discriminer trois miels au potentiel cicatrisant remarquable. Afin de répondre à notre objectif scientifique, nous avons besoin d’évaluer les propriétés des miels sur un modèle animal vivant pour étudier le processus cicatriciel dans son ensemble, notamment des phases telles que l’angiogénèse et la réinnervation, avec les contraintes que peut subir la peau au quotidien à savoir étirement, relâchement, inflammation locale.
Réduction
Nous avons pu réduire le nombre de rats grâce à une revue systématique bibliographique et à l’utilisation de l’outil statistique R. De plus, la taille des plaies induites de 6 mm, ainsi que la taille des rats, permettront de réaliser 4 plaies par animal. Enfin, les analyses biochimiques et histologiques pourront être réalisées sur les mêmes plaies permettant de réduire encore le nombre d’animaux.
Raffinement
Notre protocole a été optimisé afin de minimiser au maximum les contraintes subies par les animaux. La procédure chirurgicale sera réalisée sous anesthésie avec une couverture analgésique en respectant strictement les règles d’asepsie. Le matériel chirurgical utilisé sera rigoureusement stérilisé au préalable. Les miels utilisés sur les plaies induites auront été soumis à un contrôle microbiologique. Les animaux seront surveillés plusieurs fois par jour et seront observés tous les jours pour détecter tout inconfort lié aux procédures, avec un suivi post-opératoire renforcé dans les premières 48h ainsi que dans les phases de réveil faites en chambre de réveil thermostatée. Nous effectuerons également un scoring de la douleur via l’outil du Rat Grimace Scale.
Choix des espèces
Le modèle du rat WISTAR a été selectionné dans cette étude. Le rat est un modèle largement utilisé dans la recherche pré-clinique en chirurgie. La souche de rat choisie est reputée robuste et elle est peu couteuse. Il s’agit d’un modèle de référence dans les études sur la réparation de lésions cutanées et le modèle expérimental est donc très bien référencé. Par ailleurs, ce modèle possède une architecture de la peau proche de celle retrouvée chez l’Homme ; présence d’épiderme, lame basale, derme, hypoderme et présence de follicules pileux. La taille de l’animal nous permettra de faire plusieurs plaies par rat et donc de réduire notre nombre total d’animaux. Nous travaillerons avec des rats mâles adultes de 8 semaines (300 g en moyenne). Les jeune râts adultes ont une meilleure récupération post-chirurgicale et nous n’ajouterons pas de biais de cicatrisation lié à l’âge de l’animal qui aura une peau plus souple à 8 semaines. Cela permettra d’avoir un processus de cicatrisation optimal.
Evaluation de tolérance et de performance de dispositifs et techniques mini-invasifs pour la prise en charge de l’obésité
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Maladies animales
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
Cochons : 69
90 animaux non-humains, 21 chiens et 69 porcs, vont être utilisés dans des procédures classées sans réveil à modérées, la plupart tués à l'issue et une partie des chiens réutilisée. Ils reçoivent des dispositifs implantés dans l'estomac sous anesthésie pouvant durer trois heures, puis des prises de sang et des séances d'imagerie répétées, pour tester des techniques mini-invasives contre l'obésité. Le porteur signale une douleur post-opératoire prise en charge par un patch de fentanyl qui impose d'isoler chaque animal, et indique que les animaux tués seront ensuite utilisés pour la formation de vétérinaires. Il juge le recours à un organisme complet et vivant "indispensable" et rappelle l'évaluation in vivo comme un "impératif réglementaire", les bénéfices pour les patients restant renvoyés à plus tard.
Objectifs
Le projet a pour objectif le developpement de dispositifs médicaux innovants associés à de nouvelles techniques mini-invasives pour la prise en charge de l'obésité. Pour cela des étapes de validation de fonctionnalité, puis d'évaluation de sureté et de performance seront nécessaires.
Bénéfices attendus
Actuellement, le traitement de l'obésité par chirurgie implique des modifications importantes et souvent irréversibles au niveau de l'appareil digestif du patient. Ces méthodes présentent une efficacité avérée, mais également des effets secondaires parfois graves ou persistants. Par ailleurs, elles ne peuvent pas être proposées à tous les patients, et certains patients éligibles ne souhaitent pas recourir à la chirurgie: ces deux catégories de patients se trouvent donc en impasse thérapeutique, avec des impacts graves sur leur état de santé et leur espérance de vie. Le développement de techniques mini-invasives efficaces pour la prise en charge de l'obésité permettrait à ces patients de bénéficier du traitement dont ils ont besoin, avec peu ou pas d'effets secondaires, une durée d'anesthésie et d'hospitalisation réduites, ainsi qu'une réversibilité du processus.
Procédures
Anesthésies pour mise en place des dispositifs: injection de quelques secondes, puis anesthésie de maximum 3h Prises de sang, maximum 1x/semaine: sous anesthésie brève chez le Porc, la ponction dure quelques secondes et l'anesthésie dure env. 20 minutes (si anesthésie spécialement pour la ponction). Vigile chez le Chien, durée de 10 secondes environ Imagerie: sous anesthésie, maximum 1h par session d'imagerie, 2 fois par semaine maximum Autant que possible les actes seront regroupés de façon à ne pas cumuler les temps d'anesthésie (de cette façon par exemple sur un délai d'1h peuvent être réalisé prise de sang + imagerie, ou sur un tempsps de 3h chirurgie+prise de sang+imagerie)
Impact sur les animaux
Les effets délétères attendus sur les animaux sont semblables à ceux observés chez les patients humains: complications liées à la chirurgie ou à l'anesthésie, douleur post-opératoire, inconfort digestif transitoire
Devenir
La plupart des animaux seront euthanasiés pour des prélèvements terminaux. Cependant, les chiens utilisés pour des essais préliminaires de pose-dépose de dispositifs pourront être gardé en vie et réutilisés sur des procédures, après validation du vétérinaire sanitaire et avis de la sbea. Les animaux euthanasiés seront valorisés pour la formation initiale et continue: formation d'étudiants vétérinaires aux autopsies et à l'anatomie, formation de personnel technique ou d'étudiants vétérinaires à des gestes invasifs sur cadavre/pièces anatomiques. Ces animaux pourront également permettre l'obtention de prélèvements ou données nécessaires aux équipes de recherche du site.
Remplacement
L'évaluation in vivo des dispositifs médicaux sous leur forme finale est un impératif réglementaire. Si une partie de cette évaluation se fait lors des essais cliniques (chez l'Homme), ces essais cliniques doivent impérativement être précédés de tests chez l'animal afin de valider le fonctionnement des systèmes de pose en conditions réelles d'utilisation, la non dangerosité des dispositifs, et leurs performances. La complexité et l’adaptabilité du système digestif limitent notre capacité à simuler l’environnement exact auquel sera soumis le dispositif in vivo. L'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable notamment pour le suivi post implantation (sureté, tolérance) et les éventuels essais d'efficacité (perte de poids). Avant le passage à l'animal, une très grosse partie du développement des dispositifs se fait en laboratoire (pour toute la partie "mécanique") et également sur pièces anatomiques / cadavres.
Réduction
L'utilisation des animaux vivants ne surviendra qu'en fin de développement du dispositif, afin d'obtenir les données finales nécessaires pour permettre ensuite la mise en place d'essai cliniques, puis la mise sur le marché. De ce fait, le nombre d'animaux se trouve réduit au minimum nécessaire pour l'obtention de données suffisemmant fiables sur la non-dangerosité des dispositifs en "conditions réelles", et éventuellement des données partielles sur leur efficacité (il ne s'agit que d'un objectif secondaire ici, la majorité des données d'efficacité pouvant être obtenue lors des essais cliniques ultérieurs: des données concernant la perte de poids pourront donc être collectées à l'occasion des essais de tolérance / performance, mais il n'y aura pas d'étude pré-clinique uniquement dédiée à l'étude de la variation pondérale). Le nombre d'animaux sera également réduit en utilisant au maximum des techniques permettant un suivi longitudinal, et ainsi en évitant d'avoir systématiquement recours à des euthanasies séquentielles: imagerie, réalisation de biopsies sous endoscopie.
Raffinement
Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec enrichissements propres à l’espèce. Les animaux auront un patch de fentanyl 3 jours après la chirurgie, ce qui nécessitera un isolement individuel afin qu’ils ne puissent pas se l’arracher entre-eux, voir l’ingérer et risquer une surdose. Pour compenser cette isolement ils seront hébergés dans des box attenants avec contact olfactif et visuel. De plus, la température de la salle d’hébergement sera augmentée. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier habilité et habitué à travailler avec des porcs. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. En cas de troubles liés au dispositif, des traitements pourront être mis en place, similaires à ceux pratiqués en médecine humaine. Tout acte douloureux ou fortement stressant sera réalisé sous sédation ou sous anesthésie (locale ou générale selon les besoins). Si nécessaire, la douleur sera prise en charge par l'administration de traitements analgésiques adaptés: AINS et/ou morphiniques. Les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique voire remplacées par cette solution en période post-opératoire immédiate (afin de ne pas solliciter l'estomac avec des éléments solides). Au cours des études, les animaux feront l'objet d'un suivi clinique minutieux, afin de détecter tout signe de mal-être ou toute anomalie physique. Des examens d'imagerie et des prélèvements sanguins viendront compléter cette évaluation.
Choix des espèces
Nous testons un dispositif complet dans sa version finale, destiné à être placé dans l’estomac d’un humain adulte, ou dans certains cas, dans l'estomac de chiens obèses. Le modèle animal doit donc avoir un estomac d’une taille comparable à celle de l’homme ou correspondre à l'espèce cible (chien). Les espèces retenues pour ce projet sont: Porc, Miniporc, Chien. Porcs et Miniporc seront désignés ici sous le terme "Porc". Le Porc est considéré comme le modèle animal le plus représentatif de l’être humain d’un point de vue de l’anatomie et de la physiologie digestive, avec un régime omnivore et un estomac de taille très comparable à l'Humain. Cependant, il présente des particularités anatomiques pouvant entrainer des difficultés lors d'endoscopies. Le Chien ne présente pas ces particularités anatomiques, ce qui rend les abords endoscopiques plus aisés. Par ailleurs, il peut être espèce cible des dispositifs médicaux. Les deux espèces sont adaptées pour la réalisation d'études portant sur la perte de poids. Le choix se fera au cas par cas, en fonction de l'étape de développement du dispositif, de sa forme, et de son moyen de fixation. Le chien ou le porc présentent des différences anatomiques qui nous orientent dans le choix. Les porcs seront des animaux juvéniles de 40 à 80kg, de façon à avoir une anatomie digestive similaire à l'Homme, et pour laquelle les dispositifs auront une taille adaptée. Les miniporcs seront des animaux adultes ou en fin de croissance (40-50kg) de façon à avoir une anatomie digestive similaire à l'Homme, pour laquelle les dispositifs auront une taille adaptée et afin de pouvoir réaliser des essais d'efficacité Les chiens seront des adultes, de façon également à avoir un estomac d'assez grande taille, et à pouvoir éventuellement réaliser des suivis de perte pondérale.