Diagnostic des maladies

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Souris : 30
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30 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur de lymphome leur est implantée sous la peau par chirurgie sous anesthésie, puis suivie par des séances d'imagerie IRM sous anesthésie, jusqu'à quatre par animal, pour démontrer l'intérêt de cette imagerie en oncologie. Le porteur indique qu'une perte de poids supérieure à 20 % entraîne la mise à mort de l'animal. Les souris sont tuées en fin de procédure pour congélation ou fixation des tumeurs.

Objectifs

Le projet présenté vise à démontrer l'intérêt et la valeur ajoutée de l'utilisation de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) en oncologie . L'IRM est une technique d'analyse de tumeurs implantées chez l'animal qui est non invasive, précise et utilisée en clinique. Nous attendons de l'IRM qu'elle permette de raffiner les études précliniques et ainsi à terme d'optimiser la règle des 3R, mais également qu'elle permette de travailler avec des modèles tumoraux inaccessibles aux méthodes classiques. Le projet présenté rentre dans ce dernier cas de figure. Il porte sur le suivi par IRM d'un modèle de lymphome implanté en sous-cutané chez la souris immunocompétente. Ce modèle présente un intérêt fort pour comprendre les mécanismes d'apparition de résistances aux anticorps thérapeutiques, mais ne peut pas être étudié avec des méthodes conventionelles. En effet, après l'implantation sous cutanée du modèle tumoral, se développe à l'emplacement soit une masse tumorale, soit une masse inflammatoire, qui ne peuvent pas être discriminées par les méthodes d'observation et de mesure. L'IRM permettra de faire cette discrimination. Le projet prévoit d'utiliser 30 souris, 10 pour amplifier la modèle tumoral in vivo, 20 pour l'analyse IRM.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à long terme. Ce projet permettra de caractériser un modèle de cancer du sang, le lymphome B, afin de développer un variant permettant de comprendre les mécanismes d’apparition de résistances à un anticorps thérapeutique. Il permettra aussi d'obtenir des données scientifiques afin de promouvoir l'utilisation d'une technique non invasive en oncologie préclinique, technique dont la précision permettra à terme d'optimiser les 3R dans ce contexte.

Procédures

-implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs sous cutanées, une 10aine de minute, administration d’antalgiques au préalable ; traitement si douleur post opératoire 20 minutes maximum -anesthésie fixe durant l’IRM durée maximale 30 minutes de kétamine/Xylazine sur un total de 2/semaine durant 2 semaines soit 4 injectionx maximum.

Impact sur les animaux

- Perte de poids constatée : plus de 10% non améliorée par ajout de nourriture humide en maximum 24h ; une perte de plus de 20% qui serait liée à l'évolution de la croissance entrainera une mise à mort de l’animal - implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs sous cutanées, une 10aine de minute administration d’antalgiques au préalable ; - croissance de tumeurs sous-cutanée au niveau du flanc - anesthésie fixe durant l'IRM pour une durée maximale de de 30 minutes,4 séances maximum espacées de 3 jours au minimum

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de chaque procédure (soit pour congelation des tumeurs pour le stock soit pour fixation en formol).

Remplacement

Les interactions entre le système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes lymphoïdes (la rate, les ganglions etc), ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). L’étude par IRM du développement d’une tumeur ne peut se faire que sur l’organisme entier.

Réduction

Les procédures seront faites sur le nombre minimal d’animaux nécessaires afin de conclure de façon fiable statistiquement au taux d’anomalies de croissance tumoral. Nous utiliserons 10 souris + 20 souris soit 30 souris totales, et ferons une étude statistique d’analyse de contingence et un test de Fischer pour comparer avec une situation normale.

Raffinement

Pendant 7 jours avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées aux expérimentateurs du projet afin de limiter leur stress. Toutes les précautions seront prises pour détecter et minimiser la souffrance, la douleur et le stress des animaux (observation quotidienne, pesée des animaux, traitement antalgique si besoin). Les animaux auront accès à de la nourriture humide en cas de perte de poids légère. Des prélèvements en point final des tumeurs seront réalisés pour pouvoir obtenir le maximum d’informations des animaux utilisés. Pour les modèles implantés sous la peau par chirurgie, les animaux seront traités avec un antalgique avant la chirurgie qui se fera sous anesthésie. La procédure d’imagerie IRM se fera sous anesthésie.

Choix des espèces

Nous avons besoin d’animaux présentant un système immunitaire compétent, et de modèles tumoraux murins. La souris immunocompétente est un modèle de choix pour ce type d’étude car il existe un large panel de tumeurs murines représentatives de différentes indications oncologiques, ce qui n’est pas le cas chez les autres espèces de rongeurs de laboratoire. Nous avons choisi des souris âgées de 5 semaines, car la prise tumorale est meilleure sur les individus jeunes, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux à utiliser.

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Équidés : 80
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80 ponettes vont être utilisées, gardées vivantes puis rendues à l'élevage, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent des prises de sang répétées, jusqu'à 30 points sur cinq ans et pouvant atteindre 100 mL en un prélèvement, pour comparer les cellules immunitaires de chevaux sensibles ou résistants aux strongles et tester des extraits de plantes. Le porteur indique n'attendre que des phlébites ou des hématomes, prévenus par asepsie et compression. Sur le remplacement, il affirme qu'il n'existe pas de lignées cellulaires équines commerciales pour les populations étudiées, ce qui justifierait le recours aux animaux vivants.

Objectifs

Les chevaux pâturant sont infestés par des strongles gastro-intestinaux qui affectent la santé des animaux et sont devenus résistants aux vermifuges. Deux options sont possibles pour solutionner ce problème. Premièrement, comprendre les différences de sensibilité à l'infestation parasitaires entre les chevaux résistants ou sensibles. Deuxièmement, l'identification d'extraits naturels pouvant remplacer les vermifuges chimiques permettrait de réduire la sélection de parasites résistants. Notre projet concerne les descendants (n = 20) de 4 ponettes résistantes et 6 ponettes sensibles à l'infestation parasitaire et vise à caractériser les différences entre les cellules immunitaires des deux groupes. Par ailleurs, nous menons des tests d'évaluation d'extraits de plantes pour déterminer leur capacite immunomodulatrices. Des tests in vitro sur des lignées cellulaires nous ont permis de valider l'effet des extraits. Nous souhaitons désormais qualifier l'efficacité des produits sur des cellules immunitaires équines. Ceci réclame des prises de sang sur des ponettes (n = 80 sur 5 ans au maximum) pour isoler suffisamment de cellules et pouvoir qualifier leur réponse.

Bénéfices attendus

La caractérisation de ces populations cellulaires et la mise en oeuvre de tests fonctionnels in vitro permettront de: i) mieux comprendre la distinction entre des individus sensibles et résistants aux parasites et ainsi favoriser le développement de marqueurs d'infestation et/ou de sensibilité ii) établir une plateforme in vitro de tests de l'activité immunomodulatrice d'extraits de plantes permettant à moyen terme de réduire le recours aux experimentations animales Ces bénéfices sont attendus à court et moyen terme et seront applicable à l'ensemble des équidés.

Procédures

Les animaux feront l'objet de prise de sang d'un volume de 9 mL (fréquence minimale: 1 par trimestre, n = 20 points de prélèvements sur 5 ans pour 30 animaux; fréquence maximale: 1 par semaine durant 40 jours, une fois par an, n = 30 points de prélèvements sur 5 ans sur 20 animaux) et pouvant ponctuellement atteindre 100 mL (prélèvement ponctuel unique, concernant 30 animaux sur 5 ans au maximum).

Impact sur les animaux

Le projet est associé à des prises de sang ponctuelles sur les animaux. Ces volumes seront généralement négligeables (9 mL) et ne dépasseront pas 100 mL par individu (production importante requise pour les essais sur extraits de plantes). Les seules nuisances attendues sont des phlébites ou des hématomes qui seront prévenus par des mesures appropriées (asepsie du prélèvement et point de compression).

Devenir

Les prises de sang (procédure d'élevage courante) et l'âge des animaux (2 - 5 ans) permettent un retour en élevage sans nécessité de replacement ou d'adoption.

Remplacement

Le projet vise à proposer une méthode alternative basée sur des populations cellulaires pour étudier la divergence de sensibilité aux infestations parasitaires ou pour caractériser les propriétés immunomodulatrices d'extraits de plantes. Ceci vise à réduire le recours aux essai in vivo. Néanmoins il n'existe pas de lignées cellulaires commerciales équines pour les populations cellulaires considérées.

Réduction

L’étude cible les seuls individus aux profils les plus divergents afin de maximiser les effets observés tout en minimisant les effectifs.

Raffinement

Les animaux sont maintenus afin de préserver leur groupe social (entre 20 et 40 animaux par groupe). Afin de minimiser le stress et de ne pas isoler les animaux durant les procédures, les animaux sont gérés au minimum en paire. Tout individu présentant des diarrhées et des coliques sera retiré du protocole. L’animal sera vermifugé à l’ivermectine (0.2 mg/kg). Une réhydratation liquidienne pourra être mise en place si les pertes liquidiennes sont trop importantes (pli de peau persistant) et sur avis vétérinaire. Dans ce cas, du sérum physiologique tiédi par voie intraveineuse lente sera administré, couplé à un régime de foin seul pendant 3 jours jusqu'à rétablissement d'un transit normal. Tout signe de phlébite sera également pris en charge par administration d’anti-inflammatoires (flunixine méglumine 2mg/kg par voie intraveineuse renouvelée toutes les 48H avec 3 injections au plus pour un même animal) et l’animal sera retiré du protocole. Le projet de divergence génétique de sensibilité aux strongles s’appuie par ailleurs sur les observations d’un précédent projet permettant de cibler les seuls animaux nécessaires pour l'étude. Le projet de divergence génétique de sensibilité aux strongles s’appuie par ailleurs sur les observations d’un précédent projet permettant de cibler les seuls animaux nécessaires pour l'étude. Les observations basées sur des lignées cellulaires de macrophages murins (immunomodulation par des extraits de plante) ont permis de réduire le nombre d'extraits d'intérêt à tester.

Choix des espèces

Les projets visent à proposer des alternatives de gestion du parasitisme pour la filière équine. Les animaux auront entre 2 et 5 ans. Cette fenêtre définit les stades les plus à risque d'infestation parasitaire.

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Rats : 373
Souffrances
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373 rats transgéniques HLA-B27 vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures déclarées de gravité légère. Ils développent une colite spontanée et reçoivent des injections puis des prélèvements sanguins sous anesthésie tous les quinze jours, pour étudier le rôle d'anticorps dirigés contre le microbiote dans les maladies inflammatoires de l'intestin. Le porteur indique que ces rats développent aussi arthrite et uvéites, sans prévoir de surveillance spécifique de ces atteintes. Il affirme qu'aucune méthode in vitro ne reproduit ces maladies.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent 2 entités la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique dont l’étiologie et la physiopathologie restent mal connues. L’inflammation intestinale chronique serait le résultat d’une réponse immunitaire aberrante, dirigée contre des antigènes du microbiote intestinale, et survenant chez des individus génétiquement susceptibles. Parmi les anticorps couramment associés au développement des MICI ont été identifiés les anticorps anti oligomannane de Saccharomyces cerevisae (ASCA), les anti-flagelline (anti C-bir1), les anti-porine C d’Escherichia coli (anti-OmpC). A l’heure actuelle, ces anticorps sont considérés par les cliniciens comme de simples marqueurs biologiques. Toutefois des avancées récentes tendent à montrer qu’il existerait des interactions complexes entre la réponse immunoglobuline (Ig) G et le développement ou l’évolution des lésions intestinales dans les MICI. Les objectifs principaux de ce travail de recherche seront dans un premier temps d’étudier la présence, la nature et le rôle de la réponse humorale chez le rat HLA-B27, modèle classique de colite expérimentale puis dans un second temps de déterminer si la réponse humorale dirigée contre un antigène donné du microbiote a un rôle bénéfique, délétère ou neutre dans le développement et la progression des lésions de colite dans notre modèle de rat HLA-B27. Enfin, il sera essentiel de déterminer la participation de la réponse humorale dans l’évolution naturelle de la colite de nos animaux grâce à l’injection d’immunoglobulines polyvalentes qui rentreront en compétition avec les immunoglobulines des rats. Nous étudierons l’effet préventif et curatif de ces IVIG.

Bénéfices attendus

Ce modèle animal adapté à l’exploration des IgG spécifiques du microbiote est intéressant pour éclairer le mécanisme pathologique à l’œuvre dans les MICI humaines et éventuellement permettre d’aboutir à des thérapeutiques modulant la production ou l’action de ces anticorps.

Procédures

Procédure 1 : Les 320 rats recevront 3 injections de 300µl de composés (150µg/ml en NaCl 9‰) ou NaCl 9‰ (groupe contrôle) en intra-péritonéale à 5 ,7 et 9 semaines de vie (durée de l'injection 10 sec) . Ces injections se feront sur animaux vigiles. Ces mêmes animaux sous anesthésie générale auront tous les 15 jours, de la semaine 5 à 24, un prélèvement sanguin (durée de l'anesthésie 5 min). Une endoscopie sous anesthésie générale pendant 20 minutes pourra être réalisée à semaine 16 et 20 de vie. Procédure 2: Les 10 rats de l'expérience préliminaire recevront sous anesthésie de 5 minutes une série de 5 injections dans la veine caudale d'immunoglobulines polyvalentes (400mg/kg/ jour pendant 5 jours) à 6 semaines de vie puis ils auront tous les 15 jours jusqu'à 18 semaines de vie un prélèvement sanguin toujours sous anesthésie de 5 minutes. Pour la procédure dite préventive, les 24 rats recevront sous anesthésie (5 minutes) deux série d'injections intra-veineuses d'IVIG (400mg/kg/ jour pendant 5 jours) ou NaCl 9‰ à 6 et X semaines de vie (X déterminé par l'expérience préliminaire). A partir de la 6ème semaine, un prélèvement sanguin quinzomadaire aura lieu sous anesthésie générale de 5 minutes. Pour la procédure dite curative, 24 rats recevront sous anesthésie (5minutes) une série de 5 injections intra-veineuse d'IVIG (400mg/kg/ jour pendant 5 jours) ou NaCl 9‰ à 12 semaines de vie . A partir de la 12 ème semaine, un prélèvement sanguin quinzomadaire aura lieu sous anesthésie générale de 5minutes jusqu'au sacrifice à 24 semaines.

Impact sur les animaux

L'immunisation par des antigènes bactériens pourrait engendrer une colite plus sévère et donc une perte de poids plus importante ou anticipée chez ces rats. Des points limites veilleront à surveiller cette éventualité. De plus, les rats HLA-B27 développent d'autres pathologies inflammatoires telles l'arthrite, les uvéites. Dans notre animalerie et sur le fond génétique Fischer F344, ces pathologies se développent a minima. Aucune surveillance ou prévention spécifique (mesure épaisseur articulations)n'est donc prévue. Cependant, les animaux sont observés quotidiennement et si les points limites (identiques à ceux de la colite) sont atteints, les animaux seront euthanasiés. Dans le cas où il y aurait difficulté à s'alimenter, des croquettes et de l'eau gélifiée seraient disposés dans la cage afin d'en faciliter l'accès.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront sacrifiés et différents organes seront prélevés pour étudier la réponse immune muqueuse, et l'état inflammatoire de nos rats.

Remplacement

Il est nécessaire de travailler in vivo pour reproduire la physiopathologie complexe des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin: les interactions entre le microbiote, la barrière intestinale et le système immunitaire sont indispensables pour étudier la réponse humorale envers les bactéries commensales. Il n'existe pas d'autres méthodes capables de reproduire in vitro ce processus physiopathologique.

Réduction

Le nombre d'animaux prévu par groupe est de n=8 sur la base de la puissance statistique des tests utilisés (intégrant la dispersion des valeurs individuelles, déterminés auprès de la littérature et suite à des expériences pilotes). Les paramètres mesurés seront analysés par des tests non paramétriques pour petits échantillons (tests de Kruskal et Wallis, Wilcoxon Mann Whitney, corrélation de Spearman). Pour la deuxième procédure, une expérience préliminaire nous permettra de déterminer le meilleur timing d'injection afin de pouvoir analyser les données générées dans de bonnes conditions.

Raffinement

Les rats sont élevés sur place donc pas de transport et de changement d'environnement, uniquement changement de portoirs. Procédures classiques: minimum de bruits, enrichissement des cages et respect du nombre d'animaux par cages, manipulation calme et douce. Les animaux en phase expérimentale seront observés quotidiennement et pesés de façon bi-hebdomadaire avec une attention particulière aux points limites suivants: modifications du comportement (poils hérissés, prostration, cris, blessures) et perte de poids supérieure à 15%.

Choix des espèces

Le rat transgénique HLA-B27 est utilisé comme modèle expérimental de maladies inflammatoires dont les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin. Le modèle de colite spontanée chez ce rat s'inscrit dans le cadre d'une maladie systémique comme chez l'homme. Pour les 2 procédures, les animaux utilisés auront de 6 à 24 semaines de vie pour un suivi longitudinal de la réponse humorale.

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Souris : 480
Souffrances
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480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Modèles génétiques d'une ataxie cérébelleuse, elles passent six tests de coordination et un test musculaire répétés à cinq âges, et une partie reçoit un agent déclenchant une crise d'épilepsie, avant mise à mort. Le porteur qualifie ces tests de non "générateurs de souffrance" tout en les classant en gravité modérée à sévère selon l'intensité de la phase d'épilepsie. Il indique que les cultures cellulaires ne peuvent remplacer l'étude du phénotype comportemental des souris.

Objectifs

Ce projet vise à étudier une ataxie cérébelleuse d’origine génétique qui se manifeste chez les patients par une ataxie cérébelleuse avec une évolution lente et progressive pouvant être associée à une intolérance à l’exercice, un retard mental faible à modéré, des crises d’épilepsie et des pseudo-épisodes vasculaires cérébraux. L’objectif de ce projet est de comprendre les processus pathologiques de cette ataxie cérébelleuse en étudiant le phénotype de deux modèles de souris génétiquement différents. • Le premier possède une délétion totale du gène responsable de la maladie et développe une forme modérée de la maladie. Ce modèle sera étudié dans son nouvel environnement. • Le deuxième possède une mutation ponctuelle retrouvée chez un patient qui est censée reproduire la forme la plus symptomatique de la maladie. Nous obtiendrons ainsi de bons modèles capables de reproduire les différentes atteintes cliniques rencontrées chez les patients. Si le deuxième modèle reproduit la forme la plus symptomatique, avec la présence non seulement des signes cliniques mais aussi des lésions histologiques, ce nouveau modèle remplacera le premier modèle.

Bénéfices attendus

Bénéfices attendus : - A court terme, ce projet spécifiquement consacré à l’étude d’une ataxie cérébelleuse récessive, permettra tout d’abord de valider et d’approfondir le phénotype identifié dans le modèle avec délétion totale du gène, précédemment validée sur un autre site, ainsi que celui du nouveau modèle avec la mutation ponctuelle. - A moyen terme, l’ensemble des expériences réalisées sur ces deux modèles murins permettront d’obtenir une vision intégrée et globale du fonctionnement du gène responsable et de la physiopathologie de cette ataxie. Elles permettront de mettre en place des essais pré-cliniques afin de tester l’efficacité d’agents pharmacologiques sur le modèle le plus pertinent. - A plus long terme, une bonne compréhension de la physiopathologie de cette ataxie et l’identification de solutions thérapeutiques efficaces permettront le transfert de ces données vers la clinique pour une meilleure prise en charge et prévention de la maladie.

Procédures

Dans ce projet, les animaux seront soumis à 6 tests comportementaux permettant de mesurer la coordination des animaux et 1 test musculaire répartis sur 4 jours. Ils seront répétés à 5 âges différents. Ces tests ne sont pas générateurs de souffrance pour les souris. La durée de ces tests est comprise entre 30 secondes et 5 minutes. Une partie de ces animaux seront soumis, sur une durée de 20 minutes, à un agent pharmacologique inducteur d’épilepsie. A la fin de chaque étude, une anesthésie générale sera pratiquée précédant la mise à mort.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les tests comportementaux ont une classe de sévérité modérée à sévère. Les effets indésirables rencontrés comprennent : Classe modérée : - Une courte période de fatigue musculaire, - Une courte période où les souris seront mouillées après passage dans un bassin de nage à 27°C. Classe sévère possible: - Une courte phase d’épilepsie. Aucun effet nuisible de cette phase épileptique n’a été observé lors de nos précédentes expérimentations. La sévérité dépendra de l’intensité de la phase d’épilepsie.

Devenir

Dans ce projet, les animaux qui seront étudiés à différents âges seront replacés dans leur cage entre chaque série de tests. A la toute fin des études, les animaux seront mis à mort.

Remplacement

L’utilisation de cultures cellulaires primaires, nous permet de tester différentes hypothèses en réduisant le nombre d’animaux requis pour la caractérisation des deux modèles. Le nombre de souris proposé dans les différentes procédures tient compte de ce remplacement. En aucun cas, l’utilisation de modèles cellulaires ne peut remplacer en totalité l’utilisation d’animaux contenus dans les différentes procédures. L’information apportée par les modèles cellulaires ne permet pas d’apprécier le phénotype général, comportemental ou encore cognitif des souris.

Réduction

Il est estimé que le projet mobilisera sur 5 ans un maximum de 480 animaux hors animaux reproducteurs et maintien de la lignée. Toutes les procédures sont conçues pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, tout en tenant compte du nombre minimum nécessaire pour appliquer les tests statistiques adaptés. Les travaux de notre équipe et les données préliminaires nous permettent d’estimer le nombre de souris pour avoir une valeur statistique suffisante (20 souris par condition pour les tests de comportement et 10 souris par condition pour les analyses biochimiques et histologiques). Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, autant que possible, les mêmes animaux seront utilisés pour réaliser les analyses fonctionnelles, histologiques, moléculaires et biochimiques. Enfin, si le modèle avec mutation ponctuelle ne présente pas un phénotype comportemental, histologique et biochimique différent du modèle avec délétion totale du gène, la procédure 3 ne sera pas effectuée afin de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans les conditions standard d’hébergement et l’environnement sera enrichi (igloo polycarbonate, rouleau de cellulose,…). Aucune des procédures que nous réaliserons sur les animaux ne devrait entraîner de douleur ou de stress aux animaux. Tout au long de la procédure 1 , un suivi régulier des animaux sera réalisé (une à deux fois par semaine). Il nous permettra de s’assurer du bon vieillissement des animaux au fil des mois. Ce suivi est basé sur la mise en place de points limites et méthodes de prise en charge de la douleur spécifique pour notre projet.

Choix des espèces

Avec 98% d’identité protéique avec l’Homme, la souris est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies humaines. Son anatomie, sa physiologie et la génétique sont bien connues. Les méthodes pour la manipulation génétique de ces animaux sont les plus développées. La nécessité d'utiliser des souris génétiquement modifiée est liée à l'absence de modèle mammifère naturel correspondant à la maladie humaine. Par ailleurs, les premières données de l’étude du modèle murin avec une délétion complète montrent que ce modèle reproduit les caractéristiques pathologiques étudiées dans ce projet mais ne reconstruisent pas tous les aspects de la maladie. C’est pourquoi, le deuxième modèle avec une mutation ponctuelle a été généré et sera étudié pour voir s’il reproduit la symptomatologie la plus étendue de la maladie. Notre étude préalable a été faite sur le modèle avec une délétion complète dans leur ancien environnement et après validation du projet par le comité d’éthique. Cette étude nous a permis de préciser les âges auxquels la validation du phénotype des modèles avec délétion complète (dans son nouvel environnement) et avec une mutation ponctuelle sera faite. Les âges étudiés sont 5, 10, 20, 30, 52 semaines. Seule l’étude de la sensibilité à l’épilepsie sera effectuée à un seul âge, qui dépendra de la chronologie d’apparition du phénotype des souris modèles.

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    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons d'Inde : 32
Hamsters dorés : 260
Gerbilles de Mongolie : 68
Souffrances
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Devenir
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 360

360 animaux non-humains, cobayes, hamsters dorés et gerbilles de Mongolie, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont infectés par injection de leptospires pour tester la virulence de souches bactériennes, l'infection provoquant prostration, poils hérissés et perte de poids, les individus moribonds étant mis à mort. Le sang et les organes sont prélevés après mise à mort par CO2. Le porteur affirme que seuls ces animaux développent des signes proches de la maladie humaine et qu'aucun autre modèle n'existe pour étudier la virulence.

Objectifs

Les mécanismes de virulence des leptospires pathogènes restent largement méconnus. Depuis quelques années, le laboratoire a développé des outils génétiques pour l’inactivation de gènes potentiellement impliqués dans la virulence de ces bactéries. Le seul moyen de tester pour la virulence de ces mutants est l’utilisation d’animaux : si un gène code pour un facteur de virulence, l’inactivation de ce gène par l’utilisation d’outils génétiques doit rendre ce mutant non virulent (les animaux survivent à l’infection). Le laboratoire a ainsi publié de nombreux articles sur la caractérisation de mutants non virulents et démontré le rôle de certains mécanismes comme la mobilité et la résistance aux stress, dans la virulence de ces bactéries. Nous envisageons aussi de déterminer les gènes dérégulés lors d’une infection chez la bactérie et l’hôte par des approches de transcriptomique. Le laboratoire peut aussi être amené à tester le caractère virulent de certaines souches cliniques isolées chez des patients présentant des formes plus ou moins graves de leptospirose. Ce projet a donc pour but de tester la virulence de souches de leptospires (mutants obtenus par manipulation génétique ou souches cliniques) et d’identifier les gènes ou voies induites lors d’une infection dans les modèles animaux sensibles (cobayes, hamsters ou gerbilles).

Bénéfices attendus

Les travaux menés jusqu’à maintenant à l’aide de mutants dans les modèles sensibles à la leptospirose ont permis d’identifier de nombreux facteurs de virulence, ce qui nous permet de mieux comprendre les mécanismes de la pathogénèse de la leptospirose. L’analyse transcriptomique de la bactérie et de son hôte permettra aussi de mieux comprendre les mécanismes impliqués lors de l’infection. Enfin, ce projet permettra de mieux évaluer le degré de virulence de différentes espèces pathogènes ou de certaines souches cliniques. Ceci permettra de mettre en place des outils moléculaires pour la détection rapide de souches plus virulentes chez les patients. .

Procédures

L’infection se fera par injection intra-péritoneale d’une solution de bactéries dans l’animal (10 min). Le sang pourra aussi être prélevé par ponction cardiaque immédiatement après la mise à mort de l’animal (

Impact sur les animaux

Les animaux infectés par des souches virulentes présentent habituellement des signes caractéristiques à partir de J5 après l’infection (le délai peut -être plus long en fonction de la dose injectée ou de la nature de la souche de leptospires utilisée), notamment perte d’activité, prostration, poils hérissés et perte de poids.

Devenir

Les animaux utilisés lors des expériences seront mis à mort par inhalation de CO2. Ces animaux qui sont infectés avec des souches de leptospires potentiellement virulentes ne peuvent être réutilisés, replacés ou adoptés.

Remplacement

La virulence des leptospires est très probablement multifactorielle (mobilité flagellaire, adhésion aux cellules, résistance aux stress, production d'hémolysines, reconnaissance de la surface des leptospires par le système immunitaire, etc) et seul l'animal permet d'étudier l'ensemble de ces mécanismes et leurs rôles au cours de l'infection. Cependant, pour l’étude de certains phénotypes comme l’adhésion des bactéries aux cellules de l’hôte, nous avons maintenant mis en place un modèle de cultures de lignées cellulaires afin d'étudier les interactions bactéries-cellules de l'hôte (notamment la capacité des leptospires à adhérer aux cellules et à traverser une couche monocellulaire). Des collaborations sont aussi envisagées pour utiliser ces modèles. Cependant, aucun modèle autre que celui des animaux existe pour l’étude de la virulence.

Réduction

On procèdera tout d'abord à une sélection rigoureuse des souches à tester dans les modèles animaux. Pour l'étude de la virulence d'un mutant (principale activité de l'unité), on ne sélectionnera que les mutants présentant une forte probabilité d'être atténués dans leur virulence (analyse du gène inactivé, étude préalable du phénotype du mutant in vitro, etc). On pourra regrouper le nombre de mutants à tester afin de le comparer à un seul groupe contrôle. Dans le cadre de l’analyse de la charge bactérienne, du transcriptome ou de la réponse immunitaire au cours de l’infection, on limitera les points de prélèvements à la phase précoce (J1 post-infection) et à la phase tardive (J3 et/ ou J6 post-infection).

Raffinement

A réception, les animaux resteront en cage 1 semaine avant toute intervention pour une bonne acclimatation. Les cages seront enrichies avec de l’aliment sous forme de gel, des cylindres en plastique et du coton. On pourra utiliser les chaufferettes et pratiquer la réhydratation sc avec le sérum physiologique. Une infection par les leptospires pathogènes entraîne chez les animaux sensibles (gerbilles, hamsters, cobayes) une prostration et les poils hérissés. Pendant la période de l'infection aigue chez l'animal (pour l'inoculation de 10e4-10e6 bactéries, la mortalité est maximale entre les jours 5 et 9 après l'infection), on procédera à deux visites dans la journée (matin et après-midi), y compris les week-ends et jours fériés, afin d'observer tous signes extérieurs (poils hérissés et prostration). Pour certaines souches virulentes, une perte de poids avant la mort (une perte de 10% de poids chez le hamster indique une leptospirose avancée et irréversible) est aussi observée. Dans ce cas, les animaux sont pesés quotidiennement. Les animaux moribonds seront mis à mort.

Choix des espèces

Cobaye, Gerbille et/ou Hamster : seuls ces animaux sont capables de développer la maladie avec des signes cliniques proches de la pathologie humaine, en particulier avec atteinte des organes tels que le foie, le rein et les poumons. L’inoculation de souches virulentes chez ces animaux par voie intra-peritonéale entraîne la mort des animaux infectés. L’application de points limites permettra de limiter la douleur. Pour les cobayes et hamsters, on privilégiera l'utilisation d'animaux âgés de 4 semaines; des animaux plus âgés peuvent être plus résistants à l'infection (maturité du système immunitaire). Ce n'est pas le cas pour les gerbilles, on pourra donc utiliser des gerbilles jeunes ou adultes.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 230
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 230

230 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 30 un niveau modéré. Une partie subit une greffe de tumeur du pancréas sous anesthésie, puis des injections intraveineuses et des séances d'imagerie TEP et IRM, avant dissection après la mort, pour évaluer des nanoparticules servant d'agents de contraste. Le porteur qualifie lui-même le modèle de cancer pancréatique de sévère mais annonce le réserver à une seconde phase pour limiter le nombre d'animaux. Les retombées cliniques annoncées restent une simple opportunité, l'objectif immédiat étant de caractériser la biodistribution des nanoparticules.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de valider l’utilisation de nouvelles familles innovantes d’agents de contraste, appelés Hybrid PolyIon Complex (HPIC) obtenus par une voie de synthèse/formulation simple et reproductible à une échelle industrielle. Ces agents sont issus de la complexation de polymères fonctionnels avec des ions métalliques utilisés en imagerie médicale (imagerie par résonance magnétique (IRM), Tomographie par Emission de Positons (TEP), SPECT (de l'anglais : Single Photon Emission Computed tomography)…), comme par exemple des ions Gadolinium, Gallium, Zirconium… avec des polymères . Leurs propriétés paramagnétiques et leur grande stabilité en milieu physiologique démontrent la grande potentialité de ses systèmes. Ainsi, en se basant sur cette nouvelle approche et grâce à un choix judicieux des composants de la formulation, des agents de contraste possédant des fonctionnalités variées (luminescence, propriétés de reconnaissance...) et utilisables dans différentes techniques d’imagerie peuvent être facilement accessibles et ouvrent de nouvelles opportunités cliniques. Dans ce projet, différentes stratégies d’optimisations des HPIC seront utilisées pour augmenter leur stabilité chimique et les composés les plus prometteurs seront évalués in vivo. Pour étendre le champ d'application, nous devons répondre à trois questions importantes : Comment assurer une grande stabilité chimique des HPIC pour les expériences in vivo ? Comment étendre le champ d'application de ces HPIC à des techniques d'imagerie autres que l'IRM, comme la TEP ? Comment avoir accès à des agents de contraste ayant des propriétés de ciblage ? Le cancer du pancréas est actuellement la quatrième cause de décès par cancer dans les pays occidentaux. La survie à cinq ans est de 3%. Le seul traitement curatif du cancer pancréatique est la résection chirurgicale, qui n’est malheureusement possible que dans 10 à 15 % des cas, avec un gain minimal de survie de 5% à 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ce cancer. Pour cette raison, un modèle murin de cancer du pancréas sera mis en œuvre pour étudier les propriétés de ciblage des HPIC. Les modalités d’imagerie mises en œuvre dans ce projet permettront d’étudier in vivo ces propriétés de ciblage et de biodistribution. L’objectif serait d’utiliser ces nanoobjets comme vecteur d’adressage d’agents thérapeutiques qui pourraient être encapsulés à l’intérieur.

Bénéfices attendus

Les observations et quantification faites dans le cadre de ce projet d'imagerie multimodale ouvriront de nouvelles opportunités pour utiliser cette plateforme colloïdale comme nouveaux agents de contraste moléculaires ou de ciblage.

Procédures

5 types de procédures expérimentales sont mises en œuvre dans ce projet. La chirurgie pour induction des tumeurs pancréatiques a une durée moyenne de 20 minutes par souris. Les animaux sont placés sous anesthésie préalablement à l'acte chirurgical et un analgésique leur est administré avant chirurgie pour éviter toute souffrance. Les autres procédures sont des procédures d'imagerie in vivo, non invasives et atraumatiques. Les animaux subissent, sous anesthésie isoflurane, une injection par voie intraveineuse (veine caudale). Ce geste se fait en moins de 5 minutes généralement. Ces injections permettent de leur administrer soit un radiotraceur (procédures d’imagerie TEP, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions TEP) soit un agent de contraste non radioactif (procédure d’imagerie IRM, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions IRM). Les prélèvements sanguins sont effectués sur les animaux anesthésiés en moins de 5 secondes et les prélèvements d'organes sont faits post-mortem (15 minutes par souris).

Impact sur les animaux

Les modalités d'imagerie TEP et IRM n'engendreront aucune nuisance aux animaux puisqu'il s'agit de modalités d'imagerie non invasives et atraumatique utilisées en routine clinique. Le modèle de cancer pancréatique en revanche de classe sévère, c'est pourquoi il ne sera mis en œuvre qu'après une première phase de caractérisation de la distribution et sélection des HPIC présentant les meilleures caractéristiques pour réduire autant que possible le nombre d'animaux mis en œuvre. La douleur sera supprimée par administration d'analgésique immédiatement après la chirurgie et répétée si nécessaire.

Devenir

Tous les animaux sont sacrifiés en fin de procédures expérimentales. Les animaux ayant reçu injection de HPIC radiomarqués pourront être disséqués post-mortem pour comptage radioactif de leurs organes.

Remplacement

Les phases d'optimisation des HPIC (augmentation de la stabilité, quantification de la libération des ions métalliques) seront intégralement menées in vitro. Cependant, la validation des propriétés de distribution aux organes, d’élimination par voie urinaire et/ou hépatobiliaire tout comme les propriétés de ciblage tumoral ne peuvent se faire qu’en utilisant le petit animal. Les propriétés pharmacocinétiques des nanoparticules (HPIC) de distribution et élimination seront caractérisées chez l’animal sain avant de passer sur un modèle tumoral pour caractériser et mesurer leur capacité de ciblage des tumeurs.

Réduction

L'imagerie, par opposition aux biodistributions in vivo classiques, permet de réduire le nombre global d'animaux mis en oeuvre pour une procédure donnée car la même cohorte pourra être suivie au cours du temps ce qui permet de réduire la variabilité inter animal (chaque souris étant son propre contrôle). Les mêmes animaux pourront également subir plusieurs sessions d’imagerie (une session par semaine pour le suivi du développement tumoral). Les variables quantitatives issues de l'analyse des images obtenues en PET et en IRM seront analysées en utilisant des méthodes de statistique non paramétrique. En particulier le test de Kruskal-Wallis sera utilisé pour comparer les résultats obtenus avec les 5 HPIC prévus dans l'étude.

Raffinement

Les premières phases de caractérisation in vivo des HPIC (imagerie TEP et IRM) seront menées sur des souris saines (procédures classées légères) pour réduire autant que possible l’inclusion d’animaux porteur de cancer pancréatique (procédure d’induction du cancer classée modérée). Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% ou une tumeur de 10% du poids corporel sera exclu de l’étude et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Pour les animaux devant subir une chirurgie pour greffe de cellule tumorales pancréatiques l’analgésie est assurée par injection préalable, sous cutanée de Buprenorphine (0.05mg/kg) pour limiter la douleur. Les animaux sont conservés dans la salle de chirurgie sous une source de chaleur et leur respiration est observée jusqu’à leur réveil. En cas d’apparition de signes de douleur (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, déshydratation, yeux et abdomen creux, automutilation etc.), une nouvelle dose d’analgésique sera administrée une fois par jour jusqu’à disparition des signes.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies comme modèle d’étude selon plusieurs critères : -Il s’agit d’une espèce de petite taille facile à manipuler, son cycle de vie est court et son élevage facile et peu couteux. -leur petite taille facilite la manipulation en particulier pour l’imagerie in vivo (ou plusieurs souris peuvent être placées en même temps dans certaines caméras). Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (7 à 12 semaines environ) après atteinte de la maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ce stade est également optimal pour l'induction tumorale par transplantation de cellules cancéreuses pancréatiques.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Autres mammifères : 250
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 250
▲ -
Devenir
 -
 -
 240
 10

250 lamas vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour produire des anticorps par immunisations suivies de prélèvements sanguins. Le porteur indique que la plupart sont gardés vivants et réutilisés d'une étude à l'autre, une minorité étant tuée pour prélever la quasi-totalité du sang. Les effets décrits se limitent au stress de la contention, des injections et des prélèvements, répartis sur environ vingt-cinq études par an pendant cinq ans. Il affirme qu'il n'existe "aucune méthode substitutive" et que cette production animale est "indispensable" à la recherche.

Objectifs

Les lamas sont aujourd'hui des animaux très utilisés dans la recherche basée sur les anticorps, les biotechnologies... En effet, les camélidés ont la particularité de disposer de 2 familles d’immunoglobulines G (anticorps) : les immunoglobulines G conventionnelles et les immunoglobulines G à domaine unique. Ces dernières sont composées uniquement de chaînes lourdes et présentent de multiples avantages par rapport aux anticorps conventionnels : architecture plus simple ; poids moléculaire inférieur ; petitesse qui permet de pénétrer les tissus plus rapidement et d'atteindre des cibles inaccessibles pour les anticorps conventionnels ; capacité d'atteindre plusieurs cibles simultanément ; meilleure stabilité. Ainsi, grâce à la simplicité de leur manipulation et fabrication, le plus faible coût de production, leur petite taille, leur grande affinité, leur spécificité aux antigènes et leurs propriétés thermostables, ces immunoglobulines sont largement utilisées en immunochimie notamment et sont des candidates idéales pour des applications thérapeutiques et diagnostiques. Ces nanoanticorps représentent une innovation majeure dans la sphère des biotechnologies. L'objectif de ce projet est de produire des anticorps polyclonaux suite à des immunisations de lamas. Ces anticorps seront notamment utilisés pour la recherche (immunologie, oncologie, immunohistochimie, biomédicale…), en médecine, pour la réalisation de test de diagnostic…

Bénéfices attendus

1) Obtenir des quantités suffisantes d'anticorps polyclonaux pour pouvoir travailler dessus. 2) Approfondir les connaissances nécessaires pour l'avancement de la recherche dans les domaines suivants : immunologie, oncologie, immunohistochimie, recherche biomédicale, médecine... 3) Faire évoluer les tests de diagnostic. 4) Trouver de nouvelles pistes d'applications thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux types d'interventions : des injections et des prélèvements sanguins. Le nombre d'interventions sera dépendant du protocole de l'étude mais chaque intervention sera de courte durée. Un délai adapté au produit administré sera dispensé entre chaque injection. Un temps de récupération sera également dispensé entre chaque prélèvement sanguin. Ce temps de récupération sera réalisé conformément aux recommandations éthiques.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : stress dû à la contention, stress dû aux injections et aux prélèvements.

Devenir

Dans certains cas (très rares chez le lama), les animaux inclus pourront être mis à mort afin de récupérer la quasi-totalité de volume sanguin circulant. Dans le cas où le prélèvement terminal de la quasi-totalité du volume sanguin circulant n'est pas nécessaire (très souvent le cas), les animaux inclus pourront être gardés en vie et maintenus sur le site avec leurs congénères. Ils pourront ensuite être réutilisés dans d'autres études après validation du vétérinaire qui viendra examiner l'animal à réutiliser.

Remplacement

La production d'anticorps polyclonaux nécessite une immunisation de l'animal et donc son utlisation. Il n'existe aucune méthode substitutive pour cette production qui est indispensable à l'avancement de la recherche, de la médecine, du développement de test de diagnostic...

Réduction

Le nombre d'animaux est choisi en fonction des volumes de sang que l'on peut prélever afin d'obtenir une quantité suffisante d'anticorps. Le lama permet d'obtenir des quantités de sérum suffisantes à l'atteinte des objectifs du projet, sans porter atteinte au bien-être animal. Ainsi, 1 ou 2 lamas seront immunisés par étude permettant ainsi d'obtenir une quantité suffisante de sérum. Le nombre de 2 lamas pour une étude sera choisi dans le cas de certaines études où il y a besoin de prendre en compte le facteur diversité/variation génétique qu'il peut y avoir entre 2 animaux. Un nombre de 25 études environ par an a été estimé, d'où l'utilisation potentielle de 250 lamas sur 5 ans. Sur ces 250 lamas, il y aura des possibilités de réutilisation de lamas d'une étude pour une autre étude, après validation du vétérinaire qui viendra examiner l'animal à réutiliser. Dès que le caractère naïf des lamas n'est pas demandé et n'est pas utile pour l'étude, des lamas issus d'études précédentes seront utilisés dans le respect de leur bien-être et si leur état de santé le permet. Ainsi, cela permettra de réduire le nombre de lamas différents utilisés.

Raffinement

Méthodes de raffinement : 1) Tout au long de leur hébergement, les animaux auront des conditions d’hébergement adaptées et optimales (logement, environnement, alimentation, apport en eau, soins). Afin de les maintenir, les paramètres d’ambiance, l’aliment, l’abreuvement seront vérifiés quotidiennement. De plus, afin d’augmenter leur bien-être, les animaux seront hébergés collectivement dès que possible et disposeront d’un environnement enrichi (exemples : pâture extérieure, litière de paille, brosse à vache, objects à manipuler...). Si, selon les besoins, les animaux doivent être hébergés individuellement, ils auront un contact visuel et/ou olfactif avec leurs congénères. 2) Dans le but de repérer rapidement toute anomalie, les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui jugera s’il est nécessaire de réaliser un examen clinique approfondi et interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. L’administration du traitement prescrit devra être réalisée par une personne habilitée. 3) Surveillance accrue de l’animal durant les manipulations. 4) Une période d'acclimatation adaptée sera dispensée avant la 1ère administration et/ou prélèvement, afin de permettre aux animaux de s'adapter à leur environnement et de s'assurer de leur bon état de santé. Grâce à ces différentes méthodes, le bien-être de l’animal sera respecté et sa douleur, souffrance et angoisse seront d’abord réduites puis supprimées. Ainsi, les manipulations seront réalisées dans les meilleures conditions possibles.

Choix des espèces

Le lama sera ici utilisé pour la production d’anticorps. En effet, les camélidés ont la particularité de disposer de 2 familles d’immunoglobulines G (anticorps) : les immunoglobulines G conventionnelles et les immunoglobulines G à domaine unique. Ces dernières sont composées uniquement de chaînes lourdes et présentent de multiples avantages par rapport aux anticorps conventionnels : architecture plus simple ; poids moléculaire inférieur ; petitesse qui permet de pénétrer les tissus plus rapidement et d'atteindre des cibles inaccessibles pour les anticorps conventionnels ; capacité d'atteindre plusieurs cibles simultanément ; meilleure stabilité. Ainsi, grâce à la simplicité de leur manipulation et fabrication, leur petite taille, leur grande affinité, leur spécificité aux antigènes et leurs propriétés thermostables, ces immunoglobulines sont largement utilisées en immunochimie notamment et sont des candidates idéales pour des applications thérapeutiques et diagnostiques. Ces nanoanticorps représentent une innovation majeure dans la sphère des biotechnologies. Les animaux sélectionnés seront de jeunes adultes (entre environ 9 mois et environ 6 ans) car c'est à ce stade qu'ils sont entièrement immunocompétents.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles nerveux
Souris : 1389
Souffrances
▲ -
▲ 165
▲ 1224
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1389

1 389 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Sur des souris modèles d'Alzheimer, le porteur décrit une déplétion du microbiote par antibiotiques ou laxatif pouvant provoquer des diarrhées, des prélèvements de sang et de selles, et un conditionnement par la peur reposant sur trois chocs électriques. Il indique que les souris donneuses de microbiote sont tuées d'emblée et que les receveuses le sont après les tests, pour analyse du cerveau. Le remplacement est écarté au motif que l'étude des déficits de mémoire ne peut se faire in vitro.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d'étudier le lien entre la dysbiose intestinale présente dans les souris 5xFAD, modèle transgénique de la maladie d'Alzheimer, et l'amplitude des déficits de mémoire de ces animaux. Nous souhaitons démontrer la causalité de la dysbiose intestinale sur les phénomènes mnésiques.

Bénéfices attendus

L'identification de souches causales et/ou protectrices de la pathologie constituera la base d'une prévention de la maladie d'Alzheimer basée sur la restauration d'un microbiote intestinal sain.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements de sang (2 min) et de selles (1 min) : les fèces et environ 150μL de sang seront prélevés en sous-mandibulaire au démarrage de l'experimentation et à la fin de l'étude 60 jours plus tard.

Impact sur les animaux

La déplétion du microbiote endogène des animaux par antibiotiques ou laxatif peut induire des diarhhées qui seront toutefois temporaires car la réintroduction d'un microbiote intestinal complet traite immédiatement ces symptomes. Lors de la procedure de conditionnement par la peur, les 3 chocs électriques administrés aux animaux vont générer une douleur transitoire. Lors de la réexposition des animaux à l'environnement où ils auront reçu les chocs, un stress sera mesurable si leurs performances de mémoire ne sont pas altérées.

Devenir

A l'issue de la procédure 1, les animaux donneurs de microbiotes sont mis à mort et ne rentrent pas expérimentation. A l'issue des procédures 1 à 3, les animaux receveurs sont conservés jusqu'à la fin des traitements et des tests de comportement. A l'issue de la procédure 4 (dernier test expérimental), tous les animaux sont mis à mort pour analyse de la pathologie cérébrale.

Remplacement

L’étude des déficits de mémoire nécessite l’utilisation d’animaux, ceci ne pouvant se faire sur des modèles in vitro.

Réduction

Le plan expérimental a été optimisé en déterminant qu’un nombre réduit de 12 souris receveuses par groupe était suffisant pour d’obtenir des résultats reproductibles et analysables statistiquement. Taille minimale des groupes receveurs : le nombre d’individu varie entre 9 et 22 animaux en fonction du test comportemental. Nos expériences seront réalisées sur des groupes de 12 animaux/traitement et reproduites sur 2 à 3 lots d’animaux différents soit au total 24 à 48 animaux/groupe (logiciel G*power, erreur α de 5%, puissance (1-β err prob) de 80%). Plan d'analyses statistiques (logiciel Graphpad Prism7) -Vérification de normalité des données : test de D'Agostino-Pearson -Distribution Gaussienne => analyse de variance à un facteur (ANOVA) puis test de Dunnett pour correction des comparaisons multiples par rapport à la condition Véhicule -Distribution non Gaussienne => test de Kruskal-Wallis puis test correctif de Dunn's -Niveau de significativité à p=0,05. La réalisation de plusieurs tests de mémoire durant le protocole permettra une optimisation de l'utilisation des animaux, évitant de multiplier les séries expérimentales. •Stratégie de réduction La réalisation de plusieurs tests de mémoire durant le protocole permettra une optimisation de l'utilisation des animaux, évitant de multiplier les séries expérimentales. Le suivi longitudinal des performances mnésiques produira un recueil de données multiples pour un même animal. Le projet prévoit une multiplicité d'analyses post mortem sur un même animal.

Raffinement

•Suivi des animaux Inspection - 2 à 3 fois par semaine avec prise de poids 2 fois par semaine, avant chaque injection. Une grille d’évaluation de l’état général de chaque animal sera remplie (présentée en annexe 2) avec identification de points limites où une prise en charge adaptée sera effectuée. •Hébergement et raffinement - Hébergement en cage collective contenant de l'enrichissement environnemental (matériel pour la nidification). Les animaux seront tatoués afin de pouvoir les identifier dans la cage collective. •Procédure de conditionnement à la peur - Le plan expérimental a été optimisé en déterminant qu’un nombre réduit de 3 chocs d'une durée courte de 2 secondes est suffisant pour d’obtenir des résultats reproductibles et analysables statistiquement. L'intensité des chocs sera adaptée à la taille/poids de l'animal au moment de l'expérimentation.

Choix des espèces

Les souris C57Bl/6J, utilisées dans nos études, représentent des lignées classiques pour les études en neurobiologie, principalement pour l'étude de la mémoire. La lignée de souris transgénique 5xFAD (fond C57Bl/6J) est également une lignée très utilisée pour modéliser la maladie d'Alzheimer car elle récapitule l'ensemble de la neuropathologie à l'exception de la pathologie Tau. L'extrême rapidité d'apparition des symptômes fait de cette lignée transgénique le modèle le plus adapté pour étudier une modification de l'apparition des déficits de mémoire induite par des interventions sur la composition du microbiote intestinal. Les souris Swiss présentent une alternative aux souris C54BL/6J, étant également de très bons modèles d'étude des performances mnésiques. Les études seront réalisées sur des animaux adultes car les pathologies étudiées seront des pathologies se développant à l'âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 230
Souffrances
▲ -
▲ 200
▲ 30
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 230

230 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 30 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 200 un niveau léger. Une partie subit une chirurgie d'induction de tumeur pancréatique, les autres des injections intraveineuses et des séances d'imagerie TEP et IRM sous anesthésie, avant dissection pour mesurer la distribution de nouvelles nanoparticules servant d'agents de contraste. Le porteur décrit l'induction du cancer pancréatique comme relevant d'une classe sévère et déclare la réserver à une seconde phase pour limiter le nombre d'animaux. Il mène l'optimisation des nanoparticules in vitro mais affirme que la validation de leur distribution ne peut se faire que chez l'animal.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de valider l’utilisation de nouvelles familles innovantes d’agents de contraste, appelés Hybrid PolyIon Complex (HPIC) obtenus par une voie de synthèse/formulation simple et reproductible à une échelle industrielle. Ces agents sont issus de la complexation de polymères fonctionnels avec des ions métalliques utilisés en imagerie médicale (imagerie par résonance magnétique (IRM), Tomographie par Emission de Positons (TEP), SPECT (de l'anglais : Single Photon Emission Computed tomography)…), comme par exemple des ions Gadolinium, Gallium, Zirconium… avec des polymères . Leurs propriétés paramagnétiques et leur grande stabilité en milieu physiologique démontrent la grande potentialité de ses systèmes. Ainsi, en se basant sur cette nouvelle approche et grâce à un choix judicieux des composants de la formulation, des agents de contraste possédant des fonctionnalités variées (luminescence, propriétés de reconnaissance...) et utilisables dans différentes techniques d’imagerie peuvent être facilement accessibles et ouvrent de nouvelles opportunités cliniques. Dans ce projet, différentes stratégies d’optimisations des HPIC seront utilisées pour augmenter leur stabilité chimique et les composés les plus prometteurs seront évalués in vivo. Pour étendre le champ d'application, nous devons répondre à trois questions importantes : Comment assurer une grande stabilité chimique des HPIC pour les expériences in vivo ? Comment étendre le champ d'application de ces HPIC à des techniques d'imagerie autres que l'IRM, comme la TEP ? Comment avoir accès à des agents de contraste ayant des propriétés de ciblage ? Le cancer du pancréas est actuellement la quatrième cause de décès par cancer dans les pays occidentaux. La survie à cinq ans est de 3%. Le seul traitement curatif du cancer pancréatique est la résection chirurgicale, qui n’est malheureusement possible que dans 10 à 15 % des cas, avec un gain minimal de survie de 5% à 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ce cancer. Pour cette raison, un modèle murin de cancer du pancréas sera mis en œuvre pour étudier les propriétés de ciblage des HPIC. Les modalités d’imagerie mises en œuvre dans ce projet permettront d’étudier in vivo ces propriétés de ciblage et de biodistribution. L’objectif serait d’utiliser ces nanoobjets comme vecteur d’adressage d’agents thérapeutiques qui pourraient être encapsulés à l’intérieur.

Bénéfices attendus

Les observations et quantification faites dans le cadre de ce projet d'imagerie multimodale ouvriront de nouvelles opportunités pour utiliser cette plateforme colloïdale comme nouveaux agents de contraste moléculaires ou de ciblage.

Procédures

5 types de procédures expérimentales sont mises en œuvre dans ce projet. La chirurgie pour induction des tumeurs pancréatiques a une durée moyenne de 20 minutes par souris. Les animaux sont placés sous anesthésie préalablement à l'acte chirurgical et un analgésique leur est administré avant chirurgie pour éviter toute souffrance. Les autres procédures sont des procédures d'imagerie in vivo, non invasives et atraumatiques. Les animaux subissent, sous anesthésie isoflurane, une injection par voie intraveineuse (veine caudale). Ce geste se fait en moins de 5 minutes généralement. Ces injections permettent de leur administrer soit un radiotraceur (procédures d’imagerie TEP, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions TEP) soit un agent de contraste non radioactif (procédure d’imagerie IRM, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions IRM). Les prélèvements sanguins sont effectués sur les animaux anesthésiés en moins de 5 secondes et les prélèvements d'organes sont faits post-mortem (15 minutes par souris).

Impact sur les animaux

Les modalités d'imagerie TEP et IRM n'engendreront aucune nuisance aux animaux puisqu'il s'agit de modalités d'imagerie non invasives et atraumatique utilisées en routine clinique. Le modèle de cancer pancréatique en revanche de classe sévère, c'est pourquoi il ne sera mis en œuvre qu'après une première phase de caractérisation de la distribution et sélection des HPIC présentant les meilleures caractéristiques pour réduire autant que possible le nombre d'animaux mis en œuvre. La douleur sera supprimée par administration d'analgésique immédiatement après la chirurgie et répétée si nécessaire.

Devenir

Tous les animaux sont sacrifiés en fin de procédures expérimentales. Les animaux ayant reçu injection de HPIC radiomarqués pourront être disséqués post-mortem pour comptage radioactif de leurs organes.

Remplacement

Les phases d'optimisation des HPIC (augmentation de la stabilité, quantification de la libération des ions métalliques) seront intégralement menées in vitro. Cependant, la validation des propriétés de distribution aux organes, d’élimination par voie urinaire et/ou hépatobiliaire tout comme les propriétés de ciblage tumoral ne peuvent se faire qu’en utilisant le petit animal. Les propriétés pharmacocinétiques des nanoparticules (HPIC) de distribution et élimination seront caractérisées chez l’animal sain avant de passer sur un modèle tumoral pour caractériser et mesurer leur capacité de ciblage des tumeurs.

Réduction

L'imagerie, par opposition aux biodistributions in vivo classiques, permet de réduire le nombre global d'animaux mis en oeuvre pour une procédure donnée car la même cohorte pourra être suivie au cours du temps ce qui permet de réduire la variabilité inter animal (chaque souris étant son propre contrôle). Les mêmes animaux pourront également subir plusieurs sessions d’imagerie (une session par semaine pour le suivi du développement tumoral). Les variables quantitatives issues de l'analyse des images obtenues en PET et en IRM seront analysées en utilisant des méthodes de statistique non paramétrique. En particulier le test de Kruskal-Wallis sera utilisé pour comparer les résultats obtenus avec les 5 HPIC prévus dans l'étude.

Raffinement

Les premières phases de caractérisation in vivo des HPIC (imagerie TEP et IRM) seront menées sur des souris saines (procédures classées légères) pour réduire autant que possible l’inclusion d’animaux porteur de cancer pancréatique (procédure d’induction du cancer classée modérée). Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% ou une tumeur de 10% du poids corporel sera exclu de l’étude et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Pour les animaux devant subir une chirurgie pour greffe de cellule tumorales pancréatiques l’analgésie est assurée par injection préalable, sous cutanée de Buprenorphine (0.05mg/kg) pour limiter la douleur. Les animaux sont conservés dans la salle de chirurgie sous une source de chaleur et leur respiration est observée jusqu’à leur réveil. En cas d’apparition de signes de douleur (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, déshydratation, yeux et abdomen creux, automutilation etc.), une nouvelle dose d’analgésique sera administrée une fois par jour jusqu’à disparition des signes.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies comme modèle d’étude selon plusieurs critères : -Il s’agit d’une espèce de petite taille facile à manipuler, son cycle de vie est court et son élevage facile et peu couteux. -leur petite taille facilite la manipulation en particulier pour l’imagerie in vivo (ou plusieurs souris peuvent être placées en même temps dans certaines caméras) Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (7 à 12 semaines environ) après atteinte de la maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ce stade est également optimal pour l'induction tumorale par transplantation de cellules cancéreuses pancréatiques.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 140
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 140
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 140

140 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles suivent un régime enrichi en graisses pendant cinq semaines, reçoivent des injections quotidiennes pendant onze jours, un antibiotique dans l'eau puis un gavage de bactéries isolées de patients atteints de la maladie de Crohn, avant d'être tuées par dislocation cervicale pour prélèvement du tube digestif. Le porteur indique attendre une perte de poids et une inflammation intestinale légère à modérée, suivies au moyen d'une grille de souffrance notée sur quinze points. Il juge le recours à la souris "nécessaire" pour étudier l'infection dans un "organisme entier", à partir de résultats obtenus jusque-là in vitro.

Objectifs

La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire chronique de l’intestin qui touche plus de 2,5 millions de personnes en Europe. Cette maladie digestive, pour laquelle aucun traitement curatif n’existe à ce jour, altère considérablement la qualité de vie des malades. Des facteurs génétiques, environnementaux et bactériens sont impliqués dans le développement de cette maladie. Notamment, des bactéries particulières sont anormalement retrouvées dans le tube digestif des patients. Les mécanismes menant à l’implantation des bactéries dans l’intestin des patients sont encore méconnus. Cependant, il semblerait que d’autres facteurs soient impliqués dans le développement de cette maladie tels que des facteurs épigénétiques. Aux vues de dérégulations épigénétiques observées chez les patients, nous avons émis l’hypothèse que certains acteurs épigénétiques (HDAC), dérégulées par un régime alimentaire enrichi en graisses, joueraient un rôle dans cette susceptibilité accrue des patients à être colonisés par les bactéries. Ainsi, ce projet a pour but de valider des résultats obtenus dans des modèles de cellules en culture dans un modèle in vivo de souris. Dans ce projet, des souris seront nourries avec un régime enrichi en graisses et infectées avec des bactéries provenant de patients afin de déterminer si ce type de régime dérégule les HDAC et de valider le rôle des HDAC lors de l’infection intestinale par les bactéries. Cette étude permettra également de tester des molécules potentiellement d’intérêt thérapeutique pour traiter les patients atteints de maladie de Crohn.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre de confirmer les résultats obtenus in vitro dans des modèles de cellules en culture où il a été observé que les HDAC régulaient l’entrée des bactéries dans les cellules de l’hôte. Il est attendu que les résultats confirment le rôle majeur joué par ces HDAC au cours de l’infection et qu’ils permettent de déterminer si un facteur environnemental tel qu’un régime alimentaire enrichi en graisses peut déréguler ces HDAC. Ce protocole expérimental permettrait également de démontrer un potentiel bénéfice des molécules testées. À plus long terme, l’analyse des différents échantillons recueillis au cours du protocole permettrait de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu lors de l’infection dans un contexte de régime alimentaire enrichi en graisses ce qui pourrait mener à la découverte des nouvelles cibles d’intérêt thérapeutique pour les patients.

Procédures

Les animaux suivront un régime alimentaire enrichi en graisses tout au long du protocole soit 5 semaines. Ils seront également traités par injection intra-péritonéale avec les molécules à tester tous les jours durant 11 jours. Les souris recevront un antibiotique à faible dose via l’eau de boisson durant 2 jours et l ’infection des animaux avec les bactéries isolées de patients se fera par voie orale, via un unique gavage intragastrique (durée contention + gavage estimée < 1 min). Un prélèvement de sang au niveau du sinus rétro-orbital sera également réalisé, une seule fois, sur animaux anesthésiés (durée contention + prélèvement estimée < 2 min).

Impact sur les animaux

À partir des travaux antérieurs menés sur souris infectées par ces bactéries les effets indésirables attendus sont une perte de poids légère dans les jours suivant l’infection (environ 5%) et le développement d’une inflammation intestinale légère à modérée. Les symptômes liés à l’inflammation intestinale sont relativement légers mais une surveillance quotidienne (y compris dimanches et jours fériés) des animaux par un personnel formé sera réalisée dans le but de détecter tout comportement douloureux. La souffrance des animaux sera évaluée à partir d’une grille tenant compte de plusieurs critères comme l’apparence générale, l’expression faciale, le poids, les signes d’inflammation digestive et le comportement (score sur 15 points). En fonction du score individuel et de son évolution, un arbre décisionnel permettra d’adapter la surveillance ou le traitement de l’animal par des antalgiques. Si un animal dépasse le score limite, il sera immédiatement sorti du protocole et euthanasié.

Devenir

À l’issue de la procédure, tous les animaux seront anesthésiés par inhalation à l’isoflurane puis euthanasiés par dislocation cervicale car différentes sections du tube digestif seront prélevées et les bactéries associées aux muqueuses seront dénombrées. De cette manière, les bactéries adhérentes aux muqueuses seront quantifiées précisément et spécifiquement.

Remplacement

Les modèles de cellules en culture in vitro ne permettent de travailler que sur une ou deux lignées cellulaires à la fois. À l’inverse, un modèle de souris in vivo va permettre d’étudier l’interaction entre les bactéries et l’intestin dans un organisme entier, complexe composé du microbiote intestinal et du système immunitaire de l’hôte. Le recours à un modèle murin est donc nécessaire pour notre projet pour étudier l’impact d’un régime alimentaire enrichi en graisses associé à différentes molécules sur la colonisation intestinale par les bactéries et sur l’inflammation intestinale afin de pouvoir conclure pleinement sur le bénéfice des molécules testées pour une potentielle utilisation chez les patients atteints de maladie de Crohn.

Réduction

Le nombre de 7 animaux par lot a été déterminé lors de précédentes études d’infection avec les bactéries. Ce nombre d’animaux devrait permettre d’obtenir des résultats fiables, reproductibles et statistiquement significatifs. Les expériences ont été conçues de manière à ne pas démultiplier les lots témoins. Le nombre d’animaux pour ce projet a été réduit au minimum (140 animaux) sans compromettre les objectifs du projet. Le nombre de bactéries présentes dans les fèces des souris reflètent le nombre de bactéries associées à la paroi intestinale. Ainsi, la quantification des bactéries au cours du temps dans les fèces des animaux réduit le nombre d’animaux à euthanasier à différents temps post-infection pour comptabiliser les bactéries présentes dans l’intestin. Aussi, un maximum de prélèvement sera réalisé sur les animaux lors de l’euthanasie ce qui permet de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Afin d’éviter le surpeuplement qui est une source de stress, les souris de chaque lot seront séparées dans des cages de 530 cm² (3-4 animaux/cage), soit > 80 cm² pour des souris de 25-30 g. Elles auront un accès libre à la nourriture et à l’eau. Les conditions d’hébergement seront : température 20-24°C, hygrométrie 50 ± 10%, cycle 12h/12h, éclairage 350/450 lux. Un enrichissement leur sera proposé sous la forme de maison et tube en polycarbonate teinté rouge afin de diminuer le stress en stimulant l‘activité et en procurant un sentiment de sécurité à l‘animal. Les injections par voie intra-péritonéale, l’infection par voie orale ainsi que le prélèvement de sang seront réalisés par des personnels témoignant de la qualification nécessaire. Lors du prélèvement sanguin via le sinus rétro-orbital, les souris seront anesthésiées afin de réduire stress et douleur potentiellement générés par cet ace. Les animaux peuvent développer une inflammation intestinale légère à modérée lors de ce projet. Les animaux seront donc surveillés quotidiennement (y compris dimanches et jours fériés) par un personnel formé pour évaluer leur souffrance à partir d’une grille tenant compte de plusieurs critères comme l’apparence générale, l’expression faciale, le poids, les signes d’inflammation intestinale ou le comportement (sur 15 points). En fonction du score individuel et de son évolution, un arbre décisionnel permettra d’adapter la surveillance ou le traitement de l’animal par des antalgiques. Si un animal dépasse le score limite, il sera immédiatement sorti du protocole et euthanasié.

Choix des espèces

Le modèle d’étude choisi est la souris. Il s’agit d’un des modèles le plus utilisé et les expériences antérieures pour étudier l’infection intestinale par les AIEC ont été réalisées sur des modèles murins également. Cela permettra ainsi de comparer les résultats obtenus avec de précédentes études. L’étude sera réalisée sur des animaux de 8 à 10 semaines, âge auquel les études antérieures de colonisation par les AIEC sur modèle murin ont été réalisées.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Autres carnivores : 370
Souffrances
▲ -
▲ 285
▲ -
▲ 85
Devenir
 -
 -
 200
 170

370 renards et chiens viverrins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance allant de léger à sévère, une partie tuée et 200 réutilisés dans d'autres projets. Selon les volets, ils sont vaccinés puis saignés, exsanguinés pour produire du sérum, ou infectés par le virus de la rage par voie intracérébrale, cette épreuve provoquant des signes cliniques de souffrance puis la mort. Le porteur reconnaît que l'infection par les lyssavirus est source de souffrance et conduit au décès, et présente des points limites qu'il indique vouloir tester lors des prochaines procédures. Il affirme que la réglementation européenne impose ces essais sur l'espèce cible et qu'ils ne peuvent être menés sur culture cellulaire.

Objectifs

Ce projet s’inscrit dans les actions de lutte contre la rage, en particulier garantir que l’Europe reste indemne de rage. Il utilisera des renards et des chiens viverrins, espèces importantes pour la persistance de la maladie dans certaines parties du monde. Le diagnostic de la rage repose sur la détection directe de virus sur animaux morts ou celle d’anticorps à l’infection ou vaccination (tests sérologiques pour évaluer l’efficacité d’une campagne vaccinale par exemple). Le projet comporte 2 volets : d’une part l’évaluation de l’efficacité protectrice de candidats vaccins oraux antirabiques avant toute autorisation de mise sur le marché et réglementairement faite sur les espèces cibles ; d’autre part, la production de produits biologiques pour le diagnostic et l’évaluation de nouveaux vaccins : production de virus homologue, de sérums négatifs sur des animaux non vaccinés, de sérums positifs sur animaux vaccinés. Ce projet fera l’objet de 4 procédures distinctes : Procédure 1 : Production de sérum positif sur renard et chien viverrin préalablement vaccinés avec des vaccins anti-rabiques oraux authorisés en Europe. Procédure 2 : Production de sérum naïf (sans anticorps spécifiques contre les lyssavirus) sur renard et chien viverrin sains non vaccinés entrant dans des procédures d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité de vaccins antirabiques oraux sur renard et chien viverrin selon un protocole réglementaire (monographie 0746 de la Pharmacopée Européenne): pour chaque vaccin évalué, 25 animaux vaccinés et 10 animaux non vaccinés, sont éprouvés avec une souche virale rabique. Le groupe témoin valide la dose virale utilisée (mortalité attendue d’au moins 80%). Procédure 4 : Production de virus d'épreuve homologue sur renard et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Elle vise à produire un stock de virus rabique homologue sur renard principalement pour le contrôle des vaccins antirabiques à partir des glandes salivaires mandibulaires et parotidiennes d’animaux infectés par la voie intracérébrale puis euthanasiés. Le suivi continu de la maladie (température, rythme cardiaque, activité) sera obtenu par des implants sans manipuler les animaux afin d’affiner la détermination de points limites précoces.

Bénéfices attendus

L’objectif du présent projet est de contribuer directement ou indirectement à la lutte contre la rage par l’évaluation de l’efficacité protectrice de nouveaux vaccins oraux antirabiques (prérequis avant toute autorisation de mise sur le marché) et réglementairement réalisée sur espèce cible. La production de réactifs (sérum naïf, sérum positif et stock de virus) est également nécessaire pour fournir les contrôles positifs (contenant des anticorps) et négatifs pour divers tests diagnostiques à usage interne ou distribués aux réseaux de laboratoires impliqués dans la lutte contre la rage. La mesure de données physiologiques par implants devrait permettre de raffiner les protocoles, de détecter plus précocement les points limites afin de limiter la souffrance des animaux.

Procédures

Procédure 1: Production d'un sérum positif de référence antirabique sur renard et chien viverrin : 3 doses vaccinales IM à 2 semaines d'intervalle (1min), puis 3 prises de sang sur animal vigile (3min). Afin de récolter le sérum, les animaux sont anesthésiés pour procéder à une exsanguination terminale (30 min). Procédure 2: Production de sérum naïf sur renard et chien viverrin : prélèvement de 50 ml de sang (3min) à 2 semaines d’intervalle sur animal vigile. Procédure 3: Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux sur renards et chiens viverrins : prises de sang sur tous animaux (volume = 7.5ml, 3min)) 8 fois à 1 mois d’intervalle. Pour chaque vaccin, 25 animaux vaccinés puis éprouvés 6 mois plus tard par administration par voie intracérébrale d’une souche virale rabique (15min), de même que 10 animaux contrôles non vaccinés. Procédure 4: Implantation sous-cutanée d'un système télémétrique (30min) sur animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique. 14j plus tard, infection virale par voie intracérébrale (20 min) des animaux anesthésiés par injection IM de cocktail anesthésique.

Impact sur les animaux

Les prises de sang sont réalisées avec une contention manuelle et sont bien tolérées. Certaines actions sont effectuées sous anesthésie afin d’éviter les effets indésirables : L'infection expérimentale par des lyssavirus génère des signes cliniques qui sont source de souffrance pour les animaux et conduit à la mort. La contention chimique pour le positionnement de l'implant et l'infection expérimentale génère peu d'effets secondaires au réveil. Les implants seront positionnés avec toutes les précautions chirurgicales requises, et ne devraient induire aucune réaction de rejet. Les implants sont adaptés pour des animaux aussi petits que des furets adultes de plus de 1kg. L’implant est peu invasif, et est très bien toléré en SC chez d’autres espèces. Nous avons également choisi la voie la moins invasive (SC), plutôt que péritonéale souvent utilisée. La collecte des données s'effectuera à distance des animaux, sans manipulation fréquente. Les animaux sont issus d'élevages et ne subiront pas de stress de mise en captivité. Ils seront gardés dans des cages qui stimuleront les comportements naturels des espèces.

Devenir

Procédure 1 : Production d'un sérum positif de référence antirabique. Les animaux sont euthanasiés afin de recueillir la quantité maximale de sérum. Procédure 2 : Production de sérum naïf. Les animaux sont gardés vivants et utilisés dans d’autres projets. Procédure 3 : Test d'efficacité des vaccins antirabiques oraux. Les animaux sont euthanasiés. Chez les animaux vaccinés et chez les animaux témoins, le taux de virus dans le cerveau sera analysé. Procédure 4: Production de virus d'épreuve homologue et collecte de données physiologiques à l'aide d’un implant télémétrique sous-cutané. Les animaux sont euthanasiés, afin de prélever les organes riches en virus.

Remplacement

La réglementation européenne impose de réaliser les essais d’efficacité vaccinale sur espèce cible et ne nous permettent pas de nous affranchir de l’expérimentation animale. La production de sérums de référence ne peut se faire que sur animaux d’expérimentation. Enfin les productions de virus, utilisées notamment pour les essais d’efficacité vaccinale, requièrent de réaliser des infections virales de souches homologues et ne peuvent se faire sur culture cellulaire.

Réduction

Les animaux utilisés dans la procédure 2 seront réutilisables pour d'autres projets. Le nombre d’animaux dépendra du besoin annuel en serum et du nombre d’animaux disponibles.

Raffinement

L’ensemble des animaux utilisés dans ces procédures seront hébergés individuellement dans des cages modifiées pour tendre vers la surface réglementaire pour chiens, tout en respectant le caractère solitaire de ces espèces. Les cages seront enrichies avec des plateformes, des tunnels, jouets, os, et caisson en bois afin de stimuler le comportement naturel exploratoire et mordeur de ces animaux. Les animaux expérimentalement infectés par du lyssavirus sont inspectés plusieurs fois par jours afin de vérifier leur état de santé et mettre en place un traitement palliatif dès que possible. Des points limites ont été établis pour les procédures impliquant une infection par le virus de rage afin de limiter la souffrance animale, et il est prévu de tester lors des prochaines procédures. La sédation des animaux n’est pas considérée comme requise pour les prélèvements de sang qui se font aussi rapidement aussi facilement que pour des chiens, par contention manuelle.

Choix des espèces

La production de virus d'épreuve ne peut être réalisée que sur l'espèce "homologue", c'est-à-dire renard ou chien viverrin selon les cas, afin de ne pas induire une pression de sélection dans la population virale. La pharmacopée européenne demande que les tests d'efficacité de vaccin soient réalisés sur l'espèce cible lors de l'épreuve pour un dossier d'AMM. Enfin les productions de sérums de référence nécessitent d’obtenir des volumes conséquents de sang ; l’utilisation de renards et chiens viverrins d’autres protocoles nous permet d’atteindre ce critère quantitatif. Les animaux sont adultes.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
    • Maladies infectieuses
Furets : 230
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 230
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 230

230 furets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent une instillation nasale de variants du SARS-CoV-2 sous anesthésie, puis des lavages nasaux quotidiens et des prises de sang, pour comparer gravité, réplication et transmission entre furets naïfs, vaccinés ou convalescents. Le porteur décrit une infection peu symptomatique, avec au plus une toux faible et une apathie transitoire, et garde certains animaux jusqu'à quatre mois comme convalescents avant de les tuer. Il affirme que l'excrétion virale et la transmission entre individus ne peuvent être reproduites in vitro.

Objectifs

La gestion de l'épidémie de COVID19 est compliquée par l'émergence régulière de nouveaux variants de SARS-CoV-2 dont les mutations génétiques influencent la capacité du virus à se transmettre entre individus infectés, la gravité de l’infection et l’efficacité protectrice issue d’une vaccination ou d’une infection préalable. Le présent projet a pour objectif d’évaluer ces caractéristiques pour 5 variants en faisant appel à des études in-vitro et in-vivo. Pour les études in-vivo, le furet est un bon modèle de l’infection humaine de l’appareil respiratoire supérieur. Ce projet vise donc à évaluer pour chaque variant testé 1/ la gravité de l’infection 2/ sa vitesse de réplication chez le furet 3/ sa transmission entre furets. Pour chaque variant testé, cette évaluation se fait par comparaison avec un variant pour lequel la gravité de l’infection, la vitesse de réplication et la transmissibilité sont connues. L’autre partie du projet vise pour chaque nouveau variant à mesurer l’efficacité vaccinale ou la protection conférée par une infection préalable à SARS-CoV2. Les mêmes caractéristiques de gravité de l’infection, de vitesse de réplication et de transmissibilité seront ainsi évaluées chez des furets vaccinés ou convalescents d’une infection préalable. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois animaux à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes. Le nombre d’animaux utilisé par variant est de 46 furets pour obtenir les données requises pour caractériser un nouveau variant, pour évaluer la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable. Le projet est prévu pour l’étude de l’émergence de 5 nouveaux variants.

Bénéfices attendus

La caractérisation des nouveaux variants d’intérêt, l’évaluation de la protection vaccinale et la protection conférée par une infection préalable est une aide aux pouvoirs publiques dans l’anticipation et la gestion des nouveaux variants.

Procédures

Les inoculations expérimentales seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse pour un furet par lot (virus instillé dans les narines). Des lavages nasaux seront réalisés quotidiennement sous anesthésie générale gazeuse (500µl d’une solution saline instillés à l'entrée de chaque narine, le liquide de lavage étant recueilli sous l'animal par gravité) (1minute). Des prises de sang seront réalisées à J4 et J8 sous anesthésie générale gazeuse dans la veine cave antérieure (3minutes).

Impact sur les animaux

L’infection à SARS-CoV-2 chez les furets est peu symptomatique: pas ou peu de perte de poids, peu d'hyperthermie. Une faible toux a été remarquée chez certains animaux et une apathie transitoire vers le 7ème- 8ème jour d’infection avec le variant alpha. L’inflammation locale des voie aériennes supérieures reste modeste et courte. L'inoculation virale intranasale et les lavages nasaux sont peu invasifs. Les furets étant des animaux sociaux, ils seront hébergés par groupes d’au moins 3 animaux avec des contacts permanents 6 heures après l’inoculation expérimentale des donneurs.

Devenir

Certains animaux issus de la procédure 1 seront gardés en vie jusqu'à 4 mois maximum après la fin de la procédure en tant que convalescents immunisés pour la procédure 2. Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure 2.

Remplacement

Les objectifs de ce projet requièrent une excrétion physiologique virale, de la transmission inter individus par la pénétration du virus dans des tissus des volutes nasales et le développement de réponses immunitaires locales et périphériques qu'il n'est pas possible de reproduire in-vitro. Le modèle animal reste donc nécessaire pour étudier la capacité réplicative de variants et son impact après infection chez des animaux immunisés ou non.

Réduction

Les nombres de furets par lot sont réduits. Certains lots pourront être supprimés. Ainsi, pour la procédure 1, les 2 lots utilisés pour le variant de référence pourront être supprimés s’il est conservé pour plusieurs variants à tester. Les lots sacrifiés à J8 des procédures 2 et 3 pourront s’avérer inutiles s’il est démontré par les résultats des essais préliminaires que la meilleure date pour avoir un maximum de titre viral est J4 (voir procédures 2 et 3). Aucune approche statistique n'a été réalisée, car les comparaisons entre variant seront qualitatives ou semi-quantitative.

Raffinement

Les furets sont anesthésiés pour tout prélèvement (prise de sang, lavage nasal) et pour les inoculations. Les furets seront gardés en groupes sociaux de trois à six animaux dans des cages de dimensions répondant à celles requises par la réglementation. Un enrichissement composé de tunnels, de coins de repos, d’espaces de jeux et d’exploration sera assuré. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale. Le suivi des animaux sera réalisé quotidiennement, puis deux fois par jours dès apparition des symptômes.

Choix des espèces

Les furets constituent un modèle expérimental reproduisant la pathogénicité généralement peu marquée et courte de l’appareil respiratoire supérieur, ce qui est aussi observé lors de COVID-19. Les animaux auront plus de 18 semaines, car il est nécessaire que les animaux aient un système immunitaire mature afin que le modèle animal soit le plus proche possible de l’infection adulte humaine.