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Elevage de rats GK à phénotype dommageable
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
420 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, gardés en vie pour maintenir la lignée ou dirigés vers d'autres projets. Il s'agit d'élever une souche de rats spontanément diabétiques, la lignée GK, dont les individus développent hyperglycémie, polyurie et complications tardives comme des neuropathies ou des néphropathies. Le titre du projet qualifie lui-même ce phénotype de "dommageable". Le porteur destine la descendance à des recherches sur le diabète, la dysfonction érectile ou le syndrome des ovaires polykystiques, et décrit la souche comme "non remplaçable".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de maintenir et faire prospérer une lignée de rat spontanément diabétique afin de pouvoir réaliser les expérimentations indispensables à l’activité du laboratoire en matière d’exploration préclinique dans les domaines de la dysfonction sexuelle mâle et femelle et des pathologies aux troubles métaboliques.
Bénéfices attendus
L’élevage de rats GK au phénotype particulier permettra l’exploration pré-clinique dans plusieurs domaines (métabolique, santé féminine, dysfonctionnement érectile) afin de sélectionner et tester l’efficacité de candidats médicaments afin de traiter ces troubles.
Procédures
La mesure de la glycémie nécessite une goutte de sang, prélevée à la queue du rat ou bien au niveau de la joue, sur une bandelette afin d’être lue dans un appareil de lecture adéquate. Ce prélèvement sera effectué au maximum une fois par mois, pendant une durée de 30 secondes à 1 minute maximum, chez les rats mâles de 9 semaines afin de choisir les reproducteurs.
Impact sur les animaux
Ces rats sont des rats diabétiques non obèses avec une hyperglycémie, une hypoinsulinémie et une polyurie. Ils peuvent aussi développer des complications tardives comme une rétinopathie, une microangiopathie, neuropathie ou une nephropathie, ou encore une inflammation des intestins qui peut mener à des diarrhées.
Devenir
À l’issue de cette procédure d’élevage, les animaux ont la possibilité d’être maintenu en élevage pour continuer de maintenir la lignée ou pourront être réutilisé le cas échéant sur d’autres des projets portant sur des études sur le diabète, mais aussi la dysfonction uro-génito-sexuelles ou le syndrome des ovaires polykystiques.
Remplacement
Le rat GK (Goto-Kakizaki) est une souche de rat présentant un diabète de type 2 sans obésité. Il s’agit d’un modèle précieux pour les études sur le diabète, mais aussi la dysfonction érectile, l’hyperactivité vésicale ou le syndrome des ovaires polykystiques. Dans ce contexte, l’élevage de rats GK permet une recherche préclinique pour pouvoir évaluer l’efficacité et sélectionner des candidats médicaments innovants pouvant présenter un intérêt dans le traitement de ces pathologies liées à l’expression naturelle du diabète de type II chez cette souche de rat. L’érection ou la miction sont des processus physiologiques nécessitant la coordination de plusieurs mécanismes physiologiques, ainsi, un modèle animal est requis pour pouvoir les étudier et évaluer l’érection et l’effet potentiellement bénéfique d’un nouveau médicament. De plus la souche de rat GK a été démontrée comme un modèle reproduisant les caractéristiques du diabète chez l’homme, incluant notamment une dysfonction érectile et une hyperactivité vésicale ayant fait l’objet d’un publication scientifique. De plus, il a été montré récemment que les rates GK développent spontanément un syndrome des ovaires polykystiques. L’éthiologie de cette pathologie est encore inconnue, et un modèle animal spontané est le meilleur outil pour les recherches scientifiques sur cette maladie. Ainsi le rat GK n’est pas remplaçable car il s’agit d’un modèle complexe qui ne peut pas être reproduit à l’aide d’une lignée cellulaire ou de modélisation informatique.
Réduction
Le nombre d’animaux sera maintenu au minimum et ajusté en fonction des demandes des équipes utilisatrices et du bon maintien de la lignée de manière à pouvoir renouveler les reproducteurs sans consanguinité.. De plus, le rat GK étant un modèle de plusieurs pathologies (syndrome des ovaires polykistiques, dysfonction érectile, urologie, diabète), la descendance mâle et femelle pourra être utilisée dans des projets incluants les procédures expérimentales correspondantes.
Raffinement
Une semaine d’habituation minimum est laissée aux animaux avant de pouvoir les regrouper en cages d’accouplement. Ils sont hébergés en groupe sociaux de 2 ou 3 (en fonction de leur poids/croissance,
Choix des espèces
Afin de limiter l’utilisation de gros animaux tels que le chien, les rongeurs et plus particulièrement le rat est l’espèce animale la plus largement utilisée dans le domaine de la médecine uro-génito-sexuelle. L’organisation anatomique des organes participant à l’activité uro-génito-sexuelle ainsi que leur innervation sont comparables chez le rat et chez l’homme. De plus le rat GK est un modèle spontané de diabète de type 2 et des pathologies uro-génito-sexuelles associées, ainsi que du syndrome des ovaires polykistiques. Les animaux mis en reproduction sont agés au minimum de 9 semaines afin d’avoir atteint leur maturité sexuelle. Le sevrage est effectué entre 4 et 5 semaines, selon le nombre et la taille des petits.
Etude de l’efficacité de médicaments candidats dans des modèles précliniques de cholestases génétiques
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
608 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent deux injections de virus sous anesthésie puis des médicaments candidats par voie orale ou intrapéritonéale, avant le prélèvement de leur sang, de leur bile et de leur foie. Le projet teste des molécules censées éviter ou retarder la transplantation hépatique dans des maladies rares du foie de l'enfant. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative" pour tester in vivo l'efficacité de ces médicaments candidats.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de valider à un stade préclinique l'efficacité de médicaments candidats à améliorer la condition d'animaux mimant des maladies hépatiques humaines rares et sévères appelées Cholestases Intrahépatiques Familiales Progressives de type 2 et 3 (PFIC2/3 en anglais). Les molécules candidates qui seront testées chez les animaux auront été sélectionnées au préalable sur la base de tests effectués sur des cultures cellulaires. Afin de mettre en évidence l'efficacité des molécules testées, la composition de la bile d'animaux traités avec ces molécules sera comparée à celle d'animaux contrôles non traités. Ainsi, la molécule la plus pertinente sera considérée comme un médicament candidat, alternative à la transplantation hépatique, procédure lourde et compliquée par le manque de greffons, requise pour la majorité des patients atteints de PFIC2/3.
Bénéfices attendus
La majorité des patients atteints de maladies hépatiques rares et sévères telles que les PFIC (Progressive Familial Intrahepatic Cholestasis) ont besoin d'une transplantation hépatique avant l'âge adulte, du fait de la faible efficacité des traitements actuellement proposés. Ce projet est une étude préclinique qui vise à évaluer l'efficacité de médicaments candidats à améliorer les paramètres hépatiques d'animaux mimant ces pathologies humaines. Si l'efficacité de ces nouvelles molécules est confirmée, leur transfert vers le patient sera envisagé afin d'éviter, ou au moins de retarder, la transplantation hépatique pour ces malades.
Procédures
Les seules nuisances que les animaux devraient subire sont liées à des injections. Les souris subiront deux injections de virus à intervalle de 7 ou 14 jours sous anesthésie générale, chaque intervention (anesthésie + injection) ne devant pas dépasser une durée de 10 minutes. Les médicaments candidats seront administrées soit par voie orale (30 secondes maximum par animal), soit par injection intrapéritonéale après anesthésie locale (20 minutes maximum par intervention). L'administration des médicaments candidats se fera pendant trois jours avec au maximum deux traitements par jour. Suite à ces traitements, les animaux seront euthanasiés afin de prélever les échantillons biologiques.
Impact sur les animaux
L'injection des particules virales et des molécules candidates ne devraient pas engendrer d'effets indésirables notables, sur la base de la littérature existante et de nos données obtenues au préalable dans nos modèles cellulaires. Suite à ces injections, les animaux seront suivis afin d'identifier une éventuelle détresse telle que la peur, le stress ou la douleur. Si de tels effets indésirables sont observés, une attention particulière sera apportée afin de limiter au mieux ces nuisances, comme par exemple en modifiant l'environnement et/ou l'enrichissement dont les animaux bénéficieront.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure. Dans ce projet, le recours à l'euthanasie est indispensable dans le but de prélever et d’étudier les fluides (sang, bile) et tissus (foie) impliqués dans les maladies que nous cherchons à traiter.
Remplacement
Dans le cadre de ce projet d'étude préclinique, il n’existe pas de méthode alternative pour remplacer l'expérimentation animale, notre objectif étant de tester in vivo l'efficacité de médicaments candidats.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables. Le nombre d’animaux a été évalué à 8 pour chaque groupe, sur la base de nos analyses statistiques préalables. ce qui permettra d'obtenir des résultats suffisamment fiables pour ne pas avoir à effectuer de nouvelles expériences. Par ailleurs, les conditions expérimentales testées ont été réduites au maximum afin d'utiliser le moins d'animaux possible sur l'ensemble de ce projet.
Raffinement
Les animaux seront anesthésiés pour les injections ainsi que pour la procédure finale (prélèvement et euthanasie). L’environnement sera enrichi, la nourriture et l’eau seront disponibles à volonté. Si l’animal atteint un niveau de souffrance important, il sera tout d'abord soulagé par l’administration d’un analgésique ; et si les symptômes persistent ou sont trop sévères, l'animal sera euthanasié. Les animaux seront examinés quotidiennement par du personnel qualifié. Les souris seront accueillies dans une animalerie au statut sanitaire strict et prises en charge par du personnel formé et qualifié.
Choix des espèces
L'utilisation de modèles animaux, en particulier les souris, est très référencée dans la littérature scientifique pour la validation préclinique de médicaments candidats. Leur petite taille permet d'héberger un grand bombre d'animaux dans l'espace confiné d'une animalerie, permettant ainsi l'analyse de nombreuses conditions expérimentales tout en maintenant une importante puissance statistique. De plus, la littérature scientifique rapporte des approches similaires à ce projet dans le cadre de la thérapie génique (injection de virus), soulignant ainsi la pertinence du modèle choisi dans le cadre de notre projet. Les souris utilisées seront de jeunes adultes de 6 à 8 semaines pouvant supporter au mieux la procédure. Les souris seront euthanasiés au plus tard à l'âge de 12 semaines.
Rôle de l’activité électrique dans la maladie de Charcot
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
511 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés, la plupart tuées à l'issue et vingt-sept gardées en vie pour la reproduction. Porteuses d'un modèle de maladie de Charcot, elles reçoivent une injection de vecteur viral dans le cerveau ou la moelle et subissent deux tests moteurs mesurant force et coordination. Le porteur indique que les animaux perdent du poids et de la mobilité, et sont mis à mort avant la paralysie totale des membres. Il affirme que le modèle murin reproduit les traits de la maladie et qu'une approche sur cellules souches humaines est "à ce jour impossible".
Objectifs
La maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique est une maladie neurodégénérative rare caractérisée par la dégénérescence des motoneurones de la moelle épinière qui innervent les muscles. La perte des motoneurones conduit à la paralysie des membres, puis au décès par détresse respiratoire. Au cours de la progression de la maladie, les premiers motoneurones touchés sont ceux impliqués dans l’effort intense (motoneurones vulnérables) alors que les posturaux résistent à la maladie (motoneurones résistants). Un des enjeux majeurs est de comprendre les mécanismes responsables de la perte sélective des motoneurones. Pour aborder cette question, nous avons séquencé l’ARN des motoneurones impliqués dans la posture et de ceux impliqués dans l’effort bref et intense. A partir des banques d’ARN, nous avons sélectionné un gène dont l’expression est spécifique des motoneurones impliqués dans les efforts musculaires intenses. Ce gène contribue au transfert d’information entre neurones et neurones-muscles : la neurotransmission Sa délétion chez la souris n’induit pas de phénotype locomoteur. La souris modèle de la maladie de Charcot utilisée dans le projet est très bien caractérisée et reproduit les traits cliniques de la pathologie. L’effet de la perte du gène candidat sera évalué sur la progression de la maladie. Ce projet a une pertinence médicale directe en abordant la question de la vulnérabilité et la résistance dans les maladies des motoneurones.
Bénéfices attendus
Ce projet devrait permettre d’explorer de nouvelles pistes thérapeutiques en ciblant les acteurs responsables de la vulnérabilité des motoneurones vis-à-vis de la maliadie de Charcot. Notamment, réduire spécifiquement l’excitabilité des motoneurones est une approche qui permettrait de prolonger et/ou d’améliorer la qualité de vie des patients.
Procédures
Afin de suivre l’évolution des capacités motrices des souris atteintes de la maladie de Charcot, les animaux seront suivis par des tests comportementaux simples, non invasifs, ne nécessitant pas de déprivation de nourriture. Deux tests comportementaux moteurs seront ici utilisés pour définir les capacités motrices et les propriétés de coordination motrice. Chaque test prend moins de 5 min par souris. Notre étudions l’expression de gènes candidats participant au processus de dysfonctionnement des neurones moteurs. A cette fin, une préparation des tissus est nécessaire avant de procéder à la biopsie. Nous procédons donc à une perfusion intra-cardiaque sur des animaux anesthésiés ayant reçu une dose léthale d’anesthésique/analgésique chimique. Cette procédure prend moins de 5 min par animal. Les souriceaux recevront une seule injection de vecteur viral en intracerébroventriculaire et les souris agées de 30 jours recevront une seule injection virale en intrathécal.
Impact sur les animaux
Le modèle rongeur de la maladie de Charcot que nous utilisons récapitule les principaux traits de la pathologie humaine et a fait l’objet de nombreuses études nous permettant de connaître très précisément leur tableau clinique. Les nuisances attendues sont une perte de poids, une mobilité réduite .Les animaux sont euthanasiés avant la paralysie totale des membres (quand le temps de retourment de l'animal mis sur le dos est supérieur à 15 secondes) et donc avant la détresse respiratoire (qui n'a jamais été observée dans le modèle rongeur).
Devenir
27 animaux seront en utilisation continue pour la reproduction. Tous les autres seront euthanasiés pour répondre à deux nécessités du projet : 1) prélever des tissus afin d’étudier des paramètres histologiques. 2) l’autre nécessité est liée à la pathologie elle-même, qui est fatale chez l’homme et également dans le modèle murin de la maladie de Charcot utilisé ici, et rentre dans le cadre de l’étude de l’approche thérapeutique sur l’espérance de vie des souris qui auront reçu ou non le traitement.
Remplacement
Le modèle murin de la maladie de Charcot mime l’ensemble des traits cliniques, électrophysiologiques et histopathologiques de la maladie humaine et la validation fonctionnelle et le protocole thérapeutique pré-clinique que nous proposons requiert une expérimentation sur les modèles animaux de la maladie. De même notre stratégie ciblée sur les sous population de motoneurones spinaux est à ce jour impossible sur des cellules souches humaines pluripotentes induites, car ce modèle in vitro ne permet pas de reproduire la diversité fonctionelle électrique et synaptique des populations de motoneurones de la moelle épinière.
Réduction
Le nombre de souris est déterminé en suivant scrupuleusement les recommandations internationales et les études qui définissent les tailles optimales des cohortes d’animaux. Nous suivons donc un traitement statistique qui permet de réduire le nombre d’animaux et limiter les faux-positifs. Pour les cohortes de suivi de la progression de la maladie : N= 24 souris par condition (12 males et 12 femelles). Pour les analyses histopathologiques, N = 8 souris par condition (4 males et 4 femelles) .
Raffinement
Une connaissance extensive du modèle murin de la maladie de Charcot permet de connaître et donc anticiper les différentes étapes de la maladie et donc de normaliser le suivi des animaux. Une surveillance régulière est mise en place et assurée par les expérimentateurs et nous travaillons étroitement avec la structure du bien-être animal. L’enrichissement du milieu avec des copeaux dans les litières, igloo, PVC et du coton vierge pour faire un nid végétal contribue à fournir un environnement non stressant propice au repos. Les points limites sont définis par le suivi régulier du poids des souris et leur capacité à effectuer une tache motrice reflexe simple. Un arbre décisionnel spécifique est défini et suivi par les expérimentateurs associés au projet. De plus une surveillance visuelle quotidienne est effectuée par les zootechniciens. Toute anomalie indépendante de la pathologie comme des signes d’angoisse, de détresse ou de douleur est signalée afin d’apporter une réponse rapide et adaptée. Une grille d’évaluation définie par la structure du bien-être animal nous permet de suivre les animaux ainsi identifiés et de prendre rapidement des mesures adaptées.
Choix des espèces
La lignée de souris transgénique modèle de la maladie de Charcot qui est utilisée dans ce projet récapitule la progression rapide de la pathologie, ce qui est le plus souvent observée en clinique. De plus ce modèle reproduit les traits cliniques, électrophysiologiques et histopathologiques spécifiques de la maladie, à savoir la perte précoce des motoneurones impliqués dans les efforts musculaires intenses. Nous avons identifié un gène marqueur des motoneurones vulnérables dans la maladie de Charcot et qui pourrait intervenir dans les fonctions d’effort musculaire. Nous allons induire la perte de fonction de ce gène chez la souris modèle de la maladie de Charcot et suivre l’effet sur la progression de la maladie. Les cohortes utilisées pour l’analyse de la progression de la maladie sont suivies à différentes étapes de la maladie (non symptomatique, début de la maladie et symtomatique) jusqu’au point limite défini pour ce modèle de la maladie de Charcot (environ 4.5 mois pour des animaux sans traitement).
Décrypter le vieillissement intestinal accéléré dans un modèle murin de Progéria ou syndrome de Hutchinson-Gilford
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
790 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Elles portent un modèle de progéria, une maladie de vieillissement accéléré, et subissent biopsie de la queue, gavages et prélèvements sanguins sous anesthésie pour l'étude du vieillissement intestinal. Le porteur indique que les animaux transgéniques présentent un vieillissement accéléré, la gravité sévère concernant 750 des 790 souris. Il décrit le recours au modèle animal comme "essentiel", tout en signalant avoir développé des "mini-colons" in vitro pour en limiter le nombre.
Objectifs
Le syndrome de Hutchinson-Gilford (HGPS) également appelé progeria est une maladie génétique pédiatrique conduisant à un vieillissement accéléré. Les enfants atteints présentent des retards de croissance, des malformations cutanées et osseuses et des anomalies cardiovasculaires, réduisant fortement leur espérance de vie. Cette maladie conduit à la production d'une protéine toxique appelée progerine difficilement détectable dans les tissus. La progérine est responsable d'un vieillissement cellulaire précoce et accéléré notamment au niveau des cellules souches. L’impact de la maladie sur le vieillissement intestinal n’a à ce jour jamais été caractérisé. Notre projet vise à caractériser lce viellissement dans un modèle de souris transgénique reproduisant la maladie et à l’élaboration d’un modèle murin facilitant la détection de la progérine dans les tissus.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d'explorer les perturbations profondes qui se produisent dans le tissu intestinal chez les enfants atteints de cette maladie génétique. Nous allons également créer un tout nouveau modèle tissu- et cellule-spécifique pour étudier les effets du vieillissement dans le contexte de la maladie progerique. Cette avancée pourrait nous permettre de développer des thérapies innovantes, et ainsi leur offrir la possibilité d'accroitre leur espérance de vie.
Procédures
Le génotypage des souris se fera par une biopsie caudale en quelque secondes. Nous évaluerons la qualité de la permeabilité de la barrière par l'administration par gavage d'un composé non toxique de quelques minutes. Le gavage sera réalisé chez le même animal à la phase précoce, intermédiaire et tardive de la maladie progérique. Le prelevement sanguin pour detecter le composant se fera sous anesthésie générale brève de quelques minutes.
Impact sur les animaux
Les animaux porteurs de la maladie progérique vont présenter une viellissement accéléré. Le genotypage des souris nécessite une biopsie caudale dont la douleur est prévenue par l'application d'anesthésique cutané. Le gavage intestinal est une source de stress et nécessite une expertise afin d'éviter des fausses routes. Le prélèvement sanguin peut générer douleur et stress qui seront prévenus par une brève anesthésie générale .
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure du projet pour des analyses post-mortem des tissus. Cette analyse permettra de déterminer l’impact de la maladie sur l’homéostasie du tissu intestinal.
Remplacement
L'étude de la physiopathologie du tissu intestinal, en renouvellement permanent, et en particulier dans un syndrome de veillissement accéléré, ne peut pas être réalisée en dehors du contexte d'un organisme complet, à l'issue d'un processus de développement et de viellissement caractéristique des mammiféres. Le modèle animal est donc essentiel à la compréhension de cette maladie.
Réduction
Nous utiliserons un nombre maximum de 360 animaux porteurs de la maladie progérique. Les animaux non utilisés pour cette caractérisation seront sinon éliminés avant l'apparition des premiers signes cliniques de vieillissement. Nous avons réduit le nombre d’animaux nécessaires à cette étude en développant un modèle de « mini-colons » in vitro dans tous les cas où cela semble possible. Ces mini-colons sont produits à partir de cellules souches intestinales prélevées après la mise à mort des animaux et pourront être utilisé pour des traitements in vitro. Enfin, la production de souris hétérozygotes portant la mutation de cette maladie et présentant un phénotype de vieillissement plus modéré sera privilégiée si les résultats scientifiques démontrent sa pertinence par rapport à la maladie humaine.
Raffinement
Nous garantirons la protection du bien-être des animaux porteurs du transgène, par la mise en place de mesures de raffinement spécifiques et adaptées : alimentation ramolie au sol, protection des nouveaux-nés contre l’hypothermie, points limites spécifiques basés sur le système de score reconnu pour ce modèle (pelage, démarche, activité, poids). Une surveillance quotidiennement par les zootechniciens et l'enrichissement de leur environnement seront assurés.
Choix des espèces
La souris est un modèle de choix reproduisant cette maladie pédiatrique et permettra d'identifier, grâce à l'expression de rapporteurs conditionnels, les types cellulaires produisant la protéine toxique progérine au sein des tissus. Les animaux étudiés dans ce projet sont tous adultes car la protéine toxique progerine responsable du vieillissement accéléré ne s'exprime pas dans les stades précoces de vie.
Neuroimagerie moléculaire et fonctionnelle d’oligonucléotides antisens chez le rat et la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 281
588 animaux non-humains, 307 souris et 281 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La plupart reçoivent une injection d'oligonucléotides antisens dans le liquide céphalo-rachidien ou le cerveau, suivie de séances d'imagerie TEP ou ultrasonore sous anesthésie et, pour certains, d'une chirurgie d'amincissement du crâne. Le porteur mentionne des tests comportementaux chez soixante rats sans en préciser la nature, et signale des risques de paralysie, d'œdème et d'ataxie. Il justifie l'usage de deux espèces par le besoin de disposer de données chez le rat comme chez la souris pour de futurs candidats-médicaments.
Objectifs
Il existe aujourd’hui plus de 5 000 maladies neurologiques rares qui touchent près de 350 millions de personnes dans le monde. 70% d’entre elles se manifestent pendant l’enfance et la majorité ne dispose d’aucun traitement. La plupart de ces maladies orphelines présentant une origine génétique, il est envisageable d’utiliser des traitements ciblant la cause génétique de ces maladies. Les oligonucléotides antisens (ASOs), qui sont capables d’interagir spécifiquement avec l’ARN messager, ont montré des résultats prometteurs pour certaines de ces maladies, mais atteignent très difficilement le système nerveux central. La voie intrathécale (consistant à injecter ces agents directement dans le liquide céphalo-rachidien) a montré de meilleurs résultats, mais cette voie reste encore méconnue. Il est nécessaire de réaliser des études dédiées afin de mieux comprendre comment obtenir une diffusion dans le cerveau et un effet thérapeutique optimal des ASOs après injection intrathécale. Afin de répondre à cette problématique, nous souhaitons développer et évaluer chez le rat et la souris des techniques d’imagerie qui permettront de mesurer la distribution et l’effet d’ASOs dans le cerveau par voie intrathécale. La mise en place de tels outils est cruciale pour guider le développement préclinique et clinique de futurs candidats-médicaments ciblant l’ARN dans les maladies neurologiques. Nous évaluerons la possibilité de marquer directement des ASOs à l’aide d’isotopes radioactifs ou de groupements chimiques fluorescents, permettant leur visualisation directe, respectivement en imagerie par tomographie par émission de positons (TEP) ou par microscopie. Nous utiliserons également des approches d’imagerie indirectes qui permettront d’étudier l’intensité et la durée des effets spécifiques des ASOs sur des cibles et mécanismes moléculaires.
Bénéfices attendus
Les besoins thérapeutiques liés aux maladies du système nerveux central ne sont que partiellement couverts par les médicaments actuels, en particulier les maladies orphelines génétiques. Les oligonucléotides antisens ont le potentiel de traiter efficacement ces maladies mais leurs propriétés pharmacocinétiques et pharmacodynamiques ne sont pas suffisamment connues, en particulier par voie intrathécale. Cette étude sera donc très importante à la fois pour le développement préclinique (et à plus long terme, clinique) des ASOs en apportant des informations inédites.
Procédures
La quasi-totalité des animaux (237 rats sur 281 et 249 sur 307 souris) recevra une injection intrathécale (au niveau des lombaires, entre les méninges dites de l’arachnoïde et de la dure-mère, afin d’atteindre le liquide céphalo-rachidien), sous anesthésie et analgésie locale (10 minutes). Les autres animaux (44 rats et 58 souris) recevront une injection intracérébrale, également sous anesthésie et analgésie générale et locale (1h). Ensuite, les animaux pourront : - soit n’être exposés à aucune autre nuisance à part une anesthésie terminale nécessaire au prélèvement du cerveau (total de 179 rats et 115 souris), - soit être utilisés pour une ou plusieurs sessions d’imagerie de TEP sous anesthésie d’une durée d’une heure (total de 72 rats, dont 60 recevront également des tests comportementaux pendant 70 minutes le lendemain de chaque imagerie, et 36 souris) ou de 2 à 6 heures (30 rats et 30 souris) - soit être utilisés pour une ou plusieurs sessions d’imagerie ultrasonore sous anesthésie (1h), la première session étant précédée la veille par une chirurgie d’amincissement du crâne (30 min) sous anesthésie et analgésie (96 souris) - soit être utilisés pour plusieurs sessions d’imagerie fUS éveillée (30 min) puis imagerie TEP sous anesthésie (20 min), avec une première chirurgie (30 min) sous anesthésie et analgésie de pose d’un chapeau nécessaire à l’imagerie éveillée (quelques jours avant la première session), suivie d’une période d’habituation progressive aux sessions d’imagerie en tête-fixée sur une à deux semaines (sessions d’habituation de 5 minutes les premiers jours à 1 heure le dernier jour), puis d’une seconde chirurgie d’amincissement du crâne (30 min) sous anesthésie et analgésie la veille de la première session (30 souris).
Impact sur les animaux
La procédure d’injection par voie intrathécale peut s’accompagner d’effets indésirables tels une paralysie ou une fuite de liquide céphalo-rachidien entraînant un œdème. Certains ASOs sont susceptibles d’entraîner des symptômes d’anxiété, ou des troubles moteurs de type ataxie, voire une perte de poids.
Devenir
Tous les animaux à la fin de la procédure seront mis-à-mort afin de permettre diverses analyses histologiques ou moléculaires du tissu cérébral.
Remplacement
L’objectif de l’étude est de mieux comprendre la biodisponibilité et l’effet d’oligonucléotides antisens administrés par la voie intrathécale, et ne peut donc pas être atteint avec des modèles in vitro. La voie intrathécale étant assez invasive et peu d’ASOs étant à ce jour validés pour une utilisation clinique, il est nécessaire de réaliser cette étude chez l’animal.
Réduction
Selon notre expérience en termes de variabilité et de taille d’effet sur ces données d’imagerie, le nombre d’animaux par groupe pour les techniques d’imagerie in vivo a été estimé à 8 sur la base d’un calcul de puissance statistique. Nous prévoyons 2 animaux supplémentaires par groupe en prenant en compte la possibilité d’échec de l’injection dans le liquide céphalo-rachidien (le taux de succès de l’injection étant rapporté autour de 80% dans la littérature). Pour les groupes de validation préliminaire des ASOs par stéréotaxie ou les approches ex vivo telles que l’autoradiographie ou la microscopie, les groupes de 3 à 6 animaux seront constitués étant donné les besoins statistiques plus limités pour ces analyses et la meilleure résolution spatiale de ces techniques. Concrètement, les données expérimentales générées seront traitées à l’aide de tests de Student ou d’analyse de variance à deux dimensions (two-way ANOVAs), selon les paramètres évalués, ou de tests non paramétriques équivalents, en fonction de la distribution normale ou non de nos données. Dès lors que la question expérimentale le permet, les mêmes animaux seront étudiés pour plusieurs sessions d’imagerie, permettant une réduction du nombre d’animaux.
Raffinement
Les injections seront réalisées sous anesthésie générale et analgésie locale. Les animaux seront surveillés régulièrement grâce à une grille de score et des points limites adaptés prenant en compte les éventuels troubles liés à l’injection intrathécale, voire aux troubles liés à la baisse d’expression des protéines étudiées dans les procédures 2 et 3. En cas de signes de détresse, la procédure serait interrompue et la mise à mort de l’animal serait effectuée. L’environnement sera enrichi avec morceaux de bois, boites ou cylindres et nourriture en pâtée après la chirurgie.
Choix des espèces
Le rat et la souris sont deux espèces utilisées très régulièrement dans le développement préclinique de médicaments en général, et pour modéliser des pathologies du système nerveux central. Nous souhaitons donc obtenir des informations pertinentes chez les deux espèces qui seront utiles par la suite lors de l’évaluation de candidats-médicaments ASOs dans des modèles rongeurs d’intérêt, qui pourront être le rat ou la souris en fonction des pathologies. Adulte, afin d’étudier les mécanismes de biodistribution des ASOs sur des cerveaux pleinement développés.
Étude du rôle de MLKL, effecteur de la nécroptose, dans les maladies hépatiques sur des modèles murins (EU 2/2)
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
720 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles développent des maladies du foie induites génétiquement ou par des régimes alimentaires imposés pendant huit à seize semaines, avec gavages, injections intrapéritonéales, mises à jeun et prélèvements sanguins répétés. Le projet vise à tester l'effet de l'inhibition de la mort cellulaire dans la cholangite sclérosante primitive et la stéatose hépatique non alcoolique. Le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de recréer in vitro la complexité d'un organisme entier" et attend de l'étude une simple preuve de concept.
Objectifs
La cholangite sclérosante primitive et la stéatose hépatique non-alcoolique sont des maladies ne disposant d’aucun traitement pharmacologique formel validé. La stéatose hépatique non-alcoolique va devenir la première cause de transplantation hépatique et la cholangite sclérosante primitive est une maladie dont les mécanismes moléculaires sont très mal caractérisés, il est dit d’elle que c’est la dernière boîte noire de la médecine qui s’intéresse à l’étude du foie. Ce projet a donc pour objectif de mieux caractériser rôle de la mort des différentes populations cellulaires dans le développement de ces maladies. Il permettra d’identifier et de cibler des populations clés dans le développement de la maladie. L’utilisation d’inhibiteurs pharmacologiques dans ces pathologies pourra constituer la base d’un dépôt de brevet. La présente demande concerne un projet préalablement autorisé pour lequel nous devons réaliser une étape nécessitant une expertise spécifique non disponible en interne. Aucun animal supplémentaire n'est donc ajouté ici par rapport au projet principal déjà autorisé.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux caractériser des maladies du foie sans traitement pharmacologique disponible actuellement. D’un côté la cholangite sclérosante primitive, maladie rare mais grave exposant au risque de cirrhose et de cancer. Actuellement, le seul traitement efficace de cette maladie est la transplantation hépatique. Or ce traitement est réservé aux patients avec une maladie avancée et n’est pas toujours possible en cas de cancer. Il est donc primordial d’étudier d’autres pistes thérapeutiques. De l’autre côté, la stéatose hépatique non alcoolique est la maladie hépatique la plus commune car elle suit la courbe de progression de l’obésité. Bien que sa prévalence explose, aucun traitement n’est disponible à ce jour, et le nombre de patients au stade terminal de la maladie (c’est-à-dire cirrhose) nécessitant une transplantation hépatique est en croissance perpétuelle. Nous attendons de cette étude la preuve de concept de l’effet bénéfique de l’inhibition de la mort cellulaire sur le développement de ces maladies.
Procédures
Au cours de ce projet les animaux seront soumis à différents gestes techniques liés à la mise en place des modèles de pathologies hépatiques et à leurs traitements. Les interventions sont majoritairement peu invasives. Les différentes séries de gestes réalisés sur les souris pourront être au choix selon les questions scientifiques : 1-Injections intrapéritonéale (1x/j/pendant 5 jours/5 sec animal vigile)+Utilisation de régimes spéciaux (8 à 16 semaines de régime)+Tests dynamiques d’exploration du métabolisme glucidique (mise à jeun de 5h, 1 injection intrapéritonéale ou 1 gavage unique, 6 prélèvements sanguins de très faible quantité (une goutte) (2h pour chaque tests - 2 tests par mois espacé d’une semaine minimum - 4 fois maximum)+Mesure de la composition corporelle (5-10 minutes animal vigile ) et cages calorimétrie (maintien 5j maximum)+ Prélèvement sang sous anesthésie suivi de l’euthanasie et des prélèvements post-mortem (5 minutes). 2-Utilisation de régimes spéciaux (8 à 16 semaines de régime) )+Tests dynamiques d’exploration du métabolisme glucidique (mise à jeun de 5h, 1 injection intrapéritonéale ou 1 gavage unique, 6 prélèvements sanguins de très faible quantité (une goutte) (2h pour chaque tests - 2 tests par mois espacé d’une semaine minimum - 4 fois maximum)+Mesure de la composition corporelle (5-10 minutes animal vigile ) et cages calorimétrie (maintien 5j maximum)+ Prélèvement sang sous anesthésie suivi de l’euthanasie et des prélèvements post-mortem (5 minutes). Chaque point représente une trajectoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe.
Impact sur les animaux
La principale contrainte concerne le développement des pathologies du foie induites génétiquement ou par des régimes alimentaires qui restent néanmoins asymptomatiques d’un point de vue phénotypique. L’induction de ces pathologies est malheureusement strictement nécessaire pour mener à bien ce projet et trouver des thérapies innovantes. Les traitements devraient quant à eux réduire les effets liés au développement des pathologies du foie étudiées avec de possibles effets secondaires mais qui semblent très limités puisque les molécules sont bien tolérées par les souris. Les administrations par gavage, les injections intra-péritonéales, et les prélèvements sanguins nécessaires durant les tests métaboliques peuvent être source de stress et d’inconfort pour l’animal. De façon extrêmement rare, ils peuvent induire des microlésions ou des irritations. Les tests métaboliques effectués peuvent également induire un stress pour les animaux en raison de période courte de mise à jeun ou encore l’isolement en cas d’utilisation de cage métabolique. De même, le transport des animaux qui pourra être mis en œuvre sera également source de stress pour les animaux.
Devenir
L’ensemble des animaux impliqués dans ce projet (n=720) seront euthanasiés par une méthode réglementaire à la fin de la période de maintien prévu ou plus tôt en cas d’atteinte de points limites afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses ultérieures. L'euthanasie sera pratiqué au sein de l'établissement d'origine des animaux. En effet, pour rappel, la présente demande concerne un projet préalablement autorisé pour lequel nous devons réaliser une étape nécessitant une expertise spécifique non disponible en interne. Aucun animal supplémentaire n'est donc ajouté ici par rapport au projet principal déjà autorisé.
Remplacement
L’animal dans son intégrité est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement de la cholangite sclérosante primitive ou la stéatose hépatique non-alcoolique, la complexité cellulaire ne pouvant être répliqué in vitro. Nous avons besoin étudier spécifiquement l’influence de l’inactivation de nos gènes d’intérêts dans un type cellulaire donnée, sur les autres types cellulaires dans le développement de la maladie. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu.
Réduction
Un total de 720 souris sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de souris. Un nombre de 12 souris par groupe est prévu afin de pouvoir réaliser des statistiques. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). La principale contrainte concerne le développement des pathologies du foie induites génétiquement ou par des régimes alimentaires qui sont malheureusement nécessaires pour mener à bien ce projet. Les traitements devraient quant à eux réduire les effets liés au développement des pathologies étudiées avec de possibles effets secondaires mais qui semblent très limités puisque les inhibiteurs sont bien tolérés par les souris. Toutefois, afin de limiter les effets indésirables, les animaux seront suivis quotidiennement afin de détecter toute anomalie. Des points limites ont été établis sur la base de précédentes études sur ce type de modèles expérimentaux. Les mesures appropriées seront mises en œuvre selon les observations réalisées (analgésique, soins, etc.) et le vétérinaire pourra être sollicité, le cas échéant.
Choix des espèces
Justification de l’espèce/modèle : Le projet a pour objectif d’étudier le rôle de la nécroptose dans les processus physiopathologiques aboutissant à la cholangite sclérosante primitive et la stéatose hépatique non-alcoolique. Afin de répondre à cet objectif, l’expression de certains gènes d’intérêts dans les modèles animaux utilisés doit être altérée génétiquement dans des types cellulaires choisis, ce qui justifie le choix de cette espèce (souris). Justification des stades : Les animaux seront utilisés à l’âge de 6 et 8 semaines pour chaque procédure. Cela correspond à l’âge adulte, deux semaines après le temps du sevrage. De plus, les variations entre les souris sont minimales ce qui permet de diminuer la variabilité (aspects métaboliques) entre animaux avant le début des traitements. Cet âge de départ permettra de réduire le nombre d’animaux à utiliser. Justification du sexe : Nous favoriserons l’utilisation des deux sexes (idéalement 50/50) afin de ne pas introduire un biais dans nos études notamment lors des tests d’inhibiteurs pharmacologiques dans le développement des maladies étudiées. En effet, il est maintenant établi que lors des expérimentations et autres tests médicamenteux, les souris mâles sont plus exploitées que les souris femelles. Cela introduit donc un énorme gap puisque les femelles peuvent réagir différemment sur le plan de toxicité, du métabolisme ou encore de la biodisponibilité. Étant donné que notre but est de proposer de nouveaux traitements, il nous apparait essentiel d’analyser les deux sexes afin que les résultats puissent être transposés à l’homme.
Etude de l’effet de la pollution par les plastiques comme facteur de risque d’une maladie du cerveau
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
288 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intra-nasales d'un dérivé de plastique, le DEHP, jusqu'à quarante-quatre injections par animal sur cinq mois, puis passent des tests de locomotion, de mémoire de reconnaissance et de localisation d'objets et de mémoire spatiale. Le projet cherche à établir si ce phtalate aggrave une maladie du cerveau modélisée chez la souris. Le porteur qualifie l'inconfort de léger et affirme qu'aucune alternative cellulaire ne peut remplacer le recours à l'"animal entier".
Objectifs
Les molécules comme le DEHP (phtalate) sont des produits chimiques synthétiques largement utilisés dans de nombreux produits plastiques de consommation courante. Ils ne sont pas chimiquement liés aux polymères plastiques et sont facilement libérés dans l'environnement. Des études récentes rapportent pour la première fois une contribution potentielle du DEHP à une maladie du cerveau chez l’Homme (la maladie à corps de Lewy). L’objectif de ce projet est de déterminer si les dérivés de plastiques (comme le DEHP) représentent un facteur de risque d’une maladie du cerveau, en tant que polluants environnementaux. Cette maladie est modélisée chez le rongeur (souris), et ce projet vise à tester l’effet du DEHP sur le comportement des animaux et d’étudier les mécanismes mis en jeu. Nous avons choisi le mode d'administration intra-nasal car nous pensons que l'entrée par la voie respiratoire imitera mieux l'influence environnementale de la toxicité du DEHP chez les humains. De plus, il a été démontré que ce mode d'administration permet d'obtenir une délivrance rapide et concentrée au cerveau. Une étude pilote visera tout d’abord à définir la dose de phtalate qui sera administrée aux souris saines ou modèles de la maladie, permettant la détection cérébrale de ces produits (et dérivés) dans le cerveau après injection. Un phénotypage comportemental et un phénotypage moléculaire et cellulaire seront ensuite réalisés suite à l’administration chronique de DEHP. Les objectifs sont de comprendre si le DEHP aggrave la maladie en touchant des paramètres impliqués dans la progression de la pathologie, ainsi que les fonctions de mémoire.
Bénéfices attendus
En utilisant des modèles animaux de pathologies humaines, cette étude permettra de mettre en évidence si l’administration d’une molécule dérivée de plastique présent dans de nombreux produits usuels, le DEHP, représente un facteur de risque dans une maladie du cerveau (maladie à Corps de Lewy). De plus, nos études montreront également si cette molécule affecte le cerveau de l’animal sain. La mise en évidence d’un lien de cause à effet permettra de comprendre certains aspects cliniques chez l’Homme. Ainsi, ces études apporteront des bénéfices en santé humaine car elles permettront d’adapter de nouvelles thérapeutiques chez l’Homme. En apportant des bases mécanistiques à leur mode d’action, ces études permettront d’étayer les connaissances plus fondamentales de l’effet toxique de ces molécules sur le cerveau. Ainsi, ces études apporteront des bénéfices en santé humaine car elles dévoileront des pistes pour la mise en garde contre certaines toxicités environnementales. Elles permettront de mettre en place des politiques de prévention. Enfin, ce projet comprend les analyses sur les souris mâles et femelles. Le DEHP est un perturbateur endocrinien et a des effets différents sur les deux sexes, avec notamment une baisse de la testostérone chez le mâle. En apportant une analyse complète des différences entre mâles et femelles, ce projet apportera donc un bénéfice sur la compréhension de mécanismes spécifiquement liés au sexe, dans la toxicité cérébrale de DEHP, mais aussi dans les facteurs de risque de la maladie.
Procédures
72 souris vigiles adultes (6 mois) recevront des injections (5 secondes) à raison de 1X/jour pendant 6 jours. 216 animaux vigiles recevront des injections (5 secondes) à raison de 2X/semaine pendant 5 mois (22 semaines), soient 44 injections par animal. Comportement réalisé sur 72 animaux vigiles sur une période de 41 jours/animal, période durant laquelle les animaux sont hébergés en cage individuelle pour tester leur locomotion (2 nuits et 3 jours), leur mémoire de reconnaissance et de localisation d’objets (15 minutes par essais, 2 essais/jours, 5 jours) et enfin test de mémoire spatiale à long terme (1 minute/essai, 4 essais/jours, 6 jours) suivis d’1 test après 24h (1 minute/animal) et 21 jours (1 minute/animal). Les souris transgéniques modèle de maladie développent des déficits mnésiques à l’âge de 12 mois.
Impact sur les animaux
Les procédures exécutées ne provoqueront qu'un inconfort léger liées au stress de la contention des souris au moment de l’administration de molécule. L’inconfort ne durera que très peu de temps, juste pendant et après l’injection. Selon notre hypothèse que le DEHP représente un facteur de risque de la MCL, nous attendons une aggravation de la pathologie. Les animaux pourraient présenter des signes de détresse si une forte toxicité du DEHP devait se répercuter au niveau systémique. Cependant, la littérature ne documente pas ce type d’effet aux doses testées dans ce projet chez des souris adultes. Les études de comportement pourront induire du stess aux animaux.
Devenir
Tous les animaux (288) seront mis à mort à l’issue de chaque procédure pour prélèvements et analyses post-mortem.
Remplacement
Dans la mesure où nos travaux portent sur les caractérisations comportementales et moléculaires suite à un traitement pharmacologique, il n’est pas possible de recourir à un autre type de modèle d’étude qu’à celui de l’animal entier. Nous ne pouvons pas utiliser d’alternative cellulaire. Notons que les modèles murins (souris) récapitulent les symptômes majeurs de la maladie (déficit de mémoire) et restent ainsi des outils uniques pour l'étude des mécanismes physiopathologiques, la validation de cibles thérapeutiques et la réalisation de tests précliniques.
Réduction
Nous avons réduit au strict nécessaire le nombre d’animaux pour permettre des analyses statistiques sur des groupes incluant mâles et femelles, soit 18 souris/groupe (9 mâles et 9 femelles) pour le comportement et 12 souris/groupe (soit 6 mâles et 6 femelles) pour les approches moléculaires et 24 souris/groupe (soit 12 mâles et 12 femelles) pour l’imagerie cérébrale. L’efficacité de chaque traitement sera effectuée à l’aide de tests statistiques adaptés. Les calculs fait tiennent compte de la variabilité interindividuelle. Ainsi, pour toutes nos analyses, nous utiliserons à la fois des animaux mâles et femelles dans nos expériences de manière à ne pas biaiser nos résultats, et les sexe ratios seront conservés entre les différents groupes.
Raffinement
Afin de raffiner les conditions de vie des animaux, ceux-ci bénéficieront de soins appropriés pour optimiser le bien-être des souris, tels que des éléments d’enrichissement (matériel de construction du nid, barre à ronger) et d’un suivi quotidien. De plus, ils seront maintenus en groupe sociaux, sauf pour la durée des tests de comportement où ils seront isolés (1/cage). Dans ce cas, plusieurs cages (3 au minimum) seront maintenues côte à côte sur les rayonnages des racks de stabulation. Les souris seront manipulées à l’aide de tubes spécifiques pour réduire le stress lors des changes (permet de nettoyer les cages sans toucher la souris). Des points limites prédictifs sont mis en place pour limiter la souffrance si un problème devait survenir après l’administration de molécule DEHP: la surveillance des souris se fait à chaque instillation, soit 2X par semaine (observation visuelle, suivi de l’aspect général et de la posture) et elles sont pesées avant chaque administration de molécule, permettant de s’assurer du bien-être des souris. Les souris sont habituées à la manipulation par l’expérimentateur pour réduire le stress lié à la manipulation lors de l’administration des molécules. Les animaux sont testés dès le début de l’apparition des déficiences mnésiques afin de réduire le temps d’hébergement des animaux en animalerie.
Choix des espèces
Le modèle rongeur représente une alternative de choix pour la modélisation préclinique des maladies du cerveau ayant une origine génétique. En effet, les maladies du cerveau que nous étudions dans ce projet apparaissent à l’âge adulte (40-50 ans) lorsque ce sont des formes génétiques. Elles apparaissent plus tardivement, quand leur origine n’est pas connue, le vieillissement étant un facteur de risque majeur de ces pathologies. Ainsi, les animaux étudiés seront utilisés à l'âge de 7 mois au début du projet et seront analysés à l'âge adulte de 12 mois, ce qui correspond environ à la moitié de la vie d’une souris en laboratoire. Nos études antérieures ont montré que cela correspond au moment où les premiers signes de déficits mnésiques apparaissent dans ces modèles. De plus, ces modèles permettent de répondre à la question posée car les souris possèdent des structures neuro-anatomiques comparables à celles du cerveau humain.
Etude du rôle des récepteurs aux œstrogènes dans le développement d’inflammation et de la fibrose hépatique dans un modèle murin de maladie métabolique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
132 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à sévères. Elles portent une glycogénose de type Ia induite par transgenèse et reçoivent des injections de tamoxifène puis un régime alimentaire délétère pendant trois mois destiné à provoquer une fibrose du foie, avec des prélèvements sanguins mensuels et, pour une partie, une chirurgie sous anesthésie sans réveil. Le porteur reconnaît que ces souris peuvent développer des hypoglycémies parfois mortelles et que le régime entraîne un arrêt de la prise de poids. Il affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit la maladie et qu'il faut travailler sur l'"organisme en entier".
Objectifs
Chaque année, on décompte 5000 nouveaux cas de cancer du foie en France. Ce cancer touche principalement des hommes d’environ 50 ans avec des antécédents de foie gras qui a évolué vers une fibrose (accumulation de fibres de collagène), puis une cirrhose. En revanche, les femmes sont plutôt protégées, jusqu’à la ménopause, de ces maladies métaboliques du foie, y compris de ce cancer. Cette différence pourrait s’expliquer par l’impact des hormones sexuelles sur le foie. Parmi elles, les œstrogènes pourraient, au moins en partie, jouer un rôle important, en réduisant la susceptibilité à l’accumulation de gras dans le foie et en modulant l’inflammation. De façon intéressante, le développement de tumeurs hépatiques est aussi observé chez la plupart des patients atteints de glycogénose de type Ia, mais avec une incidence similaire entre les hommes et les femmes. Cette maladie métabolique rare se caractérise par une perte de la production de sucre (glucose) par l’organisme, responsable d’hypoglycémies sévères qui peuvent être fatales en l’absence d’un contrôle très précis de l’alimentation. Contrairement au schéma classique, les tumeurs se développent sur un foie gras mais en absence de fibrose. Ce schéma alternatif de tumorigenèse, encore mal caractérisé, a aussi été décrit chez certains patients diabétiques et/ou obèses. Dans ce projet, nous proposons d’étudier le rôle des oestrogènes sur l’évolution de la maladie hépatique dans un modèle murin de glycogénose de type Ia. Pour cela, nous ciblerons par transgenèse la réponse aux oestrogènes en développant un modèle de souris atteintes de glycogénose de type Ia et n’exprimant pas les récepteurs aux oestrogènes dans le foie. Nous caractériserons ensuite l’environnement immunitaire des foies de ces souris, ainsi que leur sensibilité à développer une fibrose. Ce projet devrait permettre de mieux définir les mécanismes moléculaires initiaux du développement tumoral en lien avec la présence ou non de fibrose hépatique et de définir le rôle des oestrogènes dans cette pathologie.
Bénéfices attendus
A terme, ce projet devrait permettre de mieux caractériser le rôle des oestrogènes dans la progression de la pathologie hépatique de la glycogénose de type Ia, en particulier dans les étapes précoces d’inflammation et de fibrose liées à l’accumulation de lipides dans le foie. En fonction des résultats obtenus, le projet sera poursuivi par une étude du rôle des oestrogènes sur le développement tumoral chez des souris âgées atteintes de glycogénose type 1a, en l’absence de récepteur aux oestrogènes. Comme dans le cadre de cancer dépendant des oestrogènes, ce type de récepteur pourrait devenir une nouvelle cible thérapeutique dans le traitement de ce cancer et ainsi éviter la transplantation hépatique à ces patients.
Procédures
Pour obtenir les souris atteintes de glycogénose de type 1a, une injection de tamoxifène sera réalisée par voie sous-cutanée pendant 5 jours de suite à l’âge de 6-8 semaines pour supprimer l’expression des gènes cibles. Ces souris, ainsi que des souris atteintes de glycogénose de type Ia sans récepteur aux oestrogènes hépatique, seront soumises pendant 3 mois à un régime standard ou à un régime délétère qui est connu pour favoriser une fibrose hépatique, voire des lésions hépatiques. Des prélèvements sanguins sur animaux vigiles seront réalisés en veine submandibulaire une fois par mois pendant 3 mois. En fin d’étude, une partie des souris subiront une chirurgie sans réveil, sous anesthésie profonde et analgésie, afin d’isoler les cellules immunitaires du foie.
Impact sur les animaux
Ce projet concerne une pathologie caractérisée par le développement d’hypoglycémies lors de jeûnes courts (entre les repas) et par des atteintes hépatiques menant à long terme au développement de tumeurs du foie. En ciblant la pathologie dans le foie par transgenèse, le modèle de souris atteintes de glycogénose de type Ia utilisé dans cette étude reproduit toute la pathologie hépatique observée chez l’homme et est viable. Cependant, ces souris peuvent développer des hypoglycémies si elles ne s’alimentent pas régulièrement, car elles ne peuvent pas utiliser leur stock de sucres accumulé dans le foie. Actuellement, la gestion de l’élevage permet de limiter les décès (généralement nocturnes) liés aux hypoglycémie à environ 1%, voire 2%. Ces souris développent aussi des tumeurs hépatiques autour de 12-15 mois ce qui ne constituera pas un point limite dans ce projet puisque les procédures seront limitées à 3 mois. L’ensemble de ces nuisances devrait être similaire dans le modèle de souris atteintes de glycogénose de type Ia sans récepteur aux oestrogènes dans le foie, même si ces souris développeront probablement plus de fibrose. Dans ce projet, les souris seront alimentées avec un régime favorisant le développement de la fibrose et connu pour entrainer un arrêt de la prise de poids de la souris. Une partie des souris pourront subir une chirurgie avec laparotomie afin d’accéder à la veine porte et à la veine cave pour perfuser le foie. Enfin, ces souris subiront une série d’injections de 5 injections par voie sous-cutanée et de 3 prélèvements sanguins, réalisés tous les mois, qui entrainer une légère douleur liée à la piqure et un évenutellement un léger saignement au point de la piqure. Ce dernier sera maitrisé par compression légère de la zone.
Devenir
Toutes les souris transgéniques de la procédure d’élevage seront utilisées dans la procédure d’étude de la progression de la pathologie hépatique. Tous les animaux seront ensuite mis à mort pour prélèvement du foie afin de réaliser des analyses anatomo-pathologiques et moléculaires et la caractérisation des cellules du foie.
Remplacement
Aucune approche en culture cellulaire ne permet de reproduire les caractéristiques de la pathologie hépatique liée à un stockage anormal de graisses et le développement de tumeur du foie. Notre étude nécessite donc de travailler sur l’organisme en entier pour conserver le dialogue complexe, entre divers types de cellules hépatiques, mais aussi avec d’autres organes du système immunitaire.
Réduction
Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances des pathologies étudiées, des modèles animaux, et du métabolisme, mais aussi des résultats d’études précédentes ayant permis de valider la preuve de concept. Afin de pouvoir faire une analyse statistique, des groupes de 12 souris seront analysés. Au total, ce projet réalisé sur 3 ans nécessitera l’obtention de 108 souris (mâles ou femelles) transgéniques et contrôles, sans compter les souris d’élevage qui ne développent pas de pathologie.
Raffinement
Afin d’éviter la mort précoce des animaux atteints de glycogénose de type Ia, la pathologie a été induite uniquement dans le foie des souris et à l’âge adulte ; ceci permet d’éviter les hypoglycémies chez les souris nourries et de passer la période néonatale sans phénotype dommageable (pas de retard de croissance lié à la maladie). La connaissance de ce modèle animal a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie et en limitant les efforts des souris pour trouver de la nourriture et boire. Pour cela, des croquettes sont accessibles aux souris dans la cage et les biberons ont des tétines longues. Un suivi de glycémie sera aussi réalisé si un animal est retrouvé prostré dans une cage, et ne répondant pas ou peu aux stimulations du zootechnicien. En cas d’hypoglycémie (glucose inférieur à 30-40 mg/dL), la souris sera injectée avec une solution de glucose et une partie de sa cage sera placée sur une plaque chauffante afin de maintenir sa température corporelle. Dans ce projet, aucune souris ne sera mises à jeun avant sa mort. Pour éviter l’injection du produit chimique permettant d’induire la suppression des gènes ciblés par transgenèse dans le péritoine, les traitements seront réalisés par injections sous-cutanées (ce qui limite les réactions inflammatoires des organes comme le foie, le diaphragme…). Les prises de sang en veine sub-mandibulaire seront réalisées par des personnes formées au geste et l’arrêt du saignement est maitrisé par un point compressif. Des morceaux de bois seront ajoutés pour les souris sous régime favorisant la fibrose car cette diète est riche en graisses et est molle. L’ajout de graisse à cette nourriture permet d’éviter la perte de poids des animaux. Si l’isolement des cellules immunitaires doit être réalisé sur des animaux devant subir une chirurgie, les animaux seront analgésiés et endormis profondément avec de l’isoflurane. Après vérification de l’absence de réflexes, une laparotomie sera réalisée pour dégager les veines du foie. Cependant, dans le but de raffiner cette technique, une procédure est en cours sur des souris mises à mort juste avant la de perfusion du foie. Enfin, l’état de bien-être sera évalué quotidiennement par l’observation des signes physiologiques (état du du pelage, mouvements/posture de la souris, morsures...). En cas de petites plaies, une crème à base de teintures mères et d’huiles essentielles naturelles aux propriétés cicatrisantes et antiseptiques sera appliquée.
Choix des espèces
En ce qui concerne la production de sucre par l’organisme, les études réalisées sur des vertébrés inférieurs tels que le poisson montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. Les expériences seront donc réalisées avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’homme et qui reproduisent toute la pathologie hépatique observée chez les patients. Pour cela, un modèle de souris reproduisant la pathologie hépatique de la glycogénose de type Ia a été obtenu par transgenèse en ciblant uniquement la perte de production de sucre par le foie. Ce modèle murin est unique et viable. En effet, l’élevage des deux autres modèles d’animaux atteints de glycogénose de type Ia (souris et chien qui présentent une perte totale de la production de sucre par l’organisme est très complexes car la plupart des animaux meurt avant le sevrage. Les protocoles seront débutés chez des souris adultes (âgés de 6 à 8 semaines) et auront une durée de 3 mois. La fin du protocole est donc prévue à l’âge de 5 mois. Les protocoles seront débutés chez des souris adultes (âgés de 6 à 8 semaines) et auront une durée de 3 mois. La fin du protocole est donc prévue à l’âge de 5 mois.
Identification de biomarqueurs et étude de thérapies ciblées contre la leucémie aiguë à partir d’un modèle murin de xénogreffe
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 440 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules leucémiques humaines par voie intraveineuse ou intra-tibiale, puis subissent des prélèvements sanguins répétés, jusqu'à trente-six ponctions étalées sur dix-huit mois. Le projet vise à anticiper la rechute de patients atteints de leucémie aiguë en amplifiant leurs cellules chez la souris pour tester des médicaments. Le porteur affirme que ni les cellules de patients en culture ni les lignées cellulaires ne conviennent et conclut que la xénogreffe reste le modèle "indispensable".
Objectifs
Les leucémies aiguës sont des cancers agressifs et rares du sang. Les rechutes surviennent dans ~40% des cas et sont presque systématiquement mortelles à défaut de traitement codifié efficace. Pourtant de nouveaux traitements émergent, en particulier les thérapies ciblées. Mais nous ne savons pas quels patients peuvent en bénéficier en situation de rechute. Il est impossible de de réaliser des tests de nouveaux médicaments directement sur la leucémie du patient. La seule méthode actuellement validée dans la littérature est d’injecter les cellules leucémiques du patient au diagnostic dans un modèle de souris immunodéprimée pour amplifier les cellules leucémiques et modéliser la rechute. Aussitôt la greffe obtenue et la leucémie amplifiée, l’expérimentation est arrêtée pour récupérer les cellules leucémiques et réaliser les tests de drogues en laboratoire dont il est établi qu’ils sont parfaitement corrélés avec la réponse thérapeutique du patient en rechute. Il s’agit par conséquent d’anticiper la rechute avec ce modèle afin de proposer au patient un traitement efficace aussitôt qu’il rechute. Nous n’injecterons chez les souris que des leucémies pour lesquelles nous avons identifié qu’elles étaient à haut risque de rechute (~40% des patients).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus se situent à deux niveaux. Le premier niveau est individuel : nous pourrons identifier avant même la survenue de la rechute du patient un traitement prédit efficace par le modèle qui pourra alors être proposé dès la rechute du patient. Le deuxième niveau est collectif : nous pourrons corréler les données de ce modèle avec d’autres informations biologiques collectées dans le laboratoire afin d’identifier des biomarqueurs prédictifs de la sensibilité à chacune des thérapies ciblées. C’est un atout majeur, car les patients qui rechuteraient sans avoir bénéficié d’un tel modèle pourront disposer d’un traitement ciblé sur la base de ces biomarqueurs ; et nous pourrons ne plus utiliser le modèle murin lorsque nous aurons identifié des biomarqueurs capables de se substituer à l’utilisation du modèle animal.
Procédures
Injection de cellules leucémiques dans la veine caudale (90% des cas soit 1296 souris) sur souris vigile contentionnée, sous anesthésie locale : 1 injection unqiue/souris (durée : 30sec). Injection de cellules leucémiques par voie intra-tibiale (10% des cas soit 144 souris) sur souris endormie (anesthésie par voie gazeuse) et sous couverture antalgique locale : 1 injection unique/souris (durée 2 min). Prise de sang au niveau de la veine sub-mandibulaire (90% des cas soit 1296 souris) sur souris vigile : 2 fois par mois, puis 1 fois par semaine (durée : 30 sec) jusqu'à atteinte d'un point limite (maximum : 36 prélèvements de 30 sec étalés sur 18 mois). Prise de sang au niveau intra-tibial (10% des cas soit 144 souris) sur souris endormie (anesthésie par voie gazeuse) et sous couverture antalgique locale : 1 fois/mois à partir de 3 mois après injection des cellules leucémiques (durée : 2 min, maximum : 15 prélèvements de 2 min étalés sur 18 mois).
Impact sur les animaux
Les éventuels nuisances/effets indésirables peuvent se produire à 3 niveaux : -1/injection (éventuelle douleur post-injection, rapidement résolutive). -2/prise de greffe (éventuelles douleurs, perte de poids, changement de comportement). -3/monitorage biologique (éventuel stress momentané). -4/Le cas échéant, survenue de pathologies liées à l'âge.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Les cellules leucémiques de patients (dites cellules primaires) ne peuvent pas être obtenues en quantité suffisante pour tester in vitro l’efficacité des médicaments innovants. Ces cellules sont fragiles et ne peuvent être maintenues en culture suffisamment longtemps pour les besoins des expériences. L’utilisation de lignées cellulaires de leucémies aigues ne constitue pas une alternative, car elles ne représentent pas les spécificités individuelles des patients. Le modèle murin est le seul pertinent dans cette étude pour modéliser la rechute des patients individuels dans le cadre de la médecine personnalisée. Pour toutes ces raisons, l’utilisation de xénogreffes dérivées de patients reste le modèle préclinique indispensable pour l’étude des leucémies aiguës, et pour tester l’efficacité de nouveaux traitements, comme rapporté dans la littérature scientifique.
Réduction
6 prélèvements de patients à haut risque de rechute seront reçus par mois. La prise de greffe se produit pour environ 50% des souris injectées. Pour chaque patient, il est nécessaire de récupérer les cellules leucémiques provenant de 2 souris pour espérer avoir suffisamment de cellules leucémiques pour tester notre panel de médicaments innovants en duplicats et ainsi avoir des résultats statistiquement significatifs. Ainsi, afin de maximiser les chances de greffe et pour espérer obtenir suffisamment de cellules pour tester leur sensibilité aux traitements innovants, les cellules leucémiques de chaque patient seront injectées dans 4 souris âgées de 8 à 12 semaines (âge auquel le taux de prise de greffe est le plus haut).
Raffinement
Tout au long de ce projet, nous serons attentifs au bien-être des animaux : Les cages sont ventilées et enrichies à l’aide de cotons, petits bouts de bois et tunnels rouges, afin de répondre aux besoins des souris (nidification, entretien des dents, jeux). Celles-ci seront également maintenues en communauté (2 à 5 souris par cage), en accord avec leurs besoins sociaux. Nous avons défini des points limites précoces, évaluables à l’aide d’une grille de score que nous avons établie, dans le but de ne pas causer de souffrance animale. Un suivi visuel quotidien des animaux sera assuré par un zootechnicien Les responsables du projet tiendront une fiche d'observation des points limites 1 fois/semaine ou plus, si un animal présente des signes de mal-être ou de souffrance. La manifestation de tout signe évoquant une douleur définie par les points limites préalablement évoqués sera particulièrement surveillée. Le volume des injections et des prélèvements sera réduit au minimum possible. Afin de limiter la douleur, l'injection des cellules leucémiques au niveau de la veine caudale se fera sous anesthésie local. Les injections et prélèvements au niveau intra-tibial seront effectués sous anesthésie gazeuse (durée totale d'environ 2 minutes) avec couverture antalgique générale (30 min avant l'injection/prélèvement) et locale (immédiatement avant et après l'injection/prélèèvement) au point d'injection. Les prélèvements au niveau de la veine sub-mandibulaire et au niveau tibial pour le suivi de la prise de greffe seront réalisés en alternant successsivement les côtés gauche et droit pour chaque souris.
Choix des espèces
Voici les facteurs qui justifient le choix de la souris : 1) Les souris immunodéprimées ont été abondamment décrites dans la littérature scientifique depuis plusieurs années comme le meilleur modèle pour greffer les cellules hématopoïétiques humaines, étudier le développement des leucémies humaines et servir de modèles précliniques pour l’évaluation de nouveau traitements. 2) L'hématopoïèse (=la fabrication des cellules du sang) et la leucémogénèse (=l'apparition de la leucémie) ont été largement étudiés chez la souris. Nous pourrons donc analyser nos résultats à la lumière de toute cette connaissance accumulée chez la souris. 3) Leur durée de vie est particulièrement adaptée par rapport à la cinétique de prise de greffe et pour un programme de recherche sur 5 ans. 4) Les 2 sexes seront utilisés sans distinction car il n'y a pas d'influence des hormones sexuelles sur la survenue des leucémies. Afin de maximiser les chances de greffe et d'obtenir suffisamment de cellules, chaque prélèvement de patient sera injecté dans 4 souris, âgées de 8 à 12 semaines (car présentent le plus haut taux de succès de prise de greffe).
Entretien du caractère de virulence de souches de Mycobacterium ulcerans chez la souris
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
123 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal reçoit une injection sous-cutanée de Mycobacterium ulcerans dans la queue, la bactérie de l'ulcère de Buruli, avant le prélèvement de son tissu cutané après sa mise à mort à 45 jours. Le porteur indique que ce protocole n'est pas de la recherche mais l'entretien de la virulence de souches bactériennes, les souris étant utilisées pour régénérer des bactéries que la culture artificielle rend incapables de produire leur toxine. Il qualifie ce recours d'"indispensable" et décrit l'infection comme indolore, en s'appuyant sur trente ans de pratique.
Objectifs
L’ulcère de Buruli ou infection à Mycobacterium ulcerans est la troisième mycobactériose dans le monde. Cette maladie handicapante causée par M. ulcerans sévit principalement dans les zones tropicales humides de l’Afrique de l’ouest et centrale. Pour lutter contre cette maladie aux conséquences socio-économiques dramatiques, il est nécessaire de développer des approches prenant en compte les spécificités de cette maladie. Elles exigent le développement de projets globaux intégrant différentes facettes de la biologie du bacille. M. ulcerans sécrète une toxine appelée mycolactone. La mycolactone est une toxine lipidique qui est indispensable à la bactérie pour coloniser ses hôtes vertébrés ou invertébrés. Elle présente divers effets biologiques dont les principaux sont l’immunomodulation et l’analgésie. Dans ce contexte, nos projets s’articulent autour de trois axes : - Etudes de la régulation de la synthèse de la mycolactone dans des modèles in vitro puis in vivo - Identification des stratégies déployées par le bacille pour coloniser ses hôtes à l’échelle cellulaire et d’organismes entiers. - Etudes des effets analgésiques de la mycolactone. Ainsi, il nous est donc indispensable d’utiliser des souches produisant la mycolactone. Le génome de M. ulcerans possède plus de 260 séquences d’insertions, qui en raison de leur mobilité rendent les souches incapables de produire la mycolactone après 2-3 passages (repiquages) sur des milieux de culture artificiels, et donc les souches « perdent » leur virulence. A ce jour, malgré nos efforts (recherche de milieux sélectifs…), l’unique moyen de conserver la capacité des bactéries à produire la mycolactone est de réaliser des passages successifs chez l’animal (souris). Depuis trente ans nos souches sont entretenues par ce moyen. Sans recours à l’animal, nous ne pourrions plus développer nos projets de recherche, tout particulièrement ceux utilisant des approches in vitro (limitant l’utilisation d’animaux) ou requérant de la mycolactone purifiée. Ainsi notre présente demande n’est pas d’un projet de recherche sensu stricto mais d’un protocole requérant l’utilisation d’animaux pour obtenir des souches bactériennes « virulentes » qui seront utilisées pour nos différents projets de recherche tout particulièrement pour développer des approches in vitro permettant de limiter l’utilisation d’animaux.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de ce protocole n’est pas direct puisqu’il ne s’agit pas d’un projet de recherche. Mais il est indispensable à l’ensemble de nos projets de recherche visant à (i) étudier l’effet analgésique de la mycolactone (nouvel analgésique) (ii) comprendre la physiopathologie de l’infection à M. ulcerans incluant les systèmes de régulation de la synthèse de la mycolactone.
Procédures
Pour ce protocole, la nuisance prévue est l’inoculation en sous cutanée de 50 µL d’une suspension contenant M. ulcerans. Pour limiter cette nuisance l’injection se fera sous anesthésie gazeuse. La colonisation des tissus cutanés (uniquement autour du site d’injection) induit une inflammation non douloureuse puisque M. ulcerans produit une toxine aux propriétés analgésiques puissantes (rendant les lésions indolores). Aucun prélèvement ne sera réalisé sur animal vigile. Les prélèvements des tissus cutanés seront effectués 45 jours post inoculation sur des animaux morts. Les animaux subiront une unique injection sous cutanée, (seringue 1mL, aiguille 26G) lors de l’inoculation bactérienne sous anesthésie générale (isoflurane). La durée de l’injection en sous-cutanée dans la queue dura moins de 20 secondes.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables sont liés à l’injection. L’injection peut produire une douleur légère. Pour atténuer cette douleur, l’injection en sous cutanée se sera sous anesthésie gazeuse. Le risque majeur est lors de l’inoculation de M. ulcerans, où une surinfection peut survenir dans les jours qui suivent. Selon notre expérience (sur 30 ans) les cas de surinfection sont rares ( 2°C à la normale, l’animal sera euthanasié. Si la température est normale mais que le comportement de l’animal ne redevient pas à la normale dans les 48h, l’animal sera mis à mort. Il est à noter que la mycolactone produite lors de l’infection présente un effet analgésique rendant les lésions indolores. Ainsi, nous n’avons jamais observé de gêne chez les animaux infectés par M. ulcerans (perte de poids, changement de comportement).
Devenir
Le but de ce protocole est de prélever le tissu cutané de la queue infectée par M. ulcerans. Dans ce contexte tous les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Le bien-être animal a été une des priorités dans la conception de cette étude mais nous ne pouvons à ce stade nous passer d'utiliser des animaux. L’utilisation de ces animaux permet de fournir du matériel à l’ensemble des projets de l’équipe permettant ainsi de réaliser de nombreuses expériences/criblage in vitro limitant ainsi l’utilisation d’animaux.
Réduction
Le nombre d’animaux prévu pour ce protocole est suffisant pour satisfaire l’ensemble des projets de recherche qui en dépendent. Il s’agit là d’un entretien de souche. Ce protocole ne requière pas d’utilisation d’analyses statistiques.
Raffinement
Afin de raffiner les conditions de vie des souris, un suivi adapté des animaux a été instauré afin de réduire, supprimer ou soulager l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'elles pourraient éprouver. Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et bénéficient d’un enrichissement adapté. Un suivi régulier sera effectué sur l'ensemble des animaux et des indicateurs comportementaux et physiques sont prédéfinis et constituent les points limites. Pour éviter toute souffrance ou stress lors de l’inoculation dans la queue, un anesthésique volatil (isoflurane) sera utilisé et le geste réalisé par une unique personne qui pratique régulièrement cette procédure (le porteur de projet). Il est important de souligner que la colonisation du tissu cutané par M. ulcerans est indolore. En effet, le bacille produit une toxine qui présente des propriétés analgésiques rendant le site infectieux hypo-esthésique. Les animaux subiront une surveillance accrue les 15 premiers jours post inoculation pour surveiller le risque de surinfection lié à l’inoculation (rarement observé ;
Choix des espèces
L’espèce souris est un très bon modèle pour étudier l’infection à M. ulcerans puisque cette espèce est « très sensible à l’infection ». Nos études antérieures ont montré que l’injection de moins de 10 bacilles était suffisante pour permettre une colonisation. De plus, le développement de l’infection est très homogène. Les souris utilisées peuvent être indifféremment des Balb/c ou des Swiss. Nous utiliserons donc souris des Balb/c ou des Swiss en fonction des disponibilités dans les élevages. Les animaux utilisés pour ce protocole devront être âgés de 8 semaines (maturation immunitaire) minimum.
Effet des doses faibles à modérées de rayonnements ionisants gamma sur le développement à long terme de pathologies cardiovasculaire (cœur/poumon) et troubles du rythme associé chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
252 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une irradiation gamma du corps entier, que le porteur décrit comme indolore, puis des échographies cardiaques sous anesthésie, des passages sur tapis de course, des mesures de pression à la queue sous contention et une stimulation transœsophagienne. Une perte de plus de 20 % du poids déclenche la mise à mort, et toutes sont tuées en fin d'étude pour prélever cœur et poumons. Le projet cherche à mimer l'exposition de populations vivant en zone contaminée après un accident nucléaire, afin d'alimenter les normes de radioprotection.
Objectifs
Actuellement, des résultats préliminaires de notre précédentes étude ont mis en évidence un effet des doses faibles à modérées (inférieur ou égal à 500mGy) sur le développement d’arythmies atypiques à long terme et également l’observation d’un remodelage des vaisseaux pulmonaires. Il parait alors intéressant de vérifier le rôle du système nerveux sympathique et de l’hypertension artérielle pulmonaire sur la physiologie et le maintien de la fonction cardiaque. Notre l'hypothèse est qu’il existe un seuil pour lequel nous avons le développement de maladies cardiovasculaires et également des troubles du rythme dans le contexte de l’exposition faible à modérée et que cette pathologie cardiaque à long terme est due à un dysfonctionnement du système nerveux sympathique ou un remodelage vasculaire pulmonaire. L’objectif de ce projet sera d’évaluer cette hypothèse par un modèle expérimental d’exposition externe unique aux rayonnements gamma corps entier. Les effets des doses faibles à modérées de rayonnements ionisants gamma à long terme sur le cœur et les vaisseaux du poumon seront évalués afin d’apporter des réponses très attendues quant aux questions des effets biologiques pouvant induire des pathologies non-cancéreuses comme les pathologies cardiovasculaires pour permettre d’alimenter le système de radioprotection. En mimant une exposition à des doses faibles à modérées, ce projet sera complémentaire aux études épidémiologiques et permettra d’apporter des réponses notamment dans les gammes de doses où les études épidémiologiques manquent de puissance statistique.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir de nouvelles connaissances d’un point de vue mécanistique sur les effets à long terme d’une exposition de doses faibles à modérées sur le système vasculaire (pulmonaire et cardiaque), le système nerveux sympathique cardiaque et sur le développement de troubles du rythme radio-induite afin d’améliorer et d’actualiser les connaissances et participer à la détermination des normes en radioprotection pour des institutions du domaine de la radioprotection. Il s’agit d’un projet multi-site se déroulant sur 3 EU différents.
Procédures
Les animaux subiront une irradiation corps entier à des doses faibles n’entrainant ni douleur, ni brulure que ce soit pendant l’irradiation ou après celle-ci. Des échographies seront réalisées sur les animaux sous anesthésie (1 fois par mois). Cette mesure sera prise 1 fois par mois à une semaine d’intervalle avec les échocardiographies pour limiter le stress et biaiser la mesure de pression artérielle. L'hypertension induite dans les modèles utilisés n'est pas très forte et sera indolore pour les animaux. Certaines échographies seront précédées d’un temps limité sur un tapis de course (10 min sur le tapis roulant). La mesure de pression artérielle sera réalisée à la queue sur souris vigiles. Le ballonnet est gonflé puis dégonflé pour prendre la mesure, le tout pendant 2-3 min. Les mesures sont répétées 10 fois. Les souris sont d’abord habituées avec une série de 10 mesures par jour pendant 5 jours, avant la première prise de mesure qui sera prise en compte. Et enfin une seule mesure de stimulation transoesophagienne sous anesthésie sera également réalisée une semaine avant la fin de la procédure pour se rendre compte d’un potentiel trouble du rythme.
Impact sur les animaux
L’irradiation à de faibles doses n’entraine pas de douleur ni de brulure aux animaux, seules des modulations d’expression protéique et une légère diminution de la fonction cardiaque a été observée à long terme. L'hypertension induite dans les modèles utilisés n'est pas très forte et sera indolore pour les animaux. Néanmoins un stress des animaux est possible lors de la mise en boite d’irradiation et lors des mesures de pression artérielle même s’il y a habituation au tube à contention. Les procédures d’injection peuvent potentiellement conduire à des infections. Les animaux subiront certains actes chirurgicaux qui seront réalisés sous anesthésie générale, n’entrainant pas de douleur pour les animaux.
Devenir
A la fin de la procédure toutes les souris seront euthanasiées pour prélever des organes (cœur et poumons) qui permettront une analyse histologique complétant les analyses fonctionnelles réalisées sur tous les animaux de ce projet.
Remplacement
Pour mimer l’exposition corps entier de résidents vivants en zone contaminée après un accident nucléaire par exemple celui de Tchernobyl, il est nécessaire d’avoir recours à une exposition externe à des doses faibles de rayonnements ionisants gamma (imitant les rayonnements ionisants du CS137) sur un modèle intégré (cardiomyocytes et fibres nerveuses). De plus, les études in vitro présentent des limites pour l’évaluation des mécanismes au niveau cellulaire après une exposition à des doses faibles à modérées et ne permettent pas d’identifier des processus physiologique et/ou physiopathologique comme la régulation de la pression artérielle ne peuvent être évalués qu'in vivo, tout comme l’évaluation de la fonction cardiaque, c'est pourquoi ce projet nécessite des modèles murins. Néanmoins pour une partie du projet, dès que possible, les voies et les molécules impliquées seront étudiées in vitro sur des cellules en culture. Néanmoins, il est très difficile de maintenir des cultures cellulaires au-delà de 3 semaines dû au vieillissement cellulaire et aux cycles limités des cellules.
Réduction
Au total, 252 animaux seront utilisés dans ce projet. Le nombre de 15 animaux par groupe a été établi avec l’utilisation d’outils statistiques permettant d’optimiser la puissance de l’étude et avec notre expérience concernant ce type d'analyses et ces modèles murins pour être au minimum. Néanmoins si on considère une mortalité possible due à la longévité des souris pour nos groupes qui seront gardés pendant 3 mois et 9 mois post-irradiation, on constituera des groupes de 18 animaux pour conserver un nombre d’animaux suffisant pour nos analyses statistiques. Il n’y aura pas 20% de mortalité mais la puissance statistique sera supérieure à celle attendue avec 15 souris. Si nous n’observons pas de mortalité tous les animaux seront pris en compte pour nos résultats.
Raffinement
Les animaux sont pesés régulièrement. Tout signe de prostration de l’animal, de blessures importantes dues aux bagarres entrainera l’euthanasie anticipée. Pendant l’ensemble des procédures, une surveillance quotidienne sera effectuée par les zootechniciens et hebdomadaire par le porteur de projet. Si le comportement d'un animal est altéré, il sera pesé avec un point limite à 20% de perte de poids constituent un point limite, ainsi que l’observation des certains signes d’atteinte de l’état général.
Choix des espèces
Ce projet vise à déterminer un seuil dose pour lequel on observe le développement de pathologies cardiovasculaires (hypertension artérielles pulmonaire, cardiomyopathies) et également des troubles du rythme cardiaque chez des souris irradiées en corps entier avec des rayonnements gamma à faible dose et ce afin de mimer des effets secondaires à long terme de l’exposition des personnes en territoire contaminé post accident nucléaire. Les souris seront âgées de 2 mois (8 semaines) au moment de l’irradiation car à cet âge leur système nerveux sympathique cardiaque est mature. Des souris C57BL/6 males seront utilisées pour notre projet afin de pallier les effets cardioprotecteurs des hormones comme les œstrogènes. Néanmoins lorsque nous aurons des résultats sur les mâles et si ceux-ci sont significatifs, nous pourront prévoir la réalisation de ces mêmes expériences sur des souris femelles.
TESTER L’EFFICACITE ANTI-TUMORALE D’ANTICORPS OU CANDIDATS MEDICAMENTS THERAPEUTIQUES DANS UN MODELE ORTHOTOPIQUE DE CANCER DU SEIN
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules de tumeur mammaire humaine leur sont greffées sous anesthésie, puis elles reçoivent des injections répétées d'anticorps ou de candidats médicaments, jusqu'à une ou deux fois par jour pendant trente jours, ainsi que des prélèvements sanguins. Le porteur signale une perte de poids, une baisse de locomotion et des complications post-chirurgicales liées au développement de la tumeur. Toutes sont tuées pour prélever tumeurs et organes, le porteur jugeant "indispensable" le recours à la souris faute de modèle reproduisant l'environnement tumoral humain.
Objectifs
Le projet faisant l’objet de la présente demande correspond à l’études précliniques dans un modèle tumoral mammaire chez la souris. Ce projet a pour objectif scientifique et technique de mettre en place et d’utiliser des modèles tumoraux mammaires chez la souris afin de tester l’efficacité d’anticorps ou de candidats médicaments et ainsi permettre d’accélérer le passage des résultats de la recherche fondamentale vers la clinique.
Bénéfices attendus
Ce projet va donc consister à la mise en place et l’utilisation au sein de notre animalerie de modèles orthotopiques mammaires en transplantant des cellules tumorales humaines, modifiées ou non génétiquement, permettant ainsi de mesurer l’efficacité des anticorps candidats médicaments. Il permettra ainsi de valider ou non l’intérêt d’un transfert vers la clinique pour ces anticorps/candidats médicaments.
Procédures
Durant les expériences les animaux peuvent être soumis: - à des transplantations de cellules tumorales sur animaux anesthésiés réalisées en 30min par animal (1640animaux max), - à des injections d’anticorps/candidats médicaments sur des animaux vigiles ou sous anesthésie gazeuse. Ces injections sont réalisées 1-3x/semaine sur1 à 8 semaines en 2-5 min/animal ou 1-2x/jour pendant 30 jours max en 2 min/animal selon la voie d'injection choisie sur 1640 animaux, - à des prélèvements sanguins sur animaux vigiles ou anesthésiés et à des fréquences variables (de 1-3x/semaine pendant 4 semaines) d'une durée de 5 min/animal. Nous envisageons de réaliser ces prélèvements sur 1640 animaux.
Impact sur les animaux
Suite à la procédure que nous réalisons dans ce projet, les animaux peuvent subir: - du stress lié à la manipulation des animaux lors des différentes injections, à l’anesthésie chimique, aux mesures de tumeurs au pied à coulisse ou par imagerie, - une perte de poids et de locomotion suite au développement de tumeur ou à un effet toxique des anticorps/candidats médicaments testés, -une déshydration suite à une anesthésie gazeuse, -des douleurs et complications post-chirurgicales suite à un acte chirurgical.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure et dès que cela est possible des prélèvements de tumeurs, d’organes et de sang peuvent être réalisés pour être analysés immédiatement ou pour être stockés. Ce stockage pourra permettre d’obtenir une collection d’échantillons exploitables ultérieurement et ainsi éviter la réalisation de nouvelles procédures expérimentales.
Remplacement
L’utilisation des animaux (souris) lors de ces dernières phases des études précliniques pour tester l’efficacité de candidats médicaments est indispensable car aucun modèle de substitution ne permet à l’heure actuelle de recréer un environnement assez proche de celui retrouvé chez l’homme pour le développement tumoral. En effet, le développement tumoral implique des mécanismes et une complexité tissulaire impossible à reproduire à ce jour dans un autre modèle de substitution. Ainsi, seuls des modèles animaux adaptés permettent de reproduire un environnement proche de celui de l’homme qui est un élément crucial dans la réponse thérapeutique.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaires par expérience sera calculé en se basant à la fois sur les données de la littérature, des expériences « pilotes » et un test statistique de puissance. Ne seront injectés aux souris que les anticorps pour lesquels un effet thérapeutique des anticorps aura été observé au préalable. Le suivi de l’effet des anticorps testés sera évalué au cours du temps par des méthodes peu invasives. Toutes les procédures expérimentales effectuées seront recensées numériquement sur le serveur permettant d’avoir une traçabilité et un suivi des expériences menées, incluant les souris utilisées, les anticorps testés, les résultats obtenus et leurs interprétations ainsi que toute observation ou information pouvant être utile par la suite.
Raffinement
Les conditions d’hébergement ont été optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages (Twist et coton plat), maintien des animaux en groupes de 4 à 5 afin d’éviter l’isolement et une période d’acclimatation de 7 jours est respectée systématiquement avant les manipulations. Afin d'atténuer la douleur chez l'animal, nous avons recours aux analgésiques ainsi qu'à l'anesthésie gazeuse et chimique lors de certains gestes techniques. Durant toute la durée d'une expérience, l’ensemble des animaux est observé quotidiennement pour s’assurer : des conditions adéquates de stabulation (paramètres environnementaux, litière, alimentation, boisson) et de l’état de santé des animaux (comportement, aspect physique), pesé 2 fois par semaine en temps normal et quotidiennement en cas d’apparition des premiers signes de détresse chez l’une des souris de l'expérience.
Choix des espèces
Le projet nécessite l’utilisation d’une espèce animale de la classe des mammifères proche de l’Homme pour sa physiologie. Sur cette base, et en adéquation avec nos objectifs le modèle souris apparaît le plus pertinent. L’utilisation d'animaux (souris) permettra d’avoir un environnement permissif au développement tumoral et d’effectuer des greffes de cellules tumorales mammaires humaine chez un individu d’une espèce différente (souris) afin de tester l’efficacité des anticorps ou composés candidats médicaments. Enfin, la maîtrise zootechnique (élevage/confinement), les connaissances actuelles et la diffusion d’information dans le domaine scientifique font que le modèle murin est le plus adapté à la réalisation des objectifs de ce projet. Afin d’avoir un tissu épithélial mammaire bien développé et limiter les biais dans l’expérimentation dus à des animaux à des stades de développement différents, les animaux utilisés seront des souris femelles âgées de 6 à 10 semaines.