Système gastrointestinal
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Evaluation de l’effet d’un postbiotique chez le chat adulte sain
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
16 chats adultes vont être utilisés, puis réintégrés à d'autres projets, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils sont sédatés pour des prises de sang et placés à six reprises en isolement de moins de 48 heures pour récolter leurs selles, afin de tester un postbiotique censé limiter les effets du stress. Le porteur indique que l'isolement peut perturber des chats habitués au contact de leurs congénères et se traduire par un abattement. Il affirme qu'un bioréacteur ne recréerait pas le stress d'isolement et que le chat est l'espèce cible du produit.
Objectifs
Les objectifs du projet sont 1) d'établir l'innocuite du postbiotique 2) d'évaluer son efficacité sur les paramètres liés au stress et corrélés au bien-être animal 3) d'estimer l'impact sur l'inflamation systémique chez le chat adulte sain.
Bénéfices attendus
Le postbiotique doit pouvoir limiter les conséquences physiologiques (augmentation des molécules du stress et de l'inflammation) d'un stress quelque soit sa nature (nutritionnel ou environnemental).
Procédures
Sédation et prise de sang sur une courte durée, moins d'1h. Six périodes d'Isolement de moins de 48h pour récolte de selles fraiches.
Impact sur les animaux
Les animaux ne recevant pas le postbiotique peuvent être plus sujets à des selles de score fécal dégradé voire très dégradé lors du changement d'aliment. Toutefois le stress alimentaire infligé étant de courte durée, sa réaction sur l'organisme le sera aussi, et les paramètres se normaliseront rapidement. L'isolement jusqu'à 48h pourrait perturber certains chats ayant l'habitude d'avoir un contact physique avec leur congénère, et cela pourrait se traduire par une diminution de la consommation alimentaire et/ou une modification de comportement observable par un léger abattement.
Devenir
Les animaux pourront soit être réintégrés à un projet dont la demande d'autorisation est encore en cours soit intégrés dans un nouveau projet.
Remplacement
L'utilisation de bioréacteurs permettrait d'avoir des informations de l'impact du postbiotique sur le microbiote. Toutefois ces informations seraient limitées à une condition sans possibilité de recréer le stress d'isolement des animaux. Par ailleurs, tous les paramètres sanguins liés à l'évaluation du stress ressenti par les animaux ne peuvent être étudiés qu'in vivo. Aucun remplacement n'est envisageable dans la mesure où le chat est l'espère cible du postbiotique testé.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est celui mimimal permettant d'obtenir des différences significatives.
Raffinement
Les cages individuelles des chats sont enrichies par des griffoirs muraux, la présence de petits jeux (du type billes à grelots et balle de ping pong) et deux étagères. La pièce de vie bénéficie, elle, de recoins spécialement aménagés pour que les animaux puissent se cacher. La sédation lors des prises de sang permet de supprimer le stress pouvant être ressenti par l'animal lors du prélèvement. Lors des périodes d'isolement, un animal consommant moins de la moitié de sa ration durant 5 jours serait exclu de l'étude. Une grille de score de surveillance des animaux sera mise en place avec l’utilisation de points limites adaptés. Un arbre décisionnel et des critères d’arrêt de souffrance seront utilisés.
Choix des espèces
Le chat est l'espèce cible du postbiotique testé. Les chats seront des animaux adultes, l'influence de la croissance n'étant pas un critère qui se doit d'être évalué dans cette étude.
Effets d’une consommation de larves d’insectes sur les performances de croissance, la santé digestive et la qualité de la viande chez le poulet de chair mâle
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
162 poulets de chair mâles vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent une prise de sang au sinus occipital à l'état vigile, geste que le porteur décrit comme pouvant provoquer un stress de contention, un état de choc transitoire et un hématome, pour mesurer l'effet de larves de mouche soldat noire sur leur croissance et leur viande. Les oiseaux sont élevés jusqu'à l'âge d'abattage, autour de 36 jours. Le porteur affirme que ces effets ne peuvent être étudiés ni in vitro ni in silico et met en avant l'intérêt des insectes pour réduire l'importation de soja.
Objectifs
Les insectes sont décrits comme une source de protéines d’intérêt pour l’alimentation animale. En particulier, certaines espèces comme la mouche soldat noire ont la capacité de convertir des substrats organiques variés, non valorisables directement par les animaux de rente (ex. déchets de l’agroalimentaire) en une source de protéines de qualité. A ce titre, leur utilisation en alimentation animale permettrait de limiter la compétition entre l’alimentation animale et humaine, et de réduire (voire de supprimer) l’importation de soja produit en Amérique du Sud (déforestation, production OGM…). L’objectif du projet est donc d’évaluer l’utilisation de produits « insectes » dans l’alimentation des poulets de chair, sur les performances zootechniques (croissance, efficacité alimentaire), la santé digestive, le bien-être des animaux et la qualité de la viande.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra notamment de compléter les connaissances sur l’utilisation d’insectes pour nourrir les poulets de chair, en particulier en apportant sur l’utilisation des larves entières (vivantes ou séchées), qui sont encore très peu étudiées. En outre, nous proposons d’étudier le potentiel de ces produits par une approche multicritère (effets sur les performances zootechniques, le système digestif et immunitaire, le microbiote, ainsi que sur la qualité des produits). Par ailleurs, les données collectées permettront également de réaliser une multicritère de la durabilité (évaluation environnementale, sociale et économique) de l’utilisation de ces produits afin de préciser leur intérêt pour l’ensemble de la filière avicole.
Procédures
Une prise de sang unique au sinus occipital sera réalisée sur un total de 162 animaux vigiles (72 et 90 prises de sang sur des animaux âgés respectivement de 14 et 35 jours). Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut engendrer une réaction de stress à la contention de l’animal. L’animal peut également présenter un état de choc transitoire.
Impact sur les animaux
Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut engendrer une réaction de stress à la contention de l’animal et un éventuel hématome.
Devenir
Tous les animaux soumis à procédure seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur.
Remplacement
Les connaissances sur l’utilisation des larves entières de mouche soldat noire pour nourrir les volailles sont encore très éparses dans la littérature, en particulier les effets sur la croissance des animaux et la physiologie/santé digestive. Dans le cadre de ce projet, l’utilisation des animaux ne peut donc être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico.
Réduction
Les animaux seront nourris à volonté à l’aide de mangeoires électroniques permettant la mesure individuelle automatique du poids et de la consommation alimentaire des animaux. Ce dispositif permet de réduire le nombre total d’animaux utilisés dans ce projet d’un facteur 4 environ. Les variables mesurées sur les échantillons de sangs collectés seront des marqueurs du métabolisme et des statuts antioxydant et inflammatoire.
Raffinement
Les animaux seront élevés en groupe et au sol dans un bâtiment d’élevage standard. Le milieu sera enrichi avec des perchoirs permettant aux animaux de grimper et de se cacher (Perch'up). De plus, l’apport de larves contribue lui-même à enrichir le milieu de vie des animaux. Les effets sur le comportement et l’activité des animaux pourront être évalués à l’aide d’une méthode d’évaluiation du bien-être développpée par l’Institut Technique de l’Aviculture (EBENE®). Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Les animaux seront nourris à volonté à l’aide de mangeoires électroniques permettant la mesure individuelle automatique du poids et de la consommation alimentaire des animaux.
Choix des espèces
Le projet est un programme de recherche finalisée qui vise à étudier les effets (performances, santé digestive) de différentes sources d’insectes (farine, larves entières vivantes ou séchées) pour nourrir des poulets de chair. Il n’existe pas de modèle mathématique ni de test in vitro permettant d’atteindre cet objectif. La possibilité d’expérimenter chez l’animal cible du projet (poulet de chair) est la plus adaptée. L’objectif de ce projet est d’étudier l’effet sur des poulets à croissance rapide de différentes sources protéiques à base d’insectes sur toute la durée d’élevage. Ainsi, nous utiliserons des animaux de 1 jour, fourni par un couvoir commercial, et nous élèverons les animaux jusqu’à l’âge classique d’abattage soit 36 jours et un poids d’environ 2,4-2,5 kg pour un poulet de souche à croissance rapide.
Rôle de la néoglucogenèse intestinale dans le renforcement comportemental de l’anorexie mentale dans un modèle de souris en restriction alimentaire avec activité physique volontaire.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système nerveux
240 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Soumises à une restriction alimentaire allant jusqu'à 50 % de leur ration pendant trois semaines avec accès à une roue d'exercice, elles subissent des injections intrapéritonéales et des prélèvements de glycémie, avant une mise à mort par perfusion d'un fixateur sous anesthésie pour prélever les organes. Le porteur reconnaît que la restriction induit une sensation de faim et choisit des femelles jeunes pour mimer l'anorexie mentale humaine. Le bénéfice annoncé, mieux prendre en charge la maladie, reste hypothétique face à ce modèle de privation alimentaire imposée.
Objectifs
L’anorexie mentale (AM) est une maladie qui touche majoritairement les jeunes filles et les femmes, et se caractérise par une prise alimentaire très diminuée, souvent associée à une activité physique exagérée et une préférence pour une alimentation riche en protéines. Beaucoup d’études se focalisent sur les aspects psychiatriques de la maladie, mais il est également intéressant d’en explorer les aspects métaboliques afin de mieux traiter, voire prévenir, cette maladie. En particulier, les patients atteints d’AM maintiennent une glycémie proche de la normale et un poids faible mais constant, malgré un très faible apport calorique et une forte dépense énergétique, ce qui suggère une forte adaptation de leur métabolisme vers la conservation de l’énergie. Nous proposons dans cette étude que la production endogène de glucose par la voie de la néoglucogénèse joue un rôle fondamental dans cette adaptation : il s’agit de la formation de glucose à partir de substrats non glucidiques (phénomène qui entre normalement en jeu au cours d’un jeûne) par le foie essentiellement, mais aussi par les reins et l’intestin. Nous testerons l’hypothèse du rôle « renforçateur comportemental » de la néoglucogénèse intestinale (NGI) dans un modèle de souris femelles qui réplique les aspects métaboliques de l’AM : faible prise alimentaire et exercice physique volontaire, en imposant une restriction alimentaire aux souris et en leur laissant un libre accès à une roue d’exercice.
Bénéfices attendus
Une meilleure compréhension des mécanismes qui permettent de maintenir le poids et la glycémie de personnes en situation d'anorexie mentale pourrait déboucher sur une meilleure prise en charge tant sur le plan médicamenteux que sur les recommandations nutritionnelles et d'hygiène de vie. En effet un régime riche en protéines stimule la production intestinale de glucose, et nous pensons mettre en évidence également que l'exercice physique stimule cette voie.
Procédures
Procédures 1 à 4 : les animaux subiront une restriction alimentaire, pendant 3 semaines. Procédure 3 : les souris seront mises à mort par perfusion transcardique d'un produit fixateur, le paraformaldéhyde 4%, sous anesthésie générale (le décès survient en 1 à 2 minutes). Procédure 4 : les souris subissent 3 tests fin d 'évaluer l'homéostasie glucidique, ces tests consistent à un suivi de la glycémie (prélèvements sur animaux vigiles) après une injection intrapéritonéale de pyruvate, glycérol ou glutamine, ces différents tests seront réalisés avec au minimum quatre jours d'intervalle. Les tests durent 120 minutes entre l'injection du produit et le dernier prélèvement de sang pour la glycémie.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont essentiellement liées à la restriction alimentaire susceptible de conduire à une sensation de faim. Cependant la restriction se fera de manière progressive avec une restriction de 30% de leur ration calorique pendant 3 jours, puis passage à 50% pendant 3 semaines. Les animaux subiront également des injections intrapéritonéales qui provoqueront une douleur légère et de faible durée, sans conséquences indirectes du produit injecté, puis des prélèvements de sang (microgouttes) pour mesurer la glycémie.
Devenir
mise à mort pour prélèvements d'organes.
Remplacement
Le contrôle du métabolisme fait intervenir de nombreux organes (foie, intestin, cerveau, muscles, tissus adipeux) qui communiquent entre eux en permanence pour informer l'organisme des besoins énergétiques et contrôlent les flux d'énergie en fonction des besoins. Il est très difficile de mimer in vitro toutes ces interactions et c'est pour cela que l'utilisation des modèles animaux est encore nécessaire.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé a été calculé pour que les tests statistiques puissent être fiables et robustes, évitant ainsi de réitérer les expériences, tout en utilisant le nombre d'animaux le plus faible possible. Nous réaliserons des ANOVA à 2 facteurs pour les tests avec mesures répétées au cours du temps, avec une analyse post-hoc (Bonferroni). Lorsque les statistiques concerneront 2 moyennes (le poids par exemple, ou la prise alimentaire), nous utiliserons un test de Student après vérification de la normalité de nos échantillons.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des milieux enrichis (nids végétaux, tubes) ce qui permettra d'améliorer leur bien-être. Ils seront également observés quotidiennement afin d'identifier les animaux en souffrance.
Choix des espèces
Les modèles précliniques de rats et de souris sont des outils complémentaires et essentiels, partageant avec l’humain de fortes homologies dans les régulations physiologiques, en particulier le contrôle de l’homéostasie glucidique. Npus utiliserons ici des souris femelles "jeunes adultes" (8 semaines au début des procédures) afin de mimer la pathologie humaine de l'anorexie mentale qui touche essentiellement des jeunes filles.
Recherche de biomarqueurs de santé digestive chez le poulet
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
480 poulets vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent trois prélèvements sanguins et, pour la moitié, un vaccin surdosé pouvant perturber leur digestion, avant d'être tués pour prélever le tube digestif. Le porteur cherche des biomarqueurs de santé digestive chez le poulet de chair, dans une visée d'élevage et de production. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ou in silico ne permet d'atteindre cet objectif chez cette espèce.
Objectifs
Le maintien de l’homéostasie intestinale - équilibre entre l'hôte, le microbiote intestinal et les composés alimentaires présents dans le tube digestif - est essentiel pour assurer la santé et le bien-être du poulet. Cependant, plusieurs facteurs inhérents à la qualité des aliments, à la gestion des oiseaux et à l'environnement peuvent affecter cette homéostasie et engendrer potentiellement de multiples perturbations avec des conséquences négatives sur la santé, le bien-être et des rejets dans l'environnement.
Bénéfices attendus
Ce programme contribuera à proposer : - des biomarqueurs de santé les moins invasifs possibles pouvant être utilisés pour quantifier la robustesse du poulet et proposer des stratégies de prévention. -un socle de connaissances sur la l’homéostasie digestive des volailles peu étudiée de façon globale. - un ou plusieurs outils de suivi en élevage ne nécessitant pas de procédure invasive pour les animaux.
Procédures
A J8, J21 et J35, les animaux subiront une prise de sang au sinus occipital , cette intervention prend 5 secondes.
Impact sur les animaux
Le prélèvement au niveau du sinus occipital peut engendrer du stress lié à la contention de l’animal et un hématome. Cette procédure est assurée par des personnes expertes qui maitrisent parfaitement la technique réduisant le risque de stress et d’hématome pour l’animal. De plus, le régime alternatif intégrant des matières premières plus locales et alternatives au soja (importé) sont susceptibles d’entrainer dans certains cas des désordres digestifs. Ces désordres sont malheureusement fréquents sur le terrain ; ils affecteraient près de 50% des lots. Pour la moitié des animaux, un challenge vaccinal (anticoccidien surdosé) sera appliqué pouvant induire une perturbation temporaire de la santé digestive des animaux.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en respectant la règlementation en vigueur (annexe 4 del’arrêté du 1/02/13) afin de réaliser les prélèvements des différentes parties du tube digestif, les organes annexes et digesta.
Remplacement
Les connaissances sur la physiologie digestive et sur les possibles liens entre matrices invasives (tissu, contenu digestif), peu invasive (sang) et non invasive (fientes) sont encore très éparses et ne permettent d'envisager une expérimentation in silico. L’utilisation de l’animal ne peut être remplacée par un modèle d’étude in vitro ou in silico.
Réduction
Les animaux seront élevés en groupe et au sol dans un bâtiment d’élevage standard. Il a été estimé qu’un nombre de 20 poulets par condition était nécessaire pour identifier une différence significative entre les groupes en termes de santé digestive et biologiquement pertinente au regard de la bibliographie . Considérant une mortalité de 5% (3 animaux par traitement), il est nécessaire de considérer 63 animaux par traitement (20 animaux * 3 dates + 3 mortalités possibles).
Raffinement
Le comportement des animaux sera suivi quotidiennement afin de détecter tout risque de souffrance ou de mal-être. Toute manifestation de symptômes comportementaux persistants définis par un point limite (animal prostré plus de 24 h et ayant cessé de s’alimenter et de s’abreuver) entrainera le retrait de l’animal de l’expérimentation. Le milieu sera enrichi avec des enrichissements permettant aux animaux de grimper et de se cacher.
Choix des espèces
Le projet est un programme de recherche finalisée visant à identifier des biomarqueurs de la santé digestive chez le poulet de chair afin de proposer des méthodes d’évaluation peu ou non invasives. Il n’existe pas de modèle mathématique ni de test in vitro permettant d’atteindre cet objectif. L’objectif premier de ce projet est d'identifier des biomarqueurs peu ou non invasives de santé digestive spécifiquement chez le poulet qui sera le modèle d’étude.
Utilisation de modèles nutritionnels murins pour la caractérisation de maladies du foie liées à l’obésité
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
448 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues obèses et diabétiques par un régime gras pendant quinze semaines, elles subissent un jeûne, un régime cétogène ou un gavage d'antidiabétique, des tests de tolérance au glucose et à l'insuline et des prélèvements sanguins répétés, avant l'euthanasie par dislocation cervicale. Le porteur signale une hypoglycémie et une hypothermie possibles lors du jeûne. Il affirme travailler sur "l'animal entier" au motif qu'aucune méthode alternative ne peut mimer les voies métaboliques en jeu.
Objectifs
Les maladies métaboliques du foie (stéatose hépatique non alcoolique, ou NAFLD pour non-alcoholic fatty liver disease) sont en expansion dans les pays industrialisés, parallèlement à la prévalence croissante de l’obésité. Le premier stade de la maladie correspond à une accumulation de graisses dans le foie et est bénin mais peut évoluer chez certains patients vers une forme inflammatoire, puis vers une cirrhose, à l’origine d’autres complications sévères telles que le cancer du foie. Ces maladies représentent la deuxième cause de transplantation de foie et aucun traitement médicamenteux efficace n’est disponible à ce jour. Dans ce projet, nous souhaitons évaluer la capacité de différentes traitements ou interventions nutritionnelles et pharmacologiques à diminuer l'obésité, le diabète et la stéatose hépatique et à en comprendre les mécanismes. Ainsi pour cette étude, des souris mâles et femelles seront nourries avec un régime gras induisant une obésité, un diabète de type 2 et une pathologie hépatique mimant celle observée chez l'Homme. Une fois la pathologie installée, les animaux seront soumis à différentes interventions : un retour à un régime contrôle, un jeûne aigu ou intermittent, un régime cétogène, un traitement avec un anti-diabétique utilisé en clinique. Les effets de ces différentes interventions seront évalués grâce à des bilans sanguins et des analyses sur des prélèvements postmortem de différents tissus (foie, tissus adipeux brun et blanc).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de définir les effets de différentes interventions sur la progression de l'obésité, du diabète de type 2 et de la stéatose hépatique. En effet, aucun traitement de référence n’est disponible à ce jour pour les patients atteints de ces maladies chroniques du foie qui représentent actuellement la 2ème cause de transplantation de foie dans le monde.
Procédures
Les animaux seront nourris avec un régime obésogène riche en graisses pendant 15 semaines. A l'issue de ces 15 semaines, les animaux subiront l'une des interventions nutritionnelles ou pharmacologiques suivantes : une mise à jeun pendant 16h, un jeûne intermittent de 16 h par jour pendant 4 semaines , un régime cétogène riche en gras et pauvre en sucre pendant 4 semaines, un traitement par gavage oral avec un anti-diabétique (inhibiteur du transporteur de glucose rénal SGLT2, 10 mg/kg/jour dans un volume maximum de 200 ul)) utilisé en clinique pendant 4 semaines, un régime standard pendant 4 semaines, un groupe contrôle qui restera nourri avec le régime obésogène pendant 4 semaines. Le gavage oral avec l'anti-diabétique durera moins de 30 sec (contention comprise) par animal et par jour. Les animaux seront aussi soumis à des tests de tolérance au glucose (OGTT) ou à l’insuline (ITT) au début et à la fin de chaque intervention. Pour les tests de réponse au glucose (OGTT) et à l’insuline (ITT), des prélèvements d’une seule goutte de sang (
Impact sur les animaux
Les régimes obésogènes vont induire une obésité et des perturbations du métabolisme associées tels qu'un diabète et une stétaose, sans souffrance visible des animaux ni changement de leur comportement. La mise à jeun peut entraîner une hypoglycémie et une hypothermie. Le prélèvement sanguin à la veine maxillaire et le gavage oral de glucose et d'insuline peuvent entraîner un stress des animaux lié à la contention. De plus, le prélèvement à la joue peut induire un épanchement au niveau de la joue chez les individus et le gavage oral au glucose peut induire une irritation de l’œsophage.
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale afin de réaliser des bilans sanguins et des analyses sur des prélèvements postmortem de différents tissus (foie, tissus adipeux brun et blanc) dans le but d'évaluer les effets des différentes interventions sur l'obésité, le diabète de type 2 et la stéatose.
Remplacement
Nous travaillons sur l’animal entier car les phénomènes biologiques étudiés (voies métaboliques) font intervenir différents tissus agissant en synergie (foie, tissus adipeux, intestin, cerveau, muscle). Il est impossible de mimer ceci par l’utilisation de méthodes alternatives.
Réduction
Le nombre d'animaux pour ce projet est défini pour permettre d'une part de répondre aux questions scientifiques et d'autre part de respecter la réduction du nombre d'animaux au maximum. Ainsi nous utiliserons le plus petit nombre d'animaux possible qui est requis pour répondre à nos questions scientifiques et conduire à des résultats exploitables et statistiquement significatifs. Ce nombre d'animaux a été déterminé par des tests statistiques appropriés (calcul de puissance) et est basé sur des résultats provenant d'expériences antérieures du laboratoire.
Raffinement
Nous veillerons au bien-être des animaux tout au long des expérimentations en leur assurant les meilleures conditions d'hébergement : hébergement collectif (4 ou 5 animaux/cage) et environnement contrôlé (température, hygrométrie). Des enrichissements du milieu de vie (cabanes en inox et ouate de coton ou de cellulose) seront disposés dans les cages afin de pouvoir se distraire, se cacher et fabriquer des nids. Pour un meilleur raffinement et limiter le stress, les animaux seront habitués à l'expérimenteur et les gestes techniques seront réalisés par une personne formée et expérimentée. Nous surveillerons également attentivement l'apparence physique externe, le poids et le comportement des animaux, et nous mesurerons leur consommation alimentaire et hydrique afin de véridier la bonne tolérance des différentes expérimentations. Des points limites gradés seront mis en place pour l'évaluation des ces différents paramètres (indice 0 = normal ou léger, indice 3 = changements importants par rapport à la normale). Si un animal présente un signe quelconque de souffrance avec un score de 3 après évaluation de ces paramètres, l'animal sera aussitôt retiré de l'étude.
Choix des espèces
L'utilisation de souris de laboratoire est appropriée car elle permet de mimer rapidement la pathologie étudiée grâce à l'utilisation de régimes obésogènes. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (7 semaines d'âge minimum) car le développement du foie est terminé et nous nous intéressons au métabolisme chez l'individu adulte.
Maintien des lignées de souris Delta F508 et CFTR à phénotype dommageable.
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système respiratoire
800 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour maintenir et produire deux lignées reproduisant la mucoviscidose. Ces souris présentent un phénotype dommageable, amaigrissement, difficultés respiratoires et constipation, atténué par un laxatif administré en continu dans l'eau de boisson. Les descendants homozygotes et sauvages sont expédiés à des équipes collaboratrices, les hétérozygotes réutilisés pour la reproduction ou mis à mort. Le porteur affirme que l'étude de cette maladie génétique ne peut se faire que sur un "organisme vivant entier", au motif des interactions entre organes et microbiote.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de maintenir et produire des lots expérimentaux de deux lignées à phénotype dommageable : souris Delta F508 et CFTR. Ces 2 lignées touchent le gène CFTR mais les 2 modifications génétiques sont différentes. Pour la lignée CFTRUNC, le gène CFTR a été modifié afin que celui-ci ne soit plus actif. Cette lignée créée par une équipe américaine a été envoyé en France en 1993 à la demande de l’association Vaincre la Mucoviscidose (anciennement AFLM). Pour la lignée CFTR deltaF508, la mutation est créée dans le gène CFTR en 1995 par une équipe Néerlandaise , celle-ci est identique à celle observée chez certains patients atteints de mucoviscidose. L’association Vaincre La Mucoviscidose est propriétaire des élevages de ces deux lignées dans notre établissement. Elle lance annuellement des appels à projets de recherche sur la mucoviscidose, valide scientifiquement ceux qui seront autorisés à recevoir des lots d’animaux. Notre établissement reçoit la liste des lauréats retenus par l’association et organise les élevages pour être en mesure de distribuer les lots aux chercheurs selon les consignes données. Les souris Delta F508 et CFTR présentent des symptômes proches de ceux des patients atteints de la mucoviscidose : amaigrissement, difficultés respiratoires ou constipation. Ces souris fragiles doivent donc être hébergées dans un environnement propre et à faible empoussièrement (isolateur ou portoir ventilé). Afin de limiter les symptômes, un laxatif doux est administré en continu dans l’eau de boisson et une nourriture riche en protéines/lipides et vitamines doit leur être apportée. Le laxatif doux est un médicament de santé humaine mais il n’existe pas d’équivalence en spécialité vétérinaire aussi efficace et bien toléré par nos souris. Le phénotype dommageable de ces lignées est présent seulement à l’état homozygote. Cependant, le laxatif ainsi que l’alimentation plus riche seront donnés à tous les individus. L’apparition des symptômes est plus précoce et plus marqué chez la lignée CFTR que la lignée Delta F508. Nous pouvons observer les premiers signes dès l’âge de 10 jours. Les expéditions de ces animaux ont lieu vers l'âge de 8- 10 semaines. Seuls les animaux qui présentent un score de 0 seront expédiés aux chercheurs. Une grille de scoring et des points limites seront mis en place.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet est de fournir des animaux aux porteurs de projet de l’association Vaincre La Mucoviscidose. Les souris Delta et CFTR sont à ce jour les modèles murins les plus utilisés dans la recherche fondamentale sur la mucoviscidose. Notre établissement possède une expertise reconnue dans le maintien des lignées fragiles, nous sommes en capacité de maintenir ces lignées dans les meilleures conditions pour limiter au maximum la souffrance chez ces animaux.
Procédures
Afin de limiter les symptômes, un laxatif doux est administré en continu dans l’eau de boisson.
Impact sur les animaux
Les souris Delta F508 et CFTR présentent des symptômes proches de ceux des patients atteints de la mucoviscidose : amaigrissement, difficultés respiratoires ou constipation. Le laxatif permet d'éviter en très grande partie les symptômes de constipation et donc d'amaigrissement observés chez les individus homozygotes.
Devenir
Les descendants seront sélectionnés selon leur génotype : Les animaux homozygotes et sauvages seront expédiés aux collaborateurs. Les animaux hétérozygotes seront mis en accouplements pour renouvellement des duo/ trio ou mis à mort.
Remplacement
Le modèle animal est fondamental dans notre cas, puisque l’étude de cette maladie génétique qu'est la mucoviscidose ne peut se faire que sur un organisme vivant entier. Plusieurs niveaux de complexité sont nécessaires, impliquant des interactions entre différents types cellulaires et organes, ainsi qu’avec le microbiote intestinal, aspects qui ne peuvent pas être développés in vitro ou in silico.
Réduction
Afin de répondre aux besoins annuels d’animaux pour les porteurs de projet, nous mettons en place le nombre minimal d’accouplements nécessaires. Le but étant de limiter au maximum le nombre d’animaux à phénotype dommageable
Raffinement
Ces souris fragiles doivent être hébergées dans un environnement propre et à faible empoussièrement (isolateur ou portoir ventilé). Afin de limiter les symptômes, un laxatif doux est administré en continu dans l’eau de boisson et une nourriture riche en protéines/lipides et vitamines doit leur être apportée. Le phénotype dommageable de ces lignées est présent seulement à l’état homozygote, cependant, le laxatif ainsi que l’alimentation plus riche seront donnés à tous les individus. Le laxatif permet d'éviter en très grande partie les symptômes de constipation observés chez les individus homozygotes. Ce laxatif est un médicament de sante humaine mais il n’existe pas d’équivalence en spécialité vétérinaire aussi efficace et bien toléré. L’aliment enrichi est de type Harlan teklad Global 2018.L’apparition des symptômes est plus précoce et plus marqué chez la lignée CFTR que la lignée Delta F508. Nous pouvons observer les premiers signes dès l’âge de 10 jours. Les expéditions de ces animaux ont lieu vers l’âge de 8- 10 semaines. Seuls les animaux qui présentent un score de 0 seront expédiés aux chercheurs. Une grille de scoring et des points limites seront mis en place. Au sevrage, les souris seront baguées à l’oreille et un prélèvement d’échantillon caudale sera effectué afin de réaliser le génotypage. La taille de l’échantillon prélevé devra être la plus petite possible.
Choix des espèces
La souris constitue un modèle de référence pour l’étude de la mucoviscidose. Dès 1992, trois ans à peine après la découverte du gène Cftr, le premier modèle de souris transgénique est créé, des souris « knock-out » pour CFTR . Elles présentent à l'état homozygote des symptômes communs avec les patients humains : une stérilité, des altérations des glandes muqueuses et séreuses, et des obstructions des structures glandulaires. Sans traitement laxatif, les souris KO-CFTR décèdent au bout de 3-4 semaines en raison d’une sévère obstruction intestinale. Ces souris n’ont pas d’inflammation chronique, ni d’infection pulmonaire. La lignée Delta F508 a été générée par une équipe néerlandaise en 1995. Ces souris montrent un phénotype : un poids diminué, une maladie intestinale aboutissant à une obstruction intestinale non létale. Par contre, aucune accumulation de mucus dans les poumons, le pancréas, les canaux biliaires n’a été observée. L’élevage des lignées Delta F508 et CFTR sera réalisé avec des souris adultes âgées d’environ 2 mois. Les animaux sont envoyés aux collaborateurs vers l’âge de 8 à 10 semaines, afin qu’ils soient assez robustes pour le transport. Les animaux seront observés avant le départ afin de s’assurer qu’ils sont aptes au transport, une pâté aliment enrichi + laxatif est mise dans la boite de transport. Seuls les animaux qui présentent un score de 0 seront expédiés aux chercheurs. Les animaux qui ne présentent pas un score de 0 avant le transport, seront maintenus en hébergement, en attente qu'ils soient aptes au transport (score de 0) Le protocole de traitement du laxatif sera fourni au destinataire en amont de l'expédition.
Surrénalectomie chez les rongeurs de laboratoire pour une utilisation à des fins scientifiques
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système urogénital
Rats : 600
2 000 souris et rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la majorité expédiés vivants vers d'autres laboratoires et les autres tués. Chaque animal subit sous anesthésie une ablation des glandes surrénales de 30 minutes, puis son eau de boisson est remplacée par du sérum physiologique pour compenser la chute de sodium. Le porteur indique une douleur chirurgicale et post-opératoire, une hyponatrémie et une déshydratation. Ce projet prépare à la demande des rongeurs sans glandes surrénales, décrits comme "préparés en vue de leur utilisation", pour d'autres projets de recherche.
Objectifs
Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés dans la recherche expérimentale étant un modèle présentant des caractéristiques proches de l'humain et une grande définition et stabilité génétique, ce qui en fait un modèle de choix pour les pathologies humaines. Ils représentent les modèles animaux de choix dans les domaines tels que les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives et métaboliques, l'immunologie, l'oncologie, etc. Ce projet a pour but d'avoir des rongeurs préparés en vue de leur utilisation dans leurs études expérimentales. Plusieurs sessions sont réalisées chaque année sur rats et souris (environs 400/an).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont la mise au point de nouveaux médicaments présentant un minimum d'effets secondaires dans la pathologie humaine qui est ciblée par la/les substance(s) active(s) testée(s). Ce projet permettra de générer des données scientifiques robustes chez l'animal pour pouvoir passer ultérieurement aux premières administrations chez l'homme, étape indispensable dans le processus de développement et de mise sur le marché de nouvelles molécules. Le bénéfice est aussi de ne pas avoir l’influence hormonale (hormones de stress, hormones minéralocorticoides, glucocorticoides et androgènes) intervenant dans la régulation du métabolisme, de la pression artérielle ...
Procédures
Chaque animal subira sous anesthésie, une ablation des glandes surrénales, pour une durée maximale de 30 minutes. Après la chirurgie et durant toute la vie de l'animal, l'eau de boisson sera intégralement remplacée par du liquide physiologique 0.9 % pour compenser l'hyponatrémie.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou les effets indérisables attendus sur les animaux sont la douleur pendant la chirurgie, celle en post-opératoire, également l'hyponatrémie (baisse de sodium dans l'organisme) et la deshydratation.
Devenir
La majorité des animaux seront expédiés dans des laboratoires de recherche, pour une utilisation dans leurs projets de recherche. Les animaux aptes au transport après évaluation clinique seront expédiés, les autres seront mis à mort (pas de possibilité de continuer le projet ou d’être réutilisé).
Remplacement
Pour l’étude d’une pathologie, l’utilisation d’animaux permet de comprendre le fonctionnement d’un organisme. L'utilisation d'animaux est donc rendue nécessaire car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les réactions du corps vivant entier (ensemble complexe). Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. Des méthodes alternatives (ex: in vitro) ne sont pas réalisables, l'objectif du projet étant de fournir des modèles animaux préparés utilisés dans des études expérimentales
Réduction
Nous réalisons ce protocole avec nos partenaires avec qui nous échangeons sur le nombre minimal et suffisant d’animaux utilisés. Aucune approche statistique ne sera réalisée.
Raffinement
Une surveillance des animaux est faite quotidiennement pour déceler tout signe clinique anormal et atteinte des points limites tout au long du projet. L’observation est basée sur l’utilisation d’une grille d’évaluation spécifique au modèle. Les chirurgies seront réalisées par un personnel formé et expérimenté avec un protocole anesthésique et analgésique adapté et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins adaptés et l'eau de boisson intégralement remplacée par du liquide physiologique 0.9 % pour compenser l'hyponatrémie, afin de permettre une bonne récupération des animaux.
Choix des espèces
Les rongeurs sont des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit candidat médicament car les rongeurs ont un système nerveux développé et d'autres systèmes métaboliques proches de celui de l'Homme. Leur génétique est parfaitement connue ce qui permet d'avoir des résultats reproductibles permettant d'élaborer des conclusions fiables. Le choix de l'espèce au sein de l'ordre des rongeurs est conditionné par les besoins de nos partenaires suivant les éléments cibles de l'organisme. Le projet commencera avec des animaux à partir de l’âge de 4 semaines (âge minimum). L'âge exact est déterminé par la demande de notre partenaire en fonction de son axe de recherche. Le choix du stade de développement des animaux est donc justifié dans sa demande de projet.
Etude de la dynamique mitochondriale hypothalamique dans le modèle murin Activity Based Anorexia : Rôle du microbiote intestinal
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
468 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent un modèle d'anorexie par restriction de l'accès à la nourriture, puis un gavage et des injections terminales, une partie recevant des antibiotiques dans l'eau de boisson. Le porteur indique une perte de poids importante, une hyperactivité, une fatigue, une prostration et parfois une hypothermie, avec un suivi quotidien et des points limites. L'objectif est d'étudier le rôle du microbiote intestinal dans l'anorexie, les pistes thérapeutiques pour les patients restant renvoyées au long terme.
Objectifs
Ce projet vise à étudier le rôle de la dynamique mitochondriale, impliquée dans le métabolisme énergétique cellulaire, chez un modèle murin d’anorexie largement documenté à l’international et au sein du laboratoire : le modèle Activity Based Anorexia (ABA). Le deuxième objectif principal est d’évaluer le rôle du microbiote intestinal dans l’axe microbiote-intestin-cerveau sur la neuro-inflammation et la dynamique mitochondriale centrale. L’hypothalamus sera particulièrement étudié, étant un noyau majeur dans le contrôle du métabolisme énergétique et de la prise alimentaire. De plus, certains symptômes ou comorbidités chez les patients anorexiques, comme les troubles fonctionnels digestifs, l’anxiété et la dépression, participent à l’entretien de la pathologie et sont donc des freins majeurs à l’efficacité de la prise en charge et en particulier de la renutrition. Les problèmes physiopathologiques centraux tels qu’une diminution des facultés cognitives, une baisse du volume cérébrale et des anomalies de sécrétions d’hormones du métabolismes énergétiques justifient l’étude centrale chez l’animal dénutri présentant la même physiopathologie périphérique. Ce projet permettrait d’apporter de nouvelles connaissances sur la physiopathologie centrale et le rôle du microbiote intestinal pour pouvoir proposer de nouvelles pistes thérapeutiques innovante pour dépasser ces freins à la renutrition.
Bénéfices attendus
Sur le long terme, une meilleure compréhension dans le modèle ABA de l’interconnexion des facteurs du microbiote intestinal modulant la neuro-inflammation, la dynamique mitochondriale, la synthèse protéique, et l’activité physique permettrait de proposer des solutions thérapeutiques innovantes pour aider à la renutrition des patients anorexiques. Des compléments alimentaires à base de probiotiques ayant un impact positif central sur la régulation du comportement alimentaire permettrait et de limiter les troubles fonctionnels digestifs et les altérations cognitives retrouvées chez les patients. Cela permettrait idéalement de lever les freins à la renutrition présents en clinique.
Procédures
100% des animaux seront manipulés tous les jours pour la pesée. 100% des animaux subiront la procédure terminale à savoir un gavage et deux injections intrapéritonéales. 100% des animaux seront maintenus en contention 2 min pour la mesure de la composition corporelle deux fois, au début et en fin de protocole. 234 animaux recevront une injection intrapéritonéale une fois par jour 5 jours consécutifs. 78 souris auront dans leur eau de boisson un cocktail d'antibiotiques sur l'ensemble du protocole.
Impact sur les animaux
L’ensemble des animaux seront isolés le temps du protocole, sans impact sur le score de bien-être animal mesuré. Le jeûne terminal des animaux concerné pourra entrainer un stress. Les animaux ABA, quant à eux, peuvent présenter une diminution de la prise hydrique, une hyperactivité physique anticipatoire, particulièrement les premiers jours de la limitation d’accès à l’alimentation. Ainsi, lors de l’évaluation du bien-être animal, nous pouvons généralement observer, dans ce modèle bien décrit, une fatigue des animaux (au bout de plusieurs jours de réduction du temps d’accès à l’alimentation), une prostration et, dans de rares cas une température corporelle basse des animaux, ce qui est pris en compte dans notre évaluation du bien-être pour décider des points limites adaptés. Les animaux ABA ont une perte de poids importante au cours du protocole, en accord avec ce qui est observé en clinique, cet aspect fait également l’objet d’un suivi quotidien et d’un point limite. Lors des mesures de composition corporelle, la contention de 2 minutes engendre un stress aigu.
Devenir
L’ensemble des animaux seront mis à mort pour l’étude de leurs tissus à la fin du protocole et des procédures. Une utilisation conjointe sur plusieurs projets peut être envisagée, soit la récupération de tissus non utilisés lors de ce projet ou inversement sur d’autres projets ABA ne récupérant pas l’hypothalamus et/ou le cerveau complet.
Remplacement
Ce projet est un projet de recherche intégré, la dénutrition étant la conséquence de relations métaboliques inter-organes complexes. Ce projet permettra d'un point de vue physiologique de visualiser l’intégration des signaux mettant en jeu des relations importantes entre le microbiote intestinal, l’intestin et le cerveau. Le recours à des modèles animaux est donc nécessaire pour prendre en compte cet aspect multi-organes. Cependant pour des études plus mécanistiques telle que l’étude des relations microbiote-cellules intestinales, nous avons recours à des techniques de culture cellulaire in vitro.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux, en prenant en compte les résultats de la littérature et notre équipe, nous avons fait le choix de ne pas réaliser certains groupes contrôles comme les animaux soumis uniquement à la limitation progressive d’accès à la limitation (Rôle de la dénutrition) ou les animaux ayant un accès libre à l’alimentation et à une roue d’activité (Rôle de l’activité physique). Les analyses ont été préalablement optimisées et nous permettent de limiter le nombre d’animaux par groupe à 12.
Raffinement
Pour limiter le stress des animaux, les animaux auront une période d’acclimatation à l’animalerie d’une semaine puis 5 jours d’acclimatation aux cages d’expérimentation. L’antibiothérapie, pour les animaux concernés, est réalisée dans l’eau de boisson et non par gavage comme fréquemment retrouvé dans la littérature, ce qui limite le stress des animaux et les risques liés au gavage. Un enrichissement par cage sera mis en place.
Choix des espèces
La souris C57Bl/6 est communément utilisée dans les modèles soumis à des interventions nutritionnelles. De plus, la souris C57Bl/6 est une souche ayant un bon taux de réponse dans le modèle ABA. C’est un modèle validé au sein du laboratoire et à l’échelle internationale. Les modèles génétiques utilisés dans ce projet sont d’ailleurs sur ce même fond génétique. En considérant une précédante publication du laboratoire sur la dynamique mitochondriale, les souris arriveront à l'animalerie pour l’expérimentation à l’âge de 8 semaines pour un protocole ABA classique. De la même manière les animaux arriveront à l’âge de 7 semaines pour les protocoles avec antibiothérapie et avec injection de tamoxifène, pour permettre ces traitements avant les 8 semaines. Cet âge correspond à un stade jeune adulte, un pic d’incidence étant observé chez l’Homme jeune adulte.
Rôle anti-tumoral d’un champ de pression mécanique sur la croissance de cellules cancéreuses du pancréas chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
80 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe sous la peau des cellules cancéreuses humaines du pancréas sous anesthésie, puis on les soumet à un champ de pression mécanique une heure par jour, cinq jours par semaine pendant trois semaines. Le porteur indique un stress lié aux anesthésies répétées et une douleur modérée possible due à la croissance des tumeurs. Ce projet teste l'effet d'une pression mécanique sur des tumeurs pancréatiques, les retombées pour les patients étant annoncées à long terme, les souris étant tuées pour prélever les tissus cancéreux.
Objectifs
Le cancer du pancréas représente un problème de santé publique en occupant le deuxième rang des cancers digestifs en France. Ce cancer est très souvent de très mauvais pronostic et est diagnostiqué à un stade avancé avec un nombre de cas en constante augmentation. Il devrait être la deuxième cause de mortalité par cancer en Europe en 2030. Dans le but de développer de nouvelles pistes de traitement des cancers du pancréas de très mauvais pronostic, nous nous proposons d’étudier l’impact d’un champ de pression mécanique sur le développement de ces cancers. En effet, des études antérieures ont montré qu’un champ de pression mécanique inhibait la croissance des cellules cancéreuses pancréatiques en culture. Dans ce projet, nous souhaitons évaluer les effets anti cancéreux d'une contrainte mécanique sur le développement du cancer du pancréas après greffe de cellules cancéreuses du pancréas humain chez la souris.
Bénéfices attendus
Compte tenu des échecs des différentes thérapies mises en œuvre dans le traitement du cancer du pancréas, nous nous dirigeons vers de nouvelles pistes thérapeutiques des cancers du pancréas. Les avancées au cours de ces dernières années sur les contraintes mécaniques appliquées aux tumeurs nous laissent envisager l’intérêt des champs de pression sur les tumeurs pancréatiques pour en inhiber sa progression. Les retombées attendues de ce projet seront de caractériser une nouvelle thérapie du cancer du pancréas et à plus long terme de soigner ce type de cancer chez l’homme.
Procédures
On réalise deux injections sous la peau de souris femelles adultes (1 injection sur chaque flanc de l'animal), de cellules cancéreuses humaines de pancréas, sous anesthésie. Les cellules vont s’implanter à l’endroit de l’injection et commencer à croître. Cette injection dure moins de 30 secondes. La taille des tumeurs va être suivie. Lorsque les tumeurs auront démarré leur croissance, les souris seront soumises à un champ de pression mécanique sous anesthésie gazeuse à raison de 1 heure, 5 jours par semaine et ce pendant 3 semaines. Les souris vont être suivies tous les jours et les points limites évalués chaque jour de traitement (5 jours par semaine). A l'issu du traitement, les souris vont être suivies et leurs tumeurs mesurées encore 2 semaines, période durant laquelle elles ne subiront pas de traitement. L’ensemble des souris sera alors évalué 3 fois par semaine quant à leur état général, leur poids et la taille des tumeurs, mesurées à l’aide d’un pied à coulisse, au cours du temps.
Impact sur les animaux
1) Un stress physique serait une nuisance induite par les anesthésies répétées et (2) une douleur modérée peut être engendrée par la croissance des tumeurs sous-cutanées. Les animaux ne subissent pas d'autres stress ou douleurs dans ce projet.
Devenir
A l'issue de la procédure, tous les animaux sont euthanasiés et les tissus cancéreux seront prélevés pour analyses.
Remplacement
Les connaissances issues de cette étude sur l’animal ne peuvent pas être obtenues actuellement par d’autres méthodes compte tenu de la complexité physiologique de la tumeur comprenant plusieurs types cellulaires impossible à reproduire avec des cellules en culture, nous obligeant de travailler à l'échelle d'un organisme. Des études sur cellules en culture sont, par ailleurs, prévues pour étudier d’autres paramètres qui complèteront ce volet d’expérimentation animale sans pouvoir le remplacer.
Réduction
Nous avons déterminé le nombre d'animaux nécessaire et suffisant dans chaque sous-groupe pour avoir des résultats statistiquement exploitables. Chaque souris sera implantée avec des cellules cancéreuses aboutissant au développement d'une tumeur sur chaque flanc, ce qui nous permet de réduire de moitié le nombre d'animaux qui entre dans l'expérience.
Raffinement
Les méthodes et les mesures choisies visent à diminuer au maximum les contraintes imposées aux animaux. Les animaux seront anesthésiés au moment de la greffe des cellules cancéreuses sous la peau. Au cours de l’expérience, une surveillance visuelle quotidienne et un suivi de l’état général des animaux (3 jours par semaine durant 3 semaines puis 3 fois par semaine durant les 2 semaines d’observation post traitement) seront réalisés. De plus nous avons établi une grille de score qui définit les actions à mettre en œuvre (administration d’analgésie en cas de douleur, euthanasie lorsque un point limite est atteint). Des conditions d’hébergement standard adaptées sont appliquées avec une alimentation standard sans limite de quantité. Enfin, un enrichissement composé de coton et de lanières cartonnées en accordéon sera proposé aux animaux afin qu’ils puissent se confectionner des nids.
Choix des espèces
Nous avons choisi d’utiliser l’espèce souris dans notre projet de recherche car la physiologie du cancer du pancréas induit dans cette espèce animale est proche de celle chez l’Homme. Nous pourrons ainsi répondre aux questions que nous nous posons sur les effets d’un champ de pression mécanique sur le développement de ce type de cancer chez l’Homme. De plus, ce modèle apporte 2 autres avantages : sa taille et sa masse qui limite les quantités de traitement à administrer et le nombre extrêmement grand d'outils biologiques qui permettent la caractérisation des tissus cancéreux chez la souris. Les souris utilisées sont des femelles adultes pour que les animaux restent au même stade de développement tout au long de l’expérience. Nous avons privilégié des femelles pour limiter les conflits entre mâles hébergés dans une même cage.
Impact de E. coli dans la colonisation et pathogénèse de S. agalactiae
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système urogénital
788 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Des femelles gestantes sont inoculées par voie orale, urétrale ou vaginale, et des souriceaux nouveau-nés reçoivent une goutte de suspension bactérienne sur la région naso-buccale. Le porteur indique que l'infection au streptocoque peut provoquer chez les souriceaux une bactériémie ou une pneumonie aiguë, les animaux étant tués selon un score clinique prédéfini. Il décrit le recours à la souris comme "irremplaçable", aucun modèle in vitro ne permettant selon lui d'observer la dissémination bactérienne entre organes et de la mère aux nouveau-nés.
Objectifs
Les infections au Streptocoque du groupe B (Streptococcus agalactiae) sont une cause majeure de morbidité et de mortalité, notamment chez les femmes enceintes et les nouveau-nés. Le streptocoque du groupe B est la cause la plus fréquente d'infection néonatale. Les facteurs de risque de l’infection néonatale sont la colonisation vaginale ou rectale de la mère. L’infection néonatale à début précoce (moins de 7 jours après la naissance) est attribuée à la transmission verticale du Streptocoque par la mère, par infection ascendante à partir du tractus génital, ou lors du passage dans le canal vaginal pendant l'accouchement. Les manifestations typiques sont une bactériémie et pneumonie. L’infection tardive (7-90 jours après la naissance) est attribuée à l'acquisition horizontale. La méningite est plus fréquente dans l’infection tardive, et peut se présenter aussi sous forme de bactériémie, d'infection urinaire, de pneumonie ou d'infection d’autres sites. Escherichia coli est une bactérie intestinale commensale ubiquitaire chez l’Homme. E. coli fait partie des premières bactéries qui colonise le nouveau-né après la naissance, puis persiste dans le microbiote durant toute la vie de l’individu. E. coli peut aussi être responsable d’infections urinaires, fréquentes chez la femme. Les E. coli infectent la vessie par infection ascendante de l’arbre urinaire à partir du réservoir intestinal, ou encore à partir de la colonisation des cellules épithéliales du vagin. Des observations pilotes in vitro démontrent que E. coli produit et excrète un métabolite qui peut être utilisé par le Streptocoque de groupe B pour respirer et devenir plus virulente. Ce projet vise à étudier l’interaction entre E. coli et Streptocoque de groupe B, deux espèces bactériennes qui colonisent la mère et le nouveau-né, et comment cette co-colonisation périnatale peut influer sur la pathogénèse du Streptocoque. L’objectif du projet est de comprendre comment le métabolite produit par E. coli agit sur la dissémination et la virulence de S. agalactiae chez l’hôte gestant et chez les nouveau-nés.
Bénéfices attendus
Les infections néonatales au Streptocoque du groupe B aboutissent à une mortalité qui peut atteindre jusqu’à 10%. L'antibioprophylaxie intra-partum a réduit l'incidence des infections néonatales à début précoce, mais sans avoir un impact notable sur l'incidence de l’infection à déclenchement tardif. L'augmentation de la fréquence de la résistance aux antibiotiques a été observée. Le développement de stratégies visant à identifier les hôtes, et à traiter judicieusement et prévenir les maladies invasives est donc essentiel pour réduire la charge de ces infections. Ce projet permettra de découvrir de nouvelles pistes pour la prévention ou le traitement de cette infection néonatale grave.
Procédures
Les souris gestantes seront inoculés per os, ou via l’urètre, ou dans le vagin, avec des suspensions de bactéries d’intérêt, sous anesthésie gazeuse et avec des cathéters lubrifiés avec un gel anesthésiant. L'intervention dure une minute par animal. Des souriceaux seront inoculés avec les bactéries d’intérêt, par dépôt d’une goutte de suspension bactérienne sur la région naso-buccale (pas de gavage forcé). Cette inoculation est effectuée en moins d'une minute pour chaque animal. Des prélèvements de fèces et urine seront effectués sur les animaux adultes, par contention par un expérimentateur entrainé. Des lavages vaginaux seront effectués sous anesthésie gazeuse. Ces prélèvements sont effectués en environ une minute par animal.
Impact sur les animaux
La colonisation recto-vaginale par les deux bactéries est asymptomatique et sans conséquence pour la souris adulte. L’infection urinaire induit un inconfort au niveau de l’aine, mais aucun autre signe clinique aigüe n’est attendu. Chez le souriceau l’infection au Streptocoque, avec une bactériémie ou une pneumonie, peut induire une pathologie aigüe. Une attention particulière sera donc portée sur le suivi des animaux, qui seront euthanasiés selon un score clinique objectivé prédéterminé.
Devenir
Les animaux sont sacrifiés et les organes d'intérêt sont analysés (histologie..); ce sort est justifié par le but de l'expérimentation.
Remplacement
Des études ont été préalablement conduites in vitro ainsi que sur des cellules épithéliales en culture pour étudier l’interaction E. coli et Streptocoque B et montrent une forte interaction entre ces 2 microorganismes. Le recours à l’animal est cependant irremplaçable car aucun autre modèle ou tube à essai ne permet d’examiner la dissémination bactérienne entre les différents organes (intestin, vagin, vessie, poumons, sepsis) et entre la mère et les nouveau-nés.
Réduction
Une attention particulière est portée sur le nombre d’animaux strictement nécessaire pour chaque expérience. Plusieurs paramètres seront analysés chez chaque animal (signes cliniques, charge bactérienne, prélèvements de tissus et fluides lors de la nécropsie) pour réduire le nombre d’animaux nécessaires. Des groupes expérimentaux de 6 à 10 animaux seront utilisés qui pourront être analysés avec des outils statistiques ANOVA et Kaplan-Meir.
Raffinement
Raffiner : Le protocole d’expérimentation est adapté afin de minimiser la morbidité et la douleur. Ainsi, les injections vaginales ou trans-urétrales sont effectuées sous anesthésie gazeuse, et avec un gel lubrifiant anesthésiant. Pendant les phases infectieuses, une grille de lecture du score clinique est utilisée pour chaque animal afin de déceler au plus tôt une souffrance. L’abandon du souriceau par la mère est pris en compte dans la grille de lecture. Une perte de poids supérieure à 20 % du poids initial ou une baisse de température nous conduira à l’euthanasier. Enrichir : l'enrichissement de l'environnement des animaux, essentiel à leur bien-être, sera effectué selon la réglementation en vigueur et en accord avec les pratiques de l’animalerie. Des blocs de cellulose et de cartons et des briques de bois seront rajoutées dans les cages pour satisfaire au besoin naturel de nidation et pour que les animaux puissent ronger. Des nids de polycarbonates semi-transparentes rouges seront fournies pour que les animaux puissent se cacher.
Choix des espèces
La souris est un animal modèle bien connu et maitrisé pour l’étude de la colonisation recto-vaginale, pour l’infection urinaire, et pour la colonisation périnatale des nouveau-nés. Le projet examine la colonisation de mères gestantes et de leurs souriceaux nouveau-nés. Les animaux seront donc utilisés de la naissance jusqu’à l’âge adulte.
Effets de la chirurgie bariatrique sur l’amélioration des fonctions cardio-vasculaires, hépatiques, métaboliques et osseuses de la femelle rat obèse et sur sa descendance
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
250 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du léger au sévère. Des femelles rendues obèses subissent une chirurgie bariatrique classée sévère, puis elles et leur descendance passent prises de sang, scanners osseux, échographies et tests de glycémie avant d'être tuées pour prélèvement de multiples organes. L'étude évalue les effets de cette chirurgie avant la grossesse sur les mères et leurs petits. Le porteur affirme que les répercussions d'une chirurgie ne peuvent être évaluées ni sur cellules en culture ni en biobanque, "sans alternative" au recours aux animaux non-humains.
Objectifs
Ce projet continue une recherche déjà en cours afin de la poursuivre et de l'achever, au vu des retards pris durant la crise sanitaire du Covid 19. Son objectif global est d'établir, dans un modèle d'obésité induite par la nourriture grasse et sucrée chez le rat, les effets à court et long terme de la chirurgie bariatrique (ou "chirurgie de l'obésité") des mères avant leur grossesse sur leur propre santé, mais aussi sur celle de leur descendance. Nous allons ainsi: 1. Evaluer les effets de la chirurgie bariatrique réalisée avant la grossesse sur le statut nutritionnel et métabolique (diabète et cholestérol), sur les risques cardiaques et vasculaires (hypertension, risques d'infarctus du myocarde), sur le devenir hépatique (maladie du foie gras), sur la fragilité osseuse (ostéoporose) et sur les capacités de lactation des mères. 2. Evaluer sur les mêmes paramètres les effets de la chirurgie bariatrique réalisée avant la grossesse chez les descendants des mères opérées placés sous alimentation normale. 3. Evaluer sur les mêmes paramètres les effets de la chirurgie bariatrique réalisée avant la grossesse chez les descendants des mères opérées placés sous alimentation grasse et sucrée au sevrage, afin de rechercher des effets protecteurs ou délétères de la chirurgie bariatrique maternelle sur le développement précoce d'altérations métaboliques, cardio-vasculaires ou hépatiques. 4. Identifier des biomarqueurs de risque de l'obésité chez les descendants, et évaluer leurs modifications potentielles induite par la chirurgie bariatrique maternelle.
Bénéfices attendus
Amélioration des connaissances sur les répercussions de la chirurgie bariatrique faite avant la grossesse sur la santé globale des mères opérées, avant, pendant et après la gestation et l'allaitement. Analyse des risques potentiels induits à court et long terme chez leurs descendants, dans un environnement nutritionnellement normal ou hypercaloriqueet en prenant en compte l'existence de possibles différences en fonction du sexe, d'une susceptibilité au développement d'une obésité, d'anomalies du métabolisme du sucre et des lipides, de stéatose hépatique, d'anomalies cardiaques et vasculaires précoces, et de fragilisation osseuse. Recherche de facteurs pouvant expliquer le ou les profils à risque identifiés et de biomarqeurs de risques, pouvant être utilisés secondairement en clinique pour des stratégies de prévention primaire dans le cadre d'une médecine personnalisée. Ces résultats pourront être validés en clinique par des tests faits sur les biocollections locales, sans contrainte supplémentaires sur des animaux ou des patients.
Procédures
Les mères seront soumises à une procédure chirurgicale (une heure maximum d'intervention), dont seules les procédures de chirurgie bariatrique sont classées en procédures sévères, et à deux prises de sang, effectuées sous anesthésie générale, avec un intervalle de plus de 3 mois. Elles auront également, sur la durée totale de suivi de 8 mois, deux passages de moins de 24 heures en cage isolée pour quantifier les calories ingérées, 4 scanners osseux d'une durée de 30 minutes (test indolore, réalisé sous anesthésie générale courte), 3 échographies cardiaques de 10 minutes, 3 séries de tests de glycémies, et deux séries de prises de tension artérielle. Les descendants auront, dans les 15 jours précédant leur euthanasie, une mesure de tension artérielle, une échographie cardiaque, un scanner osseux, une mise en cage isolée de moins de 24h, une prise de sang (sous anesthésie générale), et un test de glycémies.
Impact sur les animaux
Stress induit par la mise en cage d'isolement des animaux d'une durée inférieures à 24 heures, réalisé une fois par animal, et minimisé par intégration dans la cage de petit tunnel comme objet de distraction. Douleur post-opératoire après chirurgie bariatrique durant environ 48-72 heures, avec risque de nausées, prévenus par l'administration systématique de médicaments anti-douleurs et anti-émétiques et surveillance rapprochés pluri-quotidienne des animaux dans les trois jours postopératoires. Les mesures de glycémie à la queue de l'animal occasionnent une douleur très brève initiale lors de la première ponction, non accessible à une antalgie orale ou intra-veineuse, et minimisée par le maintien de l'animal dans sa cage avec ses congénères qui permet de diminuer son stress lors de l'examen.
Devenir
Les femelles obèses opérées et leurs descendants inclus dans les groupes de suivi longitudinal seront euthanasiés pour prélèvement multi-organes afin de réaliser dessus des analyses fonctionnelles et histologiques sur les différents tissus. Ces dernières permettront de déterminer s'il existe des anomalies du tissu osseux (résistance), du coeur (facteurs favorisant les infarctus), des artères (plaques d'athérosclérose, anomalies du fonctionnement favorisant l'hypertension artérielle), de la graisse (quantification, analyse de la morphologie des cellules de graisse) et du foie (accumulation de tissus gras, fibrose, voire cellules cancéreuses).
Remplacement
Contrairement à l'effet d'une molécule, les répercussions d'une intervention chirurgicale ne peuvent pas être évaluées sur un modèle de cellules en culture ou des analyses de tissus en biobanque, et continuent donc à nécessiter l'utilisation d'animaux, sans alternative ou solution de remplacement possible.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaires par groupe a été calculé par analyse statistique en amont au plus juste, portant à 12 (6 mâles et 6 femelles) le nombre d'animaux par groupe d'âge d'analyse.
Raffinement
La gestion du bien-être animal sera assurée par un habitat optimisé, et groupes de 3 à 5 individus, avec des objets de stimulation dans la cage, une surveillance clinique quotidienne, et l'utilisation de médicaments antidouleurs adaptés à tout geste potentiellement douloureux. Tous ces gestes seront limités au maximum et effectués sous anesthésie générale . Les situations non douloureuses mais stressantes seront également limitées en nombre et dans leur durée.
Choix des espèces
Contrairement à l'effet d'une molécule, les répercussions d'une intervention chirurgicale ne peuvent pas être évaluées sur un modèle de cellules en cultures, et continuent donc à nécessiter l'utilisation d'animaux, sans alternative ou solution de remplacement possible. Il a été démontré que les modèles de rongeurs pouvaient reproduire fidèlement le profil de patients avec une obésité induite et les effets de la chirurgie bariatrique. Leur rapidité d'évolution et de reproduction, en comparaison avec l'observation de cohortes humaines, devrait en outre nous permettre d'obtenir des résultats rapidement, et de mener dans les cinq ans à une bonne identification des profils des descendants à risque métabolique particulier. Les femelles rat Sprague-Dawley seront incluse dans le protocle de régime obésogène, en vue d'une chirurgie bariatrique ou sham à 7 semaines de vie, afin d'avoir un âge compatible avec un bon taux de fertilité au terme du protocole (obésité induite + chirurgie bariatrique, 10 semaines +/- 1 au total). Leurs descendants seront inclus dans le protocole de suivi longitudinal au moment du sevrage. Les mâles reproducteurs auront aux alentours de 12 semaines de vie.
Etude d’un nouveau mécanisme intracellulaire régulant la sécrétion d’une hormone intestinale, le GLP1 (glucagon-like peptide 1) et son action au niveau du pancréas et du foie pour un meilleur contrôle de la glycémie.
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
624 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des mises à jeun jusqu'à treize heures, des gavages, des prélèvements sanguins à la queue avec incision, des injections et une chirurgie de prélèvement en veine porte, et pour certaines seize semaines d'alimentation grasse et sucrée induisant obésité et pré-diabète. À la fin, toutes sont mises à mort par dislocation cervicale pour prélever leurs organes. Le porteur affirme qu'aucune alternative ne remplace l'animal pour cette "physiologie intégrée" entre intestin, pancréas et foie.
Objectifs
Le diabète de type 2 est une maladie caractérisée par une hyperglycémie chronique, c'est-à-dire par un taux trop élevé de glucose dans le sang. Cette maladie, qui survient généralement avec l’âge, touche davantage les personnes obèses. Elle se caractérise par une insulino-résistance et une perte progressive des capacités de sécrétion d’insuline par les cellules béta pancréatiques, l’hormone qui régule la glycémie. A l’heure actuelle, les traitements utilisés ciblent soit l’action de l’insuline soit sa sécrétion, alors qu’un ciblage des 2 composantes serait plus efficace. Par conséquent, il est crucial d’identifier de nouveau mécanismes contrôlant simultanément l’action et la sécrétion d’insuline pour mieux réguler l’hyperglycémie des patients diabétiques. Le projet vise à valider un nouveau mécanisme intracellulaire impliqué dans la régulation de la glycémie qui implique un dialogue entre l’intestin, le pancréas et le foie via la sécrétion d’une hormone intestinale appelée GLP1, qui est produite par les cellules intestinales après un repas et qui va réguler l’action et la sécrétion d’insuline. Ainsi, l’objectif est de valider chez la souris ce nouveau mécanisme intracellulaire en l’étudiant de manière concomitante dans l’intestin, le pancréas et le foie afin de définir s’il pourrait constituer à l’avenir une nouvelle piste de traitement préventif et/ou curatif de l’hyperglycémie chez les patients diabétiques.
Bénéfices attendus
L’objectif de ce projet de recherche est de valider une nouvelle hypothèse mécanistique impliquée dans le contrôle de la glycémie et de mettre en évidence de futurs moyens de prévention et/ou traitement du diabète de type 2. Si nos hypothèses sont validées chez la souris, nous initierons ensuite des tests chez l’homme et tenterons d’identifier des molécules capables de réguler ce mécanisme intracellulaire.
Procédures
Au cours des 4 procédures décrites dans ce projet, les souris seront soumises à : - des mises à jeun (1 à 3 selon les procédures) d’une durée de 6h30 à 13h maximum. - un gavage unique sur animal vigile (durée: 30 secondes) - des prélèvements sanguins de petits volumes (entre 2 et 6 selon les procédures) à la queue des souris pour les mesures de glycémie et d’insuline, associés à une incision unique de la queue puis un grattage du coagulum pour les prélèvements successifs. - des injections (1 à 2 selon les procédures) sur animal vigile lors des tests métaboliques (durée: 30 secondes). - une chirurgie associée à une analgésie 30 minutes avant l’anesthésie générale afin de réaliser un prélèvement sanguin en veine porte. - une alimentation riche en graisse et en sucre durant 16 semaines consécutives qui va induire une prise de poids des souris sans altérer leur mobilité.
Impact sur les animaux
- une prostration, la présence de sang dans la canule ou un gonflement de l’œsophage potentiel suite au gavage. - une sensation de faim et une hypoglycémie suite à la mise à jeun de 12-13h. Ces modifications physiologiques peuvent donc être responsable d’un stress chez l’animal et d’une baisse d’activité les conduisant à nicher dans leur nid. - une douleur transitoire au point d’injection lors des injections au cours des tests métaboliques. - Une hyperglycémie transitoire au cours des test métaboliques. Ces variations de glycémie sont des réponses physiologiques transitoires qui n’affectent pas l’état général des souris. L’hyperglycémie provoquée lors des tests revient à la normale au bout de 90 minutes. - une obésité liée à l’alimentation riche en lipides et en sucrose et un pré-diabète associé à une hyperglycémie modérée. Nos études préalables démontrent que leur prise de poids ne les empêche pas de se mouvoir dans la cage et d’accéder et la mangeoire et que leur pré-diabète ne modifie pas de manière majeure leur prise hydrique ni leur besoin d’uriner.
Devenir
A la fin des procédures, toutes les souris seront mises à mort par dislocation cervicale pour le prélèvement des organes d’intérêt.
Remplacement
Ce projet vient compléter des données déjà obtenues in vitro dans des lignées cellulaires de chacun des tissus d’intérêt (colon, foie et pancréas). Néanmoins il s’agit ici d’aller plus loin et de montrer qu’il y a une co-régulation de notre nouveau mécanisme intracellulaire dans ces 3 organes suite à un repas et que cela est nécessaire pour un contrôle optimal de la glycémie. Il s’agit donc d’un projet de physiologie intégrée où aucune alternative non animale n’est disponible. D’autre part, on veut également déterminer si ce nouveau mécanisme physiologique est dépendant ou pas du sexe, et ce paramètre n’est pas analysable autrement que sur animal.
Réduction
Pour diminuer le nombre d’animaux utilisés, nous allons comparer différents traitements en même temps afin de n’avoir qu’un groupe de souris contrôle. Le nombre de souris est calculé au plus juste tout en offrant la puissance statistique nécessaire pour l’interprétation des résultats scientifiques. Les paramètres mesurés étant très variables d’une souris à l’autre, un nombre minimal de 12 souris par groupe est nécessaire. Nous envisageons de potentiellement répéter une fois les procédures afin de compléter les études si nécessaires (soit 24 souris/groupe au maximum en final).
Raffinement
Les souris sont surveillées individuellement 3 fois/semaine et nous utilisons des points limites adaptés à nos procédures. Les gavages seront réalisés par une personne expérimentée à l’aide d’une sonde de gavage adaptée à la taille des souris. Pour les souris soumises à une alimentation riche en lipides et en sucrose, le nombre de souris par cage est diminué pour qu’elles aient suffisamment de place pour se mouvoir. L’alimentation hypercalorique va induire une prise de poids qui ne gêne pas la motricité des souris qui peuvent toujours accéder à la mangeoire. Néanmoins, des croquettes seront rajoutées dans la litière. Pour les prélèvements en veine porte qui nécessite une chirurgie, les animaux sont analgésiés 30 minutes avant d’être anesthésiées.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris car leur physiologie est « proche » de l’homme pour le contrôle de la glycémie. Selon les procédures, nous utiliserons soit des souris adultes de 10-12 semaines qui ont terminé leur croissance et ont un poids compatible pour la contention, les gavages et prélèvements sanguins, soit des souris de 5 semaines quand il s’agit de les nourrir avec une alimentation riche en graisse et sucre, dont les effets métaboliques sont plus marqués si débutée rapidement après le sevrage.