Système immunitaire

1914 contenus, page 78 sur 160
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 450
Souffrances
▲ -
▲ 450
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 450

Spontanément diabétiques ou dépourvues de système immunitaire, 450 souris vont être utilisées dans une procédure d'élevage d'un niveau de souffrance léger. Le suivi consiste en une analyse hebdomadaire de la glycosurie sur animal vigile et, en cas de résultat positif, en deux ponctions de sang à la veine caudale à une semaine d'intervalle. Le porteur indique que les souris diabétiques développent polyurie, polydipsie, perte de poids et anorexie, et qu'elles sont mises à mort dès la deuxième glycémie positive, indépendamment de tout signe clinique. Les reproducteurs trop âgés et les animaux surnuméraires sont tués, les autres passent dans les projets expérimentaux autorisés qui commandent ces lignées.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de maintenir l'élevage de souris spontanément diabétiques et de souris immunodéficientes au sein de l'établissement utilisateur pour produire le nombre d’animaux nécessaires aux projets de recherche.

Bénéfices attendus

Le maintien de l'élevage dans l'établissement utilisateur permet de limiter le transport régulier de lots d'animaux expérimentaux, avec une réduction du stress des animaux liés au changement de laboratoire et du transport. Les animaux élevés dans l'établissement sont plus calmes et ont une meilleure habituation aux animaliers et aux manipulateurs que les animaux issus des fournisseurs agréés.

Procédures

Les souches murines immunodéficientes ne nécessitent pas de prélèvements dans le cadre de leur reproduction ou suivi. Les souris spontanément diabétiques présentent un diabète spontané à partir de 10-12 semaines de vie. De manière à suivre l'apparition de la maladie, une analyse hebdomadaire de la glycosurie est effectuée sur animal vigile, à partir d'une goutte d'urine déposée sur bandelette urinaire (durée 1-2 minute de contention). En cas de glycosurie, une confirmation du diabète est effectuée par deux mesures de la glycémie >250mg/dl à une semaine d'intervalle. Un prélèvement de sang (environ 5µl) est ponctionné par piqûre à l’aide d’une aiguille 26G à la veine caudale sur animal vigile (durée 30 secondes max de contention) et la mesure de la glycémie est faite extemporanément via un glucomètre.

Impact sur les animaux

Les souris spontanément diabétiques présentent un diabète à partir de 10-12 semaines de vie. Les nuisances sont celles liées aux symptômes du diabète (polyurie, polydipsie, perte de poids, anorexie,...), mais sont d'apparition lente, et sont décelées précocément par un suivi de la glycosurie. Pour les souris immunodéficientes, le risque de nuisance est lié au risque d'infections virales ou bactériennes en cas de rupture de confinement. Pour exclure ce risque, les animaux sont hébergés en portoir ventilé et changés sous hotte à flux laminaire, avec maintien du statut SOPF. Aucune de ces souches ne nécessite de prélèvement pour génotypage ou phénotypage.

Devenir

Les animaux issus des couples reproducteurs ayant atteint un âge trop avancé sont mis à mort après renouvellement des couples. Ils peuvent être mis à mort de manière anticipée lorsqu’ils déclarent un diabète clinique, dans ce cas le couple reproducteur est renouvelé de manière anticipée. Les animaux nés à partir de ces couples reproducteurs sont destinés à intégrer une procédure expérimentale dans un des projets autorisés utilisant ces souches murines. Ils sont donc gardés en vie à l'issue de cette procédure d'élevage. Les animaux surnuméraires sont mis à mort s'ils n'entrent pas en procédure expérimentale.

Remplacement

Les projets mis en oeuvre sur les modèles animaux doivent avoir été testés et avoir montré des résultats et une preuve d'intérêt in vitro avant d'être autorisés. L'élevage des animaux présenté dans ce projet a pour but de permettre de valider les résultats ou d'explorer les mécanismes dans des systèmes complexes n'étant pas réalisables dans des modèles in silico, cellulaires ou ex vivo. En effet, les projets développés sur ces modèles nécessitent une exploraion des mécanismes d'action de molécules sur le système immunitaire, système diffus, complexe, influencant de nombreux autres grands sytèmes. Enfin, les souris humanisées constituent un modèle pré-clinique, en remplacement de modèles plus avancés comme les primates non humains.

Réduction

Le nombre de couples reproducteurs est adapté en fonction des demandes des différents protocoles expérimentaux, afin de répondre aux besoins des expérimentateurs, tout en évitant de produire des animaux qui ne seront pas utilisés. Lorsque cela est possible, les mâles et femelles sont utilisés. Dans le cas des souris diabétiques, les femelles ayant une prévalence plus importante de la maladie, elles seront préférentiellement utilisées pour les suivis d'incidence et pour les procédures expérimentales des projets autorisés. Les mâles sont conservés pour les accouplements ou pour le prélèvement de tissus et organes après mise à mort.

Raffinement

Tous les animaux, en accouplement ou post-sevrage, sont hébergés en portoir ventilé, changés sous hotte à flux laminaire et avec la totalité du matériel stérilisé et sans rupture de confinement, pour éviter le risque de nuisances associés à des infections opportunistes chez les souches immunodéficientes. Les couples reproducteurs sont hébergés dans un environnement enrichi (aliment spécifique enrichi pour reproducteur, dôme, tunnel, et nid de coton), pour permettre une bonne nidification et limiter le stress chez les animaux gestants. Une vérification quotidienne des mises bas est réalisée par la personne qualifiée responsable de la pièce de reproduction. Afin de ne pas perturber les relations parents-petits, le change est décalé pour n'être réalisé qu'au moins de 3 jours après la mise bas. Au moment du sevrage, les souriceaux sont également hébergés dans un environnement enrichi. Afin de réduire le stress, un enrichissement de leur nouvelle cage par transfert du nid des parents et l'ajout de bouchons humidifiés est réalisé, avec renouvellement chaque jour la 1ere semaine pour favoriser leur alimentation. L'alimentation enrichie est conservée pour les petits au moment du sevrage. De plus, une pipette plus longue est proposée pour leur faciliter l’accès à la boisson et des nids de cotons permettront de palier aux problèmes de thermorégulation. Au-delà, toute anomalie (liée ou non au phénotype dommageable) peut être détectée rapidement grâce au suivi clinique quotidien, et dont la sévérité est scorée selon des critères généraux (comportement/posture, mouvement, aspect général du poil, et perte de poids). En cas de rupture de confinement et d’infection opportuniste, les souris immunodéficientes montrent des signes généraux tels que décrits ci-dessus et seront suivies sur ces critères. Les souris diabétiques ne présentent que peu de symptômes cliniques, avec une maladie décelée précocement. Après confirmation de la présence d’un diabète installé, c’est-à-dire après deux glycémies positives, les animaux sont mis à morts, et cela indépendamment de l’observation de signes cliniques. Le principal signe clinique notable du diabète est la présence d’une glycosurie, provoquant une possible souillure de la litière et le besoin d’un change plus fréquent (augmenté à 2 à 3 fois par semaine si besoin).

Choix des espèces

La souche de souris utilisée dans les projets de recherche développés au laboratoire présente un diabète spontané proche du diabète de type 1 auto-immun humain, dont les mécanismes sont comparables. Ce modèle permet de tester de nouvelles cibles thérapeutiques et de mieux comprendre les mécanismes immunitaires mis en jeu dans cette pathologie. Les souris immunodéficientes sont des souris qui ne possèdent pas de système immunitaire propre et dans lesquelles peut se développer un système immunitaire murin ou humain après injection de cellules hématopoïétiques murines ou humaines. Les souris humanisées reconstituées avec un système immunitaire humain permettent le développement de modèles en conditions proches de l'homme, pour tester de nouvelles solutions thérapeutiques en alternative à des modèles de primates non humains. Pour les souris utilisées en accouplement, elles seront utilisées à partir de leur maturité sexuelle, autour de 8 semaines. Les souris gardées pour le suivi d'incidence du diabète dans la colonie seront gardées jusqu'à apparition des symptômes de la maladie.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 522
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 522
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 522

Pour mettre au point un vaccin contre la grippe administré par le nez plutôt que par injection, 522 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'équipe leur administre du liquide dans le nez ou dans le pharynx sous anesthésie générale, deux à trois fois à dix jours d'intervalle, puis infecte une partie d'entre elles par plusieurs souches du virus grippal. Le porteur indique que ces administrations peuvent provoquer une gêne respiratoire temporaire et que l'infection peut faire perdre jusqu'à 15 % du poids. Une grille de score fixe le seuil au-delà duquel les souris sont tuées par anticipation, et toutes les autres le sont en fin de procédure pour prélever poumons et ganglions.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de développer un vaccin contre la grippe administré par voie respiratoire car cette voie induit une forte réponse immunitaire dans les poumons. La plupart des vaccins contre la grippe sont administrés par injection intramusculaire et vont induire une protection contre un nombre limité de souches du virus, car celles-ci évoluent d’une année sur l’autre. D’une part, ce projet analysera la capacité du vaccin à activer le système immunitaire et à induire une mémoire immunologique dans le nez et les poumons des souris vaccinées. D’autre part, ce projet étudiera la capacité du vaccin à protéger ces souris contre une ultérieure infection par plusieurs souches du virus de la grippe. La mise en place d’une mémoire immunologique lors d’une vaccination est un processus complexe qui nécessite l’utilisation d’un modèle souris pour son étude. La souris est un animal qui permet de modéliser de nombreux mécanismes physiopathologiques rencontrés dans l’infection humaine respiratoire par le virus de la grippe.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour vocation d’établir un vaccin contre la grippe qui sera administré par voie respiratoire (sans injection) pour induire une mémoire immunitaire au niveau des poumons et qui protégera contre différentes souches du virus de la grippe. Cette stratégie de vaccination pourrait également être utilisée pour la conception de nouveaux vaccins contre d’autres pathogènes respiratoires.

Procédures

Administration dans le nez sous anesthésie générale (2-3 min), 2 fois à 10 jours d’intervalle ou 3 fois pour les souris infectées. 1 prélèvement du sang sur souris vigile (1 min). Administration dans le pharynx sous anesthésie générale (5 min), 2 fois à 10 jours d’intervalle et 1 fois administration dans le nez sous anesthésie générale (2-3 min) pour les souris infectées. 1 prélèvement du sang sur souris vigile (1 min).

Impact sur les animaux

L’administration de liquide dans le nez ou dans le pharynx sous anesthésie générale peut provoquer une gêne respiratoire temporaire. Les anesthésiques seront administrés par injection intrapéritonéale, ce qui est légèrement douloureux pour l'animal au moment de l'injection. Le prélèvement de sang provoque une douleur locale modérée au site de prélèvement. À la suite d'une infection par le virus de la grippe, l'animal peut perdre jusqu'à 15 % du poids qu'il avait avant l’infection.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l’issue de chaque procédure car nous avons besoin d’analyser la réponse immunitaire dans plusieurs organes tels que les poumons et les ganglions par des techniques qui précisent le prélèvement de l’organe.

Remplacement

La mise en place d’une réponse immunitaire lors d’une vaccination est un processus complexe qui implique plusieurs acteurs et qui ne peut pas être recréée in vitro. Nous utilisons donc un modèle de souris qui permet l’utilisation de nombreux outils disponibles pour l’exploration immunologique du modèle. De plus, l’infection par voie respiratoire du modèle souris fait intervenir de nombreux mécanismes physiopathologiques rencontrés dans l’infection humaine que nous ne pouvons pas reproduire par le biais de techniques in vitro.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet a été calculé sur la base des données existantes dans la littérature et de l'utilisation d'un logiciel statistique permettant d'estimer le nombre de souris par groupe.

Raffinement

L’administration des produits par voie respiratoire sera effectuée sous anesthésie générale (mélange d’anesthésique et d’un antidouleur). Un gel ophtalmique sur chaque œil sera appliqué pour éviter le dessèchement de ceux-ci pendant les anesthésies. Les souris seront placées sur tapis chauffante jusqu’au réveil pour limiter l’hypothermie lors des anesthésies. Le raffinement sera assuré par un suivi clinique des animaux (observation et pesée) deux fois par semaine après administration du vaccin, puis un suivi clinique quotidien après infection pendant la période critique. Ce protocole inclut des points limites qui seront évalues à l’aide d’une grille de score. Si le score limite est atteint, les animaux seront mis à mort de façon anticipée.

Choix des espèces

Le modèle souris, largement utilisé en laboratoire, est utilisé pour sa praticité et la bonne connaissance de son système immunitaire. Nous avons les outils necessaires pour l’analyse des réponses immunitaires du modèle. Animaux adultes livrés à 6-7 semaines d’âge, âge constituant un bon compromis entre une maturité suffisante du système immunitaire. Ils seront utilisés à 7-8 semaines (début de procédures).

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 14400
Souffrances
▲ -
▲ 8460
▲ 5940
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 14400

14 400 souris vont être utilisées sur cinq ans, toutes tuées à l'issue, chacune subissant au moins un prélèvement sanguin et, pour une partie d'entre elles, un gavage quotidien pendant sept ou quatorze jours d'affilée. 8 460 relèvent d'un niveau de souffrance léger, 5 940 d'un niveau modéré. Les souris reçoivent du bêta-glucane extrait de la paroi de Candida albicans puis sont infectées par des agents pathogènes qui provoquent poil hérissé, mobilité réduite et perte de poids au bout de sept jours, l'objectif étant de mesurer combien de temps dure la protection conférée par cet entraînement de l'immunité innée. Le porteur qualifie le recours à l'expérimentation animale d'"indispensable" au motif que ses propres travaux in vitro sur cellules humaines n'expliquent toujours pas comment le mécanisme fonctionne "à l'intérieur".

Objectifs

Le système immunitaire des mammifères comprend l’immunité innée et adaptative. L’immunité adaptative n’est plus la seule capable de mémoire ; en effet les cellules de l’immunité innée peuvent répondre plus efficacement à une infection si une agression immunologique a déjà eu lieu auparavant. C’est le « training » des cellules innées, ou entraînement. Nos études du training chez l’humain in vitro ont établi les mécanismes cellulaires impliqués, mais peu de données sont disponibles in vivo. Candida albicans (C. albicans) est une levure commensale des muqueuses à l’origine d’infections locales bégnines, mais également invasives et mortelles dans le cas d’immunodépressions. Ce microorganisme est d’une importance majeure pour l’étude du training, car il induit la protection : une injection d’une faible dose de C. albicans permet une meilleure résistance des souris à une infection sérieuse ultérieure. Le polysaccharide ß-glucan de la paroi de C. albicans est le médiateur du training et de la protection. Le ß-glucan est un sucre facilement isolable de la paroi des levures et non toxique. Nous avons établi que la protection est induite par injection intrapéritonéale de ß-glucan. Il est possible qu’une longue supplémentation orale puisse également protéger. La mémoire immunologique innée est non-spécifique et protège contre un pathogène distinct du premier agent infectieux rencontré. L’objectif scientifique de ce projet se décompose en cinq parties : - Peut-on induire un entrainement avec une approche simplifiée et une formulation du ß-glucan permettant dans le futur des nouvelles voies d’administration ? - Quelle est la durée pendant laquelle le training par ß-glucan est efficace face à une seconde infection ? - Quels acteurs de l’immunité innée sont affectés par le training ? Les souris sont protégées contre des infections locales, systémiques, fongiques, bactériennes ; les facteurs impliqués doivent donc être polyréactifs et largement distribués dans l’hôte. - Quels sont les évènements clés induits suite à l’introduction du ß-glucan dans l’hôte ? Identifier ses effets précoces clés permettront d’envisager d’autre voie d’administrations pertinentes. - La supplémentation orale en ß-glucan pendant deux semaines protège les souris contre une infection. Cette approche serait applicable à l’homme, mais la durée de la supplémentation peut-elle être réduite ?

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer la formulation de la molécule étudiée, les mécanismes et la longévité du training et de la protection face à des infections fongiques et bactériennes diverses, donnant une base solide de travail pour de futures études fondamentales (mécanismes voies d’administration) et cliniques (traitement préventif/combinatoire). Ces données seront obtenues pour les méthodes de training établies et publiées mais aussi avec une nouvelle formulation de la molécule étudiée et enfin une nouvelle méthode par voie orale, qui représente des approches adaptables à l’homme. Notre étude apportera également des nouvelles données cruciales sur les mécanismes physiologiques qui permettent à la molécule étudiée de protéger l’hôte contre différentes infections. Les acteurs immunitaires précoces et tardifs du training de l’immunité innée seront identifiés de manière plus complète, et la dynamique du training sera établie in vivo.

Procédures

Certains animaux auront selon les procédures: - une ou deux injections intrapéritonéale (quelques secondes) - une injection intraveineuse (1 minute) sous anesthésie gazeuse - une inoculation orale (deux minutes) tous les jours pendant 7 ou 14 jours Tous les animaux auront un prélèvement sanguin (quelques secondes) une seule fois

Impact sur les animaux

Une nuisance légère de courte durée sans incidence significative sur le bien-être ou l’état général des animaux sera associée au gavage et aux injection intrapéritonéale et intraveineuse. Les dommages escomptés dans ces expériences sont liés à l’objectif visant à comprendre les mécanismes induisant une protection contre des agents infectieux. Des agents infectieux de classe 2 seront inoculés aux souris et induiront des signes cliniques d’infection (poil hérissé, mobilité réduite, perte de poids) après 7 jours d’infections.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car nous devrons prélever en fin de procédures certains organes vitaux pour analyse.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation animale est indispensable, car bien que nous ayons largement étudié in vitro les mécanismes de mémoire de l’immunité innée avec des cultures de cellules humaines, nous ne comprenons toujours pas comment cela fonctionne « à l’intérieur », dans la vie réelle, ce qui est essentiel pour envisager des traitements préventifs/curatifs. De plus, comprendre les mécanismes in vivo d’entraînement nécessite l’utilisation de mammifères au système immunitaire inné complexe (inné et adaptatif, multiples cellules hématopoïétiques, origine embryonnaire et moelle osseuse), ce qui exclut l’utilisation d’insectes possédant un seul type cellulaire et dépourvus de système immunitaire adaptatif et de moelle osseuse. Ce travail viendra renforcer les connaissances acquises in vitro.

Réduction

Le nombre de souris nécessaires à ce projet est évalué à 14400 sur 5 ans. Ce nombre a été déterminé après consultation d’une biostatisticienne et analyses statistiques préalables permettant de déterminer à partir de combien de sujets une mesure est exploitable scientifiquement, et ce dans le souci de n’utiliser que le strict nécessaire d’individus tout en récupérant le maximum d’information par animal. Nous observons une protection tant chez les femelles que chez les mâles. Afin de réduire le nombre d’individus tout en maintenant une mesure exploitable scientifiquement, nos expériences seront principalement menées sur des femelles dans la continuité des travaux similaires publiés pour ce type d’étude, mais les résultats clés seront confirmés chez les mâles. Dans le cas spécifique de la durée de la protection induite par le training, des temps de plus en plus longs seront testés entre l’inoculum protecteur et l’inoculum infectieux. Dès que la protection sera perdue, les expériences incluant des temps encore plus longs seront annulées afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à notre étude. De même, dans le cas spécifique de l’étude de la formulation soluble de l’inoculum protecteur, si celui-ci ne présente pas les effets protecteurs escomptes, il sera exclu des autres procédures afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire à notre étude.

Raffinement

Le suivi des animaux selon une liste de signes cliniques permettra d’attribuer un score quantitatif de bien-être des animaux tel que décrit par la SBEA. Des aides alimentaires (type gel hydrique) et une réhydratation sous-cutanée avec de la solution saline seront mises en place au besoin. Si un animal dépasse le score limite, les animaux seront mis à mort.

Choix des espèces

Le modèle souris a été décrit dans la littérature et est le seul existant pour étudier l’entraînement de l’immunité. De plus les souris présentent des procédures expérimentales mieux codifiées par rapport à d’autres rongeurs, de multiples outils existent et les expérimentateurs ont de l’expérience sur ces animaux. Les souris utilisées seront adultes, entre 7 et 11 semaines d’âge. Le choix de ce stade de développement permet d’avoir des souris dont le système immunitaire est complètement développé, à savoir une hématopoïèse adulte et des macrophages résidents dans les tissus pleinement développés.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 8704
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5248
▲ 3456
Devenir
 -
 -
 -
 8704

Des composés injectés provoquent chez les souris des crises de type épileptique que le porteur reconnaît douloureuses. 8 704 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 3 456 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 5 248 un niveau modéré. Toutes subissent injections, chirurgies d'environ 40 minutes et tests comportementaux quotidiens de cinq minutes pendant une semaine, une partie passant en plus trente minutes en imagerie. Le porteur annonce l'administration d'antalgiques au titre du raffinement, puis écrit qu'il n'est pas possible d'en utiliser dans les expériences sur l'inflammation, "afin de ne pas modifier les résultats expérimentaux".

Objectifs

I'interleukine (IL1) est une molécule essentielle dans l’initiation de l’inflammation suite à une infection ou une lésion. Cette molécule est en outre impliquée dans le développement de nombreuses pathologies comme l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 2 et contribue au développement de maladies de type auto-inflammatoire. De nombreuses études suggèrent également que cette molécule modulerait de nombreux processus physiologiques ou pathologiques comme la mémoire ou la douleur. Cependant, en l’absence d’outils pertinents permettant d’étudier cette cytokine dans le temps et dans l’espace, les rôles précis de l'IL1 secrétée par différents types cellulaires selon le contexte physiopathologique ne sont pas connus ou controversés. Notre équipe a récemment développé un modèle de souris exprimant un capteur de l’IL1 qui émet de la lumière. Cette souris ‘2 en 1’ permet 1/soit de visualiser chez l’animal de façon spatiale et temporelle la production d’IL1 par mesure de la luminescence, 2/ soit d’inactiver spécifiquement la synthèse de l’IL1 dans un type cellulaire donné. Basé sur ce modèle murin innovant, ce projet a pour but de déterminer précisément le rôle de l’IL1 et les voies de signalisation cellulaire gouvernant sa libération, dans différents contextes physiologiques et pathologiques. A terme, ce projet devrait permettre d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles dans le traitement de différentes pathologies impliquant l’IL1. Ce projet sera réalisé dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Les bénéfices espérés du projet sont multiples : Il est attendu une meilleure compréhension du rôle de l’ IL1 dans divers contextes physiopatholoqiues et ainsi proposer de nouvelles pistes therapeutiques ciblant l’inflammation. Plus précisément, grâce à l’utilisation d’animaux exprimant un capteur de l’ IL1, nous pourrons définir précisément la provenance de cette molécule et la signalisation cellulaire associée à sa libération. De plus, l’invalidation génique de l’IL1 dans un type cellulaire donné nous permettra d’évaluer spécifiquement la contribution de l’ IL1 dans le développement de l’inflammation, des douleurs associées et des comorbidités anxio-dépressives.

Procédures

L'ensemble des animaux recevront des injections, des chirurgies et feront des tests comportementaux. Dans l'EU1, les expériences d'injection, de chirurgies et de tests comportementaux seront réalisés. Dans l'EU2, l'imagerie des animaux sera réalisée ainsi que des injections. Les tests comportementaux permettront de déterminer les troubles des fonctions motrices et cérébrales. Les animaux seront gardés en vie deux mois, le reste des animaux sera gardé en vie au maximum 15 jours après l'induction de l'inflammation. Les test comportementaux ont une durée de 5 minutes quotidiennes, pendant une semaine. Les chirurgies ont une durée d'environ 40 minutes. L'imagerie des animaux dure 30 minutes.

Impact sur les animaux

Des douleurs légères des injections par piqure, des douleurs à prendre en charge pendant et après des chirurgies. Des composés vont induire des crises de type épilepsie qui sont douloureuses pour les animaux. Les tests de comportement vont induire un stress modéré dans certaines conditions.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés afin de prélever les organes d'intérêt.

Remplacement

Ce projet s’appuie sur l’utilisation d’un modèle murin unique et innovant permettant de suivre précisément dans le temps et dans tout l’organisme l’expression d’une molécule pro-inflammatoire. Il permettra également de ne plus avoir l'expression, spécifiquement dans un type cellulaire donné, de cette interleukine afin de definir de nouvelles pistes therapeutiques. Il n’est donc pas possible de s’affranchir de l’utilisation d’animaux vivants. Enfin, notre projet s’appuie sur différents tests comportementaux chez l’animal ainsi que l’obtention d’organes pour en étudier les caractéristiques histologiques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement pertinents. L’avantage de notre souris exprimant le capteur de l’IL1 est la réutilisation possible d’un même animal pour un suivi longitudinal, notamment lors de la mesure de bioluminescence in vivo à différents temps, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, nous avons défini des stratégies de croisement de manière à limiter au maximum la production d’animaux qui ne seraient pas utiles pour l’expérimentation. Il est bien établi qu’il existe un important dymorphisme sexuel dans les mécanismes inflammatoires. Les études seront donc réalisées à la fois chez le mâle et la femelle. Les tests comportementaux et l’analyse des tissus seront effectués sur les mêmes animaux afin d‘en réduire le nombre. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation du logiciel G Power (ver 3.4.10) approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis. La taille de chacun des lots d’animaux à générer pour ce projet a été calculée sur la base de tests paramétriques permettant de détecter une différence significative sur la base d’un risque d’erreur α fixé à 5% et une puissance de 0.80.

Raffinement

Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué régulièrement. Des points limites spécifiques ont été définis (perte de poids continue et excessive; prostration ; poils ébouriffés, arrêt d’alimentation, etc.) et le raffinement (adminstration d’antalgiques ou analgesiques) s’appliquera pour une prise en charge adaptée des animaux. Pour les scores les plus importants, cette prise en charge pourra conduire à l'euthanasie de l’animal. Dans la partie de notre projet s’intéressant à l’inflammation dans différents contextes inflammatoires, il n’est pas possible d’utiliser des analgésiques ou des antalgiques afin de ne pas modifier les résultats expérimentaux. Pour le transport des animaux, nous suivrons la procédure validée par le réseau des animaleries de Montpellier, après demande d'autorisation auprès du vétérinaire et de la direction départementale de la protection des populations. Nous ajoutons à la litière des frisottis et/ou des buchettes en bois, des aliments et du gel hydrique.

Choix des espèces

La souris est un modèle bien connu dans la caractérisation des mécanismes sous-tendant l’inflammation. Ce modèle permet également l'utilisation de souris invalidées pour nos cibles d'intérêt ou exprimant des biosenseurs, ce qui permet de facilement considérer les rôles et fonctions de différentes protéines. De plus, les études précédentes de référence ont été réalisées sur des souris, ce qui permet de se baser et de comparer directement les résultats qui seront obtenus Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 2 et 6 mois), ce qui permet de s’affranchir des effets développementaux et de senescence.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1170
Souffrances
▲ -
▲ 576
▲ 594
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1170

Irradiées onze minutes, ou en deux doses de 5 puis 4,5 grays à quelques heures d'intervalle, les souris receveuses reçoivent ensuite une greffe de cellules souches sanguines. 1 170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour isoler ces cellules, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 576 d'entre elles et modéré pour 594. L'objectif déclaré est de vérifier si un régime riche en graisses accélère le vieillissement du système sanguin. Le reste du protocole tient en une phrase, des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins "comme décrit dans nos procédures", sans que soient précisés leur nombre ni leur fréquence, et la douleur possible après une greffe qui échoue n'est pas davantage détaillée.

Objectifs

Le système hématopoïétique vieillit avec l'âge, ce qui entraîne de nombreuses maladies liées à l'âge, comme les leucémies et autres. On ne sait pas si les signaux de stress subis précocement dans la vie donnent lieu à des phénotypes de vieillissement du système hématopoïétique. Notre objectif est donc de vérifier si un régime alimentaire riche en graisses, en tant que stress, donne lieu à de tels phénotypes.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous testerons si un régime riche en graisses entraîne le vieillissement du système hématopoïétique et nous découvrirons comment cela se produit au niveau moléculaire. Cela permettra d'identifier un mécanisme de vieillissement et pourrait donc offrir des moyens de lutter contre le vieillissement du système hématopoïétique et les maladies hématopoïétiques liées à l'âge.

Procédures

Les souris receveuses seront irradiées pendant 11 minutes dans un irradiateur X ou en utilisant 5 Gy le matin et une autre dose de 4,5 Gy après 4 à 6 heures. Les souris subiront des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins comme décrit dans nos procédures.

Impact sur les animaux

La piqûre de l'aiguille pour le prélèvement de sang et l'injection i.v. chez les souris, au cours de la procédure 1, 2 ou 3, provoque une légère douleur de courte durée. Les souris ressentent une douleur lors de l'injection avec l'aiguille. Les souris peuvent également ressentir une douleur/blessure après l'irradiation en cas d'échec de la greffe. Faim/soif/malnutrition : sans objet, stress physique/thermique : sans objet, environnement inadapté (stabulation)/isolement : sans objet. Les souris seront surveillées et notées pour les aspects physiques tels que la perte de poids et l'apparence du site d'injection au moins deux fois par semaine, et les points limites de la grille d'observation seront respectés.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure dans le but d’isoler et d’étudier les cellules souches hématopoïetiques.

Remplacement

Ce protocole étudie l'interaction entre différentes cellules, par exemple les cellules souches hématopoïétiques, et les cellules de leur microenvironnement, également connues sous le nom de cellules de niche.Cependant, il existe pas de système in vitro approprié pour étudier hématopoïèse qui soit comparable à un organisme de mammifères et qui permette d’établir une niche hématopoïétique dans laquelle les CSH peuvent rester quiescentes En réalité, les CSH en culture perdent progressivement leur phénotype quiescent. Seules certaines expériences peuvent être réalisées in vitro, telles que les essais de formation de colonies, et ce sont ces dernières qui seront utilisées. Par conséquent, les expériences in vivo sur des souris sont essentielles.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, chaque groupe contiendra le nombre minimum nécessaire pour la quantité de matériel nécessaire à l'expérience et pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Nous effectuerons 3 répétitions pour vérifier si la variation est significative. Si les deux premières expériences donnent le même résultat, la troisième expérience sera annulée pour réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les points limites de notre expérience seront définis sur la base de la grille d'observation mentionnée précédemment. Pour limiter la douleur résultant de la prise de sang, nous utiliserons un anesthésique. En ce qui concerne les transplantations, les souris irradiées feront l'objet d'une surveillance quotidienne pendant les deux premières semaines suivant l'irradiation, par la suite, la surveillance se fera deux fois par semaine. Nous administrons des antibiotiques aux souris.

Choix des espèces

La souris est le système idéal pour étudier l'hématopoïèse, car le système hématopoïétique est hautement conservé entre les souris et les humains. En outre, le vieillissement du système hématopoïétique est bien défini et l'approximation des âges pertinents entre l'homme et la souris est connue. Les animaux utilisés pour les experiences seront âgés de 2 à 4 mois males et females.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système urogénital
Souris : 960
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 960
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 960

Quatre mesures de débit de filtration glomérulaire de quarante-cinq minutes chacune, six prélèvements de sang à la queue, six prélèvements d'urine, une irradiation du corps entier et une chirurgie de clampage de l'aorte rénale : 960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie d'entre elles est transportée entre deux établissements pendant le protocole. L'objet du projet est de comprendre le rôle d'une protéine, CD99, dans l'insuffisance rénale aiguë et chronique, repérée d'abord dans les urines de patients opérés du cœur. Les souris sont tuées à la fin de la procédure pour le prélèvement de leurs reins, ou avant si elles perdent plus de 25 % de leur poids ou restent prostrées au-delà de vingt-quatre heures.

Objectifs

Récemment, nous avons identifié un peptide CD99 prédictif du développement d'une insuffisance rénale aigue (IRA) dans les urines obtenues 4h après un pontage cardiaque provenant d’une cohorte humaine. CD99 est une protéine principalement identifiée sur la membrane des cellules endothéliales et immunitaires. Dans la cohorte de patients utilisée pour identifier le ratio CD99 (peptide/protéine entière) comme nouveau biomarqueur de l'insuffisance rénale aiguë, l'expression du CD99 sur les cellules immunitaires circulantes (monocytes, neutrophiles, cellules B, cellules T) était similaire chez les patients ayant développé ou non une insuffisance rénale aiguë. Il est donc nécessaire de caractériser la façon dont les CD99 endothéliales et immunitaires modulent le risque de développer une insuffisance rénale aiguë avant de mettre en œuvre une approche thérapeutique ciblant les CD99. Ce projet est un projet multisite qui se déroule sur deux EU (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Mieux caractériser le rôle respectif de CD99 endothélial et immunitaire dans le développement d’une insuffisance rénale aiguë et chronique afin de développer ensuite une approche thérapeutique ciblant CD99.

Procédures

1/prélèvements sanguins à la queue (sous anesthésie) avant chirurgie et avant mise à mort (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 6 prélèvements seront réalisés (J0, J2, J7, J14, J21 et M1). Chaque prélèvement dure environ 2min par animal (anesthésie et prélèvement compris) 2/prélèvement d'urine lors de la contention de l'animal avant chirurgie et avant la mise à mort (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 6 prélèvements seront réalisés (J0, J2, J7, J14, J21 et M1). Chaque prélèvement dure environ 2min par animal. 3/Mesure du Débit de Filtration Glomérulaire avant chirurgie et avant sacrifice (placement du capteur et injection en retro-orbitaire sous anesthésie) (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 4 mesures seront réalisées (J0, J7 ou J14 J21 et M1). Chaque mesure dure environ 45min par animal (placement du capteur, injection en retro-orbitaire sous anesthésie et mesure) 4/irradiation (EU2). Une seule irradiation par animal est réalisée, la totalité de la procédure ne dépasse pas 2h (mise en cage, irradiation et retour en cage animalerie) 5/Induction d’une agression rénale (chirurgie, régime spécifique, injection de drogues) (EU1). Une seule chirurgie est effectuée par animal, la procédure dure entre 30 et 45min (anesthésie, chirurgie, clampage d'aorte rénale (le temps varie en fonction du sexe et de la souche) et souture).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront : 1/Une irradiation

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure ou si l'un des points limites était atteint. A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever de l’urine, du sang et différents organes (dont le rein) en vue de leur analyse.

Remplacement

Le recours à l’expérimentation sur des animaux est indispensable car l’insuffisance rénale aiguë est impossible à reproduire in vitro.

Réduction

Les modèles expérimentaux sont bien maitrisés par les expérimentateurs impliqués, ce qui évite les étapes de mise au point couteuses en animaux. Le nombre d’animaux utilisé est calculé au plus juste d’après notre connaissance du modèle pour permettre d’identifier statistiquement des différences intergroupes scientifiquement interprétables pour chaque paramètre principal et chaque modèle. Il est prévu d’utiliser un maximum de 960 Souris.

Raffinement

Les études sont optimisées d’après la littérature ou les observations réalisées au laboratoire (doses injectées, durée du traitement). Les animaux seront hébergés dans un service de zootechnie agréé par le ministère, par groupes de 4 dans des cages comprenant des éléments d’enrichissement (papier, tunnels...), avec alimentation et eau ad libitum. Ils seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bien-être, et pesés une fois par semaine. Les personnels intervenant dans ce projet sont formés à l’expérimentation animale et à la chirurgie et les procédures sont optimisées de façon à limiter au maximum la souffrance des animaux (anesthésie, analgésie, suivi attentif des animaux tout au long des différentes procédures). Des points limites ont été définis : 1) Perte de poids supérieure à 25% du poids initial ; 2) Posture de prostration ou léthargie au-delà de 24 heures après l’agression rénale ; 3) Signes de souffrances (comportement ou apparence anormaux, présence de lésions, absence de toilette…) sans amélioration pendant plus de 24h. Si un de ces points est atteint au cours du protocole, les animaux concernés seront mis à mort. Concernant le transport des animaux entre l'EU1 et l'EU2, il sera effectué sur des animaux aptes à supporter le voyage qui sera effectué dans des conditions telles qu'ils ne puissent être blessés ou subir des souffrances inutiles. Le transport sera effectué par une société agrée qui effectue de manière régulière la navette entre l'EU2 et l'EU1.

Choix des espèces

L’espèce utilisée permet d’utiliser le moins d’animaux possible pour atteindre les objectifs du projet. De plus, la littérature indique qu’elle est celle qui fournit les résultats les plus satisfaisants et qu’elle est la moins susceptible de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l'angoisse ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Nous utilisons le plus souvent la souris car elle est à l’origine d’un grand nombre de données dans la littérature et qu’il existe un nombre important de modèles de souris mutantes et transgéniques ciblant des protéines d’intérêt dans la régulation de la fonction rénale. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 semaines au début de l'expérience, à cet âge les reins sont pleinement développés, ce qui permet de modéliser au mieux les conditions cliniques adultes

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Souris : 3166
Souffrances
▲ 40
▲ 1006
▲ 2120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 3166

3 166 souris vont être utilisées, dont 40 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Régime riche en graisses pendant quatre ou douze semaines, jeûnes de six à seize heures, gavage, injections par quatre voies différentes, jusqu'à douze piqûres à la queue pour prélever une goutte de sang. L'injection d'insuline peut provoquer une perte de connaissance et des convulsions, celle de streptozotocine un diabète, et l'ensemble sert à comprendre le rôle des macrophages présents dans les îlots pancréatiques. Le porteur écrit avoir "besoin d'analyser l'organisme en entier" et conclut que les modèles animaux sont "indispensables", sur un projet dont la rubrique réduction tient en une phrase sans aucun chiffre.

Objectifs

Dans le pancréas, les îlots de Langherans sont centraux dans la régulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang). Ces micro-organes ont pour fonction de produire les hormones permettant de réguler la glycémie, notamment l’insuline. Des cellules immunitaires sont également présentes dans les îlots et semblent contribuer au bon fonctionnement des cellules. Ces cellules possèdent d’importantes capacités antioxydantes qui pourraient réguler le fonctionnement des cellules des îlots. Dans ce projet, nous proposons donc d’étudier le rôle de ces propriétés antioxydantes dans les îlots pancréatiques en physiologie et lors de stress métabolique induite par un régime riche en graisses ou chimiquement. D’autres part, l’origine de ces cellules immunitaires n’est pas encore connue, nous allons donc explorer comment ces cellules s’accumulent dans les îlots pancréatiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mettre en lumière des données fondamentales sur l'origine et le rôle des propriétés antioxydantes des macrophages résidant dans les îlots pancréatiques à l'homéostasie ou lors du dévelopment de complications métaboliques liées à l'obésité.

Procédures

1 régime riche en graisses pendant 4 ou 12 semaines, 1 à 2 mises à jeun (6 ou 16h), 1 injection intra-péritonéale (20s), 1 gavage (20s), 1 injection sous-cutanée (20s), 1 injection intra-veineuse (30s), 1 anesthésie gazeuse (10min), 1 chirurgie terminale sans réveil, 5 à 12 prélèvements d’une goutte de sang à la queue (3s), 3 prélèvements de 25 uL de sang à la queue (30s).

Impact sur les animaux

• Injection ip : douleur modérée et localisée de courte durée • Injection sous-cutanée et rétro-orbitale: douleur modérée et localisée de courte durée (sous anesthésie) • Régime riche en graisse: prise de poids et diminution de la mobilité • Mise à jeun : gêne due à la sensation de faim • Gavage : contention soutenue et introduction de la sonde • Injection d’insuline : baisse de la glycémie pouvant entrainer une perte de connaissance et des convulsions • Injection de streptozotocine : augmentation de la glycémie pouvant entraîner un diabète avec une polyurie.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour analyses.

Remplacement

Afin d'étudier les réponses du système immunitaire inné à des régimes alimentaires spéciaux (mimants les maladies induites par l'obésité), nous avons besoin d'analyser l'organisme en entier, reflétant ainsi les intéractions cellulaires et inter-organes. En effet, les régimes alimentaires vont provoquer des altérations au niveaux du tissu adipeux, du foie, du muscle et du pancréas. Nous ne pouvons pas donc étudier ces effets in vitro, les modèles animaux sont donc indispensables.

Réduction

Les effectifs seront déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans des conditions optimales pour leur bien-être. De plus, lorsque cela est necessaire, nous avons prévu de recourir à des anethésies gazeuses ou avons mis en place des points limites adaptés.

Choix des espèces

La souris est le modèle de référence dans l’étude de l’obésité et du diabète. En effet, les gènes impliqués dans cette condition (dont les gènes de l’inflammation chronique) jusqu’à présent identifiés chez l’Homme sont conservés chez la souris. De nombreux outils sont disponibles sur le modèle murin et notamment la possibilité d’invalider un gène d'intérêt. Ce système permet, de façon très efficace, de cibler uniquement certains types cellulaires ou encore certain tissu. Dans notre projet, c'est la compilation de ces données issues des trois modèles de souris transgénique qui permettra une bonne compréhension des mécanismes mis en jeu en physiologie et au cours de l'obésité. Nous étudierons les souris au stade adulte. En effet, les souris seront étudiées à partir de 8 semaines, ce qui correspond à la maturité sexuelle des souris soit la stabilisation des hormones et de la différence entre les mâles et les femelles que nous explorerons dans cette étude. De plus à cet âge la maturation du système gastro-intestinal en lien avec le système immunitaire, largement étudié dans ce projet, a déjà eu lieu. Exceptionnellement, nous étudierons le nombre des cellules immunitaires dans les îlots pancréatiques en fonction de l'âge soit à 2, 4, 6, 8, 12, 24 et 48 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 240
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 240
Devenir
 -
 -
 -
 240

Opérées sous anesthésie pour un rétrécissement de l'aorte, les souris subissent ensuite trois prélèvements sanguins espacés de quinze jours, une IRM, trois à quatre échocardiographies et un test d'effort sur tapis de course. 240 souris femelles sont ainsi utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur indique qu'un œdème pulmonaire peut apparaître chez 10 à 20 % d'entre elles juste après l'opération, puis chez 20 à 30 % huit à douze semaines plus tard, à mesure que l'insuffisance cardiaque s'installe. Toutes sont tuées à la fin de la procédure, alors que les retombées annoncées, de nouvelles cibles pour prévenir l'insuffisance cardiaque, restent formulées au conditionnel.

Objectifs

Nous allons nous appuyer sur un modèle chirurgical de sténose aortique présentant une réponse morphophénotypique dépendante de la souche de souris. En effet, la souris C57BL6J femelle développe une cardiomyopathie hypertrophique concentrique tandis que la souris BALB/c développe une cardiomyopathie excentrique dilatée. En caractérisant la communication entre les cellules immunitaires infiltrant le cœur et les vaisseaux lymphatiques dans ce modèle, nous souhaitons identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de limiter l’inflammation et la dysfonction cardiaques. Ce modèle va permettre d’améliorer notre compréhension de la réponse immunitaire cardiaque lors de maladies cardiovasculaires.

Bénéfices attendus

Ce modèle permet d’étudier deux cardiomyopathies d’origine non-ischémique induits par surcharge de pression : l'hypertrophie cardiaque et la cardiomyopathie dilaté. Nos travaux de recherche nous permettront d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de moduler l’inflammation, l’œdème et la fibrose afin de restaurer/préserver la fonction cardiaque. A terme, nous espérons pouvoir proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour prévenir le développement d’une insuffisance cardiaque.

Procédures

Les animaux subiront, sous anesthésie et couverture analgésique, une procédure chirurgicale (duré de 10-20 minutes) en début d'étude, suivi des prélèvements sanguins (3 fois, espacé de 2 semaines minimum). Ils seront également soumis à des analyses non invasifs (IRM 1 fois, échocardiographie 3-4 fois, un test à l’effort par tapis de course 1 fois) pendant l'étude.

Impact sur les animaux

Ce modèle peut induire, chez 10-20% des individus, un œdème pulmonaire transitoire (maladie), liée à la surcharge de pression rapide induit par le rétrécissement aortique. Ceci pourrait influencer la respiration des souris (rythme de respiration accéléré, peu d’activité de locomotion). Généralement, sous 24h après l'opération, 80-90% des animaux récupérer. D’autre part, pendant les premiers jours après la chirurgie, les animaux pourront avoir des douleurs liées à la mini-thoracotomie. Un autre point de souffrance pendant l’étude pourrait être une infection sur les points de sutures (maladie). Finalement, vers 8-12 semaines post-opératoires un œdème pulmonaire peut apparaitre chez 20-30% des individus (maladie), qui pourrait altérer la respiration. Ceci est liée au développement de l’insuffisance cardiaque, la pathologie que nous étudions avec ce modèle.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

Dans l’objectif de remplacer l’expérimentation animale, nous mettrons en place certaines expériences par des études in vitro (prolifération de cellules, interactions cellules-cellules). Cependant l’utilisation des animaux est rendue nécessaire car il n’existe pas, à ce jour de modèles de cardiomyopathies in vitro

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la fonction cardiaque (échographie, IRM, tolerance d'effort) puis des mesures invasives (hémodynamique).

Raffinement

Pour raffiner, les animaux sont hébergés aux normes requises et un enrichissement des cages est mis en place. Des points limites adaptés, une stratégie d’anesthésie et d'analgésie seront mise en place avec un suivi quotidien du bien-être animal. Nous allons dans ce projet utiliser des souris femelles, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles.

Choix des espèces

Le choix de la souris se justifie par l’expérience du laboratoire avec des modèles de cardiomyopathies chez la souris. La souris a également l’avantage indéniable de permettre l’utilisation des outils biologiques, comme certains anticorps monoclonaux qui ne sont parfois pas accessibles pour le rat. De plus, dans notre laboratoire, nous avons depuis de nombreuses années une excellente expérience des évaluations fonctionnelles et structurelles cardiaques in vivo ainsi que ex vivo chez la souris Nous allons inclure uniquement des souris adultes de 20-24g pour ces études. La taille des souris à cet âge permet une réalisation facilitée des chirurgies et correspond à un âge habituel dans la littérature pour l’induction du modèle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 6840
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6840
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6840

Colite provoquée par un produit dans l'eau de boisson, par sensibilisation de la peau suivie d'une administration rectale, ou par injections répétées pendant douze semaines : 6 840 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement d'organes entiers. Certaines lignées ont un système immunitaire déficient, ce qui les rend plus sensibles aux infections. La douleur liée à l'inflammation intestinale est estimée "légère à modérée au maximum", dans un texte qui décrit par ailleurs un risque de péritonite lié à la répétition des injections abdominales. Le porteur indique recourir en première intention aux organoïdes et aux systèmes d'intestin artificiel, puis conclut qu'un modèle animal est "totalement indispensable".

Objectifs

Les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) sont caractérisées par une inflammation intestinale inappropriée. Elles représentent un fardeau majeur pour les populations occidentalisées. En effet, leur incidence et prévalence ont augmenté de façon spectaculaire au cours des dernières décennies. Les thérapies actuelles ne sont que partiellement efficaces et principalement basés sur des immunosuppresseurs (médicaments affaiblissant le système immunitaire). Celles-ci sont associés à des effets secondaires, notamment des infections et des cancers. Il est donc urgent de mieux comprendre leur origine et d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Nous avons observé chez les patients atteint de MICI, une altération dans l’une des voies métaboliques qui est directement corrélé à l’inflammation. L'hypothèse principale du projet est de caractériser l'effet de cette enzyme dans les MICI afin de pouvoir développer l’enzyme humaine comme un candidat thérapeutique. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements pour les MICI.

Bénéfices attendus

Ce projet représente un programme de recherche complet et ciblé sur le métabolisme dans le contexte de la santé et des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI). En France, les MICI concernent aujourd’hui près de 300 000 personnes (données 2021). L'approche que nous proposons est complètement nouvelle et basée sur des découvertes concernant le rôle des certains métabolites dans les processus inflammatoires. Notre approche est basée sur la modulation de certaines voies métaboliques, perturbées dans les maladies inflammatoires, afin de restaurer la production normale de métabolites anti-inflammatoires tout en diminuant la production de métabolites pro-inflammatoires. Ce projet multidisciplinaire intègre plusieurs facettes de l'immunité et métabolisme. Les études décrites dans le projet devraient améliorer notre compréhension des mécanismes délétères impliqués dans les MICI tout en identifiant une nouvelle stratégie thérapeutique utilisable chez les patients.

Procédures

Certains modèles subiront un traitement préalable pour induire le modèle transgénique à raison d’une injection intrapéritonéale quotidienne sur animal vigile (moins de 10 secondes) pendant 5 jours consécutifs. Certains modèles animaux utilisés dans le projet dispose d’un système immunitaire déficient réduisant leur capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rends plus sensible aux infections. Par la suite, nous mettrons en œuvre les différents modèles de colites mimant les aspects des maladies inflammatoires de l'intestin (MICI). Les souris pourront être suivre au choix selon les groupes et questions scientifiques : i) Une colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours et/ou une injection intrapéritonéale sur animal vigile (moins de 10 secondes) par jour pendant 7 jours à 12 jours. ii) Une colite induite par sensibilisation de la peau sous anesthésie (5 minutes) suivi d’une administration rectale sous anesthésie (5 minutes) et/ou une injection intrapéritonéale sur animal vigile (moins de 10 secondes) ou un gavage intragastrique (moins de 10 secondes) pendant 3 jours. iii) Une colite induite une injection intrapéritonéale de cellules (moins de 10 secondes) et/ou une injection intrapéritonéale sur animal vigile (moins de 10 secondes) au maximum une fois par jour pendant un maximum de 12 semaines. Afin de vérifier la composition du microbiote, les selles fraiches de chaque animal seront recueillies régulièrement sans contrainte pour l'animal. Les animaux seront simplement placés dans des pots transparents permettant aux animaux de bouger librement, et après quelques minutes (maximum 5 minutes) les animaux produisent des fèces spontanément. Afin de vérifier l’état métabolique des souris, les animaux subiront un prélèvent de sang de faible volume sur animal vigile par simple contention par une personne formé avec un matériel adapté en moins de 30 secondes. Les animaux seront ensuite euthanasiés selon une méthode réglementaire au temps prévu pour effectuer les différents prélèvements nécessaires pour répondre aux questions scientifiques du projet.

Impact sur les animaux

Le projet comprend différentes techniques d’administrations (gavages, injections intra-péritonéales) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. La répétition des injections au niveau abdominal peut entrainer un risque de péritonite (très rare). Nous réalisons des recueils réguliers de selles fraiches sans contrainte (animal libre de ses mouvements) qui ne devraient induire de nuisance ou tout au plus un léger stress lié au changement d’environnement durant quelques instants. Nous réaliserons également des prélèvements sanguins de faible volume pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste ainsi qu’un risque d’hématome ou d’hémorragie. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale qui n'entraîne pas la mort de l'animal. On peut estimer que son intensité sera légère à modérée au maximum. Pour l’un des modèles de colite, une anesthésie est nécessaire et pourrait induire dans de rare cas, une mauvaise réaction (stress thermique, difficulté respiratoire, arrêt cardio-respiratoire). De plus, certains modèles utilisés dans le projet disposent d’un système immunitaire déficient réduisant leur capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rend plus sensible aux infections

Devenir

A l’issue des procédures, les animaux seront tous euthanasiés par une méthode réglementaire afin de prélever les organes pour réaliser différentes analyses biologiques. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.

Remplacement

Malgré le développement et l’utilisation en première intention de modèle non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation normale et inflammatoire. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu, un modèle animal est donc de ce fait totalement indispensable.

Réduction

Ce projet impliquera donc un maximum de 6840 animaux. Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Les nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux à trois fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus. Néanmoins nous ne répéterons l’expérience que si les résultats vont dans le sens de l’hypothèse de travail et que la puissance statistique n’est pas encore atteinte.

Raffinement

permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, suivi, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (grille de suivi, point limite) et des soins adaptés. De plus, les actes mis en œuvre sont parfaitement maitrisés par le personnel et adaptés au modèle animal.

Choix des espèces

Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons des souris non transgéniques mais également des lignées murines simples, doubles et triples transgéniques (toutes sur le même fond génétique). Justification des stades : Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 12 semaines de vie. Cet âge est couramment utilisé dans la littérature pour les modèles de colites. Justification du sexe : Nous utiliserons des mâles et femelles selon les productions en interne car nous étudierons les deux sexes qui sont relevant pour la pathologie en question.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 138
Souffrances
▲ 138
▲ -
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 138

Canulées à la trachée et à la jugulaire sous anesthésie profonde, le muscle crémaster ouvert pour filmer la formation des caillots dans leurs vaisseaux, 138 souris vont être utilisées dans des procédures menées sans réveil. Chaque séance dure jusqu'à trois heures pour la thrombose et jusqu'à sept heures pour l'inflammation, à raison d'une procédure par animal. Toutes sont tuées par surdose d'anesthésique en fin d'expérience, le porteur écrivant qu'elles "ne seraient pas viables en l'état". L'activité relève de la prestation de service, le laboratoire annonçant être sollicité chaque année par une équipe académique et une entreprise pour tester leurs molécules, et revendiquant être le seul en France à maîtriser ces modèles.

Objectifs

Nous estimons être contacté par une équipe académique et une compagnie par an pour un des deux protocoles précliniques murins. Toutes prestations ou collaborations impliquant des animaux transgéniques fera l’objet d’une demande de projet specifique au comité d'ethique. Nous sommes en général amenés à tester des molécules dans des modèles précliniques murin que nous sommes les seuls à maitriser en France (evaluation de la thrombose ou de l'inflammation en temps réel).

Bénéfices attendus

Ce type d’expérimentation permet d’évaluer, dans un modèle complexe vertébré ne pouvant pas être reproduit in vitro, les capacités anti-thrombotiques et/ou anti-inflammatoires de molécules d’intérêt. Il permet notamment de mettre en évidence un élément clé pour la poursuite de l’étude de molécules : la stabilité du thrombus plaquettaire et donc sa capacité à emboliser. Ces embolisations sont critiques car elles sont à l’origine des embolies pulmonaires et des accidents vasculaires cérébraux. Ces expérimentations, en complément d’expérimentations in vitro, permettent de sélectionner les meilleurs candidats possibles pour poursuivre leurs évaluations selon la réglementation en vigueur.

Procédures

Les animaux sont canulés au niveau trachéal et veineux sous anesthésie profonde, avec exposition du muscle crémaster pour visualiser les veinules et les artérioles, afin d’étudier la thrombose et l’inflammation. Ces expérimentations sont sans réveil, les animaux restent sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasiés par excès d’anesthésique. Il y a une seule procédure expérimentale par animal. Seule l’anesthésie intrapéritonéale et l'injection de d'analgesique en sous-cutanée pour le protocole d'inflammation sont réalisées sur un animal vigile. Les animaux seront euthanasiés par excès d'anesthésiques. La durée maximale d'une expérience de thrombose est de 3 heures et de 7 heures pour une expérience d'inflammation.

Impact sur les animaux

La totalité de la procédure dure maximum sept heures pour les expériences d’inflammation et trois heures pour celles de thrombose. Les deux procédures sont sans reveil, les animaux sont canulés en trachéal et au niveau de la jugulaire, le muscle cremaster est exposé pour visualiser les artérioles et le veinules. Les animaux sont maintenus sous anesthésie profonde grace à des injections d'anesthesique minutées en intraveineux et d'analgesiques préchirurgie en sous cutanée. Les animaux sont euthanasiés par exces d'anesthesique.

Devenir

Les animaux sont, sous anesthésie profonde, canulés aux niveaux trachéal et veineux, avec une exposition du muscle crémaster dans le but de visualiser les veinules et les artérioles afin d’étudier la thrombose et l’inflammation. Les animaux ne seraient pas viables en l’état, il est nécessaire de les euthanasier.

Remplacement

Les neutrophiles, les plaquettes et les cellules endothéliales sont des cellules clefs dans l’immunothrombose. A ce jour, Aucune lignée cellulaire immortalisée ne permet de produire dans des proportions satisfaisantes des neutrophiles et des plaquettes. D’autre part, Il n’est pas possible de reproduire à l’heure actuelle l’intégrité du vaisseau (incluant la contractibilité, la perméabilité, les cellules musculaires lisses) ni l’activation des cellules endothéliales in vitro.

Réduction

Dans un soucis d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux anoncée a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'experimentations supplémentaires. Dans la mesure du possible dans les experimentations de thrombose plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux. Cela nous permet de minimiser le nombre d’animaux par exemple au lieu de réaliser un lot pour l’accumulation de plaquettes et un autre pour l’accumulation de la fibrine. Nous pouvons quand les fluorochromes sont compatibles suivre les deux cinétiques dans le même animal. Pour éviter toute influence de l’expérimentateur sur les résultats les expériences sont réalisées en aveugle (anonymisation des échantillons par un autre expérimentateur).

Raffinement

Pour les deux types d'expérimentation, thrombose et inflammation, les animaux sont anesthésiés Les points limites dans les deux types d'expérimentations sont une perte sanguine excessive et un flux sanguin irrégulier au niveau du crémaster, ainsi qu'une décanulation de la jugulaire, entraînant dans tous ces cas l'euthanasie des animaux par excès d'anesthésiques. L'administration d'anesthesique est minutée et avec une posologie précise. Compte tenu de la durée prolongée des expérimentations anti-inflammatoires pouvant aller jusqu'à 7 heures, nous avons choisi de traiter les animaux avec un analgésique supplémentaire avant l'anesthésie par voie intrapéritonéale.

Choix des espèces

Le modèle murin est le modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose et de l'inflammation. En effet la formation d’un thrombus et le dévelopement d'une inflammation dans le modèle murin est excessivement proche de celle de l’Homme, aussi bien au niveau des molécules que des cellules impliquées. Nous travaillons sur des animaux adultes de 5 à 12 semaines, nous avons besoin d'un système immunitaire et d'une production de plaquettes matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Trois injections sous-cutanées et trois injections rétro-orbitales sous anesthésie déclenchent chez elles une maladie qui reproduit la sclérose en plaques, avec une paralysie qui commence par la queue et gagne les membres postérieurs, et des douleurs neuropathiques possibles. Les animaux sont pesés et notés trois fois par semaine jusqu'à la perfusion intracardiaque terminale qui permet de prélever leur système nerveux central. Le porteur indique que de nouvelles cibles thérapeutiques pourraient en sortir, et affirme que les interactions entre cellules immunitaires et leur microenvironnement ne peuvent pas être remplacées par des systèmes in vitro fiables.

Objectifs

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux central. Une dysfonction du système immunitaire y entraine des lésions qui provoquent des perturbations motrices et sensitives. La prise en charge thérapeutique des patients est à ce jour imparfaite. La maladie est médiée par une population de globules blancs spécifique, et il a été proposé que deux nouvelles protéines d’intérêt sont nécessaires au fonctionnement de ces cellules et donc au développement de la maladie. L’objectif de ce projet est de comprendre à l’échelle cellulaire et moléculaire comment ces protéines interviennent dans la biologie de cette population de cellules pathogéniques. Cette étude se fera en utilisant un modèle de sclérose en plaques chez la souris, pour lequel les protocoles expérimentaux sont bien établis et permettent de reproduire fidèlement les symptômes et les mécanismes de la maladie humaine.

Bénéfices attendus

Ce projet pourrait permettre non seulement de mieux comprendre les mécanismes contribuant au développement de la sclérose en plaques, mais aussi de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutique pour le traitement de cette maladie.

Procédures

-3 injections par voie sous-cutanée sous anesthésie gazeuse isofluorane (2*5 secondes/souris au cours d’une anesthésie de deux minutes au total environ) -3 injections par voie intra-veineuse rétro-orbitale sous anesthésie isofluorane (2*2 secondes/souris au cours d’une anesthésie de deux minutes au total environ) -1 perfusion intra-cardiaque terminale sous analgésie et anesthésie médicamenteuse (3 minutes/souris)

Impact sur les animaux

Les injections permettant l’induction de la maladie peuvent induire une douleur légère (traitée par analgésiques). Les symptômes de la maladie se manifestent par une paralysie progressive, commençant par la queue, puis les membres postérieurs et enfin les membres antérieurs. Dans notre animalerie, la sévérité se limite à la paralysie des membre postérieurs. Comme chez l’homme, la maladie peut être associée à des douleurs neuropathiques. Après avoir atteint le score maximum, les animaux entrent dans une phase de rémission (variable, de partielle à complète). Les scores cliniques et le poids sont évalués trois fois par semaine et nécessitent une contention de quelques secondes, pouvant engendrer un stress léger.

Devenir

Les souris seront mises à mort afin de prélever le système nerveux central et les ganglions lymphatiques pour analyses.

Remplacement

Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d'expériences in vitro. Cependant, la validation de nos résultats nécessitera une série d'expériences dans un contexte physiologique pertinent, c’est-à-dire chez l’animal. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et leur microenvironnement, ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables.

Réduction

Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats.

Raffinement

Certaines procédures peuvent induire une douleur/un stress chez les animaux. Les protocoles que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse, via notamment l’anesthésie gazeuse et un antalgique (buprénorphine). Un suivi adapté et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la souffrance des souris. Le comportement, l’éventuelle déshydratation des souris, et l’apparition éventuelle d’inflammation au site d’injection seront suivis tout au long de l’expérience. Un enrichissement (morceaux de coton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage. En cas d’altération du bien être ou de perte de poids limitée, de la nourriture liquide et de l’eau gélifiée et des injections de glucose, pourront être utilisés.

Choix des espèces

Le choix de l’expérimentation chez la souris est justifié par l’utilisation d’un modèle de sclérose en plaques, le plus utilisé dans la littérature car reflétant la pathologie humaine de façon fidèle, notamment concernant le rôle pathogénique des cellules immunitaires. Les méthodes de scoring et les points limites sont également très bien établis. Les souris seront âgées de 7 à 12 semaines, ce qui correspond à un état de maturité du système immunitaire et reflète la maladie humaine qui se déclare généralement chez de jeunes adultes. L’âge sera homogène dans chaque procédure.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 720
Souffrances
▲ -
▲ 720
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 720

Les souris de la lignée utilisée sont privées d'une protéine du système immunitaire et développent un lymphome vers huit à dix mois. 720 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées avant cet âge. Aucune intervention expérimentale n'est décrite sur l'animal vivant, le projet consistant à entretenir la lignée puis à prélever moelle osseuse, ganglions, rate et thymus après la mise à mort. Le porteur affirme n'attendre aucune nuisance, la prévention du phénotype dommageable reposant sur l'utilisation puis la mise à mort des souris bien avant l'âge où le lymphome apparaît.

Objectifs

Notre équipe travaille sur une famille de protéines jouant un rôle crucial dans le développement et la fonction des cellules du système immunitaire. Dans cette famille, l'une d'entre elles, que nous étudions, semble importante pour le développement des cellules T et B, mais beaucoup de questions restent actuellement sans réponses et nécessitent des études supplémentaires. L’objectif de ce projet est de déterminer l'importance de cette protéine dans la vie des cellules T et B, de leur génération à leur localisation dans les organes lymphoïdes secondaires, en utilisant des souris qui ne la possèdent plus. Ces souris mutantes pourraient avoir des effets indésirables en élevage. Des mesures d’élevage spécifiques et l’utilisation des souris avant l’âge d’apparition d’un phénotype potentiellement dommageable seront mises en place pour prévenir l’apparition de nuisances potentielles. Après mise à mort, différents organes seront récupérés afin d'étudier le devenir des cellules T et B dans différentes expériences in vitro et ex vivo.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont de comprendre les mécanismes qui contrôlent l'activation et la polarisation des lymphocytes B et T, acteurs principaux de la réponse immunitaire adaptative jouant un rôle crucial dans le développement de cancers et pathologies auto-immunes et inflammatoires. Cela permettra d'établir de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement de ces pathologies.

Procédures

La mutation créée dans les animaux, permettant la suppression d’Aiolos, pourrait entraîner des effets indésirables comme le développement d’un lymphome à l’âge de 8 à 10 mois. Cependant, grâce aux conditions d'hébergement optimale et l’utilisation des animaux bien avant cet âge critique, cela permet de prévenir l’apparition de ces effets indésirables et nous n’attendons donc pas de nuisances dans ce contexte.

Impact sur les animaux

Le phénotype dommageable attendu sur les souris porteuses de la mutation est le développement d’un lymphome à un âge tardif (8-10 mois). Cependant, grâce à nos méthodes de raffinement que nous avons mises en place (conditions d’élevage spécifiques, études avant l’âge critique), nous n’attendons pas l’apparition de ce phénotype.

Devenir

Mise à mort pour gestion du phénotype dommageable et prélèvement d'organes.

Remplacement

Nous travaillons sur l'influence d'une protéine sur le devenir des cellules B et T. Nous étudions le développement des lymphocytes B dans la moëlle osseuse, des lymphocytes T dans les thymus et leur devenir dans les organes lymphoïdes secondaires. Jusqu’à ce jour, les lignées cellulaires disponibles ne permettent pas de suivre le destin de ces cellules de leur "naissance" à leur "mort". Ces cellules doivent être maintenues dans un environnement in vivo pour maintenir leurs caractéristiques spéciales. C'est pourquoi notre projet nécessite d'utiliser un modèle in vivo et qu'il est impossible de remplacer l'utilisation d'animaux dans ce projet. Cependant, au cours de notre expérimentation, nous nous réservons la possibilité d’employer des méthodes alternatives et des modèles in vitro, dès que cela est possible, afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le but de ce projet sera de récupérer les organes permettant d’étudier le devenir des différentes populations des cellules B et T in vitro. Nos prélèverons le maximum d’organes (moëlle osseuse, ganglions lymphatiques, rate, thymus) pour chaque animal afin de collecter le plus d’informations au cours d’une procédure. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs. Au cours de notre expérimentation, nous nous réservons, cependant, la possibilité d’employer des méthodes alternatives et des modèles in vitro, dès que cela est possible, afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux. Des tests statistiques seront effectués pour comparer les expériences générées in vitro.

Raffinement

Les animaux seront élevés dans une zone d'élevage spécifique seulement accessible par des zootechniciens. Cette zone protège les animaux de pathogènes spécifiques. Les animaux sont élevés dans des cages ventilées, avec de l'eau et de la nourriture à volonté. Des barrières physiques bloquent l'entrée de pathogènes et des contrôles sanitaires sont effectués régulièrement sur animaux sentinelles afin de s'assurer qu'aucune contamination par des pathogènes éventuels ne soit en cours. Les animaux seront utilisés bien avant apparition d’un phénotype potentiellement dommageable. Afin de récupérer les organes d'intérêt, les animaux seront transférés dans une animalerie au statut sanitaire conventionnel. Les animaux seront élevés en groupe, dans des cages ventilées avec le matériel nécessaire pour qu'elles créent leur nid et leur permettre des conditions d'hébergement optimales. Un suivi règlementaire quotidien sera effectué. Dans ces conditions d'hébergement et à l'âge où ils seront étudiés, nous n'attendons aucun phénotype dommageable pour ces animaux.

Choix des espèces

Les souris présentent l’avantage de pouvoir être modifiées génétiquement (souris- knock-out, transgéniques), ce qui permet de contrôler l’expression d’un ou plusieurs gènes soit dans un type de cellule spécifique, soit dans toutes les cellules. Le système immunitaire de la souris se rapproche de l’Homme, ce qui permet de travailler dans un modèle de référence pour l’étude des cellules T et de certaines pathologies comme les maladies auto-immunes associées à une dérégulation des cellules T. Pour ces raisons, les souris représentent un modèle de référence dans l’étude des mécanismes qui sous-tendent la pathogénicité des cancers ou maladies auto-immunes, ce qui est l’objet de notre recherche. Nous utiliserons les animaux entre 5 et 20 semaines maximum afin de s'assurer de ne pas se rapprocher de l'âge (8-10 mois) où elles pourraient développer un phénotype potentiellement dommageable.