Système urogénital
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
Gestion de lignées de rongeurs génétiquement altérés
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
Rats : 30000
Créées sur place ou reçues d'autres établissements, des lignées de souris et de rats génétiquement modifiés sont élevées, tatouées et biopsiées pour vérifier qu'elles portent bien la mutation commandée. 320 000 souris et 30 000 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré, ceux qui ne partent pas vers un autre projet d'expérimentation étant tués, sans placement possible puisqu'ils appartiennent au scientifique commanditaire. Chaque animal peut subir jusqu'à quatre biopsies de l'oreille ou de la queue et quatre prélèvements sanguins par jour, et exprimer du seul fait de sa mutation un phénotype douloureux tel qu'une arthrite. Le porteur ajoute que la mise à mort peut être programmée à un âge précis pour éviter que l'animal n'exprime ce phénotype, et que les scientifiques "s'engagent par écrit" à ce qu'il n'existe pas de solution de remplacement à leur lignée.
Objectifs
Ce projet a pour premier objectif le maintien de lignée de rongeurs génétiquement modifiées qui développent des modifications/symptômes physiques ou cliniques (appelés phénotypes) dû à la mutation des gènes, et l’évaluation de l’impact de ces caractéristiques sur leur bien être ; comme deuxième objectif la réalisation d'une biopsie (prélévement d’un morceau d’oreille le plus souvent) en plus d’une identification par tatouage des animaux. Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés comme modèle expérimental pour la recherche (compréhension de maladies d’origine génétique, par exemple la mucoviscidose, l’hémophilie ou encore la myopathie dans différents domaines : facteurs de risque, mécanismes physiopathologiques, essais thérapeutiques, ...) ou pour le développement de médicaments. A la réception ou à la création de lignées génétiquement modifiées, si nous ne connaissons pas l’impact de la mutation génétique sur l’animal, une caractérisation de la lignée sera réalisée afin d'évaluer le bien-être animal et permettre sa gestion optimale, sa prévention ou son traitement adéquat. Si l’impact de cette mutation est avéré et connu, la gestion de cette lignée y sera adaptée par la définition / surveillance des possibles signes cliniques ainsi que leur prévention et traitement. Pour toute lignée génétiquement modifiées, il est important de savoir si l’animal est porteur ou non de la mutation génétique, pour cela, une biopsie peut être réalisée qui permettra d’extraire l’ADN de l’animal et ensuite de vérifier si l’animal à la mutation dans son ADN. Ce test est important car dans l’élevage de lignée génétiquement modifiées, tous les animaux nés ne sont pas porteurs de la mutation, il est donc primordiale de le vérifier pour pouvoir utiliser les animaux d’interet uniquement et donner des résultats fiables. Enfin, certaines mutations génétiques ne font effet qu’après l’injection d’une hormone ou d’un antibiotique. Pour induire cette mutation d’interet et que l’animal exprime physiologiquement cette mutation, une injection de l’hormone pourra ainsi également être réalisée. Pour ce projet, nous comptons 350 000 animaux (ajout de 15% dû à l’augmentation de l’utilisation de ces modèles) répartis entre 500 et 600 projets différents. Entre 15- 20% de ces projets concerneront des lignées dont une partie des animaux pourront exprimer des phénotypes parfois pathologiques de leur mutation.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement modifiés (avec une analyse de la présence de la mutation validée) qui leur permettront de réaliser leurs études sur des organismes entiers et vivants. L’altération génétique de ces animaux permet de les rendre plus spécifique à une question scientifique posée, et ainsi réduire le nombre d’animaux qui aurait du être utilisé si on avait utilisé des lignées moins adaptée à la maladie étudiée. Ainsi, le bénéfice de ce projet sera de permettre une évaluation et une prise en charge des nuisances causées par la mutation génétique des lignées génétiquement modifiées et une standardisation et un raffinement des méthodes de prélèvement de tissus pour la cartographie génétique de ces lignées. Le tout permettra d’avoir une meilleure maitrise de la production, de l’élevage et de la qualité des animaux qui doivent être sains, sans agent pouvant induire des biais dans les études et porteur de la mutation génétique voulue afin de fournir aux scientifiques le bon modèle pour leurs expérimentations.
Procédures
Selon les besoins du projet, les animaux pourront être soumis par animal : - A maximum 4 biopsies (à l’oreille préférentiellement ; à la queue sur justification scientifique), acte d’une durée maximale d’une minute - A des prélèvements sanguins au volume et fréquence conformément à la réglementation en vigueur (maximum 4 prélèvements sanguins par jour) d’une durée maximale d’une minute Selon les besoins du projet, les animaux hébergés soumis aux nuisances énoncées pourront exprimer un phénotype ayant un impact négatif sur eux (ex : mutation induisant de l’arthrite). Dans de rare cas, l’administration de ligands peuvent être fait via des injections en intrapéritonéale ou en gavage (durée : moins de 5 minutes, fréquence peut varier d’une expérimentation à une autre, mais n’excédant pas une fois par jour pendant 7 jours, en cas de protocole nécessitant de dépasser ces limites, cela devra au préalable être valider par la SBEA) (durée et fréquences décrites dans la procédure 4, et recommandées par la littérature).
Impact sur les animaux
EExpression d’un phénotype ayant un impact négatif sur les animaux et des signes cliniques associés. Douleur, signes cliniques, mortalité inatendue ou stress exprimé pendant l’évaluation bien etre animal d’une nouvelle lignée. Douleur et stress léger de courte durée associés à une biopsie par méthode invasive (4 biopsies maximum) en plus d’une identification. Douleur et stress léger de courte durée associés à un prélèvement sanguin. Douleur, stress léger de courte durée dûs aux contentions. Douleur, stress léger de courte durée dûs à l'injection d’un produit.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux sont soit en utilisation continue dans des projets d’expérimentation, soit mis à mort (les animaux appartiennent au scientifique et ne peuvent être replacés).
Remplacement
Ce projet vise à fournir aux scientifiques des animaux génétiquement altérés qui leur permettront d’étudier dans des organismes entiers et vivants toutes les conséquences d’une altération génétique définie et/ou l’intérêt de molécules thérapeutiques pour lutter contre ces conséquences. Ceci implique l’étude de divers processus biologiques et systèmes physiologiques complexes et nombreux au fur et à mesure de la vie du modèle et nécessite de disposer d’organismes vivants et entiers afin de pouvoir observer l’impact de l’altération génétique ou d’une molécule thérapeutique dans l’ensemble des organes, tissus et fonctions physiologiques. La complexité des mécanismes mis en jeu ne permet donc pas de réaliser de nos jours de tels projets sur des modèles in vitro. Les scientifiques s’engagent par écrit à ce qu’il n’y ait pas de solution de remplacement à cette lignée.
Réduction
Le nombre d’animaux hébergé et mis en accouplement est calculé en fonction des besoins stricts de chaque scientifique. Les chercheurs sont sensibilisés à la nécessité de limiter le nombre d’animaux utilisés et nous mettons en œuvre des améliorations continues de nos méthodes de reproduction pour réduire le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un niveau d'élevage correspondant aux objectifs du projet. Par exemple : Adaptation du sexe du reproducteur transgénique quand il est accouplé avec des animaux non transgéniques afin de maximiser les chances de fertilités (phénotype impactant la reproduction) ; éviter les mères dont le phénotype réduit les comportements maternels ; fécondation in-vitro pour ne produire qu’une génération d’animaux d’intérêt et éviter le vieillissement ; cryoconservation des lignées non utilisée et arrêt des colonies respirantes si pas de besoin. Nous encourageons les scientifiques à utiliser les petits au génotype sauvage (non d’intérêt) en tant que contrôles. Pour l’évaluation du bien-être d’une nouvelle lignée, ne sont utilisé que le nombre d’animaux minimum requis. Nous ne faisons pas naître d’animaux spécifiquement pour cette évaluation. Pour le génotypage, nous encourageons les scientifiques à choisir des méthodes de prélèvement qui associent identification et génotypag. Nous les encourageons à choisir des schémas d’accouplement ne nécessitant pas de génotypage (homozygotes x homozygotes par exemple). Nous avons aussi réduit le nombre d’animaux utilisés pour l’évaluation du bien-être des nouvelles lignées en adaptant les anciens requis Suisses et Allemands (100 animaux sur 3 générations) aux recommandations européenes (au moins 7 animaux de chaque sexes et génotypes, sur 2 générations).
Raffinement
En cas de signe clinique particulier, un suivi adapté est mis en place par des techniciens qualifiés et compétents au suivi vétérinaire des animaux. Dans le cas de lignées pouvant présenter un phénotype dommageable, si le phénotype le requiére, des observations cliniques plus fréquentes et plus spécifiques avec des points limites et des raffinements précis seront mise en place. Afin de limiter la douleur pour l’animal, une euthanasie pourrait être demandé en automatique à un point limite ou âge précis afin d’éviter que l’animal n’exprime le phénotype. Ces observations sont facilitées par l’utilisation d’outils internes de suivi de type grille de score. En cas de détection d’un point limite terminal, l’animal est mis à mort.
Choix des espèces
Les rats et les souris sont les espèces pour lesquelles les manipulations génétiques sont développées, maitrisées et avec de nombreuses données scientifiques. De plus, ces espèces permettent d’élever rapidement un nombre d’animaux suffisamment important pour pouvoir avoir des données scientifiquement exploitables et permettent ainsi de mener de manière plus fiable des études en recherche et développement. Pour ce projet, nous devons caractériser et élever des animaux génétiquement modifiés qui peuvent développer des caractéristiques cliniques spécifiques à tout âge. Pour vérifier la présence de la modification génétique, une biopsie est réalisée le plus souvent (99% des cas) une semaine avant le sevrage ou au sevrage. Dans environ 1% des cas, une nouvelle biopsie à l’âge adulte peut être demandé pour vérification. Une analyse du sang peut également permettre de vérifier que l’animal présente les caractéristiques attendues, cette dernière se fait après 4 semaines d’âge minimum (adulte) Pour finir, la modification génétique peut être induite par l’injection d’une hormone, cette injection peut se faire à partir de 8.5jours après la fécondation.
Conséquences d’une lésion de la moelle épinière sur les fonctions érectile et éjaculatoire chez le rat.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
- Système urogénital
Les mises au point chirurgicales ont d'abord été faites sur des cadavres de rats sortis d'expérimentations menées par d'autres équipes. 128 rats vont maintenant être opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, le temps d'implanter des électrodes et de léser la moelle épinière en moins de trente minutes, puis de stimuler les circuits nerveux de l'érection et de l'éjaculation. Lors des premiers essais, un même animal est utilisé toute la journée pour "maximiser les données", une seule stimulation par animal étant prévue ensuite. Aucune raison n'est donnée à la mise à mort des rats, le passage qui devrait l'expliquer reprenant mot pour mot celui des effets indésirables.
Objectifs
Les lésions de la moelle épinière sont un problème de santé important, avec une incidence annuelle de 15 à 52.5 cas par million, touchant des individus jeunes et en bonne santé. Ces lésions causent une paralysie et une perte de sensations bien connues, mais également une dysfonction du système autonome, qui est la partie du système nerveux qui régule les fonctions autonomes telles que la respiration, les battements du coeur ou encore la digestion. Ces dysfonctions autonomes sont, entre autres, des dysfonctions cardio-vasculaires, génito-urinaires, gastrointestinales… et altèrent considérablement la qualité de vie ainsi que l’espérance de vie du patient. Des études de qualité de vie ont montré que pour la majorité des paraplégiques, la récupération de la fonction sexuelle augmenterait drastiquement leur qualité de vie. Les réseaux neuronaux impliqués dans la fonction sexuelle ne sont pas encore bien compris, il est donc important d'étudier ces réseaux dans la physiologie et dans la pathologie de manière à déterminer avec plus de précision de nouvelles cibles thérapeutiques, afin de restaurer la fonction sexuelle chez les paraplégiques.
Bénéfices attendus
Les lésions de la moelle épinière présentent une incidence dramatique sur tous les aspects de la vie quotidienne individuelle. Les études de qualité de vie montrent que la restauration de la fonction sexuelle chez les paraplégiques et les tétraplégiques améliorerait considérablement leur qualité de vie. Par ce projet, nous espérons en savoir plus sur le fonctionnement de la fonction sexuelle, de manière à trouver un traitement compatible avec leurs déficits.
Procédures
Les animaux resteront endormis durant toute la procédure, sans réveil. Les interventions, comme l’implantation d’électrodes ou la lésion de la moelle épinière, seront courtes (moins de 30 minutes). Lors des tests initiaux, un animal sera utilisé toute la journée pour maximiser les données. Une fois les paramètres de stimulation définis, chaque expérience sera plus brève, avec une seule stimulation par animal.
Impact sur les animaux
Les injections d’analgésiques/anesthésiques peuvent induire un léger stress transitoire. S'agissant de procédures sans réveil, les animaux ne subiront pas d’autres nuisances ou effets indésirables.
Devenir
Les injections d’analgésiques/anesthésiques peuvent induire un léger stress transitoire. S'agissant de procédures sans réveil, les animaux ne subiront pas d’autres nuisances ou effets indésirables.
Remplacement
La fonction sexuelle est possible grâce à l'interaction du multiples systèmes (hormonal, sensoriel, autonome et moteur), l'étude de cette fonction nécessite donc un organisme entier. De plus, il n'existe pas de modélisation de ce système qui permettrait de prédire les effets des molécules que nous souhaitons passer au crible dans ce projet. S'agissant d'un nouveau projet, nous avons besoin d'apprendre à réaliser les procédures chirurgicales. C'est pour cela que nous avons fait des mises au point méthodologiques sur des cadavres de rats sortant d'expérimentation d'autres équipes, afin de maitriser au mieux les méthodes. La suite logique, que nous développons dans ce projet, est de passer sur animaux vivants avec des procédures sans réveil afin de récolter des données, tout en continuant de maitriser les méthodes sans risquer de douleurs pour l'animal.
Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés dans cette saisine, plusieurs étapes de cette pré-étude seront faite sur les mêmes animaux : tests de plusieurs molécules sur le même animal... De plus, le nombre d'animaux a été déterminé par des tests statistiques.
Raffinement
Les chirurgies ont été mise au point préalablement sur des cadavres récupérés auprès d'autres chercheurs. Cette formation a été faite sous la tutelle de notre vétérinaire. De plus, nous avons prévu une analgésie 30 minutes avant l’anesthésie. S'agissant d'un nouveau projet, nous commençons par des procédures sans réveil afin de ne pas infliger de douleurs dues à l'apprentissage aux animaux, tout en récoltant les données dont nous avons besoin. Les animaux seront hébergés en groupes de 2, avec de l’enrichissement. L’eau et l’alimentation sont à volonté. Les animaux sont surveillés quotidiennement et des soins seront apportés en cas de signes de mal être ou de douleur.
Choix des espèces
Le rat est particulièrement compatible avec notre projet car sa taille supérieure à celle de la souris permet de faciliter les chirurgies. De plus, il existe de nombreux points communs entre le rat et l'humain quant à la réparation de la moelle épinière après lésion. Nous utiliserons des animaux adultes car ils doivent être sexuellement développés et actifs (6 à 8 semaines).
Prélèvements invasifs en routine pour la caractérisation génétique de souris génétiquement altérées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système urogénital
Une biopsie d'oreille à l'emporte-pièce, l'amputation de l'extrémité de la queue ou un prélèvement de sang sur animal éveillé : 9 600 souris vont subir ces gestes de génotypage dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Ces gestes ne produisent aucune donnée expérimentale par eux-mêmes, ils servent à connaître les caractéristiques génétiques des lignées transgéniques entretenues par l'établissement pour ses équipes de recherche. Le porteur compare la douleur provoquée à celle d'une injection avec une aiguille. Les souris dont le génotype se révèle sans intérêt sont mises à mort, les autres restant en vie comme géniteurs ou pour être engagées dans des expériences ultérieures.
Objectifs
Pour comprendre les maladies humaines et développer des traitements efficaces, les chercheurs utilisent des technologies de plus en plus performantes. Les études des processus biologiques sont ainsi effectuées grâce à l’utilisation de banques de données, de culture de cellules voire de culture de tissus in-vitro. En revanche, seul un organisme intégré permet aujourd’hui d’étudier et de comprendre les interactions entre cellules, tissus et organes. La souris est un modèle de choix pour l’étude de mécanismes biologiques au cours de processus physiologiques ou pathologiques tels que les cancers. Notre projet consiste dans le cadre de l’élevage de lignées transgéniques murines présentes dans notre structure à prélever du tissu sur les animaux pour réaliser le génotypage (connaissance des modifications génétiques effectuées dans le matériel génétique de la souris) afin de connaître les caractéristiques génétiques propres à chaque souris
Bénéfices attendus
Les souris transgéniques sont des modèles indispensables pour l’étude de la fonction et de la régulation de gènes au cours de processus biologiques physiologiques (développement embryonnaire, maintien de l’homéostasie tissulaire) et pathologiques (cancers, maladies immunitaires, maladies neurologiques…). Ces modèles sont aussi utilisés par la communauté scientifique pour le développement de thérapies innovantes. La caractérisation des profils génétiques individuels est indispensable pour constituer les lots d’animaux utilisés dans le cadre des activités de recherche
Procédures
Le prélèvement de tissu à l’oreille est réalisé sur animal vigile avec un emporte-pièce en métal permettant un geste précis et une taille standardisée de prélèvement (durée du geste inférieure à 30 sec). Lorsque l’intégrité des pavillons des oreilles est requise, le prélèvement de tissu se fait par le prélèvement de l’extrémité de la queue de la souris vigile (durée du geste inférieure à 2 sec). Lorsque le génotypage doit être réalisé sur le sang, un prélèvement de sang unique est réalisé sur souris vigile (durée du geste inférieure à 10 sec).
Impact sur les animaux
Les différents gestes techniques de prélèvements de tissus (biopsies d’oreille ou de queue et prélèvement sanguin) peuvent provoquer une douleur légère et temporaire au moment de l’acte, équivalente à celle d’une injection avec une aiguille.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem, ou bien en raison d’un génotype sans intéret Les animaux gardés en vie ont été produits pour une utilisation continue en expérimentation ou bien en géniteur pour le maintien des lignées.
Remplacement
Les chercheurs effectuent un travail préliminaire grâce à l’utilisation de bases de données (études in silico) et des modèles in-vitro (culture de cellules, organoïdes…). Les informations et réponses obtenues doivent parfois être complétées ou validées par des études sur des organismes intégrés qui permettent d’étudier et de comprendre les interactions entre les cellules dans les tissus et organes. Le recours à l’animal est justifié pour chacune des lignées utilisées (développement des projets des équipes de recherche)
Réduction
Une optimisation des schémas d’accouplement permet de produire un maximum d’animaux d’intérêt. Par ailleurs, la production des animaux est basée sur les besoins expérimentaux établis de façon statistique. Dans le cas où le génotype des parents est transmis à l’identique, les descendants ne sont plus génotypés de manière systématique, il n’est donc pas nécessaire de prélever de fragment de tissu. De même dans le cas où un seul sexe est utilisé pour les besoins expérimentaux, les animaux de l’autre sexe ne seront pas prélevés en vue de génotypage. D’autres méthodes de génotypage sont développés tels que le recours à la lampe UV pour les animaux ayant un gène fluorescent .
Raffinement
Le prélèvement de tissus est réalisé à l’aide d’instruments dédiés. Ce geste rapide et précis est réalisé par du personnel formé dont la compétence est validée par la SBEA. Le prélèvement de sang est rapide et réalisé par du personnel validé par la SBEA (Structure du bien-être animal). Une pression avec un coton est effectuée pour stopper le saignement et empêcher l’apparition d’un hématome, l’arrêt du saignement est vérifié avant de remettre l’animal en cage.
Choix des espèces
La souris est un excellent modèle pour réaliser des modèles génétiquement modifiés pour plusieurs raisons - il s’agit d’un mammifère avec un génome proche de celui de l’humain (99%) - reproduction rapide : 3 semaines de gestation puis les animaux sont matures sexuellement à 6-8 semaines - taille des portées conséquente : (entre 6 et 10 petits) - manipulation génétique aisée. De plus, le modèle murin est reconnu comme pertinent pour les thématiques de recherche de l’établissement. 3 à 4 semaines au moment du sevrage. A cet âge, les animaux sont capables de se nourrir seuls et peuvent donc être séparés de leur mère.
Prélèvements invasifs en routine pour la caractérisation génétique de souris génétiquement altérées
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système urogénital
Prélever un fragment d'oreille, un bout de queue ou du sang pour lire le patrimoine génétique de chaque animal : la finalité de ce projet est l'intendance d'un élevage de lignées transgéniques. 88 800 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les prélèvements se font sur animal vigile, à l'emporte-pièce métallique pour l'oreille, en moins de trente secondes. Une partie des souris est tuée pour analyses post-mortem ou parce que son génotype ne présente pas d'intérêt, les autres restent en vie pour d'autres expériences ou comme géniteurs, et le porteur qualifie ces lignées de modèles "indispensables".
Objectifs
Pour comprendre les maladies humaines et développer des traitements efficaces, les chercheurs utilisent des technologies de plus en plus performantes. Les études des processus biologiques sont ainsi effectuées grâce à l’utilisation de banques de données, de culture de cellules voire de culture de tissus in-vitro. En revanche, seul un organisme intégré permet aujourd’hui d’étudier et de comprendre les interactions entre cellules, tissus et organes. La souris est un modèle de choix pour l’étude de mécanismes biologiques au cours de processus physiologiques ou pathologiques tels que les cancers. Notre projet consiste dans le cadre de l’élevage de lignées transgéniques murines présentes dans notre structure à prélever du tissu sur les animaux pour réaliser le génotypage (connaissance des modifications génétiques effectuées dans le matériel génétique de la souris) afin de connaître les caractéristiques génétiques propres à chaque souris
Bénéfices attendus
Les souris transgéniques sont des modèles indispensables pour l’étude de la fonction et de la régulation de gènes au cours de processus biologiques physiologiques (développement embryonnaire, maintien de l’homéostasie tissulaire) et pathologiques (cancers, maladies immunitaires, maladies neurologiques…). Ces modèles sont aussi utilisés par la communauté scientifique pour le développement de thérapies innovantes. La caractérisation des profils génétiques individuels est indispensable pour constituer les lots d’animaux utilisés dans le cadre des activités de recherche
Procédures
Le prélèvement de tissu à l’oreille est réalisé sur animal vigile avec un emporte-pièce en métal permettant un geste précis et une taille standardisée de prélèvement (durée du geste inférieure à 30 sec). Lorsque l’intégrité des pavillons des oreilles est requise, le prélèvement de tissu se fait par le prélèvement de l’extrémité de la queue de la souris vigile (durée du geste inférieure à 2 sec). Lorsque le génotypage doit être réalisé sur le sang, un prélèvement de sang unique est réalisé sur souris vigile (durée du geste inférieure à 10 sec).
Impact sur les animaux
Les différents gestes techniques de prélèvements de tissus (biopsies d’oreille ou de queue et prélèvement sanguin) peuvent provoquer une douleur légère et temporaire au moment de l’acte, équivalente à celle d’une injection avec une aiguille.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem, ou bien en raison d’un génotype sans intéret Les animaux gardés en vie ont été produits pour une utilisation continue en expérimentation ou bien en géniteur pour le maintien des lignées.
Remplacement
Les chercheurs effectuent un travail préliminaire grâce à l’utilisation de bases de données (études in silico) et des modèles in-vitro (culture de cellules, organoïdes…). Les informations et réponses obtenues doivent parfois être complétées ou validées par des études sur des organismes intégrés qui permettent d’étudier et de comprendre les interactions entre les cellules dans les tissus et organes. Le recours à l’animal est justifié pour chacune des lignées utilisées (développement des projets des équipes de recherche)
Réduction
Une optimisation des schémas d’accouplement permet de produire un maximum d’animaux d’intérêt. Par ailleurs, la production des animaux est basée sur les besoins expérimentaux établis de façon statistique. Dans le cas où le génotype des parents est transmis à l’identique, les descendants ne sont plus génotypés de manière systématique, il n’est donc pas nécessaire de prélever de fragment de tissu. De même dans le cas où un seul sexe est utilisé pour les besoins expérimentaux, les animaux de l’autre sexe ne seront pas prélevés en vue de génotypage. D’autres méthodes de génotypage sont développés tels que le recours à la lampe UV pour les animaux ayant un gène fluorescent .
Raffinement
Le prélèvement de tissus est réalisé à l’aide d’instruments dédiés. Ce geste rapide et précis est réalisé par du personnel formé dont la compétence est validée par la SBEA. Le prélèvement de sang est rapide et réalisé par du personnel validé par la SBEA (Structure du bien-être animal). Une pression avec un coton est effectuée pour stopper le saignement et empêcher l’apparition d’un hématome, l’arrêt du saignement est vérifié avant de remettre l’animal en cage .
Choix des espèces
La souris est un excellent modèle pour réaliser des modèles génétiquement modifiés pour plusieurs raisons - il s’agit d’un mammifère avec un génome proche de celui de l’humain (99%) - reproduction rapide : 3 semaines de gestation puis les animaux sont matures sexuellement à 6-8 semaines - taille des portées conséquente : (entre 6 et 10 petits) - manipulation génétique aisée. De plus, le modèle murin est reconnu comme pertinent pour les thématiques de recherche de l’établissement. 3 à 4 semaines au moment du sevrage. A cet âge, les animaux sont capables de se nourrir seuls et peuvent donc être séparés de leur mère.
Etude des mécanismes moléculaires impliqués dans le contrôle de la reproduction chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
Un tatouage sur les phalanges, un bout de queue coupé pour en extraire l'ADN, et pour certaines femelles deux injections d'hormones à 48 heures d'intervalle. 6 188 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue pour récupérer leurs ovules et leurs spermatozoïdes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet porte sur des lignées génétiquement modifiées rendues infertiles d'un sexe ou de l'autre, pour comprendre la fécondation, améliorer la procréation médicalement assistée et chercher des pistes contraceptives. Le porteur écrit que le nombre d'animaux "sera réduit au minimum" sans donner le moindre calcul d'effectif, alors que 6 188 souris naîtront et seront tuées pour des gestes qui tiennent en trois lignes.
Objectifs
Les troubles de la fertilité sont en constante augmentation dans le monde et plus particulièrement dans les pays industrialisés. Environ un couple sur cinq consulte pour des difficultés à procréer. Les causes de l'infertilité sont souvent inconnues. Le recours à l’assistance médicale à la procréation représente un parcours éprouvant pour les couples et un coût financier important pour la société. La prise en charge de ces problèmes d’infertilité exige une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires nécessaires à la fertilité et représente un défi à la fois scientifique et sociétal. Le projet étudie plusieurs aspects de la reproduction et de l'infertilité pour comprendre comment un spermatozoïde fonctionnel est produit, comment les informations qu'il porte et qu'il transmet à la descendance, sont mises en place, comment il reconnaît l'ovule, comment leur rencontre in vitro peut être améliorée pour une assistance médicale ou comment la fécondation pourrait être bloquée pour un effet contraceptif. Le projet étudie des lignées de souris génétiquement modifiées pour des gènes indispensables à la reproduction des mâles ou des femelles, chez la souris et l'homme, et analyse en particulier leur fertilité par des accouplements in vivo et des approches de fécondation in vitro. Les expériences de fécondation in vitro permettent également de tester l’efficacité de nouveaux contraceptifs non hormonaux ciblant les ovules et les spermatozoïdes.
Bénéfices attendus
Les résultats devraient permettre d’identifier les gènes impliqués dans la fertilité humaine et d’améliorer la prise en charge des couples ayant besoin de l’assistance médicale à la procréation. Ils devraient permettre de proposer de nouvelles stratégies contraceptives qui n'utiliseraient plus d'hormones et d'identifier des marqueurs de qualité des ovules et spermatozoïdes.
Procédures
Les animaux seront soumis à un tatouage d'un numéro d'identification sur les phalanges ainsi qu'un prélèvement d'un petit bout de queue qui dure une minute maximum et une fois dans leur vie, afin d'obtenir de l'ADN. Certaines femelles seront soumises à deux injections d'hormones à 48 h d'écart. Chaque injection dure 30 secondes maximum.
Impact sur les animaux
La brève contention des animaux lors des injections d'hormones, les prélèvements et le tatouage causent un stress et une douleur légère de courte durée. Les animaux des lignées utilisées ne présentent pas de symptômes dommageables, hormis une infertilité d’un des sexes.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures.
Remplacement
Il n’est pas possible de contourner le recours au modèle animal pour la production de spermatozoïdes et d’ovules nécessaires à la réalisation de ce projet. A chaque fois que cela est possible, des cellules en culture manipulées pour exprimer les molécules d'intérêt seront utilisées pour des analyses préliminaires afin de réduire au strict minimum le nombre de souris utilisées.
Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au minimum. La stimulation hormonale assure la maturation de 3 à 4 fois plus d'ovules par rapport à des cycle spontanés et permet de réduire d'un facteur équivalent le nombre de souris femelles donneuses d'ovules. Les nombres d'expériences demandées tiennent compte des variables de production connues en ce qui concerne la stimulation hormonale, les taux de fécondation. Il est donc possible que le nombre d'expériences sur lesquels les calculs du nombre de souris se basent soit plus faible qu'initialement prévu dans le projet. Afin de limiter le nombre de souris produites pour nos analyses, les mêmes souris seront utilisées dans un premier temps pour les accouplements, ceci permettant d'évaluer la fertilité générale, puis après mise à mort, leurs ovules et spermatozoïdes feront l'objet d'analyses in vitro.
Raffinement
Au sein de l'animalerie, zootechniciens et personnels de recherche formés veilleront quotidiennement au bien-être des animaux et controleront leur état de santé. Une grille de suivi et/ou des points limites ont été définis pour chaque procédure. Les animaux disposeront de cotons et d'abris adaptés, pour enrichir leur environnement.
Choix des espèces
Dans le cadre de ce projet, il n’a pas été possible de contourner l’utilisation de modèles animaux par celle de méthodes alternatives. En effet, il n’est pas possible de reproduire la formation de spermatozoïdes ou d'ovules et la fécondation sans avoir recours à des animaux. Ce projet sera réalisé chez la souris, modèle animal dans lequel la majorité des gènes, notamment ceux impliqués dans la fertilité, sont similaires à ceux de l'homme. Pour ce projet, des souris des 2 sexes, âgées de 4 à 25 semaines, jeunes adultes et adultes ayant atteint la maturité sexuelle, seront nécessaires pour cette étude sur la reproduction.
Création, maintien et suivi de lignées de souris dans le cadre de l’étude et l’analyse du rôle pathogène de l’immunoglobuline A dans la néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système urogénital
Les souris dont le phénotype dommageable risque de s'exprimer avec l'âge seront tuées avant l'apparition des symptômes. 808 souris génétiquement modifiées, dont une partie immunodéprimée et hébergée en animalerie protégée des pathogènes, vont être utilisées dans des procédures déclarées de niveau léger. 712 subissent au sevrage une biopsie d'un millimètre de la queue et un prélèvement de sang sous anesthésie, et 96 des prises de sang toutes les six semaines jusqu'à l'âge de quarante-huit semaines. 370 des souris génotypées retournent à l'élevage, 246 sont tuées faute d'avoir les bonnes caractéristiques génétiques, et aucune de celles engagées dans la seconde procédure n'est gardée en vie.
Objectifs
L’immunoglobuline A (IgA) est une protéine clé du système immunitaire, jouant un rôle prépondérant dans la défense des muqueuses contre les organismes étrangers. Cependant, une production excessive et/ou altérée d'IgA peut être à l'origine de pathologies, comme la néphropathie à IgA (NIgA). Cette affection rénale est caractérisée par l'accumulation de dépôts d'IgA1 au niveau des reins, entraînant une inflammation persistante pouvant conduire, dans les cas les plus sévères, à une insuffisance rénale. A ce jour, cette maladie est encore mal comprise, et les traitements actuels visent à principalement ralentir la progression de la dégradation rénale sans véritable spécificité. Plusieurs modèles murins ont été développés afin de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et ainsi proposer des traitements plus ciblés. Cependant, ces modèles ne reproduisent toujours pas pleinement les symptômes et caractéristiques de la NIgA. Afin de surmonter ces limites et de progresser dans le développement d’un modèle reproduisant fidèlement la maladie, nous envisageons de croiser un modèle murin dans lequel l’IgA murine a été remplacé par l’humaine avec des modèles dont les mutations auront la possibilité d’augmenter ou réduire les dépôts précédemment observés chez ces souris. Cela aura pour conséquences d'activer ou non des cellules particulières que nous supposons être les cellules productrices de ces IgA1 dysfonctionnelles. Ces nouvelles lignées seront de meilleurs modèles d’aggravation ou d’amélioration pour étudier la NIgA. Les objectifs du projet sont donc les suivants : d'une part, créer et maintenir en élevage pendant cinq ans les lignées actuelles et nouvellement créées, ainsi que constituer des cohortes de suivi en analysant les caractéristiques géniques chaque animal issu des croisements par une biopsie de l'extrémité de la queue et un prélèvement sanguin au moment du sevrage ; d'autre part, évaluer le bien-être animal de ces deux nouvelles lignées et enfin d'étudier le développement de la maladie induite par les mutations exprimées dans ces nouvelles lignées, grâce à des prélèvements sanguins réguliers effectués chez des cohortes d'animaux d'âges différents, afin de suivre l’évolution de la maladie par la quantification du taux d'IgA1 dans le sang.
Bénéfices attendus
Ce projet est indispensable car, bien que l’IgA soit l’immunoglobuline la plus abondante et diversifiée chez l’homme, sa complexité et les pathologies qui lui sont associées restent encore largement méconnues. Actuellement, la néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA est la glomérulopathie la plus fréquente et constitue l’une des principales causes d’insuffisance rénale. Pourtant, elle est très mal comprise, ce qui entraîne un cruel manque de thérapies spécifiques. En développant des modèles murins plus précis, ce projet permettrait de mieux modéliser la NIgA, afin d’en découvrir les mécanismes sous-jacents, ouvrant ainsi la voie à des tests plus spécifiques pour traiter la maladie de manière plus ciblée et efficace. En conséquence, d’ici cinq ans, des avancées significatives pourraient être réalisées, offrant aux patients atteints de meilleures options de diagnostic et de traitement.
Procédures
Les animaux de ce projet seront sujets pour 712 d’entre eux, au moment du sevrage, à un prélèvement de sang et de tissu (biopsie d'1mm à l'extrémité de la queue) après avoir été anesthésiés. 96 autres, feront l’objet d’un prélèvement sanguin, toutes les 6 semaines, sur une période allant de 6 à 48 semaines après la naissance.
Impact sur les animaux
Les différents prélèvements réalisés sur les souris de ce projet tels que la biopsie et le prélèvement sanguin pour des analyses génétiques et le suivi du développement de la maladie sur les deux nouvelles lignées ainsi que leur contrôle ne devraient entraîner une douleur que de courte durée après leur réveil suite à l’anesthésie. Les animaux immunodéprimés sont maintenus dans des conditions particulières afin que leur phénotype dommageable ne s'exprime pas et qu'ils ne soient pas en contact avec des agents infectieux.
Devenir
Concernant la première procédure, nous estimons devoir génotyper 712 animaux. Parmi eux, 96 seront utilisés en continue pour rentrer dans la deuxième procédure. Pour les restants, 60% soit 370 animaux auront les bonnes caractéristiques génétiques et seront replacés dans l’élevage et les 40% soit 246 restant ne l’ayant pas seront euthanasiés. Aucun des animaux de la seconde procédure ne sera gardé en vie. Nous souhaitons analyser les effets des mutations sur le développement de la maladie chez les deux nouvelles lignées créées dans ce projet en réalisant des analyses plus complètes que celles faites avec les prélèvements sanguins.
Remplacement
La néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA est une maladie complexe et hétérogène. Elle est multifactorielle du fait que plusieurs facteurs contribuent à son apparition. Les modèles cellulaires ne parviennent pas à reproduire la complexité des mécanismes moléculaires et physiologiques, notamment les interactions tissulaires et cellulaires propres à l'organisme dans son ensemble.
Réduction
Notre laboratoire possède une expertise dans l’élevage et la création de lignées murines, ce qui nous permet d’anticiper avec rigueur le nombre nécessaire d’animaux reproducteurs et de générations pour ce projet. Grâce à cette expérience, nous pouvons également optimiser l’utilisation des ressources tout en garantissant des résultats scientifiques fiables. Les expérimentations seront menées de manière structurée et éthique, avec une organisation soignée des groupes témoins afin d’éviter les redondances et de maximiser l’efficacité. Les manipulations seront équitablement réparties entre mâles et femelles, réduisant ainsi le nombre d’animaux nécessaires, tout en assurant des données robustes. Enfin, toutes les souris seront euthanasiées en fin d’expérimentation, conformément aux normes éthiques, et tous les organes d’intérêt seront prélevés pour les analyses.
Raffinement
Les procédures de ce projet seront réalisées pour limiter au maximum le stress et la souffrance des animaux. Tous les prélèvements seront effectués sous anesthésie générale gazeuse par du personnel qualifié, et les souris seront surveillées jusqu’à leur réveil complet. Des observations régulières permettront de suivre leur comportement et leur état de santé. Si un animal montre des signes de souffrance, il sera immédiatement euthanasié pour éviter toute douleur prolongée. Pour les animaux susceptibles de présenter un phénotype pouvant nuire à leur bien-être, une surveillance renforcée sera mise en place. Ces souris seront hébergées dans un environnement contrôlé, appelé animalerie SOPF (sans pathogènes opportunistes et spécifiques), afin de les protéger contre des infections. Si des problèmes liés à ce phénotype apparaissent avec l’âge, les animaux seront euthanasiés avant que ces symptômes ne se manifestent.
Choix des espèces
Travailler avec des modèles murins est justifié par la forte ressemblance de plusieurs paramètres entre l’homme et la souris. En effet, ce modèle est particulièrement pertinent en raison de la similitude de sa physiologie rénale avec celle de l'homme, ainsi que de la proximité de son système immunitaire. Notre étude vise à identifier les tenants et aboutissants de cette maladie et donc nécessite l'utilisation des souris génétiquement modifiés pour répondre de la meilleure façon aux problématiques actuelles. Dans ce projet, les animaux pourront être mis en reproduction à partir de l’âge de 8 semaines après la naissance, âge pour lequel les animaux seront sexuellement matures. Cette période de reproduction pourra être emmené jusqu’à 20 semaines, après quoi les animaux commenceront à présenter des difficultés à se reproduire. Le génotypage par biopsie de la queue et prélèvement sanguin de tous les animaux engendrer à la suite d’accouplements sera réalisé à partir de 4 semaines, c’est-à-dire au moment du sevrage. Enfin, les premiers prélèvements sanguins de la seconde procédure seront réalisés à partir de la sixième semaine après la naissance, âge pour lequel les premiers dépôts apparaitront de même que l'augmentation du taux d’IgA1 humaine dans le sang. Ces prélèvements prendront fin à l’âge de 42 semaines après la naissance étant donné que cette maladie possède un charactère chronique et une évolution lente au fil du temps. Réaliser ces prélèvements sur les souris nous permettra d’obtenir une vue complète de son développement et d’identifier les changements progressifs.
Evaluation de l’immunogénicité de deux paires de vecteurs lentiviraux d’intérêt immuno-oncothérapeutique dans le contexte d’une co-administration dans un modèle murin
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
- Système urogénital
Des injections de quelques secondes, une mise à mort quatorze jours plus tard : les souris de ce projet reçoivent des vecteurs lentiviraux candidats vaccins contre des cancers du col de l'utérus, de la prostate et du sein. 204 animaux vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le décompte varie à l'intérieur du même résumé, qui annonce ailleurs 228 souris immunisées au maximum, et le porteur affirme que "l'animal ne va pas souffrir" tout en prévoyant des mesures pour les poils hérissés et l'inactivité. Chaque souris est tuée pour le prélèvement de sa rate, où la réponse immunitaire sera analysée.
Objectifs
Le cancer est caractérisé par la prolifération incontrôlée de cellules qui subissent une transformation maligne. Le système immunitaire a un rôle majeur dans le contrôle de cette prolifération et plus particulièrement les lymphocytes T cytotoxiques, capables de lyser les cellules tumorales de façon spécifique. L’utilisation d’une vaccination thérapeutique basée sur des vecteurs lentiviraux ayant pour cible des antigènes tumoraux pertinents dans les cancers du col de l’utérus, de la prostate et du sein, pourrait être particulièrement efficace pour permettre l’activation des lymphocytes T spécifiques de ces antigènes et le contrôle immunitaire de la prolifération tumorale. L’objectif du présent projet est d’établir la preuve de concept préclinique de la co-administration de deux paires de ces vecteurs, sélectionnés en fonction du profil d’expression des antigènes par les tumeurs des patients. Ultimement, la co-administration des candidats immuno-thérapeutiques ayant une immunogénicité préservée sera proposée en vue d’un essai clinique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices à court terme sont la preuve du concept préclinique d'utilisation des paires vecteurs lentiviraux dans la vaccination thérapeutique contre le cancer du col de l’utérus ou de la prostate. Les vecteurs lentiviraux codant pour des antigènes pertinents se sont révélés sûrs et efficaces comme des candidats vaccins contre des flavivirus (ZIKA et Dengue), le SARS-CoV-2, Mycobacterium tuberculosis, d'autres agents pathologiques, ainsi que des tumeurs induites par des HPV. L’avantage à long terme du projet actuel sera l'utilisation de ces vecteurs immuno-oncothérapeutiques dans le contexte d’une co-administration en clinique.
Procédures
Dans deux procédures de sévérité légère, environ 228 souris au maximum seront immunisées avec des candidats vaccins (injections de quelques secondes), et mises à mort au bout de 14 jours afin d'analyser leur réponse immunitaire.
Impact sur les animaux
Les souris ressentiront une légère douleur au moment de l'injection des vecteurs, pendant une courte durée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car nous avons besoin de prélever leur rate pour réaliser les expériences nécessaires.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de tester l’efficacité de candidats vaccins destinés à l’humain. Ce type d’étude implique nécessairement une phase d’expérimentation animale du fait de la complexité de la réponse vaccinale et anti-tumorale au niveau d’un organisme entier. Cette étape constitue une preuve de concept requise par les agences réglementaires de santé en vue d’une application chez l’humain, en complément des études réalisées in vitro. Actuellement, aucun système cellulaire in vitro ne peut être utilisé pour remplacer la recherche vaccinale et immuno-thérapeutique sur les animaux, car aucun modèle in vitro ne permet d’évaluer l’immunogénicité des vecteurs d’immunisation, car les mécanismes en jeu sont très multifactoriels et pas encore caractérisés de façon exhaustive.
Réduction
Des études précédentes ont permis d’optimiser le protocole de vaccination étudiée et de définir la cinétique de vaccination permettant de limiter le nombre d’animaux utilisés. Les vaccins ont été préalablement validés par des études chez la souris afin de s’assurer qu’ils permettent la mise en place de réponses contre des tumeurs pertinentes dans des modèles souris. Avant chaque procédure, le résultat des procédures précédentes sera pris en considération. L'objectif de ce projet est de vérifier l'absence de différence entre les groupes. Les données seront analysées à l'aide de tests statistiques. Le nombre de souris/groups expérimental a été de 6 dans chaque groupe expérimental, soit un total 204 souris.
Raffinement
Selon notre expérience antérieure, l’injection de vecteurs lentiviraux n’induit aucun signe clinique chez les souris. L’animal ne va pas souffrir et l’injection sera faite en respectant les bonnes pratiques vétérinaires; matériel unique, peau désinfectée avant l’injection. Les animaux seront surveillés après l’injection. Si les signes cliniques de souffrance sont légers, mais néanmoins présents, comme des poils hérissés ou l’inactivité, plusieurs mesures seront prises, incluant surveillance renforcée, l’ajout de gel hydrique pour faciliter l’accès à l’hydratation, réhydratation sous cutanée ou bien l’amélioration de l’enrichissement qui consistera à ajouter la litière à base de cellulose pour éviter l’irritation par les coupons de bois.
Choix des espèces
Le système immunitaire de la souris est proche du système immunitaire humain. Des études précédentes montrent que les vecteurs lentiviraux sont immunogéniques chez la souris et de nombreux outils sont disponibles pour étudier les réponses immunitaires chez cette espèce. Les expériences envisagées requièrent des animaux avec un système immunitaire fonctionnel. Elles seront donc menées sur les souris adultes âgées de 6 semaines au minimum.
Production d’anticorps chez le lapin
- Production de routine
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Multisystémique
- Oncologie
- Organes sensoriels
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système musculosquelettique
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
La quantité d'anticorps commandée par le client détermine le nombre de lapins engagés dans chaque expérimentation, à raison de deux lapins par immunogène. 1 050 lapins vont être utilisés sur la durée du projet, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour développer environ 500 anticorps destinés à la recherche. Chaque animal peut subir jusqu'à vingt-cinq injections intraveineuses, quinze injections intramusculaires, huit injections sous-cutanées, trois injections intradermiques d'une vingtaine de points chacune et dix prélèvements sanguins. Le porteur reconnaît l'existence de méthodes sans animaux comme le phage display, affirme qu'elles "n'apportent pas la même qualité d'anticorps", et indique tuer les lapins en fin de projet pour obtenir "le maximum de sérum".
Objectifs
Le but de chaque expérimentation est le développement et la production d’anticorps polyclonaux et/ou monoclonaux. Les anticorps seront utilisés principalement dans la recherche académique. Environ 500 nouveaux anti-corps seront développés.
Bénéfices attendus
Le but de chaque expérimentation est le développement et la production d’anticorps polyclonaux et/ou monoclonaux. Nous développons depuis plusieurs dizaines d’années des anticorps pour la recherche. Les résultats obtenu grâces aux anticorps générés par notre entreprise ont participé à l’avancée des connaissances scientifiques à travers plusieurs centaines de publications de nos partenaires. Ce projet s’inscrit dans cette continuité pour poursuivre la génération d’outils biologiques pour la recherche et le développement.
Procédures
- Prélèvements sanguins sur animaux vigiles, environ 5 min, maximum 10 prélèvements. - Injection intraveineuse sur animaux vigile, environ 1 min, maximum 25 injections. - Injection en intradermique (une vingtaine de points environs par inejction), environ 3 minutes, maximum 3 injections. - Injection en sous cutané, environ 1 minutes, maximum 8 injections. - Injection en intramusculaire, environ 1 minutes, maximum 15 injections. - Injection en intraveineuse dans la veine marginale, environ 1 min, maximum 25 injections. -
Impact sur les animaux
La contention lors des prélèvements et des injections peut causer un léger stress. Une inflammation au niveau des sites d’injections peut être observée. Il peut y avoir une légère douleur à l’injection. De par notre expérience Nous ne nous attendons pas à d’autres nuisances, mais nous resterons vigilants à tous effets imprévus
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de projet afin d’obtenir le maximum de sérum et de pouvoir prélever des organes.
Remplacement
Le remplacement du modèle in-vivo ne peut être envisagé car la réponse immunitaire est un phénomène complexe impliquant la coopération entre de multiples types cellulaires, pour lequel il n’existe pas d’équivalent in-vitro. Bien que des méthodes alternatives émergent (type phage display), ces approchent n’apportent pas la même qualité d’anticorps. La qualité de la banque naïve utilisée et la méthode de screening de cette banque de phages display ne permet pas d’obtenir de anticorps d’affinité suffisante. Pour palier partiellement à ce défaut, cela nécessite d’utiliser des banques dites « immunes » qui nécessitent d’immuniser le lapin et n’apporte aucun bénéfice en termes de remplacement. De plus ces technologies de développement d’anticorps monoclonaux chez le lapin ou la souris, ne sont pas encore complètement matures. Ils nécessitent un matériel particulier et des réactifs adaptés. Les chances de succès sont limitées comme le démonter le nombre d’anticorps en clinque issue de phage display qui reste marginal. Enfin l’obtention d’anticorps polyclonaux ne peux pas être remplacée par un mélange d’anticorps monoclonaux. Cette approche des anticorps multi clonaux ne permets pas non plus d’obtenir la même efficacité.
Réduction
Le nombre de lapins utilisé pour chaque expérimentation est réduit au minimum, mais est déterminé par la quantité d’anticorps attendue par le client. Nous obtenons environ 50 à 60ml de sérum au minimum par lapin, la majorité des projets nécessite plus 100ml. En effet, l’immuno purification par chromatographie d’affinité de ces sérums requiert un volume suffisamment pour obtenir quelques milligrammes d’anticorps c’est pourquoi nous utiliserons 2 lapins par immunogènes.
Raffinement
Les animaux ont un enrichissement dans les cages sous forme de tablette et de palet dans les cages. Les animaux sont habitués au personnel pour réduire le stress. De plus les animaux sont manipulés et caressés régulièrement (2 fois par semaines). Le personnel est formé et sensibilisé à une manipulation douce des lapins pour limiter le stress au maximum. Si l’animal présente une souffrance qui ne diminue pas avec l’arrêt des injections et les soins apportés, et que les points limites sont atteints alors, l’animal sera mis à mort pour éviter des souffrances.
Choix des espèces
Le lapin est l’animal de laboratoire bien adapté au développement d’anticorps pour la recherche. Il montre en effet une très bonne réponse immunitaire humorale. Par ailleurs il permet de récolter une quantité de sérum conséquente suffisante pour les applications en recherche. Nous utilisons des jeunes adultes (lapins âgés de 12 semaines minimum) car c’est chez les jeunes adultes que la réponse immunitaire est la meilleure et par là même la génération d’anticorps.
Etude du rôle du récepteur ERa sur la fonction endothéliale lymphatique. EU1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système urogénital
Après cinq jours d'injections quotidiennes, 530 souris, en grande majorité des femelles de 5 semaines, sont anesthésiées pour une échographie, une chirurgie de 15 minutes et/ou une injection de cellules tumorales, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le produit injecté pendant ces cinq jours n'est pas nommé, et la chirurgie liée au lymphœdème n'est pas décrite. Pour certaines, la dernière étape se déroule dans un second établissement : sous anesthésie générale, un produit injecté dans le derme de la patte atteinte de lymphœdème et de l'autre patte rend leurs vaisseaux lymphatiques visibles au microscope à fluorescence, puis elles sont tuées sans réveil. Le porteur invoque aussi la gestation, qui "ne peut être observée que sur animal vivant", sans qu'aucune procédure n'en fasse mention. Toutes les souris sont tuées à la fin de chaque procédure pour prélever leurs tissus.
Objectifs
Le système lymphatique permet le maintien de l’homéostasie tissulaire, il assure la balance des fluides, la circulation des cellules immunes et permet le drainage des lipides intestinaux. Lors de la formation d’une tumeur solide, il représente la première voie de dissémination métastatique vers les ganglions. Egalement, une dysfonction de ce système abouti à la formation de lymphoedème, une accumulation massive de de fluide et tissu adipeux dans un membre (éléphantiasis). Les lymphoèdèmes peuvent être primaires (maladie rare) et se développent soit à la naissance (hommes et femmes), soit à la puberté ou pendant la grossesse (femmes uniquement dans ces deux cas) suggérant un effet des hormones féminines sur sa fonction. Les lymphoedèmes peuvent être également secondaires suite à un curage ganglionnaire lors du traitement du cancer (mélanome, sein, cancers gynécologiques). Ce projet vise à caractériser le rôle des hormones féminines dans la physiopathologie du système lymphatique. Le projet se déroule dans deux Établissements Utilisateurs
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre les différences de genre observées dans la physiopathologie du système vasculaire lymphatique. Il fournira de nouvelles pistes d’exploration visant à bloquer la diffusion métastatique. Enfin, il permettra de mieux comprendre pourquoi le lymphoedème, une maladie incurable qui touche des millions de personnes, affecte majoritairement les femmes.
Procédures
Dans le premier établissements utilisateur : dans un premier temps, une injection quotidienne pendant 5 jours sera effectuée. Ensuite, sous anesthésie générale, une échographie de suivi (20min), ou une intervention chirurgicale (15min) et/ou une injection de cellules tumorales seront réalisées (2min). Dans le second établissement utilisateur : les animaux peuvent être soumis à une procédure de lymphographie : réalisée sous anesthésie générale, une injection sera pratiquée en intradermal dans la patte non opérée et dans la patte lymphoedemateuse, la visualisation des vaisseaux sera ensuite effectuée à l'aide d'un stereomicroscope à fluoresence. Cette procédure intervenant en fin de protocole les animaux seront mis à mort sans réveil à l'issue de cette procédure. Au maximum, les souris subiront 2 interventions.
Impact sur les animaux
Les chirurgies ainsi que le développement de tumeurs vont engendrer des douleurs modérées et un léger stress sur l'animal. La chirurgie du lymphoedème ne génère pas d'effet indésirable majeur chez l'animal. Toutefois, si l'animal présente des signes de souffrance (dos vouté, yeux plissés, absence de toilettage), un traitement avec un analgésique sera mis en place.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récolter les tissus nécessaires aux expériences du projet.
Remplacement
Les effets pléiotropies des oestrogènes, synthétisées majoritairement par les ovaires, font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. D’autre part, la gestation ne peut être observée que sur animal vivant. C’est pourquoi, le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre les impacts physiologiques du système lymphatique dans la fertilité. De même, la croissance tumorale et le développement de lymphoedème secondaire font intervenir de nombreux partenaires cellulaires et processus pathologiques (cellule endothéliale et lymphatique, inflammation..), il n'y a aucune stratégie de remplacement pour l'étude de ces processus physio(patho)logiques, ni aucune stratégie de remplacement du modèle animal qui permet de répondre aux questions adressées par ce projet.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans le cadre de ce projet, nous utiliserons en grande majorité uniquement les femelles car cette partie du projet rentre dans le cadre du traitement du cancer du sein et de ses conséquences : le lymphoedème. De plus, le nombre d'animaux utilisés par groupe est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre est calculé de manière à donner des résultats statistiquement significatifs afin de délimiter l'effet du génotype, du temps et/ou du traitement.
Raffinement
Les animaux sont placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (carré de coton, carton) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne sont jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Les animaux seront hébergés en cage de 4 ou 5 et seront acclimatés pendant une période de 5 jours avant de commencer tout protocole. Tout au long du protocole, le bien-être de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillées quotidiennement selon les directives européennes relatives à l'hébergement des animaux de laboratoire. Cela permettra de réagir rapidement si un animal atteint un des points limites détaillés dans chaque procédure. De plus, pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d’anesthésie générale avec analgésique sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport).
Choix des espèces
Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car c’est le seul modèle pour lequel on peut avoir un suivi de la gestation, de la croissance tumorale avec formation de métastases ou l'apparition du lymphoedème secondaire après curage ganglionnaire. De plus, l'invalidation génique du récepteur aux oestrogènes ERα a été généré seulement dans cette espèce. Nous utiliserons en particulier dans ce projet : - des souris conduisant à une invalidation du ERα de manière tissu-spécifique dans les cellules endothéliales lymphatiques. Afin de ne pas affecter la croissance et la puberté, l'ensemble des procédures sera réalisée chez des souris femelles à l'âge de 5 semaines. Les procédures seront réalisées de 5 à 12 semaines.
Etude du rôle du récepteur ERa sur la fonction endothéliale lymphatique. EU 2/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système urogénital
Une partie des 530 souris de ce projet est génétiquement modifiée pour ne plus exprimer le récepteur alpha aux œstrogènes dans les cellules qui tapissent leurs vaisseaux lymphatiques. Ces souris, en grande majorité des femelles qui entrent en procédure à 5 semaines, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : cinq jours d'injections quotidiennes, puis, sous anesthésie, une échographie, une chirurgie de 15 minutes et/ou une injection de cellules tumorales. Certaines sont ensuite transportées dans un second établissement pour une lymphographie sous anesthésie générale, avec une injection dans la patte atteinte de lymphœdème et dans la patte non opérée, avant d'être tuées sans réveil. Les autres sont tuées à la fin de leur procédure pour prélever leurs tissus. Le porteur prévoit des douleurs modérées liées aux chirurgies et aux tumeurs, et écrit dans le même passage que la chirurgie du lymphœdème "ne génère pas d'effet indésirable majeur".
Objectifs
Le système lymphatique permet le maintien de l’homéostasie tissulaire, il assure la balance des fluides, la circulation des cellules immunes et permet le drainage des lipides intestinaux. Lors de la formation d’une tumeur solide, il représente la première voie de dissémination métastatique vers les ganglions. Egalement, une dysfonction de ce système abouti à la formation de lymphoedème, une accumulation massive de de fluide et tissu adipeux dans un membre (éléphantiasis). Les lymphoèdèmes peuvent être primaires (maladie rare) et se développent soit à la naissance (hommes et femmes), soit à la puberté ou pendant la grossesse (femmes uniquement dans ces deux cas) suggérant un effet des hormones féminines sur sa fonction. Les lymphoedèmes peuvent être également secondaires suite à un curage ganglionnaire lors du traitement du cancer (mélanome, sein, cancers gynécologiques). Ce projet vise à caractériser le rôle des hormones féminines dans la physiopathologie du système lymphatique. Le projet se déroule dans deux Établissements Utilisateurs
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre les différences de genre observées dans la physiopathologie du système vasculaire lymphatique. Il fournira de nouvelles pistes d’exploration visant à bloquer la diffusion métastatique. Enfin, il permettra de mieux comprendre pourquoi le lymphoedème, une maladie incurable qui touche des millions de personnes, affecte majoritairement les femmes.
Procédures
Dans le premier établissement utilisateurs seront réalisées les procédures suivantes : dans un premier temps, une injection quotidienne pendant 5 jours sera effectuée. Ensuite, sous anesthésie générale, une échographie de suivi (20min), ou une intervention chirurgicale (15min) et/ou une injection de cellules tumorales seront réalisées (2min). Dans le second établissement utilisateur, les animaux peuvent être soumis à une procédure de lymphographie : réalisée sous anesthésie générale, une injection sera pratiquée en intradermal dans la patte non opérée et dans la patte lymphoedemateuse, la visualisation des vaisseaux sera ensuite effectuée à l'aide d'un stereomicroscope à fluoresence. Cette procédure intervenant en fin de protocole les animaux seront mis à mort sans réveil à l'issue de cette procédure. Au maximum, les souris subiront 2 interventions
Impact sur les animaux
Les chirurgies ainsi que le developpement de tumeurs vont engendrer des douleurs moderees et un leger stress sur l'animal. La chirurgie du lymphoedème ne génère pas d'effet indésirable majeur chez l'animal. Toutefois, si l'animal présente des signes de souffrance (dos vouté, yeux plissés, absence de toilettage), un traitement avec un analgésique sera mis en place
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin de récolter les tissus nécessaires aux expériences du projet
Remplacement
Les effets pleiotropies des oestrogenes, synthetisees majoritairement par les ovaires, font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modelisables par des approches in vitro. D’autre part, la gestation ne peut être observée que sur animal vivant. C’est pourquoi, le recours a l’experimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre les impacts physiologiques du système lymphatique dans la fertilité. De meme, la croissance tumorale et le developpement de lymphoedeme secondaire font intervenir de nombreux partenaires cellulaires et processus pathologiques (cellule endotheliale et lymphatique, inflammation..), il n'y a aucune strategie de remplacement pour l'etude de ces processus physio(patho)logiques, ni aucune strategie de remplacement du modele animal qui permet de repondre aux questions adressees par ce projet.
Réduction
Afin de reduire le nombre d'animaux utilises dans le cadre de ce projet, nous utiliserons en grande majorite uniquement les femelles car cette partie du projet rentre dans le cadre du traitement du cancer du sein et de ses conséquences : le lymphoedème. De plus, le nombre d'animaux utilises par groupe est reduit a son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre est calcule de maniere a donner des resultats statistiquement significatifs afin de delimiter l'effet du genotype, du temps et/ou du traitement
Raffinement
Les animaux sont places en piece d'acclimatation lors de leur arrivee a la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie competent qui verifie leur etat et place de l'enrichissement (carre de coton, carton) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de differents cartons de transport ne sont jamais melanges lors de la repartition dans les cages d'hebergement. Les animaux seront heberges en cage de 4 ou 5 et seront acclimates pendant une periode de 5 jours avant de commencer tout protocole. Tout au long du protocole, le bien-etre de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillees quotidiennement selon les directives europeennes relatives a l'hebergement des animaux de laboratoire. Cela permettra de réagir rapidement si un animal atteint un des points limites détaillés dans chaque procédure. De plus, pour chaque procedure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d’anesthesie generale avec analgesique sont realisees pour une meilleure prise en compte de la douleur.Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport).
Choix des espèces
Le choix de l’espece s’est oriente vers la souris car c’est le seul modele pour lequel on peut avoir un suivi de la gestation, de la croissance tumorale avec formation de metastases ou l'apparition du lymphoedeme secondaire apres curage ganglionnaire. De plus, l'invalidation genique du recepteur aux oestrogenes ERα a ete genere seulement dans cette espece. Nous utiliserons en particulier dans ce projet : - des souris conduisant a une invalidation du ERα de maniere tissu-specifique dans les cellules endotheliales lymphatiques. Afin de ne pas affecter la croissance et la puberte, l'ensemble des procedures sera realisee chez des souris femelles a l'age de 5 semaines. Les procedures seront realisees de 5 a 12 semaines
Etude de l’impact des radiofréquences de la 5G sur la fonction de reproduction masculine chez le rat
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Exposer des rats mâles aux radiofréquences de la 5G dès le sevrage pour chercher un effet sur leur fertilité : 90 rats juvéniles sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue pour prélever sang et testicules. Chacun passe deux heures par jour, cinq jours par semaine pendant trois mois, seul dans une cage placée dans une chambre réverbérante à 900 MHz ou 27,5 GHz. Le porteur affirme qu'aucune nuisance importante n'est attendue et qu'aucune manipulation stressante ou douloureuse n'est prévue, l'exploration de la fonction reproductive se faisant après la mort. L'effectif tient à une étude pilote sur six rats issus d'un projet antérieur, dont un présentait des particularités histologiques inattendues, et à des variations liées à l'âge dont le porteur écrit ne pas savoir comment elles évolueront.
Objectifs
Au cours des dernières décennies, l'utilisation des communications mobiles cellulaires a augmenté, entraînant une exposition croissante de la population mondiale aux champs électromagnétiques artificiels. Cette exposition soulève des questions sur les éventuelles conséquences biologiques et sanitaires. Bien que la littérature humaine et animale se soit accumulée au cours des 30 dernières années, des incertitudes persistent concernant les effets biologiques et comportementaux des champs électromagnétiques artificiels, en particulier dans la gamme des radiofréquences utilisée pour la téléphonie mobile notamment. De plus, une diminution continue et mondiale de la fertilité masculine est observée depuis environ 50 ans. Une explication possible serait la sensibilité particulière du système reproducteur masculin à certains facteurs environnementaux. Dans ce contexte, l'accélération du développement des technologies de télécommunications au cours des 15-20 dernières années soulève le problème de l'impact de l'exposition des testicules aux radiofréquences. Ce projet a pour objectif d'étudier l'impact des radiofréquences de la 5G sur la fonction reproductive masculine chez les rats juvéniles. Dans cette étude expérimentale, l'impact d’une exposition chronique aux radiofréquences de la téléphonie mobile 5G à deux fréquences (900 MHz et 27,5 GHz) sur divers marqueurs de la fertilité masculine sera exploré (hormones sexuelles dans le sang, intégrité des spermatozoides et testicules). Pour cela, des rats pré-pubères sont exposés aux radiofréquences de la 5G jusqu'à l'âge adulte, afin d’évaluer plus spécifiquement l'impact de cette exposition pendant cette période de fragilité maximale du système reproducteur. De plus, chez l'homme, cette période est aussi celle de l’entrée dans l’utilisation, parfois intensive, des outils numériques utilisant ces signaux de radiofréquences.
Bénéfices attendus
Le principal bénéfice attendu est l’apport de connaissances complètement nouvelles considérant que i) ce projet représente la 1ère étude comparative des effets de 2 signaux radiofréquences de la technologie 5G. À notre connaissance, aucune étude n'a investigué la toxicité sur le système reproducteur de ces signaux radiofréquences de la 5G, en particulier dans la gamme des ondes millimétriques (24-28 GHz). L'exposition aux radiofréquences est représentative d'une exposition environnementale (sans élévation de la température corporelle, ex : antenne relai) grâce à l'utilisation d'une chambre de réverbération. ii) Peu de travaux ont été réalisés sur une durée d'exposition couvrant deux cycles de la formation des spermatozoides, c'est-à-dire une durée suffisamment longue pour observer d'éventuels effets sur la fertilité masculine. iii) le projet cible l’impact des signaux radiofréquences de la téléphonie mobile commençant à l’adolescence, soit chez des sujets n'ayant pas atteint la maturité sexuelle au début de l'exposition et qui, comme chez l'humain, vont grandir dans un environnement avec les radiofréquences de la téléphonie mobile notamment. L'adolescence est une période de fragilité/vulnérabilité rarement abordée dans les études expérimentales. Chez l'humain, c'est la période où l'utilisation des téléphones mobiles/écrans augmente de manière exponentielle.
Procédures
Ce projet qui contient une seule procédure, consiste, chez des rats habitués à leur environnement au laboratoire et à l'expérimentateur, en une exposition quotidienne de 2h, les jours de semaine, dans une chambre réverbérante dédiée à l'exposition aux radiofréquences et ceci pendant 3 mois environ. Cette chambre éclairée et ventilée peut contenir jusqu'à 24 rats en cage individuelle. Ainsi les rats, sont placés tous les jours sauf le week-end dans leur cage individuelle d'exposition et placés sur un rack puis introduit soit dans la chambre (groupes radiofréquences et groupe contrôle chambre) ou placés sur un rack à l'extérieur de la chambre (groupe contrôle cage).
Impact sur les animaux
Aucune nuisance importante n'est attendue. Les rats sont habitués à l’expérimentateur et à leur environnement à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire, et à la chambre d'exposition à partir du 8e jour, soit avant le début des expositions aux RF. Aucune manipulation ou expérience pouvant être considérée comme stressante ou douloureuse n’est attendue dans le cadre du projet. En effet, l’exploration de la fonction reproductive se fera post-mortem sur le sang et les tissus récupérés. De plus, nous avons une grande expérience de ce type d’études expérimentales consistant à exposer des rats jeunes ou adulte aux radiofréquences de la téléphonie mobile dans une chambre réverbérante.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure pour prélèvements sanguins et des tissus postmortem ( testicules).
Remplacement
Ce projet aujourd’hui ne peut, ni être réalisé à l’aide de modèles cellulaires, organoïdes ou autre, ni être modélisé par l’informatique ou encore l'intelligence artificielle. En effet, dans notre projet, il n’est pas possible de travailler in vitro sur des spermatozoides ou des cellules qui vont permettre leur formation car nous devons tenir compte pour étudier la fonction de reproduction, de l'ensemble du testicule. Celui-ci comprend des vaisseaux sanguins, des cellules produisant des hormones mâles, des tubes séminifères où se forment les spermatozoides et un tissu conjonctif qui joue notamment le rôle de lien, de soutien des differents composants du testicule. Ainsi, le testicule est un organe très complexe et la formation des spermatozoides est finement régulée. C’est pour cela que nous analysons les profils hormonaux sanguins pour déceler d’éventuelles modifications post-exposition aux radiofréquences. Nous voulons étudier l’intégralité de la fonction testiculaire, soit sa fonction de production de spermatozoides et sa fonction de synthèse des hormones sexuelles mâles. Ainsi, nous avons besoin de travailler sur l’animal pour étendre nos connaissances sur ces processus physiologiques en lien avec la fonction de reproduction masculine, notamment dans le contexte des expositions environnementales aux radiofréquences qui de plus, pourront enrichir les données exploitables en modélisation dans le futur. Notons que les modèles murins possèdent des fonctions de reproduction proches de l’homme, et que les troubles de la fertilité masculine sont particulièrement étudiés chez ces animaux. Les études chez le rat représentent ainsi des opportunités uniques pour l'étude de fonctions reproductives et pour l’ouverture vers de nouvelles approches thérapeutiques et la réalisation de tests précliniques.
Réduction
A propos du nombre d’animaux utilisé, les résultats attendus pour être valides doivent être statistiquement justifiés, c’est pourquoi nous avons adapté le nombre d’animaux utilisés au plus juste, pour atteindre la validité statistique en fonction des objectifs que nous nous sommes fixés, soit une évaluation complète des marqueurs sanguins et tissulaires de la fertilité masculine. Nous avons réalisé une étude pilote avec 6 rats adultes issus d’un projet précédent et nous avons observé 1 rat présentant des particularités histologiques inattendues et non observable chez ses congénères. De plus, notre projet concerne des rats juvéniles qui présentent des variations attendues dans la progression de la spermatogenèse et les taux circulants d’hormones sexuelles et dont nous ne savons pas comment ces variations liées à l’âge évolueront au cours de l’expérience une fois qu’ils auront atteint l’âge adulte.
Raffinement
Les animaux bénéficient de soins appropriés pour optimiser leur bien-être au quotidien, réduire la souffrance et l’angoisse tout au long des expériences. Ceci est aussi essentiel car la validité/reproductibilité de nos données en dépend : comme de nombreuses autres fonctions physiologiques, la fonction de reproduction masculine est très sensible aux effets du stress et de l’inconfort. De plus, les rats sont hébergés en groupes sociaux pour respecter le caractère grégaire de ces animaux et des éléments d’enrichissement (barreau à ronger) sont intégrés dans leur environnement. Les rats sont manipulés quotidiennement par le/les expérimentateurs à partir du 5e jour après leur arrivée au laboratoire pour habituation et familiarisé avec la chambre d’exposition à partir du 8e jour de leur arrivée au laboratoire. Des points limites ont été établis en accord avec la cellule BEA de notre laboratoire et la vétérinaire référente, permettant d’interrompre les procédures et de soulager la souffrance animale lorsqu'elle est présente.
Choix des espèces
Nous avons choisi le modèle Rat pour nous appuyer directement sur les nombreuses données de la littérature anatomique et fonctionnelles depuis plus de 20 ans et qui en font un modèle de choix pour ce type d’étude. Les animaux sont utilisés dès l'âge juvénile, soit 30 jours au début des expositions aux RF : ils arriveront au laboratoire à l’âge de 22 jours environ, juste après le sevrage. L’objectif du projet est d’explorer l’impact d’une exposition chronique aux RF de la 5G sur le développement de la fonction de reproduction. C’est aussi l’objectif du projet de se placer à la période où chez l’humain, les adolescents/jeunes adultes deviennent aussi des grands utilisateurs des outils numériques et notamment du téléphone mobile, utilisant ces signaux de la 5G.
Néphropathie à IgA : aspects pharmacologiques
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système urogénital
Une partie des souris utilisées est immunodéprimée ou immunodéficiente par construction, donc sans défense face au moindre pathogène. 136 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, réparties en trois protocoles de 24, 32 et 80 animaux. Elles reçoivent des injections d'immunoglobulines A pour reproduire une néphropathie rénale, des prélèvements sanguins sous anesthésie, puis un traitement dilué dans l'eau de boisson pendant 8 à 22 semaines selon les groupes. Toutes sont tuées à la fin pour prélever les organes, alors que le porteur affirme qu'aucun effet indésirable n'est attendu, ni perte de poids ni douleur ni comportement anormal, y compris chez les souris immunodéficientes.
Objectifs
L’immunoglobuline A (IgA) est une molécule du système immunitaire qui peut à la fois protéger contre les infections et, dans certains cas, provoquer des maladies. Dans la néphropathie à dépôts mésangiaux d’IgA (NIgA), ces molécules s’accumulent dans les reins, causant des dommages progressifs pouvant mener à une insuffisance rénale grave. Même si des recherches ont été menées, les mécanismes exacts de cette maladie restent mal compris et il n’existe pas encore de modèle complet pour l’étudier. Ce projet a pour objectif de mieux comprendre cette maladie en travaillant sur deux axes principaux : l’étude des caractéristiques des IgA responsables de ces dommages et l’identification des processus qui conduisent à leur production. Le premier objectif est d'explorer les propriétés des IgA qui favorisent leur dépôt dans les reins. Il est établi que les IgA impliquées sont modifiées par des sucres (glycosylées), mais cette seule caractéristique ne suffit pas à tout expliquer. La tendance des IgA à former des amas (polymérisation) est également considérée comme un facteur clé contribuant à leur dépôt. Pour valider cette hypothèse, des modèles murins passifs ou reproduisant la NIgA seront utilisés afin de déterminer si le blocage de cette polymérisation réduit les dépôts d'IgA dans les reins. Le second volet du projet vise à empêcher la production des IgA dysfonctionnelles. Des recherches récentes ont montré que certains globules blancs (les lymphocytes B) jouent un rôle important dans cette maladie. Nous proposons donc d’utiliser une molécule agissant contre ces cellules et ayant montré des effets positifs chez des patients atteints de NIgA. Nous testerons également une antibiothérapie pour réduire la stimulation de ces lymphocytes. Les deux traitements seront testés séparément et ensemble afin de déterminer leurs effets synergiques. En fin de compte, nous espérons que cette approche intégrée permettra de mieux comprendre les mécanismes de production des IgA impliquées dans la maladie et de développer des stratégies thérapeutiques ciblées et efficaces pour prévenir leur dépôt dans les reins.
Bénéfices attendus
La NIgA est une des maladies rénales les plus fréquentes chez l'adulte, et l'une des principales causes d'insuffisance rénale terminale. Cependant, les mécanismes de cette maladie restent mal compris, rendant les traitements actuels peu spécifiques. Bien que certaines études aient mis en lumière des mécanismes impliqués, elles n'ont pas encore permis de proposer des solutions thérapeutiques adéquates. Ce projet a pour objectif premier d'identifier les caractéristiques des IgA responsables de la maladie. Ces découvertes pourraient améliorer la compréhension de celle-ci et ouvrir la voie à de nouveaux traitements, comme le développement d'anticorps qui ciblent spécifiquement les IgA anormales, ou des thérapies ciblées (géniques) visant à corriger la production de ces molécules. En cohérence avec cet objectif, dans la deuxième partie du projet nous souhaitons réussir à cibler une population cellulaire à l’origine de la production de ces IgA. Par ces traitements, nous espérons mieux caractériser ces cellules mais aussi limiter la dégradation de la fonction rénale. En somme, ce projet pourrait, à terme, conduire à des avancées significatives à la fois dans la compréhension des mécanismes sous-jacents à la NIgA et dans le développement de traitements plus spécifiques et efficaces.
Procédures
Dans ce projet, trois procédures différentes ont été définies. Dans la première, les souris recevront 2 injections, une première de la molécule capable d'empêcher la polymérisation des IgA, puis une deuxième d'IgA afin de reproduire passivement la maladie. En parallèle, un prélèvement de sang sera réalisé avant toutes injections. La seconde procédure sera réalisable uniquement si la première donne des résultats convaincants. Concernant celle-ci, un groupe recevra la molécule dans l'eau de boisson pendant 8 semaines et l'autre de l'eau de boisson classique. Pendant ces 8 semaines, 4 prélèvements sanguins seront réalisés, c’est-à-dire une fois au début du traitement puis toutes les 2 semaines. Ils nous permettront de suivre l'évolution du taux d'IgA dans le sang des souris traitées par rapport aux contrôles. Enfin pour la troisième et dernière procédure, nous souhaitons tester des traitements sur différents groupes de souris. 4 groupe seront formés, pour que le premier reçoive de la molécule d’intérêt diluée dans l'eau de boisson pendant 22 semaines. Un autre, recevra une antibiothérapie aussi diluée dans l'eau de boisson pour une durée de 8 semaines. Le troisième recevra une combinaison des 2 traitements précédents. Le traitement par la molécule d’intérêt ainsi que l'antibiothérapie seront démarrés en simultané. Cependant l'antibiothérapie ne durera que 8 semaines alors que le traitement par la molécule sera prolongé jusqu'à 22 semaines. Le dernier groupe recevra de l'eau de boisson classique afin de servir de groupe témoin.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, tous les traitements testés ont déjà fait l’objet de publications scientifiques. Pour chacun d’eux, aucun effet indésirable comme la perte de poids, la douleur, le stress ou des comportements anormaux n’ont été notifiés. Malgré le fait que les modèles utilisés dans ce projet soient immunodéprimés ou immunodéficients, aucun autre effet indésirable ou secondaire ne devrait être observé. En effet, ces modèles sont élevés dans des conditions particulières ne laissant pas leur phénotype dommageable s’exprimer en l’absence de contact avec des pathogènes. Concernant l’étape du projet utilisant le modèle murin passif de NIgA, ces souris seront manipulées plusieurs fois en peu de temps. Cela pourrait provoquer une léger stress. Néanmoins, l’expérimentation étant de courte durée, celui-ci ne se manifestera pas ou sera de courte durée. Enfin, dans ce projet, des prélèvements sanguins vont être réalisés. Ces prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés, et la douleur au réveil de ceux-ci ne sera que de courte durée.
Devenir
Tous les animaux de chacune des procédures (24 + 32 + 80 = 136) seront euthanasiés à la fin de celles-ci. Le but étant d'étudier les effets des différents traitements qui leur auront été administrés de manière approfondies.
Remplacement
La néphropathie à IgA est une maladie complexe qui résulte de l'interaction de plusieurs facteurs. Les études réalisées en laboratoire sur des cellules isolées (modèles in vitro) sont utiles pour examiner certains aspects de la maladie, mais ne peuvent pas reproduire la complexité des interactions du corps humain. Par exemple, elles ne permettent pas d'observer comment les tissus et les cellules interagissent, comment le système immunitaire réagit, ou comment la maladie progresse au fil du temps. De plus, ces modèles en laboratoire ne permettent pas d'évaluer les effets des traitements de manière globale, ce qui est essentiel pour des maladies comme la NIgA. C'est pourquoi l'utilisation de modèles animaux reste essentielle pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie et développer des traitements efficaces.
Réduction
Les manipulations seront réalisées de façon indifférente sur des mâles et des femelles, permettant ainsi une réduction du nombre d'animaux générés dans l'élevage. À la fin de l'expérimentation, les souris sont euthanasiées et tous les organes d'intérêt seront prélevés, maximisant ainsi les données obtenues par animal. Pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires par groupe, nous nous basons sur des études précédentes publiées dans la littérature scientifique sur la NIgA. Ces études indiquent qu'un échantillon de 8 animaux par groupe est généralement suffisant pour détecter des différences statistiquement significatives avec une puissance adéquate. Pour l’analyse des expériences, nous utiliserons des tests statistiques adaptés. Cette approche rigoureuse garantit que le nombre d'animaux utilisés est le minimum nécessaire pour obtenir des résultats fiables et reproductibles.
Raffinement
Le nombre d’animaux par cage sera contrôlé pour nos expérimentations afin d’éviter le surpeuplement. De plus, une surveillance quotidienne de l’état général des animaux sera effectuée par du personnel qualifié. Des points limites seront établis et adaptés aux procédures mises en place, incluant des critères d'évaluation spécifiques pour identifier rapidement tout signe de détresse ou de souffrance. Toutes les précautions d’usage seront mises en œuvre en termes d’anesthésie et d'analgésie afin de limiter la douleur des animaux.
Choix des espèces
La souris est le modèle animal le plus adapté pour ce projet pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le fonctionnement des reins chez la souris est similaire à celui de l'homme. Elles possèdent des structures rénales et des mécanismes de filtration proches de ceux des humains, ce qui est essentiel pour étudier des maladies rénales comme la NIgA. De plus, la majorité des modèles expérimentaux de NIgA actuellement disponibles sont murins. Ces modèles ont été bien caractérisés et validés, ce qui nous permet de bénéficier d'une base de données robuste et d'une littérature scientifique étendue. Les souris génétiquement modifiées, offrent des outils puissants pour disséquer les mécanismes sous-jacents de la maladie. Enfin, les souris présentent également l'avantage qu'elles ont un temps de génération court, sont faciles à manipuler et à maintenir. Tous les animaux seront utilisés à des âges soigneusement sélectionnés pour garantir la réalisation optimale des analyses nécessaires au bon déroulement du projet. Pour les souris immunodéficientes, nous opterons pour un spectre assez large d'âge compris entre 2 et 6 mois, car celui-ci n’aura pas d’incidence majeure sur la procédure ou les résultats obtenus. Leur âge ne constituera pas un facteur critique. En revanche, pour les souris des deux modèles reproduisant la NIgA, nous commencerons leur utilisation 4 semaines après leur naissance, au moment du sevrage. Ainsi, elles auront atteint une maturité physiologique adéquate pour des expérimentations fiables. Ce choix est essentiel, car il nous permettra d'analyser l'effet des traitements à mesure que la maladie évolue naturellement chez les souris. En synchronisant l’administration des thérapies avec l'évolution de la maladie, nous espérons mieux comprendre l'impact des interventions à différents stades de développement, et en particulier si les traitements peuvent ralentir, stabiliser ou inverser les dépôts d'IgA et les lésions rénales. Cela garantira également que les comparaisons entre les groupes traités et non traités soient réalisées dans des conditions de progression de la maladie aussi homogènes que possible. Ainsi, la planification de l'âge des souris à utiliser dans chaque phase expérimentale a été pensée pour maximiser la pertinence des observations tout en tenant compte des spécificités de chaque modèle.