Troubles gastrointestinaux

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Souris : 612
Souffrances
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▲ 486
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Devenir
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 612

612 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie, génétiquement modifiée pour être hémophile, saigne spontanément, et toutes reçoivent une injection de vecteur viral puis jusqu'à douze prélèvements de sang par sectionnement du bout de la queue. Le projet cherche à mettre au point des vecteurs AAV plus efficaces contre l'hémophilie B et d'autres maladies du foie. Le porteur affirme qu'après un tri sur cultures de cellules il faut mesurer l'efficacité sur un "organisme entier" capable de réagir au traitement.

Objectifs

L’hémophilie B est une maladie génétique due à un déficit du facteur de coagulation IX (FIX). L’incidence est de 1 à 2 cas pour 25 000 naissances. Elle est causée par des mutations du gène F9, qui se trouve sur le chromosome X. La fabrication de la protéine appelée facteur IX de la coagulation va être endommagée. Chez une personne saine, cette protéine est produite dans le foie et va être relachée dans la circulation sanguine. Elle joue un rôle essentiel dans le système de la coagulation: elle permet de former des caillots sanguins en réponse à une blessure. Quand le gène F9 est muté, la quantité de facteur de coagulation IX est réduite dans la circulation sanguine, ce qui empêche la coagulation normale du sang et provoque des épisodes de saignements excessifs. Actuellement, le traitement principal est un traitement de substitution qui consiste à administrer par voie intraveineuse des concentrés de FIX purifiés ou du FIX recombinant. Cependant ces traitements ont plusieurs inconvénients tels que les infusions répétées par intraveineuse. Le but de ce projet est de développer des outils plus performants lors de traitement par thérapie génique AAV de maladies hépatiques, telles que l'hémophilie B. Pour cela, on veut développer des capsides AAV (« boite de transport du médicament ») et des promoteurs (permet l’expression du médicament dans un tissus particulier) spécifiques du foie ce qui nous permettra d'augmenter la stabilité du gène médicament au cours du temps et ainsi éviter les problèmes de réaction immunitaire. Pour se faire, nous avons réalisé des modifications de capsides AAV, pour augmenter la spécificité du vecteur pour les cellules du foie. Parallèlement, nous allons tester différents promoteurs pour définir ceux qui permettent une efficacité supérieure à notre contrôle. Grâce à cela, nous réaliserons des combinaisons pour essayer de rendre synergiques les effets. Le but final étant de trouver un candidat thérapeutique qui permet une expression à long terme de notre gène médicament dans un contexte de maladie hépatique, comme l'Hémophilie B, mais adaptable à d'autres maladies hépatiques.

Bénéfices attendus

Le bénéfice de ce projet et de développer de nouveaux outils de traitement des maladies hépatiques. Ces outils permettront au traitement d’être plus efficace, plus stable, moins et moins couteux. Ces outils développés seront directement applicables pour améliorer le traitement de l’hémophilie, déjà existant.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule injection de vecteurs AAV en début de protocole, puis à différents prélèvements de sang hebdomadaires (J1, J7, J14, J21, J28) ou mensuels (M1 à M12).

Impact sur les animaux

Nuisances souris WT : 1 injection IV (J0), 5 prélèvements sanguins hebdomadaires (J1, J7, J14, J21, J28) pendant 1 mois, clip tail. Nuisances souris KO : Souris au phénotype dommageable (saignement), 1 injection IV (J0), 5 prélèvements sanguins (J1, J7, J14, J21, J28) pendant 1 mois pour l'étude à court terme ou 12 prélèvements sanguins (de M1 à M12) pour l'étude à long terme, clip tail. Pour les deux phénotypes : Stress au moment de l'injection ou des prélèvements.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés afin de récupérer le foie pour les analyses.

Remplacement

Afin de limiter au maximum l'utilisation du modèle animal, nous avons réalisé un premier tri parmi notre liste de candidats (vecteurs viraux AAV) grâce à l'utilisation de culture cellulaire de foie humain. Néanmoins, nous devons approfondir ces résultats en mesurant l’efficacité de ces traitements sur un organisme entier, pouvant réagir contre ce traitement (par exemple, à cause de la réponse immunitaire) et également mesurer son efficacité de traitement sur une maladie hépatique.

Réduction

Afin de d'utiliser le moins d'animaux possible, nous avons calculé le nombre minimal d'animaux nécessaire pour obtenir des résultats suffisamment fiable (6 souris par groupe soit 612 souris). Le nombre de souris déterminé ici est le nombre maximal de souris utilisé, si la première étape n'aboutit pas à des résultats concluant, nous ne passerons pas aux étapes suivantes. De même, si le nombre de candidats efficace est inférieur à ce dont nous avons prévu, moins de souris seront utilisées. De plus, nous allons prioriser l'utilisation d'animaux sains (486 souris) lors de la sélection de nos meilleurs candidats, cela permettra d'obtenir des animaux plus rapidement (il est plus facile d'accoupler des animaux sains que malades et le nombre de petits par portée est plus important) et permettra aussi de limiter la génération de souris malade.

Raffinement

Les souris seront maintenues en élevage en nombre réduit par cage afin de limiter les bagarres entre souris, pouvant entrainer des blessures et saignement (4 souris par cages). Les souris seront observées régulièrement : les souris dominantes seront isolées, les souris blessées seront soignées (plaies désinfectées et cautérisées) pour éviter les hémorragies. Si une hémorragie ne peut pas être stoppée, la souris sera euthanasiée afin d'éviter des souffrances inutiles. Le nombre d'accouplement mit en place sera réduit au strict nécessaire afin de ne pas générer de souris inutilisée.

Choix des espèces

Les souris hémophiles présentent une activité de coagulation réduite conduisant à des hémorragies spontanées dans les tissus du coussinet plantaire et des hémorragies sous-cutanées. Ce modèle de souris hémophile est très proche de la maladie humaine. Les souris malades sont viables, fertiles et de taille normale. Nous utiliserons des souris mâles adultes, car c'est une maladie qui touche uniquement les males (souris ou humains). Les souris adultes seront injectées entre 6 et 8 semaines de vie, ce qui correspond à un âge adulte pour la souris, et nous permettra de comparer avec l’âge des adultes que nous souhaitons traiter.

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Souris : 7800
Rats : 600
Souffrances
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Devenir
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 8400

8 400 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une inflammation intestinale leur est induite par un agent chimique, une bactérie ou des cellules, puis des composés leur sont administrés jusqu'à six semaines, parfois via une minipompe implantée sous la peau, pour évaluer des candidats médicaments contre les maladies inflammatoires de l'intestin. Le porteur indique que les animaux développeront diarrhée, sang dans les selles et perte de poids. Il qualifie le recours au modèle animal d'"indispensable" pour une vue globale de la maladie que les modèles in vitro ne donneraient pas.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI), telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, sont des troubles caractérisés par une inflammation de la paroi d’une partie du tube digestif, source de lésions destructrices. Ces maladies sont caractérisées par une forte migration de cellules inflammatoires de types granulocytes au niveau de la paroi du tube digestif. L’augmentation et la dérégulation du recrutement des granulocytes et leur sur-activation contribuent à la chronicité et à l’amplification de la maladie. Notre programme de recherche vise à découvrir des molécules qui agissent via des mécanismes d’action innovants et qui peuvent ainsi représenter des options thérapeutiques pour tous les patients atteints de MICI. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et approuvées in vitro. L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro

Bénéfices attendus

A terme, ce projet permettra de de tester et développer de nouvelles approches thérapeutiques innovantes ayant le potentiel d’améliorer la prise en charge thérapeutique des patients atteints de MICI.

Procédures

Dans ce projet, nous utiliserons des modèles d’inflammation de l’intestin chez le rat et la souris afin de tester l’efficacité de nos composés. Ces modèles seront induits par un agent chimique ou par le gavage d’une bactérie ou par l’injection de cellules inflammatoires une à deux fois par étude. Certains de ces modèles utiliseront des souris génétiquement modifiées ne présentant pas de phénotype dommageable. Les composés seront administrés pendant 6 semaines maximum. Un prélévement sanguin sera également effectué une fois pendant l'étude pour suivre la pharmacocinétique des composés testés. Une minipompe pourra être implantée en sous cutané pour une administration continue pendant 4 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux developperont les signes cliniques des MICI qui se caractérisent par une diahrrée, du sang dans les fèces et de la perte de poids.

Devenir

Tous les animaux dans les procédures recevront une sédation préalable par inhalation d’isoflurane et seront mis à mort avec la méthode adaptées à l'espèce. Les tissus seront collectés pour analyse de l'impacte de nos composés sur la physiopathologie de la maladie.

Remplacement

L’utilisation de modèles animaux est indispensable pour comprendre les mécanismes pathogéniques, identifier de nouvelles cibles thérapeutiques, tester l’efficacité et la toxicité de thérapies anti-inflammatoires et immunomodulatrices innovantes. L’ensemble de nos molécules ont préalablement été testées et validées in vitro. L'utilisation de modèles animals est indispensable pour avoir une vue globale de la physiopathologie de la maladie ainsi que la pharmacocinétique des composées sur l'ensemble des organes ce que ne permet pas les modèles in vitro.

Réduction

Nous utilisons des modèles établis dans la littérature que nous utilisons en routine dans notre établissement utilisateur depuis 5 ans. Une analyse statistique rétrospective a permis de calculer le nombre nécessaire et suffisant d'animaux par groupe pour obtenir pour chaque paramètre étudié. Afin de générer des résultats reproductibles et de limiter la variabilité intergroupe au seul effet du paramètre testé, nous veillerons à travailler sur des groupes les plus homogènes possibles au moment de leur inclusion dans l’étude.

Raffinement

Afin de réduire le stress, une acclimatation d’au moins 5 jours sera réalisée avant l'entrée en étude et leur environnement sera enrichi. Afin de pallier l'inconfort lié aux procédures, un programme d'anesthésie et d'analgésie sera envisagé. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligées aux animaux, une surveillance journalière et des points limites précoces et spécifiques aux modèles ont été établis conduisant à l’arrêt temporaire des traitements ou au sacrifice anticipé de l’animal

Choix des espèces

Les espèces animales utilisées dans le cadre de ces recherches sont la souris et le rat. Les différents modèles seront mis au point, sur la base de la littérature existante et en s’appuyant sur l’expertise du fournisseur. Nous avons souhaité nous appuyer sur de la bibliographie solide et sur des modèles déjà bien documentés afin d’éviter l’utilisation d’un nombre excessif d'animaux pour les mises au point. En accord avec la littérature pour les différents modèles, les animaux seront utilisés au stade adulte afin d’évaluer les composés à visée anti-inflammatoire, sur un système immunitaire mature

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Souris : 5728
Souffrances
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Devenir
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 5728

5 728 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Elles reçoivent des injections répétées, dont une injection hydrodynamique représentant environ 9 % de leur poids corporel qui dilate massivement le foie, et développent des tumeurs hépatiques pouvant entraîner asthénie et perte de poids. Le porteur précise que les animaux ne recevront pas d'analgésie avant l'anesthésie, la métabolisation par le foie risquant d'interférer avec le phénotype étudié. Il conclut que la souris est "indispensable" comme "seul modèle préclinique" permettant d'invalider ou d'induire des gènes de façon tissu-spécifique.

Objectifs

Le foie est un organe vital qui intervient dans le stockage du glucose, la fabrication de la bile et la détoxification. L'incidence du cancer du foie (CHC) est en forte augmentation depuis 20 ans et ce cancer représente la 3ème cause de mort par cancer dans le monde. Ce cancer grave dispose de très peu de traitements efficaces et l’apport de nouvelles stratégies thérapeutiques représente donc un enjeu majeur dans la prise en charge de cette maladie. Bien que des progrès aient été accomplis dans le déchiffrage des mécanismes moléculaires du CHC, la dissection des événements précoces de la carcinogenèse hépatique, notamment comprendre la transformation tumorale des hépatocytes, cellules majoritaires du foie, est centrale pour mieux comprendre le développement de ce cancer. Des études récentes ont montré que le développement du CHC était intimement lié à un contexte d’altérations au niveau génétique, métabolique et inflammatoire, qui favorise un remaniement du cycle de division de l’hépatocyte. Dans ce cadre, nos travaux visent notamment à décrypter les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le cycle de division des hépatocytes, pour assurer ainsi le maintien de l’intégrité du tissu hépatique. Ce projet sera mené pour une durée de 5 ans.

Bénéfices attendus

Les résultats de notre projet permettront de déterminer les mécanismes moléculaires altérés conduisant au développement d’un cancer du foie. Les retombées de nos travaux devraient conduire à élaborer chez l’Homme de nouveaux outils diagnostic/pronostic et des stratégies thérapeutiques innovantes pour ce cancer grave sans traitement effectif.

Procédures

Des animaux recevront soit une injection intra-péritonéale (une fois à 5 semaines de vie, durée 30 secondes, animal vigile), soit une injection rétro-orbitale (une fois, à 5 semaines de vie, durée : 1 minute, animal anesthésié), puis recevront ensuite une injection intra-veineuse (veine de la queue) (une fois, à 6-8 semaines de vie, durée 5-7 secondes, animal vigile). Une injection intra-péritonéale sera réalisée (une fois, à 14 jours de vie, durée 30 secondes) sur animal vigile. Ces mêmes animaux seront soumis soit à une injection intra-péritonéale (une fois à 5 semaines de vie, durée 30 secondes, animal vigile), soit à une injection rétro-orbitale (une fois, à 5 semaines de vie, durée : 1 minute, animal anesthésié). Certains animaux recevront une injection intra-péritonéale (une fois à 7 semaines de vie, durée 30 secondes, animal vigile) et d’autres recevront une injection rétro-orbitale (une fois, à 5 semaines de vie, durée : 1 minute, animal anesthésié).

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet nous procéderons à une injection intrapéritonéale et un certain inconfort, limité dans le temps (passage de l’aiguille au travers de la peau et du péritoine) pourra être ressenti par les animaux. Du fait de l’injection intra-veineuse par la veine caudale d'un grand volume de solution dans la circulation systémique, une douleur transitoire dans cette région pourra être ressentie. Par ailleurs, l’injection hydrodynamique d'environ 9 % du poids corporel en volume, conduit à une dilatation massive mais transitoire (

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie (par une méthode réglementaire) de l’ensemble des animaux.

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants, en l’occurrence dans notre cas le modèle murin, est indispensable car il constitue le seul modèle préclinique qui permette d’invalider ou d’induire l’expression de gènes de manière tissu-spécifique pour caractériser l’implication de ces derniers dans les mécanismes moléculaires induisant le carcinome hépatocellulaire.

Réduction

Nous estimons que pour ce projet 5728 animaux seront étudiés. Les groupes expérimentaux seront constitués du minimum d’animaux nécessaire et suffisant pour permettre une analyse statistique robuste des effets observés. Nous pourrons être amenés à manipuler moins de souris si l’effet observé s’avère significatif au cours des premières expériences. L’étude sera arrêtée si l’expérience initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation.

Raffinement

Les animaux provenant de l’extérieur seront stabulés une semaine au sein de l’animalerie. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Les souris seront placées dans des conditions optimales (température, hygrométrie, cycle jour nuit 12h/12h, enrichissement des cages, nourriture ad libitum). Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. Toute manipulation invasive (injection à l’œil) sera précédée d’une courte anesthésie générale. Le niveau d’anesthésie sera régulièrement contrôlé tout au long de la procédure par test des réflexes et de la respiration et pour prévenir d'une potentielle hypothermie les animaux seront placés sur une plaque chauffante. Les animaux ne recevront pas d'analgésiques en pré-anesthésie car leur métabolisation par le foie (notre modèle d'étude) pourrait conduire à une hépatotoxicité interférant avec le phénotype que l'on souhaite étudier. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, l'euthanasie anticipée de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.

Choix des espèces

Pour ce projet de recherche, nous avons choisi la souris du fait de la disponibilité de modèles génétiquement altérés pertinents pour l'étude. Les souris utilisées pour ce projet de recherche sont (1) des souris juvéniles de 14 jours car à ce stade développemental, le foie est le plus réceptif à l’activité de composés carcinogènes, (2) de jeunes adultes (5 à 7 semaines de vie) afin de disposer d'un foie largement engagé dans un état de différenciation avec un système immunitaire en fin de maturation. A ce stade, le tissu hépatique garde une capacité de prolifération en réponse à différents stimuli environnementaux, capacité essentielle notamment dans la régulation des lésions hépatiques qui prennent place dans le développement tumoral. Une souris trop âgée induirait un biais dans l'expérimentation.

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Souris : 11250
Cochons d'Inde : 5000
Souffrances
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▲ 10625
▲ 5625
Devenir
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 16250

16 250 rongeurs, 11 250 souris et 5 000 cobayes, vont être utilisés, tous tués par inhalation progressive de CO2 en fin de protocole, 10 625 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 5 625 à un niveau sévère. Chacun reçoit une administration unique d'un médicament par voie intraveineuse, intrapéritonéale, sous-cutanée ou orale, jusqu'à 25 ml par la bouche pour un cobaye, et les souris passent 10 minutes dans une enceinte chauffée à 38 °C avant l'injection intraveineuse. Le porteur écrit qu'il s'attend, avec ce test de "toxicité anormale" imposé par les pharmacopées avant la libération de lots de médicaments, à "prouver l'innocuité du produit". Il affirme que la "mortalité d'un animal ou l'apparition d'un signe clinique sur celui-ci n'est donc pas attendue", tout en prévoyant que, dans l'une des deux procédures, un rongeur qui atteint un point limite ne soit pas mis à mort.

Objectifs

L’objectif de ce test est de détecter une éventuelle toxicité d’un produit pharmaceutique, après son administration aux animaux. Les produits administrés aux animaux sont des produits pharmaceutiques déjà sur le marché ou nouvellement produits. Nous recherchons par ce test une toxicité anormale, c’est-à-dire que nous nous attendons à prouver l’innocuité du produit. A noter que ce test est réalisé en respect des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF).

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu de ce projet est de pouvoir mettre à disposition des médicaments à des patients. Le test de toxicité anormale sur rongeurs est décrit dans les Pharmacopées, et dans de nombreux dossiers d’AMM. Dans ce cadre, ce test est obligatoire réglementairement comme test libératoire de produits pharmaceutiques.

Procédures

-Administration par injection intraveineuse, sur souris uniquement : volume maximum 0,5 ml / souris -Administration par injection intrapéritonéale : volume maximum 1 ml / souris et 5 ml / cobaye. -Administration par voie orale : volume maximum 1 ml / souris et 25 ml / cobaye -Administration sous-cutanée pour les cobayes : volume maximal 10 ml Note : des injections uniques sont prévues dans les deux procédures de ce projet.

Impact sur les animaux

Les tests sont réalisés sur des produits pharmaceutiques fabriqués selon les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF). Ce test est à visée libératoire – c’est un test requis pour la mise à disposition de certains médicaments aux patients. La mortalité d’un animal ou l’apparition d’un signe clinique sur celui-ci n’est donc pas attendue sur ce type de test libératoire. Les principales nuisances pour l’animal sont : -L’administration des produits pharmaceutiques (par injection IP, IV, SC ou gavage), -L’euthanasie de l’animal utilisé en fin de protocole.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés par inhalation d’une concentration progressive de CO2 en fin de protocole ou en cas d'atteinte de points limites (sauf pour la procédure 1). La réutilisation des animaux pour un autre test de toxicité anormal n’est pas possible car cela pourrait interférer avec le résultat de ce second test.

Remplacement

Cet essai ne peut pas aujourd’hui être réalisé ex vivo pour plusieurs raisons : -Il n’existe pas aujourd’hui d’équivalent in vitro au test de toxicité anormale. -Il s’agit d’un test réglementaire, obligatoire à partir du moment où il est enregistré dans le dossier d’AMM du produit pharmaceutique.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est le nombre minimal requis par les pharmacopées et les demandes réglementaires (e.g. dossiers d’Autorisation de Mise sur le Marché – AMM). Si l’intervalle de poids requis pour réaliser le test est faible, un animal supplémentaire peut être commandé. Par exemple en cas de retest selon la pharmacopée Russe ; il est demandé l’utilisation de 5 souris pesant entre 19 et 21 grammes le jour de l’injection. La marge de poids étant faible, 1 animal supplémentaire sera commandé.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux pendant toute la durée du protocole Les souris disposent d’un enrichissement de type enviro-dri, spécialement conçue pour améliorer l'activité de construction de nids afin de pouvoir se cacher. Les cobayes disposent d’un enrichissement de type tunnel afin de pouvoir se distraire et se cacher. Avant les injections intra-veineuses les souris sont positionnées dans une enceinte chauffante à 38°C pendant 10 minutes pour faciliter l’injection intra-veineuse. Une observation quotidienne est réalisée : elle consiste à vérifier l’état clinique des animaux, leur alimentation et leur boisson. En cas de point limite observé, l’animal est euthanasié (sauf pour la procédure 1).

Choix des espèces

Le choix des expèces et de leur poids est imposé par les référentiels réglementaires Pharmacopées.

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Chiens : 10
Cochons : 64
Souffrances
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▲ 74
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Devenir
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 74

74 animaux non-humains, 64 cochons et 10 chiens, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Ils subissent sous anesthésie l'implantation d'un dispositif dans l'estomac puis jusqu'à cinq prises de sang sur trois mois, avant d'être tués pour prélever leurs organes, afin de mettre au point une alternative à la chirurgie de l'obésité développée par une entreprise. Le porteur indique que la chirurgie provoque douleur et perte d'appétit et que le dispositif peut entraîner une inflammation digestive ou une obstruction. Il affirme que la complexité du système digestif rend l'usage d'un "organisme complet et vivant" "indispensable" pour valider le produit avant sa pose chez l'humain.

Objectifs

L’objectif du projet est de développer une solution innovante afin de traiter l’obésité de manière aussi efficace que la chirurgie de réduction de volume de l'estomac, tout en évitant les complications associées. Notre dispositif est aussi une alternative aux ballons intra-gastriques qui sont actuellement utilisés. Plusieurs essais sur des cadavres humains et animaux ont déjà été menés pour mettre au point le dispositif ainsi que son déploiement et son ancrage dans le tube digestif. Désormais, nous devons passer à une phase animale pour démontrer l'inocuité sur le moyen terme de notre dispositif, et pour prouver qu'il reste en place, malgré les conditions chimiques et le péristaltisme digestif. Nos études sont menées en parrallèle entre le laboratoire in vivo et les ateliers de mise au point et d'ingenierie médicale. Suite à chaque essai in vivo, les améliorations sont apportées au prototype. Dès que le prototype sera considéré satisfaisant, il sera mis en place chez l'humain pour des essais cliniques.

Bénéfices attendus

L’obésité est définie comme une présence anormale ou excessive de graisse représentant un risque pour la santé. Ce problème est devenu épidémique avec près de 4 millions de personnes dans le monde, décédant de comorbidités liées au surpoids et à l’obésité chaque année. D’après la World Health Organization, près de 39% des adultes dans le monde, représentant près de 1.9 milliards de personnes, étaient en surpoids en 2016. On estime aujourd’hui que plus de 700 millions de personnes souffrent d’obésité. Bien que l’efficacité de la chirurgie bariatrique, qui réduit le volume de l'estomac, ne soit plus à démontrer, seul 1% des patients éligibles décident de se faire opérer à cause du risque de complications sévères et des modifications anatomiques irréversibles. Et pour les solutions moins invasives, comme les ballons gastriques, elles sont aujourd’hui associées à une perte de poids limitée et temporaire. Ce projet est nécessaire pour le développement d’une solution qui sera posée, chez l'humain, par voie endoscopique afin de traiter l’obésité de manière aussi efficace que la chirurgie tout en minimisant les complications associées. En effet, il permettra de vérifier la sécurité et potentiellement l'éfficacité des dispositifs développés par l’entreprise.

Procédures

Les animaux subiront, principalement, une chirurgie, sous anesthésie générale, pour la mise en place du dispositif directement dans l'estomac. Puis, après leur réveil, ils recevront les soins post-opératoires pour une reprise d'alimentation normale. Des prises de sang sont prévues avant la chirurgie, pour évaluer les paramètres basaux des animaux, puis après la chirurgie, pour suivre l'évolution de ces paramètres et vérifier si le dispositif engendre des dérèglements. Un maximum de 5 prises de sang de 10 ml est prévu pendant les 3 mois du protocole. Elles ont lieu sous anesthésie pour les porcs et sur animal vigile pour les chiens. D'autre part, dans la période post-opératoire, les porcs et chiens devront être hébergés seuls pour une durée de 3 jours, mais dans des boxes confortables, et permettant à chaque porc et chien de voir, sentir et toucher ses confrères voisins quand ils le souhaitent.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables les plus prévisibles sont ceux que la chirurgie va provoquer : douleur, perte d'appétit, inconfort, suite à la chirurgie abdominale. D'autres effets indésirables pourraient intervenir si le dispositif n'est pas bien toléré. Il peut s'agir d'inflammations du tube digestif, ou d'autres phénomènes vasculaires localisés au niveau du site d'implantation. Si le dispositif ne reste pas en place, il peut aussi provoquer une obstruction digestive. Nous attendons très peu d'effets indésirables des prélèvements sanguins, dont le volume est réduit au regard du poids des porcs et des chiens.

Devenir

A l'issue des procédures les animaux seront euthanasiés pour le prélèvement d'organes pour des analyses macroscopiques et histologiques.

Remplacement

Ce projet vise à confirmer l’adéquation du dispositif en cours de développement avec le système digestif. Avant d’initier ce projet, des essais sur sujets anatomiques humains et animaux ont été effectués afin de confirmer les dimensions des prototypes en cours de développement. De plus, des essais in vitro ont été réalisés en laboratoire afin de simuler le déploiement du dispositif ainsi que son comportement lors de contraintes mécaniques simulant le péristaltisme. Néanmoins, la complexité et l’adaptabilité du système digestif limitent notre capacité à simuler l’environnement exact. Le dispositif étant à visée clinique, il est nécessaire d’obtenir des données dans ses conditions réelles d’utilisation, ainsi l'utilisation d'un organisme complet et vivant est indispensable notamment pour le suivi post implantation. Notre stratégie prévoit d’utiliser un maximum de 64 porcs et 10 chiens pour la totalité du projet comprenant une étude pilote, une preuve de concept et enfin une étude de validation de l’innocuité du dispositif. Nous fonctionnons pas à pas, et le projet sera arrêté si chaque phase ne permet pas d’obtenir les résultats escomptés.

Réduction

Avant d’effectuer les études de preuve de concept, une première phase avec une étude pilote sera effectuée en utilisant un nombre réduit d’animal afin de valider que le dispositif s'ancre et se déploie correctement. Pour tester le dispositif candidat. Le nombre d'animaux utilisés a été réduit au minimum et a été calculé pour obtenir une puissance statistique suffisante. Mais surtout, notre approche est progressive : nous réalisons des études successives, en améliorant le dispositif à chaque fois. Dès que nous estimons qu'il est au point, l'étude de preuve de concept s'arrête et nous réalisons une seule étude de tolérance. Le nombre d'animaux présenté ici est donc un nombre maximum d'animaux, qui peut être réduit si nous développons un dispositif satisfaisant rapidement.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect de leurs besoins éthologiques avec enrichissements propres à l’espèce. : ils disposent de vastes boxes, d'une taille supérieure à celle requise par la législation. Le suivi quotidien des animaux et les pesées hebdomadaires sont assurés par le personnel technique et animalier formés aux soins et à la manipulation de ces espèces. Les animaux suivront également un programme de socialisation afin de réduire le stress engendré par les actes quotidiens. Tout acte douloureux ou fortement stressant sera réalisé sous sédation ou sous anesthésie (locale ou générale selon les besoins). Si nécessaire, la douleur sera prise en charge par l'administration de traitements analgésiques adaptés. En cas de perte de poids importante se rapprochant des 20%, les rations pourront être enrichies avec une solution de nutrition entérale hyperénergétique.

Choix des espèces

Nous prévoyons d’utiliser les modèles porcin et canin car tous deux possèdent une anatomie et une physiologie du système gastro-intestinal très proches de celle de l’homme. Les deux modèles seront utilisés de manière complémentaire, le modèle chien principalement pour des dispositifs transpyloriques grâce à l’absence de torus pylorique et le modèle porc principalement pour des dispositifs avec « chaussette » de 60cm car nettement moins sujet aux intussucepions. Ainsi en fonction du dispositif testé, le modèle animal qui sera choisi sera celui qui, par son anatomie et sa physiologie, sera le plus approprié pour obtenir les données les plus robustes. Pour les porcs le critère de sélection principal sera le poids (environ 50-100kg) afin d’avoir des correspondances anatomiques similaires à celles observées en clinique. Cela correspondra à des animaux adolescents/adultes. Pour les chiens, nous prendront des chiens adultes qui ont auront terminé leur croissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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160 souris rendues porteuses d'une version humanisée d'une protéine vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un régime alimentaire spécial leur provoque un rétrécissement des voies biliaires avec fibrose, puis elles reçoivent des injections hebdomadaires d'anticorps et des prélèvements de sang sous anesthésie, avant une ponction cardiaque terminale, pour tester un anticorps déjà en développement clinique. Le porteur annonce d'"énormes avantages" directement applicables aux patients, formulés au conditionnel, alors que l'objectif immédiat reste d'élargir les indications de cet anticorps. Il affirme que la validation exige un "animal entier" après des études in vitro préalables.

Objectifs

Dans cette maladie, un mécanisme d’inflammation, de rétrécissement des voies biliaires (ou sténoses) et de développement d’une fibrose est établi. Au cours de l’évolution de la maladie, des sténoses biliaires avec fibrose altèrent la fonction des voies biliaires conduisant à une fibrose. A ce jour, la transplantation hépatique est la seule solution thérapeutique, présentant malgré tout un risque de récidive dans 25% des cas. Il est donc urgent de développer de nouvelles approches thérapeutiques pour cette maladie. Actuellement peu de modèles animaux permettent de modéliser les caractéristiques de cette pathologie. Le modèle murin de ligature du canal biliaire est un de ces modèles mais il requiert une chirurgie lourde pour les animaux. Un autre modèle, à base d’un régime alimentaire spécial, permet de récapituler le développement de la maladie chez la souris permettant le développement de sténoses des voies biliaires avec fibrose. Afin de tester une approche thérapeutique grâce à un anticorps ciblant spécifiquement une protéine humaine, nous avons développé un modèle de souris chez lequel la protéine murine est remplacée par une version humanisée pouvant être reconnue par notre anticorps. Le but de ce projet est de donc de valider cette approche thérapeutique avec un anticorps actuellement en développement clinique pour d’autres indications (fibrose hépatique, rénale, pulmonaire, cancer du foie) afin d’élargir les indications médicales de cet anticorps. Nous souhaitons également comparer cet anticorps humain-spécifique à un autre de nos anticorps capable de se lier à la fois à la forme humaine et à la forme murine. Ce second anticorps sera donc évalué dans un modèle de souris sauvages présentant le même fond génétique que les souris humanisées. Dans les 2 approches, nous souhaitons déterminer la dose optimale d’anticorps à injecter afin d’aboutir à une réduction significative de la fibrose hépatique dans ce modèle de maladie des voies bilaires.

Bénéfices attendus

En cas de succès, le projet apporterait d'énormes avantages, directement applicables aux patients atteints de fibrose bilaire. L'objectif de l'ensemble du projet est de rassembler des preuves scientifiques solides et robustes permettant la transposition du traitement par anticorps thérapeutique dans un contexte clinique sans autres options thérapeutiques et d’étendre les indications thérapeutiques de l’anticorps clinique.

Procédures

Les animaux seront soumis à la nourriture spéciale pendant 4 semaines au cours desquelles ils recevront une injection hebdomadaire d’anticorps à partir de la 2ème semaine de nourriture, soit 3 injections d’anticorps. Chaque injection prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux subiront un prélèvement sanguin hebdomadaire, après anesthésié générale et analgésie locale, pendant 4 semaines, soit 4 prélèvements. Le temps nécessaire à chaque prélèvement est d’environ 5 minutes en incluant le temps de l’anesthésie générale. Un prélèvement de sang terminal sera effectué en fin de protocole, après anesthésié générale, par ponction intracardiaque trans-thoracique. Ce geste est également réalisé en environ 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux sous nourriture spéciale, vont développer un rétrécissement des voies biliaires en 2 à 3 semaines. Les maladies hépatiques ne sont pas douloureuses est sont compatibles avec une vie normale, sauf en cas extrême de décompensation des fonctions hépatiques, ce qui ne devrait pas être le cas avec le protocole adopté dans ce projet. Les animaux recevront un total de 3 injections d'anticorps, soit 1 par semaine pendant 3 semaines, qui peuvent engendrer une douleur aux points d’injection. Les animaux subiront également un prélèvement sanguin hebdomadaire, soit 4 prélèvements au total, qui peuvent engendrer une gêne voire une douleur au site de prélèvement.

Devenir

Tous les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de collecter sang et foie pour réaliser des analyses sur ces prélèvements.

Remplacement

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux inclus dans cette étude, nous n’utiliserons que des groupes pertinents nous permettant de conclure quant à l’activité de notre anticorps. Le nombre d’animaux inclus par groupe sera suffisant pour arriver à une conclusion claire. La taille des effectifs a été déterminée à priori grâce à un logiciel dédié. Ainsi nous inclurons 20 animaux par groupe. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

Raffinement

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification et des briques de tremble à ronger, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques (isoflurane), analgésiques (tétracaïne) et de confort (gel ophtalmique) sont appliquées. Les animaux sont observés quotidiennement, et une observation scorée est réalisée 2 fois par semaine.

Choix des espèces

Le modèle animal choisi permet de récapituler au plus proche les caractéristiques histologiques des cholestases hépatiques humaines en 3 à 6 semaines. Hormis le modèle de ligature du canal biliaire, beaucoup plus invasif, c’est actuellement le modèle le plus pertinent en termes d’homogénéité et de reproductibilité dont nous disposons pour étudier le développement de la fibrose suite à une cholestase hépatique. De plus le modèle humanisé dont nous disposons permet d’étudier plus finement l’effet thérapeutique de notre anticorps clinique. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines afin d’induire une fibrose biliaire du jeune adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Rats : 1580
Souffrances
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Devenir
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 1580

1 580 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent de l'acide trinitrobenzène sulfonique dans le côlon pour provoquer une inflammation, puis subissent des distensions colorectales et le test de Von Frey, pour cribler des candidats médicaments contre le syndrome du côlon irritable à la demande de clients. Le porteur indique qu'aucun antalgique ni anti-inflammatoire ne sera administré pour ne pas interférer avec la douleur et l'inflammation recherchées, et que le modèle peut provoquer crampes abdominales, perte de poids et dégradation pouvant conduire à la mort. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la pathologie dans sa complexité, ce qui rendrait le recours aux animaux "incontournable".

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments sur l’inflammation et la douleur dans un modèle d’IBS induit par administration de TNBS au niveau du côlon proximal ou distal chez le rat

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints du syndrome du côlon irritable (IBS) ou de MICI.

Procédures

Dans ce projet, les animaux ne subiront au maximum qu’une seule procédure chirurgicale qui sera réalisée sous anesthésie générale (durée de 10 minutes environ). Les animaux pourront avoir des administrations de candidats médicaments ou réactifs (durée de 5 minutes environ par geste). Selon la demande du client, un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours ou à la fin de la procédure expérimentale (durée de 5 minutes par prélèvement environ). La fréquence et le volume dépendront des demandes. Cependant, les prélèvements seront effectués en concertation avec le responsable éthique de l’entreprise et en total respect de la réglementation internationale et européenne. Un prélèvement sanguin plus important terminal pourra être réalisé sous anesthésie avant le sacrifice de l’animal. Lors des distensions colorectales, le rat sera placé dans une cage individuelle et son comportement en fonction de la pression exercée par le ballon sera observé pendant 45 minutes en tout (pallier de gonflement de 30 secondes avec des paliers de repos de 10 minutes).

Impact sur les animaux

Nous testoLe modèle d’hypersensibilité viscérale induit par le TNBS provoque des douleurs abdominales, une inflammation du colon provoquant une douleur importante pouvant s’accompagner d’une perte de poids, une diminution de l’état général et du comportement pouvant conduire à la mort de l’animal. Le test de Von Frey peut provoquer un stress du fait de la manipulation des animaux et une certaine douleur lors de l’application de filaments. La distension colorectale provoque une douleur viscérale caractérisée par des crampes abdominales et un changement de comportement de l’animal (arrêt de l’observation, prostration possible, posture avec le dos vouté…).Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dûes au traitement pharmacologique.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront soit gardés en vie pour suivre une autre procédure, soit euthanasiés à la fin du projet.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement du syndrome du côlon irritable (IBS) ou MICI. Actuellement, aucun modèle in vitro ne peut mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Ce modèle se faisant sous anesthésie, cela permet de réduire la douleur et le stress chez l’animal. La procédure du von Frey (procédure 1) est une méthode non invasive et avant toute expérimentation, les animaux sont habitués au set-up de von Frey pour limiter au maximum le stress. De par notre expérience sur les différentes techniques utilisées (Von Frey, TNBS, distension colorectale), un minimum de 10 animaux/groupe est nécessaire afin d’avoir des résultats statistiquement significatifs. De plus pour la distension colique, la distension est stoppée dès l’observation de la première crampe abdominale donc dès l’apparition de la douleur.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés (3/cage au maximum) dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux (tunel, aspen brick). L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … . Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de ces congénères. Aucun antalgique ne sera utilisé lors de cette expérimentation car la procédure classée légère de suivi des fécès n’engendre pas une gêne telle qu’un antalgique soit nécessaire. Concernant la procédure de Von Frey (modèle de test comportemental de douleur), l’administration d’antalgique quel que soit son type pourrait interférer avec les résultats observés. Le modèle TNBS est un modèle inflammatoire provoquant une douleur viscérale donc durant ce projet aucun antalgique ou anti-inflammatoire ne sera utilisé pour ne pas interférer avec l’inflammation obtenue provoquant une douleur. L’administration de produit à tester se fait en parallèle des tests de Von Frey, des administrations de TNBS et de distension colorectale donc aucun antalgique ou anti-inflammatoire ne sera administré d’autant plus que ces derniers pourraient interférer avec l’effet du candidat médicament à tester. Si un animal présentait un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 48h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.

Choix des espèces

Le modèle de TNBS ainsi que les études comportementales sont bien décrits et couramment utilisés chez le rat. Classiquement, les animaux utilisés seront âgés d’au moins 6-8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines. Cependant, selon les demandes des clients, l’âge des animaux pourrait être modifié.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 840
Souffrances
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Devenir
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 840

840 souris axéniques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent par transplantation le microbiote de patients atteints d'hépatite alcoolique, puis un apport chronique d'éthanol par gavage, avec prélèvements de fèces et de sang, jusqu'à une mise à mort par dislocation cervicale selon une grille de score. Le porteur indique qu'aucun antalgique ne pourra être administré, ces molécules faussant le microbiote étudié. Il affirme qu'il n'existe "aucun exemple" de modélisation cellulaire de cette maladie et que l'animal est "indispensable".

Objectifs

L’Hépatite Alcoolique Aigüe sévère (HAA) est l’une des formes les plus graves de maladie du foie liée à la consommation chronique et excessive d’alcool. La mortalité de l’HAA est de 40 à 45% à 6 mois. La corticothérapie, seul traitement recommandé, améliore la survie à court terme. L’identification précoce des patients non-répondeurs aux corticoïdes (30%) est un enjeu thérapeutique majeur. Récemment, le rôle du microbiote intestinal (MI) a été mis en lumière, le transfert du MI d’un patient avec une HAA chez des souris induisant une inflammation hépatique. Cette inflammation est réversible par une nouvelle transplantation d’un MI provenant d’un sujet sain, suggérant un concept de traitement de l’HAA par la transplantation fécale. Un modèle de transplantation fécale de MI de patients HAA chez des souris dépourvues de MI (axéniques) sera utilisé. Au total, 840 souris axéniques seront nécessaires. Dès leur arrivée à l’animalerie et jusqu’à leur mort, les animaux seront surveillés régulièrement pour s’assurer de leur bonne santé. Si une détérioration de l’état d’un animal est observée, une grille de notation sera réalisée pour s’assurer que celle-ci ne dépasse pas les points limites. L’objectif de cette étude est d’évaluer de nouveaux traitements chez des souris axéniques reconstituées avec le MI de patients HAA. Le rôle d’une transplantation fécale seule comme traitement de l’HAA ne pouvant être évalué en clinique (les patients recevant obligatoirement des corticostéroïdes), nous souhaitons déterminer l'efficacité du traitement sur la réponse inflammatoire en fonction de l'origine du MI (répondeurs aux corticostéroïdes versus non-répondeurs) et identifier les modifications du microbiote associées à la réponse au traitement. Ce modèle préclinique pourra être une référence pour évaluer l’efficacité de nouveaux traitements dans l’HAA.

Bénéfices attendus

Il s’agit d’évaluer l’effet d’une transplantation fécale avec ajout d’un MI « thérapeutique » chez des souris préalablement reconstituées avec le MI de patients HAA et recevant un apport chronique d’éthanol. La démonstration de l’efficacité de cette transplantation dans un modèle préclinique pourrait, à plus long terme, faire progresser les connaissances sur le bénéfice d'une transplantation fécale dans le traitement de l’HAA et ainsi encourager de nouveaux essais cliniques. De plus, le traitement équivalent chez l’homme se présente sous forme de gélules orales auto-administrées et cela ouvre de nombreuses perspectives d'utilisation pour des pathologies démontrant une dysbiose/altération du MI, en particulier chez des patients se trouvant en impasse thérapeutique.

Procédures

Plusieurs prélèvements de fèces seront réalisés pour étudier le MI : 1 avant gavage, 1 pour vérifié la monocolonisation, 1 avant mise en éthanol, 1 après 15 jours d’éthanol et 1 au sacrifice. Deux prélèvements sanguins (

Impact sur les animaux

Pour la procédure d'induction de l'HAA, comme le précise Bertola et al., doi:10.1038/nprot.2013.032, ce protocole peut induire une perte de poids importante. Les souris plus jeunes et plus légères ont un taux de mortalité accru. Cependant, la perte de poids observée est de 5% sur la base des données préliminaires récemment communiquées par notre collaborateur.

Devenir

L'ensemble des animaux seront mis à mort pour réaliser différentes analyses biologiques et histologiques.

Remplacement

Il n’existe aucun exemple dans la littérature de modélisation cellulaire de l’HAA. De plus, pour vérifier l’efficacité du traitement, l’utilisation d’animaux est une étape indispensable. Dans ce projet, le modèle animal préclinique permet de tester l’efficacité d’une transplantation fécale seule ce qui ne peut être évalué en clinique.

Réduction

Pour chaque flore de patient, il est proposé de recoloniser 7 groupes de 8-10 souris axéniques (4-5 mâles et 4-5 femelles) qui seront hébergées dans le même isolateur, afin de comparer l’efficacité des thérapies (prednisolone en combinaison ou non avec Maat013) avec le test de Kruskal-Wallis. Les associations seront considérées comme significatives après une correction du taux de fausses découvertes (FDR) de la valeur p (q < 0,05). La comparaison par paire sera ensuite effectuée par le test de somme des rangs de Wilcoxon. Pour obtenir des résultats statistiquement exploitables, un biostatisticien a estimé à 8-10 animaux le minimum par groupe expérimental sur la base des données préliminaires de nos collaborateurs et par les données de la littérature, en particulier l’article suivant : Gut. 2021 Jul;70(7):1299-1308.

Raffinement

Les animaux seront maintenus en présence d’enrichissement (litière foisonnante, maison) avec un accès ad libitum à l’eau et la nourriture. Dès leur arrivée à l’animalerie et jusqu’à leur mort, les souris seront surveillées de manière régulière par du personnel formé. Durant le protocole d’induction de l’HAA, les animaux seront surveillés quotidiennement lors du gavage. Si une détérioration de l’état d’un animal est observée, une grille de notation sera réalisée, un score cumulé de 5 ou plus entrainant l’euthanasie immédiate de l’animal par dislocation cervicale : Attitude : 0 = Normal (alerte et enjoué) 1 = Légèrement amorphe, mange encore 2 = Modérément amorphe, yeux ternes, poils rudes 5 = Automutilation, ne mange plus, couché ; Poids corporel : 0 = Poids normal 1 = Perte de poids < 5 % 2 = Perte de poids 20 % ; Déshydratation : 0 = Retour du repli de la peau de 1 à 2 secondes 1 = Retour du repli de la peau de 2 à 3 secondes 2 = Retour du repli de la peau de plus de 3 secondes ; Diarrhée : 0 = fèces normales 1 = fèces plus molles que la normale 2 = fèces liquides avec plus de particules solides que de liquide 3 = fèces liquides avec plus de liquide que de particules solides 4 = fèces totalement liquides. Dans notre protocole, il sera impossible d’administrer des antalgiques en raison de leur impact sur le MI selon des données disponibles dans la littérature (Front Pharmacol. 2020; 11: 1153).

Choix des espèces

La souris est l’espèce de référence dans l’étude de l'HAA pour laquelle un modèle préclinique a été etabli. Comme le précise Bertola et al., nprot.2013.032, le protocole d’induction de HAA peut induire une perte de poids importante et les souris mâles et femelles doivent peser au moins 20 et 19 g respectivement, les souris plus jeunes ayant un taux de mortalité accru. Nous devrons commander des souris axéniques mâles âgées de 4 à 6 semaines (ou plus) et des souris femelles âgées de 6 à 8 semaines (ou plus). En effet, 4-5 semaines seront nécessaires pour stabiliser la transplantation de MI d’intérêt et acclimater les souris à la nourriture liquide (sans éthanol) avant induction de l'HAA.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 288
Souffrances
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 288

288 souris transgéniques développant une maladie du foie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent un gavage quotidien pendant 28 jours, puis un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie profonde avant d'être tuées pour prélever leurs organes. Le porteur reconnaît que le gavage sur animal vigile peut provoquer un stress et, rarement, des lésions de l'œsophage. Il vise une "preuve de concept" de l'effet d'un probiotique sur la cholangite sclérosante primitive, dont la transposition à l'homme reste hypothétique, et affirme qu'on ne peut pas recréer in vitro la complexité d'un "organisme entier".

Objectifs

La cholangite sclérosante primitive (CSP) est une maladie chronique du foie affectant les voies biliaires, souvent associée à une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (MICI). Plusieurs études ont démontré l’importance du microbiote intestinal dans le développement des MICI et de la CSP. Nous avons identifié une bactérie commensale du microbiote intestinal possédant des propriétés anti-inflammatoires, qui utilisée comme probiotique de nouvelle génération, a un effet bénéfique sur les MICI. Le but de cette étude est d’évaluer l’effet de cette bactérie sur la CSP, en utilisant un modèle murin transgénique qui développe spontanément une pathologie du foie qui mime la CSP. Nous traiterons ces souris en leur administrant le probiotique quotidiennement par voie oral. Nous analyserons leur microbiote intestinal avant et après administration du probiotique afin d’évaluer l’impact de ce traitement sur le microbiote. Nous comparerons le foie des souris traitées par le probiotique au foie des souris traitées par placebo pour évaluer l’effet de la bactérie sur les manifestations de la CSP. Nous attendons de cette étude la preuve de concept de l’effet bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP.

Bénéfices attendus

La cholangite sclérosante primitive (CSP) est une maladie grave exposant au risque de cirrhose et de cholangiocarcinome. Actuellement, le seul traitement efficace de la CSP est la transplantation hépatique. Or ce traitement est réservé aux patients avec une maladie avancée et n’est pas toujours possible en cas de cancer. Il est donc primordial d’étudier d’autres pistes thérapeutiques. Nous attendons de cette étude la preuve de concept de l’effet bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP et son éventuelle transposition à l'homme dans le cadre du traitement de la CSP.

Procédures

Les animaux seront produits au sein de l’établissement. A 4 semaines, ils seront soumis à un gavage quotidien sur animal vigile (15 secondes/animal) durant 28 jours. A l’issue de la période de traitement (4 semaines), les animaux subiront un prélèvement sanguin terminal unique sous anesthésie profonde (5 minutes) puis seront immédiatement euthanasié sans réveil de l’animal.

Impact sur les animaux

Le modèle de souris transgénique développe une cholangite sclérosante primitive avec le temps, nous utiliserons ici des animaux jeunes adultes dans lesquels les lésions du foie sont déjà présentes mais à un stade débutant n’entrainant aucun symptôme pour l’animal. Le gavage quotidien sur animal vigile peut être source de stress et d’inconfort pour l’animal. De façon extrêmement rare, il peut induire des lésions traumatiques de l’œsophage. L’administration de la bactérie ne devrait pas entrainer de nuisance en dehors du geste technique (gavage).

Devenir

L’ensemble des animaux (n=288) sera euthanasié à la fin de la période de traitement afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et analyser le potentiel effet bénéfique du traitement sur la CSP.

Remplacement

Dans la mise en œuvre de ce projet, un système vivant est nécessaire pour reproduire les interactions foie-intestin mises en jeu dans le développement de la CSP, et l’effet bénéfique potentiel d’un probiotique. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec ces interactions inter-organes et tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu. Nous travaillons avec modèle animal (souris transgéniques) reconnu pour cette maladie biliaire afin d’évaluer les effets bénéfiques in vivo d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de souris. Un nombre de 12 souris par groupe est prévu afin de pouvoir réaliser des statistiques. Un total de 288 souris sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie si les actes le nécessitent). Dans ce projet, l’administration de la bactérie ne devrait pas entrainer de nuisance en dehors du geste technique (gavage sur animal vigile) mais plutôt un bénéfice pour les animaux avec un ralentissement de la progression de la maladie du foie. De plus, le fait que ce geste soit pratiqué par une personne formée et expérimentée ainsi que l’utilisation de matériel adapté permettent de réduire significativement les nuisances liées au geste technique lui-même.

Choix des espèces

Justification de l’espèce/modèle : Le projet a pour objectif d'évaluer le potentiel bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération dans la CSP. Afin de répondre à cet objectif nous allons utiliser le modèle animal reconnu pour cette maladie biliaire qui est représenté par un modèle de souris invalidé pour un gène qui modifie la composition de la bile (modèle préclinique le mieux validé de CSP). Nous attendons de cette étude la preuve de concept de l’effet bénéfique d’un probiotique de nouvelle génération sur la CSP et son éventuelle transposition à animal/homme dans le cadre du traitement de la CSP. Justification des stades : Dans la grande majorité des études précliniques, les souris transgéniques modélisant la CSP sont traitées entre l’âge de 4 semaines, stade des lésions débutantes, et 8 semaines, stade auquel les lésions atteignent un plateau. Nous suivrons ce schéma validé dans de nombreuses études et débuterons ainsi le traitement chez des souris âgées de 4 semaines lorsque les lésions hépatiques sont débutantes, et ainsi accessibles à un traitement qui permettrait de freiner leur évolution. Justification du sexe : Chez la souris, comme chez l’Homme, la gravité des lésions hépatiques est variable en fonction du sexe. De plus, le même traitement peut avoir une efficacité variable en fonction du sexe. En effet, dans un projet précédent nous avions obtenu des résultats différents chez les souris mâles et les femelles. C’est pourquoi, il est nécessaire d’inclure dans ce projet 50% de souris mâles et 50% de souris femelles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1184
Souffrances
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▲ 96
▲ 1088
Devenir
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1184 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 96 d’entre elles et sévère pour 1088. Une insuffisance du foie leur est provoquée par une surdose de paracétamol ou par l’ablation chirurgicale d’une grande partie du foie, puis des organoïdes issus de cellules humaines leur sont implantés, avant leur mise à mort pour prélèvement, afin de chercher une alternative à la greffe de foie. Le porteur affirme que l’atteinte du foie par le paracétamol n’est pas douloureuse et encadre l’ablation par un antalgique. Il affirme qu’aucune méthode ne remplace l’animal pour un processus de régénération aussi intégré.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de fournir aux patients atteints d'insufisance hépatique grave (intoxication au paracétamol (doliprane), ablation d'une portion importante du foie du fait d'une tumeur), une alternative à la transplantation du foie, grâce à l'implantation de groupes de cellules hépatiques appelés organoïdes. Notre projet vise à à démontrer leur efficacité chez des souris présentant une insuffisance hépatique aigüe. Dans ce projet les cellules utilisées pour former ces "organoïdes" sont des cellules souches dérivées de cellules humaines et seront implantées chez la souris malade. C’est pourquoi le recours à une souche d’animaux immunodéficients (incapables de rejeter les cellules humaines) pour permettre la greffe de l’implant est nécessaire. L’accueil de ces souris se fera dans une animalerie compétente. Nous analyserons l'évolution des souris en recherchant une améioration de la maladie du foie grâce à l'implantation des organoïdes. Les données obtenues grâce à ce projet pourraient permettre de mieux prendre en chargel es malades atteints d'insuffisance hépatique aiguë.

Bénéfices attendus

Les situations cliniques d'insuffisance hépatique aiguë restent très difficiles à traiter, la seule solution efficace demeurant la transplantation hépatique. Cependant la pénurie de greffons hépatiques justifie de rechercher des solutions thérapeutiques alternatives. Ce projet est une étude chez la souris visant à évaluer le bénéfice d'une greffe d'organoides hépatiques en situation d'insuffisance hépatique aiguë. Si l'implantation d'organoides hépatiques humains chez la souris malade permet une suppléance du foie et une amélioration des souris, alors des études supplémentaires pourront être dans l'avenir envisagées pour appliquer ce traitement chez l'homme.

Procédures

Les souris seront mises en insuffisance hépatique par deux méthodes, l'une médicamenteuse (injection d'un médicament) et l'autre chirurgicale (ablation d'une large portion du foie). Ces 2 méthodes correspondent aux situations les plus fréquentes d'insuffsance hépatique chez l'homme. Une fois la maladie du foie induite, nous chercherons à l'améliorer par l'implantation de cellules hépatiques dérivées de cellules humaines, formant des "organoïdes". Les prélèvements sanguins et tissulaires sont réalisés lors de la mise à mort des animaux. Durée des interventions: pour l'administration du médicament, une seule injection puis mise à mort des animaux à différents temps (H6, H24, H48, J7); pour l'ablation d'une partie du foie, intervention durant 15 minutes, puis mise à mort à différents temps (H6, H24, H48, J7).

Impact sur les animaux

Les souris traitées avec une surdose de paracétamol développent des dommages hépatiques aiguës entraînant une insuffisance hépatique. Ces ldommages ne sont pas associées à la douleur chez l'homme, et les souris soumises à ce modèle ne présentent aucun signe de douleur. Cependant, les animaux présentent des signes de fatigue et se déplacent plus lentement dans les 12 heures suivant l'injection. Après ablation d'une partie du foie, les souris ont également une phase de fatigue de 48 heures pendant lesquelles un antalgique leur est administré dans leur nourriture.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures. Dans ce projet, le recours au sacrifice à la fin de chaque procédure est indispensable dans le but d’étudier les cellules et tissus impliqués dans la maladie que nous cherchons à traiter, au premier rang desquels le foie et les cellules (organoïdes) implantées.

Remplacement

Dans le cadre de ce projet d'étude préclinique, il n’existe pas de méthode alternative pour remplacer l'expérimentation animale. La régénération du foie repose sur de très nombreux échanges entre différentes cellules et différents organes du corps : un tel processus intégré est actuellement impossibe à recréer en dehors d'un organisme vivant. Ainsi pour évaluer les possibilités de développer un foie transplantable cliniquement, le recours à l’expérimentation animale reste nécessaire. Dans ce cadre, pour améliorer la compréhension de ces multiples processus et pouvoir développer de nouvelles thérapies, le recours au sacrifice à la fin de la procédure est indispensable dans le but d’étudier les cellules et tissus impliqués, au premier rang desquels le foie et les cellules (organoïdes) implantées.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est le minimum requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables. Ce nombre a été évalué à 12 à 16 souris par groupe en fonction des expériences. Dans une première procédure (tests pour l'implantation des cellules (organoïdes)) : 48 souris (4 groupes de 12). Dans une 2ème procédure (implantation des celllules chez les souris malades après injection d'un médicament) : 288 souris. Dans une 3ème procédure (ablation chirurgicale d'une partie du foie) : 256 souris. Pour obtenir des résultats scientifiquement solides, nous sommes tenus de répéter les procédures dans une 2ème série, donc il faudra doubler ces nombres de souris. En tout pour les procédures 1, 2 et 3, cela fera 592 X 2 = 1184 souris.

Raffinement

Les animaux seront anesthésiés pour chaque procédure. La maladie du foie induite par l'injection d'un médicament chez la souris n'est pas douloureuse. L'ablation chirurgicale d'une partie du foie est encadrée par un traitement antalgique administré avant et après l'opération pour éviter toute souffrance. L’environnement sera enrichi, la nourriture et l’eau seront disponibles à volonté. Les souris immunodéficientes seront accueillies dans une animalerie strictement réservée à ces souris, hébergées en isolateurs et prises en charge par du personnel qualifié. Des points limites ont été définis suivant une grille d'évaluation établie sur l’apparence physique, le poids et le comportement animal. Si l’animal atteint un score de 3, il sera soulagé par l’administration d’un analgésique et si les symptômes persistent où sont trop sévères, l'animal sera euthanasié. Les animaux seront examinés quotidiennement par du personnel qualifié. L’observation quotidienne des animaux se fera d’abord lointaine (les animaux ayant tendance à cacher leur douleur) puis proche. Toutes les personnes impliquées dans la réalisation et le suivi des expériences sont formées.

Choix des espèces

La souris est l'animal de choix pour le type de projet que nous réalisons. La souris a une anatomie et une physiologie assez proches de celles de l'homme, ce qui permet un premier stade de mise au point de traitements destinés à être plus tard testés chez l'homme. En particulier pour étudier la régénération du foie, la souris est l'animal le plus utilisé. Entre 12 et 16 semaines, sa taille est optimale pour le type d'interventions programmées. De nombreuses lignées de souris génétiquement modifiées existent, de sorte que la recherche peut en être facilitée. Ainsi nous utiliserons des souris immunodéprimées de façon à ce qu'elles ne puissent pas rejeter les cellules humaines que nous implanterons.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 16860
Souffrances
▲ -
▲ 1320
▲ 15540
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16860

16860 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1320 d’entre elles et modéré pour 15540. Elles reçoivent des antibiotiques, des transplantations fécales par gavage et des colites provoquées par un produit dans l’eau de boisson ou par transfert de cellules, avant le prélèvement de leurs organes, pour étudier le rôle du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l’intestin. Le porteur décrit une inflammation intestinale douloureuse qu’il qualifie de légère à modérée et de quelques heures. Il justifie ce total de près de dix-sept mille souris par quinze ans d’expérience et affirme qu’aucun système in vitro ne recrée la complexité d’un "organisme entier".

Objectifs

L'hypothèse principale du projet est que l'altération du microbiote intestinal dans les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI) contribue à l'altération du métabolisme énergétique des cellules humaines intestinales et immunitaires, et au développement de la maladie. Les objectifs sont donc (i) d'identifier les composant du microbiote ayant un impact sur le métabolisme énergétique des cellules et les mécanismes impliqués, (ii) de déchiffrer les conséquences des altérations du microbiote intestinal sur le métabolisme énergétique dans les maladies inflammatoires de l'intestin, et (iii) de concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques basées sur le microbiote pour manipuler l'état énergétique cellulaire. La compréhension du rôle du microbiote intestinal dans la physiologie humaine est d'une importance cruciale, car il est impliqué dans de nombreuses maladies humaines, notamment les MICI, mais aussi, le cancer, le syndrome métabolique et les troubles neuropsychiatriques.

Bénéfices attendus

Ce projet représente un programme de recherche complet aux multiples bénéfices susceptibles de découler de ces travaux : - la caractérisation de la modulation fine du métabolisme énergétique des cellules hôtes par le microbiote intestinal ; - l'identification des principaux acteurs microbiens dans ces processus ; - l’identification de nouvelles stratégies thérapeutiques potentielles dans les maladies inflammatoires de l'intestin et probablement dans plusieurs autres maladies humaines affectées par le microbiote intestinal (maladies inflammatoires rhumatologiques, maladies métaboliques, cancer…). Les résultats obtenus chez la souris seront confrontés à des données obtenues à partir d’échantillons humains, ce qui ouvrira la voie aux développements de nouvelles interventions thérapeutiques. Ce projet va donc relever des défis importants en produisant des résultats d’avant-garde pour une meilleure compréhension du dialogue entre microbiote et cellules humaines. Ces résultats ouvriront la voie au développement de nouveaux traitements pour les dans les maladies inflammatoires de l'intestin d'abord, puis pour de nombreuses autres maladies affectées par une altération du microbiote.

Procédures

Les différentes séries de gestes réalisés sur les souris pourront être au choix selon les questions scientifiques : *Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Traitement par antibiotique dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Induction du modèle génétiquement modifié : une injection intrapéritonéale (2 secondes) par jour pendant 5 jours + Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Transplantation fécale : un gavage intragastrique (2 secondes) par jour, trois jours de suite +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) *Colite, induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours +/- un gavage intragastrique unique (2 secondes) ou injection intraveineuse unique (20 secondes) *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant maximum 20 jours +/- Colite induite par traitement dans l’eau de boisson pendant 7 jours *Gavage intragastrique (2 secondes) une fois par jour durant 4 à 5 semaines ou 8-12 semaines +/- Colite induite par le transfert adoptif : une injection intrapéritonéale unique (2 secondes) Chaque point représente une trajéctoire de vie pour un groupe d’animaux et donc le maximum d’actes effectués sur ce même groupe

Impact sur les animaux

Le projet comprend différentes techniques d’administration basique (gavages, injections intrapéritonéales ou encore intraveineuse) pouvant causer un stress et un inconfort pour l’animal lors de la contention et de la réalisation du geste. Les modèles de colites sont associés à des effets indésirables attendus. Dans ces modèles la douleur imposée aux animaux est liée à l’inflammation intestinale qui n'entraîne pas la mort de l'animal. On peut estimer que son intensité sera légère ou modérée au maximum et qu’à ce niveau, sa durée sera de quelques heures au maximum.

Devenir

L’ensemble des animaux (n=16860) seront euthanasié à la fin de la période de maintien afin de pouvoir réaliser les différents prélèvements d’organes et réaliser les analyses nécessaires au projet de recherche. Sur chaque animal, plusieurs organes sont prélevés en entier pour analyse ce qui impose une euthanasie.

Remplacement

Malgré le développement et l’utilisation de modèles non animaux tels que les organoïdes ou les systèmes d’intestin artificiel, un système vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans les interactions complexes entre le microbiote intestinal et son hôte en situation basales et inflammatoires. A l’heure actuelle il n’est donc pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et microbiens rentrant en jeu.

Réduction

Nous limiterons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Du fait des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Le nombre d’animaux utilisés par groupe est basé sur notre expérience de plus de 15 ans d’utilisation des modèles en question. Devant la variabilité biologique inhérente à ce type d’expérience, les expériences seront réalisées deux à trois fois pour s’assurer de la robustesse des résultats obtenus Ce projet impliquera donc un maximum de 16860 animaux. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance quotidienne attentive (grille de suivi, points limites, anesthésie si compatible avec les actes effectués, soins, etc.) et des soins adaptés. Le personnel impliqué dans le projet est formé en continu pour garantir leur compétence et une veille scientifique et technique en continue.

Choix des espèces

Justification de l’espèce/modèle : La souris est une espèce de référence en immunologie, microbiologie et métabolisme, qui sont les thématiques de notre projet. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies intestinales humaines. Dans le cadre de ce projet, nous utiliserons tout d’abord des lignées murines transgéniques et leur contrôle (toutes sur le fond génétique C57BL/6j, elles peuvent être avec microbiote conventionnel ou axénique) : Justification des stades/sexes : Les souris seront utilisées à l’âge adulte, entre 6 et 14 semaines de vie. Les souris axéniques seront colonisées avec les microbiotes d’intérêt dès leur sevrage (3-4 semaine de vie) mais les autres étapes de l’expérimentation ne se feront qu’à partir de l’âge adulte (au moins 6 semaines de vie). La colonisation le plus proche possible du sevrage permet d’éviter les altérations du système immunitaire observée chez les souris axéniques colonisée à l’âge adulte. Apres colonisation de souris axéniques, il est nécessaire d’attendre 3 semaines pour que le microbiote et le système immunitaire se stabilise. Nous utiliserons des femelles. Pour les modèles de colites, les mâles et les femelles ont une susceptibilité différente aux modèles étudiés, ce qui augmente la variabilité, diminue la puissance statistique, et nécessiterait donc un nombre d’animaux plus grand. De plus, les males co-hébergés ensemble ont tendance à l’agressivité ce qui induit des blessures et une souffrance des animaux et réduit la qualité des résultats.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1500

Une partie des souris porte un système immunitaire humanisé, sur des souches NXG, NCG, NOG ou BRG que le porteur dit maîtriser, et n'est utilisée qu'à partir de 16 semaines. 1 500 souris vont être utilisées en 50 études sur cinq ans, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes sont tuées à l'issue, sans que le résumé en donne la raison. Une inflammation de l'intestin leur est provoquée par du TNBS dissous dans l'éthanol, injecté dans le rectum sous anesthésie, puis elles reçoivent par gavage, dans l'eau de boisson ou par injection des molécules de laboratoires académiques, biotechnologiques et pharmaceutiques, avec un nombre d'administrations "à déterminer", et peuvent souffrir de diarrhées parfois sévères, de déshydratation, d'anémie et d'effets toxiques. Une souris dont le score de pathologie atteint 12, ou le score d'état général 7, est mise à mort, la perte de poids, les saignements et l'aspect des selles entrant dans le premier calcul.

Objectifs

La maladie inflammatoire chronique des intestins (MICI) est une pathologie caractérisée par une inflammation de la paroi du tube digestif entrainant une dégradation significative de la qualité de vie des patients. Les MICI les plus courantes sont la colite ulcéreuse (ou rectocolite hémorragique) et la maladie de Crohn. A l’heure actuelle, les mécanismes d’apparition de cette pathologie sont peu connus et aucun traitement curatif n’est disponible sur le marché. L’objectif de ce projet est de développer un modèle d’étude fiable des MICI pour permettre d’en accroitre la compréhension et d’évaluer les propriétés immunitaires, thérapeutiques et toxicologiques de molécules issues de laboratoires académiques, biotechnologiques et pharmaceutiques.

Bénéfices attendus

Les MICI sont des maladies inflammatoires. En basant notre modèle sur des souris ayant un système immunitaire humanisé, nous mettons à disposition des chercheurs un modèle permettant d'étudier les MICI et des potentiels traitements avec davantage de spécificité pour l’espèce cible de ces recherches : l’Homme.

Procédures

Administration intra-rectale sous anesthésie générale, durée de l'intervention 4 à 5 minutes. Administration des composés à visées thérapeutiques par voie enterale (gavage ou incorporation dans l'eau de boisson) ou parentérale (intraveineuse, intrapéritonéale, intramusculaire ou sous-cutanée). Leur nombre est à déterminer, leurs durées seront de 10 à 15 secondes chacune. Prélèvements sanguins pour le suivi de la pathologie et des effets des traitements selon un schéma établis par le vétérinaire d'établissement et le comité de bien-être. Chaque prélèvement aura une durée de 15 à 30 secondes, environ.

Impact sur les animaux

Les MICI se caractérisent par une diarrhée pouvant être sévère et entrainer une perte de poids, une déshydratation, des coliques ou une une anémie. Des nuisances peuvent également être induites par l'injection intra-rectale de TNBS solubilisé dans l'éthanol ainsi que par les prélèvements sanguins, l'administration des composés de recherche et les effets potentiellement toxiques de ces composés à visées thérapeutiques dans un contexte préclinique. Ces nuisances et effets indésirables peuvent se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure.

Remplacement

Il n’est à l’heure actuelle pas possible de recréer in vitro un modèle étudiant les interactions complexes qui peuvent exister entre le système immunitaire et un système digestif fonctionnel qui permettrait de reproduire les MICI tout en objectivant les effets thérapeutiques et toxicologiques de composés médicamenteux destinés à leurs traitements. Les modèles murins constituent donc une approche scientifiquement valide, robuste et indispensable au développement et à la mise à disposition de thérapies innovantes pour les patients.

Réduction

Un total de 1500 animaux est demandé pour la réalisation de ce projet sur une durée de 5 ans, permettant de réaliser 50 études afin de mettre en place le modèle et de réaliser les premières études précliniques. Chaque étude comprendra un minimum de 4 groupes (contrôle négatif, contrôlé positif, plusieurs doses ou traitements à comparer) avec 5 à 10 animaux par groupe afin d’obtenir des résultats fiables malgré la variabilité intrinsèque liée au modèle. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum en se basant sur des tests statistiques adaptés aux effets attendus de la série.

Raffinement

Les administrations intra-rectales seront réalisées sous anesthésie générale gazeuse et le volume d'injection ne pourra dépasser 200 μL. Les souris seront hébergées en cage ventilée, par groupe social stable. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. La cage contiendra une couche de litière permettant aux souris de creuser, de se cacher et de réaliser un nid, élément essentiel à leur bien-être. Un morceau de bois permettant aux souris d’exprimer leur comportement de rongeur, ainsi qu’un nid en carton seront également disposés. Les souris recevront une période d’acclimatation de 7 jours, minimum, avant l’entrée en projet, et seront habituées à la présence de l’expérimentateur qui les manipulera régulièrement. Les pièces d’hébergement disposeront d’un cycle lumière obscurité (12h - 12h), d’une température (20 - 24°C) et d’une hygrométrie (45 - 65%) contrôlés en permanence. Les souris seront monitorées tous les jours pour vérifier l’absence de souffrance. La progression de la pathologie sera évaluée par une échelle cumulative de scores considérant : l’aspect des matières fécales, la présence de saignements, une perte de masse corporelle, par rapport à la mesure la plus élevée. Pour gérer la douleur, la souffrance et l’angoisse, l’état de santé sera évalué par une échelle cumulative de scores (donnés entre parenthèse) considérant : l’aspect du pelage, les mouvements, l’activité, la couleur des muqueuses, score corporel. Les souris seront évaluées quotidiennement et les scores enregistrés dans le cahier de laboratoire. Une souris avec un score ≥12 (score de pathologie) ou ≥7 (score d’état général) sera euthanasiée pour raison éthique. Par ailleurs, toute anormalité dans l’état de santé des souris non objectivable par l’échelle de score devra être rapportée au vétérinaire qui aura pleine autorité pour proposer un traitement ou imposer une euthanasie pour raison éthique si elle/il le juge nécessaire.

Choix des espèces

Nous maitrisons l'humanisation du système immunitaire sur les souches de souris NXG, NCG, NOG et BRG. En se basant sur cette expertise, il est essentiel de poursuivre sur cette espèce. Les animaux seront utilisés à partir de 16 semaines pour les animaux humanisés et à partir de 6 à 8 semaines pour les animaux non humanisés.