Autres troubles humains
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- Diagnostic des maladies
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- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
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Détermination de la dose maximale tolérée de molécules thérapeutiques ciblées
- Recherche appliquée
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- Troubles nerveux
2 520 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue par ponction intracardiaque sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent chaque jour, pendant seize jours au maximum, des composés par voie orale, intraveineuse, intrapéritonéale ou sous-cutanée, pour déterminer la dose maximale tolérée d'inhibiteurs de kinases. Le porteur annonce comme seul effet indésirable attendu une perte de poids, et prévoit la mise à mort de tout animal atteignant un point limite. Il conclut que le recours à la souris est "indispensable" parce que les tests in vitro ne prédisent pas la toxicité d'un organisme vivant.
Objectifs
Le projet s'inscrit dans un contexte de développement de nouvelles molécules thérapeutiques ciblées de la classe des inhibiteurs de protéines kinases conçues par "fragment based drug design", dans le but de traiter des pathologies à fort besoin médical en santé humaine : maladies inflammatoires, pathologies affectant le système nerveux périphérique et central, et cancers. L’approche du « fragment-based drug design », ou conception de médicaments par la méthode des fragments, consiste à cribler des molécules organiques de masse moléculaire très faible (fragments) qui n’ont la plupart du temps qu’une faible affinité pour la cible compte tenu de leur taille. Le criblage va se faire contre une cible thérapeutique choisie dans le cadre d’une pathologie particulière. Il va s’agir ensuite de combiner différents fragments identifiés et/ou de les faire évoluer en se basant sur la structure tridimensionnelle de la protéine cible considérée pour obtenir un candidat médicament de forte affinité et spécificité pour la cible étudiée. Ce projet se situera dans la phase d’évaluation préclinique du médicament qui marque les premiers pas de son développement. Les études précliniques ont pour but de collecter des données d’ordre pharmacologique, pharmacocinétique et toxicologique, le tout sur des modèles de cellules mises en culture et au sein d’organismes animaux vivants. Les études sur les modèles de cellules en culture et la pharmacocinétique in vivo des composés à tester auront déjà été évaluées en amont de ce projet, qui quant à lui permettra d’obtenir des informations sur la toxicité du composé test. Après avoir selectionné les molécules in vitro à travers des cribles biologiques pertinents, il est nécessaire d'évaluer la dose maximale tolérée in vivo. En effet, le développement de tout nouveau composé thérapeutique nécessite l'évaluation du rapport bénéfice/risque entre les doses thérapeutiques efficaces, et les effets secondaires et les niveaux de toxicité potentiels, suceptibles de diminuer ou annuler les effets curatifs de nouvelles molécules. L'importance d'évaluer les propriétés toxiques des molécules candidates ne peut donc pas être sous évaluée. L'objectif du projet est de déterminer la gamme optimale de doses de la molécule ne générant pas d'effets indésirables chez la souris, ainsi que ses paramètres posologiques (dose et fréquence d’administration).
Bénéfices attendus
Ce projet a pour objectif d'identifier la plage de dose utilisable d'une nouvelle molécule thérapeutique ciblée, c’est à dire ne générant aucun effet indésirable chez la souris. Ceci permettra d’optimiser sa posologie pour l’évaluation de son activité biologique sur des modèles murins de pathologies humaines, mais également d'ajuster la dose initiale utilisée lors des essais cliniques. Ce projet s'inscrit dans un contexte de thérapie ciblée qui regroupe un ensemble de traitements qui s’intègrent dans une stratégie thérapeutique dite « de précision ». Ce terme est utilisé en oncologie pour caractériser les médicaments qui ciblent spécifiquement une protéine et/ou un mécanisme impliqués dans le développement tumoral, de manière à les bloquer. En théorie leur cible n’est censée être présente (ou surexprimée) que dans les cellules tumorales de certains patients, ces médicaments sont donc à priori sans effet sur les cellules saines, en opposition aux cytotoxiques qui agissent sur leur cible mais aussi sur de nombreuses autres cellules (d’où leurs effets indésirables). A plus long terme cette évaluation de nouveaux composés a donc pour but de sélectionner les meilleures molécules thérapeutiques, présentant peu ou pas d'effets indésirables dûs au traitement, pour le traitement de maladies à forts besoins médicaux non satisfaits (maladies neurodégénératives, inflammatoires et cancer) et ainsi améliorer la prise en charge des patients.
Procédures
Les animaux se verront administrer des composés test quotidiennement ou biquotidiennement pendant 16 jours maximum. Les administrations seront faites par injection du produit par voie orale ou intraveineuse ou intrapéritonéale ou sous-cutanée. A la fin de la procédure expérimentale, les animaux seront anesthésiés avec une injection par voie intrapéritonéale et une ponction intracardiaque sera réalisée. Les animaux seront pesés quotidiennement.
Impact sur les animaux
L'effet indésirable attendu suite à l'administration d'une nouvelle molécule est une perte de poids.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés, ils ne peuvent pas être réutilisés car cela risquerait d’introduire un biais dû aux possibles interactions entre les composés testés.
Remplacement
Les molécules testées dans ce projet sont systématiquement préalablement évaluées in vitro pour leur paramètres physico-chimiques, leur activité biologique, leur selectivité pour la cible visée et leur toxicité. Si ces tests sont nécessaires et permettent d'identifier les meilleures molécules candidates, ils ne permettent malheureusement pas de prédire la toxicité in vivo. Ces approches expérimentales ne constituent donc pas des méthodes alternatives ou substitutives à la complexité d’un organisme vivant. L'effet de l’administration du composé test in vivo résulte de l'interaction entre de nombreux mécanismes physiologiques qui ne peuvent être reproduits in vitro. Le recours à l’utilisation d’un modèle animal est donc indispensable.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe a été determiné de manière statistique afin d'obtenir des résultats analysables avec un test statistique. La réduction du nombre d'animaux utilisés dans ce projet passe également par l'optimisation de l'utilisation des groupes contrôles : dans la mesure du possible des études pourront être définies pour tester plusieurs molécules en parallèles afin de limiter l’utilisation d’animaux dans les groupes contrôles.
Raffinement
Un soin particulier sera apporté au raffinement et à l'anticipation des points limites au cours du projet. Le suivi quotidien individuel des animaux par le biais de leur observation et pesées quotidiennes permettra de minimiser au mieux les nuisances induites par l’étude. Dans le cas de l’atteinte de l’un des points limites définis dans le projet l’animal sera euthanasié. En cas d'approche de ces critères des croquettes mouillées seront mises à disposition des animaux pour éviter d'atteindre les points limites.
Choix des espèces
Ce projet s'inscrit dans un contexte de développement d'inhibiteurs de kinases pour le traitement de pathologies dans différentes aires thérapeutiques : oncologie, maladies inflammatoires et pathologie du système nerveux. La majorité des modèles animaux développés pour ces pathologies sont des modèles de souris génétiquement modifiées, souris transgéniques pour les pathologies inflammatoires et système nerveux, souris immunodéficientes pour les modèles en oncologie. Afin de tester l'activité biologique in vivo des molécules développées il est donc nécessaire d'avoir recours à ces modèles murins. Dans ce projet il n'y aura pas d'induction de pathologie, cependant ces études de détermination de la dose maximale tolérée serviront pour la suite de l’évaluation préclinique du médicament (notamment pour les études d’efficacité). Il est donc prévu d’utiliser la même souche pour ce projet et pour les études d’évaluation de l’efficacité afin d’éviter l’apparition d’une toxicité innatendue liée à la différence de souche lors de l’étude d’efficacité. Les animaux seront adultes, soit 8 à 10 semaines lors du début de l’étude, afin d’avoir un système immunitaire, hormonal et métabolique mature dans le but d’obtenir la réponse recherchée sans biais.
REALISATION DE TESTS DE TOXICITE ANORMALE CHEZ LE RONGEUR
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Cochons d'Inde : 5000
16 250 rongeurs, 11 250 souris et 5 000 cobayes, vont être utilisés, tous tués par inhalation progressive de CO2 en fin de protocole, 10 625 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 5 625 à un niveau sévère. Chacun reçoit une administration unique d'un médicament par voie intraveineuse, intrapéritonéale, sous-cutanée ou orale, jusqu'à 25 ml par la bouche pour un cobaye, et les souris passent 10 minutes dans une enceinte chauffée à 38 °C avant l'injection intraveineuse. Le porteur écrit qu'il s'attend, avec ce test de "toxicité anormale" imposé par les pharmacopées avant la libération de lots de médicaments, à "prouver l'innocuité du produit". Il affirme que la "mortalité d'un animal ou l'apparition d'un signe clinique sur celui-ci n'est donc pas attendue", tout en prévoyant que, dans l'une des deux procédures, un rongeur qui atteint un point limite ne soit pas mis à mort.
Objectifs
L’objectif de ce test est de détecter une éventuelle toxicité d’un produit pharmaceutique, après son administration aux animaux. Les produits administrés aux animaux sont des produits pharmaceutiques déjà sur le marché ou nouvellement produits. Nous recherchons par ce test une toxicité anormale, c’est-à-dire que nous nous attendons à prouver l’innocuité du produit. A noter que ce test est réalisé en respect des Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF).
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet est de pouvoir mettre à disposition des médicaments à des patients. Le test de toxicité anormale sur rongeurs est décrit dans les Pharmacopées, et dans de nombreux dossiers d’AMM. Dans ce cadre, ce test est obligatoire réglementairement comme test libératoire de produits pharmaceutiques.
Procédures
-Administration par injection intraveineuse, sur souris uniquement : volume maximum 0,5 ml / souris -Administration par injection intrapéritonéale : volume maximum 1 ml / souris et 5 ml / cobaye. -Administration par voie orale : volume maximum 1 ml / souris et 25 ml / cobaye -Administration sous-cutanée pour les cobayes : volume maximal 10 ml Note : des injections uniques sont prévues dans les deux procédures de ce projet.
Impact sur les animaux
Les tests sont réalisés sur des produits pharmaceutiques fabriqués selon les Bonnes Pratiques de Fabrication (BPF). Ce test est à visée libératoire – c’est un test requis pour la mise à disposition de certains médicaments aux patients. La mortalité d’un animal ou l’apparition d’un signe clinique sur celui-ci n’est donc pas attendue sur ce type de test libératoire. Les principales nuisances pour l’animal sont : -L’administration des produits pharmaceutiques (par injection IP, IV, SC ou gavage), -L’euthanasie de l’animal utilisé en fin de protocole.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés par inhalation d’une concentration progressive de CO2 en fin de protocole ou en cas d'atteinte de points limites (sauf pour la procédure 1). La réutilisation des animaux pour un autre test de toxicité anormal n’est pas possible car cela pourrait interférer avec le résultat de ce second test.
Remplacement
Cet essai ne peut pas aujourd’hui être réalisé ex vivo pour plusieurs raisons : -Il n’existe pas aujourd’hui d’équivalent in vitro au test de toxicité anormale. -Il s’agit d’un test réglementaire, obligatoire à partir du moment où il est enregistré dans le dossier d’AMM du produit pharmaceutique.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est le nombre minimal requis par les pharmacopées et les demandes réglementaires (e.g. dossiers d’Autorisation de Mise sur le Marché – AMM). Si l’intervalle de poids requis pour réaliser le test est faible, un animal supplémentaire peut être commandé. Par exemple en cas de retest selon la pharmacopée Russe ; il est demandé l’utilisation de 5 souris pesant entre 19 et 21 grammes le jour de l’injection. La marge de poids étant faible, 1 animal supplémentaire sera commandé.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes sociaux pendant toute la durée du protocole Les souris disposent d’un enrichissement de type enviro-dri, spécialement conçue pour améliorer l'activité de construction de nids afin de pouvoir se cacher. Les cobayes disposent d’un enrichissement de type tunnel afin de pouvoir se distraire et se cacher. Avant les injections intra-veineuses les souris sont positionnées dans une enceinte chauffante à 38°C pendant 10 minutes pour faciliter l’injection intra-veineuse. Une observation quotidienne est réalisée : elle consiste à vérifier l’état clinique des animaux, leur alimentation et leur boisson. En cas de point limite observé, l’animal est euthanasié (sauf pour la procédure 1).
Choix des espèces
Le choix des expèces et de leur poids est imposé par les référentiels réglementaires Pharmacopées.
PREPARATION DE POUMONS DE RONGEURS (OU COBAYES) POUR LA FABRICATION DE MEDICAMENTS HOMEOPATHIQUES
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Pour fournir des poumons de cobayes destinés à la fabrication de médicaments homéopathiques, selon un protocole inscrit dans l'autorisation de mise sur le marché du fabricant, 94 cochons d'Inde vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue. Une partie d'entre eux reçoit deux injections d'ovalbumine dans l'abdomen pour les sensibiliser, puis une injection intraveineuse que le porteur décrit comme "menant à un choc anaphylactique", avant le prélèvement des poumons. Les autres sont utilisés pour déterminer la dose d'anesthésiant à injecter, puis tués par dislocation cervicale. Le porteur prévoit de tuer tout cobaye qui atteindrait un point limite, sans préciser lequel, et justifie le choix de l'espèce comme l'effectif par le "dossier de fabrication des médicaments homéopathiques". Le tribunal administratif de Paris a annulé le 2 février 2026 l'autorisation de ce projet, délivrée le 2 septembre 2022, à la demande de l'association One Voice (jugement n° 2302319), et le résumé ne figure plus sur ALURES.
Objectifs
L’objectif de ce test est de fournir des poumons de cobayes aux scientifiques afin de permettre la fabrication de médicaments homéopathiques. C’est un protocole qui est inscrit dans l’autorisation de mise sur le marché (AMM) du fabricant des médicaments homéopathiques.
Bénéfices attendus
Le bénéfice attendu de ce projet : fabrication de médicaments homéopathiques pour mise à disposition à des patients.
Procédures
Gestes techniques réalisés sur les cobayes : - contention lors des injections (le temps des injections – tous les animaux sont injectés) - injection en IP et en IV (durée du geste < 5 min, les animaux de la procédure 1 recoivent 1 injection IV, les animaux de la procédure 2 recoivent 2 injections IP et 1 injection IV) - dislocation cervicale (durée du geste < 1 min, 1 dislocation cervicale par animal pour la procédure 1) - prélèvements des poumons post-mortem (non applicable car post-mortem)
Impact sur les animaux
Les principales nuisances pour l’animal sont : Injection sensibilisante d’ovalbumine 10% en Intrapéritonéale (IP), Injection d’une solution d’ovalbumine 10% en Intra-veineuse (IV) menant à un choc anaphylactique, Identification de la dose d’anesthésiant (Alfaxan IV) appropriée, Euthanasie
Devenir
Tous les animaux utilisés seront euthanasiés en fin de procédure. Les animaux non utilisés pourront être réutilisés dans une procédure au dégré de sévérité équivalent.
Remplacement
Ce protocole in-vivo est décrit dans la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) du scientifique.
Réduction
Deux procédures sont incluses dans ce projet éthique. La première vise à identifier la bonne dose d’anesthésiant à injecter aux animaux. La seconde vise à récolter les poumons des cobayes pour permettre la fabrication des médicaments homéopathiques. Concernant la procédure 1, le nombre d’animaux a été choisi afin de permettre une utilisation minimale de ceux-ci tout en permettant d’avoir des informations suffisantes pour identifier la dose d’anesthésiant appropriée. Concernant la procédure 2, le nombre d’animaux est conforme aux requis du scientifique (i.e. au nombre d’animaux requis par le dossier de fabrication des médicaments homéopathiques)
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupes sociaux pendant toute la durée du protocole. Les cobayes disposent d’un enrichissement de type tunnel afin de pouvoir se distraire et se cacher. Une observation quotidienne est réalisée : elle consiste à vérifier l’état clinique des animaux, leur alimentation et leur boisson. En cas de point limite observé, l’animal est euthanasié.
Choix des espèces
Espèce indiquée dans le dossier de fabrication des médicaments homéopathiques. Les cobayes auront entre 8 et 10 semaines à J0 comme requis dans l’autorisation de mise sur le marché du scientifique.
Etude pharmacocinétique avec prélèvement de LCR et tissus chez le miniporc
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
2 miniporcs vont être utilisés, tous deux tués à l'issue, dans des procédures de niveau modéré. Ils reçoivent une molécule par voie orale pendant cinq jours, subissent cinq prises de sang, un prélèvement de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie et un séjour isolé en cage à métabolisme, avant d'être tués pour prélever leurs organes, afin de mesurer la diffusion d'une nouvelle molécule. Le porteur justifie l'étude par des données de pharmacocinétique jugées utiles pour de futurs projets. Il affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'animal entier, et présente le porc comme "espèce de choix" sans autre argument.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de déterminer les paramètres pharmacocinétiques de la formulation test, de déterminer le passage de la barrière hémato encéphalique de l'élément test et enfin de faire des analyses macroscopiques et dosage de l'élément test aux niveau de certains tissus et organes comme le cerveau, le foie, les reins, le muscle, les poumons , le coeur et la rate.
Bénéfices attendus
Il est necessaire de conduire ce projet pour déterminer les paramètres PK et avoir également des données sur la distribution de cette nouvelle molécule test qui sera bénéfique pour de futur projets.
Procédures
Administration topique orale: Dépôt de la formulation directement sur les muqueuses de la gueule de l'animal, sur animal vigile, volume inférieur à 1 mL durée de l'ordre de la minute. Administrations répétées sur 5 jours 1 fois par jour. Recueil d'urine et de fécès: miction directe. Animal en cage à métabolisme sur 24h maximum. Contact visuel et auditif entre les animaux. Pas de geste particulier fait à l'animal. Prélèvement sanguins: 5 prélèvements maximum sur 5 jours (Pre-dose, 2h, 4h, 26h, 120h ), volume maximal 2 mL, sur animal vigile. Durée par prélèvement: inférieur à la minute Prélèvement de LCR (liquide céphalo rachidien): un seul prélèvement à 5 jours aprés la première administration. Animal anesthésié. Volume prélevé environ 1 mL. Durée du prélèvement: de l'ordre de la minute Euthanasie de l'animal pour prélèvement de tissus: sur animal anesthésié, temps inférieur à la minute. Toutes interventions sur l'animal sera faite avec un personnel expérimenté et conformément aux bonnes pratiques vétérinaire et à la réglementation en vigueur.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, il est prévu : - Des administrations topiques par voie orales. Une attention particulière sera portée à la manipulation de l'animal plus particulièrement à la contention. Un entrainement par rapport à la manipulation de l'animal est prévu pendant la période d'acclimatation pour éviter au maximum le stress de l'animal. - Des prélèvements sanguins seront réalisés. 5 prélèvements de sang au maximum sur 120h ( pre-dose, 2h, 4h, 26h, 120h ) d'environ 2 mL. Une attention particulière sera portée au niveau des sites de prélèvements. Attention à ce qu'il n'y ait pas de douleur, gonflement au niveau des sites de prélèvement. Pour éviter cela, de la glace et un point de compression suffisament long sera fait aprés chaque prélèvement. - un recueil d'urine et de fécès sur 24h est également prévu. Pour cela les animaux seront placés en cage à métabolisme. Ils seront donc durant cet intervalle de temps (maximum 24h) dans des conditions individuelles et dans un espace restreint. Les animaux auront cependant un contact visuel et auditif entre eux. Toutes manipulations sur les animaux seront faites avec un personnel expérimenté, cela minimisera le stress des animaux lors des diverses manipulations.
Devenir
Dans cette procédure le prélèvement de tissus est nécessaire. Cela sera fait sur tous les animaux post mortem selon les bonnes pratiques vétérinaires et conformément à la réglementation.
Remplacement
Il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble pour évaluer les paramètres pharmacocinétiques et les paramètres de distribution de l'élément test.
Réduction
Deux animaux sont prévus dans ce projet. Un seul animal par formulation ( 1 contrôle et 1 formulation test). C'est le nombre minimal possible pour avoir un résultat.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par 2 et une attention particulière sera portée à l'enrichissement du milieu (apport de jouet: balles, cordes). Les animaux seront également hébergés en cage à métabolisme pour des recueils d'urine et de fécès sur une durée maximale de 24h. Les animaux auront un contact visuel et auditif entre eux. Les animaux seront observés à minima une fois par jour, voir plusieurs fois par jour si besoin.
Choix des espèces
Espèce de choix pour ce type d'étude Jeune adulte . A ce stade les animaux sont plus facile à manipuler.
Étude de l’efficacité d’un modèle d’épuration extra-rénale chez le rat
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un régime riche en adénine leur provoque une insuffisance rénale, puis ils subissent une double pose de cathéter dans la cuisse et le cou sous anesthésie avant d'être tués, pour valider un modèle d'hémodialyse expérimentale. Le porteur indique une perte de poids liée au régime et des épisodes douloureux transitoires, et fixe un point limite à 20 % de perte de poids. Il présente ce modèle comme "nécessaire" pour confirmer une étude précédente et servir à d'autres projets du laboratoire.
Objectifs
L’objectif est de valider l’efficacité du modèle d’épuration extra-rénale sur des rats avec insuffisance rénale induite par une alimentation riche en Adénine. L’adénine est une base azotée de la famille des purines, présente normalement dans l’organisme. A forte dose, l’adénine n’est plus dégradée et s’accumule dans le rein, entrainant ainsi une inflammation et à terme une dégradation de la fonction rénale. Le modèle d'insuffisance rénale associée à un excès d'adénine présente l'avantage d'être assez rapide et d'entrainer une augmentation nette des paramètres de la fonction rénale. S’il s’avère être efficace, ce modèle d’épuration extra-rénale est nécessaire pour confirmer des résultats obtenus dans une précédente étude et servira à d'autres projets du laboratoire.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont : - la validation du modèle d’hémodialyse expérimental (bénéfice à court terme) afin d’étudier les lésions rénales induites par l’épuration extra-rénale (bénéfice à long terme) - la possibilité d'utiliser ce modèle dans d’autres protocoles de recherche étudiant l’épuration extra-rénale, notamment de substances exogènes.
Procédures
- Deux semaines après le régime riche en adénine, les animaux sont soumis à un prélèvement et une injection dans la veine caudale sous anesthésie gazeuse avec le même cathéter ce qui évite de multiplier les points d'injection. Cette étape dure deux heures environ dont 10 minutes d'anesthésie gazeuse et elle se fait sous analgésie. - Deux heures avant l'euthanasie, les rats subissent une double cathéterisation fémorale et carotidienne sous anesthésie gazeuse avec une double antalgie systémique et locale. Au cours de cette étape, des prélèvements sanguins sont effectués sur le cathéter fémoral veineux. - A la fin de cette étape de deux heures, les animaux sont euthanasiés par surdosage d'anesthésiques. Avant tout prélèvement de tissu, l'efficacité de l'euthanasie est vérifiée par l'absence de battements cardiaques, la paleur des membres et l'abscence de tout réflèxe.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont : - une perte de poids liée à l’alimentation et ses conséquences notamment l’hyperurémie induite par l’insuffisance rénale - un stress lié aux procédures pré-opératoires : pesée bihebdomadaire (semaines 1 et 2 ) , prélèvement sanguin et mesure du débit de filtration glomérulaire (semaine 2 ) - des épisodes douloureux transitoires liés à la mise en place des cathéters pendant la procédure qui seront limités par une double antalgie locale et systémique.
Devenir
Tous les animaux (48) sont euthanasiés à la fin de la procédure par surdosage en anesthésiques, afin de procéder à des prélèvements et analyses de tissus post mortem nécessaires pour évaluer l'efficacité de la dialyse.
Remplacement
Il n'est pas possible d’envisager des méthodes de remplacement pour notre projet, l’étude des effets de la dialyse ne pouvant être réalisée in vitro sur des lignées de cellules rénales ou au cours d’une étude clinique chez l’homme du fait des gestes invasifs engendrés.
Réduction
Le rationnel d’utiliser un modèle conduisant à de fortes insuffisances rénales permet de limiter le nombre de rongeurs à utiliser pour arriver à une différence significative. Nous avons également limité le nombre de groupes au strict minimum soit deux groupes. Nous prévoyons d’utiliser 12 rats dans chaque groupe (soit 2 fois 12) et de refaire deux fois l'expérience, donc un total de 48 rats. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. L'interprétation des résultats est faite avec des tests statistiques.
Raffinement
Afin de garantir le bien-être animal et le respect du principe de raffinement, les animaux seront hébergés dans notre animalerie au sein de cages ventilées avec un enrichissement comprenant des morceaux de bois pour leur permettre de ronger et des billes de cellulose pour leur permettre de fabriquer des nids. Les animaux sont acclimatés au moins une semaine avant le début des expériences, ils sont deux par cage. Les expérimentations seront les plus courtes possibles. Une anesthésie ainsi qu’une antalgie locale et systémique seront prévues pour encadrer les étapes douloureuses pré et per opératoires. Les animaux sont opérés sur un plateau chauffant thermorégulé par une sonde de température. Une surveillance pluri-quotidienne du bien-être animal par les responsables du projet est aussi prévue pendant la phase de régime riche en adénine. Une pesée bihebdomadaire est effectuée pendant les deux semaines de régime en adénine. Des points limites ont été définis essentiellement par une perte de poids supérieure à 20 % par rapport au poids initial, avant le régime en adénine. Per opératoire, en cas de détresse respiratoire ou de chute de la pression artérielle dues à l'insuffisance rénale, l'anesthésie et la perfusion de sérum physiologique seront adaptés.En cas d'arrêt cardiaque, le rat sera exclu du protocole. Le projet est supervisé également par la structure du bien être animal du laboratoire.
Choix des espèces
Nous utiliserons des rats Sprague Dawley pour plusieurs raisons : - ils présentent une physiologie rénale comparable à celle de l’homme. - plusieurs études ont déjà montré l’efficacité du modèle à l’Adénine chez ces rats - ils présentent une taille et un poids plus importants que les souris et que les rats Lewis par exemple, permettant une mise en place plus adéquate du modèle d’hémodialyse. - ils présentent un volume sanguin total théoriquement suffisant pour éviter toute transfusion sanguine. Les rongeurs utilisés sont des rats âgés de 6 mois au moins car ils ont atteint leur taille maximale, afin de faciliter les manipulations liées au modèle d’épuration extra-rénale et ne sont pas trop âgés pour pouvoir tolérer l’insuffisance rénale induite par l’alimentation ainsi que la circulation extra-corporelle.
Evaluation de la tolérance d’agents de transfection et d’acides nucléiques chez le petit animal
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
3 060 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 2 880 d'entre elles et sévère pour 180. Elles reçoivent par voie intraveineuse ou intramusculaire des agents de transfection et des acides nucléiques dont on évalue la tolérance, avec un risque de thrombose, de réactions inflammatoires et de troubles du comportement. Une partie de l'étude suit la ligne directrice de toxicité aiguë de l'OCDE, fondée sur la mortalité et l'état moribond des animaux. Le porteur décrit un projet mené pour une société de biotechnologie visant des "thérapies révolutionnaires" à base d'acides nucléiques pour la santé humaine.
Objectifs
Notre partenaire est une société de biotechnologie qui soutient la thérapie génique et cellulaire, la fabrication de produits biologiques et la recherche en sciences de la vie grâce à des solutions innovantes de transfection de l'acide nucléique. La mission consiste ainsi à mettre au point des technologies d'administration de pointe pour permettre aux scientifiques de développer des thérapies révolutionnaires à base d'acides nucléiques afin d'améliorer la santé humaine à chaque étape du processus, de la science fondamentale à la clinique. L'administration d'acides nucléiques doit être efficace, fiable et accessible, dans le développement de thérapies à base d'acides nucléiques pour répondre à des besoins médicaux non satisfaits. L'objectif est ainsi de fournir en permanence des produits de référence en termes de qualité, d'efficacité et de sécurité. Ces réactifs qui permettent la délivrance d'acides nucléiques in vitro et in vivo sont utilisés pour un large éventail d'applications, notamment l'expression génétique, la production de protéines et de virus, l'édition du génome et l'interférence ARN, et ce dans un nombre croissant d'essais cliniques à base d'acide nucléique dans le monde entier dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire, de l'immunothérapie et de la vaccination. Dans le cadre du développement de nouvelles formulations, plusieurs objectifs ont été définis pour ce projet: 1) Evaluer si les systèmes de vectorisation seront transférables à des applications thérapeutiques; 2) Evaluer la tolérance d’agents chimiques pour la transfection in vivo d’acides nucléiques (ARN et ADN) et déterminer des signes de toxicité éventuelles; 3) Evaluer la tolérance d’acides nucléiques pour la transfection in vivo et déterminer des signes de toxicité éventuelles.
Bénéfices attendus
Si les agents de vectorisations et les acides nucléiques testés sont toléres par la souris, ils pourraient être transférables à des applications thérapeutiques en clinique humaine. Ce projet aura pour but de dégager des conditions optimales d’utilisation du système n’ayant aucun impact toxique sur la souris.
Procédures
Les animaux recevront une injection des composés de transfection par voie intraveineuse (durée 2-3 minutes) ou par voie intramusculaire (durée 2-3 minutes). On réalisera ensuite un prélèvement sanguin (durée 2-3 minutes) avant l'euthanasie en vue du prélèvement d'organes et des analyses post-mortem.
Impact sur les animaux
Une potentielle toxicité pourra être observée dans ces études, avec notamment un risque de thrombose, de réactions pro-inflammatoires, ou encore du trouble du comportement. Par ailleurs, dans de très rares cas, le prélèvement sanguin peut entrainer une lésion oculaire avec opacification de la cornée.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à l'issue des procédures expérimentales en vue du prélèvement d'organes et des analyses post-mortem.
Remplacement
Ce projet a pour objectif d'évaluer l'administration de produits de transfection délivrant des acides nucléiques. Les premières évaluations seront réalisées in vitro, dans des systèmes cellulaires. Les réactifs retenus seront ensuite évalués in vivo, en vue d'utilisation dans le domaine de la thérapie génique et cellulaire, de l'immunothérapie et de la vaccination.
Réduction
Les protocoles d’études seront réalisés en incorporant le juste nombre d’animaux nécessaire pour pouvoir tirer des conclusions. Nous utiliserons 4 males et 4 femelles pour chaque condition utilisée dans l'étude de toxicité (pour chaque réactif à évaluer et selon le délai entre l'administration du produit et les analyses sanguines et histologiques). Cet effectif est réduit au maximum, mais suffisant pour assurer une analyse statistique fiable et reproductible. Dans l'étude de toxicité aigue, nous suivrons la ligne directrice de l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), qui consiste en un processus séquentiel, en utilisant 3 femelles par dose. Suivant la mortalité et/ou l’état moribond des animaux, deux à quatre étapes sont en moyenne nécessaires pour évaluer la toxicité aiguë de la substance d’essai. Cette procédure est reproductible et utilise très peu d’animaux. La méthode ne vise pas le calcul d’une valeur précise de la dose léthale dans 50% des animaux, et n'implique donc pas d'analyse statistique, mais repose uniquement sur l'observation des animaux.
Raffinement
Nous réduirons au maximum les techniques douloureuses ou stressantes. Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress. Chaque animal sera suivi tout au long de l’expérience afin de détecter tout indicateur de souffrance. En cas d’observation de la moindre douleur, les animaux seront euthanasiés pour éviter toute souffrance. Les animaux seront pesés avant et après administration des composés et observés toutes les jours, notamment l'apparence physique (toilettage, pelage, posture, pupilles), les modifications du comportement (hyperactivité ou mobilité réduite, léthargie, immbolité) ou le comportement après stimulation (prostration, hyperactivité, agressivité, tremblements, convulsions).
Choix des espèces
Le systèmes de vectorisation évalués dans ce projet sont essentiellement utilisés dans les phases de recherche, qui sont majoritairement effectuées chez la souris. Nous utiliserons des animaux agés de 6 semaines, age qui permet d'identifier une activité maximale des produits lipidiques, autrement dit des réactifs de transfection.
Programme d’immunisation de rats en vue de la production d’anticorps polyclonaux
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
300 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat reçoit huit injections d'antigène, dont certaines avec l'adjuvant complet de Freund pouvant provoquer ulcérations, fièvre et inconfort, et subit quatre prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux servant au contrôle de protéines-médicaments. Le porteur euthanasie tous les rats en fin de protocole, chaque antigène empêchant selon lui leur réutilisation. Il affirme que l'immunisation d'un animal vivant reste "indispensable", aucune méthode in vitro n'étant selon lui aussi efficace.
Objectifs
Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les anticorps sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps. Lorsque la réponse est suffisamment élevée, une purification des anticorps est réalisée à partir de ce prélèvement.
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de rats développés interviendront notamment dans les étapes d’obtention des protéines d’intérêt, qui constituent des médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe.
Procédures
Huit injections : 4 prélèvements de 2 mL (volume de sang prélevé fonction du poids de l’animal) de sang seront réalisés. L’ensemble des prélèvements sera réalisé au niveau de la veine sublinguale ou au niveau de la veine caudale sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné).
Impact sur les animaux
Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Les injections en sous-cutanée et plus particulièrement celles couplées à l’adjuvant complet de Freund peuvent provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). L’anesthésie gazeuse, a un très faible impact sur l’animal, l’individu récupérant quasiment instantanément ses facultés après retrait du masque anesthésiant. Les prélèvements de sang, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal et correspondront au maximum à 12,5% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.
Devenir
Tous les animaux sont concernés. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.
Remplacement
La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux (10 rats par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant, notamment dans le contrôle et la qualification de protéines médicaments. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole.
Raffinement
Les animaux sont prélevés et sacrifiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire (PO418 : Evaluation et suivi du bien-être animal). L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 4 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), physiologiques (respiration, fréquence cardiaque,…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, présence de masses anormales, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec 4 niveaux : normal, observer attentivement, souffrance : mise en œuvre immédiate d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement) de RUSSELL et BURCH, constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Idéalement, les points limites doivent être tels qu’ils permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance.
Choix des espèces
Les rats présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Les rats sont intéressants pour l’obtention d’IgG spécifiques pour les protéines de souris et pour la génération d’IgE. L’immunisation du rat nécessite des quantités d’antigène moindre, de plus cet animal est facile à manipuler et à élever en laboratoire. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les rats sont reçus à l’âge de six semaines et entreront en protocole après une semaine de quarantaine.
Syndrome de Wolfram : de la physiopathologie à la thérapie, validation de protocole(s) de thérapie génique
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système nerveux
2 592 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Dès un à deux jours après la naissance, elles reçoivent une injection de virus dans le cerveau ou dans une veine, puis, adultes, subissent des tests de mémoire reposant sur des chocs électriques aux pattes et des tests d'anxiété, pour évaluer une thérapie génique contre le syndrome de Wolfram. Le porteur met à mort tous les animaux pour prélever le cerveau et divers organes. Il affirme que ce modèle murin est "indispensable" car il serait le seul mammifère non humain à reproduire les signes neurologiques de la maladie dans un délai court.
Objectifs
Le syndrome de Wolfram est une maladie multi-organe caractérisée par un diabète sucré de type 1, un diabète insipide, une surdité neurosensorielle, une atrophie optique bilatérale et des signes neurologiques. A ce jour, aucun traitement pour lutter contre la progression de la maladie n’existe et seul le traitement des symptômes (diabète principalement) permet d’améliorer l’espérance de vie des patients. L'objectif principal de ce projet de recherche est de déterminer le potentiel thérapeutique d'une thérapie génique via l'injection de particules virales. Cette injection devrait restorer les déficits de mémoire et d'anxiété chez un modèle souris du syndrome de Wolfram. Cette étude permettra la validation de notre stratégie de thérapie génique chez le modèle murin de la maladie.
Bénéfices attendus
Les stratégies thérapeutiques dans le syndrome de Wolfram sont actuellement basées sur la prévention et le traitement des complications pour améliorer le bien-être des patients. Aucun traitement n'est disponible pour arrêter la progression de cette maladie. Touchant plusieurs organes, le syndrome de Wolfram est une maladie complexe qui nécessite des approches combinées. En développant une thérapie génique unique, qui sera délivrée de manière intra-cérébrale ou via la circulation sanguine, nous espérons arrêter la progression de la maladie. L'efficacité de notre thérapie génique dans notre modèle souris du syndrome de Wolfram permettra, à terme, le développement clinique de la thérapie génique chez les patients.
Procédures
Les nouveaux nés, 1 à 2 jours après la naissance, seront exposés à différentes procédures: anesthésie, administration cérébrale ou intraveineuse de vecteurs viraux. Cette injection sera unique, et n'excèdera pas 15 secondes. Suite à ce traitement, des analyses comportementales de la mémoire et de l'anxiété de ces animaux seront testées (6 à 8 tests de 30min maximum).
Impact sur les animaux
Les effets attendus seront soit "légers" soit "modérés" suivant les actes. Les animaux auront, 1 à 2 jours après la naissance, une chirurgie, associée à une anesthésie, permettant l'injection de virus dans le cerveau ou dans une veine de la tête. Cette intervention pourra engendrer un léger stress chez l'animal. Afin de tester leur mémoire, les souris, à 3 mois, recevront un choc éléctrique de faible intensité et de courte durée au niveau des pattes pouvant engendrer un léger stress.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de collecter les structures du cerveau ainsi que divers organes. Cela permettra des analyses approfondies pour comprendre l'efficacité de notre traitement.
Remplacement
L'utilisation de modèles souris du syndrome de Wolfram pour ce projet est indispensable car ces modèles sont le seul recours mammifère autre que l'humain à présenter les symptomes neurologiques du syndrome de Wolfram dans une fenêtre de temps relativement courte permettant l'élaboration d'un traitement curatif plus rapidement.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation de ce projet, les animaux utilisés en comportement seront ensuite euthanasiés et leurs organes périphériques et centraux collectés, complétant ainsi les groupes de souris pour les analyses tissulaires. Les croisements entre males et femelles seront optimisés afin de limiter le nombre d'animaux générés.
Raffinement
Au quotidien, nous procéderons à l'enrichissement du milieu avec accès à des maisons en carton et des carrés de coton afin de créer un environnement sécurisant permettant la création d'un nid. Les animaux seront manipulés tous les jours afin de créer une habituation diminuant ainsi le stress quotidien que peut représenter la présence de l'expérimentateur. L'état des animaux sera suivi régulièrement avec une surveillance journalière. Lors des tests comportementaux, les animaux ne seront pas séparés de leurs congénères et placés 20min avant le début du test dans la pièce d'expérimentation afin de leur permettre une habituation au nouvel environnement. Après les tests comportementaux, les animaux seront directement remis dans la cage d'origine à l'écart du test de comportement afin de retrouver leur environnement sécurisant. Durant les périodes de tests comportementaux, les animaux seront pesés avant chaque test afin de permettre un suivi du poids, toute perte de poids supérieure à 15% entrainant la sortie de l'animal de la procédure. Une grille de scorage définissant les points limites sera mise en place suite à l'injection des particules virales sur nouveau né. Un antalgique sera administré avant toute procédure afin de limiter la douleur des animaux.
Choix des espèces
La pathologie du syndrome de Wolfram est une pathologie touchant de nombreux organes, pour laquelle les altérations auditives et visuelles s'accompagnent de signes neurologiques et cognitifs. Seul un modèle robuste qui mime la pathologie humaine permet de tester et caractériser, au niveau fonctionnel et biologique, l'efficacité de notre traitement par thérapie génique. Les animaux seront utilisés à différents stades de développement. Les procédures d'injection de particules virales seront effectuées 1 à 2 jous après la naissance afin de garantir une dissémination efficace. Les tests comportementaux ainsi que l'euthanasie des animaux se feront à 1mois, 3 mois et 6 mois pour permettre une vision de l'évolution du traitement dans le temps.
Programme d’immunisation de rats en vue de la production d’anticorps polyclonaux
- Production de routine
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Troubles cardiaques
- Troubles immunitaires
- Troubles nerveux
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système respiratoire
- Système urogénital
- Tests réglementaires
260 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit huit injections d'antigène, souvent couplées à l'adjuvant complet de Freund pouvant provoquer ulcérations, fièvre et inconfort, et subit quatre prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse, pour produire des anticorps polyclonaux vendus à des équipes de recherche. Le porteur euthanasie tous les rats en fin de protocole, un antigène différent empêchant selon lui toute réutilisation. Il affirme que l'immunisation d'un animal vivant reste "indispensable" et qu'aucune méthode in vitro n'est aussi efficace.
Objectifs
Les anticorps sont produits par le système immunitaire d'un animal comme moyen de défense contre un immunogène spécifique. Ces anticorps constituent des ressources largement utilisées dans des applications diagnostiques et thérapeutiques. Les anticorps polyclonaux sont notamment utilisés pour l’évaluation, la détection et la purification de protéines d’intérêts. Ces anticorps polyclonaux trouvent des applications en biologie et en biochimie, tel que des tests de grossesses ou plus récemment pour détecter la présence du virus SARS-CoV-2. Notre société assure la production d’anticorps polyclonaux pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. Les anticorps sont produits par injection à un animal de l'immunogène (antigène) cible, souvent combiné à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. La réponse immunitaire peut par la suite être amplifiée par des injections de rappel d'antigène. On prélève des échantillons de sang de l'animal pour évaluer le niveau de production d'anticorps. Lorsque la réponse est suffisamment élevée, une purification des anticorps est réalisée à partir de ce prélèvement.
Bénéfices attendus
Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voir thérapeutiques. En effet, les anticorps polyclonaux de rats développés interviendront notamment dans les étapes d’obtention des protéines d’intérêt, qui constituent des médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules d’un tissu ou d’un organe.
Procédures
Huit injections : 4 prélèvements de 2 mL (volume de sang prélevé fonction du poids de l’animal) de sang seront réalisés. L’ensemble des prélèvements sera réalisé au niveau de la veine sublinguale ou au niveau de la veine caudale sous anesthésie par inhalation de gaz anesthésiant (gaz halogéné).
Impact sur les animaux
Les immunisations peuvent notamment conduire à l'apparition d'ulcérations aux points d'injection. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Les injections en sous-cutanée et plus particulièrement celles couplées à l’adjuvant complet de Freund peuvent provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-adjuvant). L’anesthésie gazeuse, a un très faible impact sur l’animal, l’individu récupérant quasiment instantanément ses facultés après retrait du masque anesthésiant. Les prélèvements de sang, n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal et correspondront au maximum à 12,5% du volume en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor.
Devenir
Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.
Remplacement
La méthode usuelle pour produire des AcP reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques pures ou partiellement purifiées, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes
Réduction
Réduction : Le nombre d’animaux (20 rats par protocoles) pour l’obtention de réactifs intervenant dans l’obtention des protéines médicaments dans le domaine de l’immunologie, de l’hémostase et des soins intensifs. Ce nombre a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole
Raffinement
Les animaux sont prélevés et sacrifiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout signe d'inconfort ou de douleur et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire (PO418 : Evaluation et suivi du bien-être animal). L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 4 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), physiologiques (respiration, fréquence cardiaque,…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, présence de masses anormales, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec 4 niveaux : normal, observer attentivement, souffrance : mise en œuvre immédiate d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement) de RUSSELL et BURCH, constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Idéalement, les points limites doivent être tels qu’ils permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance.
Choix des espèces
Les rats présentent dans certaines situations des avantages vis-à-vis du lapin, qui est l’animal communément utilisé pour l’obtention d’AcP. Les rats sont intéressants pour l’obtention d’IgG spécifiques pour les protéines de souris et pour la génération d’IgE. L’immunisation du rat nécessite des quantités d’antigène moindre, de plus cet animal est facile à manipuler et à élever en laboratoire. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les rats sont reçus à l’âge de six semaines et entreront en protocole après une semaine de quarantaine.
Mise en place d’une technique de prélèvement de Liquide Céphalo Rachidien chez le mini porc
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
3 mini-porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardés vivants et remis en stock. Chaque animal subit un unique prélèvement de liquide céphalo-rachidien sous anesthésie d'environ quarante minutes, avec un risque de désordre physique ou neurologique si le geste est mal réalisé. Le porteur met au point cette technique de prélèvement en vue de futures études sur le passage de la barrière hémato-encéphalique. Il affirme qu'il est "indispensable" de recourir à l'organisme entier et retient trois porcs comme minimum pour maîtriser le geste.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de mettre en place une technique de prélèvement de liquide céphalo rachidien chez le mini porc. Cela sera necessaire dans le cadre de futures études pour vérifier le passage de la barrière hémato encéphalique des produits qui seront testés.
Bénéfices attendus
Il est nécessaire de conduire ce projet pour mettre au point la technique de prélèvement de liquide céphalo rachidien qui sera utile dans de prochaines études. L'objectif étant de savoir si le produit testé passe la barrière hémato encéphalique.
Procédures
Le prélèvement de liquide céphalo rachidien se fera sur animal anesthésié. La durée de l'anesthésie est estimée à 40 minutes. Il y aura qu'un seul prélèvement par animal. La durée d'un prélèvement est de l'ordre de la minute. Tout geste technique fait à l'animal sera réalisé par un personnel formé avec la présence d'un vétérinaire conformément aux bonnes pratiques vétérinaires et à la réglementation en vigueur. Suite à ce prélèvement, pour le reveil des animaux, il y aura la possibilité d'héberger les animaux en individuel si besoin. Si c'est le cas la durée de l'hébergement individuel sera de courte durée, estimée à une heure environ.
Impact sur les animaux
Le prélèvement de liquide céphalo rachidien est un prélèvement bien spécifique. Il faut éviter que ce prélèvement soit contaminé par du sang. Ce prélèvement sera effectué par un personnel formé et de manière conforme à la réglementation en vigueur, selon les bonnes pratiques vétérinaires. Ce prélèvement se fera sous anesthésie générale de l'animal. Le risque dans ce projet est que le prélèvement de LCR soit mal fait et que cela entraine un désordre physique ou neurologique chez l'animal. Pour cela les animaux seront observés au minimum une fois par jour, et plusieurs fois par jour aprés le prélèvement de LCR ( minimum 2 fois). Le recours à des analgésiques est possible si nécessaire. Toutes décisions sur l'animal sera prise en accord avec le vétérinaire désigné.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et retourneront dans le stock.
Remplacement
L'objectif de ce projet est de mettre au point la technique de prélèvement de liquide céphalo rachidien chez le miniporc. Il est indispensable de recourir à l'animal dans son ensemble pour ce type de projet.
Réduction
Dans ce projet le nombre d'animaux requis est 3. C'est le nombre d'animaux minimum pour pouvoir maitriser le geste technique.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 3. Dans les hébergements, une attention particulière sera portée à l'enrichissement du milieu. Présence de jouets type, balles, cordes seront présent au sol. Les animaux seront observés quotidiennement, et au minimum deux fois par jours aprés le prélèvement de LCR. Si besoin les animaux seront placés en hébergement individuel si c'est nécessire pour la phase de réveil.
Choix des espèces
Espèce de choix pour ce type d'étude Jeune adulte . A ce stade les animaux sont plus facile à manipuler.
Projet Fibrose
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Rats : 1150
12 350 animaux non-humains vont être utilisés, souris et rats, tous tués à l'issue, dont environ 4 600 dans des procédures de souffrance sévère. Quatre fibroses, rénale, pulmonaire, hépatique et dermique, leur sont provoquées, avec administrations répétées de composés pendant six à huit semaines, chirurgies et prélèvements sanguins, pour cribler des molécules antifibrotiques. Le porteur décrit des pertes de poids et des troubles respiratoires liés aux modèles. Il affirme que la mise à mort est "indispensable" pour prélever les organes et que les tests in vitro ne permettent pas de se passer de l'animal, avec pour horizon une mise sur le marché.
Objectifs
La fibrose se définit comme un processus pathologique de cicatrisation tissulaire. Elle est observée dans la majorité des organes (poumon, foie, rein, peau…). Le besoin médical est important car environ 45% des décès dans les pays développés sont reliés à une maladie fibrosante. Néanmoins à ce jour, aucun traitement curatif contre la fibrose n’est disponible et ce quel que soit l’organe touché. Deux traitements prescrits pour la fibrose pulmonaire permettent de ralentir la progression de la maladie sans nécessairement réduire les symptômes chez les patients. Dans ce contexte, le but de ce projet est de développer de nouvelles thérapies pour répondre à ce besoin médical important.
Bénéfices attendus
A ce jour, aucun médicament utilisé dans le traitement de la fibrose chez l’homme n'a permis de reverser et/ou stopper complètement une fibrose établie sur le plan histologique ou clinique. Toute fibrose confondue représente 45 % des décès dans les pays développés. Le but des expérimentations mises en place est de développer des molécules pouvant ralentir et/ou stopper le développement de la fibrose dans nos modèles expérimentaux. Les différentes procédures utilisées dans ce projet vont nous permettre d’avoir une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans le développement des différentes fibroses. Elles vont également nous permettre, en support du travail réalisé in vitro, la recherche et la validation de nouvelles cibles thérapeutiques pour le traitement de la fibrose. De plus ces procédures nous permettront, une fois une cible identifiée, de développer de petites molécules permettant de reverser et/ou stopper le développement de la fibrose et aussi d’évaluer des combinaisons thérapeutiques afin d’augmenter l’efficacité ou de limiter les effets non désirables de certains composés prometteurs pour le traitement de la fibrose. L’ensemble de ces travaux a pour but d’avancer au maximum le développement préclinique de traitement anti-fibrotique en vue de leur développement clinique et leur mise sur le marché.
Procédures
Les gestes techniques réalisés sur animaux se pratiquent sur rats et souris, vigiles ou anesthésiés. - Sur animaux vigiles : o Identification individuelle (oreille, queue, patte). Tous les animaux de ce projet sont concernés par au moins un type d’identification. o Administration de composés par voies orale, intrapéritonéale, sous-cutanée, intraveineuse. Ces gestes concernent la totalité des animaux de ce projet. Les administrations par voies orale, péritonéale et sous-cutanée peuvent être réalisées une à deux fois par jour, pendant 6 à 8 semaines. Les administrations par voie intraveineuse peuvent être réalisées une à deux fois par semaine, pendant 6 à 8 semaines. - Sur animaux anesthésiés par voie gazeuse ou par voie systémique : o Administration par voie oropharyngée. Acte unique qui concerne 1500 souris. o Administration par voie sous-cutanée. Acte réalisé au maximum 5 fois par semaine, pendant 4 semaines qui concerne 250 souris o Prélèvements sanguins intermédiaires au maximum 4 fois par animal ou terminaux. Ils sont réalisés en respectant les recommandations en termes de volumes et temps de récupération. Tous les animaux de ce projet sont concernés. o Mises à mort par une méthode règlementaire ou une méthode validée par un comité d’éthique. Tous les animaux de ce projet sont concernés. o Chirurgie (acte unique). Un protocole d’analgésie pré- et post-opératoire s’applique dans ces cas. 600 souris et 250 rats sont concernés.
Impact sur les animaux
Quatre procédures décrivent des modèles de fibroses (rénale, pulmonaire, hépatique et dermique) qui par conséquent recréées de façon accélérée toutes les étapes impliquées dans la progression de cette pathologie. Ces modèles sont bien caractérisés dans nos laboratoires et n’engendrent pas d’effets indésirables autres que ceux liés aux modèles eux-mêmes. Le modèle de fibrose rénale nécessite de recourir à la chirurgie pour sa mise en place. Cette chirurgie provoque une perte de poids mineure. Sur la durée pendant laquelle le modèle est étudié, aucun signe clinique majeur n’est relevé. Les modèles de fibrose pulmonaire et dermique engendrent l’apparition de signes cliniques bien caractérisés tels que la perte de poids, liée essentiellement à une phase inflammatoire précoce et un trouble respiratoire par la suite. Le modèle de fibrose hépatique n’engendre pas de signes cliniques caractéristiques sur la durée pendant laquelle il est réalisé.
Devenir
La mise à mort des animaux à l’issue des procédures est indispensable afin de pouvoir prélever le sang et les organes et réaliser les analyses permettant de répondre aux objectifs du projet.
Remplacement
Pour tester l’activité in vivo des composés issus du screening cellulaire in vitro, il est indispensable de recourir à l’utilisation de modèles animaux reproduisant le plus possible la pathologie humaine, qui intègrent toute la complexité des réactions physiologiques (interactions intercellulaires, inter-organes, inflammations…). Tous les modèles utilisés sont très bien décrits dans la littérature scientifique et ont été validés avec des composés de référence. Le processus de screening des composés est réalisé sur des tests cellulaires ou non-cellulaires in vitro. Ces tests permettent de réduire le nombre de composés à tester chez l’animal mais ne permettent malheureusement pas de se passer des modèles animaux.
Réduction
La sélection des composés est faite en utilisant des tests cellulaires ou non cellulaires in vitro. Seules les molécules présentant une activité sur les tests in-vitro et ayant des caractéristiques pharmacocinétiques adéquates seront testées sur les animaux. Ce système permet de réduire considérablement le nombre de molécules testées chez l’animal et donc le nombre d’animaux utilisés. Seuls les modèles animaux, bien décrits et validés par la communauté scientifique sont réalisés. En règle générale, 5 à 12 animaux sont utilisés par groupe. Des analyses statistiques permettent de mesurer si l’effet du composé est significatif. L’étude est répétée une deuxième fois pour évaluer la reproductibilité du test.
Raffinement
Toutes les dispositions nécessaires en matière d’hébergement, d’enrichissement, d’observation et de soins aux animaux sont prises afin d’assurer les meilleures conditions de vie aux animaux. Dès l’arrivage, les animaux sont habitués à la manipulation afin de limiter le stress lors du déroulement des procédures. Ils sont observés tous les jours et leur état clinique est évalué au minimum deux fois par semaine grâce à des grilles de signes cliniques permettant une gradation précise et adaptée de leur gravité. Ces grilles gradées engendrent la mise en place d’actions correctives comme la modulation des doses et fréquences des composés administrés ou l’ajout d’aliment gélifié dans les cages, voire l’arrêt de la procédure pour les animaux concernés (points limites et critères d’arrêt). Lors des procédures, notamment chirurgicales, les animaux bénéficient de soins peropératoires comprenant l’administration d’antalgiques et d’anesthésiques. Leur réveil est monitoré sur couverture chauffantes et accompagné de soins tels que l’ajout de complément d’enrichissement de leur milieu. Les conditions de chaque procédure expérimentale sont étudiées individuellement par la Structure Chargée du Bien-Être Animal (SBEA) qui émet ses recommandations en matière de prévention de la douleur, souffrance et détresse des animaux.
Choix des espèces
En pharmacocinétique, la souris puis le rat sont les espèces standards dans les premières phases de recherche et développement de nouveaux candidats médicaments. Le rat est choisi pour les molécules les plus intéressantes, afin de commencer la comparaison pharmacocinétique inter espèce, ainsi que de préparer les études de toxicologie futures. En pharmacologie, la souris est l’espèce recommandée et largement utilisée pour les premières étapes de la recherche. Elle permet de réduire les quantités de composés nécessaires à l’évaluation de leur efficacité. Les souris génétiquement modifiées permettent de valider de façon plus spécifique certains mécanismes d’action. Les modèles de fibrose ainsi que les études de pharmacocinétique sont réalisés avec des animaux juvéniles à adultes qui permettent une bonne évaluation de leur efficacité et la détermination de l’exposition des composés.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
2 428 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des douleurs chroniques leur sont provoquées par ligature du nerf sciatique, implantation de cellules cancéreuses dans le tibia, ménisectomie ou injections d'agents inflammatoires, puis évaluées par immersion d'une patte dans un bain à 42 °C, pour tester des molécules antalgiques proposées à des clients. Le porteur indique que ces modèles restent douloureux et stables dans le temps, ce qui rend selon lui les rats non réutilisables et non replaçables. Il conclut que l'étude chez l'animal vigile reste la "seule option" avant le passage chez l'humain.
Objectifs
Cet ensemble modèle/ test a été développé à la demande de la direction de l’entreprise afin de répondre à une demande des entreprises pharmaceutiques clientes. Au sein du laboratoire, nous avons pu caractériser 10 modèles de douleur (neuropathie traumatique par ligature du nerf sciatique (CCI,SNI,SNL), neuropathie diabétique, douleur cancéreuse, et inflammatoire (CFA, MOA, Carragénine, Capsaïcine et ménescetomie partielle) chez le rat, avec des tests d’hyperalgésie et d’allodynie mécanique. La composante thermique est donc manquante afin de permettre de caractériser au mieux les candidats médicaments et améliorer la qualité de vie des patients. Ce modèle est très bien décrit dans la littérature. Chez l’homme, la douleur neuropathique est très hétérogène : elle reflète des signes et des symptômes différents. Des douleurs peuvent survenir à la suite de lésion secondaire (diabète, cancéreuse) ou traumatiques (sections d’un nerf). Ces douleurs se traduisent majoritairement par une allodynie (douleur induite par un stimulus normalement non douloureux) ou une hyperalgésie (sensation de douleur ressentie plus intensément) induite par le toucher, la pression, le froid et le chaud. Sur le plan pharmacologique, la douleur neuropathique répond mal aux antalgiques classiques ou présentent d’importants effets secondaires (Gapabentine, duloxetine et Morphine) d’où le besoin de mise au point de nouvelles molécules. Le but de ce projet, est de fournir un modèle pré-clinique pour tester l’intérêt de molécules antalgiques destinées au traitement d’une allodynie thermique liée à une neuropathie traumatique. Pour cela, nous avons mis en place un test d’immersion de la patte dans un modèle de neuropathie traumatique induite par la ligature du nerf sciatique chez le rat. La mise au point sur ce modèle nous permet de faire la translation avec les 9 autres modèles cité au-dessus. Ce couple modèle/test va nous permettre de proposer à nos clients un modèle au plus proche des conditions cliniques afin de tester de nouvelles molécules ciblant ce type de douleur.
Bénéfices attendus
L’entreprise peut ainsi offrir à ses clients la possibilité de développer de nouveaux candidats médicaments. Le but est de permettre le développement d’analgésiques ciblés avec un modèle proche de la clinique, qui nous permet de proposer de tester ces candidats médicaments dans des axes thérapeutiques thermique et/ou mécanique.
Procédures
Induction du modèle douloureux par chirurgie: ligature du nerf sciatique ou du nerf spinal réalisé sous anesthésie générale (rompun/imalgène). Elle dure entre 10 et 15minutes. Implatation de cellules cancéreuses localement dans le tibia, Ménisectomie partielle. Injection d’agents inflammatoires en sous-cutanée plantaire. Injection intrapéritonéale de Streptozotocine (ajouter si douleur chronique ou aigue) Administration de composés par voie : orale (po), intrapéritonéale (IP), sous-cutanée (sc), intrathécale (IT), intraveineuse (IV), intradermique (IM) de manière unique ou répétée. (dans le cadre de ce projet, le traitement répété peut être réalisé afin de mimer au mieux les conditions chez l’homme et éviter un surdosage et donc des effets secondaires). Prélèvements de sang : jugulaire, caudale ou rétro-orbitaire ou en intracardiaque si l’animal n’est pas réveillé. 10 à 20% du volume de sang total / 100g pour un prélèvement unique et 10 à 20% du volume de sang total / 100g répartis entre 1 à 14 jours pour un prélèvement répété. Le nombre de prélèvements est limité à 3/jour si réveil 4 si pas de réveil Test : immersion de la patte dans un bain à 42°C pendant une période de 15seconde maximum. Les points peuvent être rapprochés au maximum de 15min. 6 points de cinétiques maximums par jour. 3 séries peuvent être réalisé (7jours après chirurgie, 14jours après chirurgie et 21 jours après chirurgie)
Impact sur les animaux
Parmi les nuisances subies par les animaux,la chirurgie va impacter l’animal mais l’anesthésie par injection de rompun/imalgène permet de créer un effet antalgique le temps de la chirurgie. Des croquettes sont mises dans la cage afin que l’animal garde toujours un accès à la nourriture. L’induction peut aussi être faite par voie intrapéritonéeale (STZ) ou sous-cutannée plantaire (CFA, Carragénine, Capsaïcine). Dans le cadre de ce projet, les animaux subissent des tests de douleur aiguë évoquée (thermique par immersion de la patte dans une bain chaud). Le travail s’orientant vers de l’allodynie, une partie des animaux aura simplement une sensation de chaleur pour limiter cela la température choisie est de 42°C et un cut-off a été fixé à 15secondes d’immersion. Un maximum de 6 points de cinétique de test par semaine sur 3 semaines est fixé. Généralement seule une cinétique de 4 points de mesure est réalisée. Lors des tests, les animaux sont en contention. Pour limiter le stress, une habituation est réalisée un peu avant le test. Nous travaillons ici avec des modèles de douleurs, ils peuvent être chronique et stable dans le temps (modèles Cci, SNI, SNL, STZ, BCP, MNX, monoarthirte, procédure 1 à 7). Des points limites liées aux modèles (risque de mutilation, inflammation exagérée,palaysie de la patte arrière) peuvent survenir. Des points limites associées à la pharmacologie peuvent aussi apparaitre (tremblement, perte de poids, déshydratation…). Dans le cadre de certaines études, des prélèvements de sang peuvent être réalisés sous anesthésie (IC, caudale, jugulaire, retro-orbital) ou vigil en contention (caudale) l’anesthésie est privilégiée afin de limiter le stress de l’animal. Le prélèvement sur rat vigil n’est pas exclu (bien que limité) quand l’isoflurane (anesthésiant) interfère avec le dosage souhaité. Le volume de sang et le nombre de répétition sont encadrés comme suit : 10 à 20% du volume de sang total / 100g pour un prélèvement unique et 10 à 20% du volume de sang total / 100g répartis entre 1 à 14 jours pour un prélèvement répété. Le nombre de prélèvements est limité à 3/jour si réveil 4 si pas de réveil de l’animal
Devenir
Une grande partie des modèles utilisées ici sont des modèles stables dans le temps. Les animaux restent donc douloureux. Il n’est donc pas concevable de les replacer. Les autres modèles font mettre en place une réaction immunitaire qui peut interférer avec les autres modèles présents au sein du laboratoire. Les animaux ne peuvent donc pas être réutilisés. De plus la gamme de poids restent importante car la réalisation du test se fait en contention donc les animaux ne peuvent pas être trop gros. De ce fait, dès la fin de la phase expérimentale, les animaux sont mis à mort.
Remplacement
L’objectif de ce projet est de tester l’efficacité de candidats médicaments analgésiques dans un modèle in vivo d’évaluation d’allodynie au chaud. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition par le IASP, la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle » (https://www.iasp-pain.org/terminology). L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie ; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.
Réduction
Le nombre d’animaux par groupe de traitement a été fixé à n=10 en se basant sur les tests de puissance réalisés lors du développement du modèle. En fonction du design de chaque étude (groupes appariés ou indépendants, mesures répétées ou non) et de la distribution des valeurs (conformité à la loi normale), un test paramétrique ou non paramétrique sera réalisé (test-t, analyse de variance à une ou deux voie(s)) suivi si nécessaire d’un test post-hoc approprié via SigmaStat.
Raffinement
Notre activité permet de raffiner les modèles in vivo en se rapprochant au mieux situations cliniques (induction de pathologies, mesures des composantes multiples de la douleur). Nous limitons les doses et les injections au minimum afin de ne pas induire de douleurs supplémentaires. Le test comporte une valeur de cut-off à ne pas dépasser pour ne pas induire de souffrance. Un soin particulier est apporté à la réduction de la souffrance et du stress des animaux au strict nécessaire et à l’amélioration de leur bien-être (enrichissement et paramètres environnementaux contrôlés tout au long de l’étude, habituation une semaine à la salle de stabulation et 24h aux salles de tests). Des points limites, précoces et spécifiques pour chaque protocole d’étude sont définis et résumé en un arbre décisionnel qui conduit si nécessaire l’interruption des expérimentations si les critères d’arrêts sont atteints. Au vu du domaine d’expertise de l'entreprise (spécialisation dans l’étude de la douleur), les expérimentateurs sont strictement formés au respect de l’animal et sensibilisés à la surveillance de signes de douleur ou de souffrance. La maitrise des gestes techniques est contrôlée régulièrement. Les animaux sont surveillés chaque jour, et un suivi spécifique (suivi pondéral, suivi de la consistance des fèces, suivi si présence d’alopécie). Le suivi est réalisé par le technicien en charge de l’étude ou à défaut par un autre technicien (formé à l’expérimentation animale niveau I ou II ). De l’enrichissement est présent dans les cages afin de limiter le stress et d’améliorer la qualité de vie des animaux (Tunnel en plastique et briquettes en bois à ronger)
Choix des espèces
L’objectif de ce projet est le développement de modèles permettant de tester l’efficacité de candidats médicaments analgésique. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition par IASP, la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle » (https://www.iasp-pain.org/terminology). L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie ; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.