Les questions parlementaires

Validité du test sur souris des toxines lipophiles

Tests sur toxines: utilisation de méthodes d'expérimentation animale

Question écrite E-2083/06, Parlement européen, 2 mai 2006

Le résumé de l'OXA

Les citations de la réponse sont données dans notre traduction.

La députée demande à la Commission pourquoi, pour chaque toxine diarrhéique ou lipophile des mollusques, le test sur souris est jugé valable et les méthodes sans animaux non.

1 demande : réponse partielle à 1.

  1. Pourquoi les méthodes biologiques sont jugées valables pour l'acide okadaïque, les dinophysistoxines, les pecténotoxines, les yessotoxines et les azaspiracides, et les méthodes sans animaux non.

    Réponse partielle La réponse invoque l'absence de test non animal validé pour toutes les toxines et la sensibilité de l'essai sur souris, sans traiter les toxines une à une ; elle reconnaît que la validation du test biologique pour les DSP est très difficile.

La fiche

Thèmes : substances chimiques et toxicologie, méthodes sans animaux, valeur scientifique · Espèce : rongeurs

Auteur
Caroline Lucas (Verts/ALE)
Destinataire
Commission européenne
Date de la question
2 mai 2006
Date de la réponse
29 juin 2006
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite E-2083/06 de Caroline Lucas, Parlement européen, 2 mai 2006)

Concernant la validation des tests de détection des biotoxines marines, la Commission pourrait-elle expliquer pour quelles raisons les méthodes biologiques (animales) de détection de chacune des toxines DSP/lipophiles que sont l’acide okadaïque, les dinophysistoxines, les pecténotoxines, les yessotoxines et les azaspiracides, sont considérées comme valables par la Commission, alors que les alternatives expérimentales non animales ne le sont pas?

La réponse

(Réponse donnée par M. Kyprianou, au nom de la Commission, 29 juin 2006. Traduction de l'OXA, non officielle.)

Il existe de nombreuses biotoxines marines différentes, et des tests non animaux validés ne sont pas disponibles pour tous les types. C'est pourquoi la Commission est tenue de recourir à l'essai biologique sur souris, qui détecte toutes les toxines des coquillages. Cette méthode a une faible spécificité (elle ne permet pas de distinguer les toxines) mais une grande sensibilité (elle peut détecter toutes les toxines). La validation du test biologique pour la détection des toxines diarrhéiques (DSP) est très difficile en raison des interférences de certaines toxines (les yessotoxines) dans les résultats finaux. Un protocole défini a toutefois été établi, et il est utilisé par les laboratoires des États membres.

Outre les méthodes d'essai biologiques, la législation actuelle autorise l'utilisation de méthodes de détection alternatives, validées au niveau international, telles que des méthodes chimiques et des essais in vitro. Le point le plus difficile, qui n'a pas été atteint pour certaines toxines, en particulier les toxines lipophiles, est de démontrer l'équivalence entre la méthode de référence et la méthode chimique alternative proposée. En outre, l'absence de matériaux de référence pour toutes les toxines constitue une limite importante au développement des méthodes alternatives. Le développement et la validation de méthodes alternatives en la matière sont le fruit d'une longue procédure, qui nécessite au préalable un travail scientifique fondamental pour identifier des matériaux de référence. Au titre de la priorité thématique 5 du sixième programme-cadre de recherche, Qualité et sûreté alimentaires, la Commission finance le développement de nouvelles méthodes de détection des biotoxines marines dans trois projets de recherche ciblés spécifiques (STREPS) et une partie d'un projet intégré (IP). Les premiers résultats seront disponibles fin 2007. De plus amples informations sont disponibles sur le site suivant : http://www.marine-biotoxins.org/biotoxins/index.html.

Tel est l'état actuel de la situation. Malheureusement, pour le moment, aucun test alternatif validé au niveau international et couvrant l'ensemble des toxines n'est disponible.

La Commission réaffirme son engagement à remplacer les méthodes biologiques dès que des méthodes alternatives validées, offrant le même niveau de protection de la santé publique, seront disponibles. La validation d'une méthode alternative pour les biotoxines marines relève de la responsabilité d'organisations telles que l'AOAC (Association of Official Agricultural Chemists), l'ECVAM (Centre européen pour la validation des méthodes alternatives) et le CRL (laboratoire communautaire de référence).

Texte original (anglais)

(Réponse donnée par M. Kyprianou, au nom de la Commission, 29 juin 2006)

There are many different marine biotoxins and validated non-animal tests are not available for all types. For this reason, the Commission is obliged to use the mouse bioassay which detects all shellfish toxins. This method has a low specificity (cannot differentiate toxins) but a high sensitivity (can detect all toxins). The validation of the biological test for the detection of Diarrheal Shellfish Poisoning (DSP) toxins is very difficult because of the interferences of some toxins (yessotoxins) in the final results. However, a defined protocol has been established and it is used by the laboratories in the Member States

In addition to biological testing methods, current legislation allows the use of alternative, internationally validated, detection methods such as chemical methods and in vitro assays. The most difficult point which has not been achieved for certain toxins, in particular lipophilic toxins, is to demonstrate the equivalence between the reference method and the proposed alternative chemical method. Moreover, the lack of reference materials for all toxins is an important limitation in the development of the alternative methods. Development and validation of alternative methods in this respect are the result of a long procedure that needs initial fundamental scientific work to identify reference materials. Under the Sixth Research Framework Programme Thematic Priority 5, Food Quality and Safety, the Commission is funding the development of new detection methods for marine biotoxins in three specific targeted research projects (STREPS) and part of one Integrated Project (IP). The first results will be available end 2007. More information can be found on the following site: http://www.marine-biotoxins.org/biotoxins/index.html.

This is the picture of the current situation. Unfortunately, for the moment, alternative tests, internationally validated, covering the whole range of toxins are not available.

The Commission reiterates its commitment to replace the biological methods as soon as alternative validated methods, giving the same level of public health protection, are available. The validation of an alternative method for marine biotoxins is under the responsibility of organisations such as AOAC (Association of Official Agricultural Chemists), ECVAM (European Centre of Validation of Alternative Methods) and the CRL (Community Reference Laboratory).

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Un protocole défini d'essai sur souris pour les toxines diarrhéiques (DSP) a été établi et est utilisé par les laboratoires des États membres.
  • La législation actuelle autorise, outre l'essai biologique, des méthodes de détection alternatives validées au niveau international, chimiques ou in vitro.
  • L'équivalence entre la méthode de référence et une méthode chimique n'est pas démontrée pour certaines toxines, en particulier lipophiles ; des matériaux de référence manquent.
  • Au titre du sixième programme-cadre, la Commission finance trois projets ciblés (STREPS) et une partie d'un projet intégré sur la détection des biotoxines marines ; premiers résultats fin 2007.
  • La validation d'une méthode alternative pour les biotoxines marines relève d'organisations comme l'AOAC, l'ECVAM et le laboratoire communautaire de référence (CRL).

Le détail de l'analyse

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Les sources ouvertes ne donnent la réponse qu'en anglais. La traduction est de l'OXA et n'a rien d'officiel. L'original se déplie sous la traduction.

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.