Biologie du développement

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  • Conservation des espèces
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 4150
Souffrances
▲ -
▲ 3300
▲ 850
▲ -
Devenir
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 1050
 -
 3100

4150 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 3300 d'entre elles et modéré pour 850, une partie étant livrée pour la reproduction et le reste tué. Les femelles reçoivent des injections pour la superovulation ou subissent une chirurgie de réimplantation d'embryons, dans le cadre d'un service payant d'importation, d'archivage par congélation et de fécondation in vitro de lignées génétiquement modifiées. Le porteur indique que les femelles porteuses partent en contrôle sanitaire et que les portées sont livrées aux clients. Il présente le service comme un moyen de réduire le nombre de souris en élevage et de sécuriser les lignées.

Objectifs

Notre service propose des prestations dites de « décontamination » permettant d’importer des souris en respectant un statut sanitaire strict mais nécessaire pour l’étude du système immunitaire : cela permet de faire rentrer des animaux dits "propres" dans nos animaleries. Notre service propose également d'archiver ces lignées de souris par cryopréservation. Cette prestation permet de conserver les lignées murines, sous forme congelée, lorsqu’il n’est plus nécessaire d’avoir des animaux pour expérimentation. Cela permet également de pouvoir sécuriser le modèle créé et le réutiliser plusieurs années après si de nouvelles expérimentations sont nécessaires. Enfin cela permet de faciliter les échanges de ces modèles avec d'autres chercheurs qui pourraient utiliser le modèle créé pour d’autres projets à travers le monde.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra donc de sécuriser pour les chercheurs les lignées génétiquement modifiées créées contre tout problème de dérive génétique notamment, de faciliter les importations de lignées en respectant un statut sanitaire strict nécessaire au travail sur le système immunitaire et les échanges avec les chercheurs d’autres centres. Donc, il permettra de réduire le nombre d’animaux en élevage, tout en évitant de réutiliser des animaux pour créer des modèles qui existent déjà dans d’autres centres de recherche.

Procédures

Les animaux pourront subir : deux injections intra-péritonéales ou une chirurgie réimplantation d'embryon. Le personnel étant formé, la chirurgie en elle-même ne dure que 15 minutes. En comptant les soins pré opératoires et post opératoires, c'est-à-dire de l'accueil des animaux jusqu'au réveil, la procédure dure 1h. Enfin, certains des animaux seront transportés en voiture et train agréés vers notre prestataire.

Impact sur les animaux

Les animaux subissent des injections intrapéritonéales, une anesthésie pour la chirurgie ainsi que la chirurgie elle-même. Certaines souris seront envoyées chez notre prestataire pour analyse sanitaire, pour éviter au maximum le stress induit par le transport : les souris sont préparées, et sont stabulées dans une zone spécifique climatisée et au calme dans l’attente du transporteur agréé.

Devenir

Les femelles porteuses sont envoyées en contrôle sanitaire, les portées obtenues sont livrées à nos clients pour accouplement

Remplacement

La dernière mise en place de la prestation de cryopréservation de lignée murine sous forme de sperme avec contrôle qualité sur Blastocyste, nous a permis de remplacer les femelles pseudo gestantes ainsi que les portées qui en sont issues (utilisées normalement dans le contrôle qualité du sperme cryopréservé) par des blastocystes in Vitro.

Réduction

Le nombre de souris femelles utilisées a baissé en raison de la mise en place de la prestation de cryopréservation de lignées murines sous forme de sperme avec contrôle qualité sur Blastocyste. Le nombre de souris utilisés pour les prestations d’archivage et cryopréservation a diminué. Dans le souci de répondre encore plus à la règle des 3 R et notamment au Réduire, nous avons en effet fait évoluer notre grille de prestation afin de proposer une prestation de cryopréservation de sperme avec contrôle qualité sur ADN de blastocyste. Nous avons développé la PCR sur blastocystes afin d’éviter d’utiliser des souris pseudogestantes pour la vérification du génotype des embryons obtenus. Nous avons ainsi réduit le nombre de femelles annuel.

Raffinement

Nous sommes actuellement un ingénieure d'étude et une assistante ingénieure dans le service. Suite à une formation optimale, nous ne réimplantons que 2 à 3 femelles pour toutes décontaminations. Cela nous permet de livrer nos prestations en utilisant un minimum d'animaux en les impactant le moins possible en chirurgie. La formation permet en effet d'avoir des animaux patients qui restent en chirurgie une quinzaine de minutes maximum. Grâce à cette rapidité d'exécution, les animaux sont beaucoup moins impactés par la chirurgie. Les animaux sont observés en cage individuelle pendant toute la phase de réveil après la chirurgie. Nous ajoutons des enrichissements du milieu dans la cage d'hébergement et nous surveillons les animaux tous les jours avec nos personnels animaliers dédiés. Tout animal souffrant est immédiatement identifié et une décision sur la poursuite des soins ou la mise à mort est rapidement prise par l'équipe. D’un point de vue pratique, le bien-être des animaux sera respecté tout au long du projet. Toute procédure stressante ou douloureuse sera réalisée sous anesthésie générale et sous prescription d’anti douleur.

Choix des espèces

Les souris sont des mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. Ce sont des animaux de petite taille et à la reproduction rapide. Nous avons une bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Nous utilisons des males âgés de 10-12 semaines pour la cryopreservation. C'est à cet âge que la réserve en spermatozoïdes est la plus élevée. Nous utilisons des femelles de 3-4 semaines pour la super ovulation. A cet âge les femelles réagissent à la super ovulation de façon optimale. Prendre des femelles plus âgées diminuerait la quantité d'ovocytes obtenue. Concernant les souris porteuses nous utilisons des femelles du fond génétique mixte de 6-8 semaines car ce sont bonnes mères.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 810
Souffrances
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▲ -
▲ 810
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Devenir
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 810

810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un diabète leur est induit et un traitement au tamoxifène est administré, sans recours à l'analgésie ni à l'anesthésie que le porteur écarte pour ne pas perturber le développement embryonnaire, afin d'étudier les malformations cardiaques chez des souris génétiquement prédisposées. Le porteur indique que le tamoxifène peut être délétère voire mortel pour les femelles gestantes et provoquer des défauts de développement des embryons. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet d'étudier l'effet d'une surcharge en glucose sur le développement du cœur.

Objectifs

Lors de la grossesse, le tabac, le diabète, l’obésité et l’âge de la mère sont associés à un risque accru d’avoir un enfant présentant une malformation cardiaque. Les mécanismes sous-jacents sont encore mal compris. Les facteurs épigénétiques induits par les changements environnementaux influent profondément sur l’occurrence et le spectre des malformations chez l’homme et les modèles animaux. Par conséquent, une compréhension détaillée de ces facteurs et les altérations génétiques sous-jacentes est cruciale pour un meilleur diagnostic. Les 3 formes d’hyperglycémie maternelle (diabète de type I, II, gestationnel) sont associées à diverses malformations cardiaques congénitales notamment des anomalies de latéralité (hétérotaxie), des anomalies de type conotroncale (ventricule droit à double issue, transposition des grandes artères, tronc artériel commun, ventricule unique), des défauts de septation des cavités cardiaques et d’hypertrophie cardiaque. Ce projet a pour but d’étudier l’effet du diabète pre gestationnel sur le développement embryonnaire de souris génétiquement prédisposées aux malformations cardiaques.

Bénéfices attendus

Le diabète prégestationnel chez la mère augmente le risque de malformations cardiaques chez l'enfant de 5 fois. La prévalence du diabète prégestationnel (type 1 et 2) a d'ailleurs presque doublé au cours des dernières années avec une tendance à augmenter encore plus. Cependant, les mécanismes par lesquels les altérations de l'homéostasie du glucose maternel perturbent le développement cardiaque reste encore largement incertain. Par conséquent, le but de ce travail proposé est d'acquérir une meilleure compréhension des processus compromettant le développement cardiaque dans les cardiopathies induites par le diabète. Cette connaissance nous permettra d'avoir une meilleure prédiction des risques et la possibilité d'identifier des cibles thérapeutiques pour des thérapies individualisées et de prévention. De plus, en utilisant le modèle de méthylation de l'ADN dans le sang, nous serons en mesure de présenter une gamme plus large d'outils de diagnostic pour l'identification et la quantification des facteurs environnementaux contribuant à un développement cardiaque perturbé.

Procédures

Les animaux seront soumis aux suivantes : injection sous cutanée et prélèvement sanguin de 10 microlitres au niveau de la queue..L’induction du modèle sera réalisée par une injection sous cutanée de tamoxifène (médicament bien connu) qui devrait engendrer peu de douleurs aux animaux. Dans cette étude, nous n’avons pas recours à l’administration d’analgésiants et anesthésiants, une procédure pouvant impacter sur le développement embryonnaire compte tenu de l’interaction gènes-environnement et des effets épigénétiques sous-jacents. Dans le cas d’une souffrance légère, la surveillance de l’animal sera renforcée avec une observation bi journalière. L’eau sera remplacée par une eau enrichie en pyruvate 1% jusqu’à la fin du protocole expérimental. Les prélèvements sanguins nécessaires aux mesures de la glycémie, seront limités à un volume de 10 ul par animal et réalisés au niveau de la queue. Ceci est rendu possible par l’utilisation de glucomètre à bandelettes réactives.

Impact sur les animaux

Le paradigme expérimental, induction du diabète, est susceptible d’être générateur de souffrance ou de stress. Un suivi journalier et un scoring au minimum deux fois par semaine seront réalisés sur les animaux afin d’établir les niveaux de douleurs, de souffrance et d’angoisse éventuellement générés lors du projet. Les souris dont les paramètres physiologiques seront modifiés seront mises à mort. Suivant les scores obtenus l’eau complémentée en sucrose pourra être remplacée par une eau sans sucrose jusqu’à la fin du protocole expérimental. L’injection de Tamoxifène peut avoir un effet délétère voir potentiellement mortel pour les femelles gravides si l’administration a lieu en début de gestation. L’administration de Tamoxifène durant la gestation est associée à des défauts de développement du placenta avec pour conséquences des défauts de formation des embryons. Des défauts embryonnaires peuvent aussi être directement liés à l’exposition au Tamoxifène. Bien qu’aucun défaut cardiaque n’ait été décrit à ce jour nous prévoyons d’inclure des groupes supplémentaires afin d’exclure l’impact du Tamoxifène sur l’apparition d’anomalies du coeur et n’envisageons pas d’administration pendant la gestation mais prévoyons une seule injection 7 jours avant la mise en accouplement, à ce stade d’injection le tamoxifène n’aura pas d’effet délétère.

Devenir

Tous les animaux entrant dans cette procédure seront mis à mort.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude d’une surcharge en glucose sur le développement du cœur.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. 810 (540 en procédure 1, 270 en procédure 2) correspond au nombre minimum d’animaux à utiliser afin d’obtenir des données scientifiquement robustes sans augmenter inutilement la souffrance infligée aux animaux. Il s’agit d’une analyse de biologie fondamentale visant à observer l’apparition potentielle d’un phénotype dans un contexte donné et de caractériser ce phénotype. Nous n’utilisons donc pas d’approche statistiques.

Raffinement

Le modèle animal de diabète pre gestationnel qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et est un excellent modèle au regard de la pathologie humaine. Par ailleurs, le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Notamment, les prélèvements sanguins nécessaires aux mesures de la glycémie, seront limités à un volume de 10 microlitres par animal. Afin d'assurer le bien-être des animaux, nous respecterons la réglementation européenne concernant la densité d'animaux par cage et les cycles d’éclairage diurne. Les souris seront au nombre de 5 maximum par cage de 542 cm2 afin de respecter leur instinct grégaire. L’environnement sera enrichi à l’aide de dômes en cartons et de bandelettes de kraft. Les reproducteurs ne seront pas mis en accouplement dans la semaine suivante leur déménagement de pièce ou avant 8 semaines d’âge. Les mères auront au maximum trois portées en production et nous ferons le maximum pour que ces portées ne soient pas immédiatement successives. Bien que le protocole soit relativement peu invasif, un suivi journalier des animaux permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Avant chaque procédure, nous nous assurerons que l’animal présente un bon état général. Après l’injection de tamoxifène, nous nous assurerons qu’aucun animal ne présente de signe d’infection au site d’injection. Le paradigme expérimental, induction du diabète, est susceptible d’être générateur de souffrance ou de stress. Un suivi journalier et un scoring au minimum deux fois par semaine seront réalisés sur les animaux afin d’établir les niveaux de douleurs, de souffrance et d’angoisse éventuellement générés lors du projet. Les souris dont les paramètres physiologiques seront modifiés seront mises à mort. Suivant les scores obtenus l’eau complémentée en sucrose pourra être remplacée par une eau sans sucrose jusqu’à la fin du protocole expérimental. L’animal pourra être hydraté par injection intra péritonéale de solution saline. Pour limiter leur stress, nous doublerons l’enrichissement (bandelettes de kraft et maisonnettes en carton).

Choix des espèces

Notre sujet de travail porte sur les malformations cardiaques causées par une hyperglycémie maternelle. A ce jour, les souris génétiquement modifiées sont les seuls modèles animaux permettant de mimer assez fidèlement ces pathologies. En effet, il existe une excellente homologie des gènes Kir6.2 et Nkx2.5 chez l'humain et chez la souris. Les cœurs humains et murins ont un développement anatomique remarquablement similaire. Par ailleurs, des outils génétiques robustes ont été développés chez la souris ce qui en fait l’un des meilleurs modèles d’étude pour comprendre la formation du cœur. Ce projet utilisera des femelles âgées de 12 à 14 semaines afin d’exclure l’impact de l’âge maternel sur l’apparition d’anomalies cardiaques.

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    • Troubles nerveux
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Souris : 524
Souffrances
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Devenir
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 524

524 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour modéliser l'autisme, elles apprennent une tâche comportementale de 200 essais par jour sous contention partielle de la tête, avec un accès à l'eau restreint à un hydrogel pour les motiver et une perte de poids plafonnée à 10 pour cent. Le porteur décrit ces contraintes comme brèves et réversibles et n'attend pas d'effet indésirable majeur. Il affirme qu'un modèle animal est "absolument nécessaire" pour reproduire la complexité des circuits neuronaux et écarte les approches sur cellules ou sur la mouche.

Objectifs

L’autisme est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des déficits sociaux, des comportements stéréotypés répétitifs et les réactions sensorielles atypiques. Il est estimé qu'à l'échelle mondiale, environ un enfant sur 54 est atteint d'autisme. Malgré la prévalence du trouble du spectre de l'autisme (TSA), les mécanismes neurobiologiques qui sous-tendent les anomalies du comportement ne sont pas bien compris. Une meilleure compréhension de la base neurobiologique des TSA est cruciale pour la gestion des symptômes des TSA et pour le développement d'approches thérapeutiques innovantes, ainsi que pour l'identification de biomarqueurs diagnostiques. L'objectif global de ce projet est de développer de nouveaux biomarqueurs physiologiques et comportementaux chez les modèles génétiques murins de TSA. Ces mesures seront ensuite utilisées pour le développement et l'élucidation de nouvelles approches thérapeutiques. Dans cette étude, nous avons choisi de nous concentrer sur une région du cerveau qui est très bien conservée entre la souris et l'homme. Pour mener à bien nos études, nous proposons de développer et d'exploiter une nouvelle tâche comportementale qui nous permettra d’identifier, à la fois les altérations comportementales ainsi que les modifications physiologiques liées à une altération du fonctionnement du cerveau des souris portant certaines modifications génétiques lié à l’autisme. Ces mesures nous permettront, par la suite, mesures physiologiques afin de mettre en évidence les mécanismes cellulaires et physiologiques associés aux altérations comportementales et cognitives liées à l’autisme. Enfin, nous testerons la capacité de cette tâche à mesurer les conséquences d'une intervention pharmacologique. Pour cette dernière, nous utiliserons une molécule expérimentale qui a déjà été testée dans des essais cliniques chez l'homme et dont le profil de sécurité et la pharmacocinétique sont bien définis.

Bénéfices attendus

Des études de dépistage à grande échelle menées aux États-Unis suggèrent que la prévalence de l'autisme est de 1 enfant sur 54. Bien qu'il n'existe pas d'études de cette ampleur en Europe, la prévalence de l'autisme est probablement similaire. Les symptômes sensoriels affectent la grande majorité des personnes atteintes d'autisme et ont des conséquences fortement négatives sur la vie quotidienne des personnes concernées, comme la capacité à s'intégrer dans une salle de classe, à tolérer certains vêtements, à manger certains aliments. Ces symptômes sont une source majeure de stress pour les familles concernées. La compréhension des processus neurophysiologiques qui sous-tendent les difficultés sensorielles peut apporter des informations importantes sur la façon dont le fonctionnement du cerveau est altéré dans l'autisme. De telles études peuvent conduire à l'élucidation des mécanismes moléculaires, cellulaires et des circuits qui sous-tendent les perturbations sensorielles, révélant ainsi de nouvelles cibles pour le développement de traitements pharmacologiques visant à améliorer des symptômes tels que la surcharge sensorielle ou l'hyperréactivité sensorielle, ou de biomarqueurs permettant d'évaluer le succès de traitements expérimentaux dans un cadre préclinique. De telles études nécessitent des approches invasives et des manipulations qui ne sont pas possibles dans un cadre clinique. Nous pensons que notre étude permettra de mieux comprendre les types de cellules et les circuits impliqués dans l'altération de la perception sensorielle tactile. Elle fournira des biomarqueurs précliniques pour l'évaluation de nouveaux médicaments expérimentaux. Elle nous permettra d'évaluer l'efficacité d'un médicament expérimental existant qui a été proposé comme traitement de l'autisme. Notre étude a le fort potentiel de fournir des informations qui, à terme, amélioreront la vie des personnes diagnostiquées autistes. Ces connaissances peuvent également renforcer l'autonomie et bien être des personnes autistes en leur permettant de comprendre pourquoi elles se sentent comme elles le font dans certaines situations.

Procédures

Pour comprendre les mécanismes neurobiologiques sous-jacent de l'autisme, les animaux apprendront à effectuer une tâche comportementale non aversive , basé sur les récompenses, où ils subiront une session de 200 essais par jour. En même temps, nous effectuons des mesures physiologiques afin d'enregistrer l'activité des neurones du cerveau. Afin de permettre cet enregistrement, les animaux sont entraînés à accepter une contention partielle (immobilisation de la tête). Pour s'assurer que les animaux ne ressentent ni stress ni anxiété, ils seront progressivement habitués à l'installation et à l’immobilisation de la tête. Cette habituation commencera par une exploration libre de la chambre d'enregistrement, puis se poursuivra par une très brève immobilisation initiale. L'habituation se poursuivra très progressivement pendant une semaine, permettant à l'animal d'apprendre que cette immobilisation sera brève et réversible. Lorsqu'ils seront à l'aise dans le dispositif (pas de signes de détresse, capables de manger et boire), l'entraînement à la tâche comportementale commencera. Pendant cette période, chaque animal restera dans le dispositif pendant 30 minutes, une fois par jour.

Impact sur les animaux

Nous ne prévoyons pas d'effet indésirable majeur. Pour réaliser les expériences, les animaux doivent être motivés à consommer de l'eau. Pour cette raison, leur accès à l'eau pendant la journée sera limitée et uniquement sous forme d’hydrogel. Des études antérieures suggèrent que la souris est capable d'adapter son comportement et sa physiologie lorsqu'elle se trouve dans des régions arides. Nos études préliminaires n'ont montré aucune conséquence négative de cette restriction. D'autre part, les animaux seront habitués à une contention partielle (immobilisation de la tête). Cette habituation se poursuit très progressivement, permettant à l'animal de s'adapter à cette contrainte et d'apprendre que cette manipulation sera brève et réversible. Cet apprentissage très progressif est nécessaire afin de réduire au maximum le stress lié à une contention partielle et le rythme d'entraînement est adapté pour chaque animal.

Devenir

À la fin des expériences comportementales, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie.

Remplacement

Les expériences proposées dans cette étude nécessitent des circuits intacts et des mesures à la fois physiologiques et comportementaux. Un modèle animal est absolument nécessaire pour reproduire la complexité de ces interactions neuronales et ne peut pas être remplacé par les études in vitro ou in silico. Les études cliniques ne sont pas adaptées à notre objectif expérimental car il s’agit d’une population clinique fragile et car les approches invasives sont nécessaires pour répondre à notre question scientifique. Les circuits neuronaux sont bien conservés chez les différentes espèces mammifères et sont donc susceptibles d'être fonctionnellement similaires chez les rongeurs et les humains. L’utilisation des modèles de plus faible sensibilité neuronale (tels que la mouche à vinaigre) n’est pas adapté à notre projet, parce que cet organisme manque la structure cérébrale ciblée par notre étude.

Réduction

Une conception expérimentale soignée garantira la reproductibilité des résultats et, avec des techniques d'analyse statistique appropriées, l'utilisation d'animaux sera réduite au minimum. Une première étude pilote a été réalisée pour établir les protocoles comportementaux ainsi que les protocoles techniques nécessaires au suivi des réponses neuronales. Cette première étude nous a permis de déterminer le nombre d'animaux nécessaires pour réaliser ces expériences et avoir des résultats statistiquement valides. Cela nous a permis d'assurer la crédibilité de nos résultats avant de procéder à l'étude principale. Les données comportementales et physiologiques seront recueillies auprès des mêmes animaux. Tous les animaux seront d'abord soumis à la tâche de détection tactile, puis seront entraînés à la tâche de discrimination tactile. Les neurones pyramidaux et inhibiteurs seront suivis simultanément et distingués par l'expression de rapporteurs spécifiques. Ces mesures nous permettront de réduire considérablement le nombre d'animaux utilisés dans l'étude et de mesurer simultanément plusieurs paramètres.

Raffinement

Dans cette étude, nous tiendrons compte de toutes les connaissances disponibles concernant le bien-être des animaux et nous surveillerons systématiquement les animaux pour détecter tout signe de douleur, de souffrance ou de détresse. Les expériences seront conçues et menées de la manière la plus humaine possible. Des souris transgéniques seront utilisées pour explorer les déficits neurophysiologiques chez les modèles de souris de l’autisme. Aucune souffrance inhérente n'est prévue pour les souches utilisées lors de ces expériences. Le bien-être des animaux est impératif pour cette étude, car les expériences comportementales exigent que les animaux se sentent à l’aise et ne sont pas soumis à une douleur ou une détresse inutile ce qui peut être préjudiciable à l'interprétation de notre expérience. Afin de minimiser la douleur, la souffrance, l'angoisse ou les dommages durables pour les animaux, toutes les procédures seront effectuées avec une technique soigneuse et un équipement adapté, par un personnel autorisé, compétent et formé de manière appropriée. Tous les animaux seront manipulés en utilisant les techniques les moins stressantes possibles, conformément à la littérature : des tunnels de cages domestiques seront utilisés pour transférer les animaux et une fois que les animaux seront habitués à l'expérimentateur, ils seront manipulés en utilisant la technique qui prend en compte le bien- être de l’animal. Tous les animaux seront pesés quotidiennement et la ration d’eau sera ajustée afin de s'assurer qu'ils ne dépassent jamais une perte de poids de 10%. Un tube et du matériel de nidification seront placés dans chaque cage afin de s'assurer que tous les comportements normaux des animaux se poursuivent. Les animaux sont hébergés en cage collective. Les animaux seront progressivement habitués à la contention partielle afin de réduire à minimum le stress.

Choix des espèces

Ce modèle (la souris transgénique) a été sélectionné pour rester cohérent avec les études antérieures utilisant les modèles genetiques de troubles neurodéveloppementaux. Les rongeurs ont un système neuronal très développé, présentent des comportements compliqués et sont considérés comme une espèce modèle pour les études concernant une variété de réponses comportementales. De plus, à ce jour la souris est la seule espèce de mammifère pour laquelle il est possible, en routine, de modifier le génome afin de créer des modèles de maladies humaines. L'étiologie de l'autisme a une forte base génétique. Les modèles transgéniques impliquant la manipulation (suppression ou modification des gènes à haut risque pour l'autisme) sont considérés comme les modèles ayant une forte « valeur de construction ». 8 semaines au début de la procédure expérimentale. Justification: Conformément aux études précédentes, les animaux auront 8 à 10 semaines au début de la période de apprentissage.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 2475
Souffrances
▲ -
▲ 235
▲ 2240
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Devenir
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 -
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 2475

2 475 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des souriceaux reçoivent des injections de tamoxifène et un régime carencé en oméga 3 pendant leur développement, avant d'être tués par exsanguination et perfusion intracardiaque pour prélever le cerveau. Le porteur indique que l'injection de tamoxifène à un jour de vie peut ralentir le développement des petits et diminuer leur poids. Il décrit l'approche transgénique comme la "seule" disponible pour manipuler sélectivement les taux d'oméga et affirme qu'aucune alternative n'a été identifiée.

Objectifs

Le projet porte sur l’effet d’une carence en Oméga 3 spécifiquement dans les cellules microgliales (cellules immunitaires du cerveau) ou neuronales durant la période périnatale sur la mise en place du cerveau et ses fonctions, en observant la régulation et les fonctions microgliales et neuronales, ainsi que le développement cérébral et le comportement associé. Nos résultats antérieurs ont montré que la nutrition lipidique, et plus spécifiquement une carence nutritionnelle en Oméga 3, module l'activité phagocytaire de la microglie. Nos données suggèrent que les effets des oméga 3 sur la microglie passeraient notamment par les dérivés lipidiques issues des précurseurs présents dans les régimes carencés ou enrichis en Oméga 3. Cependant, la manipulation des oméga présents dans l’alimentation ne nous permet pas de discriminer entre les effets neuronaux et microgliaux de ces changements.

Bénéfices attendus

Nos données suggèrent que les effets des Oméga 3 sur la microglie passeraient notamment par les dérivés lipidiques issues des précurseurs présent dans les régimes carencés ou enrichis en oméga3. Cependant, la manipulation des oméga présents dans l’alimentation ne nous permet pas de discriminer entre les effets neuronaux, microgliaux de ces changements. Le croisement des souris Cre avec la souris flox-Fat1 conduira à l'expression de l'enzyme Fat1 dans des types cellulaires spécifiques, ce qui permettra de manipuler les taux d'oméga sélectivement dans ces populations. Cette approche transgénique est à notre connaissance la seule actuellement disponible pour de telles manipulations. A la fin de l’expérience les animaux seront mis à mort et les cerveaux prélevés pour fournir des mesures par des techniques de biologie moléculaire, de protéomique, et de marquages morphologiques qui permettront de mesurer les effets de la manipulation des oméga sur la physiologie microgliale et l’architecture neuronale.

Procédures

Afin d'activer la Cx3cr1creER chez la descendance, ils subiront 1 injection en sous-cutané de tamoxifène à P1, ou 2 injections en intra-péritonéal de tamoxifène à P21 et P23. L'injection ne dure que de 3 à 5 secondes. A la fin des expériences, les animaux seront mis à mort par exsanguination et perfusion intracardiaque, préalablement injectés avec une solution analgésique puis une solution anesthésique. Les injections d'analgésique et anesthésique ne dure que de 3 à 5 secondes ; la perfusion intracardiaque dure de 30 secondes à 1 minute.

Impact sur les animaux

L’injection de tamoxifen à P1 peut induire un ralentissement du développement de la descendance avec pour conséquence un poids diminué par rapport aux animaux non traités au tamoxifen, poids qui est retrouvé à l'âge adulte. Le temps d’injecter toute la portée, les petits sont séparés de leur mère pendant un cours moment et sont manipulés par l’Homme, ce qui peut créer un léger stress : un protocole est mis en place pour diminuer au maximum ce stress. L’injection de tamoxifen à l’âge adulte n’induit pas d’effets indésirables. Les tests comportementaux réalisés ne durent que quelques minutes et n’induisent pas de stress majeur induisant une altération de l’état général des animaux.

Devenir

Les animaux seront mis à mort pour récupérer les structures et/ou cellules nécessaires pour les études cellulaires et moléculaires.

Remplacement

L’étude des régimes alimentaires nécessite l’utilisation d’animaux vivants. De même, les comportements ne peuvent être étudiés que sur des animaux vivants et vigiles. L’objectif général du projet vise à étudier les conséquences d’une carence nutritionnelle en omega-3 sur la physiologie neuronale et microgliale chez la souris pendant le développement. Pour se faire, nous utilisons des tests in vivo, et dans ce contexte, bien que certaines études soient développées sur des modèles cellulaires pour traiter les aspects neurobiologiques, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés aux études in vivo reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Une recherche d’alternatives et d’autres méthodes dans des bases de données démontre que les solutions de rechange appropriées à ces procédures ne sont pas disponibles, et qu’aucun dupliqua du travail proposé n’est aujourd’hui identifié.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés pour ces expériences, les animaux qui passeront les tests comportementaux serviront également pour récupérer les cellules ou structures centrales nécessaires pour les études de lipidomiques et/ou moléculaires et protéomiques, évitant donc de générer une nouvelle cohorte pour ces analyses biochimiques et moléculaires. Les femelles sont également étudiées, ce qui nous permet d'utiliser tous les animaux générés durant cette étude et de ne pas euthanasier des animaux pour rien.

Raffinement

Les expérimentateurs formés porteront une attention particulière au raffinement des procédures afin de limiter la douleur, la soulager si elle ne peut être évitée par l’utilisation d’antalgiques les plus adaptés à chaque procédure, optimiser les procédures, soulager le stress des animaux et leur fournir les meilleures conditions de vie tout au long du projet. Pour leur bien-être, les animaux vivent en groupe sociaux le plus longtemps possible. Ils auront à leur disposition des éléments d’enrichissement de leur milieu. L’ensemble des animaux est surveillé quotidiennement avec une surveillance renforcée après les différentes expérimentations. Des points limites suffisamment précoces seront définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, des traitements vétérinaires si nécessaire.

Choix des espèces

L’objectif général du projet vise à étudier les conséquences d’une carence en AGPI n-3 pendant le développement sur la mise en place du système nerveux central. Pour ce faire, nous utilisons des modèles souris. Une partie de nos hypothèses ont été formulées sur la base de données obtenues in vitro. Cependant dans la cadre d’une étude faisant le lien entre la nutrition et le cerveau, le recours à des modèles animaux pertinents et adaptés aux études in vivo reste donc une nécessité expérimentale afin d’appréhender la réalité physiologique de nos résultats. Enfin, les modèles génétiques que nous voulons utilisés pour nos études ont été construits chez la souris. Les animaux reçoivent un régime alimentaire (carencé ou équilibré en omega 3) durant toute la durée de leur développement périnatal (gestation et allaitement). Nous nous intéressons à l'effet de la présence du transgène Fat1 sur cette altération nutritionnelle durant le développement sur l'inflammation microgliale et la mise en place de l'architecture neuronale à la fin du développement post natal à 3 semaines (au sevrage) mais également l'impact de cette carence durant la période périnatale et la période de l'adolescence sur le jeune adulte (10 semaines).

Maintien de colonies de puces

(NTS-FR-764268v1 – 01/07/2022)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 18202
Souffrances
▲ -
▲ 7642
▲ 10560
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 18202

18 202 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures classées en gravité légère à modérée. Les souriceaux de deux à cinq jours sont placés dans des jarres contenant des puces et se vident de leur sang en quelques minutes, sans anesthésie car elle perturberait les insectes, pour maintenir et infecter des colonies de puces destinées à l'étude de la transmission de la peste. Le porteur décrit cette mise à mort comme une douleur "sévère mais très transitoire", alors que les procédures sont déclarées en gravité seulement légère à modérée. Sur le remplacement, il indique qu'un nourrissage artificiel existe mais exige de la peau de souris et davantage d'animaux, et reconnaît chercher une méthode évitant les animaux vigiles sans certitude d'y parvenir.

Objectifs

La peste est une maladie mortelle transmise par les puces (un insecte hématophage strict) et causée par la bactérie Yersinia pestis. Cette maladie qui sévit toujours à travers le monde a ré-émergé dans des régions où elle avait disparu pendant plusieurs décennies. Ce problème de santé publique international est aggravé par l'émergence de souches multi-résistantes aux antibiotiques, l'absence de vaccin commercialisé et l’émergence de puces résistantes aux insecticides. En somme, notre arsenal anti-peste se réduit et il serait incapable d’éliminer un réservoir majeur de la maladie que sont les puces. Il nous faut donc développer de nouvelles stratégies anti-peste. L’une d’entre d’elles ciblerait la transmission du bacille par les puces. Pour cela, il nous en faut mieux comprendre les mécanismes, car ils sont peu documentés. Dans ces circonstances, l’objectif général de notre projet (d’une durée de 5 ans) est un déchiffrement des mécanismes physiologiques et moléculaires expliquant la dynamique de la transmission peste par les puces. Plus particulièrement, le projet à 6 objectifs scientifiques impliquant des animaux : 1. Caractériser la physiologie et le taux reproduction de différentes souches de puces 2. Mettre au point un protocole permettant d’étudier les capacités vectorielles de différentes souches d’intérêt, afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux nécessaires tout en garantissant les conclusions scientifiques. 3. Comparer les compétences et capacités vectorielles des différentes souches de puces à l’aide du protocole développé au point 3. 4. Elucider les mécanismes expliquant des différences de comportement vis-à-vis d’une infection et du comportement alimentaire de différente souches de puces. 5. Mettre point de nouvelles méthodes d’étude d’infection des puces par Yersinia pestis dont une a pour but d’éviter la souffrance animale. 6. Elucider les mécanismes moléculaires d’infection de la puce par Y. pestis en partie à l’aide d’une nouvelle méthode qui requière beaucoup moins d’animaux que la méthode usuelle.

Bénéfices attendus

Le projet permettra une meilleure compréhension 1) de la physiologie des puces, 2) de la capacité des puces mécanismes moléculaires utilisées par Y. pestis pour une infection transmissible par les puces. Elle permettra également peut être de comprendre pourquoi des puces seraient plus résistantes ou non à une infection par Y. pestis. Dans son ensemble, il permettra d’entrevoir le développement de nouvelles stratégies de lutte anti-peste, en ciblant les puces

Procédures

Aucune intervention n'est prévue sur les animaux

Impact sur les animaux

Dans le cadre des élevages, les souriceaux subissent une souffrance transitoire car ils sont inconscients et exsangues en quelques minutes. Dans le cadre des nourrissages autres que celui de l’élevage, le souriceau ressent au maximum une légère gêne mais aucune douleur sévère est apparente. Ceci est lié au fait que la plupart des piqures de puce sont indolores.

Devenir

Tous les animaux restant en vie seront sacrifiés

Remplacement

Aucun système in vitro ne mime la puce ou s'en rapproche. Il est possible de nourrir des puces à l’aide d’un système artificiel. Ce dernier requiert une peau de souris adulte recouvert par 5 ml de sang hépariné fraichement collecté. Ce système artificiel est utilisé pour infecter ponctuellement des puces, mais il ne permet pas de nourrir l’ensemble des colonies de puces nécessaires au projet. L’utilisation de souriceaux présente l’avantage de nécessiter un nombre plus restreint d’animaux par rapport au nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes). De plus, elle réduit la manipulation des insectes et donc, le risque de fuite d’insectes infectés ou non. Cependant, dans ce projet, nous cherchons à mettre en place une méthode qui permettrait de ne plus utiliser des animaux vigils pour étudier les mécanismes utilisés par Y. pestis pour infecter les puces. Mais, il n’est pas certain que nous y arriverons.

Réduction

Pour maintenir les colonies de puces infectées ou saines, il faut les nourrir au moins deux à trois fois par semaine en fonction de la souche considérée. Le nourrissage de puces saines se faisant toute l’année, il faut au minimum 104 à 156 souriceaux par colonie saine par an. Le nombre de colonies saines requis pour le projet est réduit au maximum (15 et 3 en moyenne en fonction de la souche) afin d'assurer la mise en oeuvre du projet. Par ailleurs, pour nos projets visant à mettre au point de nouvelle méthode et élucider les mécanismes d’infection, la colonie qui nécessite le moins d’animaux pour son élevage a été choisi. Pour élucider les mécanismes d’infection, nous faisons en partie appel à une nouvelle méthode d’analyse. Celle-ci identifie un gène de Y. pestis requis pour l’infection de la puce en utilisant nettement moins de souriceau que des méthodes usuelles. Il faut en effet, 6 vs 16 souriceaux par mutant (contrôle inclus). De plus, elle permet de tester des mutants en batterie, réduisant encore plus le nombre d’animaux à utiliser puisque le même groupe contrôle est utilisé pour un nombre plus importants de mutant à tester. Bien éthiquement avantageuse, cette méthode peut identifier des mutants dépourvus de gènes qui ne sont pas impacter dans le processus infectieux per se. C’est pourquoi, les mutants identifiés par cette méthode doivent toujours être confirmés par des méthodes plus anciennes. Avec cette ancienne méthode, le nourrissage des puces infectées doit se faire sur une période variant de 1 à 4 semaines en fonction de la question posée, et pour obtenir des résultats exploitables. De plus, les expériences doivent être également menées au minimum trois fois afin de ne pas compromettre la puissance des tests statistiques. C’est pourquoi, nous ne pouvons pas utiliser moins de 6-9 (2 à 3 nourrissages pendant 1 semaine x 3 expériences) et 24-36 animaux (8-12 nourrissages pendant 4 semaines x 3 expériences) par colonie de puces infectées. Néanmoins, pour la plupart des études menées, les puces qui nécessitent le moins d’animaux pour étudier l’infection ont été choisies. Enfin, il convient de mentionner que l'utilisation de souriceau permet de réduire le nombre d'animaux à utiliser par rapport à un système de nourrissage artificiel (1 souriceau contre 5 souris adultes).

Raffinement

En pratique, pour maintenir les colonies saines, le souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une jarre contenant une colonie de puces saines. Cette approche induit une douleur sévère, mais très transitoire ; l’animal est exsangue en quelques minutes. Il n’est pas possible d’utiliser d’anesthésiques ou d'analgésiques car cela affecteraient les colonies puces et donc, empêcheraient la réalisation du projet. Dans le cas de maintien de colonies de puces infectées, un souriceau âgé de 2 à 5 jours est placé dans une capsule (sans contention) pendant une heure. L’animal reçoit quelques piqûres lors de cette manipulation, ce qui ne semble pas induire de douleur sévère. Cependant, si l’animal présente une agitation anormale, une douleur et/ou crie, il sera récupéré et sacrifié immédiatement.

Choix des espèces

Nos souches de puce sont des puces de rongeur; elles se nourrissent sur des souris.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 72
Rats : 24
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 96

96 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les animaux reçoivent des injections d'hormone folliculo-stimulante ou d'un antagoniste, puis sont tués par saturation en CO2 pour le prélèvement des testicules, dans une recherche décrite comme "strictement scientifique" sur la régulation de la spermatogenèse. Le porteur affirme qu'aucune méthode in vitro ne permet d'étudier l'effet de cette hormone dans un "organisme entier" en préservant les relations entre cellules de Sertoli et cellules germinales. Les bénéfices avancés relèvent de la connaissance fondamentale du dialogue cellulaire dans le testicule.

Objectifs

Les objectifs du projet sont d'identifier les ARN traduits en protéine, en réponse à l'hormone folliculo-stimulante (FSH), dans les cellules de Sertoli du testicule d’animal pré-pubère et adulte. Cette identification permettra de comprendre comment ces ARN traduits localement régulent les différentes étapes de la spermatogenèse, dans le contexte histologique et physiologique du testicule adulte entier. Ces travaux sont menés à des fins strictement scientifiques. En effet, le dialogue entre cellules de Sertoli et cellules germinales est très peu connu au niveau moléculaire, ainsi que sa régulation hormonale.

Bénéfices attendus

Chez les Mammifères, ces mécanismes n’ont été étudiés principalement lors du transport dendritique d’ARNm, au cours des processus développementaux. A l’évidence, il est d’un grand intérêt d’explorer ces mécanismes dans la cellule de Sertoli, rare exemple de cellule de l’organisme en contact étroit avec un lignage cellulaire complet, dont elle doit assurer toutes les étapes de maturation, grâce aux produits de sécrétion que cette cellule élabore localement, en grande partie sous le contrôle de la FSH.

Procédures

Injection en sous-cutanée ou en intra-péritonéal sur animal vigile.

Impact sur les animaux

Administration sous-cutanée et intra-péritonéale d'hormone et d'antagoniste hormonal : nos conditions expérimentales laissent présager qu’il n’y aura pas d'effet indésirable sur le bien-être des animaux.

Devenir

Dans ce projet, il est nécessaire de prélever les testicules des animaux pour les étudier ex vivo, dans les différentes conditions expérimentales. C'est pourquoi les animaux utilisés dans ce projet seront mis à mort avant prélévement. Le mode opératoire est la saturation progressive de l’atmosphère en CO2, dans un appareil programmé dédié et certifié.

Remplacement

Il n’y a pas de méthode in vitro qui permette d’appréhender l’effet de la FSH sécrétée au niveau de l’hypophyse dans toute la complexité de son tissu cible, au sein d’un organisme entier. En particulier, il n’est pas possible d’étudier l’effet de la FSH sur la traduction locale in vitro, tout en maintenant l’intégrité des relations entre cellules de Sertoli et cellules germinales, et en intégrant l’impact des autres facteurs extracellulaires qui modulent son activité.

Réduction

Notre étude cherchera à optimiser l’utilisation de chaque animal, afin d’en réduire le nombre total. En particulier, la symétrie des testicules sera mise à profit. Par exemple, dans le cas des expériences réalisées chez la souris, l’un des testicules sera prélevé pour l’analyse du traductome, tandis que le testicule contra-latéral sera prélevé pour l’ensemble des autres expériences de validation : un hémi-testicule sera congelé à des fins d’imagerie sur testicule entier, l’autre hémi-testicule servira aux extractions d’ARN et de protéines.

Raffinement

- Raffinement : Les animaux pré-pubères sont élevés avec leur fratrie et leur mère, afin de maximiser leur bien-être. Les animaux seront observés tous les jours. Ils seront euthanasiés en cas d’atteinte d’un des points limites

Choix des espèces

Modèle souris : les souris transgéniques sont le seul modèle de mammifère permettant de suivre les processus de traduction in vivo, car le système riboTag n’existe que dans cette espèce. De plus, le modèle de souris AMH-Cre que nous avons créé il y a 20 ans a été utilisé par la communauté scientifique internationale à de multiples reprises pour conduire l’expression Sertoli-spécifique de la recombinase (160 citations de Lécureuil et al., 2002, Genesis, 33, 114). Modèle rat : l’organisation et la physiologie testiculaire sont très bien décrite dans cette espèce. Dans ce modèle, nous avons déjà acquis de nombreux résultats sur le contrôle de la traduction par la FSH, incluant des données de polysome profiling à partir de cellules de Sertoli de rats cultivées in vitro. Il est donc important d’évaluer la validité des conclusions que nous tirons de ces premiers résultats chez la même espèce. Les animaux seront étudiés à 18 et 19 jours post-partum qui est l’âge à partir duquel se met en place la barrière hémato-testiculaire, ce qui marque le début de la puberté. Ce stade permet d’étudier la traduction locale en relation avec la fonction de niche des cellules de Sertoli, c’est-à-dire le maintien et le renouvellement des cellules-souches germinales, les spermatogonies. C’est aussi à ce stade que nous avons obtenu nos premiers résultats de RNAseq après polysome profiling à partir de cellules de Sertoli cultivées in vitro, en absence de spermatogonies. Nous souhaitons donc refaire ces expériences au même stade, mais dans un contexte beaucoup plus physiologique. Nous utiliserons aussi des animaux adultes afin d’évaluer la traduction locale des ARNm en fonction du stade de spermatogenèse, qui n’est visible que chez l’adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 108
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 108
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 108

108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des femelles gestantes reçoivent un traitement induisant chez leurs embryons des mutations qui reproduisent une carence complète en vitamine A, puis sont tuées par dislocation cervicale pour que les fœtus soient prélevés, observés et fixés, certains fœtus étant refroidis puis plongés dans un fixateur histologique. Le porteur décrit une "douleur minime" pour les femelles et reconnaît que la souffrance fœtale est "difficile à évaluer", les prélèvements étant programmés un jour avant la mort ou la naissance attendue. Il affirme que seul l'animal permet d'étudier l'organogenèse et conclut à l'impossibilité d'un remplacement in vitro.

Objectifs

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les anomalies congénitales sont définies comme des anomalies de développement qui surviennent durant la vie intra-utérine et qui peuvent être identifiées avant la naissance, à la naissance ou plus tard dans la vie. Pour mieux appréhender la pathogénie des anomalies congénitales, nous proposons de comparer des reconstructions tridimensionnelles (3D) d'embryons de souris porteurs de mutations connues avec leurs congénères normaux, entre le début de la formation des organes (9.5 jours post-fécondation ; E9.5) et la fin de la gestation (E18.5). Pour les stades de développement compris entre E9.5 et E15.5, nous utilisons une nouvelle technologie d’imagerie, l’HREM (microscopie épiscopique haute résolution), qui génère des images comparables, en termes de résolution, à l’histologie : elle permet de visualiser les surfaces et les volumes des organes internes et des cavités, dans le système nerveux, le poumon, le cœur et les vaisseaux, l'intestin et le système urogénital. Les embryons et fœtus mutants pour les récepteurs de l’acide rétinoïque (Rara, Rarb et Rarg) développent des anomalies congénitales. Ce modèle imite un état de carence complète en vitamine A qui, pour des raisons techniques, n’avait jamais été analysé auparavant puisque cette vitamine est essentielle au développement embryonnaire de tous les mammifères. Ces mutants seront utilisés comme modèle d’anomalie congénitale dans notre étude en imagerie.

Bénéfices attendus

Les anomalies congénitales affectent 1 nourrisson sur 30 partout dans le monde et entraînent annuellement 3 millions d'incapacités physiques, fonctionnelles et mentales. Les anomalies congénitales ne sont diagnostiquées qu'après la naissance ou, plus rarement, en fin de grossesse. Pourtant, la plupart d'entre elles sont déterminées très précocément, au cours des toutes premières semaines qui suivent la fécondation. De par sa petite taille, ses nombreuses ressemblances génétiques avec l'Homme, et les facilités de modification de l’ensemble de ses gènes, la souris est un excellent modèle pour comprendre les maladies humaines. Les études cliniques et les approches expérimentales ont révélé que la vitamine A et ses dérivés actifs (les rétinoïdes dont l’acide rétinoïque) exercent une grande variété d'effets sur l’embryogenèse. Ces anomalies sont retrouvées chez l’un ou l’autre des mutants combinés pour les récepteurs de l’acide rétinoïque (Rara/b, Rara/g et Rarb/g) ce qui suggère une redondance fonctionnelle entre les RARs. Les bénéfices attendus du projet sont une meilleure compréhension du moment propice d’action de la voie de signalisation de l’acide rétinoïque pour permettre les différentes étapes de l’organogenèse. Cet objectif sera atteint en étudiant les conséquences de l’inactivation de la voie de signalisation de l’acide rétinoïque. Ceci sera réalisé par l’ablation conditionnelle (à un moment donné du développement embryonnaire) des trois gènes codant pour les RARs.

Procédures

Les souris femelles gestantes sont traitées pour permettre la mutation (recombinaison). Une contention simple qui dure 15 à 20 secondes pour administrer avec soin le traitement. Les souris femelles sont euthanasiées par dislocation cervicale (cela prend entre 5 secondes et 5 minutes selon la méthode utilisée). Les fœtus à E18.5 sont sortis des cornes utérines en incisant longitudinalement le muscle utérin. Après une observation macroscopique, ils sont ensuite euthanasiés par administration d’un euthanasiant chimique (contention de 10 secondes pour administrer l’euthanasiant). Les fœtus à E14.5 sont sortis des cornes utérines. Après une observation macroscopique sous loupe binoculaire, ils sont rendus inconscients par le froid. Ensuite, les foetus sont euthanasiés par immersion dans le fixateur histologique.

Impact sur les animaux

Les étapes expérimentales mises en œuvre engendrent une douleur minime aux animaux. La souffrance des femelles gestantes est limitée à la contention pour l’administration du traitement permettant la mutation (recombinaison). Nous ne nous attendons pas à des effets indésirables de nos manipulations génétiques chez la femelle gestante traitée, mais tous les animaux sont surveillés soigneusement. La souffrance foetale est difficile à évaluer si la mort a lieu en fin de gestation ou au moment de la naissance. On peut estimer qu’il peut y avoir souffrance ou inconfort dans le cas d’une mutation où le nouveau-né meurt peu de temps après la naissance voire quelques jours après. Mais, dans le cadre de ce projet, pour ne pas que la femelle gestante souffre de complications et pour minimiser la souffrance ou l’inconfort, les embryons ou les fœtus seront prélevés un jour avant leur mort anticipée ou un jour avant la naissance.

Devenir

Tous les animaux décrits dans ce projet (Femelles gestantes et fœtus) seront euthanasiés. Les femelles gestantes sont euthanasiées pour permettre le prélèvement des fœtus. Elles ne peuvent pas être gardées en vie, réutilisées, adoptées ou replacées. Les fœtus à E14.5 et à E18.5 sont euthanasiés pour les analyses HREM ou les analyses sur coupes. Ils ne peuvent pas être gardés en vie, réutilisés, adoptés ou replacés.

Remplacement

L’organogenèse fait intervenir plusieurs types cellulaires de l’embryon. Notre étude vise à évaluer les périodes pendant lesquelles l’acide rétinoïque intervient dans la formation des structures embryonnaires dans un système physiologique. Seule une approche expérimentale avec des animaux permet de répondre à ces questions. Le remplacement par un système in vitro (1er R de la règle des 3R) est impossible.

Réduction

La stratégie des accouplements permet d’obtenir la moitié des animaux contrôles et l’autre moitié des animaux seront mutants après le traitement utilisé pour permettre la mutation (recombinaison). La stratégie de prélèvement des embryons ou des fœtus permet aussi de réduire le nombre d’animaux utilisés car les stades sont choisis à des moments clés de l’organogenèse et permettent d’éviter la dissection au hasard. Les mâles et les femelles sont utilisés pour l’étude quand l’organogenèse s’y prête. Par exemple pour les études sur le développement du crâne ou des poumons, nous pourrons analyser les deux sexes. Par contre, pour les études sur le système urogénital, nous aurons besoin d’analyser à la fois des mâles et des femelles. Les nombres d’animaux sont calculés au plus juste pour satisfaire aux exigences en matière de réduction du nombre d’animaux utilisés tout en assurant la qualité des résultats obtenus et la robustesse de leur validité statistique. A chaque stade nous analyserons 3 embryons/foetus contrôles et 3 embryons/foetus mutants. La réduction du nombre d’animaux (2e R de la règle des 3R) est donc appliquée dans notre projet.

Raffinement

Tout est mis en oeuvre pour le bien-être des animaux, la surveillance de l’état de santé et des actions appropriées sont réalisées à l’animalerie si nécessaires (soins, analgésie, …). Les étapes expérimentales mises en œuvre engendrent une douleur minime aux femelles gestantes (traitement utilisé pour permettre la mutation par recombinaison). Le bien-être est surveillé en permanence et toute altération du comportement des animaux (souffrance, angoisse) sera immédiatement discutée avec les responsables de la structure du bien-être animal (SBEA) pour prendre les mesures correctives nécessaires. Les malformations congénitales attendues suite à la mutation des gènes Rar entrainent généralement une létalité embryonnaire ou foetale. La souffrance foetale est difficile à évaluer si la mort a lieu en fin de gestation ou au moment de la naissance. On peut estimer qu’il peut y avoir souffrance ou inconfort dans le cas d’une mutation où le nouveau-né meurt peu de temps après la naissance voire quelques jours après. Mais, dans le cadre de ce projet, pour ne pas que la femelle gestante souffre de complications et pour minimiser la souffrance ou l’inconfort, les embryons ou les fœtus seront prélevés un jour avant leur mort attendue ou un jour avant la naissance. Le raffinement (3e R de la règle des 3R) est donc appliqué dans notre projet.

Choix des espèces

De part sa petite taille, ses nombreuses ressemblances génétiques avec l'Homme, et les facilités de modification de son génome, la souris est un excellent modèle pour appréhender la physiopathologie des maladies humaines. Par ailleurs, le développement embryonnaire normal de la souris est décrit très en détail ce qui en fait un modèle de choix. Nous avons choisi une approche de génomique fonctionnelle pour laquelle la souris est particulièrement bien adaptée (possibilité de réaliser des mutations dans le génome; temps de génération court; génome connu, outils moléculaires). D’autre part la souris possède 99% d’identité de gènes avec l’homme, et les mécanismes cellulaires à l’œuvre et impliquant l’acide rétinoïque dans l’organogenèse sont conservés chez l’homme. Afin d’évaluer les périodes pendant laquelle l’acide rétinoïque intervient dans la formation des structures embryonnaires (développement du crâne ou de la tête, du tractus urogénital, du tractus gastrointestinal, du système cardiovasculaire ou du système respiratoire), nous allons procéder à une ablation conditionnelle (à un moment donné du développement embryonnaire) des trois gènes codant pour les RARs chez la souris. Cette ablation sera réalisée au moment où les RARs sont supposés être nécessaires aux processus de : neurogenèse, cardiogenèse, développement des bourgeons des membres, développement de l’oeil, etc.. Nous allons prélever les embryons à des stades précis pour pouvoir observer l’organogenèse. Stade traitement des femelles (Stade prélèvement embryons/foetus) E8 (E9 et E10) E8.5 (E10.5 et E11.5) E9.5 (E11.5, E12.5, E13.5 et E14.5) E10.5 (E12.5, E13.5 E14.5 et E18.5) La liste des observations qui vont être faites et qui sont énumérées ci-dessous n’est pas exhaustive : E9 à E10 = Vasculogenèse, développement des cavités cardiaques E10.5 = Trachée et arcs aortiques E11.5 = Artères iliaques, développement des poumons, de l’œil ou des cavités nasales, E12.5 = Cœur, aorte, cavités nasales, œil, rétine, E13.5 = Glandes salivaires, Vessie E14.5 = Paupières, Gonades, Canal de Muller, Rein E18.5 = Morphologie complète de l’embryon

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 441
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 441
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 441

441 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une démyélinisation est provoquée par injection intracérébrale d'un détergent sous anesthésie, complétée par des injections d'un marqueur de prolifération, pour étudier la régénération de la myéline dans la sclérose en plaques chez des souris génétiquement modifiées. Le porteur indique une mise à mort par dislocation cervicale ou perfusion intracardiaque d'un fixateur pour prélever le cerveau. Il affirme que la myélinisation ne peut être reproduite que chez un animal vivant "dans son intégrité" et retient la souris comme modèle de référence des récepteurs de la vitamine A.

Objectifs

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune affectant le système nerveux central (SNC). Causée par une dysfonction du système immunitaire, elle engendre des lésions de la myéline qui provoquent des perturbations motrices, sensitives, cognitives, visuelles et autres. Les traitements actuels sont insuffisants pour empêcher la progression du handicap à moyen terme. La myéline est une membrane biologique, essentiellement composée de lipides, qui forme une gaine autour des fibres nerveuses. Cette gaine est nécessaire pour une bonne conduction de l’influx nerveux. Lorsque la myéline est dégradée, son remplacement est effectué par des cellules spécialisées nommées oligodendrocytes (OL). Toutefois, dans la SEP, la myéline est la cible du système immunitaire qui engendre une réaction inflammatoire excessive. A long terme, cette inflammation empêche les OL de reformer la myéline conduisant aux symptomes cités précedemment. Il est important de comprendre pourquoi les OL ne forment plus la myéline. En effet, une stratégie thérapeutique serait de stimuler ces OL pour qu’ils régénèrent la myéline à nouveau. Grâce à l’utilisation de souris génétiquement modifiées, nous étudierons des facteurs impliqués dans la génération des OL pour mieux comprendre comment les stimuler à régénérer la myéline. De plus, dans la SEP les cellules immunitaires du SNC, les cellules microgliales (CM), contribuent à la pérennisation de la signalisation inflammatoire mais assurent aussi l’élimination des debris de myéline pour stimuler la remyélinisation. Les déterminants moléculaires impliqués dans le contrôle de ces fonctions opposées des CM ne sont pas connus, alors que leur connaissance est critique pour le développement de nouveaux traitements. Afin de caractériser ces déterminants, nous étudierons les CM et la progression de la remyélinisation par les OL en induisant une perte minime de myéline chez des souris génétiquement modifiées.

Bénéfices attendus

La myéline est une gaine biologique composée majoritairement de lipides qui entoure les fibres nerveuses. Cette gaine est synthétisée par des cellules spécialisées nommées oligodendrocytes (OL) et est nécessaire pour la bonne conduction des influx nerveux. La dégradation de la myéline est un processus physiologique naturel au cours duquel les cellules immunitaires du système nerveux central, les cellules microgliales (CM), éliminent les débris de myéline. Ceci stimule ainsi à nouveau les OL à renouveler la myéline. Toutefois, chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP), la myéline est la cible du système immunitaire qui entraine une réaction inflammatoire importante. Une des conséquences de cette réaction inflammatoire est d’empêcher les OL à régénérer la myéline. Différents acteurs ont été identifiés comme facteur stimulant la formation de myéline dans la SEP, notamment des récepteurs de la forme bioactive de la vitamine A. En utilisant des souris modifiées génétiquement, nous déterminerons l’implication de ces récepteurs dans la formation des OL pour comprendre comment ceux-ci favorisent la myélinisation aussi bien en conditions physiologiques qu’en conditions pathologiques. Ceci pourrait mettre en lumière un mécanisme de remyélinisation précis qui pourrait également ouvrir une nouvelle voie de recherche dans la SEP et vers de nouvelles pistes thérapeutiques impliquant la vitamine A. D’autre part, nous caractériserons comment la myéline et notamment les lipides la composant sont pris en charge par les cellules microgliales (CM) pour être éliminés en utilisant des souris génétiquement modifiées. Cette information peut orienter des stratégies thérapeutiques basées sur un apport d’acides gras spécifiques dans la SEP.

Procédures

Une injection intrapéritonéale d’un produit marquant les cellules en prolifération cellulaire sera effectuée sur 231 animaux lors de la procédure 2, et sur 120 animaux lors de la procédure 3, soit sur un total de 351 animaux. Cette injection ne dure qu’une dizaine de secondes entre le moment où l’animal est saisi et le produit injecté. Nous réaliserons également une injection intracérébrale d’un produit détergent pour induire la démyélinisation unilatéralement sous anesthésie générale. Cet acte chirurgical sera réalisé sur 90 animaux en procédure 1, et sur 231 animaux en procédure 2. Cette procédure chirurgicale dure une vingtaine de minutes par animal. Au total, 321 animaux recevront une injection intracérébrale une seule fois.

Impact sur les animaux

Les injections intrapéritonéales vont génèrer un stress chez l’animal. Les procédures des injections intracérébrales peuvent être douloureuses et générer un stress/déconfort à l’animal. Ces procédures seront effectuées par un expérimentateur entraîné sous anesthésie générale avec des propriétés analgésiques et ne devraient pas engendrer de troubles majeurs visibles de comportement car les lésions induites par l’injection seront unilatérales et très limitées.

Devenir

Les animaux seront mis à mort de deux manières différentes : d’une part par dislocation cervicale qui permet de prélever tous les organes nécéssaires pour les analyses moléculaires (de type Western Blot). D’autre part, une mise à mort par perfusion intracardiaque d’un agent fixateur sera réalisée. Ceci permet la fixation complète et homogène des tissus, y compris du cerveau. Les organes pourront ainsi être prélevés et utilisés à des fins d’imagerie.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les modèles murins par un autre modèle animal dans cette étude pour trois raisons principales : (i) la myélinisation développementale ou remyélinisation est un processus dynamique et multifactoriel dépendant des activités des types cellulaires différents et ne peut être reproduit que chez un animal vivant dans son intégrité; (ii); une analyse de remyélinisation est espèce-dépendant et la souris reste un très bon modèle de la myélinisation chez l’homme; (iii) la souris est notre modèle de référence dans la recherche sur les récepteurs des formes bioactives de la vitamine A car c’est dans ce modèle que nous avons déjà identifié les programmes moléculaires contrôlées par ces récepteurs ainsi que les traitements pharmacologiques pour les futurs développements de nouvelles stratégies thérapeutiques. Cependant, ce projet émane des nombreuses analyses in vitro réalisées sur des cultures cellulaires qui nous ont amenées à proposer ce projet et tester in vivo nos hypothèses de travail.

Réduction

Dans notre projet nous utilisons le nombre minimal d’animaux permettant d’effectuer les analyses statistiques afin de révéler les différences significatives (n=3). En effet, ces effectifs ont été déterminés à partir de données de la littérature et sont suffisants pour voir si on obtient des différences en comparant la moyenne (et autres paramètres) des différentes conditions, notamment par l'utilisation d'un test de Wilcoxon, ou de Kruskall-Wallis. De plus nous utilisons les deux sexes pour ne pas produire de façon inutile les femelles qui sont plus rarement utilisées pour ces analyses à cause d’effets possibles dus aux différences hormonales ou sexuelles au niveau des fonctions de cellules étudiées. C’est un risque dans cette étude, que nous allons contrôler par une comparaison des résultats provenant des mâles et des femelles pour chaque condition expérimentale et génotypique. Pour minimiser le nombre d’animaux nous allons injecter qu’un hémisphère pour utiliser le deuxième comme contrôle. De plus, les effets de l’intervention chirurgicale (injection de solution saline) seront évalués sur un groupe d’animaux contrôle.

Raffinement

En vue de raffiner les procédures, les animaux sont hébergés dans des conditions optimales (dans des portoirs ventilés, en groupe, et avec un nid) et ils font l’objet d’un suivi adapté et régulier et de soins vétérinaires au besoin. Sont mis à la disposition des souris ad libitum des croquettes et de l’eau. La litière est renouvelée une fois par semaine. Ici, nous minimiserons la douleur chez les animaux. En effet, la dose de lysolécithine utilisée étant très faible, les dégradations de myéline seront mineures et ne devraient pas générer de troubles chez l’animal durant le suivi expérimental. Les procédures expérimentales sont réalisées sous anesthésie générale accompagnée d’analgésiques (Xylazine/Kétamine) afin d’éviter aux animaux tout ressenti douloureux. De plus, durant la chirurgie, les yeux des animaux sont protégés du dessèchement. Ils sont préservés du refroidissement provoqué par l’anesthésie par l’emploi d’isolant durant l’opération, et leur réveil se fait dans une enceinte chauffée. Les injections intrapéritonéales engendrent un stress chez l’animal. Les animaux ayant reçu l’injection seront remis en groupe en cage et surveillés. Les mises à mort des animaux seront effectuées par un personnel formé et expérimenté.

Choix des espèces

La myéline est une gaine biologique qui entoure les neurones, assurant ainsi leur protection d’une part, et la transmission des messages nerveux d’autre part. La synthèse de myéline (ou myélinisation) est assurée par des cellules spécialisées nommées oligodendrocytes (OL). Chez des patients atteints de sclérose en plaques, la myéline est dégradée par le système immunitaire. La régénération de myéline par les OL (ou remyélinisation) est très limitée voire inexistante. Par conséquent, la transmission des messages nerveux est moins efficace et les patients souffrent de différents symptomes tels que des déficits moteurs et cognitifs. Une stratégie thérapeutique serait de stimuler les OL, notamment via la vitamine A, à régénérer la myéline similairement à leur génération lors du développement embryonnaire En effet, la formation des OL se déroule durant le développement pré et post-natal. Leur formation est un processus dynamique et multifactoriel dépendant des activités de différents types cellulaires qui ne peut être reproduit que sur un animal vivant dans son intégrité. Pour comprendre comment les OL sont ainsi formés, un modèle d’étude ayant un système nerveux proche de l’Homme est nécessaire. La souris est un très bon modèle puisqu’elle récapitule très bien la formation des OL et de la myéline chez l’Homme. Bien que le rôle de la vitamine A dans la formation des OL n’est pas encore élucidé, il est nécessaire d’avoir un modèle où la vitamine A est caractérisée. La souris reste le modèle de référence sur les travaux de la vitamine A. En effet, les mécanismes d’action de la forme bioactive de la vitamine A sont très bien caractérisés chez la souris et différents traitements pharmacologiques sont déjà disponibles pour évaluer son mode d’action. Les étapes clés de la formation de myéline chez la souris ont lieu au jour de la naissance 0 (dit P0), P7, P14, P21 et à l’âge adulte (8 semaines). Pour suivre et comprendre comment la myéline est formée, nous devrons étudier des souris à ces stades de développement. Pour étudier la régénération de myéline en conditions pathologiques comme la sclérose en plaques, des souris adultes (8 semaines) seront utilisées afin d’évaluer le processus d’élimination et de régénération de la myéline.

Développement de l’unité gliovasculaire

(NTS-FR-710971v1 – 28/06/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système nerveux
Souris : 1124
Souffrances
▲ -
▲ 584
▲ 540
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1124

1 124 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des femelles gestantes sont opérées pour électroporer le cerveau de 540 embryons dans l'utérus, des nouveau-nés reçoivent une injection de tamoxifène, et les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale ou saignée sous anesthésie pour l'analyse du cerveau, afin d'étudier le développement des astrocytes. Le porteur indique que la chirurgie des mères peut provoquer une interruption de gestation ou une réouverture de la cicatrice. Il rattache ce travail aux troubles autistiques et psychiatriques et affirme qu'aucun système in vitro ne recrée les interactions d'un cerveau en développement.

Objectifs

Le système nerveux central, dont fait partie le cerveau, est composé de plusieurs types cellulaires : les neurones, mais également les cellules gliales dont les astrocytes. Ces derniers sont reconnus comme des acteurs essentiel à la physiologie et impactés dans de nombreuses pathologies. Ils interagissent notamment avec les vaisseaux sanguins où ils participent à la régulation des fonctions vasculaires, comme l’intégrité de la barrière hémato-encéphalique. Ils forment ainsi avec les vaisseaux l’unité gliovasculaire, qui est perturbée dans l’ensemble des maladies touchant le cerveau. Parmi les déficits actuels en santé publique, les maladies liées au développement du cerveau, comme les troubles autistiques ou psychiatriques, ont une place importante. Cependant les étiologies de ces maladies sont encore largement méconnues. En particulier, un possible rôle des astrocytes reste à démontrer.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait permettre d'apporter un éclairage nouveau sur le rôle des astrocytes dans le développement cérébral, dont les défauts sont une cause importante de handicap cognitif et moteur.

Procédures

Trois interventions sont utilisées dans ce projet. 1)Electroporation in utero : des femelles gestantes sous anesthésie générale sont opérées. Un mélange de plasmide et colorant est injecté dans le cerveau des embryons et incorporés dans le parenchyme par électroporation. Nombre d’embryons concernés : 540. Cette chirurgie n’est réalisée qu’une seule fois (durée: 30 min maximum). 2) Injection de Tamoxifen : du tamoxifen est injecté en voie sous-cutanée chez des nouveau-nés de 1 ou 4 jours. Cette injection n’est réalisée qu’une seule fois. Elle est sans douleur et ne nécessite pas d’anesthésie. Nombre d’animaux concernés : 494 (durée: 1min). 3) Perfusion intracardiaque: Réalisée sous anesthésie générale, cette intervention est sans réveil. Elle concerne l’ensemble des animaux expérimentés (764) (durée: 15min)

Impact sur les animaux

Certains lots de souris subiront des interventions (chirurgie de souris gestantes, injection intraperitonéale) qui peuvent entrainer des effets modérés (interruption prématurée de gestation, ouverture de la cicatrice après la chirurgie, irritation au point d’injection). Une observation particulière des animaux dans les jours suivants et l’application des points limites permettent de limiter la nuisance et la souffrance des animaux. Des lignées sont créées en croisant des souris existantes (sauvage ou mutantes) avec une lignée permettant l’expression de protéines fluorescentes dans les astrocytes. Ceci n’induit pas de changement de phénotype par rapport à la lignée initiale.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés par dislocation cervicale ou par exsanguination. La mise à mort par exsanguination (sous anesthésie générale) est nécessaire pour les analyses histologiques. Ces analyses nécessitent que les vaisseaux sanguins ne contiennent plus de sang car sa présence interfère avec l'expérience d'immunofluorescence.

Remplacement

L’expérimentation animale sur un système murin est essentielle, car nous ne pouvons le remplacer par un système in vitro où il est impossible de recréer les multiples interactions cellulaires d’un système complexe en développement. Il n’existe pas non plus d’autres modèles à l’heure actuelle permettant de répondre à nos questions biologiques.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés sera réduit autant que possible et correspond au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques significatifs. Pour l’ensemble des questions traitées, il faut obtenir les observations sur au minimum 4 réplicas biologiques pour chaque génotype et à chaque stade. Ce nombre de 4 est un minimum pour intégrer dans nos étude la variabilité entre les animaux. C’est un pre-requis dans l’ensemble des publications de travaux scientifiques. Elle est particulièrement cruciale pour l’étude du développement ou les programmes de différentiation cellulaire peuvent légèrement varier d’un individu à un autre.

Raffinement

Les élevages sont effectués en groupe avec enrichissement de l’environnement et toutes les précautions sont assurées afin de respecter au mieux le bien-être animal. Certaines procédures pouvant induire une légère douleur, celle-ci est anticipée par l’administration d’anesthésiques et d’analgésiques (buprenorphine). Les animaux subissant des interventions feront l'objet d'une surveillance accrue pendant l'intervention et les jours suivants et d’éventuels soins supplémentaires (application d’analgésique supplémentaire) sont apportés en fonction de ces observations.

Choix des espèces

La souris est un mammifère où les règles et les processus qui régissent le développement du système nerveux central et sa plasticité sont similaires à l'homme. Les animaux seront utilisés à 3 stades développementaux postnataux: P5, P15 et P30. Ces stades correspondent à des moment clés du développement cérébral et en particulier des astrocytes et de leur interactions avec les vaisseaux sanguins (Gilbert, 2019, 2021)

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Quarante souris génétiquement modifiées et vingt souris témoins sont soumises pendant six semaines à un régime dont 60 % de l'énergie vient du beurre, pesées deux fois par semaine puis mises à mort pour prélever leurs organes, afin d'étudier deux protéines du métabolisme hépatique et leur rôle dans les cellules germinales mâles. Le porteur indique une prise de poids attendue n'excédant pas 25 % sans gêne apparente. Il affirme que ces cellules germinales ne se cultivent pas, ce qui rendrait "nécessaire" le recours à des souris transgéniques, et rattache le projet à la procréation médicalement assistée et à la cancérologie.

Objectifs

La réorganisation de la structure de l'ADN des spermatozoïdes implique le remplacement de presque la totalité des protéines qui le lient par d'autres protéines rendant cet ADN plus compacte dans les spermatozoïdes. A ce jour et à notre connaissance il n’existe pas de modèle de culture de cellules germinales afin d'étudier l'organisation de cet ADN. Il est donc très difficile d’étudier cette drnière chez la souris en l’absence du modèle murin. Nos études biochimiques ont révélé une possible régulation de la structure de l'ADN des spermatozïdes par des protéines impliquées dans le métabolisme hépatique. L'objectif de ce projet est d'appréhender les mécanismes par lesquels les protéines métaboliques d'intérrêt régulent le métabolisme des lipides à la fois dans les cellules germinales mâles et dans les hépatocytes de souris, plus particulièrement quand ces dernières seront soumises à un régime alimentaire riche en gras. En effet, des souris sauvages et des souris dont des gènes impliqués dans le métabolisme hépatique ont été inactivés seront soumises à un régime riche en gras dont 60% de l'énergie est apportée par du beurre anhydre pendant 6 semaines. Les souris seront pesées deux fois par semaine et sacrifiées à la fin de la période du régime.

Bénéfices attendus

Nos recherches auront des applications non seulement dans le domaine de la procréation médicale assistée (PMA), mais aussi, en cancérologie et en physiologie. Il a été démontré qu'un régime alimentaire sain impacte positivement les résultats de procération assisstée. Un apport en acides gras tels que les oméga 3 améliore la qualité des ovules. Inversement, il a été rapporté dans la littérature une incidence plus élevée de l'obésité en cas d'infertilité masculine et une baisse des taux de naissances chez des personnes avec un indice de masse corporel (IMC) élevé. De plus, notre protéine d'intéret est un suppresseur de tumeurs impliqué notamment dans les métastases hépatiques. Elle constitue par conséquent une cible potentielle pour de nouvelles stratégies thérapeutiques. Par ailleurs, elle joue un rôle important dans l'homéostasie hépatique et pourrait être impliquée dans l'obésité et le diabète.

Procédures

Durant toute la durée du régime riche en gras Beurre Anhydre les animaux ne seront soumis à aucune intervention chirurgicale. Ils seront pesés 2 fois par semaine.

Impact sur les animaux

Le régime riche en lipides ne devrait pas causer d'effets indésirables majeurs hormis un gain de poids. Dans une étude précédente du laboratoire réalisée sur un autre gène, et utilisant la même procédure expérimentale que celle qui fait l'objet de cette DAP, nous avons constaté que la prise de poids des souris soumises pendant six semaines à un régime riche en gras n'excédait pas 25 % et que les souris se déplacaient normalement dans les cages sans la moindre gêne.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure expérimentale.

Remplacement

La spermatogenèse est un processus de différentiation très spécialisé. Bien que les propriétés fonctionnelles des nouveaux facteurs sur lesquels nous travaillons puissent être initialement abordées par des modèles de cultures cellulaires, il n’est pas possible d’appréhender l’ensemble des mécanismes que nous étudions dans ces modèles. En effet, les cellules germinales mâles ne se cultivent pas (ou très peu) d'ou la nécessité d'inactiver les gènes d'intérrêt chez la souris et donc l’utilisation de souris transgéniques. Le même raisonnement s'applique aux cellules hépatiques malgré la présence de lignée du cancer de fois.

Réduction

Dans ce projet nous utiliserons 40 souris modifiées génétiquement pour deux protéines du métabolisme hépatique ainsi que 20 souris contrôles. Ce nombre est indispensable pour permettre de conclure sur l'impact du régime riche en gras sur le métabolisme hépatique et l'homéostasie des cellules germinales des souris déplétées de nos protéines d'intérêt.

Raffinement

Les souris seront hébergées par 5 dans des cages à 22°C avec une alternance jour/nuit de 12h. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. Du coton et des tubes en carton seront disposés dans toutes les cages. Le change de la litière est réalisé 1 fois par semaine. Une période de 4 à 5 jours d’acclimatation sera observée avant le début des expérimentations. Les souris seront observées quotidiennement.

Choix des espèces

La souris est un modèle très pertinent pour l'étude de la spermatogenèse et de l'homéostasie métabolique hépatique chez l'animal. En effet, l'avantage d'utiliser les souris est la possibilité d'inactiver génétiquement un facteur d'intérêt. Les hypothèses que nous développons au laboratoire nécessitent l'utilisation du modèle murin pour ses raisons. Le régime riche en gras sera appliqué à des souris sauvages et des souris mutées. Dans la perspective d’induire un stress oxydatif adipeux par l’alimentation, un régime riche en gras sera appliqué à des souris adultes âgées de 2 à 3 mois pendant 6 semaines en comparaison à des souris contrôles du même âge nourries avec un régime standard. Les animaux seront pesés 2 fois par semaine durant toute la durée de l'étude pour suivre l’évolution de leurs poids. Il est à noter que chez la souris la spermatogenèse est achevée 35 jours après la naissance.

IronTWIK

(NTS-FR-705508v1 – 17/06/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Souris : 400
Souffrances
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▲ -
▲ -
▲ 400
Devenir
 -
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 -
 400

De l'embryon de 15 jours à la souris de 60 jours, les petits de femelles gestantes nourries avec plus ou moins de fer sont tués à cinq stades de leur développement pour prélever leur cerveau, leur duodénum, des neurones de la moelle épinière, leurs nerfs sciatiques et de la peau du dos. 400 souris, issues de lignées qui expriment différentes formes du canal potassique TWIK1 ou en sont dépourvues, vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Pour ce niveau sévère, le porteur affirme que le projet ne comporte, hors le régime appauvri en fer, "aucune procédure pouvant nuire au bon développement" des souris, tout en envisageant un déficit nerveux chez les souriceaux d'une lignée plus sensible. Il annonce trois lignées dans ses objectifs et quatre dans son calcul d'effectifs. Il exclut toute réutilisation ou adoption, en écrivant devoir envisager que les effets du régime "puissent se développer plus tard".

Objectifs

L'objectif principal de ce projet IronTWIK1 est de montrer que le canal ionique TWIK1 joue un rôle central dans la maturation des fibres nerveuses et que cette fonction est liée au métabolisme du fer par les neurones concernés. Pour cela, nous souhaitons soumettre les femelles gestantes de 3 lignées de souris exprimant ou non des formes différentes du canal TWIK1 (absent, sélectif pour le potassium, non-sélectif pour le potassium) à deux régimes alimentaires se distinguant par des teneurs en fer différentes ; un dit « haut Fer » et un dit « bas Fer ». Nous sacrifierons les souriceaux à différents stades de leur développement pour analyser les niveaux de maturation des fibres nerveuses concernées ainsi que le développement du système nerveux de la peau.

Bénéfices attendus

Le canal TWIK1 participe avec les autres membres de la famille des canaux potassiques à deux domaines pore (K2P) au maintien du potentiel de repos des cellules excitables et à la protection neuronale. Les neurones liés au toucher et qui constituent les afférences principales des mécanorécepteurs de la peau et des poils sont caractérisés par la présence d’une couche de myéline. Bien qu'on ne s'explique toujours pas le rôle qu'il puisse y jouer, le canal TWIK1 apparait comme le mieux exprimé de sa famille dans ce type de fibres nerveuses. Or, ce canal potassique partage avec les protéines essentielles à la maturation et la myélinisation de ces même fibres nerveuses une localisation subcellulaire et une dépendance au pH qui laisse supposer qu'il pourrait en contrôler l’activité et la maturation. Une telle mise en évidence permettrait d’envisager un contrôle pharmacologique de cette maturation par le contrôle de l’activité ou de la sélectivité de ce canal potassique. Si cette hypothèse était avérée, ce projet, ouvrirait une porte encore jamais utilisée pour comprendre les mécanismes de la maturation des fibres nerveuses ni dans le traitement des maladies neurodégénératives par la pharmacologie liée à ces canaux ioniques.

Procédures

Tous prélèvement prévus dans ce projet sera effectué sur animal euthanasié.

Impact sur les animaux

Outre l’exposition des mères gestantes à un régime appauvri en fer, ce projet ne propose aucune procédure pouvant nuire au bon développement et au bien-être des animaux. Il est possible toutefois qu’une des trois lignées étudiées soit plus sensible que les autres à cette diminution du taux de fer dans la nourriture et que cette sensibilité différente se manifeste par un déficit nerveux altérant le développement normal des souriceaux. Le cas échéant, nous procéderons à l’application des règles établies pour les points critiques qui peuvent aller jusqu’à l'arrêt de la procédure et l'euthanasie des animaux.

Devenir

Nous ne savons pas à l'heure actuelle les effets que peut avoir un régime appauvri en Fer sur les souris génétiquement modifiées pour le canal TWIK1. Même si ces effets ne sont pas visibles en fin de procédure, nous devons envisager que ceux-ci puissent se développer plus tard c'est pourquoi nous ne pouvons pas choisir l'option de réutiliser, replacer ou adopter les animaux.

Remplacement

Le remplacement des souris, par l’utilisation de cultures cellulaires par exemple, a déjà largement été employé dans l’étude de ce canal. L’observation de TWIK1 a débuté par son clonage en 1996. En 2012, les mécanismes de changement de sélectivité lors d'une exposition à des pH acides ont été étudiés dans les ovocytes de Xénopes. Le canal TWIK1 est un canal fonctionnel pour lequel il est à présent indispensable d’étudier le mode de fonctionnement in vivo et son rôle physiologique. L’implication de TWIK1 dans la maturation des fibres nerveuses liées au toucher et à la proprioception nécessite l’utilisation d’un modèle animal car pour le moment, aucun système in vitro ne permet de reproduire l’ensemble des mécanismes physiologiques d’un organisme entier. De par ses similarités avec la physiologie humaine, et parce ce que nous possédons trois modèles murin génétiquement modifié pour TWIK1, la souris constitue le meilleur modèle pour adresser cette question. De plus, la caractérisation de cette maturation doit tenir compte du développement de l'animal et doit donc se faire sur un animal entier.

Réduction

Les 4 lignées de souris concernées par ce projet sont déjà disponibles dans le laboratoire où elles font l’objet d’une étude sur le rôle du canal TWIK1 dans la perception de la douleur et dont les procédures ont été validées par les instances ministèrielles. Ici, nous utiliserons indifféremment les animaux mâles et femelles. Une large recherche bibliographique nous a permis d’optimiser le nombre d’animaux à utiliser afin d’obtenir une réponse statistiquement significative. La maturation du système nerveux périphérique s’évalue d’une part par la mise en place des fibres spécialisées et d’autre part par la mesure de l’épaisseur de la gaine de myéline des fibres myélinisées. Cette dernière mesure, comparée à l’épaisseur de la fibre nerveuse sans la myéline, constitue un paramètre appelé rapport-g (ou g-ratio). Celui-ci constitue dans ce projet notre variable d’intérêt. Une consultation de la littérature traitant de ce sujet nous a permis, par un calcul de puissance statistique de déterminer la taille d’effectif la plus juste en tenant compte des conditions expérimentales (2 régimes différents, 2 sexes, 4 génotypes). Le calcul effectué dans ces conditions renvoie des effectifs de 6 souris par groupe. Sur tout animal qui entrera dans l’étude nous prélèverons le cerveau, le duodénum, certains neurones de la moelle épinière, les nerfs sciatiques et une section de peau correspondant à la partie haute du dos.

Raffinement

Nous savons que les 3 lignées de souris TWIK1 sont parfaitement viables, qu’elles se reproduisent normalement et que leurs descendances ne présentent aucun signe de mauvais développement. Néanmoins, il n’est pas exclu qu’en présence d’un régime appauvri en Fer la qualité du lait des mères soit modifiée et qu’en fonction de leur génotype, les souriceaux présentent des troubles visibles du développement. Les animaux seront donc observés de façon bihebdomadaire afin de rechercher des signes cliniques indicateurs des différentes conséquences d’un tel régime sur l’organisme. Une feuille d’observation, incluant une grille de score, a été établie qui permettra également d’identifier précocement tout signe de stress ou de douleur. Cette grille de score contient des points limites précis. La mort n’étant pas un point limite acceptable, nous sortirons les souris de l’étude lorsqu’un des points limites sera atteint.

Choix des espèces

L'étude que nous souhaitons mener vise à déterminer l'impact d'un canal TWIK1 excitateur ou inhibiteur sur des structures cérébrales complexes (Cerveau, duodenum, nerfs sciatique et peau velue...). En outre, les analyses de tissus que nous souhaitons réaliser doivent être faites à différents stades du développement. Elles ne peuvent donc pas être faites in vitro au niveau cellulaire car elles requièrent l'intégralité de l'animal. L'espèce animale utilisée sera la souris (Mus Musculus) car c'est le modèle le plus classiquement utilisé pour les manipulations génétiques. De plus, ce modèle présente de fortes similitudes avec l'humain pour les fonctions étudiées. En outre, des souris transgéniques issues du fond génétique des C57Bl6-J exprimant des formes différentes du canal TWIK1, sont déjà disponibles dans notre institut. Celles-ci sont parfaitement viables et ne montrent aucun signe délétère de leur développement. Ce projet concerne 4 lignées. Chaque lignée sera soumise à deux régimes : un dit à « haut Fer » et un dit à « bas fer ». Pour chacune nous prélèverons les embryons au stade E15 (15 jours après la fécondation), les nouveau-nés à P1 puis à P15, à P30 et à P60 (respectivement 1 puis 15 puis 30 puis 60 jours après la naissance). Dans certains neurones de la moelle épinière (DRG), la mesure des niveaux d’expression des gènes codant les marqueurs spécifiques des différents types de fibres sensitives montre que dès le stade E13 (13ème jour après la fécondation), les neurones qui nous intéressent sont déjà différenciés. En choisissant le stade embryonnaire E15 (15 jours après la fécondation), nous pourrons facilement cibler les neurones où le canal TWIK1 est le mieux exprimé. Le stade P1 (1 jour après la naissance) nous permettra de visualiser le niveau d’innervation et la maturation des fibres nerveuses au moment de la naissance. Nous proposons les stades P15 et P30 (respectivement 15 et 30 jours après la naissance) car une étude montre qu’en absence des transporteurs du Fer, la myélinisation des fibres nerveuses est altérée à ces deux stades P15 et P30 puis est compensée pour revenir à un niveau normal. Lors de nos observations de la croissance des souris TWIK1-KO, nous avons observé une alopécie transitoire entre la 3ème et la 8ème semaine après la naissance. En choisissant P60 (60 jours après la naissance), nous sous assurons d’être au-delà de cette 8ème semaine et de pouvoir observer ces éventuels phénomènes de compensation.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 384
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 384
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 384

384 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des ratons sont séparés de leur mère trois heures par jour de J2 à J12, et des rats "démonstrateurs" reçoivent dans une patte un agent inflammatoire provoquant une douleur aiguë ou un œdème persistant deux semaines, pour mesurer par un test de transfert social de la douleur l'empathie liée à un stress néonatal. Le porteur présente ce modèle comme celui d'une prématurité humaine et indique surveiller le bien-être des animaux non-humains. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne reconstitue les réseaux neuronaux de l'empathie et de la douleur.

Objectifs

Dans le cadre de l’utilisation d’un modèle animal mimiquant les conséquences d’une prématurité chez l’humain, le but du projet est d’affiner la compréhension de l’impact d’un stress de séparation maternelle précoce (SMP) sur certains processus émotionnels associés à la douleur. L’objectif du projet est donc d’évaluer chez le rat, les conséquences d’une SMP sur les interactions sociales ainsi que sur l’empathie à la douleur à l’aide du test de « transfert sociale de la douleur » qui a été validé dans la littérature comme étant un bon indicateur de l’empathie chez ce dernier.

Bénéfices attendus

Le modèle de séparation maternelle néonatale a permis de décrypter nombre de mécanismes et d’altérations du système nerveux qui sont retrouvés chez les enfants prématurés humains. Dans ce cadre, cette étude permettra de mieux comprendre l’impact d’un stress néonatal non douloureux (i.e. une séparation précoce avec la mère) sur les processus cognitifs et émotionnels associés à la douleur chez un jeune individu encore en pleine maturation durant une période critique de son développement.

Procédures

La moitié des animaux seront soumis au protocole de SMP et seront séparés de leur mère 3 heures par jour du deuxième au douzième jour postanal. Pour le test de transfert social de la douleur, les animaux « démonstrateurs » recevront une injection sur une patte arrière d’agents inflammatoires créant soit une douleur aigue soit une douleur prolongée sous anesthésie générale d’une durée maximale de 5 minutes. Des tests d’évaluation de la douleur (durée de 5 à 10min) et n’induisant pas de stress accru chez l’animal, seront effectués à la suite du test de transfert (test unique d’une durée de 45 min) puis à nouveau 1x/h pendant 4h pour un premier groupe expérimental et 1x/J pendant deux semaines en plus pour le deuxième groupe ainsi que le groupe contrôle. Le nombre total de tests de douleur pour le protocole "douleur aigüe" est de 10 tests. Pour le protocole "douleur prolongée", les animaux sont en plus testés 1 fois par jour durant deux semaines ce qui fait un total de 36 tests.

Impact sur les animaux

La séparation maternelle induit au niveau comportemental une anxiété accrue chez la mère. Les injections du premier agent inflammatoire provoquent une douleur temporaire, qui s’arrêtent spontanément au bout d’une heure, celles du second provoquent un œdème cutané dont la sévérité sera surveillée et qui se résorbe après deux semaines. Les tests d’évaluation de la douleur prévus sont courts (de 5 à 10min) et n’induisent qu’un stress mineur chez l’animal.

Devenir

A la fin de toutes les procédures, les animaux seront mis à mort.

Remplacement

Les comportements sociaux, l'empathie et la douleur étant des processus intégrés impliquant différentes structures sensorielles, cognitives et émotionnelles, ce projet nécessite l’étude de sujets vivants dotés d’un cortex développé. Il n’existe pas encore de modèles alternatifs in silico ou in vitro capable restaurer les réseaux neuronaux impliqués dans les comportements observés.

Réduction

Le nombre d’animaux est basé sur l’expertise de l’équipe vis-à-vis des différentes procédures et prend en compte les variabilités interindividuelles) pour obtenir des résultats statistiquement significatifs lors des tests utilisés pour évaluer l’impact du stress néonatal de séparation maternelle sur le comportement de contagion à la douleur chez le rat. Le projet évaluera également les différences entre les mâles et les femelles, qui ont été démontrées pour les réponses à la douleur et dans différents modèles de stress périnataux.

Raffinement

Les animaux sont suivis quotidiennement par les zootechniciens de l’animalerie et par les expérimentateurs afin d’être alertés dès les premiers signes de dégradation du bien-être animal en portant une attention particulière à tout changement de l’état général (perte de poids supérieure à 10%, défaut de toilettage, plaie ouverte, blessure) ainsi qu'à l'état comportemental (prostration, dos arqué, réticence au déplacement, léthargie, agressivité, vocalises). Si des changements sont observés, le vétérinaire sera contacté pour prendre la décision adéquate : soins, retrait de l’animal de l’étude ou mise à mort de l’animal. Durant la séparation maternelle, les ratons sont placés sous lampes chauffantes afin d’éviter toute hypothermie. Les injections des produits inflammatoires dans la patte se font sous anesthésie gazeuse afin de limiter tout stress chez l’animal. Le poids des animaux est mesuré hebdomadairement, et quotidiennement suite aux injections. Les tests nociceptifs sont effectués après une semaine d’habituation afin de réduire le stress. L’étude portant sur la douleur, celle-ci ne pourra pas être prise en charge lors des tests comportementaux. Des points limites ont été mis en place pour éviter d’éventuelles souffrance inutiles dépassant le cadre de l’étude.

Choix des espèces

Des études précédentes ayant étant réalisées sur le rat, ce modèle animal sera conservé dans le cadre de ce projet car son comportement est bien connu. Le modèle de séparation a déjà été bien décrit et caractérisé chez cette espèce, permettant ainsi de confirmer la robustesse des résultats obtenus. De plus le modèle chez le rat nous permet de modéliser l’état de développement d’un fœtus lors du 3e trimestre de gestation, puisqu’à la naissance le système nerveux du rat est au même niveau de maturation que celui du fœtus au début du 3e trimestre de gestation. L’étude des comportements complexes comme les comportements sociaux ou l’empathie implique que l’étude porte sur une espèce qui possèdent les fonctions et capacités cognitives nécessaire à l’expression de ces derniers, ce qui est le cas chez le rat. Afin de mesurer l’impact à long terme de cette séparation maternelle, les tests comportementaux seront ensuite effectués à l’âge adulte. Les animaux seront donc utilisés entre 2 jours et 2 mois dans cette étude.