Système immunitaire

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Souris : 15480
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15 480 souris vont être utilisées sur trois ans, soit 309 études précliniques de 50 animaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 14 700 d'entre elles et sévère pour 780. Chaque souris peut recevoir une tumeur humaine ou murine implantée sous la peau, subir une castration, des perfusions hebdomadaires par cathéter, des prélèvements vaginaux quotidiens pendant plusieurs semaines, des mesures de température rectale et des séances d'imagerie allant jusqu'à quarante-cinq minutes. 14 280 d'entre elles seront tuées, 1 200 transférées vers un projet de "formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris". Le porteur écrit qu'aucune approche statistique n'a servi à fixer l'effectif total, celui-ci reposant sur le nombre d'études des années précédentes et sur une croissance anticipée "en accord avec le plan commercial".

Objectifs

L’objectif de ce projet est de pouvoir tester des candidats médicaments en oncologie. Pour ce faire, nous utiliserons des modèles de tumeurs humaines ou murines sur des souris immunodéficientes, immunocompétentes ou avec un système immunitaire et/ou un foie humanisé. Différentes stratégies d’implantation des tumeurs pourront être mises en œuvre en fonction des besoins expérimentaux. Le modèle nous permettra non seulement d’évaluer l’effet du candidat médicament sur la croissance tumorale mais également d’analyser sa toxicité et l’implication du système immunitaire dans la réponse. Des souris sans tumeurs pourront également être utilisées dans des études pilotes, des études de biodistribution et toxicité de candidats thérapeutiques en oncologie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer la fonctionnalité de candidats médicaments dans des modèles se rapprochant le plus possible des conditions des cancers humains. En utilisant des souris au système immunitaire humanisé, nous mettons à disposition des chercheurs un modèle permettant d'étudier les mécanismes immunitaires anticancérigènes et les potentiels effets thérapeutiques de candidats médicaments avec davantage de spécificité de l'espèce utilisatrice de ces futurs traitements : l'humain.

Procédures

Identification puce électronique : 2 fois maximum si non fonctionnelle ou perdue. Durée de quelques secondes. [MODIFICATION] Température rectale : stress transitoire, inconfort ou légère douleur à l’insertion du thermomètre, risque minimal de blessure rectale. Prélèvements sanguins réalisés avec ou sans anesthésie en fonction de la voie choisie. Volumes maximaux de prélèvements proportionnels au poids de l’animal avec une limite fixée sur une période glissante de 14 jours. Réhydratation avec sérum physiologique si nécessaire. La répartition des prélèvements figurera dans le protocole de l’étude et sera contrôlée par un vétérinaire. Chaque prélèvement durera quelques secondes. Pour les analyses nécessitant un volume plus important, un prélèvement terminal sous anesthésie gazeuse sera réalisé. Prélèvements vaginaux pourront être pratiqués quotidiennement pendant au moins cinq jours, voire plusieurs semaines pour caractériser le cycle œstral. Prélèvements d’urines et fèces pourront être pratiqués par contention et massage du ventre. Les animaux de lus de 18g recevront des injections de solution saline isotonique contenant des plasmides, une ou deux fois selon la durée de l’étude. Durée entre 10 et 15 secondes. Administrations de traitements ou cellules réalisées par injections, répétées selon le protocole, durée de quelques secondes. [MODIFICATION] Les animaux pourront recevoir, sous anesthésie, les traitements sous forme de perfusion de façon hebdomadaire, via la pose transitoire d’un cathéter le temps de l’injection. La perfusion sera réalisée à l’aide d’un appareil spécifique, permettant d’injecter un volume maximal défini sur environ vingt minutes à un faible débit. Certaines procédures nécessiteront des actes chirurgicaux (castration, implantation de fragments de tumeurs et/ou de dispositifs sous-cutanés) réalisés sous anesthésie gazeuse avec analgésie préopératoire et suivi post-opératoire rigoureux. Durée implantation environ 8 minutes, pourra être répétée selon les besoins de l’étude. Durée castration, moins de 10 minutes. Le suivi de la croissance tumorale pourra se à l’aide d’un pied à coulisse pour une durée de quelques secondes et/ou par imagerie pour une durée comprise entre 10 et 45 minutes. À l’issue des études, les animaux devant être euthanasiés le seront selon les méthodes réglementaires. Toutes les interventions seront réalisées sous un suivi clinique rigoureux afin de minimiser douleur et stress des animaux.

Impact sur les animaux

-Identification par puce électronique classique ou thermopuce (prise de température) : stress, gêne, douleur dans les heures suivants l’injection. -Injection(s) de solution saline isotonique contenant des plasmides (pour favoriser le développement de populations immunitaires humaines d’intérêt) : peut engendrer des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. Peut engendrer un hématome. -Prélèvements vaginaux : peut engendrer une irritation locale, une inflammation ou un stress temporaire. -Chirurgie : douleur, hémorragie, un défaut du système d’anesthésie / analgésie (ex : la souris se réveille en cours de procédure), un état clinique détérioré au réveil (ex : hypothermie), mauvaise cicatrisation. -Administration de traitements ou de cellules cancéreuses : effets potentiellement toxiques des composés à visées thérapeutiques, hématome, douleur, lésion au site d’administration (notamment si administrations répétées) -[MODIFICATION] Perfusion : peut engendrer des troubles cardio-respiratoires et une altération marquée de l’état général, pendant les minutes suivants l’injection. Peut engendrer un hématome. Risque d’hypothermie et de sécheresse oculaire (ajout de plaques chauffantes et de gel ophtalmique en prévention). - Prélèvements sanguins : anémie, hématome, douleur, lésion au site de prélèvement (notamment si prélèvement répétés). -Rasage et crème dépilatoire : microlésions, irritations cutanées, gêne (sensation de brûlure de la crème), inflammation transitoire. -Anesthésie : risque d’hypothermie et de sécheresse oculaire (ajout de gel ophtalmique en prévention). -Prélèvement d’urine et de fèces : stress, gêne voire potentiellement douleur si présence de tumeurs au niveau abdominal. -Prise de température corporelle à l’aide d’une sonde : irritation, inflammation, stress. Des nuisances peuvent également être induites par le stress dû aux contentions, au développement des tumeurs et des éventuelles métastases. La douleur peut se manifester, entres autres, par une perte de poids, une hypo- ou une hyperactivité, une prostration ou des difficultés à se déplacer.

Devenir

Les animaux en fin d'étude, ayant atteints les points limites ou sur demande du vétérinaire seront euthanasiés. Ils ne recouvreront pas leur état de santé et de bien-être général. Des souris issues de cette procédure pourront être réutilisées dans le projet « Formation interne aux procédures et gestes techniques appliqués aux souris » sur décision vétérinaire. Ceci ne pourra être envisagé que dans les cas ou des animaux ont subi seulement une partie de la procédure (ex : animaux du groupe contrôle négatif) et ne présentant pas d’altérations résiduelles de leur état de santé.

Remplacement

Les tests in vitro seront envisagés si ceux-ci sont appropriés. Néanmoins, il n'est actuellement pas possible de recréer in vitro un environnement complexe comme le système immunitaire et de mimer ses interactions avec une tumeur, tout en objectivant les effets potentiellement toxiques de médicaments en développement. La souris constitue un modèle scientifiquement valide, robuste et indispensable pour le développement et la mise au point de thérapies innovantes pour les patients.

Réduction

Un total de 15480 souris seront utilisées, couvrant une période de 3 ans et permettant de réaliser 309 études précliniques de 50 souris. Aucune approche statistique n'a été réalisée, pour le nombre total d’études ou pour le nombre total d’animaux dans le projet. L’estimation du nombre d’animaux est réalisée sur base du nombre d’études effectuées les années antérieures et anticipant une croissance chaque année, en accord avec le plan commercial. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque étude sera réduit au maximum par des analyses rétrospectives systématiques. La variabilité de la croissance tumorale dépend fortement du modèle tumoral. Le nombre de souris par groupe est fonction de la variabilité de croissance historique sur un modèle déterminé.

Raffinement

En début d'étude et tout en respectant la réglementation en vigueur, les souris seront hébergées par groupes sociaux, préférentiellement stables, de 2 à 5 individus. Des compléments alimentaires pourront être administrés suivant l’état de santé des animaux. La cage contiendra à minima une couche de litière permettant de creuser, se cacher et réaliser un nid. Cette couche de litière pourra être supplémentée par un échantillon de litière provenant de cages mâles pour synchroniser le cycle œstral. En outre, des enrichissements de qualité seront fournis dans chacune des cages : morceaux de bois, tunnel en carton, kraft et/ou boules de cotons. À leur entrée dans l’animalerie, les souris bénéficieront d’une période d’acclimatation de minimum 4 jours. Lors d’un changement de zone au sein de l’animalerie, elles bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une nuit au minimum. Les souris pourront recevoir des puces électroniques permettant de mesure la température corporelle afin d’éviter une prise rectale plus impactante. Pour limiter la douleur, la souffrance et l’angoisse, une échelle de scores cliniques (pelage, mobilité, état général, activité, comportement, etc…) sera appliquée dès le premier geste invasif ou dès qu’un signe d’altération sera observé lors de la surveillance quotidienne. Des traitements antalgiques préventifs et curatifs seront mis en œuvre dès que nécessaire, sous avis vétérinaire, administrée avant intervention chirurgicale ou toute procédure potentiellement douloureuse (par exemple : intervention chirurgicale, implantation de certains dispositifs ou [MODIFICATION] cathéters, manipulations invasives des tissus, injection répétées). Un relais dans l’eau de boisson pourra ensuite être réalisé. Le vétérinaire aura pleine autorité pour euthanasier un animal ou mettre en œuvre un traitement anti-douleur. Concernant les prélèvements sanguins, le volume maximal est défini pour un prélèvement unique, au-delà il s’agira d’un prélèvement sous anesthésie sans réveil, suivi d’une euthanasie. Les fréquences sont limitées et une réhydratation est prévue. Des mesures pour éviter tout stress au moment de l’euthanasie sont prévues. Les points limites sont définis selon l’état général (score clinique), perte de poids ou volume tumoral.

Choix des espèces

90% des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Lorsque les gènes produisent des effets différents entre souris et humain, le remplacement du gène de la souris par son équivalent humain, ou de manière fonctionnelle par greffe de cellules humaines dans une lignée immunodéficiente, permet la création de lignées humanisées. De plus, le métabolisme des souris présente des similarités avec celui des humains, ce qui permet de prédire la distribution, biotransformation et élimination d’un médicament. Pour les souris non humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 6 semaines, animaux matures d’un point de vue physiologique. Pour les souris humanisées, les animaux seront inclus aux études à partir de l’âge minimum de 8 semaines, première apparition des cellules immunitaires humaines dans le sang. Les animaux humanisés avec des cellules modifiées seront inclus à partir de 5 semaines, âge auquel la greffe de cellules dans le sang est la plus efficace.

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Souris : 2452
Souffrances
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Devenir
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 2452

Douze prélèvements de sang à la queue, huit injections, douze semaines de régime riche en gras et deux mises à jeun de six et seize heures : 2 452 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une perfusion intra-cardiaque termine le parcours de chaque animal, toutes étant tuées pour prélever leurs organes. L'objectif déclaré reste exploratoire, comprendre comment le réseau nerveux du pancréas répond à une hormone de croissance et contribue à la sécrétion des hormones qui règlent la glycémie. Le porteur justifie l'effectif en une phrase, le nombre ayant été "déterminé pour permettre l'analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés", et présente la souris comme le "modèle animal de référence" dans l'étude de l'obésité.

Objectifs

Le pancréas est central dans la régulation de la glycémie. Il produit les hormones permettant de réguler la glycémie. Comme tous les tissus, le pancréas est relié au cerveau par le système nerveux périphérique. Cependant, son rôle dans la fonction du pancréas n’est pas bien connu. Dans ce projet nous proposons d’étudier la contribution du réseau nerveux du pancréas et sa réponse à une hormone de croissance, dans la sécrétion des hormones régulant la glycémie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de comprendre l'implication d'une hormone de croissance dans la survie et la fonction des cellules neuronales et comment cela contribue à la sécretion des hormones glycémiques par le pancréas.

Procédures

1 biopsie de queue (10s), 1 régime riche en gras (12 semaines), 8 injections (20s), 2 jeûne (6h et 16h), 12 prélèvements de sang à la queue (3s), 1 gavage (1min), 1 perfusion intra-cardiaque (10min).

Impact sur les animaux

-Injections: douleur légère due à la piqûre. Les animaux sont sous anesthésie gazeuse au moment de l'injection. -Obésité : prise de poids progressive. Les souris peuvent devenir moins actives. Perfusion intra-cardiaque : Douleur modérée. Les souris recevront un analgésique opioïde 20 min avant la procédure. - Mise à jeun : gêne due à la sensation de faim. - Micro-coupure à la queue : douleur modérée au moment de la réalisation de la coupure. -Biopsie de queue : douleur modérée.-Gavage : gêne modérée liée à la contention.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure pour permettre le prélèvement des organes d'intérêt.

Remplacement

Cette étude a pour but d'étudier le rôle du système nerveux du pancréas en condition normale et de stress glycémique, tels que l'obésité et la mise à jeun. Le pancréas répond à la prise et la perte de poids et au dialogue entre différents organes. Cela implique donc d’étudier différents paramètres dans différents organes. Ainsi les modèles animaux sont nécessaires pour mener à bien ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé pour permettre l’analyse des résultats selon des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les souris sont hébergées dans un environnement enrichi. Les animaux seront hébergés avec leurs congénères. Lorsque nécessaire, la douleur et la gêne des souris sont réduites à un niveau modéré par l’administration d’opioïdes (analgésie) et par l’anesthésie. Les souris sont surveillées régulièrement et lors des procédures, les paramètres de santé qui peuvent être affectés sont évalués et notés régulièrement et font l'objet de points limites définis et associés à des décisions adaptées.

Choix des espèces

La souris est le modèle animal de référence dans l'étude de l'obésité. De nombreux outils sont disponibles chez la souris. Les souris sont utilisées entre l’âge de 10 jours (souriceaux) pour les tatouages qui ne peuvent pas être effectués à l'âge adulte et 22 semaines (adultes) pour la fin des expérimentations du régime riche en gras.

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Souris : 1408
Souffrances
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Âgés de moins de sept jours et élevés en environnement stérile, dépourvus de microbiote, des souriceaux sont infectés par le virus respiratoire syncytial. 1 408 souris vont être utilisées, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, l'autre moitié un niveau modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever les échantillons. Chaque souriceau reçoit jusqu'à quatre administrations d'une bactérie pulmonaire sous anesthésie, avec au minimum trois pesées et un suivi d'un à quatre jours après l'infection. Le porteur écrit que l'infection ne provoque chez le souriceau ni toux, ni détresse respiratoire, ni perte de poids, et retient cette espèce parce que le système immunitaire d'un souriceau de moins d'une semaine ressemble à celui d'un nourrisson de deux mois.

Objectifs

Le virus respiratoire syncitial (VRS) que nous étudions est l’agent principal responsable des infections respiratoires basses, telles que les bronchiolites, qui constituent une cause majeure de morbidité et de mortalité chez le nourrisson. Dès leur première année de vie, 70 % des enfants sont infectés par ce virus, avec un risque accru de complications en cas d'infection précoce (avant 2 mois), de prématurité ou de faible poids de naissance. Ces infections peuvent avoir des conséquences plus tard, comme favoriser le développement de l’asthme. Nous savons que le microbiote (mélange de différents types de bactéries) qui colonise les poumons à la naissance joue un rôle important dans le développement du système immunitaire, mais cela reste encore mal compris. Nous nous intéressons particulièrement à une bactérie pulmonaire qui pourra aider à protéger les nouveau-nés contre le VRS et à limiter les effets délétères de l’infection Nous allons observer comment cette bactérie modifie la structure et le fonctionnement des poumons pendant son développement précoce, et influence la présence de cellules immunitaires pendant les premiers jours de vie. Pour cela, nous utilisons un modèle animal, le souriceau, car il permet d’étudier de façon précise la réaction de l’hôte face au virus. Le système immunitaire d’un souriceau de moins de 7 jours ressemble beaucoup à celui d’un nourrisson de 2 mois en termes d’immaturité immunitaire. Bien que le virus ne rende pas visiblement malade la souris, il provoque néanmoins une réponse immunitaire (recrutement de cellules immunitaires, facteurs inflammatoires solubles, charge virale). Cela en fait un excellent modèle pour nos études. Pour cela, des souris sans microbiote pulmonaire seront traitées avec une souche bactérienne (issue d’un microbiote pulmonaire complet naturellement présent chez la souris) afin d’être utilisée en traitement probiotique pour favoriser l’élimination du virus et limiter les formes graves de bronchiolite.

Bénéfices attendus

En étudiant l’impact d’une bactérie potentiellement probiotique présent naturellement dans les poumons des nouveau-nés, nous espérons découvrir comment elle peut aider à renforcer les défenses naturelles contre ce virus. Les résultats pourraient permettre de : - Mieux protéger les nourrissons contre les formes graves de bronchiolite. - Développer des traitements préventifs à base de bonnes bactéries (appelées probiotiques). - Réduire le risque de développer des maladies respiratoires chroniques comme l’asthme après une infection au VRS. À long terme, ce projet pourrait donc améliorer la santé respiratoire des jeunes enfants et réduire le nombre d’hospitalisations dues au virus étudié.

Procédures

L’infection des souriceaux avec le virus est faite une seule fois et l’administration de la bactérie probiotique est réalisée en quatre sessions sur des animaux anesthésiés (quelques secondes). Les manipulations pour la pesée ponctuelle (20 secondes, maximum 10 pesées (1/jour si signes cliniques et comportementaux le nécessitant) minimum 3 pesées : le jour de la première administration de la bactérie, 3 jours après (infection), et le jour de l’euthanasie. Chaque animal participe à une seule intervention infectieuse et à une ou plusieurs administrations bactériennes (4 au maximum). Le suivi post-infection dure 1 à 4 jours selon les groupes.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sont modérés et transitoires. Le stress lié aux manipulations (manipulations lors des administrations, pesées ponctuelles) peut apparaître chez les souriceaux, en particulier les plus jeunes. Des manipulations répétées peuvent également occasionner un refroidissement passager ou une séparation temporaire du nid. Les administrations répétées de produit probiotique pourraient provoquer une irritation locale, transitoire dans le site d’administration) Aucun signe clinique majeur n’a été observé lors des études précédentes (activité conservée, comportement alimentaire normal, pas de détresse respiratoire visible). L’infection par le virus respiratoire syncytial ne provoque pas de symptômes cliniques (toux, détresse respiratoire) chez le souriceau. Elle n'entraîne ni perte de poids, ni détresse respiratoire, ni prostration. Les mères, bien que non infectées, peuvent être temporairement perturbées par les manipulations des petits. Cette situation peut générer un stress ponctuel.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés permettant la collection des échantillons nécessaires à l’analyse de la réponse immunitaire et de la réduction de la charge virale.

Remplacement

Il n’existe, pour l’instant, aucun outil in vitro complet permettant d’étudier l’interaction entre le compartiment pulmonaire et le système immunitaire chez le nouveau-né. Cependant, les tests in vitro réalisés sur cellules et explants pulmonaires ont permis la sélection d’une souche bactérienne ayant démontré une efficacité dans ces systèmes simples. L’efficacité de la souche bactérienne doit être testée in vivo dans un système complet pour démontrer son efficacité sur le système immunitaire qui permet de lutter contre l’infection par le virus respiratoire qui infecte les nouveau-nés.

Réduction

Le nombre minimal d’animaux déterminé par le calcul de puissance statistique permet de déterminer, si elle existe, une différence statistique entre les groupes traités et les groupes contrôles.

Raffinement

Le stress lié à la manipulation des souriceaux est limité par des gestes brefs, réalisés par du personnel expérimenté, sur une surface tiède et avec un temps de séparation du nid aussi court que possible. Les manipulations sont planifiées de manière à minimiser leur fréquence, et chaque souriceau est replacé dans le nid avec précaution afin d’éviter tout rejet par la mère. Des points limites précoces ont été définis pour assurer une prise en charge rapide en cas de signe de souffrance, comprenant trouble alimentaire, retard de croissance observé, comportement anormal (éviction du nid, hypotonie). Les administrations virales et probiotiques se font sous anesthésie. Les souriceaux sont replacés individuellement dans leur nid d’origine, avec manipulation douce et rapide, afin de limiter les perturbations et éviter tout rejet maternel.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser des souriceaux âgés de moins de 7 jours, car ils possèdent un système immunitaire immature semblable à un nourrisson humain de 2 mois. La souris présente également des avantages techniques importants : elle permet de travailler dans un environnement bien contrôlé (ici en travaillant avec des souris sans microbiote donc dans un environnement stérile), d’utiliser des outils génétiques avancés, et d’avoir accès à des virus modifiés exprimant des protéines visibles (comme une lumière ou une couleur), facilitant le suivi de l’infection dans les poumons. Ce modèle permet ainsi de reproduire la fenêtre de vulnérabilité immunitaire observée chez les nourrissons face aux infections respiratoires comme la bronchiolite (qui se contracte majoritairement avant 3 mois chez nourrisson humain).

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Souris : 720
Souffrances
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 720

Toutes tuées pour prélever des organes et vérifier la réponse immunitaire obtenue, 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 480 d'entre elles et modéré pour les 240 autres. Chacune reçoit deux injections de candidats vaccins contre le virus du Nil occidental, sur animal vigile. Un lot subit onze prélèvements sanguins sous anesthésie générale, répartis sur vingt semaines. Le porteur écrit qu'en l'absence d'agent infectieux aucun effet délétère n'est attendu sur les animaux, alors que 240 souris sont déclarées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré.

Objectifs

Les seuls outils pour lutter contre le virus du Nil occidental, un virus transmis par les moustiques, reposent sur des barrières protectrices passives, comprenant notamment les répulsifs anti-insectes et les vêtements de protection. À ce jour, il n'existe aucun traitement préventif pour lutter contre ce virus responsable d'atteintes neurologiques potentiellement sévères chez l'homme (avec plusieurs centaines de décès répertoriés ces 5 dernières années). L'objectif de ce projet est d’évaluer la capacité de certains candidats vaccins à induire une réponse immunitaire favorable..

Bénéfices attendus

Chaque année le virus du Nil occidental est responsable de la mort de plusieurs dizaines de personne en Europe et sa zone d'extension ne cesse de s’agrandir. Malgré son impact potentiel sur la santé humaine et vétérinaire, les mesures disponibles pour contrôler ce virus ou traiter les personnes infectées sont limitées. La gestion des virus transmis par les moustiques repose en grande partie sur des activités de surveillance intégrée qui permettent de mettre en œuvre des mesures principalement préventives en cas de détection de cas positifs. La situation épidémiologique de ce virus pourrait changer dans plusieurs régions européennes, passant d'épidémies irrégulières à persistantes. Cette situation nécessite des programmes de recherche afin de développer des stratégies vaccinales adaptées. Nous espérons ainsi, au travers de notre projet, développer de nouveaux outils de lutte contre ce virus émergent, en identifiant des candidats vaccins capables de provoquer une réponse immunitaire efficace, ce qui serait d'un intérêt majeur en santé humaine.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 injections de différents candidats vaccins. Les injections seront effectuées sur animaux vigiles en moins de 10 secondes. Des prélèvements de sang seront effectués sous anesthésie générale à raison de 2 fois pour les lots d’animaux 1 et 2 (1 fois en début d’expérience et une seconde fois 3 semaines après) et 11 fois pour le lot 3 (étude à long terme) (en début d’expérience et 1 fois/semaine les semaines 4,5,6,7,8,10,12,16 et 20). Les prélèvements sanguins ont une durée d’environ 10 secondes.

Impact sur les animaux

La procédure inclut deux injections de candidats vaccins, ce qui peut induire un stress et une légère douleur. Elle inclut également des prises de sang, qui seront réalisées sous anesthésie générale afin de diminuer les nuisances. En absence d’agent infectieux, il n’est pas attendu d’effets délétères sur les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever des organes d’intérêt pour étudier la mise en place d’une réponse immune efficace.

Remplacement

De manière à limiter au maximum l'utilisation des animaux, les étapes de pré-sélection des candidats vaccins que nous testerons seront réalisées sur modèles cellulaires in vitro afin de déterminer leur capacité à activer différents types de cellules immunitaires. Néanmoins, pour évaluer leur efficacité sur le développement d’une réponse immunitaire efficace, c’est à dire, la génération d’anticorps protecteurs, nous devons effectuer une validation sur des modèles murins. En effet, la génération de ces anticorps repose sur des réactions immunitaires complexes, faisant intervenir plusieurs acteurs du système immunitaire. Ces réactions ne peuvent se produire que dans un organisme, c’est-à-dire in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé ici a été fixé en se basant notamment sur les publications utilisant les mêmes approches. Suivant ces données de la littérature et la variabilité expérimentale estimée, des simulations effectuées par un biostatisticien donne une probabilité de 80% d’observer une différence d'un facteur 2 en utilisant un groupe de 10 animaux. C'est pourquoi nous avons décidé d'utiliser ce nombre d'animaux par groupe. Les analyses statistiques seront par la suite effectuées par des tests statistiques. Ces données seront vérifiées et validées par un biostatisticien. De surcroît, les expériences d’injections et l'euthanasie des animaux seront toujours effectuées par le même utilisateur afin de limiter la variabilité expérimentale et minimiser le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, les expériences seront réalisées en deux temps. Nous testerons initialement deux types de candidats vaccins. Si les résultats s’avèrent satisfaisants et permettent de répondre à l’objectif fixé (c’est à dire la génération d’une réponse immune efficace), les lots de souris prévus pour être injectés avec d’autres candidats vaccins optimisés ne seront pas nécessaires.

Raffinement

Tout au long des expériences, une observation régulière du bien-être des souris sera effectuée. Tout animal présentant un éventuel signe de souffrance sera soigné (soins de plaies, apport d’alimentation assistée, réhydratation ainsi qu’ajustement de l’expérimentation). Tout animal présentant des signes de morbidité sera exclu de l’expérimentation et immédiatement euthanasié.

Choix des espèces

Certains modèles cellulaires nous permettent d’effectuer des analyses partielles de nos candidats vaccins, mais étant donné la complexité du système immunitaire, une étude in vivo est indispensable afin de valider nos hypothèses. Le modèle murin, de par sa proximité avec l’Homme au niveau immunologique est le modèle le plus pertinent pour répondre à ces questions. De plus, des nombreux outils sont disponibles pour réaliser une étude approfondie de la réponse immunitaire chez la souris et mettre en évidence l’efficacité des candidats vaccins. L’étude se fera sur des souris adultes (6-7 semaines) classiquement utilisées en laboratoire au sein d’autres études sur le virus du Nil occidental.

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Souris : 5184
Souffrances
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Infectés au sixième jour de vie par le virus respiratoire syncytial, séparés de leur mère pour recevoir jusqu'à quatre administrations d'une bactérie candidate entre le deuxième et le neuvième jour, les souriceaux sont manipulés sous anesthésie. 5 184 souris vont être utilisées, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, l'autre moitié un niveau modéré. Le porteur qualifie ces manipulations de rapides, non invasives et sans douleur ni détresse, alors que 2 592 animaux sont déclarés en souffrance modérée. Tous sont tués pour prélever les échantillons servant à mesurer la réponse immunitaire et la charge virale.

Objectifs

Le virus respiratoire que nous étudions est l’agent principal responsable des infections respiratoires basses, telles que les bronchiolites, qui constituent une cause majeure de morbidité et de mortalité chez le nourrisson. Dès leur première année de vie, 70 % des enfants sont infectés par ce virus, avec un risque accru de complications en cas d'infection précoce (avant 2 mois), de prématurité ou de faible poids de naissance. Ces infections peuvent avoir des conséquences plus tard, comme favoriser le développement de l’asthme. Nous savons que les microbes qui colonisent les poumons à la naissance jouent un rôle important dans le développement du système immunitaire, mais cela reste encore mal compris. Ce projet vise à comprendre comment les bactéries présentes dans les poumons à la naissance influencent la santé et la réaction du corps face au virus étudié. Nous allons observer comment ce microbiote modifie la structure et le fonctionnement des poumons, et influencent la présence de cellules immunitaires pendant les premiers jours de vie. Pour cela, nous utilisons un modèle animal, le souriceau, car il permet d’étudier de façon précise la réaction de l’hôte face au virus. Le système immunitaire d’un souriceau de moins de 7 jours ressemble beaucoup à celui d’un nourrisson de 2 mois. Bien que ce virus ne provoque pas de signes cliniques nets chez la souris, il induit une réponse immunitaire antivirale et inflammatoire reproductible, impliquant les mêmes types de cellules immunitaires. Ces réponses sont comparables à celles observées chez le nourrisson dans la phase précoce de l’infection. Le modèle murin permet donc d'étudier les mécanismes précoces de reconnaissance virale, de recrutement cellulaire, et les facteurs de la susceptibilité néonatale. Cela en fait un excellent modèle pour nos études. Nous nous intéressons particulièrement à certaines bactéries pulmonaires qui pourraient aider à protéger les nouveau-nés contre ce virus et à limiter les effets délétères de l’infection.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à mieux comprendre pourquoi certains bébés sont plus vulnérables aux infections respiratoires comme la bronchiolite causée par le virus VRS. En étudiant le rôle du microbiote présent naturellement dans les poumons des nouveau-nés, nous espérons découvrir comment ils peuvent aider à renforcer les défenses naturelles contre ce virus. Les résultats pourraient permettre de : - Mieux protéger les nourrissons contre les formes graves de bronchiolite. - Développer des traitements préventifs à base de bonnes bactéries (appelées probiotiques). - Réduire le risque de développer des maladies respiratoires chroniques comme l’asthme après une infection au VRS.À long terme, ce projet pourrait donc améliorer la santé respiratoire des jeunes enfants et réduire le nombre d’hospitalisations dues au VRS.

Procédures

Dans ce protocole, les souriceaux recevront deux types d’interventions : une exposition unique au virus (à J6 de vie) et jusqu’à quatre administrations d’une souche probiotique candidate, entre J2 et J9, selon le groupe expérimental. Ces manipulations sont réalisées sous anesthésie légère, sont rapides (quelques secondes), non invasives, et ne génèrent ni douleur ni détresse. Les animaux sont immédiatement replacés dans leur nid auprès de leur mère, ce qui limite fortement le stress. Les souriceaux sont pesés au premier et dernier jour du protocole expérimental. Des pesées peuvent être effectuées ponctuellement, en cas de doute sur la prise alimentaire ou le développement (20 secondes, entre 3 et 10 pesées au maximum.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables prévus sont globalement modérés et liés aux manipulations nécessaires à l’infection et aux procédures de suivi. Les manipulations peuvent générer un stress transitoire, en particulier chez les très jeunes souriceaux. Réaction locale au niveau de la voie d’infection: les administrations répétées peuvent provoquer une irritation locale, transitoire.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés afin de permettre la collection des échantillons nécessaires à l’analyse de la réponse immunitaire et de la réduction de la charge virale.

Remplacement

Il n’existe, pour l’instant, aucun outil in vitro complet permettant d’étudier l’interaction entre le compartiment pulmonaire et le système immunitaire chez le nouveau-né. Cependant, les tests in vitro réalisés sur cellules et explants pulmonaires ont permis la sélection d’une souche bactérienne ayant démontré une efficacité dans ces systèmes simples. L’efficacité de la souche bactérienne doit être testée in vivo dans un système complet pour démontrer son efficacité sur le système immunitaire qui permet de lutter contre l’infection par le virus respiratoire qui infecte les nouveaux-nés.

Réduction

Le nombre minimal d’animaux utilisés par groupe est de 6 (déterminé par test de puissance statistique), permettant de déterminer, si elle existe, une différence statistique entre les groupes traités et les groupes contrôles.

Raffinement

Le stress lié à la manipulation des souriceaux est limité par des gestes brefs, , sur une surface tiède (friction manuelle, plateau chauffant) et avec un temps de séparation du nid aussi court que possible. Les manipulations sont planifiées de manière à minimiser leur fréquence. Des points limites précoces ont été définis pour assurer une prise en charge rapide en cas de signe de souffrance.Les administrations virales et probiotiques se font sous anesthésie. Les souriceaux sont replacés individuellement dans leur nid d’origine, avec manipulation douce et rapide, afin de limiter les perturbations et éviter tout rejet maternel.

Choix des espèces

Nous avons choisi d’utiliser la souris de laboratoire, et plus précisément des souriceaux âgés de moins de 7 jours, car ils représentent un modèle très proche du nourrisson humain sur le plan immunitaire. Chez l’Homme, les formes les plus graves de bronchiolite à virus respiratoire syncytial touchent surtout les bébés dans la fenêtre post-natale de 2 mois. Le système immunitaire d’un souriceau de moins d’une semaine fonctionne de manière similaire à celui d’un bébé humain de cet âge, ce qui en fait un modèle adapté pour comprendre comment les défenses du corps réagissent aux infections à ce stade de la vie. La souris présente également des avantages techniques importants : elle permet de travailler dans un environnement bien contrôlé, d’utiliser des outils génétiques avancés, et d’avoir accès à des virus modifiés exprimant des protéines visibles (comme une lumière ou une couleur), facilitant le suivi de l’infection dans les poumons.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 800

La finalité est de constituer chaque année une bibliothèque d'anticorps monoclonaux dirigés contre une quarantaine de cibles, destinés à des tests de diagnostic déjà déployés à l'international. 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit jusqu'à sept injections d'immunogène sur animal vigile et des prélèvements sanguins sous anesthésie toutes les deux à trois semaines, quatre souris étant affectées à chaque cible. La rate est prélevée après la mise à mort, et le porteur reconnaît que des anticorps peuvent être produits sans animaux tout en jugeant ces méthodes moins performantes que l'immunisation in vivo.

Objectifs

Ce projet vise à produire des anticorps monoclonaux destinés à des applications diagnostiques et thérapeutiques ciblant des agents infectieux émergents ou multirésistants, ainsi que des biomarqueurs immunitaires clés, en réponse à des enjeux majeurs de santé publique. Les anticorps monoclonaux, par leur haute spécificité et affinité, sont des outils essentiels pour détecter précocement des pathologies sévères telles que le sepsis, ou pour neutraliser des pathogènes difficiles à contrôler par les traitements classiques. Notre laboratoire s’inscrit dans de nombreux programmes de développement d’outils immunologiques ou d’immunothérapie, avec plusieurs tests rapides de diagnostic déjà déployés internationalement, notamment pour la détection de résistances bactériennes. Ce projet se concentre sur un panel limité et prioritaire d’une quarantaine de cibles annuelles, choisies selon leur impact sanitaire avéré. Par ce projet, nous visons à renforcer la capacité nationale et internationale à détecter rapidement et précisément des agents infectieux critiques et à développer des thérapies ciblées innovantes. Si la quasi-totalité des étapes de production d’anticorps monoclonaux (de leur criblage à leur caractérisation fonctionnelle) peut aujourd’hui être réalisée sans recours aux animaux, la première étape cruciale de leur création reste, en l’état actuel des connaissances, largement dépendante d’un recours à l’animal. L’immunisation in vivo permet en effet une maturation naturelle indispensable à la génération de clones à haute affinité, que les banques synthétiques ou les méthodes alternatives ne parviennent pas encore à égaler en termes de qualité et diversité. Ainsi, le recours minimal à l’animal est strictement limité à cette phase initiale de génération des anticorps. Toutes les étapes suivantes s’appuient sur des systèmes in vitro robustes, avec production en bioréacteurs, assurant une production fiable, reproductible et de haute qualité, sans recourir aux méthodes anciennes par ascite désormais non autorisées.

Bénéfices attendus

À court terme, le projet permettra de générer une bibliothèque d’anticorps dirigés contre une quarantaine de cibles prioritaires sélectionnées en fonction de leur impact clinique et épidémiologique. Ces anticorps seront utilisés pour valider des tests de diagnostic actuellement en développement, notamment des tests de type « point-of-care » destinés à être utilisés directement auprès des patients pour une orientation thérapeutique rapide. Ils aideront aussi à mieux comprendre les interactions immunitaires dans des contextes critiques, comme la réponse inflammatoire liée au sepsis. À plus long terme, les anticorps développés pourront être intégrés dans des dispositifs diagnostics améliorés, combinant rapidité, sensibilité et spécificité, facilitant ainsi la détection précoce d’infections difficiles à contrôler ou de résistances bactériennes émergentes. Par ailleurs, certains anticorps candidats pourront servir en immunothérapie, par exemple pour neutraliser directement des agents pathogènes ou moduler la réponse immunitaire dans des syndromes inflammatoires sévères, offrant ainsi de nouvelles options thérapeutiques.

Procédures

Les animaux seront immunisés en vigile par plusieurs injections brèves (30 à 60 secondes) d’une molécule appelée immunogène, qui correspond à la cible d’intérêt. Des prélèvements sanguins sur animaux anesthésiés, seront ensuite réalisés à intervalles réguliers (toutes les 2 à 3 semaines) afin de suivre la réponse immunitaire des animaux, c’est-à-dire la production d’anticorps en réaction à l’immunogène. Chaque animal recevra une injection initiale, suivie de trois rappels et de trois injections de boost soit un maximum de sept injections au total. Pour chaque prélèvement, la durée sera très brève (60 secondes par animal).

Impact sur les animaux

Une douleur et/ou une infection au niveau des points d’injections sont susceptibles de survenir : la douleur sera très brève et l’infection peut survenir jusqu’à quelques heures après l’injection. Une douleur légère est possible lors des prélèvements sanguins. Les manipulations peuvent entrainer un stress de certains animaux pendant quelques minutes.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans le projet seront mis à mort à la fin du protocole. La production d’anticorps monoclonaux nécessite en effet de prélever la rate des animaux immunisés.

Remplacement

Il existe aujourd’hui des méthodes de laboratoire pour produire des anticorps sans utiliser d’animaux. Ces techniques permettent de fabriquer des anticorps à partir de grandes banques artificielles, en sélectionnant ceux qui semblent capables de reconnaître une cible donnée. Cependant, ces méthodes ont encore des limites importantes : - D’abord, les anticorps produits en laboratoire de cette façon reconnaissent souvent moins bien leur cible que ceux générés naturellement par le système immunitaire d’un animal. En effet, le système immunitaire d’un animal est capable d’améliorer progressivement ses anticorps après contact avec la cible d’intérêt. Ce processus naturel, très complexe, n’est pas encore reproductible en laboratoire avec la même efficacité. Résultat : les anticorps produits par ces méthodes sont souvent moins bons. - Ensuite, ces anticorps sont souvent incomplets (il ne s’agit que d’un fragment), ce qui peut poser problème pour leur stabilité, leur fonctionnement, ou leur utilisation dans des tests standards. Ils sont aussi plus sensibles aux variations de température, de pH ou de conditions biologiques. Leur performance reste donc largement insuffisante dans des situations réelles, comme par exemple pour détecter un agent pathogène dans un échantillon biologique complexe. Dans ce projet, nous avons besoin d’anticorps très efficaces, capables de détecter précisément certaines cibles infectieuses, y compris à de très faibles concentrations. Pour cela, la méthode la plus fiable reste encore l’immunisation d’un animal. Il est important de souligner que l’utilisation d’animaux est strictement limitée à cette première étape de production. Toutes les étapes suivantes sont réalisées en laboratoire par des techniques entièrement in vitro, maîtrisées et reproductibles, sans recourir aux méthodes anciennes par ascite désormais non autorisées.

Réduction

Chaque production d’anticorps monoclonal sera réalisée avec un nombre restreint d’animaux : 4 souris seront utilisées par immunogène. Ce nombre a été défini à partir de notre expérience dans ce type de protocole et correspond au minimum nécessaire pour garantir un bon taux de réussite. En effet, une réponse immunitaire insuffisante chez un ou plusieurs animaux peut empêcher la production d’anticorps de qualité. Si trop peu d’animaux sont utilisés au départ, ce risque augmente, ce qui pourrait conduire à répéter toute la procédure, longue et contraignante, avec de nouveaux animaux. Cela irait à l’encontre de l’objectif de réduction. Par ailleurs, les étapes amont du projet (sélection des cibles antigéniques, mise au point des protocoles) ont été réalisées en laboratoire à l’aide de méthodes in vitro, ce qui a permis de limiter le recours aux animaux aux seules phases indispensables de production des anticorps. De plus, toutes les étapes après l’immunisation : criblage sélection, caractérisation fonctionnelle et production à grande échelle sont réalisées sans recours aux animaux, grâce à des techniques in vitro parfaitement maîtrisées et éprouvées. Cette stratégie globale garantit que le nombre d’animaux utilisés est strictement limité au minimum nécessaire, tout en assurant la qualité et la fiabilité des anticorps produits.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupes dans des cages collectives, favorisant leurs interactions sociales. Leur environnement sera enrichi avec des abris, des tunnels en carton, du matériel pour construire un nid, et des bâtonnets à ronger. Les procédures susceptibles de causer de la douleur seront réalisées sous anesthésie. Le niveau d’inconfort après l’intervention sera similaire à celui d’une vaccination humaine. Les animaux seront surveillés chaque jour par du personnel qualifié, en charge notamment de détecter rapidement tout signe éventuel de douleur, stress ou malaise. Un ensemble de points limites et de critères d’arrêt est mis en place. Si l’un de ces indicateurs révélait un état anormal, une évaluation précise de l’état général de l’animal sera réalisée, et les interventions nécessaires seront mises en œuvre, conformément aux recommandations vétérinaires.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix largement reconnu pour la production d’anticorps monoclonaux. Elle a été retenue pour sa capacité à induire une réponse immunitaire robuste et reproductible, indispensable pour obtenir des anticorps de haute qualité. Les animaux utilisés seront des souris adultes, car à ce stade le système immunitaire est pleinement mature. Cette maturité est essentielle pour assurer une réponse immunitaire optimale. De plus, les souris sont des petits animaux pour lesquels il est facile d’assurer des conditions de vie stables et contrôlées, et de limiter les situations potentiellement stressantes de par leur environnement, répondant ainsi aux critères éthiques et pratiques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Macaques à longue queue : 180
Souffrances
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▲ -
▲ 180
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Devenir
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 -
 72
 108

Chacun des 180 macaques à longue queue de ce projet peut subir une quarantaine d'anesthésies générales, autant de prélèvements sanguins, une trentaine d'écouvillonnages nasaux, trachéaux et rectaux, quatre ponctions de moelle osseuse, quatre biopsies de ganglions et jusqu'à dix lavages broncho-alvéolaires, le tout classé en souffrance modérée. Une puce de télémétrie est implantée sous la peau, et les animaux exposés au SARS-CoV-2 ou à la grippe passent jusqu'à huit semaines seuls en cage. La modification déposée pour cette version ajoute quatre biopsies de peau, quatre biopsies de muqueuse rectale ou buccale et quatre prélèvements de liquide séminal, pour "avoir accès à plus de compartiments". 108 macaques sont tués pour prélever leurs tissus, les 72 autres gardés comme modèles de réinfection ou comme convalescents, avec une réattribution à d'autres études que le porteur n'exclut pas.

Objectifs

La grippe et le Covid sont des maladies respiratoires causés respectivement par les virus influenza et le SARS-CoV-2. La transmission interhumaine de ces virus se fait principalement par l’excrétion de gouttelettes dans l’air (toux, éternuement, parole, respiration).Les personnes à risque et les stratégies thérapeutiques de ces deux maladies étant assez similaires, nous avons choisi de mener nos recherches à l’intérieur d’un seul projet. Actuellement, aucun traitement spécifique ne permet d’atténuer efficacement et systématiquement les maladies causées par le SARS-CoV-2 ou les virus influenza. De nombreuses personnes notamment les personnes immunodéprimées (personne au système immunitaire fragile) ou âgées sont encore lourdement impactées par la Covid-19 ou la grippe avec des effets secondaires qui demeurent importants. De plus, dans le cas du SARS-CoV-2, l’émergence continuelle de variant d’intérêt (VOC) et l’absence de vaccins efficaces contre l’ensemble de ces variants anciens ou émergents nécessite le développement permanent de nouveaux traitements par immunothérapie. Dans le cas de la grippe, les souches qui circulent en hivers sont différentes d’une année sur l’autre. Cette diversité impose d’ajuster chaque année la composition du vaccin pour y introduire les souches les plus récentes en circulation et qui circuleront aussi probablement dans les mois suivants. De plus, ces virus saisonniers diffèrent en termes d’impact sur la population et de sévérité. Le développement de nouveaux traitements thérapeutiques nous permettrait de mieux faire face à une épidémie de grippe en cas de faible efficacité du vaccin. Dans ce contexte, nous testerons différentes types de traitements comme des anticorps permettant d’améliorer la réponse adaptive ou ciblant directement les virus du SARS-CoV-2 ou les virus grippaux. La mise en place de traitements par immunothérapie efficaces contre ces virus respiratoires pourrait aussi représenter une alternative capable de stimuler la réponse immunitaire en cas de baisse d’efficacité des vaccins (population immunodéprimée, apparition d’une souche génétiquement très éloignée…). Ces traitements sont en phase de développement préclinique et la démonstration d’une efficacité dans notre modèle macaque permettrait une avancé en phase clinique. MODIFICATION : Nous avons effectué des modifications pour pouvoir prélever plus de type d’échantillons différents lors des étude de biodistribution pour avoir accès à plus de compartiments.

Bénéfices attendus

Les molécules thérapeutiques qui auront montré des résultats satisfaisants chez le primate non-humain pourront à court terme être utilisés lors d’essais cliniques chez l’Homme. Elles pourront notamment, à long terme, recevoir une autorisation de mise sur le marché pour être utilisés à grande échelle et ainsi protéger la population mondiale contre les virus respiratoires tels que le SARS-CoV2 ou la grippe.

Procédures

Les différentes interventions dans ce projet sont : - Anesthésie générale (40 fois environ, 30min, tous les groupes) - Traitements avec des molécules thérapeutiques (4 fois environ, 5 minutes, tous les groupes) - Infection par le virus de la grippe ou de la covid (1 fois, 15 minutes, groupes exposés) - Prélèvement de sang (40 fois environ, 5 minutes, tous les groupes). - Prélèvement de moelle osseuse (4 fois environ, 10 minutes, groupes exposés) - Biopsie de ganglions lymphatiques (4 fois environ, 30 minutes, groupes exposés) - Ecouvillonnages nasaux et trachéaux ET RECTAUX (30 fois environ, 2 minutes, tous les groupes) - Lavage broncho-alvéolaire (10 fois environ, 20 minutes, animaux de l’étude pilote) - Prélèvement de LCR (liquide cérébrospinal) (4 fois environ, 20 minutes, animaux de l’étude pilote) - Implantation d’une puce de télémétrie (1 fois, 30 minutes, tous les groupes) - Imagerie in vivo (10 fois environ, 45 minutes, tous les groupes) - Pléthysmographie (mesure de l'ensemble des volumes pulmonaires) (10 fois environ, 10 minutes, groupes exposés) - Hébergement individuel (1 fois, 8 semaines maximum, groupes exposés) - MODIFICATIONS : -Biopsie de peau (4 fois maximum, 30 minutes)-Biopsie de muqueuse rectale ou buccale (4 fois maximum, 20 minutes). -Prélèvement de liquide séminal (4 fois maximum, 20 minutes, animaux de l’étude pilote)

Impact sur les animaux

Dans ce projet, des nuisances ou effets indésirables pourront être observés selon les interventions : Nuisances liées aux traitements: Réaction locale, démangeaisons/douleur dans les heures/jours suivant le traitement. Nuisances liées à l’infection par le virus influenza ou le SARS-CoV2 : Fatigue, difficultés respiratoires, fièvre, déshydratation, troubles de l’appétit. Ces symptômes se résolvent spontanément dans les deux premières semaines qui suivent l’infection. Les nuisances sont peu attendues chez les animaux traités. Nuisances liées aux anesthésies répétées, prélèvements de sang, moelle osseuse et biopsies : Troubles de l’appétit avec plus ou moins de pertes de poids mineures, anémie transitoire (légère à modérée), hématome au niveau du site du prélèvement, infection cutanée dans les jours qui suivent le prélèvement. Nuisances liées à l’implantation de puces de télémétrie : Réaction locale au site d’incision : gonflement, suintement de la plaie (rare), démangeaisons, durée de 1 à 5 jours. Nuisances liées à l’hébergement individuel : L’hébergement individuel peut entrainer un stress ou de l’ennui.

Devenir

Une partie des animaux sera euthanasiée pour prélever différents tissus et procéder à des analyses (charge virale, lésions pulmonaires…). L’autre partie des animaux sera conservée pour servir de modèle de réinfection ou d’animaux convalescents. Il n’est pas exclu que ces animaux soient réattribués à d’autres études après avis vétérinaire.

Remplacement

L’objectif est d’évaluer la protection induite par différents traitements par immunothérapie contre des virus respiratoires comme le SARS-CoV-2 ou les virus influenza. Ce type d’évaluation nécessite un modèle expérimental proche de l’Homme, permettant d’étudier les différentes composantes des réponses immunitaires (humorales, cellulaires) et les changements induits suite au traitement et à l’infection virale. A ce jour, le macaque est le modèle qui représente le mieux ces infections respiratoires chez l’Homme. Du fait de sa proximité génétique avec l’Homme, les cibles des immunothérapies sont aussi exprimées chez le macaque, et pas nécessairement dans le modèle des petits animaux. Toutefois, les traitements par immunothérapie évalués ont été préalablement testés in vitro et dans un modèle de petits animaux avant d’être testés chez le PNH.

Réduction

Les études pilotes de distribution et persistance du traitementse font sur 2 animaux et nous permettent de sélectionner les traitements par immunothérapie les plus pertinents, la dose et la voie d’administration. Nous maitrisons les modèles de grippe et de SARS-CoV-2, cette expérience nous permets d’utiliser des contrôles historiques dans les études d’efficacité ce qui nous permet de réduire le nombre d’animaux contrôles tout en permettant une analyse statistique robuste. Le nombre d’animaux dans chaque groupe est réduit au minimum nécessaire à une analyse statistique des résultats par des tests non paramétriques adaptés aux petits échantillons.

Raffinement

L’ensemble des interventions et les prélèvements seront réalisés regroupés au maximum et sous anesthésie générale des animaux. Une diversification de l’alimentation et complémentation de celle-ci pourra être instaurée en cas d’une baisse de l’alimentation due à des anesthésies répétées Les prélèvements de sang, moelle osseuse et les biopsies pouvant entrainer une réaction locale, un traitement symptomatique pourra être appliquée par une désinfection et une analgésie locale. L’implantation de puce permettant un suivi régulier de la température peut induire une réaction tel qu’un gonflement et un suintement de la plaie. Un signalement au vétérinaire sera effectué qui pourra appliquer un traitement symptomatique comme une désinfection et une analgésie locale. L’administration des traitements pouvant entrainer une réaction locale comme des démangeaisons et douleurs, une désinfection et une analgésie locale pourront être appliquées sur décision du vétérinaire. L’exposition aux virus influenza et SARS-CoV2 peut conduire à l’apparition de difficultés respiratoires, fièvre, dysorexie, déshydratation et fatigue. Si apparition de ces symptômes, un signalement au vétérinaire sera réalisé.. Une grille de score sera utilisée pour le suivi de l’infection chez l’animal. Les modèles d’infection par le SARS-CoV2 ou par les virus grippaux chez le macaque sont déjà mis au point dans notre département. Des grilles de score avec des points limites ont déjà été établis et utilisés au sein de notre département lors de différentes infections avec ces virus. L’hébergement se fera en groupe pour les études pilotes. Pour les études d’efficacités, les animaux seront mis en individuel pour la période d’adaptation avant l’exposition virale. Suite à l’exposition et une fois la production virale terminée, ils seront remis en groupe. Cet hébergement individuel pourrait entrainer un stress qui sera compensé par un programme défini par la cellule « bien-être animal » de l’établissement pour l’enrichissement de leur milieu de vie. Cet hébergement individuel est nécessaire pour l’évaluation de certains paramètres biologiques notamment la température corporelle et pour limiter la surexposition virale.

Choix des espèces

Les modèles de petits animaux comme la souris ne sont pas un hôte naturel du SARS-CoV-2 et des virus influenza et leur le système immunitaire est très différent de celui de l’humain. Toutefois, la majorité des candidats sont déjà testés dans un modèle petit animal ou in vitro avant d’être testés chez le macaque PNH. Le macaque a été choisi comme modèle animal, car il présente une réponse immunitaire et physiopathologique semblable à celle de l’humain pour la plupart des infections respiratoires similaires. A ce jour, a été mis au point un modèle d’infection efficace des macaques cynomolgus par voie respiratoire. Les macaques sont d’excellents modèles pour reproduire la forme non sévère des maladies COVID19 et grippes, ils sont donc pertinents pour tester des molécules thérapeutiques. Ces espèces représentent le modèle le plus pertinent réunissant les éléments nécessaires à l’évaluation de traitements par immunothérapie contre les virus respiratoires : la réponse immunitaire et la réponse aux traitements sont similaires à celles de l’humain, et les techniques et outils d’exploration de la réponse immunitaire est maitrisés chez ces espèces contrairement à d’autres modèles d’infections respiratoires comme le furet. La grippe et le Covid infectant des personnes de tout âge en clinique, nous pouvons réaliser les procédures sur des animaux ayant un panel d’âge étendu. Cependant, les nouveau-nés n’ayant pas un système immunitaire complètement développé, nous nous focaliserons sur des animaux sevrés et ayant un système immunitaire mature, donc au minimum 2 ans. Enfin, les traitements candidats pourront être évalués chez des adultes lors des essais cliniques donc il est plus pertinent d’utiliser des animaux ayant un système immunitaire similaire.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
    • Troubles immunitaires
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 100
▲ -
Devenir
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 -
 -
 100

Rasées sur le dos, puis enduites chaque jour pendant cinq jours d'une crème qui provoque rougeurs, épaississement de la peau et desquamation, 100 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de la peau et des organes. Vingt d'entre elles sont gavées trois jours de suite, quarante reçoivent des injections quotidiennes d'un anticorps ciblant la molécule CD146 ou d'un placebo. Le projet cherche à savoir si cette molécule intervient dans le psoriasis et si la bloquer soulage la maladie, ainsi que l'athérosclérose qui l'accompagne souvent. Le porteur cite des études cliniques déjà menées sur des patients psoriasiques, les juge descriptives, et affirme qu'il n'existe "aucune alternative à l'animal" pour étudier cette maladie.

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de la molécule d'adhésion cellulaire CD146 également appelée MCAM (Melanoma Cell Adhesion Molecule) dans la physiopathologie du psoriasis et à évaluer cette molécule comme cible thérapeutique dans le psoriasis et une comorbidité associée au psoriasis, l'athérosclérose.

Bénéfices attendus

Plusieurs études cliniques portant sur des patients psoriasiques ont été menées antérieurement pour évaluer les niveaux d’expression de la molécule d'adhésion cellulaire CD146/MCAM sur des biopsies de peau, quantifier les concentrations de sa forme soluble dans le sang ou pour étudier les différentes sous-populations leucocytaires exprimant ce marqueur cellulaire dans le sang. Cependant, ces études restent descriptives et ne permettent pas d’évaluer le rôle du CD146 global, du CD146 endothélial ou du CD146 exprimé par certaines cellules du système immunitaire sécrétrices de la cytokine proinflammatoire interleukine 17 dans la pathogenèse du psoriasis. Contrairement à notre projet qui compare des souris mutées ou non pour CD146, ces études ne permettent pas d’étudier les voies de signalisation régulées par CD146. De plus, ces études cliniques n’ont pas évalué l’effet de thérapies ciblant CD146. Ainsi, ce projet permettra d'identifier des mécanismes moléculaires régulés par CD146 dans la pathogenèse du psoriasis. Il permettra aussi d'évaluer dans un modèle murin le bénéfice thérapeutique d'anticorps monoclonaux ciblant CD146 pour traiter le psoriasis et une comorbidité associée au psoriasis, l'athérosclérose.

Procédures

Tous les animaux du projet seront rasés une fois sur le dos (2 minutes par souris). Ils recevront un traitement sous la forme d'une application quotidienne de crème sur le dos pendant 5 jours (30 secondes par application). 20 souris seront gavées avec une solution diluée dans de l'huile de maïs une fois par jour pendant 3 jours (30 secondes par gavage). 40 souris recevront des injections quotidiennes d'un traitement ciblant CD146 ou un placebo pendant 5 jours (30 secondes par injection). Un prélèvement sanguin sera effectué sur toutes les souris (30 secondes par prélèvement).

Impact sur les animaux

20 souris seront gavées une fois par jour pendant 3 jours avec une solution à base d'huile de maïs. Bien que le gavage ne soit pas douloureux, cela pourrait tout de même causer une gêne à l'animal ou un stress du fait de sa répétition et de la contention. Les souris seront rasées sur le dos, ce qui pourrait générer un stress. L'application d'un traitement à base de crème sur la peau des souris pour induire le psoriasis devrait entraîner une inflammation associée à à l'apparition de rougeurs, un épaississement de la peau et une desquamation en plaques. Ce traitement peut entraîner une déshydratation et une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure pour pouvoir évaluer les conséquences physiopathologiques par de l'histologie, l’étude de l'expression protéique et génétique des marqueurs de dommages tissulaires et inflammation à partir des organes et des tissus d'intérêt.

Remplacement

Nous étudions l'implication de la molécule d'adhésion cellulaire CD146, également appelée MCAM (Melanoma Cell Adhesion Molecule) dans la pathogenèse du psoriasis. Cette pathologie autoimmune implique différents types cellulaires (kératinocytes, fibroblastes, cellules endothéliales, cellules du système immunitaire), avec de nombreuses interactions biochimiques et cellulaires. Malheureusement, il est impossible de reproduire un système aussi complexe dans un modèle in vitro, le recours à l'animal est donc nécessaire. A ce jour, dans la littérature, il n’existe aucune alternative à l’animal pour étudier cette maladie.

Réduction

Afin de réduire le nombre de souris nécessaires pour générer les effectifs de chaque groupe utilisé dans les procédures expérimentales, nous utiliserons des souris issues d'accouplements homozygotes et nous utiliserons aussi bien des mâles que des femelles, le psoriasis touchant chez l'humain autant les hommes que les femmes. En l'absence de toute étude antérieure sur le rôle de la molécule d'adhésion cellulaire CD146 dans le psoriasis chez la souris, nous évaluerons son implication dans cette pathologie en comparant des groupes de 10 souris entre eux, effectif minimal déterminé par une approche statistique pour mettre en évidence de potentielles différences significatives.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 10 jours sera observée après l’arrivée des animaux issus des établissements d'élevage. Les souris seront observées avant d’initier le protocole et les animaux présentant des symptômes type infection seront écartés des protocoles. Le protocole sera arrêté si l’animal présente des difficultés à respirer (visualisées par une augmentation des rythmes cardiaque et respiratoire répercutée au niveau des flancs de l’animal), si l’animal est prostré ou en retrait, si ses poils sont hérissés. Les animaux seront pesés une fois par jour et observés deux fois par jour pour prévenir tout risque de déshydratation liée à leur traitement. Les animaux seront hébergés en groupe avec un enrichissement. Les animaux disposeront de nestlets, nids à base de fibres courtes de coton, utilisés comme enrichissement de l ’environnement et matériaux de nidification, ainsi que de tunnels afin de réduire l'ennui et de diminuer le stress en stimulant l'activité et en procurant un sentiment de sécurité à l'animal.

Choix des espèces

Le modèle de souris présente de nombreux avantages pour notre protocole expérimental. Outre sa petite taille et son coût avantageux, la souris permet de générer un grand nombre de descendants très rapidement. Par ailleurs, sa manipulabilité génétique permet d'analyser l'effet de mutations du gène cible sur la pathogenèse du psoriasis. La souris permet également d'évaluer l'effet d'un traitement thérapeutique ciblant une protéine d'adhésion cellulaire potentiellement impliquée dans le psoriasis et une comorbidité associée, l'athérosclérose. Les souris utilisées seront âgées entre 8 et 16 semaines. Un âge compris entre 8 et 16 semaines est couramment utilisé dans la littérature pour ce modèle induit de psoriasis car l'épaississement de l'épiderme, l'érythème et la desquamation sont clairement visibles à cet âge là. De plus, cette tranche d'âge a permis de mettre en évidence dans plusieurs études les effets thérapeutiques chez la souris de différents traitements utilisés pour soigner le psoriasis chez l'homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Rats : 36
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

Trois ou quatre injections et jusqu'à sept prélèvements sanguins sous anesthésie gazeuse par animal : 36 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue pour des analyses post-mortem. Ils reçoivent de fortes doses d'un vecteur viral de thérapie génique, puis une molécule qui détruit une partie des cellules immunitaires de leur foie. Le projet existe précisément parce que ces doses abîment le foie des patients et font perdre aux rats l'expression du gène transféré. Le porteur écrit pourtant que l'injection intraveineuse du vecteur "est connue pour ne provoquer aucun effet indésirable", et ne décrit aucune conséquence de la destruction des cellules hépatiques.

Objectifs

Les virus adéno-associés recombinants (AAVr) sont de petits virus modifiés utilisés comme « véhicules » pour transporter des gènes dans les cellules. Ils servent aujourd’hui dans plusieurs thérapies géniques, notamment pour traiter des maladies de l’œil, du foie, des muscles ou du système nerveux. Sept traitements basés sur ces vecteurs sont déjà disponibles pour les patients. Pour certaines maladies plus complexes, il faut injecter de grandes quantités d’AAVr. Mais à fortes doses, ces traitements peuvent provoquer des effets secondaires, en particulier au niveau du foie, qui peut être endommagé. Notre équipe a mis au point un modèle de rat pour mieux comprendre ce problème. Nous avons injecté de fortes doses d’AAVr contenant un gène fluorescent . Nous avons observé que certains rats perdaient l’expression de ce gène dans leur foie, comme cela se produit parfois chez les patients. On ne sait pas encore si cette perte vient d’une toxicité directe ou d’une réaction du système immunitaire. L’objectif de notre étude est donc d’analyser le rôle des cellules immunitaires du foie dans cette toxicité. Pour cela, nous utiliserons une molécule (le clodronate) capable d’éliminer certaines de ces cellules. En parallèle, nous testerons des versions « inoffensives » du gène fluorescent pour disposer d’un bon contrôle.

Bénéfices attendus

Le projet devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes responsables de l’immuno hépatotoxicité observée chez les patients après utilisation de fortes doses d’AAVr dans des modèles précliniques. Cette étude pourrait contribuer à mieux comprendre et mieux anticiper l’impact potentiel de l’immunotoxicité du transfert de gènes sur l’efficacité et la sécurité du traitement dans les essais cliniques.

Procédures

24 rats subiront trois injections ainsi que 3 prélèvements sanguins. 12 rats subiront quatre injections et 7 prélèvements sanguins. Des protocoles d'anesthésie et d’analgésie seront mis en place selon la procédure. Les injections et les prélèvements sanguins se dérouleront sous anesthésie gazeuse de courte durée (environ 5 à 10min). L’état général et l’alimentation des animaux seront surveillés quotidiennement par les techniciens animaliers et le vétérinaire.

Impact sur les animaux

Pour les prélèvements sanguins et les injections, les animaux seront sous anesthésiés gazeuse. Les animaux ressentiront au réveil, une légère douleur au point du prélèvement sanguin et au point d’injection , due à la pénétration de l’aiguille. Par ailleurs, l’injection intraveineuse d’un vecteur chez le rongeur est connue pour ne provoquer aucun effet indésirable. Pour l'euthanasie, que ce soit pour la perfusion hépatique terminale ou le prélèvement sanguin terminale au niveau de la veine cave, cela n’engendrera pas de stress ou de douleur pour les animaux, puisque cet examen sera réalisé sous anesthésie générale renforcée par une analgésie ce qui limitera une éventuelle douleur liée au geste invasif.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de la procédure pour des études post-mortem.

Remplacement

L’enjeu majeur des protocoles de thérapie génique développés à l’aide de virus consiste à s’affranchir de la réponse immunitaire anti-vecteur observée chez l’humain. À ce jour, il n’est pas possible de reproduire in vitro un système immunitaire et encore moins de le combiner avec des cellules d’autres organes (également transduits par le vecteur de thérapie génique). Le modèle animal demeure donc incontournable. Pour ce protocole précis, nous avons choisi un modèle de rat , car c’est le seul modèle de petit animal, qui développe une réponse immunitaire contre le virus et une immunotoxicité vis-à-vis du virus similaire à celle observée chez l’humain.

Réduction

Chez l’homme, l’apparition d’une réponse immune dirigée contre le vecteur de thérapie génique ainsi que son intensité varient d’un individu à l’autre. Cette variabilité a également été observée dans une étude précédente réalisée au laboratoire où environ 60% des rats injectés développent une réponse immunitaire. Le nombre d’animaux par groupe 6 est donc basé sur nos expériences précédentes lors desquelles nous avons pu obtenir des résultats cohérents et reproductibles dans des groupes de cette taille, pour les analyses qui seront réalisées ici (biodistribution du vecteur, analyses biochimiques et analyses histologiques). Cela semble être un nombre minimal qui permette d’assurer la robustesse des résultats sans qu’il soit excessif en termes d’animaux à inclure. Afin d’obtenir des résultats statistiquement interprétables, le nombre d’animaux par groupe devra être porté à au moins 6.

Raffinement

Toutes les interventions sur animaux se feront sous anesthésie générale et locale renforcée si nécessaire par des compléments analgésiques appropriés, pour réduire la contrainte imposée aux animaux. Le bien-être animal passera également par : 1) de bonnes conditions d'hébergement selon la réglementation en vigueur (animaux hébergés à plusieurs par cage, dans la limite réglementaire ; accès à la nourriture et à l’eau ad libitum) avec un enrichissement du milieu (mise à disposition d’éléments d'enrichissement comme des carrés de coton, des tunnels en carton, des sizzle dry (papier) et des morceaux de bois) 2) un suivi régulier des animaux (observations quotidiennes, pesées régulières, analyse du comportement) 3) l'instauration de points limites pertinents et la mise en place de mesures adaptées si nécessaire (anesthésies, traitements analgésiques ou autre, ou euthanasie si pas d'autre alternative). 4) Une grille de scoring de la douleur sera mise en place dès que celle-ci s'avère nécessaire afin de pouvoir détecter précocement tout point limite et mettre en place les actions adéquates. 5) la mise en place de mesures adaptées en fonction des interventions éventuelles (anesthésie et analgésie si nécessaire).

Choix des espèces

Dans la majorité des études de thérapie génique ou d'immunologie, une espèce mammifère est requise pour avoir une pertinence clinique. Récemment, nous avons développé un modèle de rat dans lequel nous observons une réponse cellulaire et de l’hépatotoxicité après injection de fortes doses de vecteur. Ce modèle semble reproduire les effets secondaires observés chez l’homme dans les essais cliniques après injection à forte dose. L'utilisation du rat est donc justifiée par la preuve de concept de modélisation de la réponse immune et de l’hépatotoxicité. De plus, l’utilisation du modèle rat permet de constituer des groupes suffisamment larges pour effectuer des analyses statistiques. Les rats seront injectés entre 7 et 8 semaines, à l’âge adulte afin d’avoir un système immunitaire mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 2064
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2 064 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une réaction allergique leur est provoquée, avec une inflammation locale ou généralisée, un inconfort respiratoire transitoire et une baisse de la température corporelle mesurée trente minutes après chaque administration d'antigène, puis elles reçoivent des substances une à deux fois par semaine pendant cinq à huit semaines et subissent deux à trois prélèvements sanguins. La mise à mort sert à prélever poumons, intestin, peau et ganglions, le porteur indiquant que ces analyses ne peuvent pas être faites sur des animaux vivants. L'objet reste l'optimisation d'une molécule immunomodulatrice, dont il compare plusieurs versions pour la rendre "plus facile à produire", tout en affirmant qu'aucune alternative au modèle murin n'est disponible et que la souris demeure "incontournable".

Objectifs

Ce projet a pour but de mieux comprendre et d’optimiser une approche innovante pour traiter les allergies. Il repose sur trois grands axes : 1.Observer comment une molécule testée agit sur certaines cellules du système immunitaire, en particulier celles qui fabriquent les anticorps. 2.Vérifier si cette approche pourrait prévenir ou soulager les différents allergies, en l’essayant dans différents modèles d’allergie chez la souris. 3.Améliorer cette stratégie en comparant plusieurs versions de la molécule, pour la rendre plus efficace, mieux tolérée, plus stable dans le temps et plus facile à produire.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour but d’explorer une approche immunomodulatrice innovante dans un contexte allergique, et de caractériser de manière approfondie les mécanismes immunitaires sous-jacents, afin de mieux comprendre leur implication dans l’efficacité thérapeutique. Ces pathologies, en forte augmentation dans les pays industrialisés, touchent aujourd’hui jusqu’à 30 à 40 pourcents de la population mondiale et représentent un fardeau important en termes de santé publique et de coût socio-économique (arrêts de travail, baisse de qualité de vie, consommation de soins). En étudiant les effets immunologiques de cette approche, notamment sur la production d’anticorps et la régulation de la réponse immunitaire, ce projet a pour objectif d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques, plus efficaces, mieux tolérées et adaptées aux besoins des patients allergiques. Les retombées attendues concernent principalement la santé humaine, avec un potentiel impact à long terme sur la prévention et la prise en charge des maladies allergiques. Ce projet contribue également à une meilleure compréhension des mécanismes de régulation immunitaire, ce qui pourrait bénéficier à d’autres pathologies inflammatoires ou auto-immunes.

Procédures

Les animaux seront soumis à différentes interventions non chirurgicales, réparties sur plusieurs semaines selon le modèle expérimental. Celles-ci incluent des administrations de substances (1 à 2 fois par semaine, quelques minutes, sur une période totale de 5 à 8 semaines, sur animaux vigiles ou sous anesthésie courte), la mesure des paramètres respiratoires (1 fois pendant le projet, environ 20 minutes, sur animaux vigiles avec contention douce) et des prélèvements sanguins (2 à 3 fois par animal sur l’ensemble du protocole, environ 5 minutes, sur animaux vigiles).

Impact sur les animaux

L’induction d’une réaction allergique chez les souris peut provoquer une réponse inflammatoire locale ou généralisée, pouvant entraîner une gêne physique passagère, ainsi qu’un état temporaire de mal-être. Selon le modèle allergique utilisé, cette réaction peut également s’accompagner d’un inconfort respiratoire transitoire. Par ailleurs, cette phase d’induction est susceptible de provoquer une baisse modérée de la température corporelle (stress thermique), nécessitant une surveillance spécifique. Les nuisances attendues incluent le stress lié à la contention temporaire nécessaire pour les injections et administrations, ainsi qu’à la réalisation de mesures de paramètres respiratoires. Ces manipulations peuvent entraîner un inconfort transitoire, sans conséquences durables pour les animaux. Les prélèvements sanguins répétés, indispensables pour le suivi de la réponse immunitaire, peuvent occasionner une douleur brève ainsi qu’un risque localisé d’irritation ou d’hématome. La contention temporaire nécessaire à ces procédures est également susceptible de générer un stress ponctuel, en raison de la restriction de mouvement qu’elle implique.

Devenir

À l’issue des différentes procédures expérimentales, les animaux seront euthanasiés afin de permettre la récupération des tissus nécessaires aux analyses scientifiques. Cette étape est indispensable pour atteindre les objectifs du projet, qui nécessitent l’étude fine des organes impliqués dans les réponses allergiques (poumons, intestin, peau, ganglions, etc.). Les prélèvements post-mortem permettent de réaliser des analyses de type histologique, immunologique, transcriptomique ou moléculaire, qui ne peuvent pas être effectuées sur des animaux vivants sans entraîner une souffrance importante ou des biais expérimentaux. L’euthanasie est donc justifiée scientifiquement et a été retenue comme la seule solution éthique permettant d’obtenir des résultats fiables tout en respectant le bien-être animal.

Remplacement

La souris est un modèle valide en immunologie et particulièrement dans les études visant à mieux décrire les mécanismes modulant la réponse immunitaire. Aucune alternative à l'utilisation d'un modèle murin n'est disponible pour cette recherche. Avant d’avoir recours à l’expérimentation animale, des approches alternatives ont été utilisées en amont du projet, notamment des cultures cellulaires et des tests de stimulation in vitro pour étudier certaines voies de signalisation. Ces modèles ont permis de mieux cibler les conditions expérimentales, de réduire le nombre d’animaux nécessaires et d’optimiser les doses utilisées. Toutefois, ces approches ne permettent pas d’évaluer l’efficacité globale d’une immunothérapie ou l’impact d’une modulation immunitaire dans le cadre d’une pathologie systémique comme l’allergie. La souris a donc été retenue comme modèle, en raison de sa pertinence en immunologie et de la disponibilité de lignées transgéniques bien caractérisées, qui permettent une exploration fine des mécanismes impliqués. Ainsi, malgré les efforts de remplacement mis en œuvre, l’utilisation d’un modèle murin reste à ce jour incontournable pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet.

Réduction

Dans le cadre de ce projet, un total de 2064 souris est prévu sur une durée de 5 ans. Ce nombre représente le minimum nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques, tout en respectant le principe de réduction inscrit dans la règle des 3R. Le nombre d’animaux par groupe expérimentale a été défini à partir de calculs de puissance statistique, en se basant sur les données issues de nos travaux antérieurs, afin de garantir une puissance suffisante pour détecter des différences biologiquement significatives. Pour limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, plusieurs mesures de réduction ont été mises en œuvre : Optimisation des protocoles expérimentaux à partir de données issues de cultures cellulaires et d’études préliminaires in vitro. Planification raisonnée des groupes expérimentaux, en tenant compte à la fois de l’objectif scientifique et des contraintes de stabulation. L’ensemble de ces stratégies permet de réduire au strict nécessaire le nombre d’animaux impliqués, sans compromettre la validité scientifique des résultats attendus.

Raffinement

Des mesures spécifiques sont appliquées à chaque étape du protocole pour réduire douleur, stress et souffrance. Une surveillance clinique quotidienne est effectuée, incluant l’observation du comportement dans l’environnement habituel afin de détecter précocement tout signe de mal-être. Lors de la phase d’induction allergique, une chute de température corporelle pouvant survenir (stress thermique), une mesure systématique est réalisée 30 minutes après l’administration de l’antigène. Un suivi clinique quotidien est effectué. Des critères d’arrêt stricts sont définis. Les prélèvements sanguins répétés sont réalisés à l’aide de techniques peu invasives, et la contention est brève et maîtrisée afin de minimiser la gêne. Les animaux sont hébergés en groupe dans des portoirs ventilés, à température et hygrométrie contrôlées, avec accès ad libitum à l’eau et à la nourriture, et un cycle lumineux de 12 heures par jour. L'environnement est enrichi. L’ensemble de ces mesures vise à réduire au strict minimum les contraintes imposées aux animaux, en garantissant leur bien-être tout en assurant la fiabilité et la qualité des données expérimentales. Les procédures peuvent générer un inconfort passager lié à la contention ou aux manipulations, sans effets durables. Toutes les interventions seront réalisées par du personnel expérimenté, dans des conditions visant à limiter le stress et à préserver le bien-être des animaux.

Choix des espèces

L’utilisation de la souris dans ce projet se justifie par son statut de modèle validé en immunologie, particulièrement adapté aux études portant sur les mécanismes de régulation du système immunitaire et le développement de nouvelles stratégies d’immunothérapie. La souris offre une excellente reproductibilité des résultats, grâce à sa standardisation génétique, à la disponibilité d’outils immunologiques spécifiques, et à l’existence de nombreux modèles expérimentaux bien caractérisés. Les animaux seront utilisés à un stade adulte jeune, entre 6 et 8 semaines d’âge. Ce choix correspond à un stade de développement où le système immunitaire est pleinement mature, ce qui est essentiel pour étudier les réponses immunitaires induites dans le cadre du projet.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 54
Souffrances
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Les souris utilisées sont porteuses d'une modification génétique qui leur fait produire une chaîne lourde d'immunoglobuline se déposant dans leurs reins. 54 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour l'examen anatomopathologique de leurs reins. Elles subissent deux séjours de quatre heures en cage métabolique, des prélèvements sanguins réguliers sous anesthésie, un gavage hebdomadaire pendant huit semaines et une injection intraveineuse. Le porteur qualifie le phénotype de non dommageable et affirme n'avoir constaté ni souffrance ni insuffisance rénale, tout en cherchant à croiser cette lignée avec une autre pour aggraver les dépôts et rapprocher le modèle de la maladie humaine.

Objectifs

Nous développons depuis de nombreuses années des modèles murins transgéniques permettant l'étude d'un groupe de pathologies, les maladies de dépôt d'immunoglobulines monoclonales, qui viennent gravement compliquer des maladies hématologiques tel que le myélome multiple. Le pronostic vital des patients est souvent engagé. Ces maladies se caractérisent par le dépôt dans divers organes de tout ou partie d'un anticorps qui est produit en excés lors d'une prolifération plasmocytaire monoclonale. Nous disposons depuis quelques années au laboratoire de 2 modèles murins reproduisant en partie l'une de ces maladies, la maladie de dépôt de chaînes lourdes d'immunoglobuline monoclonale. L'une de ces lignées a déjà fait l'objet d'une publication dans le journal de référence dans le domaine de l'hématologie. Ce modèle ne reproduit qu'en partie les lésions rénales de la maladie, nous avons notamment noté l'absence de glomérulosclérose nodulaire rénale qui est constante chez les patients, et l'absence d'insuffisance rénale. Dans le but d'obtenir un phénotype qui se rapproche d'avantage de la maladie humaine,nous désirons dans un premier temps croiser cette lignée avec une lignée déjà présente au laboratoire et exprimant un oncogène humain. Ce modèle présente un phénotype de prolifération plasmocytaire, ce qui nous permettrait d'augmenter le nombre de plasmocytes dans notre modèle et donc la quantité de chaîne lourde pathogène produite. Une fois ce premier objectif atteint, la finalité de cette partie du projet est de tester une molécule thérapeutique déjà utilisée en clinique humaine dans d'autres pathologies, et qui permettrait d'éliminer les dépôts d'immunoglobulines des reins de nos animaux. Nous avons créé un deuxième modèle afin de mieux comprendre les mécanismes de toxité des chaînes lourdes. Ce modèle a déjà fait l'objet d'une autorisation de projet qui c'est achevé en juin 2025, qui nous a permis de caractériser ce modèle sur le plan immunologique, mais pas au niveau rénal. Ce modèle nous permet de mimer les mécanismes précoces de la maladie et d'évaluer la toxité des chaînes lourdes d'immunoglobulines. Ce modèle est inductible, nous devons traiter les animaux avec du tamoxifène pour induire la maladie.

Bénéfices attendus

Aucun traitement éliminant spécifiquement les dépôts d'immunoglobulines n'est actuellement disponible pour les patients. Bien qu’imparfait, nos modèles sont les seuls permettant de reproduire les phases précoces de la maladie. D'une part, le premier modèle nous a déjà permis d’élucider une partie des mécanismes physiopathologiques de l’apparition de la maladie in vivo, et d’étudier la toxicité des chaînes lourdes sur le rein. Il nous a aussi permis de commencer à faire des tests thérapeutiques. Ces résultats ont obtenu un accueil très enthousiaste de la part de la communauté scientifique. Ce nouveau projet vise à la fois à à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques de la maladie et à tester un potentiel nouveau traitement qui pourrait permettre l'amélioration rapide de la fonction rénale des patients. Les résultats de cette étude seront publiés et accessibles à la communauté scientifique et médicale.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvements urinaires dans des cages dédiées sur une courte période (4H) pour analyser la fonction rénale (2 prélèvements, en début et en fin d'expérience), à des prélèvements de sang réguliers sous anesthésie pour suivre plusieurs paramètres biochimiques, à l'administration par gavage d'un médicament (1 fois par semaine pendant 8 semaines) sur animal vigile et enfin à l'injection par voie intra-veineuse d'un autre médicament.

Impact sur les animaux

En ce qui concerne la procédure 1, à ce jour, nous n’avons pas constaté d’insuffisance rénale symptomatique et/ou de souffrance et/ou de mortalité chez nos animaux en dépit des dépôts de chaîne lourde d'immunoglobuline, même sur des animaux âgés. La lignée Bcl2 conservée à l'animalerie ne développe pas de tumeurs, donc nous ne nous attendons pas à un phénotype dommageable chez nos animaux. Les injections intraveineuses, les prélèvements sanguins et les prélèvements urinaires en cage métabolique sont des interventions de classe légère qui seront réalisées par du personnel qualifié et expérimenté. Idem pour la procédure 2, les animaux possèdent un phénotype non dommageable et toutes les interventions (injections intrapéritonéales, prélèvements sanguins et prélèvements urinaires en cage métabolique), réalisées par du personnel expérimenté, sont des interventions de classe légère.

Devenir

Tous les animaux de chaque procédure seront euthanasiés en fin d'expérimentation afin de réaliser des analyses anatompathologiques sur les reins.

Remplacement

Les modèles cellulaires ne permettent pas de reproduire la complexité de la physiopathologie ces maladies de dépôts. D’autre part, les approches thérapeutiques que nous souhaitons tester ont pour objectif de cibler les dépôts, elles nécessitent de cette façon la totalité de l’organisme dans sa complexité pour pouvoir en étudier l’efficacité.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé en tenant compte de l'état actuel de nos connaissances, et d'autre part par la nécessité d'euthanasier certains animaux pour s'assurer de la présence de lésons rénales avant de poursuivre la procédure 1 (4 animaux, pour tenir compte de la variabilité inter-individu). La valeur statistique de nos résultats sera analysée avec le test non paramétrique de Wilcoxon-Mann-Whitney ce qui nous permet de travailler avec les faibles échantillonnages d'animaux que nous avons prévu dans ce projet (N=10 individus/lot selon la procédure) . Ce test a été utilisé dans nos études précédentes sur des échantillonages d'animaux identiques ce qui nous a permis de valider de façon robuste nos résultats.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être et la règlementation (contrôle de la température et de l’hygrométrie de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement, change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux (anesthésie et antalgique en cas de douleur). Les souris seront surveillées quotidiennement par du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluations et points limites) sera strictement respecté, et effectué régulièrement en concertation avec l'équipe de zootechnie.

Choix des espèces

Ce type de pathologie, avec en particulier une atteinte rénale, a déjà été reproduit avec succés chez la souris. Les études in-vivo chez la souris permettent de mieux évaluer le potentiel thérapeutique des molécules, même si elles ne préfigurent pas des résultats qui seront obtenus chez l'humain. Les animaux seront utilisés à partir de 6 mois en fonction de la vitesse d'apparition des dépôts et des lésions associées qui sont des mécanismes relativement long.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 616
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616 souris se répartissent en quatre groupes selon ce qu'elles subissent : 136 reçoivent deux injections d'air sous la peau, 208 sont infectées par voie orale après cinq jours d'antibiotiques, 160 sont infectées par inhalation sous anesthésie profonde, et 112 développent une inflammation intestinale provoquée par un produit ajouté à leur eau de boisson. Toutes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et toutes sont tuées à l'issue, un prélèvement sanguin terminal précédant le retrait des poumons et des intestins. Le porteur décrit pour les dernières des selles molles ou sanglantes après cinq à sept jours de traitement, une perte de poids et une baisse d'activité. L'objet est de vérifier si une protéine identifiée in vitro joue le même rôle dans un organisme vivant, le porteur affirmant que le recours à un "organisme entier" reste "indispensable" pour cette question.

Objectifs

Le système immunitaire possède un premier niveau de défense, appelé immunité innée, qui réagit très rapidement lorsqu’un microbe entre dans le corps. Ce système reconnaît certains éléments typiques des microbes (comme ceux produits par les bactéries) et déclenche une réaction de protection, souvent sous forme d’inflammation, pour limiter l’infection. Certaines substances produites uniquement par les bactéries jouent un rôle important dans cette réaction. Pour qu’elles soient détectées par les cellules du corps, elles doivent d’abord entrer à l’intérieur de celles-ci. Notre équipe a récemment identifié une protéine qui pourrait agir comme une porte d’entrée, permettant à ces substances de pénétrer dans les cellules. Ce rôle a déjà été observé lors d’expériences en laboratoire. L’objectif de ce projet est maintenant de vérifier si cette « porte d’entrée » joue le même rôle dans un organisme entier, dans différents contextes d’inflammation. Pour cela, nous utiliserons d’abord un modèle d’inflammation localisée sous la peau, afin de mieux comprendre comment cette réponse se met en place. Nous étudierons ensuite la réaction inflammatoire dans les poumons, un organe souvent exposé aux bactéries, notamment dans des maladies comme la mucoviscidose. Enfin, nous nous intéresserons à l’intestin, un environnement naturellement riche en bactéries, pour voir si cette voie est impliquée dans des maladies intestinales chroniques, comme la maladie de Crohn. Là encore, des bactéries spécifiques seront utilisées pour déclencher une inflammation et tester le rôle de la protéine étudiée. En complément, un modèle d’inflammation intestinale chronique sera utilisé pour observer si l’absence de cette protéine aggrave ou au contraire limite l’inflammation intestinale, reproduisant des situations proches de maladies humaines.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines substances produites par des bactéries déclenchent une réaction inflammatoire dans le corps. En identifiant le rôle d’une protéine potentiellement responsable du passage de ces substances à l’intérieur des cellules, le projet permettra de mieux comprendre un mécanisme fondamental de la réponse immunitaire. Les bénéfices attendus sont à la fois scientifiques et médicaux. Sur le plan fondamental, ce travail permettra d’expliquer un processus mal connu, essentiel à la détection des bactéries par le système immunitaire. Sur le plan médical, ce projet pourrait aider à mieux comprendre certaines maladies inflammatoires chroniques (comme la maladie de Crohn) ou certaines infections respiratoires (comme celles observées dans la mucoviscidose), en identifiant de nouvelles cibles potentielles pour réguler l’inflammation. À terme, ces connaissances pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques, visant à limiter une inflammation excessive sans affaiblir la capacité du corps à se défendre contre les microbes.

Procédures

136 animaux recevront deux injections d’air en sous-cutanées ainsi qu’une injection d’un traitement (qui dureront 1 minute) et également une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Toutes ces injections seront réalisées sous anesthésie gazeuse. Au cours du suivi, les animaux seront pesés le lendemain de l’injection d’air et si une diminution de poids de plus de 10% est visible, elles seront pesées quotidiennement pendant la fin de l’expérience (la pesée dure environ 30 secondes). 208 souris seront traitées avec un mélange d’antibiotiques pendant 5 jours. Puis les souris recevront une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Le lendemain, elles seront infectées par voie orale avec une suspension bactérienne (30 secondes). Au cours du suivi, les animaux seront pesés quotidiennement (la pesée dure environ 30 secondes) pendant la durée de l’expérience. 160 souris recevront une injection dans la cavité abdominale (30 secondes). Puis le lendemain, elles recevront une injection afin d’avoir une anesthésie profonde (30 secondes), puis les souris seront infectées par inhalation sous anesthésie (1 minute). Finalement, une inflammation intestinale sera provoquée chez 112 souris en leur administrant un traitement dans l’eau de boisson. Toutes les souris auront un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie.

Impact sur les animaux

Les gestes réalisés dans ce projet peuvent provoquer un stress temporaire ou une douleur légère au point d'injection. Certains traitements peuvent entraîner une réaction du corps qui se manifeste par une fièvre ou une sensation de mal-être. Pendant les infections bactériennes, les souris pourront ressentir certains effets liés à l’infection, comme de la fièvre quelques heures après l’exposition, et un état de fatigue ou d’inconfort. Selon la zone touchée, les animaux pourront présenter une irritation dans la gorge et de l’inconfort digestif ou des voies respiratoires. Cela peut entraîner une baisse de l’appétit, une perte de poids et une déshydratation. Lorsque l’inflammation touche l’intestin, les animaux peuvent ressentir de la douleur ou un inconfort digestif, ce qui peut provoquer du stress. On peut alors observer des selles plus molles ou des traces de sang, généralement après 5 à 7 jours de traitement. Cela s’accompagne souvent d’une perte de poids et d’une réduction de l’activité.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet afin de prélever des organes indispensables à l'analyse (poumons, intestins). Cette étape est nécessaire pour obtenir des données biologiques impossibles à collecter in vivo.

Remplacement

Des tests réalisés en laboratoire ont déjà été réalisés et ont permis de confirmer le rôle de la protéine d’intérêt au niveau cellulaire. Cependant, les analyses en dehors d’un organisme ne permettent pas de reproduire la complexité du système immunitaire. L’utilisation d’un organisme entier reste indispensable pour comprendre le rôle de cette protéine.

Réduction

De nombreux paramètres seront étudiés sur chaque animal inclus dans le projet afin de limiter au maximum le nombre de répétitions tout en garantissant la robustesse des résultats. De plus, l’effectif annoncé est le maximal (révisable à la baisse en fonction des premiers résultats), avec des « essais pilotes » déterminants. Le nombre d'animaux est calculé au minimum en fonction des résultats attendus et des tests statistiques qui seront appliqués.

Raffinement

Nous prévoyons les points de raffinement suivants : 1) Habituation des souris à la contention (i.e. la manipulation de souris) (une fois par jour, une semaine avant le début de l’expérience) pour minimiser l'angoisse des souris lors de l'expérience . 2) Anesthésie gazeuse pour chaque acte potentiellement douloureux pour la souris 3) Minimisation de la fréquence de manipulation. 4) Les souris seront surveillées quotidiennement (quand cela est necessaire) et individuellement pendant la durée de l’expérimentation. Leur poids et leur état général sera suivi. Toute souris arrivant à un point limite sera immédiatement retirée de l’étude, anesthésiée sous anesthésie générale gazeuse et euthanasiée. Les doses de traitement et la fréquence d’administration des molécules résultent de plusieurs retours d’expériences bibliographiques.

Choix des espèces

Il est nécessaire d’étudier un système intégré (in vivo, vertébré Mammifère) avec un fonctionnement immunitaire et hormonal reposant sur les mêmes types d’acteurs cellulaires et moléculaires que l’humain. La souris en est un modèle idéal pour l’étude des délétions de gènes comme utilisé dans ce projet. La souris est un modèle très utilisé pour étudier les maladies inflammatoires, que ce soit pulmonaires ou intestinales. Elle présente de nombreux avantages : les chercheurs disposent de nombreux outils adaptés à cette espèce pour mesurer l’inflammation et des modèles expérimentaux déjà bien connus, comme celui de l’inflammation intestinale. De plus, la souris réagit de manière similaire à l’humain pour ce qui concerne certaines réponses immunitaires. Tout cela en fait un modèle particulièrement adapté à ce projet. Les expériences débuteront à l’âge de 6 semaines ce qui correspond à des souris avec un système immunitaire mature.