Cancers
- Alimentation animale
- Autres troubles humains
- Bien-être animal
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
- Maladies des plantes
- Maladies infectieuses
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles cardiaques
- Troubles endocriniens
- Troubles gastrointestinaux
- Troubles immunitaires
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
- Troubles respiratoires
- Troubles sensoriels
- Troubles urogénitaux
Evaluation des effets thérapeutiques des molécules produites par une grenouille chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
219 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour l'analyse de leur sang et de leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. 96 d'entre elles reçoivent des cellules tumorales dans une veine de la queue pour développer un cancer du sang et subissent six prélèvements sanguins à la joue, tandis que 135 sont injectées sous la peau avec du kambo, la sécrétion d'une grenouille amazonienne utilisée dans un rituel chamanique. Le porteur espère à long terme un traitement contre une forme grave de leucémie. À court terme, l'objectif se limite à trouver la dose de kambo qui provoque une réaction sans être dangereuse et à observer comment la sécrétion se répartit dans les organes, le porteur affirmant qu'aucun modèle cellulaire ne permet d'y répondre et que la souris est "indispensable".
Objectifs
Ce projet explore l'utilisation du rituel chamanique, appelé » Kambo » chez les patients atteints d'un cancer du sang très grave. Chez l'Homme, le Kambo consiste à brûler légèrement la peau puis à appliquer des sécrétions d'une grenouille amazonienne sur la brûlure. Dans une étude précédente sur des souris, des effets similaires ont été observés en appliquant le Kambo sur une brûlure ou en l'injectant sous la peau. Cette nouvelle étude, déterminera comment le corps réagit quand le Kambo est injecté sous la peau. De plus, ces expérimentations détermineront comment le Kambo se déplace dans différents organes du corps. Enfin, ce projet déterminera si le kambo peut combattre certains cancers du sang issu de l'Homme. Ces recherches permettront de comprendre les effets du Kambo et à déterminer si le Kambo pourrait être utilisé pour traiter les cancers du sang.
Bénéfices attendus
Le rituel appelé « Kambo » est devenu très populaire ces trente dernières années et est maintenant pratiqué partout dans le monde, bien au-delà de ses origines traditionnelles. Il est donc important d'étudier ses effets sur le corps en utilisant des modèles animaux. Ce projet offrira les avantages suivants : À court terme : • Trouver la bonne dose de Kambo qui provoque une réaction sans être dangereuse. • Voir comment le Kambo se répand dans le corps. • Tester si le Kambo peut combattre certains cancers du sang. Si oui, cela pourrait ouvrir de nouvelles options de traitement. À moyen terme : • Étudier les effets du Kambo sur le corps et évaluer ses risques et bénéfices pour l'Homme. À long terme : • Développer un nouveau traitement pour un type grave de cancer du sang. Ce projet vise à mieux comprendre le Kambo et à l'utiliser de manière sûre et efficace pour traiter certaines maladies
Procédures
Durant l'étude, 96 souris vigiles, chaque semaine subiront des prélèvements de sang au niveau de la joue (6 prélevements sur l'ensemble de la procédure, durée du geste contention comprise : moins d’une minute). 96 souris recevront une injection sous la peau d’un antidouleur (une seule injection par animal, durée du geste contention comprise : moins d’une minute). 96 souris vigiles seront maintenues immobiles dans un dispositif spécial afin de recevoir des cellules tumorales dans une veine de leur queue (durée du geste : moins de deux minutes contention comprise). 135 souris sous anesthésie générale, recevront une injection, dans la peau, de kambo, durée du geste contention comprise: moins d'une minute. 66 souris sous anesthésie générale, recevront une injection, dans la peau, d'une solution neutre, durée du geste contention comprise: moins d'une minute.
Impact sur les animaux
les effets indésirables prévus sonts les suivants: • Les injections vont entraîner du stress et une douleur pour les animaux • Les prélèvements de sang sous la mâchoire vont générer un stress et une légère douleur pour les animaux. • La propagation du cancer dans le sang des souris peut s’accompagner de signe d’inconfort et mal-être animal. Des points limites ont été mis en place afin d’éviter toute souffrance animale.
Devenir
L’ensemble des procédures requiert une mise à mort des animaux du fait que les analyses seront réalisées sur différents tissus (sang, organes).
Remplacement
Les peptides du kambo semblent agir sur les cellules du système immunitaire pour combattre le cancer du sang. Pour étudier leurs effets et leur mécanisme d’action il est nécessaire de se placer dans un environnement où l’ensemble du système immunitaire est fonctionnel. Malheureusement, aucun modèle de cellules ne permet de répondre à cette question, l’utilisation du modèle souris est donc indispensable pour répondre aux questions scientifiques de ce projet.
Réduction
Pour minimiser l'utilisation d'animaux dans nos recherches, nous avons pris deux mesures importantes : d'abord, nous avons calculé le nombre minimum nécessaire pour chaque procédure. Ensuite, nous avons optimisé la collecte de matériel afin d'éviter les répétitions d'expériences, incluant la récupération du sang total, et l'analyse de différents organes tels que la moelle osseuse et la rate.
Raffinement
Pour assurer le bien-être des souris dans nos expériences, nous prenons de nombreuses précautions. Nous utilisons des modèles expérimentaux reconnus et suivons des règles strictes pour éviter toute souffrance inutile. Les personnes qui s'occupent des souris sont qualifiées, expérimentées et veillent à réduire leur stress au maximum. Les souris sont logées dans des cages adaptées, notamment celles avec des systèmes immunitaires affaiblis qui disposent de cages spéciales pour leur protection contre les infections. Pendant les expériences, nous habituons les souris à l'immobilisation pour réduire le stress lors des injections. Nous alternons les sites de prélèvement de sang pour minimiser le stress et favoriser une guérison optimale. Pour les prélèvements de sang en fin d'expérience, réalisés sous anesthésie générale, nous administrons un puissant antidouleur 30 minutes avant. Chaque jour de la semaine, nous surveillons attentivement le bien-être des souris. Si une souris se retrouve isolée à cause de l'agressivité d'une autre, nous lui offrons des abris supplémentaires comme des igloos en carton et des morceaux de bois pour jouer.
Choix des espèces
Ce projet étudie les effets des sécrétions d'une grenouille amazonienne, connues sous le nom de "Kambo". La toxicité et l'impact du Kambo seront évalués sur les organes des souris, notamment le sang, le rein, le foie, le cerveau et la moelle osseuse. Le modèle souris est idéal pour étudier le système immunitaire et son implication dans le développement de certains cancers du sang. En effet, le système immunitaire de la souris est très bien caractérisé et il a un fonctionnement proche de celui de l’Homme. Le modèle murin permet aussi d’étudier différents types de cancers du sang. L'objectif est d'évaluer si le Kambo peut avoir un effet sur ces cellules cancéreuses. Les expériences débuteront lorsque les souris atteindront l'âge adulte (8 semaines) et se termineront au plus tard à 10 mois (signes de vieillissement pouvant induire un biais expérimental).
EU2/2 Évaluation de l’intérêt dans le diagnostic et le suivi thérapeutique d’anticorps radiomarqués dans des modèles murins tumoraux
- Recherche appliquée
- Cancers
- Diagnostic des maladies
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Injectées dans la peau avec des cellules cancéreuses, puis anesthésiées pour recevoir des anticorps radiomarqués par voie intraveineuse, 1 100 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La prise de sang finale se fait dans le thorax, sur animal anesthésié et sans réveil, et les tumeurs peuvent provoquer une perte de poids et des troubles fonctionnels qui figurent parmi les points limites. Il s'agit de mesurer où se fixent des anticorps radioactifs dans l'organisme, pour développer un outil de diagnostic du mélanome par imagerie TEP. Le porteur annonce que tous les animaux seront tués à l'issue de chaque procédure, puis écrit quelques lignes plus loin que les souris saines seront conservées, si possible, pour d'autres manipulations.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’évaluer l’intérêt de l’utilisation des anticorps radiomarqués dans le diagnostic et le suivi de pathologies tumorales, telles que le mélanome. L’arrivée des nouveaux anticorps thérapeutiques sur le marché, tels que les inhibiteurs de checkpoint immunitaire (ICI), notamment les anti-PD-1 et anti-CTLA_4, nécessite de développer de nouveaux outils diagnostiques qui permettront d’identifier les biomarqueurs et ainsi, déterminer le meilleur traitement à employer. En effet, les anticorps, de par leur spécificité, peuvent être utilisés en thérapie et en diagnostic ce qui en fait des candidats prometteurs pour la théragnostic. La variabilité de la réponse des patients à l’immunothérapie, malgré une analyse préalable de leur marqueur sanguin ou de leur biopsie, démontre la nécessité de développer ces outils théragnostiques. Nous proposons de développer et valider des radiotraceurs permettant un diagnostic précoce et un suivi de la réponse thérapeutique par imagerie nucléaire.Des études de biodistribution après administration intraveineuse seront réalisées sur les radiotraceurs d’intérêt afin d'observer la distribution du traceur au sein de l'organisme et dans les sites antigéniques d’intérêt. Les études précliniques se dérouleront en 2 phases : études par imagerie de Tomographie par Emission de Positons (TEP) et études post-mortem sur les organes d’intérêt. Ces études seront réalisées avec l'aide des modèles de cancers pertinents. Face à l’hétérogénéité des cancers et des mécanismes immunitaires, il est nécessaire de travailler sur plusieurs modèles murins pour ce projet. Les procédures décrites dans ce projet seront réalisées dans deux établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Les études précliniques par imagerie TEP et par études post-mortem permettront d’étudier la biodistribution des anticorps thérapeutiques radiomarqués d’intérêt afin d'observer la distribution du traceur au sein de l'organisme et dans les sites antigéniques. Ainsi nous pourrons évaluer l’intérêt de l’utilisation des anticorps radiomarqués dans le diagnostic de pathologies tumorales, telles que le mélanome. Cette étude préclinique permettra de pouvoir évaluer par la suite nos anticorps radiomarqués chez l’homme afin de développer de nouveaux outils diagnostiques qui permettront d’identifier les biomarqueurs et ainsi, déterminer le meilleur traitement à employer.
Procédures
Les animaux seront soumis à une induction des tumeurs par injection intradermique de cellules cancéreuses et à des injections intrapéritonéales de traitement, basé sur des anticorps. Quel que soit le modèle, l’administration du radiotraceur, sous anesthésie à l’isoflurane, par voie intraveineuse. Prélèvement sanguin transthoracique terminal réalisé sur l’animal anesthésié sans réveil. L’établissement des tumeurs avant immunoTEP sera réalisé dans l’EU1. Toutes les sessions d’ImmunoTEP seront réalisés dans l'EU2.
Impact sur les animaux
L’injection d’anticorps radiomarqués n’influera pas sur l’état de l’animal. Les quantités injectées d’anticorps sont à doses traceuses, c’est-à-dire inférieure à la dose nécessaire à un possible effet thérapeutique. Quant au radioélément, il n’influera pas sur l’état de santé de l’animal car les activités administrées restent faibles et il s’agit de radioéléments émetteurs béta+ à usage diagnostic. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Les conditions d’hébergement seront optimisées par ajout d’enrichissement adapté pour assurer le bien-être des animaux. L’induction de modèles tumoraux peut entrainer une perte de poids de l’animal qui sera surveillée et qui fait partie des points limites. De plus, les tumeurs pourraient éventuellement induire des troubles fonctionnels chez l'animal (points limites). Une observation visuelle quotidienne des animaux pour l’apparition des signes de douleurs sera faite par l’expérimentateur et le personnel animalier. Tout animal présentant des signes de souffrance ou de léthargie, décrit dans les points limites des procédures, sera exclu de l’étude et mis à mort.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issu de chaque procédure. La procédure d’étude de biodistribution des anticorps radiomarqués permettra de sélectionner les temps pertinents pour l’étude post mortem. Le protocole sera optimisé afin coïncider l’euthanasie des animaux avec l’étude post mortem. Les animaux malades ne peuvent pas être gardés et l’euthanasie est nécessaire au vu des modèles de maladie induits. Pour les animaux sains, si cela est possible, ils seront conservés pour d’autres manipulations afin de réduire au maximum le nombre d’individus nécessaires.
Remplacement
Une étude préalable in vitro des anticorps radiomarqués a été préalablement effectué pour vérifier l’intérêt des anticorps avant l’injection chez l’animal. Il a été testé la stabilité in vitro, l’affinité et l’immunoréactivité des anticorps radiomarqués sur un modèle cellulaire adapté. Cependant, il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle in vitro capable de prendre en compte la complexité des mécanismes cellulaires sollicités et de considérer en même temps, l’évolution adaptative constante de l’organisme entier au cours du développement de cancers.
Réduction
Une étude complète de la littérature a été effectuée pour ne pas reproduire des expériences. Nous utiliserons des tests statistiques afin de valider nos résultats et limiter le nombre d’expériences. Par ailleurs, le suivi longitudinal des animaux sur 24 à 170h permis par l’imagerie non invasive TEP permet de réduire drastiquement le nombre d’animaux impliqués dans l’études par comparaison avec la méthode plus classique de biodistribution ex vivo qui nécessiterait la mise à mort de lots d’animaux à chaque temps d’observation.
Raffinement
Nous porterons une attention particulière à la souffrance et au stress des animaux ainsi qu’à anticiper l’atteinte des points limites. Le suivi de l’état général des souris sera effectué quotidiennement par le porteur de projet et le personnel. Pour diminuer la souffrance liée au procédures expérimentales et au développement du cancer, un traitement analgésique en locale (lidocaïne). L’angoisse et la souffrance seront évaluées par des observations comportementales. Si un changement chez l’animal traduit un point limite, l’animal sera mis à mort, en accord avec le vétérinaire désigné. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool).
Choix des espèces
L’utilisation de modèles animaux de cancer est incontournable si nous voulons préciser les mécanismes sous- jacents à son développement. L’utilisation de modèles murins déjà établis dans la littérature et décris pour leur pertinence dans ce domaine de la recherche biomédicale est une étape nécessaire pour valider l’efficacité thérapeutique et la tolérance de nouvelles molécules ou thérapies candidates en clinique humaine. Les expériences seront réalisées sur des jeunes adultes (6-16 semaines). Avant le système immunitaire est immature et après il est affaibli, de plus la croissance tumorale n'est pas la même sur des souris jeunes adultes que sur des souris âgées.
Développement de la thermométrie ultrasonore en vue des traitements par ultrasons focalisés à haute intensité des tumeurs cancéreuses
- Recherche appliquée
- Cancers
12 cochons de 40 kg vont être anesthésiés quatre heures durant, l'abdomen ouvert, et tués avant tout réveil. Une sonde à ultrasons est mise en contact direct avec le foie, le pancréas et la rate, puis chauffe les tissus jusqu'à provoquer une nécrose locale, l'objectif étant de valider un thermomètre pour les traitements par ultrasons focalisés. Le porteur qualifie ces traitements d'indolores et situe le risque du côté de l'anesthésie et des troubles du rythme cardiaque. Le développement du dispositif a été mené par simulation informatique, essais in vitro et essai sur cadavre de porc, mais il affirme qu'une vérification in vivo reste "indispensable" parce que la circulation sanguine modifie la température des tissus.
Objectifs
La destruction de tumeur par application d’ultrasons focalisés existe depuis les années 80 et est largement utilisée pour le cancer de la prostate par exemple. Ce projet vise à créer une technique de vérification du traitement par ultrason de haute intensité utilisé pour détruire les tumeurs cancéreuses. Ce traitement fait augmenter la température localement pour tuer les cellules cancéreuses. Cette technique permettra de vérifier que la température est suffisamment élevée dans la zone ciblée pour s’assurer de l’efficacité du traitement.
Bénéfices attendus
En cas de succès, les résultats de ce projet permettront un contrôle sûr du ciblage et de l’avancement d’un traitement des tumeurs par ultrasons et de l’étendu de la zone traitée. Il permettra à moyen terme d’être implémenté sur les traitements déjà réalisés en clinique ou en cours de développement (traitement du cancer de la prostate, des tumeurs pancréatiques ou des métastases hépatiques par exemple). Ainsi, ces traitements pourront être améliorés de manière à éviter les surtraitements, améliorer leur sécurité et à s’assurer en temps réel de la destruction complète de la tumeur. Cela devra permettre une amélioration globale de leur efficacité et d’ouvrir la voie à des traitements de nouvelle génération.
Procédures
Une anesthésie avec une injection dans le muscle de la cuisse de quatre heures aura lieu (45 min de préparation de l’animal, 10 minutes pour l’ouverture de l’abdomen, trois heures pour les positionnements de la sonde, les mesures). Lors de cette anesthésie une chirurgie sera pratiquée : une ouverture de l’abdomen pour mettre la sonde en contact avec des organes (foie, pancréas, rate, ). Ces interventions sont réalisées dans le cadre de procédures sans réveil.
Impact sur les animaux
Au moment de la prémédication, certains porcs sont stressés. Lors des chirurgies, des troubles du rythme cardiaque pourraient être observés à cause d’hémorragie (très peu probable) ou à cause de mauvaises réactions médicamenteuses. Les traitements ultrasonores envisagés dans le pancréas, dans le foie et la rate sont indolores et génèrent une nécrose de coagulation locale mais sans générer de lésion des tissus avoisinants.
Devenir
Les animaux seront mis à mort car les organes seront prélevés pour des tests ex vivo.
Remplacement
Toute la partie développement du système de monitoring de la température a été effectuée grâce à des simulations informatiques et des essais in vitro. Cependant, l’hémodynamique de la perfusion qui n’est pas possible de recréer in vitro ou ex vivo actuellement, a un effet important sur la température des tissus. Il est donc indispensable de vérifier le dispositif in vivo.
Réduction
Un essai sur cadavre de porc a permis d’affiner la stratégie de positionnement de la sonde avant d’avoir recours à des animaux vivants. Il est possible d’effectuer 3 traitements (sites) sur le foie, 1 sur le pancréas et plusieurs sur la rate. Les organes d’intérêt étant le foie et le pancréas (car organes touchés par le cancer), le nombre d’animaux a été déterminé sur la possibilité de lésions de ceux-ci. Ce projet ne nécessite pas d’étude statistique car c’est une preuve de concept. Les dates de réalisation des procédures expérimentales seront décalées dans le temps pour améliorer le dispositif si nécessaire. La procédure sera arrêtée dès que l’objectif sera atteint.
Raffinement
Une analgésie est appliquée en combiné avec l’anesthésie. L’anesthésie est réalisée via un prolongateur ce qui évite d’avoir à effectuer une contention de l’animal. Outre la mise à disposition d’objets à mâchouiller et d’un ballon, les techniciens animaliers disposent d’un temps de jeu, d’échange avec les porcs, leur mettent à disposition des friandises dans la litière pour qu’ils puissent exprimer leur comportement naturel de fouissage. Ils sont régulièrement sortis de leur box pour pouvoir courir dans un plus grand espace de l’animalerie. Lors de l’ouverture de l’abdomen, une combinaison d’anesthésique et d’analgésique sera administrée en intraveineux. Des points limites détaillés et clairs sont définis.
Choix des espèces
La taille du porc permet l’utilisation de dispositif médicaux adapté à l’homme ce qui est le cas ici. Les porcs pèseront 40 kg, ce qui correspond à une taille suffisante par rapport à la taille de la sonde qui est prévue pour l’homme.
Etude de la toxicité et efficacité de la radiothérapie et de la radiorésistance dans les tumeurs cérébrales pédiatriques
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Jusqu'à quinze séances de tests comportementaux par semaine et cinq irradiations du crâne par expérience : 9 143 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Des cellules ou des fragments de tumeurs cérébrales pédiatriques leur sont greffés sous la peau ou injectés directement dans le cerveau sous anesthésie, avec un suivi par imagerie chaque semaine et des mesures de tumeur au pied à coulisse. Le porteur décrit des tests portant sur la capacité d'apprentissage et la mémoire spatiale, sans préciser lesquels sont employés. Il justifie l'emploi de souriceaux de dix jours par le fait que leur cerveau est alors en plein développement, comme celui des jeunes enfants atteints des cancers étudiés.
Objectifs
Les cancers sont la seconde cause de mortalité chez les enfants âgés de 1 à 15 ans dans les pays industrialisés. Parmi eux, les cancers cérébraux sont la deuxième cause de cancers pédiatriques et la cause majeure de mortalité liée au cancer. La radiothérapie est nécessaire et souvent curative pour traiter les tumeurs cérébrales pédiatriques. Cependant, elle est associée à une forte toxicité sur le cerveau en développement entraînant des effets secondaires dramatiques chez les enfants (défauts neurocognitifs sévères, etc). Chez certains patients, la radiothérapie échoue et des récidives tumorales apparaissent suggérant une forme de radiorésistance de ces tumeurs. Chez les très jeunes enfants, le médulloblastome (MB) et les tumeurs rhabdoïdes et tératoïdes atypiques (AT/RT) sont parmi les cancers cérébraux les plus agressifs. En outre, ils sont souvent associés à une rechute et ce malgré d’intensifs traitements classiques associant chirurgie, chimiothérapie et radiothérapie. Ce projet a pour but d’améliorer les connaissances scientifiques en permettant de mieux comprendre les mécanismes de radiorésistance et de toxicité sur le tissu normal. L’objectif est d’identifier de nouvelles cibles ou modalités thérapeutiques afin d’augmenter l’efficacité de la radiothérapie et de diminuer ses effets secondaires indésirables. De plus, l’étude de l’infiltrat des cellules immunitaire c’est-à-dire l’accumulation de cellules du système immunitaire dans les tumeurs permettra d’identifier les meilleurs traitements d’immunothérapie à combiner à la radiothérapie pour améliorer le contrôle de la tumeur.
Bénéfices attendus
L’étude de l’impact de l’irradiation sur la réponse tumorale dans 2 types de cancer pédiatrique permettra de mieux comprendre les mécanismes associés à la rechute et de diminuer les effets secondaires indésirables. Ce projet a pour but d’identifier de nouvelles modalités thérapeutiques telles que la combinaison de traitements d’irradiation avec de l’immunothérapie ou un traitement par thérapie ciblée. La finalité est donc d’améliorer le traitement de ces cancers tout en diminuant les effets délétères. Les bénéfices directs attendus sont de deux ordres, l'un cognitif pour une meilleure compréhension des mécanismes de résistance et de toxicité et le second, d’ordre sociétal en santé humaine avec le potentiel développement de nouvelles thérapies plus efficaces pour soigner des patients atteints de cancers pédiatriques. Les effets indirects attendus en réduisant les effets secondaires indésirables pourront également avoir un effet sociétal en diminuant les handicaps associés et permettant une meilleure intégration des patients dans la société, mais aussi avoir un impact économique en réduisant la nécessité de soins liés aux effets secondaires. La bonne connaissance de nos modèles nous garantira une qualité au niveau de nos expériences ce qui contribuera à l’enrichissement des connaissances à travers la publication de nos résultats dans des journaux scientifiques.
Procédures
Des fragments de tumeurs seront placés soit en sous-cutanée soit en interscapulaire sous anesthésie gazeuse (1 fois par expérience/ 10 minutes/ souris), Des cellules tumorales seront injectées aux animaux vigiles (1 fois au cours de l’expérience/ 2 minutes/souris) ou des fragments de tumeurs seront greffés aux animaux sous anesthésie (1 fois par expérience/ 10 minutes/souris), Les tumeurs de ces animaux seront ensuite irradiées (soit 3 fois/expérience soit 5 fois/expérience, compter entre 2 et 10 minutes/irradiation/animal). Les animaux seront ensuite suivis, et les tumeurs mesurées à l’aide d’un pied à coulisse (1 à 2 fois par semaine/ 1 minutes/souris). Les animaux vigiles recevront un ou plusieurs traitements soit par injection intrapéritonéale, soit par voie orale. (Environ 1 minutes/souris). Des cellules tumorales seront injectées dans le cerveau sous anesthésie gazeuse (1 fois au cours de l’expérience/ 10 minutes/souris) puis suivi à l’imagerie sous anesthésie (1 fois par semaine/ environ 20 minutes/souris). Le cerveau de ces animaux sera ensuite irradié en préservant les bulbes olfoactifs et la gorge (soit 3 fois/expérience soit 5 fois/expérience, compter entre 2 et 10 minutes/irradiation/animal) – acte réalisé sous anesthésie). Afin d'évaluer la capacité d'apprentissage et la mémoire spatiale de ces animaux, des tests de comportement seront réalisés avec au maximum 15 séances/semaines (chaque séance ayant une durée de moins de 10 minutes par animal). Enfin, des animaux anesthésiés seront irradiés au niveau du cerveau en veillant à préserver les bulbes olfactifs (1 irradiation - durée de l'anesthésie environ 10 minutes). Puis pour évaluer la capacité d'apprentissage et la mémoire spatiale de ces animaux, des tests de comportement seront réalisés avec au maximum 15 séances/semaines (chaque séance ayant une durée de 10 minutes par animal).
Impact sur les animaux
Des cellules ou des fragments de tumeurs seront implantées chez des souris. Ces souris développeront des tumeurs et pourront recevoir des traitements tel qu’un protocole d’irradiation, un traitement ciblé et/ou une immunothérapie. Suite à la greffe des cellules ou de fragments de tumeurs, une perte de poids peut être observée jusqu’à environ 4 jours post-greffe. Suite à l’irradiation d’une partie du corps de l’animal, une perte de poids pourrait être observée durant 15 jours post-irradiation. Les nuisances attendues lors des administrations d’agents pharmacologiques sont liées à l’administration en elle-même (douleur légère de courte durée suite aux injections, stress de courte durée lié à la contention de l’animal lors des administrations orales) ainsi qu’à la composition du solvant utilisé . Les nuisances attendues lors des tests comportementaux sont liés au stress provoqué par les modifications apportées à l’environnement des animaux : conditions du test, type d’hébergement, expérimentateur.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Concernant l’étude sur le médulloblastome, nous disposons au laboratoire de nombreux modèles : des progéniteurs neuronaux (= progéniteurs des cellules granulaires (GCP)) dissociés et purifiées à partir de cervelet de souriceaux âgées de 3 à 8 jours, des lignées cellulaires sur lesquelles de nombreux résultats prometteurs in vitro ont déjà pu être obtenus. Des expériences préliminaires in vitro sur cellules tumorales sont toujours réalisées en amont de l’approche in vivo chez la souris afin de ne poursuivre qu’avec les axes de recherche les plus solides. De la même façon, tous les composés de thérapies ciblés seront testés in vitro, seul ou en combinaison à l’irradiation et ne seront testés in vivo que ceux pour lesquels les résultats seront prometteurs. Des travaux sont également en cours en ce moment dans notre laboratoire sur l’obtention d’organoïdes de cervelet à partir de cellules humaines souches induites pluripotentes (iPS) ce qui nous permettra dans l’avenir d’augmenter nos approches in vitro et de remplacer une partie des animaux utilisés à des fins expérimentales . Concernant les traitements d’immunothérapie, ils ne peuvent être testés qu’in vivo du fait de la nécessité d’avoir un système immunitaire complet au sein d’un organisme. Enfin, l’étude de la toxicité des nouveaux traitements ou modalités ne peut s’envisager que sur animal. Nous chercherons en particulier à évaluer l’effet de ces traitements sur le tissu sain par des tests de comportement à plus ou moins long terme qui permettent d’étudier les déficits moteurs ou cognitifs semblables à ceux observés chez les patients après radiothérapie. Aussi, malgré le développement de méthodes alternatives auxquelles le laboratoire a eu recours (cultures in vitro) l’utilisation du modèle souris reste indispensable pour le présent projet.
Réduction
1-Pour minimiser le nombre d’animaux tout en cherchant à répondre aux objectifs scientifiques, nous aurons recours à des études longitudinales avec l’utilisation de l’imagerie du petit animal (suivi du même animal au cours du temps). Des études pilotes pourront être réalisés pour l’administration d’agent pharmacologique en fonction des données déjà publiées ou non. L’utilisation des patient derived xenograft qui sont des fragments de tumeurs obtenus chez des patients fraichement opérés (PDX) et qui sont maintenues sur animaux vivants est mutualisée avec les autres projets au sein de l’équipe ce qui contribue également à la réduction du nombre d’animaux utilisés. Le nombre d’animaux estimé dans ce présent projet est un nombre maximum, mais il sera sans doute réduit. 2- Le nombre d’animaux à utiliser a été défini à l’aide d’outils statistiques
Raffinement
Dès que cela n’implique pas de stress ou de l’angoisse supplémentaire, une méthode d’anesthésie sera utilisée pour réaliser le geste technique nécessaire à l’expérimentation. De plus, des méthodes analgésiques seront appliquées avec l’utilisation d’analgésiants locaux ou généraux pendant l’opération et si besoin post-opératoire. Le réveil de l’animal se fera sous lampe chauffante et sera surveillé par l’expérimentateur. Des méthodes sont mises en place durant la chirurgie pour le bien-être de l’animal avec par exemple l’utilisation d’un coussin chauffant, l’utilisation de vaseline pour éviter le dessèchement des yeux, et en post-opératoire en favorisant l’accès à la nourriture molle en déposant au fond de la cage des cupules d’aliment gélifié. Nous habituerons les animaux quelques jours avant la chirurgie à se nourrir à base de ces cupules d’aliments gélifiés pour diminuer encore le stress et l’angoisse. Lorsque cela est possible scientifiquement, nous choisissons la méthode la moins invasive comme par exemple le choix du site d’implantation en sous cutané pour le maintien des PDX contrairement à un maintien qui aurait également pu être fait en orthotopique. L’injection de cellules dans le cerveau exprimant un marqueur permettra de suivre la croissance tumorale par une méthode non invasive d’imagerie. L’imagerie sera réalisée de 1 à 3 fois par semaine et sous anesthésie. Une procédure d’entrainement du personnel permettra de transmettre les gestes techniques de manière sûre aux nouveaux personnels en diminuant ainsi le stress et l’angoisse chez la souris. Les animaux greffés seront observés régulièrement par l’expérimentateur pour le suivi de la croissance tumorale soit par mesure à l’aide d’un pied à coulisse soit par imagerie en fonction du site d’implantation et pour vérifier leur état général de santé. Une grille de score sera mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux. Dès atteinte d’un point-limite, l’animal sera mis à mort.
Choix des espèces
La souris est le modèle de prédilection pour les expériences menées en recherche en thérapeutique du cancer, en particulier pour sa parenté physiologique avec l’Homme. Ce modèle est utilisé dans de nombreuses études en cancérologie, notamment pour des expériences de greffes ainsi que l’utilisation de lignées murines génétiquement modifiées. De plus, le modèle murin est un modèle de choix puisque les tumeurs spontanées sont rares et la croissance tumorale induite par greffe est relativement rapide. La majorité des animaux seront utilisés au stade adulte soit à 7 semaines Greffées à l’âge adulte, ce modèle de génération de tumeur est communément utilisé et bien maîtrisé (reproductible). La bonne connaissance de nos modèles sur les souris adultes nous ont conduit à réaliser ces expériences sur adultes pour garantir une bonne reproductibilité et donc une réduction du nombre d’animaux à utiliser. Concernant les greffes en sous-cutanés, les tumeurs seraient rapidement trop volumineuses par rapport à la taille de l’animal si nous la réalisions chez le souriceau. Nous utiliserons également des jeunes souriceaux non sevrés à 2 jours et 9 jours pour comparer l’infiltrat immun en fonction du stade de développement. Pour les tests comportementaux, des jeunes souris de 10 jours seront utilisés car à cette période, le cerveau est en plein développement (prolifération des progéniteurs neuronaux) tout comme l’est celui des jeunes enfants atteints des cancers pédiatriques étudiés.
Etude de l’impact d’une protéine dans le développement de modèles de tumeurs des tissus mous inductibles.
- Recherche appliquée
- Cancers
346 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger et modéré, chacune pesée et mesurée trois fois par semaine pendant un protocole qui peut durer trente-deux semaines. À dix jours, les souriceaux reçoivent sous anesthésie une injection intramusculaire dans une patte arrière, qui déclenche une tumeur des tissus mous près de l'articulation. Toutes sont tuées à la fin, celles qui portent la tumeur pour la récolter, celles qui ne conviennent pas au modèle parce qu'elles ne peuvent, écrit le porteur, être ni réutilisées ni replacées, et les dernières pour éviter qu'une tumeur apparaisse tardivement. Le bénéfice annoncé se limite à une meilleure compréhension du rôle d'une protéine, face à des tumeurs laissées croître jusqu'à sept mois dans la patte de souris nées de croisements organisés pour ce modèle.
Objectifs
Les cancers des tissus mous sont des tumeurs malignes très agressives ciblant principalement une population jeune (adolescents et jeunes adultes). Ces tumeurs se développent proche des articulations (genoux) le plus souvent. Le taux de survie à 5 ans est inférieur à 50% et de plus les traitements sont très peu efficaces avec une forte résistance aux chimiothérapies et radiothérapies. C’est pour cela que le développement d’un traitement fonctionnel en fait un enjeu majeur de recherche actuellement. De plus, si la chirurgie reste l’option la plus adoptée lorsque les tumeurs sont résécables, les rechutes et/ou le développement de métastases sont assez récurrentes. L'objectif principal de ce projet est d’étudier le rôle d’une protéine d’intérêt ainsi que son mécanisme d’action sur la croissance tumorale de ces tumeurs en la supprimant ou en la marquant par fluorescence afin de suivre son expression tout au long du développement des tumeurs.
Bénéfices attendus
L'hypothèse de ce travail est que la protéine étudiée joue un rôle dans le développement des cancers des tissus mous. Ceci est basé sur l'évaluation de l'expression de cette protéine ciblée dans les tumeurs de patients atteints de cette maladie. Les travaux présentés dans ce projet permettront une meilleure compréhension du rôle de cette protéine cible sur le développement tumoral de ce type de cancer mais aussi de son mécanisme d’action.
Procédures
Toutes les souris prévues dans le protocole subiront 3 fois par semaine : prises de poids + mesures des tailles des tumeurs (manipulation totale/souris = 3minutes environ) pendant toute la durée du protocole (maximum 32 semaines). Mais aussi une seule injection intra-musculaire, sous anesthésie et anti-douleurs, dans une seule patte arrière (manipulation totale/souris = 10minutes environ) en début de protocole afin d’induire le développement des tumeurs chez les souris.
Impact sur les animaux
Toutes les souris prévues dans le protocole subiront différentes manipulations chaque semaine pouvant engendrer un stress pour des prises de poids et le suivi de la croissance tumorale. Les souris subiront également une injection unique à 10 jours, dans le muscle de la patte, pour induire les tumeurs. Ces nuisances sont diminuées par la mise en place de précautions spécifiques à chaque geste. En particulier, l’injection intramusculaire sera faite sous anesthésie et avec des antidouleurs si nécessaire.
Devenir
Nous effectuerons des croisements spécifiques afin d’obtenir les modèles de souris requis dans ce protocole. Nous garderons celles correspondant à notre modèle d’intérêt, les souris ne pouvant être utilisées dans la suite de l’étude seront mises à mort (souris génétiquement modifiées non réutilisables et non replaçables). Pour la suite du protocole, tous les animaux porteurs de tumeurs seront mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet afin de pouvoir récolter les tumeurs pour des analyses biologiques. Les animaux non porteurs ne pourront pas être réutilisés et devront également être mis à mort afin d'éviter un développement de tumeurs de manière tardive.
Remplacement
Les cancers des tissus mous nous intéressent pour la diversité des cellules qui les composent ainsi que toutes les interactions entre elles = microenvironnement tumoral. Ces éléments sont nécessaires à la compréhension de l’impact de notre protéine d’intérêt. D’après les publications scientifiques, cette diversité n’est pas retrouvée dans les cultures cellulaires (qui contiennent en général un nombre très limité de types cellulaire différents) mais uniquement dans les tumeurs chez la souris où l’on retrouve un microenvironnement tumoral complet avec tous les types cellulaires comme les cellules cancéreuses, les cellules immunitaires, les cellules des tissus touchés par ce type de cancer.
Réduction
Nous testerons d’abord le développent des tumeurs sur un nombre limité de souris divisé en 2 groupes permettant de voir directement si notre protéine est impliquée dans le développement et afin de s’assurer que le modèle se développe comme défini par nos collaborateurs qui utilisent ces lignées de souris. Le nombre de souris par groupe a été défini selon des tests statistiques. Si les résultats sont concluants un seul groupe d’une nouvelle lignée de souris sera utilisé, nous permettant de visualiser la protéine au cours du développement des tumeurs (nous ne regarderons que 3 stades de développement, précoce intermédiaire et tardif). Toutes les souris issues de nos croisements seront utilisées indépendemment du sexe. 2 lots sont prévus lors du test de développement tumoral du modèle mais 1 seul sera utilisé si celui-ci est concluant.
Raffinement
Les souris ont une période d’habituation aux expérimentateurs qui vont suivre le protocole. Les souris seront élevées et hébergées par groupes, avec un milieu enrichi pour améliorer leur bien-être (maison en carton, coton). Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux (pesées, mesure de la croissance tumorale etc.) plusieurs fois par semaine permettra la recherche de tout signe de souffrance. La manipulation des souris à l’âge précoce de 10 jours sera effectuée avec précaution pour limiter le stress de la séparation avec la mère. Des points limites adaptés sont mis en place au-delà desquels, si aucun moyen de correction de la douleur n’a été efficace, les souris sont mises à mort. L’injection et les mesures de croissance tumorale sont réalisées par du personnel qualifié afin de réduire au maximum le temps de manipulation et le stress des animaux avec au besoin anesthésie et anti-douleurs adaptées.
Choix des espèces
La souris sera le modèle dans ce protocole, nous utiliserons des souriceaux mâles et femelles à 10 jours pour induire la formation de tumeurs d’une manière proche à ce type de tumeurs chez l’Homme, puis nous suivrons cet avancement au stade adulte chez les mêmes individus. La souris est utilisée car elle permet de maintenir la diversité cellulaire dans les tumeurs qui est nécessaire à l’étude de notre protéine d’intérêt. De plus cette protéine n'est pas exprimée dans toutes les espèces mais on retrouve une forte ressemblance entre la forme humaine et murine, justifiant encore l'usage des souris. En dernier lieu, le modèle murin est compatible avec une étude en laboratoire en raison de sa petite taille, de sa manipulation aisée et des nombreux outils destinés à l'analyse des tumeurs qui n'existent pas tous pour d'autres espèces que l'homme et la souris.
PIPAC : OPTIMISATION DE L’EFFICACITE DE LA CHIMIOTHÉRAPIE INTRAPÉRITONEALE DANS UN MODÈLE DE MÉTASTASES PÉRITONÉALES GASTRIQUES CHEZ LE LAPIN.
- Recherche appliquée
- Cancers
La suspension tumorale greffée aux lapins est prélevée sur deux ou trois d'entre eux, déjà porteurs de la tumeur VX2, pour quinze receveurs. 80 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit cinq anesthésies générales, une mini-laparotomie pour la greffe intrapéritonéale, trois cœlioscopies pour aérosoliser de la chimiothérapie sous pression, une dernière pour la mise à mort et les prélèvements. Le porteur décrit un abdomen qui gonfle sous l'ascite et un transit perturbé, et borne pour cette raison la manipulation à onze semaines. Il écarte la souris, trop petite pour supporter la surpression de la cœlioscopie, et retient le lapin pour son anatomie abdominale proche de celle de l'humain.
Objectifs
Des modèles existants de lapins présentant des métastases après injection de tumeur VX2 (carcinome à cellules squameuses de lapin transplantables) vont être traités par chimiothérapie intrapéritonéale pressurisée par aérosol par voie coelioscopique (PIPAC) via des dispositifs médicaux ou des traitements. L’objectif principal est d’évaluer la réponse histologique après la 3ème PIPAC entre les groupes de lapins avec métastases péritonéales (MP) traitées. Les objectifs secondaires consistent en l’évaluation comparée des critères suivants sur ces mêmes groupes : la réponse radiologique, le peritoneal cancer index (PCI), le volume d’ascite, la réponse immunitaire (immunomarquage), la profondeur de pénétration de la chimiothérapie au sein des MP dans les tissus et analyse 3D de l'environnement tumoral par microscopies multiphotonique et électronique.
Bénéfices attendus
Aucun résultat ne peut être prédit en faveur de l’une ou l’autre buse de pulvérisation. Néanmoins, un dispositif médical a été retiré du marché en France récemment pour défaut et risque de toxicité pour le patient. Il est nécessaire de faire une étude objective réalisées par des scientifiques et médecins sans conflit d’intérêt pour répondre à cette question polémique qui est souvent abordée dans les congrès et groupes de recherche.Les buses actuelles ont eu toutes un marquage CE mais elles n’ont pas été comparées entre elles sur un modèle animal avec métastases péritonéales. De même, nous espérons que la réduction du temps de pause puisse permettre une efficacité identique. L’assistance avec electrothérapie devrait apporter une meilleure régression tumorale. Enfin, des molécules chimiothérapeutiques innovantes sont régulièrement mises sur le marché pour une efficacité anti-tumorale améliorée (nanoparticules, nouvelles molécules) de même que de nouveau protocole de traitement (adjonction de chimiothérapie systémique lors de la PIPAC) Nous souhaitons évaluer l’efficacité de chaque plan expérimental sur un modèle animal avec métastases péritonéales. Ainsi, la réponse histologique, radiologique, le score PCI seront analysés pour répondre à cet objectif. L’impact de cette étude sera réel si les résultats conduisent à une différence d’efficacité de l’un des protocoles. Au-delà de la valorisation scientifique, les applications en santé humaine seront facilement transposables en raison de l'absence d'études dans ce domaine.
Procédures
Tous les animaux sont soumis à 5 anesthésies générales d'une durée totale d’envrion 1h30. La 1ere : Greffe des cellules VX2 en intrapéritonéale : mini-laparotomie médiane, greffe d’une suspension tumorale de VX2 issue de lapins porteurs (2 ou 3 lapins porteurs pour 15 receveurs), sur différents sites péritonéaux (Péritoine viscéral et pariétal). Phase de traitement : tous les lots de lapins bénéficient des mêmes gestes chirurgicaux (incision, insertion de trocart, biopsie et aérosolisation) durant les 3 autres anesthésies par coelioscopie pour chaque PIPAC. La seule différence est le type de dispositif médical d’aérosolisation/le traitement/la procédure PIPAC (ePIPAC) utilisée, le type de molécules chimiothérapeutiques (Intrapéritonéale ou systémique) ou sérum physiologique, le temps de pause de la PIPAC… Une dernière et 5ème anesthésie générale aura lieu en fin d'expérimentation (pour euthanasie).
Impact sur les animaux
Une anorexie et une perte de poids peuvent apparaître, ainsi qu’une altération de l’apparence physique et du comportement en conséquence. Une augmentation du diamètre abdominal est à prévoir en raison de l'accumulation du liquide d'ascite dans la cavité péritonéale, en particulier les dernières semaines post greffe, d'où la décision de limiter la durée de la manipulation jusqu’à 11 semaines maximum. Le fonctionnement du transit intestinal peut aussi être perturbé (selles liquides).
Devenir
À l'issue de la procédure, les animaux sont euthanasiés pour effectuer les prélèvements nécessaires aux analyses histologiques, de biologie moléculaire ou de microscopie.
Remplacement
Des études in vitro ont déjà été effectuées sur ce sujet mais ont montré leurs limites. Les modèles in vitro ne permettent pas de modéliser la complexité de la réponse histologique d’un organisme entier face à l’administration de thérapeutiques, et encore moins en prenant en compte l'environnement tumoral (une métastase en 3 dimensions ne répondra pas aux traitements chimiothérapeutiques de la même façon qu'une culture en 2 dimensions) et la coopération avec le système immunitaire. Ils sont aussi insuffisants pour envisager des essais cliniques chez l’Homme. Les modèles de lapins de MP sont bien décrits (Mei et al 2010) et permettent de mimer le phénomène observé chez l’Homme.
Réduction
Le modèle de MP est maitrisé par l’équipe et les porteurs de ce projet, ce qui permet de limiter des étapes de mises au point. Pour chaque étude, de 3 à 5 lapins seront utilisés par condition (pour un dispositif et/ou par traitement testé). Ce nombre prend en compte la fréquence potentielle d’échec du modèle et de la procédure (qui reste faible). Nous estimons avoir besoin de 80 lapins afin de tester 20 conditions expérimentales différentes (suivies d'analyses de la variance). De plus, nous travaillons en étroite collaboration avec l'entreprise qui maîtrise et commercialise le modèle de lapin avec greffe de tumeurs VX2 et métastases dans différents sites (gastrique, intrapéritonéal, ovarien, ...). Des expériences in vitro ont déjà permis de définir les valeurs de la gamme de concentration des cellules selon leur cinétique de croissance. Les expériences in vivo sont organisées dans un ordre précis, avec des témoins choisis de sorte à limiter la répétition d’expériences.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement (nourriture et eau ad libitum, surveillance quotidienne de l’état général des animaux) qui respectent leur bien-être. Une attention particulière sera apportée à l'hydratation des animaux pour surveiller d'éventuels troubles du transit. De plus, l’ensemble des procédures sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux (anesthésie, tapis ou lampe chauffante pendant la chirurgie, analgésique post opératoire). Les animaux seront suivis quotidiennement et évalués selon une grille de score décrite dans le document annexe. Des points limites ont été définis et justifieront d’une intervention (troubles du comportement, signes d’occlusion intestinale (arrêt du transit), troubles respiratoires...)
Choix des espèces
Pour l’étude des métastases péritonéales, la souris est l’animal le plus couramment utilisé. Néanmoins, la coelioscopie et la surpression dues à la PIPAC ne sont pas compatibles avec la taille de la souris à ce jour. Le modèle de lapin est ainsi le plus approprié pour étudier les métastases péritonéales gastriques. Le lapin est un animal avec une durée de vie plus longue que la souris, ce qui permet de réaliser des plans expérimentaux répétés sur de plus longues périodes. Il a une anatomie abdominale et une physiopathologie péritonéale proche de celle de l’homme, ce qui en fait un modèle stratégique en cancérologie digestive. Il s’agit ici d’un projet intégrant plusieurs études exploratoires permettant de fournir des éléments de faisabilité, de comparaison et de sécurité de la procédure PIPAC. Nous utiliserons des jeunes lapins adultes pour de meilleures conditions de santé et éviter de cumuler avec d'autres pathologies liées au vieillissement.
Evaluation nouveaux ligands en imagerie TEP sur modeles de tumeurs
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Toute perte de poids, tout signe de douleur ou toute détresse cardiaque ou respiratoire déclenche l'arrêt de la procédure et la mise à mort. 480 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère. Des cellules tumorales leur sont implantées dans l'organe dont elles proviennent, avec pour les tumeurs cérébrales une craniotomie de trente à cinquante minutes, puis viennent des séances d'imagerie deux à trois fois par semaine et des examens TEP de deux à quatre heures sous anesthésie. Le porteur admet que les molécules testées peuvent provoquer des chocs anaphylactiques, des réactions allergiques et des détresses cardio-respiratoires, l'objet du projet restant de mettre au point de nouveaux traceurs de diagnostic.
Objectifs
Un des problèmes majeurs de nombreuses pathologies, parmi lesquelles les cancers, est le diagnostic tardif ainsi qu’une localisation difficile d’accès et parfois multiple qui rendent leur traitement difficile. Parallèlement à la recherche de nouveaux traitements, la recherche en imagerie médicale permet de développer de nouveaux outils permettant de détecter l’apparition de pathologies plus précocement et de manière plus précise ce qui permet un meilleur diagnostic et à un meilleur suivi. Pour developper ces nouveaux outils l'identification de récepteurs exprimés à la surface des cellules tumorales est indispensable. L'accrochage de ces nouveaux outils sur des tumeurs implantées en sous-cutanée a déjà été validé in vivo dans plusieurs modèles. Le but de ce projet est d’utiliser différentes techniques d’imageries pour répondre à deux objectifs : i) visualiser la croissance de tumeurs implantées dans l'organe dont sont issues ces cellules, et ii) le développement de nouveaux outils d'imagerie en médecine nucléaire afin d’améliorer le diagnostic et le traitement des tumeurs.
Bénéfices attendus
En ce qui concerne la partie expérimentale, notre procédure met en avant la sensibilité d’action de nos molécules d'imagerie et les faibles quantités administrées, ce qui réduit également les risques de toxicités pour les animaux. D'un point de vue médical, le potentiel de reconnaissance de la cible de nos molécules constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.
Procédures
Les implantations des cellules tumorales se font sur l’animal anesthésié. Concernant les tumeurs cérébrales la procédure de chirurgie se fait sous anesthésie générale, l’opération dure entre 30 et 50 minutes pendant laquelle la suspension cellulaire tumorale est injectée. L'injection de la suspension cellulaire se fait par une aiguille maintenue en place pendant 3 minutes, puis lentement retirée avant de suturer la peau. Pour les autres types d'implantations une injection de suspension cellulaire tumorale sera réalisée dans l'organe d'intérêt. Pour la Bioluminescence une injection intraperitonéale de luciferine sera réalisée 10-15 minutes avant l’imagerie. Nous effectuerons des images le jour de l'implantation, 1 fois par semaine pendant les 2 premières semaines, puis 2 à 3 fois par semaine ensuite. Chaque image dure une dizaine de minutes. Concernant les études des nouveaux ligands ils seront injectés dans la veine de la queue dans les souris endormies. L'imagerie tomographique par Emission de Positon (TEP/CT) dure ensuite de 2h à 4h.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables pour les souris sont principalement le stress causé par la capture, l'implantation des cellules tumorales en orthotopique (cellules implantées dans l'organe dont elles sont issues), les injections en intraveineux (I.V) et intrapéritoneale (I.P) des molécules, les anesthésies répétées, ainsi que le développement de la tumeur chez l’animal. Les nouveaux outils de diagnostic peuvent (éventuellement) causer des effets secondaires observés post-administration comme des chocs immunitaires (anaphylactique), des réactions allergiques, des détresses cardio-respiratoires et des troubles comportementaux.
Devenir
A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort pour caractériser ex-vivo les tumeurs.
Remplacement
Toute étude de mesures physiologiques en temps réel, de ciblage thérapeutique ou pharmacocinétique, impliquent tôt ou tard l’utilisation d’animaux. Il n'existe à l'heure actuelle aucune alternative qui permet d'avoir accès aux grandes fonctions mécaniques et physiologiques des mammifères proches de l’homme. Les rongeurs représentent cette famille de petite taille, facile d'utilisation et d’élevage, et idéale pour la mise en place de premières approches précliniques. La partie développement de nos molécules d'imagerie ne peut être réalisée que par une approche in vivo pour réellement en mesurer le bénéfice.
Réduction
Le nombre total de souris pour cette étude s'élève à 480 souris, 200 souris pour la procédure 1 et 280 souris pour la procédure 2. Il tient compte du suivi des modèles expérimentaux développés dans le projet et de la variabilité de développement des tumeurs qu’il peut exister dans les différents modèles. L’optimisation de nos ligands in vitro nous permet aussi de limiter le nombre d’individus au sein de chaque procédure.
Raffinement
La formation initiale et l’expérience du personnel permettent d’avoir suffisamment de recul pour appréhender tout signe et/ou comportement caractéristique d’une douleur ou gène chez l’animal. Nous porterons une attention particulière à la phase amont de l’expérimentation qui regroupe l’ensemble des préparatifs, l’adaptation, le conditionnement et la stabulation des animaux. Dès leur arrivé les souris sont placées dans une pièce cyclée (12h/12h), insonorisée, portoir ventilée, sous température et hygrométrie contrôlées, avec nourriture et boisson ad libitum. Ils sont ainsi maintenus dans un contexte familier (pour les odeurs), un maximum de 5 individus par cage, litières (copeaux de bois) et alternance d'enrichissement, dômes, tubes, fibres pour faire des nids. De plus les conditions d'hébergements sont adaptées à leur phénotype d'immunodéficience. Les animaux sont ainsi isolés du lieu d’expérimentation (odeurs et bruits) pour éviter toute communication de stress et angoisse. Une personne compétente (formation en expérimentation animale + chirurgie) réalisera les injections des cellules tumorales qui se feront sous anesthésie gazeuse. Une observation hebdomadaire des animaux (poids, douleurs/souffrance) sera faite ainsi qu'une surveillance du volume des tumeurs par imagerie fluorescente/bioluminescente. Toute perte de poids (sur la durée d'expérimentation le poids de la tumeur représente moins de 2% du poids de la souris), signe de douleur (analgésiques prévus en cas de nécessité) ou souffrance notable (cardiaque, respiratoire) de l'animal éveillé après anesthésie ou au cours du développement tumoral constituera un point d'arrêt.
Choix des espèces
- Facilité d'utilisation en général, espèce immunodéficiente comme modèle in vivo, pour faciliter la mise en place et la prise de tumeurs solides (facilité et maîtrise de l’injection, déficience du système immunitaire), ainsi que pour le suivi de leur croissance. Il s'agira d'adultes âgés de 6 semaines au moment de l’implantation de la lignée tumorale et 10 à 12 semaines au moment du traitement (injection du candidat imagerie) en fonction de la taille des tumeurs. - Modèle d’injection de lignées tumeurs en sous-cutanée bien décrit dans la littérature et déjà utilisé dans le passé par des membres du laboratoire ou membres du projet collaboratif.
Modèles préclinques de cancer ovarien.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Greffées de cellules de cancer ovarien humain, 800 souris immunodéficientes reçoivent ensuite un candidat médicament, jusqu'à une fois par jour pendant quatre semaines, avec quatre prises de sang sous anesthésie et une imagerie hebdomadaire. Elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et sont toutes tuées à l'issue, pour caractériser l'effet du traitement sur leurs organes et sur la tumeur. Le laboratoire réalise ces essais comme prestataire, pour des partenaires publics ou privés, et met en avant la reproductibilité et la robustesse de ses modèles. Il écrit dans le même paragraphe que ces modèles "demandent à être améliorés" et que les thérapies innovantes qu'ils laissent espérer relèvent d'un "futur proche".
Objectifs
Malgré les progrès de la chirurgie et de la chimiothérapie, le cancer de l'ovaire reste l'une des principales causes de décès par cancer chez les femmes, avec le cancer du poumon et le cancer du sein. Le cancer de l'ovaire développe souvent une résistance aux thérapies conventionnelles, ce qui rend son traitement difficile à un stade avancé. La mise en œuvre de nouvelles approches thérapeutiques est donc nécessaire pour améliorer le traitement de la maladie. Dans ce contexte, nous avons pour objectif de réaliser des tests précliniques chez la souris afin d'évaluer l'efficacité de candidats médicaments innovants.
Bénéfices attendus
En tant que prestataire de services, nous réalisons ces études pour des laboratoires partenaires publics ou privés. Dans ce projet, nous offrons la possibilité à la communauté scientifique de pouvoir évaluer l’efficacité de nouveaux candidats médicaments à l’aide de modèles précliniques dont nous assurons la reproductibilité et la robustesse nécessaires au développement des projets en immuno-oncologie. Bien que ces modèles demandent à être améliorés, ils ont permis de reproduire chez la souris certains aspects des pathologies humaines et, en complément des autres modèles expérimentaux, ils laissent ainsi espérer le développement dans un futur proche de thérapies innovantes.
Procédures
L’ensemble des animaux subira une transplantation de cellules tumorales ovariennes humaines (1 injection durant 1 min / animal) puis recevra des administrations de candidats thérapeutiques dont la fréquence et la route seront dépendantes de la pharmacocinétique du composé à évaluer. Une partie des animaux subira des prélèvements sanguins (au maximum 4) réalisés sous anesthésie volatile (5 min/souris), en alternant les sites de prélèvement et espacés d’au minimum 7 jours afin de favoriser la cicatrisation. Enfin, le suivi du développement tumoral sera effectué hebdomadairement par imagerie optique par bioluminescence, un procédé non invasif mais nécessitant l’anesthésie des souris (durée= 6 à 10 minutes/souris).
Impact sur les animaux
Les animaux développeront une pathologie tumorale humaine potentiellement grave pouvant engendrer une détresse modérée. La transplantation des cellules cancéreuses et l’administration (voie spécifique de chaque candidat thérapeutique) du traitement à évaluer (au maximum quotidien durant 4 semaines) engendreront une brève douleur légère. Les anesthésies associées aux prélèvements sanguins (au maximum 4) et à l’imagerie optique (hebdomadaire) seront une source potentielle d’un stress de courte durée. L'ensemble des manipulations ainsi que les pesées peuvent être source d'angoisse.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures afin de pouvoir caractériser ex-vivo l’effet de l’administration des candidats médicaments sur les organes et/ou la tumeur.
Remplacement
Notre projet se fera dans la continuité d'études in vitro. Le passage au modèle in vivo est une étape indispensable avant d’envisager un essai thérapeutique chez les patients. Nous avons besoin d’un modèle permettant de reproduire d’un point de vue phénoménologique toute la complexité de la croissance tumorale. Un organe isolé ou une espèce, autre que les mammifères, ne permettra pas d’évaluer la biodistribution du candidat thérapeutique évalué, ni le role du système immunitaire dans la réponse anti-tumorale ou les éventuels phénomènes de résistance. La souris est alors le modèle rongeur le plus utilisé permettant de modéliser cette pathologie humaine et qui permet en plus de faire un suivi de l’évolution du développement tumoral par des mesures cinétiques non invasives par bioluminescence.
Réduction
Les études in vivo ne seront réalisées que sur les molécules candidates qui auront démontré une efficacité maximale in vitro. Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux requis pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et atteindre l’objectif scientifique du projet, à savoir démontrer que l’effet de nos molécules est significatif par rapport aux groupes contrôles. De plus, lorsque ce sera possible, nous mutualiserons les groupes contrôles. La comparaison de différentes conditions expérimentales se fera par des tests statistiques adaptés aux petits échantillons.
Raffinement
Dans un souci de raffinement, le suivi du développement tumoral se fera par des mesures cinétiques utilisant un procédé non invasif à savoir des acquisitions de bioluminescence par imagerie optique sous anesthésie volatile. L'hébergement des animaux est effectué conformément aux réglementations locales et européennes, sous le contrôle d'un vétérinaire et avec l'aide d'un personnel technique qualifié. Les animaux seront ainsi hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvèlement d’air : 15 volumes/heure ; éclairage artificiel : 12h jour/12h nuit) et la nourriture et l’eau de boisson seront fournies ad libitum. De plus, afin de respecter leur instinct grégaire et d'assurer une absence de peur et d'anxiété, les souris seront stabulées par petits groupes de 3 à 5 dans des cages dont l’environnement est enrichi à l’aide de copeaux de bois compactés, de dômes en carton et/ou de coton. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne et une pesée à minima bihebdomadaire, par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance, de blessure ou de maladie nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l'apport d'un analgésique) à mener en fonction d’une grille de score du bien-être.
Choix des espèces
Le recours à l’expérimentation animale se justifie par l’impossibilité réglementaire de conduire ce type d’études chez l’homme sans données précliniques solides. Nous avons retenu le modèle murin car l’accessibilité à des lignées murines immunodéficientes constitue un avantage déterminant pour le développement de tumeurs humaines chez un individu hôte d’une espèce différente. Nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature et dans nos propres études, pour ce type de modèle d’injection de cellules tumorales humaines, c’est à dire des souris « jeunes adultes » âgées de 6 à 12 semaines au moment de la greffe.
Évaluation de l’intérêt thérapeutique de vecteurs AAV codant pour des cytokines d’intérêt dans le domaine des cancers
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 872 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit une greffe de cellules tumorales, des injections de vecteurs viraux dans la tumeur et deux prélèvements de sang sous anesthésie, la taille de la tumeur étant mesurée au pied à coulisse sur animal éveillé. Le porteur reconnaît que les cellules injectées peuvent former des métastases, entraîner une perte de poids importante et dégrader l'état général, et que les vecteurs peuvent déclencher une inflammation générale. Sur le remplacement, il affirme que seuls les modèles animaux permettent de tester la collaboration entre cellules immunitaires et cellules tumorales, et qu'une nouvelle approche thérapeutique "ne peut se faire que chez l'animal".
Objectifs
L'immunothérapie apparaît comme une nouvelle stratégie de traitement du cancer, en témoigne le succès des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires. Cependant, seuls certains patients ayant ces thérapies en retirent un bénéfice et l'efficacité varie beaucoup selon les cancers. Alors que les mécanismes de résistance primaires et secondaires ont été identifiés au cours des dernières années, il apparait que pour les tumeurs faiblement immunogènes et/ou avec un faible infiltrat immunitaire, de nouvelles stratégies doivent être développées afin de stimuler les réponses immunitaires anti-tumorales. On sait que l’efficacité d’une réponse inflammatoire dépend de la qualité et de la quantité de médiateurs inflammatoires tels que cytokines et chimiokines produites dans le microenvironnement tumoral (MET). Dans ce contexte, les vecteurs viraux adéno-associés (AAV) ciblant les cellules tumorales et/ou immunitaires semblent un outil idéalement adapté à des approches de vaccination/immunothérapie. L'objectif du projet est d’utiliser de nouveaux AAV codant pour des cytokines d’intérêt afin de stimuler les réponses immunitaires dirigées contre la tumeur. Nous avons développé des AAV codant pour l’une des 4 cytokines murines suivantes : IL-12sc (protéine de fusion entre les sous-unités IL-12p40 et IL-12p35) qui module l’activité des lymphocytes T et cellules NK, IFN-α ayant des activités anti-tumorales, GM-CSF (facteur stimulant granulocytes et macrophages) et IL-15sushi (protéine de fusion entre le domaine sushi de la chaine α du récepteur à l’IL-15 avec la cytokine IL-15) dont le rôle anti-tumoral est établi. Nous pensons que l’injection intra-tumorale des AAV codant pour une cytokine donnée ou plusieurs (combinaison d’AAV codant pour des cytokines différentes ou un AAV codant pour plusieurs cytokines à la fois) entrainera une production locale et aiguë de ces cytokines favorisant le recrutement et l’activation des cellules immunitaires dans le MET, ce qui permettra de générer une réponse immunitaire anti-tumorale efficace permettant une diminution de la croissance tumorale, voire un rejet de la tumeur. Nous envisageons également de combiner cette stratégie thérapeutique avec 1) les immunothérapies utilisant des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (CTLA-4 et PD-1/PDL1) et 2) avec des AAV codant pour des protéines capables d’induire une mort cellulaire immunogénique (ou mort cellulaire inflammatoire capable d'induire la stimulation du système immunitaire).
Bénéfices attendus
L'immunothérapie apparaît comme une nouvelle stratégie de traitement du cancer, comme en témoigne le succès des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires. Cependant, seuls certains patients bénéficiant de ces thérapies en retirent un bénéfice et l'efficacité varie considérablement entre les différents cancers. De nouvelles thérapies innovantes ont donc besoin d'être mise en place. Pour ce faire, nous attendons que l'injection intra-tumorale des AAV codant pour les différentes cytokines (IL-12sc, IFN-α, GM-CSF et IL-15sushi), induise une réponse immunitaire permettant un rejet de la croissance tumorale et l'augmentation de la survie des animaux traités. De plus, l'utilisation de nos vecteurs codant pour ces différentes cytokines seule, mais aussi en combinaison avec d’autres immunothérapies déjà bien connues (tels qu’un anti-PD1, anti PD-L1 ou anti-CTLA-4) et/ou en cours de développement dans le laboratoire (l’utilisation d’AAV codant pour des protéines capables d’induire une mort cellulaire immunogénique et de permettre l’initiation d’une réponse immunitaire antitumorale), aura pour but : (1) d’apporter des effets à long terme chez nos animaux avec la mise en place d'une réponse immunitaire amplifiée et (2) de permettre le contrôle voire le rejet à long terme des différents modèles tumoraux. Les vecteurs AAVs possèdent de nombreux avantages et ont déjà été approuvés en clinique en Europe et aux Etats-Unis. Il est donc envisageable de produire ces vecteurs pour une utilisation chez l'homme, si nos stratégies se montrent convaincantes.
Procédures
- Prélevements de sang sur souris anesthésiées : 2 prélevements par souris à 10 jours d'intervalle, 15 secondes - Injections de cellules tumorales et de vecteurs AAV sur souris anesthésiées, 10 secondes - Mesures de la taille de la tumeur au pied à coulisse sur souris vigile, 45 secondes
Impact sur les animaux
Une fois injectées, les cellules tumorales peuvent former des tumeurs secondaires (métastases) dans différents tissus causant de la souffrance animale. Pour limiter cet écueil, le nombre des cellules tumorales à injecter est bien documenté dans la littérature, minimisant de ce fait ce phénomène. Les modèles tumoraux peuvent aussi induire une perte de poids importante et un mauvais état global de l'animal. De plus, l'injection d'AAV pourrait induire une inflammation systémique si les différents AAV vont transduire différents organes ou tissus de l'animal. Cependant, nous limitons cet effet secondaire par une injection intra-tumorale avec un volume d'injection limité.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure, afin de prélever le sang et des organes pour analyse. Aucun animal ne peut donc être replacé, adopté ou réutilisé.
Remplacement
Seuls les modèles animaux permettent de tester la collaboration qui existe entre les différents compartiments cellulaires (cellules du système immunitaire, cellules tumorales, etc.). Ainsi la faisabilité et l’efficacité d’une nouvelle approche à visée thérapeutique ne peut se faire que chez l’animal. Dans ce cadre la souris est utilisée.
Réduction
Afin de limiter le nombre d’animaux, une étude exhaustive de la littérature a été menée pour optimiser les protocoles expérimentaux et s’assurer de la non-obtention de résultats déjà publiés. Le nombre d’animaux utilisés sera déterminé afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les procédures expérimentales peuvent engendrer une douleur modérée qui peut être limitée en se basant sur une grille d’observation visant à définir des points limites à partir desquels l’expérience sera arrêtée immédiatement. Si les animaux présentent des signes de douleur, de la buprénorphine sera administrée (0,05 mg/kg). Un enrichissement est également apporté par des abris de cellulose et des carrés de coton vierge.
Choix des espèces
Dans le domaine de l’immunologie, le modèle murin offre des outils uniques pour la caractérisation phénotypique et fonctionnelle des populations lymphocytaires et le suivi des réponses immunitaires. Le modèle de souris permet aussi l’utilisation de modèle transgénique, des modèles de Knock-Out qui peuvent être intéressants dans la compréhension des mécanismes impliqués dans le cancer. Le nombre d’animaux utilisé dans chaque expérience tient compte de la variabilité naturelle des réponses immunitaires et de la nécessité d’utiliser un nombre suffisant d’animaux pour que les données générées soient exploitables sur le plan de l’analyse statistique. Nous utiliserons de jeunes souris adultes (animaux âgés entre 6 et 8 semaines au début du protocole) afin que le système immunitaire soit mature au moment de l’inoculation de la tumeur et de l’injection intra-tumorale des différents AAV.
Comparaison des effets anti-leucémiques des cellules CAR-iNKT versus CAR-T dans un modèle de leucémie aigue myéloïde EU1/2
- Recherche appliquée
- Cancers
Irradiées sur tout le corps à 2 Gy, 166 souris au système immunitaire déficient reçoivent des cellules leucémiques humaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent sans anesthésie une ou deux injections dans la veine, une injection dans l'abdomen chaque semaine et, pour 130 d'entre elles, trois prises de sang, puis sont toutes tuées au plus tard 80 jours après les injections, plus tôt si un point limite est atteint. L'équipe compare deux types de lymphocytes équipés d'un récepteur qui cible la tumeur, les CAR-iNKT et les CAR-T, contre la leucémie aiguë myéloïde. Les effets néfastes déclarés se limitent à la piqûre, présentée comme une douleur légère de courte durée, et à la leucémie, qui réduit l'activité des souris, les fait maigrir et peut former de petites tumeurs dans l'abdomen. L'irradiation n'y figure pas.
Objectifs
Ce projet porte sur l'utilisation des lymphocytes T natural killer invariant (iNKT), des cellules immunitaires capables de cibler et de détruire naturellement les cellules cancéreuses associées à la leucémie. En ajoutant une molécule ciblant la tumeur (le CAR) aux iNKT, on leur confère une meilleure capacité à cibler spécifiquement les cellules cancéreuses et à s'activer plus efficacement après le contact avec celles-ci. Dans le contexte de la leucémie aiguë myéloïde, où la greffe de moelle est le seul traitement curatif, mais malheureusement inaccessible à tous les patients, les approches de thérapie génique impliquant des cellules CAR sont en développement. Les premières études chez l'homme ont montré des réponses prometteuses mais de courte durée, nécessitant une optimisation. Une alternative envisagée est l'utilisation de cellules immunitaires moins susceptibles de s'épuiser dans le temps. Les lymphocytes iNKT se présentent comme des candidats potentiels dans ce contexte, offrant ainsi une piste intéressante pour le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques contre la leucémie.
Bénéfices attendus
Dans le contexte de la leucémie aiguë myéloïde (LAM), les thérapies génétiques sont toujours en développement. Cependant dans la leucémie aiguë lymphoïde (LAL) elles sont déjà utilisées en clinique avec des résultats très probants. Il est possible d'explorer de nombreuses voies d’optimisation de ces thérapies, notamment en changeant leur base cellulaire. L’utilisation d'un sous-type de lymphocytes rare et naturellement anti-tumoral, les iNKT, permettrait une meilleure action directe contre les cellules tumorales avec une double action : la modification génétique et l'efficacité naturelle de la cellule. De plus, les iNKT ont aussi un effet contre les cellules empêchant l'action du système immunitaire. Ils peuvent aussi activer ce dernier, par leur production importante de molécules d’activation. Le développement de CAR-iNKT serait une très bonne opportunité d’amélioration des approches par cellules CAR.
Procédures
-Une radiothérapie corporelle totale de faible dose (2 gy) de chaque animal soit 166 souris -Une injection intra-veineux (IV) sur animal vigile, une seule fois en début d’expérience pour 18 souris, deux injections pour 148 souris. -Une injection intra-péritonéal (IP) sur animal vigile, une fois par semaines pour toutes les souris soit 166. -Un prélèvement de sang sur animal vigile, pour les animaux des tâches 2 et 3 soit 130 animaux à J21, J42 et J63 après injection des cellules leucémiques.
Impact sur les animaux
La piqure d'aiguille pour l’injection et le prélèvement entraîne une douleur légère de courte durée. L'administration de cellules tumorales entrainera une diminution de l’activité, une perte de poids, et possiblement le développement de petites tumeurs en intra-abdominal dans les trois premières semaines sans traitement.
Devenir
Les souris étant partiellement dépourvu de système immunitaire et ayant reçu une injection de cellules humaines leucémiques, une progression tumorale va se développer. Afin d’éviter une souffrance à l’animale, les animaux ne seront pas conservés au-delà de 80 jours post injections, ni en cas de point limite atteint.
Remplacement
Nous continuons à réaliser des expériences en laboratoire sur des modèles cellulaires pour valider la fonctionnalité des cellules humaines, et de façon à limiter le nombre d’expériences chez l’animal. Le projet est essentiellement basé sur la recherche d’efficacité et des meilleures conditions d’administration des cellules, ce qui ne peut pas être déterminé sur cellules, et ce qui permettra de prévoir les conditions des essais cliniques.
Réduction
Nous avons réduit le nombre de souris pour chaque étape du projet au minimum nécessaire pour les études statistiques, en se basant sur des expérimentations antérieurs ainsi que sur la littérature, et en calculant le nombre nécessaire sur la base de logiciel adequats. Nous avons aussi réuni des expérimentations afin de mutualiser les contrôles. Ainsi, au maximum 166 souris seront utilisées. L'utilisation de l'imagerie par bioluminescence avec anesthésie permet d'obtenir des données sur la progression tumoral sans sacrifice de l'animal. Suite à la mise à mort certains organes seront récupérer ainsi que du sang pour des analyses complémentaires.
Raffinement
Les souris seront dans une cage contenant de l’enrichissement (buchette en bois, frisure de papier Craft et coton) avec maximum 4 à 5 individus par cage dans un secteur spécifiquement adapté pour leur état immunitaire déficient. Leur état clinique sera surveillé quotidiennement et un score d’évaluation sera utilisé. Des points limites sont mise en place.
Choix des espèces
La souris permet l’élaboration d’un modèle de greffe de cellules humaines, car cette souris dépourvu de système immunitaire ne rejete pas les cellules humaines normales et leucémiques. Ce modèle murin est mondialement reconnu et indispensable pour valider toute étude pré-clinique de thérapie cellulaire humaine. Ce modèle permet d’une part d’étudier l’impact de nouvelles thérapies cellulaires sur le contrôle anti-leucémique, et d’autre part d’analyser les mécanismes d’action des cellules de thérapie cellulaire. Les résultats obtenus seront indispensables à l’élaboration d’essais cliniques chez l’homme dans un second temps. Les souris sont expérimentées entre 8 et 12 semaines de vie, pour limiter la variabilité de poids, et parce que dans la littérature la prise de greffe des cellules humaine est meilleure dans cette période de vie.
Développement d’un modèle syngénique d’hépatoblastome chez la souris et suivi du développement tumoral par IRM (EU2/2).
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
Jusqu'à vingt échographies et dix prises de sang sous anesthésie, et pour une partie d'entre elles deux IRM après un transport vers un autre établissement : 1 515 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leurs tissus. Selon les cas, elles subissent une chirurgie abdominale ou lombaire pour une injection dans le foie ou la rate, une injection à travers la peau, ou la greffe chirurgicale d'un fragment de tumeur dans le foie, afin de provoquer un hépatoblastome, cancer du foie de l'enfant, chez des souris au système immunitaire intact. La première procédure, chirurgicale, porte sur des femelles gestantes, et les vecteurs viraux destinés à provoquer la tumeur sont injectés avant la naissance ou à 2, 5 et 15 jours de vie. Le porteur indique que l'emploi de souriceaux aussi jeunes peut conduire la mère à les abandonner, voire à les manger.
Objectifs
L’hépatoblastome (HB) est le cancer du foie le plus fréquent chez l’enfant. La survie globale à 5 ans actuellement est de 80 pour cent. Le traitement associe de la chimiothérapie à base de Cisplatine à une résection chirurgicale de la tumeur. Mais 20 pour cent des enfants traités vont développer une résistance au Cisplatine au cours de la chimiothérapie néoadjuvante ou au cours de la récidive de la maladie. Il existe actuellement peu d’alternatives thérapeutiques, avec des données insuffisantes sur les alternatives proposées. Il est donc crucial de pouvoir tester de nouvelles associations de traitement ou de nouveaux traitements. Les modèles pré-cliniques d’hépatoblastome qui existent aujourd’hui sont réalisés sur des souris nude, souris immunodéprimées, chez qui un fragment d’HB humain, ou des suspensions cellulaires issues de culture cellulaires d’HB sont implantés en sous cutané ou en situation orthotopique, c’est-à-dire directement dans le foie. Cependant le système immunitaire a un rôle primordial dans la réponse anti-tumorale. Il est donc très important de développer des modèles syngéniques d’hépatoblastomes chez la souris immunocompétente afin de pouvoir, une fois le modèle établi, étudier l’effet de nouveaux traitements et également étudier la réponse immunitaire impliquée dans la réponse anti-tumorale. Le projet se déroule dans deux établissements utilisateurs.
Bénéfices attendus
Notre équipe s’intéresse à deux grands types de tumeurs malignes du foie : les carcinomes hépatocellulaires (CHC) principalement développés chez l’adulte et les hépatoblastomes (HB) qui se développent chez l’enfant de moins de 5 ans. L’HB est une maladie rare mais c’est le cancer du foie le plus fréquent chez l’enfant. L'incidence est de 1 à 1,5 /1000000 d'enfant de moins de 15 ans, et cette incidence est en cours d'augmentation. Il touche 20 enfants par an en France. Dans le cas des HB, bien que la majorité des patients répondent aux traitements conventionnels, environ 20 pour cent sont réfractaires et décèdent. Les modèles de xénogreffes de lignées tumorales ou de greffes orthotopiques de tumeurs dérivées de pièces opératoires de patients représentent les modèles précliniques les plus pertinents actuellement pour étudier la réponse thérapeutique. Mais ces modèles sont développés chez des souris immunodéficientes et ne permettent pas d’étudier le rôle du système immunitaire. Cette étude nous permettra de mieux comprendre les mécanismes mis en jeu, et notamment les mécanismes immunitaires, et de tester de nouvelles approches thérapeutiques pouvant être bénéfiques aux patients réfractaires aux traitements habituels.
Procédures
Les animaux pourront être soumis, selon les cas, à l’un des gestes suivants : 1) une chirurgie abdominale ou lombaire pour injection dans le foie ou la rate (une seule fois, animal anesthésié et analgésié, 15min maximum) (réalisé dans l'établissement utilisateur 1 (EU1), 2) injection percutanée (animal vigile, 1 fois maximum, 15sec) (EU1), ou 3) une chirurgie abdominale pour greffe d’un fragment tumoral dans le foie (une seule fois, animal anesthésié et analgésié, 15min maximum) (EU1). L’ensemble des animaux seront amenés à avoir : des prélèvements de sang de faible volume (animal anesthésié, 10 fois maximum avec une intervalle d’une semaine minimum entre chaque, 1min) ; un suivi par échographie abdominale (animal anesthésié, 20 fois maximum, 15 min) (EU1) ; pour certains un transport dans un autre établissement afin d’effectuer une imagerie non invasive par IRM (animal anesthésié, 2 fois, 30 min) (réalisé dans l'établissement utilisateur 2 (EU2)). En fin de période de maintien les animaux seront anesthésiés, un dernier prélèvement sanguin (1 min) sera réalisé et ils seront immédiatement euthanasié par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Les nuisances prévues sont principalement celles engendrées par les procédures chirurgicales réalisées, qui peuvent engendrer une douleur au niveau de l’incision au réveil de l’animal et avoir une incidence sur l‘état général de santé de l‘animal (perte d‘appétit, baisse de l‘activité, infection de la cicatrice, détresse de l’animal dans les cas les plus grave), ainsi qu’entrainer une légère gêne dans la locomotion. Un risque anesthésique est également à prendre compte (détresse respiratoire, réveil intempestif). L’utilisation d’animaux à des âges précoces peut engendrer un abandon de la part de la mère, voir du cannibalisme dans le cas des nouveau-nés. Un stress de l’animal peut aussi être constaté lors des contentions, ainsi qu’un inconfort lors des injections. Le développement des tumeurs hépatiques est généralement asymptomatique et n’entraîne donc pas de nuisances en soit, car les animaux seront euthanasiés avant que les tumeurs entrainent une dégradation de l’état général des animaux. Une imagerie non invasive (IRM) sera réalisée dans un autre établissement utilisateur, ce qui nécessite un transport des animaux qui peut entraîner une nuisance. Une imagerie non invasive (IRM) sera réalisée dans un autre établissement utilisateur, ce qui nécessite un transport des animaux qui peut entraîner une nuisance du fait du stress lié à la néophobie des rongeurs. Un risque anesthésique est également à prendre compte car l'IRM est effectuée sous anesthésie générale (détresse respiratoire, risque d'hypothermie, réveil intempestif).
Devenir
Le prélèvement des tissus d’intérêt étant nécessaire pour la réalisation de nos analyses, l’ensemble des animaux sera euthanasié à la fin des procédures grâce à une méthode réglementaire, et dans le respect des bonnes pratiques.
Remplacement
Les modèles in vitro ne miment que partiellement la pathologie humaine car ils ne permettent pas de modéliser certains paramètres biologiques pouvant influencer le développement tumoral ou la réponse thérapeutique, tels que les interactions des cellules tumorales avec leur environnement ou encore l'hétérogénéité intra-tumorale. Il est donc essentiel de disposer de modèles in vivo reproduisant le plus fidèlement possible les caractéristiques de la pathologie humaine. Le recours à des modèles animaux est donc indispensable pour mieux comprendre l'histoire naturelle de la maladie et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques.
Réduction
Les effectifs ont été réduits au maximum et les groupes seront composés de 8 à 12 animaux. Cet effectif a été déterminé grâce à un calcul de puissance, afin d’utiliser le moins d’animaux possibles tout en permettant d’obtenir des résultats suffisamment robustes, et les expériences pourront être réitérées jusqu’à 3 fois si nécessaire. Il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats. Afin de limiter au maximum les éventuelles variations entre les expériences, les paramètres d’hébergement et de soin des animaux seront contrôlés. Le suivi tumoral hépatique sera réalisé grâce à une méthode non invasive, l’imagerie par échographie et par IRM, ce qui diminue également le nombre d’animaux utilisés. Le nombre total d'animaux utilisés sur la totalité du projet s'élève à 1515.
Raffinement
Les paramètres d'hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur. Les cages seront enrichies avec du coton de nidification, des maisonettes en plastique ainsi que des batônnets à ronger. Les femelles gestantes seront regroupées à 2 par cages afin d’éviter leur isolement, et ne seront séparées qu’après avoir mis bas afin d’éviter la surpopulation au sein d’une même cage. Les animaux issus d’établissement fournisseur observeront une durée d’acclimatation de 7 jours minimum avant toute utilisation. Un change sera réalisé par le personnel de l’animalerie une fois par semaine (sauf indication contraire) et une surveillance quotidienne rigoureuse des animaux sera réalisée tout au long de leur vie. Des pesées seront également réalisées à intervalles réguliers et une grille de suivi est utilisée. Les procédures seront raffinées afin de limiter au maximum la douleur et l’inconfort des animaux (personnel formé et compétent, anesthésie et analgésie adéquate suite aux procédures chirurgicales puis surveillance rapprochée des animaux avec étiquetage spécifique des cages concernées), et des points limites précis seront établis. Si un animal présente des signes de douleur ou de détresse, il sera immédiatement euthanasié par une méthode réglementaire afin d’éviter toute souffrance animale. La Structure chargée du Bien-Etre Animal et/ou le vétérinaire pourront être sollicités pour conseil si besoin. Les transposrts des animaux entre l'EU1 et l'EU2 est assuré par un transporteur agréé, dans des boîtes de transport appropriées, ventilées, sécurisées et suffisament spacieuses. Un apport en nourriture et en eau gélifiée sera fourni durant le transport. Le temps de transport est de moins de 20 minutes entre les 2 EU.
Choix des espèces
La souris est un modèle expérimental de choix pour l'étude des pathologies humaines car c'est un petit mammifère qui se reproduit rapidement, est facile à manipuler, et dont nous avons une bonne connaissance du comportement et de la génétique. De plus, le génome de la souris est identique à plus de 95 pour cent à celui du génome humain, ce qui suggère une bonne homologie des mécanismes observés. On peut également facilement apprécier les modifications physiques et/ou comportementales traduisant une souffrance et/ou douleur, ce qui conduirait à l’euthanasie de l’animal. De nombreux outils moléculaires sont également disponibles chez ce modèle animal. La première procédure sera réalisée sur des femelles gestantes âgées de 2 à 3 mois, ce qui correspond à l’âge adulte et également à l’âge optimal permettant le bon déroulement de la gestation d’une part, et une bonne récupération de l’acte chirurgical d’autre part. Les vecteurs viraux seront injectés à différents âges (prénatal, 2, 5 et 15 jours de vie post natal), présentant un foie encore immature et en prolifération, afin de développer un hépatoblastome.
Evaluation chez la souris du potentiel thérapeutique de deux molécules dans le cancer de la prostate
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
L'ablation des testicules, pratiquée sur la moitié des souris, ouvre un protocole qui comprend aussi des injections intrapéritonéales quotidiennes pendant vingt-huit jours et des gavages tous les quatre jours. 1 836 souris immunodéficientes vont être utilisées, dont 816 dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent des cellules tumorales humaines par voie intraveineuse ou directement dans un lobe de la prostate, puis passent chaque semaine trente minutes sous anesthésie gazeuse pour l'observation des tumeurs, pendant quatre mois au maximum. Seuls les mâles entrent en procédure, les femelles nées de ces élevages étant accouplées, proposées en don à l'institut, et tuées si personne ne les récupère.
Objectifs
Le cancer de la prostate est la troisième cause de mortalité par cancer chez l’homme. Dès lors que le cancer est invasif, la castration chimique (déprivation en hormones masculine) est mise en place pour ralentir efficacement le cancer, mais dans 100% des cas, la tumeur récidive, menant au décès du patient. Une population cellulaire a été identifiée chez la souris comme candidate dans cette récidive tumorale. Plus particulièrement, ces cellules sont amplifiées dans des souris génétiquement modifiées et résistent à la castration. Deux cibles de ces cellules semblent être des cibles thérapeutiques potentielles. Deux drogues les ciblant sont efficaces in vitro contre des cultures 3D de ces cellules (avec et sans hormones masculines) et leurs effets sont additifs La même chose a été observée sur une lignée humaine issue de métastasees de patient. L’objectif de ce travail est donc d’évaluer l’impact thérapeutique de ces deux composés chimiques sur l’inhibition ou la régression de métastases à partir d’une lignée cellulaire humaine.
Bénéfices attendus
Pour améliorer la survie des patients développant des cancers de la prostate résistant à la castration, il est nécessaire d’identifier les cellules responsables de la récidive tumorale et de les cibler de façon thérapeutique. Les études préliminaires in vitro nous ont permis d’identifier une nouvelle population cellulaire possédant les propriétés requises à l’initiation de la récidive et en faisant donc une population cellulaire candidate. Des expériences in vitro ont permis de trouver deux protéines cibles. Ce projet permettrait de définir in vivo, chez la souris, si leurs inhibiteurs, administrés seuls ou en combinaison, sont capables d’inhiber le développement métastatique tumoral et/ou faire régresser des métastases ou structures tumorales déjà établies dans un contexte naïf (présence d’hormones masculines) ou d’hormonothérapie (castration). Ces tests seront faits sur des métastases issues d’une lignée cellulaire humaine afin de voir si ces thérapies pourraient être étendues à l’homme par la suite.
Procédures
Les interventions subies par les animaux seront : - 1- Des injections par voie intra veineuse ou locale de cellules tumorales humaines (1 par souris (quelques secondes en intraveineuse ou quelques minutes en local)) . - 2- Des observations des tumeurs sous anesthésie gazeuse (toutes les semaines pendant maximum quatre mois pour toutes les souris durant 30 min). - 3- Des chirurgies (ablations de testicules) de 15 min sous anesthésie gazeuse et sous analgésique pour la moitié des souris. - 4- Des traitements en injections (de quelques secondes) intra péritonéal de drogues quotidiennement pendant 28 jours. - 5- Des traitements en gavage (de quelques secondes) tous les quatre jours pendant 28 jours. Chaque animal subira une combinaison de ces interventions 4 et 5 au cours des procédures.
Impact sur les animaux
Toutes les souris de la demande d’autorisation recevront par voie intraveineuse (douleur légère) ou intra-lobe prostatique des cellules tumorales humaines, mais, potentiellement, toutes ne développeront pas de structures tumorales/métastases. Le développement tumoral qui peut être observé chez ces souris peut être indésirable mais nous ne connaissons pas encore le développement métastatique attendu. L’ablation des testicules et l’injection des cellules en intra-lobe dorsal prostatique (procédures 2) sont des actes chirurgicaux réalisés sous anesthésie et analgésie mais ils peuvent occasionner une hypothermie, une déshydratation et l’asséchement des yeux. Suite à la chirurgie, les animaux peuvent souffrir modérément et la plaie chirurgicale peut présenter des signes d’inflammation ou d’infection. Les anesthésies lors des chirurgies et des séances d’imageries sont un stress. L’administration par gavage (procédures 2) comporte un risque de perforation de l’œsophage ainsi qu’un risque d’arrivée de la solution dans les poumons, entrainant des signes de détresse respiratoire. Les injections intra péritonéales répétées (procédures 2) peuvent induire une irritation et/ou une douleur au niveau de la zone d’injection. Les souris sont des souris immunodéficientes qui ont un risque infectieux plus élevé.
Devenir
Chaque animal sera mis à mort : - soit parce qu’il atteint avant la fin un score supérieur ou égal à 3 de la grille d’évaluation indiquant une souffrance nécessitant sa mise à mort. - soit parce qu’il a dû être exclue (pas de développement tumoral). En revanche il ne sera pas mis à mort tout de suite si sa présence peut éviter l’isolement d’un individu encore en procédure. - soit parce qu’il est un animal d’intérêt ou contrôle pour lequel il est nécessaire à la fin de la durée de la procédure de prélever différents organes et les tumeurs afin d’évaluer l’efficacité du traitement testé. Cet animal pourra appartenir soit à la branche des animaux témoins servant de référence, soit à une branche d’animaux traités. Parmi les animaux générés, seuls les mâles iront en procédure et les femelles (environ la moitié) seront soit utilisées pour les accouplements, soit proposées en don à l'institut. Si elles ne sont pas récupérées, elles seront mises à mort.
Remplacement
Nous avons mené l’étude par différentes approches dans un premier temps pour aborder ces questions, incluant, des études de prédiction par analyse bio-informatiques de données transcriptomiques, des cultures cellulaires 2D et 3D in vitro, selon le principe de Remplacement. Pour remplir nos objectifs, nous sommes contraints d’utiliser des modèles murins, car aucun système in vitro et aucun modèle d’organismes plus simples ne permet de reproduire les différents stades du développement tumoral prostatique (notamment les métastases) et de sa récidive postcastration.
Réduction
Selon le principe de Réduction, le nombre d'animaux utilisé est calculé de manière à obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes. Si un des modèles d'injection testés ne génère pas de métastases, les expériences se basant sur l’injection de ces cellules ne seront pas réalisées. En revanche, des animaux pourraient être écartés de l’étude, il est donc nécessaire de prévoir un effectif supérieur à celui calculé dans cette section. C’est pour cette raison que nous avons fixé un nombre final de 16 animaux par condition, tenant compte de tous ces paramètres.
Raffinement
Pour s’assurer du bien-être des souris durant la croissance des greffes tumorales, elles bénéficieront de coton, de maisonnettes, de tunnels et de bâtonnets de bois à ronger afin de les occuper et afin qu’elles puissent se construire un nid. Les souris seront surveillées quotidiennement par les membres qualifiés de l'animalerie et par la personne en charge du protocole afin de détecter tout signe de douleur. Les chirurgies seront réalisées sous anesthésie générale et un analgésique sera administré en pré- et post-opératoire. A la suite de la chirurgie la souris sera réveillée au chaud et surveillée pendant les heures qui suivent et la bonne cicatrisation sera observée tous les jours durant la semaine qui suit l’opération par la personne en charge du protocole. Des points limites spécifiques à chaque étape ont été définis dans des grilles de score. Si, pour des raisons de protocole (mise à mort de certains congénères ayant atteint un point limite), une souris devait se retrouver seule dans une cage, l’enrichissement sera augmenté.
Choix des espèces
La souris est préférée comme espèce car elle permet l’étude d’animaux génétiquement modifiés particulièrement informatifs pour la compréhension des mécanismes physiopathologiques. De plus, de nombreux outils d’analyses ont été développés et bien caractérisés dans cette espèce animale. Enfin, les modèles animaux créent le lien indispensable entre les tests in vitro et les études cliniques. Le modèle ici utilisé est préféré aux autres modèles de souris car c’est le meilleur modèle connu pour éviter toute réaction immunitaire et rejet de greffe de cellules tumorales tout particulièrement pour les cellules humaines.