Troubles nerveux

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Souris : 108
Souffrances
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Devenir
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Piquées chaque jour sous la peau pendant toute leur gestation, 54 souris femelles porteuses d'une mutation mettent au monde 54 mâles malades, eux-mêmes injectés quotidiennement dès l'âge de cinq jours et jusqu'à trente-huit jours. Ces 108 souris subissent des procédures d'un niveau de souffrance modéré pour 72 d'entre elles et sévère pour 36, afin de tester une forme pharmaceutique à base de nanoparticules de cuivre contre la maladie de Menkes. Quatre tests neurocomportementaux s'enchaînent entre le vingt-sixième et le trente-septième jour, décrits comme portant sur l'exploration, la coordination et la mémorisation, sans que les protocoles employés soient nommés. Les 54 mâles sont tués à trente-huit jours pour prélever leur foie, leur cœur, leur cerveau et leur sang, tandis que les femelles restent en vie pour perpétuer la lignée.

Objectifs

La maladie de Menkes est une maladie génétique rare qui ne touche que les jeunes garçons, et elle est causée par un problème de transport du cuivre au niveau des intestins, du placenta et du cerveau. Le traitement actuel est peu efficace et le devenir de ces enfants reste extrêmement pauvre causant de nombreux troubles sur la santé et un décès dans les premières années de vie. Cette maladie est donc liée à un blocage du cuivre au niveau des barrières physiologiques. Le développement et l’étude des « nanoparticules » a montré qu’elles étaient facilement transportées dans l'organisme grâce à leur petite taille. L’utilisation de très petites particules composées de cuivre, très inférieures à un micromètre, est une solution thérapeutique prometteuse car il a été montré une tolérance à ce nouveau médicament et une absence de toxicité. Une dose optimale a été établie et le transport biologique validé par une augmentation de cuivre dans le cerveau des animaux malades traités avec le médicament. Ce médicament améliore la survie de la souris malade et les fonctions locomotrices (déplacement) et cognitives (mémoire et apprentissage), tout en restaurant différentes activités biologiques endommagées dans le cerveau, dépendantes du cuivre, et impliquées dans des mécanismes physiologiques essentiels (production d’énergie, protection contre les agressions de l’oxygène). Dans cette étude préclinique visant à traiter les femmes enceintes présentant un risque d’avoir un enfant atteint de la maladie de Menkes, nous devons valider l’efficacité de la forme pharmaceutique chez la souris malade. Pour cela, les femelles porteuses de la mutation génétique seront accouplées puis traitées pendant la gestation avec la forme pharmaceutique. Ce traitement sera poursuivi chez les descendants mâles, malades (issu de ces mères traitées), dès l’âge de 5 jours après la naissance durant la lactation, et cela jusqu’à l’âge de 38 jours, fin du protocole. Des tests comportementaux non invasifs et non douloureux seront pratiqués chez les jeunes souris tout au long de leur croissance.

Bénéfices attendus

1/ Amélioration de la survie des souris mutantes traitées 2/ Amélioration des fonctions locomotrices et des fonctions d'apprentissage et de mémorisation grâce à un meilleur développement cérébral. 3/ Un traitement pendant la gestation des femelles porteuses de la mutation permettrait de palier aux troubles musculosquelettiques observés chez les souris malades même lorsqu’elles sont traitées avec le médicament dès l’âge de 5 jours.

Procédures

1/ Injections sous cutanées répétées de médicament 7 jours sur 7 au cours de la gestation jusqu’à la mise bas pour les femelles porteuses. Chaque piqure durant moins de 30 secondes. 2/ Injections sous cutanées répétées de médicament 7 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J38 pour les mâles descendants et porteurs de la maladie. 3/ Tests neurocomportementaux au nombre de 4 allant de J26 à J37 pour les souris mâles malades. Les tests durent en moyenne moins de 5 minutes pour chaque animal.

Impact sur les animaux

Les souris porteuses de la mutation, malades et non traitées ont une espérance de vie réduite, des troubles musculosquelettiques et un retard de développement des fonctions cérébrales. On constate également des défauts de croissance, des difficultés d'alimentation et un risque de mort de ces animaux par hémorragie interne. Les femelles gestantes porteuses de la mutation subiront des piqures quotidiennes de médicaments pendant toute la durée de la gestation, les mâles porteurs de la mutation seront traités quotidiennement et toute leur vie dès l’âge de 5 jours. Ces souris mâles suivront une série de tests comportementaux (exploration, coordination des mouvements, capacité de mémorisation) qui ne génèrent aucune souffrance chez l’animal, hormis un léger stress lié au changement d’environnement et à la manipulation de l’expérimentateur.

Devenir

Les souris femelles gestantes et porteuses de la mutation seront gardées en vie afin de perpétuer la lignée de souris mutantes utilisées dans ce projet. En revanche, l’ensemble des souris mâles porteurs de la mutation (54 animaux) seront mis à mort à la fin du protocole expérimental à l'âge de 38 jours, c'est-à-dire après avoir réalisé le dernier test comportemental, afin de prélever l'ensemble des organes nécessaires pour réaliser les analyses biologiques (foie, coeur, cerveau, sang).

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative d’approche in vitro car le projet porte sur l’étude de l’allongement de la durée de vie et l’amélioration du comportement de l’animal porteur de la maladie de Menkes en fonction de la réponse au traitement.

Réduction

L’étude complète nécessitera 54 femelles porteuses de la mutation génétique réparties en 3 groupes d'étude, afin de générer 54 mâles mutants (malades) répartis selon les mêmes groupes et traités jusqu’à l’âge de 38 jours. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude.

Raffinement

Tout au long de leur vie, les souris ne sont jamais isolées et vivent dans un environnement comportant des éléments d’enrichissement de type buchette ou papier de nidification. Toutes les procédures sont réalisées dans un environnement contrôlé et sécurisé pour l'animal. Une démarche d’estimation et suppression de la douleur est mise en place par évaluation quotidienne de l'état général de l'animal. Le stress généré par les tests comportementaux va diminuer avec l'habituation des souris et les manipulations répétées de l'expérimentateur.

Choix des espèces

La souris Moblo mime parfaitement la maladie de Menkes car nous observons chez la souris les mêmes symptômes que ceux rencontrés chez l'homme. Le protocole expérimental débutera dès le premier jour de gestation puis sur les souriceaux durant la lactation et la croissance et jusqu’à l'âge de 38 jours.

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Souris : 972
Souffrances
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Devenir
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Les souriceaux visés ont 1 à 3 jours, âge auquel l'os du crâne reste assez souple pour y enfoncer une aiguille sans incision. 972 souris nouveau-nées sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées, soit en cours d'étude si les points limites sont franchis, soit à la fin pour prélever leurs tissus. Chacune reçoit une injection intracérébrale de composé candidat sous anesthésie gazeuse, avec pour risques déclarés un retard de croissance, une absence de prise de poids jusqu'au sevrage, un rejet par la mère et une atteinte des mouvements spontanés ou du comportement de recherche de la tétée. Les mères et les souriceaux non traités, qui ne comptent pas dans les 972, sont soit utilisés pour la formation à des gestes techniques, soit basculés vers un autre projet d'évaluation de composés.

Objectifs

En France, le nombre de personnes atteintes de maladies rares (moins d’une personne atteinte sur 2000) est estimé à 3.5 millions. Plus de 7000 maladies rares, dont 800 neurologiques, sont décrites, et de nouvelles sont identifiées chaque semaine. Les maladies rares sont généralement sévères, chroniques et handicapantes. L’atteinte pour certaines d’entre elles peut provoquer des signes cliniques pathologiques dès la naissance ou l’enfance (entre 3 mois et 6 ans), comme les encéphalopathies épileptiques et/ou développementales (Developmental Epileptic Encephalopathies ou DEEs). Les DEEs sont des maladies neurodéveloppementales rares, génétiques et syndromiques, caractérisées par une déficience intellectuelle, des troubles du langage, un développement moteur potentiellement altéré et des crises d'épilepsie d'apparition précoce, souvent accompagnées d'une régression du développement. Les traitements actuels (médicaments antiépileptiques) sont peu efficaces pour les formes rares, et les interventions chirurgicales sont lourdes et risquées chez les jeunes enfants. Il est nécessaire d’explorer de nouvelles approches thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie et l’apprentissage des patients. Les composés étudiés, sélectionnés après des tests in silico et in vitro, sont testés chez la souris adulte afin d’évaluer leur tolérabilité et leur efficacité sur une cible d’intérêt. Les meilleurs candidats sont retenus et testés chez la souris nouveau-née (phases de développement cérébral similaire entre un souriceau de 3 jours et un nourrisson humain de 3 mois) afin d’évaluer leur effet dans le cadre du traitement des maladies épileptiques rares, et destinés à être administrés à de jeunes enfants (à partir de 3 mois). Il est essentiel d’évaluer l’effet de nos candidats médicaments pendant les stades de développement du cerveau où les crises épileptiques se manifestent le plus dans le cadre des DEEs. Les traitements pharmacologiques peuvent avoir des effets différents sur un cerveau en développement (nouveau-né) par rapport à un cerveau plus mature (souris sevrée, jeune adulte ou adulte). L’objectif de ce projet est de définir un modèle permettant d’administrer nos candidats médicaments dans des zones spécifiques du cerveau de souris nouveau nées âgées de 1 à 3 jours par voie intracérébrale. En effet, les candidats médicaments ne passant pas la Barrière Hémato-Encéphalique, nous sommes obligés de les administrer par voie intra-cérébrale.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie de recherche en neurosciences. Les traitements de la DEE reposent sur la prescription de médicaments antiépileptiques, qui ne sont pas toujours efficaces pour les formes rares d’épilepsie, et sur des interventions chirurgicales curatives (ablation de la zone épileptogène, radiochirurgie cérébrale ou thermocoagulation) qui peuvent être lourdes et risquées notamment chez les jeunes enfants. Les futurs candidats médicaments évalués dans ce projet sont connus pour ne pas passer la Barrière Hématoencéphalique (barrière naturelle qui sépare le cerveau du reste du corps). Ils seront donc administrés directement dans le système nerveux central (SNC) des patients afin de permettre un ciblage direct de celui-ci, augmentant ainsi l’efficacité des traitements, et diminuant les effets secondaires qui pourraient survenir après une administration orale ou intraveineuse, améliorant ainsi grandement la qualité de vie des patients. Les bénéfices attendus de ce projet sont de caractériser les potentiels candidats médicaments et de déterminer leur efficacité sur une cible donnée dans le cadre de maladies rares neurologiques infantiles. Chez la souris, afin de mimer au mieux la voie d’administration humaine, les composés seront administrés par voir intracérébrale.

Procédures

- Administration de composés étudiés par voie intracérébrale sous anesthésie générale gazeuse et couverture analgésique (durée maximale de 15 minutes – 1 seule fois en début d’expérience) - Administration sous-cutanée des médicaments vétérinaires analgésiques (contention d’une durée maximale de 30s) et administration intra-péritonéale des médicaments vétérinaires analgésiques (contention d’une durée maximale de 30s) avant l’euthanasie en fin d’étude.

Impact sur les animaux

Une potentielle source de stress ou douleur peut provenir lors : - Des administrations d’anesthésique Intra péritonéales en amont de la perfusion intra-cardiaque. La contention de 30s et l’administration d’environ 10s peuvent également générer un léger stress. - De la phase d’anesthésie gazeuse (durée maximale de 20min) et du suivi post-anesthésie qui peuvent générer un stress modéré. - De l’administration de composés par voie intra-cérébrale sous anesthésie générale, d’une durée maximale de 30s qui peut générer un stress modéré. Une potentielle source de nuisance peut survenir lors : - D’une non prise de poids des souriceaux jusqu’au sevrage pouvant être induite par l’administration du composé ainsi qu’un retard de croissance (nuisance modérée) - Du rejet de la mère (nuisance modérée) Les composés administrés peuvent également induire des effets cliniques (par exemple atteinte des mouvements spontanés, retard du comportement de recherche de la tétée) et provoquer une nuisance pour l’animal (durée maximale de l’étude : 60 jours).

Devenir

Tous les souriceaux inclus dans les procédures sont soit euthanasiés en cours d’étude si des points limites éthiques sont atteints, soit euthanasiés en fin d’étude afin de réaliser des prélèvements de tissus qui permettront d’effectuer des analyses biochimiques (effet des composés sur l’expression de la protéine d’intérêt par exemple). De plus, les mères ainsi que les souriceaux non-traités, non inclus dans les procédures de cette demande de projet seront soit utilisés pour de la formation à des gestes techniques, soit utilisés dans des études d’évaluation d’efficacité de composé faisant l’objet d’un autre projet autorisé.

Remplacement

La recherche de nouveaux médicaments dans le domaine des maladies neurologiques rares repose sur une première étape d’identification de molécules efficaces sur leur cible au moyen de tests in vitro (cultures de neurones primaires, cellules souches…) et in silico. Toutefois l’efficacité thérapeutique d’une molécule ne peut être démontrée qu’après administration chez l’animal. Il est donc nécessaire que les molécules les plus abouties dans leur développement soient administrées in vivo. Plus spécifiquement pour ce projet, seul l’animal sain possède de façon intégrée un répertoire comportemental et des caractéristiques neurophysiologiques permettant d’évaluer l’activité de candidats médicaments pour le traitement de maladies neurologiques rares.

Réduction

Un premier filtre in vivo est effectué via une autre autorisation de projet afin d’identifier les meilleurs candidats médicaments pharmacologiquement intéressants. En effet, des études préalables permettront d’évaluer la tolérabilité des composés sur des souris adultes ainsi que leur efficacité sur une cible d’intérêt, afin de pouvoir sélectionner les candidats médicament les plus puissants. A l’issue de ce premier filtre, les administrations chez la souris nouveau-née pourront être réalisées sur un nombre restreint d’animaux (6 souris maximum par groupe) et sur des animaux des deux sexes (la détermination sexuelle ne pouvant être sûre qu’à partir de 21 jours) dans le cadre de l’évaluation pharmacologique des composés. Une consultation du service de Biostatistique sera effectuée après la réalisation des premières études afin de réduire au maximum le nombre d’animaux par groupe mais en assurant l’obtention de résultats exploitable et reproductibles. Au cas par cas, en fonction du projet de recherche concerné et des questions posées, une consultation statistique sera programmée pour réajuster le nombre d’animaux nécessaire ainsi que pour travailler sur le design expérimental le plus adapté. Lors des prélèvements effectués à la fin des études après euthanasie des souris, un maximum de tissus seront collectés sur un même animal. Chaque tissu, cérébral ou périphérique, sera séparé en plusieurs échantillons permettant ainsi la multiplication des analyses biochimiques et/histologiques potentiellement réalisables. Ce processus nous permet de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisé par projet de recherche.

Raffinement

Les souriceaux seront stabulés avec leur mère jusqu’au sevrage (21 jours) puis maintenus en groupes sociaux une fois retirés de leur mère, dans un environnement adapté limitant au maximum les facteurs de stress (bruits, manipulations fréquentes …) et en séparant les mâles des femelles pour les études de plus de 21 jours. Phase d’administration (20 min max de l’induction de l’anesthésie au réveil de l’animal) sous anesthésie générale gazeuse sur couverture chauffante. Aucune incision ne sera nécessaire pour insérer l’aiguille d’injection dans les ventricules – l’os du crâne étant encore souple chez un souriceau de 1-3 jours. Observation des souriceaux effectuée durant la phase de réveil et lors du replacement dans la cage avec la mère après un réveil complet. Une grille de score spécifique réalisée par une analyse comportementale (1h, 3h, 6h et 24h après administration) établira un score de tolérabilité des candidats médicaments. Tout animal ayant atteint un ou plusieurs points limites définis par la grille de score, sera euthanasié. Suivi de l’état général des animaux réalisé quotidiennement (durée max de 60 jours). Le suivi du poids sera réalisé 1 à 2 fois par semaine pendant les 10 premiers jours post-administration afin de limiter au maximum le rejet de la mère. Une estimation visuelle de la bonne croissance des souriceaux administrés sera effectuée en regard d’un animal contrôle non-administré. Pour diminuer les risques de rejet: - Mise en contact de la femelle gestante, dès son arrivée et jusqu’au début des études, avec les odeurs qu’elle rencontrera sur les nouveau-nés (solutions désinfectantes, gants…) - La cage d’une femelle qui vient de mettre bas ne devra pas être nettoyée pendant 2 semaines. Si un nettoyage ou un changement de litière est nécessaire au cours des premiers jours, le nid entier sera transféré dans la nouvelle cage. - Les administrations seront faites sur une première moitié de la portée puis sur la seconde afin que la mère ait toujours des nouveau-nés avec elle - Avant la réintroduction des souriceaux dans la cage de la mère après administration, ils seront frottés avec le nid souillé afin d’en être réimprégnés de l’odeur. L’hébergement sera enrichi : bâtonnet de coton et sizzle pad pour le nid en plus d’un tube en plexiglass et d’un bâtonnet en bois La phase de prélèvement se déroulera sous analgésie (buprénorphine 0.1ml/10g ou méthadone 10mg/kg en SC) et anesthésie profonde (kétamine 120mg/ml et de xylazine 12mg/ml en IP).

Choix des espèces

La souris saine présente une forte homologie génétique, physiologique et comportementale avec l’homme et apporte ainsi une forte valeur translationnelle. 90% des gènes humains ont un équivalent chez la souris saine, permettant d’évaluer l’efficacité des composés sur les cibles génétiques sans avoir systématiquement recours à des souris génétiquement modifiées. Afin d’évaluer l’effet de nos composés dans le cadre des DEEs, il est important de développer des modèles vivo adaptés au stade de développement cérébral et physiologique des patients atteints. Ainsi, il s’avère nécessaire de réaliser les études sur des souris nouveau nées. Les procédures d’évaluations décrites dans ce projet s’appuient sur une littérature scientifique et une expertise interne robustes. Les administrations seront réalisées sur des souriceaux âgés de 1 à 3 jours. Afin d’évaluer l’effet de nos composés dans le cadre des épilepsies rares infantiles, il est important de développer des modèles vivo adaptés au stade de développement cérébral et physiologique des patients atteints. Ainsi, il s’avère nécessaire de réaliser les études sur des souris nouveau-nées.

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Lapins : 200
Souffrances
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Devenir
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Fournir des anticorps à des équipes de recherche publiques ou privées, à raison d'environ 2 milligrammes par animal : 200 lapins New Zealand White sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun reçoit quatre injections d'une information génétique codant l'antigène visé, par voie intradermique, intramusculaire ou sous-cutanée, puis subit trois prélèvements sanguins de 25 à 40 minutes après administration orale d'un tranquillisant. Le porteur signale de la fièvre, un inconfort modéré et l'apparition de petites boules au point d'injection, et compte deux lapins par protocole. Tous sont tués en fin de protocole parce que chaque immunisation est spécifique d'un antigène, ce qui interdit de les réutiliser ailleurs.

Objectifs

L’objectif du projet est de générer par une approche d’immunisation génique des anticorps de lapin contre des antigènes d’intérêt pour le compte de différentes équipes de recherche publiques ou privées. L’immunisation correspond à un processus d’éducation et d’activation du système immunitaire contre un antigène spécifique. Parmi les différentes approches d’immunisation existantes, l’immunisation génique sera utilisée. Cette approche émergente vise à faire produire transitoirement un antigène en administrant une information génétique codant in situ pour un antigène spécifique, initiant ainsi une réponse immunitaire. Les anticorps obtenus seront utilisés dans des approches allant de la recherche au diagnostic. Le nombre de lapins prévus par protocole permettra d’obtenir une quantité suffisante d’anticorps (environ 2 milligrammes par lapin) pour une utilisation sur plusieurs années.

Bénéfices attendus

Les anticorps polyclonaux seront des auxiliaires et des réactifs employés non seulement dans des procédés relatifs à la biochimie, à la biologie moléculaire et à l’immunohistochimie, mais aussi à des fins diagnostiques voire thérapeutiques. Les anticorps développés dans le cadre de projets de recherche, permettront de localiser, d’identifier ou de purifier des protéines synthétisées au sein des cellules, d’un tissu ou d’un organe.

Procédures

4 injections en intradermique, en intramusculaire ou en sous-cutanée de l’information génétique codant pour l’antigène d’intérêt (8 minutes) 3 prélèvements (durée 25 à 40 minutes par prélèvement).

Impact sur les animaux

Les prélèvements de sang n’entrainent pas de gêne particulière (inconfort mineur), le volume de sang étant adapté au poids de l’animal en accord avec les recommandations relatives aux volumes sanguins maximaux prélevés du guide Gircor. Les prélèvements seront réalisés après administration par voie orale d’un tranquillisant à effet vasodilatateur, permettant de prélever le lapin dans de bonnes conditions pour le lapin et l'expérimentateur. L'injection couplée à un agent de transfection peut provoquer l’apparition de fièvre et d’inconfort modéré, pouvant se traduire par une légère diminution de la mobilité pendant les premières heures suivant l’injection (apparition de petites boules correspondant au dépôt de l’émulsion antigène-agent de transfection). Les manipulations des lapins étant source de stress, une habituation sera mise en œuvre, afin de mettre en place une relation de confiance entre le lapin et les expérimentateurs.

Devenir

Tous les animaux sont concernés par l'euthanasie. Les projets étant spécifiques d’un antigène, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux pour d’autres protocoles, les animaux sont donc tous euthanasiés en fin de protocole.

Remplacement

La méthode usuelle pour produire des Anticorps Polyclonaux (AcP) reste l’immunisation de l’animal avec des préparations antigéniques, souvent combinées à un adjuvant qui accroît la réponse immunitaire. Les AcP sont produits chez les animaux vivants, puisqu’il n’existe pas de méthode substitutive aussi efficace pour cette production. L’immunité humorale correspond à un processus complexe impliquant différents acteurs du système immunitaire in vivo. Ce processus se traduit par la production d’un répertoire diversifié d’immunoglobulines répondant à un grand nombre d’antigènes. In vivo, l’adaptation accrue du système immunitaire vis à vis de l’antigène au fur et à mesure des immunisations est indispensable pour obtenir des anticorps notablement plus spécifiques et pertinents que ceux obtenus avec des systèmes de développement in vitro. En effet, les techniques partant de banque naïve ne permettent généralement pas une obtention aisée (en termes de temps, budget et matériels) d’une large gamme d’anticorps de hautes affinités ciblant différents épitopes.

Réduction

Le nombre d’animaux (2 lapins par protocole) pour l’obtention de réactifs intervenant notamment dans la caractérisation de molécules thérapeutiques, a été adapté au plus juste par rapport au besoin de sérum pour les investigations et les recherches au regard de notre recul sur ce protocole. La quantité d’anticorps générés sera suffisante pour des investigations poussées sans avoir à réimmuniser des animaux.

Raffinement

Les animaux sont prélevés et euthanasiés en dehors de la pièce de stabulation pour éviter toute transmission de stress. La pièce de stabulation est à l'abri de toute nuisance sonore. L'observation quotidienne des animaux par le personnel compétent permet une détection précoce de tout risque d'atteinte d'un point limite et ainsi une intervention adaptée au plus tôt. Des tableaux de points limites ont été mis en place avec notre vétérinaire. L’établissement des points limites mis en œuvre se base sur 3 critères principaux : comportementaux (éveil, posture, comportement exploratoire, locomotion, agressivité, vocalisation…), signes cliniques (apparence générale, aspect du pelage, ouverture des paupières, éventuelles lésions…) et zootechniques (abreuvement, poids, …). L’observation de l’un de ces paramètres, permet de définir un score clinique, avec différents niveaux : normal, observer attentivement avec mise en œuvre potentielle d’antalgies, souffrance sévère : arrêt immédiat du protocole et remise en cause de la procédure expérimentale. Ces mesures en accord avec le principe d’amélioration (raffinement), constitue un outil permettant d’atteindre les objectifs scientifiques tout en minimisant autant que possible la souffrance animale. Les points limites mis en place au sein de notre structure pour ce protocole permettent d’atteindre l’objectif de l’étude avant même l’installation d’une souffrance. Les prélèvements seront réalisés après injection d’une molécule, qui possède un effet tranquillisant, permettant une réalisation du prélèvement moins stressante pour l'animal.

Choix des espèces

L'espèce utilisée est choisie avec soin. Nous prenons en compte les facteurs suivants : 1) la quantité nécessaire d'anticorps ou d'antisérum (choix d’animaux de plus grandes tailles lorsqu'on a besoin de grandes quantités d'anticorps); 2) la relation phylogénétique entre l'espèce d'où provient l'antigène protéique et l'espèce utilisée pour produire l'anticorps; 3) la fonction effectrice des AcP provenant de l'espèce productrice d'anticorps; 4) l'utilisation prévue des anticorps. Dans le cadre de cette procédure expérimentale, les lapins New Zealand White ont été retenus, car ils permettront de fournir une quantité suffisante d'anticorps, via la mise en protocole d'un nombre restreint d'individus, avec un risque d'échec du projet très faible. De plus, ces lapins sont communément utilisés pour la production d'AcP, ils sont faciles à manipuler et produisent des antisérums à titre élevé et à forte affinité. La meilleure production d’anticorps est obtenue chez les jeunes adultes. Les lapins entreront en protocole dès l’âge de 3 mois. Auparavant ils auront subi une période de quarantaine de 21 jours, en absence d’incident durant ce temps, ils seront alors aptes à rentrer en protocole.

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Souris : 108
Souffrances
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Piquées chaque jour sous la peau pendant toute leur gestation, 54 souris femelles porteuses de la mutation responsable de la maladie de Menkes mettent bas des mâles malades, traités à leur tour quotidiennement de leur cinquième à leur trente-huitième jour de vie. Sur les 108 souris du projet, 36 relèvent de procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, le porteur décrivant chez les souriceaux porteurs de la mutation une espérance de vie réduite, des troubles musculosquelettiques, des difficultés d'alimentation et un risque de mort par hémorragie interne. Les 54 mâles subissent quatre tests neurocomportementaux entre le vingt-sixième et le trente-septième jour, puis sont tués pour prélever leur foie, leur cœur, leur cerveau et leur sang. Les femelles gestantes, elles, sont gardées en vie pour la reproduction de la lignée mutante.

Objectifs

La maladie de Menkes est une maladie génétique rare qui ne touche que les jeunes garçons, et elle est causée par un problème de transport du cuivre au niveau des intestins, du placenta et du cerveau. Le traitement actuel est peu efficace et le devenir de ces enfants reste extrêmement pauvre causant de nombreux troubles sur la santé et un décès dans les premières années de vie. Cette maladie est donc liée à un blocage du cuivre au niveau des barrières physiologiques. Le développement et l’étude des « nanoparticules » a montré qu’elles étaient facilement transportées dans l'organisme grâce à leur petite taille. L’utilisation de très petites particules composées de cuivre, très inférieures à un micromètre, est une solution thérapeutique prometteuse car il a été montré une tolérance à ce nouveau médicament et une absence de toxicité. Une dose optimale a été établie et le transport biologique validé par une augmentation de cuivre dans le cerveau des animaux malades traités avec le médicament. Ce médicament améliore la survie de la souris malade et les fonctions locomotrices (déplacement) et cognitives (mémoire et apprentissage), tout en restaurant différentes activités biologiques endommagées dans le cerveau, dépendantes du cuivre, et impliquées dans des mécanismes physiologiques essentiels (production d’énergie, protection contre les agressions de l’oxygène). Dans cette étude préclinique visant à traiter les femmes enceintes présentant un risque d’avoir un enfant atteint de la maladie de Menkes, nous devons valider l’efficacité de la forme pharmaceutique chez la souris malade. Pour cela, les femelles porteuses de la mutation génétique seront accouplées puis traitées pendant la gestation avec la forme pharmaceutique. Ce traitement sera poursuivi chez les descendants mâles, malades (issu de ces mères traitées), dès l’âge de 5 jours après la naissance durant la lactation, et cela jusqu’à l’âge de 38 jours, fin du protocole. Des tests comportementaux non invasifs et non douloureux seront pratiqués chez les jeunes souris tout au long de leur croissance.

Bénéfices attendus

1/ Amélioration de la survie des souris mutantes traitées 2/ Amélioration des fonctions locomotrices et des fonctions d'apprentissage et de mémorisation grâce à un meilleur développement cérébral. 3/ Un traitement pendant la gestation des femelles porteuses de la mutation permettrait de palier aux troubles musculosquelettiques observés chez les souris malades même lorsqu’elles sont traitées avec le médicament dès l’âge de 5 jours.

Procédures

1/ Injections sous cutanées répétées de médicament 7 jours sur 7 au cours de la gestation jusqu’à la mise bas pour les femelles porteuses. Chaque piqure durant moins de 30 secondes. 2/ Injections sous cutanées répétées de médicament 7 jours sur 7 à partir de J5 et ce jusqu’à la fin du protocole à J38 pour les mâles descendants et porteurs de la maladie. 3/ Tests neurocomportementaux au nombre de 4 allant de J26 à J37 pour les souris mâles malades. Les tests durent en moyenne moins de 5 minutes pour chaque animal.

Impact sur les animaux

Les souris porteuses de la mutation, malades et non traitées ont une espérance de vie réduite, des troubles musculosquelettiques et un retard de développement des fonctions cérébrales. On constate également des défauts de croissance, des difficultés d'alimentation et un risque de mort de ces animaux par hémorragie interne. Les femelles gestantes porteuses de la mutation subiront des piqures quotidiennes de médicaments pendant toute la durée de la gestation, les mâles porteurs de la mutation seront traités quotidiennement et toute leur vie dès l’âge de 5 jours. Ces souris mâles suivront une série de tests comportementaux (exploration, coordination des mouvements, capacité de mémorisation) qui ne génèrent aucune souffrance chez l’animal, hormis un léger stress lié au changement d’environnement et à la manipulation de l’expérimentateur.

Devenir

Les souris femelles gestantes et porteuses de la mutation seront gardées en vie afin de perpétuer la lignée de souris mutantes utilisées dans ce projet. En revanche, l’ensemble des souris mâles porteurs de la mutation (54 animaux) seront mis à mort à la fin du protocole expérimental à l'âge de 38 jours, c'est-à-dire après avoir réalisé le dernier test comportemental, afin de prélever l'ensemble des organes nécessaires pour réaliser les analyses biologiques (foie, cœur, cerveau, sang).

Remplacement

Il n’existe pas d’alternative d’approche in vitro car le projet porte sur l’étude de l’allongement de la durée de vie et l’amélioration du comportement de l’animal porteur de la maladie de Menkes en fonction de la réponse au traitement.

Réduction

L’étude complète nécessitera 54 femelles porteuses de la mutation génétique réparties en 3 groupes d'étude, afin de générer 54 mâles mutants (malades) répartis selon les mêmes groupes et traités jusqu’à l’âge de 38 jours. Il s'agit du nombre d'animaux nécessaires pour mener à bien cette étude.

Raffinement

Tout au long de leur vie, les souris ne sont jamais isolées et vivent dans un environnement comportant des éléments d’enrichissement de type buchette ou papier de nidification. Toutes les procédures sont réalisées dans un environnement contrôlé et sécurisé pour l'animal. Une démarche d’estimation et suppression de la douleur est mise en place par évaluation quotidienne de l'état général de l'animal. Le stress généré par les tests comportementaux va diminuer avec l'habituation des souris et les manipulations répétées de l'expérimentateur.

Choix des espèces

La souris Moblo mime parfaitement la maladie de Menkes car nous observons chez la souris les mêmes symptômes que ceux rencontrés chez l'homme. Le protocole expérimental débutera dès le premier jour de gestation puis sur les souriceaux durant la lactation et la croissance et jusqu’à l'âge de 38 jours.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 160
Souffrances
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Devenir
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 160

Traitées quotidiennement à l'antidépresseur pendant sept à quinze jours, 160 souris porteuses d'une mutation reproduisant la maladie d'Alzheimer sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, et toutes tuées à l'issue pour doser les marqueurs de l'épilepsie. La gravité tient au traitement lui-même, les antidépresseurs pouvant aggraver les activités épileptiques de cette lignée et déclencher des crises. Le projet cherche à savoir si certaines de ces molécules accélèrent le déclin de la mémoire, l'hypothèse du porteur étant qu'une partie d'entre elles l'aggrave et une autre le protège. Deux tests par animal évaluent la mémoire spatiale et sociale, un troisième mesure le "niveau de résignation" des souris, sans qu'aucun de ces tests soit nommé.

Objectifs

Dans ce projet, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées qui développent la maladie d’Alzheimer et des activités épileptiques. Nous étudierons les effets de 3 antidépresseurs sur les déficits mnésiques de ces souris à court et long terme dans 2 modalités : spatiale et sociale puis nous vérifierons l'effet antidépresseur de ces 3 molécules via un troisième test évaluant le niveau de résignation des animaux. Compte-tenu des connaissances actuelles sur les mécanismes d’action des antidépresseurs et de nos travaux antérieurs, nous suspectons un effet aggravateur de certains antidépresseurs et un effet protecteur pour d’autres sur les déficits mnésiques présents dans le cadre de la MA. Notre projet pourrait, à long terme, permettre de ralentir l’apparition des déficits mnésiques chez les patients atteints de la MA en remplaçant les traitements antidépresseurs aggravateurs par d’autres traitements ayant des bénéfices au moins similaires mais non responsables de l’accélération du déclin cognitif.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de déterminer si certains antidépresseurs accélèrent le déclin cognitif présent chez les souris modèles de la maladie d’Alzheimer et si d'autres ont un rôle protecteur vis-à-vis de ces mêmes déficits. Ainsi, si notre hypothèse se vérifie, ce projet justifiera la mise en place d’études cliniques permettant de tester cette hypothèse chez les patients. A long terme, ce projet pourrait donc permettre de mieux adapter les traitements antidépresseurs et ainsi apporter un bénéfice considérable aux patients atteints de la MA en évitant de majorer leurs déficits mnésiques.

Procédures

Les animaux recevront un traitement antidépresseur administré quotidiennement par voie orale dans l'eau de boisson ou par injections pendant 7 à 15 jours. Ils seront ensuite soumis à des tests comportementaux (2 tests par animaux) permettant d'évaluer leurs mémoires spatiale et sociale à court et long terme ainsi que leur niveau de résignation, mesure du niveau de dépression.

Impact sur les animaux

Certains antidépresseurs, en traitement chronique prolongé peuvent exacerber les activités épileptiques menant à l'apparition de crises d'épilepsie dans certains cas. Ces crises d'épilepsie sont responsables d'une altération du bien-être des animaux. Degré de sévérité : Sévère. Dans le cas où nous réaliserons des injections, celles-ci peuvent générer un stress modéré de courte durée. Les pesées peuvent entrainer un stress léger de quelques dizaines de secondes. Enfin, le test de résignation peut induire un stress modéré d’une courte durée (6 minutes).

Devenir

L’ensemble des animaux seront mis à mort afin de quantifier les marqueurs biologiques de l’épilepsie.

Remplacement

Le projet a pour objectif d’évaluer l’effet des antidépresseurs sur les déficits mnésiques dans la maladie d’Alzheimer (MA) à court et long terme. L'épilepsie comme la dépression dépendent d'interactions qui se font entre différentes régions cérébrales au sein de larges réseaux, qui ne peuvent pas être mimées dans de simples cultures cellulaires. Une approche par modélisation informatique des interactions entre maladie d'Alzheimer, épilepsie et antidépresseur ne pourra se faire que sur la base de données expérimentales qui ne sont que parcellaires pour le moment. Ainsi, nous sommes dans l’obligation d’utiliser un modèle murin de la MA qui ne peut donc être remplacé par aucun autre modèle.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe (n= 8) a été déterminé sur la base de nos études antérieures de sorte à avoir une puissance statistique suffisante (>0.80) pour les analyses nécessaires aux comparaisons intergroupes (5 différents traitements) et intragroupes (comparaisons de chaque essai avec la première exposition au stimulus).

Raffinement

Les animaux sont habitués à l'expérimentateur lors de 3 séances de manipulation de 10 minutes par souris avant le début des tests comportementaux. Les animaux seront suivis quotidiennement par des personnels formés au soin. Les antidépresseurs utilisés dans ce projet sont susceptibles d’induire une aggravation des activités épileptiques présentes chez les souris modèles de la MA. Ce phénomène pourrait être à l’origine d’une altération du bien-être des animaux. La durée de traitement sera comprise entre 7 et 15 jours dans tous les cas. Les tests comportementaux sont susceptibles d’induire du stress dû à la manipulation répétée des animaux et à leur changement d’environnement. Pour réduire ce stress, les animaux seront soumis à un jour d’habituation. Celle-ci comprendra une période d’habituation à la pièce dans laquelle seront réalisés les tests comportementaux qui durera 30 minutes suivies de 3 sessions de 6 minutes d’habituation.

Choix des espèces

Dans ce projet, nous utiliserons des souris transgéniques modèles de la maladie d’Alzheimer (MA). Cette lignée reproduit de nombreuses caractéristiques de la pathologie observées chez l’humain : plaques amyloïdes, déclin cognitif progressif et activités épileptiques, entre autres. Cette lignée constitue donc un modèle idéal pour l’étude des effets des antidépresseurs sur les déficits mnésiques dans la MA. Nous avons bien caractérisé le phénotype épileptique de ces souris et sommes actuellement en train de caractériser l’effet des antidépresseurs sur leur épilepsie. Les animaux seront inclus dans le protocole à l’âge adulte, entre 2 et 8 mois selon les traitements antidépresseurs administrés. En effet, à 2-3 mois, les souris modèles de la MA sont à un stade précoce de la maladie d’Alzheimer. Elles présentent déjà des activités épileptiques mais pas encore de déficits mnésiques à court comme à long terme. Ainsi, si notre hypothèse se confirme, il sera plus facile pour nous de mettre en évidence un effet aggravateur des traitements antidépresseurs sur les capacités mnésiques des animaux à cet âge. A 8 mois, les souris modèles de la MA sont à un stade avancé de la maladie d’Alzheimer. Elles présentent à la fois des activités épileptiques et des déficits mnésiques à court et long terme. Ainsi, si notre hypothèse se confirme, il sera plus facile pour nous de mettre en évidence un effet protecteur des traitements antidépresseurs sur les capacités mnésiques des animaux à cet âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Singes écureuils : 18
Souffrances
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▲ 18
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Devenir
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 18

Un primate est choisi ici parce qu'il est proche de l'humain, et le singe écureuil plutôt que le macaque parce que sa tête entre dans des IRM plus puissantes. 18 singes écureuils vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une lésion chirurgicale du cerveau destinée à provoquer une héminégligence, soit la perte de perception de la moitié du champ visuel, et chaque animal peut subir jusqu'à quatre chirurgies de sept à huit heures ainsi que quatre séances d'IRM de sept heures. L'isolement nécessaire aux tâches comportementales peut provoquer des stéréotypies et des dépilations, et les animaux lésés sont tués trois puis douze mois après l'opération, pour confirmer par histologie ce qui a été observé de leur vivant.

Objectifs

Une très large majorité des cas d’accident vasculaire cérébral droit montre des troubles de la perception consciente qui conduisent à des symptômes neuropsychologiques handicapants tels que l’héminégligence. Ce trouble se caractérise par une perte de la perception de la moitié du champ visuel. Les patients héminégligents semblent vivre dans un monde amputé d’une moitié ; ils ne mangent pas la partie gauche de leur plat, ne voient pas les obstacles situés sur le côté gauche, mais plus important encore, la vie quotidienne d’un patient héminégligent présente plusieurs dangers, qui incluent des risques d'accidents de la route et des chutes graves. Seulement quarante pourcents des patients héminégligents récupèrent une capacité visuelle normale dans les 6 mois qui suivent leur accident vasculaire. Cela signifie que chaque année, 480.000 nouveaux patients européens resteront héminégligents, ce qui nuit à leur qualité de vie et les empêche de retourner au travail. Il a récemment été démontré qu'une bonne communication entre deux aires du cerveau (le lobe frontal et le lobe pariétal) est essentielle à la récupération de l’héminégligence. Cependant, chez l’animal, la récupération de l’héminégligence est rapide et spontanée même dans les cas de coupure de communication entre ces deux régions du cerveau. Les primates utilisent donc un mécanisme de récupération qui n’existe pas chez l’être humain. C’est pourquoi ce projet propose d’étudier la récupération de l’héminégligence chez le primate afin de découvrir de nouvelles pistes thérapeutiques chez l’être humain.

Bénéfices attendus

En étudiant la récupération de l’héminégligence chez le primate, ce projet a pour objectifs de mieux en comprendre les mécanismes et ainsi d’en déduire de nouvelles pistes thérapeutiques. A terme un traitement pourrait améliorer la récupération des patients souffrant d’héminégligence suite à un accident vasculaire cérébral. De plus, en validant l'utilisation du primate comme modèle d’héminégligence et en proposant des tests d’évaluation de ce trouble adaptés, notre étude apporte une base indispensable aux tests de traitements pharmacologiques. Cette étape est nécessaire avant la mise en place des essais chez l’être humain. Cela représente un gain de temps important dans le processus de développement d’éventuels traitements.

Procédures

Tous les animaux réaliseront 4 séquences complètes d’imagerie par résonance magnétique (IRM) au maximum et avec une durée maximale de 7 heures. Afin de maintenir la tête des animaux pendant les enregistrements, un dispositif sera implanté sur la tête d’une partie des animaux au cours d’une procédure chirurgicale (1 fois, 8 heures au maximum) réalisée sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Il est possible que d’autres chirurgies soient effectuées (3 au maximum par animal, 7 heures maximum par chirurgie) dans le cas où l’animal perdrait son dispositif ou si les soins d’entretien devenaient difficiles. Ces animaux auront ainsi au maximum 4 chirurgies (1 pour la pose du dispositif, 1 pour sa remise en place et 2 entretiens pour l’entretien du dispositif). Afin de créer le trouble de l’héminégligence, une lésion chirurgicale du cerveau est réalisée durant une chirurgie chez une partie des animaux avec une durée d’anesthésie maximale de 8 heures. Afin d’éliminer la douleur durant la chirurgie et après l’opération, les animaux recevront des anti-douleurs. Les animaux implantés du dispositif d’observation participeront à des enregistrements de l’activité du cerveau et des neurones pendant qu’ils réalisent des tests visuels. Ces enregistrements dureront au maximum 2 heures sur une période comprise entre 3 et 12 mois. Les animaux anesthésiés participeront à des enregistrements de l’activité du cerveau. Ces enregistrements dureront au maximum 2 heures sur une période comprise entre 3 et 12 mois. Les animaux seront euthanasiés. Les deux groupes ayant eu une lésion seront euthanasiés respectivement 3 et 12 mois après la lésion. Le groupe contrôle seront euthanasiés après que l’euthanasie des deux autres groupes ait été réalisée.

Impact sur les animaux

Il est attendu que la lésion réalisée induise une perception altérée de la moitié de leur vision et impacte leur comportement (déplacement et alimentation difficiles pouvant entraîner une perte de poids). L’espèce présente une sensibilité à l’anesthésie avec notamment un risque augmenté d’arrêt cardio-respiratoire. Les animaux ayant eu une chirurgie (retrait d’une partie du crâne, lésion et pose de chambre d’enregistrement/système de fixation de la tête) pourront ressentir de la douleur à la suite de la chirurgie. La chirurgie peut, dans certains cas, causer une accumulation de liquides et/ou abîmer la couche de tissu protectrice du cerveau. Les animaux soumis à une anesthésie et à une chirurgie pourront présenter des difficultés à se déplacer (de 1 à 4 jours). L’implantation d’une chambre d’enregistrement/système de fixation de la tête peut induire une difficulté à se déplacer et des collisions à cause de l’encombrement (pendant quelques jours avec une variabilité individuelle). L’isolement nécessaire aux tâches comportementales peut induire un stress chez l’animal concerné. Celui-ci peut notamment se manifester par des stéréotypies (gestes répétitifs, rythmés sans but apparent) ou des dépilations. Suite à des bagarres, une chute ou un choc, l’animal pourrait perdre son dispositif composé de la chambre d’enregistrement et du système de fixation de la tête. L’installation de la chambre d’enregistrement peut faciliter une infection.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures afin de pouvoir effectuer différents prélèvements (cerveau...) pour des analyses post-mortem. Les analyses histologiques qui nécessitent l’euthanasie des animaux sont indispensables pour confirmer les données obtenues sur l’animal vivant afin de répondre à notre objectif scientifique. Il n’existe à ce jour aucune méthode qui nous permettrait d’obtenir cette confirmation sans nécessiter l’euthanasie des animaux.

Remplacement

Ce projet a pour objectifs de comprendre et de manipuler à des fins thérapeutiques les processus de récupération du cerveau suite à un accident vasculaire chez le primate. Ces processus sont complexes ce qui rend difficile/impossible à l’heure actuelle leur modélisation. Dans ce contexte, il est impossible de remplacer l’utilisation d’animaux vivants par des méthodes alternatives. Par ailleurs, il est indispensable d’obtenir des données d’études sur les modèles animaux avant de pouvoir tester de nouvelles approches thérapeutiques chez les patients humains. Le modèle animal et en particulier l’utilisation du primate non-humain est donc le plus pertinent pour espérer une transposition à l’homme la plus fiable possible.

Réduction

La taille des groupes et le nombre total d’animaux nécessaire pour cette étude a été déterminée par des calculs de puissance. L’espèce présente une sensibilité à l’anesthésie avec notamment un risque augmenté d’arrêt cardio-respiratoire. Ainsi, il a été ainsi établi que 18 animaux au total seraient nécessaires pour la réalisation de ce projet. Des tests statistiques seront réalisés pour obtenir une interprétation fiable des résultats. Deux animaux de ce projet ont déjà réalisé des procédures de classe légère ou modérée lors d’un précédent projet validé par le comité́ d’éthique et ayant obtenu une autorisation.

Raffinement

Les procédures du projet ont été raffinées en plusieurs points. Tout d'abord, pour l'état général des animaux, les entraînements comportementaux se font par renforcement positif (récompense) pour créer une routine qui limite les contentions et le stress lors des manipulations et les tâches demandées. Des adaptations ont également été faites pour l'hébergement, l'enrichissement et l'alimentation afin de stimuler les animaux (recherche de nourriture, jeux, vidéo...) et limiter les comportements anormaux (mouvements répétitifs, immobilité). Ensuite, pour les chirurgies et IRM du projet, ces actes sont réalisés sous anesthésie générale avec la mise en place d'anti-douleurs adaptés (avant, pendant et après l'opération), surveillance accrue de l'animal anesthésié pour éviter toutes les complications (déshydratation, baisse de la température, rythmes cardiaque et respiratoire, infection...). Ces risques sont bien identifiés et une réponse est apportée à chaque point. Par exemple, des tapis chauffant pour la température, du gel ophtalmique pour l’hydratation des yeux, une désinfection et utilisation de matériel stérile pour éviter l’infection, un anesthésique local pour l’intubation et l’installation des barres d’oreilles (dispositif de maintien de la tête fixe), l’intubation pour sécuriser la respiration, du matériel chirurgical permettant d’avoir un geste précis et de limiter les saignements... Le dispositif implanté sera le plus petit possible pour le confort de l’animal et sera posé dans des règles strictes d’asepsie. La fréquence des IRM sera limitée à une fois par semaine. Durant la phase post opératoire, à chaque anesthésie la récupération de l’animal devra être complète avant la poursuite du reste du projet. Après lésion, les animaux sont hébergés par 2 dans des cages ajustables pour prévenir les chutes. Ces cages conservent des aménagements permettant une stratification de l’espace tout en préservant l’animal des risques de chute. Une alimentation riche pourra être proposé pour faciliter la récupération. À la suite des différentes chirurgies, les comportements alimentaires et sociaux des animaux peuvent être modifiés, ils feront donc l’objet d’une surveillance augmentée. Des observations post-anesthésie et post-chirurgie régulières et rigoureuses seront faites pour détecter le moindre inconfort de l’animal.

Choix des espèces

La complexité des processus de récupération d'un accident vasculaire cérébrale rend indispensable d’utiliser un modèle suffisamment proche de l’Homme pour tester ensuite de nouvelles stratégies thérapeutiques. Le primate non-humain est ainsi un modèle particulièrement approprié pour notre étude. De plus, les capacités d’apprentissage des singes permettent la réalisation de tâches comportementales similaires à celles réalisées par l’Homme. La complexité du cerveau rend difficile/impossible à l’heure actuelle, la modélisation de ces processus. Il est primordial d’étudier ces aspects dans un modèle primate non-humain. Il y a plusieurs raisons motivant le choix du singe écureuil par rapport à d’autres espèces de primates : Le choix de cette espèce a été fait car le singe écureuil est plus facile d’accès et est particulièrement adapté à ce genre d’étude en comparaison du macaque. La taille de cette espèce est un paramètre intéressant puisqu’il permet d’utiliser des appareils IRM plus puissants dont le diamètre d’entrée est plus petit. De plus, le choix ne s’est pas porté sur les rongeurs car contrairement aux primates non humains, les rongeurs ne semblent pas présenter de symptômes d’héminégligence. Par ailleurs, nous n’avons pas choisi le macaque car il a été démontré qu’une lésion de la zone cérébrale causant le trouble de l’héminégligence chez cette espèce induisait des symptômes qui pouvaient perdurer plusieurs mois, voire même plusieurs années. Ces différents points expliquent les raisons pour lesquelles nous avons décidé d’utiliser le modèle du singe écureuil pour ce projet. Les animaux utilisés seront tous adultes (âge supérieur à 3 ans). Étant donné que l’âge est un facteur de risque pour les accidents vasculaires cérébraux, nous utiliserons des animaux les plus âgés possibles. En effet, il a été observé chez d’autres espèces de primates que par rapport aux plus jeunes, les animaux âgés étaient plus sensibles à la lésion et que le syndrome obtenu était généralement plus stable.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 445
Souffrances
▲ -
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▲ 45
▲ 400
Devenir
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 445

Une chirurgie cérébrale d'une heure trente, une chirurgie vestibulaire d'une heure trente quatre jours plus tard, puis cinq stimulations électriques réparties sur trente minutes : 320 des 445 rats de ce projet subissent cette séquence avant une exposition à l'hypergravité pouvant durer quatre semaines. Tous seront tués pour prélever leur cerveau. 400 d'entre eux relèvent d'un niveau de souffrance sévère, contre 45 en modéré. Le porteur qualifie d'"intensité légère" les altérations causées par l'hypergravité, alors qu'il attend après la chirurgie vestibulaire une désorientation, des troubles oculaires, de la posture et de la locomotion pendant une dizaine de jours.

Objectifs

Ce projet est situé dans le domaine de la recherche expérimentale. Il vise à étudier l’implication du système vestibulaire dans les processus de perception temporelle. Le système vestibulaire nous permet en particulier de percevoir la gravité terrestre ainsi que les accélérations de notre organisme (lors de la marche, course ou tout autre activité physique). La perception temporelle est quant à elle réalisé au sein du cerveau par les cellules de l’hippocampe. Une récente étude du laboratoire a permis de mettre en évidence que les astronautes lors de leur séjour au sein de l’ISS (Station Spatiale Internationale), tout comme les patients souffrant de troubles vestibulaires, présentent des déficits de perception temporelle. L’objectif de notre étude est de mesurer plus particulièrement l’influence du système vestibulaire sur la perception temporelle médiée par l’hippocampe.

Bénéfices attendus

La prévalence des pathologies vestibulaires est très élevée. En France, la plainte pour vertige représente le 3ème motif de consultation chez le médecin et 25% de ces vertiges ont pour origine une atteinte vestibulaire. Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les mécanismes cérébraux sous-tendant les troubles vestibulaires, afin d’établir des critères aidant au diagnostic et d’avancer vers des solutions thérapeutiques adaptées et ainsi améliorer la prise en charge de cette pathologie. Par ailleurs, les résultats issus de ce projet seront utiles pour une seconde application qui consiste en la prévention des troubles cognitifs lors de futures missions spatiales – en particulier lors de la campagne Artemis pour les missions lunaires.

Procédures

Sur les 445 rats : - 20 rats seront uniquement exposés à un test comportemental au cours duquel ils recevront 5 stimulations électriques d’intensité modérée répartis sur une durée de 30 minutes. - 25 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés au test comportemental décrit précédemment (5 stimulations électriques). - 80 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés à une seconde chirurgie vestibulaire (durée 1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après 4 jours, ils seront exposés au test comportemental décrit (5 stimulations électriques). - 320 rats seront exposés à une chirurgie cérébrale (durée d’1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après une semaine, ils seront exposés à une seconde chirurgie vestibulaire (durée 1h30) sous anesthésie et analgésie profonde. Après 4 jours, ils seront exposés au test comportemental décrit (5 stimulations électriques) puis à une exposition à l’hypergravité (durée de 24h à 4 semaines). Les 425 rats concernés par les actes chirurgicaux recevront également des injections intrapéritonéales d’analgésiques (au nombre de 2 à 3 le jour de la chirurgie et ensuite à raison de 2 par jour pendant 3 jours, ~1min par injection, sous contention légère).

Impact sur les animaux

Au cours de ce projet, les nuisances seront liées : a) A la délivrance de 5 stimulations électriques au cours du test comportemental, susceptible d’induire une douleur temporaire modérée. b) A la chirurgie cérébrale, susceptible d’induire une douleur modérée. Il n’a pas été rapporté d’état de mal-être suivant la chirurgie au-delà des délais de traitement analgésique post-opératoires (3 jours). c) A la chirurgie vestibulaire, susceptible d’induire une douleur modérée. Il n’a pas été rapporté d’état de mal-être suivant la chirurgie au-delà des délais de traitement analgésique post-opératoires (3 jours). Des effets résiduels temporaires (moins de 10 jours) de la chirurgie vestibulaire seront attendus, tels qu’une désorientation des animaux, des troubles oculaires, de la posture et de la locomotion. d) L’exposition à l’hypergravité, qui induit une sensation d’alourdissement / d’allégement modifiant les capacités de l’animal à se déplacer, une modification de la température centrale et une altération de prise alimentaire. Ces altérations d’intensité légère sont visibles pendant les premières heures et peuvent être source d’une augmentation du niveau du stress, avant que les animaux s’adaptent au nouveau référentiel gravitationnel et reprennent une activité normale.

Devenir

L’ensemble des rats seront mis à mort afin de récupérer les cerveaux pour des investigations post-mortem.

Remplacement

Ce projet vise à étudier l’implication du système vestibulaire dans les troubles de perception temporelle. La perception temporelle est dépendante de l’activité de l’hippocampe, une structure cérébrale. L’étude de l’activité de cette structure n’est possible qu’à travers une approche invasive, et nécessite de surcroit une évaluation comportementale (perception temporelle). La réalisation de ce projet n’est donc pas compatible avec des expérimentations menées chez l’humain, et ne permet pas de recourir à des modèles in vitro et/ou in silico, justifiant donc d’avoir recours à l’utilisation d’animaux.

Réduction

Les effectifs choisis ont été déterminés, et les résultats seront analysés, avec des tests statistiques adaptés. Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux, un seul groupe contrôle non-exposé à l’hypergravité sera utilisé.

Raffinement

Afin de réduire la douleur, souffrance et angoisse infligées, les animaux seront maintenus dans des conditions d’hébergement optimales et stables : température, cycle de lumière, hygrométrie et accès à la nourriture et l’eau ad libitum. Ils seront surveillés quotidiennement par un personnel qualifié et une attention particulière sera apportée à l’apparence physique externe des animaux, aux variations éventuelles de poids ainsi qu’aux changements de comportements. Les cages d’hébergement seront enrichies avec de la sciure, du kraft, des tunnels en carton ainsi que des bâtons de bois à mâcher et des jouets en plastique. Afin de diminuer le stress de nos animaux, un protocole de familiarisation des animaux à l’animalerie et à l’expérimentateur sera mis en place sous la forme de handling dès l’arrivée des animaux au sein de notre animalerie. Afin de réduire la douleur et la détresse de nos animaux nous avons choisi un point limite précoce (à l’aide d’une grille de score) et compatible avec les objectifs scientifiques de notre recherche.

Choix des espèces

Des rats adultes âgés de 8 à 10 semaines seront utilisés, âge auquel la maturité cérébrale est atteinte. Le modèle de lésion vestibulaire chez le rat est déjà décrit comme reproduisant de façon fidèle les symptômes observés en clinique chez les astronautes et chez les patients atteints de lésions vestibulaires. Le rat possède également un répertoire comportemental plus large justifiant également sa préférence à la souris dans l’étude des processus de la perception temporelle.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1408
Souffrances
▲ -
▲ 60
▲ 532
▲ 816
Devenir
 -
 -
 -
 1408

Placées dix fois pendant cinq minutes face à une souris d'une lignée agressive qui les attaque, une partie des souris de ce projet subit un modèle de défaite sociale chronique. 1 408 souris vont être utilisées au total, toutes tuées pour observer leur cerveau au microscope, dans des procédures dont le niveau de souffrance va de léger à sévère. Elles reçoivent une injection de vecteurs de thérapie génique dans le cerveau, avec pose d'une fibre optique pour certaines, seize ou dix-sept injections dans l'abdomen, et un sevrage à la morphine qui provoque un état de manque avec signes somatiques et perte de poids. Le porteur annonce un fort potentiel translationnel pour traiter conjointement addiction et dépression, quand l'acquis immédiat du projet reste la description d'une interaction entre deux récepteurs.

Objectifs

La forte prévalence des comorbidités entre dépression et addiction aux drogues a un impact majeur sur la santé mentale et les systèmes de santé. En témoigne l'épidémie d'opioïdes touchant les Etats-Unis, où la consommation de drogues est fortement associée à des symptômes de dépression, et a fait chuter l'espérance de vie jusqu’à son plus bas niveau. La comorbidité entre l’addiction aux drogues d’abus et la dépression ainsi que l’impact du stress sur la rechute après sevrage et la dépression, s’expliquent en partie par le fait que des circuits cérébraux communs sont mis en jeu. Ainsi, des recommandations récentes soulignent que les développements thérapeutiques futurs doivent se concentrer sur les comorbidités, plutôt que de traiter chaque maladie indépendamment. Un mécanisme cellulaire clé par lequel deux récepteurs cellulaires interagissent a été découvert et cette interaction régule les comportements dépressifs et d’addiction. Pour ce projet, nous allons étudier comment cette interaction entre récepteurs, identifiés dans une population de neurones, modifie l’équilibre des activités entre différents types de neurones dans le cerveau.

Bénéfices attendus

Des outils qui permettent de cibler très spécifiquement des interactions moléculaires entre récepteurs dans le cerveau ont été développés. Le présent projet permettra d’élucider le mécanismes expliquant les effets thérapeutiques potentiels que nous avons publiés dans le contexte de l’addiction aux psychostimulants. De plus, ce projet vise à tester l’efficacité de notre approche dans le contexte de l’addiction aux opiacés, et dans la dépression, car il existe une forte comorbidité. En effet, la prévalence de la dépression parmi les patients souffrant d’une addiction est de 30 pour cent. Ce projet revêt donc un fort potentiel translationnel car il ouvre la porte à de futurs développement thérapeutiques pour traiter à la fois les addictions et la dépression comorbide.

Procédures

Les interventions nécessaires à la réalisation du projet permettant d'identifier une nouvelle approche thérapeutique sera soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique dans le cerveau (une fois par animal, durée 10min) soit l'injection de vecteurs de type thérapie génique et fixation d’une fibre optique dans le cerveau (une fois par animal, durée 45min), qui se fera en condition d'analgésie et anesthésie générale. Des injections intrapéritonéales seront réalisées (16 ou 17 selon procédure, 2 par jour maximum). Les effets anti-dépresseurs seront mesurés par l'observation du comportement dans des cages spécifiquement dédiées. Pour un groupe de souris, celles-ci seront mises en compagnie d'une souris d'une lignée différente pendant 5 minutes 10 fois, puis placées dans différentes cages permettant l'observation de différents types de comportement (durées : 5min, 10min, 5min, 1fois) puis dans une cage permettant de mesurer la consommation d'eau de boissson (72 heures, 1 fois). Deux groupes de souris seront placés dans une enceinte 1 fois pendant 30 minutes pour observer le comportement spontané. Deux groupes de souris seront placés dans une cage à deux compartiments pour mesurer les effets hédoniques de la morphine (8 fois 30 minutes).

Impact sur les animaux

La manipulation des animaux par l’expérimentateur, ainsi que l’exposition à un nouvel environnement (cage de test de comportement) peut engendrer un stress. Les injections intra-péritonéales engendrent une douleur de très courte durée au niveau de l’abdomen. Lors des actes chirurgicaux, l’anesthésie peut engendrer une baisse de température corporelle et une déshydratation. Dans de très rares cas, l’anesthésie peut provoquer un arrêt cardio-respiratoire.En post opératoire de la chirurgie, les nuisances possibles sont une douleur, et une infection au niveau de la suture due la peau du crâne. Suite au traitement à la morphine, la phase de sevrage entraîne un état de manque associé à des signes somatiques et une perte de poids transitoire. Lors du test de défaite sociale chronique, la mise en place du modèle de stress social implique que les souris soient agressées par d'autres souris. Le modèle animal de stress chronique implique que les souris soient stressées. Les souris qui sont les agresseurs doivent être maintenues en hébergement individuel, soit 1 souris par cage, ce qui peut engender un stress.

Devenir

La totalité des animaux seront euthanasiés afin d'étudier le cerveau. Il est nécessaire de prélever le cerveau car seule une observation par microscopie permettra de connaître les événements cellulaires associés aux effets thérapeutiques attendus.

Remplacement

Les études in vitro et sur invertébrés ne permettent d’étudier les comportements de type dépressif ou addictif car la neuropathologie de ces troubles psychiatriques est complexe, évolutive et multicellulaire. L’utilisation de lignées cellulaires ne permet pas d’appréhender ces études, ni de développer des stratégies à visée thérapeutique pour obtenir des preuves de concepts en vue d’une application translationnelle. Cependant, avant chaque procédure décrite dans ce projet, des résultats obtenus sur des cultures de cellules ont permis d’obtenir des résultats préliminaires solides afin de limiter les études in vivo chez la souris.

Réduction

Le projet impliquera un nombre maximum de 1408 animaux.Les résultats publiés, y compris par notre équipe, nous ont permis de déterminer précisément le nombre d’animaux par groupe expérimental permettant de générer des données statistiquement solides. De plus, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance. Le nombre d’animaux utilisés correspond au plus petit nombre d’animaux nécessaires pour obtenir des résultats scientifique valide et reproductibles.

Raffinement

Afin de minimiser le stress lors de l’interaction avec l’expérimentateur et le nouvel environnement, une phase d’habituation permet d’habituer progressivement les animaux. L’utilisation d’une aiguille de taille minimale contribue à diminuer l’impact des injections intra-péritonéales. Lors des actes de chirurgie, la température corporelle est maintenue grâce à un tapis chauffant, et la déshydratation est empêchée par l’injection par voie intra péritonéale de sérum physiologique. L’effet de l’hébergement individuel des souris est attenué car les souris sont dans des cages placés côte à côte d’autres cages en apportant une interaction visuelle, et les cages étant pourvues d’un grillage, une interaction par les odeurs est maintenue. Un enrichissement de la cage est réalisé́ par un apport de « nid ». Les souris font l’objet d’un contrôle quotidien par une personne formée et compétente. Les points limites sont définis et des méthodes sont mises en place pour supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux. Anesthésie et analgésie seront effectuées pour les actes qui autrement auraient pu induire une douleur.

Choix des espèces

Le rongeur est reconnu comme modèle animal idéal pour l'expérimentation et la translation vers les thérapies. Les régions cérébrales, les types de neurones et les circuits neuronaux ainsi que les mécanismes cellulaires de l'addiction et de la dépression sont largement conservés entre le rongeur et l'être humain. Des souirs au stade adulte permettent de modéliser l’addiction et la dépression qui touche majoritairement la population adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 40
Souffrances
▲ -
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▲ 40
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Devenir
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 -
 -
 40

Aucune des 40 souris ne sortira vivante de ce projet, le porteur jugeant qu'il n'est pas concevable de garder en vie des animaux non-humains chez qui une sclérose en plaques expérimentale a été induite. Elles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec deux injections destinées à déclencher la maladie, puis un traitement par voie intraveineuse tous les trois jours ou par voie intranasale chaque jour pendant vingt jours, et des séances de radiologie nucléaire sous anesthésie après injection d'un composé radioactif. La paralysie induite commence par la queue avant de gagner la démarche, et le porteur indique avoir défini des points limites pour éviter les stades élevés. Pour justifier ce recours, il affirme qu'il lui "faut utiliser un organisme vivant comme une souris" afin de vérifier que ses composés se distribuent dans le système nerveux central.

Objectifs

Le projet a pour but de tester un composé pour son rôle neurorégénérateur dans un modèle murin de sclérose en plaques

Bénéfices attendus

La sclérose en plaques touche aujourd'hui 120 000 personnes dont 700 enfants en France. Le bénefice sera de mettre en évidence un composé capable d'induire de la régénération neuronale testable chez les patients atteints de sclérose en plaques.

Procédures

Les animaux recevront deux injections pour induire la pathologie. Dans la première phase, la radiologie nucléaire sera utilisée sur des animaux sous anesthésie après une injection d'un composé radioactif. Dans la deuxième phase, le traitement se fera par injection intraveineuse tout les 3 jours ou intranasale tout les jours pendant 20 jours.

Impact sur les animaux

La pathologie se traduit par une induction de paralysie graduelle commencant par la queue (score clinique 1), et une démarche anormale (score 2).

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure car il n'est pas concevalble de garder en vie/réutiliser des animaux pour lesquels une sclérose en plaques expérimentale a été induite.

Remplacement

Il nous faut utiliser un organisme vivant comme une souris pour vérifier que nos composés sont capables de se distribuer dans le système nerveux central après injection en périphérie.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés a été défini suivant les connaissances actuellement rapportées du modèle afin d'obtenir des résultats interprétables. Seule la voie d'injection permettant une biodistribution significative du composé sera retenue pour les projets ultérieurs.

Raffinement

L'utilisation de cage digitale permettant d'enregistrer le mouvement des animaux (activité motrice non forcée) va nous permettre d'obtenir des mesures plus fines pour un stade de paralysie donné et ainsi éviter les stades élevés. Des points limites limitant la sévérité de la maladie ont été définis. La combinaison des personnels impliqués présentent toutes les compétences requises en expérimentations animales pour mener à son terme le projet. Notre stratégie de rafinement comporte l'utilisation de nourriture au sol, d'un gel évitant le dessechement des yeux lors de l'imagerie et l'anesthésie.

Choix des espèces

Le modèle murin appelé experimental autoimmune encephalitis est standard dans l'étude de la sclérose en plaques chez la souris adulte qui comporte un système immunitaire mature nécessaire à l'induction de la pathologie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 910
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 910
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 910

Le ventre de souris gestantes est ouvert sous anesthésie pour injecter un gène humain dans le cerveau de leurs fœtus, suivi d'une électroporation de moins de quinze minutes. 910 souris vont être utilisées, mères, fœtus et nouveau-nés confondus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées par une chirurgie terminale destinée à prélever le cerveau. L'objet est de savoir si treize gènes propres à l'espèce humaine modifient la forme et les connexions des neurones du cervelet, un protocole d'organoïdes cérébelleux humains existant depuis cette année mais restant, selon le porteur, à optimiser. Chez les mères, il décrit des douleurs après l'opération, une infection possible de la plaie et une rupture des points de suture qui constituerait un point limite, chez les fœtus une rare interruption de gestation, et chez les souriceaux une simple "gêne légère et momentanée".

Objectifs

L’espèce humaine présente des caractéristiques cognitives supérieures qui ont été en partie liées à l’évolution du cortex cérébral. Mais l’implication des autres régions du cerveau, comme le cervelet, reste largement inexplorée malgré son association avec les fonctions cognitives supérieures (comme le langage) et les troubles cognitifs (comme l’autisme et la dyslexie). De plus, le cervelet humain présente des caractéristiques divergentes par rapport à d’autres espèces, aux niveaux anatomique, fonctionnel et comportemental, dont les mécanismes moléculaires et cellulaires sous-jacents sont inconnus. Les mécanismes moléculaires qui participent à l’évolution des neurones et circuits neuronaux reposent en partie sur des gènes dupliqués spécifiquement humains (absents des génomes d’autres espèces) ou des gènes spécifiquement exprimés chez l’humain (expression absente chez les autres espèces). Le rôle de cette étude est d’étudier l’effet de ces innovations moléculaires sur le développement des neurones et circuits du cervelet. Nous avons une liste de 13 gènes candidats basés sur des données publiques d'expression de gènes au cours du développement dans le cervelet humain et non chez la souris et l’opossum. Pour étudier un effet fonctionnel de ces gènes, nous devons faire des expériences de gain-de-fonction dans un cervelet de Mammifère, c'est-à-dire exprimer artificiellement un gène humain pour mimer son action . Le cervelet a une structure conservée entre les Mammifères, c’est pourquoi nous choisissons la souris comme modèle, comme Mammifère le plus éloigné de nous phylogénétiquement (=dans l'arbre des espèces animales). De plus il s’agit d’une espèce pour laquelle le cervelet est très caractérisé d’un point de vue cellulaire, développemental, anatomique, et fonctionnel. Les objectifs de cette études sont : 1) d’étudier, parmi les gènes d’intérêts, lesquels sont suffisants chez la souris pour altérer la morphologie des neurones du cervelet, leur connectivité neuronale ainsi que sur la vitesse de maturation des neurones, 2) d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents pour les 3 gènes candidats dont l’effet sera le plus flagrant.

Bénéfices attendus

A court terme, les résultats de ce projet augmenteront nos connaissances sur les effets de gènes spécifiquement humains dans le développement du cervelet de Mammifère. Cela permettra d’ouvrir un nouveau champ de l’évolution du système nerveux humain, en dehors du cortex cérébral. A plus long terme, les résultats pourraient mettre en évidence une sensibilité propre à notre espèce à certains troubles cognitifs (spectre autistique), moteurs (ataxie cérébelleuse) ou encore la dyslexie. Ils pourraient aussi ouvrir de nouvelles possibilités thérapeutiques pour ces troubles.

Procédures

Procédure 1: laparotomie sous anesthésie générale de la mère suivie d'injection ventriculaire cérébrale sur foetus suivie d'une électroporation (

Impact sur les animaux

Les effets indésirables sur les animaux sont : - chez la mère : de rares problèmes post-opératoires comme des douleurs (associées à une perte de poids ou un état de prostration), l’infection de la plaie, ou une rupture des points de suture, qui constituraient un point limite. - chez le fœtus : une rare interruption de la gestation. - chez le souriceau : une gène légère et momentanée au point d'injection.

Devenir

Tous les animaux seront utilisés pour les procédures décrites.

Remplacement

Une première alternative à l’approche expérimentale décrite dans ce projet serait l’utilisation d’une autre espèce de Vertébré tel que le poisson zèbre, qui possède également un cervelet. Cependant l’organisation et le développement du cervelet chez les Vertébrés non-Mammifères sont trop divergentes comparé aux Mammifères pour pouvoir interpréter nos expériences de gain de fonction. Une autre option alternative à l’approche expérimentale décrite dans ce projet serait la culture in vitro de cellules souches de souris ou humaines, suivie d’une différentiation en organoïde cérébelleux. C’est une approche qui va être établie en parallèle dans notre laboratoire, pour laquelle un protocole existe depuis cette année pour les cellules humaines mais qui reste à être optimisé. En effet, ce type de culture ne permet pas à ce jour de récapituler l’ensemble des aspects anatomiques observés dans un cervelet in vivo (connectivité neuronale). De plus, ces approches ne permettent pas d’étudier des réseaux neuronaux dans un cervelet qui est intégré à un organisme in vivo, avec des stimulations sensorielles et un contrôle moteur, qui sont clefs dans la maturation neuronale cérébelleuse. De plus, ces approches in vitro manquent d'une composante critique que sont les fibres grimpantes qui proviennent d’une autre région du tronc cérébral, l’olive inférieure.

Réduction

Ce projet nécessitera au maximum 910 souris. Les procédures visent à limiter l’utilisation d'animaux tout en obtenant suffisamment de données. Dans nos différentes approches, nous voulons connaître l'effets de gènes humains sur le développement des neurones. Nous commencerons pour chaque gène candidat par 2 portées. Pour les gènes montrant des résultats flagrant, nous reproduirons nos résultats pour les confirmer et les consolider statistiquement. Cette approche permet de ne pas utiliser le nombre maximal de portées pour les gènes sans effet sur le développement neuronal (résultat négatif). Pour diminuer le nombre d'animaux, nous epxrimerons à chaque fois le gène di'intérêt dans la moitié des animaux de la portée, et une condition contrôle dans l'autre moitié. Ainsi, le nombre d’animaux a été estimé au plus juste de façon à répondre aux exigences pratiques et statistiques. Enfin, le contrôle des paramètres environnementaux mais également du statut sanitaire des animaux permettra de limiter la variabilité des résultats expérimentaux obtenus, et ainsi de réduire le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats statistiquement valables.

Raffinement

Les souris utilisées dans ce projet seront élevées en groupes sociaux, avec un nombre maximal de 5 individus par cage, dans un environnement enrichi. Les élevages sont effectués au sein de notre établissement agréé et 5 personnes sont dédiées à l’organisation et l’entretien des élevages quotidien. Soins spécifiques apportés à la mère gestante pendant la chirurgie : stéréllisation du champ opératoire, analgésie sous-cutanée et anesthésie locale avant l’opération suivies par une anesthésie par inhalation. Des analgésiques sont administrés en sous-cutané les jours qui suivent l'opération et la mère gestante est hébergée seule dans une cage enrichie jusqu'à la mise bas. La température des animaux est gardée constante grâce à un tapis chauffant jusqu’au réveil. La mère gestante ne retourne sur son portoir qu’une fois réveillé. Un suivi post-opératoire rapproché est effectué pendant les premières heures suivant l'opération puis le lendemain. Soins spécifiques apportés aux souriceaux pendant leur injection : le souriceau est anesthésié. puis est réchauffé avant de retrouver sa mère. Précautions pour l'injection intraventriculaire du foetus ou souriceau : une micropipette ultra mince est utilisée pour l’injection. Chaque procédure se termine par une chirurgie terminale sous anesthésie en vue du prélèvement du cerveau.

Choix des espèces

Le cervelet a une structure conservée entre les Mammifères, c’est pourquoi nous choisissons la souris comme modèle, comme Mammifère le plus éloigné de nous phylogénétiquement. De plus il s’agit d’une espèce pour laquelle le cervelet est très caractérisé d’un point de vue cellulaire, développemental, anatomique, et fonctionnel. Les animaux seront utilisés au stade embryonnaire et aux stades postnatals, aux étapes critiques du développement des neurones et des circuits.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
    • Troubles endocriniens
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système nerveux
Souris : 50
Rats : 50
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ -
▲ -
Devenir
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 -
 -
 100

Trois à quatre séances d'IRM de deux heures chacune, sous anesthésie gazeuse, avec injection d'un produit de contraste : 50 souris et 50 rats en bonne santé passent par ce protocole, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le projet ne porte sur aucune maladie, il sert à mettre au point des séquences d'imagerie, et le porteur annonce comme retombée de "faire progresser les recherches de nos partenaires et de nos clients". Il décrit cette imagerie comme non invasive, indolore et sans nuisance attendue, tout en programmant la mise à mort de chaque animal. Le seuil qui la déclenche n'a rien de médical : les rats sont tués quand ils atteignent 500 grammes et les souris 45 grammes, poids au-delà desquels ils ne rentrent plus dans l'appareil disponible en routine.

Objectifs

Un modèle animal permet d’étudier dans des conditions contrôlées de laboratoire les causes, les processus et les traitements éventuels d’une pathologie. Il doit présenter des similitudes avec la pathologie humaine correspondante en termes de symptômes et de mécanismes physiopathologiques. Une grande partie des connaissances en biochimie, physiologie ou pharmacologie ont été acquises grâce à l’étude des modèles animaux. Dans ce contexte, l’imagerie et la spectroscopie de résonance magnétique nucléaire (RMN) sont des techniques d’investigation non irradiantes, non invasives, n’entrainant pas de douleur ou de souffrance chez l’animal anesthésié. L’application de ces méthodes in vivo chez le petit animal permet la caractérisation et la compréhension de modèles de pathologies, tant d’un point de vue anatomique que fonctionnel. Elle permet également la validation préclinique de nouvelles molécules à visée thérapeutique et l’étude des mécanismes d’action de médicaments actuellement utilisés. Le premier avantage de l’imagerie RMN in vivo est la possibilité de suivre des phénomènes biologiques complexes chez un animal au décours de sa pathologie et donc d’utiliser moins d’animaux que lors d’approches in vivo invasives. Le second avantage de l’imagerie RMN in vivo tient au fait que les technologies utilisées (aimants RMN, produits de contraste) sont identiques à celles utilisées chez l’Homme, permettant ainsi une recherche biomédicale translationnelle. Or la mise au point de cette approche nécessite régulièrement de nouvelles séquences d’acquisition et méthodologies qui doivent être développées, évaluées et optimisées sur des animaux avant d’être applicables dans des projets de recherche. Ainsi les objectifs principaux du projet mené sur des rongeurs sont : • d’optimiser les paramètres d’acquisition de séquences existantes afin de les adapter au mieux au modèle biologique et à ses spécificités ; • de développer et mettre au point de nouvelles techniques d’imagerie et de spectroscopie RMN.

Bénéfices attendus

Le développement et la validation de nouvelles méthodes en imagerie et spectroscopie RMN contribuent à faire progresser les recherches de nos partenaires et de nos clients

Procédures

L’examen RMN est effectué sur un équipement dédié aux investigations chez le rongeurs sous anesthésie . Les animaux sont placés dans un système permettant de les réchauffer et de suivre leurs constantes physiologiques (température, fréquence respiratoire) pendant les 2h que dure l’IRM. Nous estimons que 3-4 examens RMN sous anesthésie seront réalisés sur un animal au cours du projet, avec un intervalle minimum d'une semaine entre 2 anesthésies.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont celles liées à l'injection d'un produit de contraste (réduites car l'injection est effectuée sous anesthésie). Aucune nuisance liée à l'imagerie in vivo n'est attendue.

Devenir

Les animaux seront utilisés pour plusieurs examens IRM, ils seront mis à mort lorsqu'ils auront atteint un poids de 500 G pour les rats et 45 G pour les souris (poids limite compatible avec nos équipements RMN disponibles en routine).

Remplacement

Avant d’être appliqués dans le cadre de pathologies d’intérêt, les développements méthodologiques et instrumentaux dédiés à l’imagerie in vivo du petit animal doivent être validés in vivo.

Réduction

Pour réduire le nombre d’animaux: - dans la mesure du possible, un maximum d’étapes nécessaires au développement méthodologique et instrumental sera réalisé sur fantôme ; - les animaux ayant subi une anesthésie gazeuse seront utilisés pour plusieurs examens RMN. Chaque examen sera espacé d’au moins 1 semaine. Un animal pourra être évalué plusieurs fois jusqu’à ce qu’il ait atteint un poids de 500g pour les rats et 45g pour les souris, poids limites compatibles avec les équipements RMN disponibles en routine. Aucune analyse statistique n’est envisagée en routine pour les validations des développements méthodologiques. Cette validation sera appréciée par la capacité à répondre à la question posée et la reproductibilité de la méthode sera évaluée chez 3-5 animaux.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés pendant une période suffisante lors de leur arrivée. Ils seront hébergés en milieu enrichi (social et environnemental) afin de respecter au mieux leur confort et leur niveau de stress, dans une pièce thermorégulée ; accès à la nourriture et à l’eau ad libitum ; changement de litière 1 fois par semaine. Il faut considérer que les animaux seront habitués à être manipulés par l’expérimentateur et observés quotidiennement, ce qui permet de déceler des signaux de stress, de douleur ou d'inconfort. L’IRM est non invasive et effectuée sous anesthésie et suivi physiologique continu : installation de l'animal dans un berceau dédié avec suivi en continu de la température corporelle (utilisation d’un système de chauffage intégré dans le berceau dont la température est contrôlée et adaptée en fonction de la température de l’animal) ; monitoring de la fréquence respiratoire pendant toute la procédure (ce qui permet d'adapter la profondeur d'anesthésie). Ce monitoring permet de déceler un problème (fréquence respiratoire irrégulière et en baisse, température en baisse malgré le chauffage), ainsi l'acquisition peut être interrompue avant l'atteinte des points limites définis pour l'imagerie, l'anesthésie arrêtée et l'animal réveillé sous surveillance de l'expérimentateur.

Choix des espèces

Un modèle animal permet d’étudier dans des conditions contrôlées de laboratoire les causes, les processus et les traitements éventuels d’une pathologie. Il doit présenter des similitudes avec la pathologie humaine correspondante en termes de symptômes, de mécanismes physiopathologiques et/ou de traitements. Le rat et la souris sont très souvent utilisés comme modèle. Les modèles rongeur de pathologies sont obtenus par des méthodes physiques, chimiques et pharmacologiques ou par sélection de lignées spécifiques. De nombreux modèles génétiquement modifiés ont également été obtenus par ajout ou retrait de gènes (souris knock-in ou knock-out). Finaliser le développement et/ou la mise au point les méthodes RMN in vivo chez l’animal permettra de réaliser les expérimentations dans des conditions similaires aux futures études. Travailler chez le rat ou la souris offre la possibilité de confronter nos résultats avec une littérature abondante. Au début des expérimentations, les rats et les souris sont utilisés au stade de jeune adulte avec des poids de 200-250 g et 16-20g, respectivement. Au vu du caractère non invasif de la RMN, les animaux anesthésiés pourront être utilisés plusieurs fois et serviront à la validation de plusieurs procédures. Cependant, pour des contraintes matérielles (optimisées pour des rats d’un poids < 500 g et des souris d’un poids < 45 g) et pour nous affranchir des biais dus à des changements dans le métabolisme qui se développeraient plus tard dans la vie de l’animal, les rats seront utilisés jusqu’à ce qu’ils atteignent un poids de 500g et les souris un poids de 40-45g. Avant l'atteinte de ces poids limites, nous estimons à 3-4 anesthésies à l’isoflurane par animal avec un intervalle d’au moins 1 semaine entre chaque évaluation.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Rats : 48
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 48

48 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacun passant trois semaines dans le projet et trois anesthésies générales. La première chirurgie consiste en des injections d'outils de modification génétique directement dans le cerveau, la deuxième en un amincissement du crâne suivi d'une nouvelle série d'injections intracérébrales, la troisième séance étant une heure et demie d'imagerie par ultrasons. Le porteur décrit des douleurs modérées et de légers saignements possibles après les opérations, qu'il qualifie d'évènements rares. L'objet est de confirmer le rôle des astrocytes dans la vasomotion cérébrale, les retombées annoncées pour les maladies du système nerveux restant au conditionnel et sans échéance.

Objectifs

La vasomotion est un phénomène naturel où les vaisseaux sanguins alternent spontanément entre contraction et relaxation, créant une sorte de pulsation lente. Bien que ce mécanisme soit connu, son rôle précis reste encore mal compris. Dans une étude précédente, nous avons identifié pour la première fois un lien direct entre la vasomotion et l’inflammation cérébrale, mettant en évidence que ce phénomène est influencé par certaines cellules du cerveau appelées astrocytes, particulièrement en situation d’inflammation. Nous émettons l’hypothèse que l’inflammation amplifie la vasomotion grâce à l’action de ces astrocytes. L’objectif de ce projet est de confirmer le rôle de ces cellules dans le contrôle de la vasomotion cérébrale, tant en conditions normales que pathologiques. Pour cela, nous utiliserons une méthode d’imagerie fonctionnelle basée sur les ultrasons, permettant de mesurer et cartographier les variations du flux sanguin cérébral. Par ailleurs, nous utiliserons un outil de pointe pour moduler directement l’activité des astrocytes grâce à des récepteurs artificiels activables seulement par une molécule spécifique. Ces technologies nous permettront de mieux comprendre comment ces cellules participent à la régulation de ce phénomène cérébral.

Bénéfices attendus

Les traitements actuels pour les maladies du système nerveux central ne répondent pas pleinement aux besoins des patients (faible efficacité, effets secondaires conséquents), ce qui met en évidence l’importance d’explorer de nouvelles approches thérapeutiques. Parmi ces pistes, cibler des cellules non neuronales, comme les cellules gliales, apparaît comme une stratégie prometteuse. Ces cellules, qui constituent environ la moitié des cellules du cerveau humain, jouent un rôle central dans le fonctionnement du cerveau et représentent des cibles intéressantes pour le développement de nouvelles thérapies. Les résultats espérés de ce projet pourraient ouvrir de nouvelles perspectives pour comprendre et traiter les maladies du système nerveux central, notamment celles liées à l’inflammation ou à la dégénérescence du cerveau.

Procédures

Le temps d’inclusion dans le projet pour chaque animal sera de 3 semaines, durant lequel le rat sera anesthésié 3 fois afin de réaliser 2 interventions chirurgicales et 1 session d’imagerie fonctionnelle comme décrites ci-dessous : • 1 intervention chirurgicale pour des injections intracérébrales d’outils de modification génétique (durée : 1h30), réalisée sous anesthésie générale et analgésie. • 1 intervention chirurgicale pour un amincissement du crâne (durée : 60 minutes) associé à des injections intracérébrales de molécules (durée : 30min), réalisé sous anesthésie générale et analgésie. • 1 examen d’imagerie (durée 1h30), réalisé sous anesthésie générale

Impact sur les animaux

Lors des différentes étapes de ce projet (interventions chirurgicales et session d’imagerie fonctionnelle), les animaux pourront ressentir une légère détresse le temps que l’anesthésie soit opérationnelle. Lors des interventions chirurgicales, les animaux pourront être sujets à une inflammation locale, des douleurs modérées, et/ou de légers saignements, restant toutefois des évènements rares.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser les confirmations et les analyses post-mortem des tissus cérébraux, nécessaires à la validation et l’interprétation des résultats.

Remplacement

L'objectif étant d'identifier et de caractériser le rôle des astrocytes dans ce phénomène de vasomotion (un phénomène biologique complexe impliquant des interactions entre cellules vasculaires, gliales et neuronales), l'utilisation d'un modèle in vitro ou in silico n'est ni pertinente ni cohérente avec les connaissances scientifiques actuelles.

Réduction

Le nombre de groupes de l’étude a été réduit au minimum nécessaire afin de répondre à une hypothèse spécifique. Quand cela est rendu possible, les animaux sont utilisés pour plusieurs acquisitions d’imagerie afin de limiter le nombre total d’animaux. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé, grâce à notre expérience en imagerie fUS, sur la base de calcul de puissance statistique compte tenu de la taille des effets observés, de la variabilité de la mesure hémodynamique, ainsi que de l’efficacité relative des transductions virales qui seront réalisées.

Raffinement

Les animaux seront surveillés régulièrement grâce à une grille de score et des points limites adaptés. La douleur sera réduite au maximum par l’administration d’analgésiques dès l’apparition de signes. En cas de signe de détresse, la procédure serait interrompue et si nécessaire, la mise à mort serait effectuée. L’environnement sera enrichi avec morceaux de bois, boîtes ou cylindres.

Choix des espèces

Le rat est fréquemment recommandé pour les études utilisant des dispositifs d'imagerie, car il représente un modèle animal pour lequel des données précliniques existent déjà, incluant l'administration de LPS et l'emploi des différentes techniques utilisées dans ce projet. Par ailleurs, lors de notre étude précédente, ce modèle a été utilisé afin de démontrer le lien direct entre la vasomotion et la neuroinflammation, constituant une base solide à cette nouvelle étude. Des rats adultes seront utilisés pour étudier les contributions des astrocytes dans le phénomène de vasomotion au sein de réseaux neurogliaux pleinement matures, dans des conditions expérimentales identiques à celles de notre étude précédente, afin d'assurer la robustesse et la comparabilité des résultats.