Système urogénital
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Effet direct et transgénérationnel de la température sur la différentiation sexuelle du poisson zèbre
- Protection de l’environnement
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système urogénital
Pour comprendre comment la température fait basculer le sexe des poissons, 920 poissons zèbres sont élevés à des températures modifiées puis tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur ne décrit ni chirurgie ni prélèvement sur animal vigile : les atteintes tiennent à l'enrichissement limité, à la vie en milieu contraint et aux variations de température imposées. Les individus sont analysés à cinq stades, de l'œuf fécondé au poisson adulte de 135 jours, pour établir le sex-ratio de chaque groupe. La mise à mort sert à cette détermination et à constituer une banque d'échantillons, dans un projet rattaché à la protection de l'environnement naturel.
Objectifs
Bien que le sex-ratio représente un paramètre démographique simple et basique, il fournit une information essentielle sur le futur potentiel reproducteur d'une population et donc, sur sa viabilité. Chez la plupart des espèces, le sex-ratio est approximativement de 1:1 (ie autant de mâles que de femelles). Cependant, ce dernier peut être biaisé sous l’effet de facteurs environnementaux. Depuis plusieurs décennies les scientifiques alarment sur le fait que le changement global entraine des biais dans les sex-ratios des populations. L’exemple le plus frappant est celui de la température chez les tortues. Chez la plupart des tortues, la détermination sexuelle (le fait de devenir mâle ou femelle) est dépendante de la température d'incubation des œufs. En-dessous d’un certaine température d'incubation, des bébés mâles sortent de leurs œufs ; au-delà, ce sont des bébés femelles. Ainsi, avec le réchauffement climatique, on observe une féminisation progressive des populations de tortues et on estime que d’ici 2100, le sex-ratio de certaines populations atteindra 93 % de femelles, ce qui risque de mener à l’extinction de l’espèce. Si l’on suspecte que beaucoup de facteurs peuvent agir sur la détermination sexuelle et biaiser les sex-ratios des populations chez les reptiles, amphibiens et poissons, les mécanismes sous-jacents demeurent inconnus. Comprendre ces mécanismes revêt une importance cruciale et constitue un défi de longue date en biologie avec des implications importantes pour les populations et la biodiversité. Nous avons récemment mis en évidence chez le poisson zèbre (Danio rerio) que la température, les radionucléides ou le cadmium (un métal non essentiel issu de l’extraction minière) peut entrainer de manière directe ou à la génération suivante des biais importants dans le sex-ratio des populations. Le présent projet a pour objectif d’apporter des données nouvelles sur le déterminisme sexuel sous influence environnementale chez cette espèce en étudiant plus particulièrement les effets d’une hausse des températures et en étudiant à la fois les effets directs et transgénérationnels. L’objectif à terme sera de développer un outil moléculaire (basé sur des modifications épigénétiques) permettant d’apprécier l’effet de divers facteurs en lien avec l’activité humaine (réchauffement, pollution chimique, lumineuse ou sonore, …) sur la détermination sexuelle et le sex-ratio des populations en utilisant le danio comme modèle de poisson.
Bénéfices attendus
Les preuves s’accumulent pour démontrer que le changement global affecte le sex-ratio des populations sauvages de poissons, reptiles et amphibiens, fragilisant et menaçant ainsi le futur des espèces. Si de nombreux facteurs environnementaux ont été identifiés comme affectant le processus de différentiation sexuelle (ie le fait de devenir mâle ou femelle), les mécanismes biologiques sous-jacents demeurent largement inconnus. Les résultats obtenus permettront d’acquérir des données nouvelles et originales sur (i) l’impact de l’environnement dans le processus de différentiation sexuelle chez les poissons (ie le fait qu’un poisson devienne mâle ou femelle au cours de son développement précoce), (ii) l’évolution des mécanismes impliqués dans la différentiation sexuelle et (iii) sur comment l’expérience environnementale vécue par les parents peut affecter le sex-ratio de leur descendance (appelé sex-ratio à la naissance et qui correspond à la proportion de mâles et de femelles dans une ponte). In fine, la compréhension des mécanismes impliqués dans le sex-ratio à la naissance permettra le développement d’outils moléculaires permettant d’évaluer et prédire l’impact des facteurs environnementaux, notamment une hausse des températures et des contaminants, sur le sex-ratio des populations (effet reprotoxique et perturbateur endocrinien). Alors que la majorité des outils utilisés à l’heure actuelle pour évaluer l’impact des activités humaines sur l’environnement ne donnent que peu d’indications sur l’état de santé des animaux et reflètent une exposition/effet à un instant donné, un tel outil permettrait (i) de relier un évènement moléculaire à un effet à l’échelle de l’individu (sexe) et de la population (sex-ratio), un défi de longue date en biologie et (ii) d’évaluer de potentiels effets transgénérationnels, ie effets à long terme sur les populations (en rupture par rapport aux approches classiques).
Procédures
Pas de prélèvement sur animaux vigiles, pas de procédure chirurgicale
Impact sur les animaux
Enrichissement limité, Vie en milieu contraint, Variation de la température
Devenir
L'ensemble des individus seront euthanasiés à l'issue de l'expérience pour analyse, détermination du sex-ratio des populations et création d'un banque d'échantillons.
Remplacement
Le présent projet a pour objectif majeur de développer des outils permettant d’évaluer et prédire l’effet de divers facteurs environnementaux (une hausse de la température étant étudié comme facteur masculinisant) sur le processus de détermination sexuelle chez le poisson et conjointement sur le sex-ratio des populations ainsi que de comprendre et décrire les mécanismes moléculaires sous-jacents. Un tel projet ne peut s’effectuer sur des modèles in vitro.
Réduction
Le sex-ratio pouvant fortement varier d’une famille à une autre (effet génétique) et d’un aquarium à un autre (effet environnemental), notre étude nécessite de recourir à au moins 3 aquariums et 3 familles par condition expérimentale pour obtenir des résultats scientifiquement pertinents et statiquement exploitables. Par ailleurs, une augmentation de la température entrainant une masculinisation de la population (90 % des poissons élevés à la plus forte température seront des mâles), le nombre de poissons utilisé correspond au minimum d’individus nécessaires pour obtenir un nombre suffisant de femelles matures pour assurer les analyses ( n = 6 par condition) et la reproduction.
Raffinement
La qualité de l’eau est un point fondamental pour assurer le bien-être des poissons. Les conditions d’élevage seront optimales. Chaque aquarium sera équipé d’une pompe assurant la filtration mécanique et biologique. La température et le pH seront suivis quotidiennement. Le bullage dans les unités sera contrôlé visuellement et quotidiennement. Les individus seront nourris 3 fois par jour afin de nourrir les poissons ad libitum tout en conservant une bonne qualité de l'eau (en évitant l'accumulation de nourriture non consommée dans les aquariums). En accord avec les préconisations et les études réalisées chez le poisson zèbre, l’enrichissement reposera sur (i) le maintien des individus en groupe (le danio étant un poisson grégaire), (ii) l’utilisation de photos de graviers placés sous les aquariums afin de créer un substrat et (iii) l’utilisation d’aliments vivants (les animaux seront nourris quotidiennement avec des artémies vivantes). Pendant toute la durée de l’expérimentation, des observations quotidiennes permettront de suivre l’état de santé des individus. Les potentielles atteintes au bien-être des animaux seront évaluées par des modifications comportementales et physiques en utilisant une grille de score. Dans le cas où les animaux présenteraient des signes de stress, la fréquence des observations serait augmentée. Dans le cas où plusieurs individus seraient affectés en même temps, un vétérinaire serait immédiatement contacté. En cas de signe de souffrance ou de prolongement de comportements anormaux, les individus seront euthanasiés.
Choix des espèces
Le poisson zèbre (Danio rerio) est utilisé comme modèle biologique en recherche depuis de très nombreuses années. Ainsi, il existe beaucoup de littérature et de protocoles disponibles pour assurer son élevage et le maintien du bien-être des animaux. Dans le cas particulier de notre projet, les avantages du Danio sont : (i) il présente une fécondité élevée, un temps de génération rapide (3,5 mois) et une petite taille (3.5 cm à l’âge adulte), ce qui en fait un modèle idéal pour des études transgénérationnelles ; (ii) il possède un génome complètement séquencé et de haute qualité, ce qui en fait un modèle idéal pour des études de génétique et d’épigénétique et (iii) il est facile d'identifier le sexe des individus par des caractères sexuels externes à l'âge adulte ce qui en fait un modèle idéal pour des études sur la détermination du sexe. Pour répondre à nos objectifs de recherche, des individus adultes mâles et femelles ainsi que des juvéniles (sexe encore non établi) seront étudiés. En effet, chez le danio, l’ensemble des individus sont initialement femelles et présentent des ovocytes non matures de l’âge de 11 à 21 jours (post fertilisation). Entre les jours 21 et 50, en fonction de la génétique, de l’environnement ou de l’expérience environnementale vécue par les parents, ces ovocytes vont, soit se maintenir, soit dégénérer, permettant le développement de spermatozoïdes et donc de mâles. Après le 50ème jour de vie, le sexe est fixé et tout inversion est impossible. Afin de balayer la période de détermination sexuelle (appelée fenêtre critique), les individus seront analysés à J0 (œufs fécondés, pour analyser la relation parents-enfants), J18 (juvéniles femelles), J25 (début de la différentiation sexuelle), J40 (juvéniles mâles ou femelles) et J135 (adultes matures mâles et femelles).
Centrifugation de la semence équine comme alternative aux antibiotiques dans les doses d’insémination : test de fertilité
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Pour valider la centrifugation de la semence comme alternative aux antibiotiques dans les doses d'insémination, 46 ponettes sont inséminées puis suivies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune reçoit une injection déclenchant l'ovulation, puis six échographies par voie rectale. Treize d'entre elles, une fois leur gestation diagnostiquée à quatorze jours, reçoivent une prostaglandine qui l'interrompt pour rejoindre le lot témoin, geste absent de la liste des effets indésirables. Toutes sont gardées en vie et réutilisées dans d'autres protocoles après examen vétérinaire, l'enjeu déclaré étant de réduire les doses sub-thérapeutiques d'antibiotiques rejetées dans l'environnement.
Objectifs
L’antibiorésistance, en partie due à l’usage intensif des antibiotiques tant en médecine vétérinaire qu’en médecine humaine est devenue un véritable challenge de santé publique et une utilisation raisonnée des antibiotiques après identification de l’agent et de sa sensibilité aux substances envisagées est désormais recommandée. L’insémination artificielle, qui est largement répandue chez le cheval est un domaine où les antibiotiques sont largement utilisés en dehors de ces recommandations avec l’adjonction (quasi) systématique d’antibiotiques dans les dilueurs de semence. Après l’insémination, la plus grande partie du volume de semence déposé dans la lumière de l’utérus reflue vers l’extérieur. En conséquence, non seulement le tractus génital de la jument mais également l’environnement extérieur sont exposés aux antibiotiques à des doses sub-thérapeutiques favorables au développement d’antibiorésistances. La centrifugation du sperme dans une substance colloïde en simple couche permet de sélectionner les spermatozoïdes de qualité supérieure mais s’est également montrée efficace en laboratoire pour diminuer fortement la charge bactérienne dans les doses d’insémination. L'objectif du projet est de réaliser l’étape finale de validation de la technique qui passe par un test de fertilité des juments après insémination par de la semence équine traitée et qui permettra de démontrer l’absence d’impact négatif in vivo et donc de promouvoir cette technique comme alternative aux antibiotiques dans les milieux de dilution du sperme équin.
Bénéfices attendus
Les résultats de l’étude pilote menée sur des porcs montrent qu’il n’y avait pas de différence dans les taux de mise-bas entre le groupe controle et le groupe dont la semence a été centrifugée, ce qui indique l’absence d’effet délétère du traitement sur la semence porcine . En conséquence, les résultats attendus de notre test de fertilité sont les suivants : • Pas de différence de taux de gestation entre le groupe controle et le groupe dont la semence a été centrifugée • Pas de différence du nombre d’infections utérines post-insémination • Pas d’impact sur le taux de gestation lors du cycle suivant Ils devraient permettre de démontrer in vivo que la centrifugation peut être recommandée comme alternative à l’addition d’antibiotiques dans les dileurs de sperme équin. Alors que l’utilisation des antibiotiques dans les dilueurs est exigée dans certains pays, les résultats de cette étude fourniront les arguments scientifiques qui pourront servir de base aux actions visant à faire changer ces réglementations.
Procédures
Chaque ponette aura une injection (10 secondes) pour induire l'ovulation. Puis une insemination artificelle (30 secondes). L'echographie est un acte qui ce deroule en 2 à 3mn. Ce geste d'imagerie sera repeté 6 fois par animal.
Impact sur les animaux
La manipulation peut engendrer du stress. Les échographies sont réalisées par introduction de la sonde dans le rectum : une gêne temporaire est donc occasionnée. L’injection pour induire l’ovulation génère une douleur transitoire au site d’injection. Lors du cathétérisme du col, l’introduction du catheter d’insémination au niveau du col peut induire une gêne temporaire..
Devenir
Tout les animaux sont gardés en vie et réutilisé pour d'autres protocoles après examens vétérinaires.
Remplacement
L’objectif de ce projet étant d’évaluer la fertilité des femelles après insémination, nous ne pouvons pas REMPLACER l’utilisation des ponettes par un autre modèle.
Réduction
L’étude sera réalisée en 2023 sur 46 ponettes réparties de la manière suivante: 23 ponettes avec milieu sans antibiotique et 23 avec milieu contenant des antibiotiques. Puis 13 du lots avec milieu sans antibiotique, qui, après le diagnostic de gestation à 14 jours, rentreront dans le lot témoin après injection de prostaglandines F2 alpha, cloprostenol. Un test de puissance a permis de déterminer que 23 juments par groupe permettraient de comparer les fertilités des jument.
Raffinement
Les étalons et les juments sont logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et contact des congénères pour rendre le plus agréable possible leur séjour durant les expérimentations. Les ponettes voient plusieurs fois par jours les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent de près leur comportement et en particulier les signes de stress ou d’inconfort (oreilles en arrière, naseaux dilatés, etc). L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts de bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux (méthode Pat Parelli) : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress. Une étude pilote chez le porc a démontré l’absence d’effets néfastes (colloïde) de cette méthode de préparation des doses sur la fertilité.
Choix des espèces
Le but de l’expérience est de s’affranchir de l’antibioterapie sur les inséminations artificielles réalisées chez les équins, donc impossible de choisir un autre modèle pour répondre à la question Les animaux utilisés seront tous pubères, puisqu'il faut qu'ils soient capables de se reproduire.
Prolifération cellulaire saisonnière hypothalamique : analyse du rôle biologique sur la fonction de reproduction chez le hamster syrien et évaluation du mécanisme d’action de la mélatonine chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
- Système urogénital
Hamsters dorés : 452
452 hamsters dorés et 88 souris, soit 540 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, tous tués à l'issue pour des prélèvements de tissus et d'organes. Jusqu'à 365 hamsters peuvent subir une opération d'environ deux heures, que le porteur juge "douloureuse et inflammatoire" sans dire en quoi elle consiste. Chaque semaine et pendant toute la procédure, des hamsters sont anesthésiés pour une mesure des testicules (432 d'entre eux) et une prise de sang (442), qui peut laisser ecchymoses, hémorragie ou infection, et ceux transférés en photopériode courte vivent ensuite seuls en cage. Certains passent des tests de mémoire et d'olfaction dont la méthode n'est pas décrite, et les 88 souris, que le porteur décrit comme mutées pour les récepteurs de la mélatonine, reçoivent toutes une injection éveillées 24 heures avant leur mise à mort. Le porteur juge l'étude de l'intégration des saisons par le système nerveux central "indispensable pour comprendre comment les différentes espèces, dont l'humain, s'adaptent aux cycles annuels de leur environnement".
Objectifs
Il est bien établi que les variations des concentrations de mélatonine nocturne permettent l’intégration des saisons au niveau de l’hypothalamus, une zone cérébrale connue pour contrôler la fonction de reproduction. L’hypothalamus comprend des cellules gliales spécifiques bordant le 3ème ventricule, appelées tanycytes, qui jouent un rôle important dans la physiologie saisonnière et dans la prolifération cellulaire. De récents résultats de l’équipe, obtenus chez le hamster syrien (rongeur saisonnier) indiquent que le nombre de cellules néoformées augmente rapidement après le transfert en photopériode courte (hiver, période de l’année où la durée du jour est plus courte que celle de la nuit). Cette augmentation de la prolifération cellulaire en photopériode courte a été préalablement observée chez une autre espèce saisonnière, la brebis et il a été montré qu’elle participait à la synchronisation saisonnière de la fonction de reproduction. La brebis se reproduit en photopériode courte (automne/hiver), contrairement au hamster qui se reproduit en photopériode longue (printemps/été), ce qui interroge sur le rôle de la prolifération cellulaire hypothalamique sur la fonction de reproduction du hamster. De plus, nous avons récemment observé que l’augmentation de la durée de production nocturne de mélatonine en photopériode courte entraine l’augmentation de cellules néoformées dans l’hypothalamus. De plus, notre étude montre également que la mélatonine n’agit pas classiquement via l’hormone thyroïdienne (T3) intra-hypothalamique, suggérant qu’elle pourrait agir directement via ses récepteurs MT1 et/ou MT2 , pour contrôler la prolifération cellulaire. Pour vérifier notre hypothèse d’un effet direct de la mélatonine, il est nécessaire d’utiliser des animaux génétiquement modifiés, présentant des mutations pour les récepteurs à la mélatonine (MT1 et/ou MT2), ce qui est possible uniquement chez la souris. Ainsi, ce projet vise à évaluer chez le hamster syrien le rôle biologique de la prolifération cellulaire dans l’hypothalamus sur la synchronisation saisonnière de la reproduction, et d’établir chez la souris les mécanismes d’action de la mélatonine sur la prolifération cellulaire saisonnière.
Bénéfices attendus
Ce projet nous aidera à mieux comprendre d’une part, les mécanismes d’action de la mélatonine sur la prolifération cellulaire hypothalamique, et d’autre part le rôle biologique de cette prolifération cellulaire saisonnière sur le contrôle annuel de l’activité de reproduction chez un mammifère saisonnier. En effet, la neurogenèse (formation de nouveaux neurones) chez les mammifères adultes est un sujet de recherche assez récent, c’est pourquoi la recherche des facteurs environnementaux influençant cette neurogenèse, comme ici les saisons, est nécessaire à la compréhension des mécanismes et du rôle biologique de celle-ci dans le cerveau adulte. Par ailleurs, ces travaux ont des implications cliniques car de plus en plus d’études montrent l’impact physiologique des saisons chez l’humain. Une étude a montré que les concentrations circulantes d’hormones liées au métabolisme, à la reproduction et à la croissance varient selon les saisons. L’étude des mécanismes d’intégration des saisons dans le système nerveux central est donc indispensable pour comprendre comment les différentes espèces, dont l’humain, s’adaptent aux cycles annuels de leur environnement.
Procédures
Les hamsters pourront être soumis à une procédure chirurgicale (n=365, d’une durée d’environ 2h00) effectuée sous anesthésie générale. La mesure de la taille des testicules (n=432) et le prélèvement de sang (n=442) des hamsters (sera effectuée sous anesthésie générale hebdomadairement, d’une durée d’environ 2-3 minutes par animal, durant la totalité de la procédure. Certains hamsters seront soumis à des tests comportementaux (1 à 2 fois) afin d’évaluer la mémoire et l’olfaction (durée d’1 semaine pour chaque type de test). L’hébergement en cage individuelle aura lieu suite au transfert en photopériode courte jusqu’à la fin de la procédure expérimentale. La totalité des souris (n=88) et certains hamsters seront soumis à une injection sur animal vigile, une seule fois, 24 heures avant la mise à mort.
Impact sur les animaux
Les nuisances suivantes sont attendues : 1) l’intervention chirurgicale est jugée douloureuse et inflammatoire, et donc entrainer une perte de poids post-opératoire ; 2) la préhension de l’animal afin d’effectuer les injections intrapéritonéales pourra engendrer un stress et une irritation de la zone injectée ; 3) les prélèvements de sangs récurrents pourront induire une irritation, une douleur légère, des ecchymoses, une hémorragie, une compensation temporaire via le membre opposé pour se déplacer ou une infection ; 4) les tests comportementaux peuvent induire un stress aigu.
Devenir
Pour répondre aux questions scientifiques posées, il est nécessaire de mettre à mort 540 animaux, soit 452 hamsters syriens et 88 souris. Les animaux seront mis à mort afin de prélever des tissus et organes pour des analyses post-mortem.
Remplacement
Ce projet est donc une étude de physiologie intégrée, reposant sur un dialogue entre le cerveau et le corps. Par conséquent ce projet ne peut pas être réalisé chez des invertébrés, des lignées cellulaires ou des modèles biomathématiques. Dans ce contexte nous ne pouvons pas proposé d’alternatives pour des études préliminaires dans des modèles hors-champs.
Réduction
Pour chaque procédure expérimentale, le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum en tenant compte des variabilités interindividuelles et des règles statistiques en vigueur, nous permettant d’obtenir des résultats fiables et robustes. Ces résultats seront analysés à l’aide des tests statistiques appropriés. Les études préparatoires sont mises en place afin de maitriser et d’améliorer les gestes techniques ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux dans la procédure en elle-même. Dès que l’expérience s’y prête, un suivi longitudinal a été privilégié. C’est-à-dire que le même animal sera suivi pour cette variable sur plusieurs semaines, cela permet une réduction du nombre d’animaux nécessaire.
Raffinement
Les hamsters et les souris seront hébergés en groupes sociaux ou seront isolés, en fonction des contraintes des protocoles expérimentaux. Pour limiter le stress, les cages seront enrichies avec du matériel de nidation, un bâton à ronger, et avec apport d’eau et de nourriture à volonté et un tunnel. Ce tunnel sera utilisé pour déplacer les animaux lors du change ou pour capturer l’animal. Après leur arrivée à l’animalerie, les souris auront une semaine pour s’habituer à leur nouvel environnement, sans manipulation. Puis, ils seront manipulés quotidiennement pendant 1 semaine avant le début des procédures expérimentales. Toute procédure invasive est réalisée sous anesthésie/analgésie et après entrainement au geste technique. Tous les animaux seront observés et pesés hebdomadairement. Des points limites ont été établis afin de d’identifier les animaux en souffrance et de pouvoir les y soustraire.
Choix des espèces
Le hamster syrien est un modèle de rongeur saisonnier dont les mécanismes neuroendocriniens impliqués dans la physiologie saisonnière sont largement étudiés. De récents résultats ont montré l’existence d’une prolifération cellulaire hypothalamique induite par un transfert en photopériode courte (hiver). Par conséquent, il est opportun d’utiliser la même espèce pour analyser le rôle biologique de cette prolifération saisonnière, d’autant que nous maitrisons les procédures expérimentales proposées chez cette espèce. Des injections quotidiennes de mélatonine pendant 1 semaine augmentent la prolifération cellulaire hypothalamique chez le hamster. La détermination de sites d’action de la mélatonine nécessite des individus mutés pour les récepteurs de la mélatonine. Comme nous ne disposons pas de ces outils génétiques chez le hamster, nous utiliserons des souris mutées pour les récepteurs à la mélatonine. Pour cette étude, nous utiliserons des hamsters syriens jeunes adultes (3-8 mois), et des souris mâle jeunes adultes (7-8 semaines), période où la maturité sexuelle est optimale.
Etude transcriptionnelle des stades de la spermatogenèse par synchronisation chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Un médicament proposé à la bouche avec une pipette chaque jour, dès le lendemain de la naissance et jusqu'au huitième jour de vie : 105 jeunes souris mâles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Toutes sont tuées entre 70 et 84 jours par surdose d'anesthésique suivie d'une perfusion de fixateur histologique, pour prélever les testicules. Le blocage puis la relance de la différenciation des spermatogonies servent à synchroniser la spermatogenèse et à lire jour après jour les gènes exprimés, les retombées annoncées sur l'infertilité humaine et sur un contraceptif masculin restant au conditionnel. Le porteur affirme que seule une approche expérimentale sur des animaux répond à ces questions, la souris partageant selon lui 99 % d'identité de gènes avec l'être humain et les mécanismes de l'acide rétinoïque étant conservés dans le testicule.
Objectifs
La spermatogenèse décrit le processus de production des spermatozoïdes à partir des spermatogonies. Il se déroule dans les tubes séminifères du testicule, débute à la naissance et se poursuit jusqu'à l'age adulte. Il s'agit d'un processus asynchrone permettant une production continue de spermatozoïdes. Le fait que ce processus soit asynchrone rend son etude difficile. En synchronisant les testicules des animaux avec 2 médicaments on s'assure de pouvoir étudier précisément chaque étape de la spermatogenèse. Les testicules des animaux traités servent à réaliser des analyses qui permettent de mettre en évidence les gènes exprimés.
Bénéfices attendus
Dans la mesure où les médicaments utilisés ici agissent sur la différenciation des spermatogonies de la même manière chez l'homme et chez la souris, il est logique de penser que les mécanismes régissant la spermatogenèse qui sont découverts dans ce projet sont pertinents pour l'Homme. Ainsi, en identifiant les gènes nécessaires à la différenciation des spermatogonies, nous obtiendrons des pistes pour évaluer des cas d'infertilité Humaine, qui sont en augmentation constante dans le monde. De plus, la possibilité de perturber temporairement la signalisation de l'acide rétinoïque représente également une stratégie pour développer de nouveaux contraceptifs masculins non chirurgicaux.
Procédures
Toutes les interventions décrites ci-dessous nécessitent d’immobiliser les souris avec la main (contention non traumatisante de 20 à 30 secondes). L'administration de médicament pour bloquer la différenciation des spermatogonies est réalisée quotidiennement de l’âge de 2 jours jusqu'à l'âge de 8 jours. L'administration de médicament pour rétablir et synchroniser la différentiation des spermatogonies est réalisée 1 fois à l’âge de 8 jours. L'administration d’anesthésique/analgésique en dose létale pour perfuser un fixateur histologique (étape finale de mise à mort) est réalisée entre l’âge de 70 jours et 84 jours. Les souris sont sous anesthésie générale profonde en moins de 5 minutes. La perfusion qui dure 10 minutes résulte en la mort de l’animal.
Impact sur les animaux
Il y a une nuisance liée au fait que les souriceaux sont manipulés à partir du jour suivant leur naissance. Ils reçoivent quotidiennement un médicament par voie orale (à l'aide d'une pipette). La pointe de la pipette est proposée à la bouche du souriceau jusqu'à ce qu'il commence à boire. En ce qui concerne l'administration du 2ème médicament ou d’anesthésique, la douleur est similaire à celle provoquée par l'introduction d'une aiguille sous la peau.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de procédure pour prélèvements de tissus en vue d'analyses
Remplacement
La spermatogenèse est un processus complexe qui fait intervenir plusieurs types cellulaires du testicule. Les interactions entre les cellules somatiques et des cellules germinales sont essentielles pour assurer une production continue de spermatozoïdes. Notre étude vise à examiner le profil d’expression des gènes impliqués dans la spermatogenèse dans un contexte physiologique où ces interactions cellulaires sont préservées. Il est important de souligner que seule une approche expérimentale impliquant des animaux permet de répondre à ces questions. Le remplacement par un système in vitro (1er R de la règle des 3R) est impossible.
Réduction
Dans le cadre de ce projet, nous ferons usage de souris issus d'un fond génétique mixte. Étant donné que notre étude se concentre sur la spermatogenèse, seuls les mâles (statistiquement, représentant la moitié des naissances) sont employés dans les expériences. Nous réalisons une analyse des testicules jour après jour pendant deux cycles complets de spermatogenèse, s'étalant sur une période de 15 jours. Le nombre d’animaux est calculé de manière à respecter les principes de réduction du nombre d'animaux utilisés, tout en garantissant la qualité et la robustesse statistique des résultats obtenus. Le projet est arrété dès que nous obtenons 3 animaux dont le testicule contient 1 des 12 stades du cycle de l'épithélium séminifère.
Raffinement
Toutes les mesures requises sont mises en place pour assurer le bien-être des animaux. Un nid de coton ou un nid végétal est ajouté dans chaque cage pour diminuer le stress de l’animal et faciliter la thermorégulation de l’animal, comme cela est fait dans toutes les cages. Nous surveillons régulièrement le bien-être et l’état de santé des animaux et nous apportons des soins appropriés en cas de besoin, notamment l'administration d'analgésiques. Toute modification de leur comportement indiquant une souffrance ou de l'anxiété est immédiatement signalée aux responsables de la structure du bien-être animal (SBEA) afin de prendre les mesures correctives nécessaires. Les manipulations et les traitements sont effectués par un expérimentateur qualifié afin de minimiser toute perturbation potentielle pour les animaux. Nous appliquons le principe du raffinement (troisième "R" de la règle des 3R) dans notre projet en optimisant les conditions de travail avec les animaux.
Choix des espèces
Notre étude vise à identifier les gènes exprimés lors de la spermatogenèse dans un système physiologique, notamment dans ses fonctions paracrines (entre les différents types cellulaires du testicule) et endocrines (dans l'organisme entier). Seule une approche expérimentale avec des animaux permet de répondre à ces questions. D’autre part la souris possède 99% d’identité de gènes avec l’Homme, et les mécanismes cellulaires à l’œuvre et impliquant l’acide rétinoïque dans le testicule de souris sont conservés dans le testicule de l’Homme. Dans ce projet, nous utilisons des souris mâles provenant d'un fond génétique mixte. Pour couvrir la totalité des stades de la spermatogenèse nous prélevons les testicules tous les jours à partir de l'age de 70 jours, pendant 15 jours.
Génération de lignées de souris transgéniques par des techniques de transgénèse et de reproduction assistée
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
- Système urogénital
Produire des lignées de souris transgéniques, importées de banques internationales ou créées sur place par CRISPR-Cas9 : 2 185 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1 450 d'entre elles et modéré pour les 735 autres. Des femelles reçoivent deux injections hormonales à 48 heures d'intervalle pour être superovulées, d'autres sont opérées sous anesthésie de trente à quarante-cinq minutes pour qu'on leur réimplante des embryons dans l'utérus, et des mâles sont vasectomisés par section des canaux qui transportent les spermatozoïdes. Le porteur attend des douleurs après l'opération abdominale et des complications de cicatrisation, infection, gonflement ou ouverture de la plaie. Les femelles superovulées sont tuées pour recueillir leurs embryons, les receveuses après gestation et allaitement faute d'appareil reproducteur intact, et les mâles vasectomisés lorsque leur capacité d'accouplement est jugée nulle, constatée après huit accouplements sans résultat.
Objectifs
Pour comprendre les maladies humaines et développer des traitements efficaces, les chercheurs utilisent des technologies de plus en plus performantes. Les études des processus biologiques sont ainsi effectuées grâce à l’utilisation de banques de données, de culture de cellules voire de culture de tissus in-vitro. En revanche, seul un organisme intégré permet aujourd’hui d’étudier et de comprendre les interactions entre cellules, tissus et organes. La souris est un modèle de choix pour l’étude de mécanismes biologiques au cours de processus physiologiques ou pathologiques tels que les cancers. Notre projet consiste - À introduire au sein de notre animalerie des lignées de souris transgéniques déjà existantes dans des laboratoires extérieurs ou dans des banques internationales, par des techniques de reproduction assistée (ART). - En cas d’indisponibilité de ces modèles, créer de nouvelles lignées de souris transgéniques par des techniques de transgénèse notamment en utilisant la technologie CRISPR/Cas9 , prix Nobel 2020
Bénéfices attendus
Les souris transgéniques sont des modèles indispensables pour l’étude de la fonction et de la régulation de gènes au cours de processus biologiques physiologiques (développement embryonnaire, maintien de l’homéostasie tissulaire) et pathologiques (cancers, maladies immunitaires, maladies neurologiques…). Ces modèles sont aussi utilisés par la communauté scientifique pour tester les concepts permettant de développer de futures thérapies innovantes.
Procédures
Certaines femelles seront injectées 2 fois à 48H d’intervalle. Le geste ne dure que quelques secondes. D’autres femelles seront anesthésiées en vue d’être opérées pour une réimplantation d’embryons dans la cavité utérine (durée de l’anesthésie 30 à 45 minutes) Enfin, des mâles seront anesthésiés avant d’être opérés. L’opération consiste à couper les canaux qui transportent les spermatozoïdes (durée de l’anesthésie 30 à 45 minutes)
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues après les injections sont des douleurs liées à la piqûre elle-même. Les femelles réimplantées avec les embryons ainsi que les mâles vasectomisés subissent une chirurgie. Une douleur est attendue à la suite de l’opération abdominale. Aussi la cicatrisation peut rencontrer certains problèmes : infection, gonflement, ouverture de la plaie
Devenir
Il est nécessaire de mettre à mort les femelles superovulées pour recueillir les embryons à une cellule. Les mâles vasectomisés sont utilisés pour leur capacité d’accouplement. Ils sont mis à mort lorsque cette capacité est nulle, établie après 8 accouplements sans femelle accouplée. Nous transférons des embryons chez des femelles receveuses en effectuant une incision au niveau de l’appareil reproducteur. Ces souris ne présentent donc pas d’appareil reproducteur intact pour pouvoir être réutilisées pour une deuxième expérience. Elles sont mises à mort après avoir mené à terme leur gestation et allaitement
Remplacement
En amont du projet, les chercheurs effectuent systématiquement des analyses préalables in-vitro quand cela est possible (culture de cellules, organoïdes…). Cependant, seul un organisme intégré permet d’étudier et de comprendre les interactions entre les cellules dans les tissus et organes. Le recours à l’animal est justifié pour chacune des lignées utilisées (développement des projets des équipes de recherche). Nous favoriserons l'importation de modèles transgéniques déjà répertoriés et caractérisés dans des bases de données. Cependant, si le modèle n'est pas disponible, nous créerons un modèle innovant par les approches de transgénèse ou de FIV
Réduction
Nous avons optimisé nos procédures pour générer des modèles innovants de souris génétiquement modifiées. Nous associons la technologie CRISPR/Cas9 (Prix Nobel de chimie 2020) à la technologie d’électroporation d’embryons pour le transfert de matériel génétique dans le noyau des embryons à une cellule. De nombreuses améliorations ont été apportées : • Optimisation des outils CRISPR/Cas9 grâce à des analyse in-silico • Choix des souches de femelles receveuses les plus adaptées pour recevoir ces embryons et mener à bien les gestations et les allaitements. Ces optimisations nous ont permis de diminuer d’un facteur 2 le nombre de souris donneuses et receveuses nécessaires à la création d’un modèle génétiquement modifié Nous avons également développé la technique de Fécondation In-Vitro (FIV), permettant la production de cohortes d'animaux de même âge tout en diminuant fortement le nombre d’animaux utilisé. Les approches de transgénèse et de reproduction assistée n’utilisent pas d’approche statistique.
Raffinement
L’ensemble des procédures nécessitant de la chirurgie se fait sous anesthésie générale, par ailleurs des analgésiques permettent de prendre en charge la douleur liée à ces chirurgies. Un fluide réhydratant chauffé à 37°C est systématiquement injecté en fin de chirurgie afin d’éviter des problèmes de déshydration et permettre un réveil de qualité. Les souris opérées sont placées sur un tapis chauffant et reçoivent de la nourriture riche en graisses (9.9%) ainsi que des graines de tournesol disposées au fond de la cage. Cette disposition leur permet de se nourrir sans avoir à se mettre sur leurs pattes arrière et tirer sur leurs cicatrices. Les animaux seront surveillés pendant les 2 jours suivant l’opération pour vérifier que la cicatrisation se passe bien Il est extrêmement rare d’observer des complications dans ce types d’expériences. Néanmoins, la grille de score permettra l’arrêt l’expérience en cas d’observation d’une souffrance chez l’animal
Choix des espèces
La souris est un excellent modèle pour réaliser des modèles génétiquement modifiés pour plusieurs raisons - il s’agit d’un mammifère avec un génome proche de celui de l’humain (99%) - reproduction rapide : 3 semaines de gestation puis les animaux sont matures sexuellement à 8 semaines - taille des portées conséquente : (entre 6 et 10 petits) - manipulation génétique aisée - superovulation efficace et embryons faciles à injecter Nous n’utilisons que des souris adultes car nous les utilisons pour leur fonction reproductrice. Les femelles sont utilisées jusqu'à l'âge de 6 mois, tandis que les mâles sont utilisés jusqu'à l'âge de 12 mois.
Comparaison des effets provoqués par un faisceau d’ions lourds 56Fe avec ceux induits par irradiation gamma sur les cellules souches de souris adultes.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système nerveux
- Système urogénital
652 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue. Une partie est irradiée aux rayons gamma ou à un faisceau d'ions lourds, une autre reçoit une irradiation à dose létale qui détruit son système sanguin et dont la mort survient en 11 à 15 jours sans greffe, une autre encore est stérilisée par un composé reprotoxique avant de recevoir une greffe de cellules souches testiculaires ou de moelle osseuse. Les données doivent servir à estimer les risques encourus par les astronautes lors de vols dans l'espace profond, sur la fertilité masculine, le système sanguin et le cerveau, et à améliorer la composition des capsules, des vêtements et du régime alimentaire des équipages. Sur le remplacement, le porteur indique que les cultures de cellules souches ne reproduisent ni la quiescence, ni les régulations hormonales, ni la réponse inflammatoire, et que seule la greffe chez un receveur vivant démontre le caractère "souche" d'une cellule.
Objectifs
Les vols spatiaux autour de la Terre ont des effets sur la santé qui ne peuvent être extrapolés aux séjours de longue durée dans l'espace profond. La Terre protège du rayonnement cosmique, un mélange complexe de radiations dont les éléments les plus toxiques sont les ions lourds. Des irradiations X ou photons répétées à faibles doses accélèrent le vieillissement et augmentent le risque de cancers. Mais il est impossible de transposer leurs effets aux faisceaux d'ions lourds plus toxiques pour les cellules. Ce projet vise à examiner les conséquences d'expositions à faibles doses sur la fertilité masculine (production de sperme), le système sanguin (risques de cancer) et le cerveau (dysfonctionnements). En l'absence de données, les risques encourus par les astronautes peuvent être analysés chez la souris adulte. Les effets des ions lourds seront comparés à ceux après irradiation obtenus dans la première partie du projet. Ces effets ne peuvent être identifiés dans des cultures de cellules qui ne reproduisent ni les régulations hormonales, ni les réponses inflammatoires, ni les interactions entre types cellulaires. Pour minimiser le nombre de souris, des tissus d'un même animal (testicules, moelle osseuse et cerveau) seront prélevés. L'accent est mis sur les cellules souches, présentes tout au long de la vie et essentielles à la production de cellules matures telles que les cellules sanguines et les spermatozoïdes, ainsi qu'au maintien du système nerveux. L'étude comprend des expériences de greffes afin d'examiner la capacité des cellules souches irradiées, testiculaires et hématopoïétiques, à produire respectivement des spermatozoïdes ou à induire des cancers chez les souris receveuses. Après immunohistologie des cerveaux irradiés, une reconstruction 3D permettra de visualiser et quantifier la production de neurones, les interactions cellulaires et l’inflammation afin d’améliorer la compréhension des disfonctionnements cérébraux observés. Différents prélèvements de sang et de tissus seront réalisés sur les souris euthanasiées pour mettre en évidence des différences entre souris irradiées et non irradiées via des dosages biochimiques, le suivi de marqueurs de stress, et l'analyse de l’expression géniques dans les tissus d'intérêt. Les procédures se dérouleront sous anesthésie et des antalgiques sont prévus avant et après les interventions. Une grille de suivi des points limites permettra de minimiser le stress et/ou la douleur chez les animaux greffés.
Bénéfices attendus
- L'analyse in vivo des effets de faibles doses d'irradiation reste délicate. Pour les radiations, des effets dégénératifs et cancérigènes ont été démontrés, mais les mécanismes moléculaires impliqués ne sont pas totalement élucidés. L'analyse comparée des cellules souches de 3 tissus soumis à des irradiations de natures différentes apportera des éléments de réponse complémentaires. - Il n'y a pas actuellement de données sur l'innocuité de l'exposition aux ions lourds à faible dose sur les cellules souches testiculaires. Ce travail permettra d'établir si elles conservent à moyen terme leurs propriétés de production de spermatozoïdes. Leur capacité à restaurer une spermatogenèse après exposition à un faisceau 56Fe sera un argument positif en faveur du maintien d'une fertilité masculine normale dans l'espace. Ces données préliminaires permettront d'analyser ensuite le risque héréditaire potentiel (génétique et/ou épigénétique) sur la descendance. - Une analyse immunohistologique en 3D des cerveaux des animaux irradiés permettra de préciser les types de cellules nerveuses altérées et l'influence de la réponse inflammatoire dans les disfonctionnements cognitifs. - Des expériences de greffes de cellules souches hématopoïétiques irradiées (impliquées dans la production des cellules sanguines) dans des animaux receveurs sains permettront de confirmer ou infirmer leur rôle dans le développement de leucémies - Pour chaque type de cellules souches, les analyses d'expression génique permettront de déterminer s'il existe ou non une signature spécifique des faisceaux de forte énergie par rapport aux irradiations de faible énergie, en fonction de la dose. Ces données serviront de base aux études ultérieures des effets d'une exposition chronique à de faibles doses de radiations, plus proche de la réalité mais techniquement impossible actuellement. Elles devraient permettre également d'améliorer les mesures de protection des équipages (composition des capsules, vêtements, régime alimentaire).
Procédures
Des groupes de souris mâles seront exposés une seule fois à des rayons gamma ou à un faisceau d'ions lourds et d'autres ne seront pas exposés (contrôle). Les conditions d’irradiation (en groupe, à l'obscurité avec bruit limité et sur une courte durée inférieure à10 min) induisent peu de stress et les doses d'exposition ne sont pas associées à de la douleur. Les souris réintègrent pour 7 jours leurs cages d'origine et font l'objet d'une surveillance régulière avant d'être euthanasiées. Les animaux receveurs sont préalablement stérilisés par injection d'un composé reprotoxique, suivi 24h après d'une greffe de moëlle osseuse pour maintenir leur système sanguin. Après 1 mois, les cellules souches testiculaires fluorescentes sont greffées (anesthésie chimique et durée 20 minutes). Deux mois plus tard, les testicules des receveurs euthanasiés sont prélevés et analysés pour déterminer la présence de spermatozoïdes fluorescents. Le système sanguin des souris receveuses est éliminé par une seule irradiation à forte dose et de la moëlle osseuse est greffée 24 h après (durée moins de 10 min). Les cellules souches des donneurs sont greffées 24 h après sous anesthésie gazeuse par une transfusion d’une durée de 5 min. Les animaux receveurs seront euthanasiés 4 mois plus tard pour permettre le prélèvement de tissus et organes et leur analyse.
Impact sur les animaux
- Le stress généré par la séance d'irradiation. De plus pour les souris irradiées à fort dose (dose létale, la mort est attendue entre 11 et 15 jours en absence de régénération du système sanguin. Signes préalables de souffrance : des problèmes oculaires, des dermatites, une perte de poids, une prostration, un pelage terne ou des vocalisations anormales. - La greffe hématopoïétique peut échouer chez les animaux traités par l'agent reprotoxique : perte de poids, prostration, vocalisation anormale. Après la transplantation de cellules testiculaires, ces animaux sont observés quotidiennement (sur 7 jours) afin de détecter la présence éventuelle de lésions cutanées, de réactions inflammatoires (suppuration), de signes de douleur ou de stress (poils hérissés, dos vouté, vocalisation anormale), et de signes d’infection. - Les différentes injections d'anti douleurs et anesthésiques peuvent également stresser les souris.
Devenir
Les animaux irradiés et contrôles non irradiés seront euthanasiés après 5 jours, pour permettre le prélèvement de tissus en vue d'analyses cellulaires ou génétiques, ou de greffes pour ceux exprimant la protéine fluorescente. Ces expériences sont destinées à déterminer les effets induits par l'irradiation : lésions dans l'ADN non réparées, mort cellulaire, arrêt de la multiplication des cellules et réduction des capacités de régénération des cellules souches. Les animaux receveurs de greffes intratesticulaires seront euthanasiés après 2 mois pour déterminer si les cellules fluorescentes greffées ont permis la régénération d’une spermatogenèse fonctionnelle (production de gamètes). Les animaux receveurs de greffes hématopoïétiques seront euthanasiés après 4 mois pour prélever et analyser leur moelle osseuse. En absence de production de cellules sanguines fonctionnelles à partir des cellules greffées, le décès des receveurs survient habituellement dans les 2 semaines suivant la greffe. Dès la détection de signes cliniques de souffrance, les animaux seront euthanasiés; et leur moelle osseuse sera analysée.
Remplacement
1) Les modèles alternatifs de culture de cellules souches de souris ne permettent pas de modéliser leur microenvironnement en conditions physiologiques, ni de reproduire l'absence de multiplication (quiescence) d'une grande partie du stock de cellules souches. Ces modèles de substitution ne peuvent rendre compte des régulations hormonales, et de la réponse inflammatoire susceptible d'être induite après irradiation. L’utilisation d’un modèle animal reste ici nécessaire pour évaluer l’effet des radiations sur un organisme. (2) La validation ultime du caractère "souche" des cellules ne peut être établie que par transplantation (greffe) de cellules chez un receveur, qui est le seul moyen de démontrer la capacité d'une cellule à restaurer une différenciation normale (propriété des cellules souches) en conditions physiologiques et assurer une régénération tissulaire.
Réduction
Les irradiations "corps entier" associées à l’étude de 3 tissus d’un même animal permettent de limiter notablement le nombre d’animaux impliqués dans ce projet. Un programme de modélisation prenant en compte les différents paramètres importants de l’expérience est utilisé pour estimer la taille des groupes expérimentaux. Il offre le meilleur ratio de probabilité de réussite dans la comparaison de groupes de petits effectifs par des tests statistiques classiques.
Raffinement
L’irradiation corps entier n’induit pas de de stress particulier, car elle est de courte durée et réalisée en groupe. Les animaux bénéficient de conditions d'hébergement enrichies (Tunnel, coton pour la nidification) et sont maintenus par paires. Des protocoles d’anesthésie/ analgésie sont en place pour minimiser la douleur. Un suivi hebdomadaire sera effectué et en cas de signes de souffrance (d’après une grille d’évaluation de l’état général) le vétérinaire sera alerté. Un traitement symptomatique pourra être mis en place, puis une euthanasie sera pratiquée si aucune amélioration n'est observée.
Choix des espèces
La souris est le modèle mammifère le plus fréquemment utilisé à cause de ses similarités anatomiques, physiologiques et génétiques avec l’Homme. Animal de petite taille, son temps générationnel est court. C'est également un modèle de référence en radiobiologie. Les membres des équipages exposés au rayonnement cosmique sont des adultes, donc les souris seront âgées de 8 à 12 semaines. L'étude de la spermatogenèse implique que l'ensemble des animaux soient des souris mâles. Les astronautes exposés au rayonnement cosmique sont des adultes, donc les souris seront âgées de 2 à 3 mois . Les animaux receveurs destinés aux procédures 2 et 3 auront de 7 à 9 semaines pour tenir compte des chronologies expérimentales (délai de stérilisation : 1 mois; analyse post greffe : 2 à 3 mois pour la spermatogenèse, 2 à 4 mois pour l'hématopoïese).
Evaluation de l’immunité et de l’inflammation mammaires chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système urogénital
Jusqu'à treize anesthésies en dix jours pour une même souris : 260 souris vont être utilisées, 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 100 un niveau modéré. Elles sont épilées, reçoivent des bactéries en injection dans la mamelle, parfois une sonde fluorescente dans la veine de la queue, et certaines sont gavées tous les jours pendant deux semaines. Le modèle sert à étudier l'immunité mammaire des ruminants, le porteur indiquant que le passer chez la souris évite "des protocoles plus dommageables sur des espèces telles que la brebis". Les mères infectées sont tuées pour mesurer la charge bactérienne dans leur glande mammaire, et leurs souriceaux le sont aussi, l'allaitement s'interrompant avant le sevrage sans possibilité d'adoption dans la zone d'expérimentation.
Objectifs
L'occurence des mammites dans les élevages représente un problème majeur en santé animale. Une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans l'immunité mammaire est nécessaire pour améliorer la santé et le bien-être des animaux d'élevage, ainsi que la qualité (nutrionnelle, microbiologique...) des produits d'origine animale tout en réduisant le recours aux intrants chimiques dont les antibiotiques.
Bénéfices attendus
Le caractère inédit du protocole mis en place, ainsi que l'utilisation d'une technique d'imagerie innovante permettront d'apporter des informations de grande importance dans le domaine de l'immunité mammaire. De plus, la mise en place de ce modèle chez la souris évite l'application de protocoles plus dommageables sur des espèces telles que la brebis.
Procédures
Les souris sont anesthésiées par inhalation d'un anesthésiant à plusieurs reprises : - une fois pour leur épilation, pour une durée maximale de 20 minutes - une fois pour les injections intra-mammaires pour une durée maximale de 30 minutes - potentiellement une fois pour une injection de sonde fluorescente pour une durée maximale de 15 minutes - une fois par jour pour les analyses pour une durée maximale de 15 minutes, durant la durée du protocole (durée maximale de 10 jours), soit un nombre maximal de 13 anesthésies. Les souris sont également soumises à des injections de bactéries intra-mammaires (sous anesthésie gazeuse comme indiqué ci-dessus) qui durent environ 5 à 10 sec. Elles seront aussi potentiellement soumises à une injection de sonde fluorescente (sous anesthésie gazeuse comme indiqué ci-dessus) dans la veine caudale des souris qui doivent durer environ 5 à 10 sec. Enfin, elle subissent une euthanasie à la fin du protocole. Pour le deuxième projet, les souris sont prélablement gavées quotidiennement pendant 2 semaines, la durée de l'intervention est d'environ 5 à 10 secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés lors des expériences d’infections réalisées à ce jour dans le cadre de ce projet ont montré une légère perte de poids mais cette perte s'est rapidement résorbée au cours de l'expérimentation. Des signes de prostration ont pu être observés sur certaines souris après réveil suite aux injections mais n'étaient plus visibles dès le 1er jour post-infection. Aucun autre signe de souffrance ou d'altération du bien-être des animaux n'a pu être observé au cours de ces expériences.
Devenir
Les souris adultes sont euthanasiées à la fin des expériences afin de pouvoir faire des prélèvements de glande mammaire dans le but de faire des mesures de charge bactérienne. De plus, l'infection subie par les animaux induit une modification de leur statut immunitaire ce qui empêche leur utilisation dans de nouvelles expériences d'infection qui nécessitent l'utilisation d'animaux n'ayant jamais été infectés. Les souriceaux sont également euthanasiés car l'interruption de la lactation survient avant le sevrage (du fait de l'euthanasie des mères) et il n'est donc plus possible de les maintenir en vie du fait de l'impossibilité de réaliser des adoptions et des déplacements d'animaux dans une nouvelle zone à cause des spécificités de la zone d'expérimentation.
Remplacement
Les infections expérimentales réalisées chez la souris ont pour but la compréhension du rôle d'une protéine et de l'administration d'alicaments sur la sévérité et l'issue de l'infection, ainsi que le recrutement des cellules immunitaires. Ces expériences ne peuvent être réalisées qu'à l'échelle de l'organisme d'animaux vivants et ne peuvent être reproduites in vitro puisqu'elles impliquent des interactions entre les différents acteurs du système immunitaire de l'organisme, après contact avec les bactéries en multiplication. Elles permettront ainsi une analyse pertinente et complète du point de vue physiopathologique, dont les résultats seront à priori plus fiables et auront une plus grande probabilité d'être transférables aux espèces de ruminants.
Réduction
Cette technique d'imagerie a été choisie car elle est non invasive et qu'elle permet d'analyser plusieurs paramètres simultanément sur les mêmes souris tout en réalisant une cinétique de suivi de l'infection. Cette méthode permet donc de limiter grandement le nombre d'animaux utilisés pour obtenir un grand nombre d'informations sur les mêmes souris : intensité de l'infection et du recrutement des cellules immunitaires à différents temps post-infection. Des premiers essais tests seront réalisé sur des lots successifs de nombres réduits d'animaux pour optimiser les conditions expérimentales au fur et à mesure et ajuster la cinétique pour avoir le maximum d'information et de fiabilité des résultats tout en limitant au mieux la durée du protocole et la souffrance des animaux. Les expériences seront ensuite réalisées sur des lots successifs de souris et les résultats obtenus analysés à l'aide de tests statistiques pour évaluer leur fiabilité, et ainsi déterminer la nécessité ou non d'augmenter les effectifs examinés pour l'obtention de résultats statistiquement fiables.
Raffinement
Les anesthésiques choisis sont peu toxiques et permettent ainsi une anesthésie de courte durée pour les analyses (15min maximum) et le réveil rapide avec une reprise immédiate de l'activité. L'infection des souris se fera par injection intra-mammaire, geste non traumatisant pour la glande mammaire. Le nombre d'analyse sera limité à un ou deux par jour et un suivi régulier des animaux sera effectué pendant toute la durée du protocole. Tout animal présentant des signes de souffrance ou de léthargie, dont la gravité sera évaluée en fonction des points limites pré-établis, sera exclu de l'étude puis euthanasié.
Choix des espèces
Les protocoles de modifications génétiques sont beaucoup plus faciles à mettre en place chez la souris que dans les autres espèces. La souris a donc été choisie pour créer un modèle d'intérêt de souris génétiquement modifiées. De plus, la grande majorité des données publiées sur l'immunité et les thématiques d'intérêt des projets d'intérêt ont été acquises chez la souris. Il est donc nécessaire de prolonger les analyses dans la même espèce afin de pouvoir s'appuyer sur les résultats déjà obtenus pour la réalisation des protocoles et pour compléter les données pré-existentes tout en ayant des points de référence. Enfin, l'utilisation de la souris permet d'éviter la mise en oeuvre de protocoles beaucoup plus dommageables sur des espèces telles que la brebis. Les souris seront utilisées à l'âge adulte, entre 14 et 16 semaines, puisqu'elles doivent être en lactation.
Prélèvements en vue de produire des organoïdes endométriaux maternels servants à l’étude des pathologies utérines equine
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Cinq échographies transrectales, une prise de sang, un écouvillon puis une biopsie de l'utérus sous sédation : dix ponettes vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les biopsies servent à produire des organoïdes d'endomètre équin, modèle in vitro destiné à étudier l'endométrite, principale cause de sous-fertilité chez la jument et source de pertes économiques pour l'élevage. Le porteur reconnaît que la biopsie utérine est un acte potentiellement douloureux et qu'elle peut rarement provoquer une rupture de l'utérus ou du rectum, entraînant la mort ou la mise à mort de la jument. Les dix ponettes sont gardées vivantes et réutilisées dans d'autres protocoles après examen vétérinaire, la méthode qui doit à terme réduire le recours aux juments vivantes reposant d'abord sur des prélèvements pratiqués sur elles.
Objectifs
L'objectif de ce projet est de mieux comprendree l'inflammation et de pouvoir reconstituer l'endomètre, qui est la muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus des mammifères. L’endométrite est l’inflammation de cette muqueuse, par exemple suite à une infection. L’endométrite est la principale cause de sous-fertilité chez la jument et la troisième maladie la plus fréquente chez les chevaux, causant des pertes économiques importantes pour l'élevage equin. Après un accouplement naturel ou une insémination artificielle, une réponse inflammatoire physiologique transitoire induite par le sperme élimine les rémanents séminaux et les débris de l'utérus .Chez les juments présentant une résistance naturelle à l'endométrite persistante, les composants locaux des mécanismes de défense utérine assurent la guérison du processus inflammatoire. Les juments qui ne parviennent pas à éliminer l'inflammation de l'utérus sont classées comme sensibles à l'endométrite persistante après la reproduction . Une inflammation ou une infection persistante après l'accouplement génère un environnement utérin néfaste pour les spermatozoïdes et inadapté à la vie embryonnaire, à l'origine d'infertilité. Les juments sensibles ont un retard dans l'évacuation des déchets utérins dû à des déficiences dans l'activité du myomètre et ne parviennent pas à évacuer les résidus séminaux après l'accouplement, accumulant du liquide intra-utérin, ce qui est mis en évidence par l'examen échographique . Récemment, des méthodes plus sophistiquées alternatives aux expérimentations animales ont émergé sous la forme de production d'organoides , qui sont des modèles cellulaires en 3D in vitro reproduisant de manière plus précise la structure et la fonction des organes.Ce projet vise à développer des organoïdes à partir des biopsies d’endomètre collectées chez des juments résistantes et sensibles à l'endométrite, puis à les caractériser pour identifier d'éventuelles différences morphologiques et fonctionnelles entre eux dans des conditions normales. De plus, ces organoïdes seront soumis à des challenges inflammatoires pour évaluer leur réponse différentielle. La possibilité de dériver des organoïdes à partir de tissus congelés et de les cryoconserver permettra de disposer de ce modèle tout au long de l'année, indépendamment des contraintes saisonnières qui limitent les expériences sur les juments en vie.
Bénéfices attendus
À court terme, le développement d'organoïdes permettra de mieux comprendre la pathophysiologie de l'endométrite et de tester des options de traitement in vitro, avec les avantages susmentionnés de ne pas dépendre d'expériences in vivo. Si des traitements ciblés peuvent être développés pour améliorer la gestion des juments sensibles à l'endométrite, un effet souhaitable à long terme serait une réduction de l'incidence de la pathologie et une meilleure fertilité.
Procédures
Il est prévu que chaque ponette ait 5 échographies, une procédure qui dure de 3 à 4 minutes. Pendant l'étude, il sera également pratiqué un prélèvement sanguin de 5ml, qui durera 5 secondes. Il est prévu de réaliser deux autres prélèvements de 5 minutes chacun, l'un par écouvillon endométrial et l'autre par biopsie endométriale. Pour effectuer le dernier prélèvement, on utilisera une sédation associée à un antalgique.
Impact sur les animaux
Les prises de sang peuvent entrainer une légère douleur ainsi qu’un hématome au niveau du site de prélèvement. Le temps nécessaire pour réaliser une prise de sang est d'environ 1mm. L’examen échographique transrectal de la jument comporte des risques qui sont pris en compte par les techniciens. Les différentes échographies peuvent entrainer une légère douleur, cette technique d’imagerie est rapide 3-4mn par animal. La biopsie utérine est un acte potentiellement douloureux également, cette douleur éventuelle est prise en compte par la médication mise en place. Les biopsies endométriales peuvent rarement entraîner la mort ou l'euthanasie de la jument. Les cas exceptionnels qui pourraient se produire seraient une rupture de l'utérus due à une déchirure profonde ou une coupure du myomètre au moment du prélèvement, entraînant une hémorragie utérine, ou une rupture du rectum au moment de la palpation transrectale au cours de la procédure. La contention pour les différents actes peut engendrer du stress pour les animaux.
Devenir
Tous les animaux sont gardés en vie et réutilisés pour d'autres protocoles après examens vétérinaires
Remplacement
L’objectif principal de ce projet étant d’évaluer la fertilité des femelles après insémination, nous ne pouvons pas remplacer l’utilisation des ponettes par un autre modèle. Ainsi dans un premier temps, ce projet vise à développer un modèle in vitro d’endométrite chez la jument afin de réduire à long terme l’utilisation des animaux vivants. Toutefois, au stade actuel de l’étude pour pouvoir développer cette technique, l’utilisation d’échantillons collectés chez des juments vivantes pendant ce projet est nécessaire.
Réduction
Ce projet a pour objectif également de réduire au maximum le nombre des animaux vivants utilisés à des fins scientifiques ainsi que les interventions sur chacun de ces animaux. Le développement des organoïdes permet d'optimiser les prélèvements sur un animal car les organoïdes peuvent être multipliés in vitro. En effet, un seul prélèvement in vivo permet d’obtenir une quantité suffisante d’organoïdes au laboratoire pour mener à terme les expériences nécessaires pour l’étude. De même, une fois le modèle et la variabilité entre les différents phénotypes d’animaux établis, cela permet de connaître le nombre d'animaux nécessaires pour chaque catégorie (sensible et résistante), minimisant ainsi le nombre total d'animaux utilisés dans chaque condition physiologique.
Raffinement
Notre procédure sera raffinée, minimisant les interventions, un ou deux prélèvements par animal au maximum pendant la réalisation de tout le projet. Les juments seront logées en bâtiment conventionnel sur aire paillée avec accès au pâturage, en visibilité et en contact avec des congénères pour rendre le plus agréable possible leur environnement expérimental pendant toute la durée du projet. Les ponettes voient plusieurs fois par jour les animaliers et les expérimentateurs qui surveillent attentivement leur comportement. L’enrichissement du milieu est assuré par des brosses, des jeux, des bouts des bois à ronger. Les animaliers ont suivi une formation à la manipulation éthologique des animaux : les animaux sont habitués aux différentes procédures et les vivent sans stress.
Choix des espèces
Le but de cette expérience est le développement d'organoïdes d'endomètre équin qui permettront un modèle in vitro et qui pourra contribuer à la compréhension fondamentale de la pathophysiologie de l'endométrite, nous ne pouvons pas remplacer l’utilisation des ponettes par un autre modèle. il est donc nécessaire d’avoir des ponettes donneuses pour réaliser des biopsie d'utérus pour ce projet Les animaux utilisés seront tous pubères, puisqu'il faut qu'ils soient capables de se reproduire. La collecte des biopsies sera realisée chez des ponettes en œstrus et avec un follicule dominant pré-ovulatoire et un œdème utérin de grade II ou IV.
Etude du rôle du récepteur des oestrogènes ERa dans la cellule endothéliale lymphatique
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système urogénital
260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, un même animal pouvant enchaîner des injections intrapéritonéales répétées, l'ablation de ses ovaires, la pose d'un implant hormonal, douze semaines de régime obésogène, un jeûne, puis un gavage avant sa mise à mort. 160 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 100 un niveau léger. Le porteur range dans les actes "peu invasifs, indolores" la pesée et le régime riche en lipides, classe la biopsie d'oreille en douleur légère de courte durée, et signale que l'isolement des mâles après accouplement engendre un stress. L'objectif est de comprendre le rôle du récepteur des œstrogènes dans les vaisseaux lymphatiques, et les retombées avancées sur l'infertilité et l'obésité sont formulées comme des pistes, quand les ovariectomies et les gavages, eux, sont programmés.
Objectifs
Le système lymphatique permet le maintien de l’homéostasie tissulaire, il assure la balance des fluides, la circulation des cellules immunes et permet le drainage des lipides intestinaux. Une dysfonction de ce système aboutit à la formation de lymphoedème, à une accumulation massive de fluide et de tissu adipeux dans un membre (éléphantiasis). Les lymphoedèmes peuvent être primaires (maladie rare) et se développent soit à la naissance (hommes et femmes), soit à la puberté ou pendant la grossesse (femmes uniquement dans ces deux cas) suggérant un effet des hormones féminines sur sa fonction. Les lymphoedèmes peuvent être également secondaires suite à un curage ganglionnaire lors du traitement du cancer (mélanome, sein, cancers gynécologiques). Ce projet vise à caractériser le rôle des hormones féminines dans la physiopathologie du système lymphatique.
Bénéfices attendus
Cette étude permettra de mieux comprendre les différences de genre observées dans la physiopathologie du système vasculaire lymphatique. Il fournira de nouvelles pistes concernant le rôle du système lymphatique dans le système reproductif (utérus, ovaires..) pour comprendre les problèmes d'infertilité. Enfin, il permettra de mieux comprendre pourquoi le rôle du système lymphatique dans l'obésité, une maladie incurable qui touche des millions de personnes, affecte majoritairement les femmes.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents types d'interventions: - Biopsie d'oreille pour identification et génotypage des bébés nés (quelques secondes)- Injections intrapéritonéales (2 à 3 secondes), gavage ( 5 secondes) - Ovariectomie (20 minutes de chirurgie sous plaque chauffante) et pose de pellet ( 10 minutes sur plaque chauffante) - Mise sous régime obésitogène ( 12 semaines) - Mise à jeun ( 2 heures) - Le même animal peut subir des injections intra-péritonéales répétées à un jour d'intervalle , suivie d'une ovariectomie et de la pose du pellet, puis mis sous régime obésitogène, avant de subir un gavage avant euthanasie . Il peut aussi subir un prélévement sanguin, mais cela sera fait sous anesthésie avant euthanasie.
Impact sur les animaux
Les expérimentations réalisées dans ce projet sont peu invasives, indolores (pesée, régime riche en lipides) ou de douleur légère de courte durée (biopsie d'oreille par poinçon), de classe légère et modérée (biopsie de queue, jeûne, ovariectomie, pose de pellet). Elles peuvent être associées aux nuisances suivantes : - Régime riche en lipides peut induire une prise de poids pouvant gêner les déplacements - Mise à jeun peut entrainer du stress - Ovariectomie/pose de pellet peut générer une douleur due à la chirurgie mais qui sera traitée par un analgésique et pris en compte par une surveillance accrue. - Isolement des mâles après accouplement va aussi engendrer un stress chez l'animal.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de procédure afin de récupérer les différents tissus notamment les tissus adipeux, la peau, l'utérus, la glande mammaire qui permettront d'étudier le rôle d'ERa dans le système vasculaire lymphatique.
Remplacement
Les effets pléiotropes des oestrogènes, synthétisées majoritairement par les ovaires, font intervenir des fonctions, tissus et cellules multiples dans l’organisme non modélisables par des approches in vitro. D’autre part, l'étude de la fertilité impliquant la gestation ne peut être observée que sur animal vivant. C’est pourquoi, le recours à l’expérimentation animale est l’unique approche permettant de comprendre les impacts physiologiques du système lymphatique dans la fertilité. De même, la prise de poids et la réponse à un régime obésitogène d'un point de vue physiologique est difficile à modéliser dans sa globalité car elle fait intervenir de nombreux partenaires cellulaires et processus pathologiques (cellule endothéliale et lymphatique, inflammation..), il n'y a aucune stratégie de remplacement pour l'étude de ces processus physio(patho)logiques, ni aucune stratégie de remplacement du modèle animal qui permet de répondre aux questions adressées par ce projet.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés dans le cadre de ce projet, nous utiliserons en grande majorité des femelles car cette partie du projet rentre dans le cadre du traitement du cancer du sein et de ses conséquences : le lymphoedème et le lipoedème qui touche une majorité de femmes. De plus, le nombre d'animaux utilisés par groupe est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet. Ce nombre est calculé de manière à donner des résultats statistiquement significatifs afin de délimiter l'effet du génotype, du temps et/ou du traitement.
Raffinement
Les animaux sont placés en pièce d'acclimatation lors de leur arrivée a la zootechnie. Ils sont pris en charge par du personnel de la zootechnie compétent qui vérifie leur état et place de l'enrichissement (carré de coton, carton) dans les cages pour amoindrir le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux issus de différents cartons de transport ne sont jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d'hébergement. Les animaux seront hébergés en cages de 4 ou 5 et seront acclimatés pendant une période de 5 jours avant de commencer tout protocole. Tout au long du protocole, le bien-être de l’animal est bien pris en compte avec enrichissement du milieu et les souris seront surveillées quotidiennement selon les directives européennes relatives à l'hébergement des animaux de laboratoire. De plus, pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et les conditions d’anesthésie générale avec analgésique sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. Enfin, pour un meilleur raffinement, les souris à euthanasier seront placées dans une salle isolée du reste des souris et les manipulations post-euthanasies seront réalisées dans une troisième pièce. Tout au long des procédures, les points limites adaptés et précis (décrits dans chaque procédure) sont quotidiennement surveillés permettant de mettre en application l'arbre décissionnel pouvant aboutir aux critères d'arrêt des souffrances. Cette décision sera prise par la personne en charge de la mise en oeuvre générale du projet dans l’EU et de sa conformité à l’autorisation de projet, en concertation avec la personne en charge du bien-être animal dans l’EU.
Choix des espèces
Le choix de l’espèce s’est orienté vers la souris car c’est le seul modèle pour lequel on peut avoir un suivi de la gestation, de la lactation, et de la prise de poids en réponse à un régime obésitogène. De plus, c'est le modèle qui permet d'étudier spécifiquement une invalidation génique de notre protéine d'intérêt de manière tissu-spécifique (système CRE-LOX).
Mécanisme de toxicité rénale des maladies du sang associée à une production d’anticorps
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Comprendre pourquoi le dépôt d'un anticorps détruit le rein passe ici par des souris qui produisent un anticorps humain prélevé chez un patient et développent d'elles-mêmes une insuffisance rénale. 170 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées pour prélèvement des reins. Elles sont isolées douze heures par mois dans une cage à urine, reçoivent chaque jour pendant une semaine, à quatre puis à six mois, un médicament administré par une paille enfoncée dans la bouche, et sont suivies jusqu'à neuf mois, l'âge médian de survie de la lignée. Le porteur ne retient comme nuisances que le stress de l'isolement et celui de la contention, et affirme que le médicament testé ne provoque aucun effet secondaire, quand la souffrance sévère déclarée tient à la maladie rénale que ces souris portent par construction.
Objectifs
Dans certaines maladies rénales appelées "light chain deposition disease" (LCDD ou maladie à dépôts de chaînes légères d'immunoglobulines monoclonales en français), un anticorps (molécule habituellement destinée à se défendre contre les microbes) fabriqué par une cellule cancéreuse ou pré-cancéreuse va se déposer au niveau du rein et provoquer des lésions rénales. Ces lésions rénales vont aboutir à une insuffisance rénale terminale en l’absence de traitement, et potentiellement au décès du patient. Aujourd’hui, les seuls traitements accessibles pour cette pathologie sont des chimiothérapies ciblant la cellule responsable de la fabrication de l’anticorps en cause. Néanmoins, ces traitements ne sont pas spécifiques et provoquent d’importants effets secondaires. Les mécanismes qui permettent le développement des lésions rénales à la suite du dépôt de l’anticorps ne sont pas connus. Les identifier permettrait donc de développer des médicaments plus ciblés, protégeant le rein des conséquences du dépôt de l’anticorps. Un modèle de souris reproduisant la pathologie humaine a déjà été créé, en permettant la fabrication d’un anticorps humain issu d’un patient atteint de LCDD chez la souris. Cela a permis de montrer que l’anticorps est directement toxique pour le rein. Néanmoins, il reste à comprendre les réponses du rein à la suite de ce dépôt. Nous allons donc utiliser ce modèle de souris afin de répondre à cette lacune des connaissances dans ce domaine. Cela permettra, nous l’espérons, d’identifier des cibles thérapeutiques que nous pourrons cibler pour protéger les reins après dépôts d’anticorps. En particulier, les cellules sénescentes paraissent impliquées dans ce processus. La sénescence, du latin senex ou « grand âge », est un état de la cellule dans lequel la cellule ne peut plus se diviser mais peut secréter un grand nombre de molécules. La sénescence a été impliquée dans plusieurs pathologies, comme le vieillissement ou le cancer par exemple.
Bénéfices attendus
Grace à ce projet nous espérons plusieurs bénéfices - Mieux comprendre les conséquences rénales des dépôts d’anticorps - Caractériser le rôle de la senescence dans le développement des lésions rénale après dépôt d’anticorps. - Identifier des cibles thérapeutiques spécifiques au rein permettant d’envisager une thérapie plus ciblée que les actuelles chimiothérapie - Estimer si la suppression des cellules sénescentes permet de protéger le rein de l’apparition de lésions après dépôt d’anticorps. - Etendre les découvertes de ce projet à d’autres pathologies rénales (en particulier le diabète qui présente beaucoup de similarités avec la LCDD) Cela permettra in fine d’envisager des alternatives thérapeutiques aux actuelles toxiques chimiothérapies recommandées dans cette pathologie.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs interventions : - collecte d'urines pour mesurer la fuite de protéines dans les urines. Pour cela les animaux seront hébergés de manière individuelle dans des cages spécifiques pendant 12h afin de récupérer leur urine. Cette collecte se fera de manière mensuelle. - traitement par un médicament permettant d'éliminer les cellules senescentes. Ce traitement sera donné par voie orale, à l'aide d'une paille qui sera introduite dans la bouche de l'animal, de manière quotidienne pendant 7 jours, à 4 et 6 mois d'âge. - au moment du sacrifice, les animaux seront anesthésiés et du sang sera prélevé pour mesurer la fonction rénale
Impact sur les animaux
Plusieurs types d'effets indésirables peuvent etre observés. Stress lors de l'hebergement individuel pour collecte d'urine. Stress lors de la contention pour administration du médicament. Le médicament ne provoque pas d'effet secondaire. Le prélèvement de sang n'induit pas d'effet secondaire car les animaux seront anesthésiés et traités par un antalgique.
Devenir
Euthanasie pour collection et analyse d'organe (rein)
Remplacement
Les modèles de culture cellulaire ne permettent pas de reproduire la complexité de la maladie LCDD. D’autre part, il est probable que le développement des lésions rénales soit la conséquence de multiples types de cellules présentes dans le rein. Il est donc impossible de reproduire cette pathologie sur des modèles qui ne soient pas des animaux.
Réduction
Les procédures ici décrites utilisent des animaux qui risquent de developper des lésions rénales de manière spontanée. Afin de limiter le nombre d’animaux, nous utiliserons la totalité des animaux pour les procédures. Du fait de l’absence de différence entre les mâles et les femelles, nous utiliserons les 2 sexes pour nos procédures. Nous avons utilisé une approche statistique nous permettant de calculer le nombre minimum d’animaux afin de voir une différence de 15% de la sévérité de l’atteinte rénale après traitement.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être (contrôle de la température et du taux d'humidité de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement, change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux. Les souris seront surveillées quotidiennement par nos soins et du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluation et points limites) sera strictement respecté, et effectué quotidiennement en concertation avec l'équipe de zootechnie.
Choix des espèces
La souris est la seule espèce permettant à ce jour de reproduire la maladie observée chez l’homme. Dans les données de la littérature, les souris commencent à développer des lésions rénales microscopiques à l’âge de 6 mois, et la présence de dépôts sans insuffisance rénal est retrouvée dès l’âge de 2 mois. Nous étudierons donc les souris tous les mois dès l’âge de 3 mois, jusqu’à 9 mois, âge médian de survie.
Modulation de la reproduction et du comportement socio-sexuel à l’aide de fragments d’anticorps chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
Lavages vaginaux quotidiens pendant huit à vingt jours, que le porteur reconnaît "désagréables pour les femelles", inoculations intravaginales sous anesthésie, six prélèvements de sang à la queue, pose d'une puce sous la peau et tests de comportement sexuel répétés jusqu'à huit fois : 6 227 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 3 427 d'entre elles et modéré pour 2 800. 5 227 sont tuées, notamment les femelles dont il faut examiner les ovaires, les embryons et les organes génitaux, et 1 000 mâles sont gardés vivants pour être réutilisés d'un fragment d'anticorps à l'autre. Le projet teste des fragments d'anticorps de camélidés censés contrôler la reproduction sans toucher au comportement sexuel. Le porteur le présente comme mené "à des fins strictement scientifiques", tout en visant des alternatives à la contraception hormonale et des méthodes de synchronisation et de superovulation pour les animaux d'élevage.
Objectifs
Les méthodes actuelles de contrôle de la reproduction (traitements hormonaux, stéroïdes) sont associées à de nombreux effets secondaires, et les molécules utilisées s’accumulent dans l’environnement où elles agissent comme des perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, aucune solution thérapeutique n’existe pour la prise en charge des troubles du comportement social, et les contraceptifs peuvent être associés à une diminution de la libido. La prise en charge des patients souffrant de troubles de la reproduction et du comportement, ainsi que la maîtrise de la reproduction des animaux d’élevage, bénéficieraient donc du développement de nouveaux traitements pharmacologiques. Les anticorps monoclonaux représentent une des meilleures promesses thérapeutiques dans le domaine de la reproduction. Les fragments d’anticorps de camélidés (VHH) présentent des caractéristiques uniques : ils ont une durée de vie courte dans le sang, sont dégradables et capables de moduler l’activité des récepteurs, et sont donc une alternative majeure aux composés chimiques et hormones stéroïdiennes. Nous caractérisons in vitro des VHH capables d’activer ou inhiber l’activité de cibles impliquées dans le contrôle de la reproduction et/ou du comportement sexuel localisées dans les gonades : récepteur de l’hormone folliculo-stimulante (FSHR), récepteur de l’hormone lutéinisante (LHR), récepteur des oestrogènes couplé aux protéines G 1 (GPER). Les VHH les plus prometteurs doivent désormais être développés pour un usage in vivo, afin de déterminer leur potentiel thérapeutique. Le projet proposé a pour objet i) de déterminer la pharmacocinétique et pharmacodynamique in vivo de ces fragments d’anticorps, ii) le cas échéant de procéder à une ingénierie de leurs séquences pour leur utilisation in vivo, iii) de déterminer les effets fonctionnels sur la reproduction et le comportement chez la souris de ces nouvelles stratégies thérapeutiques innovantes, le tout à des fins strictement scientifiques. Le projet a ainsi pour objectif de démontrer la faisabilité de l’utilisation in vivo de VHH pour contrôler et moduler la fonction de reproduction sans affecter le comportement sexuel dans le cadre i) du développement d’alternatives aux méthodes actuelles de contraception, ii) du traitement de troubles de la reproduction, ou iii) du développement d’alternatives aux méthodes de contrôle de la reproduction (synchronisation, induction de l’ovulation, …) utilisées en élevage.
Bénéfices attendus
En cas de succès de la preuve de concept chez la souris, la voie sera ouverte pour i) le développement de nouveaux traitements innovants des troubles de la reproduction, présentant une meilleure efficacité et moins d’effets indésirables, ii) le développement de méthodes de contraception non hormonales qui présenteraient moins d’effets secondaires et seraient mieux tolérées que les traitements actuels, tout en préservant l’environnement de l’accumulation de perturbateurs endocriniens à très longues demi-vies, iii) le développement de nouvelles méthodes non hormonales pour la synchronisation et l’induction de superovulation chez les animaux de rente.
Procédures
- Test d’interaction sociale réciproque : le test d’une durée de 10 minutes sera réalisé à faible intensité lumineuse avec des animaux vigiles. Chaque animal sera soumis 1 fois au test. - Test des trois chambres : le test sera réalisé à faible intensité lumineuse avec des animaux vigiles. Chaque animal sera soumis à 1 session de 10 minutes à J-2, 1 session de 10 minutes à J-1, et 2 sessions de 10 minutes à J0. - Test de comportement sexuel : le test sera réalisé avec des animaux vigiles et aura une durée maximale d’une heure. Selon les animaux, ceux-ci pourront être soumis : i) 3 fois au test à 4 jours d’intervalle, ii) 2 fois au test à 2 semaines d’intervalle, iii) 8 fois au test, ou iv) 1 fois au test. - Pesée : la procédure sera réalisée avec des animaux vigiles et dure moins de 5 minutes par animal. Chaque animal sera soumis à la procédure 1 fois par jour pendant environ 25 jours. - Puçage : la procédure sera réalisée sous anesthésie générale gazeuse, et une injection sous-cutanée d’anesthésique sera réalisée pour réduire la douleur liée à l’incision. Chaque animal sera soumis une seule fois à la procédure. - Lavages vaginaux : la procédure sera réalisée sur animaux vigiles et dure moins de 5 minutes. Chaque animal sera soumis à la procédure 1 fois par jour. Selon les animaux, ceux-ci pourront être soumis à la procédure pendant 16-20 jours ou pendant 8-10 jours. - Injection intrapéritonéale : la procédure sera réalisée sur animaux vigiles et dure moins de 5 minutes. Chaque animal sera soumis 1 fois à la procédure. - Prélèvements sanguins par la queue : la procédure dure moins de 5 minutes et sera réalisée sur animal vigile avec une anesthésie locale. Chaque animal sera soumis 6 fois à la procédure, à 1h, 12h, 2 jours, 5 jours et 7 jours d’intervalle du premier prélèvement. - Inoculation intravaginale : la procédure dure moins de 5 minutes et sera réalisée sous anesthésie générale pour une durée d’environ 30 minutes. Chaque animal sera soumis 1 fois à la procédure.
Impact sur les animaux
Les injections en intrapéritonéale, en intraveineuse et en sous-cutané ainsi que les prises de sang à la veine caudale peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site. La pose d’une puce RFID sous anesthésie générale peut engendrer une légère douleur au niveau du site de l’incision lors du réveil de l’animal. La contention des animaux génère du stress. Les tests d’interaction sociale peuvent entrainer une certaine agressivité entre les animaux et ces tests comportementaux peuvent être anxiogènes lié à l’environnement nouveau. Les lavages vaginaux sont des actes désagréables pour les femelles.
Devenir
Pour le génotypage et phénotypage des animaux transgéniques, les femelles doivent être euthanasiées pour pouvoir étudier les paramètres embryonnaires ainsi que les gonades et organes accessoires. Les mâles seront également euthanasiés car aucuns animaux de ces génotypes ne seront utilisés par la suite, et nous ne pouvons pas envisager de les replacer étant donné que nous ne connaissons pas à l’avance leur phénotype. Pour la mise au point de l’analyse automatisée des tests de comportement sexuel, les femelles ovariectomisées seront euthanasiées à l’issue de la procédure car elles ne seront pas réutilisées par la suite. Tous les autres animaux seront gardés en vie pour être réutilisés. Pour l’effet des fragments d’anticorps (VHH) sur la cyclicité et le comportement sexuel des femelles, les femelles devront être euthanasiées à l’issue de la procédure afin de déterminer si l’oestrus est ovulatoire ou anovulatoire, et pour pouvoir étudier les ovaires (marquage VHH, nombre et taille des follicules, …). Les mâles seront gardés en vie pour être réutilisés. Pour l’effet des fragments d’anticorps (VHH) sur la fertilité des femelles, les femelles devront être euthanasiées à l’issue de la procédure afin d’étudier les paramètres embryonnaires, et pour pouvoir peser et étudier les organes accessoires et les ovaires (marquage VHH, nombre et taille des follicules, …). Les mâles seront gardés en vie pour être réutilisés. Pour l’effet des fragments d’anticorps sur la mobilité spermatique, les femelles devront être euthanasiées à l’issue de la procédure pour pouvoir étudier les paramètres embryonnaires. Toutefois, si aucune gestation n’est constatée, les femelles seront gardées en vie pour être réutilisées.
Remplacement
Tous les VHH utilisés ont été entièrement développés et caractérisés in vitro, mais aucune étude de reproduction ou de comportement ne peut se réaliser par des approches in vitro, ex vivo ou de modélisation. Ce projet étudie les régulations entre plusieurs fonctions physiologiques et/ou comportementales, qui sont impossibles à reproduire par des méthodes alternatives. La gestation ne peut être mimée in vitro, et l’activité neuronale à l’origine des comportements socio-sexuels est dépendante de l’interconnectivité des neurones, ces phénomènes ne peuvent donc être étudiés que sur des animaux entiers. De plus, la pharmacocinétique (demi-vie dans la circulation sanguine ou temps de résidence dans les organes cibles), la pharmacodynamique (effets des substances injectées sur leur cible), les effets secondaires éventuels et les effets fonctionnels des VHH sur la reproduction ou les comportements ne peuvent être évalués que chez l’animal. Compte tenu de l’ensemble de ces paramètres et de l’absence de méthodes de remplacement in vitro, il est indispensable de recourir à une expérimentation in vivo.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé afin de ne pas utiliser plus d’animaux que nécessaire pour pouvoir mettre en évidence un effet après analyse statistique. Un effectif de 16 animaux par groupe est ainsi nécessaire. Toutefois, il est indispensable de prendre en compte un certain nombre de facteurs de variabilité pouvant conduire à l’élimination de certains animaux de l’expérience. Ainsi, afin d’assurer un effectif exploitable de 16 animaux par groupe en fin d’expérience, nous avons besoin d’un nombre total de 20 animaux expérimentaux par groupe. De plus, nous avons fait le choix de regrouper certains tests dans une même expérimentation, afin de réduire le nombre d’animaux utilisés pour étudier ces paramètres. Enfin, les effectifs décrits correspondent aux effectifs maximaux qui pourraient être utilisés. En effet, dès que cela sera possible, plusieurs aménagements nous permettront de réduire le nombre d’animaux utilisés pour les expériences : i) pour les tests de comportement sexuel, les mâles pucés pourront être réutilisés pour les expériences avec différents VHH, ii) pour les femelles ayant reçu une administration intravaginale de VHH, si aucune gestation n’est constatée au bout de 20 jours après mise en présence du mâle, celles-ci seront gardées en vie et réutilisées pour tester d’autres VHH, iii) dès que cela sera possible, plusieurs fragments d’anticorps candidats seront testés en parallèle avec un seul groupe contrôle commun, ce qui permettra de réduire les effectifs totaux des animaux contrôles utilisés. Enfin, concernant les animaux exprimant le transgène FSHR humain, si ceux-ci ne présentaient pas de restauration de la fertilité, aucune expérience ultérieure avec ces animaux ne serait réalisée.
Raffinement
Les expériences sont menées dans les plus courts délais possibles afin de minimiser l’inconfort et le stress des animaux et de les remettre dans leurs cages en présence de leurs congénères. Les animaux sont observés quotidiennement et leur état de bien-être déterminé sur la base de 3 critères : apparence, poids, comportement (critères décisionnels en annexe). Un enrichissement est mis en place dans l’arène utilisée pour les tests de comportement : cabane en plastique rouge, copeaux, biberon, gamelle de croquettes. Des phases d’habituation sont réalisées avant les tests de comportement, qui sont effectués à faible intensité lumineuse pour limiter l’anxiété des animaux. Ces derniers sont transférés dans une salle contigue à la salle de tests comportementaux 1h avant le début des procédures. Avant d’euthanasier des animaux, ceux-ci sont transférés un à un dans la salle dédiée, afin d’éviter une communication d’anxiété entre congénères. Les puces RFID sont insérées sous la peau au moins 1 semaine avant le début des expériences sous anesthésie gazeuse et une anesthésie locale est réalisée pour réduire la douleur liée à l’incision. Pour les tests de cyclicité, nous réalisons de simples lavages au liquide physiologique plutôt que des frottis vaginaux à proprement parler (qui nécessitent l’introduction de petits coton-tiges à l’intérieur du vagin), cette méthode étant suffisante à la réalisation des objectifs scientifiques tout en limitant l’inconfort des animaux. Une anesthésie locale est réalisée pour les prélèvements de sang ainsi qu’en cas d’injections répétées des fragments d’anticorps. Les administrations intravaginales d’anticorps seront réalisées sous anesthésie générale de courte durée et les animaux sont placés sur un tapis chauffant au cours de la procédure. Les animaux sont soigneusement examinés jusqu’à leur réveil total et contrôlés 2 fois par jour après l’opération pendant 15 jours, pour détecter tout signe de douleur ou d’infection. En cas de signes, le responsable du bien-être animal serait immédiatement informé et les animaux traités. Si le traitement ne fonctionnait pas dans les 24 heures, les animaux seraient euthanasiés pour éviter toute souffrance. L’hébergement des femelles gestantes sera enrichi avec des cotons de ouate. Lors de l’introduction des mâles avec les femelles, nous surveillons l’absence de comportements agressifs pendant 1 heure puis quotidiennement. En cas d’agressivité du mâle envers les femelles, celui-ci serait remplacé.
Choix des espèces
La souris est une espèce sociale qui se reproduit bien et vite, dont la physiologie de la reproduction est bien caractérisée, et qui présente de façon innée des comportements socio-sexuels bien décrits. Cette espèce permet la génération d’animaux modèles transgéniques (souris « humanisées » pour une cible dans le cas présent), approches qui ne sont pas ou que peu possibles sur d’autres espèces. Par ailleurs, à l’heure actuelle seules des petites quantités de VHH sont produites au laboratoire, compatibles uniquement avec une utilisation in vivo chez la souris. Les études seront réalisées chez l’animal adulte (à partir de 7 semaines), les animaux devant avoir passé la puberté pour pouvoir étudier leurs paramètres reproducteurs et comportements sexuels.
Effet inducteur d’un facteur de croissance , de son agoniste et d’un analogue de la kisspeptine sur l’ovulation chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Remplacer une hormone extraite du sang de juments gravides saignées à répétition, pour mieux contrôler la reproduction des brebis et des chèvres d'élevage: 256 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la plupart, modéré pour vingt d'entre elles, vingt autres étant opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil. Elles reçoivent jusqu'à trois injections et des prélèvements de sang à la queue, avant d'être tuées pour que leurs voies génitales et leurs cerveaux soient prélevés. Le porteur affirme que l'ovulation ne peut s'étudier qu'in vivo et que tester un bloqueur d'un système physiologique complexe exige "l'animal entier". Il présente le projet comme un gain de bien-être pour les juments, alors que la finalité immédiate reste d'améliorer le contrôle de la reproduction dans les élevages.
Objectifs
Chez les mammifères existent deux types d'ovulations : spontanée et induite. Une substance nommé b-NGF est considérée responsable du déclenchement de l'ovulation chez les espèces à ovulation induite. Notre projet vise à comprendre si aussi chez les espèces à ovulation spontanée cette molécule est capable d'induire l'ovulation. Nos résultats permettront de mieux comprendre les mécanismes qui sont à la base de l'induction de l'ovulation et seront utiles pour améliorer le contrôle de la reproduction chez les animaux domestiques.
Bénéfices attendus
Une des produits utilisé pour contrôler la reproduction chez les animaux domestique, tel que les brebis et les chèvres, est une molécule appelée PMSG. Cette molécule est extraite du sang de juments gravides qui sont saignées très souvent. La production de cette molécule pose donc un problème de bien être animale. La molécule (b-NGF) que nous sommes en train d’étudier peut, à différence de la PMSG, être synthétisée en laboratoire. Si nous arrivons à démontrer que le b-NGF peut induire l’ovulation il sera envisageable de l’utiliser à la place de la PMSG avec un bénéfice pour le bien être animale.
Procédures
Les animaux seront soumis à des prélévements de sang. Pour chaque prélévement seront collecté 3 µL dans l'espèce de 3-5 seconds
Impact sur les animaux
Les prises des sang à la queue peuvent engendre une légère douleur et la contention de l'animale pour réaliser la prise de sang un stress leger.
Devenir
Pour pouvoir détecter les oocytes dans le système génital des femelles et analyser l'expression des protéines d'intérêt dans les cerveaux il est nécessaire d'euthanasier toutes les souris.
Remplacement
L’ovulation est un phénomène complexe qui ne peut être étudiée qu’in vivo. Nous avons recours à un protocole classiquement utilisé qui est réalisé sur la souris prépubère. Avenant: Le test d'efficacité d'un bloqueur d'un système physiologique complexe ne peut se faire que sur l'animal entier.
Réduction
Le choix du nombre d’individus par lots a été statistiquement déterminé. Les paramètres suivant ont été pris en compte : pour un taux d’ovulation attendu de 80% dans nos conditions de traitement et un taux d’ovulation basal de 20% avec un intervalle de confiance à 95%, il faut 5 souris par lot. Si l’effet de nos molécules est moins important que notre témoin positif et que le taux d’ovulation observé n’est que de 60% alors il faut 11 souris par lots. Par sécurité, nous avons choisi un effectif de 10 souris par lot afin de pouvoir exploiter les résultats. Dans un autre projet ce nombre d’individus avait permis l’obtention de résultats statistiquement exploitables.
Raffinement
Les souris seront hébergées par quatre en présence d’igloos en carton. Les animaux recevront au maximun 3 injections de 0.1mL (2 IP et 1 IM) : de eCG et « traitements ». Aucun des produits que nous souhaitons utiliser ne sont connus pour avoir des effets nocifs sur la santé des animaux. Une surveillance des animaux sera instaurée avec un passage deux fois dans la journée de l’injection. Un massage local après chaque injection, sera effectué pour diminuer les sensations douloureuses. Lors des procédures expérimentales qui demandent une intervention chirurgicale les souris est anesthésiée. En outre un analgésique est injecté par voie sous-cutanée au début de la chirurgie. Suite à la chirurgie les animaux seront surveillés régulièrement et leur état évalué selon un’échelle permettant d’établir un score de bienêtre. Dans le cas le score indique une perte de bienêtre important l’animal sera euthanasié.
Choix des espèces
C’est l’espèce de référence du protocole utilisé en routine par de nombreux laboratoires L’utilisation de la souris prépubère est aussi celle qui permet d’obtenir des résultats les plus facilement interprétable tout en utilisant un minimum d’animaux. En effet, ces souris permettent d’éviter la commande de mères gestantes chez lesquelles les mâles n’auraient pas d’utilité dans cette expérience (l’ovulation est un phénomène spécifique au sexe femelle). L’utilisation de souris adultes impliquerait que nos résultats seraient parasités par les ovulations naturelles des individus réduisant donc notre discrimination entre ce phénomène et l’efficacité de notre traitement. Assurer dans ce cadre des résultats viables passerait automatiquement par une augmentation du nombre d’animaux par lot. Avenant 03-21: 20 souris adultes seront utilisées dans ce protocole. En effet, nous souhaitons caractériser les cellules exprimant le recepteur p75 chez l'adulte.