Les questions parlementaires

Fermeture demandée du centre de primates BPRC

Mauvais traitements infligés aux primates

Question écrite prioritaire P-1813/01, Parlement européen, 13 juin 2001

Le résumé de l'OXA

Le député demande à la Commission quelles mesures elle prendra pour fermer le BPRC, centre de primates néerlandais subventionné par l'Union, mis en cause pour le traitement des chimpanzés.

1 demande : réponse à 1.

  1. Les mesures que la Commission compte prendre pour la fermeture du BPRC.

    Réponse Refus : la Commission n'entend pas empêcher le BPRC de participer aux projets financés tant que les autorités nationales l'autorisent. Rien sur les conditions de vie des chimpanzés décrites par la question.

Les erreurs de la réponse

  • "Décision no 182/1999/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 décembre 1999" : La décision date du 22 décembre 1998, comme l'écrit la réponse à E-1773/01 ; sa publication au JO L 26 du 1.2.1999, citée dans la même note, précède décembre 1999.

La fiche

Thèmes : conditions et devenir des animaux, financement, interdiction · Espèce : primates

Auteur
Torben Lund (PSE)
Destinataire
Commission européenne
Date de la question
13 juin 2001
Date de la réponse
26 juillet 2001
Statut
Réponse publiée
Référence du Journal officiel
JO C 40 E du 14/02/2002, p. 111
Sources

La question

(Question écrite prioritaire P-1813/01 de Torben Lund, Parlement européen, 13 juin 2001)

Il me parvient de plus en plus de plaintes de citoyens et d'associations de défense des animaux concernant les traitements honteux et les conditions de vie inacceptables auxquels sont soumis les primates dans un centre expérimental des Pays-Bas, subventionné par l'UE.

Des bébés chimpanzés sont fréquemment enlevés à leur mère dès l'âge d'un an et enfermés seuls dans des cages dont l'exiguïté leur interdit la station debout et une mobilité normale, alors que, dans la nature, un petit est nourri par sa mère jusqu'à l'âge de deux ans et reste avec celle-ci jusque cinq ans. Certains des chimpanzés souffrent ainsi de troubles mentaux et témoignent d'un comportement stéréotypé (mouvements oscillatoires répétés, par exemple). En outre, ces animaux, auparavant utilisés à des fins de recherche spécifique, sont devenus, de l'avis des chercheurs, impropres à cet usage.

Pour des raisons d'ordre éthique et financier et liées au bien-être des animaux, il est évident que ce centre d'expérimentation doit être fermé.

Au vu de ce qui précède, quelles mesures la Commission compte-t-elle prendre en vue de la fermeture du centre hollandais d'expérimentation Biomedical Primate Research centre (BPRC)?

La réponse

(Réponse donnée par M. Busquin au nom de la Commission, 26 juillet 2001)

Toutes les activités de recherche faisant appel à des animaux en Europe sont soumises aux dispositions de la directive 86/609/CEE du Conseil du 24 novembre 1986(1) relative à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques. Il est de la responsabilité des États membres de faire appliquer cette directive.

La Commission a prêté la plus grande attention à la question de l'expérimentation animale et du bien-être des animaux lors de la mise en oeuvre du cinquième programme cadre de la Communauté européenne pour des actions de recherche et de développement technologique (RDT) (1998-2002)(2).

L'annexe du cinquième programme cadre consacrée au thème Qualité de la vie et gestion des ressources du vivant et l'annexe du programme spécifique du même nom(3) précisent que les expérimentations et les essais réalisés avec des animaux dans le cadre des activités de recherche prévues par le programme doivent être limitées et remplacées, chaque fois que cela est possible, par des expériences in vitro ou d'autres méthodes. Tous les candidats à un financement communautaire - et, en l'occurrence, le Biomedical Primate Research Centre (BPRC) - sont soumis à l'obligation de décrire les procédures adoptées pour respecter le principe des 3 R (remplacement, réduction et raffinement de l'expérimentation animale) et pour protéger le bien-être des animaux. En outre, le programme soutient les activités de recherche qui visent à mettre au point des méthodes pouvant remplacer l'expérimentation animale.

Les propositions présentées au titre du programme spécifique Qualité de la vie et impliquant notamment l'utilisation de primates non humains et la production d'animaux transgéniques ont fait systématiquement l'objet d'une analyse éthique. Le comité d'éthique, qui comprend, entre autres, des représentants de groupes de protection des animaux, veille à ce que toutes les activités de recherche impliquant des animaux soient menées en conformité avec la directive 86/609/CEE. L'analyse met en balance les bénéfices globaux des activités proposées et leur coût possible en termes de souffrance animale. En outre, les participants aux projets de recherche doivent obtenir l'autorisation des organismes nationaux compétents avant de pouvoir entamer leurs travaux. Le BPRC, organisme indépendant sis dans la Communauté, s'est engagé contractuellement à respecter toutes les prescriptions nationales juridiques et éthiques le concernant.

La Commission n'entend pas empêcher le BPRC de participer à des projets financés par la Communauté tant qu'il obtient des autorités nationales les autorisations requises.

(1) JO L 358 du 18.12.1986.

(2) Décision no 182/1999/CE du Parlement européen et du Conseil du 22 décembre 1999, JO L 26 du 1.2.1999.

(3) Décision du Conseil 167/1999/CE du 25 janvier 1999 arrêtant un programme spécifique de recherche, de développement technologique et de démonstration dans le domaine Qualité de la vie et gestion des ressources du vivant (1998-2002) JO L 64 du 12.3.1999.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Toute recherche utilisant des animaux en Europe est soumise à la directive 86/609/CEE du 24 novembre 1986, que les États membres doivent faire appliquer.
  • Les annexes du cinquième programme-cadre et du programme Qualité de la vie demandent de limiter les expériences sur animaux et de les remplacer, chaque fois que possible, par d'autres méthodes.
  • Tous les candidats à un financement communautaire, dont le Biomedical Primate Research Centre (BPRC), doivent décrire les procédures adoptées pour respecter "le principe des 3 R" et protéger le "bien-être des animaux".
  • Dans le programme Qualité de la vie, les propositions impliquant notamment des primates non humains ou des animaux transgéniques ont toutes été soumises à une analyse éthique, avec des groupes de protection animale.
  • Les participants aux projets de recherche du programme Qualité de la vie doivent obtenir l'autorisation des organismes nationaux compétents avant d'entamer leurs travaux.

Le détail de l'analyse

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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.