Les questions parlementaires

Crédits européens à la recherche in vitro et in vivo

Expérimentation animale et produits cosmétiques

Question écrite E-009562/2011, Parlement européen, 14 octobre 2011

Le résumé de l'OXA

Les citations de la réponse sont données dans notre traduction.

Le député demande à la Commission de s'engager sur l'interdiction de 2013 sans condition, et les financements du 7e programme-cadre pour les méthodes non animales et pour l'expérimentation animale.

4 demandes : réponse à 2, réponse partielle à 1, aucune réponse à 1.

  1. L'engagement d'appliquer dès 2013 l'interdiction de vente des cosmétiques testés sur des animaux, que des méthodes de remplacement existent ou non.

    Réponse partielle Les réponses citées disent qu'aucune décision n'est prise, qu'elle dépend de l'analyse d'impact et viendra avant la fin de 2011 ; aucun engagement n'est confirmé.

  2. Les efforts de l'Union pour la mise au point, la validation et l'acceptation des méthodes non animales.

    Réponse Plus de 200 millions d'euros en vingt ans, statut de laboratoire de référence donné à l'ECVAM en 2010, projet de 50 millions d'euros avec Colipa.

  3. Le montant des financements du 7e programme-cadre pour la recherche sur les méthodes de remplacement in vitro.

    Réponse Plus de 65 millions d'euros engagés à ce jour.

  4. Le montant des financements du 7e programme-cadre pour la recherche impliquant l'expérimentation animale, nanotechnologies et modification génétique comprises.

    Aucune réponse Aucun chiffre sur les recherches financées qui utilisent des animaux.

La fiche

Thèmes : cosmétiques, financement, méthodes sans animaux

Auteur
Michail Tremopoulos (Verts/ALE)
Destinataire
Commission européenne
Date de la question
14 octobre 2011
Date de la réponse
23 novembre 2011
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite E-009562/2011 de Michail Tremopoulos, Parlement européen, 14 octobre 2011)

Depuis 2009, les produits cosmétiques qui contiennent des ingrédients ayant fait l’objet d’expériences réalisées sur des animaux ne peuvent pas être importés dans l’Union (règlement (CE) n° 1223/2009). Il est cependant prévu une dérogation pour certaines expériences complexes portant, entre autres, sur la toxicité par administration répétées, la toxicité pour la reproduction et la toxicocinétique[1]. En effet, la commercialisation des produits concernés ne sera interdite qu’à compter de mars 2013. Néanmoins, le rapport présenté au Parlement par la Commission le 13 septembre 2011 explique que les méthodes permettant de remplacer complètement ce type d’expérimentations «ne devraient pas être disponibles d’ici à la fin 2013.»

Si les méthodes de remplacement acceptables ne sont pas disponibles, le règlement autorise la Commission de suspendre l’interdiction de la commercialisation des produits concernés. Toutefois, les besoins des consommateurs sont déjà couverts, dès lors que plusieurs producteurs proposent des lignes complètes de produits cosmétiques dont les ingrédients n’ont pas fait l’objet d’expérimentation sur les animaux. D’autre part, l’interdiction de l’expérimentation animale et de la commercialisation des produits concernés ont été instaurées pour des raisons d’ordre éthique et politique, compte tenu également du fait que le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne reconnaît que les animaux sont des êtres sensibles et, de ce fait, le maintien de l’interdiction ne devrait pas être conditionné par la disponibilité de méthodes alternatives.

1. La Commission pourrait-elle confirmer son engagement à mettre pleinement en œuvre, dès 2013, l’interdiction de la commercialisation de produits cosmétiques testés sur les animaux, indépendamment de la question de savoir si des méthodes de remplacement seront disponibles d’ici 2013?

2. La Commission pourrait-elle expliquer quels sont les efforts consentis sur le plan communautaire concernant la mise au point, la validation et l’acceptation de méthodes pouvant être substituées à l’expérimentation animale? Pourrait-elle nous fournir les informations chiffrées relatives aux financements au titre du 7e programme-cadre pour la recherche concernant:

– le soutien économique à la recherche sur les méthodes de remplacement in vitro;

– le soutien économique à la recherche impliquant l’expérimentation animale (y compris les nouvelles technologies telles que la nanotechnologie et la modification génétique des animaux)?

[1] ‘repeated-dose toxicity’, ‘reproductive toxicity’, ‘toxicokinetics’

La réponse

(Réponse donnée par M. Dalli, au nom de la Commission, 23 novembre 2011. Traduction de l'OXA, non officielle.)

La Commission renvoie le parlementaire à ses réponses aux questions écrites P-8936/2010, E-000025/2011, P-000175/2011 et E-003552/2011, ainsi que E-007375/2011[1].

La mise au point de méthodes alternatives efficaces et nouvelles est une priorité des programmes-cadres de recherche de l'Union européenne depuis plus de 20 ans, et plus de 200 millions d'euros y ont été consacrés pendant cette période[2]. En 2010, le rôle du Centre européen pour la validation de méthodes alternatives (ECVAM), hébergé et financé par le Centre commun de recherche de la Commission, a été renforcé par l'octroi à l'ECVAM du statut de laboratoire de référence de l'Union européenne. De plus, au titre du 7e programme-cadre de recherche et de développement technologique, plus de 65 millions d'euros ont été engagés à ce jour pour le financement de méthodes alternatives. Plus particulièrement, pour remédier à l'absence de méthodes remplaçant les essais sur les animaux dans l'évaluation des effets toxiques d'une exposition chronique, la Commission avait lancé en 2010 un projet de recherche de 25 millions d'euros intitulé "Vers le remplacement des essais de toxicité systémique à doses répétées dans l'évaluation de la sécurité pour l'être humain"[3]. Ce projet est un effort conjoint avec la European Cosmetic Association (Colipa), qui a apporté 25 millions d'euros supplémentaires. En conséquence, 7 nouveaux projets de recherche ont démarré dans ce domaine en janvier 2011, pour un montant total de 50 millions d'euros. Ces projets coopéreront étroitement pour poser les bases scientifiques de futures méthodes d'essai de sécurité ayant une valeur prédictive plus élevée, plus rapides et moins coûteuses que les essais sur les animaux. Ils réuniront les efforts de recherche de plus de 70 universités, instituts publics de recherche et entreprises européens.

[1] http://www.europarl.europa.eu/QP-WEB/home.jsp

[2] EUR 23886 - "Stratégies d'essai alternatives - Rapport d'avancement 2009, Remplacer, réduire et raffiner l'utilisation des animaux dans la recherche" ("Alternative Testing Strategies - Progress Report 2009, Replacing, Reducing and refining use of animals in research"), Génomique et biotechnologie pour la santé

[3] FP7-Health-2010-Alternative Testing

Texte original (anglais)

(Réponse donnée par M. Dalli, au nom de la Commission, 23 novembre 2011)

The Commission would refer the Honourable Member to its answers to written questions P‑8936/2010, E-000025/2011, P-000175/2011 and E-003552/2011 as well as E-007375/2011[1].

Developing effective and novel alternative methods has been a priority under the Framework Research Programmes of the European Union for more than 20 years and in that time more than EUR 200 million have been spent[2]. In 2010, the role of the European Centre for the Validation of Alternative Methods (ECVAM), hosted and funded by the Commission's Joint Research Centre, has been strengthened by granting ECVAM the status of European Union Reference Laboratory. Moreover, under the 7th Framework Programme for Research and Technological Development so far more than EUR 65 million has been committed to the funding of alternative methods. More particularly, to address the lack of methods replacing animal tests in the assessment of toxic effects of chronic exposure, the Commission had launched in 2010 a research project of EUR 25 million entitled “Towards the replacement of repeated dose systemic toxicity testing in human safety assessment”[3]. This project is a joint effort with the European Cosmetic Association (Colipa), which provided an additional EUR 25 million. As a result, 7 new research projects in this field have started in January 2011, for a total amount of EUR 50 million. These projects will closely cooperate to lay the scientific foundation for future safety testing methods with a higher predictive value, faster and cheaper than animal tests. They will combine the research efforts of over 70 European universities, public research institutes and companies.

[1] http://www.europarl.europa.eu/QP-WEB/home.jsp

[2] EUR 23886 – Alternative Testing Strategies – Progress Report 2009, Replacing, Reducing and refining use of animals in research, Genomics & Biotechnology for Health

[3] FP7-Health-2010-Alternative Testing

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • Plus de 200 millions d'euros consacrés aux "méthodes alternatives" par les programmes-cadres de recherche de l'UE en plus de vingt ans.
  • Le Centre européen pour la validation de méthodes alternatives (ECVAM) a reçu en 2010 le statut de laboratoire de référence de l'Union européenne.
  • Plus de 65 millions d'euros engagés à ce jour au titre du 7e programme-cadre pour le financement de "méthodes alternatives".
  • En 2010, la Commission a lancé un projet de recherche de 25 millions d'euros sur le remplacement des essais de toxicité systémique à doses répétées, complété de 25 millions par Colipa.
  • En janvier 2011, 7 projets de recherche sur la toxicité systémique à doses répétées ont démarré, pour 50 millions d'euros, avec plus de 70 universités, instituts et entreprises européens.

Le détail de l'analyse

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Les sources ouvertes ne donnent la réponse qu'en anglais. La traduction est de l'OXA et n'a rien d'officiel. L'original se déplie sous la traduction.

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.